Home - VIS Vatican - Réception du VIS - Contactez-nous - Calendrier VIS

Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

dernières 5 nouvelles

VISnews  Twitter Go to YouTube

lundi 17 décembre 2012

LA JOIE DU TEMPS DE L'AVENT

Cité du Vatican, 16 décembre 2012 (VIS). Benoît XVI a effectué ce matin la visite pastorale de la paroisse romaine St.Patrick érigée en 2007 à l'est de la capitale italienne. Il a été reçu par la communauté paroissiale qui comptait les enfants baptisés cette année accompagnés de leurs parents, puis il a présidé la messe à 10h . En ce troisième dimanche de l'Avent, dit de Gaudete parce qu'il invite à la joie, le Saint-Père a rappelé que l'Avent est effectivement, non seulement un temps de conversion, mais aussi de joie parce qu'"il réveille, dans le cœur des croyants, l'attente du Sauveur, et l'attente de la venue d'une personne aimée est toujours un motif de joie". Puis il a commenté la première lecture dans laquelle le prophète Sophonie utilise l'expression "Réjouis-toi, fille de Sion!", en expliquant que le prophète veut nous dire "qu'il n'y a plus aucune raison d'avoir peur... d'être triste, quelle que soit la situation à laquelle on doit faire face, parce que nous sommes certains de la présence du Seigneur qui, à elle seule, suffit à nous rassurer et à réjouir nos cœurs. Le prophète nous fait aussi comprendre que cette joie est réciproque: nous somme invités à nous réjouir, mais le Seigneur se réjouit aussi de sa relation avec nous".

"Dans quelques jours, nous fêterons Noël, la fête de la venue de Dieu qui s'est fait petit enfant et notre frère pour être avec nous et partager notre condition humaine. Nous devons nous réjouir de sa proximité, de sa présence et chercher à mieux comprendre qu'il nous est réellement proche, pour être ainsi pénétrés de la réalité de la bonté de Dieu, de la joie que le Christ est avec nous. Saint Paul dit avec force dans une autre lettre que rien ne peut nous séparer de l'amour de Dieu qui s'est manifesté dans le Christ. Seul le péché nous éloigne de lui, mais il s'agit d'un facteur de séparation que nous introduisons dans notre rapport avec le Seigneur. Mais, même lorsque nous nous éloignons, il ne cesse de nous aimer et continue de nous être proches avec sa miséricorde, avec sa disponibilité à pardonner et à nous accueillir de nouveau dans son amour. C'est pourquoi nous ne devons jamais nous angoisser, nous pouvons toujours exposer au Seigneur nos requêtes, nos besoins, nos préoccupations par des prières et des suppliques. Et c'est un grand motif de joie de savoir qu'il est toujours possible de prier le Seigneur et de savoir qu'il nous écoute, que Dieu n'est pas loin mais écoute réellement, nous connaît, et de savoir qu'il ne repousse jamais nos prières, même s'il n'y répond pas toujours comme nous le voudrions, mais qu'il répond... La joie que le Seigneur nous communique doit trouver en nous un amour reconnaissant. En effet, la joie est pleine lorsque nous reconnaissons sa miséricorde, lorsque nous devenons attentifs aux signes de sa bonté... Celui qui accueille les dons de Dieu de façon égoïste ne trouve pas la vraie joie; mais qui les utilise pour l'aimer avec une sincère gratitude et pour communiquer aux autres son amour, a, lui, le cœur vraiment rempli de joie", a conclu le Saint-Père. Après la messe, il a salué les personnes âgées et les malades de la paroisse, puis est rentré au Vatican pour l'angélus.

MASSACRE D'ENFANTS AUX ETATS-UNIS

Cite du Vatican, 15 décembre 2012 (VIS). Le Cardinal Secrétaire d'Etat, a fait parvenir au nom du Saint-Père, un télégramme à Mgr.Jeral A. Doyle, Administrateur diocésain de Bridgeport (USA), suite à l'assassinat de 26 personnes dont 20 enfants à l'arme à feu, dans l'école primaire de Sandy Hook à Newton (Connecticut). Benoît XVI y fait part de sa peine et de ses prières pour les victimes ainsi que de sa proximité envers les familles et tous ceux qui ont été touchés par cet événement traumatisant. "Après cette tragédie insensée -dit le texte- je prie Dieu, notre Père, de consoler tous ceux qui pleurent et de soutenir toute la communauté par sa force spirituelle qui triomphe sur la violence par le pouvoir du pardon, de l'espérance et de l'amour qui réconcilie".


