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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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dimanche 6 juin 2010

LA CROIX, ESPERANCE ET VICTOIRE

CITE DU VATICAN, 5 JUI 2010 (VIS). A 16 h 30', Benoît XVI a célébré la messe en l'église Ste.Croix de Nicosie pour le clergé, les religieux, les catéchistes et les mouvements ecclésiaux catholiques de Chypre. A l'homélie de la messe votive de la Ste.Croix: La Croix, a affirmé le Pape, "est donc quelque chose de beaucoup plus grand et plus mystérieux qu'elle ne l'apparaît au premier abord. C'est en effet un instrument de torture, de souffrance et d'échec mais, en même temps, elle exprime la complète transformation, le renversement définitif de ces afflictions. C'est ce qui en fait le symbole d'espérance le plus éloquent que le monde ait jamais vu. Elle parle à tous ceux qui souffrent, les opprimés, les malades, les pauvres, les parias, les victimes de la violence. Elle leur offre l'espérance que Dieu peut transformer leur souffrance en joie, leur solitude en communion, leur mort en vie. Elle offre une espérance sans limite à notre monde déchu".
   
  "C'est pourquoi le monde a besoin de la Croix. La Croix n'est pas uniquement un symbole privé de dévotion. Elle n'est pas seulement l'insigne des membres d'un groupe particulier au sein de la société, et, en son sens le plus profond, elle n'a rien à voir avec l'imposition par la force d'un credo ou d'une philosophie. La Croix parle d'espérance, elle parle d'amour, elle parle de la victoire de la non-violence sur l'oppression. Elle dit que Dieu relève celui qui est humble, qu'il fortifie le faible, qu'il triomphe des divisions et surmonte la haine par l'amour. Un monde sans la Croix serait un monde sans espérance, un monde dans lequel la torture et la brutalité seraient sans contrôle, où la faiblesse serait exploitée et l'avidité aurait le dernier mot. L'inhumanité de l'homme pour l'homme se manifesterait de façon toujours plus horrible, et il n'y aurait aucune fin au cycle vicieux de la violence. Seule la Croix y met fin. Alors qu'aucun pouvoir terrestre ne peut nous sauver des conséquences de nos péchés, et qu'aucun pouvoir terrestre ne peut vaincre l'injustice à sa source, l'intervention salvatrice de notre Dieu d'amour a pourtant transformé la réalité du péché et de la mort en leur contraire. C'est ce que nous célébrons quand nous nous glorifions dans la Croix de notre Rédempteur".

  S'adressant plus particulièrement aux prêtres, religieux et catéchistes, le Saint-Père a alors dit: "Quand nous proclamons le Christ crucifié, c'est lui que nous annonçons au monde et non nous mêmes ou notre propre sagesse... Ne cessons jamais de nous émerveiller de la grâce extraordinaire qui nous a été faite. Ne cessons jamais de reconnaître notre indignité. Mais, en même temps efforçons-nous de devenir moins indignes de notre noble appel, de peur que par nos fautes et nos manquements nous n'affaiblissions la crédibilité de notre témoignage". J'ai conscience, a ajouté Benoît XVI, que beaucoup de prêtres et de religieux de la Terre Sainte "font actuellement l'expérience d'un appel particulier à conformer leurs vies au mystère de la Croix du Seigneur. Là où les chrétiens sont une minorité, là où ils souffrent l'épreuve en raison de tensions ethniques et religieuses, de nombreuses familles prennent la décision de partir, et il peut être tentant pour leurs pasteurs de faire de même. Néanmoins, dans des situations de cette nature, un prêtre, une communauté religieuse, une paroisse qui reste ferme et qui continue à rendre témoignage au Christ est un signe extraordinaire d'espérance, non seulement pour les chrétiens mais aussi pour tous ceux qui vivent dans la région. Leur seule présence est une expression éloquente de l'Evangile de la paix, de la détermination du Bon Pasteur de prendre soin de tout le troupeau, de l'engagement inébranlable de l'Eglise au dialogue, à la réconciliation et à la reconnaissance bienveillante de l'autre. En embrassant la Croix qui leur est tendue, les prêtres et les religieux du Proche et Moyen Orient peuvent vraiment faire rayonner l'espérance qui est au cœur du mystère que nous célébrons dans la liturgie de ce jour". Après cette messe, il a regagné la nonciature pour la soirée et la nuit.
PV-CHYPRE/                                                 VIS 20100606 (690)

SOLIDARITE AVEC LES CHRETIENS ORIENTAUX

CITE DU VATICAN, 6 JUI 2010 (VIS). Le Pape a célébré la messe ce matin au centre sportif Eleftherìa de Nicosie devant 6.000 fidèles, à l'occasion de la publication de l'Instrumentum Laboris de l'Assemblée spéciale pour le Proche Orient. Les patriarches et évêques des différentes communautés ecclésiales de cette région ont participé à la célébration. Mgr.Youssef Soueif, Archevêque maronite de Chypre s'est d'abord brièvement adressé au Saint-Père. A l'homélie, Benoît XVI a rappelé qu'aujourd'hui solennité du Corps et du Sang du Christ, et que "le nom donné en occident à cette fête liturgique est utilisé dans la tradition de l'Eglise pour désigner trois réalités distinctes: le corps physique de Jésus, né de la Vierge Marie, son corps eucharistique, le pain du ciel qui nous nourrit dans ce grand sacrement, et son corps ecclésial, l'Eglise. En réfléchissant sur ces différents aspects du Corpus Christi, nous pouvons parvenir à une compréhension plus profonde du mystère de communion qui lie ensemble tous ceux qui appartiennent à l'Eglise".

  "Chacun de nous, membre de l'Eglise, a besoin de sortir du monde clos de son individualité et d'accepter le compagnonnage des autres, qui partagent le pain avec nous... C'est pourquoi tous les jours, nous prions notre Père, pour notre pain quotidien. Abattre les barrières entre nous et nos voisins est le préalable pour entrer dans la vie divine à laquelle nous sommes appelés. Nous avons besoin d'être libérés de tout ce qui nous enferme et nous isole: crainte et défiance vis-à-vis des autres, avidité et égoïsme, mauvaise volonté pour prendre le risque de la vulnérabilité à laquelle nous nous exposons lorsque nous nous ouvrons à l'amour".  Le Pape a ensuite souligné que "dans la première communauté chrétienne, nourrie à la table du Seigneur, nous voyons les effets de l'action unifiante de l'Esprit Saint. C'est elle qui les rendait capables de mettre leurs biens en commun, l'amour pour les frères leur permettant de dépasser tout attachement matériel... Néanmoins, cet amour n'était nullement limité à leurs seuls compagnons dans la foi. Ils ne se considèrent jamais comme les bénéficiaires exclusifs, privilégiés des faveurs divines, mais plutôt comme des messagers, envoyés pour porter la bonne nouvelle du salut dans le Christ jusqu'aux extrémités de la terre. Et c'est ainsi que le message confié aux apôtres par le Seigneur ressuscité s'est répandu à travers le Moyen-Orient, et de là dans le monde entier... Nous sommes appelés à dépasser nos différences, à porter la paix et la réconciliation partout où il y a des conflits, pour offrir au monde un message d'espérance. Nous sommes appelés à tendre la main à ceux qui sont dans le besoin, en partageant généreusement nos biens terrestres avec ceux qui sont moins bien pourvus que nous. Et nous sommes appelés à proclamer sans cesse la mort et la résurrection du Seigneur, jusqu'à ce qu'il vienne dans la gloire".

  A la fin de la messe, Mgr.Nikola Eterovic, Secrétaire général du Synode des évêques, a remercié le Saint-Père pour la convocation de la prochaine assemblée spéciale pour le Moyen-Orient qui aura lieu au Vatican en octobre prochain. Il a aussi invité Benoît XVI à remettre une copie de l'Instrumentum Laboris ou document de travail aux membres du Conseil spécial pour le Synode. Avant de réciter l'angélus, le Pape a rappelé que le Proche Orient "occupe une place particulière dans le cœur de tous les chrétiens, puisque c'est là que Dieu s'est fait connaître pour la première fois à nos pères dans la foi... Nous savons aussi que certains d'entre vous endurent de grandes épreuves dues à la situation actuelle de la région. L'Assemblée spéciale est une opportunité pour les chrétiens du reste du monde d'offrir un soutien spirituel et une solidarité à leurs frères et sœurs du Moyen-Orient". Les chrétiens de cette région "désirent vivre en paix et en harmonie avec leurs voisins juifs et musulmans. Souvent -leur a-t-il encore dit- vous agissez en artisans de paix dans le difficile processus de conciliation. Vous méritez la reconnaissance pour le rôle inestimable que vous remplissez. C'est mon sérieux espoir que tous vos droits soient de plus en plus respectés, y compris le droit à la liberté de culte et à la liberté religieuse, et que vous ne souffriez plus jamais de discrimination d'aucune sorte. Je prie afin que les travaux de ces assises spéciales puissent aider à centrer l'attention de la communauté internationale sur la situation des chrétiens proche orientaux qui souffrent pour leur foi, afin que des solutions justes et durables soient trouvées pour les conflits qui causent tant d'épreuves. Sur cette grave question, je réitère mon appel personnel en faveur d'un effort international, rapide et concerté, pour résoudre les tensions actuelles au Moyen-Orient, spécialement en Terre Sainte, avant que de tels conflits ne conduisent à de plus grandes tragédies. C'est avec ces pensées -a-t-il conclu-, que je vous présente maintenant le texte de l'Instrumentum Laboris de l'Assemblée spéciale du Synode des évêques sur le Moyen-Orient ". Après l'angélus, il a rappelé qu'aujourd'hui était célébrée à Varsovie la béatification de Jerzy Popiełuszko, prêtre et martyr. "J'adresse un salut cordial à l'Eglise de Pologne qui se réjouit aujourd'hui de l'élévation à la gloire des autels du Père Jerzy Popiełusko. Son ministère zélé et son martyre sont un signe éloquent de la victoire du bien sur le mal. Puissent son exemple et son intercession nourrir le zèle des prêtres et faire naître la foi dans l'amour". Benoît XVI a ensuite regagné la nonciature apostolique pour y déjeuner avec les membres de sa suite, les patriarches et les évêques du Conseil spécial du Synode ainsi que SB Chrysostomos II.
PV-CHYPRE/                                             VIS 20100606 (940)

INSTRUMENTUM LABORIS

CITE DU VATICAN, 6 JUI 2010 (VIS). Voici de larges extraits de l'Instrumentum Laboris du Synode spécial pour le Proche et Moyen Orient, qui se tiendra du 10 au 24 octobre. Dans l'avant-propos, le Secrétaire général du Synode des évêques, Mgr.Nikola Eterovic, souligne combien la situation de la région ressemble à celle vécue par la première communauté chrétienne en Terre Sainte, au milieu de difficultés et de persécutions. L'introduction rappelle ensuite que ces assises entendent d'abord "confirmer et renforcer les chrétiens dans leur identité, grâce à la Parole de Dieu et aux sacrements et, deuxièmement, de raviver la communion ecclésiale entre les Eglises sui juris, afin qu'elles puissent offrir un témoignage de vie chrétienne authentique, joyeuse et attirante".

