Cité
du Vatican, 22 janvier 2016 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin le
Président de la Dominique M.Charles Angelo Savarin, qui s'est
ensuite entretenu avec le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire
d'Etat, accompagné par Mgr.Paul Richard Gallagher, Secrétaire pour
les rapports avec les états: Ayant pris acte de la qualité de leurs
relations et du caractère fructueux des rapports Eglise Etat, les
parties ont salué la contribution de cette dernière, tant dans la
promotion de la dignité de la personne que dans la formation des
jeunes ou l'assistance aux plus défavorisés. Elles ont ensuite
évoqué certains problèmes internationaux comme régionaux, en
particulier les changements climatiques et les catastrophes
naturelles qui causent de graves dégâts mais aussi des pertes
humaines dans l'île caraïbe.
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vendredi 22 janvier 2016
Recommandations aux juges matrimoniaux
Cité
du Vatican, 21 janvier 2016 (VIS). Le Saint-Père s'est adressé ce
matin aux membres de la Rote Romaine à l'occasion de l'inauguration
de leur année judiciaire, redisant l'importance de son ministère
pour le Successeur de Pierre: ''L'Eglise est inséparable de la
famille dans sa proclamation du dessein de Dieu. Créateur et
Rédempteur de l'homme, il charge l'Eglise de dire la sacralité et
la beauté de l'institution familiale. C'est une mission toujours
actuelle, tout particulièrement de notre temps''. Définissant la
Rote comme tribunal de la famille, le Saint-Père a souligné une
autre de ses prérogatives: Elle est la cour de la vérité du lien
sacré. Et ces deux aspects sont complémentaires. L'Eglise, en
effet, peut montrer la miséricorde et l'amour indéfectible de Dieu
pour les familles, en particulier lorsqu'elles sont blessées par le
péché et les épreuves de la vie. En même temps, elle doit
proclamer la vérité essentielle du mariage selon le dessein de
Dieu. Ce service est principalement confiée au Pape et les évêques".
Puis il a évoqué les récents synodes sur la famille qui ont permis
un ''sage et profond discernement grâce auquel l'Eglise, entre
autres choses, a indiqué le monde qu'il ne peut y avoir de confusion
entre la famille aimée Dieu et toute autre union''. L'activité de
la Rote est "à la fois de juger et de contribuer à un
apprentissage continu, de favoriser aussi l'Opus Veritatis. Quand
l'Eglise, à travers votre service, déclare la vérité sur le
mariage pour le bien des fidèles, elle tient compte des
circonstances malheureuses de la vie... L'objectif est de sortir de
l'erreur pour toujours vivre dans l'amour miséricordieux du Christ
et de l'Eglise''.
"Dans
divers domaines, l'Eglise contribue à accompagner l'être humain
toute sa vie... Si la famille peut se dire Eglise domestique,
l'Eglise est d'une certaine façon la famille de Dieu... Et parce
qu'elle est mère et maîtresse, l'Eglise sait que, parmi les
chrétiens, certains ont une foi solide, formé par la charité,
renforcée par une bonne catéchèse et nourrie par la prière et la
vie sacramentelle, tandis que d'autres ont une foi faible ou
négligente, sont sans formation ni éducation, ou bien les ont
oubliées... C'est pourquoi il faut réaffirmer clairement que la
qualité de la foi est une condition essentielle du consentement
matrimonial, qui, selon la doctrine de toujours, ne peut être vicié
qu'au plan naturel car l'Habitus Fidei est infusé au moment du
baptême... Il est pas rare que le couple soit influencé par
l'Instinctus Naturae au moment du mariage, ce qui limite la plénitude
de connaissance de Dieu par les époux... Ainsi les carences dans la
formation de la foi, et l'erreur concernant l'unité,
l'indissolubilité et la dignité sacramentelle du mariage, peuvent
vicier un consentement matrimonial alors seulement déterminé par la
volonté. C'est précisément pourquoi les erreurs affectant la
nature sacramentelle du mariage doivent être pesées avec grand
soin... Avec un sens renouvelé de sa responsabilité, l'Eglise doit
continuer à proposer le mariage avec tous ses éléments essentiels:
enfants, unité, indissolubilité sacramentelle, non pas comme idéal
réservé à quelques-uns...mais comme une réalité que, dans la
grâce du Christ, tous les fidèles baptisés peuvent vivre. D'où
l'urgence pastorale qui concerne toutes les structures de l'Eglise,
qui pousse la convergence vers un but commun visant à une correcte
préparation du mariage, dans une sorte de nouveau catéchuménat,
comme l'ont souhaité certains pères synodaux".
Message pour la 50 Journée mondiale des communications sociales
Cité
du Vatican, 21 janvier 2016 (VIS). "Communication et
miséricorde, une rencontre féconde", tel est le titre choisi
par le Saint-Père pour son Message de la Journée mondiale des
communications sociales 2016. Le document porte la date du 24
janvier, fête de saint François de Sales, patron des journalistes.
En voici le texte intégral:
"L’Année
Sainte de la Miséricorde nous invite à réfléchir sur le rapport
entre communication et miséricorde. En effet l’Eglise, unie au
Christ, incarnation vivante de Dieu miséricordieux, est appelée à
vivre la miséricorde comme un trait distinctif de tout son être et
de tout son agir. Ce que nous disons et la manière dont nous le
disons, chaque parole et chaque geste, devrait pouvoir exprimer la
compassion, la tendresse et le pardon de Dieu pour tous. L’amour,
par nature, est communication, il conduit à s’ouvrir et non pas à
s’isoler. Et si notre cœur et nos gestes sont animés par la
charité, par l’amour divin, notre communication sera porteuse de
la force de Dieu. En tant qu’enfants de Dieu, nous sommes appelés
à communiquer avec tous, sans exclusion. En particulier, c’est le
propre du langage et des actions de l’Eglise que de transmettre la
miséricorde, en sorte de toucher les cœurs des personnes et de les
soutenir sur le chemin vers la plénitude de la vie que Jésus-Christ,
envoyé par le Père, est venu apporter à tous. Il s’agit
d’accueillir en nous et de répandre autour de nous la chaleur de
l’Eglise Mère, pour que Jésus soit connu et aimé. Et ce avec
cette chaleur qui donne consistance aux paroles de la foi et qui
allume dans la prédication et dans le témoignage l’étincelle qui
les rend vivantes".
