CITE DU VATICAN, 11 NOV 2008 (VIS). Ce matin a été présentée près la Salle-de-Presse du Saint-Siège la Conférence internationale intitulée "La pastorale des enfants malades", qui bénéficiera des qualifications de 41 experts internationaux (13 - 15 novembre). La conférence de presse a été présidée par le Cardinal Javier Lozano Barragán, Président du Conseil pontifical pour la pastorale de la santé, assisté de Mgr.José L.Redrado, OH, Secrétaire, du P.Felice Ruffini, MI, Sous-secrétaire, de Mme Bruna Costacurta, Professeur d'exégèse près l'Université pontificale Grégorienne, et de M.Alberto G.Ugazio, Coordinateur du département de pédiatrie de l'Hôpital Bambino Gesú de Rome.
D'emblée le Cardinal a souligné que ces dix dernières années plus de deux millions d'enfants ont péri dans des guerres, tandis que six autres millions y ont été blessés. Des dizaines de milliers d'entre-eux ont été victimes de mines, tandis que plus de 4.300.000 autres sont morts du SIDA. En outre, on compte aujourd'hui environ 300.000 enfants-soldats. "La misère reste la cause principale des maladies infantiles et un milliard 200 millions de personnes ont moins d'un dollar par jour. Dans les pays développés un enfant sur six vit en état de pauvreté...et 250 millions d'enfants de moins de 15 ans doivent travailler, dont 60 millions dans des conditions effroyables... Nombre d'entre-eux sont abandonnés à eux-mêmes". Qui plus est, a poursuivi le Cardinal Lozano Barragán, "sans contrôles de type moral, les enfants peuvent utiliser la télévision et internet, tandis que le trafic sexuel, la pédophilie, la violence scolaire et les bandes s'accroissent... Trop de familles renoncent à leur devoir tandis que l'école se réduit à une simple information sans formation véritable".
Puis il a exposé le thème du congrès et sa méthode de travail. La première partie s'intéressera au phénomène des enfants malades et à l'origine des maladies infantiles, en rapport notamment avec la démographie. Elle étudiera la population infantile et sa mortalité, puis les maladies spécifiques en étant attentive à l'impact et aux dangers de la globalisation en la matière. Est-elle un espoir ou bien un danger pour l'enfance souffrante?... Nous aborderons aussi -a ajouté le Président du Conseil pontifical- la question du mode de vie et de l'alimentation...mais également les cadres législatifs, les systèmes sanitaires..., ce que l'OMS promeut dans ce domaine". La seconde partie permettra une réflexion fondée sur les données de l'Ecriture et des Pères relatives à la cure des enfants, y compris au long de l'histoire de l'Eglise et selon le charisme des saints qui se sont intéressés aux enfants malades... Ces analyses seront confrontées aux approches semblables dans les autres grandes religions". Enfin, la dernière partie des travaux traitera des actions, de la catéchèse et de la formation spécifique à appliquer à ces graves problèmes. Comment adapter aux enfants malades la pastorale sacramentelle, comment utiliser la psychologie? "Nous parlerons de recherche médicale et nutritionnelle, d'hygiène de vie...mais aussi de l'usage des médias dans le cadre socio-culturel, de la diversité des systèmes de santé dans le monde..., de la question migratoire. On étudiera aussi le rôle des diocèses et des paroisses, des congrégations religieuses et du volontariat".
OP/CONFERENCE ENFANTS MALADES/LOZANO BARRAGAN VIS 20081111 (520)

CITE DU VATICAN, 11 NOV 2008 (VIS). Le Saint-Père a:
-Accepté la renonciation à la charge pastorale du diocèse de Bathurst (Australie), présentée pour limite d'âge par Mgr.Patrick Dougherty.
-Nommé Mgr.Daniel Nlandu Mavi, Coadjuteur de l'Evêque de Matadi (République démocratique du Congo). Il était jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de Kinshasa.
-Nommé Membres de l'Académie pontificale des sciences: M.Govind Swarup, Professeur près le National Centre for Radio Astrophysics de Mumbai (Inde), et M.Stanislas Dehaene, Professeur au Collège de France (France).
RE:NEC:NA/.../... VIS 20081111 (90)
CITE DU VATICAN, 10 NOV 2008 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audiences séparées neuf prélats de la Conférence épiscopale bolivienne, en visite Ad Limina:
-Le Cardinal Julio Terrazas Sandoval, CSSR, Archevêque de Santa Cruz de la Sierra, accompagné de ses Auxiliaires, Mgr.Sergio Alfredo Gualberti Calandrina, Mgr.Stanislaw Dowlaszewicz Billman, OFM.Conv., et Mgr.Braulio Sáez García, OCD.
-Mgr.Tito Solari Capellari, SDB, Archevêque de Cochabamba, accompagné de son Auxiliaire, Mgr.Luis Sáinz Hinojosa, OFM.
-Mgr.Jorge Herbas Balderrama, OFM, Coadjuteur du Prélat de Aiquile.
-Mgr.Jesús Juárez Párraga, SDB, Evêque de El Alto.
-Mgr.Carlos Stetter, Evêque de San Ignacio de Velasco.
Samedi dernier, 8 novembre, il avait successivement reçu:
-Mgr.Vernon James Weisgerber, Archevêque de Winnipeg et Président de la Conférence épiscopale canadienne, accompagné de Mgr.Pierre Morissette, Evêque de Baie-Comeau et Vice-président, et de Mgr.Mario Paquette, Secrétaire-général.
-Cinq prélats de la Conférence épiscopale bolivienne, en visite Ad Limina:
-Mgr.Gonzalo Ramiro del Castillo Crespo, OCD, Ordinaire militaire.
-Mgr.Julio María Elías Montoya, OFM, Vicaire apostolique de El Beni, accompagné de son Auxiliaire, Mgr.Francisco Focardi, OFM, et de son prédécesseur, Mgr.Manuel Eguiguren Galarraga, OFM.
