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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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dimanche 20 novembre 2011

ALLER VERS LES PETITS ET LES FAIBLES

CITE DU VATICAN, 20 NOV 2011 (VIS). Ce matin au Stade de l'Amitié de Cotonou, en la solennité du Christ Roi, le Pape a concélébré une grand messe avec plus de 200 évêques et un millier de prêtres africains, devant 30.000 fidèles, du Bénin et des pays voisins. Voici les principaux passages de l'homélie prononcée par Benoît XVI: "C’est pour moi une grande joie de visiter pour la deuxième fois le cher continent africain", et de venir au Bénin "vous adresser un message d’espérance et de paix". Cette célébration eucharistique, a-t-il poursuivi, est l’occasion de rendre grâce à Dieu pour l’évangélisation du Bénin, du Nigeria, du Ghana, du Togo et du Burkina Faso, mais aussi pour la deuxième Assemblée spéciale pour l’Afrique du Synode des évêques.

  "Le passage évangélique que nous venons d’entendre dit que Jésus, le Fils de l’homme, le juge final de nos vies, a voulu prendre la forme de ceux qui ont faim et soif, des étrangers, de ceux qui sont nus, malades ou prisonniers, finalement de toutes les personnes qui souffrent ou sont mises de côté. Notre comportement à leur égard sera donc considéré comme le comportement que nous avons à l’égard de Jésus lui-même. Ne voyons pas là une simple formule littéraire, une simple image! Toute l’existence de Jésus en est une illustration... Lui qui n’avait pas où reposer sa tête, sera condamné à mourir sur une croix. Tel est le Roi que nous célébrons. Cela peut nous paraître déconcertant aujourd’hui comme il y a 2000 ans, habitués que nous sommes à voir les signes de la royauté dans la réussite, la puissance, l’argent ou le pouvoir. Nous avons du mal à accepter un tel roi, un roi qui se fait le serviteur des plus petits, des plus humbles, un roi dont le trône est une croix. Et pourtant, nous dit l'Ecriture, c’est ainsi que se manifeste la gloire du Christ qui, dans l’humilité de son existence terrestre, prouve son pouvoir de juger le monde. Pour lui, régner c’est servir! Et ce qu’il nous demande, c’est de le suivre sur ce chemin, de servir, d’être attentifs au cri du pauvre, du faible, du marginalisé. Le baptisé sait que sa décision de suivre le Christ peut l’amener à de grands sacrifices, parfois même à celui de sa vie. Mais, comme nous l’a rappelé Paul, le Christ a vaincu la mort et il nous entraîne à sa suite dans sa résurrection. Il nous introduit dans un monde nouveau, un monde de liberté et de bonheur. Aujourd’hui encore, tant de liens avec le monde ancien, tant de peurs nous tiennent prisonniers et nous empêchent de vivre libres et heureux. Laissons le Christ nous libérer de ce monde ancien".

  "Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la création du monde". Ce passage de l’Evangile, a dit le Pape, "est vraiment une parole d’espérance, parce que le Roi de l’univers s’est fait tout proche de nous, serviteur des plus petits et des plus humbles. Et je voudrais m’adresser avec affection à toutes les personnes qui souffrent, aux malades, à celles qui sont touchées par le Sida ou d’autres maladies, à tous les oubliés de la société. Gardez courage, le Pape vous est proche par la prière et en pensée. Gardez courage, Jésus a voulu s’identifier au petit, au malade. Il a voulu partager votre souffrance et reconnaître en vous des frères et des sœurs, pour les libérer de tout mal, de toute souffrance. Chaque malade, chaque pauvre, mérite notre respect et notre amour car à travers lui Dieu nous indique le chemin de vie qui conduit au le ciel".

  "Ce matin, je vous invite également à vous réjouir avec moi. En effet, voici 150 ans que la croix du Christ a été implantée sur la terre béninoise... Tous ceux qui ont reçu ce don merveilleux de la foi, ce don de la rencontre avec le Seigneur ressuscité, ressentent aussi le besoin de l’annoncer aux autres... Et ce devoir est toujours prioritaire car, après 150 ans, nombreux sont ceux qui n’ont pas encore entendu le message de salut du Christ. Et nombreux sont aussi ceux qui sont réticents à ouvrir leurs cœurs à la Parole de Dieu. Nombreux ceux dont la foi est faible!... Au Bénin, l'Eglise a beaucoup reçu des missionnaires. Elle doit à son tour porter ce message d’espérance aux peuples qui ne connaissent pas ou qui ne connaissent plus le Seigneur... Or le chrétien doit être un bâtisseur inlassable de communion, de paix et de solidarité, ces dons que Jésus lui-même nous a faits. En y étant fidèles, nous collaborons tous à la réalisation du plan de salut de Dieu pour l’humanité. Je vous engage donc à affermir votre foi en Jésus-Christ, en opérant une authentique conversion à sa personne. Lui seul nous donne la vie véritable et peut nous libérer de toutes nos peurs et lenteurs, de toutes nos angoisses... Que le Christ vous donne à tous la force de vivre en chrétiens et de transmettre pleinement aux générations nouvelles ce que vous avez reçu de vos Pères dans la foi!".

  Puis le Saint-Père a salué les fidèles anglophones venus des pays alentours: "Le Christ règne par la Croix et, avec ses bras ouverts, il embrasse tous les peuples de la terre et les attire à l’unité. Par la Croix, il abat les murs de la division, il nous réconcilie les uns avec les autres et avec le Père. Nous prions aujourd’hui pour les peuples d’Afrique, afin que tous puissent vivre dans la justice, la paix et la joie du Royaume". Enfin, il a encouragé les fidèles de l’Afrique lusophone à renouveler leur adhésion au Christ et leur engagement à servir son règne de réconciliation, de justice et de paix.
PV-BENIN/                                                 VIS 20111120 (970)

REUNION AVEC L'EPISCOPAT

CITE DU VATICAN, 19 NOV 2011 (VIS). C'est dans la chapelle de la nonciature que le Saint-Père a rencontré en début de soirée les évêques du Bénin, devant lesquels il a notamment évoqué le 150 anniversaire des débuts de l’évangélisation de leur pays: L’Eglise, a-t-il dit, "est particulièrement reconnaissante aux générations de missionnaires, évêques, prêtres, religieux et religieuses, laïcs, venant d’autres terres ou originaires de ce pays, qui ont généreusement offert de leur vie, parfois de façon héroïque, pour que l’amour de Dieu soit ici annoncé à tous. Ce jubilé doit être pour vos communautés et pour chacun de leurs membres, l’occasion d’un profond renouveau spirituel. Il revient aux pasteurs du peuple de Dieu que vous êtes d’en discerner les contours à la lumière de la Parole de Dieu. L’Année de la foi, que j’ai promulguée pour le 50 anniversaire de l’ouverture du Concile Vatican II, sera certainement une occasion propice à sa redécouverte par les fidèles, qui leur permettra d’approfondir leur foi dans le Sauveur. En effet, c’est parce qu’ils ont accepté de mettre le Christ au centre de leur vie que, depuis 150 ans, des hommes et des femmes ont eu le courage de tout donner pour le service de l’Evangile. Aujourd’hui, cette même démarche doit être au cœur de la vie de l’Église tout entière".

  Mais "cette attitude demande une conversion constante pour donner une force nouvelle à la dimension prophétique de notre annonce.... Cette rencontre avec le Christ doit être solidement enracinée dans l’accueil et la méditation de la Parole. En effet, l’Ecriture doit occuper une place centrale dans la vie de l’Eglise comme dans celle de chaque chrétien. Je vous encourage donc à faire de sa redécouverte une source de renouvellement constant, afin qu’elle unifie la vie quotidienne des fidèles et qu’elle soit toujours plus au cœur de toute activité ecclésiale... Cette Parole de Dieu, l’Eglise ne saurait la garder pour elle-même, car sa pour vocation est de l’annoncer au monde. Cette année jubilaire doit être pour l’Eglise au Bénin l'occasion de redonner vigueur à sa conscience missionnaire. Le zèle apostolique qui doit animer tous les fidèles découle directement de leur baptême, et ils ne peuvent donc pas se soustraire à la responsabilité de confesser leur foi dans le Christ et son Evangile partout où ils se trouvent, et dans leur vie quotidienne... Comme je l’ai souligné dans l’exhortation apostolique post-synodale Verbum Domini: En aucune façon l’Eglise ne peut se limiter à une pastorale de l’entretien en faveur de ceux qui connaissent déjà l’Evangile du Christ. L’élan missionnaire est un signe clair de la maturité d’une communauté ecclésiale. L’Eglise doit donc aller vers tous... Pour que le monde croie en cette Parole, que l’Eglise annonce, il est indispensable que les disciples du Christ soient unis entre eux. Guides et pasteurs de votre peuple, vous êtes appelés à avoir une vive conscience de la fraternité sacramentelle qui vous unit et de l’unique mission qui vous est confiée, afin d’être effectivement des signes et des promoteurs d’unité, dans vos diocèses... Les difficultés rencontrées, qui parfois peuvent être sérieuses, ne doivent jamais être des raisons de désespérer, mais au contraire devenir des incitations à susciter chez les prêtres et les évêques une profonde vie spirituelle".

  "La formation des futurs prêtres de vos diocèses est une réalité qui vous préoccupe particulièrement. Je vous encourage vivement à en faire une de vos priorités pastorales. Il est indispensable qu’une solide formation humaine, intellectuelle et spirituelle permette aux jeunes d’atteindre un équilibre personnel, psychologique et affectif, qui les prépare à assumer les réalités de la vie sacerdotale, notamment dans le domaine relationnel... Le ministère épiscopal auquel le Seigneur vous a appelés connaît ses joies et ses peines. En vous rencontrant ce soir, je voudrais laisser à chacun de vous un message d’espérance. Au cours de ces 150 dernières années, le Seigneur a fait de grandes choses parmi le peuple béninois. Soyez sûr qu’il continue de vous accompagner au jour le jour dans votre engagement au service de l’évangélisation. Soyez toujours des pasteurs selon le cœur de Dieu, d’authentiques serviteurs de l’Evangile. C’est cela que les hommes et les femmes de notre temps attendent de vous". Après cette réunion, Benoît XVI a déjeuné avec ses frères évêques du Bénin.
PV-BENIN/                             VIS 20111120 (720)

RENCONTRE AVEC L'ENFANCE OUBLIEE

CITE DU VATICAN, 19 NOV 2011 (VIS). Vers 17 h, Benoît XVI s'est rendu au foyer Paix et Joie des Missionnaires de la charité, où vivent des dizaines d'enfants abandonnés ou malades, et où les soeurs fournissent aussi des repas. Accueilli par des chants et des danses, il a visité la structure avant de gagner l'église paroissiale Ste.Rita voisine pour s'adresser à 800 enfants. Un choeur de l'Enfance missionnaire a accompagné l'entrée du Pape, qui s'est recueilli devant le Saint Sacrement avant de remercier de ses paroles l'Evêque de Porto Novo, Mgr.René-Marie Ehuzu, Evêque de Porto Novo et responsable de la pastorale sociale de la Conférence épiscopale du Bénin, ainsi que les deux enfants chargés de le saluer: C’est avec grande joie, a-t-il dit à l'assemblée, que je me trouve parmi vous, venus si nombreux. "Dieu notre Père nous a réunis autour de son Fils et notre frère, Jésus-Christ...qui nous aime tant, et qui est vraiment présent dans les tabernacles de toutes les églises du monde, dans les tabernacles des églises de vos quartiers et de vos paroisses. Je vous invite à le visiter souvent pour lui dire votre amour".
   
