Cité
du Vatican, 31 janvier 2016 (VIS). Ce midi à l'angélus le
Saint-Père a commenté l'Evangile du jour, qui nous ramène à
Nazareth, village de Galilée où Jésus a grandi en famille et où
il est connu de tous. Ayant à peine entamé sa vie publique il y
revient pour la première fois. A la synagogue, devant la communauté,
il lit le passage d'Isaïe évoquant la venue du Messie. A la fin, il
déclare que la prophétie à peine entendue vient de s'accomplir.
"D'abord stupéfaits, ses concitoyens se fâchent et murmurent:
Mais pourquoi celui-là qui se prétend le Consacré du Seigneur, ne
répète-t-il pas ici parmi nous les prodiges que, dit-on, il a
accomplis à Capharnaüm et dans ses environs? C'est alors que Jésus
leur réplique que personne n'est prophète en son pays, ni bien
accueilli. Et de citer les cas de grands prophètes comme Elie ou
Elisée... Se sentant offensés, les gens de Nazareth se lèvent,
chassent Jésus de la synagogue avec l'intention de le jeter dans un
précipice. Avec la force de sa paix, il traversa la foule et se mit
en route. Son heure n'était pas arrivée... Il ne s'est pas agi
d'une simple dispute de village...née de quelque jalousie, mais d'un
incident illustrant la tentation à laquelle toute personne
religieuse est exposée et dont il faut absolument s'écarter. C'est
la tentation de considérer la religion comme un investissement et
d'en arriver à composer avec Dieu notre propre intérêt. Dans la
véritable religion, il s'agit d'accueillir la volonté paternelle de
Dieu, qui prend soin de toute créature, de la plus insignifiante aux
yeux humains. Tel est le ministère prophétique de Jésus, annoncer
que nulle condition humaine ne peut être objet d'exclusion... Aux
yeux de Dieu, le seul privilège est de ne jouir d'aucun privilège,
de n'avoir aucun maître et de s'en remettre totalement à lui".
Et lorsque Jésus dit qu'aujourd'hui s'est accomplie l'Ecriture, cet
aujourd'hui veut dire toujours. Cela vaut à cet instant parmi nous
sur cette place, en rappelant l'actualité nécessaire du salut
apporté à l'humanité par Jésus. C'est toujours Dieu qui fait le
premier pas, qui vient à notre rencontre avec miséricorde pour nous
relever de la poussière de nos péchés et nous aider à reprendre
le bon chemin. "Dans la synagogue de Nazareth, il y avait
probablement Marie. Et on peut imaginer qu'elle connut là une
anticipation de sa souffrance à venir au pied de la croix.
Puisse-t-elle nous aider à nous convertir d'un dieu des miracles au
miracle de Dieu qu'est Jésus-Christ.
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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... [+]
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lundi 1 février 2016
Message-vidéo pour la clôture du Congrès eucharistique international de Cebu
Cité
du Vatican, 1 février 2016 (VIS). Hier, 31 janvier, la messe
présidée par le Cardinal Charles Maung Bo, SDB, archevêque de
Yangon (Birmanie) et Légat pontifical, a clôturé le 51 Congrès
eucharistique international de Cebu (Philippines). Inauguré le 24
janvier, il avait pour thème: Le Christ en vous, espérance de la
gloire. L'Eucharistie, source et sommet de la mission de l'Eglise.
Au
terme de la messe, un message-vidéo du Pape a été diffusé, dans
lequel il souligne que le thème du congrès "nous rappelle que
Jésus ressuscité est toujours vivant et présent dans son Eglise,
surtout dans l'eucharistie, le sacrement de son corps et de son sang.
La présence du Christ au milieu de nous -poursuit-il- n'est pas
seulement une consolation, mais aussi une promesse et une invitation.
C'est une promesse qu'un jour, la joie et la paix éternelle nous
appartiendront dans la plénitude de son Règne. Mais c'est aussi une
invitation à sortir, comme missionnaires, pour porter le message de
la tendresse du Père, de son pardon et de sa miséricorde à tout
homme, femme et enfant". Puis le Saint-Père a invité à
réfléchir sur les deux gestes de Jésus dans la dernière Cène,
qui ont un rapport avec la dimension missionnaire de l'eucharistie,
la convivialité et le lavement des pieds. Soulignant combien il
était important pour le Christ de partager ses repas avec ses
disciples mais aussi et spécialement avec les pécheurs et les
marginaux, il ajoute que "s'asseyant à table, Jésus pouvait
écouter les autres, leurs histoires, entendre leurs espérances et
leurs aspirations et leur parler de l'amour du Père. A chaque
eucharistie, la table de la cène du Seigneur, nous devons être
inspirés et suivre son exemple, en allant à la rencontre des
autres, dans un esprit de respect et d'ouverture, pour partager avec
eux le don que nous-mêmes avons reçus". Cela revêt une
importance particulière en Asie où l'Eglise est engagée "dans
un dialogue respectueux avec les membres des autres religions. Ce
témoignage prophétique a très souvent lieu, comme nous le savons,
par un dialogue de vie. Le témoignage des vies transformées par
l'amour de Dieu est pour nous la meilleure façon de proclamer la
promesse du règne de réconciliation, de justice et d'unité pour la
famille humaine. Notre exemple peut ouvrir les cœurs à la grâce de
l'Esprit Saint qui les conduit au Christ Sauveur".
Le
second geste, le lavement des pieds, est le signe du "service
humble de Jésus, de l'amour inconditionnel avec lequel il a donné
sa vie sur la croix pour le salut du monde. L'eucharistie est une
école de service humble. Elle nous enseigne à être prêts à
l'être pour les autres. Cela aussi est au centre du devoir du
disciple missionnaire". Le Pape a pris l'exemple du typhon
meurtrier qui a dévasté les Philippines mais qui a suscité un
immense élan de solidarité, de générosité et de bonté. "Les
personnes se sont mises à reconstruire non seulement les maisons,
mais aussi les vies. L'eucharistie nous parle de cette force qui
jaillit de la croix et qui apporte continuellement une nouvelle vie.
Elle change les cœurs. Elle nous permet d'être attentionnés, de
protéger qui est pauvre et vulnérable et d'être sensibles au cri
de nos frères et sœurs dans le besoin. Elle nous enseigne à agir
avec intégrité et à refuser l'injustice et la corruption qui
empoisonnent les racines de la société". Le Pape a conclu en
annonçant que le prochain Congrès eucharistique international
aurait lieu en 2020 à Budapest (Hongrie).
Première audience jubilaire
Cité
du Vatican, 30 janvier 2016 (VIS). Le Pape François a consacré la
première des audiences jubilaires à la miséricorde et à la
mission. Cette initiative du Saint-Père pendant l'Année sainte
permet de venir aux personnes qui ne peuvent pas se rendre aux
audiences générales du mercredi. A cette occasion plus de 22.000
personnes étaient présentes Place St.Pierre. "Nous entrons
jour après jour au cœur de l'Année sainte de la Miséricorde. Par
sa grâce, le Seigneur guide nos pas, tandis que nous passons la
Porte Sainte, et vient à notre rencontre pour rester toujours avec
nous, malgré nos faiblesses et nos contradictions. Ne nous fatiguons
jamais de sentir le besoin de son pardon, parce que quand nous sommes
faibles sa proximité nous rend forts et nous permet de vivre notre
foi avec une plus grande joie. Evoquant ensuite l'étroite relation
entre miséricorde et mission, le Pape a souligné qu'en tant que
chrétiens, nous avons la responsabilité d'être missionnaires de
l'Evangile. "Quand nous recevons une bonne nouvelle ou quand
nous vivons une belle expérience, il est naturel que nous sentions
l'exigence de la partager aussi avec les autres... La joie ressentie
est telle qu'elle nous pousse à la communiquer. Ce devrait être la
même chose quand nous rencontrons le Seigneur. Le signe concret que
nous avons vraiment rencontré Jésus est même cette joie que nous
éprouvons en le faisant connaître aussi aux autres. A la lecture de
l'Evangile, nous voyons que cette expérience est celle des premiers
disciples... Rencontrer Jésus c'est rencontrer son amour. Cet amour
nous transforme et nous rend capables de transmettre aux autres la
force qu'il nous donne. Nous pourrions dire en quelque sorte que
depuis le jour du baptême, un nouveau nom est donné à chacun de
nous en plus de celui que nous ont déjà donné maman et papa, c'est
le nom Christophore qui signifie porteur du Christ. Chaque chrétien
est porteur du Christ!... La miséricorde que nous recevons du Père
ne nous est pas donnée comme une consolation privée, mais nous fait
devenir des instruments afin que les autres aussi puissent recevoir
le même don. Il y a une étonnante circularité entre la miséricorde
et la mission. Vivre de miséricorde nous rend missionnaires de la
miséricorde, et être missionnaires nous permet de grandir davantage
dans la miséricorde de Dieu. Prenons donc au sérieux le fait d'être
chrétiens, et engageons-nous à vivre comme des croyants, parce que
c'est seulement ainsi que l'Evangile peut toucher le cœur des
personnes et l'ouvrir à la grâce de l'amour".
Travail et santé
Cité
du Vatican, 30 janvier 2016 (VIS). Après la catéchèse, le
Saint-Père a salué notamment les membres de l'association italienne
des mutilés et invalides du travail, rappelant l'importance de
garantir la santé des travailleurs et de défendre en toute
circonstance le don de Dieu qu'est la vie, avant tout celle des plus
faibles. Puis ce fut au tour d'une délégation de la société
municipale de transports de Rome, à laquelle il a rappelé que la
qualité de la vie sociale dépend largement de celle du transport
public. Formant le voeu de voir accrus les efforts de réduction de
la pollution, il a remercié le personnel de l'ATAC d'avoir amélioré
le service en faveur des pèlerins de l'Année sainte. Enfin,
s'adressant aux jeunes, aux malades et aux nouveaux couples, le Pape
a évoqué Don Bosco, l'éducateur par excellence, dont la fête sera
célébrée demain. Apprenez de son expérience spirituelle à
toujours placer votre espérance dans le Crucifié, recourez à son
intercession pour pleinement assumer votre mission.