   Le premier chapitre traite de l'Eglise catholique en Terre Sainte, "en rappelant que toutes les Eglises du monde prennent leur source dans l'Eglise de Jérusalem... Puis il rappelle que les Eglises orientales sont d'origine apostolique et que l'affaiblissement, voire la disparition, du christianisme là où il est né serait une grave perte pour l'Eglise universelle. Il y a donc une lourde responsabilité, celle de maintenir la foi chrétienne en ces terres saintes... Malgré leur petit nombre, les chrétiens appartiennent de plein droit au tissu social et à l'identité même des pays de la région. Leur disparition représenterait une perte pour le pluralisme du Proche et Moyen Orient. Les catholiques sont appelés à promouvoir le concept de laïcité positive de l'Etat pour alléger le caractère théocratique du gouvernement et permettre une plus grande égalité entre les citoyens de religions différentes, en facilitant ainsi la promotion d'une démocratie saine, positivement laïque, qui reconnaisse pleinement le rôle de la religion, dans la vie publique également, dans le respect total de la distinction entre les ordres religieux et temporels... Les chrétiens doivent être une minorité active, sans se replier sur eux mêmes sans tomber dans le piège du ghetto. L'Eglise encourage la formation de familles nombreuses et promeut l'éducation qui reste l'investissement majeur, soit les écoles et les universités catholiques qui accueillent des milliers de personnes de toutes les religions, tout comme les centres hospitaliers et les services sociaux. Toutefois, les Eglises et les écoles catholiques pourraient aider davantage les moins favorisés. C'est en effet surtout grâce à ses activités caritatives qui s'intéressent non seulement aux chrétiens mais aussi aux musulmans et aux juifs que l'actions des Eglises en faveur du bien commun est sensible. Il existe par ailleurs un rappel à la transparence dans la gestion de l'argent de l'Eglise, surtout de la part des prêtres et des évêques, pour distinguer ce qui est donné pour un usage personnel de ce qui appartient à l'Eglise. Le document souligne donc que les conflits régionaux rendent encore plus fragile la situation des chrétiens: L'occupation israélienne des Territoires palestiniens rend difficile la vie quotidienne pour la liberté de mouvement, l'économie et la vie sociale et religieuse: accès aux Lieux Saints, conditionné par des permis militaires accordés aux uns et refusés aux autres, pour raisons de sécurité. De plus, certains groupes fondamentalistes chrétiens justifient par l'Ecriture l'injustice politique imposée aux palestiniens, ce qui rend la position des chrétiens arabes encore plus délicate. Les chrétiens font partie des principales victimes de la guerre en Irak. Encore aujourd'hui, la politique mondiale n'en tient pas assez compte. Au Liban, les chrétiens sont divisés au plan politique et confessionnel. En Egypte, la montée de l'Islam politique d'une part et le désengagement, en partie forcé, des chrétiens par rapport à la société civile, rendent leur vie sujette à de sérieuses difficultés. Dans d'autres pays, l'autoritarisme, voire la dictature, poussent la population, y compris les chrétiens, à supporter en silence, pour sauver l'essentiel. En Turquie, le concept actuel de laïcité pose encore des problèmes à la pleine liberté religieuse du pays. Les chrétiens sont exhortés à ne pas abandonner leur engagement au sein de la société malgré les tentations de découragement. Le document note qu'en orient, liberté de religion veut dire habituellement liberté de culte. Il ne s'agit donc pas encore de liberté de conscience, c'est-à-dire de la liberté de croire ou de ne pas croire, de pratiquer une religion seul ou en public, sans aucune entrave, et donc de la liberté de changer de religion. La religion, en orient, est en général un choix social et même national, non un choix individuel. Changer de religion est perçu comme une trahison envers la société, la culture et la nation bâtie principalement sur une tradition religieuse. C'est pourquoi, la conversion à la foi chrétienne est vue comme étant le fruit d'un prosélytisme intéressé, non d'une conviction religieuse authentique. Pour le musulman, elle est souvent interdite par les lois de l'Etat. D'autre part, en ce qui concerne les chrétiens, dans certains cas, la conversion à l'Islam ne se fait pas par conviction religieuse mais pour des intérêts personnels. Parfois, elle peut se faire aussi sous la pression du prosélytisme musulman. Certaines réponses aux Lineamenta affirment leur refus ferme du prosélytisme chrétien, tout en signalant qu'il est ouvertement pratiqué par certaines communautés évangéliques. De fait, la question de l'annonce a besoin d'une réflexion plus en profondeur pour arriver à affirmer le droit de toute personne et sa complète liberté de conscience. L'extrémisme islamique, dans le même temps, continue à croître dans l'ensemble de la région, constituant ainsi une menace pour tous, chrétiens, juifs et musulmans. Dans ce contexte de conflictualité, de difficultés économiques et de limitations politiques et religieuses, les chrétiens continuent à émigrer : " dans le jeu des politiques internationales, l'existence des chrétiens est souvent ignorée et les chrétiens en sont la première victime : ceci constitue l'une des causes majeures de l'émigration".

  "Le deuxième chapitre est consacré à la communion ecclésiale... La communion au sein de l'Eglise catholique se manifeste par deux signes principaux, le Baptême et l'Eucharistie dans la communion avec l'Evêque de Rome, successeur de Pierre. Coryphée des apôtres, il est le principe et le fondement perpétuel et visible de l'unité de la foi et de communion . Pour promouvoir l'unité dans la diversité, il faut dépasser le confessionnalisme dans ce qu'il peut avoir d'étroit ou d'exagéré, encourager l'esprit de coopération entre les différentes communautés, coordonner l'activité pastorale, et stimuler l'émulation spirituelle et non la rivalité. L'Instrumentum Laboris indique par ailleurs que la communion, dans la même Eglise ou Patriarcat entre les divers membres se fait sur le modèle de la communion avec l'Eglise universelle et le successeur de Pierre. Au niveau de l'Eglise Patriarcale, la communion s'exprime par le Synode qui réunit les évêques de toute une communauté autour du Patriarche, Père et Chef de son Eglise... Les chrétiens sont invités à se sentir membres de l'Eglise catholique régionale, et pas seulement membres d'une Eglise particulière".

  "Le troisième chapitre prend en considération le thème du témoignage chrétien. Il rappelle tout d'abord l'importance de la catéchèse pour connaître et transmettre la foi en éliminant le fossé entre la vérité de la foi et la vie concrète... La priorité de l'œcuménisme est rappelée, avec le dépassement des préjudices et des défiances par le biais du dialogue et de la collaboration... Est condamné formellement le prosélytisme qui emploie des moyens en opposition avec l'Evangile. Sont ensuite passés en revue les rapports avec le judaïsme qui trouvent dans le Concile Vatican II un point de référence fondamental. Le dialogue avec les juifs est défini comme essentiel bien que difficile en tant que ressentant du conflit israélo-palestinien. L'Eglise souhaite que les deux peuples puissent vivre en paix chacun dans sa patrie, avec des frontières sures et internationalement reconnues. Est rappelée la ferme condamnation de l'antisémitisme, en soulignant que les attitudes négatives actuelles entre les peuples arabes et le peuple juif semblent être plutôt de caractère politique et donc étrangères à tout discours ecclésial. Les chrétiens sont appelés à apporter à toute cette situation un esprit de réconciliation basée sur la justice et l'équité pour les deux parties. Par ailleurs, les Eglises orientales invitent à continuer de distinguer la réalité religieuse et la réalité politique. Les relations de l'Eglise catholique avec les musulmans ont aussi leur fondement dans le Concile Vatican II... Les relations entre chrétiens et musulmans sont parfois ou souvent difficiles, surtout du fait que les musulmans ne distinguent pas religion et politique, ce qui met les chrétiens dans la situation délicate de non citoyens, alors qu'ils sont les citoyens de ces pays bien avant l'arrivée de l'Islam. La clef du succès de la coexistence entre chrétiens et musulmans dépend de la reconnaissance de la liberté religieuse et des droits de l'homme. Les chrétiens sont appelés à ne pas s'isoler dans des ghettos, attitude défensive et de repli sur soi typique des minorités... Dans une situation régionale conflictuelle, les chrétiens sont exhortés à promouvoir la pédagogie de la paix. Il s'agit d'une voie réaliste, même si elle risque d'être repoussée par la plupart. Elle a aussi davantage de chances d'être accueillie dans la région du fait que la violence, celle des forts comme celle des faibles, n'a porté qu'à l'échec et à une impasse générale. Il s'agit d'une situation que le terrorisme mondial le plus radical exploite. La contribution des chrétiens, qui exige beaucoup de courage, est indispensable même si trop souvent les pays proche et moyen orientaux identifient l'occident avec le christianisme, créant ainsi un grand dommage aux Eglises chrétiennes. Le document analyse également le fort impact de la modernité qui, au croyant musulman, présente un visage athée et immoral. Il la vit comme une invasion culturelle menaçante, une source de troubles pour son système de valeurs. Du reste, la modernité est aussi la lutte pour la justice et l'égalité, pour la défense des droits... Le chrétien peut apporter une contribution spéciale dans le cadre de la justice et de la paix. Il a le devoir de dénoncer courageusement la violence, d'où qu'elle vienne, et de suggérer une solution qui ne passe que par le dialogue, la réconciliation et le pardon. Toutefois, les chrétiens doivent exiger avec des moyens pacifiques que leurs droits aussi soient reconnus par les autorités civiles. Le document affronte ensuite le thème de l'évangélisation dans une société musulmane qui peut avoir lieu seulement au travers du témoignage mais on demande qu'elle soit garantie aussi par d'opportunes interventions externes. Dans tous les cas, l'activité caritative des communautés catholiques envers les plus pauvres et les exclus, sans discrimination, représente la façon la plus évidente de diffuser l'enseignement chrétien".

  La Conclusion du document fait état du "souci du aux difficultés du moment, mais aussi de l'espérance fondée sur la foi chrétienne... Depuis des décennies, la non résolution du conflit israélo-palestinien, le non respect du droit international, l'égoïsme des grandes puissances et le non respect des droits humains ont déstabilisé l'équilibre de la région et imposé aux populations une violence qui risque de les plonger dans le désespoir. La conséquence en est l'émigration des populations, notamment des chrétiens. Face à ce défi et soutenu par la communauté chrétienne universelle, le chrétien du Proche et Moyen Orient est appelé à assumer sa vocation au service de la société... Aux chrétiens de la Terre Sainte, il faut redire: Ne crains pas, petit troupeau. Tu as une mission. De toi dépend la croissance de ton pays et la vitalité de ton Eglise, qui n'adviendront qu'avec la paix, la justice et l'égalité de tous les citoyens!".
SE/                                                                   VIS 20100606 (1880)

samedi 5 juin 2010

DANS L'AVION VERS CHYPRE


CITE DU VATICAN, 4 JUI 2010 (VIS). Durant le vol de Rome à Paphos, Benoît XVI a rencontré les journalistes accrédités et répondu aux questions formulées en leur nom par le P.Federico Lombardi, SJ, Directeur de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. D'emblée, il s'est dit profondément touché par le meurtre de Mgr.Padovese, "qui avait activement collaboré à la préparation du prochain Synode" sur le Proche Orient "et dont il aurait été un important acteur... L'ombre de sa mort ne s'étend cependant pas sur le sens de ce voyage et sur les thèmes qu'il implique. On ne doit pas attribuer ce meurtre à la Turquie et au peuple turc. Même si nous avons encore peu d'informations, il est certain qu'il ne s'agit pas d'un acte à caractère politique ou religieux, mais d'une question personnelle. Attendons les éclaircissements et ne mêlons pas ce drame à la question du dialogue avec l'Islam et aux thèmes du voyage à Chypre. Cette triste affaire ne doit absolument pas peser sur le dialogue, qui sera un sujet majeur de la visite" apostolique.

  Votre visite pourra-t-elle contribuer à réduire la distance entre les deux communautés chypriotes et favoriser une solution pacifique du conflit, dans le respect de la liberté religieuse et de l'héritage culturel de chacun?: "Sous de multiples aspects, ce voyage est une prolongation de celui de l'an dernier en Terre Sainte et de celui à Malte le mois dernier... Je n'apporte pas de message politique mais un message religieux, pouvant disposer les esprits à s'ouvrir à la paix".