"La
communication a le pouvoir de créer des ponts, de favoriser la
rencontre et l’inclusion, enrichissant ainsi la société. Comme il
est beau de voir des personnes engagées à choisir avec soin des
paroles et des gestes pour dépasser les incompréhensions, guérir
la mémoire blessée et construire la paix et l’harmonie. Les
paroles peuvent jeter des ponts entre les personnes et les familles,
les groupes sociaux et les peuples, que ce soit dans le domaine
physique ou dans le domaine numérique. Que les paroles et les
actions soient donc telles qu’elles nous aident à sortir des
cercles vicieux des condamnations et des vengeances, qui continuent à
piéger les individus et les nations, et qui conduisent à s’exprimer
avec des messages de haine. La parole du chrétien, au contraire, se
propose de faire grandir la communion et, même quand il faut
condamner le mal avec fermeté, elle cherche à ne jamais briser la
relation et la communication. Je voudrais donc inviter toutes les
personnes de bonne volonté à redécouvrir le pouvoir de la
miséricorde de guérir les relations déchirées, et de ramener la
paix et l’harmonie entre les familles et dans les communautés.
Nous savons tous de quelle manière les vieilles blessures et les
ressentiments peuvent piéger les personnes et les empêcher de
communiquer et de se réconcilier. Et ceci vaut aussi pour les
relations entre les peuples. Dans tous ces cas, la miséricorde est
capable de créer une nouvelle manière de parler et de dialoguer,
comme l’a ainsi très bien exprimé Shakespeare: La miséricorde
n’est pas une obligation. Elle descend du ciel comme la fraîcheur
de la pluie sur la terre. Elle est une double bénédiction. Elle
bénit celui qui la donne et celui qui la reçoit. Il est souhaitable
que le langage de la politique et de la diplomatie se laisse aussi
inspirer par la miséricorde, qui ne donne jamais rien pour perdu. Je
fais appel surtout à tous ceux qui ont des responsabilités
institutionnelles, politiques et dans la formation de l’opinion
publique, pour qu’ils soient toujours vigilants sur la manière de
s’exprimer envers celui qui pense ou agit autrement, et aussi
envers celui qui peut s’être trompé. Il est facile de céder à
la tentation d’exploiter de semblables situations et d’alimenter
ainsi les flammes de la défiance, de la peur, de la haine. Il faut
au contraire du courage pour orienter les personnes dans des
processus de réconciliation. Et c’est justement cette audace
positive et créative qui offre de vraies solutions à de vieux
conflits, et l’occasion de réaliser une paix durable. Bienheureux
les miséricordieux, parce qu’ils obtiendront miséricorde.
Bienheureux les artisans de paix, parce qu’ils seront appelés fils
de Dieu".
"Comme
je voudrais que notre manière de communiquer, et aussi notre service
de pasteurs dans l’Eglise, n’exprime jamais l’orgueil fier du
triomphe sur un ennemi, ni n’humilie ceux que la mentalité du
monde considère comme perdants et à rejeter! La miséricorde peut
aider à tempérer les adversités de la vie et à offrir de la
chaleur à tous ceux qui ont seulement connu la froideur du jugement.
Que le style de notre communication soit en mesure de dépasser la
logique qui sépare nettement les pécheurs des justes. Nous pouvons
et devons juger des situations de péché, de violence, corruption
ou exploitation, mais nous ne pouvons pas juger les personnes, parce
que seul Dieu peut lire en profondeur dans leur cœur. C’est notre
devoir d’avertir celui qui se trompe, en dénonçant la méchanceté
et l’injustice de certains comportements, afin de libérer les
victimes et de soulager celui qui est tombé. L’Evangile de Jean
nous rappelle que la vérité nous rendra libres. Cette vérité est,
en définitive, le Christ lui-même, dont la douce miséricorde est
la mesure de notre manière d’annoncer la vérité et de condamner
l’injustice. C’est notre principal devoir d’affirmer la vérité
avec amour. Seules les paroles prononcées avec amour et accompagnées
de douceur et de miséricorde touchent les cœurs des pécheurs que
nous sommes. Des paroles et des gestes durs ou moralisants risquent
d’aliéner plus tard ceux que nous voudrions conduire à la
conversion et à la liberté, en renforçant leur sens du refus et de
la défense. Certains pensent qu’une vision de la société
enracinée dans la miséricorde serait de façon injustifiée
idéaliste ou excessivement indulgente. Mais essayons de repenser à
nos premières expériences de relations au sein de la famille. Nos
parents nous ont aimés et appréciés pour ce que nous sommes, plus
que pour nos capacités et nos succès. Les parents veulent
naturellement le meilleur pour leurs enfants, mais leur amour n’est
jamais conditionné par le fait d’atteindre des objectifs. La
maison paternelle est le lieu où tu es toujours accueilli. Je
voudrais vous encourager tous à penser la société humaine non
comme un espace où des étrangers rivalisent et cherchent à
dominer, mais plutôt comme une maison ou une famille, où la porte
est toujours ouverte et où l’on cherche à s’accueillir
réciproquement. C’est pourquoi il est fondamental d’écouter.
Communiquer signifie partager, et le partage exige l’écoute,
l’accueil. Ecouter est beaucoup plus qu’entendre. Entendre
concerne le domaine de l’information. Ecouter, en revanche, renvoie
à celui de la communication, et exige la proximité. L’écoute
nous permet d’avoir l’attitude juste, en sortant de la condition
tranquille de spectateurs, d’auditeurs, de consommateurs. Ecouter
signifie aussi être capable de partager des questions et des doutes,
de faire un chemin côte à côte, de s’affranchir de toute
présomption de toute-puissance et de mettre humblement ses capacités
et ses dons au service du bien commun. Ecouter n’est jamais facile.
