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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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mardi 26 janvier 2016

Message de Carême 2016: Les œuvres de miséricorde dans le parcours jubilaire


Cité du Vatican, 26 janvier 2016 (VIS). Voici le Message du Pape François pour le prochain Carême (10 février - 20 mars), intitulé "C’est la miséricorde que je veux, et non des sacrifices. Les œuvres de miséricorde dans le parcours jubilaire":

"Premièrement, Marie, icône d’une Eglise qui évangélise parce qu’elle a été évangélisée. Dans la bulle d’indiction du Jubilé, j’ai invité à faire en sorte que le Carême de cette Année Jubilaire soit vécu plus intensément, comme un temps fort pour célébrer et expérimenter la miséricorde de Dieu. Par le rappel de l’écoute de la Parole de Dieu et l’initiative intitulée 24 heures pour le Seigneur, j’ai voulu souligner la primauté de l’écoute priante de la Parole, plus particulièrement de la parole prophétique. Si la miséricorde de Dieu est une annonce faite au monde, chaque chrétien est appelé à en faire l’expérience personnellement. C’est pourquoi, en ce temps de Carême, j’enverrai les Missionnaires de la Miséricorde afin qu’ils soient pour tous un signe concret de la proximité et du pardon de Dieu. Parce qu’elle a accueilli la Bonne Nouvelle annoncée par l’archange Gabriel, Marie chante prophétiquement dans son Magnificat la miséricorde par laquelle Dieu l’a choisie. La Vierge de Nazareth, promise comme épouse à Joseph, devient ainsi l’icône parfaite de l’Eglise qui évangélise car elle a été et demeure constamment évangélisée par l’œuvre de l’Esprit Saint qui a fécondé son sein virginal. Dans la tradition prophétique, et déjà au niveau étymologique, la miséricorde est étroitement liée aux entrailles maternelles (rahamim) et à une bonté généreuse, fidèle et compatissante (hesed) qui s’exerce dans les relations conjugales et parentales.

Ensuite, l’alliance de Dieu avec les hommes, une histoire de miséricorde. Le mystère de la miséricorde divine se dévoile au cours de l’histoire de l’alliance entre Dieu et son peuple Israël. Dieu, en effet, se montre toujours riche en miséricorde, prêt à reverser sur lui en toutes circonstances une tendresse et une compassion viscérales, particulièrement dans les moments les plus dramatiques, lorsque l’infidélité brise le lien du pacte et que l’alliance requiert d’être ratifiée de façon plus stable dans la justice et dans la vérité. Nous nous trouvons ici face à un véritable drame d’amour où Dieu joue le rôle du père et du mari trompé, et Israël celui du fils ou de la fille, et de l’épouse infidèles. Ce sont les images familières, comme nous le voyons avec Osée, qui expriment jusqu’à quel point Dieu veut se lier à son peuple. Ce drame d’amour atteint son point culminant dans le Fils qui s’est fait homme. Dieu répand en lui sa miséricorde sans limites, au point d’en faire la Miséricorde incarnée. En tant qu’homme, Jésus de Nazareth est fils d’Israël dans le plein sens du terme. Il l’est au point d’incarner cette écoute parfaite de Dieu demandée à tout Juif par le Shemà qui constitue, aujourd’hui encore, le cœur de l’alliance de Dieu avec Israël: Ecoute, Israël, le Seigneur notre Dieu est le seul Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toutes tes forces. Le Fils de Dieu est l’époux qui met tout en œuvre pour conquérir l’amour de son épouse. Il lui est lié par son amour inconditionnel qui se manifeste dans les noces éternelles avec elle. Ceci constitue le cœur vibrant du kérygme apostolique où la miséricorde divine tient une place centrale et fondamentale. Il est la beauté de l’amour salvifique de Dieu manifesté en Jésus-Christ, mort et ressuscité, cette première annonce que l’on doit toujours écouter de nouveau de différentes façons, et que l’on doit toujours annoncer de nouveau durant la catéchèse. La miséricorde alors illustre le comportement de Dieu envers le pécheur, lui offrant une nouvelle possibilité de se repentir, de se convertir et de croire, restaurant vraiment ainsi la relation avec lui. En Jésus Crucifié, Dieu veut rejoindre l’homme pécheur jusque dans son éloignement le plus extrême, précisément là où il s’est égaré et éloigné de lui. Et ceci, il le fait dans l’espoir de réussir finalement à toucher le cœur endurci de son épouse.

Venons en aux œuvres de miséricorde. La miséricorde de Dieu transforme le cœur de l’homme et lui fait expérimenter un amour fidèle qui le rend capable d’être, à son tour, miséricordieux. C’est à chaque fois un miracle que la miséricorde divine puisse se répandre dans la vie de chacun de nous, en nous incitant à l’amour du prochain et en suscitant ce que la tradition de l’Eglise nomme les œuvres de miséricorde corporelles et spirituelles. Elles nous rappellent que notre foi se traduit par des actes concrets et quotidiens, destinés à aider notre prochain corporellement et spirituellement, et sur lesquels nous serons jugés: Le nourrir, le visiter, le réconforter, l’éduquer. C’est pourquoi j’ai souhaité que le peuple chrétien réfléchisse durant le Jubilé sur les œuvres de miséricorde corporelles et spirituelles. Ce sera une façon de réveiller notre conscience souvent endormie face au drame de la pauvreté, et de pénétrer toujours davantage le cœur de l’Evangile, où les pauvres sont les destinataires privilégiés de la miséricorde divine. Dans la personne du pauvre, en effet, la chair du Christ devient de nouveau visible en tant que corps torturé, blessé, flagellé, affamé, égaré pour être reconnu par nous, touché et assisté avec soin. Inouï et scandaleux mystère qui prolonge dans l’Histoire la souffrance de l’Agneau innocent, buisson ardent brûlant d’un amour gratuit, et devant lequel nous ne pouvons, à la suite de Moïse, qu’ôter nos sandales, et ceci plus encore quand ce pauvre est notre frère ou notre sœur en Christ qui souffre à cause de sa foi. Face à cet amour, fort comme la mort, le pauvre le plus misérable est celui qui n’accepte pas de se reconnaître comme tel. Il croit être riche mais, en réalité, il est le plus pauvre des pauvres. Et s’il est tel, c’est parce qu’il est esclave du péché qui le pousse à user de la richesse et du pouvoir non pas pour servir Dieu et les autres, mais pour étouffer en lui l’intime conviction de n’être, lui aussi, rien d’autre qu’un pauvre mendiant. D’autant plus grands sont le pouvoir et les richesses dont il dispose, d’autant plus grand est le risque que cet aveuglement devienne mensonger. Il en vient à ne même plus vouloir voir le pauvre Lazare qui mendie à la porte de sa maison, figure du Christ qui, dans les pauvres, mendie notre conversion. Lazare est cette opportunité de nous convertir que Dieu nous offre et que peut-être nous ne voyons pas. Cet aveuglement est accompagné d’un délire orgueilleux de toute-puissance, dans lequel résonne, de manière sinistre, ce démoniaque vous serez comme des dieux, qui est à la racine de tout péché. Un tel délire peut également devenir un phénomène social et politique, comme l’ont montré les totalitarismes du XX siècle, et comme le montrent actuellement les idéologies de la pensée unique et celles de la techno-science qui prétendent réduire Dieu à l’insignifiance et les hommes à des masses qu’on peut manipuler. Ceci, de nos jours, peut être également illustré par les structures de péché liées à un modèle erroné de développement fondé sur l’idolâtrie de l’argent qui rend indifférentes au destin des pauvres les personnes et les sociétés les plus riches, qui leur ferment les portes, refusant même de les voir.

Pour tous, le Carême de cette Année jubilaire est donc un temps favorable qui permet finalement de sortir de notre aliénation existentielle grâce à l’écoute de la Parole et aux œuvres de miséricorde. Si à travers les œuvres corporelles nous touchons la chair du Christ dans nos frères et nos sœurs qui ont besoin d’être nourris, vêtus, hébergés, visités, les œuvres spirituelles, quant à elles, qui ont besoin d'être conseillés, enseignés, pardonnés, afin de toucher plus directement notre condition de pécheurs. C’est pourquoi les œuvres corporelles et les œuvres spirituelles ne doivent jamais être séparées. En effet, c’est justement en touchant la chair de Jésus Crucifié dans le plus nécessiteux que le pécheur peut recevoir en don la conscience de ne se savoir lui-même rien d’autre qu’un pauvre mendiant. Grâce à cette voie, les hommes au cœur superbe, les puissants et les riches, dont parle le Magnificat, ont la possibilité de reconnaître qu’ils sont, eux aussi, aimés de façon imméritée par le Christ Crucifié, mort et ressuscité également pour eux. Cet amour constitue la seule réponse à cette soif de bonheur et d’amour infinis que l’homme croit à tort pouvoir combler au moyen des idoles du savoir, du pouvoir et de l’avoir. Mais il existe toujours le danger qu’à cause d’une fermeture toujours plus hermétique à l’égard du Christ, qui dans la personne du pauvre continue à frapper à la porte de leur cœur, les hommes au cœur superbe, les riches et les puissants finissent par se condamner eux-mêmes à sombrer dans cet abîme éternel de solitude qu’est l’enfer. C’est alors que résonnent à nouveau, pour eux comme pour nous tous, les paroles ardentes d’Abraham: Ils ont Moïse et les Prophètes, qu’ils les écoutent! Cette écoute agissante nous préparera le mieux à fêter la victoire définitive sur le péché et sur la mort de l’Epoux qui est désormais ressuscité, et qui désire purifier sa future Épouse dans l’attente de son retour.


