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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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lundi 4 janvier 2016

Aux Pueri Cantores: N'oublions pas les saints cachés


Cité du Vatican, 31 décembre 2015 (VIS). Ce matin Salle Paul VI, le Saint-Père a rencontré les participants au 40 congrès international organisé par la Fédération internationale des Pueri Cantores, qui a lieu à Rome du 28 décembre 2015 au 1 janvier 2016. Au cours de cette rencontre, les jeunes choristes ont eu l'opportunité de poser quelques questions au Pape qui leur a dit son amour pour le chant, expliquant toutefois avec amusement qu'il ne savait pas chanter. Il a partagé des anectodes de son enfance avec les jeunes et a souligné combien le chant éduque l'âme et fait du bien à l'âme. "La vie chrétienne est un chemin -a-t-il dit-, non un chemin triste, mais un chemin de joie. C'est pour cela qu'elle chante. Elle chante et marche...et ainsi ton âme se réjouira encore plus de la joie de l'Evangile".

Une autre question lui a été posée pour savoir s'il ne se mettait jamais en colère, et quelles étaient ses bonnes intentions pour la nouvelle année. Le Saint-Père a répondu par une parabole. "Un jour, un jeune garçon s'est approché de Jésus et lui a dit: Jésus bon maître. Jésus l'a regardé et lui a dit: Non, seul Dieu est bon. Et nous, sommes-nous méchants? Non, à moitié, nous sommes un peu tout...Nous avons toujours cette blessure du péché originel qui fait que nous ne sommes pas toujours très bons... Mais rappelez-vous que seul Dieu est bon, et que si tu veux trouver la bonté, regarde le Seigneur, lui est toute bonté, tout amour, toute miséricorde". Il a alors évoqué les nombreux saints cachés de la vie quotidienne, des personnes bonnes qui sont proches du Seigneur, mais il a aussi évoqué toutes ces autres personnes qui passent leur vie à se fâcher. "Se mettre en colère -a-t-il ajouté- est une chose qui fait mal, non seulement à l'autre personne, mais elle fait mal à toi-même, elle t'empoisonne. Il y a des gens, vous en connaissez sûrement, qui ont une âme amère, toujours plein d'amertume, qui vivent fâchés. On a l'impression qu'ils se lavent les dents tous les matins avec du vinaigre... c'est une maladie". Il a ajouté à ses bonnes intentions de prier davantage pour "conduire le peuple de Dieu d'abord avec la prière qui est le premier service" et a demandé aux personnes présentes de prier aussi davantage "parce que l'Eglise avance avec la prière des saints. Priez pour l'Eglise!".


Il a également été demandé au Pape si le monde allait continuer à être toujours ainsi, plein d'histoires tristes et dramatiques. "Le monde peut s'améliorer -a-t-il répondu-. Mais il y a une chose dont on n'aime pas parler, mais qu'il faut dire: dans le monde, il y a une lutte entre le bien et le mal, disent les philosophes, la lutte entre le diable et Dieu... la Bible dit que cela continuera jusqu'à la fin... et nous avons tous en nous un champ de bataille, une lutte entre le bien et le mal". Il a aussi ajouté que dans le monde, il existe beaucoup de choses bonnes mais que l'on n'en fait pas de publicité, que l'on ne montre pas à la télévision par exemple. Il existe, a-t-il conclu, une attraction pour le mal: Il semble qu'il soit plus plaisant de regarder les mauvaises choses plutôt que les belles et grandes choses. Le diable est à l'œuvre, c'est vrai, mais Dieu aussi: il y a tant de personnes saintes!...Ne nous laissons pas tromper! Dans le monde, il y a des choses mauvaises, mauvaises, mauvaises qui sont le travail du diable contre Dieu. Mais il y a aussi des choses saintes, des choses grandes qui sont l'œuvre de Dieu. Il y a tant de saints cachés. N'oublions pas les saints cachés, ceux que nous ne voyons pas".

Autres actes pontificaux


Cité du Vatican, 28 décembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a nommé l'Abbé Brian McGee, Evêque d'Argyll and The Isles (superficie 31.080, population 77.400, catholiques 10.179, prêtres 25, diacres 1, religieux 32), en Grande-Bretagne (Ecosse). L'Evêque élu, né en 1965 à Greenock (GB/Ecosse) et ordonné prêtre en 1989, était jusqu'ici Vicaire général du diocèse de Paisley (GB/Ecosse). Il a été curé de paroisses, directeur spirituel et vicaire épiscopal.


Le 24 décembre, il avait nommé l'Abbé Wojciech Tomasz Osial, Auxiliaire de l'Evêque de Lowicz (Pologne). L'Evêque élu, né en 1970 à Lowicz (Pologne) et ordonné prêtre en 1995, était jusqu'ici responsable diocésain pour la catéchèse et notaire de la curie épiscopale de ce même diocèse. Docteur en catéchétique, il a été professeur de séminaire et d'université, visiteur diocésain et membre du Presbyterium.

Le Pape évoque les migrants cubains en difficulté


Cité du Vatican, 27 décembre 2015 (VIS). Après la prière mariale, le Saint-Père a consacré quelques mots aux "nombreux migrants cubains qui se trouvent en difficulté en Amérique centrale, et dont beaucoup sont victimes du trafic des êtres humains. J'invite les pays de la région -a-t-il dit- à renouveler avec générosité tous les efforts nécessaires pour trouver une solution rapide à ce drame humanitaire''. Il a ensuite salué les familles présentes, qu'il a remercié de leur témoignage, ainsi que les pèlerins venus des différentes parties du monde. Il les a tous remercié de leurs vœux et de leurs prières.

Eglise domestique, école authentique de l'Evangile


Cité du Vatican, 27 décembre 2015 (VIS). Au terme de la messe de la Sainte Famille, le Pape François a récité l'angélus avec les fidèles réunis Place St.Pierre. Avant la prière mariale, il a évoqué la rencontre des familles à Philadelphie en septembre dernier, toutes les familles qu'il a rencontré au cours de ses voyages apostoliques et celles du monde entier: ''Je voudrais toutes les saluer avec affection et reconnaissance, spécialement en cette période où la famille est soumise à des incompréhensions et des difficultés de tous types qui l'affaiblissent. L'Evangile d'aujourd'hui invite les familles à percevoir la lumière d'espérance qui émane de la maison de Nazareth, dans laquelle s'est développée dans la joie, l'enfance de Jésus… Le noyau familial de Jésus, Marie et Joseph, est pour tout croyant, et en particulier pour les familles, une authentique école de l'Evangile. Nous admirons ici l'accomplissement du dessein divin de faire de la famille une communauté particulière de vie et d'amour. Nous apprenons ici que tout noyau familial chrétien est appelé à être une Eglise domestique, pour faire resplendir les vertus évangéliques et devenir ferment de bien dans la société. Les caractéristiques de la Sainte Famille sont le recueillement et la prière, la compréhension mutuelle et le respect, l'esprit de sacrifice, le travail et la solidarité''.

''A partir de l'exemple et du témoignage de la Sainte Famille, chaque famille peut tirer de précieuses indications pour son style et ses choix de vie, et peut trouver force et sagesse pour le chemin de chaque jour. La Vierge et saint Joseph enseignent à accueillir les enfants comme un don de Dieu, à les engendrer et les éduquer, coopérant de façon merveilleuse avec l'œuvre du Créateur et donnant au monde, en chaque enfant, un nouveau sourire. C'est dans une famille unie que les enfants porteront à maturité leur existence, en vivant l'expérience efficace de l'amour gratuit, de la tendresse, du respect réciproque, de la compréhension mutuelle, du pardon et de la joie'. La joie véritable dont on fait l'expérience en famille -a-t-il conclu- n'est pas le fruit du hasard ou fortuit. Cette joie est le fruit de l'harmonie profonde entre les personnes, qui fait goûter la beauté d'être ensemble, de nous soutenir les uns les autres dans le chemin de la vie. Mais à la base de la joie se trouve toujours la présence de Dieu, son amour accueillant, miséricordieux et patient envers tous. Si l'on n'ouvre pas la porte de la famille à la présence de Dieu et à son amour, la famille perd son harmonie, les individualismes prennent le dessus et la joie s'éteint. Au contraire, la famille qui vit la joie..., la communique spontanément, est sel de la terre et lumière du monde, levain pour toute la société''.



