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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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lundi 2 avril 2012

DIMANCHE DES RAMEAUX

Cité du Vatican, 1 avril 2012 (VIS). Benoît XVI a ouvert hier les célébrations de la Semaine Sainte en célébrant, Place St-Pierre, devant plus de soixante mille fidèles, la messe du dimanche des Rameaux.
Le Pape a parcouru la place en papamobile avant de rejoindre l'autel, depuis l'obélisque, décoré à l'occasion de cette festivité avec 50.000 branches d'arbres, d'arbustes et de fleurs méditerranéens de différentes sortes. 13 oliviers séculaires avaient aussi été amenés, provenant, comme le reste de la décoration florale, de la région italienne des Pouilles.
"Le dimanche des Rameaux -a dit le Pape dans son homélie- est le grand portique qui nous introduit dans la Semaine Sainte, la semaine où le Seigneur Jésus s’achemine vers le sommet de sa vie terrestre. Il monte à Jérusalem pour accomplir les Écritures et pour être suspendu sur le bois de la croix, le trône à partir duquel il régnera pour toujours, attirant à lui l’humanité de tous les temps et offrant à tous le don de la rédemption".
Le Pontife a rappelé les deux épisodes jalonnant l'entrée du Christ à Jérusalem. La guérison de l'aveugle Bartimée et l'enthousiasme des disciples et de la multitude qui l'acclame avec les anciennes paroles de bénédiction des pèlerins: 'Hosanna! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur'. "Cette joyeuse acclamation transmise par les quatre évangélistes, est un cri de bénédiction, un hymne d’allégresse: elle exprime la conviction commune qu’en Jésus, Dieu a visité son peuple et que le Messie attendu est finalement venu", a-t-il expliqué.
"Mais quel est le contenu, la résonance la plus profonde de ce cri de joie? La réponse nous est donnée par toute l’Ecriture qui nous rappelle que le Messie accomplit la promesse de bénédiction de Dieu, la promesse des origines, que Dieu avait faite à Abraham, le père de tous les croyants: 'Je ferai de toi une grande nation, je te bénirai… En toi seront bénies toutes les familles de la terre'... C’est pourquoi, celui qui est acclamé par la foule comme le béni, est en même temps celui en qui sera bénie toute l’humanité. Dans la lumière du Christ, l’humanité se reconnaît ainsi profondément unie et comme recouverte par le manteau de la bénédiction divine, une bénédiction qui pénètre tout, soutient tout, rachète tout, sanctifie tout".
D'ailleurs, le premier message de la festivité d'aujourd'hui est "l’invitation à avoir le juste regard sur l’humanité entière, sur les gens qui forment le monde, sur les diverses cultures et civilisations. Le regard que le croyant reçoit du Christ est le regard de la bénédiction : un regard sage et aimant, capable de saisir la beauté du monde et de compatir à sa fragilité. Dans ce regard transparaît le regard même de Dieu sur les hommes qu’il aime et sur la création, œuvre de ses mains".
Et maintenant, "pour nous, qui est Jésus de Nazareth? Quelle idée du Messie avons-nous, quelle idée de Dieu avons-nous? C’est une question cruciale que nous ne pouvons pas éluder, étant donné qu’au cours de cette semaine, nous sommes appelés justement à suivre notre roi qui choisit comme trône la croix; nous sommes appelés à suivre un Messie qui ne nous garantit pas un bonheur terrestre facile, mais le bonheur du ciel, la béatitude de Dieu".
"Quelles sont nos vraies attentes?", a demandé le Saint-Père. Et s'adressant en particulier aux jeunes, protagonistes de la Journée mondiale de la jeunesse, célébrée aujourd'hui, il a dit: "que le dimanche des Rameaux soit pour vous le jour de la décision, la décision d’accueillir le Seigneur et de le suivre jusqu’au bout, la décision de faire de sa Pâque de mort et de résurrection le sens même de votre vie de chrétiens. C’est la décision qui conduit à la vraie joie, comme j’ai voulu le rappeler dans le Message aux jeunes pour cette Journée – soyez toujours dans la joie du Seigneur".
Enfin, Benoît XVI a ajouté que "deux sentiments doivent nous habiter particulièrement en ces jours: la louange, comme l’ont fait ceux qui ont accueilli Jésus à Jérusalem par leur 'hosanna'; et l’action de grâce car, dans cette Semaine sainte, le Seigneur Jésus renouvellera le plus grand don que l’on puisse imaginer: il nous donnera sa vie, son corps et son sang, son amour. Toutefois, à un si grand don, nous devons répondre d’une manière adéquate, c’est-à-dire par le don de nous-mêmes, de notre temps, de notre prière, de notre vie en profonde communion d’amour avec le Christ qui souffre, meurt et ressuscite pour chacun de nous".
Benoît XVI a résumé cette idée avec les mots de saint André, évêque de Crête et Père de l'Eglise: "Etendons-nous humblement donc devant le Christ...revêtus de sa grâce, ou mieux, de lui-même tout entier...comme des tuniques étendues...pour pouvoir offrir au vainqueur de la mort non plus de simples rameaux de palmes, mais des trophées de victoire".

LA JOIE, ELEMENT CENTRAL DE NOTRE EXPERIENCE CHRETIENNE

Cité du Vatican, 2 avril 2012 (VIS). Après la messe des Rameaux et avant de réciter la prière de l'Angélus avec les fidèles réunis place St-Pierre, le Pape a rappelé aux personnes présentes qu'aujourd'hui, on célébrait la Journée mondiale de la jeunesse 2012. A cette occasion, il a adressé un salut particulier aux organisateurs des journées de Madrid en 2011 et de Rio de Janeiro en 2013, réunis à Rome pour un congrès et présents à la messe, ainsi qu'aux jeunes du monde entier.
"Le thème de la Journée mondiale de la Jeunesse -a dit Benoît XVI aux jeunes- correspond à l'appel de saint Paul: 'Soyez toujours dans la joie du Seigneur!'. La joie qui naît de la conscience que Dieu nous aime, est un élément central de l'expérience chrétienne. Dans un monde souvent marqué par la tristesse et les inquiétudes, il est un témoignage important de la beauté...de la foi. Soyez de joyeux témoins du Christ!".