Actes du dernier congrès réservé aux nouveaux évêques
Cité
du Vatican, 1 février 2016 (VIS). Ce matin en Salle de Presse ont
été présentés (Témoin du Ressuscité) les actes du cours 2014 de
formation annuelle pour les nouveaux évêques. Le Cardinal Marc
Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les évêques, était
accompagné pour la présentation par Mgr. l'archevêque Ilson de
Jesus Montanari, Secrétaire, et Mgr.Francesco Cacucci, Archevêque
de Bari - Bitonto (Italie), Rapporteur du cours.
Ce
cours, a tout d'abord rappelé le Cardinal Ouellet remonte à 2001.
L'initiative répondait à une attente qui s'était faite jour durant
les assemblées synodales. La formation est un bienfait pour tous
ceux qui font partie de l'Eglise, laïcs, prêtres et donc aussi
évêques. Le cours réservé aux nouveaux évêques est organisé
sous le patronage de la Congrégation pour les évêques, en
collaboration avec celle pour les Eglises orientales, et parfois
aussi avec la Congrégation pour l'évangélisation des Peuples.
Ainsi en quinze ans, plus de 1.500 évêques ont été à préparer
leur ministère pastoral à travers cette expérience de huit ou neuf
jours de partage fraternel, de conférences et de débats et, surtout
de rencontres avec le Saint-Père et des représentants de la Curie
romaine et de l'épiscopat mondial. Aujourd'hui, c'est le matériau
partagé de cette formation qui est mis à la disposition du public.
Sa publication permettra d'obtenir des suggestions utiles pour
améliorer l'expérience.
Puis
Mgr.Cacucci a expliqué comment dans une période d'hyper-activisme
et de fragmentation, "l'Evêque est appelé, aujourd'hui plus
que jamais, à être l'homme de la synthèse, qui aide frères et
amis prêtres dans leur recherche de l'essentiel... Au dernier
Congrès ecclésial italien, le Saint-Père a lancé un encouragement
à vivre une collégialité efficace. Si marcher ensemble (Synode)
avec les prêtres, les consacrés et les fidèles laïcs, est une
entreprise difficile, c'est l'expression de l'amour et de la
communion au sein de l'Eglise. On peut dire avec saint Augustin que
lorsqu'on aime, même la fatigue est aimée. Pour être témoin du
Ressuscité, l'évêque est appelé à être un homme de prière,
surtout de la prière d'intercession". Quant à Mgr.Montanari,
il a ajouté que pendant ces seize années d'expérience, le nombre
de participants a toujours dépassé la centaine. Après le succès
des premiers cours, la Congrégation pour les Eglises orientales a
rejoint l'expérience...ce qui a permis d'acquérir une meilleure
compréhension de la situation dans laquelle se trouvent ces Eglises
souvent en situation minoritaire, mais aussi à renforcer nos
relations fraternelles".
Envoyé spécial en Terre Sainte
Cité
du Vatican, 30 janvier 2016 (VIS). Aujourd'hui a été publiée la
lettre latine du 12 décembre dernier par laquelle
le Saint-Père a nommé Mgr.Zygmunt Zimowski, Président du Conseil
pontifical pour la pastorale de la santé, son Envoyé spécial à la
XXIV Journée mondiale du malade (Nazareth 11 février).
Audiences
Cité
du Vatican, 1 février 2016 (VIS). Le Saint-Père
a reçu ce matin:
Mgr.Marcelo
Daniel Colombo, Evêque de La Rioja (Argentine).
Mgr.Hugo
Nicolás Barbaro, Evêque de San Roque de Presidencia Roque Sáenz
Peña (Argentine).
Mère
Zuleman Nelly Zayas, Supérieure générale des Filles du divin
Sauveur (Salvador et Amérique latine).
Samedi
dernier, 30 janvier, il avait reçu le Cardinal Marc Ouellet, PSS,
Préfet de la Congrégation pour les évêques.
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican, 30 janvier 2016 (VIS). Le Saint-Père a nommé le
P.Virgilio Do Carmo da Silva, SDB, Evêque de Dili (superficie 4.750,
population 595.000, catholiques 562.000, prêtres 133, diacres 1,
religieux 425), au Timor Oriental. L'Evêque élu, né en 1967 à
Venilale (Timor Oriental), a émis ses voeux religieux en 1997 et a
été ordonné prêtre in 1998. Il était jusqu'ici Provincial de son
ordre, au sein duquel il a occupé plusieurs fonctions.
vendredi 29 janvier 2016
La foi est aussi de vivre la vérité dans l'amour
Cité
du Vatican, 29 janvier 2016 (VIS). Le Saint-Père s'est adressé ce
matin aux participants à l'Assemblée plénière de la Congrégation
pour la doctrine de la foi, qu'il a d'emblée remerciée pour le
soutien que son action apporte à la vie de l'Eglise: En fait, a-t-il
dit à ses hôtes, "la première vérité de l'Eglise est
l'amour du Christ". Quant à la miséricorde, "elle est
l'architrave soutenant la vie de l'Eglise". Exhortant ensuite
"tout le peuple chrétien, tant les pasteurs que les fidèles, à
redécouvrir et opérer durant le jubilé les œuvres de miséricorde
corporelle et spirituelle", parce que à l'heure de la mort il
nous sera demandé si nous avons nourri l'affamé, donné et boire à
qui avait soif. "Cette attention aux oeuvres de miséricorde est
importante. Il ne s'agit pas de dévotion mais de gestes concrets que
les chrétiens doivent accomplir. Il faut recommencer à leur
enseigner une démarche aussi importante... Dans la foi et de la
charité, une relation cognitive rejoint le mystère de l'amour qui
est Dieu même. Tout en restant Dieu en soi, Jésus est devenu la
miséricorde affective envers l'homme et pour le salut de l'humanité.
La tâche confiée à votre Congrégation trouve en cela son
fondement ultime et sa justification même. La foi chrétienne n'est
pas seulement conserver les connaissances, mais de vivre la vérité
dans l'amour. Par conséquent, avec la doctrine de la foi, nous
devons préserver l'intégrité morale...de la vie. L'adhésion à la
personne du Christ est à la fois acte de la raison et réponse
morale à son don. A cet égard, je vous remercie pour tous les
efforts et la responsabilité avec laquelle vous traitez des cas
d'abus du clergé sur mineurs".
'
Prendre soin de l'intégrité de la foi et de la morale est une tâche
délicate à remplir..., une mission importante qui nécessite un
engagement collégial... Nous avons besoin de promouvoir, à tous les
niveaux de la vie de l'Eglise, une juste synodalité''. Citant à ce
propos la réunion organisée par la Congrégation avec les
représentants des Commissions doctrinales des Conférences
épiscopales d'Europe, le Saint-Père a salué une approche
collégiale de certains défis doctrinaux et pastoraux". Il faut
en effet "favoriser chez les fidèles un nouvelle élan
missionnaire et une plus grande ouverture à la dimension
transcendante de la vie, sans laquelle l'Europe risque de perdre
l'esprit humaniste qu'elle aime et défend". Il a alors salué
une autre contribution importante de la Congrégation pour le
renouveau de la vie ecclésiale, l'étude de la complémentarité
entre les dons hiérarchiques et charismatiques, appelés à
collaborer en synergie pour le bien de l'Eglise et du monde...
L'unité et la pluralité sont la marque d'une Eglise qui, mue par
l'Esprit, sait avancer avec sûreté et fidélité vers le but qu'est
le Seigneur ressuscité. C'est là qu'il est possible de voir comment
la dynamique synodale, lorsqu'elle est bien comprise, naît de la
communion et conduit à une communion de plus en plus actuelle,
approfondie et élargie, au service de la vie et de la mission du
peuple de Dieu''.
Deux événements jubilaires
Cité
du Vatican, 29 janvier 2016 (VIS). Ce matin près la Salle de Presse,
Mgr.Rino Fisichella, Président du Conseil pontifical pour la
nouvelle évangélisation, accompagné de Mgr.Graham Bell, Sous
Secrétaire du dicastère, a présenté deux événements jubilaires.
Après avoir évoqué l'ouverture anticipée de la porte sainte à la
cathédrale de Bangui, puis celle officielle de début du Jubilé de
la Miséricorde à Rome le 8 décembre dernier, suivie le 18
décembre par la porte de la Charité de Don Luigi di Liegro. Ensuite
le Saint-Père a visité à Rome toujours un maison de retraite et la
Casa Iride où sont soignés les malades en état végétatif.
Maintenant, a souligné Mgr.Fisichella, deux événements
particuliers méritent notre attention: "Le premier concerne la
présence à Rome des reliques de saint Leopold Mandic et de saint
Padre Pio. Ce fait est important en tant
qu’il témoigne d’une primeur, connaissant l’histoire de ces
deux saints, qui ont dépensé leur vie au service de la miséricorde
de Dieu. Le religieux croate Leopold (1866-1942), canonisé par
Jean-Paul II le 16 décembre 1983 est moins connu que Padre Pio, et
pourtant la renommée de sa sainteté s’étend au-delà de l’Eglise
de Padoue où il a passé une grande partie de sa vie... Ce capucin a
dédié toute sa vie au confessionnal. Pendant environ trente ans,
elle est devenue jusqu'à quinze heures par jour le confessionnal de
milliers de personnes qui ont trouvé dans la relation avec lui un
signe privilégié de pardon et de miséricorde... Padre Pio
(1887-1968) canonisé lui aussi par Jean-Paul II en 2002, n’a pas
besoin de grandes présentations. Ce capucin italien dépensa toute
sa vie à San Giovanni Rotondo sans jamais quitter cette ville.