-Mgr.Antonio Bonifacio Reimann Panic, OFM, Vicaire apostolique de Nuflo de Chávez.
-Mgr.Mieczyslaw Mokrzycki, Archevêque de Lviv (Ukraine).
-Le Cardinal Giovanni Battista Re, Préfet de la Congrégation pour les évêques.
AL:AP/.../... VIS 20081110 (200)

CITE DU VATICAN, 10 NOV 2008 (VIS). Le 6 novembre à Nuremberg (Allemagne), le Secrétaire de la Congrégation pour l'éducation catholique, est intervenu au cours du IV Séminaire européen des ministres de l'éducation des pays signataires de la Convention culturelle européenne: "Enseigner la mémoire pour une Europe du droit et de la liberté" (5 - 7 novembre).
Mgr.Jean-Louis Bruguès, OP, a tout d'abord souligné l'importance symbolique du lieu choisi, la cité historique de Nuremberg où se déroulèrent les grands rassemblements nazis, mais aussi le procès où les plus graves crimes contre l'humanité ont été flétris. Les faits dont cette ville a été le témoin, nous parlent du drame d'une époque où la liberté et la justice furent niées, et la dignité humaine piétinée. Le souvenir du drame et l'hommage dû à la mémoire de ses victimes exige que nous nous rendions à cette évidence. Ces vicissitudes ténébreuses en appellent à notre responsabilité dans la construction, aujourd'hui et demain, de notre continent. Qu'en aucun endroit de l'Europe, que nulle part dans le monde ne se reproduisent de telles tragédies! A ce sujet, le Saint-Siège encourage l'engagement des pays qui adhèrent à la Convention culturelle européenne à faire de la mémoire un lieu d'enseignement. La mémoire, en effet, ne contribue pas seulement à restituer le passé ; elle doit pouvoir conduire à une meilleure compréhension mutuelle, au dialogue, à la prévention des crimes contre l'humanité, à la consolidation de l'Europe du droit et de la liberté".
Le droit et la liberté, a poursuivi le représentant du Saint-Siège, "sont essentiels pour éviter que ne reviennent des totalitarismes. Le droit se fonde sur un sens de la dignité et de la justice particulièrement élevé... Sans la passion pour la justice et la liberté, nous risquons de retomber en barbarie. Cela signifie que chacun de nous, à la mesure de ses possibilités, s'emploie à ce que le mal ne l'emporte plus sur le bien, comme ce fut le cas pour des millions de juifs. Il faut donc redoubler d'efforts pour libérer l'homme du spectre du racisme, de la xénophobie, de l'asservissement, de l'exclusion et de la marginalisation. Il faut extirper ces maux qui continuent à se manifester dans les sociétés de ce temps, et remettent en cause les fondements de toute coexistence pacifique".
"Le devoir de mémoire doit ainsi continuer à animer notre esprit et notre cœur. Il pousse la raison humaine à dévoiler le mal sous toutes ses formes et à le rejeter... Au fur et à mesure que le temps passe, les témoins directs de cette tragédie se font plus rares. Cela nous incite à fournir un effort majeur afin que la mémoire soit conservée et transmise aux nouvelles générations. Il nous revient, par conséquent, d'encourager toutes les initiatives allant en ce sens, à l'instar de la Journée de la mémoire et de la prévention des crimes contre l'humanité, qui contribuent à maintenir vivantes la mémoire de ces événements tragiques, ainsi que les interrogations et réflexions qu'il suscitent".
DELSS/MEMOIRE/NUREMBERG:BRUGUES VIS 20081110 (510)

CITE DU VATICAN, 10 NOV 2008 (VIS). Benoît XVI a reçu ce matin les prélats de la Conférence épiscopale bolivienne au terme de leur visite Ad Limina. Au début de son discours, il a évoqué "les circonstances difficiles qui touchent les fidèles et les citoyens" de ce pays, "et qui semblent s'aggraver. Elles sont certainement un sujet de préoccupation et d'attention pastorale spéciale pour l'Eglise qui a su se rendre proche des Boliviens dans les situations délicates, dans l'unique but de maintenir l'espérance, de raviver la foi, de consolider l'unité, d'encourager à la réconciliation et de sauvegarder la paix".
"D'autres défis ne manquent pas dans le travail pastoral, puisque la foi établie en terre bolivienne a toujours besoin de se nourrir et de se fortifier, spécialement lorsque sont perçus des signes d'un certain affaiblissement de la vie chrétienne par des facteurs d'origines diverses, une grande incohérence entre la foi professée et les règles de vie personnelle et sociale, ou une formation superficielle qui laissent les baptisés exposés à l'influence de promesses attirantes mais vaines". Puis il a relevé que pour faire face à ces problèmes, "l'Eglise en Bolivie peut compter sur un moyen puissant, la piété populaire, précieux trésor accumulé pendant des siècles grâce au travail de missionnaires audacieux, et maintenu avec une constante fidélité pendant des générations dans les familles boliviennes. C'est un don qui doit être certainement gardé et promu aujourd'hui,...pour que la valeur des signes pénètre au plus profond des cœurs, soit toujours éclairée par la Parole de Dieu et se transforme en convictions fermes de foi, consolidée par les sacrements et la fidélité aux valeurs morales". Pour cela, a-t-il poursuivi, "il faut une catéchèse systématique, généralisée et pénétrante qui enseigne clairement et intégralement la foi catholique... Il faut aussi une éducation générale de qualité, qui comprenne la dimension spirituelle et religieuse de la personne et contribue puissamment à poser des bases solides pour faire grandir la foi". Le Pape a ainsi rappelé que l'Eglise bolivienne dispose de nombreuses institutions éducatives, "certaines de grand prestige qui doivent pouvoir compter sur l'attention de leurs pasteurs pour être maintenues et respectées dans leur identité propre".
