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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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mardi 5 novembre 2013

DOCUMENT PREPARATOIRE SYNODAL

Cité du Vatican, 5 novembre 2013 (VIS). Voici le texte intégral du Document préparatoire de la III Assemblée générale extraordinaire du Synode des évêques, (intitulé "Les défis pastoraux de la famille dans le contexte de l'évangélisation") diffusé ce matin par le Saint-Siège:

"I. Le Synode: famille et évangélisation
La mission d’annoncer l’Évangile à toutes les créatures a été confié directement par le Seigneur à ses disciples et l’Église en est le messager dans l’histoire. À l’époque à laquelle nous vivons, l’évidente crise sociale et spirituelle devient un défi pastoral qui interpelle la mission évangélisatrice de l’Église pour la famille, noyau vital de la société et de la communauté ecclésiale. Proposer l’Évangile sur la famille dans ce contexte s’avère plus que jamais urgent et nécessaire. L’importance du thème se manifeste par le fait que le Saint-Père ait décidé d’établir pour le Synode des Évêques un itinéraire de travail en deux étapes: la première, l’Assemblée Générale Extraordinaire de 2014, visant à préciser le “status quaestionis” et à recueillir les témoignages et les propositions des Évêques pour annoncer et vivre de manière crédible l’Évangile de la famille; la seconde, l’Assemblée Générale Ordinaire de 2015, pour chercher des lignes d’action pour la pastorale de la personne humaine et de la famille.
Aujourd’hui se présentent des situations inédites jusqu’à ces dernières années, depuis la diffusion des couples en union libre, qui ne se marient pas et parfois en excluent même l’idée, jusqu’aux unions entre des personnes du même sexe, auxquelles il est souvent consenti d’adopter des enfants. Parmi les nombreuses situations nouvelles qui réclament l’attention et l’engagement pastoral de l’Église, il suffira de rappeler: les mariages mixtes ou interreligieux; familles monoparentales; la polygamie; les mariages arrangés avec le problème de la dot qui en découle, parfois assimilée à un montant d’acquisition de la femme; le système des castes; la culture du non-engagement et de la présupposée instabilité du lien; les formes de féminisme hostiles à l’Église; les phénomènes migratoires et la reformulation de l’idée même de famille; le pluralisme relativiste dans la conception du mariage; l’influence des media sur la culture populaire pour la conception des noces et de la vie familiale; les courants de pensée qui inspirent les propositions législatives qui dévaluent la permanence et la fidélité du pacte matrimonial; l’expansion du phénomène des mères porteuses (location d’utérus); les nouvelles interprétations des droits humains. Mais surtout dans le milieu plus strictement ecclésial, l’affaiblissement ou l’abandon de la foi en la sacramentalité du mariage et en la puissance thérapeutique de la pénitence sacramentelle.
De tout cela, on comprend combien est urgente l’attention de l’épiscopat mondial “cum et sub Petro” face à ces défis. Si, par exemple, on pense au seul fait que dans le contexte actuel tant d’enfants et de jeunes, nés de mariages irréguliers, ne pourront jamais voir leur parents recevoir les sacrements, on comprend combien sont urgents les défis posés à l’évangélisation de la situation actuelle, par ailleurs répandue partout dans le “village global”. Cette réalité trouve un écho particulier dans l’accueil immense que reçoit de nos jours l’enseignement sur la miséricorde divine et sur la tendresse envers les personnes blessées, dans les périphéries géographiques et existentielles: les attentes qui s’en suivent sur les choix pastoraux à propos de la famille sont énormes. Une réflexion du Synode des Évêques sur ces thèmes apparaît donc tant nécessaire et urgente que juste comme l’expression de la charité des pasteurs envers ceux qui leur sont confiés et de la famille humaine toute entière.

II. L’Église et l’Évangile sur la famille
La bonne nouvelle de l’amour divin doit être proclamée à ceux qui vivent cette expérience humaine personnelle fondamentale, de couple et de communion ouverte au don des enfants, qu’est la communauté familiale. La doctrine de la foi sur le mariage doit être présentée d’une manière communicative et efficace, pour qu’elle en mesure d’atteindre les cœurs et de les transformer selon la volonté de Dieu manifestée en Jésus-Christ.
Pour ce qui est du rappel des sources biblique sur le mariage et la famille, on ne reportera ici que les références essentielles. De même, pour les documents du Magistère, il semble opportun de se limiter aux documents du Magistère universel de l’Église, en y ajoutant quelques textes du Conseil Pontifical pour la Famille et laissant aux Évêques participants au Synode le soin de rapporter les documents de leurs Organes Épiscopaux respectifs.
En tout temps et dans les cultures les plus diverses n’ont jamais fait défaut ni l'enseignement clair des pasteurs ni le témoignage concret des croyants, hommes et femmes, qui en des circonstances très différentes ont vécu l’Évangile sur la famille comme un don incommensurable pour leur vie et celle de leurs enfants. L'engagement pour le prochain Synode Extraordinaire est motivé et soutenu par le désir de communiquer à tous ce message, avec une plus grande force, espérant ainsi que «le trésor de la Révélation, confié à l’Église, comble de plus en plus le cœur des hommes» (DV 26).

Le projet du Dieu Créateur et Rédempteur
La beauté du message biblique sur la famille a sa racine dans la création de l'homme et de la femme faits tous deux à l’image et la ressemblance de Dieu (cf. Gn 1,24-31; 2, 4b-25). Unis par un lien sacramentel indissoluble, les époux vivent la beauté de l'amour, de la paternité, de la maternité et de la dignité suprême de participer ainsi à l’œuvre créatrice de Dieu.
Dans le don du fruit de leur union ils assument la responsabilité d’élever et d’éduquer d’autres personnes pour l’avenir du genre humain. À travers la procréation l'homme et la femme accomplissent dans la foi la vocation d’être les collaborateurs de Dieu pour la sauvegarde de la création et la croissance de la famille humaine.
Le Bienheureux Jean-Paul II a commenté cet aspect dans Familiaris Consortio: «Dieu a créé l'homme à son image et à sa ressemblance (cf. Gn 1,26s): en l'appelant à l'existence par amour, il l'a appelé en même temps à l'amour. Dieu est amour (1Jn 4,8) et il vit en lui-même un mystère de communion personnelle d'amour. En créant l'humanité de l'homme et de la femme à son image et en la conservant continuellement dans l'être, Dieu inscrit en elle la vocation, et donc la capacité et la responsabilité correspondantes, à l'amour et à la communion (cf. Gaudium et spes, 12). L'amour est donc la vocation fondamentale et innée de tout être humain» (FC, n. 11). Ce projet du Dieu créateur, que le péché originel a bouleversé (cf. Gn 3,1-24), s’est manifesté dans l’histoire à travers les vicissitudes du Peuple élu jusqu’à la plénitude des temps, alors qu’avec l’incarnation le Fils de Dieu non seulement confirma la volonté divine de salut, mais avec la rédemption il offrit la grâce d’obéir à cette même volonté.
Le Fils de Dieu, Verbe fait chair (cf. Jn 1,14) dans le sein de la Vierge Mère vécut et grandit dans la famille de Nazareth et participa aux noces de Cana dont il enrichit la fête avec le premier de ses « signes » (cf. Jn 2,1-11). Il accepta avec joie l'accueil familier de ses premiers disciples (cf. Mc 1,29-31; 2,13-17) et consola la famille de ses amis dans leur deuil à Béthanie (cf. Lc 10,38-42; Jn 11,1-44).
Jésus-Christ a rétabli la beauté du mariage en proposant à nouveau le projet unitaire de Dieu qui avait été abandonné, en raison de la dureté du cœur de l’homme, même au sein de la tradition du peuple d’Israël (cf. Mt 5,31-32; 19.3-12; Mc 10,1-12; Lc 16,18). En retournant aux origines, Jésus a enseigné l'unité et la fidélité entre les époux, refusant la répudiation et l’adultère.
C’est justement à travers l’extraordinaire beauté de l'amour humain – déjà exalté avec des accents inspirés dans le Cantique des Cantiques, et du lien conjugal exigé et défendu par des Prophètes comme Osée (cf. Os 1,2-3,3) et Malachie (cf. Ml 2,13-16) –, que Jésus a affirmé la dignité originelle de l’amour conjugal entre l'homme et la femme.