  Vous vous rendez à Chypre quelques jours après le grave incident au large de Gaza, qui accroît les difficultés du processus de paix. De quelle manière le Saint-Siège entend-il contribuer à surmonter ce moment délicat pour le Proche Orient?: "Notre contribution est avant tout religieuse, même si nos conseils politiques et stratégiques peuvent être utiles. Mais le rôle premier du Saint-Siège est avant tout religieux... Devant les violences il convient de rester calmes, de ne pas perdre courage et de recommencer...avec la certitude qu'il faut aller de l'avant. Dans la voie vers la paix la violence ne peut être la solution. Il faut user de patience et c'est ce que le Saint-Siège et le Pape s'efforcent de recommander".

  A propos ensuite de l'oecuménisme et en particulier du dialogue avec l'orthodoxie, cultuel ou théologique, le Saint-Père a répondu en soulignant "les grands progrès accomplis dans le témoignage commun des valeurs chrétiennes dans un monde sécularisé. Il ne s'agit pas d'une alliance morale et politique, mais d'une démarche de foi car les valeurs fondamentales que nous défendons ensemble ne sont pas des moralismes  mais la substance de la foi chrétienne... Trois éléments rapprochent de plus en plus" orthodoxes et catholiques. "La Bible n'est pas tombée du ciel. C'est un livre qui a grandi au sein du peuple de Dieu et qui y vit réellement. On ne peut pas l'isoler car elle est la tradition de l'Eglise, et cette conscience est commune à l'orthodoxie et au catholicisme. C'est notre voie commune... Ensuite, la tradition nous ouvre la porte à la compréhension de l'Ecriture...et enfin la définition de la foi élaborées par les conciles antiques est un résumé de l'Ecriture... Bien sûr, ce n'est pas le débat théologique qui crée seul l'unité. C'est une dimension importante de la vie chrétienne que de se connaître, d'être frères, d'apprendre malgré les incompréhensions du passé. Cette fraternité exige aussi de la patience, une patience qu'il faut apprendre".

  Quelles sont les attentes majeures du Synode d'octobre, pour l'avenir des chrétiens du Proche Orient mis aussi des autres croyants de la région? Benoît XVI a répondu qu'il était déjà important que les chefs d'Eglises se rencontrent. "Il faut une communion concrète, dans la vie et dans le dialogue, et il faut une visibilité des diverses Eglises...qui nous aide dans notre coexistence et notre connaissance réciproque, dans le fait d'apprendre les uns des autres, de nous entraider. Ainsi nous aiderons les chrétiens du Proche Orient à ne pas désespérer, à ne pas s'expatrier malgré les difficultés". Ce dialogue doit s'étendre à toutes les confessions chrétiennes, "afin que grandisse une conscience commune de la responsabilité chrétienne et de la capacité au dialogue avec nos frères musulmans malgré toutes les différences".
PV-CHYPRE/                                                         VIS 20100605 (710)  

RENCONTRE AVEC LES CORPS CONSTITUES

CITE DU VATICAN, 5 JUI 2010 (VIS). En début de matinée, Benoît XVI s'est rendu au palais présidentiel de Nicosie pour une visite au chef de l'Etat M.Demetris Christofias, avant de rencontrer dans les jardins les corps constitués dont le corps diplomatique accrédité à Chypre. Après le dépôt d'une gerbe devant la statue de l'Archevêque Makários III (1913 - 1977), premier Président de la République, le Pape a prononcé un discours dont voici les principaux passages:

  Evoquant Mgr.Mákarios, il a rappelé qu'il s'était engagé dans la vie politique pour "servir le bien d'autrui dans la société, que ce soit sur le plan local, national ou international. C'est une noble vocation que l'Eglise apprécie". Tous ceux qui occupent des fonctions publiques savent "l'importance de la vérité, de l'intégrité et du respect dans vos relations avec les autres. Les relations personnelles constituent souvent les premiers pas vers la construction de la confiance et - le temps venu - de solides liens d'amitié entre les personnes, entre les peuples et entre les nations... Dans les pays qui connaissent des situations politiques délicates, de telles relations personnelles, honnêtes et ouvertes, peuvent être le prélude d'un plus grand bien pour des sociétés et des peuples entiers... Les anciens philosophes grecs nous enseignent aussi que le bien commun est précisément servi par l'influence de personnes dotées d'une profonde perspicacité morale et de courage... La rectitude morale et le respect impartial des autres et de leur bien-être sont indispensables au bien de toute société tandis qu'ils établissent un climat de confiance dans lequel les échanges humains, qu'ils soient religieux, économiques, sociaux et culturels, civils et politiques, acquiert de la vigueur et de la richesse. Mais que signifie en termes concrets respecter et promouvoir la vérité morale dans le monde de la politique et de la diplomatie aux plans national et international?".

  "Premièrement, promouvoir la vérité morale signifie agir de façon responsable sur la base de connaissances factuelles... Quand les parties s'élèvent au-dessus de leur regard particulier sur les événements, elles acquièrent une vision objective et globale. Ceux qui sont appelés à résoudre de tels conflits sont capables de prendre de justes décisions et de promouvoir une réconciliation authentique lorsqu'ils saisissent et reconnaissent l'ensemble de la vérité sur une question spécifique. Une deuxième voie pour promouvoir la vérité morale consiste à déconstruire les idéologies politiques qui voudraient supplanter la vérité. Les expériences tragiques du vingtième siècle ont mis à nu l'inhumanité qui s'ensuit lorsque la vérité et la dignité humaine sont niées... En ce sens, parlant devant l'Assemblée générale des Nations-Unies, j'ai attiré l'attention sur des tentatives conduites en certains lieux pour réinterpréter la Déclaration universelle des droits de l'homme dans le but de donner satisfaction à des intérêts particuliers qui compromettraient la cohérence interne de la Déclaration et l'éloignerait de son objectif originel. Troisièmement, promouvoir la vérité morale dans la vie publique appelle à un effort constant pour fonder les lois positives sur les principes éthiques de la loi naturelle. Il fut un temps où le recours à celle-ci était considéré comme évident, mais l'ère du positivisme dans la théorisation contemporaine de la loi réclame la réaffirmation de cet axiome important. Les personnes, les communautés et les états, sans le repère des vérités morales objectives, deviendront égoïstes et sans scrupule et le monde, un lieu plus dangereux à vivre... Quand les politiques que nous soutenons sont appliquées en harmonie avec la loi naturelle qui est commune à notre humanité, nos actions deviennent alors plus saines et contribuent à un environnement de compréhension, de justice et de paix". Après cette rencontre, le Saint-Père s'est rendu par la route à l'école St.Maron pour y retrouver la communauté catholique de Chypre.
PV-CHYPRE/                                                 VIS 20100605 (620)

PROMOUVOIR LES VALEURS EVANGELIQUES

CITE DU VATICAN, 5 JUI 2010 (VIS). A 10 h 45' locales à l'école St.Maron de Nicosie, Benoît XVI a rencontré une délégation de la communauté catholique de Chypre, forte de 25.000 fidèles. En cette première visite à Chypre, l'Evêque de Rome vient, a-t-il dit à ses hôtes, "vous confirmer dans votre foi en Jésus Christ et vous encourager à demeurer un seul cœur et une seule âme dans la fidélité à la tradition apostolique... Je suis parmi vous aujourd'hui pour vous apporter l'assurance de mon soutien, de mes prières affectueuses et de mes encouragements...Vous êtes appelés à vivre votre foi dans le monde en ajoutant votre voix et votre action pour promouvoir les valeurs de l'Évangile qui vous ont été transmises par des générations de chrétiens chypriotes. Que ces valeurs, profondément enracinées dans votre culture comme dans le patrimoine de l'Eglise universelle, continuent à inspirer vos efforts pour promouvoir la paix, la justice et le respect de la vie humaine et de la dignité de vos concitoyens. En ce sens, votre fidélité à l'Evangile sera sûrement bénéfique à toute la société chypriote".

  Puis il a attiré l'attention sur "la recherche d'une plus grande unité dans la charité avec les autres chrétiens et du dialogue avec ceux qui ne sont pas chrétiens... Etant données votre situation, vous pouvez apporter une contribution particulière à la réalisation d'une plus grande unité chrétienne dans votre vie quotidienne. Laissez-moi vous encourager à agir ainsi, certain que l'Esprit du Seigneur, qui a prié pour que ses disciples soient un, vous accompagnera dans cette tâche importante. En matière de dialogue interreligieux, beaucoup reste encore à faire dans le monde. C'est là un autre domaine dans lequel vivent souvent les catholiques de Chypre... Ce n'est que par un patient travail que la confiance mutuelle peut être bâtie, le fardeau de l'histoire dépassé, et les différences politiques et culturelles entre les peuples devenir une raison pour travailler à une compréhension plus profonde. Je vous encourage à favoriser la création d'une telle confiance entre chrétiens et non chrétiens, comme une base pour fonder une paix durable et une entente harmonieuse entre les personnes appartenant à des religions, à des aires politiques et à origines culturelles différentes".

  Je vous encourage aussi, a poursuivi le Pape, "à prier et à favoriser les vocations à la prêtrise et à la vie religieuse. Alors que l'Année sacerdotale s'achève, l'Eglise a acquis une conscience renouvelée du besoin de prêtres bons, saints et bien formés. Elle a besoin d'hommes et de femmes religieux totalement donnés au Christ et à l'extension du Royaume de Dieu sur la terre... Votre travail s'inscrit dans une tradition de l'Eglise catholique à Chypre qui est ancienne et appréciée. Continuez patiemment à servir le bien de toute la communauté en recherchant l'excellence dans l'éducation. Que le Seigneur vous bénisse en abondance dans la mission sacrée que représente la formation du plus précieux des dons que le Tout Puissant nous ait fait, nos enfants". S'adressant enfin aux jeunes catholiques de Chypre, le Saint-Père les a encouragés à demeurer forts dans la foi, joyeux de servir le Seigneur par le biais de vos talents. Participez à la construction d'un avenir meilleur pour votre Eglise et votre pays, en plaçant le bien d'autrui avant le votre". Après quoi, Benoît XVI a gagné l'archevêché orthodoxe pour y rencontrer SB Chrysostomos II.
PV-CHYPRE/                                                VIS 20100605 (570)

COOPERATION OECUMENIQUE

CITE DU VATICAN, 5 JUI 2010 (VIS). Ce midi, Benoît XVI s'est rendu auprès de SB Chrysostomos III, saluant à travers l'Archevêque de Chypre, son Saint Synode, ainsi que tous les prêtres, les diacres, les moines, les religieuses et les fidèles de l'Eglise orthodoxe. Cette Eglise nationale et autonome a toujours joué un grand rôle dans la vie de l'île. Elle paya un lourd tribu lors de la guerre d'indépendance. En 1825 les évêques et une grande partie du clergé furent massacrés par les turcs qui les suspectaient d'appuyer la révolte grecque. Sous la domination britannique (1878 - 1958), elle milita pour l'indépendance et en 1960 son archevêque devint le Président du nouvel état. A la suite de l'invasion turque de 1974, un tiers de la population (170.000 personnes) devinrent réfugiés dans leur propre pays tandis que la Turquie installait en zone nord 160.000 colons turcs. Dans la partie occupée de l'île, plus de 500 édifices orthodoxes ont été détruits ou profanés. L'Eglise orthodoxe chypriote, qui est depuis 1948 membre du Conseil mondial des Eglises, est très active dans le dialogue oecuménique et inter-religieux au Proche Orient et en Europe. A Chypre se trouve le siège du Conseil des Eglises proche orientales. Le Saint-Père a été accueilli par l'Archevêque Chrysostomos, qui l'a accompagné dans sa cathédrale puis devant le monument commémoratif de SB Mákarios III. Après quoi Benoît XVI a prononcé un discours, saluant d'emblée l'hospitalité de l'Eglise orthodoxe et la fraternité dont témoignent la visite romaine de Chrystomos II en 2007 et la réunion théologique de Paphos en 2009.   