Benoît XVI a alors manifesté sa joie pour les efforts déployés par ses hôtes "pour offrir aux séminaristes une solide formation humaine, spirituelle, intellectuelle et pastorale en les confiant à des prêtres aptes à les accompagner dans le discernement de leur vocation et leur assurer aptitude et compétence... Un suivi postérieur est aussi nécessaire -a-t-il ajouté- pour garantir une formation permanente du clergé et des agents pastoraux, qui nourrisse constamment leur vie spirituelle et empêche que leur travail ne tombe dans la routine et la superficialité". Après avoir rappelé l'importance de l'écoute et de la méditation des Ecritures qui "doit toujours être au premier plan", il a souligné que "de l'écoute docile de la Parole divine, naît l'amour du prochain et, avec lui, le service désintéressé des frères, aspect qui occupe un rang très important dans l'action pastorale en Bolivie, face à la situation de pauvreté, la marginalisation ou la détresse d'une grande partie de la population". Le Saint-Père a conclu en encourageant les évêques dans leur mission de "guides de l'Eglise en Bolivie, et dans l'esprit de communion et de concorde entre vous. Une communion enrichie par les liens particuliers d'étroite fraternité avec les autres Eglises locales, certaines dans des terres éloignées, mais qui désirent partager avec vous les joies et les espérances de l'évangélisation dans ce pays".
AL/.../BOLIVIE VIS 20081110 (590)

CITE DU VATICAN, 9 NOV 2008 (VIS). Après l'angélus, le Pape a évoqué "les tragiques évènements de la nuit du 9 au 10 novembre 1938, quand la furie nazie se déchaîna en Allemagne contre les juifs... Magasins, bureaux, habitations et synagogues furent dévastés et détruits, de nombreuses personnes aussi furent tuées, marquant le début d'une persécution systématique et violente des juifs allemands, qui s'est terminée par la Shoah. Aujourd'hui encore j'éprouve de la douleur pour ce qui s'est passé, et le souvenir doit servir à faire en sorte que de telles horreurs ne se répètent plus et que l'on lutte, à tous les niveaux, contre toute forme d'antisémitisme et de discrimination, en éduquant les jeunes générations au respect de l'autre. J'invite, en outre, à prier pour ces victimes et à vous unir à moi en manifestant une profonde solidarité avec le monde juif".
Le Pape a ensuite lancé un appel pour la paix en République démocratique du Congo. "D'inquiétantes nouvelles nous parviennent de la région du nord Kivu. De sanglants affrontements armés et des atrocités systématiques ont fait et font de nombreuses victimes parmi des civils innocents. Des destructions, saccages et violences de tous types ont contraint des dizaines de milliers de personnes à abandonner le peu qu'ils avaient pour survivre. On dénombre actuellement plus d'un million et demi de réfugiés. J'exprime ma particulière proximité à tous et à chacun de leurs souhaits, et j'encourage et béni tout ceux qui agissent pour alléger leur souffrance parmi lesquels notamment les opérateurs pastoraux de cette Eglise locale. J'adresse aux familles qui ont perdu des proches mes condoléances et l'assurance de ma prière pour les défunts. Enfin, je renouvelle mon appel fervent afin que tous collaborent pour le retour de la paix sur cette terre martyrisée depuis trop longtemps, dans le respect de la légalité et surtout de la dignité de toute personne".
Benoît XVI a enfin parlé de la Journée d'action de grâce des agriculteurs italiens, qui cette année avait pour thème: J'avais faim et tu m'as rassasié. "J'unis ma voix -a-t-il dit- à celle des évêques qui, par ces paroles de Jésus, attirent notre attention sur le problème grave et complexe de la faim, encore accru par l'augmentation des prix de quelques aliments de base. L'Eglise propose encore le principe fondamental de la destination universelle des biens et le met en pratique à l'exemple du Seigneur Jésus par de multiples initiatives de partage. Je prie pour le monde rural, spécialement pour les petits cultivateurs des pays en développement. J'encourage et je bénis ceux qui s'engagent pour que personne ne manque d'une alimentation saine et adéquate: celui qui secourt le pauvre, secourt le Christ lui-même".
ANG/JUIFS:PAIX:FAIM/... VIS 20081110 (450)

CITE DU VATICAN, 9 NOV 2008 (VIS). A l'occasion de son rendez-vous dominical, Benoît XVI a d'abord rappelé aux fidèles rassemblés Place St.Pierre que c'est aujourd'hui la fête de la dédicace de la Basilique du Latran, mère de toutes les églises de Rome et du monde. La cathédrale romaine, construite dès après l'édit de Constantin qui garantit en 313 aux chrétiens la liberté de culte, fut consacrée en 324 par Silvestre I. C'est au VI siècle que les noms de Jean le Baptiste et de Jean l'Evangéliste seront ajoutés à celui du Sauveur comme titulaires de la cette basilique papale. Ainsi que le disait saint Ignace d'Antioche, en commémorant sa dédicace, on exprime l'attachement à l'Eglise de Rome, qui préside à la charité de la communion catholique.
En cette fête, "la Parole de Dieu rappelle une vérité essentielle. Le temple fait de pierre symbolise l'Eglise vivante qu'est la communauté chrétienne, vue depuis Pierre et Paul comme un édifice spirituel bâti par Dieu au moyen des pierres vivantes que sont les chrétiens et reposant sur la pierre d'angle qu'est le Christ... La beauté et l'harmonie des églises -a poursuivi le Saint-Père- louent Dieu et nous invitent, nous qui sommes limités et pécheurs, à nous transformer en cosmos, en construction ordonnée et en communion avec Jésus qui est le véritable Saint des Saints. Ceci se réalise au plus haut niveau dans la liturgie eucharistique où la communauté des baptisés se retrouve à l'écoute de la Parole et pour se nourrir du corps et du sang du Christ. C'est autour de cette double table que l'Eglise de pierres vivantes se bâtit dans la vérité et dans la charité, sous l'inspiration de l'Esprit". La solennité de ce jour, a conclu Benoît XVI célèbre "un mystère toujours actuel: Dieu veut constituer le monde en temple spirituel", ce qui implique aussi "l'importance des édifices matériels dans lesquels les fidèles prient. Chaque communauté a donc le devoir d'entretenir son église, élément d'un patrimoine religieux et historique de grande valeur".
