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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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mardi 17 mai 2011

AUDIENCES

CITE DU VATICAN, 17 MAI 2011 (VIS). En fin d'après-midi, le Saint-Père devrait recevoir en audience Mgr.Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples.
AP/                                                           VIS 20110517 (30)

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 17 MAI 2011 (VIS). Le Saint-Père a:

-Accepté pour limite d'âge la renonciation de Mgr.Joaquim Gonçalves à la charge pastorale du diocèse de Vila Real (Portugal). Lui succède son Coadjuteur, Mgr.Amândio José Tomás.

-Nommé Mgr.Robert Daniel Conlon, Evêque de Joliet in Illinois (superficie: 10.920, population: 1.904.000, catholiques: 655.415, prêtres: 283, diacres: 209, religieux: 669), aux Etats-Unis d'Amérique. Il était jusqu'ici Evêque de Steubenville (USA).
RE:NER/                                                                     VIS 20110517 (80)

IN MEMORIAM

CITE DU VATICAN, 17 MAI 2011 (VIS). Voici les données relatives aux prélats décédés ces dernières semaines:

-Mgr.Luigi Del Gallo Roccagiovine, ex Délégué au scoutisme du Conseil pontifical pour les laïcs (Italie), le 12 mai à 88 ans.

-Le Cardinal Agustin García-Gasco Vicente, Archevêque émérite de Valence (Espagne), le 1 mai à  80 ans.

-Mgr.Gheorghe Gutiu, Archevêque Evêque émérite de Cluj-Gherla (Roumanie), le 8 mai à 87 ans.

-Mgr.Jacques Georges Habib Hafouri, Archevêque émérite d'Hassaké-Nisibi (Syrie), le 4 mai à 94 ans.

-Mgr.Albert Kanene Obiefuna, Archevêque émérite d'Onitsha (Nigeria), le 11 mai à 81 ans.
DECES/                                                     VIS 20110517 (100)

lundi 16 mai 2011

ANNONCER LA BONNE NOUVELLE

CITE DU VATICAN, 14 MAI 2011 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce mid les participants à l'Assemblée générale des Œuvres pontificales missionnaires qui dépendent de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples. Il a d'abord dit à ses hôtes que "l'Eglise doit constamment renouveler son engagement d'apporter le Christ et de prolonger sa mission messianique pour l'avènement du Règne de Dieu... Il est donc nécessaire de poursuivre avec un enthousiasme renouvelée l'œuvre d'évangélisation...pour conduire les hommes à la vraie liberté des fils de Dieu contre toute forme d'esclavage. Il faut jeter les filets de l'Evangile dans la mer de l'histoire pour porter les hommes vers la terre de Dieu... Mais pour qu'existe un engagement ferme d'évangélisation, il faut que les chrétiens comme les communautés croient vraiment que la parole de Dieu est la vérité salvifique dont chaque homme a besoin à toute époque. Si cette conviction de foi n'est pas profondément enracinée dans notre vie, nous ne pourrons ressentir la passion et la beauté de l'annoncer".

  Après avoir souligné que "tous doivent s'engager dans la mission ad gentes, évêques, prêtres, religieux, religieuses et laïcs", Benoît XVI a souligné qu'"une attention particulière doit être apportée afin que tous les domaines de la pastorale, de la catéchèse et de la charité soient caractérisés par la dimension missionnaire: l'Eglise est mission... La condition fondamentale pour l'annonce est de se laisser complètement porter par le Christ, Parole de Dieu incarnée". Il a ainsi ajouté que "c'est seulement en étant profondément enracinés dans le Christ et dans sa Parole que l'on est capable de ne pas céder à la tentation de réduire l'évangélisation à un seul projet humain, social, cachant ou taisant la dimension transcendante du salut offert par Dieu en Christ. Cette parole doit être témoignée et proclamée explicitement parce que sans un témoignage cohérent, elle en ressort moins compréhensible et moins crédible".

  Le Pape a ajouté que "le ministère de l'évangélisation est fascinant et exigent: il demande de l'amour pour annoncer et témoigner, un amour total pouvant aussi être marqué par le martyre. L'Eglise ne peut pas faire moins dans sa mission que de porter la lumière du Christ, de proclamer l'annonce joyeuse de l'Evangile même si cela implique la persécution. Il fait partie de sa vie même, comme il l'a été pour Jésus. Les chrétiens ne doivent pas avoir peur, même s'ils sont actuellement le groupe religieux qui souffre le plus de persécutions en raison de sa foi". Puis il a conclu en remerciant "pour le travail d'animation et de formation missionnaire" des Œuvres pontificales missionnaires qui "restent un instrument privilégié pour la coopération missionnaire et pour un partage profitable du personnel et des ressources financières entre les Eglises".
AC/                                                VIS 20110516 (450)

CEREMONIES PAPALES DE MAI - SEPTEMBRE

CITE DU VATICAN, 14 MAI 2011 (VIS). Voici les cérémonies qui seront présidés par Benoît XVI en mai, juin, août et septembre prochains:

MAI

-Jeudi 26: A 17 h 30' en la Basilique Ste Marie Majeure, chapelet récité avec les évêques italiens pour confier à Marie l'Italie qui fête ses 150 ans d'unité nationale.

JUIN

-Samedi 4 / dimanche 5: Voyage apostolique en Croatie.

-Dimanche 12: A 9 h 30' en la Basilique vaticane, messe de Pentecôte.

Dimanche 19: Visite pastorale à Saint-Marin.

-Jeudi 23: A 19 h 30' messe du Corpus Domini sur le parvis de la Basilique St.Jean de Latran, suivie de la procession eucharistique jusqu'à la Basilique de Ste Marie Majeure.

-Mercredi 29: A 9 h 30' en la Basilique vaticane, messe de la solennité des Sts.Pierre et Paul.

AOUT

-Lundi 15: à 8 h en l'église paroissiale de Castelgandolfo, messe de la solennité de l'Assomption.

-Jeudi 18 / dimanche 21: Voyage apostolique à Madrid (Espagne) pour la XXVI Journée mondiale de la jeunesse.

SEPTEMBRE

-Dimanche 11: Voyage pastoral à Ancone (Italie).

-Jeudi 22 / dimanche 25: Voyage apostolique en Allemagne.
OCL/                                                                 VIS 20110516 (200) 

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 14 MAI 2011 (VIS). Le Saint-Père a nommé M.Guzmán Carriquiry, Secrétaire de la Commission pontificale pour l'Amérique latine.
NA/                                                                         VIS 20110516 (30)

PRIER POUR LES VOCATIONS

CITE DU VATICAN, 15 MAI 2011 (VIS). A midi, Benoît XVI a récité le Regina Coeli avec les fidèles réunis Place St.Pierre. Il a commenté l'Evangile de ce quatrième dimanche de Pâques "qui nous présente une des icônes les plus belles qui, depuis les premiers siècles de l'Eglise, aient représenté le Seigneur Jésus, celle du Bon Pasteur", et a dit que "l'attitude du troupeau envers le Bon Pasteur, le Christ, est présentée par l'évangéliste par deux verbes spécifiques: écouter et guider. Ces termes désignent les caractéristiques fondamentales de ceux qui vivent à la suite du Seigneur. D'abord, l'écoute de sa parole dont la foi naît et se nourrit. Seul celui qui est attentif à la voix du Seigneur est en mesure d'évaluer en conscience les décisions justes pour agir selon Dieu. De l'écoute dérive, donc, de suivre Jésus: on agit comme des disciples après avoir écouté et accueilli intérieurement les enseignements du Maître, pour les vivre quotidiennement. Ce dimanche nous demandons donc à Dieu de se souvenir des pasteurs de l'Eglise et de ceux qui se forment à être pasteurs. Je vous invite donc à prier particulièrement pour les évêques, y compris l'Evêque de Rome, pour les curés, pour tous ceux qui ont des responsabilités pour guider le troupeau du Christ, afin qu'ils soient fidèles et sages dans l'accomplissement de leur ministère. Prions, en particulier, pour les vocations au sacerdoce en cette Journée mondiale de prière pour les vocations afin que la moisson du Seigneur ne manque jamais de bons ouvriers".