L’enseignement de l’Église sur la famille
Dans la communauté chrétienne primitive la famille apparut également comme l’«Église domestique» (cf. CEC 1655). Dans lesdits “codes familiaux” des Lettres apostoliques du Nouveau Testament, la grande famille du monde antique est reconnue comme le lieu de la solidarité la plus profonde entre femmes et maris, entre parents et enfants, entre riches et pauvres (cf. Ep 5,21-6,9; Col 3,18-4,1; 1Tm 2,8-15; Tt 2,1-10; 1P 2,13-3,7; cf. aussi la Lettre à Philémon). En particulier, la Lettre aux Éphésiens a reconnu dans l'amour nuptial entre l'homme et la femme «le grand mystère» qui rend présent dans le monde l'amour du Christ et de l’Église (cf. Ep 5,31-32).
Au cours des siècles, surtout dans les temps modernes jusqu’à nos jours, l’Église a produit un enseignement constant et progressif sur la famille et sur le mariage qui la fonde. Une des expressions les plus remarquables a été proposée par le Concile Œcuménique Vatican II, dans la Constitution pastorale Gaudium et spes, qui, en traitant quelques-uns des problèmes les plus urgents, consacre un chapitre entier à la promotion de la dignité du mariage et de la famille, comme cela est montré dans la description de sa valeur pour la constitution de la société: «Ainsi la famille, lieu de rencontre de plusieurs générations qui s’aident mutuellement à acquérir une sagesse plus étendue et à harmoniser les droits des personnes avec les autres exigences de la vie sociale, constitue-t-elle le fondement de la société» (GS 52). L'appel à une spiritualité christocentrique pour les époux croyants est d’une intensité toute spéciale: «que les époux eux-mêmes créés à l’image d’un Dieu vivant et établis dans un ordre authentique de personnes, soient unis dans une même affection, dans une même pensée et dans une mutuelle sainteté, en sorte que, à la suite du Christ, principe de vie, ils deviennent, à travers les joies et les sacrifices de leur vocation, par la fidélité de leur amour, les témoins de ce mystère de charité que le Seigneur a révélé au monde par sa mort et sa résurrection» (GS 52).
Les Successeurs de Pierre également, après le Concile Vatican II, ont enrichi par leur Magistère la doctrine sur le mariage et sur la famille, en particulier Paul VI avec l’Encyclique Humanae vitae, qui offre des enseignements spécifiques tant sur les principes que sur la pratique. Successivement, le Pape Jean-Paul II dans l’Exhortation apostolique Familiaris consortio voulut insister en proposant le dessein divin à propos de la vérité sur l’origine de l’amour entre époux et celui de la famille: « le «lieu» unique, qui rend possible cette donation selon toute sa vérité, est le mariage, c'est-à-dire le pacte d'amour conjugal ou le choix conscient et libre par lequel l'homme et la femme accueillent l'intime communauté de vie et d'amour voulue par Dieu lui-même (cf. Gaudium et spes, 48), et qui ne manifeste sa vraie signification qu'à cette lumière. L'institution du mariage n'est pas une ingérence indue de la société ou de l'autorité, ni l'imposition extrinsèque d'une forme; elle est une exigence intérieure du pacte d'amour conjugal qui s'affirme publiquement comme unique et exclusif pour que soit vécue ainsi la pleine fidélité au dessein du Dieu créateur. Cette fidélité, loin d'amoindrir la liberté de la personne, la met à l'abri de tout subjectivisme et de tout relativisme, et la fait participer à la Sagesse créatrice» (FC, 11).
Le Catéchisme de l’Église Catholique recueille ces données fondamentales: «L’alliance matrimoniale, par laquelle un homme et une femme constituent entre eux une intime communauté de vie et d’amour, a été fondée et dotée de ses lois propres par le Créateur. De par sa nature elle est ordonnée au bien des conjoints ainsi qu’à la génération et à l’éducation des enfants. Elle a été élevée entre baptisés par le Christ Seigneur à la dignité de sacrement [Cf. Conc. Œcum. Vat. II, Gaudium et spes, 48; Code de Droit Canonique, 1055, 1]» (CEC 1660).
La doctrine exposée dans le Catéchisme considère tant les principes théologiques que les comportements moraux, traités sous deux titres distincts: Le sacrement du mariage (n. 1601-1658) et le sixième commandement (n. 2331-2391). La lecture attentive de ces parties du Catéchisme fournit une compréhension moderne de la doctrine de la foi pour soutenir l’action de l’Église face aux défis contemporains. Sa pastorale trouve son inspiration dans la vérité du mariage considéré selon le dessein de Dieu qui a créé l’homme et la femme et qui, dans la plénitude des temps, a révélé en Jésus également la plénitude de l’amour entre époux élevé au niveau de sacrement. Le mariage chrétien, fondé sur le consentement, est aussi doté d’effets propres tels que les biens et les devoirs des époux, toutefois il n’est pas affranchi du régime du péché (cf. Gn 3,1-24) qui peut procurer des blessures profondes et aussi des dégradations à la dignité même du sacrement.
L’Encyclique récente du Pape François, Lumen fidei, traite de la famille dans son rapport avec la foi qui révèle «combien les liens entre les hommes peuvent être forts, quand Dieu se rend présent au milieu d’eux» (LF 50). «Le premier environnement dans lequel la foi éclaire la cité des hommes est donc la famille. Je pense surtout à l’union stable de l’homme et de la femme dans le mariage. Celle-ci naît de leur amour, signe et présence de l’amour de Dieu, de la reconnaissance et de l’acceptation de ce bien qu’est la différence sexuelle par laquelle les conjoints peuvent s’unir en une seule chair (cf. Gn 2, 24) et sont capables d’engendrer une nouvelle vie, manifestation de la bonté du Créateur, de sa sagesse et de son dessein d’amour. Fondés sur cet amour, l’homme et la femme peuvent se promettre l’amour mutuel dans un geste qui engage toute leur vie et rappelle tant d’aspects de la foi. Promettre un amour qui soit pour toujours est possible quand on découvre un dessein plus grand que ses propres projets, qui nous soutient et nous permet de donner l’avenir tout entier à la personne aimée» (LF 52). «La foi n’est pas un refuge pour ceux qui sont sans courage, mais un épanouissement de la vie. Elle fait découvrir un grand appel, la vocation à l’amour, et assure que cet amour est fiable, qu’il vaut la peine de se livrer à lui, parce que son fondement se trouve dans la fidélité de Dieu, plus forte que notre fragilité» (LF 53).

III. Questionnaire
Les questions ci-dessous permettent aux Églises particulières de participer activement à la préparation du Synode Extraordinaire qui a pour but d’annoncer l’Évangile dans les défis pastoraux d’aujourd’hui concernant la famille.

1. Sur la diffusion des Saintes Écritures et du Magistère de l’Église concernant la famille
a) Quelle est la connaissance réelle des enseignements de la Bible, de “Gaudium et spes”, de “Familiaris consortio” et des autres documents du Magistère postconciliaire sur la valeur de la famille selon l’Église Catholique? Comment nos fidèles sont-ils formés à la vie familiale selon l’enseignement de l’Église?
b) Là où l’enseignement de l’Église est connu, est-il intégralement accepté ? Est-ce que des difficultés se vérifient dans sa mise en pratique? Lesquelles?
c) Comment l’enseignement de l’Église est-il dispensé dans le cadre des programmes pastoraux au niveau national, diocésain et paroissial? Quelle est la catéchèse sur la famille?
d) Dans quelle mesure – et en particulier sur quels aspects – cet enseignement est-il réellement connu, accepté, refusé et/ou critiqué dans les milieux extra ecclésiaux ? Quels sont les facteurs culturels qui empêchent la pleine réception de l’enseignement de l’Église sur la famille?

2. Sur le mariage selon la loi naturelle
  1. Quelle place occupe la notion de loi naturelle dans la culture civile, tant au niveau institutionnel, éducatif et académique, qu’au niveau populaire? Quelles conceptions de l’anthropologie sont à la base de ce débat sur le fondement naturel de la famille?
  2. La notion de loi naturelle à propos de l’union entre un homme et une femme est-elle couramment acceptée en tant que telle par les baptisés en général?
  3. Comment, en pratique et en théorie, la loi naturelle sur l’union entre un homme et une femme en vue de la formation d’une famille est-elle contestée? Comment est-elle proposée et approfondie dans les organismes civils et ecclésiaux?
  4. Si des baptisés non pratiquants ou ceux qui se déclarent non-croyants demandent la célébration du mariage, comment affronter les défis pastoraux qui en découlent?

3. La pastorale de la famille dans le contexte de l’évangélisation
  1. Durant ces dernières dizaines d’années, quelles sont les expériences nées concernant la préparation au mariage? Comment a-t-on cherché à stimuler le devoir d’évangélisation des époux et de la famille? Comment promouvoir la conscience de la famille comme « Église domestique »?
  2. Êtes-vous parvenus à proposer des styles de prière en famille qui réussissent à résister à la complexité de la vie et de la culture actuelle?
  3. Dans la situation actuelle de crise entre les générations, comment les familles chrétiennes ont-elles su réaliser leur vocation propre de transmission de la foi?
  4. De quelle manière les Églises locales et les mouvements de spiritualité familiale ont-ils su créer des parcours pouvant servir d’exemple?
  5. Quel est l’apport spécifique que les couples et les familles ont réussi à donner quant à la diffusion d’une vision intégrale du couple et de la famille chrétienne qui soit crédible aujourd’hui?
  6. Quelle attention pastorale l’Église a-t-elle montré pour soutenir le cheminement des couples en formation et des couples en crise?

4. Sur la pastorale pour affronter certaines situations matrimoniales difficiles
  1. Le concubinage ad experimentum est-il une réalité pastorale importante dans votre Église particulière? À quel pourcentage pourrait-on l’estimer numériquement?
  2. Existe-t-il des unions libres, sans reconnaissance aucune, ni religieuse ni civile? Y-a-t-il des données statistiques sûres?
  3. Les séparés et les divorcés remariés sont-ils une réalité pastorale importante dans votre Église particulière? À quel pourcentage pourrait-on l’estimer numériquement? Comment affronter cette réalité au moyen de programmes pastoraux adaptés?
  4. Dans tous ces cas, comment les baptisés vivent-ils leur situation irrégulière? Ils en sont conscients? Manifestent-ils simplement de l’indifférence? Se sentent-ils écartés et vivent-ils avec souffrance l’impossibilité de recevoir les sacrements?
  5. Quelles sont les demandes que les personnes divorcées et remariées adressent à l’Église à propos des sacrements de l’Eucharistie et de la réconciliation? Parmi les personnes qui se trouvent dans ces situations, combien demandent ces sacrements?
  6. La simplification de la pratique canonique pour la reconnaissance de la déclaration de nullité du lien matrimonial pourrait-elle offrir une réelle contribution positive à la solution des problèmes des personnes concernées? Si oui, sous quelles formes?
  7. Existe-t-il une pastorale spécifique pour traiter ces cas? Comment cette activité pastorale se déroule-t-elle? Existent-ils des programmes à ce propos au niveau diocésain et national? Comment la miséricorde de Dieu est-elle annoncée aux personnes séparées et aux divorcés remariés ; comment le soutien de l’Église dans leur cheminement de foi est-il mis en acte?

5. Sur les unions de personnes du même sexe
  1. Existe-t-il dans votre pays une loi civile qui reconnaisse aux unions de personnes du même sexe une quelconque équivalence au mariage?
  2. Quel est le comportement des Églises particulières et locales tant envers l’État promoteur d’unions civiles entre personnes du même sexe, qu’envers les personnes impliquées dans ce type d’union?
  3. Quelle attention pastorale est-il possible d’avoir envers des personnes qui ont choisi de vivre selon ce type d’unions?
  4. En cas d’unions entre personnes du même sexe qui aient adopté des enfants quel comportement pastoral tenir en vue de la transmission de la foi?

6. Sur l’éducation des enfants au sein de situations de mariages irréguliers
  1. Quelle est la proportion estimée de ces enfants et adolescents dans ces cas par rapport à celle d’enfants nés et élevés au sein de familles constituées selon les règles?
  2. Dans quel état d’esprit les parents s’adressent-ils à l’Église? Que demandent-ils? Uniquement les sacrements ou également la catéchèse?
  3. Comment les Églises particulières répondent-elles au besoin des parents de ces enfants pour leur offrir une éducation chrétienne?
  4. Comment la pratique sacramentelle se déroule-t-elle dans ces cas-là: préparation, administration et accompagnement du sacrement?

7. Sur l’ouverture des époux à la vie
  1. Quelle connaissance concrète les chrétiens ont-ils de la doctrine d’Humanae vitae sur la paternité responsable? Quelle conscience a-t-on de l’évaluation morale des différentes méthodes de régulation des naissances? Du point de vue pastoral quels approfondissements pourraient être suggérés à ce propos?
  2. Cette doctrine morale est-elle acceptée? Quels sont les aspects les plus problématiques qui en rendent difficile l’acceptation par la plupart des couples?
  3. Quelles méthodes naturelles sont promues par les Églises particulières pour aider les conjoints à mettre en pratique la doctrine d’Humanae vitae?
  4. Quelle est l’expérience sur ce thème dans la pratique du sacrement de la réconciliation et dans la participation à l’Eucharistie?
  5. Quels contrastes apparaissent-ils à ce propos entre la doctrine de l’Église et l’éducation civile?
  6. Comment promouvoir une mentalité plus ouverte envers la natalité? Comment favoriser la croissance des naissances?

8. Sur le rapport entre la famille et la personne
  1. Jésus-Christ révèle le mystère et la vocation de l’homme: la famille est-elle un lieu privilégié pour que ceci arrive?
  2. Quelles situations critiques de la famille dans le monde d’aujourd’hui peuvent-elles devenir un obstacle à la rencontre de la personne avec le Christ?
  3. Dans quelle mesure les crises de foi que les personnes peuvent traverser ont-elles une incidence sur la vie familiale?

