Cité
du Vatican, 8 octobre 2012
(VIS). La passion pour communiquer le Christ au monde et la
conscience que Dieu agit dans l'Eglise ont constitué les points
essentiels du bref discours que Benoît XVI a adressé ce matin aux
pères synodaux lors de l'ouverture du Synode consacré à la
nouvelle évangélisation et la transmission de la foi. Voici en
synthèse ce qu'il a développé: La question de savoir si Dieu est
une hypothèse, une réalité ou non, n'a jamais été autant
d'actualité. Avec l'Evangile, Dieu a rompu le silence, nous a parlé
et est entré dans l'histoire. Jésus est sa parole, Dieu qui montre
qu'il nous aime et qu'il souffre avec nous jusqu'à la mort pour
ressusciter ensuite. Telle est la réponse de l'Eglise à cette
importante question. L'autre question est: "comment peut-on
communiquer cette réalité à l'humanité aujourd'hui, pour qu'elle
devienne salut? L'Eglise ne se fait pas toute seule. Elle peut
seulement faire savoir ce que Dieu a fait. L'Eglise ne commence pas
avec ce que nous faisons, mais avec ce que Dieu fait et dit. Après
avoir rappelé que les apôtres ont reçu l'Esprit alors qu'ils
étaient réunis en prière dans le Cénacle à la Pentecôte, Benoît
XVI a expliqué que le fait que chaque assemblée synodale commence
avec une prière n'était pas une simple formalité, mais la
démonstration de la certitude que l'initiative vient toujours de
Dieu, que nous pouvons l'implorer et que l'Eglise peut seulement
coopérer avec Dieu. Après cette prise de conscience, le deuxième
pas est celui de la confession, le témoignage, même dans des
situations de graves dangers. Ce témoignage dans des moments
difficiles est, précisément, la garantie de sa crédibilité
puisqu'elle implique la disponibilité de donner sa vie pour ce en
quoi nous croyons. La confession a aussi besoin d'une forme visible,
d'un habit. Il s'agit de la charité, la force la plus grande qui
doit brûler dans le cœur d'un chrétien. La foi, a conclu le
Saint-Père, doit devenir en nous la flamme de l'amour qui allume
tout notre être et qui se propage au prochain. Voilà l'essence de
l'évangélisation.
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lundi 8 octobre 2012
COMMUNIQUE DE LA SALLE DE PRESSE
Cité
du Vatican, 8 octobre 2012 (VIS). Réagissant à un article paru ce
matin sur le Messaggero et intitulé "Les comptes à la Fabrique
de St.Pierre passés au crible", la Salle de Presse du
Saint-Siège a diffusé le communiqué suivant: !Après les
vérifications d'usage, on peut affirmer qu'aucun dossier relatif aux
finances de la Fabrique ne figure sur le bureau du Secrétaire
d'Etat. Soumis à la Préfecture pour les affaires économiques du
Saint-Siège, les bilans de cette administration ont toujours été
approuvés par la Secrétairerie d'Etat. L'article en question est
mal informé".
OUVERTURE DU SYNODE SUR LA NOUVELLE EVANGELISATION
Cité
du Vatican, 7 0ctobre 2012 (VIS). Ce matin Place St.Pierre, Benoît
XVI a proclamé saint Jean d'Avila et sainte Hildegarde de Bingen
Docteurs de l'Eglise, avant de présider la messe d'ouverture de la
XIII assemblée générale du Synode des évêques consacré à la
nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne.
Les pères synodaux et les évêques des conférences épiscopales
allemande et espagnole ont concélébré. "L’évangélisation,
en tout temps et en tout lieu -a dit le Saint-Père- a toujours comme
coeur et finalité Jésus, le Christ, le Fils de Dieu. Le Crucifié
est le signe distinctif par excellence de celui qui annonce
l’Evangile, signe d’amour et de paix, appel à la conversion et à
la réconciliation".
"L’Eglise
existe pour évangéliser. Fidèles au commandement du Seigneur
Jésus-Christ, ses disciples ont parcouru le monde pour annoncer la
Bonne Nouvelle, en fondant partout les communautés chrétiennes.
Avec le temps, elles sont devenues des Eglises bien organisées avec
de nombreux fidèles... A notre époque, l’Esprit Saint a aussi
suscité dans l’Eglise un nouvel élan pour annoncer la bonne
nouvelle, un dynamisme spirituel et pastoral qui a trouvé son
expression la plus universelle et son impulsion la plus autorisée
dans le Concile Vatican II. Ce nouveau dynamisme de l’évangélisation
produit une influence bénéfique sur deux 'branches' spécifiques
qui se développent à partir d’elle, à savoir, d’une part, la
Missio ad Gentes, c’est-à-dire l’annonce de l’Evangile à ceux
qui ne connaissent pas encore Jésus-Christ et son message de salut,
et, d’autre part, la nouvelle évangélisation, orientée
principalement vers les personnes qui, tout en étant baptisées, se
sont éloignées de l’Eglise, et vivent sans pratique chrétienne".
"L’Assemblée
synodale qui s’ouvre aujourd’hui est consacrée à cette nouvelle
évangélisation, pour favoriser chez ces personnes une nouvelle
rencontre avec le Seigneur qui seul remplit l’existence de sens
profond et de paix, pour favoriser la redécouverte de la foi, source
de grâce qui apporte la joie et l’espérance dans la vie
personnelle, familiale et sociale". Le Pape a ensuite souligné
que le thème du mariage proposé par l'Evangile et la première
lecture mérite "une attention spéciale" parce qu'il "nous
invite à être plus conscients d’une réalité déjà connue mais
peut-être pas valorisée pleinement: c’est-à-dire que le mariage
en lui-même est un Evangile, une bonne nouvelle pour le monde
d’aujourd’hui, particulièrement pour le monde déchristianisé.
L’union de l’homme et de la femme, le fait de devenir 'une seule
chair' dans la charité, dans l’amour fécond et indissoluble, est
un signe qui parle de Dieu avec force, avec une éloquence devenue
plus grande de nos jours, car, malheureusement, pour diverses
raisons, le mariage traverse une crise profonde justement dans les
régions d’ancienne évangélisation. Et ce n’est pas un hasard.
