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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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mercredi 20 février 2013

POSSIBLE MOTU PROPRIO A PROPOS DU CONCLAVE

Cité du Vatican, 20 février 2013 (VIS). En début d'après-midi, le Directeur de la Salle de Presse du Saint-Siège a confié à plusieurs journalistes que le Saint-Père envisagerait de publier d'ici le 28 février un Motu Proprio permettant de préciser certains points de la constitution apostolique relatifs au conclave. Le P.Lombardi a dit ignorer s'il sera question de préciser les modalités d'entrée en conclave. Il sait par contre qu'un document est à l'étude en vue d'harmoniser certains points du règlement du conclave, l'Ordo Rituum Conclavis. Tout dépendra à la fin de l'évaluation du Saint-Père, a-t-il conclu.


RECUEIL DE PUBLICATIONS DE JOSEPH RATZINGER

Cité du Vatican, 20 février 2013 (VIS). Quatorze essais ou articles anthropologiques de Joseph Ratzinger (1972 - 2005) sont publiés ensemble par l'éditeur américain W.B.Erdemans sous le titre "Joseph Ratzinger in Communio, Anthropology and Culture", aux bons soins de David L.Schindler et Nicholas J.Healy. Ces contributions abordent des sujets comme: Homme entre reproduction et création, Jésus-Christ aujourd'hui, La signification du dimanche, L'espérance, Technologie et éthique sociale, Dieu dans le Entrer dans l'espérance de Jean-Paul II. Tous ces textes ont été publiés dans la revue catholique internationale Communio, dès son premier numéro en 1974. La présente publication constitue le second volet des écrits du futur Pape, le premier volume intitulé "Joseph Ratzinger in Communio, The Unity of the Church" (2010), à charge de David L.Schindler. Ces divers textes ont été quelque peu arbitrairement classés en trois catégories: L'Eglise, l'anthropologie, Le renouveau théologique. Parmi les théologiens fondateurs de Communio en 1972, Hans Urs von Balthasar, Henri de Lubac, Jean-Luc Marion et Joseph Ratzinger.

MESSAGE EVANGELIQUE ET DROITS DE L'HOMME

Cité du Vatican, 20 février 2013 (VIS). "Gouvernance, bien commun et transition démocratique en Afrique", tel est le titre de la lettre pastorale du Symposium des Conférences épiscopales d'Afrique et de Madagascar, présentée à Accra (Ghana) par le Cardinal Polycarp Pengo, Archevêque de Dar es-Salam (Tanzanie) et Président du SECAM. Ce document se place dans le sillage de l'exhortation apostolique post-synodale Africae Munus, qui a rappelé que "l'Eglise ne peut rester indifférente devant les problèmes socio-politiques et économiques de l'Afrique" et que "le bien commun, le respect des droits de l'homme et l'avènement du bon gouvernement relèvent du message évangélique" et de la mission prophétique de l'Eglise.

La justice annoncée déjà par les prophètes de l'Ancien Testament ne saurait être abstraite. "Elle est faite d'actions très pratiques qui assurent la protection du faible contre les abus, qui procurent au pauvre ce dont il a besoin, et qui prennent soin des personnes défavorisées. Il s'agit de donner à chacun ce que Dieu a prévu, sans distinction aucune... Dans beaucoup de pays africains, le marché du travail se resserre. Le drame de la migration, avec un nombre croissant de jeunes qui risquent leur vie pour quitter l'Afrique, reflète la profondeur du malaise d'un continent qui traîne encore les pieds pour fournir les conditions favorables à l'épanouissement de ses fils et filles. La situation des femmes est une autre source d'inquiétude. Le SCEAM est d'avis que femmes et hommes sont égaux en dignité dans leur humanité devant Dieu, puisque tous deux ont été créés à l'image et à la ressemblance de Dieu. C'est pourquoi nous devons veiller à ce que tous aient la possibilité de jouer leur rôle spécifique dans l'Eglise et dans la société en général... Le SCEAM demande instamment aux dirigeants politiques africains de faire de l'éradication de la pauvreté une priorité en mettant les revenus de l'exploitation des ressources du sous-sol du continent telles que la terre et les forêts au service du développement de vos pays pour le bénéfice de la nation toute entière et de ces citoyens. Nous vous prions de ne pas compromettre la lutte contre la corruption. La corruption est un cancer qui détruit nos pays".

