Home - VIS Vatican - Réception du VIS - Contactez-nous - Calendrier VIS

Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

dernières 5 nouvelles

VISnews  Twitter Go to YouTube

jeudi 13 novembre 2008

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 13 NOV 2008 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

-Mgr.Juan José Asenjo Pelegrina, Coadjuteur de l'Archevêque de Séville (Espagne). Il était jusqu'ici Evêque de Cordoue (Espagne).

-Consulteur de la Congrégation pour les évêques, Mgr.Luis Francisco Ladaria Ferrer, SJ, Secrétaire de la Congrégation pour la doctrine de la foi.
NEC:NA/.../ASENJO:LADARIA                                         VIS 20081113 (60)

AUDIENCES

CITE DU VATICAN, 13 NOV 2008 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audiences séparées cinq prélats de la Conférence épiscopale bolivienne, en visite Ad Limina:

-Mgr.Jesús Pérez Rodríguez, OFM,Archevêque de Sucre.

-Mgr.Walter Pérez Villamonte, Evêque de Potosí, accompagné de son Auxiliaire, Mgr.Ricardo Ernesto Centellas Guzmán.

-Mgr.Francisco Javier del Río Sendino, Evêque de Tarija, accompagné de son prédécesseur, Mgr.Adhemar Esquivel Kohenque.
AL/.../...                                                   VIS 20081113 (70)

DECLARATION DES DROITS DE L'HOMME

CITE DU VATICAN, 13 NOV 2008 (VIS). Ce matin près la Salle-de-Presse du Saint-Siège, le Président du Conseil pontifical Iustitia et Pax a présenté les commémorations prévues au Vatican pour le 60 anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme (10 décembre). Le Cardinal Renato Martino a expliqué qu'il s'agit de célébrer le document de l'ONU, d'en souligner "le caractère pérenne, d'en rappeler la valeur éducative qui tend à la construction d'un monde plus juste et solidaire... L'Eglise estime que les droits de l'homme expriment la dignité transcendante de toute personne, créature aimée de Dieu pour elle-même, comme finalité et non comme moyen. Elle estime aussi que la Déclaration universelle de 1948 marque un point fondamental dans la perception par l'humanité d'une conscience morale en accord avec la dignité humaine".

  Puis le Cardinal a souligné combien "l'Eglise a contribué à la réflexion sur ces droits envisagés sous l'angle de la Parole divine et de la raison humaine...mais aussi combien elle a agi, tel Jean XXIII dans la Pacem in Terris qui a fait de ce Pape le défenseur de la dignité et des droits de l'homme" dans le sillage de la Déclaration de 1948. "Le dernier hommage rendu à ce document est celui de Benoît XVI le 18 avril dernier, lors de sa visite au siège de l'ONU lorsqu'il affirma que la référence à la dignité humaine, base et objectif du devoir de protection, conduit à se pencher sur le thème de réflexion choisi pour ce 60 anniversaire. Ce texte vit converger des traditions religieuses et culturelles ayant la même volonté de placer la personne au coeur des institutions, des lois et de la société même, de considérer l'individu comme essentiel pour la culture, la religion et la science... Son mérite est d'avoir permis aux différentes cultures, expressions juridiques et modèles institutionnels de converger autour d'un noyau de valeurs fondamentales, donc de droits".

  Dans cet esprit, le 10 décembre, le Conseil pontifical organisera avec la Préfecture de la maison pontificale en la Salle Paul VI une cérémonie en deux temps. A 16 h une session consacrée à une  réflexion sur la valeur et l'actualité de la Déclaration, à laquelle prendront part des membres de la Curie et du Corps Diplomatique. Le Cardinal Secrétaire d'Etat interviendra, ainsi que le Directeur de l'OMT et celui de la FAO. Ensuite, à 18 h, le Saint-Père assistera à un concert de l'Orchestre de l'opéra de Francfort, sous la direction de Mme Inma Shara. Puis Benoît XVI remettra les prix annuels de la fondation St.Matthieu, constituée en souvenir du Cardinal Van Thuan. Parmi les personnalités honorées, M.Cornelio Sommaruga, ex Président international de la Croix Rouge.
OP/DECLARATION 1948/MARTINO                                VIS 20081113 (450)


RELIGIONS, PAIX ET RECONCILIATION

CITE DU VATICAN, 13 NOV 2008 (VIS).Hier à New York, le Président du Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux, a pris la parole au cours de la XLIII session de l'Assemblée générale de l'ONU ("La culture de la paix"). Les Nations-Unies, a dit le Cardinal Tauran, "de part sa nature et sa mission, devrait être une école de la paix. Ici, en effet, on devrait apprendre à toujours penser et agir en tenant compte des aspirations et des intérêts légitimes de tous". Ici, les états membres s'efforcent "de surmonter la simple logique des rapports de force pour laisser place à la force du droit et à la sagesse des peuples, devenant des artisans de paix".