La vie de famille et la joie du pardon


Cité du Vatican, 27 décembre 2015 (VIS). En la fête de la Sainte Famille, le Saint-Père a présidé à 10 h la messe en la Basilique vaticane, réservée aux familles romaines et aux pèlerins venus à l'occasion du Jubilé des familles. Il a prononcé l'homélie suivante:

''Les lectures bibliques que nous avons écoutées nous ont présenté l’image de deux familles qui accomplissent leur pèlerinage vers la maison de Dieu. Elkana et Anne portent leur fils Samuel au temple de Silo et le consacrent au Seigneur. De la même manière, Joseph et Marie, pour la Pâque, se font pèlerins à Jérusalem avec Jésus. Nous avons souvent sous les yeux les pèlerins qui se rendent aux sanctuaires et aux lieux chers à la piété populaire. En ces jours, beaucoup se sont mis en chemin pour rejoindre la Porte Sainte ouverte dans toutes les cathédrales du monde et aussi dans de nombreux sanctuaires. Mais la chose la plus belle mise en relief aujourd’hui par la Parole de Dieu est que toute la famille accomplit le pèlerinage. Papa, maman et les enfants, ensemble, se rendent à la maison du Seigneur pour sanctifier la fête par la prière. C’est un enseignement important qui est offert aussi à nos familles. Nous pouvons même dire que la vie de la famille est un ensemble de petits et de grands pèlerinages. Par exemple, comme cela nous fait du bien de penser que Marie et Joseph ont enseigné à Jésus à réciter les prières! Et cela est un pèlerinage, le pèlerinage de l’éducation à la prière. Et cela nous fait aussi du bien de savoir que durant la journée ils priaient ensemble, et qu’ensuite le samedi, ils allaient ensemble à la synagogue pour écouter l'Ecriture, la Loi et les Prophètes et louer le Seigneur avec tout le peuple. Et certainement durant le pèlerinage vers Jérusalem, ils ont prié en chantant avec les paroles du Psaume: Quelle joie quand on m’a dit: Nous irons à la maison du Seigneur! Maintenant notre marche prend fin devant tes portes, Jérusalem!".

"Comme il est important pour nos familles de marcher ensemble et d’avoir un même but à atteindre! Nous savons que nous avons un parcours commun à accomplir; une route où nous rencontrons des difficultés mais aussi des moments de joie et de consolation. Dans ce pèlerinage de la vie, nous partageons aussi le moment de la prière. Qu’y-a-t-il de plus beau pour un papa et une maman que de bénir leurs enfants au début de la journée et à sa conclusion? Tracer sur leur front le signe de la croix comme le jour du baptême. N’est-ce pas peut-être la prière la plus simple des parents pour leurs enfants? Les bénir, c’est à dire les confier au Seigneur, comme l’ont fait Elkana et Anne, Joseph et Marie, pour qu’il soit leur protection et leur soutien dans les différents moments de la journée. Comme il est important pour la famille de se retrouver aussi pour un bref moment de prière avant de prendre ensemble les repas, pour remercier le Seigneur de ces dons, et pour apprendre à partager ce qui est reçu avec celui qui est davantage dans le besoin. Ce sont de tout-petits gestes qui expriment cependant le rôle de formation que possède la famille dans le pèlerinage de tous les jours. Au terme de ce pèlerinage, Jésus retourne à Nazareth et il était soumis à ses parents. Cette image contient aussi un bel enseignement pour nos familles. Le pèlerinage, en effet, ne finit pas quand on arrive au but du sanctuaire, mais quand on revient à la maison et qu’on reprend la vie de tous les jours, mettant en acte les fruits spirituels de l’expérience vécue. Nous savons ce que Jésus avait fait cette fois. Au lieu de revenir à la maison avec les siens, il s’était arrêté à Jérusalem dans le Temple, causant une grande peine à Marie et à Joseph qui ne le trouvaient plus. Pour cette escapade, Jésus a dû aussi probablement faire des excuses à ses parents. L’Evangile ne le dit pas, mais je crois que nous pouvons le supposer. La question de Marie, d’ailleurs, manifeste une certaine réprobation, rendant évidente sa préoccupation et son angoisse ainsi que celle de Joseph. Revenant à la maison, Jésus s’est certainement soumis à eux pour montrer toute son affection et son obéissance. Ces moments qui, avec le Seigneur, se transforment en opportunité de croissance, en occasion de demander pardon et de le recevoir, de montrer l’amour et de l’obéissance, font aussi partie du pèlerinage de la famille".


"Au cours de l’Année de la Miséricorde, que chaque famille chrétienne puisse devenir un lieu privilégié de ce pèlerinage où s’expérimente la joie du pardon. Le pardon est l’essence de l’amour qui sait comprendre l’erreur et y porter remède. Pauvres de nous si Dieu ne nous pardonnait pas! C’est à l’intérieur de la famille qu’on s’éduque au pardon, parce qu’on a la certitude d’être compris et soutenus malgré les erreurs qui peuvent se commettre. Ne perdons pas confiance dans la famille! C’est beau de s’ouvrir toujours le cœur les uns aux autres, sans rien cacher. Là où il y a l’amour, là aussi il y a compréhension et pardon. Je confie à vous toutes, chères familles, ce pèlerinage domestique de tous les jours, cette mission si importante, dont le monde et l’Eglise ont plus que jamais besoin''.

Condoléances pour l'accident au Nigeria


Cité du Vatican, 28 décembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a fait parvenir un télégramme de condoléances au Nonce apostolique au Nigeria, à la suite de l'explosion meurtrière d'un camion survenue dans une centrale de gaz de Nnewi. Il assure les familles et de sa solidarité et prie pour les nombreuses personnes tuées, les blessées et la nation tout entière.


Télégramme à la suite d'attentats aux Philippines


Cité du Vatican, 27 décembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a fait parvenir un télégramme de condoléances au Nonce apostolique aux Philippines, à la suite des attentats commis sur l'île de Mindanao, dans le sud du pays: "Profondément attristé par l'assassinat de personnes innocentes", il exprime sa solidarité aux familles des victimes, assure de "ses prières pour la sécurité et la protection de tous les peuples de la région et pour que le dialogue, la tolérance et la paix permettent à chacun de pouvoir vivre libre de toute peur. Le Pape demande aussi à tous les croyants de repousser la violence au nom de Dieu qui est amour, et invoque d'abondants dons divins de consolation, miséricorde et force sur toutes les personnes touchées par cette tragédie''.



Message aux jeunes de la rencontre européenne de Taizé


Cité du Vatican, 27 décembre 2015 (VIS). Le Pape François a adressé un message aux participants de la 38 rencontre européenne organisée par la Communauté de Taizé, qui se déroulera à à Valence (Espagne) du lundi 28 décembre 2015 au vendredi 1 janvier 2016. Le Saint-Père y encourage les quelque 30.000 participants prévus à "avoir le courage de la miséricorde qui est" profitable à toute existence personnelle, "mais permet aussi de s'approcher des personnes en détresse. Vous le savez, l’Eglise est présente pour toute l'humanité, et là où il y a des chrétiens, quiconque doit pouvoir trouver une oasis de miséricorde... Cela s'applique particulièrement aux nombreux migrants qui ont tant besoin de votre accueil... Puissiez-vous au cours de ces belles journées...découvrir encore mieux le Christ, visage de la miséricorde du Père".




Ne jamais se lasser de solliciter le pardon divin


Cité du Vatican, 26 décembre 2015 (VIS). ''Nous célébrons aujourd'hui la fête de saint Etienne. Le souvenir du premier martyr suit immédiatement la solennité de Noel", a dit le Pape ce midi à l'angélus: ''Hier, nous avons contemplé l'amour miséricordieux de Dieu qui a pris chair pour nous, et aujourd'hui, nous voyons la réponse cohérente du disciple de Jésus, qui donne sa vie. Hier est né sur terre le Sauveur, et aujourd'hui, naît au ciel, son fidèle témoin. Hier, comme aujourd'hui, apparaissent les ténèbres du refus de la vie, mais la lumière de l'amour qui vainc la haine et inaugure un monde nouveau, brille encore plus fort. Il y a un aspect particulier, dans le récit du jour des Actes des apôtres, qui rapproche saint Etienne du Seigneur. C'est son pardon avant de mourir lapidé. Cloué sur la croix, Jésus avait dit: Père pardonne-leur car il ne savent pas ce qu'ils font. De même, Etienne s'est agenouillé et a crié à voix haute: Seigneur ne leur compte pas ce péché. Etienne est donc martyr, ce qui signifie témoin, parce qu'il fait comme Jésus. En effet, le vrai témoin est celui qui se comporte comme lui, celui qui prie, qui aime, qui donne, mais surtout qui pardonne, parce que le pardon, comme le dit le mot lui-même, est l'expression la plus haute du don". Mais "à quoi sert-il de pardonner? Est-ce seulement une bonne action ou cela donne-t-il des résultats? Nous trouvons justement une réponse dans le martyr d'Etienne. Parmi ceux pour qui il a imploré le pardon, se trouvait un jeune homme du nom de Saül qui persécutait l'Eglise et cherchait à la détruire. Peu après, Saül devint Paul, le grand saint, l'apôtre des gentils. Il avait reçu le pardon d'Etienne. Nous pouvons dire que Paul naît de la grâce de Dieu et du pardon d'Etienne. Nous aussi nous naissons du pardon de Dieu. Non seulement dans le baptême, mais chaque fois que nous sommes pardonnés, notre cœur renaît, est régénéré. Chaque pas en avant dans la vie de foi porte au début l'empreinte du signe de la miséricorde divine. C'est seulement quand nous sommes aimés que nous pouvons aimer à notre tour. Souvenons-nous en, cela nous fera du bien. Si nous voulons avancer dans la foi, il faut, avant tout, recevoir le pardon de Dieu, rencontrer le Père qui est prêt à tout pardonner, toujours, et qui en pardonnant guérit le cœur et ravive l'amour. Nous ne devons jamais nous lasser de demander le pardon divin, parce que c'est seulement quand nous nous savons pardonnés que nous apprenons à pardonner''.