AUX JEUNES: PARLEZ DE DIEU AUX AUTRES

Cité du Vatican, 2 avril 2012 (VIS). Le Saint-Père a reçu aujourd'hui en audience quelque 5.000 jeunes du diocèse de Madrid (Espagne), accompagnés de leur évêque, le cardinal Antonio María Rouco Varela, venus à Rome pour remercier le Pape de son voyage en Espagne lors des Journées mondiales de la jeunesse d'août de l'an passé. Voici quelques extraits du discours de Benoît XVI:
"A chaque fois que je repense à cette 26 Journée mondiale de la jeunesse vécue à Madrid, mon cœur se remplit de gratitude envers Dieu pour l'expérience de grâce de ces inoubliables journées... Cette splendide rencontre ne peut se comprendre qu'à la lumière de la présence de l'Esprit Saint dans l'Eglise. Elle continue de mettre du courage dans nos cœurs et nous invite sur la place publique de l'histoire, comme à la Pentecôte, à rendre témoignage des merveilles de Dieu. Vous êtes appelés à coopérer à cette tache passionnante... Le Christ a besoin de vous à ses côtés pour étendre et construire son Royaume de charité".
"Personne n'est de trop dans cette aventure. Pour cela, ne cessez pas de vous demander à quoi le Seigneur vous appelle et comment vous pouvez l'aider. Vous avez tous une vocation personnelle qu'il a voulu vous proposer pour votre bonheur et sainteté. Lorsque l'on est conquis par le feu de son regard, aucun sacrifice n'est trop grand pour le suivre et lui donner le meilleur de soi-même. C'est ainsi que les saints ont toujours fait en étendant la lumière du Seigneur...et en transformant le monde pour en faire un lieu accueillant pour tous".
"Comme ces apôtres de la première heure, soyez vous aussi des missionnaires du Christ parmi vos proches, vos amis et vos connaissances, dans vos environnements d'étude ou de travail, parmi les pauvres et les malades. Parlez de son amour et de sa bonté avec simplicité, sans complexes ni peurs. Le Christ lui-même vous donnera la force de le faire. D'autre part, écoutez-le et ayez un rapport fréquent et sincère avec lui. Confiez-lui avec confiance vos désirs et aspirations, vos peines aussi et celles des personnes en manque de consolation et d'espérance".
"Nous sommes entrés hier dans la semaine sainte au cours de laquelle nous suivons les pas du Christ... Nous contemplons sa passion douloureuse et son humiliation jusqu'à la mort... Je vous encourage aussi à porter votre croix, et la croix de la douleur et des péchés du monde, pour mieux comprendre l'amour du Christ pour l'humanité. Ainsi, vous vous sentirez appelés à proclamer que Dieu aime les hommes et leur envoie son fils, non pas pour les condamner, mais pour qu'ils atteignent une vie pleine et qui ait un sens".

ACTUALITE DE CLAIRE D'ASSISE

Cité du Vatican, 31 mars 2012 (VIS). Les franciscains et clarisses du monde entier célèbrent par une "année sainte Claire" le VIII centenaire de l'appel à la conversion et à la consécration de sainte Claire d'assise (1194-1253) que l'on situe le dimanche des Rameaux de 1211 ou 1212. C'est pourquoi Benoît XVI a écrit une lettre à Mgr.Domenico Sorrentino, évêque du diocèse d'Assise en Italie.
Le Pape y évoque l'histoire de la fondatrice des clarisses qui, après avoir assisté à la messe des Rameaux sur le conseil de saint François, parée de ses plus beaux atours pour recevoir un rameau des mains de l'évêque, s'enfuit la même nuit de chez elle -ses parents voulaient la marier avec un jeune homme très riche- et se mit en route pour la Portioncule où l'attendaient François et ses compagnons. Là, Claire renonça au monde et lorsque François lui coupa les cheveux, elle se couvrit la tête d'un voile noir qui avec une paire de sandales grossières constituèrent la première tenue des clarisses.
L'histoire de Claire, écrit Benoît XVI "parle aussi à notre génération et exerce une grande fascination surtout pour les jeunes". Le Saint-Père explique que François avait très bien compris la raison de suggérer à Claire de s'échapper au début de la semaine sainte. "Toute la vie chrétienne, et donc aussi la vie de consécration spéciale, sont un fruit du mystère pascal et une participation à la mort et à la résurrection du Christ. Dans la liturgie du dimanche des Rameaux douleur et gloire se mêlent en un thème qui sera ensuite développé les jours suivants, depuis l’obscurité de la Passion jusqu'à la lumière de Pâques. Claire, par son choix, revit ce mystère".
Dans son sens le plus profond, la conversion de Claire est une conversion à l'amour. Elle ne portera plus les habits raffinés de la noblesse d'Assise, mais l'élégance d'une âme consacrée à la louange de Dieu et au don de soi. Dans le petit espace du monastère Saint-Damien, à l'école de Jésus Eucharistie... se développeront, jour après jour, les traits d'une fraternité régie par l'amour de Dieu et par la prière, par l'attention et le service. C'est dans ce contexte de foi profonde et de grande humanité que Claire se fait l'interprète sûre de l'idéal franciscain, implorant ce privilège de la pauvreté, c'est-à-dire en renonçant à posséder aussi des biens mêmes communautaires. Cela laissa le Souverain Pontife longtemps perplexe, mais il se rallia finalement à l’héroïsme de sa sainteté".
"Comment ne pas proposer Claire, comme François, à l'attention des jeunes d'aujourd'hui? Le temps qui nous sépare de l'histoire de ces deux saints n'en a pas diminué leur attrait. Au contraire, ils confirment au contraire leur actualité face aux illusions et désillusions qui marquent souvent la condition actuelle des jeunes. Jamais une époque n'a autant fait rêver les jeunes, avec les mille attractions d'une vie où tout semble possible et permis. Et pourtant, combien l'insatisfaction est-elle présente, combien de fois la recherche de bonheur et de réalisation finit par prendre des routes menant vers des paradis artificiels, comme ceux de la drogue et de la sensualité effrénée! La situation actuelle avec ses difficultés pour trouver un travail digne et former une famille unie et heureuse, ajoute aussi des nuages à l'horizon".
"Pourtant -a ajouté le Saint-Père- aujourd'hui encore, certains jeunes ne manquent pas de répondre à l'invitation de faire confiance au Christ et d'affronter avec courage, responsabilité et espérance le chemin de la vie, faisant aussi le choix de tout laisser pour le suivre dans un service total envers lui et nos frères. L'histoire de Claire, avec celle de François, est une invitation à réfléchir sur le sens de l'existence et à chercher en Dieu le secret de la vraie joie. C'est la preuve concrète que celui qui accomplit la volonté du Seigneur et s'en remet à lui, non seulement ne perd rien, mais trouve le véritable trésor qui donne du sens à toute chose".