  Puis le Cardinal a rappelé que dans cette tâche exigeante, "les croyants et leurs communautés ont une place et un rôle à tenir. Les religions, en dépit des faiblesses et des contradictions de leurs adeptes, sont messagères de réconciliation et de paix". Mais les croyants doivent être "cohérents et crédibles. Ils ne peuvent utiliser la religion pour brimer la liberté de conscience, pour justifier la violence, pour répandre la haine et le fanatisme, ou pour saper l'autonomie du politique et du religieux. D'autre part, participant au dialogue public dans les sociétés dont ils sont membres, les croyants se sentent appelés à coopérer à la promotion du bien commun, qui repose sur un socle de valeurs communes à tous croyants ou non, la sacralité de la vie, la dignité de la personne, le respect de la liberté de conscience et de religion, l'attachement à la liberté responsable, l'accueil des opinions dans leur diversité, le juste usage de la raison, l'appréciation de la vie démocratique, ou l'attention aux ressources naturelles".

  Puissions-nous, tous ensemble, a conclu le Cardinal Jean-Louis Tauran, "sans renoncer à nos spécificités culturelles et religieuses, tracer la voie à un monde plus sûr et plus solidaire. Allons au-delà de la simple tolérance et des compromis incertains. Faisons de la fraternité plus qu'un idéal, une réalité!".
.../RELIGION:PAIX/ONU:TAURAN                           VIS 20081113 (340)


VISITE DU PRESIDENT BRESILIEN

CITE DU VATICAN, 13 NOV 2008 (VIS). En début d'après-midi, la Salle-de-Presse du Saint-Siège a publié le communiqué suivant: "Le Saint-Père a reçu M.Luiz Inácio Lula da Silva, Président du Brésil, qui s'est ensuite entretenu avec le Cardinal Secrétaire d'Etat, assisté du Secrétaire pour les relations avec les états. Les entretiens ont porté sur des sujets d'actualité internationale et sur la conjoncture régionale. Les parties ont abordé certains aspects de la situation brésilienne, notamment la politique sociale qui tend à améliorer les conditions de vie des personnes en difficulté ou marginalisées, en favorisant le rôle fondamental de la famille contre la violence et la dégradation du tissu social. Elles ont évoqué également la collaboration Eglise Etat dans la diffusion des valeurs morales au service du pays mais aussi en faveur de l'Afrique. On s'est également félicité de la visite accomplie au Brésil en mai 2007 à l'occasion de la V Assemblée générale de l'épiscopat latino-américain et caraïbe, et de l'accord Brésil Saint-Siège signé dans le cadre de la visite".

  Un second communiqué précise que l'accord en question, qui "renforce les liens d'amitié et de collaboration entre les deux parties se compose d'un préambule et de vingt articles règlementant diverses questions, comme le statut juridique de l'Eglise catholique au Brésil, la reconnaissance de ses titres universitaires, l'enseignement religieux dans l'éducation publique, le mariage canonique et ou le régime fiscal".
OP/BRESIL/LULA                                        VIS 20081113 (240)

NOUVEL AMBASSADEUR DE SAINT-MARIN


CITE DU VATICAN, 13 NOV 2008 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin les lettres de créances de M.Sante Canducci, le nouvel Ambassadeur de Saint-Marin, devant lequel il a d'abord rappelé que la foi chrétienne imprègne la vie et l'histoire de la population et des institution de son pays. Benoît XVI a ensuite dit son espoir de voir la société actuelle de Saint-Marin, civile comme religieuse, "écrire ensemble une nouvelle page de progrès et de civilisation, qui reconnaisse le rôle indispensable de chaque famille dans l'éducation des nouvelles générations au savoir et à la paix... Dans les changements, climatiques comme sociaux, que nous vivons, le but ultime de tout engagement personnel et communautaire doit demeurer la recherche du véritable bien-être des gens, et la réalisation d'une société accueillante et attentive aux besoins de chacun".

  "Un ensemble cohérent de valeurs et de lois, une spiritualité commune, ont permis à nos peuples d'écrire de siècle en siècle une belle histoire civile et religieuse. C'est un héritage précieux qu'il ne faut pas perdre mais qu'il faut faire fructifier par l'apport des progrès de la science, des techniques et de la communication mises au service du bien de l'humanité". Puis le Saint-Père a dit que "détacher la vie publique actuelle des valeurs traditionnelles serait s'enfoncer dans un cul-de-sac. C'est pourquoi il est nécessaire de redéfinir le sens d'une laïcité qui soutienne la distinction et l'autonomie des diverses composantes de la société tout en garantissant leurs compétences spécifiques dans un contexte de responsabilités partagées. Une saine laïcité de l'état implique que chaque réalité réponde à ses normes propres, qui ne doivent toutefois pas négliger les principes éthiques découlant de la nature même de l'homme et renvoyant en dernier lieu au Créateur". Benoît XVI a enfin souligné que lorsque l'Eglise, par le biais de ses pasteurs, "en appelle aux principes éthiques fondamentaux enracinés dans le patrimoine chrétien de l'Europe, elle n'agit qu'en défense de la dignité absolue de la personne, que pour promouvoir le bien véritable de la société".
CD/LETTRES CREANCES/SAINT-MARIN:CANDUCCI             VIS 20081113 (340) 


mercredi 12 novembre 2008

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 12 NOV 2008 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

-L'Abbé José Moreira Da Silva, Evêque de Januaria (superficie: 38.187, population: 300.000, catholiques: 270.000, prêtres: 18, diacres: 2, religieux: 40), au Brésil. L'Evêque élu, né en 1953 à Ponte Alta (Brésil) et ordonné prêtre en 1982, était jusqu'ici Curé de la paroisse de Nossa Senhora de Abadia (Brésil). Il succède à Mgr.Anselmo Müller, MSF, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.

