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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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mercredi 9 janvier 2008

AUTRES ACTES PONTIFICAUX


CITE DU VATICAN, 9 JAN 2008 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

-Dom Edmilson Amador Caetano, O.Cist., Evêque de Barretos (superficie: 8.767, population: 322.052, catholiques: 254.969, prêtres: 37, religieux: 99), au Brésil. L'Evêque élu, né en 1960 à Sao Paulo (Brésil), a émis sa profession religieuse en 1982 et a été ordonné prêtre en 1985. Jusqu'ici Abbé du monastère Nossa Senhora de Sao Bernardo (Brésil), il succède à Mgr.Antônio Gaspar, dont la renonciation au gouvernement pastoral du diocèse a été accepté pour limite d'âge.

-Mgr.Manuel Parrado Carral, Evêque de Sao Miguel Paulista (superficie: 196, population: 2.734.000, catholiques: 2.187.000, prêtres: 116, diacres: 1, religieux: 219), au Brésil. Jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de Sao Paulo (Brésil), il succède à Mgr.Fernando Legal, SDB, dont la renonciation au gouvernement pastoral du diocèse a été accepté pour limite d'âge.

-Mgr.Nicodème Anani Barrigah-Benissan, Evêque d'Atakpamé (superficie: 13.453, population: 700.000, catholiques: 260.000, prêtres: 57, religieuses: 100), au Togo. L'Evêque élu, né en 1963 à Ouagadougou (Burkina Faso) et ordonné prêtre en 1987, était jusqu'ici Conseiller de nonciature en Israël.
NER:RE/.../...                                                VIS 20080109 (190)


AUDIENCES

CITE DU VATICAN, 9 JAN 2008 (VIS). Hier après-midi, le Saint-Père a reçu le Cardinal Joachim Meisner, Archevêque de Cologne (Allemagne)
AP/.../...                                                     VIS 20080109 (30)

PORTRAIT DE SAINT AUGUSTIN


CITE DU VATICAN, 9 JAN 2008 (VIS). Lors de l'audience générale en la Salle Paul VI, le Saint-Père a tracé un portrait de saint Augustin, le célèbre évêque d'Hippone, qui fut "un homme de passion et de foi, à la grande intelligence et à l'inlassable attention pastorale". Indiquant qu'il reviendrait ultérieurement sur ses nombreuses oeuvres, il a affirmé que "tous les chemins de la littérature chrétienne latine portent à Hippone...ville de l'Afrique romaine dont Augustin fut l'évêque de 395 à 430 et d'où partent de nombreux sentiers du christianisme suivant, mais aussi de toute la culture occidentale".

  L'auteur des Confessions, cette "extraordinaire autobiographie spirituelle" qui porte "grande attention au mystère du soi, au mystère de Dieu caché en nous", naquit à Tagaste en 345. Sa mère Monique l'éduqua dans la foi qu'il abandonna ensuite tout en continuant de s'intéresser au Christ. Il étudia la rhétorique et la grammaire, qu'il enseigna ensuite à Carthage. Dans cette ville il lut l'Hortensius de Cicéron, qui réveilla en lui "l'amour du savoir", car malgré son abandon de la pratique ecclésiale il recherchait toujours la vérité". Mais l'Hortensius ne parlant pas du Christ, Augustin entreprit de lire les Ecritures.

  Sa rencontre avec la Bible fut une désillusion à cause de la médiocrité de sa traduction latine, "mais aussi parce qu'il n'y trouvait ni la hauteur philosophique ni la lumière qui éclaire la recherche de la vérité". Ne voulant plus vivre sans Dieu, Augustin cherchait "une religion répondant à son désir de vérité...et d'approche de Jésus". Cela le porta vers le manichéisme dont les pratiquants assuraient que leur "religion était totalement rationnelle". Le dualisme attira le futur évêque qui pensa alors avoir trouvé la synthèse entre "le rationnel, la recherche de la vérité et l'amour du Christ".

  Mais la doctrine manichéenne fut incapable de résoudre les doutes du futur saint. Installé à Milan, Augustin prit l'habitude d'écouter les homélies de l'évêque Ambroise pour améliorer sa rhétorique. L'évêque de Milan exposait "une interprétation psychologique de l'Ancien Testament, comme cheminement vers Jésus-Christ" et c'est ainsi qu'Augustin "trouva la clef pour lire beauté et la profondeur philosophique de l'Ancien Testament, et qu'il comprit l'unité totale entre le mystère du Christ dans l'histoire et la synthèse entre philosophie, raison et foi dans le Logos, dans le Christ, Verbe éternel incarné".

   Le 15 août 386 Augustin se convertit au christianisme "à la fin d'un long et difficile parcours intérieur". Il reçut le baptême le 24 avril suivant et fut ordonné prêtre en 391. Rentré en Afrique, il devint évêque quatre ans plus tard. Il fut, a souligné Benoît XVI, "un évêque exemplaire dans son travail pastoral..., attentif aux pauvres et à la formation de son clergé, fondateur de monastères". Et en peu de temps il devint "une des principales figures du christianisme de l'époque... L'évêque d'Hippone exerça une grande influence sur la conduite de l'Eglise en Afrique" et combattit avec vigueur des hérésies puissantes et malignes comme le manichéisme, le donatisme et le pélagisme.