  Le Saint-Père a ensuite rappelé qu'"il y a soixante-dix ans Pie XII avait institué l'Œuvre pontificale pour les vocations sacerdotales. L'heureuse intuition de mon prédécesseur se fondait sur la conviction que les vocations grandissent et mûrissent dans les Eglises locales, facilitées par des contextes familiaux sains et renforcés par l'esprit de foi, de charité et de piété. Dans le Message envoyé pour cette Journée mondiale, j'ai souligné qu'une vocation s'accomplit quand elle sort d'une volonté fermée et de l'idée d'autoréalisation, pour s'immerger dans une autre volonté, celle de Dieu, en nous laissant guider par elle. A notre époque aussi, où la voix du Seigneur risque d'être submergée au milieu de tant d'autres voix, chaque communauté ecclésiale est appelée à promouvoir et prendre soin des vocations au sacerdoce et à la vie consacrée. Les hommes ont toujours besoin de Dieu, même dans notre monde technologique, et il y aura toujours besoin de pasteurs qui annoncent sa Parole et font rencontrer le Seigneur dans les sacrements".
ANG/                                                 VIS 20110516 (430)

APPELS POUR LA LYBIE ET LA SYRIE

CITE DU VATICAN, 15 MAI 2011 (VIS). Après le Regina Coeli, le Saint-Père a dit suivre "avec une grande appréhension le dramatique conflit armé qui a causé en Lybie un grand nombre de victimes et de souffrance, surtout parmi la population civile. Je renouvelle un pressant appel pour que la voie de la négociation et du dialogue prévale sur celle de la violence, avec l'aide des Organismes internationaux qui œuvrent pour trouver une solution à la crise. J'assure en outre de ma prière et de ma participation à l'engagement avec lequel l'Eglise locale assiste la population, en particulier parmi les personnes consacrées présentes dans les hôpitaux". Puis il a évoqué la Syrie "où il est urgent de rétablir une coexistence basée sur la concorde et l'unité. Je demande à Dieu que le sang ne soit plus versé dans ce pays de grande religion et civilisation, et j'invite les autorités et tous les citoyens à ne pas s'économiser dans la recherche du bien commun et dans l'accueil des aspirations légitimes à un avenir de paix et de stabilité".

  La béatification de Jean-Paul II, a conclu Benoît XVI, "a eu un écho mondial. Il existe d'autres témoins exemplaires du Christ, beaucoup moins connus, que l'Eglise propose avec joie à la vénération des fidèles. Aujourd'hui, à Wurzburg, en Allemagne, est proclamé le bienheureux Georg Hafner, prêtre diocésain, mort martyr dans le camp de concentration de Dachau. Et samedi 7 mai dernier, à Pozzuoli, un autre prêtre a été béatifié, Giustino Maria Russolillo, fondateur de la Société des vocations divines. Remercions le Seigneur pour que son Eglise ne manque pas de saints prêtres!".
ANG                                                  VIS 20110516 (280)

AD LIMINA D'EVEQUES INDIENS

CITE DU VATICAN, 16 MAI 2011 (VIS). Le Saint-Père a reçu un groupe d'évêque indiens en conclusion de leur visite Ad Limina, devant qui il a rappelé que la "révélation définitive de Dieu, la venue de Jésus-Christ que les croyants proclament, s'exprime tout particulièrement dans l'Ecriture et dans la vie sacramentale de l'Eglise... Lorsque la révélation chrétienne est librement acceptée...elle transforme l'homme intérieurement par une action rédemptrice du Père céleste, par le biais du Fils et de l'Esprit. C'est le coeur du message que nous portons et l'immense cadeau que nous faisons aux autres en les invitant à prendre part à la vie même de Dieu".

  "Dans l'Eglise, l'éducation des croyants et leur cheminement à la suite du Christ doivent être accompagnés par une solide catéchèse, qui leur permette de grandir dans la foi, la charité et le service... En reconnaissant que la catéchèse se distingue de la recherche théologique, les prêtres, religieux et catéchistes savent communiquer clairement et fidèlement la beauté de la vie et de l'enseignement chrétien, qui s'enrichissement de la rencontre avec le Christ lui même. Cela apparaît évident dans la préparation des fidèles aux sacrements". L'inde comprenant de multiples et anciennes religions, a poursuivi Benoît XVI, "la vie des chrétiens doit toujours être honnête et cohérente avec la foi, dans le respect d'autrui. Dans un tel contexte, la proposition de l'Evangile doit s'appuyer sur un processus d'inculturation". Cela requiert des prêtres, religieux et catéchistes l'emploi de langages et de méthodes adaptées à qui on s'adresse, ce qui réclame notamment que les évêques vérifient la fidélité des démarches au dépôt de la foi.

  Pour ce qui est du dialogue inter-religieux, qui "doit parfois faire face à la défiance d'autres croyants, il faut en favoriser l'aspect de tolérance et d'interaction. Le dialogue doit être attentif à tout ce qui est vrai, de manière à renforcer le respect et d'éviter toute apparence de syncrétisme... Les chrétiens d'Inde doivent aussi s'efforcer de vivre en paix et en harmonie avec leurs voisins d'autres croyances. La prudence doit caractériser leurs actes y compris lorsqu'ils ont des responsabilités, et leur activité civile doit être morale et avoir pour but la défense des droits fondamentaux de la liberté de religion et de culte. Ces droits, qui se fondent sur la dignité commune des personnes, sont universellement reconnus". Enfin le Pape a rappelé que l'Eglise catholique s'efforce de diffuser ces droits dans toutes les religions, encourageant les évêques indiens à "oeuvrer avec patience pour fixer les bases nécessaires au développement harmonieux des droits de la personne dans les communautés. En cas d'oppositions, les chrétiens doivent faire preuve de charité et de patience pour convaincre de la justice de la tolérance religieuse dont tous les croyants doivent bénéficier".
AL/                                                             VIS 20110516 (460) 

CIRCULAIRE EN MATIERE D'ABUS SEXUEL SUR MINEUR

CITE DU VATICAN, 16 MAI 2011 (VIS). La Congrégation pour la doctrine de la foi publie ce jour la circulaire aux Conférences épiscopales relative aux lignes directrices destinée à faire face aux abus sexuels sur mineurs de la part de membres du clergé. Le document, signé par le Cardinal William Joseph Levada et par Mgr.Luis F.Ladaria, SJ, respectivement Préfet et Secrétaire de la Congrégation pour la doctrine de la foi, est daté du 3 mai 2011.

  "L'obligation de donner une réponse adéquate aux cas éventuels d'abus sexuel commis à l'égard de mineurs par des clercs dans son diocèse, figure parmi les responsabilités importantes de l'évêque diocésain, en vue d'assurer le bien commun des fidèles, et la protection des enfants et des jeunes en particulier. Cette réponse implique la mise en place de procédures appropriées pour aider les victimes de ces abus, ainsi que la formation de la communauté chrétienne en vue de la protection des mineurs. Elle devra assurer l'application de la législation canonique en la matière et simultanément tenir compte des dispositions du droit civil.

I. Aspects généraux : a) Les victimes d'abus sexuel. A travers la personne de l'évêque ou de son délégué, l'Eglise doit se montrer prête à écouter les victimes et leurs familles, ainsi qu'à s'engager à leur fournir une assistance spirituelle et psychologique. Au cours de ses voyages apostoliques, Benoît XVI a donné un exemple particulièrement important de par sa disponibilité à rencontrer et à écouter les victimes d'abus sexuel. Lors de ces rencontres, le Saint-Père a voulu s'adresser aux victimes avec des paroles de compassion et de réconfort, comme le montrent ses propos dans la Lettre Pastorale aux catholiques d'Irlande: "Vous avez terriblement souffert et j'en suis profondément désolé. Je sais que rien ne peut effacer le mal que vous avez subi. Votre confiance a été trahie, et votre dignité a été violée. b) La protection des mineurs. Dans certains pays, des programmes éducatifs de prévention ont été initiés au sein de l'Eglise, afin d'assurer un "environnement sûr" pour les mineurs. Ces programmes visent à aider les parents et les agents pastoraux ou ceux qui travaillent dans le monde scolaire, dans l'identification des signes d'abus sexuel et l'adoption de mesures adéquates. Souvent ces programmes ont été reconnus comme des modèles dans l'engagement visant à mettre fin aux cas d'abus sexuel sur des mineurs dans les sociétés actuelles. c) La formation des futurs prêtres et religieux. Jean Paul II a déclaré en 2002 qu'il n'y a pas de place dans le sacerdoce et dans la vie religieuse pour quiconque pourrait faire du mal aux jeunes. Ces paroles rappellent la responsabilité particulière des évêques, des supérieurs majeurs et de ceux qui sont responsables de la formation des futurs prêtres et religieux. Les indications données dans l'exhortation apostolique Pastores Dabo Vobis, ainsi que les instructions des dicastères compétents du Saint-Siège, acquièrent une importance croissante pour un juste discernement de la vocation et pour une saine formation humaine et spirituelle des candidats. En particulier, on s'emploiera à faire apprécier aux candidats la valeur de la chasteté et du célibat. De même, on leur fera prendre conscience des responsabilités liées à la paternité spirituelle du clerc, tout en les aidant à approfondir leur connaissance de la discipline de l'Eglise en ce domaine. Des indications plus spécifiques peuvent être intégrées dans les programmes de formation des séminaires et des maisons de formation prévus dans la Ratio Institutionis Sacerdotalis de chaque pays et institut de vie consacrée et société de vie apostolique. En outre, un soin particulier sera réservé à l'obligation d'échanger des informations sur les candidats au sacerdoce ou à la vie religieuse qui passent d'un séminaire à un autre, entre différents diocèses ou entre les instituts religieux et les diocèses. d) L'accompagnement des prêtres. 1. L'évêque a le devoir de considérer tous ses prêtres comme un père et un frère. En outre, il veillera, avec une attention particulière, à la formation permanente du clergé, surtout au cours des premières années après l'ordination sacrée, en mettant l'accent sur l'importance de la prière et du soutien mutuel dans la fraternité sacerdotale. On informera les prêtres du dommage causé à la victime d'abus sexuels par un ecclésiastique et de sa responsabilité au plan canonique et civil. On lui enseignera aussi à reconnaître ce qui pourrait être les signes d'abus éventuels commis par quiconque sur des mineurs. 2. Les évêques feront tout ce qui est requis pour traiter les cas d'abus qui leur sont signalés, selon la discipline canonique et civile, dans le respect des droits de toutes les parties. 3. Le clerc accusé bénéficie de la présomption d'innocence jusqu'à preuve du contraire, même si l'évêque peut, par mesure de précaution, limiter l'exercice de son ministère, en attendant de clarifier les accusations dont il est l'objet. Le cas échéant, on fera tout pour réhabiliter la bonne réputation du clerc qui a été injustement accusé. e) La coopération avec les autorités civiles. L'abus sexuel de mineurs n'est pas seulement un délit au plan canonique. C'est aussi un crime qui fait l'objet de poursuites au plan civil. Bien que les rapports avec les autorités civiles diffèrent selon les pays, il est cependant important de coopérer avec elles dans le cadre des compétences respectives. En particulier, on suivra toujours les prescriptions des lois civiles en ce qui concerne le fait de déférer les crimes aux autorités compétentes, sans porter atteinte au for interne sacramentel. Bien sûr, cette coopération ne se limite pas aux seuls cas d'abus commis par les clercs ; elle concerne également les cas d'abus impliquant le personnel religieux et laïc qui travaille dans les structures ecclésiastiques.