"L'Eglise se trouve au coeur de tous les efforts visant une meilleure gouvernance. Dans de nombreux pays, pendant la période délicate de transition démocratique des années 1990, l'Eglise a joué un rôle de soutien clairement visible. Cinq des huit conférences nationales transitoires qui ont été organisées au cours de cette époque ont été présidées par des évêques catholiques. Cette intervention de l'Eglise a contribué, dans certains cas, pour assurer de pacifiques processus de transitions démocratiques, avec beaucoup de succès, à travers des consultations et des dialogues participatifs. Beaucoup de chrétiens, dans certaines situations volatiles ont aidé dans la réalisation de la paix et de la réconciliation. L'Eglise doit prendre ses responsabilités dans le domaine socio-politique. Elle doit être pleinement impliquée dans la transformation en profondeur de notre société".

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 20 février 2013 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

L'Abbé José Mário Angonese, Auxiliaire de l'Archevêque de Curitiba (Brésil). L'Evêque élu, né en 1960 à Unistalda (Brésil) et ordonné prêtre en 1989, était jusqu'ici Recteur du grand séminaire du diocèse de Santa Maria (Brésil). Licencié en philosophie, il a été curé de paroisse, chargé de la pastorale des vocations et recteur d'un petit séminaire.

L'Abbé Daniel Miehm, Auxiliaire de l'Archevêque d'Hamilton (Canada). L'Evêque élu, né en 1960 à Kitchner (Canada) et ordonné prêtre en 1989, était jusqu'ici Curé de la paroisse St.Benoît de Miton (Canada). Licencié en droit canon, il a été vicaire de la cathédrale, avocat du tribunal diocésain, aumônier de la St.Thomas More Lawyer's Guild.

mardi 19 février 2013

MISE SOUS TUTELLE D'UNE CONGREGATION RELIGIEUSE

Cité du Vatican, 19 février 2013 (VIS). A la suite de la visite apostolique conduite par Mgr.Filippo Iannone le 15 février, le Saint-Père a confié le gouvernement de la Congrégation des Fils de l'Immaculée au Cardinal Giuseppe Versaldi, Préfet de la Préfecture des affaires économiques. Comme Délégué pontifical, il devra notamment tenter de redresser économiquement les structures sanitaires de la congrégation, sans participation financière du Saint-Siège.

MISSION DU CARDINAL SARAH EN JORDANIE

Cité du Vatican, 19 février 2013 (VIS). Le Cardinal Robert Sarah, Président du Conseil pontifical Cor Unum, et Mgr.Giampietro Dal Toso, Secrétaire, sont en Jordanie jusqu'au 21 février, afin de prendre part au forum régional de la Caritas (Proche Orient, Afrique du nord et Corne de l'Afrique). Ces assises ont pour but de faire le point avec les Eglises locales sur les aides humanitaires que les organisations catholiques, la Caritas en premier lieu, apportent aux réfugiés victimes du conflit syrien. Cor Unum estime que la situation humanitaire en Syrie et dans les pays voisins est insoutenable. On parle déjà d'un million de réfugiés, de plus de deux millions et demi de personnes déplacées en Syrie, et de presque cent mille morts causés par un conflit qui a largement appauvri la population. La rigueur de l'hiver a encore aggravé les souffrances des franges les plus exposées de la société. Le Cardinal et le Secrétaire du dicastère, qui visiteront avec les organismes d'assistance catholiques les camps de réfugiés situés en territoire jordanien, seront reçu par le Roi Abdallah II.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 19 février 2013 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Fabio Martínez Castilla, Archevêque de Tuxtla Gutiérrez (superficie 22.629, population 1.280.000, catholiques 997.000, prêtres 139, religieux 337), au Mexique. Il était jusqu'ici Evêque de Ciudad Lázaro Cárdenas.