  Enfin, le Saint-Père a rappelé qu'Augustin se "confiait à Dieu chaque jour et cela jusqu'à la fin de sa vie". Peu avant de mourir il demanda qu'on lui écrive en grandes lettres les psaumes pénitentiels qu'il fit afficher près de son lit de malade afin de pouvoir les lire". Saint Augustin mourut le 28 août 430.
AG/SAINT AUGUSTIN/...                                     VIS 20080109 (560)


mardi 8 janvier 2008

IN MEMORIAM

CITE DU VATICAN, 8 JAN 2008 (VIS). Voici les données relatives aux prélats décédés ces dernières semaines:

-Mgr.Juan Alfredo Arzube, ex Auxiliaire de Los Angeles (USA), le 25 décembre 2007 à 89 ans.

-Mgr.Sebastiao Assis de Figueiredo, OFM, Evêque de Guiratinga (Brésil), le 20 décembre 2007 à 58 ans.

-Le Cardinal Aloisio Lorscheider, OFM, Archevêque émérite d'Aparecida (Brésil), le 23 décembre 2007 à 83 ans.

-Mgr.Fernando Romo Gutiérrez, Evêque émérite de Torreón (Mexique), le 15 de décembre 2007 à 92 ans.
.../DECES/...                                                          VIS 20080108 (90)

AUTRES ACTES PONTIFICAUX


CITE DU VATICAN, 8 JAN 2008 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

-Mgr.José Francisco Sanches Alves, Archevêque d'Evora (superficie: 13.547, population : 290.000, catholiques: 245.900, prêtres: 103, diacres: 10, religieux: 242), au Portugal. Jusqu'ici Evêque de Portalegre-Castelo Branco (Portugal), il succède à Mgr.Maurílio Jorge Quintal de Gouveia, dont la renonciation au gouvernement pastoral du diocèse a été accepté pour limite d'âge.

-Mgr.Amândio José Tomás, Coadjuteur de l'Evêque de Vila Real (Portugal). Il était jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque d'Evora (Portugal).
NER:RE:NEC/.../SANCHES:QUINTAL:TOMAS                              VIS 20080108 (90)


DROITS ET DIGNITE HUMAINE


CITE DU VATICAN, 8 JAN 2008 (VIS). A Genève le 10 décembre dernier, Mgr.Silvano Tomasi, Observateur permanent près les Institutions de l'ONU, a pris part à la session ordinaire du Conseil des droits de l'homme commémorant le 60 anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme (Paris, 10 décembre 1948). Le représentant du Saint-Siège a souligné combien ce texte "constitue la référence majeure dans le débat interculturel mondial sur la liberté et la dignité de l'homme, mais aussi la base juridique de tout ce qui concerne les droits de la personne humaine".

  Les droits contenus dans la Déclaration, a ajouté Mgr.Tomasi, "ne sont pas accordés par les états ou d'autres institutions puisqu'ils appartiennent à chaque individu indépendamment des traditions éthiques, sociales, culturelles ou religieuses qui, le plus souvent, en découlent... La démocratie et la souveraineté découlent de la dignité humaine qui les dépasse toutes deux... Ceci induit que tous oeuvrent en faveur de la liberté, de l'égalité et de la justice pour tous les êtres humains, dans le respect de leurs différences culturelles et religieuses. Etant commune, la dignité est la base même de l'indivisibilité et des relations entre tous les droits humains, qu'ils soient sociaux, civils, politiques, culturels ou économiques".

  La Déclaration universelle de 1948 "reconnaît que le respect de l'ensemble de ces droits est la garantie de la paix", qui "n'est pas seulement absence de violence". La paix comprend aussi "la coopération et la solidarité, nationales comme internationales, qui sont indispensables pour garantir et défendre le bien commun".

  Rappelant que 60 ans après la proclamation universelle des droits de l'homme "nombre de membres de la famille humaine sont encore loin d'en jouir, comme  de voir satisfaits leurs besoins essentiels", Mgr.Tomasi a estimé que la présente commémoration peut servir à "montrer que tout être humain, individuellement comme communautairement, possède le droit et le devoir de défendre et de jouir de tous ses droits".
DELSS/DROITS HOMME/GENEVE:TOMASI                         VIS 20080108 (330)  


lundi 7 janvier 2008

DISCOURS AU CORPS DIPLOMATIQUE


CITE DU VATICAN, 7 JANV. 2008 (VIS). Ce matin, Benoît XVI a prononcé son discours annuel au Corps diplomatique accrédité près le Saint-Siège. Dès avant, il a reçu les vœux des ambassadeurs par le biais du Doyen, l'Ambassadeur de Saint-Marin, M.Giovanni Galassi.

 Actuellement, le Saint-Siège entretient des relations diplomatiques pleines avec 176 pays, auxquelles s'ajoutent celles avec les communautés européennes et de l'Ordre de Malte, mais aussi deux missions à caractère spécial, celle de la Fédération de Russie et du Bureau de l'Organisation pour la libération de la Palestine.

  D'emblée, le Saint-Père a rappelé qu'en plus d'avoir établi l'année dernière des relations diplomatiques avec les Emirats arabes unis, il a réalisé plusieurs voyages dont un au Brésil en mai dernier. Il a aussi dit son voeu d'une "coopération accrue entre les peuples de l'Amérique latine et, dans chacun des pays qui la composent", et de "l'abandon des tensions internes dans les divers pays".

  "Je désire mentionner Cuba -a poursuivi le Pape-, pays qui s'apprête à célébrer le dixième anniversaire de la visite de mon vénéré prédécesseur, qui y fut reçu avec affection par les autorités et par la population, et qui encouragea tous les Cubains à collaborer pour un avenir meilleur. Qu'il me soit permis de reprendre ce message d'espérance, qui n'a rien perdu de son actualité".