  "Certains de vous ont déjà fait leur première communion, d’autres s’y préparent. Le jour de ma première communion a été l’un des plus beaux jours de ma vie. Pour vous aussi, n’est-ce pas ? ... Quand je communie, Jésus vient habiter en moi. Je dois l’accueillir avec amour et l’écouter attentivement. Au fond de mon cœur, je peux lui dire par exemple: Jésus, je sais que tu m’aimes. Donne-moi ton amour pour que je t’aime et que j’aime les autres avec ton amour. Je te confie mes joies, mes peines et mon avenir. N’hésitez donc pas, chers enfants, à parler de Jésus aux autres. Il est un trésor qu’il faut savoir partager". La prière, a poursuivi le Saint-Père, "c’est un cri d’amour lancé vers Dieu notre père avec la volonté d’imiter Jésus notre frère. Jésus partait à l’écart pour prier. Comme Jésus, je peux moi aussi trouver chaque jour un endroit calme où je me recueille devant une croix ou une image sacrée pour parler à Jésus et l’écouter. Je peux aussi utiliser l’Evangile. Je garde ensuite dans mon cœur un passage qui me touche et va me guider durant la journée. Rester ainsi un peu de temps avec Jésus, lui permet de me remplir de son amour, de sa lumière et de sa vie. Cet amour que je reçois dans la prière, je suis appelé à le donner à mon tour à mes parents, à mes amis, à tous ceux avec qui je vis, même à ceux qui ne m’aiment pas, et aussi à ceux que je n’apprécie pas beaucoup... Demandez aussi à vos parents de prier avec vous... Regardez, je sors un chapelet de ma poche. Le chapelet est un instrument qu’on peut utiliser pour prier... Peut-être le savez-vous déjà, sinon demandez à vos parents de vous apprendre. D’ailleurs, chacun de vous recevra un chapelet à la fin de notre rencontre. Lorsque vous l’aurez en main, vous pourrez prier pour le Pape, pour l’Eglise et pour toutes les intentions importantes. Et maintenant, avant que je vous bénisse tous avec grande affection, prions ensemble un Je vous salue Marie pour les enfants du monde entier, spécialement pour ceux qui souffrent de la maladie, de la faim et de la guerre".
PV-BENIN/                                                 VIS 20111120 (570)

samedi 19 novembre 2011

DANS L'AVION


CITE DU VATICAN, 18 NOV 2011 (VIS). Vendredi, au cours du vol vers le Bénin, le Saint-Père a répondu aux questions posées par le P.Federico Lombardi, SJ, Directeur de la Salle-de-Presse du Saint-Siège, au nom de la cinquantaine de journalistes présents à bord.

  A la question lui demandant la raison pour laquelle il avait choisi le Bénin pour lancer le message post-synodal Africae Munus, adressé à toute l'Afrique, Benoît XVI a répondu: “Il y a différentes raisons. La première, le Bénin est un pays en paix, en paix extérieure et intérieure. Il y a des institutions démocratiques qui fonctionnent, qui sont réalisées dans l’esprit de liberté et responsabilité, et donc la justice et le travail pour le bien commun sont possibles et garantis... La deuxième raison, est qu’il y a, comme dans la majeure partie des pays africains, une présence des différentes religions et une coexistence pacifique des religions. Il y a les chrétiens dans leur diversité - pas facile toujours, il y a les musulmans, il y a finalement les religions traditionnelles, trois religions, différentes, qui vivent ensemble dans le respect réciproque et dans une commune responsabilité pour la paix, pour la réconciliation intérieure et extérieure. Il me semble que cette coexistence des religions, le dialogue interreligieux comme facteur de paix et de liberté est très important et est aussi une partie importante de l’exhortation apostolique post-synodale. Enfin, c’est le pays de mon cher ami, le Cardinal Gantin. J’avais toujours le désir de prier, un jour, sur sa tombe. Il fut réellement un grand ami, et visiter le pays de Bernardin Gantin, une haute figure de l’Afrique catholique, de l’Afrique humaine et civilisée, est pour moi une autre raison d’aller dans ce pays”.

  Dans sa deuxième question, le P.Lombardi a fait référence au succès croissant en Afrique des églises évangéliques ou pentecôtistes, “proposant une foi attirante, une grande simplification du message chrétien; elles insistent sur les guérisons et mélangent leurs cultes avec ceux de la religion traditionnelle”; et a demandé quelle réponse pouvait donner l'Eglise face à ce défi. Le Pape a expliqué qu'il s'agit d'un phénomène mondial, présent sur tous les continents, surtout en Amérique latine et en Afrique. Ces communautés se caractérisent par le peu d'institution, un message facile, simple et compréhensible, et “une liturgie participative, exprimant ses propres sentiments, sa culture et des combinaisons syncrétistes entre les religions. Tout cela garantit un certain succès mais peu de stabilité. Beaucoup reviennent à l'Eglise catholique ou passent d'une communauté à l'autre. Nous ne devons pas imiter ces communautés, mais nous demander ce que nous pouvons faire pour donner une nouvelle vitalité à la foi catholique. La première chose est sans doute un message simple, profond et compréhensible ; il est important que le christianisme n'apparaisse pas comme un système compliqué, européen...mais comme le message universel que Dieu existe, nous connaît et nous aime, et que la religion entraîne la collaboration et la fraternité. Et puis il est très important que l'institution ne soit pas trop lourde, que l'initiative de la communauté et de la personne prévale, de même qu'une liturgie participative mais non sentimentale: elle en doit pas se fonder sur l'expression des sentiments mais doit être caractérisée par la présence du mystère dans lequel nous entrons, dans lequel nous nous laissons façonner. Enfin, je dirai qu'il est très important que l'universalité ne se perde pas dans l'inculturation. Je préfèrerai parler d'inter-culturalité plus que d'inculturation, c'est-à-dire d'une rencontre des cultures dans la vérité commune de notre être humain aujourd'hui et grandir ainsi dans la fraternité universelle. Il ne faut pas perdre notre catholicité c'est-à-dire que nous sommes frères partout dans le monde, une famille qui se connaît et qui collabore dans un esprit de fraternité”.

  La troisième question évoqua l'objet du message et la contribution spécifique de l'Eglise à la construction d'une paix durable sur le continent africain, à la lumière des diverses initiatives de Peacekeeping et de reconstruction nationale dans les différents pays africains.

   “Il est vrai qu'il y a eu de nombreuses conférences internationales pour l'Afrique, pour la fraternité universelle", a dit le Pape. "Nous devons reconnaître qu'il s'y dit de bonnes choses, et parfois aussi, il se fait de choses bonnes. Mais les paroles et les intentions et la volonté sont souvent plus grandes que la réalisation et nous devons nous demander pourquoi. Je crois qu'un facteur fondamental est que ce renouvellement, cette fraternité universelle, exige de dépasser notre égoïsme; facile à dire mais difficile à réaliser... C'est seulement par l'amour et la connaissance d'un Dieu qui nous aime et qui nous donne que nous pouvons y arriver: osons perdre la vie, osons nous donner parce que nous savons que c'est ainsi que nous gagnerons”. Le Saint-Père a expliqué ensuite pourquoi il pensait que l'Afrique pouvait apporter la foi et l'espérance au reste du monde. “L'humanité est en cours de transformation toujours plus rapide, et en Afrique également. Au cours de ces dernières 50-60 années, ce processus a été difficile pour l'Afrique, depuis l'indépendance et après le colonialisme jusqu'à aujourd'hui. Des difficultés persistent encore... Cependant, cette fraîcheur du oui à la vie qu'à l'Afrique..., son enthousiasme et son espérance, montrent sa réserve d'humanité, sa fraîcheur du sens religieux et de l'espérance. Je dirais qu'il existe un humanisme frais dans l'âme jeune de l'Afrique. Malgré tous les problèmes qui existent et qui existeront, ce continent est encore une réserve de vitalité pour l'avenir sur laquelle nous pouvons compter”.
PV-BENIN/                             VIS 20111119 (910)

VISITE A LA CATHEDRALE DE COTONOU



CITE DU VATICAN,18 NOV 2011 (VIS). Hier après-midi, le Saint-Père s'est rendu en papamobile de l'aéroport à la cathédrale Notre Dame de la miséricorde de Cotonou, où il a été accueilli par de nombreux fidèles. Après s'être recueilli devant le Saint Sacrement, il s'est incliné sur les tombes des archevêques Isidore de Sousa et Christophr Adimou. Après le Te Deum et le salut de l'actuel Archevêque, Mgr.Antoine Ganyé, Benoît XVI s'est adressé à l'assemblée, rendant tout d'abord hommage aux archevêques défunts de Cotonou, de "valeureux ouvriers dans la Vigne du Seigneur, dont la mémoire demeure vivante dans le cœur des catholiques et de nombreux béninois. Ces deux prélats furent, chacun à sa manière, des pasteurs pleins de zèle et de charité. Ils se sont dépensés sans compter au service de l’Evangile et du peuple de Dieu, surtout des personnes les plus vulnérables. Vous savez tous que Mgr.de Sousa a été un ami de la vérité et qu’il a joué un rôle déterminant dans la transition démocratique de votre pays".

  Je veux maintenant, a-t-il poursuivi, "vous inviter à méditer un instant sur la miséricorde infinie de Dieu... L’histoire du salut, qui culmine dans l’Incarnation et trouve son accomplissement plénier dans le mystère pascal, est une révélation éclatante de la miséricorde de Dieu...qui ne consiste pas seulement en la rémission de nos péchés. Elle consiste aussi dans le fait que Dieu, notre Père, nous ramène, parfois non sans douleur ni affliction ni crainte de notre part, sur le chemin de la vérité et de la lumière, car il ne veut pas que nous nous perdions... En relisant l’histoire personnelle de chacun de nous et celle de l’évangélisation de nos pays, nous pouvons dire à la suite du psalmiste: Je chanterai sans fin les miséricordes du Seigneur. La Vierge Marie a expérimenté au plus haut point le mystère de l’amour divin... Par son oui à l’appel de Dieu, elle a contribué à la manifestation de l’amour divin parmi les hommes. En ce sens, mère de miséricorde par participation à la mission de son Fils, elle a reçu le privilège de pouvoir nous secourir toujours et partout... En Marie, nous avons non seulement un modèle de perfection, mais aussi une aide pour réaliser la communion avec Dieu et avec nos frères et sœurs. Mère de miséricorde, elle est un guide sûr des disciples de son Fils qui veulent être au service de la justice, de la réconciliation et de la paix... N’ayons donc pas peur d’invoquer avec confiance celle qui ne cesse de dispenser à ses enfants les grâces divines". La cérémonie s'est conclue par le Pater, après quoi le Saint-Père s'est rendu à la nonciature apostolique.
PV-BENIN/                 VIS 20111119 (450)

GARANTIR LES ATTENTES DU PEUPLE


CITE DU VATICAN, 19 NOV 2011 (VIS). Peu avant 9 h, Benoît XVI a gagné le palais présidentiel où le chef de l'Etat, M.Thomas Yayi Boni l'a accueilli. Devant le gouvernement, les corps constitué, le corps diplomatique et les représentants religieux du pays, il a prononcé le discours dont voici les passages saillants:

  "Souvent, dans mes interventions antérieures, j’ai uni au mot Afrique celui d’espérance. Je l’ai fait à Luanda voici deux ans et déjà dans un contexte synodal. Le mot espérance figure d’ailleurs plusieurs fois dans l’Exhortation apostolique post-synodale Africae munus que je vais signer tout à l’heure. Lorsque je dis que l’Afrique est le continent de l’espérance, je ne fais pas de la rhétorique facile, mais j’exprime tout simplement une conviction personnelle, qui est également celle de l’Église. Trop souvent, notre esprit s’arrête à des préjugés ou à des images qui donnent de la réalité africaine une vision négative, issue d’une analyse chagrine. Il est toujours tentant de ne souligner que ce qui ne va pas ; mieux encore, il est facile de prendre le ton sentencieux du moralisateur ou de l’expert, qui impose ses conclusions et propose, en fin de compte, peu de solutions adaptées. Il est tout aussi tentant d’analyser les réalités africaines à la manière d’un ethnologue curieux ou comme celui qui ne voit en elles qu’un énorme réservoir énergétique, minéral, agricole et humain facilement exploitable pour des intérêts souvent peu nobles. Ce sont là des visions réductrices et irrespectueuses, qui aboutissent à une chosification peu convenable de l’Afrique et de ses habitants.