Enfin le Pape a admis qu'il n'était pas chose facile de pardonner et que cela était même "très difficile". Il a expliqué que pour imiter Jésus et excuser les petits ou grands torts que nous subissons chaque jour, il fallait commencer par la prière, comme le faisait Etienne. "Par la prière, nous pouvons affronter le ressentiment que nous éprouvons, en confiant qui nous a fait du mal à la miséricorde de Dieu... Ensuite, on découvre que cette lutte intérieure pour pardonner purifie du mal, et que la prière et l'amour nous libèrent des chaînes intérieures de la rancœur... A travers le pardon, nous vainquons le mal par le bien, nous transformons la haine en amour et rendons ainsi le monde plus propre". Il a conclu en confiant à la Vierge Marie tous ceux qui "comme saint Etienne subissent des persécutions au nom de la foi, nos martyrs d'aujourd'hui", et pour qu'elle oriente notre prière à recevoir et donner le pardon".

Message Urbi et Orbi: Seule la miséricorde de Dieu peut libérer du mal l'humanité


Cité du Vatican, 25 décembre 2015 (VIS). Aujourd'hui à midi, en la solennité de la Nativité du Seigneur, le Pape a prononcé, depuis le balcon central de la Basilique vaticane, son traditionnel message de Noël avant de donner sa bénédiction Urbi et Orbi:

''Chers frères et sœurs, joyeux Noël! Christ est né pour nous, exultons en ce jour de notre salut! Ouvrons nos cœurs pour recevoir la grâce de ce jour, qu’il est lui-même: Jésus est le jour lumineux qui est apparu à l’horizon de l’humanité. Jour de miséricorde, dans lequel Dieu le Père a révélé à l’humanité son immense tendresse. Jour de lumière qui dissipe les ténèbres de la peur et de l’angoisse. Jour de paix, où il devient possible de se rencontrer, de dialoguer, et surtout de se réconcilier. Jour de joie: une grande joie pour les petits et les humbles, et pour tout le peuple. En ce jour, de la Vierge Marie, est né Jésus, le Sauveur. La crèche nous fait voir le signe que Dieu nous a donné: un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. Comme les bergers de Bethléem, nous aussi allons voir ce signe, cet événement qui se renouvelle dans l’Eglise chaque année. Noël est un événement qui se renouvelle dans chaque famille, dans chaque paroisse, dans chaque communauté qui accueille l’amour de Dieu incarné en Jésus Christ. Comme Marie, l’Eglise montre à tous le signe de Dieu: L’Enfant qu’elle a porté dans son sein et a enfanté, mais qui est le Fils du Très-Haut, parce qu'il vient de l’Esprit Saint. C’est pourquoi il est le Sauveur, parce qu’il est l’Agneau de Dieu qui prend sur lui le péché du monde. Avec les bergers, prosternons-nous devant l’Agneau, adorons la Bonté de Dieu faite chair, et laissons des larmes de repentir remplir nos yeux et laver notre cœur. Nous en avons tous besoin. Lui seul, Lui seul peut nous sauver. Seule la Miséricorde de Dieu peut libérer l’humanité de nombreuses de formes de mal, aux visages monstrueux, que l’égoïsme engendre en elle. La grâce de Dieu peut convertir les cœurs et ouvrir des voies de sortie de situations humainement insolubles".

"Là où naît Dieu, naît l’espérance. Lui apporte l’espérance. Là où naît Dieu, naît la paix. Et là où naît la paix, il n’y a plus de place pour la haine et pour la guerre. Pourtant même là où est venu au monde le Fils de Dieu fait chair, des tensions et des violences continuent et la paix reste à don à invoquer et à construire. Qu’Israéliens et Palestiniens puissent reprendre un dialogue direct et arriver à une entente qui permette aux deux peuples de vivre en harmonie, dépassant un conflit qui les a longuement opposés, avec de graves répercussions sur toute la région. Au Seigneur, nous demandons que l’entente intervenue au sein des Nations-Unies parvienne le plus tôt possible à faire taire le vacarme des armes en Syrie et à remédier à la très grave situation humanitaire de la population épuisée. Il est aussi urgent que l’accord sur la Libye obtienne le soutien de tous, afin que soient dépassées les graves divisions et les violences qui affligent le pays. Que l’attention de la communauté internationale soit unanimement dirigée à faire cesser les atrocités qui, aussi bien dans ces pays qu’en Irak, au Yémen et dans l’Afrique subsaharienne, fauchent encore de nombreuses victimes, causent d’effroyables souffrances et n’épargnent pas non plus le patrimoine historique et culturel de peuples entiers. Ma pensée va aussi à tous ceux qui ont été touchés par d’atroces actions terroristes, particulièrement par les récents attentats survenus sous les cieux d’Egypte, à Beyrouth, Paris, Bamako et Tunis. A nos frères, persécutés dans de nombreuses parties du monde à cause de la foi, que l’Enfant-Jésus donne consolation et force. Ce sont nos martyrs d’aujourd’hui. Nous demandons paix et concorde pour les chères populations de la République démocratique du Congo, du Burundi et du Sud Soudan afin que, par le dialogue, se renforce l’engagement commun pour l’édification de sociétés civiles animées d’un esprit sincère de réconciliation et de compréhension réciproque. Que Noël apporte aussi une paix véritable à l’Ukraine, offre soulagement à ceux qui subissent les conséquences du conflit et inspire la volonté de porter à leur achèvement les accords pris, pour rétablir la concorde dans le pays tout entier. Que la joie de ce jour illumine les efforts du peuple colombien pour que, animé par l’espérance, il continue avec ardeur à poursuivre la paix désirée".


"Là où naît Dieu, naît l’espérance, et là où naît l’espérance, les personnes retrouvent la dignité. Pourtant, encore aujourd’hui de nombreux hommes et femmes sont privés de leur dignité humaine et, comme l’Enfant Jésus, souffrent du froid, de la pauvreté et du refus des hommes. Que notre proximité rejoigne aujourd’hui ceux qui sont le plus sans défense, surtout les enfants-soldats, les femmes qui subissent des violences, les victimes de la traite des personnes et du narcotrafic. Que notre réconfort ne manque pas à tous ceux qui fuient la misère ou la guerre, voyageant dans des conditions trop souvent inhumaines et risquant souvent leur vie. Que soient récompensés avec d’abondantes bénédictions tous ceux qui, simples personnes et états, s’emploient avec générosité à secourir et à accueillir les nombreux migrants et réfugiés, les aidant à construire un avenir digne pour eux et pour leurs proches et à s’intégrer à l’intérieur des sociétés qui les reçoivent. En ce jour de fête, que le Seigneur redonne espérance à tous ceux, si nombreux, qui n’ont pas de travail. Qu'il soutienne l’engagement de tous ceux qui ont des responsabilités publiques dans le domaine politique et économique pour qu’ils mettent tout en œuvre afin de poursuivre le bien commun et protéger la dignité de toute vie humaine. Là où naît Dieu, fleurit la miséricorde. Elle est le don le plus précieux que Dieu nous fait, particulièrement en cette année jubilaire, durant laquelle nous sommes appelés à découvrir la tendresse que Notre Père céleste a envers chacun de nous. Que le Seigneur donne particulièrement aux détenus d’expérimenter son amour miséricordieux qui soigne les blessures et vainc le mal. Et ainsi aujourd’hui ensemble, exultons dans le jour de notre salut. En contemplant la crèche, fixons notre regard sur les bras ouverts de Jésus qui nous montrent l’étreinte miséricordieuse de Dieu, tandis que nous écoutons les vagissements de l’Enfant qui nous susurre: A cause de mes frères et de mes proches, je dirai Paix sur toi!''.

Messe de la nuit de Noël: Faire connaître le Prince de la paix


Cité du Vatican, 24 décembre 2015 (VIS). En la solennité de la Nativité, à 21 h 30' en la Basilique vaticane, le Pape François a présidé la messe de la nuit au cours de laquelle il a prononcé l'homélie suivante:

''En cette nuit, resplendit une grande lumière. Sur nous tous brille la lumière de la naissance de Jésus. Comme les paroles du prophète Isaïe que nous avons écoutées sont vraies et actuelles: Tu as prodigué la joie, tu as fait grandir l’allégresse! Notre cœur était déjà rempli de joie par l’attente de ce moment, mais maintenant, ce sentiment est multiplié et surabonde, parce que la promesse s’est accomplie, finalement elle s’est réalisée. Joie et allégresse nous assurent que le message contenu dans le mystère de cette nuit vient vraiment de Dieu. Il n’y a pas de place pour le doute; laissons-le aux sceptiques qui, pour interroger seulement la raison, ne trouvent jamais la vérité. Il n’y a pas de place pour l’indifférence qui domine dans le cœur de celui qui ne réussit pas à aimer parce qu’il a peur de perdre quelque chose. Toute tristesse est bannie, parce que l’Enfant Jésus est le véritable consolateur du cœur. Aujourd’hui, le Fils de Dieu est né: tout change. Le Sauveur du monde vient pour se faire participant de notre nature humaine; nous ne sommes plus seuls ni abandonnés. La Vierge nous offre son Fils comme principe d’une vie nouvelle. La lumière vient éclairer notre existence, souvent enfermée dans l’ombre du péché. Découvrons aujourd'hui d’une façon nouvelle qui nous sommes! En cette nuit, nous est rendu manifeste le chemin à parcourir pour rejoindre le but. Maintenant, toute peur et toute frayeur doivent cesser, parce que la lumière nous indique la route vers Bethléem. Nous ne pouvons demeurer inertes. Il ne nous est pas permis de rester arrêtés. Nous devons aller voir notre Sauveur déposé dans une mangeoire. Le motif de notre joie et allégresse est que cet enfant est né pour nous. Il nous est donné à nous, comme l’annonce Isaïe. A un peuple qui depuis deux mille ans parcourt toutes les routes du monde pour rendre chaque homme participant de cette joie, est confiée la mission de faire connaître le Prince de la paix et devenir son instrument efficace au milieu des nations. Quand nous entendons parler de la naissance du Christ, restons en silence et laissons parler cet Enfant; imprimons dans notre cœur ses paroles sans détourner notre regard de son visage. Si nous le prenons dans nos bras et si nous nous laissons embrasser par lui, il nous apportera la paix du cœur qui n’aura jamais de fin. Cet enfant nous enseigne quelle est la chose vraiment essentielle dans notre vie. Il naît dans la pauvreté du monde, parce qu’il n’y a pas de place à l’hôtellerie pour lui et sa famille. Il trouve abri et soutien dans une étable, et il est déposé dans une mangeoire pour animaux. Pourtant, de ce rien, émerge la lumière de la gloire de Dieu. A partir de là, pour les hommes au cœur simple, commence le chemin de la libération véritable et du rachat éternel".


"De cet enfant, qui porte imprimés sur son visage les traits de la bonté, de la miséricorde et de l’amour de Dieu le Père, jaillit pour nous tous, ses disciples, comme l’enseigne l’apôtre Paul, l’engagement à renoncer à l’impiété et à la richesse du monde, pour vivre de manière raisonnable, avec justice et piété. Dans une société souvent éprise de consommation et de plaisir, d’abondance et de luxe, d’apparence et de narcissisme, lui nous appelle à un comportement sobre, c’est à dire simple, équilibré, cohérent, capable de saisir et de vivre l’essentiel. Dans un monde qui est trop souvent dur avec le pécheur et mou avec le péché, il faut cultiver un fort sens de la justice, de la recherche et de la mise en pratique de la volonté de Dieu. Dans une culture de l’indifférence qui finit souvent par être impitoyable, que notre style de vie soit au contraire plein de piété, d’empathie, de compassion, de miséricorde, puisées chaque jour au puits de la prière. Comme pour les bergers de Bethléem, que nos yeux puissent aussi être pleins d’étonnement et d’émerveillement, contemplant dans l’Enfant-Jésus le Fils de Dieu. Et, devant lui, que jaillisse de nos cœurs l’invocation: Montre-nous, Seigneur, ta miséricorde, et donne-nous ton salut".

mercredi 23 décembre 2015

Autres actes pontificaux

Cité du Vatican, 23 décembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

Mgr.Pierantonio Pavanello, évêque de Adria-Rovigo (superficie 1.193, population 204.900, catholiques 198.500, prêtres 158, diacres 6, religieuses 147, religieux 54) en Italie. L'évêque élu, né en 1955, a été ordonné prêtre en 1982. Il était jusqu'ici Chancelier épiscopal et Vicaire judiciaire adjoint au Tribunal ecclésiastique régional du Triveneto et professeur de droit canonique, et depuis 2005, aumônier du Saint-Père. Il succède à Mgr.Lucio Soravito De Franceschi, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge.

L'Abbé François Touvet, évêque du diocèse de Châlons (superficie 6.501, population 265.000, catholiques 258.500, prêtres 76, diacres 17, religieux 56) en France. L'évêque élu, né en 1965 à Paris (France), a été ordonné prêtre en 1992. Il était jusqu'ici Vicaire général de Langres. Licencié en théologie, il a été Vicaire pastoral, aumônier diocésain, curé, Vicaire épiscopal et Vicaire général. Il succède à Mgr.Gibert Louis, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge.

Le Père João Muniz Alves, OFM, évêque prélat de Xingu (superficie 368.092, population 429.000, catholiques 330.000, prêtres 30, religieux 67) au Brésil. L'évêque élu, né en 1961 à Carema (Brésil), a prononcé ses vœux religieux en 1991 et été ordonné prêtre en 1993. Docteur en philosophie et en théologie morale, il était jusqu'ici Gardien de la communauté franciscaine à São Luís do Maranhão, Vicaire paroissial, formateur et professeur de théologie morale. Il succède à Mgr.Erwin Kräutler, CPPS, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge.


L'Abbé Justin Mulenga, évêque de Mpika (superficie 86.135, population 548.000, catholiques 133.511, prêtres 36, religieux 84) en Zambie. L'évêque élu, né en 1955 à Rosa Mission (aujourd'hui Nondo Parish, Zambie), a été ordonné prêtre en 1993. Il était jusqu'ici Coordinateur pastoral du diocèse de Kasama. Il a été Vicaire paroissial, économe général, curé, Vicaire épiscopal. Le diocèse de Mpika était vacant depuis 2012.

Avis

Cité du Vatican, 23 décembre 2015 (VIS). La diffusion du bulletin VIS reprendra lundi 4 janvier prochain, avec la couverture de la période allant du 24 décembre au 4 janvier 2016. Un Noël heureux pour chacun de nos lecteurs francophones.

mardi 22 décembre 2015

Autres actes pontificaux


Cité du Vatican, 22 décembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

Mgr.Rubén Antonio González Medina, CMF, Evêque de Ponce (superficie 2.045, population 628.300, catholiques 489.500, prêtres 112, diacres 102, religieux 257), à Porto Rico. Jusqu'ici Evêque de Caguas (Porto Rico), il succède à Mgr.Félix Láxaro Martínez, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge.

Le P.Gerard County, CSSP, Evêque de Kingstown (superficie 388, population 118.060, catholiques 102.000, prêtres 6, diacres 7, religieuses 10), à Saint Vincent and the Grenadines. L'Evêque élu, né en 1960 à Trinidad and Tobago (Inde), a prononcé ses voeux religieux en 1994 et a été ordonné prêtre en 1996. Il était jusqu'ici Provincial de son ordre au Mexique. Il a occupé diverses fonctions dans son ordre et a été curé de paroisse.
L'Abbé Claude Hamelin, Auxiliaire de l'Evêque de Saint-Jean Longueil (Canada). L'Evêque élu, né en 1952 à Sherington (Canada) et ordonné prêtre en 1977, était jusqu'ici Vicaire général de ce même diocèse. Licencié en théologie, il a été aumônier d'école, responsable diocésain pour le clergé et curé de paroisse.


Noël: rencontrer Jésus dans des lieux d'étonnement



Cité du Vatican, 21 décembre 2015 (VIS). Dimanche après-midi, quatrième dimanche de l'Avent, le Saint-Père a récité l'angélus avec les fidèles présents Place St.Pierre. Parmi eux, se trouvaient un nombre importants d'enfants des oratoires venus apporter les Enfants-Jésus de leurs crèches pour les faire bénir. Le Pape a expliqué que pour bien fêter Noël, nous sommes appelés à nous arrêter sur les lieux de l'étonnement. "Quels sont ces lieux de l'étonnement dans la vie quotidienne?", a demandé le Saint-Père. "Il y en a trois. Le premier est l'autre, dans lequel nous devons reconnaître un frère, parce que depuis la Nativité de Jésus, chaque visage porte sur lui la ressemblance avec le Fils de Dieu. Surtout quand il s'agit du visage d'un pauvre, parce que c'est pauvre que le Seigneur est entré dans le monde, et par les pauvres, avant tout, qu'il s'est laissé approcher". Le deuxième lieu est l'étonnement de l'histoire. "Nous croyons souvent la voir du bon côté, et nous risquons, au contraire, de la lire à l'envers. Cela arrive, par exemple, quand celle-ci semble déterminée par l'économie de marché, régulée par la finance et les affaires, dominée par les puissants du moment. Le Dieu de Noël est, au contraire, un Dieu qui brouille les cartes". "Le troisième lieu d'étonnement est l'Eglise -a-t-il poursuivi-. La regarder avec l'étonnement de la foi signifie ne pas se limiter à la considérer seulement comme une institution religieuse, qu'elle est, mais de la sentir comme une Mère qui, sous les tâches et les rides, nous en avons tant, laisse transparaître les traits de l'Epouse aimée et purifiée par le Christ Seigneur. Une Eglise qui sait reconnaître les nombreux signes d'amour fidèle que Dieu lui envoie continuellement. Une Eglise pour laquelle le Seigneur Jésus ne sera jamais une possession à défendre jalousement, ceux qui font cela se trompent, mais toujours Celui qui vient à sa rencontre et qu'elle sait attendre avec confiance et avec joie, donnant voix à l'espérance du monde. L'Eglise qui appelle le Seigneur: Viens, Seigneur Jésus. L'Eglise mère qui a toujours les portes grandes ouvertes et les bras ouverts pour accueillir tout le monde. Une Eglise mère qui va au-delà de ses portes pour chercher avec son sourire de mère toutes les personnes éloignées et les conduire à la miséricorde de Dieu. C'est cela l'étonnement de Noël! A Noël, Dieu se donne tout à nous en donnant son Fils, l'Unique, qui est toute sa joie. C'est seulement avec le cœur de Marie, l'humble et pauvre fille de Sion, devenue Mère du Fils du Très-Haut, qu'il est possible d'exulter et de se réjouir pour le grand don de Dieu et pour son imprévisible surprise... La rencontre avec Jésus nous fera aussi ressentir ce grand étonnement. Mais nous ne pourrons avoir cet étonnement, nous ne pourrons rencontrer Jésus, si nous ne le rencontrons pas chez les autres, dans l'histoire et dans l'Eglise".