  Puisse l'Esprit Saint, a dit le Pape, "guider et raffermir cet engagement hautement ecclésial pour la restauration d'une communion pleine et visible entre les Eglises orientales et occidentales, une communion qui doit être vécue dans la fidélité à l'Evangile et à la tradition apostolique, dans le respect des traditions propres à l'orient et à l'occident, et dans l'ouverture à la diversité des dons par lesquels l'Esprit fait croître l'Eglise dans l'unité, la sainteté et la paix". Puis il a dit que cet esprit de fraternité et de communion s'est également manifestée par l'aide de l'Eglise de Chypre aux sinistrés du séisme de L'Aquila (Italie). "Dans ce même esprit, je vous rejoins dans la prière pour qu'avec l'aide de Dieu, tous les habitants de Chypre aient la sagesse et la force nécessaires de travailler ensemble à un juste règlement des problèmes encore sans solution, pour rechercher la paix et la réconciliation, et pour construire à l'intention des générations futures une société caractérisée par le respect des droits de tous, y compris les droits inaliénables à la liberté de conscience et de culte".

  "Chypre est traditionnellement considérée comme une partie de la Terre Sainte, et la situation de conflit permanent au Moyen Orient doit préoccuper tous les disciples du Christ. Personne ne peut rester indifférent aux multiples besoins des chrétiens de cette région en conflit, afin que ces anciennes Eglises puissent vivre dans la paix et dans la prospérité. Les communautés chrétiennes de Chypre peuvent devenir un espace très propice à la coopération œcuménique, par sa prière et son engagement solidaire pour la paix, la réconciliation et la stabilité de ces régions bénies par la présence du Prince de la Paix au cours de sa vie terrestre". Après cette intervention, le Saint-Père a visité le musée archiépiscopal des icônes et déjeuné avec SB Chrysostomos II.
PV-CHYPRE/                                                 VIS 20100605 (570)

MEURTE DE MGR.PADOVESE

CITE DU VATICAN, 5 JUI 2010 (VIS). Le Saint-Père a fait parvenir un télégramme à Mgr.Antonio Lucibello, Nonce apostolique en Turquie, à la suite de l'assassinat avant-hier de Mgr.Luigi Padovese, Vicaire apostolique d'Anatolie et Président de la Conférence épiscopale turque: "Profondément touché...je tiens à assurer de ma solidarité dans la prière les évêques, prêtres, religieux et fidèles de l'Eglise qui est en Turquie. Le Pape s'unit à vous tous à l'heure de saluer la noble âme de ce pasteur bien aimé et de la recommander à l'infinie miséricorde divine... Rendons grâce à Dieu pour un si généreux témoin de l'Evangile, fermement engagé dans le dialogue et la réconciliation qui ont caractérisé toute sa vie sacerdotale et son ministère épiscopal. Uni à tous ceux qui pleurent Mgr.Padovese dans l'attente et la certitude de la résurrection, je vous envoie le réconfort de la bénédiction apostolique".
TGR/                                                             VIS 20100605 (150)

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 5 JUI 2010 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

-Mgr.Julio Hernando García Peláez, Evêque d'Istmina - Tadó (superficie: 22.240, population: 214.500, 201.000, prêtres: 58, religieux: 109), en Colombie. Jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de Cali (Colombie), il succède à Mgr.Alonso Llano Ruiz, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.

-Le P.Robert Dodaro, OSA, Consulteur de la Congrégation pour la doctrine de la foi.
NER:RE:NA/                                                             VIS 20100605 (80)

vendredi 4 juin 2010

ARRIVEE DE BENOIT XVI A CHYPRE

CITE DU VATICAN, 4 JUI 2010 (VIS). Le premier Pape a se rendre à Chypre est arrivé à l'aéroport de Paphos peu après 14 h locales (13 h de Rome). C'est le seizième voyage apostolique de Benoît XVI, qui a été accueilli par le Président Demetris Christophias et l'Archevêque orthodoxe de Chypre SB Chrysostomos II, le Nonce apostolique Antonio Franco, le Patriarche latin de Jérusalem SB Fouad Twal, et le P.Pierbattista Pizzaballa, OFM, Custode de Terre Sainte. Après les discours de bienvenue, le Saint-Père a prononcé un bref discours, dont voici les passages saillants:

  "Chypre est au carrefour de cultures et de religions, d'histoires anciennes et épiques qui conservent encore un impact important et visible dans la vie de votre pays. Entrée récemment dans l'Union Européenne, la République de Chypre a commencé à percevoir les avantages de posséder des liens économiques et politiques plus étroits avec les autres pays européens... Il est vivement souhaitable que cette appartenance contribue à la prospérité chez vous, et que les autres pays européens puissent, à leur tour, s'enrichir de votre héritage spirituel et culturel qui reflète votre rôle historique, favorisé par votre position entre l'Europe, l'Asie et l'Afrique. Puissent l'amour pour votre patrie et pour vos familles, et le désir de vivre en harmonie avec vos voisins sous la protection bienveillante du Dieu tout puissant, vous inspirer dans vos efforts patients pour résoudre les problèmes restés en suspens que vous partagez avec la communauté internationale concernant l'avenir de votre île".

   "En mettant mes pas dans ceux de nos pères communs dans la foi, Paul et Barnabé, je viens parmi vous comme un pèlerin et comme le serviteur des serviteurs de Dieu. Depuis que les Apôtres ont porté le message chrétien sur ces côtes, Chypre a été bénie par un grand héritage chrétien qui a résisté au temps". Saluant ensuite SB Chrysostomos II, Benoît XVI a dit sa joie de rencontrer bientôt beaucoup de chrétiens de l'Eglise orthodoxe chypriote. "C'est aussi avec impatience que j'attends de pouvoir saluer les autres responsables religieux chypriotes. J'espère pouvoir contribuer au renforcement de nos liens de communion et réaffirmer la nécessité de faire croître davantage la confiance réciproque et l'amitié durable entre ceux qui adorent le Dieu unique. Comme Successeur de Pierre, je viens rencontrer d'une manière particulière les catholiques de Chypre, les affermir dans leur foi et les encourager à être des chrétiens et des citoyens exemplaires, en jouant pleinement leur rôle dans la société pour le bien de l'Eglise et de l'Etat". Annonçant qu'il s'apprêtait à en promulguer le document de travail préparatoire, le Pape a rappelé que l'Assemblée spéciale du Synode des évêques "examinera plusieurs aspects de la présence de l'Eglise au Proche Orient et les défis que les catholiques affrontent, parfois dans des circonstances éprouvantes, en exprimant visiblement leur communion au sein de l'Eglise catholique et en donnant leur témoignage dans le service de la société et du monde. Chypre est donc un lieu approprié pour lancer la réflexion de l'Eglise sur la pluri-centenaire communauté catholique de cette région, pour exprimer notre solidarité avec tous les crétiens de la région et notre conviction qu'ils ont un rôle irremplaçable à jouer pour la paix et la réconciliation auprès de tous les peuples qui y vivent". Après cette cérémonie, Benoît XVI a gagné l'église Agia Kiriaki Chrysospolitissa pour une célébration oecuménique.
PV-CHYPRE/                                                          VIS 20100604 (560)

COMMUNION ECCLESIALE ET MISSION COMMUNE

CITE DU VATICAN, 4 JUI 2010 (VIS). Le Pape est arrivé à 15 h 15' (heure locale) à l'église Agia Kyriakis Chrysopolitissa de Paphos, lieu de culte orthodoxe ouvert depuis 1987 aux catholiques et aux anglicans par l'évêque local, aujourd'hui Archevêque de tout Chypre. L'édifice se dresse devant les ruines d'une basilique du IV siècle et près du monolithe appelé colonne de saint Paul. Accueilli par le recteur de la communauté catholique, le Saint-Père a brièvement prié dans l'église avant de sortir saluer les fidèles rassemblés. Après le salut de SB Chrysostomos II et la lecture du récit du premier voyage de Paul et Barnabé à Chypre, Benoît XVI a pris la parole:

  "Ainsi, c'est à partir de ce lieu que le message évangélique commença à se répandre à travers l'empire romain. Encouragée par la prédication des apôtres, l'Eglise parvint à s'enraciner dans le monde. L'Eglise à Chypre peut justement être fière de ses liens directs avec la prédication de Paul, Barnabé et Marc, et de sa communion dans la foi apostolique, une communion qui l'unit à toutes les Eglises qui conservent cette même règle de foi. C'est là la communion, réelle, bien qu'imparfaite, qui nous unit déjà, et qui nous pousse à surmonter nos divisions et à œuvrer pour restaurer l'unité pleine et visible qui est la volonté du Seigneur pour tous ses disciples... La communion ecclésiale dans la foi des apôtres est un don reçu, mais aussi une mission qui nous sont confiée... Chaque chrétien est mis à part pour porter le témoignage prophétique du Seigneur ressuscité et de l'Evangile de la réconciliation, de la miséricorde et de la paix. Dans ce contexte, l'Assemblé spéciale du Synode des évêques pour le Proche Orient, qui se réunira à Rome, en octobre, réfléchira sur le rôle vital des chrétiens dans cette région, elle les encouragera dans leur témoignage de l'Evangile, et elle contribuera à promouvoir un dialogue et une coopération plus grandes entre les chrétiens de la région. De manière significative, les travaux de ce synode seront enrichis par la présence fraternelle de délégués d'autres Eglises et communautés chrétiennes de cette région, en signe de notre engagement commun au service de la Parole de Dieu et de notre ouverture à la puissance de la grâce de la réconciliation".

  "L'unité de tous les disciples du Christ est un don qui doit être imploré auprès du Père dans l'espérance qu'elle affermira le témoignage de l'Evangile dans le monde d'aujourd'hui... Il y a juste cent ans, à la Conférence missionnaire d'Edimbourg, la conscience claire que les divisions entre chrétiens étaient un obstacle à la diffusion de l'Evangile, a occasionné la naissance du mouvement œcuménique moderne. Aujourd'hui, nous pouvons être reconnaissants à l'égard du Seigneur, qui à travers son Esprit, nous a amenés, spécialement ces dernières décennies, à redécouvrir le riche héritage apostolique qui est commun à l'est et à l'ouest, et, à travers un dialogue patient et sincère, à trouver les chemins pour nous rapprocher les uns des autres, en surmontant les controverses passées, et en aspirant à un avenir meilleur. L'Eglise à Chypre qui a servi de pont entre l'est et l'ouest, a beaucoup contribué à ce processus de réconciliation. Le chemin qui a pour but la pleine communion ne sera certainement pas exempt de difficultés, cependant l'Eglise catholique et l'Eglise orthodoxe de Chypre se sont engagées à avancer sur le chemin du dialogue et de la coopération fraternelle. Que l'Esprit Saint éclaire les esprits et renforce nos résolutions, afin qu'ensemble nous puissions porter le message du salut aux hommes et aux femmes de notre temps, qui ont soif de la foi qui apporte la vraie liberté et le salut, la vérité qui a pour nom Jésus-Christ!". Après la récitation du Notre Père et un hymne byzantin, Benoît XVI est retourné à l'intérieur de l'église puis a béni le site d'une prochaine maison de retraite aux soins de la communauté catholique. Il a ensuite gagné par la route Nicosie, la capitale chypriote.
PV-CHYPRE/                                                 VIS 20100604 (670)

SACERDOCE DE JESUS ET EUCHARISTIE

CITE DU VATICAN, 4 JUI 2010 (VIS). Hier en début de soirée, solennité du Corpus Domini, Benoît XVI a célébré la messe en la basilique St.Jean-de-Latran. A cause de la pluie, la traditionnelle procession vers Ste.Marie-Majeure a été annulée et l'adoration eucharistique s'est déroulée à l'intérieur de la basilique du Latran. Dans son homélie, le Pape a invité les fidèles à méditer sur "la relation entre l'eucharistie et le sacerdoce du Christ" à la lumière des textes bibliques: "Il ne faut d'abord pas oublier que Jésus n'était pas un prêtre au sens de la tradition juive... Il n'appartenait pas à la descendance de Aaron mais à celle de Judas et était ainsi exclu de la voie sacerdotale. La personne et l'activité de Jésus de Nazareth ne se trouvent pas dans le sillon des anciens prêtres mais dans celui des prophètes. Et dans cette lignée, Jésus se détache de la conception rituelle de la religion en critiquant la place accordée aux préceptes humains liés à la pureté rituelle, avant l'observation des commandements de Dieu c'est-à-dire l'amour de Dieu et du prochain qui "vaut plus que tous les holocaustes et sacrifices"... Même sa mort, appelée à juste titre "sacrifice" par les chrétiens, n'avait rien à voir avec ces anciens sacrifices et en était tout le contraire: l'exécution d'une sentence de mort par crucifixion, la plus honteuse, en dehors des murs de Jérusalem... Alors, en quel sens Jésus est-il prêtre?".

