Cité
du Vatican, 9 septembre 2013 (VIS). Le 7 septembre, le Saint-Père a
fait parvenir un message aux participants à la Journée de réflexion
sur l'industrie minière organisée par le Conseil pontifical
Iustitia et Pax et à laquelle ont pris part avec des experts de la
Caritas et de l'Oxfam America quelques uns des plus grands groupes
mondiaux (Anglo American, China Minmetals Corporation, Rio Tinto,
Zamin Resources, etc). Soulignant l'importance de l'initiative par la
participation de représentants de multinationales, le Pape se
félicite de ce que pour la première fois ce secteur d'activité
accepte de réfléchir autour de lui à sa responsabilité face à
l'humanité et à l'environnement: "Non sans raison,
l'exploitation minière est parfois considérée comme une
exploitation injuste des richesses naturelles et des populations
locales, comme la source aussi de déplacements injustes... Comme
d'autres activités industrielles, les minières ont des
répercussions écologiques et sociales dans le temps... Les
participants se rendent compte qu'on ne peur renouveler les graves
erreurs du passé, en prenant des décisions qui ne tiennent compte
ni des effets géologiques ni des profits des investisseurs... Un
processus décisionnel nouveau est indispensable et inévitable qui
soit plus attentif à la complexité des situations et à la
solidarité. Il importe avant tout de garantir aux travailleurs leurs
droits socio-économiques dans le respect des normes édictées par
l'OIT. Les activités d'extraction doivent respecter les règlements
internationaux de protection de l'environnement et les entreprises
sont tenues de respecter l'harmonie entre les intérêts des
investisseurs et patrons, des ouvriers, de leurs familles et de leurs
enfants dans le respect de l'environnement, que ce soit au niveau
régional ou mondial. Ceci contribuera à l'édification de la paix
mondiale". Il a conclu en rappelant que les Eglises locales
feront certainement leurs les recommandations du Conseil pontifical,
en collaborant avec les dirigeants de l'industrie minière.
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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... [+]
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lundi 9 septembre 2013
NON A LA HAINE FRATRICIDE ET A LA VIOLENCE
Cité
du Vatican, 8 septembre 2013
(VIS). Dans le sillage de la veillée de jeûne et
de prière pour la paix en Syrie, au Proche et Moyen-Orient et dans
le monde entier, qui s'est déroulée
hier Place St.Pierre, le Pape François a
de nouveau évoqué la paix à l'angélus
dominical, à la lumière de l'évangile du jour dans lequel Jésus
insiste sur la condition pour être ses disciples: Ne rien mettre
avant lui, porter sa propre croix et le suivre. Il a expliqué que
beaucoup s'approchait de Jésus surtout après l'accomplissement de
signes prodigieux qui l'accréditaient comme Messie, comme Roi
d'Israël. Mais Jésus, qui savait qu'à Jérusalem l'attendait la
croix, ne cherche pas à créer d'illusions et répète que la voie à
suivre passe par le sacrifice de soi-même et le pardon des péchés.
"Suivre Jésus ne signifie pas participer à un cortège
triomphal! Cela signifie partager son amour miséricordieux, entrer
dans sa grande œuvre de miséricorde pour chaque homme et pour tous
les hommes... Le pardon universel et la miséricorde passent par la
croix, et Jésus ne veut pas accomplir seul cette œuvre. Il
veut nous impliquer nous aussi dans la mission que le Père lui a
confiée... Le disciple de Jésus renonce à tous ses biens parce
qu'il a trouvé en lui le bien le plus grand, en qui tout autre bien
reçoit sa pleine valeur et tout son sens: les liens familiaux, les
autres relations, le travail, les biens culturels et économiques,
etc".
Pour
clarifier cette exigence, Jésus se sert de la parabole d'un roi qui
part à la guerre et qui, avant de partir, doit examiner s'il peut
faire front à son adversaire avec dix mille hommes contre vingt
mille et, si ce n'est pas le cas, lui envoie des messagers pour
demander la paix. "Ici, Jésus ne cherche pas à parler de la
guerre, c'est seulement une parabole. Mais en ce moment où nous
prions fortement pour la paix, cette parole du Seigneur nous touche
profondément et nous dit en substance qu'il y a une guerre plus
profonde que nous devons tous mener! C'est la décision forte et
courageuse de renoncer au mal et à ses séductions et de choisir le
bien, prêts à payer de notre personne. Voilà comment suivre le
Christ, voilà comment prendre sa propre croix! Cette guerre profonde
contre le mal! A quoi sert-il de faire la guerre, tant de guerres, si
tu n'es pas capable de faire cette guerre profonde contre le mal?
Cela ne sert à rien!... Cette guerre contre le mal revient à dire
non à la haine fratricide et aux illusions
dont elle se sert, dire non à la violence sous toutes ses formes,
dire non à la prolifération des armes et à leur commerce illégal.
Il y en a tellement!... Et il reste toujours un doute: cette guerre
là, cette autre guerre, parce que la guerre est partout, est-elle
vraiment une guerre pour des problèmes ou
une guerre commerciale pour vendre ces armes dans le commerce
illégal? Voilà quels sont les ennemis à combattre, unis et avec
cohérence, en ne suivant pas d'autres intérêts que ceux de la paix
et du bien commun".
