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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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samedi 13 mars 2010

SUR LES "DELICTA GRAVIORA"

CITE DU VATICAN, 13 MAR 2010 (VIS). Voici l'interview accordée ce matin au journal italien L'Avvenire par Mgr.Charles J.Scicluna, Promoteur de justice de la Congrégation pour la doctrine de la foi. Il est le Ministère public du tribunal de la congrégation en charge d'enquêter sur les Delicta Graviora, les crimes que l'Eglise considère comme les plus graves, ceux commis contre l'Eucharistie ou le secret de la confession, ou bien des viols sur mineurs de la part du clergé:

  "Le Motu Proprio de 2001 (Sacramentorum Sanctitatis Tutela) en a réservé la compétence à la Congrégation pour la doctrine de la foi. Ainsi son promoteur de justice doit-il traiter la terrible question des prêtres accusés d'actes pédophiles, qui fait périodiquement la première page des journaux. Il s'agit d'une personne très scrupuleuse et qui a la réputation de ne pas se laisser influencer.

  Question: Monseigneur Scicluna, vous avez une réputation de dur, et pourtant l'Eglise est systématiquement accusée d'être accommodante envers les prêtres pédophiles.

  Dans le passé, par une mauvaise interprétation de la défense de la réputation de l'institution, des évêques peuvent avoir fait preuve indulgents face à ces tristes affaires. Il l'ont été dans la pratique car au niveau des principes la condamnation des ces crimes a toujours été ferme et sans équivoque. Pour ce qui est du siècle dernier, il suffit de citer l'instruction Crimen Sollicitationis de 1922...

  Question: Mais ne s'agissait-il pas de 1962?

  Si la première édition de ces mesures remonte à Pie XI, le St.Office en fit une nouvelle version sous Jean XXIII, destinée aux Pères conciliaires. Mais les 2.000 copies ne suffisaient pas et la distribution fut renvoyée sine die. Quoiqu'il en soit, il s'agissait de normes à suivre en cas de révélations faites en confession de crimes plus graves et de type sexuel, comme les viols sur mineurs...
   
  Question: Ces normes recommandaient le secret.

  Une mauvaise traduction anglaise du texte a fait penser que le Saint-Siège imposait le secret pour occulter les faits, mais il n'en était pas ainsi. Le secret de l'instruction servait à protéger la réputation des personnes impliquées, les victimes comme aussi les prêtres accusés, qui ont eux aussi droit à la présomption d'innocence. L'Eglise n'aime pas la justice spectacle. Les normes relatives aux abus sexuels n'ont jamais été entendues comme une interdiction de leur dénonciation à la justice civile.

  Question: Ceci dit, ce document est souvent cité pour accuser le Pape actuel d'avoir été, comme Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, le responsable d'une politique d'occultement des faits de la part du Saint-Siège...

  Cette accusation est sans fondement, et même calomnieuse. Quelques faits. Entre 1975 et 1985 aucune signalisation de cas de pédophilie cléricale n'est parvenu à la congrégation. Après la promulgation du Code canonique de 1983, il y a eu une période d'incertitude sur les Delicta Graviora qui devaient être de notre compétence. C'est seulement avec le Motu Proprio de 2001 que le crime pédophile est redevenu de notre exclusive compétence, et à partir de là le Cardinal Ratzinger a géré avec fermeté ces affaires. Il a en outre fait preuve de courage dans le traitement de cas extrêmement délicats. Accuser le Pape actuel d'avoir occulté la question est pure calomnie.

  Question: Que se passe-t-il lorsqu'un prêtre est accusé d'un Delictum Gravius?

  Si l'accusation est vraisemblable, son évêque est contraint d'enquêter tant sur l'objet de la démarche que sur  sa validité. Si l'enquête préliminaire confirme l'accusation, il n'a plus le pouvoir d'agir et doit transmettre le dossier au Bureau disciplinaire de notre congrégation.

  Question: Qui compose ce bureau?

  Etant un des supérieurs de la congrégation, j'en fait partie, avec un chef de bureau (P.Pedro Miguel Funes Diaz), sept autres ecclésiastiques et un pénaliste laïque en charge de ces questions. D'autres officials de la congrégation collaborent selon les exigences, notamment en matière linguistique.

  Question: Ce bureau a été accusé de peu fonctionner, et lentement...

  L'affirmer est injuste. En 2003 et 2004, il a eu une avalanche de cas soumis à notre examen, largement en provenance des Etats-Unis. Depuis, le phénomène s'est heureusement réduit et nous tentons de traiter les dossiers en temps réel.

  Question: Combien en avez-vous traité jusqu'ici?

  De 2001 à 2010 il s'est agi d'environ 3.000 accusations regardant des prêtres diocésains ou religieux, pour des crimes commis ces 50 dernières années.

  Question: Il s'agit donc de 3.000 cas de prêtres pédophiles?

  On ne peut pas dire ceci car, grosso modo, dans 60 % des cas on a affaire à des actes d' "éphébophilie", c'est-à-dire d'attraction physique pour des adolescents de même sexe. Dans 30 autres % il s'agit d'attirance hétérosexuelle, et pour les 10 derniers de véritable attraction physique envers des garçons impubères. En neuf ans, les cas de prêtres accusés de pédophilie sont donc environ 300. Trop certes, mais il faut constater que le phénomène n'est pas étendu comme on veut le faire croire.

Question: Combien de procès et de condamnation sur trois mille accusés?

  Tout d'abord, dans 20 % des cas le procès, pénal ou administratif, s'est déroulé sous notre supervision dans le diocèse de compétence. Très rarement il y a un procès au Vatican, ce qui permet aussi d'accélérer l'iter. Dans les 60 autres % , principalement à cause de l'âge avancé des accusés, on n'engage pas de procès mais des mesures disciplinaires sont prises à leur encontre, comme l'interdiction de célébrer la messe en public et de confesser, ou l'obligation de conduire une vie retirée et de pénitence. S'il y a eu dans cette catégorie des cas particulièrement médiatisés, il ne s'est absolument pas agi d'absolution. S'il n'y a pas eu de condamnation formelle, la réduction au silence et à l'obligation de prière a tout son sens.

  Question: Et les 20 derniers % ?