En chemin vers l'arrêt des violences au Moyen Orient


Cité du Vatican, 21 décembre 2015 (VIS). Au terme de l'angélus, le Pape a dit quelques mots sur les récents accords qui ont été conclus au Moyen Orient par la communauté internationale. "Je vous encourage tous -a-t-il dit- à poursuivre dans un élan généreux, le chemin vers la cessation des violences et une solution négociée qui conduise à la paix". Le Pape a également mentionné la situation en Lybie, "où le récent engagement pris par les parties pour un gouvernement d'unité nationale invite à l'espérance pour l'avenir". Il a affirmé son souhait de soutenir "l'engagement de collaboration auquel sont appelés le Costa Rica et le Nicaragua. J'espère qu'un renouveau spirituel de fraternité renforcera ultérieurement le dialogue et la coopération réciproque, ainsi qu'entre tous les pays de la région".


Le Pape a aussi évoqué la population de l'Inde qui a souffert ces derniers jours de graves dommages causés par des inondations violentes et a invité à réciter un Je vous salue Marie pour ces frères. Enfin, il a salué les personnes présentes et en particulier les enfants qui ont apporté l'Enfant-Jésus de leurs crèches pour que le Pape les bénisse. "Chers enfants, écoutez bien: quand vous prierez devant votre crèche, souvenez-vous aussi de moi, comme moi je me souviens de vous".

lundi 21 décembre 2015

Voeux de Noël à la Curie Romaine


Cité du Vatican, 21 décembre 2015 (VIS). Comme à l’accoutumée, le Saint-Père a reçu ce matin la Curie Romaine pour l'échange des voeux de Noël, s'adressant aux chefs de dicastères et aux prélats après le salut du Cardinal Doyen Angelo Sodano. Reprenant le fil de son discours de l'an dernier, dans lequel il avait souligné "deux aspects importants et inséparables du travail curial, le professionnalisme et le service. "L’an passé, pour nous préparer au sacrement de la Réconciliation, nous avons cité quelques tentations et maladies curiales pouvant frapper chacun, curie, communauté, congrégation, paroisse et mouvement ecclésial. Ce sont des maladies qui demandent prévention, vigilance, soin et, malheureusement dans certains cas, interventions douloureuses et prolongées. Certaines de ces maladies se sont manifestées au cours de cette année, causant beaucoup de douleur à tout le corps et blessant beaucoup d’âmes. Il semble juste d’affirmer que cela a été et le sera toujours l’objet d’une sincère réflexion et de mesures déterminantes. La réforme ira de l’avant avec détermination, lucidité et résolution, parce que Ecclesia Semper Reformanda. Toutefois, les maladies et même les scandales ne pourront pas cacher l’efficacité des services que la Curie Romaine avec effort, avec responsabilité, avec engagement et dévouement, rend au Pape et à toute l’Eglise. C'est une vraie consolation. Saint Ignace enseignait que c'est le propre du mauvais esprit de tourmenter, de causer de la tristesse, d'élever des obstacles, de troubler par de fausses raisons, afin d’empêcher de progresser; au contraire, c'est le propre du bon esprit de donner courage et forces, consolations et larmes, inspirations et sérénité, diminuant et écartant toute difficulté, afin d’avancer sur le chemin du bien".

"Ce serait une grande injustice de ne pas exprimer une vive gratitude et un juste encouragement à toutes les personnes saines et honnêtes qui travaillent avec dévouement, dévotion, fidélité et professionnalisme, offrant à l’Eglise et au Successeur de Pierre le réconfort de leur solidarité et de leur obéissance ainsi que de leurs prières généreuses. De plus, les résistances, les fatigues et les chutes des personnes et des ministres sont aussi des leçons et des occasions de croissance, et jamais de découragement. Ce sont des opportunités pour revenir à l’essentiel qui consiste à faire le point avec la conscience que nous avons de nous-mêmes, de Dieu, du prochain, du Sensus Ecclesiae et du Sensus Fidei. De ce revenir à l’essentiel je voudrais vous parler aujourd’hui alors que nous sommes au début du pèlerinage de l’Année sainte de la Miséricorde, ouverte il y a peu, et qui représente pour elle et pour nous tous un fort appel à la gratitude, à la conversion, au renouveau, à la pénitence et à la réconciliation. En réalité, Noël est la fête de la miséricorde infinie de Dieu". Pour saint Augustin, quelle miséricorde saurait l'emporter sur celle qui a fait descendre du ciel le Créateur et lui a fait revêtir un corps. "Donc, dans le contexte de cette Année de la Miséricorde et de la préparation à Noël, je voudrais vous présenter une aide pratique pour pouvoir vivre fructueusement ce temps de grâce. Il s’agit d’un catalogue des vertus nécessaires non-exhaustif, pour qui prête service à la Curie et pour tous ceux qui veulent rendre féconde leur consécration ou leur service à l’Eglise. J’invite donc les chefs de dicastères et les autres supérieurs à l’approfondir, à l’enrichir et à le compléter. C’est une liste qui part d’une analyse acrostiche de la parole Miséricorde, afin qu’elle soit notre guide et notre phare:
1.Le caractère Missionnaire et pastoral. Le caractère missionnaire est ce qui rend, et montre la Curie fructueuse et féconde. Elle est la preuve de la vigueur, de l’efficacité et de l’authenticité de notre action. La foi est un don, mais la mesure de notre foi se prouve aussi par la capacité que nous avons de la communiquer. Chaque baptisé est missionnaire de la Bonne Nouvelle avant tout par sa vie, par son travail et par son témoignage joyeux et convaincu. Le caractère pastoral sain est une vertu indispensable spécialement pour chaque prêtre. C’est l’engagement quotidien à suivre le Bon Pasteur qui prend soin de ses brebis et donne sa vie pour sauver la vie des autres. C’est la mesure de notre activité curiale et sacerdotale. Sans ces deux ailes nous ne pourrons jamais voler et ni atteindre la béatitude du serviteur fidèle.
2.Aptitude et sagacité. L’aptitude demande l’effort personnel d’acquérir les qualités nécessaires et requises pour exercer au mieux ses propres tâches et activités, avec l’intelligence et l’intuition. Elle s’oppose aux recommandations et aux faveurs. La sagacité est la rapidité d’esprit à comprendre et à affronter les situations avec sagesse et créativité. Aptitude et sagacité représentent aussi la réponse humaine à la grâce divine, quand chacun de nous suit ce célèbre dicton: Tout faire comme si Dieu n’existait pas et, ensuite, laisser tout à Dieu comme si je n’existais pas. C’est le comportement du disciple qui s’adresse au Seigneur tous les jours avec ces paroles de la belle prière attribuée à Clément XI: Guide-moi par ta sagesse, soutiens-moi par ta justice. Encourage-moi par ta bonté, protège-moi par ta puissance. Je t’offre, ô Seigneur mes pensées pour qu’elles soient dirigées vers toi, mes paroles pour qu’elles soient de toi, mes actions, pour qu’elles soient selon toi, mes tribulations pour qu’elles soient pour toi.
3.Spiritualité et humanité. La spiritualité est la colonne vertébrale de tout service dans l’Eglise et dans la vie chrétienne. Elle est ce qui nourrit toute notre conduite, la soutient et la protège de la fragilité humaine et des tentations quotidiennes. L’humanité est ce qui incarne la véridicité de notre foi. Celui qui renonce à son humanité renonce à tout. L’humanité est ce qui nous rend différents des machines et des robots qui n’entendent pas et ne s’émeuvent pas. Quand il nous est difficile de pleurer sincèrement ou de rire franchement, alors notre déclin a commencé ainsi que notre processus de transformation d’hommes en autre chose. L’humanité c’est savoir montrer tendresse et familiarité, courtoisie avec tous. Spiritualité et humanité, tout en étant des qualités innées, sont toutefois des potentialités à réaliser entièrement, à atteindre continuellement et à manifester quotidiennement.
4.Exemplarité et fidélité. Paul VI avait rappelé à la Curie sa vocation à l’exemplarité. Exemplarité pour éviter les scandales qui blessent les âmes et menacent la crédibilité de notre témoignage. Fidélité à notre consécration, à notre vocation, rappelant toujours les paroles du Christ: Qui est fidèle en très peu de chose est fidèle aussi en beaucoup, et qui est malhonnête en très peu est malhonnête aussi en beaucoup. Et: Mais si quelqu'un doit scandaliser l'un de ces petits qui croient en moi, il serait préférable pour lui de se voir suspendre autour du cou une de ces meules que tournent les ânes et d'être englouti en pleine mer. Malheur au monde à cause des scandales! Il est fatal, certes, qu'il arrive des scandales, mais malheur à l'homme par qui le scandale arrive!
5.Rationalité et amabilité. La rationalité sert à éviter les excès émotifs et l’amabilité à éviter les excès de la bureaucratie et des programmations et planifications. Ce sont des talents nécessaires pour l’équilibre de la personnalité: L'ennemi considère attentivement si une âme est grossière, ou si elle est délicate. Si elle est grossière, il tâche de la rendre délicate à l'extrême pour la jeter plus facilement dans le trouble et l'abattre. Tout excès est l’indice de quelque déséquilibre.
6.Innocuité et détermination. L’innocuité qui nous rend prudents dans le jugement, capables de nous abstenir d’actions impulsives et précipitées. C’est la capacité de faire émerger le meilleur de nous-mêmes, des autres et des situations en agissant avec attention et compréhension. C’est faire aux autres ce que tu voudrais qu’il te soit fait. La détermination c’est agir avec une volonté résolue, avec une vision claire et dans l’obéissance à Dieu, et seulement pour la loi suprême de la Salus Animarum.
7.Charité et vérité. Deux vertus indissolubles de l’existence chrétienne: Faire la vérité dans la charité et vivre la charité dans la vérité, au point que la charité sans vérité devient idéologie d’un bonnisme destructeur et la vérité sans charité devient justice aveugle.
8.Honnêteté et maturité. L’honnêteté est la rectitude, la cohérence et le fait d’agir avec sincérité absolue avec soi-même et avec Dieu. Celui qui est honnête n’agit pas avec droiture seulement sous le regard du surveillant ou du supérieur, celui qui est honnête ne craint pas d’être surpris, parce qu’il ne trompe jamais celui qui lui fait confiance. Celui qui est honnête ne se comporte jamais en maître sur les personnes ou sur les choses qui lui ont été confiées à administrer, comme le mauvais serviteur. L’honnêteté est la base sur laquelle s’appuient toutes les autres qualités. La maturité vise à atteindre l’harmonie entre nos capacités physiques, psychiques et spirituelles. Elle est le but et l’aboutissement d’un processus de développement qui ne finit jamais et qui ne dépend pas de l’âge que nous avons.
9.Déférence et humilité. La déférence est le talent des âmes nobles et délicates, des personnes qui cherchent toujours à montrer un respect authentique envers les autres, de leur propre rôle, envers les supérieurs, les subordonnés, les dossiers, les papiers, le secret et la confidentialité, les personnes qui savent écouter attentivement et parler poliment. L’humilité, de son côté, est la vertu des saints et des personnes remplies de Dieu qui, plus elles acquièrent de l’importance, plus grandit en elles la conscience de n’être rien et de ne rien pouvoir faire sans la grâce de Dieu.
10.Générosité et attention. Plus nous avons confiance en Dieu et dans sa providence plus nous sommes généreux d’âme et plus nous sommes ouverts à donner, sachant que plus on donne plus on reçoit. En réalité il est inutile d’ouvrir toutes les Portes Saintes de toutes les basiliques du monde si la porte de notre cœur est fermée à l’amour, si nos mains sont fermées à donner, si nos maisons sont fermées à héberger, si nos églises sont fermées à accueillir. L’attention c’est soigner les détails et offrir le meilleur de nous-mêmes, et ne jamais baisser la garde sur nos vices et nos manques. Saint Vincent de Paul priait ainsi: Seigneur aide-moi à m’apercevoir tout de suite de ceux qui sont à côté de moi, de ceux qui sont inquiets et désorientés, de ceux qui souffrent sans le montrer, de ceux qui se sentent isolés sans le vouloir.
11.Impavidité et promptitude. Etre impavide signifie ne pas se laisser effrayer face aux difficultés comme Daniel dans la fosse aux lions, comme David face à Goliath, cela signifie agir avec audace et détermination et sans tiédeur comme un bon soldat. Cela signifie savoir faire le premier pas sans tergiverser, comme Abraham et comme Marie. De son côté, la promptitude c’est savoir agir avec liberté et agilité sans s’attacher aux choses matérielles provisoires. Le Psaume 61 dit: Aux richesses quand elles s’accroissent n’attachez pas votre cœur. Etre prompt veut dire être toujours en chemin, sans jamais s’alourdir en accumulant des choses inutiles et en se fermant sur ses propres projets et sans se laisser dominer par l’ambition.
12.Fiabilité et sobriété. Celui qui est fiable est celui qui sait maintenir ses engagements avec sérieux et crédibilité quand il est observé mais surtout quand il se trouve seul. C’est celui qui répand autour de lui un climat de tranquillité parce qu’il ne trahit jamais la confiance qui lui a accordée. La sobriété...est la capacité de renoncer au superflu et de résister à la logique consumériste dominante. La sobriété est prudence, simplicité, concision, équilibre et tempérance. La sobriété c’est regarder le monde avec les yeux de Dieu et avec le regard des pauvres et de la part des pauvres. La sobriété est un style de vie, qui indique le primat de l’autre comme principe hiérarchique et exprime l’existence comme empressement et service envers les autres. Celui qui est sobre est une personne cohérente et essentielle en tout, parce qu’elle sait réduire, récupérer, recycler, réparer, et vivre avec le sens de la mesure".