Le mariage est lié à la foi, non pas dans un sens générique. Le
mariage, comme union d’amour fidèle et indissoluble, se fonde sur
la grâce qui vient de Dieu, Un et Trine, qui, dans le Christ, nous a
aimés d’un amour fidèle jusqu’à la Croix... Il y a une
correspondance évidente entre la crise de la foi et la crise du
mariage. Et, comme l’Eglise l’affirme et en témoigne depuis
longtemps, le mariage est appelé à être non seulement objet, mais
sujet de la nouvelle évangélisation".
Avant
d'évoquer les nouveaux Docteurs de l'Eglise, Benoît XVI a rappelé
qu'"une des idées fondamentales de la nouvelle impulsion que le
Concile Vatican II a donnée à l’évangélisation est celle de
l’appel universel à la sainteté, qui, comme tel, concerne tous
les chrétiens. Les saints sont les vrais protagonistes de
l’évangélisation dans toutes ses expressions... La sainteté ne
connaît pas de barrières culturelles, sociales, politiques,
religieuses. Son langage, celui de l’amour et de la vérité, est
compréhensible par tous les hommes de bonne volonté et les
rapproche de Jésus Christ, source intarissable de vie nouvelle".
"Maintenant,
arrêtons-nous un instant pour admirer les deux saints qui ont été
associés aujourd’hui au noble rang des Docteurs de l’Eglise.
Saint Jean d’Avila a vécu au XVI siècle. Grand connaisseur de
l'Ecriture, il était doté d’un ardent esprit missionnaire. Il a
su pénétrer avec une profondeur singulière les mystères de la
Rédemption opérée par le Christ pour l’humanité. Homme de Dieu,
il unissait la prière constante à l’action apostolique. Il s’est
consacré à la prédication et au développement de la pratique des
sacrements, en concentrant sa mission sur l’amélioration de la
formation des candidats au sacerdoce, des religieux et des laïcs, en
vue d’une réforme féconde de l’Eglise. Importante figure
féminine du XII siècle, sainte Hildegarde de Bingen a grandement
aidé à la croissance de l’Eglise de son temps, en valorisant les
dons reçus de Dieu et en se montrant comme une femme d’une
intelligence vivace, d’une sensibilité profonde et d’une
autorité spirituelle reconnue. Le Seigneur l’a dotée d’un
esprit prophétique et d’une fervente capacité à discerner les
signes des temps. Hildegarde a nourri un amour prononcé pour la
création; elle a pratiqué la médecine, la poésie et la musique.
Et surtout, elle a toujours conservé un amour grand et fidèle pour
le Christ et pour l’Eglise".
"Le
regard sur l’idéal de la vie chrétienne, exprimé dans l’appel
à la sainteté, nous pousse à considérer avec humilité la
fragilité de tant de chrétiens, ou plutôt leur péché, personnel
et communautaire, qui représente un grand obstacle pour
l’évangélisation, et à reconnaître la force de Dieu qui, dans
la foi, rencontre la faiblesse humaine. Par conséquent, on ne peut
pas parler de la nouvelle évangélisation sans une disposition
sincère de conversion". Benoît XVI a conclu en confiant à
Dieu "les travaux des assises synodales, dans le vif sentiment
de la communion des saints, en invoquant particulièrement
l’intercession des grands évangélisateurs, au nombre desquels
nous voulons compter le bienheureux Jean-Paul II, dont le long
pontificat a été aussi un exemple de nouvelle évangélisation".
CHAPELET ET ANNEE DE LA FOI
Cité
du Vatican, 7 octobre 2012 (VIS). A l'angélus, Benoît XVI a d'abord
rappelé que c'est aujourd'hui qu'est récitée au sanctuaire marial
de Pompéi (Italie) la supplique annuelle à la Vierge du Rosaire,
qui unit des milliers de fidèles à travers le monde: "Alors
que nous sommes unis à cette invocation, je voudrais proposer une
valorisation du Chapelet durant l'Année de la foi car dans cette
médiation des mystères du Christ nous nous laissons guider par
Marie, modèle de foi. Jour après jour elle nous aide à assimiler
l'Evangile de manière à ce qu'il façonne notre existence. Dans le
sillage de mes prédécesseurs, et en particulier du bienheureux
Jean-Paul II qui nous a offert il y a dix ans la lettre apostolique
Rosarium Virginis Mariae, j'invite les fidèles à réciter le
Chapelet individuellement, en famille ou en communauté, et à se
mettre ainsi à l'école de Marie qui nous conduit au Christ, le
coeur de notre foi".
SENTENCE CONTRE PAOLO GABRIELE
Cité
du Vatican, 6 octobre 2012 (VIS). Ce matin, le Tribunal de l'Etat de
la Cité du Vatican a prononcé la condamnation de M.Paolo Gabriele,
accusé de vol aggravé. Vus les articles 402, 403,1 et 404,1 du code
pénal, les trois juges (le Président Giuseppe Dalla Torre, Paolo
Papanti-Pelletier et Venerando Marano) l'ont déclaré "coupable
du délit prévu à l'article 404,1 pour avoir agi en abusant de la
confiance induite par son rapport de travail et soustrait des objets
qui, en raison de ce dernier, étaient sous sa responsabilité. C'est
pourquoi il est condamné à trois années de réclusion. Vu
l'article 26,L de la loi du 21 juin 1969, considérée l'absence de
précédent pénal, tenue compte de la qualité de son service
antérieur aux faits contestés, de sa conviction -erronée- avancée
pour expliquer son geste et de sa reconnaissance d'avoir trahi la
confiance du Saint-Père, la peine infligée à l'accusé, qui devra
assumer les frais du procès, est réduite à un an et six mois".
AUDIENCES
Cité
du Vatican, 6 octobre 2012 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en
audiences séparées
Le
Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les
évêques.
Le
Cardinal Kurt Koch, Président du Conseil pontifical pour l'unité
des chrétiens.