  On dira que pour la moitié, celle des cas particulièrement graves, agrémentés de preuves indubitables, le Pape a pris la douloureuse responsabilité de la réduction à l'état laïque. Il s'agit d'une mesure extrême mais inévitable. Pour l'autre moitié, ce sont les prêtres qui ont demandé à être relevé de leurs devoirs sacerdotaux. On compte parmi eux les prêtres trouvés en possession de matériel pédo-pornographique, condamnés pour ce délit par la justice civile.

  Question: D'où proviennent les 3.000 cas évoqués?

  Principalement des Etats-Unis qui, en 2003-2004 ont fourni environ 80 % des cas. En 2009 leur proportion est tombée à 25 % des 223 nouveaux dossiers en provenance du monde entier. En 2007-2009, la moyenne annuelle des cas signalés à notre congrégation a été de 250. Nombre de pays ne signalent qu'un ou deux cas, bien que s'accroisse le nombre des pays intéressés par un phénomène somme toute assez réduit. Rappelons qu'il y a 400.000 prêtres diocésains et religieux dans le monde, un nombre sans mesure par rapport à la perception que provoquent les cas exposés dans la presse.

  Question: Et en Italie?

  Jusqu'ici le problème ne semble pas revêtir de dimension dramatique, même si je suis préoccupé par une certaine culture du silence, encore trop diffuse. Par ailleurs, la Conférence épiscopale italienne assure une excellent service technico-juridique aux diocèses devant traiter ces affaires. On doit saluer l'engagement croissant des évêques à éclairer les cas qu'on leur signale.

  Question: Vous dites que les procès en règle ne sont que 20 % des 3.000 cas examinés ces neuf dernières années. Se sont-ils tous terminés par la condamnation des accusés?

  Si nombre des procès se sont conclus par une condamnation, dans certains cas le prêtre a été innocenté ou bien les accusations n'ont pu être suffisamment démontrées. Ceci dit, dans chaque cas, on évalue la culpabilité de l'accusé mais aussi sa capacité à remplir son ministère.

  Question: On accuse régulièrement la hiérarchie ecclésiastique de ne pas transmettre à la justice civile des cas de pédophilie du clergé qui lui sont signalés.

  Dans les pays de culture juridique anglo-saxonne , mais aussi en France, les évêques prennent généralement connaissance des crimes commis par leurs prêtres hors confession, ce qui les oblige à recourir à l'autorité judiciaire. C'est une situation grave car ces évêques sont comme un parent contraint à dénoncer son fils. Dans ces cas, nous recommandons de respecter la loi civile.

  Question: Et si l'évêque n'a pas cette obligation?

  Dans ces situations la congrégation n'oblige pas les évêques à dénoncer leurs prêtres, mais elle les encourage à inviter les victimes à dénoncer leur bourreaux. Nous encourageons les évêques à fournir à ces victimes toute l'assistance nécessaire, et pas strictement spirituelle. Dans le cas récent d'un prêtre condamné par un tribunal civil italien, c'est la congrégation qui a suggéré aux dénonciateurs réclamant une procédure canonique d'alerter la justice civile. Ceci dans l'intérêt des victimes et pour éviter de nouveaux actes délictueux.

  Question: La prescription est-elle prévue pour les Delicta Graviora?

  Vous touchez un point délicat. Avant 1889, le principe de la prescription pénale était étranger au droit de l'Eglise. C'est seulement avec le Motu Proprio de 2001 qu'on a introduit pour les crimes graves une prescription de dix ans. Pour les délits sexuels, la décennie commence au dix-huitième anniversaire de la victime.

  Question: Est-ce suffisant?

  La pratique a monté que ce terme décennal n'est pas adapté à ce type d'affaires. Il serait bon de retourner au système précédent fixant l'imprescriptibilité de ces Delicta Gravioa. Ceci dit, le 7 novembre 2002 Jean-Paul II a concédé à la Congrégation pour la doctrine de la foi une faculté de dérogation au cas par cas, à la demande motivé de l'évêque intéressé. Elle est généralement accordée".
CDF/DELICTA GRAVIORA/SCICLUNA                                   VIS 20100313 (1580)

NOTE DU DIRECTEUR DE LA SALLE-DE-PRESSE


CITE DU VATICAN, 13 MAR 2010 (VIS). Voici une note signée du P.Federico Lombardi, SJ, Directeur de la Salle-de-Presse du Saint-Siège, intitulée "marcher droit, y compris dans la tempête": "Je voudrais faire trois observations, à la fin d'une semaine où grand part de la presse européenne a point les réflecteurs sur la question des abus sexuels sur mineurs commis dans des institutions catholiques.

  La ligne adoptée par la Conférence épiscopale allemande s'est révélée juste pour affronter les divers aspects du problème. Les déclarations de son président, Mgr.Robert Zollitsch, après sa rencontre avec le Pape, ont confirmé les mesures prises lors de la récente assemblée des évêques: reconnaître la vérité, aider les victimes, renforcer la prévention, collaborer avec les autorités publiques et judiciaires. Hier Mgr.Zollitsch a réaffirmé l'opinion des experts selon lesquels la question du célibat ne doit en aucune manière être confondue avec celle de la pédophilie. Le Pape soutient la ligne de l'épiscopat allemand qui, au-delà des spécificités adaptées au contexte national- constitue un modèle, auquel pourraient s'inspirer d'autres conférences épiscopales face à la même problématique.

  L'importante interview accordée ce matin à L'Avvenire par le Promoteur de justice de la Congrégation pour la doctrine de la foi, détaille les normes canoniques fixées ces dernières années par l'Eglise pour juger les crimes commis sur mineurs par des ecclésiastiques. Il est absolument clair que ces normes n'ont pas été édictées en vue de couvrir ces affaires, pas plus qu'elles ne les ont pas favorisés. Au contraire, elles ont permis d'engager dans le contexte ecclésiastique une grande action de justice et de juste punition. Tout ceci a été mis au point et mis en oeuvre lorsque le Cardinal Ratzinger était Préfet de la congrégation, dont la ligne a toujours été rigoureuse et cohérente dans le traitement de ces affaires, notamment des plus difficiles.