II. Résumé de la législation canonique en vigueur concernant le délit d'abus sexuel de mineurs commis par un clerc: Le 30 avril 2001, Jean Paul II a promulgué le Motu Proprio Sacramentorum Sanctitatis Tutela, par lequel l'abus sexuel commis par un clerc sur un mineur de 18 ans fut inséré dans la liste des Delicta Graviora réservés à la Congrégation pour la doctrine de la foi. La prescription pour ce délit fut fixée à 10 ans à partir du moment où la victime accomplit ses 18 ans. Cette normative du Motu Proprio est valable tant pour les clercs de rite latin que pour ceux de rite oriental, ainsi que pour le clergé diocésain et religieux. En 2003, le Cardinal Ratzinger, alors Préfet de la CDF, a obtenu de Jean Paul II la concession de certaines facultés spéciales pour offrir une plus grande flexibilité dans les procédures pénales concernant les Delicta Graviora, entre autres le recours au procès pénal administratif et la requête de démission ex officio dans les cas les plus graves. Ces facultés furent intégrées dans la révision du Motu Proprio, approuvée par Benoît XVI le 21 mai 2010. Selon les nouvelles normes, la prescription est portée à 20 ans. Dans le cas d'abus de mineur, elle commence à courir à partir du moment où la victime accomplit ses 18 ans. La CDF peut éventuellement y déroger dans des cas particuliers. On a également spécifié le délit canonique d'acquisition, de possession ou de divulgation de matériel pédopornographique. La responsabilité du traitement des cas d'abus sexuels sur des mineurs est d'abord du ressort des évêques ou des supérieurs majeurs. Si l'accusation paraît vraisemblable, l'évêque, le supérieur majeur ou leur délégué doivent procéder à une enquête préliminaire, selon le canon 1717 du CIC, le canon 1468 du CCEO et l'article 16 de SST.

  Si l'accusation est jugée crédible, le cas doit être déféré à la CDF. Après l'avoir examiné, la CDF indiquera à l'évêque ou au supérieur majeur les pas ultérieurs à accomplir. Dans le même temps, la CDF donnera des orientations pour que des mesures appropriées soit prises, à la fois en vue de garantir un procès équitable à l'égard des clercs accusés, dans le respect de leur droit fondamental à la défense, et pour la sauvegarde du bien de l'Eglise, y compris celui des victimes. Il est utile de rappeler que l'imposition d'une peine perpétuelle, comme la Dimissio de l'état clérical, exige normalement un procès judiciaire pénal. Selon le droit canonique (canon 1342 CIC), les Ordinaires ne peuvent infliger de peines perpétuelles par décrets extrajudiciaires. A cette fin, ils doivent s'adresser à la CDF, à laquelle revient le jugement définitif quant à la culpabilité et à la non-idonéité éventuelle du clerc pour le ministère, ainsi que l'imposition subséquente d'une peine perpétuelle (SST, article 21,2). Les mesures canoniques appliquées à un clerc reconnu coupable d'abus sexuel sur un mineur sont généralement de deux genres: 1. des mesures qui restreignent le ministère public de manière complète ou qui excluent du moins tout contact avec les mineurs. Ces mesures peuvent être accompagnées par un précepte pénal, 2. les peines ecclésiastiques, dont la plus grave est la Dimissio de l'état clérical.

Dans certains cas, à la demande du clerc lui-même, la dispense des obligations inhérentes à l'état clérical, y compris le célibat, peut être concédée Pro Bono Ecclesiae. L'enquête préliminaire et tout le procès doivent être menés dans le respect de la protection de la confidentialité des personnes concernées et avec l'attention requise à leur réputation. A moins de graves raisons contraires, le clerc accusé doit être informé de l'accusation portée contre lui, afin d'avoir la possibilité d'y répondre, avant que le cas soit déféré à la CDF. Avec prudence, l'évêque ou le supérieur majeur déterminera les informations qui devront être communiquées à l'accusé lors de l'enquête préliminaire. Il est du devoir de l'évêque ou du supérieur majeur de pourvoir au bien commun en fixant les mesures de précaution à prendre, comme le prévoient le canon 1722 du CIC et le canon 1473 du CCEO. Conformément à l'article 19 de SST, ces mesures doivent être prises une fois commencée l'enquête préliminaire. Enfin, il convient de rappeler que, lorsqu'une conférence épiscopale veut se doter de normes spécifiques, sous réserve de l'approbation du Saint-Siège, cette normative particulière doit être comprise comme un complément à la législation universelle et non s'y substituer. La normative particulière doit donc être en harmonie avec le CIC /CCEO et avec le Motu Proprio Sacramentorum Sanctitatis Tutela (30 avril 2001), tel qu'il a été mis à jour le 21 mai 2010. Au cas où la conférence déciderait d'établir des normes contraignantes, elle devra demander la Recognitio aux dicastères compétents de la Curie romaine.

III. Indications aux Ordinaires sur la manière de procéder:

  Les directives préparées par la conférence épiscopale devraient offrir des orientations aux évêques diocésains et aux supérieurs majeurs, dans le cas où ils seraient informés d'abus sexuels présumés de mineurs commis par des prêtres présents sur le territoire de leur juridiction. Ces directives devront tenir compte des observations suivantes: a) la notion d''abus sexuels sur des mineurs' doit correspondre à la définition donnée par le Motu Proprio SST, article 6 (le délit contre le sixième commandement du Décalogue commis par un clerc avec un mineur de moins de dix-huit ans), ainsi qu'à la pratique interprétative et à la jurisprudence de la Congrégation pour la doctrine de la foi, en tenant compte des lois civiles du pays. b) la personne qui dénonce le délit doit être traitée avec respect. Dans les cas où l'abus sexuel est lié à un autre délit contre la dignité du sacrement de la pénitence (article 4), le plaignant a le droit d'exiger que son nom ne soit pas communiqué au prêtre qu'il accuse (article 24). c) les autorités ecclésiastiques doivent s'engager à fournir une assistance spirituelle et psychologique aux victimes. d) l'enquête sur les accusations doit être menée dans le respect de la sphère privée et de la réputation des personnes. e) à moins de graves raisons contraires, le clerc accusé sera informé des accusations dès la phase de l'enquête préliminaire, en lui offrant l'opportunité d'y répondre. f) les organes consultatifs de surveillance et de discernement des cas individuels, prévus en certains pays, ne doivent pas se substituer au discernement et à la Potestas Regiminis de chaque évêque. g) les directives doivent tenir compte de la législation du pays où se trouve la conférence épiscopale, en particulier en ce qui concerne l'éventuelle obligation d'informer les autorités civiles. h) lors de toutes les étapes des procédures disciplinaires ou pénales, le clerc accusé devra bénéficier d'un moyen de subsistance digne et équitable. i) est exclu un retour du clerc au ministère public, si ce ministère présente un danger pour les mineurs ou un scandale pour la communauté.

Conclusion: Les directives préparées par les conférences épiscopales visent à protéger les mineurs et à aider les victimes à trouver assistance et réconciliation. Elles devront indiquer que la responsabilité du traitement des délits d'abus sexuels sur mineurs de la part de clercs appartient en premier lieu à l'évêque diocésain. Enfin, ces directives devront contribuer à une approche commune au sein d'une même conférence épiscopale, en aidant à harmoniser au mieux les efforts de chaque évêque dans la protection des mineurs".
CDF/                                        VIS 20110516 (2160)

NOTE SUR LA CIRCULAIRE

CITE DU VATICAN, 16 MAI 2011 (VIS). Voici la note rédigée par le P.Federico Lombardi, SJ, Directeur de la Salle-de-Presse du Saint-Siège, sur la circulaire  de la Congrégation pour la doctrine de la foi:

  "La Congrégation demande à toutes les Conférences épiscopales de préparer, d'ici mai 2012, leurs directives pour traiter les abus sexuels sur mineurs commis par des membres du clergé, en  adaptation aux contextes régions. Dans la présente circulaire, elle propose une large série de principes et d'indications qui non seulement faciliteront la formulation des directives et donc l'uniformité des comportements des autorités ecclésiastiques des différents pays, mais qui en garantiront aussi la cohérence au niveau de l'Eglise universelle, tout en respectant les compétences des évêques et des supérieurs religieux. L'attention prioritaire aux victimes, les programmes de prévention, la formation des séminaristes et la formation permanente du clergé, la coopération avec les autorités civiles, l'application attentive et rigoureuse des normes canoniques les plus récentes en la matière, sont les orientations principales qui doivent articuler les lignes directrices partout dans le monde.