Certes de son vivant certaines personnes, à Rome, le firent
souffrir, mais sa sainteté eut le dessus. Dans le silence de
l’obéissance il devint lui aussi un témoin privilégié de la
miséricorde en consacrant toute sa vie à la célébration du
sacrement de pénitence. Nous sommes reconnaissants aux capucins, aux
évêques de Padoue et de Manfredonia - Vieste - San Giovanni
Rotondo, d’avoir adhéré au souhait du Saint-Père d’avoir les
reliques des deux saints pendant quelques jours à Rome, au cours du
Jubilé. Notre gratitude s’accompagne de la conviction que cet
évènement permettra à des milliers de pèlerins de manifester leur
dévotion aux deux Saints et trouver une fois encore la consolation
dans leur intercession".
"Le
programme est très simple: Les reliquaires arriveront à Rome le 3
février et seront installés à St.Laurent- hors-les murs, basilique
qui sera ouverte aux fidèles à partir de 15 h pour une célébration
d’accueil. Les reliques resteront à St.Laurent jusqu’au
lendemain à 20 h 30' en raison de célébrations réservées au
vaste monde de la famille franciscaine. Une veillée nocturne de
prière sera organisée le 4 février à partir 22 h dans l’église
jubilaire de San Salvatore in Lauro. La prière ainsi que diverses
célébrations se poursuivront le lendemain 5 février, jusqu’à la
célébration à 14 h de la messe, présidée par Mgr.Michele
Castoro, Archevêque de Manfredonia. A partir de 16 h, une
procession, avec les deux reliquaires partira de San Salvatore in
Lauro pour remonter la via della Conciliazione jusqu’au parvis de
la basilique vaticane. Là le Cardinal Angelo Comastri, Archiprêtre
de la basilique papale accueillera les reliques et après un moment
de prière les introduira à l’intérieur, où elles seront placées
dans la nef centrale face à l’autel de la Confession, pour être y
vénérées. Les reliques resteront exposées jusqu’au 11 février.
A cette date après une célébration eucharistique en remerciement
qui aura lieu à 7.30 avec elles retourneront dans les lieux de leurs
diverses provenances. Il est bon de préciser que le 10 février,
Mercredi des Cendres, la basilique restera fermée la matin pour
l’audience générale, et que l’après-midi se déroulera la
messe d’entrée en Carême. Ceux qui souhaitent vénérer les
reliques et effectuer le parcours jubilaire sont donc priés de le
faire les jours précédents pour que les contrôles de sécurités
prévus puissent être facilités".
"Le
second évènement concerne justement la célébration du Mercredi
des Cendres au cours de laquelle le Saint-Père remettra le mandat
aux Missionnaires de la Miséricorde. Ainsi que le déclare la bulle
d’indiction Misericordiae Vultus, ces missionnaires seront le signe
de la sollicitude maternelle de l’Eglise à l’égard du peuple de
Dieu, pour qu’il entre en profondeur dans la richesse de ce mystère
aussi fondamental pour la foi. Ce seront des prêtres à qui j’aurai
donné l’autorité pour pardonner aussi les péchés qui sont
réservés au siège apostolique, afin de rendre explicite l’étendue
de leur mandat. Ils seront surtout signe vivant de la façon dont le
Père accueille ceux qui sont à la recherche de son pardon. Ils
seront des missionnaires de la miséricorde car ils se feront auprès
de tous l’instrument d’une rencontre riche en humanité, source
de libération, lourde de responsabilité afin de dépasser les
obstacles à la reprise de la vie nouvelle du baptême... Les
Missionnaires de la Miséricorde sont donc des prêtres chargés par
le Pape d’être des témoins privilégiés dans leur Eglise locale
du caractère extraordinaire de l’événement jubilaire. C’est
seulement le Pape qui nomme ces missionnaires, et non les évêques,
et il leur confie le mandat d’annoncer la beauté de la Miséricorde
de Dieu, et d’être des confesseurs capables de pardonner
largement, pour ceux qui s’approchent de la confession. Ces
missionnaires, qui sont plus d'un millier, proviennent de tous les
continents...et notamment de Birmanie, du Liban, de Chine, de Corée,
de Tanzanie, des Emirats, d'Israël, du Burundi, du Vietnam, du
Zimbabwe, de Lettonie, de Timor Est, d’Indonésie, de Thaïlande,
et d’Egypte. Il y aura aussi des prêtres de rite oriental... Dans
le recrutement, tous les Missionnaires ont reçu l’accord de leur
évêque ou de leur supérieur... A Rome seront présents 700
d'entre eux que le Pape rencontrera le 9 février pour leur dire
qu’il porte dans son cœur une initiative qui est certainement une
des plus parlante et significative du Jubilé de la Miséricorde. Le
lendemain, ils concélébreront avec le Pape et en cette occasion
recevront son mandat, la faculté d’absoudre également les péchés
réservés au Saint-Siège".
"Les
autres moments jubilaires regardent avant tout la première audience
jubilaire place St.Pierre demain 30 janvier. Le Pape François a
accepté avec générosité les nombreuses demandes des pèlerins qui
désirent le rencontrer. Pour cela un samedi par mois, selon le
calendrier officiel, il y aura une audience spéciale en plus des
audiences normales du mercredi. Pour cette première audience plus de
20.000 personnes sont déjà inscrites. Le Jubilé de la Curie, du
Governorat et des institutions liées au Saint-Siège qui se tiendra
le 22 février sera aussi un moment particulier. La célébration
prévoira une méditation du P.Marko Rupnik, Salle Paul VI à 8 h
30', suivie d'une la procession place Saint-Pierre avec le passage de
la Porte Sainte et la célébration de la messe par le Pape à 10 h
30'".
Journée mondiale du lépreux
Cité
du Vatican, 29 janvier 2016 (VIS). Le Président du Conseil
pontifical pour la pastorale de la santé, a signé le message annuel
pour la Journée mondiale du lépreux (vivre en aidant à vivre).
Cette LXIII Journée, écrit Mgr.Zimowski, veut contribuer à
poursuivre la lutte contre ce fléau qui continue de marginaliser
tant de personnes. Si cette marginalisation des malades a pour
origine le caractère incurable et contagieux, le préjugé social
continue. Il rappelle ensuite l'engagement ancien et toujours actif
de l'Eglise à cette lutte et au service du lépreux, et exhorte les
fidèles à toujours plus oeuvrer pour l'information, la prévention
et la compassion en faveur des malades.
Audiences
Cité
du Vatican, 29 janvier 2016 (VIS). Le Saint-Père
a reçu ce matin:
Le
Cardinal Domenico Calcagno, Président de l'Administration pour le
patrimoine du siège apostolique.
Le
Cardinal Stanislaw Rylko, Président du Conseil pontifical pour les
laïcs.
Mgr.Luciano
Suriani, Nonce apostolique en Serbie.
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican, 29 janvier 2016 (VIS). Le Saint-Père a:
Nommé
Mgr.Luigi Mansi, Evêque d'Andria (superficie 799, population
139.977, catholiques 138.000, prêtres 89, diacres 7, religieux 104),
en Italie. L'Evêque élu, né en 1952 à in Cerignola (Italie) et
ordonné prêtre in 1975, était jusqu'ici Président de l'union
apostolique du clergé italien. Il succède à Mgr.Raffaele Calabro,
dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge. Docteur en
théologie, il a été recteur de grand séminaire, responsable
diocésain des vocations, professeur d'université pontificale,
vicaire épiscopal, curé de paroisses et membre du Presbyterium.
Elevé
à l'épiscopat le P.Miguel Angel Ayuso Guixot, MCCJ (Espagne),
Secrétaire du Conseil pontifical pour le dialogue inter-religioeux.
jeudi 28 janvier 2016
Visite du Président togolais
Cité
du Vatican, 28 janvier 2016 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin le
Président togolais M.Faure Essozimna Gnassingbé, qui s'est
ensuite entretenu avec le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire
d'Etat, accompagné par Mgr.Paul Richard Gallagher, Secrétaire pour
les rapports avec les états: Prenant acte de la qualité de leurs
relations dans la perspective de les renforcer, les parties se sont
penchées sur la participation des catholiques au progrès du pays
comme du peuple togolais dans son ensemble, notamment en matière
d'enseignement. Il a ensuite été question de certains enjeux
intéressant l'Afrique occidentale et subsaharienne, et d'un
engagement commun en faveur de la sécurité et de la paix régionale.
Audience au Comité national italien de bioéthique
Cité
du Vatican, 28 janvier 2016 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin le
Comité national italien de bioéthique, institué il y a vingt-cinq
par la présidence du Conseil des ministres: Tout le monde sait la
sensibilité de l'Eglise face aux questions d'éthique, a déclaré
le Pape. "Mais il est peut-être moins clair que l'Eglise ne
revendique aucun espace privilégié dans ce domaine. Au contraire,
elle se réjouit lorsque la conscience civile, à différents
niveaux, est en mesure de réfléchir, de discerner et d'agir sur la
base d'un libre raisonnement, ouvert aux valeurs fondamentales de la
personne et de la société... C'est alors le signe de ce que la
semence de l'Evangile, révélé et confié à l'Eglise, a porté ses
fruits en permettant le développement la recherche de la vérité,
du beau et du bien... Il s'agit en substance de continuer à servir
la personne, la personne tout entière...avec une attention
particulière aux plus vulnérables et défavorisés, dont il est
difficile d'entendre la voix... Dans ce domaine, la communauté
ecclésiale et civile sont appelées à collaborer, chacune selon ses
compétences respectives''. Puis le Pape François a rappelé que le
Comité "a du à plusieurs reprises juger du respect de la
dignité individuelle ou du respect de la vie de sa conception à la
mort naturelle. Compte tenu de son unicité, la personne doit
toujours être envisagée comme une fin et jamais simplement comme un
moyen... Ce principe éthique est essentiel, car il concerne les
applications de la biotechnologie dans le domaine médical,
lesquelles ne peuvent jamais être utilisées au préjudice de la
dignité humaine, ni obéir à de simples finalités industrielles ou
commerciales''.