Parfois il est plus confortable de faire le sourd. Ecouter signifie
prêter attention, avoir le désir de comprendre, de valoriser,
respecter, garder la parole de l’autre. Dans l’écoute une sorte
de martyre se consume, un sacrifice de soi-même dans lequel le geste
sacré accompli par Moïse devant le buisson ardent se renouvelle:
Retirer ses sandales sur la terre sainte de la rencontre avec l’autre
qui me parle. Savoir écouter est une grâce immense, c’est un don
qu’il faut invoquer pour ensuite s’exercer à le pratiquer".
"Les
e-mail, sms, réseaux sociaux, chat peuvent, eux aussi, être des
formes de communication pleinement humaines. Ce n’est pas la
technologie qui décide si la communication est authentique ou non,
mais le cœur de l’homme et sa capacité de bien user des moyens
mis à sa disposition. Les réseaux sociaux sont capables de
favoriser les relations et de promouvoir le bien de la société,
mais ils peuvent aussi conduire plus tard à des polarisations et des
divisions entre les personnes et les groupes. Le domaine numérique
est une place, un lieu de rencontre, où l’on peut caresser ou
blesser, avoir une discussion profitable ou faire un lynchage moral.
Je prie pour que l’Année jubilaire vécue dans la miséricorde
nous rende plus ouverts au dialogue pour mieux nous connaître et
nous comprendre. Qu’elle chasse toute forme de fermeture et de
mépris. Qu’elle repousse toute forme de violence et de
discrimination. Une véritable citoyenneté se construit aussi en
réseau. L’accès aux réseaux numériques comporte une
responsabilité pour l’autre, que nous ne voyons pas mais qui est
réel, il a sa dignité qui doit être respectée. Le réseau peut
être bien utilisé pour faire grandir une société saine et ouverte
au partage. La communication, ses lieux et ses instruments, ont
comporté un élargissement des horizons pour beaucoup de personnes.
C’est un don de Dieu, et c’est aussi une grande responsabilité.
J’aime définir ce pouvoir de la communication comme proximité. La
rencontre entre la communication et la miséricorde est féconde dans
la mesure où elle génère une proximité qui prend soin,
réconforte, guérit, accompagne et fait la fête. Dans un monde
divisé, fragmenté, polarisé, communiquer avec miséricorde
signifie contribuer à la bonne, libre et solide proximité entre les
enfants de Dieu et les frères en humanité".
Présentation du Message pour la Journée des communications sociales
Cité
du Vatican, 22 janvier 2016 (VIS). Ce matin, près la Salle de Presse
a eu lieu la présentation du Message du Saint-Père pour la 50
Journée mondiale des communications sociales. Mgr.Dario Viganò,
Préfet du Secrétariat pour la communication, assisté de M.Paolo
Ruffini, Directeur de TV2000, et Mme.Marinella Perroni, Professeur à
l'Athénée St.Anselme, a d'emblée rappelé que la Journée mondiale
du 8 mai prochain est d'autant plus importante qu'elle coïncide avec
le cinquantenaire de la clôture du concile Vatican II et son Décret
Inter Mirifica consacré aux moyens de communication. Seule journée
mondiale établie par le Concile, elle tombe cette année au coeur du
Jubilé de la Miséricorde à laquelle le message fait directement
référence. Elle est aussi la première Journée mondiale des
communications sociales depuis l'institution du Secrétariat pour la
communication. Après ce préambule, Mgr.Viganó a souligné que la
miséricorde est la marque d'agir et d'être de l'Eglise. La relation
entre l'Eglise et de la miséricorde n'est pas extérieure ou
accidentaelle. Elle est intrinsèque, et même constitutive,
puisqu'elle affecte directement l'identité de l'Eglise. Pentecôte
est le début de l'expérience historique de l'Eglise, qui porte la
mémoire de Jésus et ne peut donc se refuser à transmettre son
message. Et elle ne peut le transmette qu'avec sa miséricorde. Ces
paroles sont attendues de ceux qui pensent être éloignés de la
miséricorde de Dieu, dont nous avons souvent une image déformée de
juge impitoyable, d'un Dieu incapable de se pencher sur la
souffrance... Pour les hommes et femmes d'aujourd'hui, pour l'Eglise
de Jésus, ce message est à offrir comme antidote aux préceptes de
qui accuse le relativisme et la perte des valeurs... Appelée à
participer à la mission messianique, l'Eglise doit être capable de
vivre dans une humanité authentique, en apprenant de Jésus comment
exprimer sa miséricorde en espérance et par des gestes... Le
rapport entre le silence et l'écoute, a été le deuxième point de
l'intervention de Mgr.Viganò qui, citant le philosophe suisse Max
Picard, a expliqué comment cet espace s'atrophie dans un contexte de
communication bruyante et envahissante. Ceci minimise la capacité
d'écoute des gens et favorise leur inattention... Ecouter est donc
une nécessité pour le développement de la communication et... la
signification de chaque mot doit être comprise... D'où l'attention
constante accordée par le Pape François à cette dichotomie. Benoît
XVI a également consacré beaucoup d'attention à cet argument quand
il a rappelé dans son message pour la Journée 2012 écrit que
lorsque les messages et l'information sont surabondants, le silence
devient essentiel pour distinguer l'important de l'insignifiant ou du
secondaire". Puis Mgr.Viganò a cité Dietrich Bonhoeffer, pour
rappeler que les miséricordieux ont un amour irrésistible pour les
pauvres, les malades, les pauvres, pour toute personne humiliée et
victime de violence, pour ceux qui souffrent d'injustice ou sont
laissés de côté, pour ceux qui sont tourmentés et humiliés, pour
ceux qui sont tombés dans le péché et la culpabilité. Aucune
misère n'est trop profonde, ni de péché assez horrible pour ne pas
y appliquer la miséricorde... La béatitude de la miséricorde que
Eglise est appelée à vivre, principalement dans ses relations, doit
tendre à ce que la communauté chrétienne ne soit pas un groupe
élitiste. Saint Paul...invite chacun de nous à reconnaître comme
point de départ de la vie chrétienne et ecclésiale l'amour de Dieu
et, par la grâce, notre participation à sa sainteté".