  La préparation du document avait été annoncée en juillet dernier à l'occasion de la publication des nouvelles normes d'application du Motu Proprio Sacramentorum Sanctitatis Tutela. Le Cardinal Levada, Préfet du dicastère, avait ensuite informé de sa préparation à l'occasion de la réunion des Cardinaux à l'occasion du Consistoire de novembre dernier. Ce document est accompagné d'une lettre de présentation, signée par le Cardinal Préfet, qui en illustre la nature et les finalités. Après la mise à jour des normes sur la question des abus sexuels par des membres du clergé, approuvée par le Pape l'an dernier, on a retenu opportun que chaque conférence épiscopale prépare des lignes directrices, dans le but d'aider les évêques à suivre des procédures claires et coordonnées, quand ils doivent traiter de cas d'abus sexuel sur mineurs, en tenant compte des situations des différentes régions sur lesquelles ils exercent leurs juridictions. A cette fin, la circulaire présente quelques thèmes généraux, qui devront être nécessairement adaptés aux diverses situations, mais qui contribueront à garantir, avec les lignes directrices, une orientation commune au sein d'une conférence et, dans une certaine mesure aussi, de la part des différents épiscopats. La lettre de présentation du Cardinal Levada donne aussi deux indications pour la réalisation du travail de rédaction des nouvelles lignes directrices ou pour la révision de celles déjà existantes: d'abord d'impliquer les supérieurs majeurs des instituts religieux, afin de tenir compte aussi du clergé religieux, et ensuite d'envoyer une copie des lignes directrices à la Congrégation d'ici la fin du mois de mai 2012.

  En conclusion, deux préoccupations apparaissent clairement:
1. Encourager à affronter le problème efficacement et en temps utile avec des indications claires, organiques, adaptées aux situations locales, y compris dans les rapports avec la législation et les autorités civiles. L'indication d'une date précise et d'un terme relativement bref avant lequel toutes les conférences épiscopales doivent élaborer les lignes directrices est évidemment une indication très forte et éloquente.
2. Respecter la compétence fondamentale des évêques diocésains et des supérieurs majeurs en la matière. La formulation de la circulaire est très attentive à rappeler que les lignes directrices servent à aider les évêques diocésains et les supérieurs majeurs.

La brève circulaire s'articule en trois parties. La première développe une série d'indications générales, parmi lesquelles, en particulier, l'attention prioritaire envers les victimes, l'écoute et l'assistance spirituelle et psychologique aux victimes et à leurs proches. Le développement de programmes de prévention pour créer des environnements vraiment sûrs pour les mineurs. Puis la formation des futurs prêtres et religieux, et l'échange d'informations sur les candidats au sacerdoce ou à la vie religieuse qui passent d'un séminaire à un autre. De même l'accompagnement des prêtres, leur formation permanente et la formation à leur responsabilité en matière d'abus, leur suivi lorsqu'ils sont accusés, le traitement juridique des éventuels cas d'abus, la réhabilitation de la bonne réputation de celui qui a été injustement accusé. La coopération avec les autorités civiles dans le respect des compétences respectives et l'observation des prescriptions des lois civiles en ce qui concerne le fait de déférer les crimes aux autorités compétentes, sans porter atteinte au for interne sacramentel. La coopération doit avoir lieu non seulement pour des abus commis par des membres du clergé, mais aussi par le personnel œuvrant dans les structures ecclésiastiques.

  La deuxième partie rappelle les prescriptions de la législation canonique en vigueur aujourd'hui, après sa mise en jour en 2010. La compétence des évêques et des supérieurs majeurs pour l'enquête préliminaire est rappelée et, en cas d'accusation crédible, l'obligation de déferrer le cas à la Congrégation pour la doctrine de la foi, qui offre les indications pour le traitement du cas. La circulaire évoque aussi les mesures de précaution à imposer et les informations à donner à l'accusé au cours des enquêtes préliminaires. Sont rappelées les mesures canoniques et les peines ecclésiastiques qui peuvent être appliquées aux coupables, y compris la démission de l'état clérical.
Enfin, le rapport entre la législation canonique valable pour toute l'Eglise et les éventuelles normes spécifiques supplémentaires que les conférences épiscopales retiendraient opportunes ou nécessaires, est précisé ainsi que la procédure à suivre dans de tels cas.

  La troisième et dernière partie énumère une série d'observations utiles pour formuler les orientations concrètes pour les évêques et supérieurs majeurs. Elle rappelle, entre autres, la nécessité d'offrir assistance aux victimes, de traiter avec respect le déclarant et de garantir le respect du droit à la vie privée et la réputation des personnes; de tenir compte des lois civiles du pays, y compris l'éventuelle obligation d'informer les autorités civiles, celle de garantir à l'accusé des informations sur les accusations et la possibilité d'y répondre, et en tous cas une subsistance juste et digne; d'exclure le retour du clerc au ministère public en cas de danger pour les mineurs ou scandale dans la communauté. La responsabilité première des évêques et des supérieurs est rappelée encore une fois, et elle ne peut être substituée par des organes de surveillance ou de discernement bien qu'utiles et même nécessaires en soutien à une telle responsabilité.

  Cette circulaire représente donc un nouveau pas très important pour encourager dans toute l'Eglise la conscience de la nécessité et de l'urgence de répondre de la façon la plus efficace et clairvoyante au fléau des abus sexuels commis par des membres du clergé, renouvelant ainsi la pleine crédibilité du témoignage et de la mission éducative de l'Eglise, et contribuant à créer dans la société en général ces environnements éducatifs sûrs dont il y a besoin de toute urgence".
OP/                                                          VIS 20110516 (1100)

HUMANISME OUVERT A LA TRANSCENDANCE

CITE DU VATICAN, 16 MAI 2011 (VIS). Benoît XVI a reçu ce matin les participants au Congrès mondial organisé par le Conseil pontifical Iustitia et Pax à l'occasion du cinquantième anniversaire de l'encyclique Mater et Magistra de Jean XXIII. Dans son discours, il a souligné que "la vérité, l'amour, la justice, indiqués par l'encyclique Mater et magistra, avec le principe de la destination universelle des biens, comme critères fondamentaux pour dépasser les équilibres sociaux et culturels, restent des piliers pour interpréter et trouver aussi des solutions aux déséquilibres internes de la mondialisation actuelle. Face à ces déséquilibres, il faut récupérer une raison intégrale qui fasse renaître la pensée et l'éthique... Il faut développer des synthèses culturelles humanistes ouvertes à la transcendance à travers une nouvelle évangélisation... Parmi les divers déséquilibres globaux qui caractérisent notre époque, la disparité, les différences de richesse, l'inégalité s'accroissent créant des problèmes de justice et de distribution équitable des ressources et des opportunités, spécialement à l'égard des plus pauvres".

  Le Saint-Père a ensuite rappelé que "les phénomènes liés à la finance qui, après la phase la plus aiguë de la crise, est revenue à une pratique frénétique des contrats de crédit qui souvent consentent une spéculation illimitée, n'en sont pas moins préoccupants... De la même façon, l'augmentation des prix des ressources énergétiques de base...finissent par avoir des conséquences négatives sur l'environnement et sur l'homme lui-même. La question sociale actuelle est sans doute une question de justice sociale mondiale,...de distribution équitable des ressources matérielles et immatérielles, de mondialisation de la démocratie substantielle, sociale et participative". Quant à la justice, a-t-il poursuivi, "il n'est pas possible de la réaliser en s'appuyant sur le seul consensus social, sans reconnaître que, pour être durable, il doit être enraciné dans le bien humain universel".

  Puis Benoît XVI a évoqué les moyens de diffusion de la Doctrine sociale de l'Eglise et ajouté que l'Eglise "compte aussi sur l'activité de ses institutions culturelles, sur ses programmes d'instruction religieuse et de catéchèse sociale des paroisses, sur les mass media et sur le travail d'annonce et de témoignage des laïcs. Ceux-ci doivent être préparés spirituellement, professionnellement et sur le plan éthique". Il a conclu en rappelant qu'il existe "d'importantes institutions au service de la nouvelle évangélisation de la société, en plus des associations de volontariat et des organisations non gouvernementales chrétiennes ou d'inspiration chrétienne, les commissions Justice et Paix, les Bureaux pour les problèmes sociaux et le travail, les centres et les instituts de doctrine sociale".
AC/                                              VIS 20110516 (420)

AUDIENCES

CITE DU VATICAN, 16 MAI 2011 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audience le Cardinal Angelo Bagnasco, Archevêque de Gênes et Président de la Conférence épiscopale italienne.