La
bioéthique, a-t-il alors précisé, es "née pour confronter,
grâce à un effort critique, les raisons et les conditions relevant
de la dignité de la personne avec les développements de la science
et de la technologie, de la biologie et de la médecine. Ceux-ci
s'accélèrent à un rythme tel qu'on risque de perdre toute
référence autre que l'utilité et le profit... Il faut donc bien
être conscients que la recherche sur la complexe question bioéthique
est délicate. Elle ne permet pas toujours de parvenir à une
conclusion harmonieuse immédiate. Il faut donc toujours faire preuve
d'humilité et de réalisme, sans craindre la confrontation entre
différentes positions; et, enfin, le témoin a donné à la vérité
contribue à la maturation de la conscience civile''. Enfin, le
Souverain Pontife a encouragé les membres du Comité à poursuivre
ses travaux dans trois directions, l'analyse interdisciplinaire des
causes de la dégradation de l'environnement dans lequel il serait
opportune une comparaison entre théories anthropocentriques et
biocentriques, rechercher tous les moyens d'établir la centralité
de la personne, dans le respect des autres êtres vivants et de
l'environnement, aider à définir les conditions préalables pour la
protection des générations futures.
Le
deuxième domaine évoqué a été le handicap et la marginalisation
sociale des sujets vulnérables, dans une société tendue vers la
concurrence et l'accélération du progrès: "Le défi est de
s'opposer la culture du rebut, qui revêt de multiples formes, y
compris le traitement de l'embryon humain comme matériau jetable. De
même pour les personnes âgées et les personnes proches de la mort.
Le Saint-Père a également encouragé un effort international
croissant à la confrontation, en vue d'une possible et souhaitable,
bien que complexe, harmonisation des normes et critères dans les
expérimentations biologiques et médicales, remerciant le Comité
pour ses efforts d'identification de stratégies de sensibilisation
aux questions de bioéthique et de la biotechnologie.
Présentation de la Journée mondiale du malade
Cité
du Vatican, 28 janvier 2016 (VIS). Ce matin près la Salle de Presse
a eu lieu la présentation de la Journée mondiale du malade 2016.
Cette XXIV édition aura le 11 février pour épicentre Nazareth (le
thème est tiré du passage sur les noces de Cana: Faîtes tout ce
qu'il vous dit). La conférence de présentation a été animée par
Mgr.Zygmunt Zimowski, Président du Conseil pontifical pour la
pastorale de santé, assisté de Mgr.Jean-Marie Mate Musivi
Mupendawatu, Secrétaire du dicastère, de l'Abbé Augusto Chendi,
Sous Secrétaire, et du P.Pietro Felet, SCI, Secrétaire ordinaire de
l'Assemblée des évêques catholiques de Terre Sainte.
Le
lieu de célébration de la Journée est le premier point à noter, a
déclaré Mgr.Zimowski. Nazareth est le lieu de l'Incarnation où
Jésus a commencé sa mission de salut en Galilée et fait de
nombreuses guérisons, comme le raconte l'Evangile de Marc lu ces
derniers jours, lorsque le Christ fait venir à lui des malades pour
les guérir et, à son tour, être recherché par les gens. Nous
sommes tous appelés, un jour ou l'autre et chacun d'une manière
différente, a expérimenter la maladie et la souffrance. Il est
parfois terrible de souffrir et nécessaire de demander l'assistance
d'une autre personne. Nous somme parfois désarmés de ne pouvoir
guérir comme le faisait Jésus. Alors l'important est d'aller vers
ceux qui souffrent, et qui peut-être ont plus besoin d'attention et
de présence que de guérison, de compassion et de solidarité. A
propos ensuite des médecins et des infirmières, de tous les
professionnels de la santé, il a souligné la nécessité de
maintenir une tradition qualitative au sein des institutions de santé
humaine... Le travail du médecin ou celui de l'infirmière est non
seulement une profession mais aussi, et peut-être avant tout, une
vocation. Prendre soin également des handicapés, des personnes
âgées et des malades mentaux illustre le degré de culture d'une
société et de ses institutions.
Deuxièmement,
Mgr.Zimowski a rappelé que la journée prend place dans le Jubilé
extraordinaire de la Miséricorde, durant leq uel il seait bon de
visiter la basilique du Saint-Sépulcre et Gethsémani, des lieux où
le Christ s'est donné pour notre salut . Jésus s'est uni à
l'humanité à travers sa croix, et la célébration de la Journée
mondiale du malade en Terre Sainte nous aidera à mettre en œuvre le
voeu exprimé par le Pape dans la bulle d'indiction, à savoir que
l'année jubilaire peut également favoriser la rencontre avec le
judaïsme, l'islam et les autres traditions religieuses. Elle est une
bonne occasion pour mieux nous ouvrir au dialogue et pour mieux
connaître l'autre et mieux se comprendre mutuellement, pour éliminer
toutes les formes de repli sur soi et de mépris, pour s'éloigner de
toutes les formes de violence et de discrimination. Chaque traitement
hospitalier ou à domicile peut être un signe visible et un lieu de
promouvoir la culture de la rencontre et de la paix, où l'expérience
de la maladie et la souffrance, ainsi que de l'aide professionnelle
et fraternelle contribuer à surmonter toutes les limites et toutes
les divisions. Enfin, revenant au rôle des serveurs aux noces de
Cana, auxquels Marie a demandé de faire ce que leur demandait Jésus.
Bien sûr, c'était un miracle, mais cela peut se faire à travers
l'œuvre du Christ, qui peut se prévaloir de l'aide humaine pour
accomplir de nouveaux miracles. Jésus, est vraiment venu non pour
être servi, mais pour servir.
La
Journée 2016 du malade doit donc être concrète, dans la proximité
des malades. Elle doit s'exprimer dans la miséricorde envers eux et
envers tous les nécessiteux, qui doivent ressentir, outre l'appui
matériel, la proximité spirituelle de la communauté chrétienne.
Il est important de ne pas les laisser dans l'abandon et la solitude,
car ils traversent des moments très délicats de la vie.
L'Abbé
Chendi a ensuite illustré le programme de la journée, divisé en
trois étapes, l'aspect liturgique, l'approfondissement théologique
et pastoral, des actes concrets de charité, dont la visite
d'hôpitaux et autres structures. La première débutera dès le 9
février à l'Institut pontifical Notre-Dame Center de Jérusalem,
avec la participation des évêques et patriarches catholiques et
d'évêques des Eglises sœurs de Terre Sainte. Puis il a rappelé
qu'avant tout l'indulgence plénière accordée par le Saint-Père
peut être obtenue par les participant à cette manifestation avec
l'intention explicite de pratiquer des œuvres spirituelles et
corporelles de miséricorde. En ce qui concerne la dimension
théologique pastorale, le Congrès du 9 février sera l'occasion de
vérifier certains problèmes, notamment de type éthique, clinique
ou législatif. En particulier, l'enseignement relatif à la valeur
inviolable de chaque vie humaine et de la dignité unique de chaque
personne, avec en particulier les problèmes liés à la fin de vie
et l'acceptation des personnes atteintes de certaines maladies
invalidantes, au physique comme au mental. En ce qui concerne la
dimension caritative, l'Abbé Chendi a expliqué que les visites
prévues à certaines structures catholiques et non-catholiques
oeuvrant Terre Sainte, constitueront le signe tangible de la
tendresse maternelle de Marie à Cana, traduit dans une volonté de
servir les nécessiteux et en particulier nos frères et sœurs
malades.
Audiences
Cité
du Vatican, 28 janvier 2016 (VIS). Le Saint-Père
a reçu ce matin:
Mgr.George
Panikulam, Nonce apostolique en Uruguay.
M.Leonardo
DiCaprio.
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican, 28 janvier 2016 (VIS). Le Saint-Père a nommé l'Abbé
José Hiraís Acosta Beltrán, Evêque de Huejutla (superficie 6.014,
population 557.987, catholiques 502.752, prêtres 96, religieux 67),
au Mexique. L'Evêque élu, né en 1966 à Pezmathán (Mexique) et
ordonné prêtre en 1993, était jusqu'ici Administrateur de ce même
diocèse. Il a été professeur de séminaire et juge ecclésiastique,
défenseur du lien et directeur spirituel.
mercredi 27 janvier 2016
La miséricorde en héritage
Cité
du Vatican, 27 janvier 2016 (VIS). Le Pape François a tenu ce matin
l'audience générale Place St.Pierre, dont la toile de fond était
la présence de la miséricorde de Dieu tout au long de l'histoire du
peuple d'Israël: Malgré leur stérilité il a accordé une
descendance à Abraham et Sarah. Il a provoqué la réconciliation
dans l'histoire de Joseph et de ses frères. Il a libéré de
l'esclavage en Egypte le peuple qui y souffrait, le sauvant ensuite
de Pharaon et faisant conduire à travers la Mer rouge et le désert
vers la terre promise et la liberté.
'La
miséricorde, a expliqué le Pape François, "n'est pas
indifférente aux souffrances des opprimés, au cri de ceux qui
souffrent de la violence ou de l'esclavage , de qui est condamné à
mort. La souffrance est une triste réalité qui afflige chaque
époque. Elle nous fait sentir impuissants et risque d'endurcir nos
coeurs et de nous faire penser à autre chose. Dieu, par contre,
n'est jamais indifférent, il ne se détourne jamais de la douleur
humaine. Le Dieu de la miséricorde...agit pour sauver, suscitant des
hommes capables d'entendre la plainte des opprimés mais aussi
d'agir... Et nous, en cette année de la Miséricorde, nous pouvons
être des médiateurs de la divine miséricorde...en allant vers les
autres pour les soulager. Il y a tellement de bonnes choses que nous
pouvons faire!''.