ANG/BASILIQUE LATRAN/... VIS 20081110 (340)

CITE DU VATICAN, 8 NOV 2008 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Rino Passigato, Nonce apostolique au Portugal, jusqu'ici Nonce au Pérou.
NN/.../PASSIGATO VIS 20081110 (30)
CITE DU VATICAN, 8 NOV 2008 (VIS). Le Pape a reçu ce matin les participants au congrès consacré au Magistère de Pie XII dans Vatican II, organisé du 6 au 8 novembre par les universités pontificales Grégorienne et du Latran. Benoît XVI a d'abord souligné que le magistère du serviteur de Dieu Pie XII, dont on commémore cette année le cinquième anniversaire de la mort, est un précieux héritage pour l'Eglise. Puis a rappelé que Pie XII avait écrit plus de quarante encycliques, dont Mystici Corporis dans laquelle le Pape aborde le thème de la nature vraie et intime de l'Eglise, mais également Divino Afflante Spiritu sur l'Ecriture ou Mediator Dei sur la liturgie.
"A de nombreuses occasions, Pie XII a parlé de la responsabilité des laïcs dans l'Eglise", et de "la grande importance des moyens de communication modernes,...tout en soulignant le devoir des journalistes de fournir des informations vraies et respectueuses des normes morales... Tout en admirant aussi les conquêtes dans le domaine scientifique, il ne manquait pas de mettre en garde contre les risques qu'une recherche qui ne tenait pas compte des valeurs morales pouvait comporter" et "il prévenait de la nécessité d'empêcher à tout prix que ces progrès scientifiques de génie soient utilisés pour la construction d'armes de mort qui auraient pu provoquer d'énormes catastrophes voire la destruction totale de l'humanité".
"L'enseignement mariologique de Pie XII qui atteint son sommet dans la proclamation du dogme de l'Assomption de la Vierge Marie mérite aussi une attention particulière puisque le Saint-Père entendait par là souligner la dimension eschatologique de notre existence et mettre davantage en valeur la dignité de la femme". Soulignant combien "Pie XII était un homme mesuré et réaliste...et protégé du danger du pessimisme qui n'atteint pas le croyant", le Pape a ajouté que "les polémiques stériles l'ennuyaient et qu'il était profondément méfiant face au fanatisme et au sentimentalisme". On notait en lui "un effort constant et une volonté ferme de se donner à Dieu sans compter et sans égard pour sa faible santé... Tout lui venait de l'amour pour son Seigneur Jésus-Christ et de l'amour pour l'Eglise et pour l'humanité. En fait, il était surtout un prêtre en union permanente et intime avec Dieu... C'est là qu'il puisait pour donner un élan à son magistère comme d'ailleurs à toutes ses autres activités. Son magistère fécond a encore pour les chrétiens d'aujourd'hui une valeur inestimable... L'héritage du magistère de Pie XII a été recueilli par le Concile Vatican II et proposé de nouveau aux générations chrétiennes suivantes". Le Saint-Père a conclu en disant que "dans la personne du Pie XII, le Seigneur a fait un don exceptionnel à son Eglise, pour lequel nous devons tous le remercier".
AC/PIE XII/... VIS 20081110 (460)

CITE DU VATICAN, 8 NOV 2008 (VIS). Benoît XVI a reçu ce matin les lettres de créances de M.Wang Larry Yu-Yuan, le nouvel Ambassadeur de Chine-Taïwan, devant lequel il a souligné combien son pays cultivait un fort sentiment d'appartenance à la communauté internationale et à la famille humaine. Cela se manifeste, a-t-il précisé, "sous de multiples formes et notamment dans la générosité de son aide d'urgence aux pays les plus pauvres. Ainsi contribue-t-il efficacement à la construction d'un monde plus sûr et plus stable, ce dont le Saint-Siège se félicite", qui collabore volontiers avec les promoteurs de la paix et du développement.
Puis rappelant que les catholiques ne représentent même pas 1% de la population, le Pape a dit qu'ils "sont fiers de participer au développement d'une société plus juste, vraiment soucieuse du sort des plus faibles". Il a également salué l'engagement des pouvoirs publics en faveur de la liberté religieuse, "ce qui permet à l'Eglise d'assumer sa mission d'amour et de service, d'exercer librement son culte et de proclamer l'Evangile". Grâce à la spiritualité et à la sagesse traditionnelle de son peuple, on peut constater en Asie "une grande vitalité religieuse et une capacité de renouveau qui préparent le terrain à un fertile dialogue inter-religieux".
Il est aujourd'hui important "que les peuples puissent s'entendre dans le respect et la dignité, conscients de ce qu'ils partagent plus de valeurs que les différences culturelles les séparant... Le dialogue franc et constructif est le moyen de résoudre les conflits qui menacent la stabilité mondiale. C'est pourquoi le Saint-Siège salue les progrès dans les relations entre Taïwan et la Chine continentale". L'Eglise catholique s'applique toujours à favoriser les solutions pacifiques "en étant attentive au moindre signal de dialogue et de réconciliation". Ainsi appuie-t-elle les efforts des gouvernements dans la défense de la dignité humaine et la recherche de la paix.
CD/AMBASSADEUR CHINE-TAIWAN/YU-YUAN VIS 20081110 (320)

CITE DU VATICAN, 7 NOV 2008 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audiences séparées quatre prélats de la Conférence épiscopale bolivienne, en visite Ad Limina:
-Mgr.Krzysztof Bialasik Wawrowska, SVD, Evêque d'Oruro.
-Mgr.Leonardo Mario Bernacchi, OFM, Vicaire apostolique de Camiri.
-Mgr.Luis Morgan Casey, Vicaire apostolique de Pando.
-Mgr.Carlos Bürgler, CSSR, Vicaire apostolique de Reyes.