  Samedi dernier, 14 mai, il avait successivement reçu cinq prélats de la Conférence épiscopale indienne en visite Ad Limina:

-Mgr.Salvadore Lob, Evêque de Baruipur.

-Mgr.Stephen Lepcha, Evêque de Darjeeling.

-Mgr.Clement Tirkey, Evêque de Jalpaiguri.

-Mgr.Joseph Suren Gomes, SDB, Evêque de Krishnagar.

-Mgr.Alphonsus Flavian D'Souza, SJ, Evêque de Raiganj.
AP:AL/                                                               VIS 20110516 (90)

vendredi 13 mai 2011

THEOLOGIE DU CORPS ET DE L'AMOUR

CITE DU VATICAN, 13 MAI 2011 (VIS). Ce matin, le Pape a reçu les participants à la rencontre organisée par l'Institut Jean-Paul II pour les études sur le mariage et la famille. Au début de son discours, il a rappelé qu'il y a trente ans, le nouveau bienheureux Jean-Paul II avait fondé cet institut et le Conseil pontifical pour la famille, et que précisément le 13 mai 1981, il avait subi un attentat Place St.Pierre. Benoît XVI a donné quelques points de réflexion aux membres de l'Institut pour “conjuguer la théologie du corps avec la théologie de l'amour pour trouver l'unité du chemin de l'homme”. Après avoir dit que “le corps est le lieu où l'esprit peut habiter”, il a ajouté que “dans cette optique, il est possible de comprendre que nos corps ne sont pas une matière inerte, lourde, mais qu'ils parlent, si nous savons les écouter, le langage du véritable amour... Le corps nous parle d'une origine que nous ne nous sommes pas attribuée nous-mêmes… C'est seulement lorsqu'il reconnaît l'amour originel qui lui a donné la vie, que l'homme peut s'accepter et peut se réconcilier avec la nature et avec le monde”.

  Evoquant ensuite la création de nos premiers parents, le Pape a ajouté que “les corps d'Adam et Eve apparaissent, avant  la chute, en parfaite harmonie. Il y a en eux un langage qu'ils n'ont pas créé, un Eros enraciné dans leur nature, qui les invite à se recevoir mutuellement par le Créateur, pour pouvoir ainsi se donner... L'union en une seule chair se fait alors union de toute la vie, jusqu'à ce que l'homme et la femme deviennent aussi un seul esprit”. C'est pourquoi “la vertu de la chasteté prend un nouveau sens. Elle n'est pas un 'non' aux plaisirs et à la joie de la vie, mais un grand 'oui' à l'amour comme communication profonde entre les personnes, qui demande du temps et du respect comme un cheminement ensemble vers la plénitude et comme un amour qui devient capable de générer la vie et d'accueillir généreusement la vie nouvelle qui naît”. Le Saint-Père a alors souligné que “le corps contient aussi un langage négatif: il nous parle de l'oppression de l'autre, du désir de posséder et d'exploiter. Toutefois, nous savons que ce langage n'appartient pas au dessein originel de Dieu, mais qu'il est le fruit du péché. Quand il se détache de son sentiment filial, de sa connexion avec le Créateur, le corps se rebelle contre l'homme, perd sa capacité de faire transparaître sa communion et devient un terrain d'appropriation de l'autre. N'est-il pas ici le drame de la sexualité qui aujourd'hui reste enfermée dans le cercle restreint du corps et dans l'émotivité, mais qui, en réalité, ne peut s'accomplir que dans l'appel à quelque chose de plus grand?”.

  “Dieu offre aussi à l'homme un chemin de rédemption du corps, dont le langage est préservé dans la famille... lieu où la théologie du corps et la théologie de l'amour s'entremêlent. Le don de soi en une seule chair se vit ici, dans la charité conjugale qui unit les époux. C'est ici que la fécondité de l'amour est expérimentée et que la vie se croise avec celle d'autres générations. C'est dans la famille que l'homme découvre qu'il est relationnel, non comme un individu autonome qui se réalise lui-même, mais comme un fils, un époux, un parent dont l'identité se fonde dans l'être appelé à l'amour, à se recevoir des autres et à se donner aux autres”. Benoît XVI a conclu en rappelant que “Dieu a assumé le corps et s'est révélé en lui... Comme Fils, il a reçu le corps filial dans la gratitude et dans l'écoute du Père, et il a donné ce corps pour nous, pour générer ainsi le nouveau corps de l'Eglise”.
AC/                                                                                                                    VIS 20110513 (640)

SEISME EN ESPAGNE

CITE DU VATICAN, 13 MAI 2011 (VIS). Le Saint-Père a fait parvenir un télégramme de condoléancesà Mgr.José Manuel Lorca Planes, Evêque de Cartagena (Espagne), à la suite du séisme ayant frappé mercredi la ville de Lorca: "Face au nombre de morts et de blessés, et aux graves dégâts provoqués, je tiens à manifester ma solidarité à toutes les personnes touchées. Je prie pour le repos éternel des morts...et demande au Tout Puissant de soutenir également les institutions et les personnes engagées de les secours et l'aide aux familles en difficulté...accordant à tous ma bénédiction, en signe d'espérance chrétienne et d'attachement à la communauté de Lorca".
TGR/                                                     VIS 20110513 (110)

INSTRUCTION "UNIVERSAE ECCLESIAE"

CITE DU VATICAN, 13 MAI 2011 (VIS). Voici le texte de l'Instruction relative à l'application du Motu Proprio de Benoît XVI Summorum Pontificium, publiée ce jour par la Commission pontificale Ecclesia Dei. Approuvé par le Saint-Père le 30 avril dernier, fête de saint Pie V, l'Instruction Universae Ecclesiae porte la signature du Cardinal William Joseph Levada, Président de la Commission, et de Mgr.Guido Pozzo, Secrétaire:

"Introduction.

1.La Lettre apostolique Summorum Pontificum, signée par le Souverain Pontife le 7 juillet 2007 et entrée en vigueur le 14 septembre 2007, a rendu plus accessible la richesse de la liturgie romaine à l'Eglise universelle.

2.Par ce Motu Proprio Benoît XVI a promulgué une loi universelle pour l'Eglise, avec l'intention de donner un nouveau cadre normatif à l'usage de la liturgie romaine en vigueur en 1962.

3.Après avoir rappelé la sollicitude des Papes pour la liturgie et la révision des livres liturgiques, le Saint-Père reprend le principe traditionnel, reconnu depuis des temps immémoriaux et à maintenir nécessairement à l'avenir, selon lequel chaque Eglise particulière doit être en accord avec l'Eglise universelle, non seulement sur la doctrine de la foi et sur les signes sacramentels, mais aussi sur les usages reçus universellement de la tradition apostolique ininterrompue. On doit les observer non seulement pour éviter les erreurs, mais pour transmettre l'intégrité de la foi, car la règle de la prière de l'Eglise correspond à sa règle de foi.

4.Le Saint-Père évoque en outre les pontifes romains qui se sont particulièrement donnés à cette tâche, notamment saint Grégoire le Grand et saint Pie V. Il rappelle également que, parmi les livres liturgiques, le Missale Romanum a joué un rôle particulier et qu'il a connu des mises à jour au cours de l'histoire jusqu'à Jean XXIII. Puis, après la réforme liturgique qui suivit le Concile Vatican II, le Paul VI approuva en 1970 pour l'Eglise de rite latin un nouveau missel, qui fut ensuite traduit en différentes langues. Jean Paul II en promulgua la troisième édition en 2000.

5.De nombreux fidèles, formés dans l'esprit des formes liturgiques antérieures à Vatican II, ont exprimé leur vif désir de conserver la tradition. C'est pourquoi, avec l'indult  Quattuor abhinc annos publié en 1984 par la Congrégation pour le culte divin, Jean Paul II concéda sous certaines conditions la faculté de reprendre l'usage du missel romain promulgué par le bienheureux Jean XXIII. En outre, avec le Motu Proprio Ecclesia Dei de 1988, Jean Paul II exhortait les évêques à concéder généreusement cette faculté à tous les fidèles qui le demandaient. C'est dans la même ligne que se situe Benoît XVI avec le Motu Proprio Summorum Pontificum, où sont indiqués, pour l'Usus Antiquior du rite romain, quelques critères essentiels qu'il est opportun de rappeler ici.

6.Les textes du missel romain de Paul VI et de la dernière édition de celui de Jean XXIII sont deux formes de la liturgie romaine, respectivement appelées ordinaire et extraordinaire. Il s'agit de mises en œuvre juxtaposées de l'unique rite romain. L'une et l'autre expriment la même Lex Orandi de l'Eglise. En raison de son usage antique et vénérable, la forme extraordinaire doit être conservée avec l'honneur qui lui est dû.

7.Le Motu Proprio Summorum Pontificum s'accompagne d'une lettre du Saint-Père aux évêques, publiée le même jour (7 juillet 2007) et offrant de plus amples éclaircissements sur l'opportunité et la nécessité de ce texte. Il s'agissait en effet de combler une lacune, en donnant un nouveau cadre normatif à l'usage de la liturgie romaine en vigueur en 1962. Ce cadre s'imposait particulièrement du fait qu'au moment de l'introduction du nouveau missel, il n'avait pas semblé nécessaire de publier des dispositions destinées à régler l'usage de la liturgie en vigueur en 1962. En raison de l'augmentation du nombre de ceux qui demandent à pouvoir utiliser la forme extraordinaire, il est devenu nécessaire de donner quelques normes à ce sujet.