Le
Saint-Père a aussi évoqué la fête de la nativité de Marie,
célébrée ce jour, et qui est très importante surtout pour les
Eglises orientales. "Tous, maintenant, nous pouvons envoyer un
beau salut à tous les frères, sœurs, évêques, moines, moniales
des Eglises orientales, orthodoxes et catholiques... Jésus est le
soleil, Marie est l'aurore qui annonce sa venue. Hier soir, nous
avons veillé, confiant à son intercession notre prière pour la
paix dans le monde, en particulier en Syrie. Nous l'invoquons
maintenant comme Reine de la Paix".
PRIERE POUR LA PAIX, PATIENCE ET PERSEVERANCE
Cité
du Vatican, 8 septembre 2013
(VIS). "Je voudrais
remercier tous ceux qui, de différentes manières, ont adhéré à
la veillée de prière et de jeûne d’hier soir. Je remercie les
nombreuses personnes qui ont uni l’offrande de leurs souffrances.
Je remercie les autorités civiles, ainsi que les membres des autres
communautés chrétiennes ou des autres religions, et les hommes et
les femmes de bonne volonté qui ont vécu, en cette circonstance,
des moments de prière, de jeûne, de réflexion", a dit le Pape
après l'angélus. "Mais l’engagement continue. Avançons avec
la prière et avec des œuvres de paix! Je vous invite à continuer à
prier pour que cesse tout de suite la violence et la dévastation en
Syrie et que l’on travaille avec un engagement renouvelé pour une
solution juste au conflit fratricide. Prions aussi pour les autres
pays du Proche et Moyen-Orient, particulièrement pour le Liban, afin
qu’il trouve la stabilité désirée et continue à être un modèle
du vivre-ensemble; pour l’Irak, afin que la violence sectaire cède
le pas à la réconciliation; et pour le processus de paix entre
Israéliens et palestiniens, afin qu’il progresse avec résolution
et courage. Prions pour l’Egypte, afin que tous les égyptiens,
musulmans et chrétiens, s’engagent à construire ensemble la
société pour le bien de la population tout entière... La recherche
de la paix est longue et demande patience et persévérance. Avançons
donc avec la prière!". Le Pape a aussi rappelé qu'hier
à Rovigo (Italie) a été proclamée bienheureuse Maria Bolognese,
fidèle laïque de cette région, née en 1924 et morte en 1980:
"Elle a consacré toute sa vie au service des autres, surtout
des pauvres et des malades, en supportant de grandes souffrances et
en union profonde avec la passion du Christ. Rendons grâce à Dieu
pour ce témoin de l'Evangile!".
AUDIENCES
Cité
du Vatican, 9 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:
M.Piotr
Nowina-Konopka, Ambassadeur de Pologne, venu lui présenter ses
lettres de créances.
Le
P.Bruno Cadoré, OP, Ministre Général des dominicains.
M.Franco
Miano, Président de l'Action catholique italienne.
M.Salvatore
Martinez, Président italien du Renouveau dans l'Esprit.
M.Matteo
Calisi, Président de la Catholic Fraternity of Charismatic Covenant
Communities and Fellowship.
Mme.Michelle
Moran, Présidente de l'International Catholic Charismatic Renewal
Services.
Samedi
dernier, il avait reçu:
M.Peter
Sopko, Ambassadeur de Slovaquie, venu lui présenter ses lettres de
créances.
Le
Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les
évêques.
Vendredi
7 septembre, il avait reçu:
Le
Cardinal Lluis Martínez Sistach, Archevêque de Barcelone (Espagne).
Mgr.Gerhard
Ludwig Müller, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la
foi.
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
Cité
du Vatican, 9 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a accepté pour
limite d'âge la renonciation de Mgr.Werner Radspieler à l'office
d'Auxiliaire de l'Archevêque de Bamberg (Allemagne).
samedi 7 septembre 2013
LA GUERRE EST TOUJOURS UNE DEFAITE DE L'HUMANITE
Cité
du Vatican, 7 septembre 2013 (VIS). Environ 100.000 personnes se sont
rassemblées pour la veillée de prière présidée par le Saint-Père
Place St.Pierre, en le jour de jeûne et de méditation qu'il a
choisi pour la paix en Syrie, au Proche et Moyen Orient et de par le
monde. Cette initiative ecclésiale a vu l'adhésion d'autres
confessions chrétiennes, de fidèles d'autres religions, notamment
bouddhistes, juifs et musulmans, mais aussi de personnes
a-religieuses. Côté catholique, outre les diocèses du monde
entier, on compte celles de la Caritas, de Sant-Egidio, de nombreux
groupes de prière, de congrégations religieuses comme les
carmélites de Terre Sainte. Y prennent part également des élus
politiques italiens, diverses organisations engagées dans la
promotion de la paix, de la coopération et du développement, des
syndicats, des personnalités comme le Président du Parlement
européen, le Grand Mufti sunnite de Damas qui a prié cet après-midi
avec d'autres chefs religieux dans la Mosquée des Omeyyades. Place
St.Pierre, les confessions ont commencé sous les colonnades à 17 h
45' avec une cinquantaine de prêtres. Le Pape avait recommandé
d'entamer cette journée dans la réconciliation car la paix
véritable naît de coeurs réconciliés avec Dieu et les frères.