  Parler de l’espérance, c’est parler de l’avenir, et donc de Dieu! L’avenir s’enracine dans le passé et le présent... C’est sur le terreau du passé, composé de multiples éléments contradictoires et complémentaires qu’il s’agit de construire l'avenir avec l’aide de Dieu... A la lumière de l'espérance qui doit nous animer, je voudrais évoquer deux réalités africaines d’actualité. La première se réfère plutôt de manière générale à la vie socio-politique et économique du continent, la seconde au dialogue inter-religieux... Ces derniers mois, de nombreux peuples ont manifesté leur désir de liberté, leur besoin de sécurité matérielle, et leur volonté de vivre harmonieusement dans la différence des ethnies et des religions. Un nouvel état est même né sur votre continent. Nombreux ont été également les conflits engendrés par l’aveuglement de l’homme, par sa volonté de puissance et par des intérêts politico-économiques qui font fi de la dignité des personnes ou de celle de la nature... Il y a trop de scandales et d’injustices, trop de corruption et d’avidité, trop de mépris et de mensonges, trop de violences qui conduisent à la misère et à la mort. Ce sont des maux qui affligent votre continent, mais aussi le reste du monde. Chaque peuple veut comprendre les choix politiques et économiques qui sont faits en son nom. Il saisit la manipulation, et sa revanche est parfois violente. Il veut participer à la bonne gouvernance. Nous savons qu’aucun régime politique humain n’est idéal, qu’aucun choix économique n’est neutre. Mais ils doivent toujours servir le bien commun. Nous nous trouvons donc en face d’une revendication légitime qui touche tous les pays, pour plus de dignité, et surtout pour plus d’humanité. L’homme veut que son humanité soit respectée et promue. Les responsables politiques et économiques des pays se trouvent placés devant des décisions déterminantes et des choix qu’ils ne peuvent plus éviter.

  De cette tribune, je lance un appel à tous les responsables politiques et économiques des pays africains et du reste du monde. Ne privez pas vos peuples de l’espérance. Ne les amputez pas de leur avenir en mutilant leur présent ! Ayez une approche éthique courageuse de vos responsabilités et, si vous êtes croyants, priez Dieu de vous accorder la sagesse... Quel qu’il soit, le pouvoir aveugle avec facilité, surtout lorsque sont en jeu des intérêts privés, familiaux, ethniques ou religieux. Dieu seul purifie les cœurs et les intentions. L’Eglise n’apporte aucune solution technique et n’impose aucune solution politique. Elle répète: N’ayez pas peur! L’humanité n’est pas seule face aux défis du monde. Dieu est présent. C’est là un message d’espérance, une espérance génératrice d’énergie, qui stimule l’intelligence et donne à la volonté tout son dynamisme... L’espérance est communion. N’est-ce pas là une voie splendide qui nous est proposée ? J’y invite tous les responsables politiques, économiques, ainsi que le monde universitaire et celui de la culture. Soyez, vous aussi, des semeurs d’espérance!

  "Il n'est pas nécessaire de rappeler les récents conflits nés au nom de Dieu, et les morts données au nom de celui qui est la Vie. Toute personne de bon sens comprend qu’il faut toujours promouvoir la coopération sereine et respectueuse des diversités culturelles et religieuses. Le vrai dialogue interreligieux rejette la vérité humainement égocentrique, car la seule et unique vérité est en Dieu... De ce fait, aucune religion, aucune culture ne peut justifier l’appel ou le recours à l’intolérance et à la violence. L’agressivité est une forme relationnelle assez archaïque qui fait appel à des instincts faciles et peu nobles. Utiliser les paroles révélées, l'Ecritures ou le nom de Dieu, pour justifier nos intérêts, nos politiques si facilement accommodantes, ou nos violences, est une faute très grave. Je ne peux connaître l’autre que si je me connais moi-même. Je ne peux l’aimer, que si je m’aime moi-même. La connaissance, l’approfondissement et la pratique de sa propre religion sont donc essentielles au vrai dialogue inter-religieux... Il convient donc que chacun se situe en vérité devant Dieu et devant l’autre. Cette vérité n’exclut pas, et elle n’est pas une confusion. Le dialogue inter-religieux mal compris conduit à la confusion ou au syncrétisme. Ce n’est pas ce dialogue qui est recherché... Nous savons aussi que ce dialogue n’est pas toujours facile, ou même qu’il est empêché pour diverses raisons. Cela ne signifie en rien un échec. Les formes du dialogue interreligieux sont multiples. La coopération dans le domaine social ou culturel peut aider les personnes à mieux se comprendre et à vivre ensemble sereinement. Il est aussi bon de savoir qu’on ne dialogue pas par faiblesse, mais qu’on dialogue parce que l’on croit en Dieu. Dialoguer est une manière supplémentaire d’aimer Dieu et son prochain sans abdiquer ce que l’on est.

  Avoir de l’espérance, ce n’est pas être ingénu, mais c’est poser un acte de foi en un avenir meilleur. L’Eglise catholique met ainsi en œuvre l’une des intuitions du concile Vatican II, celle de favoriser les relations amicales entre elle et les membres de religions non-chrétiennes... Je salue tous les responsables religieux qui ont eu l’amabilité de venir ici me rencontrer. Je veux les assurer, ainsi que ceux des autres pays africains, que le dialogue offert par l’Église catholique vient du cœur. Je les encourage à promouvoir, surtout parmi les jeunes, une pédagogie du dialogue, afin qu’ils découvrent que la conscience de chacun est un sanctuaire à respecter, et que la dimension spirituelle construit la fraternité... Pour finir, je voudrais utiliser l’image de la main. Cinq doigts la composent, et ils sont bien différents. Chacun d’eux pourtant est essentiel, et leur unité forme la main. La bonne entente entre les cultures, la considération non condescendante des unes pour les autres, et le respect des droits de chacune sont un devoir vital. Il faut l’enseigner à tous les fidèles des diverses religions. La haine est un échec, l’indifférence une impasse, et le dialogue une ouverture! N’est-ce pas là un beau terrain où seront semées des graines d’espérance? Tendre la main signifie espérer pour arriver, dans un second temps, à aimer... A côté du cœur et de l’intelligence, la main peut devenir, elle aussi, un instrument du dialogue. Elle peut faire fleurir l’espérance, surtout lorsque l’intelligence balbutie et que le cœur trébuche... Avoir peur, douter et craindre, s’installer dans le présent sans Dieu, ou encore n’avoir rien à attendre, sont autant d’attitudes étrangères à la foi chrétienne et, je crois, à toute autre croyance en Dieu... A la suite de Pierre, dont je suis le successeur, je souhaite que votre foi et votre espérance soient en Dieu. C’est le vœu que je formule pour l’Afrique tout entière qui m’est si chère. Aie confiance, Afrique, et lève toi, le Seigneur t’appelle!". Ensuite, le Saint-Père a eu un entretien privé avec le Président béninois, puis a signé le livre d'or de la présidence.
PV-BENIN/               VIS 20111119 (1400)

SACERDOCE ET SAINTETE


CITE DU VATICAN, 19 NOV 2011 (VIS). En fin de matinée, Benoît XVI est arrivé au séminaire d'Ouidah, où il est allé en la chapelle se recueillir sur la tombe de son ami le Cardinal Gantin, premier africain chef de dicastère romain, et sur celle de son maître Mgr.Louis Parisot, SMA, qui fut Vicaire apostolique pour le Dahomey et Ouidah, puis le premier Archevêque de Cotonou. Le Pape a ensuite gagné la cour, où l'attendaient plusieurs centaines de prêtres et religieux, de religieuses, de séminaristes et de laïcs engagés. Dans son discours, il a tenu à évoquer l’exhortation apostolique post-synodale Africae Munus qu'il s'apprête à signer: "Il y sera question de paix, de justice et de réconciliation. Ces trois valeurs s’imposent comme un idéal évangélique fondamental à la vie baptismale et elles requièrent une saine acceptation de votre identité de prêtre, de personne consacrée et de fidèle laïc".

  "Chers prêtres, la responsabilité de la promotion de la paix, de la justice et de la réconciliation, vous incombe d’une manière toute particulière. À cause de l’Ordre sacré reçu et des Sacrements célébrés, vous êtes appelés en effet à être des hommes de communion... Je vous encourage donc à laisser transparaître le Christ dans votre vie par une vraie communion avec l’évêque, par une réelle bonté pour vos confrères, par une profonde sollicitude pour chaque baptisé et par une grande attention pour toute personne. En vous laissant modeler par le Christ, vous ne substituerez jamais à la beauté de votre être sacerdotal des réalités éphémères parfois malsaines que la mentalité contemporaine tente d’imposer à toutes les cultures... Chers religieux et religieuses, la vie consacrée est une suite radicale de Jésus. Que votre choix inconditionnel du Christ vous conduise à un amour sans frontière pour le prochain!... Pauvreté, obéissance et chasteté creusent en vous la soif de Dieu et la faim de sa Parole, qui, en grandissant, se muent en faim et soif pour servir le prochain en mal de justice, de paix et de réconciliation". Puis le Pape s'est adressé aux séminaristes, qu'il a encouragé à se "mettre à l’école du Christ pour acquérir les vertus qui vous aideront à vivre le sacerdoce ministériel comme le lieu de votre sanctification. Sans la logique de la sainteté, le ministère n’est plus qu’une simple fonction sociale... Face aux défis de l’existence humaine, aujourd’hui comme demain, s’il veut être un témoin crédible au service de la paix, de la justice et de la réconciliation, le prêtre doit être un homme humble et équilibré, sage et magnanime... Quant à vous, chers fidèles laïcs qui, au cœur des réalités quotidiennes, êtes appelés à être le sel de la terre et la lumière du monde", vous avez une mission qui "requiert d’abord une foi en la famille bâtie selon le dessein de Dieu et une fidélité à l’essence même du mariage chrétien... Grâce à la force de la prière, la vie personnelle et familiale se transforme et s’améliore, le dialogue s’enrichit, la foi se transmet aux enfants, la joie d’être ensemble s’amplifie, le foyer se rassemble et se consolide sans cesse. En faisant régner dans vos familles l’amour et le pardon, vous contribuerez à l’édification d’une Eglise belle et forte, et à l’avènement de plus de justice et de paix dans la société entière". Enfin, il a tout spécialement exhorté les catéchistes, "ces vaillants missionnaires au cœur des réalités les plus humbles, à offrir toujours, avec une espérance et une détermination indéfectibles, leur aide singulière et absolument nécessaire à l’expansion de la foi dans la fidélité à l’enseignement de l’Eglise".