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
Cité
du Vatican, 6 octobre 2012 (VIS). Le Saint-Père a:
Nommé
Mgr.Charles Scicluna, Auxiliaire de l'Archevêque de Malte (Malte).
L'Evêque élu, né en 1959 à Toronto (Canada) et ordonné prêtre
en 1986, était jusqu'ici Promoteur de justice près la Congrégation
pour la doctrine de la foi. Diplômé en théologie et en droit
civil, licencié en droit canon, il a été Défenseur du lien et
Promoteur de justice près le tribunal ecclésiastique de Malte,
professeur puis vice-recteur du grand séminaire diocésain, tout en
assumant un service auprès de paroisses. A partir de 1995 il a été
Substitut du Promoteur de justice près le Tribunal suprême de la
Signature apostolique, professeur près l'Université pontificale
grégorienne, et finalement official de la Congrégation pour la
doctrine de la foi.
Accepté
pour limite d'âge la renonciation de Mgr.Edward Frankowski à
l'office d'Auxiliaire de l'Evêque de Sandomierz (Pologne).
Nommé
Mgr.Henryk Józef Nowacki, Nonce apostolique en Danemark, Finlande et
Norvège, déjà Nonce en Suède et Islande.
vendredi 5 octobre 2012
INDULGENCES POUR L'ANNEE DE LA FOI
Cité
du Vatican, 5 octobre 2012 (VIS). A l'occasion de l'Année de la foi
(11 octobre - 24 novembre 2013), Benoît XVI accorde l'indulgence
plénière. La Pénitencerie apostolique en a précisé ce matin les
conditions: Le jour du cinquantième anniversaire de l'ouverture du
Concile Vatican II s'ouvre une années consacrée à la profession de
la foi catholique et à juste interprétation. Est recommandée une
lecture et la méditation des actes conciliaires ou des articles du
Catéchisme. S'agissant avant tout de développer au plus haut niveau
la sainteté de vie en atteignant la pureté de l'âme, l'indulgence
sera du plus grand profit. En vertu du pouvoir conféré par le
Christ, elle en offre le bénéfice à tous ceux qui se plieront aux
prescriptions particulières. Durant la durée de cette Année, ces
fidèles pourront acquérir l'indulgence plénière des peines
attachées à leurs péchés, en suffrage des défunts comme aux
repentis vivants qui prieront aux intentions du Saint-Père:
L'indulgence
plénière leur sera concédée chaque fois qu'ils assisteront à au
moins trois prédications de mission, ou à trois leçons consacrées
aux actes conciliaires ou aux articles du Catéchisme.
Chaque
fois qu'ils visiteront en pèlerins une basilique papale, une
catacombe, une cathédrale ou un sanctuaire désigné par l'ordinaire
du lieu, et prendront part à une cérémonie ou se recueilleront et
réciteront le Pater, le Credo, les invocations à la Vierge, aux
Apôtres ou aux saints patrons.
Chaque
fois qu'au jour fixé par l'ordinaire du lieu et aux solennités ils
assisteront à la messe ou aux vêpres, comprenant la profession de
foi.
Chaque
fois qu'ils visiteront un baptistère ou des fons pour y renouveler
leurs promesses baptismales.
Dans
des occasions solennelles, les évêques et clercs dûment délégués
pourront accorder la bénédiction papale à laquelle est attachée
l'indulgence plénière.
Les
fidèles repentis qui seraient légitimement empêchés de prendre
part aux cérémonies fixées et de se rendre dans les lieux
prescrits (en raison de la clôture monastique, de l'état carcéral,
de l'état de santé ou d'assistance permanente aux malades)
pourront, unis en esprit et pensée, s'unir par la radio et la
télévision aux interventions du Pape et des évêques, récitant le
Pater ou le Credo, priant ou offrant leurs souffrances aux
intentions de l'Année de la foi.
PRESENTATION DE L'ASSEMBLEE SYNODALE
Cité
du Vatican, 5 octobre 2012 (VIS). Ce matin près la Salle de Presse
du Saint-Siège, le Secrétaire Général du Synode des évêques, a
présenté la XIII Assemblée générale ordinaire qui traitera de la
nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne
( 7 28 octobre). Avant de détailler ses mécanismes, Mgr.Nikola
Eterovic a souligné le lien étroit entre nouvelle évangélisation
et transmission de la foi, un processus qui rencontre toute sorte
d'obstacles mais prend place dans le cadre de la nouvelle
évangélisation. Puis il a exposé les trois aspects de la
préparation et du déroulement de ces importantes assises:
I.
Dimension Spirituelle.
La
prière accompagnera et animera chaque activité synodale. Le
Saint-Père présidera quatre célébrations liturgiques: la messe
solennelle d'ouverture du dimanche 7 octobre, durant laquelle il
proclamera docteurs de l'Eglise saint Jean d'Avila et sainte
Hildegarde de Bingen, et la messe de clôture concélébrée par tous
les pères synodaux le dimanche 28 octobre, puis le 21 octobre la
messe pour de canonisation de Jacques Berthieu, Pedro Calungsod,
Giovanni Battista Piamarta, Carmen Sallés y Barangueras, Marianne
Cope, Katheri Tekakwitha et Anna Schäffer, et la messe du 11 octobre
pour le cinquantenaire de l'ouverture du Concile Vatican II et le
vingtième anniversaire de la promulgation du Catéchisme de l'Eglise
catholique. A cette occasion, le Saint-Père ouvrira l'Année de la
foi.
II.
Réflexions théologiques et pastorales.
Après
que le Saint-Père ait choisi le thème synodal, le Secrétariat
général du Synode en a élaboré un document de travail
préliminaire. Ces Lineamenta, publiés le 4 mars 2011, étaient
accompagnés d'un questionnaire à l'attention des évêques. A
partir du nombre de réponses qui ont atteint 90,5%, on a pu
constater le grand intérêt des Eglises particulières et des autres
institutions. Leurs réponses se répartissent comme suit: 11 des13
Eglises orientales, 25 dicastères de la Curie romaine, l'Union des
supérieurs généraux, 93 des 114 Conférences épiscopales. Le
Conseil ordinaire du Secrétariat général a analysé toutes ces
réponses, annexées document de travail final ou Lineamenta, publié
le 19 juin dernier.