"La miséricorde n’est pas un sentiment passager, mais elle est la synthèse de la Bonne Nouvelle, elle est le choix de celui qui veut avoir les sentiments de Jésus, de celui qui veut suivre sérieusement le Seigneur qui nous demande d'être miséricordieux comme le Père. La miséricorde serait-elle scandale pour la justice, folie pour l’intelligence, consolation pour nous qui avons une dette? La dette d’exister, la dette d’être aimés se paie seulement par la miséricorde. Donc, que la miséricorde guide nos pas, inspire nos réformes, éclaire nos décisions. Qu’elle soit la colonne vertébrale de notre action. Qu’elle nous enseigne quand nous devons avancer et quand nous devons faire un pas en arrière. Qu’elle nous fasse lire la petitesse de nos actions dans le grand projet de salut de Dieu et dans la majesté et le mystère de son œuvre. Pour nous aider à comprendre cela, laissons-nous fasciner par la splendide prière communément attribuée au bienheureux Oscar Arnulfo Romero, mais qui a été prononcée pour la première fois par le Cardinal John Dearden:
Il est bon parfois de prendre du recul et de regarder derrière soi.
Le Royaume n’est pas seulement au-delà de nos efforts, il est aussi au-delà de notre regard.
Durant notre vie, nous n’arrivons à accomplir qu’une petite partie de cette entreprise magnifique qui est l’œuvre de Dieu.
Rien de ce que nous faisons n’est complet.
C’est dire que le Royaume se trouve toujours au-delà de nous-mêmes.
Aucune affirmation ne dit tout ce que l’on peut dire.
Aucune prière n’exprime complètement la foi.
Aucun credo n’apporte la perfection.
Aucune visite pastorale n’apporte avec elle toutes les solutions.
Aucun programme n’accomplit pleinement la mission de l’Eglise.
Aucun but ni objectif n’atteint la plénitude.
Voilà de quoi il s’agit:
Nous semons des graines qui un jour germeront.
Nous arrosons les graines déjà plantées sachant que d’autres en prendront soin.
Nous posons les bases de ce qui se développera.
Nous mettons le levain qui multipliera nos capacités.
Nous ne pouvons pas tout faire, mais commencer nous apporte un sentiment de libération.
Cela nous donne la force de faire quelque chose, et de la faire bien.
Cela peut rester incomplet, mais c’est un début, un pas sur un chemin.
Une opportunité pour que la grâce de Dieu entre et fasse le reste.
Nous pouvons ne jamais voir son achèvement, mais c’est la différence entre le contremaître et l’ouvrier.
Nous sommes des ouvriers, non pas des contremaîtres, des serviteurs, non pas le messie.

Nous sommes les prophètes d’un avenir qui ne nous appartient pas".

Audience au personnel du Vatican


Cité du Vatican, 21 décembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin le personnel du Vatican (Curie et Etat) pour le voeux de Noël. Tout d'abord, a-t-il dit, "je voudrais vous remercier pour votre travail, pour l'effort que vous mettez à bien l'accomplir, même quand il n'y a aucune reconnaissance. Je tiens à remercier en particulier ceux d'entre vous qui pendant tant d'années font le même type de travail, un travail souvent caché... Certes c'est tout simplement faire son devoir... Mais parfois nous avons besoin d'un encouragement... Merci! Allons de l'avant, dans les différents domaines d'activité, travaillons ensemble, avec patience, en essayant de s'entraider... Je tiens également à vous demander pardon pour les scandales qui se sont produits au Vatican. Mais je souhaite que, surtout en ces jours, nous prions tous pour les personnes impliquées, parce que ceux qui ont fait le mal doivent se repentir et retrouver le droit chemin".