  Le Saint-Père a alors noté que dans l'Epître aux Hébreux, "la passion du Christ est présentée comme une prière et comme une offrande. Jésus fait face à son heure qui le conduit à la mort sur la croix, plongé dans une profonde prière qui consiste à unir sa propre volonté à celle du Père. Cette volonté unique et double, est une volonté d'amour. Vécue dans cette prière, l'épreuve tragique que Jésus s'apprête à affronter se convertit en offrande, en sacrifice vivant... Jésus, ayant obéi jusqu'à mourir en croix devient une "cause de salut" pour tous ceux qui lui obéissent. Cela revient à dire qu'il est devenu un grand prêtre pour avoir pris sur lui tout le péché du monde comme Agneau de Dieu. Et c'est le Père qui lui confie ce sacerdoce au moment même où Jésus passe de la mort à la résurrection. Il ne s'agit pas d'un sacerdoce au sens de la loi mosaïque mais selon l'ordre de Melchisédech, selon un ordre prophétique qui dépend seulement de sa relation unique avec Dieu".

  "Le sacerdoce du Christ comporte la souffrance. Jésus a vraiment souffert et il l'a fait pour nous. Il était le Fils et n'avait donc pas besoin d'apprendre l'obéissance, mais nous si, nous en avions et en avons toujours besoin. C'est pourquoi le Fils a assumé notre humanité et, pour nous, il s'est laissé éduquer dans le creuset de la souffrance, il s'est laissé transformer comme le grain de blé qui, pour donner des fruits, doit mourir en terre. Jésus a été rendu parfait par ce processus, en grec Teleiotheis",....un mot qui dans la version grecque du Pentateuque...est toujours utilisé pour indiquer la consécration des anciens prêtres. Cette découverte est très intéressante car elle nous dit que la passion a été pour Jésus comme une consécration sacerdotale.  Ainsi dans l'Eucharistie,... Jésus anticipe son sacrifice, non un sacrifice rituel mais personnel. Dans la dernière Cène, il agit sous l'action de cet "esprit éternel" avec lequel il s'offrira ensuite sur la croix. Remerciant et bénissant, Jésus transforme le pain et le vin. Et c'est l'amour divin qui transforme, l'amour avec lequel Jésus accepte, par avance, de se donner pour nous. Cet amour n'est rien d'autre que l'Esprit Saint, l'Esprit du Père et du Fils qui consacre le pain et le vin et transforme leur substance en Corps et Sang du Seigneur, en rendant présent dans ce sacrement le même sacrifice qui s'accomplit ensuite de façon sanglante sur la Croix. Cette force divine, celle-la même qui a réalisé l'incarnation du Verbe -a conclu le Saint-Père- transforme l'extrême violence et l'extrême injustice en acte suprême d'amour et de justice. C'est l'œuvre du sacerdoce du Christ dont l'Eglise a hérité et qu'elle prolonge dans l'histoire, sous la double forme du sacerdoce commun des baptisés et de celui des ministres ordonnés, pour transformer le monde par l'amour de Dieu".
HML/                                                VIS 20100604 (720)

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 4 JUI 2010 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

-Mgr.Bernard Bober, Archevêque métropolitain de Kosice (superficie: 10.403, population; 1.111.132, catholiques: 678.170, prêtres: 451, diacres: 3, religieux: 439), en Slovaquie. Jusqu'ici Auxiliaire de ce même diocèse, il succède à Mgr.Alojz Tkác, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.

-Le P.David M.O'Connell, CM, Coadjuteur de l'Evêque de Trenton (USA). L'Evêque élu, né en 1955 à Philadelphia (USA) et ordonné prêtre en 1982, était jusqu'ici Recteur de l'Université catholique d'Amérique (USA).

-L'Abbé Joseph Son Sam-seok, Auxiliaire de l'Evêque de Pusan (Corée). L'Evêque élu, né en 1955 à Pusan (Corée) et ordonné prêtre en 1982, était jusqu'ici Doyen de la Faculté de théologie de l'Université catholique de Pusan.

  Hier jeudi 3 juin, il avait nommé Mgr.Darío de Jesús Monsalve Mejía, Coadjuteur de l'Archevêque de Cali (Colombie). Il était jusqu'ici Evêque de Málaga-Soatá (Colombie).
NER:RE:NEC:NEA/                                                 VIS 20100604 (40)

mercredi 2 juin 2010

THOMAS D'AQUIN, HARMONIE ENTRE RAISON ET FOI CHRETIENNE

CITE DU VATICAN, 2 JUI 2010 (VIS). A l'audience générale Place St.Pierre, Benoît XVI a repris son cycle catéchistique consacré aux grands théologiens médiévaux, traçant un portrait de saint Thomas d'Aquin, le Doctor Angelicus. Ce surnom lui fut donné en vertu de "la sublimité de sa pensée et de la pureté de sa vie". Thomas naquit dans une noble famille, vers 1225 près du Mont Cassin. Il fit de longues études à Naples où il découvrit Aristote et reçut l'appel à la vie religieuse. En 1245 il partit étudier la théologie à Paris, où son maître Albert Le Grand lui demanda de l'accompagner fonder un studium théologique à Cologne. "A l'école d'Albert, Thomas élabora une oeuvre capitale pour l'histoire de la philosophie et de la théologie, de l'histoire et de la culture. Il étudia à fond la pensée aristotélicienne en distinguant ce qui était valable de ce qui ne l'était plus, dégageant également la consonance existant avec la révélation chrétienne. Il utilisa largement l'oeuvre et la méthode d'Aristote dans ses écrits théologiques. Thomas d'Aquin réussit à montrer une harmonie naturelle entre la raison et la foi chrétienne".

Sa réputation, a poursuivi le Pape, ramena Thomas à Paris pour y enseigner la théologie. Parallèlement, il entreprit son abondante production littéraire, commentaires de l'Ecriture et de l'oeuvre, puis la fameuse Summa Theologiae... Il fut secondé par des secrétaires, dont Reginald de Piperno...auquel une fraternelle amitié le lia, fait de grande confiance et confidence. Les saints cultivent l'amitié qui est une des manifestations les plus nobles du coeur humain, et qui a quelque chose de divin". En 1259, il prit part à Valenciennes au chapitre général des Dominicains comme membre de la commission chargée de rédiger un plan d'études de l'ordre. De retour en Italie, Urbain IV lui confia la composition des textes liturgiques de la fête du Corpus Domini. "Son âme profondément eucharistique lui a dicté les beaux hymnes liturgiques célébrant la présence réelle. Ils sont le fruit de sa foi et de sa sagesse théologique". A Paris, où il était rentré n 1269, un foule d'étudiants suivait les cours du Docteur Angélique qui prêchait à un peuple attentif. "Les théologiens ont le grand don de savoir parler aux fidèles avec simplicité et ferveur, et ce ministère de la prédication encourage au réalisme pastoral les experts en théologie comme il stimule leurs recherches". En 1274, saint Thomas mourut à l'abbaye de Fossanova, au sud de Rome, alors qu'il se rendait au concile de Lyon. L'année précédente, il avait confié à Reginald de Piperno avoir eu une révélation en célébrant la messe. Son oeuvre n'était qu'un tas de paille, d'où sa décision de ne plus rien écrire. "Cet épisode mystérieux permet de saisir l'humilité de saint Thomas. Mais aussi doit-il nous aider à comprendre que tout nous réussissons à penser et à dire sur la foi, si élevé soit il, est infiniment dépassé par la grandeur et la beauté de Dieu, qui nous seront pleinement révélées au paradis".
AG/ VIS 20100602 (510)

APPEL DE BENOIT XVI

CITE DU VATICAN, 2 JUI 2010 (VIS). A la fin de l'audience générale, Benoît XVI a évoqué les graves évènements survenu au large de la Bande de Gaza: "Je tiens à exprimer ma vive peine pour les victimes d'un épisode qui préoccupe tous ceux qui ont à coeur la paix régionale. Une fois encore, je dis que la violence, qui ne résout rien, aggrave les effets de la violence et génère un surplus de violence. J'en appelle à tous les responsables politiques, locaux comme internationaux, pour qu'il accentue leur recherche d'une solution juste et négociée, qui garantisse aux diverses populations de meilleures conditions de vie, dans la concorde et la sérénité. Unissons nous dans la prière pour les victimes, leurs familles et tous ceux qui souffrent. Puisse le Seigneur soutenir les efforts de ceux qui n'ont cessé d'agir en faveur de la réconciliation et de la paix".
AG/ VIS 20100602 (160)

DESASTRE NATUREL AU GUATEMALA

CITE DU VATICAN, 2 JUI 2010 (VIS). A la suite du cyclone Agatha, qui a dévasté le pays et causé la mort de 150 morts, de nombreux blessés et sans toit, le Saint-Père a fait parvenir au Nonce apostolique au Guatemala un télégramme où il exprime sa solidarité et assure sa prière pou le repos des défunts et le réconfort des familles touchées. Benoît XVI espère que les effets de ce désastre "accroisse la charité de la communauté chrétienne et sa participation à la reconstruction des zones dévastées. Il encourage aussi la communauté internationale, les institutions nationales et toutes les personnes de bonne volonté à apporter aux populations une aide fraternelle en vue de surmonter ces moments difficiles. Ils présente ses condoléances aux familles en deuil et assure les blessés de sa proximité spirituelle, accordant à tous les guatémaltèques sa bénédiction de pasteur universel".
TGR/ VIS 20100602 (160)

COMPOSTELLE ET L'EUROPE

CITE DU VATICAN, 2 JUI 2010 (VIS). Demain s'ouvre au Vatican l'exposition "Compostelle et l'Europe (jusqu'au 1 août, entrée gratuite). Histoire de Diego Gelmírez", consacrée au premier Archevêque de Santiago, maître d'oeuvre de la célèbre cathédrale romane et grand promoteur du pèlerinage jacobite. La manifestation propose une histoire de la ville et du chemin de St.Jacques, mais aussi leur place dans la diffusion de l'art roman à travers l'Europe. L'exposition a été conçue par la Région autonome de Galice dans le cadre de l'Année sainte compostellane 2010. Sous l'évêque Gelmírez la ville connut un âge d'or artistique et culturel, dont le point d'orgue fut la construction de la grande cathédrale et du complexe épiscopal, la réalisation des infrastructures urbaines, la mise en place d'une école aux vastes disciplines, dont la principale création littéraire et historique est le célèbre Codex Calixtanus. Certaines des oeuvres exposées proviennent de la cathédrale de Santiago et de monuments voisins, notamment le bas relief de la Femme aux grappes de raisin, et de pièces appartenant à d'autres grandes églises des chemins de St.Jacques, comme Toulouse, Conques ou Altopascio. Cette exposition est la première consacrée au grand personnage que fut Diego Gelmírez, important pour l'histoire de la Galice mais aussi dans la construction de l'Europe médiévale.
OP/ VIS 20100602 (220)

mardi 1 juin 2010

L' EGLISE CATHOLIQUE A CHYPRE

CITE DU VATICAN, 1 JUI 2010 (VIS). Dans la perspective du voyage apostolique que Benoît XVI effectuera à Chypre du 4 au 6 juin, au cours duquel il promulguera l'Instrumentum Laboris de l'Assemblée spéciale pour le Moyen Orient du Synode des évêques, voici les données relatives à l'Eglise catholique locale (chiffres du Bureau central de statistiques de l'Eglise arrêtés au 31 décembre 2008):

