Cité
du Vatican, 29 mai 2015 (VIS). Le Saint-Père a
reçu ce matin M.Miro Cerar, Premier Ministre de Slovénie,
qui s'est ensuite entretenue avec le Cardinal Pietro Parolin,
Secrétaire d'Etat, assisté de Mgr.Paul Richard Gallagher,
Secrétaire pour les rapports avec les états: S'étant félicitées
des bonnes relations entre la Slovénie et le Saint-Siège, les
parties ont convenu de poursuivre leur dialogue sur les rapports
Eglise Etat, travaillant de concert en matière de réconciliation
nationale, de valeurs sociales et religieuses, de progrès social et
d'assistance aux plus défavorisés.
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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... [+]
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dernières 5 nouvelles
vendredi 29 mai 2015
Le Pape parle de la nouvelle évangélisation
Cité
du Vatican, 29 mai 2015 (VIS). Le Pape a reçu ce matin le Conseil
pontifical pour la nouvelle évangélisation qui vient de tenir son
assemblée plénière. Soulignant l'importance d'impliquer l'effort
évangélisateur dans le prochain Jubilé extraordinaire, il a dit à
ses hôtes que, "à l'évidence en cette période de mutations,
le don de la miséricorde est l'annonce que l'Eglise est appelée à
transmettre au travers de la mission évangélisatrice. Ces mutations
sont un défi positif qui oblige à relever les signes des temps que
le Seigneur offre à son Eglise afin qu'elle soit capable,
aujourd'hui comme il y a deux millénaires, de porter le Christ aux
hommes. Si la mission reste la même, le langage de l'annonce doit
être renouvelé avec sagesse pastorale. Ceci est nécessaire pour
être compris et pour que la tradition catholique puisse parler à la
culture contemporaine de manière à l'ouvrir au message pérennement
fécond du Christ. Nous ne devons pas craindre le monde, mais devons
faire nôtres ces défis en y répondant de manière cohérente, à
la lumière de l'Evangile... Nouvelle évangélisation signifie
prendre conscience de l'amour miséricordieux du Père afin de
devenir des instruments de salut pour nos frères... D'où
l'importance de la catéchèse comme composante de la vie des
chrétiens, qui doit grandir en eux pour faire l'expérience de la
miséricorde divine. Mais il ne s'agit pas d'une miséricorde
abstraite mais d'une expérience réelle grâce à laquelle nous
prenons conscience de nos faiblesse comme de la force qui vient d'en
haut... C'est l'Esprit qui est l'acteur de l'évangélisation".
C'est lui qui ouvre la conscience des disciples du Christ et leur
permet de mieux comprendre l'engagement demandé et les formes à
donner pour rendre crédible le témoignage. Se demander comment nous
éduquons à la foi n'est pas rhétorique. Il est essentiel de
répondre avec courage, créativité et clarté, de s'engager parfois
même dans des voies inexplorées. Dans le processus d'évangélisation
la catéchèse doit sortir du simple cadre scolaire pour apprendre
dès l'enfance aux croyants à rencontrer le Christ vivant et
agissant dans son Eglise". C'est cette rencontre qui renforce la
volonté de le suivre et de devenir disciples. Relier la catéchèse
à l'évangélisation est fondamental pour rencontrer le Christ, le
suivre et le servir.
Intentions de prière pour juin
Cité
du Vatican, 29 mai 2015 (VIS). L'intention de prière générale du
Saint-Père pour juin est: "Pour que les migrants et les
réfugiés trouvent bon accueil dans les pays où ils arrivent, et
qu'ils y soient traités avec respect".
Son
intention missionnaire est: "Pour que la rencontre personnelle
avec Jésus suscite chez nombre de jeunes le désir de lui offrir
leur existence dans le sacerdoce ou la vie consacrée".
Renforcement de la collaboration internationale en matière financière
Cité
du Vatican, 29 mai 2015 (VIS). Le Bureau vatican de contrôle
financier (A.I.F.) a publié son rapport 2014, exercice qui a vu un
renforcement constant du cadre réglementaire du Saint-Siège et de
l'Etat de la Cité du Vatican renforçant la collaboration
internationale de l'A.I.F. L'introduction du Règlement nº 1 a
complété le cadre de surveillance interne. Le Président de
l'A.I.F., M.René Brülhart, a précisé que la souscription de
protocoles avec treize autres organismes nationaux de contrôle
financier a largement contribué à cette amélioration structurelle.
Le système de contrôle a été ultérieurement renforcé par la
signalisation de six cas de transaction suspecte et la communication
au Promoteur de Justice de sept rapports, en vue de prolongations
d'enquête. Par ailleurs la collaboration de l'AIF avec des organes
étrangers est passée de 4 cas en 2012 à 113 en 2014, induisant un
fort engagement du Saint-Siège et de l'Etat de la Cité du Vatican
dans la coopération judiciaire en matière de lutte contre la
corruption. Depuis 2012, les autorisations de transfert de fonds vers
l'extérieur supérieurs à 10.000 euro est en diminution constante
(de 1.782 à 1.111 en trois ans). Quant aux autorisations d'entrée
elles sont passées de 598 à 429, grâce à une contrôle plus
intense des opérations. Au cours du premier trimestre 2014 l'A.I.F.
a procédé à l'inspection du I.O.R., qui a accru ses mesures
anti-recyclage, telles que prévues par la loi XVIII de 2013. Le
Directeur de l'A.I.F. M.Tommaso Di Ruzza a précisé que les
investigations internes conduites de manière systématiques et selon
les standards requis n'ont pas relevé l'existence de lacunes
importantes de la méthode. Elles ont par contre permis de mettre au
point un plan d'action normatif.
Audiences
Cité
du Vatican, 29 mai 2015 (VIS). Le Saint-Père a
reçu ce matin:
SM
Otumfuo Nana Osei Tutu II, Roi des Ashanti (Ghana).