9. Autres défis et propositions
À propos des thèmes traités dans ce questionnaire, y-a-t-il d’autres défis et propositions que vous considérez comme urgents ou utiles?".

LA NONCIATURE DE DAMAS ENDOMMAGEE

Cité du Vatican, 5 novembre 2013 (VIS). Le Directeur de la Salle de Presse a confirmé ce midi qu'un obus était tombé à l'aube sur la nonciature de Damas, située au centre de la capitale syrienne, sans faire de blessés ni de gros dégâts. Ses locaux demeurent ouverts. De son côté, le Nonce apostolique a précisé à Radio Vatican que l'épisode s'était produit à 6 h 35', avant l'arrivée du personnel, et que d'ailleurs ce type d'incident était quotidien en Syrie. Ainsi Mgr.Mario Zenari a-t-il signalé que, samedi dernier, le toit du couvent franciscain d'Alep avait été endommagé par un triple tir de mortier. Il y a quelques semaines des tirs semblables avaient contraint à la fuite des voisins de la nonciature, notamment des enfants. Le prélat a tenu à encourager la communauté internationale comme les parties se combattant à redoubler d'efforts pour mettre un terme au conflit. Jour après jour la population syrienne souffre, des gens meurent et d'autres abandonnent leurs maisons pour s'ajouter à une marée de réfugiés.

lundi 4 novembre 2013

MESSE POUR LES CARDINAUX ET EVEQUES DEFUNTS

Cité du Vatican, 4 novembre 2013 (VIS). Comme de coutume à cette période, le Pape a célébré ce matin en la Basilique vaticane une messe de suffrage pour les Cardinaux et Evêques décédés au cours de l'année: "Seul le péché de l'homme peut briser le lien, mais même dans ce cas Dieu le cherchera toujours, le poursuivra pour rétablir avec lui une union qui perdure après la mort, une union qui atteint même son point culminant dans la rencontre finale avec le Père". C'est par ses mots que le Pape François a expliqué à l'assistance que les prélats défunts étaient dans les mains de Dieu. "Cette réalité, pleine d'espérance, est la perspective de la résurrection finale, de la vie éternelle, à laquelle sont destinés les justes, ceux qui accueillent la Parole de Dieu et qui sont dociles à son Esprit". Enfin, il a confié à la miséricorde du Seigneur ces frères défunts, des hommes consacrés à leur vocation et au service de l'Eglise qu'ils ont aimée comme l'on aime une épouse".

LAISSE LE SEIGNEUR FAIRE DE TA VIE UN DON D'AMOUR

Cité du Vatican, 3 novembre 2013 (VIS). A midi, le Saint-Père a récité l'angélus dominical avec les fidèles réunis Place St.Pierre. Auparavant, il avait consacré sa méditation à l'Evangile de Luc rapportant la conversion de Zachée: "Il n'y a pas de profession ou de condition sociale, pas de péché ou de crime d'aucune sorte qui puisse effacer de la mémoire et du cœur de Dieu un seul de ses fils. Dieu se souvient toujours, n'oublie aucun de ceux qu'il a créés. Il est le Père, vigilant et aimant, toujours en attente de voir renaître dans le cœur de son fils le désir de revenir à la maison. Et quand il reconnaît ce désir, même simplement esquissé et si souvent presque inconscient, il est tout de suite à proximité et, par son pardon, rend plus léger le chemin de la conversion et du retour... Si tu as un poids sur ta conscience, si tu as honte de choses commises, arrête-toi sans crainte. N'oublie pas que quelqu'un t'attend parce qu'il ne t'a jamais oublié, et ce quelqu'un est ton père, c'est Dieu qui t'attend! Grimpe, comme l'a fait Zachée, monte sur l'arbre du désir d'être pardonné, et tu ne seras pas déçu. Jésus est miséricordieux et ne se lasse jamais de pardonner. Souviens-t'en bien, Jésus est ainsi... Au plus profond de notre cœur écoutons sa voix qui nous dit: Aujourd'hui je dois venir chez toi, dans ton cœur, dans ta vie. Accueillons le avec joie car il peut nous changer, transformer notre cœur de pierre en cœur de chair, nous libérer de l'égoïsme et faire de notre vie un don d'amour".

PRIERE SUR LES TOMBES DES PAPES

Cité du Vatican, 2 novembre 2013 (VIS). En ce jour de commémoration des défunts, le Saint-Père s'est rendu dans les cryptes de la Basilique vaticane pour prier sur les tombes de ses prédécesseurs: "Nous confions à la miséricorde du Père ceux qui ont leur tombeau ici et qui attendent la résurrection de la chair. En particulier, confions les Souverains Pontifes qui ont exercé leur service de pasteur de l'Eglise universelle, afin qu'ils participent à l'éternelle liturgie du ciel".

L'ESPERANCE, UNE ANCRE JETEE SUR LA RIVE DU CIEL

Cité du Vatican, 1 novembre 2013 (VIS). A 16 h, le Saint-Père a célébré la messe au grand cimetière du Verano, entouré du Cardinal Vicaire de Rome, des évêques auxiliaires et du Curé de St.Laurent-hors-les-murs: "Avant le crépuscule dans ce cimetière, recueillons-nous et pensons à notre avenir, pensons à tous ceux qui sont partis, qui nous ont précédé dans la vie et sont dans le Seigneur... Le Seigneur Dieu, la beauté, la bonté, la vérité, la tendresse, l'amour plein. Tout cela nous attend. Ceux qui nous ont précédés et sont morts dans le Seigneur sont là. Ils proclament qu'ils ont été sauvés non par leurs œuvres, ils ont aussi fait de bonnes œuvres, mais ils ont été sauvé par le Seigneur... C'est lui qui nous sauve, c'est lui qui à la fin de notre vie nous prend par la main comme un père, dans ce ciel où sont nos aïeux... Nous pouvons entrer au Ciel seulement grâce au sang de l'Agneau, grâce au sang du Christ...qui nous a purifiés, qui nous a ouvert les portes du Ciel. Et si nous nous souvenons aujourd'hui de ces frères et sœurs qui nous ont précédés dans la vie et sont au Ciel, c'est parce qu'ils ont été lavés par le sang du Christ. Voilà quelle est notre espérance, l'espérance du sang du Christ! Une espérance qui ne déçoit pas. Si nous marchons dans la vie avec le Seigneur, il ne nous déçoit jamais!". Le Pape François a ensuite évoqué le passage de l'Evangile de Jean. "Nous sommes des fils de Dieu, mais ce que nous serons ne nous a pas encore été révélé. Nous savons cependant que lorsqu'il se sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu'il est... Voir Dieu, être semblable à Dieu, voilà quelle est notre espérance. Et aujourd'hui justement, en ce jour des saints et avant le jour des morts, il faut penser un peu à l'espérance, cette espérance qui nous accompagne dans la vie. Les premiers chrétiens représentaient l'espérance par une ancre, comme si la vie était cette ancre jetée sur la rive du Ciel et que tous nous cheminions vers cette rive, agrippés à la corde de l'ancre. C'est une belle image de l'espérance: avoir le cœur ancré là où sont nos aïeux, là où sont nos saints, là où est Jésus, où est Dieu. Voilà quelle est l'espérance qui ne déçoit pas. Aujourd'hui et demain sont des jours d'espérance". L'espérance "est un peu comme le levain qui gonfle ton âme. Il y a des moments difficiles dans la vie, mais avec l'espérance, l'âme va en avant et regarde ce qui l'attend... L'espérance nous purifie également, elle nous allège. Cette purification dans l'espérance en Jésus Christ nous fait aller vite, promptement. Dans cette presque obscurité, chacun de nous peut penser au crépuscule de sa vie". Et si nous le regardons avec la joie d'être accueillis par le Seigneur, "cela est une pensée chrétienne qui nous donne la paix. Aujourd'hui est un jour de joie mais de joie sereine, tranquille, de la joie de la paix. Pensons au crépuscule de tant de frères et sœurs qui nous ont précédés, pensons à notre crépuscule quand il arrivera. Et pensons à notre cœur en nous demandant: où est ancré mon cœur? S'il n'est pas bien ancré, ancrons-le là, sur cette rive, sachant que l'espérance ne déçoit pas parce que le Seigneur ne déçoit pas". Après la messe, le Pape a béni les tombes et a prononcé les paroles suivantes: "Je voudrais prier en particulier pour nos frères et sœurs qui ces jours-ci sont morts alors qu'ils cherchaient la liberté une vie plus digne. Nous avons vu la cruauté du désert qui les a engloutis et la mer où tant se sont noyés. Prions pour eux et pour les survivants qui se trouvent entassés dans des centres d'accueil, espérant des procédures rapides afin de partir vers des lieux plus confortables".

LA SAINTETE, UNE VOCATION POUR TOUS

Cité du Vatican, 1 novembre 2013 (VIS). "La fête de Toussaint que nous célébrons aujourd'hui, nous rappelle que le but de notre existence n'est pas la mort mais le Paradis!", a dit le Pape lors de l'angélus de ce vendredi. Les saints ne sont pas des surhommes nés parfaits. Ils sont comme nous, comme chacun de nous. Ce sont des personnes qui avant d'atteindre la gloire du ciel ont vécu une vie normale, avec des joies et des souffrances, des fatigues et des espérances", mais "quand ils ont rencontré l'amour de Dieu, ils l'ont suivi de tout leur cœur, sans condition et sans hypocrisie. Ils ont dépensé leur vie au service des autres, ont supporté souffrances et adversité sans haine et en répondant au mal par le bien, en répandant la joie et la paix... Les saints ne haïssent jamais. Si l'amour vient de Dieu, d'où vient la haine? La haine ne vient pas de Dieu mais du Diable! Et les saints se sont éloignés du diable. Les saints sont des hommes et des femmes qui ont la joie dans leur cœur et la transmettent aux autres. Ne jamais haïr mais servir les autres, les plus nécessiteux, prier et vivre dans la joie, telle est la voie de la sainteté... Etre saint n'est pas le privilège de quelques uns, comme si certains avaient reçu un gros héritage. Nous tous, par le baptême, avons reçu l'héritage de pouvoir devenir des saints. La sainteté est une vocation pour tous. Nous sommes donc tous appelés à marcher sur la route de la sainteté et cette route a un nom, un visage, le visage de Jésus Christ. Il nous enseigne à devenir des saints. Il nous montre la route dans l'Evangile, celle des béatitudes. En effet, le Royaume est pour ceux qui ne mettent pas leur sécurité dans les choses mais dans l'amour de Dieu, pour ceux qui ont un cœur simple, humble, qui ne présument pas être justes et ne jugent pas les autres, ceux qui savent souffrir avec qui souffre et se réjouir avec qui se réjouit, ceux qui ne sont pas violents mais miséricordieux et cherchent à être des artisans de réconciliation et de paix". En ce jour de fête, a conclu le Saint-Père, "les saints nous disent: fiez vous au Seigneur parce que le Seigneur ne déçoit pas!" et "nous montrent par leur vie que ceux qui restent fidèles à Dieu et à sa parole expérimentent déjà sur cette terre le confort de son amour et ensuite le centuple dans l'éternité. Voilà ce que nous espérons et demandons au Seigneur pour nos frères et sœurs défunts. Avec sagesse, l'Eglise a placé à la suite la fête de la Toussaint et la commémoration des fidèles défunts. A notre prière de louange à Dieu et de vénération des esprits bienheureux s'unit la prière de suffrage pour tous ceux qui nous ont précédés dans le passage de ce monde à la vie éternelle".