lundi 18 février 2013

DEBUT DES EXERCICES SPIRITUELS

Cité du Vatican, 17 février 2013 (VIS). En ce premier dimanche de Carême, à 18 h en la Chapelle Redemptoris Mater, ont débuté les traditionnels exercices spirituels du Pape et de la Curie romaine en préparation à Pâques. Les méditations de cette retraite, qui s'achèvera samedi 13 février, sont confiées au Cardinal Gianfranco Ravasi, Président du Conseil pontifical pour la culture. Toutes les autres activités du Saint-Père, comprise l'audience générale hebdomadaire, sont interrompues.

LA TENTATION DE MANIPULER DIEU

Cité du Vatican, 17 février 2013 (VIS). Plus de 50.000 personnes ont assisté aujourd'hui Place St.Pierre à l'avant-dernier angélus de Benoît XVI, dont la méditation a porté sur le Carême, "temps de conversion et de pénitence en préparation à Pâques. L'Eglise, qui est mère et maîtresse, appelle ses membres à se renouveler dans l'esprit, à se réorienter décidément vers Dieu, en reniant l'orgueil et l'égoïsme pour vivre dans l'amour. En cette année de la foi, le carême est une période favorable pour redécouvrir la foi en Dieu comme critère de base de notre vie et de la vie de l'Eglise. Cela implique toujours une lutte, un combat spirituel, parce que naturellement l'esprit du mal s'oppose à notre sanctification et cherche à nous faire dévier de la voie de Dieu... En effet, Jésus, après avoir reçu l'investiture comme Messie, oint d'Esprit Saint à son baptême dans le Jourdain, fut conduit par le même Esprit dans le désert pour être tenté par le diable. Au moment de commencer son ministère public, Jésus dut démasquer et repousser les fausses images de messie que le tentateur lui proposait. Mais ces tentations sont aussi de fausses images de l'homme, qui s'insinuent dans les consciences à toutes les époques, en se déguisant sous des propositions avantageuses et efficaces, ou plutôt bonnes".

Le noyau central de ces tentations, a ensuite expliqué Benoît XVI, "consiste toujours à manipuler Dieu pour ses propres intérêts, en donnant plus d'importance au succès ou aux biens matériels. Le tentateur est sournois: il ne pousse pas directement vers le mal, mais vers un faux bien, faisant croire que les vrais réalités sont le pouvoir et ce qui satisfait les besoins primaires. Ainsi, Dieu devient secondaire, est réduit à un moyen, devient irréel en définitive, ne compte plus, s'évanouit. En dernière analyse, dans les tentations, c'est la foi qui est en jeu car c'est Dieu qui est en jeu. Dans les moments décisifs de la vie mais, à bien y regarder, à tout moment, nous sommes face à un carrefour: voulons-nous suivre notre moi ou Dieu? L'intérêt individuel ou le vrai Bien, ce qui est réellement bien? Comme nous l'enseignent les pères de l'Eglise, les tentations font partie de la descente de Jésus dans notre condition humaine, dans l'abysse du péché et de ses conséquences. Une descente que Jésus a parcourue jusqu'à la fin, jusqu'à la mort sur la croix et jusqu'aux enfers de l'éloignement extrême de Dieu... Comme l'enseigne saint Augustin, Jésus a pris de nous les tentations pour nous donner sa victoire. N'ayons donc pas peur de mener nous aussi le combat contre l'esprit du mal: l'important est que nous le fassions avec lui, avec le Christ, le vainqueur". Après la prière mariale, le Pape a remercié les fidèles de leurs prières et de l'affection qu'il a ressenti ces derniers jours. "Je vous demande de continuer à prier pour moi et pour le prochain pape, ainsi que pour les exercices spirituels qui commenceront ce soir avec les membres de la Curie romaine". Il a aussi salué "la bien aimée ville de Rome", puisque parmi les fidèles sur la place se trouvaient une délégation de la municipalité avec le maire.