MESSAGE A DES DETENUS

Cité du Vatican, 31 mars 2012 (VIS). Le Pape a adressé un message aux détenus de la prison romaine de Rebibbia, qu'il avait visitée le 18 décembre dernier, à l'occasion de leur Via Crucis. La cérémonie, voulue par 300 d'entre eux, sera présidée par le Cardinal Vicaire de Rome, en présence également de l'aumônier, de séminaristes, de volontaires Caritas, de membres du personnel pénitentiaire et de quelques paroissiens du quartier. Benoît XVI y exprime sa proximité spirituelle et le souvenir émouvant de sa venue parmi eux, dit se souvenir de leurs visages et de leurs propos : « Je sais que ce chemin de croix se veut signe de réconciliation. Comme l'a dit un de vous, la prison sert à se relever après une chute, pour se réconcilier avec soi-même, avec les autres et avec Dieu, afin de réintégrer la vie sociale. Lorsque nous voyons Jésus tomber plusieurs fois, nous comprenons qu'il a partagé notre condition humaine. Le poids de nos péché l'a fait chuter à terre, mais par trois fois il s'est relevé pour poursuivre son chemin vers le Calvaire. Ainsi, avec son aide, pouvons nous nous relever et même aider un de nos frères à se relever. Qu'est ce qui donnait à Jésus cette force d'aller de l'avant ?... Il savait que le Père l'aimait et c'est cet immense amour, l'infinie miséricorde de Dieu, qui le réconfortait au-delà des violences et des outrages reçus... C'est un grand don qu'il nous fit avec sa Via Crucis, en révélant que Dieu est amour infini et miséricorde en portant jusqu'au bout le poids de nos péc´hes afin que nous nous relevions, nous réconcilions et retrouvions la paix. N'ayons donc pas peur de faire notre chemin de croix, de porter notre croix à sa suite, et avec lui ».

AIDE AUX POPULATIONS SYRIENNE ET CUBAINE

Cité du Vatican, 31 mars 2012 (VIS). Le Conseil pontifical Cor Unum annonce que le Saint-Père a offert 100.000 US$ en faveur de la population syrienne. Le communiqué rappelle en outre les nombreux appels de Benoît XVI à la cessation des violences et en faveur d'une solution de dialogue et de réconciliation en Syrie. Il a en outre encouragé les fidèles à prier pour tous ceux qui souffrent de ce conflit. L'aide matérielle qu'il fait aujourd'hui servira aux oeuvres caritatives de l'Eglise locale en faveur des civils victimes du conflit interne. Le Conseil pontifical va avoir des entretiens avec le Président de l'Assemblée des évêques de Syrie, SB Gregorius III Laham, et d'autres représentants de la communauté catholique syrienne. Au moyen de ses organismes caritatifs, l'Eglise catholique de Syrie œuvre actuellement à des programmes d'assistance aux populations, notamment dans la région de Homs et Alep.
Par ailleurs, comme premier fruit de la récente visite papale, Cor Unum annonce qu'il financera un nouveau projet de développement agricole dans deux diocèses cubains. Au cours du séjour sur l'île, le Saint-Père a chargé le Cardinal Robert Sarah de s'accorder avec l'épiscopat local sur d'éventuelles aides à la population. Deux évêques ont ainsi indiqué au Président du Conseil pontifical que les autorités venaient d'autoriser des projets de coopération avec le monde agricole de leurs diocèse.