Mgr.Roberto
Lückert León, Archevêque de Coro (Venezuela).
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican, 29 mai 2015 (VIS). Le Saint-Père a nommé l'Abbé Benny
Mario Travas, Evêque de Multan (superficie 98.705, population
34.400.000, catholiques 198.600, prêtres 16, diacres 28, religieux
36), au Pakistan. L'Evêque élu, né en 1966 à Karachi (Pakistan)
et ordonné prêtre en 1990, était jusqu'ici Administrateur
apostolique de ce même diocèse. Licencié en droit canonique, il a
été recteur de séminaire, professeur, juge ecclésiastique, membre
du Presbyterium et Vicaire Général du diocèse de Karachi.
jeudi 28 mai 2015
Visite Ad Limina des Evêques de la République Dominicaine
Cité
du Vatican, 28 mai 2015 (VIS). Le Pape a rencontré ce matin les
évêques centrafricains au terme de leur visite Ad Limina. Dans le
discours qu'il leur a remis, il a remercié de leur soutien à Haïti,
de leur attention à la famille, à la lutte contre la drogue et
l'exploitation des mineurs, de leur engagement en faveur de la
formation permanente du clergé et de la défense de l'environnement.
Rappelant que l'évangélisation du nouveau monde est partie de leur
pays, il a dit que l'Eglise continue à soutenir la recherche d'un
avenir heureux et prospère des pays de la région malgré les
problèmes qui affligent la vie sociale et ecclésiale: La famille en
particulier "traverse une crise culturelle qui ne signifie pas
qu'elle a perdu sa raison d'être. Elle est plus que jamais
nécessaire et le Jubilé de la miséricorde devra favoriser la
réconciliation au sein du mariage et de la famille. Un vaste
catéchisation de l'idéal chrétien, de la communion conjugale et de
la vie familiale est nécessaire, comprenant la spiritualité de la
paternité et de la maternité. Il faut être pastoralement plus
attentifs au rôle des maris et pères, à la responsabilité qu'ils
partagent avec les femmes, épouses et mères dans le mariage, la
famille et l'éducation". Puis il invite les évêques à plus
d'attention envers leurs prêtres, rappelant que le clergé du pays
se distingue par sa fidélité et sa cohérence de vie. Il recommande
cependant que les prêtres s'engagent plus au service des pauvres.
"Cela les aidera à éviter les dangers de la mondanité et de
la médiocrité. Il faut également que les séminaires développent
leur formation intellectuelle, culturelle et religieuse, pour mieux
assurer la rencontre avec le Seigneur et la préparation à l'état
sacerdotal. La maturité affective des séminaristes les préparera
au célibat sacerdotal, à vivre et travailler en communion...
L'attention pastorale et caritative envers les migrants, ceux en
provenance d'Haïti notamment, à la recherche d'une vie meilleure,
est indispensable. Les pasteurs de l'Eglise ne peuvent rester
indifférents. Il faut collaborer avec les pouvoirs publics à la
recherche de solutions solidaires, en particulier pour les sans
papiers auxquels on refuse leurs droits. Il serait inexcusable de ne
pas organiser des solutions fraternelles avec les haïtiens, qui
partagent cette belle île caraïbe. Il faut intégrer ces émigrés
à la société comme les inclure dans la communauté ecclésiale".
Ensuite le Saint-Père dit partager les préoccupations de
l'épiscopat et de soutenir ses efforts pour affronter les grands
problèmes tels "le trafic de drogue ou d'êtres humains, la
corruption ou la violence domestique, les abus sexuels sur mineurs et
l'insécurité sociale. Or il existe un lien direct entre
évangélisation et promotion de la personne, ce qui porte l'Eglise à
rechercher telle une mère le bien des défavorisés. Tout ce qui est
fait en ce sens accroît la présence du Royaume et la crédibilité
de l'Eglise". Quant aux laïcs engagés, ils doivent compter sur
un appui constant pour agir dans les lieux aux évêques et prêtres
ne sont pas présents. C'est pourquoi il faut aussi être attentifs
à la mission éducative, qui "doit être en accord avec les
principes moraux et religieux des familles". Et en matière de
défense de l'environnement, le Pape François invite les évêques
dominicains à poursuivre leur engagement: "Le rapport de
l'homme avec la nature doit se libérer de la cupidité et de la
sur-exploitation, afin de maintenir l'harmonie divine entre les
créatures et de mettre les ressources au service de tous et des
générations à venir".
Visite de la Présidente croate
Cité
du Vatican, 28 mai 2015 (VIS). Le Saint-Père a
reçu ce matin la Présidente croate Mme.Kolinda Grabar-Kitarovic,
qui s'est ensuite entretenue avec le Cardinal Pietro Parolin,
Secrétaire d'Etat, assisté de Mgr.Paul Richard Gallagher,
Secrétaire pour les rapports avec les états: S'étant félicités
de la qualité de leurs relations, renforcées par la signature des
récents accords, les parties ont abordé plusieurs points d'intérêt
commun: les rapports Eglise Etat, tendus au bien général de la
société croate, ou encore le soutien apporté à la famille et à
la jeunesse. Evoquant les effets sociaux de la crise économique
internationale, ainsi que les enjeux régionaux, elles se sont
également penchées sur la situation des croates résidant en Bosnie
- Herzégovine.
Audiences
Cité
du Vatican, 28 mai 2015 (VIS). Le Saint-Père a
reçu ce matin:
Vingt
trois prélats de la Conférence épiscopale de la République
Dominicaine en visite Ad Limina:
Mgr.Freddy
Antonio de Jesús Bretón Martínez, Archevêque de Santiago de los
Caballeros, accompagné de son Auxiliaire, Mgr.Valentín Reynoso
Hidalgo, et de son prédécesseur Mgr.Ramón
Benito de la Rosa y Carpio.