Dans sa totalité, Chypre, capitale Nicosie, compte 794.000 habitants, dont 25.000 catholiques (3,15 % de la population). L'Eglise catholique, qui dispose d'une seule circonscription ecclésiastique, compte 13 paroisses et 1 centre pastoral. Elle est desservie par 2 évêques, 30 prêtres, 60 religieux et 1 séminariste. Ses 6.347 élèves sont répartis dans 22 écoles maternelles, primaires et secondaires. Les centres d'assistance sociale dépendant de l'Eglise sont 2 hôpitaux, 3 dispensaires, 1 maison de retraite et 6 orphelinats ou garderies.
OP/ VIS 20100601 (160)

CLOTURE DU MOIS MARIAL

CITE DU VATICAN, 1 JUI 2010 (VIS). Hier soir, à la conclusion de la traditionnelle procession de clôture du mois marial dans les jardins du Vatican, Benoît XVI a conduit la récitation du chapelet devant la Grotte de Lourdes. A 21 h, avant la bénédiction conclusive, il s'est adressé aux fidèles. Il a dit que dans la Visitation, dont c'est la commémoration liturgique, "nous reconnaissons le modèle le plus clair de notre cheminement de croyant comme de celui de l'Eglise. Par nature missionnaire, l'Eglise doit partout et sans cesse annoncer l'Evangile, transmettre la foi aux hommes de toute origine et culture". Elisabeth fut assisté plus de trois mois par Marie, devenant ainsi "le symbole de tant de personnes âgées et malades, et de tous ceux qui ont besoin d'aide et d'amour. Il y en a tellement dans nos villes, nos communautés et nos familles! Marie, qui s'est elle même définie la Servante du Seigneur, s'est faite servante des humains car aller au devant des frères signifie servir Dieu".

Mais "la charité de Marie ne s'est pas limitée à une aide matérielle", a ensuite rappelé le Pape. "Ella a atteint son sommet dans le don de Jésus... Là est le coeur de sa mission évangélisatrice. Offrir aux hommes l'Evangile vivant qu'est le Seigneur, tel est le sens le plus parfait et le but de toute démarche charitable... Jésus est le seul véritable trésor que nous ayons à livrer à l'humanité, celui dont les hommes de notre temps ont la nostalgie, même lorsqu'ils semblent l'ignorer ou le rejeter. C'est de lui dont la société, l'Europe et le monde, ont un immense besoin". Le Saint-Père a conclu en rappelant la responsabilité première des chrétiens: "Vivons cette extraordinaire responsabilité dans la joie et l'action, afin que la société soit une civilisation de vérité et de justice, où la liberté et l'amour soient les véritables piliers d'une existence harmonieuse et pacifique. Vivons donc notre responsabilité en étant assidus à la Parole de Dieu, en fraternité, dans partage du pain et dans la prière. C'est la grâce que nous demandons à la Vierge Marie".
AC/ VIS 20100601 (360)

lundi 31 mai 2010

L’EVANGILE EN CHINE

CITE DU VATICAN, 29 MAI 2010 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin les participants aux pèlerinage organisé par les diocèses des Marches (Italie), à l’occasion du IV centenaire de la mort du jésuite Matteo Ricci. Il leur a rappelé que le P.Ricci, né à Macerata et mort en 1610 à Pékin, a été un "grand missionnaire et l’annonciateur de l’Evangile en Chine à l’époque moderne après la première évangélisation de Giovanni da Montecorvino". Il eut "le privilège extraordinaire, impensable pour un étranger, d’être enterré en terre chinoise... Matteo Ricci est un cas particulier de synthèse réussie entre l’annonce évangélique et le dialogue avec la culture du peuple à qui on l’apporte, un exemple d’équilibre entre clarté doctrinale et action pastorale prudente... L’œuvre de ce missionnaire se présente sous deux aspects inséparables: l’inculturation chinoise de l’annonce évangélique et la présentation à la Chine de la culture et de la science occidentale... Il ne s’était pas rendu en Chine pour y apporter la science et la culture de l’occident mais pour y apporter l’Evangile, pour faire connaître Dieu".

  "La rencontre motivée de la foi devient aussi un dialogue entre les cultures, un dialogue désintéressé, libre de toute prétention économique ou politique, vécu dans l’amitié et qui place l’œuvre du Père Ricci et de ses disciples à l’un des points les plus hauts et heureux dans la relation entre la Chine et l’occident". Le Pape a alors souligné que "l’admiration pour le P.Ricci ne doit pas faire oublier le rôle et l’influence de ses interlocuteurs chinois. Les choix qu’il a fait ne dépendait pas d’une stratégie abstraite d’inculturation de la foi, mais de l’ensemble des évènements, des rencontres et des expériences qu’il faisait. Ainsi, ce qu’il a pu réaliser l’a été grâce aussi à sa rencontre avec les Chinois, une rencontre vécue de différentes façons mais approfondie dans son rapport avec quelques amis et disciples, en particulier les quatre célèbres convertis, "piliers de l’Eglise chinoise naissante", et dont le premier et plus célèbre fut Xu Guangqi". Benoît XVI a ainsi demandé aux 7.000 fidèles présents Salle Paul VI que "le souvenir de ces hommes de Dieu dédiés à l’Evangile et à l’Eglise, leur exemple de fidélité au Christ, leur amour profond envers le peuple chinois, leur engagement en intelligence et travail, leur vie vertueuse, soient l’occasion de prier pour l’Eglise en Chine et pour tout le peuple chinois, comme nous le faisons chaque année le 24 mai, en nous adressant à la Vierge Marie, vénérée dans le célèbre sanctuaire de Sheshan à Shanghai".

  "Puisse l'exemple de Matteo Ricci nous stimuler et nous encourager à vivre intensément la foi chrétienne, dans le dialogue avec les différentes cultures, mais dans la certitude que c’est dans le Christ que se réalise le vrai humanisme, ouvert à Dieu, riche de valeurs morales et spirituelles et capable de répondre aux désirs les plus profonds de l’âme humaine. Je veux dire, moi aussi, comme le P.Ricci, ma profonde estime au noble peuple chinois et à sa culture millénaire, convaincu qu’une nouvelle rencontre avec le christianisme apportera des fruits abondants de biens, comme il favorisa alors une pacifique coexistence entre les peuples".
AC/                                                 VIS 20100531 (530)

AUDIENCES

CITE DU VATICAN, 29 MAI 2010 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audiences séparées:

-Le Cardinal Giovanni Battista Re, Préfet de la Congrégation pour les évêques.

-Le Cardinal Ivan Dias, Préfet de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples.
AP/                                                               VIS 20100531 (50)

TRINITE ET ENGAGEMENT CHRETIEN

CITE DU VATICAN, 30 MAI 2010 (VIS). En ce dimanche de la Sainte Trinité qui "résume la révélation de Dieu dans les mystères pascals", le Saint-Père a rappelé, à l’angélus, que la liturgie nous fait revenir au "temps ordinaire", ce qui ne signifie pas pour autant que "l’engagement des chrétiens doive diminuer, au contraire. Entrés dans la vie divine par les sacrements, nous sommes appelés quotidiennement à rester ouverts par l’action de la grâce pour progresser dans notre amour envers Dieu et notre prochain... L’esprit et le langage humain sont impropres à expliquer la relation existant entre le Père, le Fils et le Saint Esprit, mais les Pères de l’Eglise ont toutefois cherché à illustrer le mystère de Dieu Un et Trine en le vivant dans leur propre existence avec une foi profonde", a dit le Pape aux milliers de fidèles réunis Place St.Pierre. "En fait, la Trinité divine vient habiter en nous le jour de notre baptême... Nous nous rappelons du nom de Dieu dans lequel nous avons été baptisés chaque fois que nous faisons le signe de croix... C’est dans le signe de croix et dans le nom du Dieu vivant qu’est ainsi contenue l’annonce qui génère la foi et inspire la prière. Et ce que Jésus promet aux apôtres dans l’Evangile: "Quand il viendra, l’Esprit de vérité, il vous guidera dans la vérité tout entière", a lieu au cours de la liturgie dominicale lorsque les prêtres dispensent, d’une semaine à l’autre, le pain de la Parole et de l’Eucharistie". Le Saint-Père a conclu en citant la prière de saint Hilaire de Poitiers. "Conserve intacte cette foi droite qui est en moi, jusqu’à mon dernier souffle. Donne moi également cette voix de la conscience afin que je reste toujours fidèle à ce que j’ai professé dans le symbole de ma régénération, quand je fus baptisé dans le Père, dans le Fils et dans l’Esprit".
ANG/                                                VIS 20100531 (320)

POST ANGELUS

CITE DU VATICAN, 30 MAI 2010 (VIS). Après la prière mariale, Benoît XVI a rappelé que venait d'être béatifiée en la basilique Ste.Marie-majeure Maria Pierina De Micheli, une religieuse italienne des Filles de l'Immaculée de Buenos Aires. Celle que tous appelaient Giuseppina ncquit à Milan en 1890 dans une famille pieuse qui offrit de nombreuses vocations sacerdotales et religieuses. A 23 elle entreprit une existence toute dévouée à l'éducation, en Italie puis en Argentine. Elle avait une profonde dévotion envers la Sainte Face, "qui la soutint dans ses épreuves et dans la maladie. Elle mourut à Rome en 1945 et fut enterrée à l'Institut du St-Esprit".

  S'adressant ensuite aux fidèles de langue anglaise, le Pape a annoncé son prochain voyage apostolique à Chypre (4 - 6 juin), à la rencontre des catholiques et des orthodoxes. Priant avec les communautés, il rendra public l'Instrumentum Laboris du Synode spécial d'octobre, convoqué pour aborder la question médiorientale. Le Saint-Père a demandé enfin de prier pour sa mission, pour la paix et la prospérité de tous les chypriotes et pour le succès de l'assemblée synodale.
ANG/                                                     VIS 20100531 (190) 

INTENTIONS DE PRIERE POUR JUIN

CITE DU VATICAN, 31 MAI 2010 (VIS). L’intention de prière générale de Benoît XVI pour le mois de juin est: "Pour que les institutions nationales et supranationale s’engagent à garantir le respect de la vie humaine, de sa conception à sa fin naturelle".

  Son intention missionnaire est: "Pour que les Eglises en Asie, qui constituent un petit troupeau parmi des populations non chrétiennes, sachent communiquer l’Evangile et témoigner avec joie leur adhésion au Christ".
BXVI-INTENTIONS/                                               VIS 20100531 (80)

VISITE APOSTOLIQUE EN IRLANDE

CITE DU VATICAN, 31 MAI 2010 (VIS). La Salle-de-Presse du Saint-Siège a publié ce matin le communiqué suivant concernant la Visite apostolique en Irlande annoncée par Benoît XVI le 19 mars 2010:

  "Comme annoncé dans la Lettre aux catholiques d’Irlande, la Visite apostolique à quelques diocèses du pays, aux séminaires et aux congrégations religieuses débutera à l'automne. Le Saint-Siège souhaite ainsi apporter son aide aux évêques, au clergé, aux religieux et aux fidèles laïques pour affronter correctement la situation causée par les cas tragiques d’abus accomplis sur mineurs par des prêtres et des religieux, et pour contribuer au renouveau spirituel et moral souhaité et déjà engagé de façon déterminée par l’Eglise en Irlande.