Pour
sa part, M.Ruffini a parlé de la nécessité d'une télévision
capable de regarder le monde avec des yeux de miséricorde, sans
crainte d'être immergée dans la réalité, sans chercher à se
fermer sur des études théoriques mais en faisant le choix de la
proximité. La proximité est le critère pour comprendre, entendre
et être surprise, pour agir et faire des choix... Une télévision
qui rassemble des personnes réelles dans un monde réel...fuit les
stéréotypes ou le cercle vicieux des condamnations ou des
rétorsions".
Promulgation de décrets
Cité
du Vatican, 22 2016 (VIS). A la suite de l'audience accordée hier
après-midi au Cardinal Angelo Amato, SDB, Préfet de la Congrégation
pour les causes des saints, le Pape a ordonné la promulgation des
décrets relatifs:
au
MIRACLE attribué
au
bienheureux Stanislas de Jésus Marie (Jan Papczyński 1631 - 1701),
religieux polonais, fondateur des Clers mariaux de l’Immaculée.
au
bienheureux José Gabriel del Rosario Brochero (1840 - 1914), prêtre
séculier argentin.
au
bienheureux José Sánchez del Río (1913 - 1928), jeune laïc
mexicain, martyr.
au
serviteur de Dieu Francesco Maria Greco (1857 - 1931), prêtre
séculier italien, fondateur des Petites Soeurs ouvrières des Sacrés
Coeurs.
à
la servante de Dieu Elisabetta Sanna (1788 - 1857), veuve italienne
et tercière franciscaine.
au
MARTYRE
du
serviteur de Dieu Engelmar Unzeitig (Hubert 1911 - 1945), prêtre et
religieux allemand des Missionnaires de Mariannhill, tué en haine de
la foi.
du
serviteur de Dieu Genaro Fueyo Castañón, prêtre diocésain
espagnol, et ses trois compagnons laïc, Laici, tués en 1936 en
haine de la foi.
du
serviteur de Dieu Iustus Takayama Ukon (vers 1552 - 1615), laïc
japonais tué en haine de la foi.
aux
VERTUS HEROÏQUES
du
serviteur de Dieu Arsenio da Trigolo (Giuseppe Migliavacca 1849 -
1909), prêtre capucin italien, fondateur des Soeurs de Marie
Consolatrice.
de
la servante de Dieu Maria Luisa del Santissimo Sacramento (Maria
Velotti 1826 - 1886), tercière franciscaine italienne, fondatrice
des Adoratrices de la Ste.Croix.
Audiences
Cité
du Vatican, 22 janvier 2016 (VIS). Le Saint-Père
a reçu ce matin:
Le
Cardinal Gerhard Ludwig Müller, Préfet de la Congrégation pour la
doctrine de la foi.
M.Timothy
Donald Cook, Administrateur Délégué de Apple.
Mgr.Pio
Vito Pinto, Doyen du Tribunal de la Rote Romaine.
Hier,
il avait reçu le Cardinal Angelo Amato; SDB, Préfet de la
Congrégation pour les causes des saints.
Nota bene
Cité
du Vatican, 22 janvier 2016 (VIS). Une erreur
s'est glissée dans le premier article du bulletin d'hier: La lettre
du Saint-Père au Cardinal Sarah remontait au 20 décembre 2014 et
non 2015.
jeudi 21 janvier 2016
Modification du rite pascal du lavement des pieds
Cité
du Vatican, 21 janvier 2016 (VIS). Le 20 décembre 2014,
Saint-Père s'est adressé au Cardinal Robert Sarah, Préfet de la
Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements à
propos du rite pascal du lavement des pieds. Après réflexion, et en
vue de l'améliorer pour qu'il exprime pleinement la portée du geste
du Seigneur au Cénacle, il entend modifier la rubrique afférente du
Missel Romain. Désormais les personnes désignées pourront être
également choisi dans toutes les composantes du peuple de Dieu et
non plus strictement parmi ses membres masculins. Il conviendra aussi
de mieux expliquer le rite. Ainsi, ce jour, le Cardinal Préfet
a-t-il publié un décret ad hoc approuvé le 6 janvier, qui
développe celui du 30 novembre 1955 relatif à la réforme de la
Semaine Sainte et, en l'espèce, à la messe In Coena Domini. Pour
corriger le rite du Mandatum selon l'inspiration du Pape François,
en vertu de s facultés qui lui sont concédées par le Saint-Père,
ce dicastère introduit dans le rite romain du temps de Pâques la
liberté de choix des pasteurs pour constituer un groupe de fidèles
représentatif du peuple de Dieu. Hommes, femmes ou enfants, les
personnes désignées pour le lavement des pieds pourront également
être de tout âge, enfants et personnes âgées, malades, laïcs,
clerc, religieux et consacrés. Le pasteurs auront également charge
de bien instruire les fidèles choisis afin qu'ils prennent part au
rite de manière consciente, active et fructueuse.