Mgr.Héctor
Rafael Rodríguez Rodríguez, Evêque de La Vega, accompagné de son
prédécesseur Mgr. Antonio Camilo González.
Mgr.Diómedes
Espinal de León, Evêque de Mao - Monte Cristi.
Mgr.Julio
César Corniel Amaro, Evêque de Puerto Plata.
Mgr.Fausto
Ramón Mejía Vallejo, Evêque de San Francisco de Macorís.
Le
Cardinal Nicolás de Jesús López Rodríguez,
Archevêque de Santo Domingo, accompagné de ses Auxiliaires,
Mgr.Arnancio Escapa Aparicio et Mgr.Victor Emilio Masalles Pere.
Mgr.Andrés
Napoleón Romero Cárdenas, Evêque de Barahona, accompagné
de son prédécesseur Mgr.Rafael Leónidas Felipe y Nuñez.
Mgr.Gregorio
Nicanor Pena Rodríguez, Evêque de Nuestra Señora de la Altagracia
en Higüey.
Mgr.José
Dolores Grullón Estrella, Evêque de San Juan de la Maguana.
Mgr.Francisco
Ozoria Acosta, Evêque de San Pedro de Macorís.
Mgr.Pablo
Cedano Cedano, ex Auxiliaire de Santo Domingo.
SAR
le Principe Alexander von Sachsen (Allemagne).
Le
Senateur José Mujica Cardano (Uruguay).
mercredi 27 mai 2015
Importance des fiançailles
Cité
du Vatican, 27 mai 2015 (VIS). Ce matin, au cours de l'audience
générale tenue Place St.Pierre en présence de 27.000 personnes, le
Saint-Père a poursuivi sa catéchèse sur la famille, abordant la
question des fiançailles: La liberté du lien matrimonial, a-t-il
dit, "demande que la décision soit prise de manière consciente
et qu'elle ne repose pas seulement sur l'attraction et le
sentiment... L'amour et l'alliance pour la vie entre un homme et une
femme ne s'improvise pas. Le mariage express et il faut travailler
sur l'amour, qui s'apprend et s'affine. Faire de deux vies une seule
relève aussi du miracle, du miracle de la liberté et du coeur qui
vient de la foi. Il faut réfléchir sur tout cela d'autant que les
repères sentimentaux sont aujourd'hui confus. Qui prétend avoir
tout tout de suite cède parfois sur tout et tout de suite à la
première difficulté ou à la première occasion. Quelle confiance
peut-on placer dans la fidélité du don si on a pris l'habitude de
consommer l'amour comme une sorte d'intégrateur de bien-être? Les
fiançailles fait naître la volonté de construire ensemble quelque
chose qui ne sera jamais et à aucun prix ni acheté ni vendu, trahi
et abandonné... Dans sa sagesse l'Eglise fait une distinction entre
fiancés et époux". Il y a une différence profonde entre les
deux états et "il faut éviter de prendre à la légère ou de
mépriser cette différence". Le corps ayant une répercussion
sur l'âme, "on ne peut user de la chair avec légèreté sans
blesser l'esprit. Notre société et sa culture sont plutôt
indifférentes à la question du passage" des fiançailles au
mariage, ce qui pénalise "les jeunes sincèrement décidés à
fonder un foyer et à mettre au monde des enfants. Souvent même, ils
se retrouvent aux prises à mille obstacles, mentaux comme
pratiques". Evoquant ensuite la préparation au mariage, le
Saint-Père a parlé des doutes initiaux qu'expriment certains
couples face au discours du prêtre. Après quoi, a-t-il ajouté,
"ils sont contents et reconnaissants parce qu'ils ont découvert
une occasion de réfléchir de manière originale à leur parcours.
Combien d'époux vivent ensemble sans vraiment se connaître!
L'expérience permet de réévaluer les fiançailles comme période
de découverte de l'autre et d'élaboration d'un projet commun... La
préparation au mariage doit notamment toucher à l'essentiel",
à faire redécouvrir la Bible, la prière liturgique comme
familiale, de vivre les sacrements en famille. C'est par eux que "le
Seigneur vient vers les fiancés pour les préparer à s'accepter
l'un l'autre selon sa grâce et en fraternité avec pauvres et autres
personnes dans le besoin. Les fiancés qui s'engagent dans cette voie
de la sobriété et du mariage grandissent et préparent positivement
la célébration de leur union, d'une manière non mondaine mais
chrétienne". Tous les fiancés se préparent à se déclarer
uni à l'autre "sans brûler les étapes...d'autant que le temps
des fiançailles peut vraiment être une période d'initiation, de
préparation à la surprise des dons spirituels par lesquels le
Seigneur enrichit et fait vivre dans sa bénédiction la famille par
l'intermédiaire de l'Eglise". Prions la Sainte Famille, a
conclu le Pape François, afin que chaque famille chrétienne fasse
ce parcours préliminaire des fiançailles, et prions pour tous les
fiancés ici présents. Bonne route à tous!".
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican, 27 mai 2015 (VIS). Le Saint-Père a nommé:
Mgr.Guerrino
Riccardo Brusati, Evêque de Janaúba (superficie 29.296, population
406.000, catholiques 345.000, prêtres 36, diacres 3, religieux 26),
au Brésil. Il était jusqu'ici Evêque de Caetité (Brésil).