AUDIENCE AU CHEF DU GOUVERNEMENT ITALIEN

Cité du Vatican, 16 février 2013 (VIS). A 18 h, Benoît XVI a reçu en audience privée M.Mario Monti, Président du Conseil des ministres italien, qu'un communiqué de la Salle de Presse du Saint-Siège a qualifiée de cordiale et intense: "Une nouvelle fois, le Sénateur Monti a exprimé au Saint-Père la gratitude et l'attachement du peuple italien, saluant la grandeur de son magistère religieux et moral, son attention active aux espoirs de l'Italie et de l'Europe".

VISITE DU PRESIDENT GUATEMALTEQUE

Cité du Vatican, 16 février 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin le Président du Guatemala M.Otto Pérez Molina, qui s'est ensuite entretenu avec le Cardinal Secrétaire d'Etat et le Secrétaire pour les rapports avec les états. Ces entretiens ont permis de constater la qualité des relations entre les deux parties, et l'excellence de leur collaboration, mais encore la contribution de l'Eglise au développement du pays, dans le domaine éducatif et spirituel, social et caritatif, en particulier au cours du récent séisme. Il a été convenu de poursuivre une collaboration tendant à résoudre les drames sociaux tels la pauvreté, le trafic de drogue, la criminalité organisée et l'émigration. L'importance de la défense de la vie humaine dès sa conception, a enfin été soulignée.

COMMISSION CARDINALICE DU "IOR"

Cité du Vatican, 16 février 2013 (VIS). Pour un quinquennat, Benoît XVI a renouvelé ce jour la composition de la Commission cardinalice de surveillance de l'Institut pour les oeuvres religieuses. La Salle de Presse du Saint-Siège communique que l'organisme est désormais composé du Cardinal Tarcisio Bertone (Secrétaire d'Etat) comme Président, du Cardinal Jean-Louis Tauran (Président du Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux), du Cardinal Odilo P.Scherer (Archevêque de Sao Paulo, Brésil), du Cardinal Telesphore P.Topo (Archevêque de Ranchi, Inde), et du Cardinal Domenico Calcagno (Président de l'Administration du patrimoine du siège apostolique), qui succède au Cardinal Attilio Nicora (Président de l'Autorité d'information financière).


AUDIENCES

Cité du Vatican, 16 février 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audience treize prélats de la Conférence épiscopale de Lombardie (Italie), en visite Ad Limina:

Le Cardinal Angelo Scola, Archevêque de Milan, accompagné de ses Auxiliaires, Mgr.Erminio De Scalzi, Mgr.Luigi Stucchi et de Mgr.Enrico Delpini.

Le Cardinal Dionigi Tettamanzi, Administrateur du diocèse de Vigevano.

Mgr.Giovanni Giudici, Evêque de Pavie.

Mgr.Dante Lafranconi, Evêque de Crémone.

Mgr.Luciano Monari, Evêque de Brescia.

Mgr.Giuseppe Merisi, Evêque de Lodi.

Mgr.Diego Coletti, Evêque de Côme.

Mgr.Franco Beschi, Evêque de Bergame.

Mgr.Oscar Cantoni, Evêque de Crema.

Mgr.Roberto Busti, Evêque de Mantoue.


AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 16 février 2013 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

Le P.Wieslaw Kròtki, OMI, Evêque de Churchill-Baie d'Hudson (superficie 2.300.000, population 32.090, catholiques 8.570, prêtres 10, religieuses 2), au Canada. L'Evêque élu, né en 1979 à Istebna (Pologne), a émis ses voeux religieux en 1988 et a été ordonné prêtre en 1990. Jusqu'ici missionnaire à Igloolik dans le grand nord canadien, il succède à Mgr.Reynald Rouleau, OMI, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge. Envoyé comme missionnaire en 1990, il a été assistant du Supérieur de la Congrégation des Oblats de l'Immaculée pour la Baie d'Hudson, auquel il a succédé en 1999.