MESSAGE POUR LA JOURNEE DES VOCATIONS

Cite du Vatican, 15 décembre 2012 (VIS). Aujourd'hui a été publié le message de Benoît XVI pour la cinquantième Journée de prière pour les vocations (21 avril 2013). Il propose une réflexion autour du thème "Les vocations, signe de l’espérance fondée sur la foi". Voici de larges extraits de ce document:

"Chers frères et sœurs, en quoi consiste la fidélité de Dieu à laquelle nous devons nous confier avec une ferme espérance? En son amour. Lui, qui est Père, répand son amour dans notre être le plus profond, par l’Esprit. Et cet amour précisément, manifesté pleinement en Jésus-Christ, interpelle notre existence, requiert une réponse sur ce que chacun veut faire de sa propre vie, sur ce qu’il est disposé à mettre en jeu pour la réaliser pleinement. L’amour de Dieu suit parfois des chemins impensables, mais rejoint toujours ceux qui se laissent trouver. L’espérance se nourrit donc de cette certitude: Et nous, nous avons reconnu l'amour que Dieu a pour nous, et nous y avons cru. Et cet amour exigeant, profond, qui dépasse la superficialité, nous donne courage, nous fait espérer dans le chemin de la vie et dans l’avenir, nous fait avoir confiance en nous-mêmes, dans l’histoire et dans les autres. Je voudrais m’adresser tout particulièrement à vous les jeunes et vous redire: Que serait votre vie sans cet amour? Dieu prend soin de l’homme de la création jusqu’à la fin des temps, lorsqu’il mènera à bien son projet de salut. Dans le Seigneur ressuscité nous avons la certitude de notre espérance!

Comme il advint dans le cours de son existence terrestre, aujourd’hui encore Jésus, le Ressuscité, marche au long des routes de notre vie, et nous voit plongés dans nos activités, avec nos désirs et nos besoins. C’est justement dans le quotidien qu’il continue de nous adresser sa parole, qu'il nous appelle à réaliser notre vie avec lui, le seul qui soit capable d’étancher notre soif d’espérance. Aujourd’hui encore, vivant dans la communauté des disciples qu'est l’Eglise, il appelle à le suivre. Et cet appel peut nous rejoindre à n’importe quel moment. Aujourd’hui encore Jésus répète: Viens! Suis-moi! Pour accueillir cette invitation, il faut ne plus choisir soi-même son propre chemin. Le suivre signifie immerger sa propre volonté dans la volonté de Jésus, lui donner vraiment la priorité, le mettre à la première place par rapport à tout ce qui fait partie de notre vie: la famille, le travail, les intérêts personnels, soi même. Cela signifie Lui remettre notre propre vie, vivre avec Lui dans une intimité profonde, entrer à travers Lui en communion avec le Père dans l’Esprit et, en conséquence, avec les frères et sœurs. Cette communion de vie avec Jésus est l'espace privilégié où l’on fait l’expérience de l’espérance et où se réalisera une vie libre et remplie!

AUDIENCES

Cité du Vatican, 17 décembre 2012 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audience les Cardinaux Julían Herranz, Jozef Tomko et Salvatore De Giorgi.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 15 décembre 2012 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

Mgr.Nicolas Henry Marie Denis Thévenin, Nonce apostolique, l'élevant au rang archiépiscopal. L'Evêque élu, né en 1959 à Saint-Dizier (France) et ordonné prêtre en 1989. était jusqu'ici Conseiller de nonciature en service près le Saint-Siège. Docteur en droit canonique, il est entré dans le service diplomatique en 1994.

Conseillers de la Congrégation pour la doctrine de la foi, Mgr.Angelo Vincenzo Zani, Secrétaire de la Congrégation pour l'éducation catholique; et l'Abbé Achim Buckenmaier (Allemagne), Professeur près l'Université pontificale du Latran.