  Pour sa part le diocèse de Munich a amplement répondu aux questions soulevées à propos d'un prêtre transféré de Essen à Munich sous l'épiscopat du Cardinal Ratzinger, qui s'est ensuite rendu coupable d'abus sexuels. Le communiqué de presse a montré que l'archevêque était totalement étranger aux décisions à la suite des quelles ces crimes ont été perpétrés. A l'évidence, on s'est acharné ces derniers jours, à Ratisbonne comme à Munich, à rechercher des éléments susceptibles de mettre en cause le Saint-Père dans ces affaires. Objectivement, ces tentatives ont échoué.

  Malgré la tempête, l'Eglise voit parfaitement la route à suivre, sous la conduite sûre et rigoureuse du Pape. Comme on l'a vu dans d'autres circonstances, il faut espérer que cette crise puisse finalement aider la société toute entière à mieux approcher la question de la protection et de la formation de l'enfance et de la jeunesse".
OP/ABUS/LOMBARDI                                     VIS 20100313 (460) 

vendredi 12 mars 2010

AUTRES ACTES PONTIFICAUX


CITE DU VATICAN, 12 MAR 2010 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Jean-Claude Boulanger, Evêque de Bayeux (superficie: 5.548, population: 647.933, catholiques: 460.110, prêtres: 236, diacres: 19, religieux: 617), en France. Jusqu'ici Evêque de Sées (France), il succède à Mgr.Pierre Pican, SDB, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.
NER:RE/.../BOULANGER:PICAN                                         VIS 20100312 (50)

AUDIENCES


CITE DU VATICAN, 12 MAR 2010 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audiences séparées:

-Quatre prélats de la Conférence épiscopale soudanaise en visite Ad Limina:

    -Mgr.Akio Johnson Mutek, Evêque de Torit, accompagné de son prédécesseur Mgr.Paride Taban.

    -Mgr.Rudolf Deng Majak, Evêque de Wau.

    -Mgr.Erkolano Lodu Tombe, Evêque de Yei.

-Mgr.Robert Zollitsch, Archevêque de Freiburg im Breisgau (Allemagne).

  En fin d'après-midi, il devrait recevoir le Cardenal William Joseph Levada, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

  Hier soir, il avait reçu le Cardinal Josef Cordes, Président du Conseil pontifical Cor Unum.
AL:AP/...                                                               VIS 20100312 (90)

ADHESION DES PRETRES AU CHRIST ET A L'EGLISE


CITE DU VATICAN, 12 MAR 2010 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce midi les participants au Congrès théologique promu par la Congrégation pour le clergé qui se déroule les 11 et 12 mars à l'Université pontificale du Latran sur le thème: "Fidélité du Christ, fidélité du prêtre". Il leur a dit qu'aujourd'hui "il est important de reconnaître la particularité théologique du ministère ordonné pour ne pas céder à la tentation de le réduire aux catégories culturelles dominantes. Dans un contexte de sécularisation  généralisée qui exclut progressivement Dieu de la sphère publique et de la conscience sociale partagée, le prêtre est souvent perçu comme une personne étrangère... C'est pourquoi, il est important de dépasser les dangers du réductionnisme des dernières décennies, qui...ont présenté le prêtre comme un agent social, au risque de trahir le sacerdoce du Christ".

  "De même que l'herméneutique de la continuité est importante pour comprendre correctement les textes du Concile Vatican II, il faut une herméneutique que l'on pourrait appeler "de la continuité sacerdotale" qui, partant de Jésus de Nazareth, Seigneur et Christ, et traversant les deux mille ans d'histoire de la grandeur et de la sainteté, de la culture et de la piété, que le prêtre a écrit dans le monde, arrive jusqu'à aujourd'hui". Il "est particulièrement important que l'appel à participer à l'unique sacerdoce du Christ dans le ministère ordonné fleurisse dans le charisme de la prophétie: il y a  grand besoin de prêtres qui parlent de Dieu au monde et qui présentent Dieu au monde, des homes qui ne soient pas sujet à es modes culturelles éphémères, mais capables de vivre authentiquement cette liberté que seule la certitude de l'appartenance à Dieu est en mesure de donner... Aujourd'hui, la prophétie prioritaire est celle de la fidélité...qui porte à vivre le sacerdoce en totale adhésion au Christ et à l'Eglise".

  Après avoir souligné que le prêtre "doit être attentif à ne pas se laisser attirer par la mentalité dominante qui tend à dissocier la valeur du ministre de sa fonction et non à son existence", le Pape a jouté que "l'appartenance ontologique à Dieu constitue le cadre pour comprendre et réaffirmer encore aujourd'hui, la valeur sacrée du célibat qui est, dans l'Eglise latine, un charisme exigé par l'ordre sacré e que les Eglises orientales estiment beaucoup... c'est l'expression du don de soi à Dieu et aux autres. La vocation du prêtre est très grande et est toujours un grand mystère... Nos limites et nos faiblesses doivent nous encourager à vivre et à garder avec une foi profonde ce précieux don par lequel le Christ nous a identifié à lui, en nous rendant participants de sa mission salvifique. De fait, la compréhension du sacerdoce ministériel est unie à la foi et exige, chaque fois, avec plus de force, une continuité totale entre la formation au séminaire et la formation permanente".

  Le Saint-Père a conclu en disant que "les hommes et les femmes d'aujourd'hui nous demandent simplement d'être des prêtres à cent pour cent et rien de plus. Les fidèles laïcs trouveront chez tant d'autres ce dont ils ont besoin humainement, mais c'est seulement dans le prêtre qu'ils pourront trouver cette Parole de Dieu qui doit toujours être sur ses lèvres: la miséricorde du Père, abondante et gratuite, qui se transmet par le sacrement de la réconciliation, le pain de vie nouveau".
AC/SACERDOCE/...                                    VIS 20100312 (550)

jeudi 11 mars 2010

AUTRES ACTES PONTIFICAUX


CITE DU VATICAN, 11 MAR 2010 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

-Mgr.Jorge Solórzano Pérez, Evêque de Granada (superficie: 7.453, population: 543.000, catholiques: 445.000, prêtres; 74, religieux: 191), au Nicaragua. Jusqu'ici Evêque de Matagalpa (Nicaragua), il succède à Mgr.Bernardo Hombach, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.