  "Ma pensée et ma prière se sont dirigées surtout vers les populations frappées par d'épouvantables catastrophes naturelles. Je pense aux ouragans et aux inondations qui ont dévasté certaines régions du Mexique et de l'Amérique centrale, ainsi que des pays d'Afrique et d'Asie, en particulier le Bangladesh, et une partie de l'Océanie".

  Puis Benoît XVI a souligné "la préoccupation de la communauté internationale, qui continue à être vive pour le moyen-orient. Je suis heureux que la Conférence d'Annapolis ait donné des signes dans la voie de l'abandon du recours à des solutions partielles ou unilatérales, au profit d'une approche globale, respectueuse des droits et des intérêts des peuples de la région. Je fais appel, une fois encore, aux Israéliens et aux Palestiniens, afin qu'ils concentrent leurs énergies sur la mise en application des engagements pris à cette occasion et qu'ils n'arrêtent pas le processus heureusement remis en route. J'invite en outre la communauté internationale à soutenir ces deux peuples avec conviction et avec compréhension pour les souffrances et les craintes de chacun d'eux".

  "Je souhaite que les Libanais puissent décider de leur avenir librement et je demande au Seigneur de les éclairer, à commencer par les responsables de la vie publique, afin que, mettant de côté les intérêts particuliers, ils soient prêts à s'engager sur le chemin du dialogue et de la réconciliation. C'est seulement ainsi que le pays pourra progresser dans la stabilité et être à nouveau un exemple de convivialité entre les communautés".

  "En Irak aussi, la réconciliation est une urgence. Actuellement, les attentats terroristes, les menaces et les violences continuent, en particulier contre la communauté chrétienne, et les nouvelles qui sont parvenues hier confirment notre préoccupation. Il est évident que le nœud de certaines questions politiques reste à trancher. Dans ce cadre, une réforme constitutionnelle appropriée devra sauvegarder les droits des minorités. D'importantes aides humanitaires sont nécessaires pour les populations touchées par la guerre. Je pense en particulier aux personnes déplacées à l'intérieur du pays et aux réfugiés à l'étranger, parmi lesquels se trouvent de nombreux chrétiens".

  "Je désire aussi exprimer mon encouragement afin que l'on continue à poursuivre sans relâche la voie de la diplomatie pour résoudre la question du programme nucléaire iranien, en négociant de bonne foi, en adoptant des mesures destinées à augmenter la transparence et la confiance réciproques, et en tenant toujours compte des authentiques besoins des peuples et du bien commun de la famille humaine".

  Elargissant son regard à tout le continent asiatique, Benoît XVI a dit: "Je voudrais attirer votre attention sur quelques autres situations de crise. Sur le Pakistan, en premier lieu, qui a été durement frappé par la violence durant les derniers mois. Je souhaite que toutes les forces politiques et sociales s'engagent dans la construction d'une société pacifique, qui respecte les droits de tous. En Afghanistan, à la violence s'ajoutent d'autres graves problèmes sociaux, comme la production de drogue".

  "Me tournant maintenant vers l'Afrique, je voudrais en premier lieu redire ma profonde souffrance, en constatant combien l'espérance semble presque vaincue par le sinistre cortège de faim et de mort qui se poursuit au Darfour. Je souhaite de tout cœur que l'opération conjointe des Nations Unies et de l'Union africaine, dont la mission vient juste de commencer, porte aide et réconfort aux populations éprouvées".

  Et toujours à propos du continent africain, le Pape a rappelé que "la Somalie, en particulier Mogadiscio, continue à être affligée par les violences et la pauvreté. Je fais appel -a-t-il ajouté- aux parties en conflit afin que cessent les opérations militaires, que soit facilité le passage de l'aide humanitaire et que les civils soient respectés".

  Au Kenya, qui a connu les jours derniers une explosion de violence, le Saint-Père s'est uni aux évêques pour inviter "tous les habitants, en particulier les responsables politiques, à rechercher par le dialogue une solution pacifique, fondée sur la justice et la fraternité".

  "Terminant par l'Europe, je me réjouis -a dit le Pape- des progrès accomplis dans différents pays de la région des Balkans et j'exprime encore une fois le souhait que le statut définitif du Kosovo prenne en compte les légitimes revendications des parties en présence et qu'il garantisse sécurité et respect de leurs droits à tous ceux qui habitent cette terre, afin que s'éloigne définitivement le spectre des confrontations violentes et que soit renforcée la stabilité européenne".

  Et, à propos de l'Union européenne, le Pape a assuré ses hôtes qu'il suivait "attentivement la période qui s'ouvre avec la signature du Traité de Lisbonne. Cette étape relance le processus de construction de la maison Europe, qui sera pour tous un lieu agréable à habiter seulement si elle est construite sur une solide base culturelle et morale, sur les valeurs communes que nous tirons de notre histoire et de nos traditions, et si elle ne renie pas ses racines chrétiennes". Il faisait référence à son discours du 7 septembre dernier à Vienne (Autriche).

  Ce tour d'horizon, a dit le Saint-Père, "fait apparaître clairement que la sécurité et la stabilité du monde demeurent fragiles. Les facteurs de préoccupation sont divers... Le droit ne peut être une force de paix efficace que si ses fondements demeurent solidement ancrés dans le droit naturel, donné par le Créateur. C'est aussi pour cela que l'on ne peut jamais exclure Dieu de l'horizon de l'homme et de l'histoire. Le nom de Dieu est un nom de justice qui représente un appel pressant à la paix".