D'autres
documents ont eu rôle important dans la préparation de l'Assemblée
synodale, tout d'abord diverses réflexions de Benoît XVI, notamment
les lettres apostoliques Ubicumque et Semper (21 septembre 2010),
créant le Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation, et
Porta Fidei (11 octobre 2011), dans laquelle il proclame l'Année de
la foi.
III.
Préparation technique.
Selon
les normes de l'ordo Episcoporum Synodi, l'Assemblée générale du
Synode des évêques comprend comme membres ex officio les chefs des
Eglises orientales et les chefs de dicastère de la Curie romaine.
Les autres pères synodaux sont soit nommés soit élus par les
Conférences épiscopales et l'Union des supérieurs généraux.
IV.
de l'Assemblée du Synode participants
A
cette XIII Assemblée générale ordinaire participeront 262 pères
synodaux, le plus grand nombre de l'histoire de ces assises: 103 pour
l'Europe, 63 pour l'Amérique, 50 pour l'Afrique, 39 pour l'Asie et 7
pour l'Océanie. La majorité des pères (182) a été élue: 172 par
les Conférences épiscopales, 10 par l'Union des supérieurs
généraux, 3 par les Eglises orientales. Les pères ex officio sont
37, ceux nommés par le Saint-Père 40. Parmi eux: 6 Patriarches, 49
Cardinaux, 3 Archevêques majeurs (dont l'un est cardinal), 71
Archevêques, 120 Evêques et 14 Prêtres. Le Rapporteur général
est le Cardinal Donald William Wuerl, Archevêque de Washington
(USA), le Secrétaire spécial Mgr.Pierre-Marie Carré, Archevêque
de Montpellier (France). Les trois Présidents délégués sont le
Cardinal John Tong Hon, Evêque de Hong Kong (Chine), le cardinal
Francisco Robles Ortega, Archevêque de Guadalajara (Mexique), et le
Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, Archevêque de Kinshasa (RD du
Congo). L'Assemblée compte également 45 experts et 49 auditeurs,
hommes et femmes, engagés dans l'évangélisation sur les divers
continents. Les travaux seront suivis par les délégués de 15
Eglises ou communautés ecclésiales non encore en pleine communion
avec l'Eglise catholique. Il faut souligner l'intervention que fera
SG le Dr.Rowan Douglas Williams, Archevêque de Canterbury et Primat
de la Communion anglicane. Sa Sainteté Bartholomaios I, Patriarche
oecuménique de Constantinople prendra part à la messe solennelle du
11 octobre. Trois invités spéciaux sont en outre Frère Alois,
Prieur de Taizé (France), le Rev.Lamar Vest, Président de
l'American Bible Society (USA) et M.Werner Arber (Suisse), Président
de l'Académie pontificale des sciences.
V.
Quelques points marquants.
Le
programme de travail du Synode comprendra 23 Congrégations générales
et 8 groupes de travail ou Circuli Minores. Le premier jour (8
octobre) il y aura le rapport du Secrétaire général et celui du
Rapporteur général, puis les interventions des représentants de
l'épiscopat des diverses régions du monde. Le lendemain après-midi,
le Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les
évêques,exposera l'accueil de l'exhortation post-synodale Verbum
Domini, faisant suite à la XII Assemblée ordinaire (octobre 2008).
Le 10, SG Rowan Douglas Williams s'adressera à l'Assemblée pour
exposer le point de vue anglican de la nouvelle évangélisation. Le
lendemain, le Professeur Werner Arber proposera des réflexions sur
les rapports entre science et foi. Au cours de la messe du 11
octobre, le Patriarche œcuménique s'adressera à Benoît XVI et aux
participants. Au début des travaux, les pères désigneront les
membres de la Commission du message final, composé de 12 membres,
dont le Président Mgr.Claudio Maria Celli, Président du Conseil
pontifical pour les communications sociales, et le Vice Président
Mgr.Luis Antonio G.Tagle, Archevêque de Manille (Philippines),
nommés par le Pape, qui en désignera deux autres. Les huit restants
seront choisis par les pères synodaux.
VI.
Conclusion.
Compte
tenu de l'expérience des précédentes assemblées, la méthodologie
synodale, modifiée par le Saint-Père Benoît XVI, en 2005, reste
inchangé. Chaque père disposera de 5 minutes pendant les
congrégations générales. Au cours des débats, prévus durant la
Congrégation générale de l'après-midi (de 18 à 19 h),
l'intervention sera limitée à 3 minutes, afin d'encourager une plus
grande participation à la discussion comme expression de communion
et de collégialité. Les interventions des délégués fraternels et
des experts ne devra pas dépasser 4 minutes.
jeudi 4 octobre 2012
BENOIT XVI PRIE A LORETTE
Cité
du Vatican, 4 octobre 2012 (VIS). Comme annoncé, Benoît XVI s'est
rendu ce matin au sanctuaire marial de Lorette (Italie) pour le 50
anniversaire du pèlerinage qu'y fit Jean XXIII juste avant
l'ouverture du Concile Vatican II. Cette visite précède de quelques
jours le Synode des évêques consacré à la nouvelle évangélisation
(7 octobre) et l'ouverture de l'Année de la foi (11 octobre). Ce
célèbre sanctuaire conserve depuis le XIV siècle les murs de la
maison Nazareth où auraient vécu Marie et Joseph. La tradition
populaire attribue à des anges son transport miraculeux en 1294,
peut d'années après la fin de la présence occidentale en Terre
Sainte. De récents travaux archéologiques, ainsi qu'une étude
documentaire et iconographique, confirment l'hypothèse selon
laquelle les matériaux composant l'édicule furent transportés par
bateau à l'initiative d'une puissante famille de l'Epire appelée
des Anges. Dans le sanctuaire qui le protégeait depuis le IV siècle,
le modeste édifice était constitué de deux parties, un espace
troglodyte précédé d'une pièce composée de trois murs. En outre,
l'étude comparative des matériaux de Lorette et de Nazareth a
récemment démontré la similitude de la pierre et de son
traitement, classique dans la Galilée de l'époque. Remontés à
Lorette au bord d'une route, les trois murs furent immédiatement
enchassés dans un reliquaire maçonné, depuis remplacé par la
splendide basilique que nous connaissons.