En fin d'après-midi il devrait recevoir le Cardinal William Joseph Levada, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi.
AL:AP/.../... VIS 20081107 (80)
CITE DU VATICAN, 7 NOV 2008 (VIS). Le Pape a reçu ce midi le congrès international sur le don d'organes en cours à Rome sous les auspices de l'Académie pontificale pour la vie, de la Fédération internationale des associations médicales catholiques et du Centre italien de transplantations. Benoît XVI a d'abord rappelé que la transplantation de tissus et organes "constitue une grande conquête scientifique et un grand espoir pour tant de malades graves. Malheureusement, la question des disponibilités d'organes vitaux n'a rien de théorique. Elle apparaît dramatique lorsqu'on voit tant de malades en attendre une ultime chance de survie, conditionnée par des disponibilités sans mesure avec les besoins". Puis il a rappelé que "le corps et l'esprit donnés ensemble à une personne constitue un tout formé à l'image de Dieu". Pour ce, il est nécessaire d'en respecter la dignité et d'en défendre l'identité".
En matière de transplantations, le Pape a affirmé qu'on ne pouvait offrir un organe que si vie et identité étaient sauvegardées, pour un motif légitime et de manière proportionnée. "Toute logique commerciale ou l'adoption de critères discriminatoires ou utilitaristes...sont moralement illicites. La communauté scientifique médicale doit absolument rejeter tout abus de transplantation, tout trafic affectant des personnes sans défense comme les enfants. Ces geste doivent être condamnés comme abominables, tout comme la création et la destruction d'embryons humains à des fins thérapeutiques. Le seul fait de considérer un embryon comme matériau thérapeutique offense les principes culturels, philosophiques et éthiques qui fondent la dignité de la personne". Rappelant que le consentement volontaire est un préalable à la transplantation, et il ne saurait être compris comme un acte coercitif ou une exploitation, Benoît XVI a dit que "les organes vitaux ne peuvent être prélevés que sur des cadavres, dont la dignité doit elle-aussi être respectée. Récemment, la science a fait de grand progrès dans le constat de l'état de mort...et en la matière il ne peut y avoir le moindre doute d'arbitraire. En absence de certitude absolue, le principe de précaution doit prévaloir".
Puis le Saint-Père a dit que le receveur doit pour sa part être conscient de la valeur du geste qui le sauve, car destinataire d'un don qui va au-delà du simple bénéfice thérapeutique... Il est un témoin d'un acte d'amour qui doit susciter une réaction généreuse, de manière à développer la culture de la gratuité du don... Une médecine des transplantations doit correspondre à une éthique du don et à effort pour investir au maximum dans la formation et l'information, dans la sensibilisation des consciences à une problématique qui touche de près la vie de tant de personnes. Il faudra donc -a conclu le Pape- éviter malentendus et préjugés, doutes et peurs, et les remplacer par des certitudes et des garanties qui feront mieux prendre conscience du grand don de la vie".
AC/TRANSPLANTATIONS/... VIS 20081107 (480)

CITE DU VATICAN, 7 NOV 2008 (VIS). Benoît XVI a reçu les lettres de créances de M.Vytautas Alisauskas, le nouvel Ambassadeur de Lituanie, qu'il a félicité d'avoir dit que l'Europe d'aujourd'hui devait s'inspirer de la tradition évangélique. Il a ensuite rappelé que durant la période d'oppression, la foi avait soutenu les lituaniens, avant de les aider à consolider leur identité.
Maintenant qu'elle a recouvré son indépendance, a poursuivi le Pape, la Lituanie "est le témoin éloquent des valeurs qui permirent à ses fils de survivre à cette longue épreuve... Ceux qui ont vécu ces évènements étaient fermement convaincus de ce que le bonheur véritable réside en Dieu. Ils savaient qu'une société sans Dieu est condamnée à ne plus percevoir le bien, la vérité ou la bonté de l'existence". Dans l'Europe de l'est a dores et déjà grandi une génération "qui n'a pas connu le totalitarisme et qui considère la liberté politique comme normale. Cela entame les bénéfices acquis dans l'épreuve... Malgré la liberté, la société contemporaine tend à se fragmenter et à tomber dans la confusion morale. Il est donc vital que la Lituanie et l'Europe cultivent la mémoire d'une histoire qui les a modelées, afin de conserver leur identité et de progresser durant le siècle qui s'ouvre".
"C'est un paradoxe tragique que dans le monde de la globalisation, avec toutes ses capacités de communication et d'interaction, avec une dimension inimaginable il y a peu encore, tant de personnes se sentent isolées, tant de problèmes surgissent qui sont sans solution politique... L'Eglise a un rôle important à jouer...car elle tend à bâtir la civilisation de l'amour". Naturellement, c'est l'amour de Dieu qui porte à la justice envers l'autre. C'est le christianisme qui porte à la solidarité, "à l'engagement à servir en responsabilisant les membres les plus faibles de la société plutôt qu'en cherchant à accumuler des richesses personnelles. Notre société a besoin de se libérer de l'emprise du matérialisme pour se recentrer sur les valeurs qui développent et font le bien de l'humanité".
Puis Benoît XVI a dit que la Lituanie et le Saint-Siège peuvent collaborer à la formation d'une Europe "où les priorités soient la défense du mariage et de la famille, la protection de la vie de sa conception à sa conclusion naturelle, le développement de l'éthique dans la recherche scientifique... Il faut promouvoir une véritable solidarité envers les pauvres, les malades, les marginaux de toute sorte". Tout cela, a conclu le Pape, sera une réponse pour tous ceux qui "attendent des réponses à leurs inquiétudes face à la vie, pour les jeunes avant tout. Un appel lancé tous ceux qui désirent connaître la vérité, souvent cachée derrière les messages superficiels de la société postmoderne. Ainsi attirera-t-on tous ceux qui ont une vision du monde basée sur le relativisme et le sécularisme, qui aspirent pourtant à vivre en harmonie avec la noblesse profonde de l'âme humaine".