Après l'angélus, le Pape a rappelé qu'il célébrerait une messe dans la soirée au cimetière romain du Verano et qu'il prierait en particulier "pour les victimes de la violence, notamment pour les chrétiens qui ont perdu la vie à cause des persécutions" et aussi "pour nos frères et sœurs, hommes, femmes et enfants qui sont morts de soif, de faim et de fatigue dans leur fuite pour trouver une vie meilleure. Ces jours-ci, nous avons vu dans les journaux cette image cruelle du désert. Faisons tous en silence une prière pour ces frères et sœurs".

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 4 novembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a:

Accepté pour limite d'âge la renonciation de Mgr.Alois Kothgasser, SDB, à la charge pastorale du diocèse de Salzburg (Autriche).

Nommé Mgr.Carlo Bresciani, Evêque de San Benedetto del Tronto - Ripatransone - Montalto (superficie 456, population 138.267, catholiques 131.059, prêtres 113, diacres 14, religieux 190), en Italie. L'Evêque élu, né en 1949 à Nave (Italie) et ordonné prêtre en 1975, était jusqu'ici Recteur du séminaire diocésain et Consulteur de la Congrégation pour l'éducation catholique. Il succède à Mgr.Gervasio Gestori, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge. Docteur en théologie, professeur à l'Université catholique de Milan, il a été Directeur de l'Institut supérieur de sciences religieuses et de l'Institut supérieur de formateurs de Brescia.

Nommé Mgr.Valerio Lazzeri, Evêque de Lugano (superficie 2.811, population 317.000, catholiques 241.000, prêtres 257, diacres 6, religieux 440), en Suisse. L'Evêque élu, né en 1963 à Dongio (Suisse) et ordonné prêtre en 1989, était jusqu'ici Vicaire épiscopal de ce même diocèse. Il succède à Mgr.Pier Giacomo Grampa, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge. Docteur en théologie, il a été Vice Recteur du Collège Papio d'Ascona, puis Official de la Congrégation pour l'éducation catholique.

Accepté pour limite d'âge la renonciation de Mgr.Marian Dus, à l'office d'Auxiliaire de l'Archevêque de Varsovie (Pologne).

Nommé Mgr.Józef Górzynski, Auxiliaire de l'Archevêque de Varsovie (Pologne). L'Evêque élu, né en 1959 à Zelechow (Pologne) et ordonné prêtre en 1985, était jusqu'ici Modérateur de la curie diocésaine. Docteur en théologie, il a curé de paroisse, membre du Presbyterium et Président de la commission liturgique.

Nommé Mgr.Rafal Markowski, Auxiliaire de l'Archevêque de Varsovie (Pologne). L'Evêque élu, né en 1958 à Józefow (Pologne) et ordonné prêtre en 1982, était jusqu'ici Administrateur du diocèse. Docteur en théologie, il a été Préfet disciplinaire du grand séminaire diocésain, Directeur de Radio Plus - Radio Jószef, professeur près l'Université Wyszynski et membre de la Commission de la Conférence épiscopale polonaise pour le dialogue inter-religieux.

Nommé l'Abbé Eugeniusz Miroslaw Popowicz, Auxiliaire pour l'archiéparchie de Przemysl - Warszava des Byzantins (Pologne). L'Evêque élu, né en 1961 à Czluchów (Pologne) et ordonné prêtre en 1986, était jusqu'ici Curé de la cathédrale de ce même diocèse. Docteur en droit canonique oriental, il a été vicaire épiscopal, professeur de séminaire et membre du Presbyterium.

Nommé le P.Georges Abou Khazen, OFM, Vicaire apostolique d'Alep des latins (catholiques 13.000, prêtres 42, religieux 258), en Syrie. L'Evêque élu, né en 1947 à Aïn Zebdeh (Liban), a émis ses voeux religieux en 1972 et a été ordonné prêtre en 1973. Jusqu'ici Administrateur apostolique de cette même circonscription, il a été curé de paroisses puis Gardien du couvent et paroisse St.François d'Alep, Vicaire général pour le nord de la Syrie.

Accepté pour limite d'âge la renonciation de l'Archimandrite Emiliano Fabbricatore, OSBI, à l'office d'Exarque et Supérieur général de la Congrégation italienne des moines basiliens.

Nommé Mgr.Marcello Semeraro, Evêque d'Albano (Italie), Administrateur apostolique de l'abbaye exarchiale territoriale basilienne de Notre Dame de Grottaferrata (Italie).

Nommé Dom Michel Van Parys, OSB, Higoumène de l'abbaye de Grottaferrata (Italie).

Vendredi dernier 1 novembre, il avait:

Accepté la renonciation de Mgr.Boniface Lele à la charge pastorale du diocèse de Mombasa (Kenya), en conformité au canon 401,2 du CIC.

Nommé Mgr.Emmanuel Berbera, OFM.Cap, Evêque de Malindi, Administrateur apostolique du diocèse de Mombasa (Kenya).

Accepté pour limite d'âge la renonciation de Mgr.Roger W.Gries, OSB, à l'office d'Auxiliaire de l'Evêque de Cleveland (USA).

Nommé Mgr.Max Leroy Mésidor, Coadjuteur de l'Archevêque du Cap - Haïtien (Haïti), jusqu'ici Evêque de Fort - Liberté (Haïti).

jeudi 31 octobre 2013

AUDIENCE AU "CIRCOLO DI SAN PIETRO"

Cité du Vatican, 31 octobre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin le Circolo di San Pietro, rappelant à ses membres que nous sommes tous quotidiennement appelés à être instruments, humbles et généreux, de la divine providence, de la miséricorde de Dieu et de son amour réconfortant. Puis il les a félicités d'être "des signes visibles de la charité du Christ envers les personnes dans le besoin, que ce soit matériellement ou spirituellement, mais aussi auprès des pèlerins en provenance du monde entier". Il a également remercié l'association de se charger de recueillir dans les paroisses de Rome l'Obole de St.Pierre et de concourir à la sollicitude du Pape pour son diocèse. "Je vous encourage donce à poursuivre votre oeuvre à l'école de la charité divine, dans l'amour des frères, la prière et l'écoute de la Parole".

PROMULGATION DE DECRETS

Cité du Vatican,31 octobre 2013 (VIS). A la suite de l'audience accordée au Cardinal Angelo Amato, SDB, Préfet de la Congrégation pour les causes des saints, le Pape a ordonné la promulgation des décrets relatifs:

Au martyre du serviteur de Dieu Anton Durcovici (autrichien en 1888), Evêque de Iai (Roumanie), tué en haine de la foi en 1951.

Aux vertus héroïques:

de la servante de Dieu Honora Nagle, religieuse irlandaise (1718 - 1784), fondatrice des Soeurs de la Présentation de la Vierge Marie.

de la servante de Dieu Celestina Bòttego, religieuse américaine (1895 - 1980), fondatrice de la Société missionnaire de Marie.

de la servante de Dieu Olga Maria Fortunata Gugelmo, religieuse italienne (1910 - 1943), professe de la Congrégation des Filles de l'Eglise.

INTENTIONS DE PRIERE POUR NOVEMBRE

Cité du Vatican, 31 octobre 2013 (VIS). L'intention de prière générale du Saint-Père pour novembre est: "Pour que les prêtres en difficulté soient réconfortés face à leurs doutes et renforcés dans leur fidélité".

Son intention missionnaire est: "Pour que les Eglises de l'Amérique latine suscitent des missionnaires pour d'autres Eglises, comme fruit de la Mission continentale".

CONSISTOIRE CARDINALICE EN FEVRIER 2014

Cité du Vatican, 31 octobre 2013 (VIS). Le Directeur de la Salle de Presse a déclaré en début d'après-midi qu'à l'occasion de la récente réunion du Conseil des Cardinaux (1 - 3 octobre) et de celle du Conseil du Synode (7 - 8 octobre), le Pape a fait part de son intention de convoquer un consistoire pour la création de cardinaux en la fête de la Chaire de St.Pierre (22 février 2014). Cette annonce anticipée facilitera la tenue des deux réunions auxquelles doivent prendre part des Cardinaux de diverses parties du monde. Le P.Lombardi estime probable que, à l'instar de ses prédécesseurs, le Saint-Père profitera de ce consistoire pour présider une réunion du Sacré Collège. Les 17 et 18 février prochains se déroulera aussi la troisième réunion du Conseil des Cardinaux, et les 24 et 25 celle du Conseil du Synode des évêques. Par ailleurs la prochaine réunion du Conseil cardinalice pour les questions économiques et administratives pourrait avoir lieu durant la première semaine de février.

LUTTER CONTRE LE TRAFIC D'ETRES HUMAINS

Cité du Vatican, 31 octobre 2013 (VIS). A la demande du Pape François, l'Académie pontificale des sciences, l'Académie pontificale des sciences sociales et la Fédération internationale des médecins catholiques organisent les 2 et 3 novembre un séminaire sur le trafic d'êtres humains, un "esclavage moderne" (Les personnes indigentes et le message de Jésus-Christ). Y prendront part 22 experts de haut niveau, qui dresseront l'état de la question, étudieront les effets du phénomène et rechercheront les modes de lutter contre ce crime particulièrement odieux. La réalisation d'un fichier informatique des ADN permettrait de rechercher la filiation d'enfants disparus, notamment au moyen d'adoptions illégales. Aujourd'hui, a déclaré Mgr.Marcelo Sánchez Sorondo, Chancelier des deux académie, "il ne viendrait à l'idée de personne de nier que ce trafic constitue une nouvelle forme d'esclavage, une agression à la dignité humaine, une grave violation des droits fondamentaux de la personne et un accroissement de la criminalité mondiale. Le concile Vatican II avait déjà affirmé que l'esclavage, la prostitution, la traite des blanches et le vol d'enfants, les conditions de travail dégradantes..., le non respect de la dignité et de la liberté de l'individu sont une infamie qui offense la civilisation...comme le Créateur". L'OIT estime qu'entre 2002 et 2012 près de 30 millions de personnes ont été victimes de travaux contraints, un chiffre qui inclut les victimes de l'exploitation sexuelle. Ce trafic touche chaque année environ deux millions d'êtres humains, à 60 % mineurs, tandis que 20.000 autres sont victimes du trafic des organes (foie, rein, pancréas, coeur ou cornée). Selon certaines études, le trafic des êtres humains pourrait prochainement dépasser celui des stupéfiants et des armes, devenant ainsi l'activité criminelle la plus lucrative au monde. Et puis le trafic sexuel international ne se limite plus aux régions sous-développées. Les pays au commerce sexuel développé, souvent légal, ont un besoin croissant de jeunes femmes et de jeunes filles, tandis que les pays pauvres sont contraints à les fournir car les trafiquants peuvent y agir avec grande facilité. Rappelant enfin les paroles du Pape lors de la canonisation de Guadalupe García Zavata, qui servait au Mexique les pauvres et les marginaux, Mgr.Sánchez Soronda a dit qu'on ne doit avoir aucune répugnance à "toucher la chair du Christ". C'est là la réponse claire du message chrétien aux nouveaux esclavages, "à ces violations aberrantes de la dignité et des droits de la personne".