MJ RIO 2013

Cité du Vatican, 2 avril 2012 (VIS). Ce matin en Salle de Presse, une conférence a eu lieu sur la préparation de la Journée mondiale de la jeunesse de Rio de Janeiro (Brésil, 23-28 juillet 2013). Sont intervenus: le cardinal Stanislaw Rylko, président du Conseil pontifical pour les laïcs; Mgr.Orani Joao Tempesta, O.Cist. archevêque de Sao Sebastiao do Rio de Janeiro; et Mgr.Eduardo Pinheiro da Silva, SDB, président de la Commission épiscopale pour la jeunesse de la Conférence nationale des Evêques du Brésil.
Le cardinal Rylko a souligné dans son intervention que "la JMJ a vraiment été une intuition prophétique du bienheureux Jean-Paul II qui a créé une révolution dans le domaine de la pastorale des jeunes". Le Pape Benoît XVI a affirmé que "la JMJ est une nouvelle façon d'être chrétien", d'où les efforts réalisés par toute l'Eglise pour préparer ces journées.
Avec l’événement de Rio, la JMJ revient en Amérique latine 26 ans après la première rencontre internationale à Buenos Aires. Rio 2013 "se place dans le contexte de la mission continentale voulue par les évêques du CELAM réunis à Aparecida en 2007. Dans le contexte de l'Eglise universelle, elle est aussi liée au Synode des évêques d'octobre 2012 sur la nouvelle évangélisation". De plus, elle aura lieu pendant l'année de la foi. "La JMJ -a relevé le cardinal Rylko- a pour finalité de faire croître la foi des jeunes du monde pour la mission... Les jeunes d'aujourd'hui ont besoin, avant tout, de s'enraciner dans la foi et dans la grande famille de l'Eglise pour contribuer davantage et mieux à la vie de la société".
A la fin de son intervention, le cardinal a évoqué la JMJ 2012 célébrée ce dimanche, ayant pour thème: 'Soyez toujours dans la joie du Seigneur'. "La joie est une caractéristique propre aux JMJ -a ajouté Mgr.Rylke-. Et ce n'est pas par hasard, mais parce que d'un côté, les jeunes cherchent le bonheur, et que de l'autre, l'Eglise détient le trésor de la joie authentique qui naît de la rencontre avec le Christ sauveur".
Pour sa part, l'archevêque de Rio a rappelé que toutes les informations relatives à cette Journée pouvaient se trouver en cinq langues sur le site: www.rio2013.com. Le réseau social de la Journée sur Facebook et Twitter compte déjà quelque 600.000 personnes. L'inscription des groupes de pèlerins sera ouverte en juillet 2012.
Pour finir, l'archevêque de Rio a rappelé que, ces dernières années, le niveau économique de son pays s'était élevé et que les différences sociales avaient diminué. "La JMJ sera l'opportunité pour les nouvelles générations de faire croître aussi leurs valeurs chrétiennes, de solidarité, justice, espérance et courage".

VENDREDI SAINT, JOUR DE FETE A CUBA

Cité du Vatican, 2 avril 2012 (VIS). Le directeur de la Salle de presse du Saint-Siège, le Père Federico Lombardi, SI, a fait la déclaration suivante au sujet de la décision des autorités cubaines de déclarer vendredi saint prochain, jour férié:
"Le fait que les autorités cubaines aient opportunément accueilli la demande du Saint-Père faite au président Raúl Castro, déclarant vendredi saint prochain, jour férié, est certainement un signe très positif".
"Le Saint-Siège espère que cela favorisera la participation aux célébrations religieuses et aux joyeuses festivités pascales, et que la visite du Saint-Père continue de produire les fruits souhaités pour le bien de l'Eglise et de tous les Cubains".

AUTRES ACTES PONTIFICAUX


Cité du Vatican, 2 avril 2012 (VIS). Le Saint-Père a nommé:
-Mgr. Mark Coleridge, archevêque de Brisbane (superficie: 65.000, population: 2.760.007, catholiques: 643.371, prêtres: 239, religieux: 970, diacres permanents: 13) en Australie. Il était jusqu'ici archevêque de Canberra (Australie).
-le Cardinal Angelo Comastri, son envoyé spécial à la clôture du Congrès eucharistique national d'Ukraine qui aura lieu le 3 juin 2012 pour le VI centenaire de la constitution du siège épiscopal et métropolitain de Lviv des Latins. Le cardinal Comastri est vicaire général de Sa Sainteté pour la Cité du Vatican

vendredi 30 mars 2012

DIALOGUE JUIFS CHRETIENS

Cité du Vatican, 30 mars 2012 (VIS). La XI réunion de la Commission Grand Rabbinat d'Israël Saint-Siège s'est tenue à Rome du 27 au 29 mars, sous la présidence du Rabbin Shear Yashuv Cohen et du Cardinal Peter Turkson. Thème traité : « Les perspectives religieuses face à la crise financière, une approche pour un ordre économique juste ». Dans leur déclaration conjointe, les délégations affirment que, malgré la multiplicité des facteurs de cette crise, « ses racines plongent dans une crise des valeurs morales. Une culture de la cupidité éclipse vérité, honnêteté et transparence de la vie économique. Au centre de la conception juive et chrétienne de l'économie juste il y a la toute puissance du Créateur, source et dispensateur de toute richesse aux hommes pour le bien commun ». L'objectif de l'économie est un bénéfice fait à une société reconnaissant la dignité de chaque homme, créé à l'image de Dieu. Ce concept est à l'opposé « de l'égocentrisme car il porte au bien de la personne dans le cadre de la communauté et de la société...et défend les principes de solidarité et de fraternité », mais aussi « souligne l'obligation de garantir les besoins base que sont la protection de la vie, l'alimentation, la santé, l'éducation et le travail ». La commission a également porté son attention aux émigrés et aux travailleurs étrangers, dont le traitement mesure la santé morale d'une société. Son communiqué rappelle le devoir des pays riches d'assumer leurs responsabilités envers les sociétés en voie de développement, « plus encore à l'ère de la globalisation ». Il cite encore « la destination des biens de la planète » et la « culture du nécessaire qui implique un auto-contrôle et une redistribution selon des principes éthiques ». La question de l'annulation de la dette est de même indiquée, tant au plan international que personnel. Les membres de la commission bilatérale ont souligné enfin la nécessité que leurs communautés s'engagent à développer un ordre économique responsable, via une collaboration entre états, institutions éducatives et media. Cette « crise a montré le profond échec de la morale dans l'économie... Il est donc impératif que les structures économiques et politiques incluent la formation éthique à leurs programmes, comme cela a été fait ces dernières années en matière médicale ».