Moïse,
un des élus de Dieu, fut sauvé des eaux du Nil par la miséricorde
divine. Il devint le médiateur de la libération de son peuple... La
miséricorde de Dieu agit ensuite pour permettre à son serviteur
Moïse de guider Israël comme un enfant, de l'éduquer dans la foi
et de sceller une alliance avec le Seigneur. Ainsi fut créé un lien
d'amour très forte, comme celui entre un père et un fils, un mari
et sa femme... Si Dieu possède le monde entier qu'il a créé, son
alliance spéciale avec Israël constitue comme sa réserve
personnelle d'or et l'argent, du type de celle que le Roi David
offrit pour la construction du Temple... La miséricorde du Seigneur
rend toute personne précieuse... Telles sont les merveilles de la
miséricorde de Dieu, qui est pleinement accomplie dans le sacrifice
de Jésus, qui fonde la nouvelle et éternelle alliance, consommée
dans son sang. Son sacrifice et son pardon détruisent notre péché
et fait véritablement de nous des enfants de Dieu, des choses
précieuses dans les mains d'un père bon et miséricordieux. Et si
nous sommes enfants de Dieu, nous sommes en mesure d'hériter de
cette bonté et de cette miséricorde. Prions pour que, en cette
Année de la Miséricorde, nous sachons ouvrir nos cœurs et réaliser
des œuvres de miséricorde".
Une initiative jubilaire de Cor Unum
Cité
du Vatican, 27 janvier 2016 (VIS). Au terme de sa catéchèse
hebdomadaire, le Pape a tenu à rappeler que le Conseil pontifical
Cor Unum a institué une journée de retraite spirituelle pour les
personnes et groupes de fidèles oeuvrant dans les institutions
caritatives de l'Eglise. Organisée dans chaque diocèse pendant le
Carême, l'initiative permettra de réfléchir sur l'appel à être
miséricordieux comme Dieu l'est. Il a invité les fidèles à
s'informer sur ces manifestations et à prendre connaissance de la
documentation préparée pour l'occasion par le Conseil pontifical.
Ayant
ensuite rappelé que c'est demain la fête de saint Thomas d'Aquin,
le Saint-Père a recommandé aux jeunes de prier le patron des écoles
catholiques à les aider à voir en Jésus miséricordieux leur
maître de vie. Puis aux malades d'en obtenir la sérénité et la
paix qui découlent du mystère de la Croix. Aux nouveaux mariés, il
a dit espérer qu'ils tirent de son enseignement une sagesse
nécessaire à accomplir leur mission. Enfin, il a remercié de
l'exemple de beauté qu'ils offrent, un groupe d'acrobates. Votre
profession, a-t-il dit, exprime la beauté qui rapproche toujours de
Dieu.
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican, 27 janvier 2016 (VIS). Le Saint-Père a nommé le
P.Adilson Pedro Busin, CS, Auxiliaire de l'Archevêque de Porto
Alegre (Brésil). L'Evêque élu, né en 1965 à Sarandi (Brésil), a
prononcé ses voeux religieux en 1992 et a été ordonné prêtre en
1993. Licencié en sciences de l'éducation, il était jusqu'ici
Vicaire régional de son ordre en Amérique du sud, au sein duquel il
a occupé diverses fonctions.
mardi 26 janvier 2016
Visite du Président iranien
Cité
du Vatican, 26 janvier 2016 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin le
Président iranien M.Hassan Rouhani, qui s'est ensuite
entretenu avec le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d'Etat,
accompagné par Mgr.Paul Richard Gallagher, Secrétaire pour les
rapports avec les états: Ces entretiens cordiaux ont permis de
souligner les valeurs spirituelles communes et les bons rapports
entre la République islamique d'Iran et le Saint-Siège. Il a
également été question de la vie de l'Eglise en Iran et du rôle
qu'assume le Saint-Siège en faveur de la dignité de la personne et
de la liberté religieuse. Les parties ont évoqué l'accord sur le
nucléaire et sa mise en application, ainsi que le rôle que l'Iran
est appelé à jouer, avec d'autres pays de la région, dans la
recherche de solutions politiques aux graves problèmes affligeant le
moyen Orient, comme la diffusion du terrorisme ou le trafic d'armes.
Elles ont aussi souligné l'importance du dialogue inter-religieux et
la responsabilité des communautés religieuses en faveur de la
réconciliation, de la tolérance et de la paix.
Message de Carême 2016: Les œuvres de miséricorde dans le parcours jubilaire
Cité
du Vatican, 26 janvier 2016 (VIS). Voici le Message du Pape François
pour le prochain Carême (10 février - 20 mars), intitulé "C’est
la miséricorde que je veux, et non des sacrifices. Les œuvres
de miséricorde dans le parcours jubilaire":
"Premièrement,
Marie, icône d’une Eglise qui évangélise parce qu’elle a été
évangélisée. Dans la bulle d’indiction du
Jubilé, j’ai invité à faire en sorte que le Carême de cette
Année Jubilaire soit vécu plus intensément, comme un temps fort
pour célébrer et expérimenter la miséricorde de Dieu. Par le
rappel de l’écoute de la Parole de Dieu et l’initiative
intitulée 24 heures pour le Seigneur, j’ai voulu souligner la
primauté de l’écoute priante de la Parole, plus particulièrement
de la parole prophétique. Si la miséricorde de Dieu est une annonce
faite au monde, chaque chrétien est appelé à en faire l’expérience
personnellement. C’est pourquoi, en ce temps de Carême, j’enverrai
les Missionnaires de la Miséricorde afin qu’ils soient pour tous
un signe concret de la proximité et du pardon de Dieu. Parce qu’elle
a accueilli la Bonne Nouvelle annoncée par l’archange Gabriel,
Marie chante prophétiquement dans son Magnificat la miséricorde par
laquelle Dieu l’a choisie. La Vierge de Nazareth, promise comme
épouse à Joseph, devient ainsi l’icône parfaite de l’Eglise
qui évangélise car elle a été et demeure constamment évangélisée
par l’œuvre de l’Esprit Saint qui a fécondé son sein virginal.
Dans la tradition prophétique, et déjà au niveau étymologique, la
miséricorde est étroitement liée aux entrailles maternelles
(rahamim) et à une bonté généreuse, fidèle et compatissante
(hesed) qui s’exerce dans les relations conjugales et parentales.
Ensuite,
l’alliance de Dieu avec les hommes, une histoire de
miséricorde. Le mystère de la miséricorde
divine se dévoile au cours de l’histoire de l’alliance entre
Dieu et son peuple Israël. Dieu, en effet, se montre toujours riche
en miséricorde, prêt à reverser sur lui en toutes circonstances
une tendresse et une compassion viscérales, particulièrement dans
les moments les plus dramatiques, lorsque l’infidélité brise le
lien du pacte et que l’alliance requiert d’être ratifiée de
façon plus stable dans la justice et dans la vérité. Nous nous
trouvons ici face à un véritable drame d’amour où Dieu joue le
rôle du père et du mari trompé, et Israël celui du fils ou de la
fille, et de l’épouse infidèles. Ce sont les images familières,
comme nous le voyons avec Osée, qui expriment jusqu’à quel point
Dieu veut se lier à son peuple. Ce drame d’amour atteint son point
culminant dans le Fils qui s’est fait homme. Dieu répand en lui sa
miséricorde sans limites, au point d’en faire la Miséricorde
incarnée. En tant qu’homme, Jésus de Nazareth est fils d’Israël
dans le plein sens du terme. Il l’est au point d’incarner cette
écoute parfaite de Dieu demandée à tout Juif par le Shemà qui
constitue, aujourd’hui encore, le cœur de l’alliance de Dieu
avec Israël: Ecoute, Israël, le Seigneur notre Dieu est le seul
Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute
ton âme et de toutes tes forces. Le Fils de Dieu est l’époux qui
met tout en œuvre pour conquérir l’amour de son épouse. Il lui
est lié par son amour inconditionnel qui se manifeste dans les noces
éternelles avec elle. Ceci constitue le cœur vibrant du kérygme
apostolique où la miséricorde divine tient une place centrale et
fondamentale. Il est la beauté de l’amour salvifique de Dieu
manifesté en Jésus-Christ, mort et ressuscité, cette première
annonce que l’on doit toujours écouter de nouveau de différentes
façons, et que l’on doit toujours annoncer de nouveau durant la
catéchèse. La miséricorde alors illustre le comportement de Dieu
envers le pécheur, lui offrant une nouvelle possibilité de se
repentir, de se convertir et de croire, restaurant vraiment ainsi la
relation avec lui. En Jésus Crucifié, Dieu veut rejoindre l’homme
pécheur jusque dans son éloignement le plus extrême, précisément
là où il s’est égaré et éloigné de lui. Et ceci, il le fait
dans l’espoir de réussir finalement à toucher le cœur endurci de
son épouse.