La
veillée a été précédée à 18 h 30' par la lecture des paroles
prononcées dimanche dernier par le Pape, puis introduite à 19 h par
le Veni Creator et la mise en place sur le parvis de l'icône de la
Salus Populi Romani portée par la Garde Suisse. Après quoi le
Saint-Père a conduit la récitation du chapelet, les mystères étant
accompagnés de la lecture d'un poème dans lequel sainte Thérèse
de l'Enfant Jésus invoque Marie comme reine de la paix. Après quoi,
il s'est adressé à l'assemblée:
"Dieu
vit que cela était bon. Le récit biblique du début de l’histoire
du monde et de l’humanité nous parle du Créateur qui regarde la
création, la contemple presque, et répète que cela est bon. Cela
nous fait entrer dans le cœur de Dieu et, de l’intime de Dieu,
nous recevons son message. Nous pouvons nous demander la
signification de ce message. Que me dit ce message à moi, à toi, à
nous tous? Il nous dit simplement que dans le cœur et dans la pensée
de Dieu notre monde est la maison de l’harmonie et de la paix, et
est le lieu où tous peuvent trouver leur place et se sentir chez
soi, parce que cela est bon. La création forme un ensemble
harmonieux et bon, avec les humains faits à l’image et à la
ressemblance de Dieu. Ils sont une unique famille, dans laquelle les
relations sont marquées par une fraternité réelle et pas
simplement proclamée en paroles: L’un et l’autre sont le frère
et la sœur à aimer, et la relation avec le Dieu qui est amour,
fidélité, bonté se reflète sur toutes les relations entre les
êtres humains et apporte l’harmonie à la création tout entière.
Le monde de Dieu est un monde dans lequel chacun se sent responsable
de l’autre, du bien de l’autre. Ce soir, dans la réflexion, dans
le jeûne, dans la prière, chacun de nous pense au fond de lui que
c'est là le monde que nous désirons. N'est-ce pas le monde que tous
portent dans le cœur? Le monde que nous voulons, n’est-il pas un
monde d’harmonie et de paix? D'une harmonie et d'une paix
intérieure, mais aussi dans les rapports avec les autres, dans les
familles, dans les villes, dans et entre les nations? Et la vraie
liberté dans le choix des chemins à parcourir en ce monde,
n’est-elle pas celle qui est orientée vers le bien de tous et qui
est guidée par l’amour?".
"Demandons-nous
maintenant si c'est le monde dans lequel nous vivons. La création
conserve sa beauté qui nous remplit d’émerveillement et qui
demeure une œuvre bonne. Mais il y a aussi la violence, la division,
le conflit, la guerre qui surviennent lorsque l’homme, sommet de la
création, cesse d'admirer la beauté et la bonté pour se renfermer
dans son égoïsme. Quand l’homme ne pense qu'à lui-même, à ses
propres intérêts et se place au centre, quand il se laisse séduire
par les idoles de la domination et du pouvoir, quand il se met à la
place de Dieu, alors il abîme toutes les relations, il détruit
tout, ouvrant la porte à la violence, à l’indifférence, au
conflit. C’est exactement ce que veut nous faire comprendre le
passage de la Genèse qui raconte le péché originel: L’homme
entre en conflit avec lui-même, s’aperçoit qu’il est nu et se
cache parce qu’il a peur, peur du regard de Dieu. Il accuse la
femme, celle qui est chair de sa chair, rompt l’harmonie avec la
création, arrive à lever la main contre le frère pour le tuer.
Pouvons-nous dire que l’harmonie s'est transformée en disharmonie?
Non, la disharmonie n’existe pas car s'il n'y a pas l’harmonie on
tombe dans le chaos, la violence, la querelle, le conflit, la peur.
Or c’est dans ce chaos que Dieu demande à la conscience de Caïn
Où est Abel ton frère? Et Caïn de répondre qu'il ne sais pas.
Suis-je le gardien de mon frère?, répond-il. Cette question nous
est aussi adressée et il serait bien que nous nous demandions:
Suis-je le gardien de mon frère? Oui, tu es le gardien de ton frère!
Etre humains signifie être gardiens les uns des autres. Au
contraire, la rupture de l’harmonie est suivie d'une métamorphose.
Ainsi le frère à garder et à aimer devient l’adversaire à
combattre, à supprimer. Que de violence naît à ce moment, que de
conflits, que de guerres ont marqué notre histoire! Il suffit de
voir la souffrance de tant de frères et sœurs. Il ne s’agit pas
de quelque chose de conjoncturel, mais c’est la vérité: Dans
chaque violence et dans chaque guerre, nous faisons renaître Caïn.
Nous tous! Et aujourd’hui aussi, nous continuons cette histoire de
conflit entre frères, aujourd’hui aussi, nous levons la main
contre celui qui est notre frère. Aujourd’hui aussi nous nous
laissons guider par les idoles, par l’égoïsme, pas nos intérêts.