-L'Abbé John Douglas Deshotel, Auxiliaire de l'Evêque de Dallas (USA). L'Evêque élu, né en 1952 à Kinder (USA) et ordonné prêtre en 1978, était jusqu'ici Vicaire général de ce même diocèse.

-Mgr.Mark Joseph Seitz, Auxiliaire de l'Evêque de Dallas (USA). L'Evêque élu, né en 1954 à Milwaukee (USA) et ordonné prêtre en 1980, était jusqu'ici Curé de la paroisse Ste.Rita de Dallas (USA).
NER:RE:NEA/.../...                                                           VIS 20100311 (130)

AUDIENCES


CITE DU VATICAN, 11 MAR 2010 (VIS). Le Saint-Père a reçu en audiences séparées:

-Le Cardinal Ivan Dias, Préfet de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples.

-Cinq prélats de la Conférence épiscopale soudanaise en visite Ad Limina:

    -Mgr.Paulino Lukudu Loro, MCCJ, Archevêque de Juba.

    -Mgr.Roko Taban Mousa, Administrateur apostolique "sede vacante et ad nutum Sanctae Sedis" du diocèse de Malakal, accompagné de l'Evêque émérite, Mgr.Vincent Mojwok Nyiker.

    -Mgr.Cesare Mazzolari, MCCJ,Evêque de Rumbek.

    -Mgr.Edward Hiiboro Kussala, Evêque de Tombura-Yambio.
AP:AL/.../...                                               VIS 20100311 (80)

DECES DU CHEIK TANTAWI


CITE DU VATICAN, 11 MAR 2010 (VIS). Le Pape a chargé le Secrétaire d'Etat de faire parvenir au Cheik Muhammad Abd al-Aziz Wasil, Gardien de Al-Azhar (Le Caire, Egypte), un télégramme de condoléances à l'occasion du décès subit du Grand Imam Muhammad Sayyed Tantawi, Recteur de Al-Azhar. Ce message s'adresse à sa famille et à sa communauté, que Benoît XVI assure de ses prières. Il y rappelle la grande distinction de ce dirigeant musulman, qui fut durant de longues années un soutien efficace du dialogue entre musulmans et catholiques. Le Cardinal Bertone se joint au Saint-Père, et rappelle avec gratitude l'élan donné par le défunt aux rencontres entre le Comité permanent de Al-Azhar et son homologue, le Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux.  
MESS/DECES CHEIK TANTAWI/BERTONE                         VIS 20100311 (280)

PENITENCE ET DIALOGUE

CITE DU VATICAN, 11 MAR (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin les participants au cours annuel de la Pénitencerie apostolique consacré au for interne, insistant devant eux sur "la forte exigence qu'il y a à approfondir un sujet essentiel du ministère comme de la vie du prêtre. Rappelant l'héroïcité en la matière du Curé d'Ars, référence de l'Année sacerdotale, il a estimé nécessaire de suivre son infinie confiance dans le sacrement de la pénitence, de le placer au coeur des préoccupations pastorales comme méthode de dialogue pour le salut. "La conscience des limites personnelles et la nécessité de recourir à la divine miséricorde pour sa conversion, pour être soutenus dans son cheminement vers la sainteté, sont fondamentales dans la vie de tout prêtre. Qui a connu la grandeur peut seul annoncer et administrer la miséricorde de Dieu".

  Puis Benoît XVI a dit qu'un contexte culturel "marqué par l'hédonisme et le relativisme, et qui tend à gommer Dieu de la vie, ne peut favoriser une claire vision des références permettant de discerner le bien et la mal, de percevoir le sens réel du péché. Il n'est pas très différent de celui dans lequel vivait Jean-Marie Vianney. Il existait de son temps une hostilité à la foi qui allait jusqu'à interdire l'exercice du culte... Lui fit de l'église sa maison pour mener les hommes vers Dieu...et apparaissait à ses contemporains comme un signe évident de la présence de Dieu, au point de pousser nombre de pécheurs vers le confessionnal". Aujourd'hui comme hier, les prêtres "doivent hautement vivre leur vocation car seul qui est jour après jour présence vive du Seigneur peut susciter le sens du péché, encourager les fidèles à se faire pardonner par Dieu".

  "La crise des confessions dont on parle tant, interpelle avant tout les prêtres chargés de l'éducation des fidèles aux exigences de l'Evangile. Ils doivent donc se consacrer sans réserve à l'écoute des confessions sacramentales, et à orienter avec courage les fidèles, afin qu'ils ne cèdent pas à la mentalité du monde et que leurs choix soient sans compromis, et à contre courant si nécessaire". Enfin le Pape a invité le clergé à conduire avec leurs pénitents le dialogue de salut préconisé par le Curé d'Ars, qui naît de la certitude d'être aimés de Dieu. Une certitude qui permet à l'homme de reconnaître ses fautes et d'avancer progressivement dans une dynamique de conversion du coeur, laquelle débouche sur la renonciation radicale au mal et à la vie que Dieu veut".
AC/CONFESSION/PENITENCERIE                                  VIS 20100311 (420) 

mercredi 10 mars 2010

CRISE ECONOMIQUE ET DROITS HUMAINS


CITE DU VATICAN, 10 MAR 2010 (VIS). Le 3 mars à Genève, l'Observateur permanent du Saint-Siège près les institutions spécialisées des Nations-Unies est intervenu lors de la XIII session du Conseil des droits de l'homme, qui débat de la crise économico-financière mondiale. Au début de son discours, Mgr.Silvano Tomasi a exprimé les condoléances et la solidarité du Saint-Siège avec le Chili, gravement affecté par un récent séisme. Il a ensuite redit que "l'essence des droits de l'homme doit contribuer à la résolution de cette crise... Pour ce il faut de nouvelles règles et un système global de gouvernance plus solide, capable de garantir la voie au développement soutenable".

  Evoquant les conséquences négatives du phénomène, Mgr.Tomasi a cité "le scandale de la faim, une inégalité croissante de par le monde, les millions de personnes sans emplois ou réduits à une pauvreté extrême... Le défaut de protection sociale pour les plus vulnérables, ainsi que l'a rappelé Benoît XVI dans Caritas in Veritate, réduit l'économie à la production de richesse ou au jeu politique. L'injustice dans la redistribution des bénéfices cause de graves déséquilibres. Notre objectif est la protection et le respect de la dignité de la personne partagé par la famille humaine toute entière... La réforme du Conseil des droits de l'homme doit également tendre à concrétiser les modifications programmées, avec comme priorité l'application des droits".