Mgr.Pedro
Carlos Cipolini, Evêque de Santo André (superficie 825, population
2.704.000, catholiques 2.415.000, prêtres 160, diacres 28, religieux
193), au Brésil. Jusqu'ici Evêque d'Amparo (Brésil), il succède à
Mgr.Nelson Westrupp, SCI, dont la renonciation a été acceptée pour
limite d'âge.
mardi 26 mai 2015
Le Pape François s'adresse aux franciscains
Cité
du Vatican, 26 mai 2015 (VIS). Le Pape a reçu ce matin le chapitre
général des Frères Mineurs, réuni pour réfléchir aux concepts
de petitesse et de fraternité, tellement aimés par François
d'Assise. Cette petitesse, ce concept de "minorité",
a-t-il dit à ses hôtes, "réclame de se sentir tout petit
devant Dieu, de s'en remettre totalement a à son infinie
miséricorde. Cette perspective est inaccessible à qui ne se
reconnaît pas petit et pécheur devant Dieu. Plus nous sommes
conscients de cela plus nous touchons au salut. Plus nous sommes
conscients d'être pécheurs plus nous sommes disposés à être
sauvés... Petitesse signifie également sortir de soi et de ses
propres schèmes mentaux, dépasser les structures, mêmes si elles
sont utiles lorsqu'on les utilise avec sagesse, dépasser nos
sécurités habituelles pour pouvoir servir vraiment les pauvres et
les marginaux... La fraternité est également essentielle au
témoignage évangélique. Dans l'Eglise primitive, les chrétiens
vivaient cette communion...et les gens étaient surpris de les voir
unis et prêts à s'aider et se pardonner les uns les autres".
Votre ordre, a alors déclaré le Saint-Père, "doit exprimer
pleinement cette fraternité en ravivant la confiance réciproque.
Ainsi le monde verra et croira que l'amour du Christ guérit et unit.
Dans cette perspective il faut absolument raviver la conscience
d'être des porteurs de miséricorde, de réconciliation et de paix",
ce qui ne se matérialisera "qu'en étant toujours plus une
congrégation en sortie". Lorsqu'on demandait aux premiers
franciscains quel était leur cloître, ils désignaient le monde.
"Allez donc vers le monde sous l'impulsion de l'amour du
Christ!". Et comme l'enseignait François, "ne vous
chamaillez pas, évitez les disputes et les jugements préfabriqués".
Soyez humbles, accueillants et accessibles à tous, selon la
petitesse et la fraternité prophétiques qui vaut aujourd'hui
encore. Il est important "de vivre chrétiennement sans l'égarer
en débats, litiges et bavardages... avec des moyens simples,
annoncez la paix et vivez sobrement, heureux de ce qu'on vous offre.
Investissez vous dans la transparence, l'usage solidaire et moral des
biens, selon un style de vie dépouillé et sobre. Si au contraire
vous placez votre sécurité dans les richesses de ce monde, c'est le
Seigneur en personne qui vous dépouillera de la mondanité...afin de
sauver la petitesse et la fraternité enseignées par saint
François". Souvenez vous que le Saint Esprit est l'animateur de
la vie religieuse... Si les personnes consacrées se laissent
éclairer et guider par lui, elles trouvent le secret de la
fraternité, l'inspiration du service envers les frères, la force
d'être prophétiquement présents au monde. L'Esprit vous aidera
aussi à réagir à la chute des effectifs et au vieillissement, à
relancer les vocations. Le peuple de Dieu vous aime et" ne
craignez pas les critiques anti-cléricales: Investis de l'autorité
qu'offre la petitesse et la fraternité vous conserverez pleinement
l'esprit de saint François.
Cinquième centenaire de saint Philippe Neri
Cité
du Vatican, 26 mai 2015 (VIS). Hier, le Saint-Père a écrit au
Procureur Général de l'Oratoire à l'occasion du cinquième
centenaire de la naissance de saint Philippe Neri, fondateur de la
congrégation, surnommé l'Apôtre de Rome. Saluant le travail des
prêtres de l'Oratoire, entre prière, étude de l'Ecriture,
préparation aux sacrements et oeuvres de charité en faveur des
pauvres, il souligne combien l'apostolat de Philippe Neri est
d'actualité. Avec lui "le salut des âmes redevint une priorité
pour l'Eglise. On comprit de nouveau que les pasteurs doivent
accompagner le peuple, le guider, soutenir sa foi. Philippe Neri, qui
fut un exemple pour beaucoup de gens..., se dédia avec passion au
ministère de la confession. Il accompagnait avec grande attention la
croissance spirituelle et les épreuves de ses disciples, les
éduquant à l'espérance chrétienne". Il aimait les
contrastes, tels la prière solitaire et la prédication publique.
"Il proposait une mortification intérieure pleine de joie et de
sérénité. Prédicateur passionné, il réduisait son discours à
quelques phrases lorsque l'émotion l'enveloppait... sa paternité
spirituelle se manifestait dans tous ses actes, dans sa confiance
dans les personnes, dans son refus des formules menaçantes au profit
d'un ton joyeux, convaincu que la grâce n'écrase pas la nature mais
la purifie, la renforce et la perfectionne. Saint Philippe reste un
modèle lumineux de la mission continuelle de l'Eglise dans le
monde...pour les évêques et les prêtres comme pour les consacrés
et les laïcs. Dès son arrivée à Rome il développa un apostolat
fait de rapports personnels et amicaux favorisant la rencontre"
avec l'Evangile. "Il aimait la spontanéité, rejetait
l'artifice, inventait des modes amusants pour enseigner les vertus
chrétiennes de pair à un discipline dans l'approche du Christ
concrète... Pour lui la voie de la sainteté se fondait sur la grâce
d'une rencontre personnelle avec le Seigneur. Quelle que fut leur
condition les gens l'accueillaient avec les yeux surpris de
l'enfant". L'état missionnaire permanent de l'Eglise,
affirme-t-il ensuite, "requiert des fils spirituels de saint
Philippe Neri qu'ils ne se contentent pas d'une vie médiocre et
choisissent d'oeuvrer dans le sillage du fondateur. Vous êtes
appelés à être des hommes de prière et de témoignage pour amener
les gens au Seigneur. Aujourd'hui comme du temps de Philippe Neri,
surtout parmi les jeunes, on note un grand besoin de personnes
priantes et capables d'enseigner à prier".