Donc ne laissons pas passer en vain ce temps de Carême favorable à la conversion! Nous le demandons par l’intercession maternelle de la Vierge Marie, qui, la première, face à la grandeur de la miséricorde divine dont elle a bénéficié gratuitement, a reconnu sa propre petitesse en se reconnaissant comme l’humble Servante du Seigneur". 

Présentation du Message pour le Carême 2016


Cité du Vatican, 26 janvier 2016 (VIS). Ce matin près la Salle de Presse a eu lieu la présentation du Message du Saint-Père pour le Carême 2016. On pris la parole le Cardinal Francesco Montenegro, Archevêque d'Agrigente (Italie) et Membre du Conseil pontifical Cor Unum, Mgr.Giampietro Dal Toso, Secrétaire du dicastère, et Mgr.Segundo Tejado Muñoz, Sous Secrétaire. Le Cardinal a d'abord indiqué que le message s'articule en trois points, la miséricorde à la lumière de la Parole de Dieu, l'accent mis sur les œuvres de miséricorde et la relation entre Carême et parcours jubilaire. La première partie traite de la miséricorde dans l'Ecriture et reprend le sens fondamental que le Pape donne à ce terme défini architrave à la fois le mystère trinitaire et de la vie de l'Eglise. Le temps de Carême nous conduit au mystère pascal. Ceci devient encore plus évident lorsqu'on comprend que la croix du Christ est le point culminant de la révélation de la miséricorde du Père, et que Jésus est le visage de cette miséricorde". Pendant le Carême, a-t-il ajouté, "l'Eglise a toujours invité les fidèles à mieux se nourrir plus de la Parole de Dieu. C'est pourquoi le Pape invite les chrétiens à explorer la question de la miséricorde à travers les pages de la Bible et les prophètes, qui ne se sont pas limités à réaffirmer que Dieu est miséricordieux. Ils indiquent clairement que ce que doivent également être ses enfants, dans le vivre un amour plus grand qui accorde une attention particulière aux enfants, aux pauvres et sans défense".

Les œuvres de miséricorde, sont le second point clef du Message. Elles font partie du trésor de la tradition chrétienne. Et si, pendant le Carême, nous fixons notre regard sur le Christ crucifié, et revivons dans la liturgie tout ce qu'il a souffert à cause de nous, ''nous ne pouvons pas penser que ce visage unique a cessé d'être présent dans l'histoire.'' Le Cardinal Montenegro a confirmé que le Pape souhaite, pendant le Carême, "que chaque chrétien ressente le besoin d'être nourri par la Parole de Dieu, qu'il soit ouvert à la souffrance d'autrui, qu'il exerce des œuvres de miséricorde. En tant que pasteur d'une Eglise qui vit certaines formes de pauvreté et se trouve face à plusieurs défis importants tels que l'immigration, le Pape a ajouté qu'on a parfois tendance à penser que la foi ne peut vivre que par la participation aux sacrements, ou en priant. Or on ne peut exclure de la vie spirituelle les besoins des personnes, surtout les plus pauvres. Le résultat est ce genre de foi devient finalement stérile et insipide. Mais lorsque nous nous ouvrons à une plus complète qui, à la réflexion, est enracinée dans l'Evangile qui demande à être entendu et mis en pratique. La foi doit devenir contagieuse et joyeuse, enrichissant et stimulant l'expérience. Nous avons vu, par exemple, à Lampedusa pendant le débarquement de milliers de personnes, lorsque nombre de groupes ont accepté le défi de l'ouverture à différentes formes de pauvreté... Il est clair que ce n'est pas facile, parce qu'il faut souvent compter sur une mentalité qui accepte difficilement les choses nouvelles... Le mystère pascal est le cœur de l'année liturgique et ce Carême est placé en plein cœur du Jubilé. Dans cette perspective, le document souligne des questions relatives au contexte historique et culturel. D'où la proposition prophétique du Jubilé et un Carême placé sous son signe...et qui permet d'examiner le mode de vie des pauvres et d'entendre leur cri. C'est le Christ qui frappe à la porte de nos cœurs afin que nous choisissions et savourions la vie réelle. Dans ces premiers mois du Jubilé, en particulier à travers le symbole de la porte, nous avons pu faire l'expérience d'une beauté d'une miséricorde accessibles à tous: Non seulement la porte de la Basilique vaticane ou des basiliques majeures Rome, mais aussi les cathédrales des diocèses et surtout de certains lieux emblématiques de la pauvreté: Le foyer Caritas de Rome et des cellules de détenus. Grâce à ces options fortes, le Pape invite toute l'Eglise à aller à la rencontre des autres et en particulier des pauvres et des personnes souffrantes... Soutenus par sa miséricorde, apprenons à reconnaître Dieu''.


Pour sa part Mgr.Toso a présenté deux initiatives de Cor Unum pour le Carême 2016. La première, suite à une demande du Saint-Père, est une retraite spirituelle pour ceux qui travaillent dans les services caritatifs de l'Eglise, afin qu'ils fassent mieux l'expérience de la miséricorde de Dieu. La seconde est une grande conférence internationale pour commémorer le dixième anniversaire de la publication de la première encyclique de Benoît XVI, Deus Caritas Est, qui aura lieu les 25 et 26 février au Vatican.

L'unité se construit chemin faisant


Ci du Vatican, 26 janvier 2016 (VIS). La XLIX Semaine de prière pour l'unité des chrétiens s'est conclue hier soir, en la solennité de la conversion de saint Paul, par la célébration des secondes vêpres en la basilique romaine St.Paul-hors-les-murs. Comme de coutume, des représentants d'autres Eglises et communautés ecclésiales présentes à Rome ont pris part à la cérémonie présidée par le Saint-Père. Voici de larges extraits de l'homélie du Pape François, qui a parlé de l'appel commun à la mission de tous les chrétiens, et invité les catholiques à présenter des excuses pour leurs comportements non-évangéliques avec leurs frères chrétiens offensés.

La conversion de Paul après la rencontre avec le Ressuscité, a déclaré le Saint-Père ''n'est pas d'abord un changement moral, mais une expérience de la grâce transformatrice du Christ, l'appel à une nouvelle mission, celle d'annoncer au monde ce Jésus qu'il persécutait en persécutant ses disciples. A cette époque, Paul comprend qu'entre le Christ éternellement vivant et ses disciples existe une union réelle et transcendante: Jésus vit et est présent en eux et ils vivent en lui... La miséricorde surabondante de Dieu est le seul fondement du ministère de Paul... Pour les premiers chrétiens, comme pour nous tous les baptisés d'aujourd'hui, c'est une source de réconfort et d'émerveillement d'apprendre avoir été élus pour être compris dans le plan de salut de Dieu qui se réalise en Jésus-Christ et dans l'Eglise... Nous voyons ici le mystère de la miséricorde et du choix du Père qui veut nous aimer et sauver tout le monde... A la lumière de la Parole de Dieu qui nous a guidés au cours de cette semaine de prière pour l'unité, nous pouvons vraiment dire que tous ceux qui croient dans le Christ sont appelés à proclamer les merveilles de Dieu. Au-delà des différences qui nous divisent encore, reconnaissons avec joie qu'à la source de la vie chrétienne il y a toujours un appel, l'appel de Dieu lui-même... Par conséquent, lorsque les chrétiens de différentes confessions écoutent la Parole Dieu et essayent de le mettre en œuvre, ils font des pas vraiment importants vers l'unité. Non seulement cet appel nous unit mais nous partageons la même mission d'annoncer à tous les œuvres merveilleuses de Dieu... Tandis que nous sommes sur le chemin de la pleine communion, nous pouvons dès maintenant développer de multiples formes de collaboration pour promouvoir la diffusion de l'Evangile. Marcher et travailler ensemble permet de nous rendre compte que nous sommes déjà unis dans le nom du Seigneur. L'unité se construit chemin faisant".