CD/AMBASSADEUR LITUANIE/ALISAUSKAS VIS 20081107 (490)

CITE DU VATICAN, 7 NOV 2008 (VIS). Hier en fin d'après-midi a été diffusée la déclaration finale du premier séminaire du Forum catholico-musulman (Rome 4 - 6 novembre): "Amour de Dieu, amour du prochain" Les délégués des deux parties et leurs conseillers ont abordé deux grands thèmes: les Fondements théologiques et spirituels, la Dignité humaine et Respect mutuel. "Des points de ressemblance et de divergence ont émergé, réfléchissant le génie spécifique et distinctif des deux religions". Voici les extraits majeurs du document:
"Pour les chrétiens, la source et l'exemple de l'amour de Dieu et du prochain est l'amour du Christ pour son Père, pour l'humanité et pour toute personne... L'amour du prochain ne peut pas être séparé de l'amour de Dieu, parce que c'est une expression de notre amour de Dieu... Enraciné dans l'amour oblatif du Christ, l'amour chrétien est pardon et n'exclut personne, il inclut donc aussi les ennemis".
Pour les musulmans, "l'amour est une puissance transcendante intemporelle qui guide et transforme mutuellement le regard humain. Cet amour, comme l'indique le saint et bien-aimé prophète Mahomet, est antérieur à l'amour humain pour l'Unique Vrai Dieu... La vie humaine est un don très précieux de Dieu à chaque personne. Elle doit donc être préservée et honorée à toutes ses étapes. La dignité humaine découle du fait que chaque personne humaine est créée par un Dieu d'amour et par amour, et a été dotée des dons de la raison et du libre-arbitre, et ainsi rendu capable d'aimer Dieu et les autres. Sur la base solide de ces principes, la personne requiert le respect de sa dignité originelle et de sa vocation humaine. Elle a donc droit à une pleine reconnaissance de son identité et de sa liberté par les individus, les communautés et les gouvernements, appuyée par une législation civile qui garantisse des droits égaux et une entière citoyenneté".
Musulmans et catholiques "affirmons que la création de l'humanité par Dieu revêt deux grands aspects : la personne humaine, homme et femme, et nous nous engageons ensemble à garantir que la dignité humaine et le respect soient étendus sur une base d'égalité aux hommes et aux femmes. Le véritable amour du prochain implique le respect de la personne et de ses choix dans les domaines de la conscience et de la religion. Il inclut le droit des individus et des communautés à pratiquer leur religion en privé et en public. Les minorités religieuses ont droit au respect de leurs convictions et de leurs pratiques religieuses. Elles ont aussi droit à des lieux de culte et leurs fondateurs et leurs symboles qu'ils considèrent comme sacrés ne doivent être en aucune manière objets de moquerie ou de ridicule".
"En tant que croyants catholiques et musulmans, nous sommes conscients de l'injonction et l'impératif de témoigner de la dimension transcendante de la vie, par une spiritualité nourrie par la prière, dans un monde qui devient de plus en plus sécularisé et matérialiste. Nous affirmons qu'aucune religion ni ses disciples ne peuvent être exclus de la société. Chacun doit être en mesure d'apporter sa contribution indispensable au bien de la société, spécialement au service des plus nécessiteux. Nous reconnaissons que la création de Dieu, dans sa pluralité de cultures, de civilisations, de langues et de peuples, est une source de richesse et ne doit par conséquent jamais devenir une source de conflit. Nous sommes convaincus que catholiques et musulmans ont le devoir de pourvoir à une solide éducation de leurs membres respectifs dans les valeurs humaines, civiques, religieuses et morales, et de promouvoir une information exacte sur la religion de l'autre".
"Nous professons que catholiques et musulmans sont appelés à être des instruments d'amour et d'harmonie parmi les croyants, et pour l'humanité entière, en renonçant à toute oppression, toute violence agressive, tout terrorisme, spécialement lorsqu'il est commis au nom de la religion, et en mettant en avant le principe de la justice pour tous. Nous en appelons aux croyants pour qu'ils travaillent à un système financier éthique dans lequel les mécanismes régulateurs prennent en considération la situation des pauvres et des désavantagés, en tant qu'individus ou en tant que nations endettées. Nous en appelons aux privilégiés du monde pour qu'ils considèrent la situation de ceux qui sont plus sévèrement affligés par la crise actuelle de la production et de la distribution de nourriture, et nous demandons aux croyants religieux de toutes les dénominations et à toutes les personnes de bonne volonté de travailler ensemble pour soulager la souffrance de ceux qui ont faim et pour en éliminer les causes".
"Les jeunes sont l'avenir des communautés religieuses et des sociétés dans leur ensemble. Ils vivront de plus en plus dans des sociétés multi-culturelles et multi-religieuses. Il est essentiel qu'ils soient bien formés dans leurs propres traditions religieuses et bien informés sur les autres cultures et religions. Nous nous sommes mis d'accord pour explorer la possibilité d'établir un comité catholico-musulman permanent pour coordonner les réponses aux conflits et aux autres situations d'urgence et d'organiser un second séminaire dans un pays à majorité musulmane, encore à déterminer. Nous prévoyons le second séminaire du forum catholico-musulman pour dans deux ans environ dans un pays à majorité musulmane, encore à déterminer". Enfin, tous les participants à cette première phase du Forum "ont exprimé leur satisfaction pour les résultats du séminaire et leurs attentes d'un dialogue ultérieur productif".
OP/DECLARATION FINALE FORUM/... VIS 20081107 (900)

CITE DU VATICAN, 6 NOV 2008 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audiences séparées cinq prélats de la Conférence épiscopale bolivienne, en visite Ad Limina:
-Mgr.Demubdo Luis Flavio Abastoflor Montero, Archevêque de La Paz, accompagné de son Auxiliaire, Mgr.Oscar Omar Aparicio Céspedes.
-Mgr.Juan Vargas Aruquipa, Evêque de Coroico.