AUTISME ET SOLIDARITE

Cité du Vatican, 30 mars 2012 (VIS). Le Président du Conseil pontifical pour la pastorale de la santé, a rédigé un message pour la V Journée mondiale de l'autisme (2 avril), en appelant à la solidarité envers les autistes et leurs familles. L'autisme, rappelle Mgr.Zygmunt Zimowski, « constitue une grave altération du comportement, de la communication, verbale notamment, et de l'intégration sociale, qui affecte profondément le développement de l'individu... L'Eglise considère comme incontournable d'assister ces personnes, enfants et jeunes en particulier, ainsi que leurs familles. Sinon pour rompre la barrière du silence, tout au moins pour accompagner dans la solidarité et la prière leur parcours de souffrance ». Contre le risque de la frustration ou de la résignation face aux maigres résultats thérapeutiques, il faut aider les familles « qui entourent avec amour leurs enfants autistes, car cela se répercute sur la qualité de leur existence et tend parfois à les refermer dans un isolement douloureux et marginalisant ». L'Eglise doit s'engager à offrir « des accompagnateurs aux personnes plongées dans un silence qui interpelle notre sensibilité à la souffrance des autres ».
Puis Mgr.Zimowski évoque l'action des agents de la santé, des éducateurs et des volontaires, réclamant un renfort de la recherche médicale et des politiques d'amélioration des diagnostics, des thérapies et de la réhabilitation. « Il faut encourager et soutenir les initiatives solidaires du monde de l'éducation, du volontariat et des associations tendant à sauvegarder la dignité des handicapés qui, si grave soit leur handicap, loin d'être annulée demeure sujet d'espérance ». Le message s'achève par la recommandation de confier les autistes et leurs familles à la miséricorde divine. « Même enveloppés dans le mystère du silence », les autistes « ne sont jamais seuls car aimés de Dieu et d'une communauté que la foi oblige à être signe vivace de la présence dans ce monde du Ressuscité ».

NOUVEAU RITUEL DES FUNERAILLES

Cité du Vatican, 30 mars 2012 (VIS). La seconde édition italienne du rite des funérailles (LEV), récemment présentée lors d'une conférence près Radio Vatican, comporte des nouveautés par rapport à la précédente. La première nouveauté, a expliqué Mgr.Angelo Lameri, du Bureau liturgique de la Conférence épiscopale italienne, concerne la visite à la famille du défunt. « Il s'agit pour le prêtre de partager la peine des parents en deuil et de mieux s'informer sur la vie et la personnalité du défunt, de manière à offrir des funérailles plus personnalisées ». La seconde se rapporte à la mise en bière. On propose donc des textes adaptés aux différents cas, personne âgée, jeune, mort improvise...de manière à évoquer chrétiennement le défunt au moment de la séparation. Le document offre ainsi un éventail de prières aux fidèles ». La nouveauté la plus importante touche à la crémation. Mgr.Lameri a indiqué qu'elle figurait en appendice pour montrer que l'Eglise, « même si elle ne s'y oppose pas à condition que l'incinération du corps ne soit pas effectuée en haine de la foi, considère la sépulture comme la solution la plus adéquate pour exprimer la foi dans la résurrection des corps et pour permettre le recueillement ». Exceptionnellement, l'absoute peut être donnée au crematorium, mais il faut que le corps y soit accompagné. En outre, « la crémation sera considérée conclue lorsque l'urne aura été déposée au cimetière ». Même si certaines législations permettent de répandre les cendres ou de les conserver dans des lieux distincts du cimetière, « il s'agit de pratiques qui contredisent la cohérence de la foi chrétienne et se rattachent à des conceptions panthéistes ou naturalistes ». Ce nouveau rituel doit servir à retrouver la signification de la mort. En conclusion de la présentation, Mgr.Alceste Catella, Président de la commission épiscopale compétente, a souligné combien cet ouvrage reflète la foi des croyants en soulignant le respect des défunts, du corps humain, même après la mort. Il montre combien est forte l'exigence de cultiver la mémoire des morts, de disposer d'un lieu de conservation du corps ou des cendres, en cohésion avec une foi authentique et un humanisme authentique ».

INTENTIONS DE PRIERE POUR AVRIL

Cité du Vatican, 30 mars 2012 (VIS). L'intention de prière générale de Benoît XVI pour mars est : «Pour que de nombreux jeunes sachent accueillir l’appel du Christ à le suivre dans le ministère sacerdotal ou dans la vie religieuse et missionnaire ».
Son intention missionnaire est : « Pour que le Christ ressuscité soit signe d’une réelle espérance pour les hommes et les femmes du continent africain ».

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 30 mars 2012 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Luis Artemio Flores Calzada, Evêque de Tepic (superficie 22.777, population 1.139.584, catholiques 1.107.800, prêtres 215, religieux 215), au Mexique. Il était depuis 2003 Evêque de Valle de Chalco (Mexique).