Pèlerinage aux sanctuaires, expression de la foi du peuple de Dieu
Cité
du Vatican, 21 janvier 2016 (VIS). ''Aller en pèlerinage dans les
sanctuaires est une des expressions les plus éloquentes de la foi du
peuple de Dieu... Cette religiosité populaire est une simple forme
d’évangélisation qui a toujours besoin d’être encouragée et
valorisée sans en minimiser l’importance'', a dit le Pape François
qui recevait ce matin quelque 3.000 participants au jubilé des
responsables de pèlerinages et des recteurs de sanctuaires. ''Il
serait une erreur de penser que celui qui va en pèlerinage vit une
spiritualité non personnelle mais de masse. En réalité, le pèlerin
porte sa propre histoire, sa foi, les lumières et les ombres de sa
vie. Chacun a dans son cœur un désir spécial et une prière
particulière. Qui entre dans un sanctuaire a aussitôt l’impression
de se trouver chez lui, écouté, compris et soutenu... C’est
pourquoi le mot-clé que je souhaite aujourd’hui souligner avec
vous est accueil. Par l’accueil, tout se joue, pour ainsi dire. Un
accueil affectueux, festif, cordial et patient... Jésus a parlé de
l’accueil mais l’a surtout pratiqué. Quand on nous dit que les
pécheurs, par exemple Matthieu ou Zachée, accueillaient Jésus chez
eux et à leur table, c’est d’abord parce qu’ils se sont sentis
accueillis par Jésus et cela avait changé leur vie''. Puis le Pape
François a rappelé que le pèlerin arrivant dans un sanctuaire est
souvent fatigué. Il a faim et soif. ''Et souvent cette condition
physique reflète aussi leur état intérieur. C’est pourquoi cette
personne a besoin d’être bien accueillie tant sur le plan matériel
que spirituel... Quel qu’il soit, jeune ou vieux, riche ou pauvre,
malade et troublé ou touriste curieux, il doit trouver l’accueil
dû, parce qu’en chacun il y a un cœur qui cherche Dieu, parfois
sans s’en rendre pleinement compte''. Il a aussi souligné que les
prêtres doivent offrir en ces lieux un accueil particulier comme
ministres du pardon de Dieu parce que le sanctuaire est ''la maison
du pardon, où chacun rencontre la tendresse du Père qui a
miséricorde de tous, sans exclusion. Qui s’approche du
confessionnal le fait parce qu’il regrette son péché... Les
prêtres qui exercent leur ministère dans les sanctuaires doivent
avoir le cœur imprégné de miséricorde. Leur attitude doit être
celle d’un père''.
Message au Forum de Davos
Cité
du Vatican, 21 janvier 2016 (VIS). A l'occasion de l'ouverture hier à
Davos (Suisse) du Forum économique mondial 2016, le Saint-Père a
fait parvenir un message (30 décembre dernier) au Président
exécutif de ce grand rendez-vous économique annuel, M.Klaus
Schwab. Le thème choisi par la fondation World
Economic Forum est
Maîtriser la quatrième révolution
industrielle. Formant des vœux pour la fécondité d'une rencontre
qui cherche à encourager la responsabilité sociale et
environnementale à travers un dialogue constructif entre
gouvernements, représentants de la société civile, secteurs
politiques, financiers et culturels, le Pape écrit: "L’aurore
de la quatrième révolution industrielle a été accompagnée par le
sentiment croissant d’une inévitable et drastique réduction des
emplois. Les dernières études conduites par l’International
Labour Organization montrent
que le chômage touche des centaines de millions de personnes. La
financiarisation et la technologisation des économies, globales et
nationales, ont produit un profond changement dans le domaine du
travail. La diminution des possibilités d’avoir un emploi utile et
digne, associée à la réduction de la protection sociale, a
provoqué une augmentation inquiétante des inégalités et de la
pauvreté dans différents pays. Il y a clairement besoin de créer
de nouveaux modèles de faire des affaires qui, tout en promouvant le
développement des technologies avancées, soient aussi capables de
les utiliser pour créer du travail digne pour tous, pour maintenir
et renforcer les droits sociaux, et pour protéger l’environnement.
L’homme doit guider le développement technologique, sans se
laisser dominer par lui!".
"Je
lance une fois de plus un appel général: N’oubliez pas les
pauvres! C’est le premier défi qui se trouve devant vous en tant
que responsables du monde des affaires. Celui qui a les moyens d’une
vie décente, au lieu d’être préoccupé par les privilèges, doit
chercher à aider les plus pauvres à accéder eux aussi à des
conditions respectueuses de la dignité humaine, notamment à travers
le développement de leur potentiel humain, culturel, économique et
social. Nous ne devons jamais permettre que la culture du bien être
nous anesthésie, au point de nous rendre incapables d’éprouver de
la compassion devant le cri de souffrance de autres. Nous ne pleurons
plus devant le drame des autres, leur prêter attention ne nous
intéresse pas, comme si tout nous était une responsabilité
étrangère qui n’est pas de notre ressort. Pleurer devant le drame
des autres ne veut pas dire seulement partager leurs souffrances,
mais aussi et surtout réaliser que nos propres actions sont cause
d’injustice et d’inégalité. « Ouvrons nos yeux pour voir les
misères du monde, les blessures de tant de frères et sœurs privés
de dignité, et sentons-nous appelés à entendre leur cri qui
appelle à l’aide. Que nos mains serrent leurs mains et les
attirent vers nous afin qu’ils sentent la chaleur de notre
présence, de l’amitié et de la fraternité. Que leur cri devienne
le nôtre et qu’ensemble, nous puissions briser la barrière
d’indifférence qui règne souvent en souveraine pour cacher
l’hypocrisie et l’égoïsme. Quand on réalise cela, on devient
plus pleinement humain, puisque la responsabilité envers nos frères
et sœurs est une part essentielle de notre commune humanité. N’ayez
pas peur d’ouvrir vos esprits et vos cœurs aux pauvres. De cette
manière, vous donnerez libre cours à vos talents économiques et
techniques, et découvrirez la joie d’une vie pleine, que le
consumérisme ne peut de lui-même apporter. Face aux profonds
changements actuels, les responsables mondiaux ont le défi de
garantir que la prochaine quatrième révolution industrielle, le
résultat des innovations robotiques, scientifiques et
technologiques, ne conduisent pas à la destruction de la personne
humaine pour être remplacée par une machine sans cœur, ou à la
transformation de notre planète en un jardin vide pour le plaisir de
quelques élus. Au contraire, nous avons une précieuse occasion de
guider et de gouverner le processus actuellement en cours, et de
construire des sociétés inclusives basées sur le respect de la
dignité humaine, la tolérance, la compassion et la miséricorde. Je
vous presse donc de reprendre votre conversation sur la manière de
construire l’avenir de la planète, notre maison commune, et je
vous demande de faire un effort uni pour rechercher un développement
durable et intégral".