-Mgr.Toribio Ticona Porco, Prélat de Corocoro, accompagné de son prédécesseur, Mgr.Jesús Austín López de Lama, CP.
AL/.../... VIS 20081106 (70)
CITE DU VATICAN, 6 NOV 2008 (VIS). Benoît XVI a reçu ce matin les participants au premier Forum catholico-musulman, organisé à la suite de l'échange de lettres avec 138 sages musulmans. Dans son discours, il a évoqué cette lettre ouverte à plusieurs chefs chrétiens (13 octobre 2007), qui "a suscité de nombreuses réactions, favorisé le dialogue, donné lieu à des initiatives destinées à une meilleure connaissance et à apprécier les valeurs partagées... Le grand intérêt de ce forum a suscité confirme l'existence d'éléments positifs provenant du dialogue entre chrétiens et musulmans, mais aussi que cela ne se limite pas à quelques experts et érudits. Il s'agit d'un instrument précieux mis au service de tous".
Le thème choisi, "Amour de Dieu et amour du prochain, dignité de la personne et respect mutuel", souligne, a dit le Pape, les fondements théologiques et spirituels fondamentaux de nos religions respectives... Nous sommes donc appelés à partager l'amour que Dieu répand sur nous sans conditions... Je me réjouis du fait que ce séminaire ait trouvé une position commune sur la nécessité d'adorer Dieu, d'aimer notre prochain, hommes et femmes, de manière gratuite et les personnes en difficulté avant tout... Dieu veut que nous aidions les victimes de la maladie, de la faim, de la misère, de l'injustice et de la violence... Pour les chrétiens, l'amour de Dieu ne peut être séparé...de celui pour tout être humain, quelque soit son origine ou sa culture.... Mais la tradition musulmane est elle aussi très claire quant à l'engagement au service des nécessiteux... Il faut donc travailler ensemble à développer le respect de l'homme, de sa dignité et de ses droits fondamentaux, même si nos visions anthropologiques et nos théologies l'expriment différemment. Le vaste secteur dans lequel nous pouvons oeuvrer ensemble est la défense et la diffusion des valeurs communes dont nous sommes les héritiers".
"Seuls la reconnaissance du caractère central de la personne et de la dignité de chacun, le respect et la défense de la vie comme don sacré tant pour les musulmans que pour les chrétiens, permettront de trouver des points communs en vue de bâtir ensemble un monde plus fraternel, où les différents se règlent pacifiquement en évitant le pouvoir dévastant des idéologies". J'espère aussi, a poursuivi le Saint-Père, "que la défense des droits humains s'étende partout et à tous. Les responsables politiques et religieux doivent garantir le libre exercice de ces droits, dans le respect absolu de la liberté pour chacun de conscience et de religion. La violence et la discrimination qui frappent des croyants de par le monde, des persécutions souvent violentes, sont inacceptables, d'autant plus lorsqu'elle en appellent à Dieu. Seul le nom de Dieu est un nom de paix et de fraternité, de justice et d'amour. Nous devons montrer, en paroles mais surtout dans les faits, que le message de nos religions et un message d'harmonie et de concorde. Il est donc essentiel que nous l'appliquions. Non seulement nous affaiblirions la crédibilité et l'efficacité de notre dialogue, mais celle de nos religions elles-mêmes". Concentrons nos efforts communs, a conclu Benoît XVI, "afin de dépasser tous nos malentendus et désaccords. Engageons-nous à aller au-delà des vieux préjugés et à corriger une perception souvent confuse de l'autre, qui met en danger nos relations. Travaillons ensemble pour enseigner à tous, et aux jeunes avant tout, comment bâtir un avenir commun".
AC/FORUM CATHOLICO-MUSULMAN/... VIS 20081106 (560)

CITE DU VATICAN, 6 NOV 2008 (VIS). Ce matin, le Saint-Père a reçu les lettres de créances de Mme Lamia Aly Hamada Mekhemar, nouvel Ambassadeur d'Egypte, saluant d'emblée les efforts de son pays "en faveur de la paix, de l'harmonie et de solutions justes qui respectent les Etats et les personnes. Innombrables, elles rejoignent ceux du Saint-Siège qui s'efforce lui aussi de les favoriser et de les promouvoir". Benoît XVI a ensuite redit que "les religions peuvent et doivent être des facteurs de paix, mais que malheureusement aussi, elles peuvent être mal comprises et utilisées pour provoquer violence ou mort. Le respect de la sensibilité et de l'histoire propres de chaque pays ou de chaque communauté humaine et religieuse...et surtout une authentique volonté de recherche de la paix favoriseront la réconciliation des peuples et la cohabitation pacifique entre tous".
Rappelant ensuite que l'Egypte est traditionnellement connue pour être "une terre d'hospitalité pour les innombrables réfugiés, musulmans et chrétiens, qui y ont cherché sécurité", le Pape a dit espérer que "cette noble tradition se poursuive pour le bien de tous". Evoquant la compréhension et le respect entre Islam et Christianisme, il a reconnu que si "du chemin a déjà été fait, il en reste à parcourir... Il est important de promouvoir avant tout une bonne connaissance réciproque qui ne peut se limiter au cercle restreint du dialogue, mais aller vers les individus qui jour après jour, dans les villes et les villages, auront à développer une mentalité de respect réciproque qui pourrait parvenir à une estime mutuelle".
Quoiqu'elle soit réduite en nombre, a poursuivi le Pape, la communauté catholique d'Egypte "manifeste la grande diversité qui existe au sein de notre Eglise et la possibilité d'une harmonieuse coexistence entre les grandes traditions chrétiennes orientales et occidentales. Son engagement social et historique auprès du peuple égyptien dans les domaines de l'éducation, de la santé et des œuvres caritatives témoigne de l'amour gratuit et sans exclusive religieuse. Il est connu et apprécié par l'ensemble de la société égyptienne. L'Eglise catholique voudrait aussi atteindre en Egypte les innombrables touristes catholiques qui le visitent et qui désirent pratiquer leur religion. Je suis convaincu qu'il leur sera bientôt donné la possibilité de pouvoir prier Dieu dignement dans des lieux de culte appropriés sur les nouveaux sites touristiques qui se sont développés ces dernières années. Ce serait là un beau signe que l'Egypte donnerait au monde en favorisant les relations amicales et fraternelles entre les religions et les peuples en accord total avec son antique et noble tradition".