jeudi 29 mars 2012

CUBA ET LE MONDE ONT BESOIN DE CHANGEMENTS

Cité du Vatican, 29 mars 2012 (VIS). Benoît XVI a présidé hier matin (9 h locales) une grande messe concélébrée Place de la Révolution, devant plusieurs centaines de milliers de fidèles. Voici les passages saillants de son homélie de La Havane :
« Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples. Ainsi connaîtrez-vous la vérité et la vérité vous affranchira . Dans ce passage de l’Evangile de Jean, Jésus se révèle comme le Fils du Père, le Sauveur, le seul qui puisse dévoiler la vérité et donner l’authentique liberté. Son enseignement provoque résistance et inquiétude parmi ses interlocuteurs, et il les accuse de chercher sa mort, faisant référence au suprême sacrifice de la croix, déjà proche. Même ainsi, il les exhorte à croire, à demeurer dans sa Parole pour connaître la vérité qui libère et rend digne. En effet, la vérité est un désir de l’être humain et la chercher suppose toujours un exercice d’authentique liberté. Nombreux sont ceux, en revanche, qui préfèrent les raccourcis et qui essaient d’échapper à cette tâche. Certains, comme Ponce-Pilate, ironisent sur la possibilité de pouvoir connaître la vérité, proclamant l’incapacité de l’homme à l’atteindre ou niant qu’existe une vérité pour tous. Cette attitude, comme dans le cas du scepticisme ou du relativisme, altère les cœurs, les rend froids, hésitants, éloignés des autres et refermés sur eux-même. Ceux qui se lavent les mains comme le gouverneur romain, laissent filer le cours de l’histoire sans se compromettre ».
« D’autre part, il y a les autres qui interprètent mal cette recherche de vérité les portant à l’irrationalité et au fanatisme, les enfermant dans la vérité qu'ils entendent l’imposer aux autres... Qui agit irrationnellement ne peut pas parvenir à être disciple de Jésus. Foi et raison sont nécessaires et complémentaires dans la recherche de la vérité. Dieu a créé l’homme avec une vocation innée à la vérité et pour cela, l’a doté de raison. Ce n’est certainement pas l’irrationalité, mais le désir de vérité qui promeut la foi chrétienne... De plus, la vérité sur l’homme est un présupposé inévitable pour atteindre la liberté, car nous découvrons en elle les fondements d’une éthique avec laquelle tous peuvent se confronter, et qui contient des formulations claires et précises sur la vie et la mort, les droits et les devoirs, le mariage, la famille et la société, en définitif, sur la dignité inviolable de l’être humain. Ce patrimoine éthique est ce qui peut rapprocher toutes les cultures, tous les peuples et toutes les religions, les autorités et les citoyens, et les citoyens entre eux, les croyants dans le Christ et ceux qui ne croient pas en lui. Le christianisme, mettant en évidence les valeurs qui sous-tendent l’éthique, n’impose pas mais propose l’invitation du Christ à connaître la vérité qui rend libre ».
« Chers amis, n’hésitez pas à suivre Jésus-Christ. Nous trouvons en lui la vérité sur Dieu et sur l’homme. Il nous aide à vaincre nos égoïsmes, à abandonner nos ambitions et à vaincre ce qui nous opprime. Celui qui fait le mal, celui qui commet un péché en est esclave et n’atteindra jamais la liberté. Ce n’est qu’en renonçant à la haine et à notre cœur dur et aveugle, que nous serons libres, qu’une nouvelle vie jaillira en nous. L’Eglise vit pour faire bénéficier les autres de l’unique chose qu’elle possède et qui n’est autre que le Christ, espérance de la gloire. Pour pouvoir accomplir cette tâche, elle doit compter sur la liberté religieuse qui est essentielle, et qui consiste à pouvoir proclamer et célébrer la foi même publiquement, portant le message d’amour, de réconciliation et de paix que Jésus a apporté au monde. Il faut reconnaître avec joie qu’à Cuba des pas sont actuellement en train d’être accomplis pour que l’Eglise mène à bien son incontournable mission d’exprimer publiquement et ouvertement sa foi. Cependant, il est nécessaire d’aller de l’avant et je désire encourager les instances gouvernementales à renforcer ce qui a déjà été obtenu et à avancer sur ce chemin d’un authentique service du bien commun de la société cubaine tout entière. Le droit à la liberté religieuse, tant dans sa dimension individuelle que communautaire, manifeste l’unité de la personne humaine qui est à la fois citoyen et croyant. Il légitime aussi le fait que les croyants offrent une contribution à l’édification de la société. Son renforcement consolide la vie en commun, alimente l’espérance en un monde meilleur, crée les conditions propices à la paix et au développement harmonieux... Quand l’Eglise rappelle ce droit, elle ne réclame aucun privilège. Elle prétend seulement être fidèle au mandat de son divin fondateur, consciente que là où le Christ se manifeste, l’homme grandit en humanité... C’est pourquoi elle cherche à donner ce témoignage dans sa prédication et son enseignement, tant dans la catéchèse que dans le milieu scolaire et universitaire. Il est à espérer qu’arrive bientôt ici également le moment où l’Eglise pourra apporter dans les divers champs du savoir les bienfaits de la mission que son Seigneur lui a confiée, mission... Un exemple illustre de cette mission fut le célèbre prêtre Félix Varela, éducateur et maître, illustre fils de cette ville de La Havane qui est passé à l’histoire de Cuba comme le premier qui enseigna à penser à son peuple. Le père Varela nous montre la voie pour une vraie transformation sociale : former des hommes vertueux pour forger une nation digne et libre, puisque cette transformation dépendra de la vie spirituelle de l’homme, car il n’y a pas de patrie sans vertu. Cuba et le monde ont besoin de changements, mais ceux-ci n’auront lieu que si chacun se trouve dans les conditions de s’interroger sur la vérité et se décide à prendre la voie de l’amour, semant la réconciliation et la fraternité ».

BENOIT XVI RENCONTRE FIDEL CASTRO

Cité du Vatican, 29 mars 2012 (VIS). Après la messe Place de la Révolution, Benoît XVI a rencontré M.Fidel Castro à la nonciature de La Havane. Malgré votre programme chargé, j'ai demandé à vous rencontrer, a dit l'ancien dirigeant cubain au Saint-Père, le remerciant de sa présence. Selon Radio Vatican, la rencontre a duré un peu plus d'une demie heure, au cours de laquelle l'hôte du Pape a dit avoir apprécié les béatifications de Mère Teresa, grande bienfaitrice de Cuba, et Jean-Paul II, qui avait un contact particulier avec les jeunes et les humbles et provoquait toujours l'affection de qui le rencontrait. Quant à Benoît XVI, il a dit sa joie d'être à Cuba et de l'accueil cordial qui lui a été réservé. Fidel Castro lui a ensuite posé des questions sur les changements liturgiques et sur la fonction pontificale, auquel il a répondu qu'il devait notamment aller à la rencontre des peuples pour le service de l'Eglise universelle. L'ancien chef d'état a alors abordé la délicate situation dans laquelle se trouve l'humanité, tandis que le Pape déplorait le défaut de reconnaissance de la place de Dieu dans la société, ainsi que l'importance fondamentale du dialogue entre foi et raison. A la fin, M.Castro a demandé que le Saint-Père lui fasse parvenir des ouvrages afin de mieux approfondir ces différentes questions, ce à quoi Benoît XVI a répondu s'y engager. Avant de se quitter, il a présenté au Pape son épouse et ses deux enfants.