Ayant
quitté le Vatican à 9 h par hélicoptère, le Saint-Père est
arrivé une heure plus tard à Lorette, sur l'Adriatique, où après
l'accueil des autorités civiles et religieuses régionales il a
gagné le sanctuaire. Sur la Place de la Vierge, il a salué la
communauté des capucins attachée à la basilique, puis est entré
dans le sanctuaire pour prier devant le Saint Sacrement et devant
l'image de la Vierge conservée dans la Santa Casa. A 10 h 30', il
est revenu sur la place pour célébrer la messe devant la foule.
Voici des passages de son homélie:
"Le
4 octobre 1962, le bienheureux Jean XXIII est venu en pèlerinage
dans ce sanctuaire pour confier à la Vierge Marie le Concile
oecuménique Vatican II, qui devait être inauguré une semaine plus
tard... A cinquante ans de distance, après avoir été appelé par
la divine Providence à succéder au siège de Pierre à ce Pape
inoubliable, je suis venu ici moi aussi en pèlerin pour confier à
la Mère de Dieu deux importantes initiatives ecclésiales, l’Année
de la foi...et l’Assemblée générale ordinaire du Synode des
évêques" qui débattra de "la nouvelle évangélisation
pour la transmission de la foi chrétienne... Comme je le rappelais
dans la lettre apostolique de promulgation de l’Année de la foi,
j’entends inviter les évêques du monde entier à s’unir au
Successeur de Pierre, en ce temps de grâce spirituelle que le
Seigneur nous offre, pour faire mémoire du don précieux de la foi.
Et justement ici à Lorette, nous avons l’opportunité de nous
mettre à l’école de Marie, de celle qui a été proclamée
bienheureuse parce qu’elle a cru... Marie a offert sa propre chair,
s’est mise tout entière à disposition de la volonté de Dieu,
devenant un lieu de sa présence, lieu dans lequel demeure le Fils de
Dieu... La volonté de Marie coïncide avec la volonté du Fils dans
l’unique projet d’amour du Père, et en elle, s’unissent le
ciel et la terre, le Dieu créateur et sa créature. Dieu devient
homme, et Marie se fait maison vivante du Seigneur, temple où habite
le Très Haut.
Ici
à Lorette, il y a cinquante ans, Jean XXIII invitait à contempler
ce mystère...affirmant que le Concile avait pour but d’étendre
toujours plus les bienfaits de l’Incarnation et la Rédemption à
toutes les formes de la vie sociale. C’est une invitation qui
résonne encore aujourd’hui avec une force particulière".
"Dans
la crise actuelle, qui ne concerne pas seulement l’économie, mais
plusieurs secteurs de la société, l’incarnation du Fils de Dieu
nous dit combien l’homme est important pour Dieu et Dieu pour
l’homme. Sans Dieu, l’homme finit par faire prévaloir son propre
égoïsme sur la solidarité et sur l’amour, les choses matérielles
sur les valeurs, l’avoir sur l’être. Il faut revenir à Dieu
pour que l’homme redevienne homme. Avec Dieu, même dans les
moments difficiles, de crise, apparaît un horizon d’espérance.
L’Incarnation nous dit que nous ne sommes jamais seuls, que Dieu
entre dans notre humanité et nous accompagne. Mais la demeure du
Fils de Dieu dans la maison vivante, dans le temple qu’est Marie
nous amène à une autre réflexion. Là où habite Dieu, nous devons
reconnaître que nous sommes tous à la maison. Là où habite le
Christ, ses frères et sœurs ne sont plus des étrangers... C’est
la foi, ainsi, qui nous donne une maison en ce monde, qui nous unit
en une seule famille et qui nous rend tous frères et sœurs. En
contemplant Marie, nous devons nous demander si nous aussi nous
voulons être ouverts au Seigneur...ou si nous avons peur que la
présence du Seigneur puisse être une limite à notre liberté, et
si nous voulons nous réserver une part de notre vie qui
n’appartienne qu’à nous-mêmes. Mais c’est précisément Dieu
qui libère notre liberté, la libère du repli sur elle-même, de la
soif du pouvoir, de la possession, de la domination, et la rend
capable de s’ouvrir à la dimension qui lui donne tout son sens,
celle du don de soi, de l’amour, qui se fait service et partage...
La foi nous fait habiter, demeurer, mais nous fait aussi marcher sur
le chemin de la vie. A ce propos aussi, la Santa Casa de Lorette nous
offre un enseignement d'importance. Comme nous le savons, elle était
située sur une route".
Or
la maison de Marie n’est pas une maison privée, "mais au
contraire une habitation ouverte à tous, qui est, pourrait-on dire,
sur notre chemin à tous. Ainsi, nous trouvons ici à Lorette, une
maison qui nous fait demeurer, habiter et qui en même temps nous
fait cheminer, nous rappelle que nous sommes tous pèlerins, que nous
devons toujours être en chemin vers une autre maison, vers la maison
définitive, celle de la Cité éternelle, la demeure de Dieu avec
l’humanité rachetée"... Il y a encore un point important du
récit évangélique de l’Annonciation que je voudrais souligner,
un aspect qui ne finit pas de nous étonner. Dieu demande le oui de
l’homme. Il a crée un interlocuteur libre et il demande que sa
créature lui réponde en toute liberté... Dieu demande la libre
adhésion de Marie pour devenir homme. Certes, le oui de Marie est le
fruit de la grâce divine. Mais la grâce n’élimine pas la
liberté, au contraire elle la crée et la soutient. La foi n’enlève
rien à la créature humaine, mais ne permet pas la pleine et
définitive réalisation".