Venons
en aux œuvres de miséricorde. La
miséricorde de Dieu transforme le cœur de l’homme et lui fait
expérimenter un amour fidèle qui le rend capable d’être, à son
tour, miséricordieux. C’est à chaque fois un miracle que la
miséricorde divine puisse se répandre dans la vie de chacun de
nous, en nous incitant à l’amour du prochain et en suscitant ce
que la tradition de l’Eglise nomme les œuvres de miséricorde
corporelles et spirituelles. Elles nous rappellent que notre foi se
traduit par des actes concrets et quotidiens, destinés à aider
notre prochain corporellement et spirituellement, et sur lesquels
nous serons jugés: Le nourrir, le visiter, le réconforter,
l’éduquer. C’est pourquoi j’ai souhaité que le peuple
chrétien réfléchisse durant le Jubilé sur les œuvres de
miséricorde corporelles et spirituelles. Ce sera une façon de
réveiller notre conscience souvent endormie face au drame de la
pauvreté, et de pénétrer toujours davantage le cœur de
l’Evangile, où les pauvres sont les destinataires privilégiés de
la miséricorde divine. Dans la personne du pauvre, en effet, la
chair du Christ devient de nouveau visible en tant que corps torturé,
blessé, flagellé, affamé, égaré pour être reconnu par nous,
touché et assisté avec soin. Inouï et scandaleux mystère qui
prolonge dans l’Histoire la souffrance de l’Agneau innocent,
buisson ardent brûlant d’un amour gratuit, et devant lequel nous
ne pouvons, à la suite de Moïse, qu’ôter nos sandales, et ceci
plus encore quand ce pauvre est notre frère ou notre sœur en Christ
qui souffre à cause de sa foi. Face à cet amour, fort comme la
mort, le pauvre le plus misérable est celui qui n’accepte pas de
se reconnaître comme tel. Il croit être riche mais, en réalité,
il est le plus pauvre des pauvres. Et s’il est tel, c’est parce
qu’il est esclave du péché qui le pousse à user de la richesse
et du pouvoir non pas pour servir Dieu et les autres, mais pour
étouffer en lui l’intime conviction de n’être, lui aussi, rien
d’autre qu’un pauvre mendiant. D’autant plus grands sont le
pouvoir et les richesses dont il dispose, d’autant plus grand est
le risque que cet aveuglement devienne mensonger. Il en vient à ne
même plus vouloir voir le pauvre Lazare qui mendie à la porte de sa
maison, figure du Christ qui, dans les pauvres, mendie notre
conversion. Lazare est cette opportunité de nous convertir que Dieu
nous offre et que peut-être nous ne voyons pas. Cet aveuglement est
accompagné d’un délire orgueilleux de toute-puissance, dans
lequel résonne, de manière sinistre, ce démoniaque vous serez
comme des dieux, qui est à la racine de tout péché. Un tel délire
peut également devenir un phénomène social et politique, comme
l’ont montré les totalitarismes du XX siècle, et comme le
montrent actuellement les idéologies de la pensée unique et celles
de la techno-science qui prétendent réduire Dieu à l’insignifiance
et les hommes à des masses qu’on peut manipuler. Ceci, de nos
jours, peut être également illustré par les structures de péché
liées à un modèle erroné de développement fondé sur l’idolâtrie
de l’argent qui rend indifférentes au destin des pauvres les
personnes et les sociétés les plus riches, qui leur ferment les
portes, refusant même de les voir.
Pour
tous, le Carême de cette Année jubilaire est donc un temps
favorable qui permet finalement de sortir de notre aliénation
existentielle grâce à l’écoute de la Parole et aux œuvres de
miséricorde. Si à travers les œuvres corporelles nous touchons la
chair du Christ dans nos frères et nos sœurs qui ont besoin d’être
nourris, vêtus, hébergés, visités, les œuvres spirituelles,
quant à elles, qui ont besoin d'être conseillés, enseignés,
pardonnés, afin de toucher plus directement notre condition de
pécheurs. C’est pourquoi les œuvres corporelles et les œuvres
spirituelles ne doivent jamais être séparées. En effet, c’est
justement en touchant la chair de Jésus Crucifié dans le plus
nécessiteux que le pécheur peut recevoir en don la conscience de ne
se savoir lui-même rien d’autre qu’un pauvre mendiant. Grâce à
cette voie, les hommes au cœur superbe, les puissants et les riches,
dont parle le Magnificat, ont la possibilité de reconnaître qu’ils
sont, eux aussi, aimés de façon imméritée par le Christ Crucifié,
mort et ressuscité également pour eux. Cet amour constitue la seule
réponse à cette soif de bonheur et d’amour infinis que l’homme
croit à tort pouvoir combler au moyen des idoles du savoir, du
pouvoir et de l’avoir. Mais il existe toujours le danger qu’à
cause d’une fermeture toujours plus hermétique à l’égard du
Christ, qui dans la personne du pauvre continue à frapper à la
porte de leur cœur, les hommes au cœur superbe, les riches et les
puissants finissent par se condamner eux-mêmes à sombrer dans cet
abîme éternel de solitude qu’est l’enfer. C’est alors que
résonnent à nouveau, pour eux comme pour nous tous, les paroles
ardentes d’Abraham: Ils ont Moïse et les Prophètes, qu’ils les
écoutent! Cette écoute agissante nous préparera le mieux à fêter
la victoire définitive sur le péché et sur la mort de l’Epoux
qui est désormais ressuscité, et qui désire purifier sa future
Épouse dans l’attente de son retour.
Donc
ne laissons pas passer en vain ce temps de Carême favorable à la
conversion! Nous le demandons par l’intercession maternelle de la
Vierge Marie, qui, la première, face à la grandeur de la
miséricorde divine dont elle a bénéficié gratuitement, a reconnu
sa propre petitesse en se reconnaissant comme l’humble Servante du
Seigneur".
Présentation du Message pour le Carême 2016
Cité
du Vatican, 26 janvier 2016 (VIS). Ce matin près la Salle de Presse
a eu lieu la présentation du Message du Saint-Père pour le Carême
2016. On pris la parole le Cardinal Francesco Montenegro, Archevêque
d'Agrigente (Italie) et Membre du Conseil pontifical Cor Unum,
Mgr.Giampietro Dal Toso, Secrétaire du dicastère, et Mgr.Segundo
Tejado Muñoz, Sous Secrétaire. Le Cardinal a d'abord indiqué que
le message s'articule en trois points, la miséricorde à la lumière
de la Parole de Dieu, l'accent mis sur les œuvres de miséricorde et
la relation entre Carême et parcours jubilaire. La première partie
traite de la miséricorde dans l'Ecriture et reprend le sens
fondamental que le Pape donne à ce terme défini architrave à la
fois le mystère trinitaire et de la vie de l'Eglise. Le temps de
Carême nous conduit au mystère pascal. Ceci devient encore plus
évident lorsqu'on comprend que la croix du Christ est le point
culminant de la révélation de la miséricorde du Père, et que
Jésus est le visage de cette miséricorde". Pendant le Carême,
a-t-il ajouté, "l'Eglise a toujours invité les fidèles à
mieux se nourrir plus de la Parole de Dieu. C'est pourquoi le Pape
invite les chrétiens à explorer la question de la miséricorde à
travers les pages de la Bible et les prophètes, qui ne se sont pas
limités à réaffirmer que Dieu est miséricordieux. Ils indiquent
clairement que ce que doivent également être ses enfants, dans le
vivre un amour plus grand qui accorde une attention particulière aux
enfants, aux pauvres et sans défense".
Les
œuvres de miséricorde, sont le second point clef du Message. Elles
font partie du trésor de la tradition chrétienne. Et si, pendant le
Carême, nous fixons notre regard sur le Christ crucifié, et
revivons dans la liturgie tout ce qu'il a souffert à cause de nous,
''nous ne pouvons pas penser que ce visage unique a cessé d'être
présent dans l'histoire.'' Le Cardinal Montenegro a confirmé que le
Pape souhaite, pendant le Carême, "que chaque chrétien
ressente le besoin d'être nourri par la Parole de Dieu, qu'il soit
ouvert à la souffrance d'autrui, qu'il exerce des œuvres de
miséricorde. En tant que pasteur d'une Eglise qui vit certaines
formes de pauvreté et se trouve face à plusieurs défis importants
tels que l'immigration, le Pape a ajouté qu'on a parfois tendance à
penser que la foi ne peut vivre que par la participation aux
sacrements, ou en priant. Or on ne peut exclure de la vie spirituelle
les besoins des personnes, surtout les plus pauvres. Le résultat est
ce genre de foi devient finalement stérile et insipide. Mais lorsque
nous nous ouvrons à une plus complète qui, à la réflexion, est
enracinée dans l'Evangile qui demande à être entendu et mis en
pratique. La foi doit devenir contagieuse et joyeuse, enrichissant et
stimulant l'expérience. Nous avons vu, par exemple, à Lampedusa
pendant le débarquement de milliers de personnes, lorsque nombre de
groupes ont accepté le défi de l'ouverture à différentes formes
de pauvreté... Il est clair que ce n'est pas facile, parce qu'il
faut souvent compter sur une mentalité qui accepte difficilement les
choses nouvelles... Le mystère pascal est le cœur de l'année
liturgique et ce Carême est placé en plein cœur du Jubilé. Dans
cette perspective, le document souligne des questions relatives au
contexte historique et culturel. D'où la proposition prophétique du
Jubilé et un Carême placé sous son signe...et qui permet
d'examiner le mode de vie des pauvres et d'entendre leur cri. C'est
le Christ qui frappe à la porte de nos cœurs afin que nous
choisissions et savourions la vie réelle. Dans ces premiers mois du
Jubilé, en particulier à travers le symbole de la porte, nous avons
pu faire l'expérience d'une beauté d'une miséricorde accessibles à
tous: Non seulement la porte de la Basilique vaticane ou des
basiliques majeures Rome, mais aussi les cathédrales des diocèses
et surtout de certains lieux emblématiques de la pauvreté: Le foyer
Caritas de Rome et des cellules de détenus. Grâce à ces options
fortes, le Pape invite toute l'Eglise à aller à la rencontre des
autres et en particulier des pauvres et des personnes souffrantes...
Soutenus par sa miséricorde, apprenons à reconnaître Dieu''.
Pour
sa part Mgr.Toso a présenté deux initiatives de Cor Unum pour le
Carême 2016. La première, suite à une demande du Saint-Père, est
une retraite spirituelle pour ceux qui travaillent dans les services
caritatifs de l'Eglise, afin qu'ils fassent mieux l'expérience de la
miséricorde de Dieu. La seconde est une grande conférence
internationale pour commémorer le dixième anniversaire de la
publication de la première encyclique de Benoît XVI, Deus Caritas
Est, qui aura lieu les 25 et 26 février au Vatican.