CD/LETTRES CREANCES/EGYPTE:MEKHEMAR VIS 20081106 (430)

CITE DU VATICAN, 5 NOV 2008 (VIS). Voici les données relatives aux prélats décédés ces dernières semaines:
-Mgr.Salvatore Boccaccio, Evêque de Frosinone-Veroli-Ferentino (Italie), le 18 octobre à 70 ans.
-Mgr.Ernest Kombo, SJ, Evêque d'Owando (Congo), le 22 octobre à 67 ans.
-Mgr.Santo Bartolomeo Quadri, Archevêque émérite de Modena-Nonantona (Italie), le 17 octobre à 88 ans.
-Mgr.Augusto Petró, Evêque émérite d'Uruguaiana (Brésil), le 28 octobre à 90 ans.
-Mgr.Venedictos Printesis, Archevêque émérite d'Athènes (Grèce), le 21 octobre à 91 ans.
.../DECES/... VIS 20081105 (90)
CITE DU VATICAN, 5 NOV 2008 (VIS). Lors de l'audience générale Place St.Pierre, Benoît XVI a continué sa catéchèse paulinienne, soulignant aujourd'hui la place capitale donnée par l'apôtre à la résurrection de Jésus (première épître aux Corinthiens). Cet évènement, a dit le Pape, constitue la "solution du problème posé par le drame de la croix, car la croix seule ne saurait soutenir la foi chrétienne. Le mystère pascal réside dans le fait que le Crucifié soit ressuscité le troisième jour, en conformité aux Ecritures... De fait, c'est là la clef de voûte de la christologie paulinienne. Tout dépend de ce centre de gravitation... Celui qui a manifesté l'immense amour de Dieu pour l'homme en se laissant crucifier est ressuscité. Il vit parmi nous".
L'originalité de la christologie de Paul, a poursuivi le Saint-Père, est confirmée par la tradition car l'annonce des apôtres précède la conceptualisation paulinienne. Les arguments de Paul sont tirés de la tradition commune aux diverses Eglises qui constituent l'Eglise primitive. Ainsi nous fournit-il un modèle toujours valable pour l'élaboration théologique. "Le théologien et le prédicateur, ne créent pas de nouvelles visions du monde et de l'existence. Au service de la vérité transmise, de la réalité du Christ, de la croix et de la résurrection, ils nous aident à comprendre à travers des paroles anciennes la réalité de Dieu parmi nous et de la vraie vie... En annonçant la résurrection, Paul ne s'est pas préoccupé de faire un exposé doctrinal complet.... Il a abordé le sujet en répondant aux doutes émis par des fidèles, se concentrant sur l'essentiel. Nous avons été justifiés, sauvés et convertis en justes par le Christ mort et ressuscité pour nous. Sans cette résurrection la vie chrétienne n'aurait pas de sens".
Au matin de Pâques, a ajouté le Pape, il s'est produit quelque chose d'extraordinaire mais également de concret, avec des témoins et des signes tangibles. "Pour Paul comme pour d'autres auteurs du Nouveau Testament, la résurrection est liée au témoignage de qui fréquenta directement le Ressuscité. Ils ont vu et entendu de leurs yeux et de leurs oreilles, mais aussi par une lumière intérieure qui leur permit de reconnaître la véracité de l'évènement". En outre Paul "accorde une grande importance aux apparitions de Jésus, qui renforcent la foi dans le Ressuscité... Ainsi s'est constituée une chaîne de la tradition qui, des disciples à nous... Le premier des modes de témoignage est donc d'annoncer la résurrection du Christ comme synthèse du message évangélique et sommet de l'itinéraire salvifique". Pour Paul, a ajouté Benoît XVI, la résurrection est capitale car, "élevé de l'humilité de sa nature terrestre, Jésus est constitué Fils de Dieu... Avec la résurrection débute l'annonce de l'Evangile à tous les peuples, avec elle commence le Royaume du Christ...qui ne connaît d'autre pouvoir que celui de la vérité et de l'amour. La résurrection révèle définitivement la véritable identité et la dignité...incomparables de Jésus Dieu...Seigneur des vivants et des morts".
"La théologie de la croix n'est pas une théorie mais la réalité même de la vie chrétienne", a encore précisé le Pape. "Vivre dans la foi en Jésus-Christ, vivre la vérité et l'amour, cela implique des renoncements et des peines. Le chrétien ne chemine pas dans le confort. Son chemin est une escalade exigeante, qu'éclaire la lumière et l'espérance du Christ". En synthèse, "le véritable croyant se sauve en professant que Jésus est le Seigneur et que Dieu l'a ressuscité d'entre les morts. Ainsi est-il inséré dans le processus qui transforme le premier Adam terrestre et corruptible en l'Adam céleste et incorruptible. Ce processus repose sur la résurrection de Jésus-Christ sur laquelle se fonde notre espérance d'entrer avec lui dans la patrie céleste".
AG/PAUL/... VIS 20081105 (620)

CITE DU VATICAN, 4 NOV 2008 (VIS). Le Saint-Père a nommé:
-L'Abbé Pedro Ossandón Buljevic, Auxiliaire de l'Archevêque de Concepción (Chili). L'Evêque élu, né en 1957 à Santiago de Cile (Chili) et ordonné prêtre en 1986, était jusqu'ici Vicaire épiscopal pour le même diocèse.
-Mgr.Carlos Suárez Cázares, Auxiliaire de l'Archevêque de Morelia (Mexique). Il était jusqu'ici Evêque émérite de Zamora (Mexique).
NEA/.../OSSANDON:SUAREZ VIS 20081104 (70)
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