  Pour conclure, Benoît XVI a dit à ses hôtes que l'amour "du Dieu révélé et de sa Parole, des sacrements et de l’Eglise, sont un antidote efficace contre des syncrétismes qui égarent. Cet amour favorise une juste intégration des valeurs authentiques des cultures dans la foi chrétienne. Il libère de l’occultisme et vainc les esprits maléfiques, car il est mû par la puissance même de la Trinité. Vécu profondément, cet amour est aussi un ferment de communion qui brise toute barrière, favorisant ainsi l’édification d’une Eglise dans laquelle il n’y a pas de ségrégation entre les baptisés, car tous ne font qu’un dans le Christ".
PV-BENIN/                                        VIS 20111119 (710)

SIGNATURE DE L'EXHORTATION APOSTOLIQUE


CITE DU VATICAN, 19 NOV 2011 (VIS). Ce midi, le Pape a gagné la basilique de l’Immaculée Conception de Ouidah, première cathédrale d'Afrique occidentale (1909), point de départ de l'évangélisation régionale. Après l'adoration du Saint Sacrement, il s'est adressé en les remerciant de leur travail les membres du Conseil spécial pour l’Afrique du Synode des évêques, ainsi que son Secrétaire général, Mgr.Nikola Eterovic: Aujourd’hui, a dit Benoît XVI, "avec la signature de l’exhortation apostolique post-synodale Africae Munus, se conclut la célébration de l’événement synodal. Celui-ci a mis en mouvement l’Eglise catholique en Afrique qui a prié, réfléchi et débattu sur le thème de la réconciliation, de la justice et de la paix. Dans ce processus, il y a eu une singulière proximité entre le Successeur de Pierre et les Eglises particulières en Afrique... Cette deuxième Assemblée spéciale pour l’Afrique a bénéficié de l’Exhortation apostolique post-synodale Ecclesia in Africa du Bienheureux Jean-Paul II, qui a fortement souligné l’urgence d’une évangélisation du continent, qui ne peut être dissociée de la promotion humaine. Par ailleurs, le concept d’Eglise famille de Dieu y a été développé. Ce dernier a produit beaucoup de fruits spirituels pour l’Eglise et pour  l’action d’évangélisation et de promotion humaine qu’elle a mise en œuvre, pour la société africaine dans son ensemble". 
  "Prenant en compte cet horizon ecclésial, la deuxième Assemblée spéciale pour l’Afrique s’est concentrée sur le thème de la réconciliation, de la justice et de la paix. Il s’agit de points importants pour le monde en général, mais ils acquièrent une actualité toute particulière en Afrique. Il suffit de rappeler les tensions, les violences, les guerres, les injustices, les abus de toutes sortes, nouveaux et anciens, qui ont marqué cette année. Le thème principal concernait la réconciliation avec Dieu et avec le prochain. Une Eglise réconciliée en son sein et entre tous ses membres pourra devenir signe prophétique de réconciliation au niveau de la société, de chaque pays et du continent tout entier... Il ne faut jamais se lasser de chercher les voies de la paix, qui est un bien des plus précieux. Pour l’atteindre, il faut avoir le courage de la réconciliation qui vient du pardon, de la volonté de recommencer la vie commune, de la vision solidaire de l’avenir, de la persévérance pour dépasser les difficultés. Réconciliés et en paix avec Dieu et le prochain, les hommes peuvent œuvrer pour une plus grande justice au sein de la société". Afrique, s'est exclamé le Pape, "terre d’une nouvelle Pentecôte, aie confiance en Dieu! Animée par l’Esprit du Christ ressuscité, deviens la grande famille de Dieu, généreuse avec tous tes fils et filles, acteurs de réconciliation, de paix et de justice! Afrique, Bonne Nouvelle pour l’Eglise, deviens-le pour le monde entier!". Après sa brève allocution, il a signé le document et bénit l'assemblée, avant de regagner Cotonou, distante de 45 km.
PV-BENIN/                 VIS 20111119 (480)

LES CLEFS DE "AFRICAE MUNUS"


CITE DU VATICAN, 19 NOV 2011 (VIS). Voici les passages de la présentation par Mgr.Nikola Eterovic, Secrétaire général du Synode des évêques, fournissant les clefs de lecture de l'exhortation apostolique post-synodale Africae Munus:

  L’exhortation Africae Munus se compose de deux parties. "Dans la première partie, on distingue les structures portantes de la mission ecclésiale du continent qui aspire à la réconciliation, la justice et la paix et qui a, comme source, la personne de Jésus-Christ. En l’écoutant, les chrétiens sont invités à se laisser réconcilier avec Dieu, à devenir justes pour construire un ordre social juste, dans la logique des Béatitudes, en s’engageant dans le service fraternel pour l’amour de la vérité, source de paix. C’est pourquoi, les chantiers pour la réconciliation, la justice et la paix, sont aussi indiqués, dans une authentique conversion, la célébration du sacrement de réconciliation, une spiritualité de communion, l’inculturation de l’Evangile, la protection de la vie, les migrants, les réfugiés, la bonne gouvernance des états, le dialogue œcuménique et interreligieux, surtout avec les religions traditionnelles et l’Islam. Dans la seconde partie, tous les membres de l’Eglise sont invités à contribuer à la communion et à al paix dans l’Eglise et dans la société. Sont aussi indiqués les champs de l’apostolat: L’Eglise comme présence active et efficace de Jésus-Christ, le monde de l’éducation, de la santé et des moyens de communication sociale. L’exhortation ouvre un horizon d’espérance à l’Afrique qui, en accueillant Jésus-Christ, doit s’émanciper des forces qui la paralysent. 

  Africae Munus est bien dans la continuité d’Ecclesia in Africa, fruit de la première assemblée spéciale pour l’Afrique qui a donné une grande impulsion au développement de l’Eglise en Afrique, en développant, entre autre, l’idée d’Eglise famille de Dieu, au bénéfice de l’Eglise universelle. Africae Munus entend renforcer ce dynamisme ecclésial, indiquer le programme de l’activité pastorale, dans les prochaines décennies, de l’évangélisation du grand continent africain, soulignant le besoin urgent de réconciliation, de justice et de paix.
  
  L’Eglise, sacrement d’union avec Dieu et avec les hommes, doit être un lieu de réconciliation, don de Dieu, pour être un instrument efficace de la justice et de la paix dans la société tout entière. La réconciliation vient du mystère de Jésus-Christ ressuscité, présent dans son Eglise à travers la Parole de Dieu et les sacrements, surtout ceux de la réconciliation et de l’Eucharistie. Dans la grâce de l’Esprit, l’Eucharistie institue une nouvelle fraternité qui dépasse les langues, les cultures, les ethnies, les divisions, le tribalisme, le racisme et l’ethnocentrisme. Dans son œuvre d’évangélisation et d’éducation à la foi chrétienne, l’Eglise doit mettre l’accent sur une catéchèse vécue qui conduise à une conversion profonde et à un engagement effectif à vivre l’Evangile au niveau personnel, familial et social. La doctrine sociale de l’Eglise vient en soutien à la promotion humaine. 

  Africae Munus offre à l’Eglise en Afrique un guide pratique pour l’activité pastorale des prochaines décennies. L’évangélisation ad gentes en Afrique reste une priorité avec l’annonce de l’Evangile à ceux qui ne connaissent pas Jésus-Christ. Cette priorité pastorale doit engager tous les chrétiens d’Afrique. Il faut, en outre, mieux animer l’évangélisation ordinaire dans les diverses Eglises locales, en s’engageant à promouvoir la réconciliation, la justice et la paix. Il est urgent, ensuite, de s’engager dans la nouvelle évangélisation en Afrique, en particulier, en faveur de ceux qui se sont éloignés de l’Eglise ou qui n’ont pas de pratique chrétienne. Les chrétiens d’Afrique, en particulier le clergé et les membres de vie consacrée, sont appelés à soutenir la nouvelle évangélisation même dans les pays sécularisés. Il s’agit d’un échange de dons, vu que des missionnaires africains œuvrent déjà dans les pays d’où, autrefois, provenaient les missionnaires venant annoncer la Bonne Nouvelle en Afrique. 

  Parmi les différentes mises en œuvre proposées par l’exhortation apostolique, signalons:
-Les saints, personnes réconciliées avec Dieu et avec le prochain, sont des partisans exemplaires de la justice et des apôtres de la paix. L’Eglise, dont tous les membres sont appelés à la sainteté, doit retrouver un nouvel élan, venant des nombreux saints et martyrs, confesseurs et vierges du continent africain, dont le culte doit être ravivé et encouragé.
-Afin d’obtenir d’autres exemples actuels et de nouveaux intercesseurs au ciel, les pasteurs des Eglises locales sont encouragés à reconnaître parmi les serviteurs africains de l’Evangile, ceux qui pourraient être canonisés, selon les normes de l’Eglise.
-Il faut aussi renforcer les liens de communion entre le Saint-Père et les évêques d’Afrique, ainsi qu’entre les évêques du continent au niveau national, régional et continental.
-On souhaite que les évêques s’engagent davantage à promouvoir à soutenir effectivement et affectivement, le Symposium des Conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar comme structure continentale de solidarité et de communion ecclésiale.
-Pour approfondir le mystère de l’Eucharistie et pour accroître la dévotion eucharistique, la proposition des Pères synodaux de célébrer un congrès eucharistique continental est retenue.
-Est également soutenue, la célébration annuelle dans les divers pays d’Afrique, d’un jour ou d’une semaine de réconciliation, particulièrement pendant l’avent ou le carême.
-En accord avec le Saint-Siège, le SCEAM pourra contribuer à la réalisation d’une année de réconciliation au niveau continental pour demander à Dieu un pardon spécial pour tous les maux et blessures que les êtres humains se sont infligés les uns aux autres en Afrique, et pour que se réconcilient les personnes et les groupes qui ont été blessés dans l’Eglise et dans l’ensemble de la société.
  Remerciant pour le don de la foi en Dieu Un et Trine, Père, Fils et Esprit, l’Eglise en Afrique s’engage, avec un élan renouvelé, dans l’évangélisation et dans la promotion humaine, afin que tout le continent devienne un vaste champ de réconciliation, de justice et de paix. De cette façon, l’Eglise contribue à forger la nouvelle Afrique appelée à devenir toujours plus le poumon spirituel de l’humanité".
PV-BENIN/                                        VIS 20111119 (980)

AUTRES ACTES PONTIFICAUX


CITE DU VATICAN, 19 NOV 2011 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

-Mgr.Kenneth David Oswin Richards, Evêque de Saint John's-Basseterre (superficie: 1.058, population: 169.787, catholiques: 14.878, prêtres: 9, religieuses: 7), à Antigua and Barbuda. L'Evêque élu, né en 1958 à St.Catherine (Jamaïque) et ordonné prêtre en 1985, était depuis 2008 Vicaire Général du diocèse de Kingston in Jamaica (Jamaïque). Docteur en théologie, il été curé de paroisse, directeur diocésain des vocations et président du Presbyterium archiépiscopal.