AUDIENCES


Cité du Vatican, 31 octobre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

Le Cardinal Darío Castrillón Hoyos.

Le Rabbin Arieh Sztokman.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 31 octobre 2013 (VIS). Le Saint-Père a:

Accepté pour limite d'âge la renonciation de Mgr.Pablo Cedano Cedano à l'office d'Auxiliaire de l'Archevêque de Santo Domingo (République Dominicaine).

Nommé l'Abbé Joseph Gébara, Coadjuteur de l'éparchie melkite de Sao Paulo (Brésil). L'Evêque élu, né en 1965 à Amatour (Liban) et ordonné prêtre en 1993, était jusqu'ici Curé de Notre Dame de la Délivrance à Hadath (Liban). Docteur en histoire des religions, il a enseigné à l'Université St.Joseph de Beyrouth et à l'Université St.Esprit de Kaslik.

AVIS

Cité du Vatican, 31 octobre 2013 (VIS). En raison de la Toussaint, le prochain bulletin VIS sera diffusé lundi 4 novembre.

mercredi 30 octobre 2013

LA COMMUNION DES SAINTS

Cité du Vatican, 30 octobre 2013 (VIS). Durant l'audience générale tenue ce matin Place St.Pierre, le Pape François a traité devant 80.000 fidèles de la communion des saints, expliquant que le formule revêtait deux sens: La communion aux choses saintes et la communion entre les personnes saintes. La seconde, a-t-il dit, "est une des vérités les plus consolantes de notre foi, parce qu'elle rappelle l'existence d'une communion de vie entre tous ceux qui appartiennent au Christ, d'une communion qui naît de la foi. Saint signifie qui croît en Jésus et lui appartient dans l'Eglise par le baptême". L'Eglise, qui est fondamentalement communion avec Dieu, prolonge l'amour du Père, du Fils et de l'Esprit. "Le rapport entre Jésus et le Père lie les chrétiens entre eux, inclus dans cet amour ardent qui en fait vraiment un coeur seul et une âme seule. Et c'est cet amour de Dieu qui brûle nos égoïsmes, nos préjugés et nos divisions, intérieures comme extérieures... C'est lui qui induit le mouvement contraire, l'expérience de la communion fraternelle qui ramène à celle de Dieu. L'amour de Dieu brûle nos péchés". Mais notre foi "a besoin du soutien d'autrui, dans les moments difficiles particulièrement... Qui n'a pas fait l'expérience du découragement voire du doute de foi? Nous y sommes tous soumis et cela fait partie du cheminement de la vie et de la foi. Cela ne doit pas nous choquer car l'homme est fragile et limité. Dans les moments de crise il faut s'en remettre à Dieu et prier, tout en trouvant le courage de s'ouvrir à autrui. C'est cela la communion, l'union commune au sein d'une famille où l'on s'entraide... La communion des saints va au-delà de cette vie. Elle dépasse la mort et dure éternellement. La communion née du baptême ne cesse pas à la mort car, grâce à la résurrection du Christ, elle trouve sa plénitude dans la vie éternelle. Il s'agit d'un lien indissoluble entre les vivants d'ici-bas et ceux qui sont entrés dans l'éternité. Tous les baptisés sur terre, les âmes du purgatoire et les bienheureux sont une seule famille, et la communion entre le Ciel et la Terre se manifeste dans la prière d'intercession... Cette réalité fait de nous des frères tout au long de l'existence et jusqu'à la rencontre du Ciel. Alors, allons tous de l'avant, dans la joie!".

PRIER POUR L'IRAK

Cité du Vatican, 30 octobre 2013 (VIS). Après la catéchèse, le Saint-Père a annoncé qu'il s'apprêtait à rencontrer des représentants de plusieurs groupes religieux irakiens, accompagnés par le Cardinal Tauran, Président du Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux: "Je vous invite tous à prier pour le peuple irakien, frappé quotidiennement par des violences, afin qu'il trouve le chemin de la réconciliation, de la paix et de l'unité dans la stabilité".

ASSEMBLEE DU CONSEIL MONDIAL DES EGLISES

Cité du Vatican, 30 octobre 2013 (VIS). Dans la perspective de la dixième assemblée générale du Conseil mondial des Eglises (Busan, Corée, du 30 octobre au 8 novembre), le Pape a adressé un message au Cardinal Kurt Koch, Président du Conseil pontifical pour l'unité des chrétiens. Même si elle n'en est pas membre, l'Eglise catholique collabore avec le World Council of Churches dans un groupe de travail sur l'ecclésiologie. C'est à ce titre qu'une délégation du Saint-Siège est présente en Corée comme observateur. Le Saint-Père espère que l'événement (Dieu de vie, conduit nous à la justice et à la paix) consolidera l'engagement de tous les chrétiens à intensifier leur prière et leur collaboration au service de l'Evangile et de l'humanité. Notre monde globalisé exige un témoignage commun de ce que la dignité que Dieu a accordé à tout homme implique la garantie des conditions socio-culturelles permettant aux individus et communautés de grandir librement, et à la famille d'exercer son rôle fondamental dans la société. C'est elle qui assure la formation de base aux jeunes, garantie la liberté religieuse. Fidèles é l'Evangile, en réponse aux besoins du monde, nous devons aller vers les périphéries existentielles et y manifester notre solidarité aux plus faibles, les pauvres et les malades, les non nés et les handicapés, les émigrés et les réfugiés, les personnes âgées et les jeunes sans emploi". Puisse cette assemblée générale donner à tous les participants une nouvelle impulsion et une vision rénovée des engagements qu'implique l'unité chrétienne. Soyons tous, a conclu le Pape, "fidèles à la volonté du Seigneur pour son Eglise, ouverts à l'inspiration de l'Esprit".

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 30 octobre 2013 (VIS). Le Saint-Père a nommé l'Abbé Richard Ng, Evêque de Miri (superficie 42.000, population 600.000, catholiques 80.000, prêtres 16, religieuses 20), en Malaisie. L'Evêque élu, né en 1966 à Kuching (Malaisie) et ordonné prêtre en 1995. Jusqu'ici Recteur du grand séminaire de Kuching, il succède à Mgr.Anthony Lee Kok Hin, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge. Licencié en sciences biblique, il a été enseignant.

mardi 29 octobre 2013

REUNION DES PATRIARCHES ORIENTAUX

Cité du Vatican, 29 octobre 2013 (VIS). Lors du discours d'ouverture de l'année académique de l'Institut pontifical oriental, le Cardinal Leonardo Sandri, Préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales, a annoncé que se tiendra le 21 novembre sous la présidence du Pape une réunion des Patriarches et Archevêques Majeurs des Eglises catholiques orientales. Elle prendra place dans le cadre de l'assemblée plénière du dicastère, appelée cette année à réfléchir à la situation de ces Eglises à cinquante ans de Vatican II: "Le Saint-Père a accepté de rééditer la réunion de 2009 autour de Benoît XVI, lorsque les leaders orientaux avaient pu exposer la situation de leurs communautés au proche et au moyen Orient comme dans la diaspora.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 29 octobre 2013 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

Mgr.Leonard P.Blair, Archevêque de Hartford (superficie 5.926, population 1.996.000, catholiques 718.000, prêtres 393, diacres 289, religieux 818), aux Etats-Unis d'Amérique. Jusqu'ici Evêque de Toledo in America (USA), il succède à Mgr.Henry J.Mansell, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.

Mgr.Gabriel 'Leke Abegunrin, Archevêque d'Ibadan (superficie 7.000, population 5.450.000, catholiques 443.000, prêtres 150, religieux 586), au Nigeria. Jusqu'ici Evêque de Osogbo (Nigeria), il succède à Mgr.Felix Alaba Adeosin Job, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.

L'Abbé Kurt R.Burnette, Evêque de l'éparchie de Passaic des ruthènes (catholiques 14.729, prêtres 80, diacres 26, religieux 27), aux Etats-Unis d'Amérique. L'Evêque élu, né en 1955 à Fakenham (GB) et ordonné prêtre en 1988, était jusqu'ici Recteur du séminaire de Pittsburgh (USA). Licencié en théologie, il a assumé plusieurs fonctions diocésaines.

Le P.Aureo Patricio Bonilla Bonilla, OFM, Vicaire apostolique des Galápagos (superficie 8.010, population 25.124, catholiques 18.850, prêtres 11, religieux 13), en Equateur. L'Evêque élu, né en 1968 à Riobamba (Equateur), a prononcé ses voeux religieux en 1993 et a été ordonné prêtre en 1996. Jusqu'ici Vicaire provincial de son ordre en Equateur, il succède à Mgr.Manuel Antonio Valarezo Luzariaga, OFM, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.

lundi 28 octobre 2013

DES PROFESSIONNELS AU SERVICE DE L'EGLISE

Cité du Vatican, 28 octobre 2013 (VIS). Le Centre de télévision du Vatican (CTV), institué par Jean-Paul II le 22 octobre 1983, fête ses trente ans et comme l'a affirmé le Pape en recevant son personnel ce matin, "il a fait beaucoup de chemin". Aujourd'hui s'ouvrent devant lui des défis "auxquels nous en devons pas nous soustraire, pour maintenir solidement la perspective évangélique dans cette sorte d'autoroute globale de la communication". Après les avoir remercié de leur dévouement, leurs familles vivant "hebdomadaire sur la base des activités du Pape", il a invité les employés du CTV à "jouer comme une équipe" parce que "l'efficacité de la pastorale de la communication est possible en créant des liens, en faisant converger autour de projets partagés une série de sujets, une union d'intentions et de forces. Nous savons que cela n'est pas facile, mais si vous vous entraidez pour faire équipe, tout devient plus léger et surtout le style de votre travail sera un témoignage de communion... Soyez des professionnels au service de l'Eglise. Votre travail est de grande qualité et c'est ainsi que cela doit être pour le devoir qui vous est assigné. Mais que le professionnalisme soit toujours pour vous un service à l'Eglise, en tout: dans les reprises, en régie, dans les choix éditoriaux, dans l'administration... Tout peut être fait avec un style, une perspective qui est ecclésiale, celle du Saint-Siège. Il faut que la communication du CTV sache diffuser chez les téléspectateurs, les fidèles et les personnes éloignées, le parfum et l'espérance de l'Evangile".