L'Abbé Titus Joseph Mdoe, Auxiliaire de l'Archevêque de Dar-es-Salaam (Tanzanie). L'Evêque élu, né en 1961 à Lushoto (Tanzanie) et ordonné prêtre en 1986, était jusqu'ici Recteur de l'université diocésaine de Mtawara. Diplômé en spiritualité, il a été curé de paroisse.

Mgr.Aldo Cavalli, Nonce apostolique à Malte, jusqu'ici Nonce en Colombie.

vendredi 15 février 2013

VISITE DU PRESIDENT ROUMAIN

Cité du Vatican, 15 février 2013. Le Saint-Père a reçu ce matin le Président M.Traian Basescu, qui s'est ensuite entretenu avec le Cardinal Secrétaire d'Etat et le Secrétaire pour les rapports avec les états. Ces entretiens ont permis de constater la qualité des relations entre les deux parties, et l'excellence de leur collaboration au niveau européen en faveur de valeurs partagées. Ont également été abordées les projets de coopération scolaire entre l'Etat roumain et l'Eglise catholique. Il a enfin été question de dossiers relatifs à la vie des communautés catholiques locales, tout en soulignant la contribution de l'Eglise catholique à l'intégration des citoyens roumains à l'étranger".

AUDIENCE A "PRO PETRI SEDE"

Cité du Vatican, 15 février 2013 (VIS). Comme de coutume chaque année, Benoît XVI a reçu ce midi l'association Pro Petri Sede (Belgique, Luxembourg, Pays-Bas), qui en signe de communion ecclésiale offre un appui financier au Saint-Siège. L’Année de la foi, a-t-il dit à ses hôtes, "nous invite à une conversion authentique au Seigneur Jésus, l’unique Sauveur du monde. En accueillant par la foi la révélation de l’amour salvifique de Dieu dans notre vie, notre existence tout entière est appelée à se modeler sur la nouveauté radicale introduite dans le monde par la Résurrection du Christ. La foi est une réalité vivante qu’il faut sans cesse découvrir et approfondir afin qu’elle puisse grandir. C’est elle qui doit orienter le regard et l’action du chrétien. Car elle est un nouveau critère d’intelligence et d’action qui change toute la vie de l’homme. Comme j’ai eu l’occasion de le dire dans la lettre apostolique Porta Fidei, l’Année de la foi est une occasion propice pour intensifier le témoignage de la charité. La foi sans la charité ne porte pas de fruit et la charité sans la foi serait un sentiment à la merci constante du doute. Foi et charité se répondent, si bien que l’une permet à l’autre de réaliser son chemin. Pour vivre ce témoignage de la charité, la rencontre du Seigneur qui transforme le cœur et le regard de l’homme est donc indispensable. En effet, c’est le témoignage de l’amour de Dieu pour chacun de nos frères en humanité qui donne le vrai sens de la charité chrétienne. Celle-ci ne peut se réduire à un simple humanisme ou à une entreprise de promotion humaine. L’aide matérielle, aussi nécessaire soit-elle, n’est pas le tout de la charité qui est participation à l’amour du Christ reçu et partagé. Toute œuvre de charité authentique est donc une manifestation concrète de l’amour de Dieu pour les hommes et par là elle devient annonce de l’Evangile. En ce temps du Carême, que les gestes de charité, généreusement accomplis, permettent à chacun de progresser vers le Christ, lui qui ne cesse de venir à la rencontre des hommes! Chers amis, puisse votre pèlerinage fortifier votre relation au Christ et raviver la grâce reçue au baptême. Que grandisse en vous le désir de toujours témoigner de votre foi là où vous êtes ! Je confie chacun de vous et chacune de vos familles, ainsi que les membres de votre association, à l’intercession maternelle de la Vierge Marie et à la protection de l’Apôtre Pierre".