-L'Abbé Neri José Tondello, Evêque de Juína (superficie: 129.078, population: 140.800, catholiques: 127.963, prêtres: 17, religieux: 48), au Brésil. L'Evêque élu, né en 1964 à Antonio Prado (Brésil) et ordonné prêtre en 1993, était jusqu'ici Recteur du grand séminaire de Cuiabá (Brésil).
NER:RE/.../MOREIRA:MULLER:TONDELLO                              VIS 20081112 (130)


PAS DE MONDE JUSTE SANS LE CHRIST


CITE DU VATICAN, 12 NOV 2008 (VIS). Lors de l'audience générale tenue Place St.Pierre, Benoît XVI a évoqué l'enseignement eschatologique de Paul qui, dans la première Epître aux Thessaloniciens, décrit au moyen d'images symboliques le retour final de Jésus-Christ comme une Parousie. "C'est un message simple mais profond" dans lequel l'apôtre dit qu'à la "fin des temps nous demeurerons avec le Seigneur", que notre destin "est d'être avec le Seigneur".

  Puis le Saint-Père a signalé que dans la seconde Epître, saint Paul modifie la perspective en présentant les évènements funestes qui précéderont la fin. "Mais il ne faudrait pas croire que ce jour du Seigneur est imminent, à la mesure d'un calcul chronologique", d'autant que sa "venue sera précédée par l'apostasie et la manifestation de l'Homme d'iniquité, du Fils de perdition, sans que l'on sache exactement à qui il fait référence, à celui que la tradition appellera Antéchrist". Se demandant ce que le chrétien doit accomplir avant ces évènements ultimes, la mort et la fin du monde, le Pape a affirmé "qu'il y a avant tout la certitude de la résurrection et de ce que le Père est à jamais à nos côtés..., la certitude de ce que le Christ est avec lui, et qu'en lui le monde à venir a commencé d'être. De ces certitudes découle notre espérance. Non, l'avenir n'est pas un trou noir dans lequel rien n'est orienté. Aujourd'hui aussi, sans le Christ notre avenir s'obscurcit...car le chrétien sait que sa lumière est plus forte qu'un vague espoir, qu'elle offre la certitude et la force nécessaires à affronter l'avenir".

  Il a ensuite parlé d'une troisième attitude, "la responsabilité que nous avons devant le Christ envers le monde et envers nos frères, avec la certitude de sa miséricorde... Nous devons oeuvrer afin que ce monde s'ouvre au Christ pour être renouvelé. Nous savons que Dieu est le vrai juge et qu'il est bon... Nous pouvons compter sur sa bonté et aller de l'avant avec entrain". A la fin de la première Epître aux Corinthiens, a poursuivi Benoît XVI, Paul met sur leurs lèvres une prière des premières communautés chrétiennes syro-palestiniennes: Marana Thà! Que vienne notre Seigneur, qui clôt l'Apocalypse. "Nous aussi pouvons prier ainsi, même si dans notre monde il est difficile de prier pour que le monde soit plus clair, pour que vienne la Jérusalem céleste, le jugement final et le Christ juge... Avec les premiers chrétiens, nous pouvons dire: Viens Jésus! Certes, il ne s'agit pas d'appeler la fin du monde mais de demander celle de l'injustice de ce monde, l'avènement d'un monde nouveau où règne la civilisation de l'amour, la justice et la paix, sans violence ni faim". Mais sans la présence du Christ, a averti le Pape, "il n'y aura pas de monde vraiment juste et régénéré".

  "Face à la gravité de certaines situations, nous pouvons et devons dire nous aussi: Viens Seigneur! Viens selon ton bon vouloir partout où règnent injustice et violence, dans les camps de réfugiés, au Darfour, au Nord Kivu, partout où il y a la drogue, où les riches t'ont oublié et vivent comme si tu n'existais pas. Régénère notre monde et descend dans nos coeurs...afin que nous soyons la lumière de  Dieu et les témoins de ta présence".
AG/PAUL/...                                             VIS 20081112 (550)


mardi 11 novembre 2008

PASTORALE DES ENFANTS MALADES


CITE DU VATICAN, 11 NOV 2008 (VIS). Ce matin a été présentée près la Salle-de-Presse du Saint-Siège la Conférence internationale intitulée "La pastorale des enfants malades", qui bénéficiera des qualifications de 41 experts internationaux (13 - 15 novembre). La conférence de presse a été présidée par le Cardinal Javier Lozano Barragán, Président du Conseil pontifical pour la pastorale de la santé, assisté de Mgr.José L.Redrado, OH, Secrétaire, du P.Felice Ruffini, MI, Sous-secrétaire, de Mme Bruna Costacurta, Professeur d'exégèse près l'Université pontificale Grégorienne, et de M.Alberto G.Ugazio, Coordinateur du département de pédiatrie de l'Hôpital Bambino Gesú de Rome.