  "Cette prise de conscience pourrait aider, entre autres, à orienter les initiatives de dialogue interculturel et interreligieux... Pour être vrai, ce dialogue doit être clair, évitant relativisme et syncrétisme, mais animé d'un respect sincère pour les autres et d'un esprit de réconciliation et de fraternité".
AC/NOUVEL AN/ CORPS DIPLOMATIQUE                            VIS 20080107 (1170)


UNE LUMIERE POUR TOUS LES HOMMES


CITE DU VATICAN, 6 JAN 2007 (VIS). Après la messe de l'Epiphanie, Benoît XVI a récité l'angélus avec les fidèles rassemblés place St.Pierre, auxquels il a rappelé que la fête de la manifestation du Seigneur au monde "est symbolisée par les Mages venus d'orient pour adorer le Roi des juifs. Observant le ciel, ces personnages mystérieux y virent une nouvelle étoile dans laquelle ils reconnurent à la lecture des prophéties celle annonçant la naissance du Messie, descendant de David".

  "Dès sa première apparition -a-t-il ajouté- la lumière du Christ attira à elle les hommes que le Seigneur aime, de toute langue, origine et culture. C'est la force de l'Esprit Saint qui remue les cœurs et les intelligences à la recherche de la vérité, de la beauté, de la justice et de la paix''.

  Benoît XVI a ensuite souligné que les hommes et femmes de toutes générations ont besoin d'être orientés dans leur cheminement spirituel. ''Quelle étoile peuvent-ils suivre?...s'est-il demandé. L'étoile qui avait guidé les Mages a joué son rôle mais sa lumière spirituelle est toujours présente dans les paroles de l'Evangile qui a encore aujourd'hui la capacité de guider tous les hommes vers Jésus. L'Eglise fait résonner avec autorité à toutes les âmes bien disposées ces paroles de l'Evangile, reflet du Christ vrai homme et vrai Dieu''.

 ''Par conséquent, l'Eglise aussi mène à bien pour l'humanité la mission de l'étoile. C'est aussi le rôle de tout chrétien appelé à éclairer par ses paroles et son témoignage, la vie et les pas de ses frères. Il est important que nous, chrétiens, soyons fidèles à notre vocation", a rappelé Benoît XVI. "Un vrai chrétien est toujours en marche dans son cheminement personnel de foi et, en même temps, avec sa petite lumière intérieure, il peut et doit aider son prochain et lui faire connaître le chemin qui mène au Christ''.

 Le Pape a alors adressé ses vœux ''aux frères et sœurs des Eglises orientales qui, selon le calendrier julien, célèbrent aujourd'hui Noël. C'est une grande joie -a-t-il dit- de partager la célébration des mystères de la foi, dans la richesse des différentes formes des rites qui témoignent de l'histoire bimillénaire de l'Eglise''.

 Après la prière mariale, le Saint-Père a rappelé qu'aujourd'hui était célébrée la Journée missionnaire mondiale de l'enfance. ''Des milliers d'enfants vont à la rencontre des besoins d'autres enfants, poussés par l'amour que le Fils de Dieu, fait enfant, vint sur terre, a ajouté le Saint-Père. Je remercie ces petits et prie pour qu'ils soient toujours missionnaires de l'Evangile. Je donne aussi ma bénédiction aux animateurs qui les accompagnent sur le chemin de la générosité, de la fraternité, de la foi joyeuse qui donne l'espérance''.
ANG/EPIPHANIE/...                                     VIS 20080107 (460)


DIEU EST L'ESPERANCE DE L'HUMANITE


CITE DU VATICAN, 7 JAN 2007 (VIS). En la solennité de l'Epiphanie, le Saint-Père a célébré la messe en la basilique vaticane. A l'homélie, il a rappelé pourquoi on fête le Christ, Lumière du Monde et sa manifestation à l'humanité. "La visite des mages à l'Enfant Jésus nous ramène aux origines du peuple de Dieu et de son histoire... Les récits bibliques font état d'une première Alliance, celle passée entre Dieu et Noé après le déluge", qui est déjà "universelle car elle intéresse l'humanité entière".

  "Avec l'appel d'Abraham s'ouvre le grand dessein divin qui est de faire de l'humanité une famille, par le biais d'une alliance avec un peuple nouveau, choisi par lui pour être une bénédiction parmi tous les autres... Ce projet de Dieu, qui est toujours en cours, a eu son point culminant dans le mystère du Christ". Puis le Pape a souligné qu'il "demande à être entendu par l'histoire humaine, qui est celle de la fidélité de Dieu mais aussi celle de l'infidélité des hommes".

  Benoît XVI a ensuite rappelé que "l'Eglise, dépositaire de la bénédiction divine, est sainte quoique composée de pécheurs... Dans la plénitude des temps, Jésus-Christ est venu pour accomplir l'alliance: vrai homme et vrai Dieu, il est le sacrement de la fidélité de Dieu à son projet de salut pour toute l'humanité, pour nous tous... La venue des Mages de l'orient à Bethléem pour adorer le Messie nouveau-né est le signe de la manifestation du Roi universel à tous les peuples et à tous les hommes qui cherchent la vérité''.