Fin des travaux du Conseil du Secrétariat du Synode
Cité
du Vatican, 26 mai 2015 (VIS). Le Conseil ordinaire du Secrétariat
général du Synode des évêques achèvera cet après-midi ses deux
jours sous la présidence du Saint-Père, qui avait reçu vendredi
dernier le Cardinal Lorenzo Baldisseri, Secrétaire Général, et
Mgr.Fabio Fabene, Sous Secrétaire. Il s'est agi de préparer la XIV
Assemblée ordinaire qui, en octobre, traitera de la vocation et de
la mission de la famille dans l'Eglise et dans la société. Par sa
présence active le Pape a voulu souligner l'importance qu'il accorde
au processus synodal. Le Conseil a examiné le projet d'Instrumentum
Laboris, découlant du Rapport final du Synode extraordinaire de l'an
dernier, lequel a été intégré avec les questionnaires découlant
les Lineamenta précédents. Il s'agit des réponses recueillies par
les conférences épiscopales et autres organismes officiels, mais
aussi de celles provenant de diverses réalités ecclésiales. Il en
ressort des observations et des propositions utiles à améliorer le
document qui a ainsi été revu par le Conseil. La rédaction finale
a été confiée au Secrétariat Général, qui publiera d'ici peu
l'Instrumentum Laboris en plusieurs langues. Après cet examen, les
membres du Conseil ont pris en compte des propositions du Secrétariat
destinées à améliorer les procédures relatives aux travaux de
l'assemblée d'octobre.
lundi 25 mai 2015
Secrétariat du Synode des évêques
Cité
du Vatican, 25 mai 2015 (VIS). Ce matin, le Saint-Père a présidé
une réunion du Conseil du Secrétariat général du Synode des
évêques.
Homélie de la messe de Pentecôte
Cité
du Vatican, 24 mai 2015 (VIS). Ce matin en la Basilique vaticane, le
Pape a célébré la messe de la solennité de Pentecôte, rappelant
à l'homélie que l’effusion qui avait eu lieu au soir de la
Résurrection s'est répétée le jour de Pentecôte: "Si le
soir de Pâques, Jésus était apparu aux apôtres et avait soufflé
sur eux son Esprit, le matin de la Pentecôte, l’effusion se
produisit de façon retentissante, comme un vent qui s’abat avec
impétuosité sur la maison et fait irruption dans les esprits et
dans les cœurs... Les apôtres ont reçu une énergie telle qu’elle
va les pousser à annoncer en différentes langues l’événement de
la Résurrection du Christ... Avec eux se trouvait Marie, la mère de
Jésus, première disciple et mère de l’Eglise naissante. De sa
paix, de son sourire, elle accompagnait la joie de la jeune épouse
qu'est l’Eglise de Jésus. La Parole de Dieu...nous assure que
l’Esprit agit, dans les personnes et dans les communautés qui en
sont remplies. Il les conduit dans la vérité, renouvelle la face de
la terre et donne ses fruits... Jésus promet à ses disciples que,
lorsqu’il sera retourné au Père, il enverra l’Esprit Saint qui
les conduira dans la vérité tout entière. Il l’appelle Esprit de
vérité et il leur explique que son action sera celle de les
introduire plus profondément dans la compréhension de ce que, lui
le Messie, a dit et a fait, en particulier de sa mort et de sa
résurrection. Aux apôtres incapables de supporter le scandale de la
passion de leur Maître, l’Esprit offrira une nouvelle clef de
lecture pour les introduire dans la vérité et dans la beauté du
salut. Ces hommes, d’abord effrayés et bloqués, enfermés dans le
Cénacle pour éviter les répercussions du Vendredi Saint, n’auront
plus honte d’être disciples du Christ, ils ne craindront plus
devant les tribunaux humains. Grâce à l’Esprit dont ils sont
remplis, ils comprennent cette vérité complète: La mort de Jésus
n’est pas sa défaite, mais l’expression extrême de l’amour de
Dieu, d'un amour qui...vainc la mort et exalte Jésus comme le
Vivant, le Seigneur, le Rédempteur de l’homme, de l’histoire et
du monde. Et cette réalité, dont ils sont témoins, devient la
Bonne Nouvelle à annoncer à tous.
Le
don de l’Esprit renouvelle la face de la terre. Le psaume dit: Tu
envoies ton souffle… et tu renouvelles la face de la terre, tandis
que le récit des Actes des Apôtres consacré à la naissance de
l’Eglise" s'en fait l'écho par "une grande louange au
Créateur. L’Esprit Saint que le Christ a envoyé du Père, et
l’Esprit créateur qui a donné la vie à toute chose, sont un seul
et le même. C’est pourquoi le respect du créé est une exigence
de notre foi. Le jardin dans lequel nous vivons ne nous est pas
confié pour que nous l’exploitions mais pour que nous le
cultivions et le gardions avec respect. Mais cela n’est possible
que si Adam, l’homme formé de la terre, à son tour se laisser
renouveler par l’Esprit, s’il se laisse remodeler par le Père
sur le modèle du Christ, nouvel Adam. Alors oui, renouvelés par
l’Esprit de Dieu, nous pouvons vivre la liberté des fils, en
harmonie avec tout le créé, et nous pouvons reconnaître en chaque
créature un reflet de la gloire du Créateur, comme l’affirme un
autre psaume: O Seigneur notre Dieu, qu’il est grand ton nom par
toute la terre! Dans l'épître aux Galates, Paul montre quel est le
fruit qui se manifeste dans la vie de ceux qui marchent selon
l’Esprit. D’un côté, il y a la chair avec son cortège de
vices...œuvres de l’homme égoïste, fermé à l’action de la
grâce de Dieu. De l'autre, dans l’homme qui par la foi, laisse
l’Esprit de Dieu agir en lui, fleurissent les dons divins, résumés
en neuf vertus joyeuses que Paul appelle les fruits de l’Esprit.