L'unité se construit chemin faisant
Cité
du Vatican, 26 janvier 2016 (VIS). La
XLIX Semaine de prière pour l'unité des chrétiens s'est conclue
hier soir, en la
solennité de la conversion de saint Paul, par la célébration des
secondes vêpres en la basilique romaine St.Paul-hors-les-murs. Comme
de coutume, des représentants d'autres Eglises et communautés
ecclésiales présentes à Rome ont pris part à la cérémonie
présidée par le Saint-Père. Voici de larges extraits de l'homélie
du Pape François, qui a parlé de l'appel commun à la
mission de tous les chrétiens, et invité les catholiques à
présenter des excuses pour leurs comportements non-évangéliques
avec leurs frères chrétiens offensés.
La
conversion de Paul après la rencontre avec le Ressuscité, a déclaré
le Saint-Père ''n'est pas d'abord un changement moral, mais une
expérience de la grâce transformatrice du Christ, l'appel à une
nouvelle mission, celle d'annoncer au monde ce Jésus qu'il
persécutait en persécutant ses disciples. A cette époque, Paul
comprend qu'entre le Christ éternellement vivant et ses disciples
existe une union réelle et transcendante: Jésus vit et est présent
en eux et ils vivent en lui... La miséricorde surabondante de Dieu
est le seul fondement du ministère de Paul... Pour les premiers
chrétiens, comme pour nous tous les baptisés d'aujourd'hui, c'est
une source de réconfort et d'émerveillement d'apprendre avoir été
élus pour être compris dans le plan de salut de Dieu qui se réalise
en Jésus-Christ et dans l'Eglise... Nous voyons ici le mystère de
la miséricorde et du choix du Père qui veut nous aimer et sauver
tout le monde... A la lumière de la Parole de Dieu qui nous a guidés
au cours de cette semaine de prière pour l'unité, nous pouvons
vraiment dire que tous ceux qui croient dans le Christ sont appelés
à proclamer les merveilles de Dieu. Au-delà des différences qui
nous divisent encore, reconnaissons avec joie qu'à la source de la
vie chrétienne il y a toujours un appel, l'appel de Dieu
lui-même... Par conséquent, lorsque les chrétiens de différentes
confessions écoutent la Parole Dieu et essayent de le mettre en
œuvre, ils font des pas vraiment importants vers l'unité. Non
seulement cet appel nous unit mais nous partageons la même mission
d'annoncer à tous les œuvres merveilleuses de Dieu... Tandis que
nous sommes sur le chemin de la pleine communion, nous pouvons dès
maintenant développer de multiples formes de collaboration pour
promouvoir la diffusion de l'Evangile. Marcher et travailler ensemble
permet de nous rendre compte que nous sommes déjà unis dans le nom
du Seigneur. L'unité se construit chemin faisant".
''En
cette année jubilaire extraordinaire de la Miséricorde ayons à
l'esprit qu'il ne peut y avoir aucune recherche authentique de
l'unité des chrétiens sans se confier entièrement à la
miséricorde du Père. Premièrement, nous demandons pardon pour le
péché de nos divisions, qui sont une plaie ouverte dans le Corps du
Christ. Comme Evêque de Rome et Pasteur de l'Eglise catholique,
j'invoque la miséricorde et le pardon pour les comportements non
évangéliques tenus par des catholiques à l'encontre de chrétiens
d'autres Eglises. Et j'invite tous les catholiques à pardonner s'ils
ont, maintenant ou dans le passé, été offensés par d'autres
chrétiens. Si on ne peut effacer ce qui a été, on ne doit pas
permettre que le poids des péchés du passé continuent à
empoisonner nos relations... L'unité est un don de la miséricorde
du Père. Ici, sur la tombe de Paul, apôtre et martyr...nous pensons
que notre humble requête est soutenue par l'intercession des
nombreux martyrs chrétiens d'hier et d'aujourd'hui qui ont répondu
généreusement à l'appel du Seigneur. Dans leur vie, ils ont
témoigné des œuvres merveilleuses que Dieu a accompli. Ils ont
fait l'expérience de la pleine communion en présence de Dieu le
Père. Soutenus par leur exemple, l'exemple de l'œcuménisme du
sang, et réconfortés par son intercession, adressons à Dieu notre
humble prière''.
lundi 25 janvier 2016
Diffuser la joie de l'Evangile dans la simplicité de la vie
Cité
du Vatican, 25 janvier 2016 (VIS). "Vous vous préparez à
donner suite à cet élan de l'Esprit, pour être l'avenir de
l'Eglise selon le cœur de Dieu. Non pas selon les préférences de
chacun ou les modes du moment, mais comme l'exige l'annonce de
l'Evangile". Telles ont été les paroles du Pape s'adressant ce
matin à la communauté du séminaire pontifical lombard de Rome:
"Pour bien se préparer au sacerdoce il faut un travail
approfondi, mais surtout une conversion intérieure qui enracine
quotidiennement le ministère dans le premier appel de Jésus et qui
le ravive dans notre rapport personnel avec lui, comme le faisait
l'apôtre Paul, dont nous fêtons aujourd'hui la conversion".
Puis il a évoqué saint Charles Borromée qui a présenté sa vie
comme "un mouvement de conversion permanent, visant à réfléchir
l'image du Pasteur. Il s'est identifié à cette image, l'a nourrie
par sa vie, sachant que le discours passe dans la réalité au prix
du sang: les Sanguinis Ministri étaient pour lui les vrais prêtres.
Il a donc réalisé l'image en effaçant les visages et a mis toute
sa passion à la reproduire. Ainsi, la grande œuvre des théologiens
de l'époque, dominée par la célébration du Concile de Trente, fut
mise en œuvre par de saints pasteurs comme Charles Borromée".
Le
Pape a encore dit à ses hôtes qu'ils étaient les "héritiers
et les témoins d'une grande histoire de sainteté, qui plonge ses
racines dans vos patrons, les évêques Ambroise et Charles, et qui a
vu plus récemment, parmi les élèves même, trois bienheureux et
trois serviteurs de Dieu. C'est le but auquel vous devez tendre!
Cependant, une tentation apparaît sur notre route que vous devez
repousser: celle de la normalité, d'un pasteur à qui une vie
normale suffit... La normalité pour nous, c'est au contraire la
sainteté pastorale, le don de la vie. Si un prêtre choisit d'être
seulement une personne normale, il sera un prêtre médiocre, ou
pire... Seul celui qui fait de sa vie un dialogue constant avec la
Parole de Dieu, ou mieux, avec Dieu qui parle, peut annoncer des
paroles de vie. Pendant ces années, il vous revient de vous
entraîner dans ce dialogue de vie, dans la connaissance des
différentes disciplines que vous étudiez n'est pas une fin en soi,
mais doit être concrétisée par la prière et dans la vraie
rencontre avec les personnes. Il ne s'agit pas de se former de façon
compartimentée. La prière, la culture et la pastorale sont les
pierres porteuses d'un seul bâtiment. Elles doivent donc être
toujours solidement unies pour se soutenir l'une l'autre, bien
cimentées entre elles, pour que les prêtres d'aujourd'hui et de
demain soient des hommes spirituels et des pasteurs miséricordieux,
intérieurement unifiés par l'amour du Seigneur et capables de
diffuser la joie de l'Evangile dans la simplicité de la vie".
Le Pape leur a aussi rappelé que pour être un bon prêtre, le
contact et la proximité avec l'évêque est nécessaire. "La
caractéristique du prêtre diocésain est précisément la
diocésanité, et la diocésanité a sa pierre angulaire dans la
relation fréquente avec l'évêque, dans le dialogue et dans le
discernement avec lui. Un prêtre qui n'a pas de rapport assidu avec
son évêque s'isole lentement du corps diocésain et sa fécondité
diminue, justement parce qu'il ne dialogue pas avec le père du
diocèse". Avant de conclure, il a demandé aux séminaristes
lombardes de "cultiver la beauté de l'amitié et l'art
d'établir des relations, pour créer une fraternité sacerdotale
plus forte que les diversités particulières".
Le Pape commémorera les cinq cent ans de la Réforme
Cité
du Vatican, 25 janvier 2016 (VIS). La Salle de Presse informe
aujourd'hui que le Pape François a l'intention de participer à la
cérémonie conjointe Fédération luthérienne mondiale et Eglise
catholique, qui commémorera le 31 octobre prochain à Lund (Suède)
les cinq cent ans de la Réforme.
Disposition intéressant la Congrégation pour les évêques
Cité
du Vatican, 25 janvier 2016 (VIS). Le Saint-Père
a décidé que les diocèses canadiens de Keewatin - Le Pas,
Churchill - Hudson Bay, Moosonee, Grouard - McLennan, Mackenzie -
Fort Smith et Whitehorse dépendront désormais de la Congrégation
pour le évêques et non plus de la Congrégation pour
l'évangélisation des peuples.
Commémoration œcuménique
Cité
du Vatican, 25 janvier 2016 (VIS). Le Pape François, l'Evêque Munib
A. Younan, Président de la fédération luthérienne mondiale, et le
Révérend Martin Junge, Secrétaire général, présideront une
commémoration œcuménique conjointe de la Réforme, le 31 octobre à
Lund (Suède), annoncent aujourd'hui dans un communiqué la
Fédération luthérienne mondiale et le Conseil pontifical pour
l'unité des chrétiens. Cette commémoration, en vue du 500
anniversaire de la Réforme luthérienne en 2017, soulignera les
solides progrès œcuméniques entre catholiques et luthériens et
les dons réciproques issus du dialogue. Cet évènement comprendra
une célébration commune fondée sur le Commun Prayer (guide de
prière commune), publié récemment: "La Fédération
luthérienne mondiale se prépare à commémorer l'anniversaire de la
Réforme dans un esprit de responsabilité œcuménique. Je suis
profondément convaincu qu'en travaillant pour la réconciliation
entre luthériens et catholique, nous travaillons pour la justice, la
paix et la réconciliation dans un monde lacéré par les conflits et
la violence", a déclaré le Secrétaire général de la
Fédération, le Révérend Martin Junger.