vendredi 14 décembre 2012

MESSAGE POUR LA JOURNEE MONDIALE DE LA PAIX

Cite du Vatican, 14 décembre 2012 (VIS). Ce matin a été présentée en Salle de Presse le message de Benoît XVI pour la XLVI Journée mondiale de la paix (1 janvier 2013), intitulé: "Heureux les artisans de paix". Le Cardinal Peter K.A.Turkson, Président du Conseil pontifical Iustitia et Pax, a d'abord souligné le caractère concret du document, même si la référence évangélique semble annoncer un message strictement spirituel, théorique. "L'argumentation du Pape adhère à la réalité en constatant l'existence au milieu des conflits, des tensions et violences, de nombreux artisans de paix. Les Béatitudes nous indique que cette promesse est une certitude du fait qu'elle vient de Dieu, qu'elle n'est pas à venir mais qu'elle se réalise déjà ici bas. Benoît XVI montre ce que doivent faire ces agents de la paix en promouvant la plénitude de la vie, c'est à dire les diverses dimensions de la personne, l'attention aux priorités et aux questions sociales en particulier, une vision correcte du mariage, de la famille et de l'éducation, l'objection de conscience et la liberté religieuse, la crise alimentaire et économique. L'aspect positif du message papal ouvre à l'espérance, reflète l'amour de la vie de plénitude. A côté de la défense de la vie, le Saint-Père éclaire les questions liées à la justice parce qu'elles sont nécessaires pour une vie digne dans laquelle tous peuvent voir reconnues leurs mérites. La troisième caractéristique du message 2013 est son volet éducatif et pédagogique, si cher à l'Eglise qui a la mission de former les consciences. Ainsi le rappel des responsabilités des structures enseignantes est-il fort, car elles ont en charge la formation des futurs responsables de l'économie. C'est particulièrement important afin de surmonter la grave crise du monde globalisée, qui correspond à une crise spirituelle et morale qui menace elle aussi la paix à l'instar des conflits en tout genre".

Puis le Secrétaire du dicastère, Mgr.Mario Toso, a souligné que le message de Benoît XVI invitait chacun à être artisan de paix en défendant et diffusant l'ensemble des droits et des devoirs de la personne et de la société. Face à "la récession économique, provoquée avant tout par la crise financière, le Pape conteste le libéralisme radical et technocratique pour lequel le développement serait possible sans progrès social et démocratique. Il invite les gouvernants à ne pas réduire les droits sociaux et le droit au travail avant tout autres, qui est fondamental et non marginal. Sans défense et promotion des droits sociaux...il n'y a pas ni droits civils et politiques réels ni démocratie réelle. Il s'agit en résumé d'un document au service de la croissance d'une famille humaine non divisée entre peuples et groupes, mais unie dans la diffusion de la paix, et en particulier dans la défense de la vie de la naissance à la mort. Paix et bien commun vont ensemble et doivent être recherchés conjointement, pour le bien de chaque personne et de tous les peuples".

HEUREUX LES ARTISANS DE PAIX

Cite du Vatican, 14 décembre 2012 (VIS). "Heureux les artisans de paix", tel est le titre du message de Benoît XVI (8 décembre)pour la XLVI Journée mondiale de la paix (1 janvier 2013). En voici la version française:

"Chaque année nouvelle porte en elle l’attente d’un monde meilleur. Dans cette perspective, fondée sur la foi, je prie Dieu, Père de l’huma- nité, de nous donner la concorde et la paix afin que puissent se réaliser pour tous les aspirations à une vie heureuse et prospère. A cinquante ans de l’ouverture du Concile Vatican II qui a permis de renforcer la mission de l’Eglise dans le monde, il est encourageant de constater que les chrétiens, peuple de Dieu en communion avec lui et en chemin parmi les hommes, s’engagent dans l’histoire en partageant ses joies et ses espoirs, ses tristesses et ses angoisses, en annonçant le salut du Christ et promouvant la paix pour tous. Notre temps en effet, marqué par la mondialisation, avec ses aspects positifs et négatifs, mais aussi par des conflits sanglants toujours en cours et par des menaces de guerre, demande un engagement renouvelé et collectif pour la recherche du bien commun, du développement de tous les hommes et de tout l’homme. Les foyers de tension et d’opposition causés par des inégalités croissantes entre riches et pauvres, par la prévalence d’une mentalité égoïste et individualiste qui s’exprime également au travers d’un capitalisme financier sans régulation, nous inquiètent. En plus des différentes formes de terrorisme et de criminalité internationales, les fondamentalismes et les fanatismes qui défigurent la vraie nature de la religion, appelée qu’elle est à favoriser la communion et la réconciliation entre les hommes sont autant de dangers pour la paix. Et pourtant les nombreuses œuvres de paix dont le monde est riche, témoignent de la vocation innée de l’humanité à la paix. En chaque personne, le désir de paix est une aspiration essentielle qui coïncide, d’une certaine façon, avec le désir d’une vie humaine pleine, heureuse et accomplie. En d’autres termes, le désir de paix correspond à un principe moral fondamental, c’est-à-dire au développement intégral, social, communautaire, entendu comme un droit et un devoir, et cela fait partie du dessein de Dieu sur l’homme. L’homme est fait pour la paix qui est don de Dieu. Tout ce qui précède m’a conduit à m’inspirer, pour ce message, des paroles de Jésus-Christ: Heureux les artisans de paix, parce qu’ils seront appelés fils de Dieu".