  D'emblée le Cardinal a souligné que ces dix dernières années plus de deux millions d'enfants ont péri dans des guerres, tandis que six autres millions y ont été blessés. Des dizaines de milliers d'entre-eux ont été victimes de mines, tandis que plus de 4.300.000 autres sont morts du SIDA. En outre, on compte aujourd'hui environ 300.000 enfants-soldats. "La misère reste la cause principale des maladies infantiles et un milliard 200 millions de personnes ont moins d'un dollar par jour. Dans les pays développés un enfant sur six vit en état de pauvreté...et 250 millions d'enfants de moins de 15 ans doivent travailler, dont 60 millions dans des conditions effroyables... Nombre d'entre-eux sont abandonnés à eux-mêmes". Qui plus est, a poursuivi le Cardinal Lozano Barragán, "sans contrôles de type moral, les enfants peuvent utiliser la télévision et internet, tandis que le trafic sexuel, la pédophilie, la violence scolaire et les bandes s'accroissent... Trop de familles renoncent à leur devoir tandis que l'école se réduit à une simple information sans formation véritable".

  Puis il a exposé le thème du congrès et sa méthode de travail. La première partie s'intéressera au phénomène des enfants malades et à l'origine des maladies infantiles, en rapport notamment avec la démographie. Elle étudiera la population infantile et sa mortalité, puis les maladies spécifiques en étant attentive à l'impact et aux dangers de la globalisation en la matière. Est-elle un espoir ou bien un danger pour l'enfance souffrante?... Nous aborderons aussi -a ajouté le Président du Conseil pontifical- la question du mode de vie et de l'alimentation...mais également les cadres législatifs, les systèmes sanitaires..., ce que l'OMS promeut dans ce domaine". La seconde partie permettra une réflexion fondée sur les données de l'Ecriture et des Pères relatives à la cure des enfants, y compris au long de l'histoire de l'Eglise et selon le charisme des saints qui se sont intéressés aux enfants malades... Ces analyses seront confrontées aux approches semblables dans les autres grandes religions". Enfin, la dernière partie des travaux traitera des actions, de la catéchèse et de la formation spécifique à appliquer à ces graves problèmes. Comment adapter aux enfants malades la pastorale sacramentelle, comment utiliser la psychologie? "Nous parlerons de recherche médicale et nutritionnelle, d'hygiène de vie...mais aussi de l'usage des médias dans le cadre socio-culturel, de la diversité des systèmes de santé dans le monde..., de la question migratoire. On étudiera aussi le rôle des diocèses et des paroisses, des congrégations religieuses et du volontariat". 
OP/CONFERENCE ENFANTS MALADES/LOZANO BARRAGAN             VIS 20081111 (520)


AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 11 NOV 2008 (VIS). Le Saint-Père a:

-Accepté la renonciation à la charge pastorale du diocèse de Bathurst (Australie), présentée pour limite d'âge par Mgr.Patrick Dougherty.

-Nommé Mgr.Daniel Nlandu Mavi, Coadjuteur de l'Evêque de Matadi (République démocratique du Congo). Il était jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de Kinshasa.

-Nommé Membres de l'Académie pontificale des sciences: M.Govind Swarup, Professeur près le National Centre for Radio Astrophysics de Mumbai (Inde), et M.Stanislas Dehaene, Professeur au Collège de France (France).
RE:NEC:NA/.../...                                                         VIS 20081111 (90)

lundi 10 novembre 2008

AUDIENCES


CITE DU VATICAN, 10 NOV 2008 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audiences séparées neuf prélats de la Conférence épiscopale bolivienne, en visite Ad Limina:

-Le Cardinal Julio Terrazas Sandoval, CSSR, Archevêque de Santa Cruz de la Sierra, accompagné de ses Auxiliaires, Mgr.Sergio Alfredo Gualberti Calandrina, Mgr.Stanislaw Dowlaszewicz Billman, OFM.Conv., et Mgr.Braulio Sáez García, OCD.

-Mgr.Tito Solari Capellari, SDB, Archevêque de Cochabamba, accompagné de son Auxiliaire, Mgr.Luis Sáinz Hinojosa, OFM.

-Mgr.Jorge Herbas Balderrama, OFM, Coadjuteur du Prélat de Aiquile.

-Mgr.Jesús Juárez Párraga, SDB, Evêque de El Alto.

-Mgr.Carlos Stetter, Evêque de San Ignacio de Velasco.

  Samedi dernier, 8 novembre, il avait successivement reçu:

-Mgr.Vernon James Weisgerber, Archevêque de Winnipeg et Président de la Conférence épiscopale canadienne, accompagné de Mgr.Pierre Morissette, Evêque de Baie-Comeau et Vice-président, et de Mgr.Mario Paquette, Secrétaire-général.

-Cinq prélats de la Conférence épiscopale bolivienne, en visite Ad Limina:

    -Mgr.Gonzalo Ramiro del Castillo Crespo, OCD, Ordinaire militaire.

    -Mgr.Julio María Elías Montoya, OFM, Vicaire apostolique de El Beni, accompagné de son Auxiliaire, Mgr.Francisco Focardi, OFM, et de son prédécesseur, Mgr.Manuel Eguiguren Galarraga, OFM.

    -Mgr.Antonio Bonifacio Reimann Panic, OFM, Vicaire apostolique de Nuflo de Chávez.

-Mgr.Mieczyslaw Mokrzycki, Archevêque de Lviv (Ukraine).