  "La doctrine sociale de l'Eglise a depuis toujours comme but l'attention aux plus faibles. En donnant la priorité aux membres les plus faibles de la société, et à l'ordre créé qui les accompagne dans leur vie terrestre, nous pouvons modifier les règles financières de manière concrète, en éliminant les mauvaises pratiques qui ont conduit à la crise actuelle, en favorisant le développement intégral et le respect des droits humains, vu que la personne dans son intégralité constitue le capital véritable".
DELSS/DROITS HUMAINS/TOMASI                             VIS 20100310 (310)

TURQUIE ET NIGERIA

CITE DU VATICAN, 10 MAR 2010 (VIS). Après la catéchèse, Benoît XVI a manifesté toute sa solidarité avec les victimes du récent séisme qui a frappé la Turquie orientale. Les assurant de ses prières il a lancé une appel à la générosité internationale. Puis il a évoqué les violences de ces derniers jours au centre du Nigeria: "Mes pensées vont aux victimes d'une violence atroce qui a ensanglanté le pays sans épargner de malheureux enfants. Une fois de plus j'affirme que la violence ne résout rien. Pire, elle aggrave les conséquences tragiques des conflits. J'en appelle à tous les responsables politiques et religieux afin qu'ils agissent en faveur de la sécurité des populations et de la coexistence pacifique entre communautés. Je suis proche des pasteurs et des fidèles nigérians et prie afin que, forts dans l'espérance, ils soient des agents de réconciliation".
AG/APPELS/TURQUIE:NIGERIA                                 VIS 20100310 (150)

UNICITE ET CONTINUITE DE L'EGLISE

CITE DU VATICAN, 10 MAR 2010 (VIS). Lors de l'audience générale Salle Paul VI, le Saint-Père a poursuivi son exposé de l'oeuvre de saint Bonaventure. "Interprète authentique et fidèle de saint François", il a réagi contre le courant interne à l'ordre franciscain fondé sur la pensé de Joachim de Flore, qui pensait qu'avec François avait marqué le début de la phase finale de l'histoire. Pour eux il fallait se préparer à une Eglise nouvelle de l'Esprit, libérée des structures hiérarchiques. Bonaventure a traité de la question dans sa dernière oeuvre, l'Hexaméron, affirmant que "Dieu est un pour toute l'histoire... Même si elle est un cheminement de progrès, Jésus-Christ est seul la parole ultime de Dieu... Il n'existe pas un autre Evangile, il n'y a pas d'autre Eglise à attendre. L'ordre franciscain doit donc prendre place dans cette Eglise, s'insérer dans sa foi et dans son système hiérarchique".

  Ceci ne signifie pas, a précisé le Saint-Père, que "l'église soit immobile, fixée dans le passé et sans perspective de nouveauté". Lorsque saint Bonaventure parle des "oeuvres du Christ, qui ne cessent...il formule l'idée du progrès... C'est une certitude, la richesse de la parole du Christ est inépuisable et elle peut éclairer les nouvelles générations. L'unicité du Christ garantie également le renouvellement continu de l'Eglise". Puis le Pape a rappelé qu'il existe une théorie selon laquelle l'Eglise serait en déclin constant depuis le début de son second millénaire. Certains le font remonter aux temps apostoliques... Que serait l'Eglise sans la nouvelle spiritualité cistercienne, franciscaine et dominicaine, celle de Thérèse d'Avila ou de saint Jean de la Croix? "Bonaventure a enseigné l'ouverture aux nouveaux charismes que le Christ offre à l'Eglise dans l'Esprit... Après Vatican II, certains ont cru que tout était nouveau, qu'il existait désormais une nouvelle Eglise, que l'Eglise d'avant le Concile était finie au profit d'une autre totalement différente. Grâce à Dieu la barque de l'Eglise était solidement conduite et, tout en défendant la nouveauté du Concile, Paul VI et Jean-Paul II ont défendu l'unicité et la continuité de l'Eglise qui, si elle est composée de pécheurs, demeure un lieu de grâce".Commentant les écrits théologiques et mystiques de Bonaventure, Benoît XVI a souligné l'importance de son Itinerarium Mentis in Deum exposant que la connaissance de Dieu est un voyage à étapes, qui culmine "dans l'union pleine avec la Trinité par le biais du Christ et à l'imitation de saint François".

  Avant l'audience, le Pape avait salué dans la Basilique vaticane le pèlerinage de la Fondation Don Carlo Gnocchi, "lumineuse figure du clergé milanais", béatifié en octobre dernier. Rappelant sa grande activité au service de l'enfance abandonnée, des personnes âgées et des malades graves. Il a encouragé ses disciples à poursuivre et accroître l'oeuvre du bienheureux Carlo Gnocchi. "En cette Année sacerdotale, l'Eglise voit en lui un modèle. Puisse son lumineux exemple de service aux plus faibles susciter chez les prêtres le désir de renforcer l'extraordinaire grâce qu'est le ministère ordonné, pour l'Eglise et le monde".
AG/SAINT BONAVENTURE/...                                 VIS 20100310 (510)

mardi 9 mars 2010

RESPECTER LA DIGNITE DE LA FEMME

CITE DU VATICAN, 9 MAR 2010 (VIS). Hier à New-Yok, l'Observateur permanent du Saint-Siège est intervenu dans le cadre de la LIV session de la Commission sur le statut de la femme du Conseil économique et social de l'ONU (faisant suite à la IV Conférence mondiale "Femme 2000. Egalité de genre, développement et paix pour le XXI siècle"). Mgr.Celestino Migliore a déclaré que si le débat présentait des éclaircissements, il montrait aussi des zones d'ombre inquiétantes: "Des progrès ont été obtenus de par le monde ces 15 dernières années sur le statut de la femme, dans l'éducation des filles et la promotion des femmes, comme agents fondamentaux d'éradication de la pauvreté et du développement, mais aussi par l'accroissement de leur participation à la vie sociale et politique en vue de supprimer les discriminations et les violences domestiques". Des lois spécifiques soulignent "le rôle indispensable que jouent les femmes dans la vie sociale, protègent leur dignité, leurs droits et devoirs. Malgré ce elles continuent de souffrir dans de nombreuses régions du monde". 