 Puis le Saint-Père a souligné que ''l'amour fidèle et tenace de Dieu qui n'a jamais manqué à son alliance de génération en génération ...constitue l'espérance de l'histoire. ...L'Eglise dans son mystère de fidélité à Dieu mène pleinement sa mission quand elle reflète la lumière du Christ, et aide ainsi les peuples du monde sur le chemin de la paix et du progrès véritable''.

 ''Aujourd'hui encore -a dit le Saint-Père-, elle poursuit en vérité ce que dit le prophète Isaïe: ''un épais brouillard enveloppa les nations'' et toute notre histoire. De fait, on ne peut dire que la globalisation soit synonyme d'ordre mondial''. En ce sens, ''les conflits pour la suprématie économique et l'accaparement des ressources énergétiques ou hydriques, ainsi que des matières premières rendent difficile le travail de ceux qui, à tous les niveaux, s'efforcent de construire un monde juste et solidaire''.

   Il faut, a ajouté Benoît XVI, "une plus grande espérance qui permette de préférer le bien commun de tous et non celui de quelques-uns et la misère de beaucoup d'autres. Cette grande espérance ne peut être que Dieu ...mais pas n'importe quel dieu, un Dieu à visage humain... Si l'espérance est grande, on peut persévérer dans la sobriété, mais s'il manque une véritable espérance, si l'on cache le bonheur dans l'euphorie, dans le superflu ou dans les excès, on se détruit soi-même et le monde''.

  Le Saint-Père a enfin affirmé que ''la modération n'est pas seulement une règle ascétique, mais aussi une voie de salut pour l'humanité. C'est seulement si l'on adopte un mode de vie sobre, accompagné d'un engagement sérieux avec une distribution équitable des richesses, qu'il sera possible d'instaurer un ordre de développement juste et soutenable. Pour cela, il faut que les hommes nourrissent une grande espérance et aient beaucoup de courage''.
HML/EPIPHANIE/...                                          VIS 20080107 (560)


AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 5 JAN 2008 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Beniamino Pizziol, Auxiliaire du Patriarche de Venise (Italie). L'évêque élu, né en 1947 à Ca' Vio-Treporti (Italie) et ordonné prêtre en 1972, était jusqu'ici Vicaire général de ce même diocèse.
NEA/.../PIZZIOL                                              VIS 20080107 (50)

APPEL A LA PACIFICATION DU KENYA


CITE DU VATICAN, 5 JAN 2008 (VIS). Benoît XVI a lancé un appel à la paix et au dialogue à la suite des violences tribales ayant éclatées après les élections présidentielle au Kenya. Dans une lettre adressée par le Cardinal Secrétaire d'Etat au Président de la Conférence épiscopale kenyane, le Pape assure le Cardinal John Njue, Archevêque de Nairobi, de ses prières pour que cesse cette tragédie, et manifeste sa solidarité spirituelle envers les victimes:

  "Le Saint-Père espère de tout coeur que ce pays, connu pour sa tranquillité et où le développement social constitue un facteur de stabilité dans une région agitée, s'éloigne de la menace d'un conflit ethnique... Il espère la fin immédiate des violences fratricides" et lance un appel aux politiques, "responsables du bien commun, qu'il invite à reprendre le chemin de la paix et de la justice. Le pays a besoin d'une paix fondée sur la justice et la fraternité et les difficultés doivent être surmontées dans le dialogue et le débat démocratique".
BXVI-LETTRE/KENYA:NJUE                                    VIS 20080107 (180)


vendredi 4 janvier 2008

BENOIT XVI VISITE UN CENTRE D'ACCUEIL


CITE DU VATICAN, 4 JAN 2008 (VIS). Ce matin le Pape s'est rendu au centre d'accueil "Dono di Maria" du Vatican, que Jean-Paul II fit construire en 1988 pour la communauté de Mère Teresa de Calcutta. Après le bienvenue de la supérieure Soeur Mark Poustani, Benoît XVI a dit être venu pour dire sa gratitude aux religieuses, bénévoles et soutiens de cette oeuvre d'assistance aux besogneux. Je suis aussi venu, a-t-il dit, "pour exprimer ma proximité spirituelle à tous ceux qui reçoivent ici un accueil chaleureux, une écoute, de la compréhension et une aide quotidienne matérielle comme spirituelle. Je suis venu vous dire, chers amis, que le Pape vous aime et qu'il est à vos côtés".

  Puis le Saint-Père a rappelé que la bienheureuse Thérèse donna ce nom à cette maison afin qu'on puisse y vivre "l'amour de la Vierge, afin que pour chacun de ceux qui frappent à cette porte il s'agisse d'un don de Marie lorsque religieuses et volontaires les accueillent à bras ouverts. Don de Marie aussi dans l'écoute attentive des personnes en difficulté, dans les servir à la manière de la mère du Seigneur envers Elisabeth.

  "Puisse ce mode évangélique d'accueil continuer de caractériser cette vocation où à côté de l'assistance matérielle il y a une communication quotidienne aux hôtes qui est un amour du Christ et du sourire lumineux de Dieu qui anima la vie de Mère Teresa". Evoquant Noël, le Pape dit que c'est un temps qui exprime l'infinie bonté de Dieu. "Se faisant enfant, il vint partager parmi nous la pauvreté et la solitude humaine. Ainsi a-t-il accepté de porter avec  nous le poids de l'existence, de partager sa dureté et de ses préoccupations. Il est né pour nous et il a demeuré parmi nous pour offrir sa joie, sa paix et son amour à tous ceux qui ouvrent leur coeur. Né dans une grotte car il n'y avait pas d'autre place pour lui, Jésus a connu les problèmes qui vous affligent".