"Comme
je l’ai souvent dit, et je le répète maintenant volontiers, les
affaires sont une noble vocation, orientée à produire de la
richesse et à améliorer le monde pour tous, surtout si on comprend
que la création de postes de travail est une partie incontournable
de son service du bien commun. Ainsi, elles ont une responsabilité
pour aider à surmonter la crise complexe de la société et de
l’environnement, et pour combattre la pauvreté. Cela permettra
d’améliorer les conditions de vie précaires de millions de gens
et comblera le fossé social qui provoque de nombreuses injustices et
ronge les valeurs fondamentales de la société, comme l’égalité,
la justice et la solidarité. De cette manière, par le moyen
privilégié du dialogue, le
World Economic Forum peut devenir
une plate-forme pour la défense et la protection de la création,
pour la réussite d’un progrès plus sain, plus humain, plus
social, plus intégral, dans le respect aussi des objectifs
environnementaux, et le besoin de maximiser les efforts pour
éradiquer la pauvreté, tel que cela a été défini dans l’Agenda
2030 pour le Développement Durable
et dans le Paris
Agreement under the United Nations Framework Convention on Climate
Change".
Clôture de l’Année de la vie consacrée
Cité
du Vatican, 21 janvier 2016 (VIS). La Congrégation pour les
instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique
informe des prochains événements pour la clôture de l’Année de
la vie consacrée auxquels participeront, du 28 janvier au 2 février
à Rome, plus de 4000 consacrés du monde entier. Sous le thème: Vie
consacrée en communion. Le fondement commun dans la variété des
formes, ces journées de rencontre s’alterneront avec des veillées
de prière et des moments d’approfondissement de la spécificité
de chaque forme, ''avec un regard prophétique vers l’avenir'', dit
le communiqué publié par la Congrégation. Les objectifs de cette
rencontre sont de mieux connaître la grande mosaïque de la vie
consacrée, de vivre la communion en redécouvrant l’unique appel
dans la variété de ses formes (Ordo Virginum, vie monastique,
instituts apostoliques, instituts séculiers, nouveaux instituts et
nouvelles formes de vie consacrée), de commencer ensemble le chemin
en ce grand Jubilé de la miséricorde qui remet une fois de plus à
tous les consacrés, le mandat spécifique de sa vocation d’être
des visages de la miséricorde du Père, des témoins et des
constructeurs d’une fraternité vécue avec authenticité. Le
premier événement aura lieu le 28 janvier, avec une veillée en la
Basilique vaticane, présidée par Mgr.José Rodríguez Carballo,
Secrétaire de la Congrégation, et à laquelle participera le
Cardinal Joao Braz de Aviz, Préfet du dicastère. Le 29 janvier,
tous les consacrés et consacrées se réuniront Salle Paul VI,
tandis que les 30 et 31, en cinq lieux de Rome, chaque forme de vie
consacrée se réunira pour approfondir sa réflexion sur quelques
aspects spécifiques de sa vocation, et tous se retrouveront le 1
février pour une audience avec le Saint-Père et assister à
l’oratorio Sur les pas de la beauté, dirigé par Mgr.Marco
Frisina. Ces rencontre se termineront le 2 février avec un
pèlerinage jubilaire le matin et une célébration eucharistique
l’après-midi pour la XX Journée mondiale de la vie consacrée,
présidée par le Saint-Père.
Légat aux Philippines
Cité
du Vatican, 21 janvier 2016 (VIS). Aujourd'hui a été publiée la
lettre latine du 8 novembre dernier par laquelle
le Saint-Père a nommé le Cardinal Charles Maung Bo, SDB, Archevêque
de Yangon, son Légat au 51 Congrès eucharistique international
(Cebu, Philippines, 24 - 31 janvier). Il sera accompagné de l'Abbé
Dominic Bar Bu, son secrétaire, et de l'Abbé Marvin Mejía,
Secrétaire Général de la Conférence épiscopale philippine.
Audiences
Cité
du Vatican, 21 janvier 2016 (VIS). Le Saint-Père
a reçu ce matin:
Mgr.Eliseo
Ariotti, Nonce apostolique au Paraguay.
M.Robert
Comparoré, Ambassadeur du Burkina Faso, pour la présentation de ses
lettres de créance.
Mgr.Rubén
Oscar Frassia, Evêque d'Avellaneda - Lanús (Argentine).
Une
délégation venue lui présenter les agneaux dont la laine servira à
confectionner les Pallium ce l'année.
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican, 21 janvier 2016 (VIS). Le Saint-Père a nommé:
Le
Chanoine Marco Brunetti, Evêque d'Alba (superficie 1.050, population
157.526, catholiques 142.526, prêtres 137, diacres 10, religieux
293), en Italie. L'Evêque élu, né en 1962 à Turin (Italie) et
ordonné prêtre en 1987, était jusqu'ici responsable diocésain de
la pastorale de la santé. Licencié en théologie et en pastorale de
la santé, il a été curé de paroisses, membre du Presbyterium et
du Conseil national de pastorale de la santé.