BENOIT XVI PARLE "DE LA JOIE DU CONCILE"

Cité du Vatican, 15 février 2013 (VIS). Hier, dans le cadre de sa rencontre avec les curés de Rome et le clergé résidant dans le diocèse, Benoît XVI a longuement évoqué le Concile Vatican II, confiant en particulier des souvenirs personnels d'expert. Voici de larges extraits de son intervention improvisée:

Nous jeunes experts, "nous nous sommes rendus avec joie au Concile, et même avec enthousiasme car cela ouvrait une perspective incroyable. Nous espérions que tout serait rénové, une nouvelle Pentecôte, une nouvelle ère de l'Eglise". Malgré ses apparences de santé, "on sentait que l'Eglise n'avançait pas, qu'elle se repliait, qu'elle semblait plus une chose du passé qu'un instrument d'avenir. On espérait donc que le rapport au monde se renouvelle, qu'il change, que l'Eglise soit à nouveau une force pour le monde contemporain et celui à venir. Depuis le débit de l'époque moderne le rapport au monde de l'Eglise était ambigu, à commencer par l'affaire Galilée. On espérait...trouver un nouveau lien entre l'Eglise et le mieux des forces de la société, en vue d'offrir à l'humanité un progrès authentique". On commença par faire connaissance les uns des autres, ce qui n'était pas acquis d'avance. "Ce fut déjà une expérience de l'universalité de l'Eglise et de ses réalités, d'une Eglise qui ne reçoit pas seulement des instructions d'en haut, mais avance de toute manière sous la conduite du Successeur de Pierre". Les questions avancées par les pères conciliaires étaient la liturgie, la Parole, la Révélation et l'oecuménisme. "Rétrospectivement, j'estime qu'il était très positif de commencer par la liturgie, avec le primat de Dieu et de l'adoration". Le Concile a parlé de Dieu, et ce sujet fut son premier soucis: "Ouvrir...le peuple des fidèles à l'adoration de Dieu dans la célébration communautaire de l'Eucharistie". S'est alors posé la question de l'intelligibilité de la liturgie: "Plutôt que de rester close dans une langue oubliée et non parlée, elle devait activement vécue. Malheureusement ce point a été victime de malentendus". Mais il y avait un second point relatif à l’Eglise: "On voulait dire et comprendre que l'Eglise n'est pas seulement une organisation, quelque chose de structurel, juridique, institutionnel, mais d'abord un organisme, une réalité vitale, qui entre dans mon âme, de sorte que moi-même, justement avec mon âme de croyant je suis un élément constructif de l'Eglise en tant que telle... L'Eglise n'est pas une structure; nous chrétiens, ensemble, sommes tous le Corps vivant de l'Eglise. Et, naturellement cela signifie que nous, le vrai nous des croyants, avec le moi du Christ constituons l'Eglise; chacun de nous, pas un nous, un groupe qui se déclare Eglise”.

La première idée était de compléter l’ecclésiologie de façon théologique, mais en continuant aussi d'une façon structurelle c'est-à-dire au côté de la succession de Pierre, de sa fonction unique, mieux définir aussi la fonction des évêques, du corps épiscopal. Et pour cela, il s'est trouvé le mot collégialité, très discuté, avec d’intenses débats, je dirais, un peu exagérés aussi. Mais c'était le mot...pour exprimer que les évêques ensemble sont la continuation des Douze, du Corps des Apôtres. Nous avons dit: un seul évêque, celui de Rome, est le successeur d'un apôtre déterminé, Pierre.... Ainsi, le corps des évêques, le Collège, est la continuation du Corps des Douze, et il a ainsi sa nécessité, sa fonction, ses droits et devoirs”.