  "La Nativité nous aide à comprendre que Dieu, qui ne nous abandonne jamais, vient à notre rencontre, nous protège et prend soin de chacun, surtout des plus petits et des sans défense, précieux à ses yeux de père tendre et miséricordieux".

  Après s'être rendu au réfectoire des femmes et à celui des hommes, le Saint-Père a visité le secteur des femmes malades, puis a gagné l'église St.Sauveur contiguë à l'institution. Il y a salué les Missionnaires de la charité, les collaborateurs laïques de l'oeuvre et les supérieures générales des deux congrégations fondées par Mère Teresa, les Soeurs missionnaires et les Frères contemplatifs de la charité. Benoît XVI a souligné que sa venue faisait suite "aux nombreuses visites du serviteur de Dieu Jean-Paul II qui a voulu cette maison pour les plus pauvres ici, au centre de l'Eglise, à côté de la maison de Pierre, qui servit, suivit et aima le Seigneur". Rappelant que son prédécesseur avait inauguré le "Dono di Maria" le 21 mai 1988, le Saint-Père a dit: "Combien de gestes de réelle charité ont ils été fait ici durant ces années! Des signes exemplaires pour les communautés chrétiennes qui doivent toujours plus être lieux d'accueil et d'ouverture".
 
  Le Pape a conclu en demandant que Marie, "qui s'offrit toute entière au Tout Puissant et fut comblée de grâce et de bénédiction par la venue du Fils de Dieu, nous aide à faire de nos vies du don permanent au Père, dans le service des frères comme dans l'écoute de la Parole et de sa volonté".
BXVI-VISITE/.../DONO DI MARIA                                  VIS 20080104 (600)


jeudi 3 janvier 2008

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 3 JAN 2008 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Patrick James Zurek, Evêque d'Amarillo (superficie: 67.185, population : 422.448, catholiques : 39.609, prêtres : 48, diacres: 47, religieux : 118) aux Etats-Unis d'Amérique. Jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de San Antonio (USA), il succède à Mgr.John Walter Yanta, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.
NER:RE/.../ZUREK:YANTA                                     VIS 20080103 (70)

VOIR LE PAPE A ROME


CITE DU VATICAN, 3 JAN 2008 (VIS). Au cours de 2007 près de 3 millions de personnes, principalement des pèlerins, ont pris part aux cérémonies présidées par Benoît XVI, à Rome et à Castel Gandolfo. Selon la Préfecture de la maison pontificale 2.830.100 personnes ont assisté aux audience générales et particulières, ainsi qu'aux cérémonies liturgiques et aux angélus.

  Sur le total 729.100 personnes ont pris part aux audiences du mercredi place St.Pierre ou dans la salle Paul VI, chiffre qui ne prend pas en compte les participants qui se sont présentés sans billets pour les accéder aux secteurs réservés.

  Pour les angélus du dimanche et des jours de fêtes place St.Pierre, on estime les présences 2007 à 1.450.000, soit 155.000 de plus que l'année précédente. Les fidèles ayant assisté aux messes papales ont été 442.000, avec une affluence majeure en avril pour la Semaine Sainte (130.000 pour l'audience hebdomadaire et 250.000 pour les cérémonies liturgiques).
PD/FREQUENTATION/PAPE                                     VIS 20080103 (170)


mercredi 2 janvier 2008

AVIS

CITE DU VATICAN, 2 JAN 2008 (VIS).  En 2008, le bulletin du VIS sera diffusé chaque semaine du lundi au vendredi, sauf:

Lundi 11 février

Mercredi 19 mars (fête du Saint-Père)
Jeudi 20 mars (Jeudi Saint)
Vendredi 21 mars (Vendredi Saint)
Lundi 24 mars (lundi de Pâques)
Mardi 25 mars (mardi de Pâques)

Jeudi 1 mai
Jeudi 22 mai

Le mois d'août en entier

Lundi 8 décembre
Mercredi 24 décembre
Jeudi 25 décembre
Vendredi 26 décembre
Mercredi 31 décembre
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AUTRES ACTES PONTIFICAUX


CITE DU VATICAN, 2 JAN 2008 (VIS). Le Saint-Père a:

-Accepté pour limite d'âge la renonciation de Mgr.Jeremiah Joseph Coffey à la charge pastorale du diocèse de Sale (Australie).

-Nommé Mgr.Paulo Francisco Machado, Evêque d'Uberlândia (superficie: 13.852, population: 830.000, catholiques: 612.000, prêtres: 64, diacres: 19, religieux: 119), au Brésil. Il était jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de Juiz de Fora (Brésil).

  Samedi dernier, 29 décembre, il avait:

-Nommé Mgr.Stefan Regmunt, Evêque de Zielona Góra-Gorzów (superficie: 10.805, population: 1.119.214, catholiques: 1.035.994, prêtres: 609, religieux: 338), en Pologne. Jusqu'ici Auxiliaire de l'Evêque de Liegnitz (Pologne), il succède à Mgr.Adam Dyczkowski, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.