''En cette année jubilaire extraordinaire de la Miséricorde ayons à l'esprit qu'il ne peut y avoir aucune recherche authentique de l'unité des chrétiens sans se confier entièrement à la miséricorde du Père. Premièrement, nous demandons pardon pour le péché de nos divisions, qui sont une plaie ouverte dans le Corps du Christ. Comme Evêque de Rome et Pasteur de l'Eglise catholique, j'invoque la miséricorde et le pardon pour les comportements non évangéliques tenus par des catholiques à l'encontre de chrétiens d'autres Eglises. Et j'invite tous les catholiques à pardonner s'ils ont, maintenant ou dans le passé, été offensés par d'autres chrétiens. Si on ne peut effacer ce qui a été, on ne doit pas permettre que le poids des péchés du passé continuent à empoisonner nos relations... L'unité est un don de la miséricorde du Père. Ici, sur la tombe de Paul, apôtre et martyr...nous pensons que notre humble requête est soutenue par l'intercession des nombreux martyrs chrétiens d'hier et d'aujourd'hui qui ont répondu généreusement à l'appel du Seigneur. Dans leur vie, ils ont témoigné des œuvres merveilleuses que Dieu a accompli. Ils ont fait l'expérience de la pleine communion en présence de Dieu le Père. Soutenus par leur exemple, l'exemple de l'œcuménisme du sang, et réconfortés par son intercession, adressons à Dieu notre humble prière''.

lundi 25 janvier 2016

Diffuser la joie de l'Evangile dans la simplicité de la vie


Cité du Vatican, 25 janvier 2016 (VIS). "Vous vous préparez à donner suite à cet élan de l'Esprit, pour être l'avenir de l'Eglise selon le cœur de Dieu. Non pas selon les préférences de chacun ou les modes du moment, mais comme l'exige l'annonce de l'Evangile". Telles ont été les paroles du Pape s'adressant ce matin à la communauté du séminaire pontifical lombard de Rome: "Pour bien se préparer au sacerdoce il faut un travail approfondi, mais surtout une conversion intérieure qui enracine quotidiennement le ministère dans le premier appel de Jésus et qui le ravive dans notre rapport personnel avec lui, comme le faisait l'apôtre Paul, dont nous fêtons aujourd'hui la conversion". Puis il a évoqué saint Charles Borromée qui a présenté sa vie comme "un mouvement de conversion permanent, visant à réfléchir l'image du Pasteur. Il s'est identifié à cette image, l'a nourrie par sa vie, sachant que le discours passe dans la réalité au prix du sang: les Sanguinis Ministri étaient pour lui les vrais prêtres. Il a donc réalisé l'image en effaçant les visages et a mis toute sa passion à la reproduire. Ainsi, la grande œuvre des théologiens de l'époque, dominée par la célébration du Concile de Trente, fut mise en œuvre par de saints pasteurs comme Charles Borromée".

Le Pape a encore dit à ses hôtes qu'ils étaient les "héritiers et les témoins d'une grande histoire de sainteté, qui plonge ses racines dans vos patrons, les évêques Ambroise et Charles, et qui a vu plus récemment, parmi les élèves même, trois bienheureux et trois serviteurs de Dieu. C'est le but auquel vous devez tendre! Cependant, une tentation apparaît sur notre route que vous devez repousser: celle de la normalité, d'un pasteur à qui une vie normale suffit... La normalité pour nous, c'est au contraire la sainteté pastorale, le don de la vie. Si un prêtre choisit d'être seulement une personne normale, il sera un prêtre médiocre, ou pire... Seul celui qui fait de sa vie un dialogue constant avec la Parole de Dieu, ou mieux, avec Dieu qui parle, peut annoncer des paroles de vie. Pendant ces années, il vous revient de vous entraîner dans ce dialogue de vie, dans la connaissance des différentes disciplines que vous étudiez n'est pas une fin en soi, mais doit être concrétisée par la prière et dans la vraie rencontre avec les personnes. Il ne s'agit pas de se former de façon compartimentée. La prière, la culture et la pastorale sont les pierres porteuses d'un seul bâtiment. Elles doivent donc être toujours solidement unies pour se soutenir l'une l'autre, bien cimentées entre elles, pour que les prêtres d'aujourd'hui et de demain soient des hommes spirituels et des pasteurs miséricordieux, intérieurement unifiés par l'amour du Seigneur et capables de diffuser la joie de l'Evangile dans la simplicité de la vie". Le Pape leur a aussi rappelé que pour être un bon prêtre, le contact et la proximité avec l'évêque est nécessaire. "La caractéristique du prêtre diocésain est précisément la diocésanité, et la diocésanité a sa pierre angulaire dans la relation fréquente avec l'évêque, dans le dialogue et dans le discernement avec lui. Un prêtre qui n'a pas de rapport assidu avec son évêque s'isole lentement du corps diocésain et sa fécondité diminue, justement parce qu'il ne dialogue pas avec le père du diocèse". Avant de conclure, il a demandé aux séminaristes lombardes de "cultiver la beauté de l'amitié et l'art d'établir des relations, pour créer une fraternité sacerdotale plus forte que les diversités particulières".


Le Pape commémorera les cinq cent ans de la Réforme


Cité du Vatican, 25 janvier 2016 (VIS). La Salle de Presse informe aujourd'hui que le Pape François a l'intention de participer à la cérémonie conjointe Fédération luthérienne mondiale et Eglise catholique, qui commémorera le 31 octobre prochain à Lund (Suède) les cinq cent ans de la Réforme.

Disposition intéressant la Congrégation pour les évêques


Cité du Vatican, 25 janvier 2016 (VIS). Le Saint-Père a décidé que les diocèses canadiens de Keewatin - Le Pas, Churchill - Hudson Bay, Moosonee, Grouard - McLennan, Mackenzie - Fort Smith et Whitehorse dépendront désormais de la Congrégation pour le évêques et non plus de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples.



Commémoration œcuménique


Cité du Vatican, 25 janvier 2016 (VIS). Le Pape François, l'Evêque Munib A. Younan, Président de la fédération luthérienne mondiale, et le Révérend Martin Junge, Secrétaire général, présideront une commémoration œcuménique conjointe de la Réforme, le 31 octobre à Lund (Suède), annoncent aujourd'hui dans un communiqué la Fédération luthérienne mondiale et le Conseil pontifical pour l'unité des chrétiens. Cette commémoration, en vue du 500 anniversaire de la Réforme luthérienne en 2017, soulignera les solides progrès œcuméniques entre catholiques et luthériens et les dons réciproques issus du dialogue. Cet évènement comprendra une célébration commune fondée sur le Commun Prayer (guide de prière commune), publié récemment: "La Fédération luthérienne mondiale se prépare à commémorer l'anniversaire de la Réforme dans un esprit de responsabilité œcuménique. Je suis profondément convaincu qu'en travaillant pour la réconciliation entre luthériens et catholique, nous travaillons pour la justice, la paix et la réconciliation dans un monde lacéré par les conflits et la violence", a déclaré le Secrétaire général de la Fédération, le Révérend Martin Junger.

Le Cardinal Kurt Koch, Président du Conseil pontifical pour l'unité des chrétiens a ajouté: "En nous concentrant ensemble sur la centralité de la question de Dieu et sur une approche christocentrique, les luthériens et les catholiques auront la possibilité de célébrer une commémoration œcuménique de la Réforme, non seulement de façon pragmatique, mais avec un sens profond de la foi dans le Christ crucifié et ressuscité". L'évènement programmé à Lund se place dans le processus de réception du document d'étude From conflict to communion (Du conflit à la communion), publié en 2013, qui a été depuis largement diffusé entre les communautés luthériennes et catholiques. Ce document est la première tentative des deux parties de décrire ensemble, au niveau international, l'histoire de la Réforme et de ses intentions.

Au début de cette année, la Fédération et le Conseil pontifical ont envoyé aux églises membres de la Fédération luthérienne mondiale et aux Conférences épiscopales catholiques une prière commune élaborée conjointement, qui est un guide liturgique pour aider les Eglises à commémorer ensemble l'anniversaire de la Réforme. Celui-ci se base sur le document d'étude Du conflit à la communion: commémoration luthérienne-catholique commune de la Réforme en 2017, et présente les thèmes de l'action de grâce, du repentir et de l'engagement au témoignage commun, afin d'exprimer les dons de la Réforme et de demander pardon pour les divisions qui ont fait suite aux disputes théologiques. 2017 coïncidera aussi avec le 50 anniversaire du dialogue international luthérien-catholique qui a donné des résultats œcuméniques notables, parmi lesquels le plus significatif est la Déclaration conjointe sur la doctrine de la justification. Cette déclaration a été signée par la Fédération luthérienne mondiale et par l'Eglise catholique en 1999, et accueillie par le Conseil méthodiste mondial en 2006. La déclaration a mis fin aux anciennes disputes séculaires entre catholiques et luthériens sur les vérités fondamentales de la doctrine de la justification qui était au centre de la Réforme au XVI siècle.