Une autre question du domaine ecclésiologique a été de définir le concept de Peuple de Dieu qui implique la continuité des testaments, la continuité de l'histoire de Dieu avec le monde, avec les hommes, et qui implique aussi l’élément christologique. C’est seulement à travers la christologie que nous nous convertissons en Peuple de Dieu et ainsi les deux concepts se rejoignent. Et le Concile a décidé de créer une construction trinitaire de l’ecclésiologie: Peuple de Dieu le Père, Corps du Christ, Temple de l’Esprit Saint... Le lien entre le Peuple de Dieu et le Corps du Christ est effectivement la communion avec le Christ dans l'union eucharistique. Ainsi nous nous convertissons en Corps du Christ; c'est à dire que la relation entre le Peuple de Dieu et le Corps du Christ crée une nouvelle réalité: la communion... La question de la Révélation était encore plus conflictuelle. Il s’agissait de la relation entre Ecriture et Tradition... L'important consiste certainement en ce que les Ecritures sont la Parole de Dieu et que l'Eglise est sous l'Ecriture, elle obéit à la Parole de Dieu, et elle n'est pas au-dessus de l'Ecriture. Cependant, l'Ecriture n’est Ecriture que parce qu'il y a une Eglise vivante, son sujet vivant; sans le sujet vivant de l'Eglise, l'Ecriture est seulement un livre ouvert à différentes interprétations et ne donne pas de clarté. Dans ce sens l'intervention du Pape Paul VI a été décisive.. de proposer la formule ‘nos omnis certitudo de veritatibus fidei potest sumi ex Sacra Scriptura’, c'est-à-dire la certitude de l'Eglise sur la foi ne naît pas seulement d'un livre isolé, mais a besoin du sujet Eglise illuminé, qui apporte le Saint-Esprit. C’est seulement ainsi que l'Ecriture parle et tient toute son autorité... Et, enfin, l’œcuménisme. Je ne voudrais pas entrer maintenant dans ces problèmes, mais il était évident que, surtout après les passions subies à l'époque du nazisme, les chrétiens pouvaient trouver l'unité, ou au moins la chercher; mais il était aussi clair que Dieu seul peut donner l'unité. Et nous poursuivons encore sur ce chemin”.

La deuxième partie du Concile a été beaucoup plus large. Le sujet est apparu avec une grande urgence: monde d'aujourd'hui, ère moderne, et Eglise, et avec les sujets de la responsabilité de la construction de ce monde, de la société, la responsabilité pour l'avenir de la planète et l'espérance eschatologique; la responsabilité éthique du chrétien...et aussi la liberté religieuse, le progrès, et la relation avec les autres religions. A ce moment, toutes les parties du Concile sont entré réellement en discussion, non seulement les Etats-Unis pour qui la liberté religieuse comptait beaucoup ... mais aussi l'Amérique latine est entrée en grande force, connaissant la misère du peuple sur un continent catholique, et la responsabilité de la foi pour la situation de ces hommes. Et ainsi, l'Afrique, l'Asie, ont également perçu la nécessité d'un dialogue interreligieux... Le grand document Gaudium et Spes a très bien analysé le problème entre eschatologie chrétienne et progrès mondain, en incluant la responsabilité de la société de demain et les responsabilités du chrétien face à l'éternité, et c’est là aussi qu’a été renouvelé l'éthique chrétienne depuis ses origines... Le fondement d'un dialogue, dans la différence, dans la diversité, dans la foi en l'unicité du Christ qui est un, et il n'est pas possible pour un croyant de penser que les religions sont des variations d’un même sujet. Non, il y a une réalité du Dieu vivant qui a parlé et c’est un Dieu, un Dieu incarné, par conséquent, une Parole de Dieu qui est réellement la Parole de Dieu. Mais il y a aussi une expérience religieuse, avec une lumière humaine déterminée sur la création et c'est pourquoi il est nécessaire et possible d'entrer dans un dialogue, et ainsi de s’ouvrir aux autres et ouvrir tous à la paix de Dieu, de tous ses enfants, et de toute sa famille".