  Benoît XVI affirme notamment qu'il n'y a aucune contradiction entre l'une et l'autre édition du Missale Romanum. L'histoire de la liturgie est faite de croissance et de progrès, jamais de rupture. Ce qui était grand et sacré pour les générations précédentes le reste pour nous, et ne peut à l'improviste se retrouver totalement interdit, voire considéré comme néfaste.

8.Le Motu Proprio Summorum Pontificum constitue une expression remarquable du magistère du Pontife romain et de son Munus propre, qui est de régler et d'ordonner la liturgie de l'Eglise. Et c'est lui qui, manifestant sa sollicitude de Vicaire du Christ et de Pasteur de l'Eglise universelle, se propose:
a) d'offrir à tous les fidèles la liturgie romaine dans l'Usus Antiquior, comme un trésor à conserver précieusement,
b) de garantir et d'assurer réellement l'usage de la forme extraordinaire à tous ceux qui le demandent, étant bien entendu que l'usage de la liturgie latine en vigueur en 1962 est une faculté donnée pour le bien des fidèles et donc à interpréter en un sens favorable aux fidèles qui en sont les principaux destinataires,
c) de favoriser la réconciliation au sein de l'Eglise.

II. Les missions de la Commission pontificale Ecclesia Dei.

9.Le Souverain Pontife a doté la Commission Ecclesia Dei d'un pouvoir ordinaire vicaire dans son domaine de compétence, en particulier pour veiller sur l'observance et l'application des dispositions du Motu Proprio Summorum Pontificum (cf. art. 12).

10.La Commission pontificale exerce ce pouvoir, non seulement grâce aux facultés précédemment concédées par Jean Paul II et confirmées par Benoît XVI (cf. Motu Proprio Summorum Pontificum, art. 11-12), mais aussi grâce au pouvoir d'exprimer une décision, en tant que supérieur hiérarchique, au sujet des recours qui lui sont légitimement présentés contre un acte administratif de l'ordinaire qui semblerait contraire au Motu Proprio.
  Les décrets par lesquels la Commission exprime sa décision au sujet des recours pourront être attaqués Ad Normam Iuris devant le Tribunal suprême de la Signature apostolique.

11.Après approbation de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, il revient à la Commission pontificale Ecclesia Dei de veiller à l'édition éventuelle des textes liturgiques relatifs à la forme extraordinaire du rite romain.

III. Normes spécifiques.

12.A la suite de l'enquête réalisée auprès des évêques du monde entier et en vue de garantir une interprétation correcte et une juste application du Motu Proprio Summorum Pontificum, la Commission Ecclesia Dei, en vertu de l'autorité qui lui a été attribuée et des facultés dont elle jouit, publie cette Instruction, conformément au canon 34 du Code de droit canonique:

La compétence des évêques diocésains.

13.D'après le Code de droit canonique, les évêques diocésains doivent veiller à garantir le bien commun en matière liturgique et à faire en sorte que tout se déroule dignement, pacifiquement et sereinement dans leur diocèse, toujours en accord avec la Mens du Pontife romain clairement exprimée par le Motu Proprio Summorum Pontificum. En cas de litige ou de doute fondé au sujet de la célébration dans la forme extraordinaire, la Commission pontificale jugera.

14.Il revient à l'évêque diocésain de prendre les mesures nécessaires pour garantir le respect de la forme extraordinaire du rite romain, conformément au Motu Proprio Summorum Pontifi¬cum.

Le Cœtus Fidelium.

15.Un Cœtus Fidelium pourra se dire stable, au sens où l'entend l'article 5,1 de Summorum Pontificum, s'il est constitué de personnes issues d'une paroisse donnée qui, même après la publication du Motu Proprio, se sont réunies à cause de leur vénération pour la liturgie célébrée dans l'Usus Antiquior et qui demandent sa célébration dans l'église paroissiale, un oratoire ou une chapelle. Ce Cœtus peut aussi se composer de personnes issues de paroisses ou de diocèses différents qui se retrouvent à cette fin dans une église paroissiale donnée, un oratoire ou une chapelle.

16.Si un prêtre se présente occasionnellement avec quelques personnes dans une église paroissiale ou un oratoire en souhaitant célébrer selon la forme extraordinaire, comme le prévoient les articles 2 et 4 du Motu Proprio Summorum Pontificum, le curé, le recteur ou le prêtre responsable de l'église acceptera cette célébration, tout en tenant compte des exigences liées aux horaires des célébrations liturgiques de l'église elle-même.

17.Dans chaque cas, le curé, le recteur ou le prêtre responsable de l'église prendra sa décision avec prudence, en se laissant guider par son zèle pastoral et par un esprit d'accueil généreux.
  Dans le cas de groupes numériquement moins importants, on s'adressera à l'ordinaire du lieu pour trouver une église où ces fidèles puissent venir assister à ces célébrations, de manière à faciliter leur participation et une célébration plus digne de la messe.

18.Dans les sanctuaires et les lieux de pèlerinage, on offrira également la possibilité de célébrer selon la forme extraordinaire aux groupes de pèlerins qui le demanderaient, s'il y a un prêtre idoine.

19.Les fidèles qui demandent la célébration de la forme extraordinaire ne doivent jamais venir en aide ou appartenir à des groupes qui nient la validité ou la légitimité de la messe ou des sacrements célébrés selon la forme ordinaire, ou qui s'opposent au Pontife romain comme Pasteur suprême de l'Eglise universelle.

Le Sacerdos Idoneus.

20.Les conditions requises pour considérer un prêtre comme idoine à la célébration dans la forme extraordinaire s'énoncent comme suit :
a) tout prêtre qui n'est pas empêché par le droit canonique doit être considéré comme idoine à la célébration de la Sainte Messe dans la forme extraordinaire,
b) il doit avoir du latin une connaissance de base qui lui permette de prononcer correcte¬ment les mots et d'en comprendre le sens,
c) la connaissance du déroulement du rite est présumée chez les prêtres qui se présentent spontanément pour célébrer dans la forme extraordinaire et qui l'ont déjà célébrée.

21.On demande aux ordinaires d'offrir au clergé la possibilité d'acquérir une préparation adéquate aux célébrations dans la forme extraordinaire. Cela vaut également pour les séminaires, où l'on devra pourvoir à la formation convenable des futurs prêtres par l'étude du latin, et, si les exigences pastorales le suggèrent, offrir la possibilité d'apprendre la forme extraordinaire du rite.

22.Dans les diocèses sans prêtre idoine, les évêques diocésains peuvent demander la collaboration des prêtres des instituts érigés par la Commission pontificale Ecclesia Dei, soit pour célébrer, soit même pour enseigner à le faire.

23.La faculté de célébrer la messe Sine Populo (ou avec la participation du seul ministre) dans la forme extraordinaire du rite romain est donnée par le Motu Proprio à tout prêtre séculier ou religieux. Pour ces célébrations, les prêtres n'ont donc besoin, selon le Motu Proprio Summorum Pontificum, d'aucun permis spécial de leur ordinaire ou de leur supérieur.

La discipline liturgique et ecclésiastique.

24.Les livres liturgiques de la forme extraordinaire seront utilisés tels qu'ils sont. Tous ceux qui désirent célébrer selon la forme extraordinaire du rite romain doivent connaître les rubriques prévues et les suivre fidèlement dans les célébrations.

25.De nouveaux saints et certaines des nouvelles préfaces pourront et devront être insérés dans le missel de 1962, selon les normes qui seront indiquées plus tard.

26.Comme le prévoit le Motu Proprio Summorum Pontificum à l'article 6, les lectures de la messe du missel de 1962 peuvent être proclamées soit seulement en latin, soit en latin puis dans la langue du pays, soit même, dans le cas des messes lues, seulement dans la langue du pays.

27.En ce qui concerne les normes disciplinaires liées à la célébration, on appliquera la discipline ecclésiastique définie dans le Code de droit canonique de 1983.

28.De plus, en vertu de son caractère de loi spéciale, le Motu Proprio déroge, dans son domaine propre, aux mesures législatives sur les rites sacrés prises depuis 1962 et incompatibles avec les rubriques des livres liturgiques en vigueur en 1962.

La confirmation et l'ordre sacré.

29.La permission d'utiliser la formule ancienne pour le rite de la confirmation a été reprise par le Motu Proprio Summorum Pontificum. Dans la forme extraordinaire, il n'est donc pas nécessaire d'utiliser la formule rénovée du Rituel de la confirmation promulgué par Paul VI.

30.Pour la tonsure, les ordres mineurs et le sous-diaconat, le Motu Proprio n'introduit aucun changement dans la discipline du Code de droit canonique de 1983. Par conséquent, dans les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique qui dépendent de la Commission Ecclesia Dei, le profès de vœux perpétuels ou celui qui a été définitivement incorporé dans une société cléricale de vie apostolique est, par l'ordination diaconale, incardiné comme clerc dans l'institut ou dans la société, conformément au canon 266,2 du CIC.