Nous avons perfectionné nos armes, notre conscience s’est
endormie, nous avons rendu plus subtiles nos justifications. Comme si
c’était une chose normale, nous continuons à semer destruction,
souffrance et mort. La violence, la guerre apportent seulement la
mort, parlent de mort. La violence et la guerre ont le langage de la
mort! Après le Déluge on vit l'arc en ciel et la colombe portant un
rameau d'olivier. Cela me fait penser à l'olivier que les
représentants de plusieurs religions ont planté avec moi à Buenos
Aires sur la Plaza de Mayo en 2000 pour qu'il n'y ait plus ni chaos
ni guerre mais la paix".
"A
ce point, je me demande: Est-il possible de parcourir une autre voie,
la voie de la paix? Pouvons-nous sortir de cette spirale de
souffrance et de mort? Pouvons-nous apprendre de nouveau à marcher
et à parcourir les chemins de la paix? En invoquant l’aide de
Dieu, sous le regard maternel de la Vierge, Salus Populis Romani et
Reine de la paix, j'affirme que c’est possible à tous! Ce soir, je
voudrais que de toutes les parties de la terre nous criions: Oui,
c’est possible à tous! Ou mieux, je voudrais que chacun de vous,
du plus petit au plus grand, jusqu’à ceux qui sont appelés à
gouverner, réponde: Oui, nous le voulons! Ma foi chrétienne me
pousse à regarder la Croix. Comme je voudrais que pendant un moment
tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté regardent la
Croix. On peut y lire la réponse de Dieu. Là, à la violence on ne
répond pas par la violence, à la mort, on ne répond pas par le
langage de la mort. Dans le silence de la Croix, se tait le bruit des
armes et parle le langage de la réconciliation, du pardon, du
dialogue, de la paix. Ce soir, je voudrais demander au Seigneur que
nous, chrétiens, frères des autres religions, chaque homme et
chaque femme de bonne volonté crie avec force que la violence et la
guerre ne sont jamais la voie de la paix. Que chacun s’applique à
regarder au fond de sa conscience et écoute cet encouragement à
sortir des intérêts particuliers qui atrophient le cœur, à
dépasser l’indifférence envers l’autre qui rend le cœur
insensible. Toi, vaincs tes raisons de mort et ouvre-toi au dialogue,
à la réconciliation. Regarde la souffrance de ton frère sans y
ajouter une autre souffrance, arrête ta main, reconstruis l’harmonie
qui s’est brisée. Non par le conflit, mais par la rencontre. Que
se taisent les armes! La guerre marque toujours l’échec de la
paix, elle est toujours une défaite pour l’humanité. Encore une
fois, les paroles de Paul VI résonnent: Plus les uns contre les
autres, plus, jamais!... Jamais plus la guerre, jamais plus la
guerre! (1965). La paix s’affermit seulement par la paix, celle qui
n’est pas séparable des exigences de la justice, mais qui est
alimentée par le sacrifice de soi, par la clémence, par la
miséricorde, par la charité (1975). Pardon, dialogue,
réconciliation sont les paroles de la paix, la bien-aimée Syrie, au
Proche et Moyen Orient, comme partout dans le monde. Prions pour la
réconciliation et pour la paix, travaillons pour la réconciliation
et pour la paix, et devenons tous, dans tous les milieux, des hommes
et des femmes de réconciliation et de paix".
L'intervention
pontificale a été suivie d'un temps de silence, suivi de
l'adoration du Saint Sacrement, durant laquelle ont été lus des
extraits bibliques relatifs à la paix. En conclusion, le Saint-Père
a adressé une prière spécifique pour demander la paix. Les répons
ont été prononcés par des fidèles de nationalité syrienne,
égyptienne, palestinienne, américaine et russe. Parmi les
invocations: Seigneur de la vie, apporte ta paix là où se décide
le sort des peuples, Seigneur, que ta puissance créatrice écarte
tout violence faite à la vie humaine. L'adoration, qui a compris la
lecture du chapitre 20 de l'Evangile de Jean, s'est achevée par la
bénédiction eucharistique et une demie-heure de méditation
silencieuse. Dans le même temps, le Pape a adressé un Tweet à neuf
millions de personnes, les encourageant à prier pour la paix.
vendredi 6 septembre 2013
VISITE DU PRESIDENT BOLIVIEN
Cité
du Vatican, 6 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin
le Président bolivien M.Juan Evo Morales Ayma, qui s'est ensuite
entretenu avec le Cardinal Secrétaire d'Etat et le Secrétaire pour
les relations avec les états. Il a tout particulièrement été
question de la situation socio-économique et religieuse de la
Bolivie, mais aussi des inégalités et de la pauvreté. Les parties
ont constaté l'importante contribution de l'Eglise catholique à
l'éducation et à la santé, au soutien des familles, de l'enfance
et du troisième âge. Elles ont convenu, dans le cadre d'une culture
de la rencontre, de l'importance de bonnes relations entre l'Etat et
l'Eglise sur tout ce qui a trait aux intérêts de la communauté
nationale. La situation internationale a également été évoqué,
et en particulier la nécessité de rétablir la paix en Syrie et
dans tout le Moyen Orient.