-Mgr.António José da Rocha Couto, SMP, Evêque de Lamego (superficie: 2.848, population: 160.200, catholiques: 157.200, prêtres: 44, diacres: 2, religieux: 64), au Portugal. Jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de Braga (Portugal), il succède à Mgr.Jacinto Tomás de Carvalho Bothelo, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.
NER:RE/                                           VIS 20111119 (150)

vendredi 18 novembre 2011

ARRIVEE DE BENOIT XVI AU BENIN



CITE DU VATICAN, 16 NOV 2011 (VIS). Benoît XVI a quitté Rome à 9 h pour arriver à 15 heures au Bénin, et entamer sa 22 visite apostolique, au cours de laquelle il signera l'exhortation apostolique post-synodale consacrée à l'Afrique. A l'aéroport de Cotonou, intitulé au défunt Cardinal Bernardin Gantin, le Pape a été accueilli par le Président Thomas Yayi Boni, l'Archevêque Antoine Ganyé et les diverses autorités du pays. Remerciant ses hôtes pour leurs chaleureuses paroles d’accueil, il a aussitôt souligné que sa visite coïncidait avec le 40 anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre le Bénin et le Saint-Siège, ainsi qu'avec le 150 anniversaire de l'évangélisation du pays. En outre, elle réalise son désir de publier sur le sol africain l’exhortation apostolique post-synodale Africae Munus, mais aussi de se rendre sur la tombe de son ami, le Cardinal Bernardin Gantin. Le défunt Cardinal, a-t-il dit, "s’était gagné le respect et l’affection de beaucoup. Il m’a donc semblé juste de venir dans son pays natal pour prier sur sa tombe et pour remercier le Bénin d’avoir donné à l’Eglise ce fils éminent".

  Le Bénin, a poursuivi le Saint-Père, "est une terre d’anciennes et nobles traditions. Son histoire est prestigieuse et je profite de cette occasion pour saluer ses chefs traditionnels. Leur contribution est importante dans la construction de l'avenir du pays. Je désire les encourager à contribuer par leur sagesse et leur intelligence des coutumes, au délicat passage qui s’opère actuellement entre la tradition et la modernité. La modernité ne doit pas faire peur, mais elle ne peut se construire sur l’oubli du passé. Elle doit être accompagnée avec prudence pour le bien de tous en évitant les écueils qui existent sur le continent africain et ailleurs, par exemple la soumission inconditionnelle aux lois du marché ou de la finance, le nationalisme ou le tribalisme exacerbé et stérile qui peuvent devenir meurtriers, la politisation extrême des tensions inter-religieuses au détriment du bien commun, ou enfin l’effritement des valeurs humaines, culturelles, éthiques et religieuses. Le passage à la modernité doit être guidé par des critères sûrs qui se basent sur des vertus reconnues...qui s’ancrent dans la dignité de la personne, la grandeur de la famille et le respect de la vie. Toutes ces valeurs sont en vue du bien commun qui seul doit primer, et qui seul doit constituer la préoccupation majeure de tout responsable... Pour sa part, l'Eglise apporte sa contribution spécifique. Par sa présence, sa prière et ses différentes œuvres de miséricorde, spécialement dans le domaine éducatif et sanitaire, elle souhaite donner ce qu’elle a de meilleur. Elle veut se montrer proche de celui qui est dans le besoin, de celui qui cherche Dieu. Elle désire faire comprendre que Dieu n’est pas inexistant ou inutile comme on cherche à le faire croire, mais qu’il est l’ami de l’homme. C’est dans cet esprit d’amitié et de fraternité que je viens" au Bénin.
PV-BENIN/                 VIS 20111118 (500)

AVIS


CITE DU VATICAN, 18 NOV 2011 (VIS). En raison du voyage apostolique, le bulletin VIS sera diffusé demain samedi et dimanche 20 novembre.
.../                VIS 20111118 (20)

jeudi 17 novembre 2011

MANIPULATION DE L'IMAGE DU PAPE


CITE DU VATICAN, 17 NOV 2011 (VIS). Hier après-midi, le P.Federico Lombardi, SJ, Directeur de la Salle-de-Presse du Saint-Siège, a vigoureusement "protesté contre une campagne publicitaire commerciale (Italie), manipulant l'image du Pape de manière inacceptable. Il s'agit d'un grave manque de respect envers le Saint-Père et d'une offense à la sensibilité des fidèles, prouvant combien la publicité peut violer les règles élémentaires de la décence due à chacun aux fins d'attirer l'attention par le biais de la provocation. La Secrétairerie d'Etat étudie les démarches appropriées pour que soit garanti le respect du Pape et de son image".

  Aujourd'hui, en début d'après-midi, la Secrétairerie d'Etat a diffusé le communiqué suivant: "La Secrétairerie d'Etat a chargé ses avocats d'entreprendre en Italie et hors d'Italie les démarches nécessaires pour bloquer la circulation, y compris médiatique, du photomontage utilisant l'image du Saint-Père. Cette publicité commerciale Benetton constitue une atteinte à la dignité du Pape et de l'Eglise catholique, ainsi qu'une offense à la sensibilité des fidèles". 
OP/                             VIS 20111117 (170)

DIALOGUE EN BIELORUSSIE



CITE DU VATICAN, 17 NOV 2011 (VIS). Le Cardinal Kurt Koch, Président du Conseil pontifical pour l'unité des chrétiens, s'est rendu en Biélorussie à l'invitation du Métropolite de Minsk et Slusk Philarète, chef de l'Eglise orthodoxe biélorusse. Il a participé à Minsk à une conférence internationale sur le dialogue orthodoxes catholiques (Apport des valeurs éthiques chrétiennes à la vie sociale de l'Europe), organisée par l'Institut de dialogue inter-religieux et de relations inter-confessionnelles de l'Eglise de Biélorussie, par le Centre de formation chrétienne Saints Cyrille et Méthode, et le Conseil pontifical pour l'unité. La conférence a enregistré la volonté de poursuivre et approfondir ce dialogue sur des sujets particuliers et de développer en Europe la collaboration en défense et promotion des valeurs chrétiennes.

  Lundi 14 novembre, le Cardinal et le Métropolite ont été reçus par le Président Lukashenko, qui s'est félicité des bonnes relations entre orthodoxie et catholicisme en Biélorussie. La visite du Président du Conseil pontifical, précise une note publiée ce jour, a permis de constater que l'Eglise catholique s'est bien reconstituée et réorganisée après la fin de l'Union Soviétique, et que cela s'est fait sans heurt avec l'Eglise orthodoxe, souvent même avec son aide et celle des pouvoirs publics. Comme en Lituanie ex soviétique,  pays comparable en proportion de catholiques, cette fraternité oecuménique est progressivement devenue un modèle.
OP/                             VIS 20111117 (230)    

mercredi 16 novembre 2011

MEDITER LES PSAUMES


CITE DU VATICAN, 16 NOV 2011 (VIS). Au cours de l'audience générale tenue Place St.Pierre, Benoît XVI a conclu son cycle catéchistique consacré aux psaumes, en proposant des réflexions sur le psaume 110, "que Jésus a cité et que les évangélistes ont amplement repris car il traite du Messie... Ce psaume est particulièrement aimé, depuis les origines de l'Eglise" car il "célèbre le Messie victorieux, glorifié à la gloire de Dieu". Il s'ouvre, a précisé le Pape, par une déclaration solennelle: "Oracle du Seigneur à mon seigneur, assieds toi à ma droite afin que je fasse de tes ennemis l'escabeau de tes pieds". Le Christ est en fait "le Seigneur intronisé, le Fils de l'homme assis à la droite de Dieu... Il est le vrai roi qui, par la résurrection est entré dans la gloire... Il siège au dessus des anges et de toute autre puissance céleste, tous ses ennemis soumis jusqu'à la mort, définitivement vaincue".

  "Il existe un lien étroit entre le roi du psaume et Dieu, car ils gouvernent de concert au point que le psalmiste affirme que c'est Dieu qui tend au roi le sceptre pour qu'il soumette ses ennemis... L'exercice du pouvoir, qui vient directement du Seigneur, est un devoir devant être exercé dans la soumission et l'obéissance, comme signe au sein du peuple de la puissante présence de Dieu. La domination des ennemis, la gloire et la victoire sont des dons qui font du roi le médiateur du triomphe divin sur le mal". Au verset 4 se révèle la dimension sacerdotale, liée à la royauté: "Le Seigneur a juré et ne s'en repens pas, Tu est prêtre à jamais selon Melchisédech, le prêtre roi de Salem...médiateur de la présence divine parmi le peuple, par la bénédiction qui vient de Dieu". Jésus, a alors souligné Benoît XVI, "est le prêtre véritable et définitif qui porte à la perfection la qualité sacerdotale de Melchisédech". Par l'offrande du pain et du vin, il s'offre, vainc la mort et apporte la vie à tous les croyants. Dans les versets suivants, on a la vision d'un "souverain triomphant, aimé du Seigneur et ayant reçu de lui pouvoir et gloire, qui met en fuite ses adversaires et juge les nations... Le roi chanté par le psalmiste est bien le Christ, le Messie qui instaure le royaume de Dieu et réduit toute la puissance du monde. Il est le Verbe généré par le Père avant toute créature, le Fils incarné, mort, ressuscité et monté au ciel, le roi soulevant le tête en triomphant sur la mort par la résurrection". Le psaume 110, a conclu le Saint-Père, "nous invite à contempler le Christ afin de comprendre ce qu'est la véritable royauté, ce que signifie le don de soi et vivre au service d'autrui, dans l'obéissance et l'amour portés à leur extrême. Avec ce texte, prions en demandant au Seigneur de marcher dans ses pas de roi et de Messie, prêts à monter avec lui au Golgotha pour participer à sa gloire, le saluer à la droite du Père tel un roi prêtre victorieux qui, miséricordieux, pardonne et sauve tous les hommes". 