MESSAGE POUR LE DEEPAVALI

Cité du Vatican, 28 octobre 2013 (VIS). Chrétiens et hindous doivent favoriser les relations humaines par l’amitié et la solidarité. Tel est le titre du traditionnel message du Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux aux hindous pour la fête de Deepavali (3 novembre), qui marque la victoire de la vérité sur le mensonge, de la lumière sur les ténèbres, du bien sur le mal, de la vie sur la mort:

Dans un monde toujours plus compétitif, individualiste et matérialiste, écrit le Cardinal Jean-Louis Tauran, ces caractéristiques "affectent les relations humaines et créent souvent des divisions au sein des familles et de la société tout entière. Nous voudrions partager avec vous nos pensées sur la manière dont les chrétiens et les hindous peuvent favoriser les relations humaines, pour le bien de l’humanité, à travers l’amitié et la solidarité. Or ces relations sont fondamentales pour l’existence humaine. La sécurité et la paix dans les communautés, tant au niveau local, national ou international, sont largement déterminées par la qualité des interactions humaines. L’expérience enseigne que plus nos relations humaines sont profondes, plus nous sommes en mesure d’avancer dans la coopération, la construction de la paix, la solidarité et l’harmonie véritables. La capacité à favoriser des relations respectueuses est la mesure d’un authentique progrès humain, essentiel pour promouvoir la paix et le développement intégral. De telles relations devraient jaillir spontanément de notre humanité partagée. En effet, les relations humaines sont au cœur de l’existence et du progrès humain qui, spontanément, engendrent un sens de solidarité envers les autres. Indépendamment de notre identité ethnique, culturelle, religieuse et idéologique, nous appartenons tous, de fait, à une seule famille humaine. Malheureusement, dans une société matérialiste et méprisante à l’égard des plus profondes valeurs spirituelles et religieuses, la croissance s’accompagne d’une tendance pernicieuse à accorder une valeur identique aux choses matérielles et aux relations humaines. Le quelqu’un qu’est la personne est alors réduit à un quelque chose que l’on peut mettre de côté à sa discrétion. En outre, les tendances individualistes engendrent un faux sentiment de sécurité qui favorise ce que le Pape François a décrit comme une culture de l’exclusion, une culture du déchet dans la mondialisation de l’indifférence. La promotion d’une culture du respect et de la solidarité est donc un impératif pour tous les peuples. Elle nous invite à favoriser les relations fondées sur l’amitié et le respect mutuel au bénéfice de toute la famille humaine. Cela exige que la dignité inhérente à la personne humaine soit reconnue et encouragée. Il est évident que l’amitié et la solidarité sont étroitement liées. Enfin, la culture de la solidarité c’est voir dans l’autre non un concurrent ou un numéro, mais un frère. Et nous sommes tous frères" comme l'a rappelé le Pape à Rio le 25 juillet dernier. "En conclusion, nous tenons à affirmer notre conviction que la culture de la solidarité n’aboutit que lorsqu’elle est le résultat d’un effort concerté de tous pour le bien commun. Soutenus par les enseignements de nos religions respectives et conscients de l’importance de construire des relations authentiques, puissions-nous, hindous et chrétiens, agir individuellement et collectivement avec toutes les traditions religieuses et les personnes de bonne volonté, pour encourager et renforcer la famille humaine à travers l’amitié et la solidarité. Heureuse fête de Deepavali!".

FAMILLES CHRETIENNES, SEL ET LEVAIN DE LA FOI

Cité du Vatican, 27 octobre 2013 (VIS). Le pèlerinage des familles à Rome en l'Année de la foi s'est conclu ce matin par une messe célébrée par le Saint-Père sur une Place St.Pierre bondée, de même que la Via della Conciliazione et les rues adjacentes. Nous publions le texte intégral de l'homélie papale:

"Les lectures de ce dimanche nous invitent à méditer sur quelques caractéristiques fondamentales de la famille chrétienne. La première: la famille qui prie. Le passage de l’Evangile met en évidence deux façons de prier, une qui est fausse, celle du pharisien, et l’autre qui est authentique, celle du publicain. Le pharisien incarne un comportement qui n’exprime pas l’action de grâce à Dieu pour ses bienfaits et sa miséricorde, mais plutôt l’autosatisfaction. Le pharisien se sent juste, il se sent correct, il se rengorge de cela et il juge les autres du haut de son piédestal. Le publicain, au contraire, ne multiplie pas les paroles. Sa prière est humble, modeste, empreinte de la conscience de son indignité, de ses misères. Cet homme vraiment admet qu’il a besoin du pardon de Dieu, de la miséricorde de Dieu. La prière du publicain est celle du pauvre, c’est la prière qui plaît à Dieu et, comme le dit la première lecture, qui parvient jusqu’au ciel, alors que celle du pharisien est alourdie par le poids de la vanité.

A la lumière de cette Parole, je voudrais vous demander, chères familles si vous priez-vous parfois en famille? Certaines oui, je le sais. Mais beaucoup me disent: Mais comment fait-on? Mais, on fait comme le publicain, c’est clair, humblement, devant Dieu. Que chacun, avec humilité, se laisse regarder par le Seigneur et demande sa bonté, pour qu’elle vienne à nous. Mais, en famille, comment on fait? Parce que la prière semble être une affaire personnelle, et puis il n’y a jamais un moment favorable, tranquille, en famille… Oui, c’est vrai, mais c’est aussi une question d’humilité, de reconnaître que nous avons besoin de Dieu, comme le publicain! Et toutes les familles! Nous avons tous besoin de Dieu. Nous avons besoin de son aide, de sa force, de sa bénédiction, de sa miséricorde, de son pardon. Et il faut de la simplicité: prier en famille, il faut de la simplicité! Prier ensemble le Notre Père, autour de la table, n’est pas quelque chose d’extraordinaire: C’est facile. Et récite le chapelet ensemble, en famille, c’est très beau, ça donne beaucoup de force. Et aussi prier les uns pour les autres: l’époux pour l’épouse, l’épouse pour l’époux, tous les deux pour les enfants, les enfants pour les parents, pour les grands-parents… Prier les uns pour les autres. C’est prier en famille, et cela renforce la famille.

La deuxième lecture nous suggère un autre point: La famille garde la foi. L’apôtre Paul, au déclin de sa vie, fait un bilan fondamental, et dit: J’ai gardé la foi. Mais comment l’a-t-il gardée? Pas dans un coffre-fort! Il ne l’a pas enfouie dans la terre, comme ce serviteur un peu paresseux. Saint Paul compare sa vie à un combat et à une course. Il a gardé la foi parce qu’il ne s’est pas contenté de la défendre, mais il l’a annoncée, diffusée, il l’a portée loin. Il s’est fermement opposé à ceux qui voulaient conserver, fossiliser le message du Christ dans les limites de la Palestine. C’est pourquoi il a fait des choix courageux, il s’est rendu dans des territoires hostiles, il s’est laissé provoquer par ceux qui sont loin, par diverses cultures, il a parlé franchement, sans peur. Saint Paul a conservé la foi, car, comme il l’a reçue, il l’a donnée, en allant dans les périphéries, sans se retrancher dans des positions défensives. Ici aussi, nous pouvons nous demander, de quelle façon, en famille, nous gardons notre foi? La retenons-nous pour nous, dans notre famille, comme un bien privé, comme un compte en banque, ou savons-nous la partager par le témoignage, l’accueil, et l’ouverture aux autres? Tous nous savons que les familles, en particulier celles qui sont jeunes, sont souvent pressées, très affairées; mais parfois pensez-vous que cette course peut aussi être la course de la foi? Les familles chrétiennes sont des familles missionnaires. Mais, hier nous avons écouté, ici, sur cette place, le témoignage de familles missionnaires. Elles sont missionnaires aussi dans la vie de chaque jour, en faisant les choses de tous les jours, en mettant en tout le sel et le levain de la foi! Garder la foi en famille et mettre le sel et le levain de la foi dans les choses de tous les jours.

Et nous tirons un troisième aspect de la Parole de Dieu: La famille qui vit la joie. Dans le Psaume responsorial on trouve cette expression: Que les pauvres entendent et soient en fête. Tout ce Psaume est une hymne au Seigneur, source de joie et de paix. Et quelle est la raison de cette joie? Ceci: le Seigneur est proche, il écoute le cri des humbles et les délivre du mal. Saint Paul l’écrivait aussi: Soyez toujours dans la joie… le Seigneur est proche. Il me plairait de poser une question, aujourd’hui. Mais, que chacun la porte dans son cœur, chez soi, comme un devoir à faire. Et on répond seul. Comment va la joie, chez toi? Comment va la joie dans ta famille? Eh, donnez la réponse. Chères familles, vous le savez bien: la vraie joie que l’on goûte en famille n’est pas quelque chose de superficiel, elle ne vient pas des choses, des circonstances favorables… La vraie joie vient d’une harmonie profonde entre les personnes, que tout le monde ressent en son cœur, et qui nous fait sentir la beauté d’être ensemble, de nous soutenir mutuellement sur le chemin de la vie. Mais à la base de ce sentiment de joie profonde, il y a la présence de Dieu, la présence de Dieu dans la famille, il y a son amour accueillant, miséricordieux, respectueux envers tout le monde. Et surtout, un amour patient: la patience est une vertu de Dieu et elle nous enseigne, en famille, à avoir cet amour patient, l’un envers l’autre. Avoir de la patience entre nous. Amour patient. Seul Dieu sait créer l’harmonie des différences. S’il manque l’amour de Dieu, la famille aussi perd son harmonie, les individualismes prévalent, et la joie s’éteint. En revanche, la famille qui vit la joie de la foi la communique spontanément, elle est sel de la terre et lumière du monde, elle est levain pour toute la société. Chères familles, vivez toujours avec foi et simplicité, comme la sainte famille de Nazareth. La joie et la paix du Seigneur soient toujours avec vous".

MARIE SOUTIEN DE LA FAMILLE

Cité du Vatican, 27 octobre 2013 (VIS). A la conclusion de la messe pour les familles, le Pape a récité l'angélus devant une icône de la Sainte Famille. Il a recommandé aux très nombreux fidèles réunis Place St.Pierre, de raviver leurs familles dans la Grâce. Avant la prière, il a de nouveau remercié les familles venues nombreuses pour cette journée particulière, a salué évêques et pèlerins venus de Guinée Equatoriale à l'occasion de la signature d'un accord entre ce pays et le Saint-Siège. Puisse l'Immaculée protéger votre pays qui avance dans la voie de la concorde et de la justice... Dans l'angélus nous invoquons la maternelle protection de Marie pour les familles du monde entier, et avant tout pour celles qui sont en difficulté. Reine de la famille, prie pour nous!", invocation qu'il a demandé à l'assistance de répéter en choeur.