La mission de la communauté chrétienne est d'évangéliser les pauvres


Cité du Vatican, 24 janvier 2016 (VIS). L'activité évangélisatrice de Jésus était au cœur de la réflexion du Pape à l'angélus dominical. Le Saint-Père a expliqué aux fidèles réunis place St.Pierre que le Christ était très différent des maîtres de son époque parce que, par exemple, "il n'a pas ouvert d'école pour l'étude de la Loi, mais il part prêcher et enseigner partout, dans les synagogues, sur les routes, dans les maisons, toujours partout! Jésus est différent aussi de Jean-Baptiste qui proclame le jugement imminent de Dieu, alors que Jésus annonce son pardon de Père". Puis il a cité l'évangile de Luc qui raconte la lecture des rouleaux de la Loi dans la synagogue de Nazareth, lorsque Jésus récita le passage d'Isaïe: L'Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu'il m'a consacré par l'onction. Il m'a envoyé annoncer la Bonne Nouvelle aux pauvres. Après un instant de silence, à la stupeur générale, il ajoute: Aujourd'hui, s'est accompli le passage de l'Ecriture que vous venez d'écouter. "Evangéliser les pauvres: Voilà la mission de Jésus telle qu'il la décrit; c'est aussi la mission de l'Eglise et de chaque baptisé dans l'Eglise. Etre chrétien et être missionnaire c'est la même chose. Annoncer l'Evangile, par la parole et, avant tout, par sa vie, c'est la finalité principale de la communauté chrétienne et de chacun de ses membres. On note ici que Jésus adresse la Bonne Nouvelle à tous, sans exclure personne, privilégiant même les plus éloignés, les personnes souffrantes, les malades, les mis à l'écart de la société. Mais demandons-nous: que signifie évangéliser les pauvres? Cela signifie avant tout s'approcher d'eux, avoir la joie de les servir, de les libérer de leur oppression et tout cela au nom et avec l'Esprit du Christ, parce que c'est lui l'Evangile de Dieu, c'est lui la miséricorde de Dieu, c'est lui la libération de Dieu, c'est lui qui s'est fait pauvre pour nous enrichir de sa pauvreté... L'annonce messianique du Règne de Dieu venu à nous s'adresse principalement aux marginaux, aux prisonniers, aux opprimés. Probablement, du temps de Jésus, ces personnes n'étaient pas au centre de la communauté de foi. Posons-nous la question: Aujourd'hui, dans nos communautés paroissiales, nos associations, nos mouvements, sommes-nous fidèles au programme du Christ? L'évangélisation des pauvres, leur apporter la joyeuse nouvelle, est-ce notre priorité? Attention, il ne s'agit pas seulement de faire de l'assistance sociale, ni d'agir politiquement. Il s'agit d'offrir la force de l'Evangile de Dieu, qui convertit les cœurs, soigne les blessures, transforme les rapports humains et sociaux selon la logique de l'amour. Les pauvres, en effet, sont au centre de l'Evangile". Le Pape a conclu sa réflexion en demandant à la Vierge Marie, "Mère des évangélisateurs" de nous aider à "sentir fortement la faim et la soif de l'Evangile qu'il y a dans le monde, en particulier dans le cœur et dans la chair des pauvres" et que chacun de nous et chaque communauté chrétienne "témoigne concrètement la miséricorde, la grande miséricorde que le Christ nous a donnée".

Envoyé spécial en Croatie


Cité du Vatican, 23 janvier 2016 (VIS). Aujourd'hui a été publiée la lettre latine du 30 décembre dernier par laquelle le Saint-Père a nommé le Cardinal Vinko Puljic, Archevêque de Vrhbosna - Sarajevo, son Envoyé spécial au XVII centenaire du martyre de saint Blaise et au VI centenaire de la loi locale contre le commerce des esclaves (Dubrovnik, Croatie, 3 février). Il sera accompagné de Mgr.Ivan Simic, Doyen de Dubrovnik, et de l'Abbé Slavko Grubsic, Recteur de l'église St.Balise de Dubrovnik.


Audiences


Cité du Vatican, 25 janvier 2016 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

M.Neven Pelicaric, Ambassadeur de Croatie, pour la présentation de ses lettres de créance.

Mgr.Miguel Maury Buendía, Nonce apostolique en Roumanie et en Moldavie.

Mgr.Wojciech Zaluski, Nonce apostolique au Burundi.

Mgr.Mario Antonio Cargnello, Archevêque de Salta (Argentine).

M.Budiarman Bahar, Ambassadeur d'Indonésie, en visite de congé.

Le Cardinal Giuseppe Betori, Archevêque de Florence (Italie).

Samedi dernier, 23 janvier, il avait reçu:

M.Matthew S.Lee, Ambassadeur de la Chine (Taïwan), pour la présentation de ses lettres de créance.

SB le Cardinal Béchara Boutros Raï, Patriarche des Maronites.

M.Francesco Paolo Tronca, Commissaire de la Commune de Rome.

Le Cardinal Rubén Salazar Gómez, Archevêque de Bogotà, accompagné de Mgr. Luis Augusto Castro Quiroga, Archevêque de Tunja et Président de la Conférence épiscopale colombienne, de Mgr.Oscar Urbina Ortega, Archevêque de Villavicencio et Vice Président, et de Mgr.José Daniel Falla Robles, Auxiliaire de Cali et Secrétaire Général.


Mgr.Roberto Rodríguez, Evêque émérite de La Rioja (Argentine).

Autres actes pontificaux


Cité du Vatican, 25 janvier 2016 (VIS). Le Saint-Père a:

Erigé le diocèse de San Francisco de Asís de Jutiapa (Guatemala), avec territoire démembré de celui de Jalapa, le rendant suffragant de l'Eglise de Santiago in Guatemala.

Nommé l'Abbé Antonio Calderón Cruz, premier Evêque de San Francisco de Asís de Jutiapa (superficie 3.219, population 458.321, catholiques 389.573, prêtres 24, religieux 82), au Guatemala. L'Evêque élu, né en 1959 à Guatemala City (Guatemala) et ordonné prêtre en 1986, était jusqu'ici Curé de paroisse. Il a été responsable diocésain de la pastorale, enseignant de séminaire et administrateur diocésain.

Nommé Mgr.Miguel Maury Buendía, Nonce apostolique en Moldavie, déjà Nonce en Roumanie.

Samedi dernier, 23 janvier, il avait nommé Mgr.Miroslaw Milewski, Auxiliaire de l'Evêque de Plock (Pologne). L'Evêque élu, né en 1971 à Ciechanów (Pologne) et ordonné prêtre en 1997, était jusqu'ici Vicaire Général et Chancelier de ce même diocèse. Docteur en sociologie et doctrine sociale, il a été professeur d'université et de séminaire, vicaire paroissial et membre du Presbyterium.


vendredi 22 janvier 2016

Visite du Président de la Dominique


Cité du Vatican, 22 janvier 2016 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin le Président de la Dominique M.Charles Angelo Savarin, qui s'est ensuite entretenu avec le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d'Etat, accompagné par Mgr.Paul Richard Gallagher, Secrétaire pour les rapports avec les états: Ayant pris acte de la qualité de leurs relations et du caractère fructueux des rapports Eglise Etat, les parties ont salué la contribution de cette dernière, tant dans la promotion de la dignité de la personne que dans la formation des jeunes ou l'assistance aux plus défavorisés. Elles ont ensuite évoqué certains problèmes internationaux comme régionaux, en particulier les changements climatiques et les catastrophes naturelles qui causent de graves dégâts mais aussi des pertes humaines dans l'île caraïbe. 

Recommandations aux juges matrimoniaux


Cité du Vatican, 21 janvier 2016 (VIS). Le Saint-Père s'est adressé ce matin aux membres de la Rote Romaine à l'occasion de l'inauguration de leur année judiciaire, redisant l'importance de son ministère pour le Successeur de Pierre: ''L'Eglise est inséparable de la famille dans sa proclamation du dessein de Dieu. Créateur et Rédempteur de l'homme, il charge l'Eglise de dire la sacralité et la beauté de l'institution familiale. C'est une mission toujours actuelle, tout particulièrement de notre temps''. Définissant la Rote comme tribunal de la famille, le Saint-Père a souligné une autre de ses prérogatives: Elle est la cour de la vérité du lien sacré. Et ces deux aspects sont complémentaires. L'Eglise, en effet, peut montrer la miséricorde et l'amour indéfectible de Dieu pour les familles, en particulier lorsqu'elles sont blessées par le péché et les épreuves de la vie. En même temps, elle doit proclamer la vérité essentielle du mariage selon le dessein de Dieu. Ce service est principalement confiée au Pape et les évêques". Puis il a évoqué les récents synodes sur la famille qui ont permis un ''sage et profond discernement grâce auquel l'Eglise, entre autres choses, a indiqué le monde qu'il ne peut y avoir de confusion entre la famille aimée Dieu et toute autre union''. L'activité de la Rote est "à la fois de juger et de contribuer à un apprentissage continu, de favoriser aussi l'Opus Veritatis. Quand l'Eglise, à travers votre service, déclare la vérité sur le mariage pour le bien des fidèles, elle tient compte des circonstances malheureuses de la vie... L'objectif est de sortir de l'erreur pour toujours vivre dans l'amour miséricordieux du Christ et de l'Eglise''.