  Puis le représentant du Saint-Siège a dit qu'on ne pouvait sous-estimer la violence contre la femme que constituent l'avortement, l'infanticide ou l'abandon d'enfant, au même titre que la discrimination en matière sanitaire ou alimentaire, alors que les deux tiers des analphabètes sont des femmes à partir de 15 ans. "Il est triste de constater que les trois quarts des malades du SIDA sont des jeunes filles entre 15 et 24 ans, que la moitié des victimes du trafic international d'êtres humains est composée de mineurs, à 70% féminins". Tout cela résulte de dynamiques socio-culturelles arriérées, mais aussi des lenteurs politiques. "L'égalité hommes femmes dans l'éducation et l'emploi a aussi provoqué des manipulations du concept d'égalité des sexes en matière de défense des droits sociaux... Porté au niveau idéologique cette égalité conduit au contraire à une régression de la dignité féminine. D'autre part, les récents documents interprètent le genre au point de dissoudre toute spécificité, toute complémentarité entre femmes et hommes. Si ces théories ne peuvent changer la nature des choses, elles font obstacle à tout vrai progrès dans la reconnaissance de la dignité et des droits de la femme".

  Mgr.Migliore a ensuite rappelé que les documents des conférences internationales ou des comités insistent sur le "lien entre obtention des droits personnels, socio-économiques et politiques, et notion de santé sexuelle et de droits reproductifs. Ceci constitue une violence faite aux êtres en gestation tout en agressant les besoins réels des femmes et des hommes. Une solution respectueuse de la dignité de la femme ne faire fi du droit à la maternité, qu'il faut promouvoir et non compromettre en améliorant les systèmes de santé et, en particulier, les services maternité". En 1995, a-t-il conclu, "la Plateforme de Pékin avait proclamé l'inaliénabilité des droits de la femme, comme indivisibles des droits humains universels. C'est là une base pour comprendre la dignité spécifique des femmes et des filles, mais aussi pour en faire une réalité dans le monde entier".
DELSS/CONFERENCE FEMME/ONU:MIGLIORE                         VIS 20100309 (510) 

VIOLENCES AU NIGERIA

CITE DU VATICAN, 9 MAR 2010 (VIS). Hier, le Directeur de la Salle-de-Presse du Saint-Siège a fait part de l'horreur et de la préoccupation face aux affrontements de ces derniers jours au centre du Nigeria, qui auraient entraîné la mort d'environ 500 chrétiens de l'ethnie berom, agressés par des fulani musulmans. Le P.Federico Lombardi a tenu à préciser qu'en réalité il ne s'agit pas d'une question religieuse mais sociale. Sur les ondes de Radio Vatican, Mgr.John Olorunfemi Onaiyekan, Archevêque d'Abuja, a expliqué qu'il s'agit d'un classique conflit entre pasteurs et agriculteurs, en l'occurrence les fulani étant musulmans et les berom chrétiens. "La presse a trop facilement présenté les faits comme un affrontement inter-religieux. Or il ne s'agit pas de revendications religieuses mais socio-économiques, tribales et culturelles. Les victimes sont de pauvres gens, ignorant de ces problématiques et sans responsabilités. Quant à elle, l'Eglise s'applique à maintenir de bonnes relations entre chrétiens et musulmans. Elle tente une médiation pour faire cesser la violence et aide à trouver une solution aux problèmes concrets, politiques et ethniques. Nous prions pour la paix, pour un bon gouvernement et la vérité, pour que tous les citoyens reconnaissent que la seule solution pour survivre est de se considérer frères".
../NIGERIA/LOMBARDI:OLORUNFEMI                               VIS 20100309 (210)

NOTE SUR LES CAS D'ABUS SEXUELS SUR MINEURS

CITE DU VATICAN, 9 MAR 2010 (VIS). Voici la note du père Federico Lombardi, SI, Directeur de la Salle de Presse du Saint-Siège, sur les cas d'abus sexuels commis sur des mineurs dans les institutions ecclésiastiques:

Depuis quelques mois, le grave problème des abus sexuels sur mineurs dans des institutions gérées par des organismes ecclésiastiques et par des personnes ayant des responsabilités dans l'Eglise, en particulier des prêtres, touche l'Eglise et la société irlandaise. Récemment, le Saint-Père a montré son intérêt, notamment au cours deux rencontres, d'abord avec les plus hauts représentants de l'épiscopat, ensuite avec tous les évêques ordinaires, et prépare la publication d'une lettre sur ce sujet pour l'Eglise en Irlande.

Toutefois, au cours de ces dernières semaines, le débat sur les abus sexuels sur mineurs touche aussi l'Eglise dans certains pays d'Europe centrale (Allemagne, Autriche, Pays Bas). Quelques simples considération peuvent être faites sur ce sujet.

Les principales institutions ecclésiastiques concernées (la Province des jésuites allemands -première à être concernée par le cas du Collège Casinius de Berlin-,la conférence épiscopale allemande, la conférence épiscopale autrichienne, la conférence épiscopale hollandaise...) ont décidé de réagir à ce problème avec rapidité et fermeté. Donnant la preuve d'une volonté de transparence, elles ont, dans un certain sens, accéléré la mise à jour du problème en invitant les victimes à parler, même dans des cas assez anciens. Elles ont ainsi affronté les questions de la bonne façon en commençant par reconnaître ce qu'il s'est passé, se préoccuper des victimes et des conséquences des actes accomplis contre elles. En outre, elles se sont basées sur les directives déjà existantes et ont prévu de nouvelles orientations pour décider d'une stratégie de prévention, afin de tout mettre en œuvre pour qu'à l'avenir de tels faits ne se reproduisent plus.