"Dans
ce pèlerinage, qui parcourt celui du bienheureux Jean XXIII, et qui
se déroule providentiellement en la fête de saint François
d’Assise, un véritable évangile vivant, je voudrais confier à la
très sainte Mère de Dieu toutes les difficultés que vit notre
monde à la recherche de la sérénité et de la paix... Je voudrais
confier aussi à Marie ce temps spécial de grâce pour l’Eglise,
qui s’ouvre devant nous. Toi, Mère du oui, qui a écouté Jésus,
parle-nous de lui, raconte-nous ton chemin pour le suivre sur la voie
de la foi, aide-nous à l’annoncer pour que tout homme puisse
l’accueillir et devenir demeure de Dieu".
Après
la cérémonie, le Pape a gagné le Centre Jean-Paul II, pour y
déjeuner avant de regagner le Vatican en fin d'après-midi.
mercredi 3 octobre 2012
L'EGLISE S'EXPRIME PLEINEMENT DANS LA LITURGIE
Cité
du Vatican, 3 octobre 2012 (VIS). Au cours de l'audience générale
tenue Place St.Pierre, Benoît XVI a traité de la place de la prière
liturgique, de la messe en particulier, dans la vie du chrétien. La
prière, a dit Benoît XVI, "est ce qui relie les fils de Dieu à
un père infiniment bon, à son Fils le Christ et à l'Esprit. Cette
vie priante consiste donc à se trouver en présence permanente et
consciente de Dieu... Ceci est possible grâce au baptême qui nous
lie au Christ...car en lui seul nous pouvons dialoguer filialement
avec le Père". Pour le chrétien, prier signifie s'adresser au
Christ, que "nous découvrons et connaissons vivant dans
l'Eglise, qui est son corps... Le lien insoluble entre le Christ et
l'Eglise dans la force de l'amour n'annule aucunement le toi et le
je, mais les élève à une unité plus profonde... Prier signifie
s'élever vers Dieu par une transformation graduelle et nécessaire
de notre être". En participant à la liturgie, "nous
faisons notre le langage de l'Eglise et apprenons à parler en son
sein, à parler en son nom. Ceci se produit de façon graduelle, en
commençant par une immersion progressive dans sa parole, par la
prière, par le style de vie, nos joies et nos peines, nos pensées".
Dans
le Pater, a poursuivi le Pape, "nous sommes appelés à nous
adresser en priant au Père. En priant avec les autres, en acceptant
ce que l'Eglise dit, nous nous familiarisons progressivement à la
richesse de sens qu'elle nous offre. Le dialogue que Dieu ouvre en
chacun de nous, entre lui et nous, inclut toujours dans la prière un
avec. Mais on ne peut le prier de manière individuelle. Dans la
prière liturgique, dans l'Eucharistie en particulier...nous ne
parlons pas en tant que personne isolée mais nous entrons dans le
nous de l'Eglise en prière". La liturgie n'est pas "une
sorte d'auto-célébration de telle ou telle communauté mais l'accès
au banquet d'une immense communauté vivante que Dieu nourrit. Elle
implique l'universalité". C'est pourquoi tout chrétien "doit
se sentir inséré dans ce nous universel, fondement et refuge du je
au sein du corps du Christ qu'est l'Eglise". Il est donc
nécessaire d'accepter la logique de l'Incarnation, par laquelle
"Dieu s'est fait proche en entrant dans l'histoire et dans la
nature humaine... La liturgie n'est pas la commémoration du passé
mais la présence réelle du mystère pascal, dans lequel le Christ
transcende et unit le temps et l'espace".
"Ce
n'est pas un individu, prêtre ou laïc, ni même un groupe qui
célèbre la liturgie, car elle est avant tout action de Dieu par le
biais de l'Eglise. La liturgie y possède une riche tradition mais
aussi sa créativité, un caractère d'universalisme et d'ouverture
qui lui est propre. Ainsi la liturgie ne saurait être conçue ou
modifiée par la communauté ou par des experts, puisqu'elle doit
demeurer fidèle aux formes fixées par l'Eglise universelle".
Dans la liturgie, a conclu le Saint-Père, l'Eglise se rend
pleinement visible. La liturgie est "l'action dans laquelle nous
savons que Dieu entre dans notre réel afin que nous le
rencontrions". Elle est l'action "dans laquelle il vient à
nous et nous éclaire".
VERS LORETTE
Cité
du Vatican, 3 octobre 2012 (VIS). Après la catéchèse, Benoît XVI
a rappelé qu'il se rendra demain au sanctuaire de Lorette (Italie)
pour le 50 anniversaire du pèlerinage qu'y fit Jean XXIII juste
avant l'ouverture du Concile Vatican II: "Je vous demande de
vous unir à ma prière pour confier à la Mère de Dieu les
évènements ecclésiaux importants que nous nous apprêtons à
vivre, l'Année de la foi et le Synode consacré à la nouvelle
évangélisation. Puisse Marie accompagner l'Eglise dans sa mission,
qui est d'annoncer aux hommes l'Evangile".
INTENTIONS DE PRIERE POUR OCTOBRE
Cité
du Vatican, 3 octobre 2012 (VIS). L'intention de prière générale
de Benoît XVI pour octobre est: "Pour
le développement et le progrès de la nouvelle évangélisation dans
les pays d’ancienne tradition chrétienne".
Son
intention missionnaire est: "Pour que la
célébration de la Journée missionnaire mondiale soit l’occasion
d’un engagement renouvelé d’évangélisation".
POSSESSIONS CARDINALICES
Cité
du Vatican, 3 octobre 2012 (VIS). L'Office des cérémonies
pontificales communique que:
Lundi
8 octobre à 18 h, SB le Cardinal Lucian Muresan, Archevêque Majeur
de Fagaras des roumains, prendra possession du titre de St.Atanase.
Dimanche
14 octobre à 16 h, SB le Cardinal George Alencherry, Archevêque
Majeur d'Ernakulam-Angamaly des malabars, prendra possession du titre
de St.Bernard alle Terme.
Samedi
20 octobre à 18 h 30', le Cardinal Julien Ries prendra possession de
la diaconie de St.Antoine de Padoue a Circonvallazione Appia.