Le
monde a besoin d’hommes et de femmes qui ne soient pas fermés,
mais remplis d’Esprit Saint. La fermeture à l’Esprit est non
seulement manque de liberté, mais aussi péché. Il y a tant de
manières de se fermer à l’Esprit, dans l’égoïsme de son
propre avantage, dans le légalisme rigide des docteurs de la Loi,
dans le manque de mémoire pour ce que Jésus a enseigné, en vivant
la vie chrétienne non comme service mais comme intérêt personnel.
Le monde a besoin du courage, de l’espérance, de la foi et de la
persévérance des disciples du Christ. Le monde a besoin des fruits
de l’Esprit que sont l'amour, la joie, la paix, la patience, la
bonté, la bienveillance, la fidélité, la douceur et la maîtrise
de soi. Le don de l’Esprit a été accordé en abondance à
l’Eglise et à chacun de nous, pour que nous puissions vivre avec
une foi authentique et une charité active, pour que nous puissions
répandre les germes de la réconciliation et de la paix. Fortifiés
par l’Esprit et par ses multiples dons, soyons capables de lutter
sans compromissions contre le péché et la corruption, et de nous
dévouer avec une persévérance patiente aux œuvres de la justice
et de la paix".
L'Eglise ne naît pas isolée
Cité
du Vatican, 24 mai 2015 (VIS). Avant de réciter le Regina Cœli avec
les fidèles réunis Place St.Pierre, le Pape a évoqué la Pentecôte
qui représente, a-t-il dit, "le baptême de l'Eglise qui
entamait ainsi son chemin dans l'histoire, guidée par la force de
l'Esprit Saint. Cet événement qui a changé le cœur et la vie des
apôtres et des autres disciples, s'est répercuté aussitôt à
l'extérieur du Cénacle. En effet, cette porte tenue fermée pendant
cinquante jours est finalement ouverte et la première communauté
chrétienne qui n'est plus repliée sur elle, commence à parler aux
foules de diverses provenances, des grandes choses que Dieu a
faites... Et chacun d'eux entend parler les disciples dans sa
langue. Le don de l'Esprit rétablit l'harmonie des langues qui
s'était perdue à Babel et préfigure la dimension universelle de la
mission des Apôtres". L'Eglise "ne naît pas isolée, elle
naît universelle, une, catholique, avec une identité précise mais
ouverte à tous, non fermée, une identité qui embrasse le monde
entier, sans exclure personne. La mère Eglise ne ferme sa porte à
personne, à personne! Pas même au pécheur, à personne! Et cela
par la force, par la grâce de l'Esprit Saint. La Mère Eglise ouvre,
ouvre grand ses portes à tous parce qu'elle est mère".
Pentecôte est aussi "le début d'une nouvelle saison, la saison
du témoignage et de la fraternité. C'est une saison qui vient
d'en-haut, qui vient de Dieu, comme les flammes de feu qui se
posèrent sur la tête de chaque disciple. C'était la flamme de
l'amour qui brûle toute amertume. C'était la langue de l'Evangile
qui dépasse les frontières mises par les hommes et touche les cœurs
de la multitude, sans distinction de langue, de race ou de
nationalité. Comme ce jour de Pentecôte, l'Esprit Saint se diffuse
continuellement aujourd'hui sur l'Eglise et sur chacun de nous pour
que nous sortions de nos médiocrités et de nos fermetures et que
nous communiquions au monde entier l'amour miséricordieux du
Seigneur...pour que, alors que nous annonçons Jésus ressuscité,
vivant et présent au milieu de nous, nous réchauffions notre cœur
et aussi le cœur des peuples en nous rapprochant de lui, chemin,
vérité et vie".
Appel en faveur des réfugiés du Golfe du Bengale
Cité
du Vatican, 24 mai 2015
(VIS). Après la prière mariale, le Pape a fait part de sa
préoccupation et de sa douleur pour le sort des nombreux réfugiés
du Golfe du Bengale et de la mer d'Andaman, et a remercié les pays
"qui se sont rendus disponibles pour accueillir ces personnes
qui font face à de grandes souffrances et dangers" et a appelé
la communauté internationale à leur prêter une assistance
humanitaire. Il a ensuite rappelé qu'en ce jour, on commémore les
cent ans de l'entrée de l'Italie dans la Première guerre mondiale,
qualifiée de massacre inutile: "Prions pour les victimes en
demandant à l'Esprit le don de la paix". Puis il a évoqué la
béatification, hier au Salvador et au Kenya, de Mgr.Oscar Romero et
de la religieuse italienne Irene Stefanini. "Le premier a été
assassiné en haine de la foi alors qu'il célébrait l'Eucharistie.
Ce pasteur zélé, suivant l'exemple de Jésus, a choisi d'être au
milieu de son peuple, spécialement les plus pauvres et les opprimés,
au prix de sa vie. Sœur Irene, missionnaire de la Consolata, a servi
la population kényane avec joie, miséricorde et tendre compassion.
Que l'exemple de ces bienheureux suscite en chacun de nous le désir
de témoigner l'évangile avec valeur et abnégation". Enfin, en
la fête de Marie Auxiliatrice, il a salué la communauté salésienne
et a demandé que le Seigneur lui donne des forces pour poursuivre sa
tâche avec l'esprit de saint Jean Bosco.