-Accepté pour limite d'âge la renonciation de Mgr.Marian Zimalek à l'office d'Auxiliaire du diocèse de Sandomierz (Pologne).
RE:NER/ .../...                                         VIS 20080102 (130)


ETRE DE VRAIS AMIS DU CHRIST


CITE DU VATICAN, 2 JAN 2008 (VIS). Pour la première audience générale de 2008, salle Paul VI, en présence de 7.000 personnes, le Pape a évoqué le titre de Mère de Dieu attribué à la Vierge.   Il a rappelé que Theotokos, Mère de Dieu, "est le titre attribué officiellement à Marie au Concile d'Ephèse, en 431...où ont été confirmé solennellement l'unité des deux natures, divine et humaine, en la personne du Fils de Dieu, et la légitimité de l'attribution à la Vierge du titre de Theotokos, face à ceux qui proposaient celui de Christotokos, Mère du Christ, "cherchant à sauvegarder la pleine humanité de Jésus", car ce titre constituait "une menace à la doctrine de la pleine unité de la divinité et de l'humanité du Christ".

  Après le Concile d'Ephèse, a poursuivi Benoît XVI, "la dévotion mariale s'est répandue, on a construit de nombreuses églises consacrées à la Mère de Dieu; c'est le cas de la basilique Sainte Marie Majeure, ici à Rome... La doctrine sur Marie, Mère de Dieu, a été confirmée au Concile de Chalcédoine (451)" et le Concile Vatican II la reprend dans le huitième chapitre de la Constitution dogmatique sur l'Eglise Lumen Gentium".

  "Tous les autres titres attribués à la Vierge -a-t-il ajouté-, ont leur fondement dans sa vocation à être la Mère du Rédempteur": Immaculée Conception, Vierge de l'Assomption, et Mère du Corps Mystique du Christ, qu'est l'Eglise. "Pour cette raison le 21 novembre 1964, pendant le Concile Vatican II, Paul VI a attribué solennellement à Marie le titre de "Mère de l'Eglise".

  "Parce que Marie est la Mère de l'Eglise -a rappelé le Pape- elle est aussi la mère de chacun de nous, qui sommes membres de l'Eglise du Christ... Au moment suprême de l'accomplissement de la mission messianique, Jésus laisse à chacun de ses disciples, comme héritage majeur, sa Mère elle-même, la Vierge Marie".

  "En ce début d'année -a-t-il conclu-, nous sommes invités à considérer attentivement l'importance de la présence de Marie dans la vie de l'Eglise et dans notre existence. Implorons la Vierge pour qu'elle guide nos pas dans cette nouvelle période de temps que le Seigneur nous accorde, et pour qu'elle nous aide à être d'authentiques amis de son Fils et de fervents artisans de son règne dans le monde, règne de lumière et de vérité".
AG/MERE DE DIEU/...                                       VIS 20080102 (390)


FAMILLE, PRINCIPALE AGENCE DE PAIX


CITE DU VATICAN, 1 JAN 2008 (VIS). Après la messe de la paix célébrée en la basilique vaticane, Benoît XVI s'est adressé aux fidèles rassemblés place St.Pierre, auxquels il a souhaité une année sereine et féconde, sous la protection céleste de la Verge, "que la liturgie cite aujourd'hui sous son titre majeur de Mère de Dieu". Avant de réciter l'angélus, il a rappelé qu'en ce jour depuis 40 ans l'Eglise célèbre au nom de la Vierge Marie la Journée mondiale de la paix, dont le thème est cette année: "Famille humaine, communauté de paix". "C'est l'amour qui constitue et garde unie la famille, cellule vitale de la société, qui favorise entre les peuples la solidarité et la coopération caractérisant les membres de la famille humaine".

  Rappelant qu'il "y a un rapport étroit entre famille, société et paix", et citant son message du jour, le Saint-Père a ensuite dit que "quiconque, même involontairement, fait obstacle à l'institution familiale fragilise la paix de la communauté toute entière, nationale comme internationale, car il fragilise ce qui est la principale agence de paix". Toujours se citant, il a redit qu'on "ne vit pas par hasard les uns à côté des autres. Nous suivons un chemin commun de frères et de soeurs. Il est donc très important que chacun assume sa responsabilité devant Dieu et reconnaisse en lui la source de toute existence. De cette conscience découle l'engagement à faire de l'humanité une véritable communauté de paix, régie par une loi commune qui fasse que la liberté soit elle-même et protège le faible du fort".

  Le Pape a enfin demandé à Marie, "la Mère du Prince de la Paix, de soutenir l'Eglise dans son action au service de la paix. Qu'elle aide la communauté des peuples, qui fêtent en 2008 le 70 anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme, à avancer vers une solidarité plus vraie et une paix plus solide".
ANG/PAIX/...                                             VIS 20080102 (330)

LA PAIX, DON DIVIN


CITE DU VATICAN, 1 JAN 2008 (VIS). Le Saint-Père a présidé en la basilique vaticane la messe de la solennité de la Mère de Dieu à l'occasion de la XLI Journée mondiale de la paix, dont le thème pour 2008 est: "Famille humaine, communauté de paix".

  Le Pape a ouvert son homélie en demandant le don de la paix pour les familles, les peuples et le monde entier. Puis il a dit: "Nous aspirons tous à vivre en paix, la vraie paix, celle que les anges ont annoncée la nuit de Noël, qui n'est ni une conquête de l'homme ni le résultat d'accords politiques. La paix est d'abord un don divin qu'il faut constamment implorer, et en même temps un engagement à  poursuivre avec patience, en étant toujours docile aux commandements du Seigneur".