"Il y a une autre chose que je veux vous dire, peut-être plus importante: Prenez soin de votre famille, de vos enfants... Le mariage est comme une plante, non comme une armoire placard dans la chambre, dans laquelle on fait la poussière de temps en temps. C'est une réalité vivante qui doit être soignée chaque jour: Comment va-t-il, a-t-il besoin d'eau, et ainsi de suite. La vie de couple ne doit jamais être tenu pour acquise, à aucun stade de la vie de famille. Le cadeau le plus précieux sont les enfants, qui ne sont pas des choses, mais l'objet de l'amour de leurs parents. Et en plus de l'amour des parents envers leurs enfants, il doit y avoir l'amour réciproque des parents de l'autre, qui...fait tant de bien à la vie conjugale comme aux enfants. Donc, tout d'abord cultiver la «plante» du mariage, que vous êtes marié, et en même temps prendre soin de la relation avec vos enfants, même ici, se concentrant davantage sur la relation humaine que sur les choses. Nous comptons sur la miséricorde, dans les relations quotidiennes avec autrui, entre mari et femme, entre parents et enfants, frères et sœurs, sans oublier les grands-parents. Le Jubilé doit aussi être vécu dans l'église domestique, non seulement dans les grands événements! En effet, Dieu aime ceux qui pratiquent la miséricorde dans les circonstances ordinaires.... Faîtes l'expérience de la joie de la miséricorde à partir de votre famille. Transmettez mes salutations et mes meilleurs vœux à vos proches, aux personnes âgées et aux malades". Après avoir renouvelé ses excuses pour les récents scandales dévoilés, il a demandé de continuer prier pour lui. 

Les chemins de fer italiens solidaires avec les pauvres


Cité du Vatican, 19 décembre 2015 (VIS). "L'histoire des Chemins de fer italiens montre une attention particulière à l'égard des plus pauvres, à travers différentes initiatives de solidarité, passées et récentes", a rappelé le Pape François qui recevait ce matin sept mille employés de ce secteur, évoquant aussi parmi ces travailleurs, ceux qui ont perdu la vie pendant la construction du réseau ferroviaire du pays, et souhaitant que des incidents de ce type ne se reproduisent plus. Parmi les initiatives de solidarité des Chemins de fer italiens, on trouve des centres d'aide, sortes d'antennes permettant à ceux qui se trouvent en difficulté de trouver écoute, secours et assistance. "Nous aurions tous besoin de ces antennes qui nous permettent de capter les signaux de ce qui se passe autour de nous, pour réussir à percevoir les souffrances des autres, sans rester insensibles. Ces guichets sont un moyen par lequel les Chemins de fer veulent contribuer à garder le pays uni, non seulement d'un point de vue géographique, mais aussi sur le plan social". Une autre initiative notable est le centre d'accueil de la Gare Termini à Rome, dédiée à Don Luigi Di Liegro, fondateur de la Caritas de Rome".

"Cette structure accueille quotidiennement des centaines de personnes et se prépare à un service d'accueil diurne pour recevoir les gens qui cherchent refuge: "Que l'Année sainte, qui a commencé depuis quelques jours, nous enseigne cela avant tout, et imprime dans notre esprit et dans notre cœur que la miséricorde est la première et vraie médecine pour l'homme, dont chacun a vraiment besoin. Celle-ci s'écoule de façon continue et surabondante de Dieu, mais nous devons aussi être capables de la donner les uns aux autres, pour que chacun puisse vivre en plénitude son humanité. C'est à cela justement que nous appellent les portes saintes, qui sont ouvertes ces jours-ci dans tous les diocèses du monde. Celle du centre d'accueil de la Gare Termini est devenue porte sainte de la charité. Qui la franchit avec amour trouvera pardon et consolation et sera poussé à donner et à se donner avec plus de générosité, pour son salut et celui de ses frères. Laissons-nous tous renouveler par le passage de cette porte spirituelle, de façon à en marquer intérieurement notre vie. Laissons-nous entrainer par le Jubilé de la miséricorde, afin de renouveler le tissu de notre société, en la rendant plus juste et solidaire".


Au terme de l'audience, le Pape a évoqué la dernière monographie de la collection L'Italie du train, qui s'intitule Jubilé, consacrée aux voyages des papes en train. Il a enfin souhaité que l'estime qui lie les Chemins de fer au Pape soit renforcée, pour que l'Italie et tous les pays du monde deviennent des "réseaux solidaires, plus authentiquement humains, davantage capables de se réjouir de l'amour de Dieu et de la communion réciproque".

Le Pape ouvre la Porte Sainte de la charité près de la Gare Termini à Rome


Cité du Vatican, 19 décembre 2015 (VIS). Hier après-midi, le Pape François a ouvert une autre porte sainte qui n'est pas celle d'une église ni d'une cathédrale. Il s'agit de la porte d'entrée du centre d'accueil de la Caritas à la Gare Termini de Rome, où les personnes les plus fragiles de la société sont accueillies et aidées. Cette porte de l'auberge qui porte le nom de son fondateur, Don Luigi Di Liegro, s'appelle désormais porte de la charité, et après l'avoir passée, le Pape a rencontré dans la salle à manger consacrée à Jean-Paul II, près de 200 personnes qui l'attendaient, accompagnés des volontaires du centre. Il a ensuite célébré la messe et dit dans son homélie que le chemin du salut ne passe pas par le pouvoir et que le Ciel ne s'achète pas avec de l'argent: "Dieu vient nous sauver, et ne trouve pas meilleure manière de le faire que de marcher avec nous, de vivre notre vie. Au moment de choisir la façon de faire sa vie, il ne choisit pas une grande ville ou un empire, il ne choisit pas une princesse, une comtesse comme mère, une personne importante, il ne choisit pas un palais luxueux. Il semble que tout ait été fait intentionnellement presque caché. Marie était une jeune fille qui n'avait pas plus de 16-17 ans, dans un village perdu des périphéries de l'empire romain. Personne ne connaissait ce village , sûrement. Joseph était un jeune homme qui l'aimait et voulait l'épouser, un menuisier qui gagnait son pain quotidien, en toute simplicité, discrètement. Même la répudiation... parce qu'ils étaient fiancés, et dans un village aussi petit, vous savez comment vont les commérages, et Joseph s'aperçoit qu'elle était enceinte, mais il était juste. Tout en secret, malgré la calomnie et les commérages. L'ange explique à Joseph le mystère: Ce fils que ta fiancé porte en elle est l'œuvre de Dieu, il est l'œuvre de l'Esprit. Et quand Joseph se réveille, il fait ce que lui avait ordonné l'ange du Seigneur. Il va retrouver Marie et la prend pour épouse. Mais tout dans le secret, humblement. Les grandes villes du monde ne savent pas cela. Ainsi, Dieu est parmi nous. Si tu veux trouver Dieu, cherche-le dans l'humilité, dans la pauvreté, cherche-le où il est caché: parmi les nécessiteux, les malades, les affamés, les prisonniers".


"Quand Jésus nous parle de la vie, il nous explique aussi comment sera notre jugement. Il ne dira pas: Toi, viens avec moi parce que...tu es un bienfaiteur de l'Eglise... Non. L'entrée au ciel ne se paie pas avec de l'argent. Il ne dira pas: Tu es très important, tu as beaucoup étudié et tu as eu de nombreuses décorations, viens au ciel. Non. Les distinctions n'ouvrent pas la porte du ciel. Que nous dira Jésus pour nous ouvrir la porte du ciel? J'étais affamé et tu m'as donné à manger, j'étais sans logis et tu m'as donné une maison, j'étais malade et tu es venu me voir, j'étais en prison et tu es venu me visiter. Jésus est l'humilité. L'amour de Jésus est grand. C'est pourquoi aujourd'hui, en ouvrant cette porte sainte, je voudrais que l'esprit Saint ouvre le cœur de tous les Romains, et leur fasse voir quelle est la route du salut. Ce n'est pas le luxe, ce n'est pas la route des grandes richesses, ce n'est pas la route du pouvoir. C'est la route de l'humilité. Et si les plus pauvres, les malades, les prisonniers, Jésus dit aussi, les plus grands pécheurs, s'ils se repentent, ils nous précéderont au Ciel. Ils ont la clef. Celui qui fait la charité est celui qui se laisse embrasser par la miséricorde du Seigneur... Aujourd'hui, nous ouvrons cette porte et nous demandons deux choses. D'abord, que le Seigneur ouvre la porte de notre cœur, à tous. Nous en avons tous besoin, nous sommes tous pécheurs, nous avons tous besoin d'entendre la Parole du Seigneur et que la Parole du Seigneur vienne. Deuxièmement, que le Seigneur nous fasse comprendre que la route de la présomption, des richesses, de la vanité, de l'orgueil, n'est pas la voie du salut. Que le Seigneur nous fasse comprendre que sa caresse de Père, sa miséricorde, son pardon, est là quand nous nous rapprochons de ceux qui souffrent, des laissés-pour-compte de la société. Jésus est là. Que cette porte, qui est la porte de la charité, où sont aidés tant de personnes, de marginaux, nous fasse comprendre qu'il serait beau que chacun de nous aussi, chaque Romain, tous les Romains, se sente mis à l'écart et ressente le besoin de l'aide de Dieu. Aujourd'hui, nous prions pour Rome, pour tous les habitants de Rome, pour tous, à commencer par moi, pour que le Seigneur nous donne la grâce de nous sentir mis à l'écart, parce que nous n'avons aucun mérite. Lui seul nous donne sa miséricorde et sa grâce. Et pour nous approcher de cette grâce, nous devons nous rapprocher des marginaux, des pauvres, de ceux qui en ont le plus besoin, parce que c'est sur cela que nous serons tous jugés. Que le Seigneur aujourd'hui, par l'ouverture de cette porte, donne cette grâce à tout Rome, à chaque habitant de Rome, pour pouvoir aller de l'avant dans cette étreinte de la miséricorde, où le père prend le fils blessé, mais le blessé est le père: Dieu est blessé d'amour, et c'est pour cela qu'il est capable de tous nous sauver. Que le Seigneur nous donne cette grâce".