   Les visiteurs apostoliques chercheront à approfondir les problématiques liées au traitement des cas d’abus et à l’assistance due aux victimes, ainsi qu’à vérifier l’efficacité et la possibilité d’améliorer les modalités de prévention actuelles des abus, en référence au Motu Proprio pontifical Sacramentorum Sanctitatis Tutela et aux normes du Safeguarding Children: Standards and guidance document for the catholic church in Ireland (Sauvegarde des enfants: document normatif et orientations pour l’Eglise catholique en Irlande), élaboré et produit par le National Board for safeguarding children in the catholic church (Conseil national pour la sauvegarde des enfants dans l’Eglise catholique). La visite débutera dans les quatre diocèses métropolitains d’Irlande (Armagh, Dublin, Cashel and Emly et Tuam) et se poursuivra dans quelques autres diocèses. Les visiteurs nommés par le Saint-Père pour ces diocèses sont: le Cardinal Cormac Murphy-O’Connor, Archevêque émérite de Westminster, pour le diocèse d’Armagh; le Cardinal Sean Patrick O’Malley, OFM Cap., Archevêque de Boston, pour le diocèse de Dublin; Mgr.Thomas Christopher Collins, Evêque de Toronto, pour le diocèse de Cashel and Emly; Mgr.Terrence Prendergast, SI, Evêque d’Ottawa, pour le diocèse de Tuam.

  Souhaitant accompagner la démarche de renouveau des lieux de formation des futurs prêtres de l’Eglise d’Irlande, la Congrégation pour l’éducation catholique coordonnera la visite des séminaires en Irlande et du Collège pontifical irlandais de Rome. Portant une attention spéciale aux problématiques requises par la Visite apostolique dans le milieu des séminaires, elle rendra compte de tous les éléments concernant la formation sacerdotale. Mgr.Timothy Dolan, Archevêque de New-York, en a été nommé Visiteur apostolique.

  La Congrégation pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique, quant à elle, organisera en deux phases la visite aux maisons religieuses. Elle mènera surtout une enquête par le biais d’un questionnaire envoyé à tous les supérieurs des instituts religieux présents en Irlande, en vue d’une bonne connaissance de la situation actuelle et de projets concernant l’observation et l’amélioration des normes directrices. Pour la seconde phase, les Visiteurs seront le P.Joseph Tobin CSsR, et le P.Gero McLaughlin SJ, pour les instituts masculins; Sœur Sharon Holland IHM et Sœur Mairin McDonagh RJM, pour les instituts féminins. Ils accompliront une étude attentive d’évaluation des résultats recueillis et des possibilités pour l’avenir en vue d’un renouveau spirituel de la vie religieuse dans l’île.

  Le Saint-Père invite tous les membres de la communauté catholique d’Irlande à soutenir par la prière cette œuvre d’aide fraternelle. Il invoque la bénédiction du Seigneur sur les visiteurs et sur tous les évêques, prêtres, religieux et fidèles laïques d’Irlande, afin que cette visite soit pour eux l’occasion d’un renouvellement fervent dans leur vie chrétienne, qu’elle leur permette d’approfondir leur foi et de renforcer leur espérance dans le Christ notre Sauveur".
OP/                                        VIS 20100531 (560)

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 31 MAI 2010 (VIS). Le Saint-Père a:

-Accepté la renonciation à la charge pastorale du diocèse de Benin City (Nigeria), présentée par Mgr.Richard Anthony Burke, SPS, en conformité au canon 401,2 du CIC.

-Nommé Mgr.Matthias Kobena Nketsiah, Archevêque métropolitain de Cape Coast (superficie: 9.788, population; 1.745.214, catholiques: 318.419, prêtres: 121, religieux: 152), au Ghana. Il était jusqu'ici Auxiliaire de ce même diocèse.

-Nommé Mgr.Rémy Victor Vancottem, Evêque de Namur (superficie: 8.100, population: 734.000, catholiques: 556.000, prêtres: 726, diacres: 63, religieux: 1.367), en Belgique. Il était jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de Malines-Bruxelles (Belgique).

-Accepté pour limite d'âge la renonciation de Mgr.Heinrich Janssen à l'office d'Auxiliaire de l'Evêque de Münster (Allemagne).

-Nommé l'Abbé Dieter Geerlings, Auxiliaire de l'Evêque de Münster (Allemagne). L'Evêque élu, né en 1947 à Emerich (Allemagne) et ordonné prêtre en 1973, était jusqu'ici Président de la Caritas diocésaine.

-Nommé l'Abbé Christoph Hegge, Auxiliaire de l'Evêque de Münster (Allemagne). L'Evêque élu, né en 1962 à  Rheine (Allemagne) et ordonné prêtre en 1988, était jusqu'ici Pro Vicaire général de ce même diocèse.

-Nommé l'Abbé Wilfried Theising, Auxiliaire de l'Evêque de Münster (Allemagne). L'Evêque élu, né en 1962 à  Wettringen (Allemagne) et ordonné prêtre en 1989, était jusqu'ici Doyen du district de Borken (diocèse de Münster).

   Samedi dernier, 29 mai, il avait nommé:

-Le Cardinal Marc Ouellet, PSS, Archevêque de Québec (Canada), son Envoyé spécial au IV centenaire du baptême du premier chef indien (Chapel Island, Canada, 1 août).

-L'Abbé Michael Didi Adgum Mangoria, Coadjuteur de l'Evêque d'El-Obeid (Soudan). L'Evêque élu, né en 1959 à Engoth (Soudan) et ordonné prêtre en 1992, était jusqu'ici Recteur du séminaire national de Khartoum.
RE:NER:NEA:NA:NEC/                                                 VIS 20100531 (280)

vendredi 28 mai 2010

NOUVEL AMBASSADEUR DU BENIN

CITE DU VATICAN, 28 MAI 2010 (VIS). Ce matin, le Saint-Père a reçu les lettres de créance de M.Théodore Loko, le premier Ambassadeur du Bénin résident à Rome. En écho à ses propos, Benoît XVI a lui aussi évoqué le Cardinal Bernardin Gantin, "un authentique constructeur de ponts entre les cultures et les continents". Son exemple peut stimuler "les hommes et les femmes d'Eglise à accomplir un service généreux et toujours plus compétent pour le plus grand bien du Bénin, qui fêtera l'an prochain le 150 anniversaire de son évangélisation". Puis il rappelé la Conférence des forces vives de la nation (1990), qui ne fut "pas uniquement politique. Témoignant également de la relation intime entre la foi et son expression dans la vie publique, elle a déterminé l'avenir du Bénin et continue d'inspirer son présent. Je demande à Dieu de bénir les efforts de tous ceux qui travaillent à l'édification d'une société érigée sur la justice et la paix, dans la reconnaissance des droits de toutes les composantes de la nation".

  "Acteurs de leur propre destin, les béninois sont invités à promouvoir une authentique fraternité. Celle-ci est une condition primordiale pour la paix sociale et un facteur de promotion humaine intégrale". Parmi les valeurs du patrimoine culturel béninois, le Pape a tenu "à souligner particulièrement le respect du caractère sacré de la vie, dont il est nécessaire de tirer les conséquences face à tout ce qui y porte atteinte, notamment dans le cadre législatif... La fraternité doit aussi conduire à la recherche de la justice dont l'absence est toujours cause de tensions sociales et entraîne de nombreuses conséquences néfastes... La recherche de l'intérêt personnel au détriment du bien commun sont un mal qui ronge lentement les institutions publiques, freinant ainsi le développement intégral de l'être humain. Les acteurs politiques, économiques et sociaux d'une nation sont comme sa conscience vigilante qui garantit la transparence dans ses structures et l'éthique qui anime la vie de toute société. Ils doivent être justes. La justice accompagne toujours la fraternité".

  Dans le développement d'une société, a poursuivi le Saint-Père, "le travail tient une place de premier ordre... En mettant en valeur le travail, l'homme peut pourvoir à ses besoins vitaux et peut contribuer à la construction d'une société prospère, juste et fraternelle. La devise du Bénin, Fraternité Justice Travail, est donc comme un véritable compendium de la charte d'un pays aux idéaux hautement humains. Leur mise en œuvre contribue aussi à élargir la solidarité aux autres nations, et je désire adresser mes remerciements à tous les béninois pour la solidarité fraternelle dont ils ont fait preuve envers le peuple haïtien à la suite du récent séisme". Pour conclure, Benoît XVI a chargé le diplomate de saluer pour lui "la communauté catholique du Bénin et ses pasteurs. Je les encourage à être toujours davantage les témoins authentiques de la foi et de l'amour fraternel que le Christ nous enseigne". Puis il a dit encourager les efforts des autorités "pour consolider les relations de respect et d'estime réciproques entre les confessions religieuses du pays. La liberté religieuse ne peut que contribuer à enrichir la démocratie et à favoriser le développement".
CD/                                                             VIS 20100528 (530)

PASTORALE DES MIGRANTS

CITE DU VATICAN, 28 MAI 2010 (VIS). Benoît XVI a reçu ce midi les participants à l'assemblée plénière du Conseil pontifical pour la pastorale des migrants, consacré à pastorale et mobilité humaine en liaison avec la responsabilité des états et des organismes internationaux. Il a d'abord salué les efforts accomplis "dans la construction d'un système de normes respectant les droits et devoirs des étrangers comme des pays d'accueil, au premier chef la dignité de la personne, crée à l'image de Dieu. Acquérir des droits implique la réception de devoirs... Les systèmes nationaux et internationaux développant la coexistence civile et le respect de l'individu encouragent l'espoir d'un ordre social mondial fondé sur la paix, la fraternité et la coopération, et ce malgré la phase critique dans laquelle se trouvent les institutions internationales qui tentent de résoudre la question cruciale de la sécurité et du développement général".

  Puis le Pape a rappelé que l'enthousiasme n'est pas éteint pour qui tentent "d'abattre les murs de division et d'établir de larges consensus, y compris par le biais de dispositions législatives et administratives favorisant l'intégration et l'enrichissement réciproque. La coexistence entre les peuples peut se nourrir de mesures d'accueil et d'insertion sages et concertées, permettant la légalité des arrivées et le droit au regroupement familial, le recours au droit d'asile, et qui compensent  de nécessaires restrictions ou combattent le trafic d'êtres humains. Les organisations internationales et les états peuvent collaborer afin d'améliorer la reconnaissance des droits des gens comme la souveraineté nationale, dans le respect des exigences de sécurité, de l'ordre public et du contrôle frontalier".

  "Les droits fondamentaux de la personne doivent être la base de l'engagement et de la coresponsabilité des institutions, nationales comme internationales, qui doivent s'ouvrir à la protection de la vie, véritable coeur de tout progrès... Cette ouverture à la vie et les droits de la famille doivent être rappelés dans chaque contexte car...l'avenir de la société repose sur la convergence des peuples et sur le dialogue entre cultures, mené dans le respect des identités et des légitimes spécificités. La famille conserve toute sa place dans ce scénario. Quant à l'Eglise, par l'annonce évangélique, elle soutient le migrant, avec sa famille, espace et ressource pour la culture et les valeurs de la vie, mais aussi facteur d'intégration sociale".
AC/                                                     VIS 20100528 (390)  

SOCIETE ST.VINCENT DE PAUL

CITE DU VATICAN, 28 MAI 2010 (VIS). Du 28 mai au 1 juin se tient à Salamanque (Espagne) l'Assemblée générale de la Confédération internationale de la Société St.Vincent de Paul, qui doit élire son quinzième Président. Cet organisme, membre du Conseil pontifical Cor Unum, regroupe 51.000 conférences (142 pays), 700.000 membres et un million et demi de sympathisants. Son action porte sur 37 millions de pauvres de par le monde, notamment en faveur des victimes de catastrophes naturelles comme les récents typhons asiatiques, ou les séismes d'Indonésie et du Chili, les inondations en Inde. En Haïti, où elle est implantée dans les zones les plus défavorisées, la Famille de St.Vinvent a constitué le réseau Zafén qui soutient par le micro crédit la  petite entreprise et l'artisanat. Pour l'occasion, le Cardinal Paul Josef Cordes, Président de Cor Unum, a été invité par la Confédération à tenir une conférence devant les délégués sur le bienheureux Frédéric Ozanam. Il exposera les questions qui se posent à son dicastère, comme l'identité des organisations humanitaires catholiques. Durant son séjour à Salamanque, dimanche 30 mai, le Cardinal Cordes concélébrera une messe avec l'Evêque local Mgr.Carlos López Hernández. Il saluera officiellement le Président sortant, M.José Ramón Díaz-Torremocha.
CON-CU/                                                VIS 20100528 (210)

AUDIENCES

CITE DU VATICAN, 28 MAI 2010 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audiences séparées:

-Le Cardinal Agostino Vallini, Vicaire général pour le diocèse de Rome.