LA FOI POUR UN MONDE MEILLEUR

Cité du Vatican, 29 mars 2012 (VIS). Benoît XVI a quitté Cuba, en évoquant la trace profonde laissée par son prédécesseur, « venu en messager de vérité et d'espérance ». Moi aussi, a-t-il dit, « j’ai désiré ardemment venir parmi vous comme pèlerin de la charité pour remercier la Vierge Marie...qui accompagne le cheminement de l’Eglise dans ce pays et insuffle courage à tous les cubains, pour qu'avec l’aide du Christ...ils aient la force nécessaire pour construire une société solidaire, où personne ne se sent exclu ».
Arrivé en papamobile à 16 h 30' locales à l'aéroport de La Havane, sous les acclamations d'une foule compacte, le Pape a remercié toutes les autorités du pays pour l’intérêt et leur généreuse collaboration au bon déroulement de son séjour. « Ma vive gratitude va également aux membres de la Conférence épiscopale, qui n’ont ménagé aucun effort ni aucun sacrifice à cette même fin. Et elle va enfin à tous ceux qui y ont contribué de diverses manières..., à tous les cubains qui m’ont entouré de leur prière et de leur affection, en me réservant un accueil chaleureux et en me rendant participant de leurs plus profondes et justes aspirations. Je suis venu ici comme témoin de Jésus-Christ, convaincu que, là où il arrive, le découragement cède le pas à l’espérance, la bonté chasse les incertitudes et une force vigoureuse ouvre l’horizon à des perspectives justes et bénéfiques ». Puisse mon séjour cubain « servir aussi de nouveau stimulant à tous ceux coopèrent, avec persévérance et abnégation, dans la tâche d’évangélisation, particulièrement aux fidèles laïcs, pour que, accroissant leur don à Dieu, dans leur milieu de vie et de travail, ils ne cessent d’offrir d’une manière responsable leur contribution au bien et au progrès intégral du pays ».
« Le chemin que le Christ propose à l’humanité, à chaque personne et à chaque peuple en particulier, ne les contraint en rien, au contraire il est le facteur premier et principal pour leur authentique développement. Que la lumière du Seigneur qui a ardemment brillé ces jours-ci, ne s’éteigne pas en ceux qui l’ont accueillie. Qu’elle aide à renforcer la concorde et à faire fructifier le meilleur de l’âme cubaine, ses valeurs les plus nobles sur lesquelles il est possible d’édifier une société ravivée et réconciliée, aux amples horizons. Que personne ne soit empêché de participer à cette tâche passionnante, par une limitation de ses libertés fondamentales, ni ne se sente exempté de cette tâche par négligence, ou par privation de ressources matérielles. C'est une situation qui est aggravée quand des mesures économiques restrictives, imposées de l’extérieur du pays, pèsent négativement sur la population. Je conclus ici mon pèlerinage, mais je continuerai à prier avec ferveur pour que vous poursuiviez à aller de l’avant et pour que Cuba soit la maison de tous, et pour tous les Cubains, où cohabitent la justice et la liberté, dans un climat de sereine fraternité. Le respect et la culture de la liberté qui battent dans le cœur de tout homme est imprescriptible pour répondre de manière adéquate aux exigences fondamentales de sa dignité, et construire ainsi une société où chacun se considère comme un protagoniste indispensable de l’avenir de sa vie, de sa famille et de sa patrie ».
« L’heure présente exige d’une manière pressante que, dans la cohabitation humaine, nationale et internationale, soient éradiquées des positions inamovibles et les points de vue unilatéraux qui tendent à rendre plus ardue l’entente, et inefficace l’effort de collaboration. Les éventuels désaccords et les problèmes doivent se résoudre dans la recherche infatigable de ce qui réunit tous dans un dialogue patient et sincère, dans la compréhension réciproque et dans une loyale volonté d’écoute, qui accepte des objectifs porteurs de nouvelles espérances. Cuba, fais revivre en toi la foi de tes ancêtres, tire d’elle la force pour édifier un avenir meilleur, aie confiance dans les promesses du Seigneur et ouvre ton cœur à son Evangile pour renouveler authentiquement ta vie personnelle et sociale! Alors que je prends congé de vous avec émotion, je demande à Notre-Dame del Cobre de protéger tous les cubains, de les soutenir dans les épreuves et de leur obtenir du Tout-Puissant la grâce qu’ils désirent le plus. Salut, Cuba, terre embellie par la présence maternelle de Marie! Que Dieu bénisse ton avenir! ».
Après dix heures de vol, l'avion papal a atterri à 10 h 38'' ce matin à Rome.