31.Seuls les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique qui dépendent de la Commission pontificale ainsi que ceux dans lesquels se maintient l'usage des livres liturgiques de la forme extraordinaire peuvent utiliser le Pontifical romain en vigueur en 1962 pour conférer les ordres mineurs et majeurs.

Le Bréviaire romain.

32.Les clercs ont la faculté d'utiliser le Bréviaire romain en vigueur en 1962 dont il est question à l'article 9,3 du Motu Proprio Summorum Pontificum. Celui-ci doit être récité intégralement et en latin.

Le Triduum sacré.

33.S'il y a un prêtre idoine, le Cœtus Fidelium qui adhère à la tradition liturgique précédente peut aussi célébrer le Triduum sacré dans la forme extraordinaire. Au cas où il n'y aurait pas d'église ou d'oratoire exclusivement prévu pour ces célébrations, le curé ou l'ordinaire prendront les mesures les plus favorables au bien des âmes, en accord avec le prêtre, sans exclure la possibilité d'une répétition des célébrations du Triduum dans la même église.

Les rites des ordres religieux.

34.Il est permis d'utiliser les livres liturgiques propres aux ordres religieux et en vigueur en 1962.

Pontifical romain et Rituel romain.

35.Conformément à l'article 28 de cette instruction et restant sauf ce qui est prescrit par l'article 31, l'usage du Pontifical romain et du Rituel romain, ainsi que celui du Cérémonial des évêques en vigueur en 1962 sont permis".
COM-ED/                                               VIS 20110513 (2280)

NOTE SUR "UNIVERSAE ECCLESIAE"

CITE DU VATICAN, 13 MAI 2011 (VIS). Voici la note rédigée par le P.Federico Lombardi, SJ, Directeur de la Salle-de-Presse du Saint-Siège, à propos de la nouvelle Instruction Universae Ecclesiae, qui règle l’application du Motu Proprio Summorum Pontificum:

  "’Instruction sur l’application du Motu proprio du 7 juillet 2007, entré en vigueur le 14 septembre suivant, a été approuvée par Benoît XVI le 8 avril dernier. Reprenant les premiers mots du texte latin, elle s'intitule Universae Ecclesiae et émane de la Commission pontificale Ecclesia Dei, à qui le Pape avait confié notamment la tâche de veiller sur le respect et l'application du Motu proprio. C'est pourquoi, elle porte la signature de son Président, le Cardinal William Joseph Levada, et de son Secrétaire, Mgr.Guido Pozzo.

  Le document a été envoyé à tous les évêques la semaine dernière. Nous rappelons que les instructions…clarifient les dispositions de la loi et développent et déterminent les processus de son application (CIC, canon 34). Comme il est dit à l'article 12, l’Instruction est promulguée en vue de garantir la correcte interprétation et la juste application du Motu proprio Summorum Pontificum. Il était naturel qu'après la loi contenue dans le Motu Proprio, suive l’Instruction sur son application. Le fait que cela advienne aujourd'hui, à plus de trois ans de distance, s'explique facilement si l'on se souvient que dans sa lettre accompagnant le Motu Proprio, le Pape disait explicitement aux évêques les inviter à écrire au Saint-Siège, trois ans après l'entrée en vigueur de ce Motu Proprio. Si de sérieuses difficultés apparaissent vraiment, des voies seraient recherchées pour trouver une solution. L’Instruction porte donc aussi en soi le fruit de la vérification triennale de l’application de la loi, qui avait été prévue depuis le début.

  Le document est présenté dans un langage simple et de lecture facile. Son introduction rappelle brièvement l'histoire du Missel Romain jusqu'à la dernière édition de Jean XXIII, en 1962, et au nouveau Missel approuvé par Paul VI en 1970, suite à la réforme liturgique du Concile Vatican II, et confirme le principe fondamental selon lequel il s'agit de deux formes de la liturgie romaine, définies respectivement extraordinaire et ordinaire. Il s'agit de deux usages du seul rite romain. L’une et l’autre forme sont l'expression de la même Lex Orandi de l'Eglise. Par son usage vénérable et ancien, la forme extraordinaire doit être conservée avec l'honneur qui lui est dû.

  La finalité du Motu proprio est exposé en trois points suivants:
a) offrir à tous les fidèles la liturgie romaine dans son usage le plus ancien, considérée comme un précieux trésor à conserver,
b) garantir et assurer réellement, à ceux qui le demandent, l’usage de la forme extraordinaire,
c) favoriser la réconciliation au sein de l'Eglise.

  Une section du document rappelle brièvement les devoirs et les pouvoirs de la Commission Ecclesia Dei, à qui le Pape a conféré le pouvoir ordinaire vicarial en la matière. Cela implique, entre autre, deux conséquences très importantes. D'abord, celle-ci peut décider des recours qui lui sont présentés contre d'éventuelles mesures d'évêques ou d'autres ordinaires, qui semblent contraires aux dispositions du Motu proprio (avec toujours la possibilité de faire ensuite un recours contre les décisions de la Commission près le Tribunal suprême de la Signature apostolique). En outre, il revient à la Commission, avec l’approbation de la Congrégation pour le culte divin, de s'occuper d'une éventuelle édition des textes liturgiques pour la forme extraordinaire du rite romain (dans la suite du document on espère, par exemple, l’insertion de nouveaux saints et de nouvelles préfaces).

  La partie proprement normative du document contient 23 points sur différents thèmes: 
a) la compétence des évêques diocésains pour la réalisation du Motu proprio est confirmée, rappelant qu'en cas de controverses sur la célébration dans la forme extraordinaire, c'est la Commission Ecclesia Dei qui tranchera.
b) clarification est apportée quant au concept de Coetus Fidelium (groupe de fidèles) stable, dont le désir de pouvoir assister à la célébration dans sa forme extraordinaire est accueilli avec disponibilité par les pasteurs. Laissant toutefois à la sage évaluation des pasteurs le nombre de personnes nécessaires pour le constituer, il est précisé que celui-ci ne doit pas être nécessairement constitué de personnes appartenant à une seule paroisse, mais peut être composé de personnes provenant de différentes paroisses voire de différents diocèses. Tenant toujours compte du respect des exigences pastorales plus larges, l'Instruction propose un esprit d'accueil généreux envers les groupes de fidèles qui demandent la forme extraordinaire ou des prêtres qui demandent de célébrer occasionnellement dans cette forme avec quelques fidèles.
c) une précision très importante est apportée à propos des fidèles qui demandent la célébration de la messe dans sa forme extraordinaire: Ils ne doivent en aucune façon soutenir ou appartenir à des groupes qui se disent contraires à la validité ou légitimité de la forme ordinaire et/ou à l’autorité du Pape comme Pasteur suprême de l'Eglise universelle. Cela irait, en effet, en contradiction manifeste avec la finalité de réconciliation du Motu proprio lui-même.
d) d'importantes indications sont aussi données sur le prêtre idoine à célébrer dans la forme extraordinaire. Naturellement celui-ci ne doit pas avoir d'empêchement d'un point de vue canonique, suffisamment bien connaître le latin et le rite à célébrer. C'est pourquoi les évêques sont encouragés à permettre, dans les séminaires, une formation adéquate à cette fin, et il est possible de recourir, en cas de manque de prêtres aptes, à la collaboration des prêtres des instituts érigés par la Commission Ecclesia Dei (qui utilisent normalement la forme extraordinaire).
e) l’Instruction confirme que tout prêtre séculier ou religieux a l'autorisation de célébrer la messe sans assemblée dans la forme extraordinaire. Ainsi, s'il ne s'agit pas de célébration avec assemblée, les religieux seuls n'ont pas besoin de l'autorisation de leurs supérieurs.

  Toujours en ce qui concerne la forme extraordinaire, suivent des normes relatives aux règles liturgiques et à l’usage des livres liturgiques (comme le Rituel, le Pontifical, le Cérémonial des évêques), à la possibilité d'utiliser la langue locale pour les lectures (en complément de la langue latine, ou aussi comme alternative dans les messes lues), à la possibilité pour les clercs d'utiliser le Bréviaire d'avant la réforme liturgique, à la possibilité de célébrer le Triduum sacré dans la semaine sainte pour les groupes de fidèles demandant l'ancien rite. En ce qui concerne les ordinations sacrées, l’usage des livres liturgiques plus anciens est permis seulement dans les instituts qui dépendent de la Commission Ecclesia Dei.

  Ce texte, une fois lu, donne l'impression d'un grand équilibre, qui entend favoriser selon l’intention du Pape l'usage serein de la liturgie précédant la réforme de la part de prêtres et de fidèles qui en ressentent le sincère désir pour leur bien spirituel; ou mieux, qui entend garantir la légitimité et l’effectivité d'un tel usage dans la mesure du possible. En même temps, le texte est animé par la confiance en la sagesse pastorale des évêques, et insiste fortement sur l'esprit de communion ecclésiale qui doit être présent chez tous, fidèles, prêtres et évêques, afin que la finalité de réconciliation, ainsi présente dans la décision du Saint-Père, ne soit pas empêchée ou freinée, mais favorisée et atteinte".
OP/                                                           VIS 20110513 (1190)

AUDIENCES

CITE DU VATICAN, 13 MAI 2011 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audiences séparées six prélats de la Conférence épiscopale indienne en visite Ad Limina:

-Mgr.Joseph Aind, SDB, Evêque de Dibrugarh.