Journée missionnaire mondiale
Cité
du Vatican, 24 mai 2015 (VIS). Voici le message du
Saint-Père pour la 89 Journée missionnaire mondiale (18
octobre), qui prend place dans le cadre de l’Année de la vie
consacrée:
"Si
tout baptisé est appelé à rendre témoignage au Seigneur en
annonçant la foi reçue, cela vaut de manière particulière pour la
personne consacrée, parce qu’un lien fort existe entre la vie
consacrée et la mission. La Sequela Christi, qui a suscité
l’avènement de la vie consacrée au sein de l’Eglise, répond à
l’appel à prendre la croix et à se mettre à sa suite, à imiter
sa consécration au Père et ses gestes de service et d’amour, à
perdre la vie pour la retrouver. Et puisque toute l’existence du
Christ a un caractère missionnaire, les hommes et les femmes qui le
suivent de plus près assument pleinement ce même caractère. La
dimension missionnaire, en ce qu’elle appartient à la nature même
de l’Eglise, est également intrinsèque à toute forme de vie
consacrée, et ne peut être négligée sans créer un vide qui
défigure le charisme. La mission n’est pas prosélytisme ou simple
stratégie. Elle fait partie de la grammaire de la foi. Il s’agit
de quelque chose d’indispensable pour celui qui se met à l’écoute
de la voix de l’Esprit qui murmure Viens et va. Celui qui suit le
Christ ne peut que devenir missionnaire, et il sait que Jésus marche
avec lui, parle avec lui, respire avec lui, travaille avec lui. Il
ressent Jésus vivant avec lui au milieu de l’activité
missionnaire.
La
mission est passion pour Jésus-Christ et, en même temps, passion
pour les personnes. Lorsque nous nous tenons en prière devant Jésus
crucifié, nous reconnaissons la grandeur de son amour qui nous donne
dignité et nous soutient et, en même temps, nous percevons que cet
amour qui part de son cœur transpercé s’étend à tout le peuple
de Dieu et à l’humanité entière. Ainsi nous sentons qu’il veut
aussi se servir de nous pour arriver toujours plus près de son
peuple bien-aimé et de tous ceux qui le cherchent avec un cœur
sincère. Dans le commandement de Jésus Allez sont présents les
scénarios et les défis toujours nouveaux de la mission
évangélisatrice de l’Eglise. En elle, tous sont appelés à
annoncer l’Evangile par le témoignage de la vie. Aux consacrés,
il est demandé en particulier d’écouter la voix de l’Esprit qui
les appelle à aller vers les grandes périphéries de la mission,
parmi les peuples auxquels n’est pas encore parvenu l’Evangile.
Le cinquantième anniversaire du décret conciliaire Ad Gentes nous
invite à relire et à méditer ce document qui suscita un fort élan
missionnaire au sein des Instituts de vie consacrée. Dans les
communautés contemplatives fut remise en évidence la figure de
sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, patronne des missions, en tant
qu’inspiratrice du lien intime entre la vie contemplative et la
mission. Pour de nombreuses congrégations religieuses de vie active,
le désir missionnaire provenant du Concile Vatican II se traduisit
par une extraordinaire ouverture à la mission Ad Gentes, souvent
accompagnée par l’accueil de frères et sœurs provenant des
terres et des cultures rencontrées dans le cadre de
l’évangélisation, au point qu’aujourd’hui, il est possible de
parler d’une interculturalité diffuse au sein de la vie consacrée.
C’est pourquoi il est urgent de proposer à nouveau l’idéal de
la mission dans son aspect central...le don total de soi en vue de
l’annonce de l’Evangile. Il ne peut exister de compromis à ce
propos. Celui qui, avec la grâce de Dieu, accueille la mission, est
appelé à la vivre. Pour ces personnes, l’annonce du Christ, au
sein des multiples périphéries du monde, devient la manière de
vivre à sa suite et récompense de beaucoup de fatigues et de
privations. Toute tendance à dévier de cette vocation, même si
elle est accompagnée de nobles motivations liées aux nombreuses
nécessités pastorales, ecclésiales ou humanitaires, ne s’accorde
pas avec l’appel personnel du Seigneur au service de l’Evangile.
Dans les Instituts missionnaires, les formateurs sont appelés tant à
indiquer avec clarté et honnêteté cette perspective de vie et
d’action qu’à faire autorité en ce qui concerne le discernement
de vocations missionnaires authentiques. Je m’adresse surtout aux
jeunes, qui sont encore capables de témoignages courageux et
d’entreprises généreuses et parfois à contre-courant. Ne vous
laissez pas voler le rêve d’une vraie mission, d’une Sequela
Christi qui implique le don total de soi. Dans le secret de votre
conscience, demandez-vous quelle est la raison pour laquelle vous
avez choisi la vie religieuse missionnaire et mesurez votre
disponibilité à l’accepter pour ce qu’elle est, un don d’amour
pour l’annonce de l’Evangile, en vous souvenant que, avant d’être
un besoin pour ceux qui ne le connaissent pas, elle est une nécessité
pour qui aime le Maître.