POUR UNE SOLUTION JUSTE DU CONFLIT SYRIEN
Cité
du Vatican, 6 septembre 2013 (VIS). Hier, Mgr.Dominique Mamberti,
Secrétaire pour les relations avec les états, s'est adressé aux
Ambassadeurs accrédités près le Saint-Siège pour expliciter la
position vaticane face à l'instabilité mondiale et plus
particulièrement à la crise syrienne. Après avoir évoqué les
interventions répétées du Saint-Père, il a rappelé que ce
conflit a déjà faits 110.000 morts, quatre millions de déplacés
internes et plus de deux de réfugiés hors frontières. Ne pouvant
rester silencieux face à cela, le Saint-Siège attend des états
comme des institutions responsables une prise de responsabilité
claire: Si "faire cesser la violence se révèle prioritaire",
l'appel aux "parties en cause ne doit pas se limiter aux
intérêts particuliers. Il faut au contraire s'engager décisivement
dans la voie de la négociation en dépassant toute opposition
aveugle. Quant à la communauté internationale, elle doit tout faire
pour promouvoir sans nouvelles hésitations une claire initiative en
faveur de la paix en Syrie, d'une paix qui soit fondée sur le
dialogue et la négociation. Il est tout autant important de rappeler
l'absolue nécessité de respecter les droits de l'homme et l'urgence
de porter secours à une grande partie de la population".
Puis
Mgr.Mamberti a rappelé que l'Eglise catholique, qui déploie elle
aussi en première ligne tous ses moyens, et pas uniquement en faveur
des chrétiens, remercie les nombreux pays qui apportent une aide
humanitaire à la population syrienne. Il a alors repris certains des
recommandations contenues dans un document remis à chaque
représentation diplomatique. L'avenir de la Syrie passe par la
réconciliation nationale, ce qui nécessite l'établissement du
dialogue entre les diverses composantes de la société, la
préservation de l'unité du pays et de son intégrité territoriale
en évitant la constitution de zones ethniques. Il est fondamental de
réclamer de toutes les parties en cause, et notamment de qui tend à
occuper la direction de la Syrie de demain, une garantie pour les
minorités et en particulier pour les communautés chrétiennes, le
respect des droits de l'homme et de la liberté religieuse notamment.
La citoyenneté devra être indépendante de toute appartenance
ethnique et religieuse et les citoyens jouiront tous de la même
dignité, de la même liberté, des mêmes droits et devoirs. En
conclusion de son intervention, le Secrétaire pour les relations
avec les états, a mis en évidence le problème préoccupant qu'est
la présence croissante en Syrie de mouvements extrémistes, le plus
souvent étrangers. "C'est pourquoi il est capital d'encourager
la population comme l'opposition à prendre leurs distances de ces
gens, de les isoler en s'opposant nettement au terrorisme".
AUDIENCES
Cité
du Vatican, 6 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:
Le
Cardinal Angelo Bagnasco, Archevêque de Gênes et Président de la
Conférence épiscopale italienne.
M.Andrea
Riccardi, Fondateur de la Communauté de Sant'Egidio.
AVIS
Cité
du Vatican, 6 septembre 2013 (VIS). En raison de la veillée de
prière présidée par le Saint-Père Place St.Pierre, le bulletin
VIS sera diffusé demain samedi 7 dès après son intervention.
jeudi 5 septembre 2013
MESSAGE AUX CARMES
Cité
du Vatican, 5 septembre 2013 (VIS). A l'occasion du chapitre général
de l'ordre, le Pape François a adressé une lettre au P.Fernando
Millán Romeral, Prieur Général des carmes de l'antique observance.
Il y développe les trois axes pouvant guider ces religieux dans la
réalisation de leur vocation, la fidélité au Christ, la prière et
la mission: "Dans une période où il est souvent mal connu
voire rejeté, vous êtes invités à vous appuyer toujours plus au
Christ, à adhérer plus profondément" à sa personne, "dans
un appel continu à le suivre et à se conformer à lui. Ceci est de
très grande importance dans une société tellement désemparée,
car lorsque cette flamme s'éteint, ce sont toutes les autres qui
finissent par perdre de leur vivacité... Un carme sans vie
contemplative n'est qu'un corps mort!... Plus que jamais c'est le
moment de retrouver le sentier intérieur de l'amour dans la prière,
en offrant à nos contemporains le témoignage de la contemplation.
Comme la prédication et la mission, elle n'est pas un inutile
échappatoire mais une sagesse qui vient de la méditation jour et
nuit de la loi du Seigneur, d'une parole qui conduit au pied de la
Croix. Avec la contemplation, l'austérité de la vie n'est pas un
aspect secondaire de votre existence et de votre témoignage...
Votre mission est celle même de Jésus... De nos jours, la mission
pose parfois des enjeux difficiles, car le message évangélique
n'est pas toujours bien accueilli. Il est même parfois violemment
rejeté. N'oublions pas que si nous sommes jetés dans des eaux
troubles et agitées, celui qui nous a appelé à la mission nous
offre également le courage et la force" de réagir en la
vivant. "Le témoignage de votre amour et de votre espérance,
enracinés dans une profonde amitié avec le Dieu vivant, puisse être
une brise légère ravivant votre action missionnaire au sein de
l'Eglise et dans le monde d'aujourd'hui".