Mgr.Giuseppe
Russo (Italie), Sous Secrétaire de l'Administration pour le
patrimoine du siège apostolique.
mercredi 20 janvier 2016
Diffuser partout sur terre la miséricorde de Dieu
Cité
du Vatican, 20 janvier 2016 (VIS). Ce matin, au cours de l'audience
générale tenue Salle Paul VI, le Pape a poursuivi son nouveau cycle
de catéchèse sur la la miséricorde dans la Bible, centrant son
discours sur la semaine de prière pour l'unité des chrétiens (18 -
25 janvier): L'apôtre Pierre, a-t-il dit en reprenant sa première
épître, "s'adresse à la première génération de croyants
pour leur faire prendre conscience du don qu'ils ont reçu par le
baptême, mais aussi des exigences que cela implique. Nous aussi
sommes invités dans cette période de prière pour l'unité à
redécouvrir tout cela, à le faire ensemble, en laissant derrière
nous tout ce qui nous divise. Partager signifie baptême que nous
sommes tous pécheurs et nous devons être sauvé, racheté et
délivré du mal... Partager un seul baptême signifie que nous
affirmons ensemble, catholiques, protestants et orthodoxes partageons
l'expérience du péché. Tous avons besoin du pardon, d'être
libérés du mal car nous sommes appelés pour aller à la rencontre
du Dieu vivant, plein de miséricorde. Malheureusement, nous vivons
tous l'égoïsme qui crée la division, la fermeture du soi et le
mépris de l'autre. Repartir du baptême signifie retrouver la source
de la miséricorde, une source d'espérance pour tous. Personne ne
doit être exclu de la miséricorde de Dieu. Le partage de cette
grâce crée un lien indissoluble entre les baptisés qui, en vertu
du baptême, peuvent se considérer frères. Nous sommes vraiment le
peuple saint de Dieu, même si à cause de nos péchés nous ne
sommes pas totalement unis. La miséricorde de Dieu, qui oeuvre dans
le baptême, est plus forte que nos divisions. Dans la mesure où
nous accueillons la grâce de la miséricorde, nous devenons plus
pleinement peuple de Dieu, et donc en mesure d'annoncer à tous ses
œuvres merveilleuses... Par la grâce du baptême, nous avons obtenu
la miséricorde de Dieu et avons été accueillis au sein de son
peuple. Catholiques, orthodoxes et protestants, nous constituons un
sacerdoce royal, une nation sainte. Cela signifie que nous avons une
mission commune, qui est de transmettre la divine miséricorde reçue
à l'autre, en commençant par les plus pauvres et abandonnés....
Mettons à profit cette semaine particulière pour prier afin que
tous les disciples du Christ trouvent le moyen d'oeuvrer ensemble
pour diffuser partout sur terre la miséricorde de Dieu".
Audiences
Cité
du Vatican, 20 janvier 2016 (VIS). Le Saint-Père
a reçu ce matin:
Une
délégation musulmane venue l'inviter à se rendre officiellement à
la grande mosquée de Rome.
Les
évêques soudanais et sud-soudanais participants à une rencontre
organisée par la Congrégation pour l'évangélisation des peuples.
Hier
il avait reçu Mgr.César Daniel Fernández, Evêque de Jujuy
(Argentine).
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican, 20 janvier 2016 (VIS). Le Saint-Père a:
Nommé
Mgr.Canísio Klaus, Evêque de Sinop (superficie 191.000, population
650.000, catholiques 534.000, prêtres 52, diacres 2, religieux 69),
au Brésil. Jusqu'ici Evêque de Santa Cruz do Sul (Brésil), il
succède à Mgr.Gentil Delázari, dont la renonciation a été
acceptée pour limite d'âge.
Erigé
l'exarchat apostolique maronite de Bogotá (Colombie).
Nommé
le P.Fadi Abou Chebel, OMM, premier Exarque apostolique maronite de
Bogotá (Colombie). L'Evêque élu, né en 1969 à Deir el Karnar
(Liban), a prononcé ses voeux religieux en 1994 et a été ordonné
prêtre en 1995. Licencié en théologie, il a occupé diverses
charges pastorales au Liban comme en Amérique du sud.
mardi 19 janvier 2016
Le Cardinal Parolin dialogue avec la Global Foudation
Cité
du Vatican, 19 janvier 2016 (VIS). Hier le Cardinal Pietro Parolin a
pris part à la table ronde organisée par la Global Foundation, dont
le thème était: Rejeter la mondialisation de l'indifférence en vue
d'une économie mondiale plus inclusive et durable. L'initiative, a
déclaré le Secrétaire d'Etat, souligne l'engagement de cette
organisation à être un "espace privilégié pour le dialogue
entre les principaux acteurs économiques et politiques, ainsi qu'un
catalyseur d'idées pour construire un système économique au
service du développement économique global". Dans son bref
discours, le Cardinal a rappelé que depuis le début de son
pontificat, le Pape François n'a jamais cessé de dénoncer parmi
les nombreux problèmes qui affligent le monde, les graves
conséquences de l'indifférence et du manque de responsabilité. Il
a également invité le monde à corriger de manière libre et
responsable une économie qui sinon conduit à l'exclusion et
provoque des inégalités. Le Cardinal Parolin a donc invité riches
et pauvres, personnages puissants comme simples citoyens,
responsables politiques comme entrepreneurs à mettre la puissance
créatrice de l'intelligence humaine au service du bien commun, et ce
dans un esprit de solidarité et de miséricorde''. Puis il a rappelé
tout ce qui a été fait durant les premières années du troisième
millénaire pour aider les gens à échapper à la pauvreté extrême,
précisant que le Pape est toujours plus convaincu qu'il faut faire
beaucoup plus. En temps de crise et de difficultés économiques, on
ne peut oublier la priorité que constitue la solidarité
internationale. Il va de soi que cette grande œuvre passe par la
création et par la redistribution de richesses. L'utilisation
équitable des ressources naturelles comme le recours à la
technologie sont indispensables à une économie qui cherche à être
moderne mais doit surtout être solidaire et durable. Ce sera
possible, ainsi que l'affirmaient le juriste romain Ulpien et saint
Augustin que lorsque la justice constitue la volonté constante et
perpétuelle de donner à chacun son droit. Comme l'a rappelé le
Pape dans son discours à l'ONU (25 septembre dernier), prononcé
dans le cadre de l'Agenda pour le développement durable 2030, "le
monde attend de tous ses dirigeants des mesures efficaces, pratiques,
constantes, concrètes et immédiates, des moyens certains pour
préserver et améliorer l'environnement naturel, pour surmonter au
plus tôt le phénomène de l'exclusion sociale et économique".