  Après la catéchèse, Benoît XVI a salué notamment le collège des recteurs des facultés de Wroclaw, Opole, Czestochowa et Zielona Góra pour la distinction académique qu'ils lui ont conféré: "dans ce titre, je reconnais et apprécie l'engagement de l'Eglise dans le domaine de l'éducation et de la culture".
AG/                                                    VIS 20111116 (580)

AUDIENCES

CITE DU VATICAN, 16 NOV 2011 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audience Mgr.Gerhard Ludwig Müller, Evêque de Ratisbonne (Allemagne).
AP/                                                       VIS 20111116 (20)

mardi 15 novembre 2011

LE BENIN ATTEND LE PAPE


CITE DU VATICAN, 15 NOV 2011 (VIS). Hier, le P.Federico Lombardi, SJ, Directeur de la Salle-de-Presse du Saint-Siège, a présenté le programme du voyage que Benoît XVI accomplira au Bénin, de vendredi 18 novembre à dimanche 20, solennité du Christ-Roi. Il a souligné l'importance du retour du Pape en Afrique, après son voyage en Angola et au Cameroun de 2009. Il signera l'exhortation apostolique post-synodale qui sera remise aux présidents des 35 conférences épiscopales nationales et aux 7 représentants des conférences régionales du continent. Le Bénin, qui compte 9 millions d'habitants, revêt une grande importance spirituelle pour l'Eglise car c'est de là qu'il y a 150 ans partit l'évangélisation de l'Afrique, via le Togo, le Ghana et le Niger. Le Pape y est attendu avec enthousiasme car cette visite aura certainement un grand impact sur la vie ecclésiale comme sur le développement du continent. Il a ensuite mis l'accent sur les problèmes du pays, qui seront envisagés sous un angle positif en faveur de la réconciliation, de la justice et de la paix, dans le cadre de l'annonce évangélique au service de l'homme. Ce sera donc un voyage décisif, d'autant que Benoît XVI ira se recueillir sur la tombe du bien-aimé Cardinal Gantin, décédé en 2008, "une personne qui lui était très proche à divers titres lorsqu'ils étaient l'un Préfet de la Congrégation pour les évêques et l'autre Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, et à laquelle il succéda dans la charge de Doyen du Sacré Collège. Dans son pays, Bernard Gantin est un héros aimé de toute la population". Insistant sur la portée symbolique de la visite à la tombe, le P.Lombardi a signalé le concert de vendredi soir à Cotonou, avec les principaux chanteurs africains (Papa Wemba, Bonga, Fifito), pour soutenir les principes de la paix, de la justice et de la réconciliation.
PV-BENIN/                                                 VIS 20111115 (320)

L'EGLISE AU BENIN


CITE DU VATICAN, 15 NOV 2011 (VIS). En prévision du voyage apostolique de Benoît XVI au Bénin (18 - 20 novembre), voici les statistiques relatives à l'Eglise catholique béninoise (au 31 décembre dernier):

  Sur 8.779.000 habitants (pour 112.622 km2), le Bénin compte 2.984.000 catholiques (34 %). L'Eglise dispose de 10 diocèses, de 338 paroisses et de 801 centres pastoraux, avec 11 évêques, 811 prêtres, 497 séminaristes et 308 postulants, 1.386  religieux, 30 laïcs consacrés et 11.251 catéchistes. L'éducation catholique, de la maternelle à l'éducation supérieure, compte 57.771 élèves et étudiants, en 217 structures. L'Eglise gère 12 hôpitaux et 64 dispensaires, 3 léproseries, 7 maisons de retraite, 41 orphelinats et garderies, 3 centres pour la famille et la protection de la vie et 3 centres sociaux spécialisés.
PV-BENIN/                                                        VIS 20111115 (130)

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 15 NOV 2011 (VIS). Le Saint-Père a:

-Accepté la renonciation, pour limite d'âge, de Mgr.Elmar Fischer à la charge pastorale du diocèse de Feldkirch (Autriche).

-Nommé Mgr.Adriano Bernardini, Nonce apostolique en Italie et à Saint-Marin, jusqu'ici Nonce en Argentine.
RE:NN/                                                                     VIS 20111115 (50)

lundi 14 novembre 2011

SAUVER UNE VIE SANS EN DETRUIRE UNE AUTRE


CITE DU VATICAN, 12 NOV 2011 (VIS). Le Saint-Père a reçu les 250 participants au congrès international "Adult Stem Cells, Science and the future of Man and Culture", organisé par le Conseil pontifical pour la culture en collaboration avec la fondation nord-américaine Stem for life. Pendant trois jours, des experts ont discuté de l'utilisation de cellules souches adultes en médecine tant d'un point de vue scientifique, qu'au niveau des implications culturelles, éthiques et anthropologiques de cette technique. Voici quelques extraits du discours de Benoît XVI:

  "Les êtres humains sont dotés d'une âme immortelle et sont créés à l'image et à la ressemblance de Dieu. C'est pourquoi, il existe des dimensions de l'existence humaine qui vont au-delà des limites des compétences des sciences naturelles. Si l'on dépasse ces limites, il existe un risque sérieux que la dignité et l'inviolabilité de la vie humaine deviennent subordonnées à des considérations purement utilitaristes. Au contraire, si l'on respecte ces limites, la science peut apporter une réelle contribution à la promotion et la sauvegarde de la dignité de l'homme. C'est pourquoi, les potentialités bénéfiques de la recherche sur les cellules souches adultes sont considérables puisqu'elle ouvre des possibilités de guérison de maladies dégénératives chroniques par la réparation des tissus atteints... L'amélioration promise par ces thérapies constitue un important pas en avant pour la science médicale, et un nouvel espoir pour les malades et leurs familles en souffrance. Pour cette raison, l'Eglise encourage naturellement ceux qui développent ou soutiennent ce type de recherche, à condition bien sûr qu'elle soit menée avec la considération due au bien intégral de la personne humaine et au bien commun de la société. Cette considération est de la plus grande importance. La mentalité pragmatique qui influence souvent la prise de décision aujourd'hui est trop incline à prendre tous les moyens disponibles pour obtenir la fin souhaitée, malgré l'évidence des conséquences désastreuses de cette façon de penser. Quand la fin est tellement désirée, comme la découverte d'un traitement pour les maladies dégénératives, il est tentant pour les hommes politiques et les médecins de laisser de côté les objections éthiques et de continuer d'aller de l'avant avec n'importe quelle recherche paraissant offrir quelques possibilités de progresser. Ceux qui défendent la recherche sur les cellules souches embryonnaires avec l'espoir d'obtenir ce résultat, commettent la grave erreur de nier le droit inaliénable à la vie de tout être humain du moment de sa conception jusqu'à sa mort naturelle. La destruction d'une seule vie humaine ne peut jamais se justifier en terme de bénéfice qu'elle pourrait apporter à une autre".

  "Cependant, en général, ces problèmes éthiques ne se posent pas lorsque les cellules souches sont extraites de tissus d'un organisme adulte ou du sang du cordon ombilical au moment de la naissance... Le dialogue entre science et éthique est de la plus haute importance pour s'assurer que les progrès de la médecine ne se fassent jamais à un coût humain inacceptable. L'Eglise contribue à ce dialogue en participant à la formation des consciences en accord avec la juste raison et à la lumière de la vérité révélée. Il ne s'agit pas d'empêcher le progrès scientifique mais, au contraire, de l'orienter dans une direction vraiment fructifère et bénéficiaire pour l'humanité...spécialement pour les plus faibles et vulnérables. Lorsque l'Eglise réclame de l'attention envers les besoins des sans-défense, elle ne pense pas seulement à ceux qui ne sont pas nés mais aussi à ceux qui ne peuvent pas facilement accéder à des traitements médicaux couteux... La justice exige que tous les efforts possibles soient faits pour permettre à ceux qui en ont besoin de bénéficier des fruits de la recherche scientifique indépendamment de leurs moyens économiques... L'Eglise peut offrir une assistance concrète à travers son apostolat étendu en faveur de la santé, actif dans de nombreux pays du monde et s'adressant avec une sollicitude spéciale aux besoins des plus pauvres dans le monde". Je prie, a conclu le Pape, "pour que votre travail d'investigation sur les cellules souches adultes reçoivent de grandes bénédictions pour l'avenir de l'humanité".
AC/                                                VIS 20111114 (680)

VISITE DU PRESIDENT VAN ROMPUY


CITE DU VATICAN, 12 NOV 2011 (VIS). Le Saint-Père a reçu M.Herman Van Rompuy, Président du Conseil de l'Union Européenne, qui s'est ensuite entretenu avec le Cardinal Secrétaire d'Etat et le Secrétaire pour les relations avec les états: "Ces entretiens ont été l'occasion d'un utile échange de vues sur la situation internationale et la place active de l'Eglise dans l'Union, notamment dans le domaine de la défense des droits humains et de la liberté religieuse".
SS/                                                       VIS 20111114 (90)

ANGELUS DOMINICAL


CITE DU VATICAN, 13 NOV 2011 (VIS). A l'angélus, évoquant le caractère passager de l'existence terrestre, Benoît XVI a invité les fidèles à la vivre comme "un pèlerinage vers Dieu, sens et finalité de notre vie". Dans la parabole des talents, rapportée par Matthieu dans la liturgie du jour, "Jésus parle de trois serviteurs auxquels leur maître confie ses biens au moment de partir en voyage. Deux firent fructifier et redoubler leurs parts à sa grande satisfaction, tandis que le troisième le déçut... Ayant mal fait ses comptes, il se comporta comme si le maître ne serait pas revenu, comme s'il n'aurait jamais eu à se justifier devant lui". Par là, a-t-il ajouté, "Jésus veut que ses disciples fassent bon usage de ses dons. Dieu appelle chaque homme à la vie, lui accorde des dons avec une mission  à accomplir. Et il serait fou de penser qu'il s'agit d'un dû. Renoncer à en faire usage serait manquer le but véritable de l'existence. Commentant cette parabole, saint Grégoire Le Grand a écrit que le Seigneur n'oublie personne dans l'offrande de sa charité et de son amour... Recueillons donc cette invitation à la vigilance, souvent rappelée par l'Ecriture. C'est l'attitude de qui sait que le Seigneur vient, et qu'il voudra voir en nous les fruits de son amour. La charité est le don fondamental qu'il faut faire grandir et fructifier, sans quoi tout autre don est inutile... C'est en la pratiquant que nous pourrons partager la joie du Seigneur".
ANG/                                                     VIS 20111114 (260)

POST ANGELUS

CITE DU VATICAN, 13 NOV 2011 (VIS). Après l'angélus, le Pape a rappelé que ce dimanche était la Journée mondiale du diabète, "maladie chronique qui touche de nombreuses personnes dont des jeunes. Je prie pour ces frères et sœurs et pour ceux qui partagent chaque jour leur handicap, ainsi que pour les agents de la santé et les volontaires qui les assistent". Benoît XVI a aussi évoqué son imminent voyage au Bénin, au cours duquel il signera l'Exhortation apostolique post-synodale, fruit de la II Assemblée spéciale du Synode des évêques. Il a souligné que, par cette visite, il souhaitait affermir la foi et l'espérance des chrétiens d'Afrique et des îles adjacentes. Je confie à votre prière ce voyage et les habitants de ce cher continent africain particulièrement ceux qui connaissent l'insécurité et la violence. Que Notre-Dame d'Afrique accompagne et soutienne les efforts de toutes les personnes qui œuvrent pour la réconciliation, la justice et la paix!".

   Je m'unis, a-t-il ajouté, aux "fidèles qui participent cet après midi à la béatification du prêtre martyr autrichien Carl Lampert à Dornbirn. A la sombre époque du national-socialisme, il a clairement entendu les paroles de saint Paul: "Nous n'appartenons ni à la nuit, ni aux ténèbres". Au cours d'un entretien qu'il avait donné à sa libération, il avait déclaré avec conviction: "J'aime mon Eglise. Je reste fidèle à mon Eglise et aussi au sacerdoce. Je suis du côté du Christ et j'aime son Eglise". Puis le Pape a rappelé qu'on célébrait aujourd'hui en Pologne sur l'initiative de l'association Aide à l'Eglise en détresse, la Journée de la solidarité avec l'Eglise persécutée. "Cette année, par vos prières et vos offrandes, vous soutenez en particulier l'Eglise au Soudan. Je désire que cette journée vous sensibilise tous au drame de la pauvreté humaine et des persécutions, à la nécessité de respecter la dignité humaine et le droit à la liberté religieuse". Il a enfin rappelé que l'Eglise italienne célèbre sa Journée d'action de grâces: "En voyant les fruits de la terre que le Seigneur nous a donné cette année, reconnaissons que le travail de l'homme serait vain si Dieu ne le rendait pas fécond... Rendons grâce et, en même temps, engageons-nous à respecter la terre que Dieu nous a confiée".
ANG/                                                 VIS 20111114 (380)

AUDIENCES

CITE DU VATICAN, 14 NOV 2011 (VIS). Le Saint-Père a  reçu ce matin en audiences séparées:

-Le Cardinal Leonardo Sandri, Préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales.