LE PAPE ACCUEILLE LE CATHOLICOS ORTHODOXE-MALANKAR
Cité
du Vatican, 5 septembre 2013 (VIS). Ce matin, le Saint-Père a reçu
SS Moran Baselios Marthoma Paulose II, Catholicos des syro-malankars
orthodoxes (Inde),venu en délégation prier sur la Tombe de Pierre,
et devant lequel il a rappelé que son Eglise est née du témoignage
que l'Apôtre Thomas a rendu au Christ jusqu'au martyre. "La
fraternité apostolique qui unissait les premiers disciples de
l'Evangile unit toujours nos Eglises", a-t-il ajouté. "Et
ce malgré une histoire parfois sombre car faite de divisions qui
nous cherchons à dépasser en obéissance à la volonté même du
Seigneur". Après avoir rappelé que son hôte effectue une
visite pastorale parmi ses fidèles d'Europe, il a parcouru les
relations inter-ecclésiales tissées depuis une trentaine d'années,
les rencontres en 1983 et 1986 de Jean-Paul II avec le précédent
Catholicos, ainsi que l'institution d'une commission bilatérale dont
les premiers résultats ont conduit à l'Accord de 1990. Ses travaux,
qui se poursuivent, ont permis d'avancer en matière d'utilisation
des lieux de culte et des cimetières, sur l'échange de ressources
spirituelles et parfois même liturgiques, mais encore sur "la
nécessité d'envisager de nouvelles formes de collaboration face à
de nouveaux enjeux socio-religieux. Ce ne sont que des étapes dans
ce long processus de rapprochement, d'autant qu'il faut souligner les
avancées ayant permis de surmonter veto et préjudices. Source de
division, cette culture de l'affrontement doit laisser place à celle
de la rencontre qui permet la compréhension partagée et le
processus unitaire. Mais ce but ne peut être atteint par nos seules
forces car nos faiblesses ralentissent la marche. Il faut donc
intensifier notre prière... Prière et engagement sont nécessaires
pour accroître notre amitié et notre collaboration dans le clergé
et parmi les fidèles des diverses Eglises nées de la prédication
de saint Thomas. Puisse l'Esprit continuer de nous éclairer et de
nous guider vers la réconciliation et l'harmonie au-delà des
rivalités et des divisions du passé".
LETTRE AU PRESIDENT POUTINE
Cité
du Vatican, 5 septembre 2013 (VIS). A l'occasion du G20 de
St.Petersbourg (Russie) qu'il préside ces jours-ci, le Saint-Père a
écrit au Président russe M.Vladimir Poutine. En voici le texte:
"Dans l'actuel contexte de forte interdépendance un cadre
financier mondial doit disposer de règles claires et appropriées en
vue d'un monde plus juste et solidaire où la faim sera éradiquée,
où il sera possible de donner à tous un emploi digne, un logement
correct et une assistance sanitaire de qualité. Votre présidence du
G20 s'est engagée à renforcer la réforme des organismes financiers
internationaux et à parvenir à un consensus sur des normes
financières adaptées à la situation mondiale. L'économie mondiale
ne pourra se développer que dans la mesure où elle permettra à
chaque être humain d'avoir une vie digne, de l'enfant à naître à
la personne âgée, et au-delà des pays du G20 à tous les habitants
de la terre, jusqu'à qui se trouve dans la pire situation sociale".
"Il
est clair dans cette perspective que les conflits armés sont dans
l'existence des peuples une totale négation de leur concorde. Ils
créent de profondes divisions et lacérations, nécessitant des
années et des années pour le rétablissement de leurs effets. La
guerre est le refus d'oeuvrer aux grands projets socio-économiques
que la communauté internationale s'est donnée, tels l'Objectif
Millenium. Malheureusement, nombre de conflits affligent actuellement
le monde, avec leurs images de misère, de famine, de maladie et de
mort. Sans la paix, aucun développement n'est possible. La violence
interdit la paix qui est la première condition de tout développement
économique. Si la rencontre des chefs d'état et de gouvernement des
vingt plus importantes économies, représentant les deux tiers de la
population mondiale et 90% du PIL mondial, n'a pas pour but la
sécurité internationale, elle ne pourra éviter d'aborder la
situation proche-orientale et le cas syrien en particulier. Je
déplore que trop d'intérêts partisans aient prévalu depuis le
début de cette crise, qui ont empêché une solution capable
d'éviter l'inutile massacre auquel nous assistons. Que les leaders
du G20 ne restent pas passifs face au drame infini de la population
syrienne et au risque de voir toute une région déjà affligée et
besogneuse de paix subir de nouvelles souffrances. J'adresse un
vibrant appel à chacun d'eux afin qu'ils favorisent le dépassement
des diverses oppositions et renoncent les vaines prétentions à une
intervention militaire. Il est besoin au contraire d'un nouvel
engagement, courageux et déterminé, en faveur d'une solution
pacifique passant par le dialogue et la négociation entre les
parties en cause et le soutien de la communauté internationale. Il
est du devoir moral de tous les gouvernements de favoriser toute
initiative capable de renforcer l'assistance humanitaire envers tous
ceux qui souffrent de ce conflit, en Syrie comme hors de ce pays".