Audiences


Cité du Vatican, 21 décembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin Mgr.Vicenzo Pisanello, Evêque d'Oria (Italie).

Samedi dernier, 19 décembre, il avait reçu:

Le Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les évêques.

Mgr.Salvatore Pennacchio, Nonce apostolique en Inde et au Népal.


Mgr.Nikola Eterovic, Nonce apostolique en Allemagne.

Autres actes pontificaux


Cité du Vatican, 21 décembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

M.Stefano D'Agostini (Italie), Directeur du Centre de Télévision Vatican. Il était jusqu'ici Responsable technique du CTV.

M.Gregory Burke (USA), Vice Directeur de la Salle de Presse à compter du 1 février prochain. Il était jusqu'ici Conseiller pour la communication près la Secrétairerie d'Etat.

Hier 20 décembre, il avait accepté la renonciation pour limite d'âge de Mgr.Dominic Mai Luong à l'office pastoral d'Auxiliaire de l'Evêque d'Orange (USA).

Samedi dernier, 19 décembre, il avait nommé:

Le P.Joseph Raja Rao Thelegathoti, SMM, Evêque de Vijayawada (superficie 8.374, population 5.898.011, catholiques 283.062, prêtres 229, religieux 1.132), en Inde. L'Evêque élu, né en 1952 à Peddautapally (Inde), a prononcé ses voeux religieux et a été ordonné prêtre en 1980. Il était jusqu'ici Provincial de son ordre à Bangalore (Inde). Licencié en théologie, il a été recteur de petit séminaire et occupé diverses fonctions dans son ordre.
Mgr.Leszek Lesziewicz, Auxiliaire de l'Evêque de Tarnów (Pologne). L'Evêque élu, né en 1970 à Gorlice (Pologne) et ordonné prêtre en 1996, était jusqu'ici vicaire diocésain et curé de la paroisse St.Nicolas de Bochnia. Il a été missionnaire en Equateur, Vice Directeur du département des missions de ce même diocèse, Préfet du grand séminaire diocésain et gardien du sanctuaire marial local.

Mgr.Paul Tighe (Irlande), Secrétaire Adjoint du Conseil pontifical pour la culture, qu'il élève à la dignité épiscopale. Il était jusqu'ici Secrétaire du Conseil pontifical pour les communications sociales.

Le Cardinal Vinko Puljic, Archevêque de Vrhbosna (Bosnie - Herzégovine), son Envoyé spécial au XVII centenaire du martyr de saint Blaise (Dubrovnik, Croatie, 3 février 2016) et au 600 anniversaire de la ligue ragusaine contre le commerce des esclaves.


Mgr.Zygmunt Zimowski, Président du Conseil pontifical pour la pastorale de la santé, son Envoyé spécial à la XXIV Journée mondiale du malade (Nazareth, Palestine, 11 février 2016).  

vendredi 18 décembre 2015

Le Seigneur n'impose rien par la force


Cité du Vatican, 18 décembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin les délégations des communes bavaroises de Hirschau, Schnaittenbach et Freudenberg qui ont offert le sapin de Noël dressé Place St.Pierre, celle de la province autonome de Trente (Italie) qui, avec le diocèse, a fourni la crèche monumentale, et de la fondation Lene Thun de Bozen-Bolzano, qui a pris en charge les décorations. Après avoir rappelé que les voeux symbolisés par ces décorations de Noël sont déposés devant la mangeoire de Bethléem, le Pape a dit que l'Enfant Jésus est venu habiter parmi nous non pour y être de passage ou partager un peu de notre temps, mais pour partager notre vie et recevoir nos voeux. Aujourd'hui comme hier il entend vivre avec et pour nous. Notre monde, qui à Noël devient le sien, lui tient à coeur. C'est ce que la crèche nous rappelle. Dans son immense miséricorde, Dieu s'est penché sur l'humanité pour demeurer à ses côtés. La crèche nous dit que le Seigneur n'impose rien par la force. Il n'a pas changé l'histoire de façon grandiose pour nous sauver mais est venu en toute simplicité et humilité... Les sources franciscaines témoignent de ce que saint François voulait que la crèche fasse voir et exprime l'absence de ce qui est nécessaire à un nouveau-né. Mais la crèche, qui exprime aussi l'honneur de la simplicité, exalte la pauvreté et salue la pauvreté et l'humilité. Devant elle il nous faut admirer la miséricorde divine incarnée afin d'attendrir nos regards et solliciter nos coeurs... N'est-il pas beau que la crèche contienne un personnage qui s'incline pour aider un vieillard! Il ne se contente pas de contempler Dieu mais l'imite en étant miséricordieux envers qui est dans le besoin. 

Promulgation de décrets


Cité du Vatican, 18 décembre 2015 (VIS). A la suite de l'audience accordée hier après-midi au Cardinal Angelo Amato, SDB, Préfet de la Congrégation pour les causes des saints, le Pape a ordonné la promulgation des décrets relatifs:

Au miracle attribué à l’intercession de la bienheureuse Mère Teresa de Calcutta (Agnes Gonxha Bojaxhiu: 1910 - 1997), religieuse albanaise (né en Macédoine sous l'empire ottoman), fondatrice des Missionnaires de la Charité.

Aux vertus héroïques:

du serviteur de Dieu Giuseppe Ambrosoli, prêtre combonien italien (1923 - 1987).

du serviteur de Dieu Adolfo (Leonardo Lanzuela Martínez: 1894 - 1976), religieux espagnol, frère des Ecoles chrétiennes.


du serviteur de Dieu Heinrich Hahn, laïc allemand (1800 - 1882).

Migrants et réfugiés, menace ou opportunité?




Cité du Vatican, 18 décembre 2015 (VIS). Migrants et réfugiés, menace ou opportunité?'', tel est thème de la XIII réunion de la Commission bilatérale Grand Rabbinat d'Israël Commission du Saint-Siège pour les relations religieuses avec l'hebraïsme juifs, tenue à Jérusalem près la Konrad Adenauer Stiftung. A la suite de quoi a été publiée une déclaration conjointe qui s'ouvre par une évocation du Cardinal Jorge Mejia, qui est décédé récemment, et des voeux de prompt rétablissement du premier Co-Président le Grand Rabbin Shear Yashuv Cohen. La délégation juive a exprimé sa satisfaction du nouveau document Les dons et l'appel de Dieu sont irrévocables, diffusé par la Commission pontificale à l'occasion du cinquantième anniversaire de la déclaration de Vatican II Nostra Aetate. C'est , à l'attention des fidèles catholiques, une réflexion théologique sur la relation de l'Eglise avec le peuple juif. Conduite par le Rabbin Rasson Arousi et le Cardinal Peter Kodwo Appiah Turkson, Président du Conseil pontifical Iustitia et Pax, la réunion s'est principalement penchée sur la crise humanitaire posé au monde par l'exode de centaines de milliers de réfugiés qui demandent l'asile. Elle a aussi abordé un certain nombre de questions comme le dilemme entre l'obligation d'accepter et d'aimer l'étranger comme soi-même, ou les responsabilités de la société et de la communauté, la mission religieuse spécifique, le défi de l'émigration, qui pose une question sur l'existence humaine, sur l'expérience et les exigences morales de respecter la dignité humaine. Au cours de la réunion, il a été rappelé que les juifs et les chrétiens sont appelés à faire face à ces problèmes et à faire tous les efforts possibles pour veiller à ce que le caractère divin à l'image de la personne soit respecté et promu parmi les populations migrantes et réfugiées. De même, juifs et les chrétiens devraient considérer les immigrés comme une ressource, comme porteurs d'un potentiel de contribution à la croissance et au développement positif de la société. Enfin, la Commission a pris connaissance des efforts israéliens pour remédier à la situation des réfugiés et des victimes du conflit au moyen Orient.

Communiqué de la Salle de Presse


Cité du Vatican, 18 décembre 2015 (VIS). Le 14 décembre dernier a été déposé au Tribunal de l'Etat de la Cité du Vatican le rapport relatif à l'examen toxicologique des prélèvements effectués sur le corps de Mgr.Jozef Wesolowski. Les résultats confirment pleinement ce qui découlait de l'examen autoptique, soit que le décès résultait d'une cause naturelle, en l'occurrence un infarctus aigu du myocarde, et ce à l'exclusion de toute autre cause extérieure. Les diverses observations ont été exécutées, dans le respect des indications dérivant des lignes guide et des protocoles reconnus dans le domaine international, par le collège de médecins légistes désigné après le décès du prélat par le Promoteur de Justice.   

Audiences


Cité du Vatican, 18 décembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin Mgr.Fabio Martínez Castilla, Archevêque de Tuxtla Gutiérrez (Mexique), accompagné de son Auxiliaire Mgr.José Luis Mendoza Corzo et par Mgr.Felipe Arizmendi Esquivel, Evêque de San Cristóbal de Las Casas (Mexique).


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