"Dans divers domaines, l'Eglise contribue à accompagner l'être humain toute sa vie... Si la famille peut se dire Eglise domestique, l'Eglise est d'une certaine façon la famille de Dieu... Et parce qu'elle est mère et maîtresse, l'Eglise sait que, parmi les chrétiens, certains ont une foi solide, formé par la charité, renforcée par une bonne catéchèse et nourrie par la prière et la vie sacramentelle, tandis que d'autres ont une foi faible ou négligente, sont sans formation ni éducation, ou bien les ont oubliées... C'est pourquoi il faut réaffirmer clairement que la qualité de la foi est une condition essentielle du consentement matrimonial, qui, selon la doctrine de toujours, ne peut être vicié qu'au plan naturel car l'Habitus Fidei est infusé au moment du baptême... Il est pas rare que le couple soit influencé par l'Instinctus Naturae au moment du mariage, ce qui limite la plénitude de connaissance de Dieu par les époux... Ainsi les carences dans la formation de la foi, et l'erreur concernant l'unité, l'indissolubilité et la dignité sacramentelle du mariage, peuvent vicier un consentement matrimonial alors seulement déterminé par la volonté. C'est précisément pourquoi les erreurs affectant la nature sacramentelle du mariage doivent être pesées avec grand soin... Avec un sens renouvelé de sa responsabilité, l'Eglise doit continuer à proposer le mariage avec tous ses éléments essentiels: enfants, unité, indissolubilité sacramentelle, non pas comme idéal réservé à quelques-uns...mais comme une réalité que, dans la grâce du Christ, tous les fidèles baptisés peuvent vivre. D'où l'urgence pastorale qui concerne toutes les structures de l'Eglise, qui pousse la convergence vers un but commun visant à une correcte préparation du mariage, dans une sorte de nouveau catéchuménat, comme l'ont souhaité certains pères synodaux".

Message pour la 50 Journée mondiale des communications sociales


Cité du Vatican, 21 janvier 2016 (VIS). "Communication et miséricorde, une rencontre féconde", tel est le titre choisi par le Saint-Père pour son Message de la Journée mondiale des communications sociales 2016. Le document porte la date du 24 janvier, fête de saint François de Sales, patron des journalistes. En voici le texte intégral:

"L’Année Sainte de la Miséricorde nous invite à réfléchir sur le rapport entre communication et miséricorde. En effet l’Eglise, unie au Christ, incarnation vivante de Dieu miséricordieux, est appelée à vivre la miséricorde comme un trait distinctif de tout son être et de tout son agir. Ce que nous disons et la manière dont nous le disons, chaque parole et chaque geste, devrait pouvoir exprimer la compassion, la tendresse et le pardon de Dieu pour tous. L’amour, par nature, est communication, il conduit à s’ouvrir et non pas à s’isoler. Et si notre cœur et nos gestes sont animés par la charité, par l’amour divin, notre communication sera porteuse de la force de Dieu. En tant qu’enfants de Dieu, nous sommes appelés à communiquer avec tous, sans exclusion. En particulier, c’est le propre du langage et des actions de l’Eglise que de transmettre la miséricorde, en sorte de toucher les cœurs des personnes et de les soutenir sur le chemin vers la plénitude de la vie que Jésus-Christ, envoyé par le Père, est venu apporter à tous. Il s’agit d’accueillir en nous et de répandre autour de nous la chaleur de l’Eglise Mère, pour que Jésus soit connu et aimé. Et ce avec cette chaleur qui donne consistance aux paroles de la foi et qui allume dans la prédication et dans le témoignage l’étincelle qui les rend vivantes".

"La communication a le pouvoir de créer des ponts, de favoriser la rencontre et l’inclusion, enrichissant ainsi la société. Comme il est beau de voir des personnes engagées à choisir avec soin des paroles et des gestes pour dépasser les incompréhensions, guérir la mémoire blessée et construire la paix et l’harmonie. Les paroles peuvent jeter des ponts entre les personnes et les familles, les groupes sociaux et les peuples, que ce soit dans le domaine physique ou dans le domaine numérique. Que les paroles et les actions soient donc telles qu’elles nous aident à sortir des cercles vicieux des condamnations et des vengeances, qui continuent à piéger les individus et les nations, et qui conduisent à s’exprimer avec des messages de haine. La parole du chrétien, au contraire, se propose de faire grandir la communion et, même quand il faut condamner le mal avec fermeté, elle cherche à ne jamais briser la relation et la communication. Je voudrais donc inviter toutes les personnes de bonne volonté à redécouvrir le pouvoir de la miséricorde de guérir les relations déchirées, et de ramener la paix et l’harmonie entre les familles et dans les communautés. Nous savons tous de quelle manière les vieilles blessures et les ressentiments peuvent piéger les personnes et les empêcher de communiquer et de se réconcilier. Et ceci vaut aussi pour les relations entre les peuples. Dans tous ces cas, la miséricorde est capable de créer une nouvelle manière de parler et de dialoguer, comme l’a ainsi très bien exprimé Shakespeare: La miséricorde n’est pas une obligation. Elle descend du ciel comme la fraîcheur de la pluie sur la terre. Elle est une double bénédiction. Elle bénit celui qui la donne et celui qui la reçoit. Il est souhaitable que le langage de la politique et de la diplomatie se laisse aussi inspirer par la miséricorde, qui ne donne jamais rien pour perdu. Je fais appel surtout à tous ceux qui ont des responsabilités institutionnelles, politiques et dans la formation de l’opinion publique, pour qu’ils soient toujours vigilants sur la manière de s’exprimer envers celui qui pense ou agit autrement, et aussi envers celui qui peut s’être trompé. Il est facile de céder à la tentation d’exploiter de semblables situations et d’alimenter ainsi les flammes de la défiance, de la peur, de la haine. Il faut au contraire du courage pour orienter les personnes dans des processus de réconciliation. Et c’est justement cette audace positive et créative qui offre de vraies solutions à de vieux conflits, et l’occasion de réaliser une paix durable. Bienheureux les miséricordieux, parce qu’ils obtiendront miséricorde. Bienheureux les artisans de paix, parce qu’ils seront appelés fils de Dieu".

"Comme je voudrais que notre manière de communiquer, et aussi notre service de pasteurs dans l’Eglise, n’exprime jamais l’orgueil fier du triomphe sur un ennemi, ni n’humilie ceux que la mentalité du monde considère comme perdants et à rejeter! La miséricorde peut aider à tempérer les adversités de la vie et à offrir de la chaleur à tous ceux qui ont seulement connu la froideur du jugement. Que le style de notre communication soit en mesure de dépasser la logique qui sépare nettement les pécheurs des justes. Nous pouvons et devons juger des situations de péché, de violence, corruption ou exploitation, mais nous ne pouvons pas juger les personnes, parce que seul Dieu peut lire en profondeur dans leur cœur. C’est notre devoir d’avertir celui qui se trompe, en dénonçant la méchanceté et l’injustice de certains comportements, afin de libérer les victimes et de soulager celui qui est tombé. L’Evangile de Jean nous rappelle que la vérité nous rendra libres. Cette vérité est, en définitive, le Christ lui-même, dont la douce miséricorde est la mesure de notre manière d’annoncer la vérité et de condamner l’injustice. C’est notre principal devoir d’affirmer la vérité avec amour. Seules les paroles prononcées avec amour et accompagnées de douceur et de miséricorde touchent les cœurs des pécheurs que nous sommes. Des paroles et des gestes durs ou moralisants risquent d’aliéner plus tard ceux que nous voudrions conduire à la conversion et à la liberté, en renforçant leur sens du refus et de la défense. Certains pensent qu’une vision de la société enracinée dans la miséricorde serait de façon injustifiée idéaliste ou excessivement indulgente. Mais essayons de repenser à nos premières expériences de relations au sein de la famille. Nos parents nous ont aimés et appréciés pour ce que nous sommes, plus que pour nos capacités et nos succès. Les parents veulent naturellement le meilleur pour leurs enfants, mais leur amour n’est jamais conditionné par le fait d’atteindre des objectifs. La maison paternelle est le lieu où tu es toujours accueilli. Je voudrais vous encourager tous à penser la société humaine non comme un espace où des étrangers rivalisent et cherchent à dominer, mais plutôt comme une maison ou une famille, où la porte est toujours ouverte et où l’on cherche à s’accueillir réciproquement. C’est pourquoi il est fondamental d’écouter. Communiquer signifie partager, et le partage exige l’écoute, l’accueil. Ecouter est beaucoup plus qu’entendre. Entendre concerne le domaine de l’information. Ecouter, en revanche, renvoie à celui de la communication, et exige la proximité. L’écoute nous permet d’avoir l’attitude juste, en sortant de la condition tranquille de spectateurs, d’auditeurs, de consommateurs. Ecouter signifie aussi être capable de partager des questions et des doutes, de faire un chemin côte à côte, de s’affranchir de toute présomption de toute-puissance et de mettre humblement ses capacités et ses dons au service du bien commun. Ecouter n’est jamais facile. Parfois il est plus confortable de faire le sourd. Ecouter signifie prêter attention, avoir le désir de comprendre, de valoriser, respecter, garder la parole de l’autre. Dans l’écoute une sorte de martyre se consume, un sacrifice de soi-même dans lequel le geste sacré accompli par Moïse devant le buisson ardent se renouvelle: Retirer ses sandales sur la terre sainte de la rencontre avec l’autre qui me parle. Savoir écouter est une grâce immense, c’est un don qu’il faut invoquer pour ensuite s’exercer à le pratiquer".