-Le Cardinal Giovanni Battista Re, Préfet de la Congrégation pour les évêques.
AL:AP/.../...                                               VIS 20081110 (200)


POUR UNE EUROPE DE LIBERTE


CITE DU VATICAN, 10 NOV 2008 (VIS). Le 6 novembre à Nuremberg (Allemagne), le Secrétaire de la Congrégation pour l'éducation catholique, est intervenu au cours du IV Séminaire européen des ministres de l'éducation des pays signataires de la Convention culturelle européenne: "Enseigner la mémoire pour une Europe du droit et de la liberté" (5 - 7 novembre).

  Mgr.Jean-Louis Bruguès, OP, a tout d'abord souligné l'importance symbolique du lieu choisi, la cité historique de Nuremberg où se déroulèrent les grands rassemblements nazis, mais aussi le procès où les plus graves crimes contre l'humanité ont été flétris. Les faits dont cette ville a été le témoin, nous parlent du drame d'une époque où la liberté et la justice furent niées, et la dignité humaine piétinée. Le souvenir du drame et l'hommage dû à la mémoire de ses victimes exige que nous nous rendions à cette évidence. Ces vicissitudes ténébreuses en appellent à notre responsabilité dans la construction, aujourd'hui et demain, de notre continent. Qu'en aucun endroit de l'Europe, que nulle part dans le monde ne se reproduisent de telles tragédies! A ce sujet, le Saint-Siège encourage l'engagement des pays qui adhèrent à la Convention culturelle européenne à faire de la mémoire un lieu d'enseignement. La mémoire, en effet, ne contribue pas seulement à restituer le passé ; elle doit pouvoir conduire à une meilleure compréhension mutuelle, au dialogue, à la prévention des crimes contre l'humanité, à la consolidation de l'Europe du droit et de la liberté".

 
  Le droit et la liberté, a poursuivi le représentant du Saint-Siège, "sont essentiels pour éviter que ne reviennent des totalitarismes. Le droit se fonde sur un sens de la dignité et de la justice particulièrement élevé... Sans la passion pour la justice et la liberté, nous risquons de retomber en barbarie. Cela signifie que chacun de nous, à la mesure de ses possibilités, s'emploie à ce que le mal ne l'emporte plus sur le bien, comme ce fut le cas pour des millions de juifs. Il faut donc redoubler d'efforts pour libérer l'homme du spectre du racisme, de la xénophobie, de l'asservissement, de l'exclusion et de la marginalisation. Il faut extirper ces maux qui continuent à se manifester dans les sociétés de ce temps, et remettent en cause les fondements de toute coexistence pacifique".

  "Le devoir de mémoire doit ainsi continuer à animer notre esprit et notre cœur. Il pousse la raison humaine à dévoiler le mal sous toutes ses formes et à le rejeter... Au fur et à mesure que le temps passe, les témoins directs de cette tragédie se font plus rares. Cela nous incite à fournir un effort majeur afin que la mémoire soit conservée et transmise aux nouvelles générations. Il nous revient, par conséquent, d'encourager toutes les initiatives allant en ce sens, à l'instar de la Journée de la mémoire et de la prévention des crimes contre l'humanité, qui contribuent à maintenir vivantes la mémoire de ces événements tragiques, ainsi que les interrogations et réflexions qu'il suscitent".
DELSS/MEMOIRE/NUREMBERG:BRUGUES                         VIS 20081110 (510)


ESPERANCE ET UNITE EN BOLIVIE


CITE DU VATICAN, 10 NOV 2008 (VIS). Benoît XVI a reçu ce matin les prélats de la Conférence épiscopale bolivienne au terme de leur visite Ad Limina. Au début de son discours, il a évoqué "les circonstances difficiles qui touchent les fidèles et les citoyens" de ce pays, "et qui semblent s'aggraver. Elles sont certainement un sujet de préoccupation et d'attention pastorale spéciale pour l'Eglise qui a su se rendre proche des Boliviens dans les situations délicates, dans l'unique but de maintenir l'espérance, de raviver la foi, de consolider l'unité, d'encourager à la réconciliation et de sauvegarder la paix".

  "D'autres défis ne manquent pas dans le travail pastoral, puisque la foi établie en terre bolivienne a toujours besoin de se nourrir et de se fortifier, spécialement lorsque sont perçus des signes d'un certain affaiblissement de la vie chrétienne par des facteurs d'origines diverses, une grande incohérence entre la foi professée et les règles de vie personnelle et sociale, ou une formation superficielle qui laissent les baptisés exposés à l'influence de promesses attirantes mais vaines". Puis il a relevé que pour faire face à ces problèmes, "l'Eglise en Bolivie peut compter sur un moyen puissant, la piété populaire, précieux trésor accumulé pendant des siècles grâce au travail de missionnaires audacieux, et maintenu avec une constante fidélité pendant des générations dans les familles boliviennes. C'est un don qui doit être certainement gardé et promu aujourd'hui,...pour que la valeur des signes pénètre au plus profond des cœurs, soit toujours éclairée par la Parole de Dieu et se transforme en convictions fermes de foi, consolidée par les sacrements et la fidélité aux valeurs morales". Pour cela, a-t-il poursuivi, "il faut une catéchèse systématique, généralisée et pénétrante qui enseigne clairement et intégralement la foi catholique... Il faut aussi une éducation générale de qualité, qui comprenne la dimension spirituelle et religieuse de la personne et contribue puissamment à poser des bases solides pour faire grandir la foi". Le Pape a ainsi rappelé que l'Eglise bolivienne dispose de nombreuses institutions éducatives, "certaines de grand prestige qui doivent pouvoir compter sur l'attention de leurs pasteurs pour être maintenues et respectées dans leur identité propre".