-Mgr.Giuseppe Bertello, Président de la Commission pontificale et du Governorat de l'Etat de la Cité du Vatican.

-M.Alfonso Rivero Monsalve, Ambassadeur du Pérou, en visite de congé.

  Samedi dernier, 12 novembre, il avait successivement reçu le Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les évêques.
AP/                                                           VIS 20111114 (80)

AUTRES ACTES PONTIFICAUX


CITE DU VATICAN, 14 NOV 2011 (VIS). Le Saint-Père a:

-Accepté la renonciation, pour limite d'âge, de Mgr.John A.Bathersby à la charge pastorale du diocèse de Brisbane (Australie).

-Nommé Mgr.Francesco Cavina, Evêque de Carpi (superficie: 415, population: 127.808, catholiques: 117.785, prêtres: 56, diacres: 13, religieux: 62), en Italie. L'Evêque élu, né en 1955 à Faenza (Italie) et ordonné prêtre en 1980, était depuis 1995 Official de la Section  pour les rapports avec les états de la Secrétairerie d'Etat. Il succède à Mgr.Elio Tinti, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge. Docteur en droit canonique, il été Vice Recteur du séminaire régional de Bologne, Aumônier des jeunes de l'Action Catholique, Défenseur du lien puis Juge près le Tribunal  ecclésiastique de Bologne, puis Chancelier du diocèse et Chanoine de la cathédrale d'Imola.
RE:NER/                                                                VIS 20111114 (150)

vendredi 11 novembre 2011

CRISE ET VOLONTARIAT



CITE DU VATICAN, 11 NOV 2011 (VIS). Benoît XVI a reçu ce matin les évêques en charge de la solidarité et les représentants des organismes caritatifs de l'Union Européen, réunis sous l'égide du Conseil pontifical Cor Unum à l'occasion de l'Année européenne du volontariat: "En ce moment de crise et d'incertitude, votre action démontre l'existence du bien au sein du corps social... Pour les chrétiens, le volontariat n'est pas que l'expression de la bonne volonté, car il se fonde sur l'expérience personnelle du Christ...qui nous aide à trouver en nous l'élan à la générosité et la vocation à l'amour... Instruments visibles de l'amour du Christ, nous oeuvrons dans un monde fait de pauvreté, de solitude, de marginalisation et d'ignorance... Ne nous décourageons pas si le volontariat catholique ne peut répondre à toutes les attentes... Le peu de bien que nous faisons à autrui sera la semence qui, en croissant, donnera du fruit, un signe de la présence du Christ. Tel est le témoignage que vous pouvez offrir à la société... Si le devoir des pouvoirs publics est d'apprécier votre action sans la manipuler, votre mission de chrétiens est de participer à la vie sociale en la rendant plus humaine, toujours plus libre, plus juste et plus solidaire".

  Puis le Saint-Père a rappelé que le rencontre coïncide avec la mémoire liturgique de saint Martin de Tours qui, représenté traditionnellement en train de partager son manteau avec un pauvre, est le modèle universel de la charité. "Le volontariat, qui est devenu un moyen éminent d'application de la charité, trouve sa racine dans la tendance chrétienne à sauvegarder sans réserve la dignité de la personne, image de Dieu. Si, dans la culture contemporaine, cette origine spirituelle était niée ou marginalisée, notre collaboration deviendrait strictement matérielle au risque de perdre son sens au dam de la société toute entière". Il a conclu en invitant la jeunesse à voir dans le volontariat, "le don de soi qui enrichit l'existence d'un sens profond".
AC/                                                     VIS 20111111 (340)   

AUDIENCES



CITE DU VATICAN, 11 NOV 2011 (VIS). Le Saint-Père a  reçu ce matin en audiences séparées:

-Mgr.Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples.

-Le Cardinal Velasio De Paolis, CS.
AP/                                                           VIS 20111111 (40)

AUTRES ACTES PONTIFICAUX



CITE DU VATICAN, 11 NOV 2011 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

-Mgr.Janusz Stepnowski, Evêque de Lomza (superficie: 11.500, population: 554.433, catholiques: 548.548, prêtres: 497, religieux: 183), en Pologne. L'Evêque élu, né en 1958 à Ostroleka (Pologne) et ordonné prêtre en 1985, était depuis 2005 Chef de bureau à la Congrégation pour les évêques. Il succède à Mgr.Stanislaw Stefanek, S.Chr, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge. Après des études universitaires à Pampelune (Espagne) et à Pérouse (Italie), il est docteur en droit canonique. Après avoir prêté service pastoral dans le diocèse de Terni (Italie), il est entré au service du Saint-Siège en 1989.

-Mgr.Carlos Alberto de Pinho Moreira Azevedo, Délégué du Conseil pontifical pour la culture. Il était jusqu'ici Auxiliaire du Patriarche de Lisbonne (Portugal).
NER:RE:NA/                                                     VIS 20111111 (140)





jeudi 10 novembre 2011

COMMUNAUTES RELIGIEUSES D'ISRAEL


CITE DU VATICAN, 10 NOV 2011 (VIS). Ce matin pour la première fois, Benoît XVI a reçu le Conseil des Communautés religieuses d'Israël, représentant les confessions principales du pays et une douzaine d'institutions religieuses: "Dans un moment délicat du dialogue inter-religieux -a-t-il dit à ses hôtes- il est plus que jamais important d'entretenir un climat d'amitié et de confiance. C'est une nécessité toute particulière pour les responsables religieux de la Terre Sainte, couverte des signes de nos traditions, qui font chaque jour la difficile expérience de la coexistence". Ainsi que je l'ai rappelé récemment à Assise, a ajouté le Pape, "il existe deux types de violence, son usage au nom de la religion, et en négation de Dieu, tous deux caractéristiques de notre époque. Face à cela, les responsables religieux doivent réaffirmer que le juste rapport avec Dieu constitue une force de paix. Cette affirmation devant être de plus en plus nette dans nos rapports quotidiens, je vous encourage à développer un climat de confiance inter-religieux en Terre Sainte".

  "Nous partageons la grande responsabilité d'éduquer nos fidèles à une plus profonde connaissance des autres communautés, à une plus large coopération avec des personnes d'autres religions... Avec la vérité, l'amour et la liberté, la justice est fondamentale pour une paix mondiale qui soit sûre et durable. Accroître la réconciliation réclame courage et ouverture d'esprit, dans la certitude que Dieu nous guide. Sans lui nos forces ne suffisent pas". Puis le Saint-Père a révélé avoir prié en mai 2009 devant le Mur Occidental pour la paix en Terre Sainte en disant: Dieu éternel, en cette ville de la paix chère aux juifs, aux chrétiens et aux musulmans, je te présente les joies et les espérances, les attentes et les épreuves, de l'humanité entière. Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, entend le cri des affligés et des spoliés. Concède la paix à cette terre, au Moyen Orient et à toute la famille humaine. Ouvre le coeur de tous ceux qui invoquent ton nom, afin qu'ils cheminent vers la justice et la compassion. Le Seigneur est bon à qui espère en lui, et le recherche de tout son coeur. Puisse le Seigneur entendre aujourd'hui cette prière, et qu'ils vous remplisse de joie durant votre séjour romain... Puisse-t-il entendre l'appel de tous ceux qui s'engagent pour la paix à Jérusalem. Quant à nous, ne cessons pas de prier pour que celui qui est notre paix et notre réconfort accorde la paix à la Terre Sainte".
AC/                                     VIS 20111110 (420)

MESSAGE AUX EVEQUES EQUATORIENS

CITE DU VATICAN, 10 NOV 2011 (VIS). A l'occasion du II Congrès national de la famille, le Pape a adressé un message à Mgr.Antonio Arregui Yarza, Archevêque de Guayaquil et Président de la Conférence épiscopale équatorienne. Son thème, famille et mission, qui découle de la mission continentale lancée par le CELAM en 2007, préparera à la VII Rencontre mondiale des familles (Milan juin 2012). Benoît XVI y écrit que "la famille, née d'un pacte d'amour total entre un homme et une femme, n'est pas un fait privé. Fondée sur le mariage, la famille rend un immense service à la société et à la mission de l'Eglise. Elle n'est pas une simple somme d'individus mais le résultat de la relation d'affection homme femme, père mère enfants, qui s'exprime dans la vie familiale. Ainsi chaque famille contribue-t-elle à travers ses enfants à une féconde vie sociale. Et la qualité des rapports sociaux découle de la santé de la vie des familles... Le travail et la fête, qui sont enracinées dans la vie familiale, conditionnent les choix et les rapports parentaux, leurs liens avec le reste du tissu social et l'Eglise".

  "Par le biais du travail, l'homme...participe au projet créateur de Dieu. L'absence de travail comme la précarité sont donc contraires à sa dignité et créatrices de pauvreté et d'injustice. Provoquant souvent une crise d'identité de la personne, ces situations dégénèrent en désespoir, violence et criminalité. Il faut trouver les moyens d'y remédier, en ayant la ferme volonté de chercher les solutions en faveur d'un emploi stable et correctement rémunéré, capable de sanctifier la personne et de favoriser le développement social. Un travail gratifiant et responsable doit aller de pair avec une vie familiale harmonieuse et fructueuse. Un climat familial serein...est la première condition pour la découverte et l'épanouissement des capacités individuelles et des plus nobles aspirations de la personne. En outre, la vie de famille permet de vaincre l'égoïsme et d'alimenter la solidarité, sans négliger l'effort ou le sacrifice en faveur d'autrui. Tout ceci concourt en effet au bien être de tous et à des rapports responsables... Quant à la fête, elle permet d'humaniser le temps libre en le réservant à la rencontre avec Dieu, avec les autres, avec la nature. Les familles doivent donc retrouver tout le sens de la fête, du dimanche en particulier, jour du Seigneur et jour de l'homme. Dans la messe, la famille retrouve la présence réelle du Ressuscité, reçoit la vie nouvelle et le don de l'Esprit, accroît son amour de l'Eglise, écoute la Parole, partage le pain eucharistique et s'ouvre à l'amour des frères".
MESS/                                     VIS 20111110 (440)

PROJET DE VOYAGE APOSTOLIQUE

CITE DU VATICAN, 10 NOV 2011 (VIS). Répondant à des journalistes, le P.Federico Lombardi, SJ, Directeur de la Salle-de-Presse du Saint-Siège, a annoncé que Benoît XVI devrait se rendre au printemps prochain au Mexique et à Cuba: "Les nonces ont été chargés d'informer les autorités de ces pays que ce projet, répondant à des invitations, est à l'étude. Dans les prochaines semaines, le Saint-Père prendra une décision qu'il rendra publique à sa convenance. Le printemps prochain ayant été choisi, il reste relativement peu de temps pour élaborer un programme de voyage. Sachant combien le peuple mexicain l'attend, le Pape serait heureux de pouvoir enfin répondre. Etant allé au Brésil, les pays américains hispanophones sont désireux d'accueillir Benoît XVI. Le Mexique est le plus peuplé d'entre eux. Cuba, qui se souvient du voyage historique de Jean-Paul II, est un autre pays désireux de recevoir le Pape. Les cubains et l'Eglise locale vivent un moment important, et une visite de Benoît XVI constituerait un encouragement de taille, qui plus est pour le quatrième centenaire de la Vierge del Cobre. Le Mexique et Cuba se trouvant dans la même zone géographique, il serait logique d'envisager un seul voyage. Visiter d'autres pays réclamerait un itinéraire plus long et complexe. Il s'agirait toutefois d'un voyage lointain qui favoriserait peu d'étapes, mais de grande signification pastorale. L'altitude étant déconseillée au Saint-Père, il ne devrait pas se rendre à Mexico, et la question d'un choix alternatif s'imposera. Après la participation de Benoît XVI à la Conférence d'Aparecida (2007), l'Amérique latine s'est engagée dans une grande mission évangélisatrice. Le Pape aurait ainsi l'occasion d'encourager l'Eglise, en préparation à l'Année de la foi".
OP/                                         VIS 20111110 (280)   

AUDIENCES

CITE DU VATICAN, 10 NOV 2011 (VIS). Le Saint-Père a  reçu ce matin en audiences séparées:

-Le Cardinal Agostino Vallini, Vicaire Général pour le diocèse de Rome.