EVEQUES SCHISMATIQUES UKRAINIENS

Cité du Vatican, 29 mars 2012 (VIS).Voici la Déclaration de la Congrégation pour la doctrine de la foi sur la position canonique des soi-disant évêques gréco-catholique de Pidhirici, les révérends Elias Dohnal, OSBM, Markia V.Hitiuk, OSBM, Metodej R.Spirik, OSBM, et Robert Oberhauser :
« Le Saint-Siège suit avec inquiétude l'action de ces religieux, qui expulsés de l'ordre basilien, se sont proclamés évêques de l'Eglise gréco-catholique d'Ukraine. Malgré leur attitude contumace, ces clercs défient l'autorité ecclésiastique et blessent moralement et spirituellement leur ordre et l'Eglise ukrainienne toute entière, ainsi que le Saint-Siège et toute l'Eglise catholique. Les fidèles sont déconcertés et divisés. Après avoir institué un groupe épiscopal à Pidhirici ces clercs ont récemment tenté d'obtenir la reconnaissance des autorités civiles et d'être enregistrés comme Eglise orthodoxe gréco-catholique ukrainienne.
Depuis le début de cette pénible affaire, divers responsables de l'Eglise ont en vain tenté de les dissuader de s'enferrer dans une voie susceptible de tromper les fidèles, comme cela est advenu.
Dans le but de protéger l'unité et la paix du troupeau, le Saint-Siège a espéré un repentir et un retour successif de ces clercs dans la pleine communion de l'Eglise catholique. Malheureusement les derniers rebondissements, comme leur tentative d'enregistrement public comme Eglise, ont confirmé leur état de contumace.
Ces soi-disant évêques n'ayant fourni aucun signe de repentance et continuant de dérouter la communauté des fidèles en allant jusqu'à calomnier l'Eglise locale et le Saint-Siège en affirmant que la suprême Autorité de l'Eglise serait en possession d'une documentation confirmant la validité de leur ordination, pour sauvegarder le bien de l'Eglise et le salut des âmes, la Congrégation pour la doctrine de la foi :
Ayant admis le recours de l'Eglise gréco-catholique d'Ukraine et des dicastères du Saint-Siège, informe les fidèles, notamment dans les pays d'origine des clercs soit-disant évêques, de leur situation canonique, cette Congrégation se dissocie totalement des actes et déclarations de ces personnes et déclare formellement ne pas reconnaître la validité de leur ordination épiscopale, et de toute autre en découlant... Ces personnes sont excommuniées selon le canon 1457 du CCEO, d'autant que la sentence rendue le 10 septembre 2008 par le tribunal ordinaire de l'Archevêque Majeur de Kiev les a reconnu coupables de délit en vertu des canons 1462,1447 et 1452 du CCEO (usurpation, illégitimité, sédition et haine envers des membres de la hiérarchie, encouragement à la désobéissance et calomnie. On notifie également que le terme catholique qu'ils utilisent sans la reconnaissance de l'autorité ecclésiastique est abusif et illégitime. Les fidèles sont donc tenus à ne pas adhérer à ce groupe situé hors de la communion ecclésiastique. Et invités à prier afin que ces clercs se ravisent et rentrent dans la pleine communion catholique ».

mercredi 28 mars 2012

VISITE AU SANCTUAIRE MARIAL DEL COBRE

Cité du Vatican, 28 mars 2012 (VIS). Hier, à 9 h 30' locales (16 h 30' heure de Rome), Benoît XVI s'est rendu au sanctuaire de Notre Dame de la charité, patronne de Cuba. Accueilli par l'Archevêque de Santiago qui en est le recteur, après s'être recueilli devant le Saint Sacrement, le Pape a récité devant l'image mariale la prière spéciale du jubilé. Puis il a salué la foule rassemblée devant la basilique : Recevez, a-t-il dit aux fidèles, « l’affection du Pape et portez-la partout afin que tous fassent l’expérience de la consolation et de la force de la foi. Faites savoir, à tous ceux que vous rencontrez, proches ou éloignés, que j’ai confié à la Mère de Dieu l’avenir de votre patrie qui avance sur des chemins de rénovation et d’espérance, pour le plus grand bien de tous les Cubains. J’ai supplié également la Vierge très sainte pour les besoins de ceux qui souffrent, de ceux qui sont privés de liberté, séparés des personnes qui leur sont chères ou qui connaissent de graves difficultés. J’ai également confié à son Cœur Immaculé les jeunes, pour qu’ils soient d’authentiques amis du Christ et pour qu’ils ne succombent pas à des propositions qui ne laissent que la tristesse derrière elles. Devant Marie de la Caridad, je me suis souvenu aussi de manière particulière des Cubains descendants de ceux qui arrivèrent ici, venant d’Afrique, tout comme de la proche population d’Haïti qui souffre encore des conséquences du tremblement de terre d’il y a deux ans. Et je n’ai pas oublié tant de paysans et leurs familles qui désirent vivre intensément l’Evangile dans leurs foyers, et qui offrent également leurs maisons comme centres de mission pour la célébration de l’Eucharistie. A l’exemple de la Vierge très sainte, j’encourage tous les enfants de cette chère terre à continuer à édifier leur vie sur le roc solide qu’est Jésus-Christ, à travailler pour la justice, à être serviteur de la charité et persévérant au milieu des épreuves. Que rien ni personne ne leur enlève la joie intérieure si caractéristique de l’âme cubaine ».
L'histoire du sanctuaire commence en 1606, lorsque trois pêcheurs, deux natifs et un esclave noir, découvrirent une statuette de la Vierge, flottant dans la baie de Nipe, sur laquelle était écrit : Je suis la Vierge de la charité. Elle fut amenée à la mine de El Cobre, où fut construite une première chapelle en 1684. En 1801 y fut prononcé le Manifeste pour la liberté des esclaves mineurs grâce à leur aumônier. En 1916 Benoît XV proclama Notre Dame del Cobre patronne de Cuba. Le sanctuaire actuel fut inauguré en 1927 et Paul VI l'érigea en basilique mineure en 1977.

BENOIT XVI A LA HAVANE

Cité du Vatican, 28 mars 2012 (VIS). Après sa visite au sanctuaire del Cobre, le Saint-Père a regagné Santiago, d'où un avion l'a conduit à La Havane. A midi (19 h heure de Rome), il a été accueilli à l'aéroport de la capitale cubaine par le Président Raúl Casto (dont la présence n'était pas prévue) et par le Cardinal Archevêque Jaime Ortega y Alamino. Après le déjeuner à la nonciature, Benoît XVI s'est rendu au Palais de la Révolution, siège depuis 1965 des différents organismes de l'Etat, pour rencontrer le Président. Le P.Federico Lombardi, SJ, Directeur de la Salle de Presse du Saint-Siège, a souligné le caractère cordial de l'entretien et indiqué qu'il avait été question des sujets humanitaires intéressant le peuple cubain, ainsi que des attentes de l'Eglise en matière de collaboration au bien public. Le Saint-Père a présenté une requête particulière, le rétablissement du Vendredi Saint comme jour férié. Benoît XVI a offert au Président Castro un fac simile de la Géographie de Ptolémée, qui lui a fait don d'une reproduction en bronze de la Vierge del Cobre. Après la visite, le Saint-Père a regagné la nonciature pour dîner avec les évêques de Cuba.
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