  Benoît XVI a alors manifesté sa joie pour les efforts déployés par ses hôtes "pour offrir aux séminaristes une solide formation humaine, spirituelle, intellectuelle et pastorale en les confiant à des prêtres aptes à les accompagner dans le discernement de leur vocation et leur assurer aptitude et compétence... Un suivi postérieur est aussi nécessaire -a-t-il ajouté- pour garantir une formation permanente du clergé et des agents pastoraux, qui nourrisse constamment leur vie spirituelle et empêche que leur travail ne tombe dans la routine et la superficialité". Après avoir rappelé l'importance de l'écoute et de la méditation des Ecritures qui "doit toujours être au premier plan", il a souligné que "de l'écoute docile de la Parole divine, naît l'amour du prochain et, avec lui, le service désintéressé des frères, aspect qui occupe un rang très important dans l'action pastorale en Bolivie, face à la situation de pauvreté, la marginalisation ou la détresse d'une grande partie de la population". Le Saint-Père a conclu en encourageant les évêques dans leur mission de "guides de l'Eglise en Bolivie, et dans l'esprit de communion et de concorde entre vous. Une communion enrichie par les liens particuliers d'étroite fraternité avec les autres Eglises locales, certaines dans des terres éloignées, mais qui désirent partager avec vous les joies et les espérances de l'évangélisation dans ce pays".
AL/.../BOLIVIE                                VIS 20081110 (590)


POST ANGELUS


CITE DU VATICAN, 9 NOV 2008 (VIS). Après l'angélus, le Pape a évoqué "les tragiques évènements de la nuit du 9 au 10 novembre 1938, quand la furie nazie se déchaîna en Allemagne contre les juifs... Magasins, bureaux, habitations et synagogues furent dévastés et détruits, de nombreuses personnes aussi furent tuées, marquant le début d'une persécution systématique et violente des juifs allemands, qui s'est terminée par la Shoah. Aujourd'hui encore j'éprouve de la douleur pour ce qui s'est passé, et le souvenir doit servir à faire en sorte que de telles horreurs ne se répètent plus et que l'on lutte, à tous les niveaux, contre toute forme d'antisémitisme et de discrimination, en éduquant les jeunes générations au respect de l'autre. J'invite, en outre, à prier pour ces victimes et à vous unir à moi en manifestant une profonde solidarité avec le monde juif".

  Le Pape a ensuite lancé un appel pour la paix en République démocratique du Congo. "D'inquiétantes nouvelles nous parviennent de la région du nord Kivu. De sanglants affrontements armés et des atrocités systématiques ont fait et font de nombreuses victimes parmi des civils innocents. Des destructions, saccages et violences de tous types ont contraint des dizaines de milliers de personnes à abandonner le peu qu'ils avaient pour survivre. On dénombre actuellement plus d'un million et demi de réfugiés. J'exprime ma particulière proximité à tous et à chacun de leurs souhaits, et j'encourage et béni tout ceux qui agissent pour alléger leur souffrance parmi lesquels notamment les opérateurs pastoraux de cette Eglise locale. J'adresse aux familles qui ont perdu des proches mes condoléances et l'assurance de ma prière pour les défunts. Enfin, je renouvelle mon appel fervent afin que tous collaborent pour le retour de la paix sur cette terre martyrisée depuis trop longtemps, dans le respect de la légalité et surtout de la dignité de toute personne".

  Benoît XVI a enfin parlé de la Journée d'action de grâce des agriculteurs italiens, qui cette année avait pour thème: J'avais faim et tu m'as rassasié. "J'unis ma voix -a-t-il dit- à celle des évêques qui, par ces paroles de Jésus, attirent notre attention sur le problème grave et complexe de la faim, encore accru par l'augmentation des prix de quelques aliments de base. L'Eglise  propose encore le principe fondamental de la destination universelle des biens et le met en pratique à l'exemple du Seigneur Jésus par de multiples initiatives de partage. Je prie pour le monde rural, spécialement pour les petits cultivateurs des pays en développement. J'encourage et je bénis ceux qui s'engagent pour que personne ne manque d'une alimentation saine et adéquate: celui qui secourt le pauvre, secourt le Christ lui-même".
ANG/JUIFS:PAIX:FAIM/...                            VIS 20081110 (450)


ANGELUS DOMINICAL


CITE DU VATICAN, 9 NOV 2008 (VIS). A l'occasion de son rendez-vous dominical, Benoît XVI a d'abord rappelé aux fidèles rassemblés Place St.Pierre que c'est aujourd'hui la fête de la dédicace de la Basilique du Latran, mère de toutes les églises de Rome et du monde. La cathédrale romaine, construite dès après l'édit de Constantin qui garantit en 313 aux chrétiens la liberté de culte, fut consacrée en 324 par Silvestre I. C'est au VI siècle que les noms de Jean le Baptiste et de Jean l'Evangéliste seront ajoutés à celui du Sauveur comme titulaires de la cette basilique papale. Ainsi que le disait saint Ignace d'Antioche, en commémorant sa dédicace, on exprime l'attachement à l'Eglise de Rome, qui préside à la charité de la communion catholique.