Le secrétaire d'Etat a conclu en soulignant l'importance de la
réunion organisée par la fondation, qui représente "un outil
important pour accroître partout la sensibilisation aux graves
problèmes de dégradation environnementale et d'exclusion sociale
environnemental... Il est nécessaire de stimuler et renforcer
l'action entamée, qui commence à montrer des résultats
solides...pour le développement d'une économie de plus en plus au
service de notre maison commune''.
Au premier Forum des intellectuels arabes
Cité
du Vatican, 19 janvier 2016 (VIS). "Dialogue inter-religieux et
extrémisme. Raisons et remèdes", tel est le titre du premier
Forum des intellectuels arabes réunis à Abu Dhabi les 17 et 18
janvier à l'initiative du Centre d'études stratégiques et de
recherche des Emirats arabes Unis. Le seul rapporteur non-musulman y
était le P.Miguel Angel Ayuso Guixot, Secrétaire du Conseil
pontifical pour le dialogue inter-religieux. Il est intervenu durant
la première session, abordant quatre points clef: l'extrémisme, la
culture de la rencontre, le rôle fondamental des chefs religieux, la
nécessité d'un dialogue sincère et l'importance de la prière.
Soulignant que ses propos n'étaient pas dus à des considérations
socio-économiques, politiques ou culturelles, il a préféré
rappeler les paroles du Pape à la communauté internationale quant à
la façon de construire une paix qui pourrait lutter contre
l'extrémisme. Il a d'abord cité le récent discours au Corps
diplomatique, lorsque le Saint-Père avait dit que l'extrémisme et
le fondamentalisme trouvent un terreau fertile, non seulement dans
l'exploitation de la religion pour des raisons de pouvoir, mais aussi
dans le vide d'idéaux et la perte d'identité. Perdre son identité
religieuse en particulier, laisse la place à une peur de l'autre qui
conduit à voir l'autre comme une menace et un ennemi. Mais le plus
grand défi auquel nous sommes tous confrontés est de surmonter
l'indifférence afin de travailler ensemble pour la paix... Il faut
donc développer une culture de rencontre, qui commence par le
dialogue inter-religieux, l'engagement mutuel en faveur de la paix et
de la justice".
Revenant
sur le rôle clef de chefs religieux, le Secrétaire du Conseil
pontifical pour le dialogue inter-religieux a souligné que les
tendances extrémistes, indépendamment de leur origine, sont l'une
des menaces les plus dangereuses pour la paix et la sécurité du
monde. Elles sont en outre incompatibles avec l'éthique religieuse
authentique. Par conséquent les chefs religieux et les leaders
d'opinion doivent identifier les porteurs de fausses croyances
et...soutenir des campagnes de sensibilisation. Ainsi pourra-t-on
prévenir l'extrémisme dans la société et de jeter des bases de
modération". En tant que leaders religieux, avait déclaré le
Saint-Père, nous sommes tenus de signaler toutes les violations de
la dignité humaine et des droits de la personne. Don de Dieu, la vie
humaine possède un caractère sacré. Toute violence qui recherche
une justification religieuse mérite la condamnation la plus ferme
parce que le Tout-Puissant est le Dieu de la vie et de la paix''.
Evoquant enfin la nécessité d'un dialogue sincère entre religions,
le prélat a souligné que ce qui unit les croyants c'est un mode de
concevoir la vie. Chacun de nous témoigne de son identité et
dialogue avec autrui. Ce dialogue pourra ensuite déboucher sur des
questions théologiques. L'important est de marcher ensemble sans
trahir notre propre identité, sans déguisement, sans hypocrisie.
S'ils le veulent, les croyants ont le moyen de résoudre tous les
problèmes qui affligent l'humanité, de la faim à la corruption, de
la guerre à la décadence morale. Leur grande ressource est la
prière".
In memoriam
Cité
du Vatican, 19 janvier 2016 (VIS). Voici les données relatives aux
prélats décédés ces dernières semaines:
Mgr.
Joseph Roduit, CRA, Abbé Evêque émérite de Saint-Maurice
(Suisse), le 17 décembre 2015 à 76 ans.
Mgr.Placidus
Gervasius Nkalanga, OSB, Evêque émérite de Bukoba (Tanzanie), le
18 décembre 2015 à 96 ans.
Mgr.Joseph
Leopold Imesch, Evêque émérite de Joliet in Illinois (USA), le 22
décembre 2015 à 84 ans.
Mgr.Grégoire
Haddad, Archevêque melkite émérite de Beyrouth et Jbeil (Liban),
le 23 décembre 2015 à 91 ans.
Mgr.Youhannes
Ezzat Zakaria Badir, Evêque copte de Louksor (Egypte), le 27
décembre 2015 à 66 ans.
Mgr.Danile
Leo Ryan, Evêque émérite de Springfiled in Illinois (USA), le 31
décembre 2015 à 85 ans.
Mgr.Barnabas
Rugwizangonga Halem Imana, Evêque émérite de Kabale (Ouganda), le
3 janvier à 87 ans.
Mgr.Alberto
Iniesta Jiménez, Auxiliaire émérite de Madrid (Espagne), le 3
janvier à 92 ans.
Mgr.Raymond
William Lessard, Evêque émérite de Savannah (USA), le 3 janvier à
85 ans.
Mgr.Carlos
Milcíades Villalba Aquino, Evêque émérite de San Juan Bautista de
las Misiones (Paraguay), le 8 janvier à 91 ans.
Mgr.Paul-Marie
Rousset, Ist.Prado, Evêque émérite de Saint-Etienne (France), le 9
janvier à 94 ans.
Mgr.Francis
Thomas Hurley, Archevêque émérite d'Anchorage (USA), le 10
janvier à 88 ans.
Mgr.Albert
Onyembo Lomandjo, CSSP, Evêque émérite de Kindu (RDCongo), le 11
janvier à 84 ans.
Mgr.Daniel
Joseph Bohan, Archevêque de Regina (Canada), le 15 janvier à 74
ans.
Mgr.Francis
Bible Schulte, Archevêque émérite de New Orleans (USA), le 17
janvier à 89 ans.
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