Le
Cardinal Kurt Koch, Président du Conseil pontifical pour l'unité
des chrétiens a ajouté: "En nous concentrant ensemble sur la
centralité de la question de Dieu et sur une approche
christocentrique, les luthériens et les catholiques auront la
possibilité de célébrer une commémoration œcuménique de la
Réforme, non seulement de façon pragmatique, mais avec un sens
profond de la foi dans le Christ crucifié et ressuscité".
L'évènement programmé à Lund se place dans le processus de
réception du document d'étude From conflict to communion (Du
conflit à la communion), publié en 2013, qui a été depuis
largement diffusé entre les communautés luthériennes et
catholiques. Ce document est la première tentative des deux parties
de décrire ensemble, au niveau international, l'histoire de la
Réforme et de ses intentions.
Au
début de cette année, la Fédération et le Conseil pontifical ont
envoyé aux églises membres de la Fédération luthérienne mondiale
et aux Conférences épiscopales catholiques une prière commune
élaborée conjointement, qui est un guide liturgique pour aider les
Eglises à commémorer ensemble l'anniversaire de la Réforme.
Celui-ci se base sur le document d'étude Du conflit à la communion:
commémoration luthérienne-catholique commune de la Réforme en
2017, et présente les thèmes de l'action de grâce, du repentir et
de l'engagement au témoignage commun, afin d'exprimer les dons de la
Réforme et de demander pardon pour les divisions qui ont fait suite
aux disputes théologiques. 2017 coïncidera aussi avec le 50
anniversaire du dialogue international luthérien-catholique qui a
donné des résultats œcuméniques notables, parmi lesquels le plus
significatif est la Déclaration conjointe sur la doctrine de la
justification. Cette déclaration a été signée par la Fédération
luthérienne mondiale et par l'Eglise catholique en 1999, et
accueillie par le Conseil méthodiste mondial en 2006. La déclaration
a mis fin aux anciennes disputes séculaires entre catholiques et
luthériens sur les vérités fondamentales de la doctrine de la
justification qui était au centre de la Réforme au XVI siècle.
La mission de la communauté chrétienne est d'évangéliser les pauvres
Cité
du Vatican, 24 janvier 2016 (VIS). L'activité évangélisatrice de
Jésus était au cœur de la réflexion du Pape à l'angélus
dominical. Le Saint-Père a expliqué aux fidèles réunis place
St.Pierre que le Christ était très différent des maîtres de son
époque parce que, par exemple, "il n'a pas ouvert d'école pour
l'étude de la Loi, mais il part prêcher et enseigner partout, dans
les synagogues, sur les routes, dans les maisons, toujours partout!
Jésus est différent aussi de Jean-Baptiste qui proclame le jugement
imminent de Dieu, alors que Jésus annonce son pardon de Père".
Puis il a cité l'évangile de Luc qui raconte la lecture des
rouleaux de la Loi dans la synagogue de Nazareth, lorsque Jésus
récita le passage d'Isaïe:
L'Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu'il m'a consacré par
l'onction. Il m'a envoyé annoncer la Bonne Nouvelle aux pauvres.
Après un instant de silence, à la stupeur générale, il ajoute:
Aujourd'hui, s'est accompli le passage de l'Ecriture que vous venez
d'écouter. "Evangéliser les pauvres: Voilà la mission de
Jésus telle qu'il la décrit; c'est aussi la mission de l'Eglise et
de chaque baptisé dans l'Eglise. Etre chrétien et être
missionnaire c'est la même chose. Annoncer l'Evangile, par la parole
et, avant tout, par sa vie, c'est la finalité principale de la
communauté chrétienne et de chacun de ses membres. On note ici que
Jésus adresse la Bonne Nouvelle à tous, sans exclure personne,
privilégiant même les plus éloignés, les personnes souffrantes,
les malades, les mis à l'écart de la société. Mais
demandons-nous: que signifie évangéliser les pauvres? Cela signifie
avant tout s'approcher d'eux, avoir la joie de les servir, de les
libérer de leur oppression et tout cela au nom et avec l'Esprit du
Christ, parce que c'est lui l'Evangile de Dieu, c'est lui la
miséricorde de Dieu, c'est lui la libération de Dieu, c'est lui qui
s'est fait pauvre pour nous enrichir de sa pauvreté... L'annonce
messianique du Règne de Dieu venu à nous s'adresse principalement
aux marginaux, aux prisonniers, aux opprimés. Probablement, du temps
de Jésus, ces personnes n'étaient pas au centre de la communauté
de foi. Posons-nous la question: Aujourd'hui, dans nos communautés
paroissiales, nos associations, nos mouvements, sommes-nous fidèles
au programme du Christ? L'évangélisation des pauvres, leur apporter
la joyeuse nouvelle, est-ce notre priorité? Attention, il ne s'agit
pas seulement de faire de l'assistance sociale, ni d'agir
politiquement. Il s'agit d'offrir la force de l'Evangile de Dieu, qui
convertit les cœurs, soigne les blessures, transforme les rapports
humains et sociaux selon la logique de l'amour. Les pauvres, en
effet, sont au centre de l'Evangile". Le Pape a conclu sa
réflexion en demandant à la Vierge Marie, "Mère des
évangélisateurs" de nous aider à "sentir fortement la
faim et la soif de l'Evangile qu'il y a dans le monde, en particulier
dans le cœur et dans la chair des pauvres" et que chacun de
nous et chaque communauté chrétienne "témoigne concrètement
la miséricorde, la grande miséricorde que le Christ nous a donnée".
Envoyé spécial en Croatie
Cité
du Vatican, 23 janvier 2016 (VIS). Aujourd'hui a été publiée la
lettre latine du 30 décembre dernier par laquelle
le Saint-Père a nommé le Cardinal Vinko Puljic, Archevêque de
Vrhbosna - Sarajevo, son Envoyé spécial au XVII centenaire du
martyre de saint Blaise et au VI centenaire de la loi locale contre
le commerce des esclaves (Dubrovnik, Croatie, 3 février). Il sera
accompagné de Mgr.Ivan Simic, Doyen de Dubrovnik, et de l'Abbé
Slavko Grubsic, Recteur de l'église St.Balise de Dubrovnik.
Audiences
Cité
du Vatican, 25 janvier 2016 (VIS). Le Saint-Père
a reçu ce matin:
M.Neven
Pelicaric, Ambassadeur de Croatie, pour la présentation de ses
lettres de créance.
Mgr.Miguel
Maury Buendía, Nonce apostolique en Roumanie et en Moldavie.
Mgr.Wojciech
Zaluski, Nonce apostolique au Burundi.
Mgr.Mario
Antonio Cargnello, Archevêque de Salta (Argentine).
M.Budiarman
Bahar, Ambassadeur d'Indonésie, en visite de congé.
Le
Cardinal Giuseppe Betori, Archevêque de Florence (Italie).
Samedi
dernier, 23 janvier, il avait reçu:
M.Matthew
S.Lee, Ambassadeur de la Chine (Taïwan), pour la présentation de
ses lettres de créance.
SB
le Cardinal Béchara Boutros Raï, Patriarche des Maronites.
M.Francesco
Paolo Tronca, Commissaire de la Commune de Rome.
Le
Cardinal Rubén Salazar Gómez, Archevêque de Bogotà, accompagné
de Mgr. Luis Augusto Castro Quiroga, Archevêque de Tunja et
Président de la Conférence épiscopale colombienne, de Mgr.Oscar
Urbina Ortega, Archevêque de Villavicencio et Vice Président, et de
Mgr.José Daniel Falla Robles, Auxiliaire de Cali et Secrétaire
Général.
Mgr.Roberto
Rodríguez, Evêque émérite de La Rioja (Argentine).
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican, 25 janvier 2016 (VIS). Le Saint-Père a:
Erigé
le diocèse de San Francisco de Asís de Jutiapa (Guatemala), avec
territoire démembré de celui de Jalapa, le rendant suffragant de
l'Eglise de Santiago in Guatemala.
Nommé
l'Abbé Antonio Calderón Cruz, premier Evêque de San Francisco de
Asís de Jutiapa (superficie 3.219, population 458.321, catholiques
389.573, prêtres 24, religieux 82), au Guatemala. L'Evêque élu, né
en 1959 à Guatemala City (Guatemala) et ordonné prêtre en 1986,
était jusqu'ici Curé de paroisse. Il a été responsable diocésain
de la pastorale, enseignant de séminaire et administrateur
diocésain.
Nommé
Mgr.Miguel Maury Buendía, Nonce apostolique en Moldavie, déjà
Nonce en Roumanie.
Samedi
dernier, 23 janvier, il avait nommé Mgr.Miroslaw Milewski,
Auxiliaire de l'Evêque de Plock (Pologne). L'Evêque élu, né en
1971 à Ciechanów (Pologne) et ordonné prêtre en 1997, était
jusqu'ici Vicaire Général et Chancelier de ce même diocèse.
Docteur en sociologie et doctrine sociale, il a été professeur
d'université et de séminaire, vicaire paroissial et membre du
Presbyterium.
vendredi 22 janvier 2016
Visite du Président de la Dominique
Cité
du Vatican, 22 janvier 2016 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin le
Président de la Dominique M.Charles Angelo Savarin, qui s'est
ensuite entretenu avec le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire
d'Etat, accompagné par Mgr.Paul Richard Gallagher, Secrétaire pour
les rapports avec les états: Ayant pris acte de la qualité de leurs
relations et du caractère fructueux des rapports Eglise Etat, les
parties ont salué la contribution de cette dernière, tant dans la
promotion de la dignité de la personne que dans la formation des
jeunes ou l'assistance aux plus défavorisés. Elles ont ensuite
évoqué certains problèmes internationaux comme régionaux, en
particulier les changements climatiques et les catastrophes
naturelles qui causent de graves dégâts mais aussi des pertes
humaines dans l'île caraïbe.
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