  En cette fête, "la Parole de Dieu rappelle une vérité essentielle. Le temple fait de pierre symbolise l'Eglise vivante qu'est la communauté chrétienne, vue depuis Pierre et Paul comme un édifice spirituel bâti par Dieu au moyen des pierres vivantes que sont les chrétiens et reposant sur la pierre d'angle qu'est le Christ... La beauté et l'harmonie des églises -a poursuivi le Saint-Père- louent Dieu et nous invitent, nous qui sommes limités et pécheurs, à nous transformer en cosmos, en construction ordonnée et en communion avec Jésus qui est le véritable Saint des Saints. Ceci se réalise au plus haut niveau dans la liturgie eucharistique où la communauté des baptisés se retrouve à l'écoute de la Parole et pour se nourrir du corps et du sang  du Christ. C'est autour de cette double table que l'Eglise de pierres vivantes se bâtit dans la vérité et dans la charité, sous l'inspiration de l'Esprit". La solennité de ce jour, a conclu Benoît XVI célèbre "un mystère toujours actuel: Dieu veut constituer le monde en temple spirituel", ce qui implique aussi "l'importance des édifices matériels dans lesquels les fidèles prient. Chaque communauté a donc le devoir d'entretenir son église, élément d'un patrimoine religieux et historique de grande valeur".
ANG/BASILIQUE LATRAN/...                              VIS 20081110 (340)


AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 8 NOV 2008 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Rino Passigato, Nonce apostolique au Portugal, jusqu'ici Nonce au Pérou.
NN/.../PASSIGATO                                                        VIS 20081110 (30)

MAGISTERE DE PIE XII


CITE DU VATICAN, 8 NOV 2008 (VIS). Le Pape a reçu ce matin les participants au congrès consacré au Magistère de Pie XII dans Vatican II, organisé du 6 au 8 novembre par les universités pontificales Grégorienne et du Latran. Benoît XVI a d'abord souligné que le magistère du serviteur de Dieu Pie XII, dont on commémore cette année le cinquième anniversaire de la mort, est un précieux héritage pour l'Eglise. Puis a rappelé que Pie XII avait écrit plus de quarante encycliques, dont Mystici Corporis dans laquelle le Pape aborde le thème de la nature vraie et intime de l'Eglise, mais également Divino Afflante Spiritu sur l'Ecriture ou Mediator Dei sur la liturgie.

  "A de nombreuses occasions, Pie XII a parlé de la responsabilité des laïcs dans l'Eglise", et de "la grande importance des moyens de communication modernes,...tout en soulignant le devoir des journalistes de fournir des informations vraies et respectueuses des normes morales... Tout en admirant aussi les conquêtes dans le domaine scientifique, il ne manquait pas de mettre en garde contre les risques qu'une recherche qui ne tenait pas compte des valeurs morales pouvait comporter" et "il prévenait de la nécessité d'empêcher à tout prix que ces progrès scientifiques de génie soient utilisés pour la construction d'armes de mort qui auraient pu provoquer d'énormes catastrophes voire la destruction totale de l'humanité".

  "L'enseignement mariologique de Pie XII qui atteint son sommet dans la proclamation du dogme de l'Assomption de la Vierge Marie mérite aussi une attention particulière puisque le Saint-Père entendait par là souligner la dimension eschatologique de notre existence et mettre davantage en valeur la dignité de la femme". Soulignant combien "Pie XII était un homme mesuré et réaliste...et protégé du danger du pessimisme qui n'atteint pas le croyant", le Pape a ajouté que "les polémiques stériles l'ennuyaient et qu'il était profondément méfiant face au fanatisme et au sentimentalisme". On notait en lui "un effort constant et une volonté ferme de se donner à Dieu sans compter et sans égard pour sa faible santé... Tout lui venait de l'amour pour son Seigneur Jésus-Christ et de l'amour pour l'Eglise et pour l'humanité. En fait, il était surtout un prêtre en union permanente et intime avec Dieu... C'est là qu'il puisait pour donner un élan à son magistère comme d'ailleurs à toutes ses autres activités. Son magistère fécond a encore pour les chrétiens d'aujourd'hui une valeur inestimable... L'héritage du magistère de Pie XII a été recueilli par le Concile Vatican II et proposé de nouveau aux générations chrétiennes suivantes". Le Saint-Père a conclu en disant que "dans la personne du Pie XII, le Seigneur a fait un don exceptionnel à son Eglise, pour lequel nous devons tous le remercier".
AC/PIE XII/...                                    VIS 20081110 (460)


NOUVEL AMBASSADEUR DE CHINE-TAIWAN


CITE DU VATICAN, 8 NOV 2008 (VIS). Benoît XVI a reçu ce matin les lettres de créances de M.Wang Larry Yu-Yuan, le nouvel Ambassadeur de Chine-Taïwan, devant lequel il a souligné combien son pays cultivait un fort sentiment d'appartenance à la communauté internationale et à la famille humaine. Cela se manifeste, a-t-il précisé, "sous de multiples formes et notamment dans la générosité de son aide d'urgence aux pays les plus pauvres. Ainsi contribue-t-il efficacement à la construction d'un monde plus sûr et plus stable, ce dont le Saint-Siège se félicite", qui collabore volontiers avec les promoteurs de la paix et du développement.