"Les e-mail, sms, réseaux sociaux, chat peuvent, eux aussi, être des formes de communication pleinement humaines. Ce n’est pas la technologie qui décide si la communication est authentique ou non, mais le cœur de l’homme et sa capacité de bien user des moyens mis à sa disposition. Les réseaux sociaux sont capables de favoriser les relations et de promouvoir le bien de la société, mais ils peuvent aussi conduire plus tard à des polarisations et des divisions entre les personnes et les groupes. Le domaine numérique est une place, un lieu de rencontre, où l’on peut caresser ou blesser, avoir une discussion profitable ou faire un lynchage moral. Je prie pour que l’Année jubilaire vécue dans la miséricorde nous rende plus ouverts au dialogue pour mieux nous connaître et nous comprendre. Qu’elle chasse toute forme de fermeture et de mépris. Qu’elle repousse toute forme de violence et de discrimination. Une véritable citoyenneté se construit aussi en réseau. L’accès aux réseaux numériques comporte une responsabilité pour l’autre, que nous ne voyons pas mais qui est réel, il a sa dignité qui doit être respectée. Le réseau peut être bien utilisé pour faire grandir une société saine et ouverte au partage. La communication, ses lieux et ses instruments, ont comporté un élargissement des horizons pour beaucoup de personnes. C’est un don de Dieu, et c’est aussi une grande responsabilité. J’aime définir ce pouvoir de la communication comme proximité. La rencontre entre la communication et la miséricorde est féconde dans la mesure où elle génère une proximité qui prend soin, réconforte, guérit, accompagne et fait la fête. Dans un monde divisé, fragmenté, polarisé, communiquer avec miséricorde signifie contribuer à la bonne, libre et solide proximité entre les enfants de Dieu et les frères en humanité".

Présentation du Message pour la Journée des communications sociales


Cité du Vatican, 22 janvier 2016 (VIS). Ce matin, près la Salle de Presse a eu lieu la présentation du Message du Saint-Père pour la 50 Journée mondiale des communications sociales. Mgr.Dario Viganò, Préfet du Secrétariat pour la communication, assisté de M.Paolo Ruffini, Directeur de TV2000, et Mme.Marinella Perroni, Professeur à l'Athénée St.Anselme, a d'emblée rappelé que la Journée mondiale du 8 mai prochain est d'autant plus importante qu'elle coïncide avec le cinquantenaire de la clôture du concile Vatican II et son Décret Inter Mirifica consacré aux moyens de communication. Seule journée mondiale établie par le Concile, elle tombe cette année au coeur du Jubilé de la Miséricorde à laquelle le message fait directement référence. Elle est aussi la première Journée mondiale des communications sociales depuis l'institution du Secrétariat pour la communication. Après ce préambule, Mgr.Viganó a souligné que la miséricorde est la marque d'agir et d'être de l'Eglise. La relation entre l'Eglise et de la miséricorde n'est pas extérieure ou accidentaelle. Elle est intrinsèque, et même constitutive, puisqu'elle affecte directement l'identité de l'Eglise. Pentecôte est le début de l'expérience historique de l'Eglise, qui porte la mémoire de Jésus et ne peut donc se refuser à transmettre son message. Et elle ne peut le transmette qu'avec sa miséricorde. Ces paroles sont attendues de ceux qui pensent être éloignés de la miséricorde de Dieu, dont nous avons souvent une image déformée de juge impitoyable, d'un Dieu incapable de se pencher sur la souffrance... Pour les hommes et femmes d'aujourd'hui, pour l'Eglise de Jésus, ce message est à offrir comme antidote aux préceptes de qui accuse le relativisme et la perte des valeurs... Appelée à participer à la mission messianique, l'Eglise doit être capable de vivre dans une humanité authentique, en apprenant de Jésus comment exprimer sa miséricorde en espérance et par des gestes... Le rapport entre le silence et l'écoute, a été le deuxième point de l'intervention de Mgr.Viganò qui, citant le philosophe suisse Max Picard, a expliqué comment cet espace s'atrophie dans un contexte de communication bruyante et envahissante. Ceci minimise la capacité d'écoute des gens et favorise leur inattention... Ecouter est donc une nécessité pour le développement de la communication et... la signification de chaque mot doit être comprise... D'où l'attention constante accordée par le Pape François à cette dichotomie. Benoît XVI a également consacré beaucoup d'attention à cet argument quand il a rappelé dans son message pour la Journée 2012 écrit que lorsque les messages et l'information sont surabondants, le silence devient essentiel pour distinguer l'important de l'insignifiant ou du secondaire". Puis Mgr.Viganò a cité Dietrich Bonhoeffer, pour rappeler que les miséricordieux ont un amour irrésistible pour les pauvres, les malades, les pauvres, pour toute personne humiliée et victime de violence, pour ceux qui souffrent d'injustice ou sont laissés de côté, pour ceux qui sont tourmentés et humiliés, pour ceux qui sont tombés dans le péché et la culpabilité. Aucune misère n'est trop profonde, ni de péché assez horrible pour ne pas y appliquer la miséricorde... La béatitude de la miséricorde que Eglise est appelée à vivre, principalement dans ses relations, doit tendre à ce que la communauté chrétienne ne soit pas un groupe élitiste. Saint Paul...invite chacun de nous à reconnaître comme point de départ de la vie chrétienne et ecclésiale l'amour de Dieu et, par la grâce, notre participation à sa sainteté".

Pour sa part, M.Ruffini a parlé de la nécessité d'une télévision capable de regarder le monde avec des yeux de miséricorde, sans crainte d'être immergée dans la réalité, sans chercher à se fermer sur des études théoriques mais en faisant le choix de la proximité. La proximité est le critère pour comprendre, entendre et être surprise, pour agir et faire des choix... Une télévision qui rassemble des personnes réelles dans un monde réel...fuit les stéréotypes ou le cercle vicieux des condamnations ou des rétorsions".

Promulgation de décrets


Cité du Vatican, 22 2016 (VIS). A la suite de l'audience accordée hier après-midi au Cardinal Angelo Amato, SDB, Préfet de la Congrégation pour les causes des saints, le Pape a ordonné la promulgation des décrets relatifs:

au MIRACLE attribué

au bienheureux Stanislas de Jésus Marie (Jan Papczyński 1631 - 1701), religieux polonais, fondateur des Clers mariaux de l’Immaculée.

au bienheureux José Gabriel del Rosario Brochero (1840 - 1914), prêtre séculier argentin.

au bienheureux José Sánchez del Río (1913 - 1928), jeune laïc mexicain, martyr.

au serviteur de Dieu Francesco Maria Greco (1857 - 1931), prêtre séculier italien, fondateur des Petites Soeurs ouvrières des Sacrés Coeurs.

    à la servante de Dieu Elisabetta Sanna (1788 - 1857), veuve italienne et tercière franciscaine.
au MARTYRE

du serviteur de Dieu Engelmar Unzeitig (Hubert 1911 - 1945), prêtre et religieux allemand des Missionnaires de Mariannhill, tué en haine de la foi.

du serviteur de Dieu Genaro Fueyo Castañón, prêtre diocésain espagnol, et ses trois compagnons laïc, Laici, tués en 1936 en haine de la foi.

    du serviteur de Dieu Iustus Takayama Ukon (vers 1552 - 1615), laïc japonais tué en haine de la foi.

aux VERTUS HEROÏQUES

du serviteur de Dieu Arsenio da Trigolo (Giuseppe Migliavacca 1849 - 1909), prêtre capucin italien, fondateur des Soeurs de Marie Consolatrice.


de la servante de Dieu Maria Luisa del Santissimo Sacramento (Maria Velotti 1826 - 1886), tercière franciscaine italienne, fondatrice des Adoratrices de la Ste.Croix.

Audiences


Cité du Vatican, 22 janvier 2016 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

Le Cardinal Gerhard Ludwig Müller, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

M.Timothy Donald Cook, Administrateur Délégué de Apple.

Mgr.Pio Vito Pinto, Doyen du Tribunal de la Rote Romaine.

Hier, il avait reçu le Cardinal Angelo Amato; SDB, Préfet de la Congrégation pour les causes des saints.


Nota bene


Cité du Vatican, 22 janvier 2016 (VIS). Une erreur s'est glissée dans le premier article du bulletin d'hier: La lettre du Saint-Père au Cardinal Sarah remontait au 20 décembre 2014 et non 2015.  

jeudi 21 janvier 2016

Modification du rite pascal du lavement des pieds


Cité du Vatican, 21 janvier 2016 (VIS). Le 20 décembre 2014, Saint-Père s'est adressé au Cardinal Robert Sarah, Préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements à propos du rite pascal du lavement des pieds. Après réflexion, et en vue de l'améliorer pour qu'il exprime pleinement la portée du geste du Seigneur au Cénacle, il entend modifier la rubrique afférente du Missel Romain. Désormais les personnes désignées pourront être également choisi dans toutes les composantes du peuple de Dieu et non plus strictement parmi ses membres masculins. Il conviendra aussi de mieux expliquer le rite. Ainsi, ce jour, le Cardinal Préfet a-t-il publié un décret ad hoc approuvé le 6 janvier, qui développe celui du 30 novembre 1955 relatif à la réforme de la Semaine Sainte et, en l'espèce, à la messe In Coena Domini. Pour corriger le rite du Mandatum selon l'inspiration du Pape François, en vertu de s facultés qui lui sont concédées par le Saint-Père, ce dicastère introduit dans le rite romain du temps de Pâques la liberté de choix des pasteurs pour constituer un groupe de fidèles représentatif du peuple de Dieu. Hommes, femmes ou enfants, les personnes désignées pour le lavement des pieds pourront également être de tout âge, enfants et personnes âgées, malades, laïcs, clerc, religieux et consacrés. Le pasteurs auront également charge de bien instruire les fidèles choisis afin qu'ils prennent part au rite de manière consciente, active et fructueuse.