Aujourd’hui,
la mission est face au défi de respecter le besoin de tous les
peuples de repartir de leurs propres racines et de sauvegarder les
valeurs de leurs cultures respectives. Il s’agit de connaître et
de respecter d’autres traditions et systèmes philosophiques et de
reconnaître à chaque peuple et culture le droit d’être aidé par
sa propre tradition dans la compréhension du mystère de Dieu et
dans l’accueil de l’Evangile, qui est lumière pour les cultures
et force transformante pour ces dernières. Dans
cette dynamique complexe, qui sont les destinataires privilégiés de
l’annonce évangélique? La réponse est claire et nous la trouvons
dans l’Evangile lui-même, les pauvres, les petits et les infirmes,
ceux qui sont souvent méprisés et oubliés, ceux qui n’ont pas de
quoi payer de retour. L’évangélisation s’adressant de manière
préférentielle à eux est signe du Royaume que Jésus est venu
apporter: Il existe un lien inséparable entre notre foi et les
pauvres. Ne les laissons jamais seuls. Ceci doit être clair en
particulier pour les personnes qui embrassent la vie consacrée
missionnaire. Avec le vœu de pauvreté, elles choisissent de suivre
le Christ dans sa préférence, non pas idéologiquement, mais comme
lui, en s’identifiant avec les pauvres, en vivant comme eux dans la
précarité de l’existence quotidienne et dans le renoncement à
l’exercice de tout pouvoir pour devenir frères et sœurs des
derniers, leur apportant le témoignage de la joie de l’Evangile et
l’expression de la charité de Dieu. Pour vivre le témoignage
chrétien et les signes de l’amour du Père parmi les petits et les
pauvres, les consacrés sont appelés à promouvoir dans le service
de la mission la présence des fidèles laïcs. Déjà le concile
Vatican II affirmait que les laïcs coopèrent à l’œuvre
d’évangélisation de l’Eglise et participent à titre de
témoins, et en même temps d’instruments vivants à sa mission
salvifique. Il est donc nécessaire que les consacrés missionnaires
s’ouvrent toujours plus courageusement à ceux qui sont disposés à
collaborer avec eux, même pour un temps limité, pour une expérience
sur le terrain. Ce sont des frères et des sœurs qui désirent
partager la vocation missionnaire inhérente au Baptême. Les maisons
et les structures des missions sont des lieux naturels pour leur
accueil et leur soutien humain, spirituel et apostolique.
Les
institutions et les oeuvres missionnaires de l’Eglise sont
totalement au service de ceux qui ne connaissent pas l’Evangile.
Pour atteindre ce but, elles ont besoin des charismes et de
l’engagement missionnaire des consacrés, tout comme les consacrés
ont besoin d’une structure de service, expression de la sollicitude
de l’Evêque de Rome, pour garantir la Koinonia, de sorte que la
collaboration et la synergie fassent partie intégrante du témoignage
missionnaire. Jésus a posé l’unité des disciples comme condition
pour que le monde croie. Une telle convergence n’équivaut pas à
une soumission juridique et organisationnelle à des organismes
institutionnels ou bien à une mortification de la fantaisie de
l’Esprit qui suscite la diversité mais signifie donner plus
d’efficacité au message évangélique et promouvoir cette unité
d’intentions qui est, elle aussi, fruit de l’Esprit. L’œuvre
missionnaire du Successeur de Pierre a un horizon apostolique
universel. C’est pourquoi elle a également besoin des nombreux
charismes de la vie consacrée pour s’adresser au vaste horizon de
l’évangélisation et être en mesure d’assurer une présence
adéquate aux frontières et dans les territoires atteints. La
passion du missionnaire est l’Evangile. Saint Paul pouvait
affirmer: Malheur à moi si je n’annonçais pas l’Evangile.
L’Evangile est source de joie, de libération et de salut pour tout
homme. Consciente de ce don, l'Eglise ne cesse d’annoncer
continuellement à tous ce qui était au commencement, ce que nous
avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux. La mission de tous
les serviteurs de la Parole...est de mettre tout un chacun, sans
aucune exception, en rapport personnel avec le Christ. Dans l’immense
champ de l’action missionnaire de l’Eglise, chaque baptisé est
appelé à vivre au mieux son engagement, selon sa situation
personnelle. Une réponse généreuse à cette vocation universelle
peut être offerte par les consacrés et les consacrées au travers
d’une intense vie de prière et d’union avec le Seigneur et avec
son sacrifice rédempteur. Confiant à la Vierge Marie, Mère de
l’Eglise et modèle de la Mission, tous ceux qui, Ad Gentes ou dans
leur pays, quel que soit leur statut, coopèrent à l’annonce
évangélique, j’accorde de tout cœur la Bénédiction
apostolique".
Prier pour l'unité de l'Eglise
Cité
du Vatican, 24 mai 2015 (VIS). Le diocèse de Phoenix (USA) ayant
organisé une journée de dialogue et prière avec des pasteurs
évangéliques pentecôtistes (parmi lesquels le Pasteur italien ami
du Pape), le Saint-Père a enregistré un message vidéo diffusé
hier en ouverture des travaux: Rappelant la prière de Jésus pour
l'unité et assurant les participants de ses encouragements cordiaux,
il a dit que le germe de l'unité, recherchée ensemble, réside dans
notre baptême commun, "dans la prière des uns pour les autres,
dans une action commune de tous ceux qui croient dans la souveraineté
du Christ... La désunion est une blessure infligée au corps du
Christ, dont nous espérons qu'elle ne sera pas permanente car elle
est l'oeuvre du Père du mensonge et de la discorde qui pousse les
frères à se diviser... Prions pour que le Père envoie l'Esprit
afin d'avoir la grâce de n'être qu'un, afin que le monde croie...
Je vais peut-être dire quelque chose d'inexact voire une hérésie,
mais il me semble que, malgré nos différences, nous sommes déjà
un dans la persécution. Aujourd'hui le martyre des chrétiens nous
unit. Disciples du Christ ils sont des frères unis...qu'ils soient
évangéliques, orthodoxes, luthériens ou catholiques. Peu importe,
ils sont chrétiens, disciples du Christ, unis par le sang. Ceci doit
nous encourager tous à prier et à parler ensemble, à réduire nos
distances. Bâtir l'unité ne relève pas des théologiens. Si leur
science aide...la bonne volonté de tous ceux qui s'adressent le
coeur ouvert au Saint Esprit, c'est lui seul qui accorde l'unité! Je
m'unis humblement à votre journée de prière, de réflexion et
d'amitié, dans la certitude d'avoir un seul Seigneur, Jésus qui est
vivant en chacun de nous, avec la certitude qu'il nous adresse
l'Esprit promis afin de réaliser l'harmonie entre tous ses
disciples".
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