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
Cité
du Vatican, 3 octobre 2012 (VIS). Le Saint-Père a nommé:
Mgr.Rogelio
Cabrera López, Archevêque de Monterrey (superficie 17.886,
population 7.327.000, catholiques 5.862.000, prêtres 549, religieux
1.109), au Mexique. Il était jusqu'ici Archevêque de Tuxtla
Gutiérrez (Mexique).
Mgr.Francisco
Carlos Bach, Evêque de Sao José dos Pinhais (superficie 7.172,
population 741.000, catholiques 529.000, prêtres 69, diacres 33,
religieux 65), au Brésil. Il était jusqu'ici Evêque de Toledo
(Brésil).
mardi 2 octobre 2012
RESPECTER LES MECANISMES JURIDIQUES DE L'O.N.U.
Cité
du Vatican, 3 octobre 2012 (VIS). Le Secrétaire pour les relations
avec les états, est intervenu hier devant la 67 Assemblée générale
de l'ONU ("Réaliser par des moyens pacifiques l'ajustement ou
le règlement de différents ou de situations de caractère
international).
Dans
son discours, Mgr.Domenico Mamberti, a notamment rappelé que "la
perte de confiance dans la valeur du dialogue, la tentation de
favoriser à priori l’une des parties en cause dans les conflits
régionaux et nationaux, mettent en danger le respect des mécanismes
juridiques des Nations-Unies. Pourtant, la prééminence des valeurs
affirmées par la Charte devrait conduire, au contraire, à
l’adoption de tous les moyens possibles pour assurer la protection
des plus vulnérables, promouvoir le respect de l'état de droit et
des droits de l'homme, ainsi que la sauvegarde des équilibres
culturels et religieux multiséculaires... L’urgence de la
situation apparaît de manière d’autant plus flagrante au regard
des événements qui ont cours au Moyen-Orient et, en particulier, en
Syrie. Il ne peut y avoir de solution en dehors du respect des règles
du droit international et du droit humanitaire, ainsi que de la mise
en œuvre des mécanismes établis par la Charte des Nations-Unies.
Toutes les instances concernées devraient faire en sorte, non
seulement de faciliter la mission de l'Envoyé spécial de l’ONU et
de la Ligue Arabe, mais aussi d’assurer une assistance humanitaire
aux populations en détresse. La communauté internationale doit unir
ses efforts afin que toutes les parties impliquées substituent la
négociation au recours aux armes et exiger le respect effectif de la
liberté religieuse, des droits de l'homme et de toutes les libertés
fondamentales... De plus, seule une communauté internationale
fortement ancrée sur les valeurs authentiquement conformes à la
dignité humaine pourra apporter des solutions viables aux nouveaux
types de conflits engagés par des groupes transnationaux, qui
diffusent une idéologie hégémonique pseudo-religieuse au mépris
des droits des personnes et de la paix civile. Pensons à
l'instabilité et aux récents attentats terroristes dans certains
pays d'Afrique et d'Asie ou à la collusion entre le narcotrafic et
le terrorisme dans d’autres régions du monde... Il apparaît enfin
de la plus grande importance d’apporter une solution effective au
débat ouvert sur la réforme et l’amélioration du fonctionnement
des organes de l’Organisation des Nations-Unies, afin de raviver sa
capacité à prévoir les conflits et à les résoudre par des moyens
pacifiques".
VATICAN II SELON LA DOCUMENTATION DES PERES
Cité
du Vatican, 2 octobre 2012 (VIS). Ce matin près la Salle de Presse
du Saint-Siège a été présenté le Congrès international sur le
concile Vatican II, qui se tient à Rome (3 - 5 octobre) à
l'occasion des 50 ans de son ouverture. Organisées par le Comité
pontifical pour les sciences historiques et le Centre d'études sur
le Concile de l'Université pontificale du Latran, ces assises
aborderont cet important évènement ecclésial à la lumière des
archives des pères conciliaires.
Tout
d'abord, le P.Bernard Ardura, O.Praem., Président du Comité, a
expliqué le projet, lancé sur les divers continents, pour
recueillir les témoignages écrits des participants afin
d'approfondir la connaissance de Vatican II. "Dans le sillage de
ce qu'indiquait Jean XXIII dans son discours d'ouverture de 1962, il
était nécessaire de réaliser une étude scientifique méticuleuse
de l'ensemble de la documentation existante. Pour ne pas être, comme
il le disait, des personnes qui n'auraient rien à apprendre de
l'histoire, pourtant maîtresse de vie. La consultation et la
publication de correspondances, de journaux et de mémoires d'acteurs
importants du Concile ont déjà contribué à son herméneutique de
la réforme dans la continuité, telle que Benoît XVI l'a indiquée
comme authentique interprétation ecclésiale. C'est dans cette
perspective qu'a été entreprise la recherche et l'inventaire des
archives privées de tous les pères conciliaires, telles leurs notes
prises en séance ou durant les commissions..., en somme de tout
document permettant d'aider à comprendre comment ils ont vécu
Vatican II, comment il l'ont perçu, comment ils ont réagi aux
diverses opinions exprimées".
Le
présent congrès consacré au concile Vatican II, qui permettra de
faire le point sur l'état de la recherche, montrera la difficulté
de l'entreprise car 2.090 pères étaient européens et américains,
408 asiatiques, 351 africains et 74 océaniens. Un grande partie de
l'épiscopat réuni en la Basilique vaticane provenait des
territoires de mission et provenait de congrégations missionnaires.
Les papiers privés de ces évêques étaient généralement
conservés dans des couvents où le souci des archives n'était pas
développé comme en occident. Heureusement les archives de la
Congrégation pour l'évangélisation des peuples ont permis de
combler en partie ce type de lacunes. Le but du Comité, a souligné
le P.Ardura, "est de développer, à la lumière du magistère
du Pape, une claire méthode critique de la documentation, libre de
tout préjugé idéologique, pour une relecture historique
scientifique du grand évènement que fut sans nul doute Vatican II".