-Le Cardinal Raymundo Damasceno Assis, Archevêque d'Aparecida et Président de la Conférence épiscopale brésilienne, accompagné de Mgr.José Belisário da Silva, OFM, Archevêque de Sao Luís do Maranhao et Vice Président, et de Mgr.Leonardo Ulrich Steiner, OFM, Prélat de Sao Félix et Secrétaire Général.
AP/                                               VIS 20111110 (80)

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 10 NOV 2011 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

-Mgr.Francisco Montecillo Padilla, Nonce apostolique en Tanzanie, jusqu'ici Nonce en Papouasie-Nouvelle Guinée et Iles Salomon.

-Membres de l'Administration du Patrimoine du Siège apostolique, le Cardinal Attilio Nicora, Président de l'Autorité financière, et le Cardinal Velasio De Paolis, Président émérite de la Préfecture des affaires économiques.
NN:NA/                                                  VIS 20111110 (70)

mercredi 9 novembre 2011

BEAUTE DE LA PAROLE DE DIEU




CITE DU VATICAN, 9 NOV 2011 (VIS). La catéchèse de l'audience générale a porté sur le psaume 119, qui s'ouvre par les 22 caractères de l'écriture juive et a pour thème la Torah, la loi du Seigneur. Torah, a dit le Pape, "mot signifiant plus largement enseignement et code de vie, veut dire Révélation, Parole de Dieu adressée à l'homme. Elle l'interpelle et réclame de lui confiance, obéissance et amour... La fidélité du psalmiste naît de l'écoute de la Parole, qui doit être protégée et méditée tout comme Marie faisait avec ce que Dieu avait révélé à son coeur, en réclamant sa confiance... Marie est bienheureuse parce qu'elle a porté le Sauveur, et plus encore parce que, ayant accepté l'annonce de Dieu, elle en conservé jalousement la Parole". Ce psaume, a poursuivi Benoît XVI, est construit autour de la Parole de vie et de béatitude. Autour du thème central, Parole et Loi, tournent les mots de préceptes, ordres, enseignements, promesses et jugements", reliés aux verbes observer, conserver, comprendre, connaître, aimer, méditer et vivre. "Les 22 strophes du psaume 119 et leur vocabulaire parlent du rapport de confiance du croyant. Ils expriment la louange, la reconnaissance et la confiance, mais aussi la plainte et la lamentation que suscitent la certitude de la grâce divine et de la puissance de la Parole. Les versets les plus douloureux et sombres, remplis de foi, restent ouverts à l'espérance".

  Le coeur de l'existence, a ajouté le Pape, est la Loi de Dieu qui réclame "une écoute faite d'une obéissance filiale, confiante et consciente. Ecouter la Parole de Dieu c'est rencontrer le Seigneur de la vie... L'accomplissement de la loi est de suivre le Christ". Ce psaume nous porte vers l'Evangile et le verset 57 dit: Je suis avec le Seigneur, et j'ai choisi d'en observer les paroles". Etre du parti du Seigneur "évoque la répartition de la terre promise entre les tribus d'Israël, lorsque les lévites ne reçurent rien car leur part était le Seigneur". Aujourd'hui encore ce passage revêt une grande importance, pour les prêtres avant tout: "Ils sont appelés à ne vivre que du Seigneur et de sa Parole, sans aucune autre sécurité. Il est leur seul bien et leur seule raison de vivre. C'est selon cette clef que se comprend le choix du célibat pour le Royaume, et la nécessité d'en redécouvrir la force et la beauté. Ces versets -a conclu le Saint-Père- sont également importants pour les fidèles, peuple qui n'appartient qu'à Dieu...appelés à la radicalité de l'Evangile et à témoigner de la vie que le Christ apporte...en s'offrant en sacrifice pour le salut du monde. Le Seigneur et sa Parole sont notre terre promise, où vivre dans la communion et la joie".

  A la fin de l'audience, Place St.Pierre, le Maire de Schabs, Commune de la Province de Bozen (Italie) où sont nées son arrière grand-mère et sa grand-mère maternelle, a conféré à Benoît XVI la citoyenneté d'honneur.
AG/                                                      VIS 20111109 (500)

APPEL DU PAPE



CITE DU VATICAN, 9 NOV 2011 (VIS). Après les saluts aux groupes linguistiques, Benoît XVI a lancé un appel en faveur des victimes d'inondations: "Diverses parties du monde, en particulier en Amérique centrale, dans le Sud Est asiatique, sont frappées par d'immenses inondations et glissements de terrain. Outres des morts et des disparus en grand nombre ces calamités naturelles laissent beaucoup de gens sans un toit. Solidaire de tous ceux qui souffrent, je vous encourage à prier pour les victimes et leurs familles, et à les aider. J'encourage aussi  les organisations et les personnes de bonne volonté à secourir avec plus de générosité encore les milliers de personnes touchées".
AG/                                                     VIS 20111109 (120)  

CONSTRUIRE LA PAIX



CITE DU VATICAN, 9 NOV 2011 (VIS). Le 29 octobre à Paris, Mgr.Francesco Follo, Observateur permanent près l'UNESCO, a pris part au débat de la Conférence générale et centré son intervention sur la recherche de la paix mondiale. Rappelant que Benoît XVI a qualifié l’écologie humaine de nécessité impérative, et qu'il faut des projets de paix locale pour enrichir et rendre effectif les projets de paix universelle, Mgr.Follo a déclaré que l'aspect local obligatoire pour parvenir à la dimension universelle: "Nous savons que l’homme est un être social fait pour vivre en communauté. Et, c’est d’abord dans la communauté qui est une petite société, que nous devons trouver des modèles ou des enseignements pour vivre en paix. Ces petites sociétés sont variées, je n’en nommerai que trois. La première d’entre elles est la famille. Si l’homme doit apprendre à être humain, c’est dans la famille et nulle part ailleurs qu’il commencera à le faire... La famille est l’espace privilégié de la première rencontre avec autrui. Par son initiation à la connaissance et à l’altérité, l’école élargit cette rencontre... C’est pourquoi nous devons déployer tous nos efforts afin que les enfants apprennent à vivre ensemble dans le respect des légitimes différences, et fassent l’expérience de la fraternité humaine, et de l’amitié...  L’école est la seconde société qu’il convient de mentionner", car c'est là que l’enfant "apprend à se comporter en être social". L’enfant a besoin d’une culture et d'acquérir "des connaissances diversifiées. Cependant, l’école manquerait à sa mission si elle ne proposait qu’un enseignement théorique en oubliant de favoriser une introduction à une vie commune sereine, qui est nécessaire à l’épanouissement de tout homme".

  Il faut donc tout faire pour que les enfants apprennent à vivre ensemble, dans le respect des différences, dans la fraternité et l'amitié. "L’éducation ne doit pas être simplement utilitaire. Il s’agit de former la personne humaine, en lui donnant le bagage nécessaire pour vivre pleinement sa vie... Il s’agit de transmettre la sagesse. Nous savons que la sagesse ne naît pas uniquement d’une accumulation d’informations, mais qu'elle est le fruit de l’expérience et d’un art de vivre. Pour les Chrétiens elle est un don de Dieu... Il ne s’agit donc pas seulement de savoir pour pouvoir, mais de savoir pour servir, de savoir pour être avec les autres en paix... Dans un monde profondément divisé, menacé par des confrontations multiformes, l’école peut former des agents de paix et promouvoir une culture de dialogue ouverte à l’autocritique. Ainsi, l’école peut combattre, à sa manière et avec ses moyens, des situations de grande inégalité, exiger que les droits humains soient respectés partout, et surtout elle peut éduquer à comprendre que nous sommes une seule famille humaine! La famille et l’école se trouvent dans ce qu’on pourrait nommer la cité. Il ne faudrait pas entendre ici ce troisième lieu de vie comme la nation ou le pays... Notre monde est de plus en plus urbanisé et la cité est devenue le lieu de vie de la majorité de nos contemporains. Elle est devenue de manière contradictoire le lieu où s’expriment et se vivent la culture la plus raffinée et la violence la plus grande, le lieu de la richesse et celui de la pauvreté criante. Il convient donc de travailler pour que la cité ou la ville, le bourg ou le village, soient vraiment humains... L’édification et la construction de la paix en utilisant les trois strates, famille-école-cité, peut conduire à une culture de paix qui peut influencer, de manière plus large, le vivre ensemble harmonieux des nations".
SS/                                                             VIS 20111109 (600)

AUTRES ACTES PONTIFICAUX



CITE DU VATICAN, 9 NOV 2011 (VIS). Le Saint-Père a:

-Nommé Mgr.José F.Advincula, Archevêque métropolitain de Capiz (superficie: 2.663, population: 766.753, catholiques: 715.128, prêtres: 113, religieuses: 122), aux Philippines. Jusqu'ici Evêque de San Carlos (Philippines), il succède à Mgr.Onesimo C.Gordoncillo, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.

-Nommé Mgr.Franco Lovignana, Evêque d'Aoste (superficie: 3.262, population: 129.919, catholiques: 127.116, prêtres: 115, diacres: 17, religieux: 155), en Italie. L'Evêque élu, né en 1957 à Aoste (Italie) et ordonné prêtre en 1981, était depuis 2004 Vicaire général de ce même diocèse. Il succède à Mgr.Giuseppe Anfossi, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge. Diplômé en théologie pastorale, il a été curé de paroisse, Vice Recteur et enseignant du séminaire diocésain.

-Erigé le diocèse d'Obidos (Brésil), avec les mêmes caractéristiques de la prélature territoriale homonyme.

-Nommé Mgr.Bernardo Johannes Bahlann, OFM, premier Evêque d'Obidos (Brésil), jusqu'ici Prélat de cette même circonscription ecclésiastique.
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