"J'aimerais encore ajouter un troisième point: Le Concile des médias. C'était presque un Concile par lui-même, et le monde a perçu le Concile à travers eux. Le Concile des journalistes, ne s’est pas réalisé, naturellement, à l'intérieur de la foi, mais à l'intérieur des catégories des médias d’aujourd’hui, c'est-à-dire en dehors de la foi, avec une herméneutique différente... Une herméneutique politique. Pour les médias, le Concile était une lutte politique, une lutte de pouvoir entre les différents courants dans l'Eglise... Le problème était triple: le pouvoir du Pape, ensuite déplacé au pouvoir des évêques et au pouvoir de tous, la souveraineté populaire... Et il en fut de même avec la liturgie: la liturgie n'intéressait pas comme acte de foi, mais comme quelque chose où les choses deviennent compréhensibles, un type d'activité de la communauté.... Ces traductions, banalisations de l'idée du Concile, ont été virulentes dans la pratique de l'application de la réforme liturgique; elles étaient nées d'une vision du Concile en dehors de sa propre clé, celle de la foi... Nous savons combien ce Concile des médias a été accessible à tous. Par conséquent, il a été dominant, le plus efficient, et a créé tant de calamités, de problèmes et de misères... Et le vrai Concile a eu des difficultés à se concrétiser et se réaliser; le Concile virtuel était plus fort que le Concile réel. Mais la force du Concile était présente et, peu à peu, il se réalise de plus en plus et devient la vraie force, qui est, ensuite, la vraie réforme, le vrai renouvellement de l'Eglise. Il me semble qu'après cinquante ans, nous voyons comment ce Concile virtuel casse, perd et comment le vrai Concile apparaît, avec toute sa force spirituelle”.

NOUVEAU PRESIDENT DU "IOR"

Cité du Vatican, 15 février 2013 (VIS). La Salle de Presse du Saint-Siège communique que la Commission cardinalice de contrôle de l'Institut pour les oeuvres religieuses a nommé M.Ernst von Freyberg, Président du Conseil d'administration. Les quatre autres Membres sont reconduits: "Ce choix résulte d'une profonde évaluation de la situation et des audits effectués par la Commission, assistée par les Membres du Conseil. Avec l'appui d'une agence internationale spécialisée, il a été possible d'évaluer durant ces mois plusieurs profils de haute qualité professionnelle et morale. Ayant suivi le processus de sélection, le Saint-Père a confirmé la proposition de la Commission cardinalice".

Allemand, né en 1958, Ernst von Freyberg a effectué toute sa formation juridique universitaire à Munich, Bonn, Spire, Ulm et Stuttgart, de 1978 à 1988. Sa carrière professionnelle s'est déroulée près la TCR Limited (Bemberg Group) et le Three City Research Inc.. Fondateur et PGG en 1991 de la Daiwa Corporate Advisory, et depuis 2012 Président du Blohm+Voss Group. Avocat, il est actif au sein de l'Ordre de Malte et co-responsable des pèlerinages à Lourdes du diocèse de Berlin. Il est membre fondateur depuis 2009 de la Fondation Freyberg, qui soutient trois institutions catholiques en France, Allemagne et Autriche par des bourses d'études. Membre du conseil d'administration de la Flossbach von Storch AG, une société de gestion de fonds, il est encore membre de la direction de la Manpower allemande.

AUDIENCES

Cité du Vatican, 15 février 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audience sept prélats de la Conférence épiscopale de Ligurie (Italie), en visite Ad Limina:

Le Cardinal Angelo Bagnasco, Archevêque de Gênes.

Mgr.Martino Canessa, Evêque de Tortona.

Mgr.Mario Oliveri, Evêque d'Albenga-Imperia.

Mgr.Alberto Maria Careggio, Evêque de Ventimiglia-San Remo.

Mgr.Alberto Tanasini, Evêque de Chiavari.

Mgr.Luigi Ernesto Palletti, Evêque de La Spezia-Sarzana-Brugnato.

Mgr.Vittorio Lupi, Evêque de Savona-Noli.


AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 15 février 2013 (VIS). Le Saint-Père a nommé le P.Friedrich Bechina, FSO, Sous Secrétaire de la Congrégation pour l'éducation catholique.
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