Pèlerinage aux sanctuaires, expression de la foi du peuple de Dieu


Cité du Vatican, 21 janvier 2016 (VIS). ''Aller en pèlerinage dans les sanctuaires est une des expressions les plus éloquentes de la foi du peuple de Dieu... Cette religiosité populaire est une simple forme d’évangélisation qui a toujours besoin d’être encouragée et valorisée sans en minimiser l’importance'', a dit le Pape François qui recevait ce matin quelque 3.000 participants au jubilé des responsables de pèlerinages et des recteurs de sanctuaires. ''Il serait une erreur de penser que celui qui va en pèlerinage vit une spiritualité non personnelle mais de masse. En réalité, le pèlerin porte sa propre histoire, sa foi, les lumières et les ombres de sa vie. Chacun a dans son cœur un désir spécial et une prière particulière. Qui entre dans un sanctuaire a aussitôt l’impression de se trouver chez lui, écouté, compris et soutenu... C’est pourquoi le mot-clé que je souhaite aujourd’hui souligner avec vous est accueil. Par l’accueil, tout se joue, pour ainsi dire. Un accueil affectueux, festif, cordial et patient... Jésus a parlé de l’accueil mais l’a surtout pratiqué. Quand on nous dit que les pécheurs, par exemple Matthieu ou Zachée, accueillaient Jésus chez eux et à leur table, c’est d’abord parce qu’ils se sont sentis accueillis par Jésus et cela avait changé leur vie''. Puis le Pape François a rappelé que le pèlerin arrivant dans un sanctuaire est souvent fatigué. Il a faim et soif. ''Et souvent cette condition physique reflète aussi leur état intérieur. C’est pourquoi cette personne a besoin d’être bien accueillie tant sur le plan matériel que spirituel... Quel qu’il soit, jeune ou vieux, riche ou pauvre, malade et troublé ou touriste curieux, il doit trouver l’accueil dû, parce qu’en chacun il y a un cœur qui cherche Dieu, parfois sans s’en rendre pleinement compte''. Il a aussi souligné que les prêtres doivent offrir en ces lieux un accueil particulier comme ministres du pardon de Dieu parce que le sanctuaire est ''la maison du pardon, où chacun rencontre la tendresse du Père qui a miséricorde de tous, sans exclusion. Qui s’approche du confessionnal le fait parce qu’il regrette son péché... Les prêtres qui exercent leur ministère dans les sanctuaires doivent avoir le cœur imprégné de miséricorde. Leur attitude doit être celle d’un père''.


Message au Forum de Davos


Cité du Vatican, 21 janvier 2016 (VIS). A l'occasion de l'ouverture hier à Davos (Suisse) du Forum économique mondial 2016, le Saint-Père a fait parvenir un message (30 décembre dernier) au Président exécutif de ce grand rendez-vous économique annuel, M.Klaus Schwab. Le thème choisi par la fondation World Economic Forum est Maîtriser la quatrième révolution industrielle. Formant des vœux pour la fécondité d'une rencontre qui cherche à encourager la responsabilité sociale et environnementale à travers un dialogue constructif entre gouvernements, représentants de la société civile, secteurs politiques, financiers et culturels, le Pape écrit: "L’aurore de la quatrième révolution industrielle a été accompagnée par le sentiment croissant d’une inévitable et drastique réduction des emplois. Les dernières études conduites par l’International Labour Organization montrent que le chômage touche des centaines de millions de personnes. La financiarisation et la technologisation des économies, globales et nationales, ont produit un profond changement dans le domaine du travail. La diminution des possibilités d’avoir un emploi utile et digne, associée à la réduction de la protection sociale, a provoqué une augmentation inquiétante des inégalités et de la pauvreté dans différents pays. Il y a clairement besoin de créer de nouveaux modèles de faire des affaires qui, tout en promouvant le développement des technologies avancées, soient aussi capables de les utiliser pour créer du travail digne pour tous, pour maintenir et renforcer les droits sociaux, et pour protéger l’environnement. L’homme doit guider le développement technologique, sans se laisser dominer par lui!".
"Je lance une fois de plus un appel général: N’oubliez pas les pauvres! C’est le premier défi qui se trouve devant vous en tant que responsables du monde des affaires. Celui qui a les moyens d’une vie décente, au lieu d’être préoccupé par les privilèges, doit chercher à aider les plus pauvres à accéder eux aussi à des conditions respectueuses de la dignité humaine, notamment à travers le développement de leur potentiel humain, culturel, économique et social. Nous ne devons jamais permettre que la culture du bien être nous anesthésie, au point de nous rendre incapables d’éprouver de la compassion devant le cri de souffrance de autres. Nous ne pleurons plus devant le drame des autres, leur prêter attention ne nous intéresse pas, comme si tout nous était une responsabilité étrangère qui n’est pas de notre ressort. Pleurer devant le drame des autres ne veut pas dire seulement partager leurs souffrances, mais aussi et surtout réaliser que nos propres actions sont cause d’injustice et d’inégalité. « Ouvrons nos yeux pour voir les misères du monde, les blessures de tant de frères et sœurs privés de dignité, et sentons-nous appelés à entendre leur cri qui appelle à l’aide. Que nos mains serrent leurs mains et les attirent vers nous afin qu’ils sentent la chaleur de notre présence, de l’amitié et de la fraternité. Que leur cri devienne le nôtre et qu’ensemble, nous puissions briser la barrière d’indifférence qui règne souvent en souveraine pour cacher l’hypocrisie et l’égoïsme. Quand on réalise cela, on devient plus pleinement humain, puisque la responsabilité envers nos frères et sœurs est une part essentielle de notre commune humanité. N’ayez pas peur d’ouvrir vos esprits et vos cœurs aux pauvres. De cette manière, vous donnerez libre cours à vos talents économiques et techniques, et découvrirez la joie d’une vie pleine, que le consumérisme ne peut de lui-même apporter. Face aux profonds changements actuels, les responsables mondiaux ont le défi de garantir que la prochaine quatrième révolution industrielle, le résultat des innovations robotiques, scientifiques et technologiques, ne conduisent pas à la destruction de la personne humaine pour être remplacée par une machine sans cœur, ou à la transformation de notre planète en un jardin vide pour le plaisir de quelques élus. Au contraire, nous avons une précieuse occasion de guider et de gouverner le processus actuellement en cours, et de construire des sociétés inclusives basées sur le respect de la dignité humaine, la tolérance, la compassion et la miséricorde. Je vous presse donc de reprendre votre conversation sur la manière de construire l’avenir de la planète, notre maison commune, et je vous demande de faire un effort uni pour rechercher un développement durable et intégral".


"Comme je l’ai souvent dit, et je le répète maintenant volontiers, les affaires sont une noble vocation, orientée à produire de la richesse et à améliorer le monde pour tous, surtout si on comprend que la création de postes de travail est une partie incontournable de son service du bien commun. Ainsi, elles ont une responsabilité pour aider à surmonter la crise complexe de la société et de l’environnement, et pour combattre la pauvreté. Cela permettra d’améliorer les conditions de vie précaires de millions de gens et comblera le fossé social qui provoque de nombreuses injustices et ronge les valeurs fondamentales de la société, comme l’égalité, la justice et la solidarité. De cette manière, par le moyen privilégié du dialogue, le World Economic Forum peut devenir une plate-forme pour la défense et la protection de la création, pour la réussite d’un progrès plus sain, plus humain, plus social, plus intégral, dans le respect aussi des objectifs environnementaux, et le besoin de maximiser les efforts pour éradiquer la pauvreté, tel que cela a été défini dans l’Agenda 2030 pour le Développement Durable et dans le Paris Agreement under the United Nations Framework Convention on Climate Change".

Clôture de l’Année de la vie consacrée


Cité du Vatican, 21 janvier 2016 (VIS). La Congrégation pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique informe des prochains événements pour la clôture de l’Année de la vie consacrée auxquels participeront, du 28 janvier au 2 février à Rome, plus de 4000 consacrés du monde entier. Sous le thème: Vie consacrée en communion. Le fondement commun dans la variété des formes, ces journées de rencontre s’alterneront avec des veillées de prière et des moments d’approfondissement de la spécificité de chaque forme, ''avec un regard prophétique vers l’avenir'', dit le communiqué publié par la Congrégation. Les objectifs de cette rencontre sont de mieux connaître la grande mosaïque de la vie consacrée, de vivre la communion en redécouvrant l’unique appel dans la variété de ses formes (Ordo Virginum, vie monastique, instituts apostoliques, instituts séculiers, nouveaux instituts et nouvelles formes de vie consacrée), de commencer ensemble le chemin en ce grand Jubilé de la miséricorde qui remet une fois de plus à tous les consacrés, le mandat spécifique de sa vocation d’être des visages de la miséricorde du Père, des témoins et des constructeurs d’une fraternité vécue avec authenticité. Le premier événement aura lieu le 28 janvier, avec une veillée en la Basilique vaticane, présidée par Mgr.José Rodríguez Carballo, Secrétaire de la Congrégation, et à laquelle participera le Cardinal Joao Braz de Aviz, Préfet du dicastère. Le 29 janvier, tous les consacrés et consacrées se réuniront Salle Paul VI, tandis que les 30 et 31, en cinq lieux de Rome, chaque forme de vie consacrée se réunira pour approfondir sa réflexion sur quelques aspects spécifiques de sa vocation, et tous se retrouveront le 1 février pour une audience avec le Saint-Père et assister à l’oratorio Sur les pas de la beauté, dirigé par Mgr.Marco Frisina. Ces rencontre se termineront le 2 février avec un pèlerinage jubilaire le matin et une célébration eucharistique l’après-midi pour la XX Journée mondiale de la vie consacrée, présidée par le Saint-Père.