Ces faits mobilisent l'Eglise dans l'élaboration de réponses appropriées et s'insèrent dans un contexte et une problématique plus large concernant la protection des enfants et des jeunes contre les abus sexuels dans la société. Les fautes commises dans les institutions et par des responsables ecclésiaux sont évidemment particulièrement répréhensibles, au vu de la responsabilité éducative et morale de l'Eglise. Mais toutes les personnes objectives et informées savent que le problème est beaucoup plus large, et qu'il n'est pas juste de concentrer ces accusations sur l'Eglise seulement. Ainsi, par exemple, des statistiques récemment fournies par les autorités compétentes en Autriche disent que, sur une même période de temps, les cas avérés dans les institutions dirigées par l'Eglise étaient au nombre de 17, alors que 150 autres étaient recensés dans d'autres institutions. Il serait bon de se préoccuper aussi de ceux-là.

D'ailleurs, en Allemagne, des initiatives ont été prises, promues par le Ministère de la famille, pour convoquer une table ronde des divers pôles éducatifs et sociaux, pour affronter le sujet dans une perspective complexe et adéquate. L'Eglise est naturellement prête à y participer et à s'y engager. Sa douloureuse expérience peut être d'un apport utile pour les autres. Le Chancelier, Mme Merkel, a justement donné acte à l'Eglise en Allemagne pour son engagement sérieux et constructif.

En plus de ces considérations, rappelons encore que l'Eglise est insérée dans la société civile dans laquelle elle y assume ses responsabilités, mais qu'elle a aussi un ordonnancement spécifique distinct, canonique, qui répond à sa nature spirituelle et sacramentelle, et dont les procédures judiciaires et pénales sont d'une autre nature (par exemple, elle ne prévoit pas de peines pécuniaires ou de privation de liberté, mais l'empêchement d'exercer le ministère, la privation des droits dans le cadre ecclésiastique, etc). En droit canonique, le crime d'abus sexuels sur mineurs a toujours été considéré comme un des plus graves entre tous, ce que les normes canoniques ont constamment réaffirmé, en particulier la Lettre "De delictis gravioribus" de  2001, souvent citée de façon inopportune comme la cause d'une "culture du silence". Qui sait et comprend de quoi il s'agit, sait qu'elle a été un signal déterminant pour rappeler la gravité du problème à l'épiscopat et donner une impulsion réelle à l'élaboration de directives sur ce sujet.

En conclusion, il est évident que l'Eglise traverse actuellement un grave problème et il ne faut pas renoncer à faire tout ce qui est possible pour obtenir enfin des résultats positifs en vue d'une meilleure protection de l'enfance et de la jeunesse dans l'Eglise et dans la société et de purification pour l'Eglise.
OP/ABUS SEXUELS/LOMBARDI                                VIS 20100309 (720)

lundi 8 mars 2010

AUDIENCES


CITE DU VATICAN, 8 MAR 2010 (VIS). Le Saint-Père a reçu en audiences séparées:

-Le Cardinal Ivan Dias, Préfet de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples.

-Trois prélats de la Conférence épiscopale ougandaise en visite Ad Limina:

    -Mgr.Henry Apaloryamam Ssentongo, Evêque de Moroto.

    -Mgr.Emmanuel Obbo, Ap.JC., Evêque de Soroti.

    -Mgr.James Odongo, Ordinaire militaire.

  Samedi dernier, 6 mars, il avait reçu successivement:

-Le Cardinal Giovanni Battista Re, Préfet de la Congrégation pour les évêques.
 
-Deux prélats de la Conférence épiscopale ougandaise en visite Ad Limina:

    -Mgr.Joseph B.Willigers, MHM, Evêque émérite de Jinja.

    -Mgr.Giuseppe Filippi, MCCJ, Evêque de Kotido.
AP:AL/.../...                                             VIS 20100308 (110)

AVENIR DES CHRETIENS DE TERRE SAINTE


CITE DU VATICAN, 8 MAR 2010 (VIS). Le Cardinal Leonardo Sandri, Préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales, a adressé une lettre à l'épiscopat mondial à l'occasion de la collecte du Vendredi Saint en faveur de la Terre Sainte. Co-signé par le Secrétaire du dicastère, Mgr.Cyril Vasil, SJ, le document s'inspire du pèlerinage accompli par Benoît XVI sur les pas de Jésus en mai dernier.

  Le Cardinal y rappelle le souci pastoral, œcuménique et interreligieux qui a animé les paroles et les gestes du Pape en cette occasion, ainsi que son appel à la fraternité et à la paix. Soulignant avec force le problème incessant de l'émigration, il a redit qu'il y a une place pour tous en Terre Sainte, exhorté les autorités à soutenir la présence chrétienne et assuré la solidarité de l'Eglise envers les chrétiens de cette région.

  L'Année sacerdotale, lit-on ensuite, engage évêques, prêtres et séminaristes en faveur des Lieux Saints. Tous doivent se donner entièrement pour garantir aux chrétiens un avenir là où la bonté et l'humanité du Père s'est manifestée. "Le Pape a confié à la Congrégation pour les Eglises orientales la mission de susciter un intérêt nouveau pour cette terre bénie. Je vous encourage donc à confirmer votre solidarité. Les chrétiens d'orient ont la responsabilité de protéger les origines chrétiennes, les lieux et les personnes qui en sont le signe, pour qu'elles demeurent références de la mission chrétienne, mesure de l'avenir de l'Eglise. C'est pourquoi, ces chrétiens méritent l'appui de l'Eglise toute entière".

  Un document joint illustre les œuvres réalisées avec la quête 2009 par la Custodie de Terre Sainte. Outre des bourses pour les prêtres et séminaristes de Terre Sainte étudiant dans les universités pontificales, on trouve des travaux d'entretien et de restauration au sanctuaire de la Visitation de Ain Karem, à Jérusalem, Béthanie, Béthléem, Haïfa, Magdala, Nazareth, au Mont Neo ou au Mont Tabor. D'autres aides vont aux paroisses et aux écoles, et au soutien familial. Des subventions sont également fournies par la Custodie à des institutions culturelles comme la Faculté de science et d'archéologie bibliques ou le Studium Biblicum franciscain de Jérusalem, le Franciscan Media Center, un nouvel apostolat chargé de diffuser sur les chaînes de télévision le message des Lieux saints et la vie des communautés chrétiennes locales.
.../COLLECTE TERRE SAINTE/SANDRI                                VIS 20100308 (390)

LIRE LES EVENEMENTS AVEC LA FOI

CITE DU VATICAN, 7 MAR 2010 (VIS). Après sa visite à la paroisse romaine St.Jean de la Croix, le Saint-Père a récité l'angélus de la fenêtre de son bureau avec les fidèles réunis Place St.Pierre. Commentant la première lecture de la liturgie du jour, le récit du Buisson Ardent vu par Moïse et depuis lequel Dieu l'appelle, le Pape a dit: "Dieu se manifeste aussi de différentes façons dans la vie de chacun de nous. Il est toutefois nécessaire, pour pouvoir reconnaître sa présence, que nous nous approchions de lui conscients de notre misère et avec un profond respect. S'il n'en est pas ainsi, nous serons incapables de le rencontrer et d'entrer en communion avec lui".