Le Pape François conclut en assurant prier pour le succès du G20 de
St.Petersbourg.
PELERINAGE DE L'ORDRE DU SAINT-SEPULCRE
Cité
du Vatican, 5 septembre 2013 (VIS). L'Ordre du Saint-Sépulcre de
Jérusalem effectue dans le cadre de l'Année de la foi un pèlerinage
international, au cours duquel 3.000 de ses membres seront reçu le
13 septembre par le Pape François. Sous la présidence de son Grand
Maître le Cardinal Edwin O'Brien, se déroulera également la
Consulta, assemblée directive qui se tient chaque cinq ans.
D'origine médiévale et dépendant directement du Saint-Siège,
l'ordre a été restauré en 1847 par Pie IX pour soutenir la
présence catholique en Terre Sainte (aujourd'hui: Chypre, Israël,
Territoires palestiniens et Jordanie). Ecclésialement très engagés
et provenant de 35 pays, ses 30.000 membres soutiennent
financièrement les oeuvres et institutions du Patriarcat latin de
Jérusalem. Ces dix dernières années, l'ordre a rassemblé 100
millions d'US$ destinés à la construction ou à la restauration
d'églises, d'écoles et d'hôpitaux, mais aussi à des entreprises
familiales et artisanales.
Ce
matin près la Salle de Presse du Saint-Siège, le Cardinal O'Brien,
assisté de Mgr.Rino Fisichella, Président du Conseil pontifical
pour la nouvelle écangélisation, de M.Agostino Borromeo, Gouverneur
Général, et de M.Ivan Rebernik, Chancelier, a rappelé que les
membres de cette institution, qui ne compte que des volontaires,
s'engagent chaque année à contribuer au financement d'oeuvres
caritatives. Ces dernières années, l'Ordre du Saint-Sépulcre a
accru son action d'encadrement des phénomènes migratoires par des
opérations ciblées comme le microcrédit familial ou les bourses
d'études, toutes destinées à améliorer la vie des chrétiens
contraints à quitter leurs pays d'origine. Après quoi
Mgr.Fisichella a souligné que le pèlerinage témoigne de la foi et
de l'engagement des dames et chevaliers en faveur de la paix pour une
région du monde où tant de personnes pauvres et innocentes
subissent des violences inouïes, ces derniers temps tout
particulièrement au point que la menace qui pèse sur eux s'étend
aujourd'hui au monde: "Loin d'éloigner des responsabilités
auxquelles chacun est appelé envers le monde et l'histoire, la foi
suscite un engagement concret en faveur d'une société humaine
meilleure". Puis le Gouverneur Borromeo a précisé que la
Consulta 2013, qui durera trois jours, s'ouvrira le 10 avec la
participation des Membres du Grand Magistère, des Lieutenants et
Délégués magistériaux, des représentants de la Secrétairerie
d'Etat et de la Congrégation pour les Eglises orientales. Il sera
question de la révision des statuts destinée à les adapter à
l'ecclésiologie développée depuis Vatican II et à la sensibilité
contemporaine. Le projet du nouveau texte, sur lequel des
participants se prononceront, tend à améliorer le fonctionnement de
l'ordre et la coordination entre direction centrale et structures
périphériques, notamment les opérations caritatives dans une zone
élargie du Proche Orient, mais aussi l'engagement spirituel de tous
ses membres. Après quoi, le Grand Maître soumettra le résultat des
travaux à l'approbation pontificale. Enfin, M.Rebernik a indiqué
les messes et offices qui se dérouleront dans les basiliques papales
et certaines églises de Rome, puis rappelé que Mgr.Fisichella
prononcera une conférence Salle Paul VI, qu'un concert sera donné
en la Basilique du Latran et que la messe conclusive sera célébrée
en la Basilique St.Paul Hors des murs.
AUDIENCES
Cité
du Vatican, 5 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:
Mgr.Nicolás
Cotugno Fanizzi, Archevêque de Montevideo (Uruguay).
M.Kiko
Argüello, Fondateur du Chemin néo-catéchuménal.
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
Cité
du Vatican, 5 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a nommé l'Abbé
Laurent Le Boulc'h, Evêque de Coutances et Avranches (superficie
5.991, population 503.700, catholiques 410.200, prêtres 192, diacres
39, religieux 355), en France. L'Evêque élu, né en 1960 à Loudéac
(France) et ordonné prêtre en 1988, était jusqu'ici Curé de
paroisse de Lannion (France). Licencié en théologie, il a été
vicaire à la cathédrale de St.Brieuc, Vicaire épiscopal pour la
pastorale des jeunes, Responsable diocésain de la formation
permanente et de la pastorale des écoles catholiques.
mercredi 4 septembre 2013
EVOCATION DE LA J.M.J. DE RIO
Cité
du Vatican, 4 septembre 2013 (VIS). Ce matin, le Pape François a
repris le cycle des audiences générales Place St.Pierre en revenant
sur la JMJ de Rio et son séjour au Brésil, rappelant qu'en Amérique
latine vit la majorité des catholiques. Pour résumer l'événement
de juillet, il a proposé comme fils conducteurs l'accueil, la fête
et la mission, soulignant aussi combien l'accueil des familles et des
paroisses avait caractérisé la JMJ. Le pèlerinage, a poursuivi le
Saint-Père, "comporte toujours des désagréments que l'accueil
aide à surmonter et transforme en occasions de rencontres et
d'amitiés. De nouveaux liens se tissent, qui se perpétuent aussi à
travers la prière, ce qui fait grandir l'Eglise de par le monde
comme un réseau amical en Jésus-Christ qui engage et libère tout à
la fois... Lorsqu'une ville se remplit de jeunes festifs représentant
le monde entier...c'est un signe y compris pour les non croyants...
