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lundi 26 octobre 2015

Le Rapport final du Synode insiste sur la vérité et la miséricorde


Cité du Vatican, 24 octobre 2015 (VIS). Les pères synodaux ont approuvé à la majorité des deux tiers, c'est-à-dire 177 votes sur 265, le rapport final de la XIV assemblée ordinaire du Synode sur la famille, composé de 94 paragraphes votés individuellement. Le P.Federico Lombardi, Directeur de la Salle de Presse, est revenu sur le document, en italien, dont la publication a été autorisée par le Pape François. Il a souligné que le texte fait part des nombreuses difficultés que rencontrent les familles mais aussi de leurs grandes capacités à les affronter et à y réagir, et rassemble une grande partie des mesures (amendements) présentées par les pères synodaux, reflétant ainsi la voix de toute l'assemblée. Concernant les paragraphes consacrés aux situations familiales complexes, il en a cité deux relatifs à la pastorale des familles blessées ou en situation irrégulière d'un point de vue canonique et de la discipline de l'Eglise. En particulier, les concubinages, les mariages civils, les divorcés remariés et la façon de s'approcher, d'un point de vue pastoral, de ces situations. Ces deux points ont été approuvés à 178 et 180 votes, à la limite de la majorité, mais toujours à la majorité des deux tiers. Le ton du document est positif et accueillant et a extraordinairement enrichi l'Instrumentum Laboris, a ajouté le P.Lombardi. De même, le Motu Proprio du Pape sur les procédures de réforme de la nullité du mariage a apporté une contribution efficace et décisive au thème du Synode.

Le rapport final réaffirme la doctrine de l'indissolubilité du mariage sacramentel, qui n'est pas un joug mais un don de Dieu, une vérité fondée dans le Christ et dans son lien avec l'Eglise. Il souligne, en même temps, que vérité et miséricorde convergent dans le Christ. D'où le rappel à l'accueil des familles blessées. Sans citer expressément l'accès à l'eucharistie pour les divorcés remariés, le document rappelle que ceux-ci ne sont pas excommuniés et en appelle au discernement des pasteurs pour l'analyse des situations familiales complexes. Un discernement, souligne le texte, qui s'appliquera en accord avec l'enseignement de l'Eglise, avec la confiance que la miséricorde de Dieu ne doit être refusée à personne. La situation des concubins, doit aussi être affrontée de manière constructive, en cherchant à la transformer en opportunité de chemin de conversion vers la plénitude du mariage et de la famille, à la lumière de l'Evangile. D'autres points du document traitent de l'homosexualité. Les personnes de cette tendance ne doivent pas faire l'objet de discrimination, mais le rapport affirme, en même temps, que l'Eglise est contraire aux unions entre personnes de même sexe et que les pressions extérieures exercées sur elles en rapport avec ce point, ne sont pas admises. D'autres paragraphes sont consacrés aux migrants, aux réfugiés, aux persécutés, dont les familles se désagrègent et peuvent être victimes de la traite. L'accueil est souhaité pour eux aussi, avec une insistance sur leurs droits, mais aussi sur leurs devoirs dans le pays qui les accueille. Quelques paragraphes sont consacrés aux femmes, aux hommes et aux enfants, pivots de la vie familiale, dans lesquels sont réaffirmées la protection et la valorisation de leurs rôles respectifs. Un rôle plus important des femmes est souhaité dans la formation des ministres ordonnés, tandis qu'a été soulignée la beauté de l'adoption et de l'accueil des enfants, permettant la reconstruction de liens familiaux brisés. Le Synode n'a pas non plus oublié les veufs, les handicapés, les personnes âgées et les grands-parents, qui permettent la transmission de la foi dans la famille et qui ne doivent pas être considérés comme des déchets. L'engagement dans l'Eglise et dans la société des célibataires a aussi été évoqué. Parmi les ombres projetées sur la famille à l'époque actuelle, le Synode a cité le fanatisme politico-religieux hostile au christianisme, l'individualisme croissant, l'idéologie du Gender, les conflits, les persécutions, la pauvreté, la précarité dans le travail, la corruption, les pressions économiques qui excluent la famille de l'éducation et de la culture, la globalisation de l'indifférence qui met au centre de la société l'argent et non l'homme, la pornographie et le recul démographique.

Le rapport recueille également les suggestions pour renforcer la préparation au mariage, surtout pour les jeunes que cette perspective intimide et pour lesquels une formation adéquate à l'affectivité est souhaitée, selon la vertu de la chasteté et du don de soi. Dans cette optique, est rappelé le lien entre acte sexuel et acte de procréation entre conjoints, dont les enfants sont le fruit le plus précieux puisqu'ils portent en eux la mémoire et l'espérance d'un acte d'amour. Un autre lien est souligné, celui entre vocation à la famille et vocation à la vie consacrée. L'éducation à la sexualité et à la corporéité et la promotion de la paternité responsable, selon les enseignements de l'encyclique de Paul VI Humanae Vitae, est centrale, ainsi que le rôle premier des parents à l'éducation des enfants dans la foi. Un appel est ainsi lancé par les institutions qui encouragent et appuient les politiques familiales, tandis que les catholiques engagés en politique sont encouragés à protéger la famille et la vie, parce qu'une société qui les ignore a perdu son ouverture vers l'avenir. Le Synode réaffirme ainsi la sacralité de l'existence, de la conception à la mort naturelle, et met en garde contre les graves menaces pour la famille comme l'avortement et l'euthanasie. D'autres paragraphes sont consacrés aux mariages mixtes, dont on souligne les aspects positifs pour la promotion du dialogue œcuménique et inter-religieux. Est aussi rappelée la nécessité de protéger la liberté religieuse et le droit à l'objection de conscience au sein de la société. Une réflexion profonde est consacrée à la nécessité de modifier le langage de l'Eglise, en le rendant plus significatif, afin que l'annonce de l'Evangile de la famille réponde vraiment aux attentes les plus profondes de la personne humaine. Il ne s'agit pas seulement, en effet, de présenter une règlementation, mais d'annoncer la grâce qui donne la capacité de vivre les biens de la famille. Enfin, le rapport souligne la beauté de la famille, église domestique basée sur le mariage entre un homme et une femme, cellule fondamentale de la société à la croissance de laquelle elle contribue, porte sûre des sentiments les plus profonds, seul point de connexion dans une époque fragmentée, partie intégrante de l'écologie humaine; celle-ci doit être protégée, soutenue et encouragée, de la part des autorités également.


Le document se termine par la requête que font les pères synodaux au Pape d'évaluer l'opportunité d'offrir un document sur la famille. Le P.Lombardi explique à ce sujet: Les Pères synodaux ne disent pas que tout est fini, mais affirment offrir ce rapport au Saint-Père afin qu'il évalue s'il convient de poursuivre ce chemin avec un document qui, sur la base du document synodal, approfondisse encore le thème de la famille dans la perspective qu'il voudra bien lui donner. Nous restons en marche.

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