  Le Pape a ensuite expliqué le passage de l'Evangile dans lequel Jésus est interpelé sur de funestes faits: l'assassinat de galiléens dans le temple, sur ordre de Pilate, et l'effondrement d'une tour sur des passants. "Face à la conclusion facile de considérer le mal comme une conséquence de la punition divine, Jésus proclame l'innocence de Dieu qui est bon et ne peut vouloir le mal, et met en garde contre le fait de penser que les malheurs sont un effet direct des fautes personnelles de ceux qui les subissent". La réponse du Christ à ceux qui l'interrogent: "Croyez-vous que ces galiléens étaient plus pécheurs que les autres galiléens pour avoir subi un tel sort? Non, mais si vous ne vous convertissez-pas, vous subirez le même sort", nous invite à interpréter différemment ces faits "en les plaçant dans la perspective de la conversion: les malheurs et les deuils ne doivent pas susciter en nous la curiosité ou la recherche de coupables présumés, mais ils doivent être des occasions pour réfléchir, pour vaincre l'illusion de pouvoir vivre sans Dieu, et pour renforcer, avec l'aide du Seigneur, l'engagement de changer de vie".

  "Pour qu'une conversion soit possible, cela implique que nous apprenions à lire les évènements dans la perspective de la foi... En présence de souffrances et de deuils, la vraie sagesse est de se laisser interpeller par la précarité de l'existence et de lire l'histoire humaine avec les yeux de Dieu, qui, voulant toujours et seulement le bien de ses enfants, par un dessein indéchiffrable de son amour, permet alors qu'ils soient mis à l'épreuve pour les conduire vers un bien plus grand", a-t-il conclu. Après l'angélus, le Pape a salué, entre autres, un groupe de pèlerins français avec une pensée particulière pour les personnes victimes de la tempête qui a touché, la semaine passée, l'ouest du pays.
ANG/CONVERSION/...                                VIS 20100308 (420)

LE CAREME, TEMPS DE CONVERSION

CITE DU VATICAN, 7 MAR 2010 (VIS). Benoît XVI s'est rendu, ce matin, à la paroisse St.Jean de la Croix, dans le secteur nord du diocèse de Rome, pour y célébrer la messe. Dans son homélie, il a dit qu'"en carême, chacun de nous est invité par Dieu à changer son existence en pensant et vivant selon l'Evangile, en modifiant quelque chose dans notre façon de prier, d'agir, de travailler et dans nos relations avec les autres. Jésus ne nous adresse pas cet appel avec sévérité mais seulement parce qu'il se préoccupe de notre bien, de notre bonheur, de notre salut. Nous devons, quant à nous, lui répondre par un effort intérieur sincère, en lui demandant de nous faire comprendre sur quels points particuliers nous devons nous convertir".

  Evoquant la paroisse née il y a vingt-et-un ans, le Pape a souligné que dès le début "elle a été ouverte aux mouvements et communautés ecclésiales, élargissant ainsi l'esprit de l'Eglise et expérimentant de nouvelles formes d'évangélisation. Je vous encourage -a-t-il poursuivi- à continuer avec courage dans cette direction, en vous engageant toutefois à rassembler toutes les réalités présentes dans un projet pastoral unitaire". Il a aussi dit sa joie de voir cette communauté "promouvoir, dans le respect des vocations et du rôle des consacrés et des laïcs, la coresponsabilité de tous les membres du Peuple de Dieu... Cela exige un changement de mentalité, surtout concernant les laïcs, qui de collaborateurs du clergé deviennent coresponsables de l'existence et de l'action de l'Eglise, favorisant ainsi la promotion d'un laïcat mûr et engagé". Il a ensuite encouragé les familles et les jeunes du quartier qui fréquentent la paroisse à "annoncer l'Evangile de Jésus-Christ" sans attendre "que d'autres viennent apporter d'autres messages qui ne mènent pas à la vie. Devenez vous-mêmes -a-t-il ajouté- des missionnaires du Christ pour vos frères, là où ils vivent, travaillent, étudient et passent leur temps libre. Mettez-y ici aussi en marche une pastorale des vocations religieuse et organique, en vue d'éduquer les familles et les jeunes à la prière et à vivre leur vie comme un don venant de Dieu".

  "Ce temps fort de carême invite chacun de nous à reconnaître le mystère de Dieu dans notre vie... Sur le Golgotha, Dieu qui au cours de la fuite en Egypte s'est révélé comme celui qui libère de l'esclavage, se révèle comme celui qui embrasse tout homme avec la puissance salvifique de la croix et de la résurrection et qui le libère du péché et de la mort par son amour". Le Pape a conclu en encourageant les fidèles à contempler "ce mystère de Dieu pour mieux comprendre le mystère du Carême et vivre, individuellement et en communauté, en permanente conversion pour être, dans le monde, une constante épiphanie, témoignage du Dieu vivant qui libère et sauve par amour".
HML/CONVERSION/SAINT JEAN DE LA CROIX                VIS 20100308 (470)

AUTRES ACTES PONTIFICAUX


CITE DU VATICAN, 6 MAR 2010 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Valentino Di Cerbo, Evêque d'Alife-Caiazzo (superficie: 580, population: 70.000, catholiques: 69.759, prêtres; 63, diacres: 4, religieux: 56), en Italie. L'Evêque élu, né en 1943 à Frasso Telesino (Italie) et ordonné prêtre 1968, était jusqu'ici Chef de bureau près la Secrétairerie d'Etat.
NER/.../DI CERBO                                                               VIS 20100308 (60)
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