Légat aux Philippines


Cité du Vatican, 21 janvier 2016 (VIS). Aujourd'hui a été publiée la lettre latine du 8 novembre dernier par laquelle le Saint-Père a nommé le Cardinal Charles Maung Bo, SDB, Archevêque de Yangon, son Légat au 51 Congrès eucharistique international (Cebu, Philippines, 24 - 31 janvier). Il sera accompagné de l'Abbé Dominic Bar Bu, son secrétaire, et de l'Abbé Marvin Mejía, Secrétaire Général de la Conférence épiscopale philippine.


Audiences


Cité du Vatican, 21 janvier 2016 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

Mgr.Eliseo Ariotti, Nonce apostolique au Paraguay.

M.Robert Comparoré, Ambassadeur du Burkina Faso, pour la présentation de ses lettres de créance.
Mgr.Rubén Oscar Frassia, Evêque d'Avellaneda - Lanús (Argentine).


Une délégation venue lui présenter les agneaux dont la laine servira à confectionner les Pallium ce l'année.

Autres actes pontificaux


Cité du Vatican, 21 janvier 2016 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

Le Chanoine Marco Brunetti, Evêque d'Alba (superficie 1.050, population 157.526, catholiques 142.526, prêtres 137, diacres 10, religieux 293), en Italie. L'Evêque élu, né en 1962 à Turin (Italie) et ordonné prêtre en 1987, était jusqu'ici responsable diocésain de la pastorale de la santé. Licencié en théologie et en pastorale de la santé, il a été curé de paroisses, membre du Presbyterium et du Conseil national de pastorale de la santé.

Mgr.Giuseppe Russo (Italie), Sous Secrétaire de l'Administration pour le patrimoine du siège apostolique.


mercredi 20 janvier 2016

Diffuser partout sur terre la miséricorde de Dieu


Cité du Vatican, 20 janvier 2016 (VIS). Ce matin, au cours de l'audience générale tenue Salle Paul VI, le Pape a poursuivi son nouveau cycle de catéchèse sur la la miséricorde dans la Bible, centrant son discours sur la semaine de prière pour l'unité des chrétiens (18 - 25 janvier): L'apôtre Pierre, a-t-il dit en reprenant sa première épître, "s'adresse à la première génération de croyants pour leur faire prendre conscience du don qu'ils ont reçu par le baptême, mais aussi des exigences que cela implique. Nous aussi sommes invités dans cette période de prière pour l'unité à redécouvrir tout cela, à le faire ensemble, en laissant derrière nous tout ce qui nous divise. Partager signifie baptême que nous sommes tous pécheurs et nous devons être sauvé, racheté et délivré du mal... Partager un seul baptême signifie que nous affirmons ensemble, catholiques, protestants et orthodoxes partageons l'expérience du péché. Tous avons besoin du pardon, d'être libérés du mal car nous sommes appelés pour aller à la rencontre du Dieu vivant, plein de miséricorde. Malheureusement, nous vivons tous l'égoïsme qui crée la division, la fermeture du soi et le mépris de l'autre. Repartir du baptême signifie retrouver la source de la miséricorde, une source d'espérance pour tous. Personne ne doit être exclu de la miséricorde de Dieu. Le partage de cette grâce crée un lien indissoluble entre les baptisés qui, en vertu du baptême, peuvent se considérer frères. Nous sommes vraiment le peuple saint de Dieu, même si à cause de nos péchés nous ne sommes pas totalement unis. La miséricorde de Dieu, qui oeuvre dans le baptême, est plus forte que nos divisions. Dans la mesure où nous accueillons la grâce de la miséricorde, nous devenons plus pleinement peuple de Dieu, et donc en mesure d'annoncer à tous ses œuvres merveilleuses... Par la grâce du baptême, nous avons obtenu la miséricorde de Dieu et avons été accueillis au sein de son peuple. Catholiques, orthodoxes et protestants, nous constituons un sacerdoce royal, une nation sainte. Cela signifie que nous avons une mission commune, qui est de transmettre la divine miséricorde reçue à l'autre, en commençant par les plus pauvres et abandonnés.... Mettons à profit cette semaine particulière pour prier afin que tous les disciples du Christ trouvent le moyen d'oeuvrer ensemble pour diffuser partout sur terre la miséricorde de Dieu".

Audiences


Cité du Vatican, 20 janvier 2016 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

Une délégation musulmane venue l'inviter à se rendre officiellement à la grande mosquée de Rome.

Les évêques soudanais et sud-soudanais participants à une rencontre organisée par la Congrégation pour l'évangélisation des peuples.

Hier il avait reçu Mgr.César Daniel Fernández, Evêque de Jujuy (Argentine).


Autres actes pontificaux


Cité du Vatican, 20 janvier 2016 (VIS). Le Saint-Père a:

Nommé Mgr.Canísio Klaus, Evêque de Sinop (superficie 191.000, population 650.000, catholiques 534.000, prêtres 52, diacres 2, religieux 69), au Brésil. Jusqu'ici Evêque de Santa Cruz do Sul (Brésil), il succède à Mgr.Gentil Delázari, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge.

Erigé l'exarchat apostolique maronite de Bogotá (Colombie).

Nommé le P.Fadi Abou Chebel, OMM, premier Exarque apostolique maronite de Bogotá (Colombie). L'Evêque élu, né en 1969 à Deir el Karnar (Liban), a prononcé ses voeux religieux en 1994 et a été ordonné prêtre en 1995. Licencié en théologie, il a occupé diverses charges pastorales au Liban comme en Amérique du sud.



mardi 19 janvier 2016

Le Cardinal Parolin dialogue avec la Global Foudation


Cité du Vatican, 19 janvier 2016 (VIS). Hier le Cardinal Pietro Parolin a pris part à la table ronde organisée par la Global Foundation, dont le thème était: Rejeter la mondialisation de l'indifférence en vue d'une économie mondiale plus inclusive et durable. L'initiative, a déclaré le Secrétaire d'Etat, souligne l'engagement de cette organisation à être un "espace privilégié pour le dialogue entre les principaux acteurs économiques et politiques, ainsi qu'un catalyseur d'idées pour construire un système économique au service du développement économique global". Dans son bref discours, le Cardinal a rappelé que depuis le début de son pontificat, le Pape François n'a jamais cessé de dénoncer parmi les nombreux problèmes qui affligent le monde, les graves conséquences de l'indifférence et du manque de responsabilité. Il a également invité le monde à corriger de manière libre et responsable une économie qui sinon conduit à l'exclusion et provoque des inégalités. Le Cardinal Parolin a donc invité riches et pauvres, personnages puissants comme simples citoyens, responsables politiques comme entrepreneurs à mettre la puissance créatrice de l'intelligence humaine au service du bien commun, et ce dans un esprit de solidarité et de miséricorde''. Puis il a rappelé tout ce qui a été fait durant les premières années du troisième millénaire pour aider les gens à échapper à la pauvreté extrême, précisant que le Pape est toujours plus convaincu qu'il faut faire beaucoup plus. En temps de crise et de difficultés économiques, on ne peut oublier la priorité que constitue la solidarité internationale. Il va de soi que cette grande œuvre passe par la création et par la redistribution de richesses. L'utilisation équitable des ressources naturelles comme le recours à la technologie sont indispensables à une économie qui cherche à être moderne mais doit surtout être solidaire et durable. Ce sera possible, ainsi que l'affirmaient le juriste romain Ulpien et saint Augustin que lorsque la justice constitue la volonté constante et perpétuelle de donner à chacun son droit. Comme l'a rappelé le Pape dans son discours à l'ONU (25 septembre dernier), prononcé dans le cadre de l'Agenda pour le développement durable 2030, "le monde attend de tous ses dirigeants des mesures efficaces, pratiques, constantes, concrètes et immédiates, des moyens certains pour préserver et améliorer l'environnement naturel, pour surmonter au plus tôt le phénomène de l'exclusion sociale et économique". Le secrétaire d'Etat a conclu en soulignant l'importance de la réunion organisée par la fondation, qui représente "un outil important pour accroître partout la sensibilisation aux graves problèmes de dégradation environnementale et d'exclusion sociale environnemental... Il est nécessaire de stimuler et renforcer l'action entamée, qui commence à montrer des résultats solides...pour le développement d'une économie de plus en plus au service de notre maison commune''.


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