-Le Cardinal Cláudio Hummes, Préfet de la Congrégation pour le clergé.

-Mme Renata Polverini, Présidente de la Région Latium (Italie).
AP/                                                               VIS 20100528 (50)

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 28 MAI 2010 (VIS). Le Saint-Père a nommé l'Abbé Francisco Fortunato De Gouveia, Evêque d'Oudtshoorn (superficie: 113.000, population: 850.000, 30.000, prêtres: 30, diacres: 4, religieux: 32), en Afrique du Sud. L'Evêque élu, né en 1951 au Cap (Afrique du Sud) et ordonné prêtre en 1976, était jusqu'ici Curé de la paroisse St.Jean de Fish Hoek (Afrique du Sud). Il succède à Mgr.Edward Robert Adams, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.
NER:RE/                                                                         VIS 20100528 (90)

jeudi 27 mai 2010

DISCOURS AUX EVEQUES ITALIENS

CITE DU VATICAN, 27 MAI 2010 (VIS). Ce matin Salle Paul VI, le Saint-Père s'est adressé aux évêques italiens actuellement réunis pour définir leurs orientations pastorales 2010 - 2020: L'Esprit, a dit Benoît XVI à ses hôtes, "guide l'Eglise dans le monde et à travers l'histoire. Le Ressuscité, en qui nous trouvons le sens de la vie humaine, accompagne notre chemin... Soutenus par l'Esprit et dans la voie tracée par le Concile Vatican II, vous vous êtes engagés pour les dix prochaines années à assumer pastoralement la question de l'éducation".

"Conscients de l'importance du phénomène, on ne saurait céder au découragement. Eduquer n'a jamais été facile et il ne faut pas capituler car cela reviendrait à trahir le mandat du Seigneur, qui nous a chargé de faire paître son troupeau... Eduquer et former pour que les nouvelles générations puissent entrer préparés en contact avec le monde, forts d'une mémoire et d'un patrimoine intérieur partagé, et de la véritable sagesse qui reconnaît la transcendance de la vie et oriente pensée, jugement et sentiments... La soif des jeunes est une forte demande de rapports humains capables d'éviter la solitude face aux défis de l'existence". Notre réponse à cette attente, a poursuivi le Saint-Père, "est notre réponse à Dieu, cet ami de l'homme qui s'est fait proche de nous en Jésus. Transmettre la foi fait entièrement partie de la formation" et la "rencontre personnelle avec le Christ est la clef permettant de comprendre la place de Dieu dans le quotidien". Pour enseigner, dans la famille, à l'école et en paroisse, la qualité du témoignage demeure la priorité de la mission ecclésiale.

Puis le Pape a parlé "des faiblesses et des péchés de certains de ses membres" que l'Eglise doit reconnaître avec humilité, sans oublier le service gratuit et passionné de tant de chrétiens et de prêtres. L'Année sacerdotale a voulu provoquer chez eux un renouveau spirituel, qui est la première condition à un plus efficace engagement ministériel et évangélique... Ce qui est source de scandale doit être pour nous un nouvel appel à re-apprendre la pénitence, à accepter la purification, à s'ouvrir au pardon comme à la nécessité de la justice". Benoît XVI a alors encouragé les évêques italiens à ne pas désespérer de la jeunesse: "Fréquentez leurs réalités, y compris le monde de la nouvelle communication qui touche toutes les facettes de la culture. Il ne s'agit pas d'adapter l'Evangile au monde mais d'en tire cette nouveauté permanente qui permet à chaque époque d'annoncer selon ses modes la Parole éternelle, celle qui sert et alimente la vie humaine. Il faut donc re-proposer aux jeunes la valeur suprême de la transcendance, de la vie comprise comme vocation". Citant enfin la crise culturelle, spirituelle et économique, Benoît XVI a lancé un appel aux responsables publics et décideurs économiques afin qu'ils fassent tout leur possible pour en atténuer les effets négatifs sur l'emploi. Je les encourage tous à réfléchir sur l'éducation, qui fonde chaque existence positive".
AC/ VIS 20100527 (620)

AUDIENCES

CITE DU VATICAN, 27 MAI 2010 (VIS). Le Saint-Père a reçu hier Mgr.Wilhelm Schraml, Evêque de Passau (Allemagne).
AP/ VIS 20100527 (20)

mercredi 26 mai 2010

GOUVERNER AVEC L'AUTORITE DU CHRIST

CITE DU VATICAN, 26 MAI 2010 (VIS). Au cours de l'audience générale d'aujourd'hui célébrée Place St.Pierre, le Pape a évoqué la mission du prêtre de “gouverner, de guider avec l'autorité du Christ, et non avec la sienne propre, la partie du peuple que Dieu lui a confié”.
Lors des trois dernières catéchèses sur les devoirs essentiels du ministère presbytéral, le Saint-Père s'est demandé “comment comprendre dans la culture contemporaine une telle dimension qui implique le concept d'autorité et trouve son origine dans le mandat du Seigneur de faire paître son troupeau”.
Il a ensuite ajouté qu'un regard “sur les régimes qui, au cours du siècle passé, ont semé la terreur et la mort, nous rappelle avec force que, si dans tous les domaines l'autorité est exercée sans référence au Transcendant, en faisant abstraction de l'autorité suprême qui est Dieu lui-même, cela finit inévitablement par se retourner contre l'homme. C'est pourquoi, il est important de reconnaître que l'autorité humaine n'est jamais une fin mais toujours et seulement un moyen et qu'à toutes les époques, nécessairement, la fin est toujours la personne”.
“Pour être des pasteurs selon le cœur de Dieu, il faut que notre amitié vivante avec le Christ soit profondément enracinée, non seulement en intelligence, mais aussi dans la liberté et la volonté, dans une conscience claire de l'identité reçue lors de l'ordination sacerdotale, une disposition inconditionnelle pour diriger le troupeau qui nous est confié, là où le Seigneur veut et non dans la direction qui nous semble la plus opportune ou la plus facile. Cela demande, en premier lieu, une disponibilité constante et progressive pour laisser le Christ lui-même gouverner l'existence sacerdotale des prêtres. De fait, personne n'est réellement capable de diriger un troupeau s'il ne vit pas une vraie et profonde obéissance au Christ et à l'Eglise, et la docilité du peuple à ses prêtres dépend de la docilité des prêtres au Christ”.
Evoquant ensuite le concept de “hiérarchie” dans l'Eglise, le Pape a souligné que, dans l'opinion publique, l'idée dominante est celle d'un “élément de subordination...qui, pour beaucoup, contraste avec la flexibilité et la vitalité du sens pastoral... Il s'agit d'une interprétation équivoque qui trouve ses origines dans des abus historiques”. Toutefois, a-t-il ajouté, “la vraie signification est d'origine sacrée. C'est une autorité qui vient d'ailleurs, qui soumet la personne au mystère du Christ et la convertit en son serviteur. Et c'est seulement en servant qu'il est possible de gouverner et de guider par le Christ et avec le Christ”.
Ainsi, “le Pape qui est le point de référence pour la communion avec tous les pasteurs de l'Eglise ne fait pas ce qu'il veut, au contraire. Il est le garant de l'obéissance au Christ et à sa Parole”.
Le Saint-Père a souligné qu'en “dehors d'une vision claire et explicitement surnaturelle, le devoir de gouverner des prêtres ne peut être compris. Toutefois, lorsqu'il s'appuie sur le véritable amour pour le salut de chaque fidèle, il est extrêmement précieux et nécessaire aujourd'hui encore”.
“Où donc aujourd'hui un prêtre peut-il trouver la force d'exercer son ministère, en étant pleinement fidèle au Christ et à l'Eglise, et se dévouer totalement à son troupeau? Il n'y a qu'une seule réponse -a ajouté le Pape-: dans le Seigneur Jésus-Christ”.
Benoît XVI a encouragé les prêtres à “ne pas avoir peur de mener au Christ chacun des frères qu'il leur a confié, avec l'assurance que toutes leurs paroles et leurs actes, s'ils obéissent à la volonté de Dieu, donneront du fruit. Vivez en appréciant les mérites et en reconnaissant les limites de la culture dans laquelle nous vivons, avec la ferme certitude que l'annonce de l'Evangile est le plus grand service que l'on peut rendre à l'homme. En effet -a-t-il ajouté- il n'existe pas de plus grand bien dans cette vie terrestre que de conduire les hommes à Dieu, de rendre la foi vivante, de sortir l'être humain de son inertie et de son désespoir, de donner l'espérance que Dieu est proche et guide notre histoire personnelle et celle du monde. Voilà, en définitive, le sens profond et ultime de notre mission de gouverner que le Seigneur nous a confié”.
Le Pape a conclu en invitant les prêtres aux célébrations de clôture de l'Année sacerdotale, les 9,10 et 11 juin prochain à Rome: “nous méditerons sur la conversion et la mission, sur le don de l'Esprit Saint et sur notre relation avec la Vierge Marie et nous renouvellerons nos promesses sacerdotales, soutenus par tout le Peuple de Dieu”.
AG/ VIS 20100526 (750)

DON EN FAVEUR DES SINISTRES DES INONDATIONS EN POLOGNE

CITE DU VATICAN, 26 MAI 2010 (VIS). Le Conseil Pontifical Cor Unum a publié le communiqué suivant:

“En raison des inondations causées par les pluies torrentielles en Pologne, phénomène d'une ampleur sans précédent et qui ont fait de nombreuses victimes et entrainé des évacuations de masse, le Conseil Pontifical Cor Unum a remis à Mgr.Józef Michalik, président de la Conférence Episcopale de Pologne, un don de la part du Pape pour les victimes des inondations et les évacués des circonscriptions ecclésiastiques les plus touchées.

Par cette donation, le Pape entend manifester sa proximité à ceux qui souffrent et sa paternelle attention aux à ceux qui les aident généreusement”,
CON-CU/ VIS 20100526 (100)

AUTRES ACTES PONTIFICAUX



CITE DU VATICAN, 26 MAI 2010 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

-Mgr.Célio de Oliveira Goulart, OFM, évêque de Sao Joao del Rei (superficie 9.503, population 552.000, catholiques 470.000, prêtres 66, religieux 109) au Brésil. Il était jusqu'ici évêque de Cachoeiro de Itapemirim (Brésil). Il succède à Mgr.Waldemar Chaves de Araujo dont la renonciation à sa charge pastorale pour limite d'âge a été acceptée.


-Mgr.Wilson Tadeu Jönck SCJ, évêque de Tubaräo (superficie 4.531, population 349.000, catholiques 305.000, prêtres 53, religieux 99, diacres permanents 1) au Brésil. Il était jusqu'ici évêque auxiliaire de Sao Sebastiao do Rio de Janeiro (Brésil).
NER:RE/ VIS 20100526 (100)
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