FETE DES FAMILLES PLACE ST.PIERRE

Cité du Vatican, 26 octobre 2013 (VIS). Plus de 150.000 personnes provenant de 75 pays ont rencontré le Pape Place St.Pierre, au terme de leur pèlerinage romain à l'occasion de l'Année de la foi. Le sujet de leur rencontre était Famille, vis la joie de la foi. Le Saint-Père a parcouru en voiture la Via della Conciliazione, embrassant les enfants qui lui étaient présenté, avant de prononcer son discours. Le Pape est entré sur la Place en donnant la main à une dizaine d'enfants qui portaient des ballons de couleurs, et a d'abord écouté le récit des expériences de plusieurs personnes, des familles qui traversent des moments difficiles, des jeunes qui souhaitent se marier mais qui ne trouvent pas de travail et il leur a demandé: Comment est-il possible aujourd'hui de vivre la joie de la foi en famille?... La vie souvent est pénible, souvent aussi tragique, comme nous venons de l'entendre...mais ce qui est le plus pénible est le manque d'amour... Sans amour la peine devient plus lourde, insupportable... Chères familles, le Seigneur connaît nos fatigues: il les connaît! Et il connaît les poids de notre vie. Mais le Seigneur connaît aussi notre profond désir de trouver la joie du repos!... Jésus veut que notre joie soit complète. Il l’a dit aux apôtres et il nous le répète aujourd’hui... Cette parole de Jésus, portez-la chez vous, portez-la dans votre cœur, partagez-la en famille".

Le Pape a repris la deuxième paragraphe du rituel du mariage: Je promets de te rester fidèle, dans le bonheur et dans les épreuves. "Les époux, à ce moment, ne savent pas ce qui arrivera, ils ne savent pas quelles joies et quelles peines les attendent. Ils partent, comme Abraham, ils se mettent en route ensemble. Et c’est cela le mariage. Partir et marcher ensemble, main dans la main, s’en remettant entre les mains du Seigneur. Main dans la main, toujours et pour toute la vie! Et ne pas prêter attention à cette culture du provisoire, qui morcelle la vie. Avec cette confiance en la fidélité de Dieu on peut tout affronter, sans peur, avec responsabilité. Les époux chrétiens ne sont pas naïfs, ils connaissent les problèmes et les dangers de la vie. Mais ils n’ont pas peur d’assumer leurs responsabilités, devant Dieu et la société, sans s’échapper, sans s’isoler, sans renoncer à la mission de former une famille et de mettre au monde des enfants... Les chrétiens se marient dans le sacrement parce qu’ils ont conscience d’en avoir besoin!... ils ont besoin de l’aide de Jésus pour marcher ensemble avec confiance, pour s’accueillir l’un l’autre chaque jour, et se pardonner chaque jour! C’est important! Savoir se pardonner en famille, car tous nous avons des défauts, tous! Parfois nous faisons des choses qui...font mal aux autres. Avoir le courage de s’excuser, quand nous nous trompons en famille". Le Pape a ensuite rappelé les trois mots clef pour conduire une famille: permission, merci, pardon. "Nous demandons la permission afin de ne pas être envahissants... Nous disons merci pour l’amour!... Et le dernier: le pardon. Tous nous nous trompons et parfois...on se dit des paroles violentes, mais écoutez ce conseil: ne pas finir la journée sans faire la paix. La paix se refait chaque jour en famille!". Si dans la famille "il manque l’amour, il manque la joie, il manque la fête, et l’amour c’est Jésus qui nous le donne toujours: il est la source inépuisable".

Il a enfin proposé comme exemple la scène de la Présentation au Temple, choisie par le Conseil pontifical pour la famille comme illustration de cet évènement. "Comme vous tous, les protagonistes de la scène ont leur histoire: Marie et Joseph se sont mis en marche, pèlerins vers Jérusalem, par obéissance à la Loi du Seigneur. De même le vieillard Siméon et la prophétesse Anne également très âgée, arrivent au Temple poussés par l’Esprit Saint. La scène nous montre cette rencontre de trois générations... Ces deux personnes âgées représentent la foi en tant que mémoire... Les grands-parents sont la sagesse de la famille, ils sont la sagesse d’un peuple. Et un peuple qui n’écoute pas ses anciens, est un peuple qui meurt... Marie et Joseph sont la famille sanctifiée par la présence de Jésus, qui est l’accomplissement de toutes les promesses. Toute famille, comme celle de Nazareth, est insérée dans l’histoire d’un peuple et ne peut exister sans les générations précédentes. Et c’est pourquoi, aujourd’hui, nous avons ici les grands-parents et les enfants. Les enfants apprennent des grands-parents, de la génération précédente". Chères familles a conclu le Saint-Père, "vous aussi vous faites partie du peuple de Dieu. Marchez dans la joie, ensemble avec ce peuple. Demeurez toujours unies à Jésus et portez-le à tous par votre témoignage".

VISITE DU PRESIDENT PANAMEEN

Cité du Vatican, 26 octobre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin le Président panaméen M.Ricardo Alberto Martinelli Berrocal, lequel s'est ensuite entretenu avec le Secrétaire pour les relations avec les états. Ces deux entretiens ont été l'occasion d'un échange de vues sur la situation du pays, et notamment sur la politique sociale du gouvernement et ses projets de développement. Les parties ont aussi évoqué la longue tradition chrétienne du Panama, les divers sujets relevant des rapports Eglise Etat, ainsi que les questions régionales. Le Pape a remercié le Président du don d'une statue de Santa María La Antigua, patronne du pays, qui sera installée dans les jardins du Vatican.

REMISE DU PRIX RATZINGER DE THEOLOGIE

Cité du Vatican, 26 octobre 2013 (VIS). Ce matin, le Pape François a remis le Prix Ratzinger, récompense attribuée par la Fondation vaticane Joseph Ratzinger - Benoît XVI, au pasteur anglican Richard Burridge, Doyen du King's College de Londres (GB), et au théologien allemand laïque Christian Schaller, professeur de théologie dogmatique et Sous-directeur de l'Institut Benoît XVI de Ratisbonne (Allemagne), qui édite actuellement l'Opera Omnia de Joseph Ratzinger. C'est à l'Université pontificale du Latran à Rome que s'est tenu du 24 au 26 octobre le symposium organisé par la fondation, invitant à réfléchir sur les évangiles, entre histoire et christologie, selon les travaux de Joseph Ratzinger.

Je me réjouis de cette rencontre, a dit le Saint-Père, "qui est surtout le signe de notre reconnaissance et de notre grande affection pour le Pape émérite. Je voudrais partager avec vous une réflexion qui me vient spontanément quand je pense au don vraiment singulier qu'il a fait à l'Eglise avec ses livres sur Jésus de Nazareth. Je me souviens que lorsqu'est paru le premier volume, certains se demandaient de quoi il s'agissait. Un Pape n'écrit pas de livres de théologie, il écrit des encycliques!.. Benoît XVI s'était certainement posée cette question, mais là aussi, comme toujours, il a suivi la voix du Seigneur dans sa conscience éclairée. Avec ces livres, il n'a pas fait de magistère au sens propre, ni d'étude académique. Il a fait un don à l'Eglise et à tous les hommes, de ce qu'il avait de plus précieux, sa connaissance de Jésus, fruit d'années et d'années d'étude, de prière, de confrontation théologique, et il l'a mise à disposition dans sa forme la plus accessible. Personne ne peut mesurer le bien qu'il a fait avec ce don. Seul le Seigneur le sait. Mais nous en avons tous une certaine perception, pour avoir entendu tant de personnes qui, grâce à ses livres sur Jésus de Nazareth, ont nourri leur foi, l'ont approfondie ou même se sont approchées pour la première fois du Christ de façon adulte, en conjuguant les exigences de la raison avec la recherche du visage de Dieu. En même temps, l’œuvre de Benoît XVI a entraîné une nouvelle vague d'études sur l'Evangile entre histoire et christologie, dont je me réjouis avec les organisateurs et les directeurs". Le Saint-Père a enfin félicité les deux personnes récompensées, au nom également de son prédécesseur.

RENCONTRE AVEC LES ANCIENS ELEVES DES JESUITES D'URUGUAY

Cité du Vatican, 26 octobre 2013 (VIS). Aujourd'hui, le Pape François a rencontré les anciens élèves des Jésuites d'Uruguay et leur a adressé le bref discours que voici: Vous me ramenez tant de souvenirs de là-bas! Ce qui m'étonne est que personne n'ait porté avec lui du maté. Vous ne dites rien? Là il vous manque la veine uruguayenne. Bon, sérieusement merci. Je vois qu'il y a beaucoup d'enfants, qui sont une promesse et une espérance. Cela me rappelle de nombreux souvenirs de camarades qui ont organisé cela et bien d'autres belles choses. Je ne sais pas quand je pourrais venir mais certainement pas avant 2016. Mais il est certain que si je rends visite à l'Argentine, je viendrais aussi au Chili et en Uruguay. Je vous remercie tous de nouveau et je vous demande la faveur de prier pour moi. Parce qu'ici les gens sont bons, ils sont de bons camarades et tous travaillent ensemble, mais il y a beaucoup de travail, et l'on n'en fait pas assez. Priez pour moi, pour mes collaborateurs, pour qu'ils puissent aller de l'avant. Merci beaucoup".

ENVOYE SPECIAL AU JAPON

Cité du Vatican, 26 octobre 2013 (VIS). Aujourd'hui a été rendue publique la lettre latine par laquelle le Saint-Père a nommé le Cardinal Raffaele Farina, SDB, son Envoyé spécial au centenaire de l'Université Sophia de Tokyo (Japon, 1 novembre). Il sera accompagné par le P.Juan Haidar, SJ, Directeur du Centre catholique de l'université, par l'Abbé Celestino Cavagna, Curé de paroisse à Tokyo, et par le P.Nobukuni Suzuki, SJ Sylvain Bataille, Professeur à la Faculté de théologie.


AUDIENCES


Cité du Vatican, 28 octobre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

M.Teruaki Nagasaki, Ambassadeur du Japon, venu lui présenter ses lettres de créance.

Le Cardinal Willism Joseph Levada.

M.Jim Yong Kim, Président de la Banque Mondiale.

Mme.Aung San Suu Kyi, Prix Nobel de la paix 1991.

M.Rrok Logu, Ambassadeur d'Albanie en visite de congé.

Samedi dernier, 26 octobre, il avait reçu le Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les évêques.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 28 octobre 2013 (VIS). Le Saint-Père a:

Accepté la renonciation pour limite d'âge de Mgr.Macram Max Gassis, MCCJ, à la charge pastorale du diocèse de El Obeid (Soudan), auquel succède son Coadjuteur, Mgr.Michael Didi Adgum Mangoria.

Nommé Mgr.Richard Joseph Gagnon, Archevêque de Winnipeg (superficie 116.405, population 723.000, catholiques 169.000, prêtres 82, diacres 19, religieux 135), au Canada. Jusqu'ici Evêque de Victoria (Canada), il succède à Mgr.James Weisgerber, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.

Samedi dernier, 26 octobre, il avait:

Accepté pour limite d'âge la renonciation de Mgr.Anastácio Kahango, OFM.Cap, à l'office d'Auxiliaire de Luanda (Angola).

Nommé l'Abbé Giovanni Battista Piccioli, Auxiliaire de l'Archevêque de Guayaquil (Equateur). L'Evêque élu, né en 1957 à Erbusco (Italie) et ordonné prêtre en 1982, était jusqu'ici curé de paroisse en Equateur comme Fidei Donum (1995). Licencié en théologie, il a été curé de plusieurs paroisse et professeur près le grand séminaire de Portoviejo.