Certes, le plus beau est la fête de la foi, lorsque tous louent le
Seigneur et écoutent sa parole... Le sommet de cette JMJ, le
véritable but de ce grand pèlerinage, fut la veillée du samedi
soir et la messe conclusive, une vraie fête de la foi et de la
fraternité qui commence ici bas et n'aura pas de fin".
La
mission a également été une caractéristique de la JMJ, dont le
thème était Allez et faîtes de tous les peuples des disciples: "Le
mandat du Ressuscité aux disciples signifiait Sortez de
vous-mêmes...pour porter à tous la lumière et l'amour de
l'Evangile, et ce jusqu'aux périphéries extrêmes de la vie. C'est
ce mandat que j'ai confié aux jeunes qui recouvraient la plage de
Copacabana, un lieu symbolique qui évoquait la rive du lac de
Galilée. Aujourd'hui encore le Seigneur dit Allez, en ajoutant qu'il
est avec nous chaque jour". Son appel s'adresse à nous tous",
y compris à un jeune peut ne pas compter aux yeux du monde. Aux yeux
de Dieu c'est un apôtre du Royaume et une espérance... A vous les
jeunes, voulez-vous être cette espérance? Voulez-vous être une
espérance pour Dieu et pour l'Eglise?". L'amour de Dieu se
manifeste chaque jour "mais sans que cela fasse la une".
Nombre de jeunes ont rencontré le Christ à Rio et l'ont pris avec
eux, sans faire de bruit ni finir sur les journaux, sans accomplir de
faits violents ni faire scandale. Ainsi demeureront-ils unis à Jésus
en construisant son royaume, dans la fraternité, le partage et la
charité, qui sont des forces capables de rendre ce monde plus juste
et plus beau en le transformant... L'expérience de la JMJ de Rio
nous rappelle que la véritable grande nouvelle de l'histoire est la
Bonne Nouvelle, même si elle n'apparaît pas dans la presse ou à la
télévision. Nous sommes tous aimés de Dieu, le Père qui nous a
envoyé son fils pour se faire proche de chacun de nous et nous
sauver. L'accueil, la fête et la mission sont bel et bien le
souvenir fort de l'événement de Rio. Puissent-ils rester l'âme de
notre vie et de notre communauté".
SALUT AUX IRAKIENS, JORDANIENS ET EGYPTIENS
Cité
du Vatican, 4 septembre 2013 (VIS). Parmi les saluts particuliers, le
Pape François s'est adressé aux fidèles de langue arabe, notamment
à ceux provenant d'Irak, de Jordanie et d'Egypte: "Soyez
toujours unis au Christ et bâtissez le Royaume dans la fraternité,
le partage et les oeuvres de miséricorde. La puissance de la foi est
capable de rendre le monde plus juste et plus beau. Soyez le reflet
de la miséricorde divine en témoignant de ce que les épreuves et
les difficultés, la violence et le mal ne peuvent vaincre celui qui
a vaincu la mort!".
NOUVEL APPEL A LA PAIX AU PROCHE ORIENT
Cité
du Vatican, 4 septembre 2013 (VIS). Après sa catéchèse, le Pape a
renouvelé son invitation à participer samedi à la journée de
jeûne et de prière pour la paix en Syrie et au Proche Orient: "Je
renouvelle mon invitation à toute l'Eglise à vivre intensément
cette journée, et remercie par avance nos frères chrétiens, à
ceux des autres religions et à toutes les personnes de bonne volonté
qui s'uniront à nous de quelque façon que ce soit. J'encourage
également les fidèles de Rome et les pèlerins à venir ici à 19 h
pour invoquer le Seigneur qui accorde la paix. Que de la terre
entière monte le cri de la paix!".
VISITE DES CAPITAINES REGENTS DE SAINT-MARIN
Cité
du Vatican, 4 septembre 2013 (VIS). Après l'audience générale, le
Saint-Père a reçu Mme.Antonella Mularoni et M.Denis Amici,
Capitaines Régents de Saint-Marin, accompagné de leur ministre des
affaires étrangères, qui se sont ensuite entretenus avec le
Cardinal Secrétaire d'Etat et le Secrétaire pour les relations avec
les états. Ces entretiens ont permis de constater la qualité des
rapports entre Saint-Marin et le Saint-Siège. Il a ensuite été
question de la gravité de la situation au Proche Orient et de la
nécessité d'un engagement international général dans la recherche
d'une solution pacifique à la crise syrienne et à l'insécurité
régionale. Les parties ont en outre réaffirmé leur collaboration
au sein du concert des nations.
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