Le congrès s'ouvrira par la projection d'un documentaire de la
Filmothèque Vaticane et une double conférence. Le Cardinal Angelo
Scola, Archevêque de Milan, exposera la période préparatoire du
Concile, qui "offre plusieurs clefs de lecture pour l'ensemble
du Concile. Le Professeur Philippe Levillain traitera de
l'historiographie conciliaire. Pour évoquer la dimension oecuménique
du Concile fortement voulue par Jean XXIII, prendront la parole un
représentant du Patriarcat de Moscou et un représentant protestant
curateur des archives du théologien Oscar Cullmann. Le résultat des
dernières années de travail a abouti à un premier inventaire des
archives des pères, qui sera prochainement disponible gratuitement
sur le site du Comité pontifical.
Ensuite,
le Professeur Philippe Chenaux, Directeur du Centre d'études de
l'Université du Latran, a expliqué que la "tentative
d'historiciser le Concile n'implique pas un seul travail d'étude des
sources...en vue d'interpréter sa dimension herméneutique. Les
scientifiques qui ont programmé ce projet de recherche sur
l'histoire de Vatican II ont envisagé deux critères d'analyse, le
Concile comme évènement et le Concile comme rupture... L'enjeu
fondamental pour eux était-il donc de réconcilier deux lectures
opposées du Concile et de ses décision? Certes il ne s'agissait pas
d'écrire une contre-histoire conciliaire mais plus simplement de
poursuivre l'enquête historique sur la base d'une documentation la
plus large possible et sans à priori idéologique, en évitant de
manipuler l'histoire conciliaire à des finalités étrangères au
Concile même. Il s'agit en somme d'un rééquilibrage mieux partagé
de l'évènement et de ses décisions. Repartir des archives, tel fut
l'enjeu de base de ce grand projet d'étude des archives privées des
pères conciliaires".
lundi 1 octobre 2012
TEMOINS AUX PROCES
Cité
du Vatican, 1 octobre 2012 (VIS). Ce matin a été rendu publique la
liste des témoins appelés à déposer à partir de demain devant le
Tribunal de l'Etat de la Cité du Vatican.
Dans
le cadre du procès pénal contre M.Paolo Gabriele:
Mlle.Cristina
Cernetti.
M.Giuseppe
Pesce.
Mgr.Georg
Gänswein.
M.Constanzo
Alessandrini.
M.Luca
Cintia.
M.Stefano
De Santis.
M.Silvano
Carli.
M.Luca
Bassetti.
Dans
le cadre du procès pénal contre M.Claudio Sciarpelletti:
M.Paolo
Gabriele.
Mgr.Carlo
Maria Polvani.
M.William
Kloter.
M.Gianluca
Gauzzi Broccoletti.
M.Domenico
Giani.
Par
ailleurs, en réponse à une question soulevée durant le briefing du
27 septembre, il est précisé qu'il n'existe pas de "juge
rapporteur", étant donné que, à la différence du civil, un
exposé de l'affaire n'est pas prévu dans le procès pénal. Les
documents rendus publics le 13 août, le renvoi en justice et le
réquisitoire, suffisent à illustrer le contexte.
LES BIENS MATERIELS AU SERVICE DE LA COMMUNAUTE
Cité
du Vatican, 30 septembre (VIS). A midi, le Pape a récité l'angélus
avec les fidèles venus à Castel Gandolfo. Il a commenté l'Evangile
de Marc rapportant qu'un homme qui n'était pas un disciple chassait
les démons au nom de Jésus. L'apôtre Jean voulait l'en empêcher,
mais Jésus s'y opposa, "prenant même argument du cas pour dire
aux disciples que Dieu était en mesure de faire le bien, y compris
des prodiges, en dehors de leur cercle, et qu'il est possible
d'oeuvrer au Royaume de bien des manières... C'est pourquoi, les
membres de l'Eglise doivent s'abstenir de toute jalousie et se
réjouir chaque fois qu'un étranger à leur communauté fait le bien
au nom du Christ, avec rectitude et respect. Il peut arriver qu'au
sein de l'Eglise on ait du mal à reconnaître et valoriser les
gestes accomplis dans un total esprit de communion par telle ou telle
réalité ecclésiale. Nous devons être perpétuellement en mesure
de nous apprécier les uns les autres, en louant le Seigneur pour
l'infinie variété de son action dans l'Eglise et dans le monde. La
liturgie de ce jour rappelle l'invective de l'apôtre Jacques contre
les riches malhonnêtes qui placent leur sécurité dans
l'accumulation de richesses acquises par la force et l'abus... Il
nous met en garde contre le vain appât du gain, et nous appelle à
utiliser les biens matériels de manière solidaire au service de la
communauté, dans l'équité et la morale absolues".
APPEL POUR LA PAIX EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
Cité
du Vatican, 30 septembre 2012
(VIS). "Je suis avec préoccupation ce que vit la population de
l'est de la République démocratique du Congo, qui est aussi, ces
jours-ci, au centre de l'attention d'une réunion de haut niveau aux
Nations Unies", a dit le Pape après la prière mariale.
"J'assure en particulier de mon affectueuse solidarité les
réfugiés, les femmes et les enfants, qui, à cause de conflits
armés persistants souffrent, subissent violences et graves abus.
J'invoque Dieu pour que soient trouvées par le dialogue des
solutions pacifiques garantissant la protection de tant d'innocents,
afin que revienne au plus vite une paix fondée sur la justice, et
que cette population si éprouvée, de même que toute la région,
retrouve une cohabitation fraternelle".
Benoît
XVI a ensuite parlé de la rentrée universitaire, encourageant les
enseignants et les éducateurs "dans leur haute mission au
service de la jeunesse", qui est de donner aux élèves et
étudiants " le goût d'apprendre pour avoir un métier et
prendre leur place dans la société. L’université peut être un
lieu où se vit déjà la fraternité. Un lieu duquel Dieu ne peut
pas être absent. J’invite les adultes à éduquer en toutes
circonstances les plus jeunes à l’estime mutuelle, à l’attention
à l’autre et à la recherche de Dieu".
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