-Mgr.John Moolachira, Evêque dE Diphu.

-Mgr.John Thomas Kattrukudiyil, Evêque d'Itanagar.

-Mgr.George Palliparambil, SDB, Evêque de Miao.

-Mgr.Michel Akasius Toppo, Evêque de Tezpur.

-Mgr.Cyprian Monis, Evêque d'Asansol.

  Il devrait recevoir en fin d'après-midi le Cardinal William Joseph Levada, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi.
AL:AP/                                                           VIS 20110513 (90)

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 13 MAI 2011 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

-L'Abbé José Lampra Cà, Auxiliaire de l'Evêque de Bissau (Guinée Bissau). L'Evêque élu, né en 1964 à Blombo (Guinée Bissau) et ordonné prêtre en 1997, était jusqu'ici Recteur du petit séminaire de ce même diocèse.

-Mgr.José Octavio Ruíz Arenas, Secrétaire du Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation. Il était jusqu'ici Vice Président de la Commission pontificale pour l'Amérique latine.

-L'Abbé Graham Bell, Sous Secrétaire du Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation. Il était jusqu'ici Coordinateur du Secrétariat de l'Académie pontifical pour la vie.
NEA:NA/                                                           VIS 20110513 (100)

NOTE SUR L'INSTRUCTION

CITE DU VATICAN, 13 MAI 2011 (VIS). Voici la note rédigée par le P.Federico Lombardi, SJ, Directeur de la Salle-de-Presse du Saint-Siège, à propos de la nouvelle Instruction Universae Ecclesiae, qui règle l’application du Motu Proprio Summorum Pontificum:

  "’Instruction sur l’application du Motu proprio du 7 juillet 2007, entré en vigueur le 14 septembre suivant, a été approuvée par Benoît XVI le 8 avril dernier. Reprenant les premiers mots du texte latin, elle s'intitule Universae Ecclesiae et émane de la Commission pontificale Ecclesia Dei, à qui le Pape avait confié notamment la tâche de veiller sur le respect et l'application du Motu proprio. C'est pourquoi, elle porte la signature de son Président, le Cardinal William Joseph Levada, et de son Secrétaire, Mgr.Guido Pozzo.

  Le document a été envoyé à tous les évêques la semaine dernière. Nous rappelons que les instructions…clarifient les dispositions de la loi et développent et déterminent les processus de son application (CIC, canon 34). Comme il est dit à l'article 12, l’Instruction est promulguée en vue de garantir la correcte interprétation et la juste application du Motu proprio Summorum Pontificum. Il était naturel qu'après la loi contenue dans le Motu Proprio, suive l’Instruction sur son application. Le fait que cela advienne aujourd'hui, à plus de trois ans de distance, s'explique facilement si l'on se souvient que dans sa lettre accompagnant le Motu Proprio, le Pape disait explicitement aux évêques les inviter à écrire au Saint-Siège, trois ans après l'entrée en vigueur de ce Motu Proprio. Si de sérieuses difficultés apparaissent vraiment, des voies seraient recherchées pour trouver une solution. L’Instruction porte donc aussi en soi le fruit de la vérification triennale de l’application de la loi, qui avait été prévue depuis le début.

  Le document est présenté dans un langage simple et de lecture facile. Son introduction rappelle brièvement l'histoire du Missel Romain jusqu'à la dernière édition de Jean XXIII, en 1962, et au nouveau Missel approuvé par Paul VI en 1970, suite à la réforme liturgique du Concile Vatican II, et confirme le principe fondamental selon lequel il s'agit de deux formes de la liturgie romaine, définies respectivement extraordinaire et ordinaire. Il s'agit de deux usages du seul rite romain. L’une et l’autre forme sont l'expression de la même Lex Orandi de l'Eglise. Par son usage vénérable et ancien, la forme extraordinaire doit être conservée avec l'honneur qui lui est dû.

  La finalité du Motu proprio est exposé en trois points suivants:
a) offrir à tous les fidèles la liturgie romaine dans son usage le plus ancien, considérée comme un précieux trésor à conserver,
b) garantir et assurer réellement, à ceux qui le demandent, l’usage de la forme extraordinaire,
c) favoriser la réconciliation au sein de l'Eglise.

  Une section du document rappelle brièvement les devoirs et les pouvoirs de la Commission Ecclesia Dei, à qui le Pape a conféré le pouvoir ordinaire vicarial en la matière. Cela implique, entre autre, deux conséquences très importantes. D'abord, celle-ci peut décider des recours qui lui sont présentés contre d'éventuelles mesures d'évêques ou d'autres ordinaires, qui semblent contraires aux dispositions du Motu proprio (avec toujours la possibilité de faire ensuite un recours contre les décisions de la Commission près le Tribunal suprême de la Signature apostolique). En outre, il revient à la Commission, avec l’approbation de la Congrégation pour le culte divin, de s'occuper d'une éventuelle édition des textes liturgiques pour la forme extraordinaire du rite romain (dans la suite du document on espère, par exemple, l’insertion de nouveaux saints et de nouvelles préfaces).

  La partie proprement normative du document contient 23 points sur différents thèmes: 
a) la compétence des évêques diocésains pour la réalisation du Motu proprio est confirmée, rappelant qu'en cas de controverses sur la célébration dans la forme extraordinaire, c'est la Commission Ecclesia Dei qui tranchera.
b) clarification est apportée quant au concept de Coetus Fidelium (groupe de fidèles) stable, dont le désir de pouvoir assister à la célébration dans sa forme extraordinaire est accueilli avec disponibilité par les pasteurs. Laissant toutefois à la sage évaluation des pasteurs le nombre de personnes nécessaires pour le constituer, il est précisé que celui-ci ne doit pas être nécessairement constitué de personnes appartenant à une seule paroisse, mais peut être composé de personnes provenant de différentes paroisses voire de différents diocèses. Tenant toujours compte du respect des exigences pastorales plus larges, l'Instruction propose un esprit d'accueil généreux envers les groupes de fidèles qui demandent la forme extraordinaire ou des prêtres qui demandent de célébrer occasionnellement dans cette forme avec quelques fidèles.
c) une précision très importante est apportée à propos des fidèles qui demandent la célébration de la messe dans sa forme extraordinaire: Ils ne doivent en aucune façon soutenir ou appartenir à des groupes qui se disent contraires à la validité ou légitimité de la forme ordinaire et/ou à l’autorité du Pape comme Pasteur suprême de l'Eglise universelle. Cela irait, en effet, en contradiction manifeste avec la finalité de réconciliation du Motu proprio lui-même.
d) d'importantes indications sont aussi données sur le prêtre idoine à célébrer dans la forme extraordinaire. Naturellement celui-ci ne doit pas avoir d'empêchement d'un point de vue canonique, suffisamment bien connaître le latin et le rite à célébrer. C'est pourquoi les évêques sont encouragés à permettre, dans les séminaires, une formation adéquate à cette fin, et il est possible de recourir, en cas de manque de prêtres aptes, à la collaboration des prêtres des instituts érigés par la Commission Ecclesia Dei (qui utilisent normalement la forme extraordinaire).
e) l’Instruction confirme que tout prêtre séculier ou religieux a l'autorisation de célébrer la messe sans assemblée dans la forme extraordinaire. Ainsi, s'il ne s'agit pas de célébration avec assemblée, les religieux seuls n'ont pas besoin de l'autorisation de leurs supérieurs.

  Toujours en ce qui concerne la forme extraordinaire, suivent des normes relatives aux règles liturgiques et à l’usage des livres liturgiques (comme le Rituel, le Pontifical, le Cérémonial des évêques), à la possibilité d'utiliser la langue locale pour les lectures (en complément de la langue latine, ou aussi comme alternative dans les messes lues), à la possibilité pour les clercs d'utiliser le Bréviaire d'avant la réforme liturgique, à la possibilité de célébrer le Triduum sacré dans la semaine sainte pour les groupes de fidèles demandant l'ancien rite. En ce qui concerne les ordinations sacrées, l’usage des livres liturgiques plus anciens est permis seulement dans les instituts qui dépendent de la Commission Ecclesia Dei.

  Ce texte, une fois lu, donne l'impression d'un grand équilibre, qui entend favoriser selon l’intention du Pape l'usage serein de la liturgie précédant la réforme de la part de prêtres et de fidèles qui en ressentent le sincère désir pour leur bien spirituel; ou mieux, qui entend garantir la légitimité et l’effectivité d'un tel usage dans la mesure du possible. En même temps, le texte est animé par la confiance en la sagesse pastorale des évêques, et insiste fortement sur l'esprit de communion ecclésiale qui doit être présent chez tous, fidèles, prêtres et évêques, afin que la finalité de réconciliation, ainsi présente dans la décision du Saint-Père, ne soit pas empêchée ou freinée, mais favorisée et atteinte".
OP/                                                           VIS 20110513 (1190)
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