  Puis rappelant que les catholiques ne représentent même pas 1% de la population, le Pape a dit qu'ils "sont fiers de participer au développement d'une société plus juste, vraiment soucieuse du sort des plus faibles". Il a également salué l'engagement des pouvoirs publics en faveur de la liberté religieuse, "ce qui permet à l'Eglise d'assumer sa mission d'amour et de service, d'exercer librement son culte et de proclamer l'Evangile". Grâce à la spiritualité et à la sagesse traditionnelle de son peuple, on peut constater en Asie "une grande vitalité religieuse et une capacité de renouveau qui préparent le terrain à un fertile dialogue inter-religieux".

  Il est aujourd'hui important "que les peuples puissent s'entendre dans le respect et la dignité, conscients de ce qu'ils partagent plus de valeurs que les différences culturelles les séparant... Le dialogue franc et constructif est le moyen de résoudre les conflits qui menacent la stabilité mondiale. C'est pourquoi le Saint-Siège salue les progrès dans les relations entre Taïwan et la Chine continentale". L'Eglise catholique s'applique toujours à favoriser les solutions pacifiques "en étant attentive au moindre signal de dialogue et de réconciliation". Ainsi appuie-t-elle les efforts des gouvernements dans la défense de la dignité humaine et la recherche de la paix.      
CD/AMBASSADEUR CHINE-TAIWAN/YU-YUAN                   VIS 20081110 (320)


vendredi 7 novembre 2008

AUDIENCES

CITE DU VATICAN, 7 NOV 2008 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audiences séparées quatre prélats de la Conférence épiscopale bolivienne, en visite Ad Limina:

-Mgr.Krzysztof Bialasik Wawrowska, SVD, Evêque d'Oruro.

-Mgr.Leonardo Mario Bernacchi, OFM, Vicaire apostolique de Camiri.

-Mgr.Luis Morgan Casey, Vicaire apostolique de Pando.

-Mgr.Carlos Bürgler, CSSR, Vicaire apostolique de Reyes.

  En fin d'après-midi il devrait recevoir le Cardinal William Joseph Levada, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi.
AL:AP/.../...                                                   VIS 20081107 (80)

RESPECT DE LA DIGNITE HUMAINE


CITE DU VATICAN, 7 NOV 2008 (VIS). Le Pape a reçu ce midi le congrès international sur le don d'organes en cours à Rome sous les auspices de l'Académie pontificale pour la vie, de la Fédération internationale des associations médicales catholiques et du Centre italien de transplantations. Benoît XVI a d'abord rappelé que la transplantation de tissus et organes "constitue une grande conquête scientifique et un grand espoir pour tant de malades graves. Malheureusement, la question des disponibilités d'organes vitaux n'a rien de théorique. Elle apparaît dramatique lorsqu'on voit tant de malades en attendre une ultime chance de survie, conditionnée par des disponibilités sans mesure avec les besoins". Puis il a rappelé que "le corps et l'esprit donnés ensemble à une personne constitue un tout formé à l'image de Dieu". Pour ce, il est nécessaire d'en respecter la dignité et d'en défendre l'identité".

  En matière de transplantations, le Pape a affirmé qu'on ne pouvait offrir un organe que si vie et identité étaient sauvegardées, pour un motif légitime et de manière proportionnée. "Toute logique commerciale ou l'adoption de critères discriminatoires ou utilitaristes...sont moralement illicites. La communauté scientifique médicale doit absolument rejeter tout abus de transplantation, tout trafic affectant des personnes sans défense comme les enfants. Ces geste doivent être condamnés comme abominables, tout comme la création et la destruction d'embryons humains à des fins thérapeutiques. Le seul fait de considérer un embryon comme matériau thérapeutique offense les principes culturels, philosophiques et éthiques qui fondent la dignité de la personne". Rappelant que le consentement volontaire est un préalable à la transplantation, et il ne saurait être compris comme un acte coercitif ou une exploitation, Benoît XVI a dit que "les organes vitaux ne peuvent être prélevés que sur des cadavres, dont la dignité doit elle-aussi être respectée. Récemment, la science a fait de grand progrès dans le constat de l'état de mort...et en la matière il ne peut y avoir le moindre doute d'arbitraire. En absence de certitude absolue, le principe de précaution doit prévaloir".

  Puis le Saint-Père a dit que le receveur doit pour sa part être conscient de la valeur du geste qui le sauve, car destinataire d'un don qui va au-delà du simple bénéfice thérapeutique... Il est un témoin d'un acte d'amour qui doit susciter une réaction généreuse, de manière à développer la culture de la gratuité du don... Une médecine des transplantations doit correspondre à une éthique du don et à effort pour investir au maximum dans la formation et l'information, dans la sensibilisation des consciences à une problématique qui touche de près la vie de tant de personnes. Il faudra donc -a conclu le Pape- éviter malentendus et préjugés, doutes et peurs, et les remplacer par des certitudes et des garanties qui feront mieux prendre conscience du grand don de la vie".
AC/TRANSPLANTATIONS/...                                 VIS 20081107 (480)


Copyright © VIS - Vatican Information Service