  Benoît XVI a ensuite rappelé que dans son Message pour la Journée mondiale de la paix "le rapport étroit entre la famille et la construction de la paix dans le monde" est tout particulièrement souligné. "La famille naturelle, fondée sur le mariage entre un homme et une femme, est  le berceau de la vie et de l'amour, la première et irremplaçable éducatrice à la paix'". C'est pour cette raison que la famille est "la principale agence de paix" et que "la négation ou la restriction des droits de la famille, en obscurcissant la vérité sur l'homme, menace les fondements mêmes de la paix".

  "Comme l'humanité est une grande famille, a poursuivi le Saint-Père, si l'on veut vivre en paix, l'on doit s'inspirer de ces valeurs qui fondent et régissent la communauté familiale". Puis, évoquant le mystère de la maternité divine de Marie, il a dit que "si nous reconnaissons dans l'Enfant Jésus le Fils éternel de Dieu et si nous l'accueillons comme notre unique Sauveur, nous pouvons être appelés fils de Dieu. Fils dans le Fils, nous le sommes réellement".

  "L'Enfant qui vagit dans la crèche, tout en étant en apparence comme tous les enfants du monde, est en même temps totalement différent : il est le Fils de Dieu, il est Dieu, vrai Dieu et vrai homme. Ce mystère -l'Incarnation du Verbe et la maternité divine de Marie- est grand et difficile à comprendre avec l'intelligence humaine. Cependant -a ajouté le Pape-, à l'école de Marie, nous pouvons comprendre avec le cœur ce que les yeux et l'intelligence ne peuvent percevoir par eux-mêmes, ne peuvent contenir".

  "C'est seulement en préservant notre cœur -a conclu le Pape-, c'est-à-dire en nous unissant et en trouvant une unité dans tout ce que nous vivons, que nous pouvons pénétrer, à la suite de Marie, dans le mystère d'un Dieu qui s'est fait homme par amour et qui nous appelle à le suivre sur la voie de l'amour; un amour à traduire chaque jour par un service généreux envers nos frères".
HML/MESSE NOUVEL AN/...                                  VIS 20080102 (490)


MANQUE D'ESPERANCE, UN MAL OBSCUR


CITE DU VATICAN, 31 DEC 2007 (VIS). Le Pape a présidé en la basilique vaticane les premières vêpres de la Solennité de Marie Mère de Dieu, le salut au Saint Sacrement, le Te Deum d'action de grâces et la bénédiction eucharistique.

  Commentant le passage de l'Epître aux Galates sur "la libération de l'homme opérée par Dieu dans le mystère de l'Incarnation" le Pape a dit que Paul "mentionne de manière très discrète celle par qui le Fils de l'Homme est entré dans le monde... Marie est la Mère du Sauveur", a-t-il rappelé en soulignant qu'elle "est aussi notre mère, car en vivant une relation maternelle très particulière avec son fils, elle a partagé sa mission pour nous et pour le salut de tous les hommes. ... De cette façon, Marie constitue pour l'Eglise l'image par excellence, et c'est en elle que la communauté ecclésiale doit continuellement découvrir le sens authentique de sa vocation et de son mystère".

  Soulignant que le Verbe incarné "s'est fait comme nous pour nous rendre comme lui, fils dans le Fils et donc hommes libérés de la loi du péché", Benoît XVI s'est ensuite demandé si ce n'était pas "un motif fondamental pour rendre grâce à Dieu", en particulier "pour ses nombreux bienfaits et son aide constante ces douze derniers mois". C'est pourquoi "chaque communauté chrétienne se réunit pour chanter le Te Deum, l'hymne traditionnel de louange et d'action de grâces à la Sainte Trinité".

  Puis il a demandé au Seigneur d'accorder sa miséricorde aux personnes et aux familles souffrant "de graves carences et de la pauvreté, qui les empêchent d'appréhender l'avenir avec confiance", ajoutant que "beaucoup, des jeunes surtout, sont attirés par une fausse exaltation ou une profanation du corps, par la banalisation de la sexualité". Après avoir évoqué les nombreux "dangers du consumérisme et du sécularise", le Saint-Père a affirmé qu'à "Rome aussi l'on perçoit ce manque d'espérance et de confiance en la vie, qui constitue le mal obscur de la société moderne". Cependant, a-t-il ajouté, "les lumières et les motifs d'espérance sur lesquels implorer la bénédiction divine ne manquent pas".

  Benoît XVI a cité la communauté diocésaine de Rome, qui s'efforce de donner une réponse à la "grande urgence éducative", à savoir "la difficulté à transmettre aux nouvelles générations les valeurs de base de l'existence et d'un comportement droit". L'Eglise, a-t-il poursuivi, "entend faire face à cette priorité, sans bruit, avec confiance et patience, en premier lieu dans le cadre de la famille". En ce sens, le Pape a constaté que le travail réalisé ces dernières années par les paroisses et associations pour la pastorale familiale "continue à se développer et à porter ses fruits".

  Le Saint-Père a ensuite demandé au Seigneur de protéger "les initiatives missionnaires des jeunes, qui se développent et dans lesquelles de nombreux jeunes assument personnellement la responsabilité et la joie de l'annonce et du témoignage de l'Evangile".

  Le Pape a conclu en soulignant que "le Christ est notre espérance totalement fiable", demandant à Dieu de faire "de chacun de nous un authentique ferment d'espérance dans les différents milieux, pour que l'on puisse construire un avenir meilleur"
.HML/VEPRES:TE DEUM/...                                VIS 20080102 (540)


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