Nommé l'Abbé Bertram Víctor Wick Enzler, Auxiliaire de l'Archevêque de Guayaquil (Equateur). L'Evêque élu, né en 1955 à Waldkirch (Suisse) et ordonné prêtre en 1991 (missionnaire en 1990), était jusqu'ici Vicaire épiscopal et curé de paroisse. Il a été curé de plusieurs paroisses.

Nommé Mgr.Aldo Giordano, Nonce apostolique au Venezuela, avec rang archiépiscopal. L'Evêque élu, né en 1954 à Cuneo (Italie) et ordonné prêtre en 1978, était depuis 2008 Observateur permanent du Saint-Siège près le Conseil de l'Europe. Licencié en philosophie, il a enseigné et a été aumônier avant de devenir en 1995 Secrétaire Général du Conseil des Conférences épiscopales d'Europe.

vendredi 25 octobre 2013

VISITE DU PRESIDENT DE LA GUINEE EQUATORIALE

Cité du Vatican, 25 octobre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin M.Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, Président de la Guinée Equatoriale, lequel s'est ensuite entretenu avec le Secrétaire pour les relations avec les états. Ces entretiens ont permis d'évoquer la contribution de l'Eglise catholique au développement socio-culturel du pays, notamment en matière d'éducation et de santé, et sa coopération avec l'Etat pour améliorer le niveau de vie de la population. Le chef de l'état et Mgr.Dominique Mamberti ont ensuite procédé à la ratification de l'Accord du 13 octobre 2012 réglant les rapports Eglise Etat en Guinée Equatoriale. Ce traité, qui scelle la qualité des relations entre ce pays et le Saint-Siège, fixe le statut juridique de l'Eglise et de ses institutions. Il comprend le mariage canonique, les lieux de culte, les écoles, l'assistance spirituelles dans les hôpitaux et les prisons.

PROCHES DES FAMILLES EN DIFFICULTE

Cité du Vatican, 25 octobre 2013 (VIS). Ce matin, le Pape a reçu les participants à l'assemblée plénière du Conseil pontifical pour la famille, auxquels il a rappelé que la famille est une communauté autonome. Reprenant l'exhortation apostolique Familiaris Consortio, il a affirmé qu'elle ne se résume pas à la somme des personnes la constituant car elle est une communauté. La famille "est la structure au sein de laquelle on apprend à aimer. Elle est naturellement au coeur de l'existence humaine... C'est dans la famille que l'individu construit sa personnalité, au contact des parents et des frères et soeurs dans la chaleur du foyer...et qu'il apprend à dialoguer et à communiquer avec autrui... C'est cette famille communauté qui doit être reconnue, d'autant plus que nous vivons une époque d'affirmation des droits individuels".

Cette famille est fondée sur le mariage entre époux chrétiens qui témoignent librement et fidèlement de que ce sacrement fonde et renforce leur communauté. "L'amour sponsal et familial révèle clairement la vocation de la personne à aimer le conjoint pour toujours. Les épreuves, les sacrifices et les crises du couple et la communauté familiale sont des occasions pour grandir dans le bien, la vérité et la beauté... Il s'agit d'une expérience de foi en Dieu et de confiance partagée, de profonde liberté et de sainteté également, car la sainteté implique de se donner dans la fidélité et le sacrifice de tous les jours". Puis le Saint-Père a tenu à souligner combien l'enfance comme le troisième âge sont les pôles les plus vulnérables et parfois "les plus oubliés. Une société qui oublie les enfants et marginalise les personnes âgées coupe ses racines et assombrit son avenir. Chaque fois qu'un enfant est abandonné et un ancien écarté, au-delà d'un injustice on accomplit un échec social. Prendre soin des uns et des autres constitue un choix de société". Félicitant le Conseil d'avoir élaboré une icône de la famille qui reprend la Présentation au Temple, avec Jésus, Marie et Joseph entourés du Vieillard Siméon et de son épouse Anne, le Pape a conclu en disant que "la bonne nouvelle de la famille est capitale pour la nouvelle évangélisation. Ainsi les chrétiens peuvent-ils s'adresser à tout le monde en proposant un témoignage de vie qu'ils produisent déjà dans les sociétés sécularisées... Il convient donc de proposer avec courage et dans le respect de chacun la beauté du mariage et de la famille selon l'Evangile. C'est pourquoi il est également important d'aller avec attention et affection vers les familles en difficultés, vers celles qui sont sans maison ni travail, vers les couples en crise ou séparés. Nous devons être proches de chacun d'eux".

L'EPISCOPAT EST UN SERVICE

Cité du Vatican, 25 octobre 2013 (VIS). Hier après-midi en la Basilique vaticane, le Saint-Père a ordonné à l'épiscopat Mgr.Giampiero Gloder, nommé Président de l'Académie pontificale ecclésiastique, et Mgr.Jean-Pierre Speich, nommé Nonce apostolique au Ghana. Outre les formules rituelles de l'ordination, le Pape François a développé à l'homélie plusieurs réflexions: Episcopat a-t-il dit aux ordinants, "est le nom d'un service, non d'un honneur. Plus que commander, l'évêque doit servir selon le mandat du Seigneur qui a recommandé que le plus grand devienne comme le plus petit. Qui gouverne soit être à l'instar de celui qu'il sert. L'évêque doit en toute circonstance être un annonciateur de la Parole, y compris à contre courant... C'est par la prière et l'Eucharistie offerte à votre communauté que vous obtiendrez de la plénitude de sainteté du Christ toutes les richesses de la Grâce. Souvenez vous du premier conflit surgi au sein de l'Eglise de Jérusalem. Les apôtres, qui avaient tant oeuvré à secourir les veuves, désignèrent des diacres pour être plus à même de prier et de prêcher. Aujourd'hui un évêque qui ne prierait pas serait incomplet, tomberait dans la mondanité", Mais l'évêque doit aussi "aimer comme un père et comme un frère tous ceux que Dieu lui confie, ses prêtres et ses diacres avant tout parce qu'ils sont leurs collaborateurs, les personnes les plus proches d'eux. Il ne faut pas faire attendre un prêtre qui demande audience. Il faut lui répondre aussitôt et lui être proche. Qui plus est l'évêque doit aimer les pauvres, les personnes sans défense et tous ceux qui ont besoin d'être écoutés et aidés. Il doit écouter volontiers les fidèles et les encourager à l'assister dans son apostolat. Cette attention doit s'étendre à qui est étranger à l'Eglise, car chaque personne nous est confiée par le Seigneur. Il faut donc beaucoup prier pour tous ceux qui n'appartiennent pas" au peuple de Dieu. Et enfin, rappelez vous, a dit le Pape aux deux nouveaux évêques, "qu'au sein de l'Eglise universelle rassemblée dans la charité, vous devez avoir de la sollicitude pour toutes les Eglises particulières, en portant secours aux plus nécessiteuses d'entre elles".

COMMUNIQUE RELATIF A LA SANTE DU SECRETAIRE D'ETAT

Cité du Vatican, 25 octobre 2013 (VIS). Le Directeur de la Salle de Presse a réagi aux nombreuses sollicitations d'information sur la santé du nouveau Secrétaire d'Etat: Comme on le sait, Mgr.Pietro Parolin a subi une intervention chirurgicale près le département de chirurgie hépatique de l'hôpital universitaire de Padoue (Italie). Ses conditions permettent qu'il sorte aujourd'hui pour effectuer sa convalescence en Vénétie. Dès que possible il assumera ses hautes fonctions. Le P.Lombardi, avec lequel il a parlé, exprime sa reconnaissance au Pape, le remercie de son attention et de sa compréhension, ainsi qu'à tous ceux qui lui ont exprimé leur solidarité et l'ont assuré de leur prière. Il espère assumer au plus tôt la charge que le Saint-Père lui a confiée.

AUDIENCES


Cité du Vatican, 25 octobre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

Le Cardinal Telesphore Placidus Toppo, Archevêque de Ranchi (Inde)

Mgr.Gerhard Ludwig Müller, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

Mgr.Jean-Marie Speich, Nonce apostolique au Ghana.

Mgr.Giampiero Gloder, Président de l'Académie pontificale ecclésiastique.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 25 octobre 2013 (VIS). Le Saint-Père a confirmé la renonciation de Mgr.Wasyl Thor Medwit, OSBM, à l'office d'Auxiliaire de l'Exarchat archiépiscopal de Donetsk - Kharkiv (Ukraine).

jeudi 24 octobre 2013

VISITE DU CENTRE SIMON WIESENTHAL

Cité du Vatican, 24 octobre 2013 (VIS). Ce matin, le Saint-Père a reçu une délégation du Centre Simon Wiesenthal, organisation juive internationale de défense des droits de l'homme, qui combat a-t-il dit "toutes les formes de racisme, d'intolérance et d'antisémitisme, et entretient la mémoire de la Shoah en favorisant la compréhension par la formation et l'action sociale". Il a d'emblée rappelé que cette rencontre avait été demandée à Benoît XVI, "à qui vont nos pensées affectueuses ainsi que notre prière". Puis il a rappelé avoir lui même réaffirmé en plusieurs occasions la condamnation par l'Eglise de l'antisémitisme: Je voudrais aujourd'hui souligner combien l'intolérance doit être abordée dans son ensemble. Partout où une minorité est persécutée ou marginalisée en fonction de son appartenance ethnique ou religieuse, c'est la bien de la société toute entière qui est en péril. Nous devons tous nous considérer responsables. Je pense en particulier aux souffrances et aux brimades, et parfois aux véritables persécutions que subissent de nombreux chrétiens ici et là. Il faut donc que nous unissions nos forces pour faire triompher la culture du respect, de la compréhension et du pardon". Mais cette formation nécessaire "n'est pas une simple transmission de la connaissance. Il s'agit d'un passage de témoin, d'un témoignage vécu, d'une véritable alliance avec des nouvelles générations ouvertes à la vérité. Nous avons le devoir de leur transmettre l'histoire du dialogue entre hébraïsme et christianisme, mais plus encore le goût de la rencontre et de la connaissance de l'autre. Ceci implique de responsabiliser les jeunes et leur montrer la grande importance qu'il y a à partager le service de la société et des plus faibles... Un tel effort doit être encouragé afin que l'effort partagé abatte les murs pour établir des ponts inter-culturels et inter-religieux. Allons ensemble de l'avant avec confiance, courage et espérance. Shalom!".

AUDIENCES


Cité du Vatican, 24 octobre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

SAR le Prince héritier Guillaume de Luxembourg et son épouse.

Mgr.Paul Richard Gallagher, Nonce apostolique en Australie.

Mgr.Giuseppe Pinto, Nonce apostolique aux Philippines.

Mgr.José Horacio Gómez, Archevêque de Los Angeles (USA).

Mgr.Camillo Ballin, Vicaire apostolique pour l'Arabie du nord, Mgr.Paul Hinder, Vicaire apostolique pour l'Arabie du sud, et le P.Aldo Berardi, OSST, Vicaire apostolique pour l'Arabie saoudite.


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