La béatitude évangélique. Les Béatitudes proclamées par Jésus sont autant de promesses. Dans la tradition biblique en effet, le genre littéraire correspondant à la béatitude porte toujours en lui-même une bonne nouvelle, c’est-à-dire un évangile, qui culmine en une promesse. Les Béatitudes ne sont donc pas seulement des recommandations morales dont l’observance prévoit, au temps prescrit, temps généralement situé dans l’autre vie, une récompense, c’est-à-dire une situation de bonheur à venir. La béatitude consiste plutôt en l’accomplissement d’une promesse adressée à tous ceux qui se laissent guider par les exigences de la vérité, de la justice et de l’amour. Ceux qui mettent leur foi en Dieu et en ses promesses apparaissent souvent aux yeux du monde naïfs et éloignés de la réalité. Et bien, Jésus leur déclare qu’ils découvriront être fils de Dieu non seulement dans l’autre vie mais déjà en celle-ci et que, depuis toujours et pour toujours, Dieu est pleinement solidaire d’eux. Ils comprendront qu’ils ne sont pas seuls parce qu’il est du côté de ceux qui s’engagent en faveur de la vérité, de la justice et de l’amour. Jésus, révélation de l’amour du Père, n’hésite pas à s’offrir lui-même en sacrifice. Quand on ac- cueille Jésus-Christ, Homme-Dieu, on vit la joyeuse expérience d’un don immense: le partage de la vie même de Dieu, ou encore la vie de la grâce, prémisse d’une existence pleinement heureuse. Jésus-Christ nous donne en particulier la paix véritable qui naît de la rencontre confiante de l’homme avec Dieu.
La béatitude de Jésus dit que la paix est à la fois don messianique et œuvre humaine. En effet, la paix présuppose un humanisme ouvert à la trans- cendance. Il est fruit du don réciproque, d’un enrichissement mutuel, grâce au don qui jaillit de Dieu et permet de vivre avec les autres et pour les autres. L’éthique de la paix est une éthique de la communion et du partage. Il est alors indispensable que les différentes cultures contemporaines dépassent les anthropologies et les éthiques fondées sur des présupposés théorico-pratiques surtout subjectifs et pragmatiques, au nom desquels les relations de cohabitation sont inspirés par des critères de pou- voir ou de profit, où les moyens deviennent des fins et vice versa, où la culture et l’éducation sont seule- ment centrées sur les instruments, sur la technique et sur l’efficience. Le démantèlement de la dictature du relativisme et de l’adoption d’une morale totalement autonome qui interdit la reconnaissance de l’incontournable loi morale naturelle inscrite par Dieu dans la conscience de chaque homme est une condition nécessaire de la paix. La paix est construction d’un vivre ensemble en termes rationnels et moraux, s’appuyant sur un fondement dont la mesure n’est pas créée par l’homme mais par Dieu même. Le Seigneur donne la puissance à son peuple, le Seigneur bénit son peuple dans la paix, rappelle le Psaume 29.

La paix, don de Dieu et œuvre de l’homme. La paix concerne l’intégrité de la personne humaine et appelle l’implication de tout l’homme. C’est la paix avec Dieu, en vivant selon sa volonté. C’est la paix intérieure avec soi-même et la paix extérieure avec le prochain et avec toute la création. Elle comporte principalement, comme l’a écrit Jean XXIII dans l’encyclique Pacem in Terris dont nous commémorerons dans quelques mois le cinquantième anniversaire, la construction d’un vivre-ensemble fondé sur la vérité, sur la liberté, sur l’amour et sur la justice. La négation de ce qu’est la véritable nature de l’être humain, en ses dimensions essentielles, en sa capacité intrinsèque de connaître le vrai et le bien et, en définitive, Dieu lui-même, met en danger la construction de la paix. Sans la vérité sur l’homme, inscrite en son cœur par le Créateur, la liberté et l’amour s’avilissent, la justice perd le fondement de son exercice. Pour devenir d’authentiques artisans de paix, l’attention à la dimension transcendante est fondamentale comme l’est le dialogue constant avec Dieu, Père miséricordieux, dialogue dans lequel on implore la rédemption que nous a obtenue son Fils unique. Ainsi l’homme peut vaincre ce germe d’affaiblissement et de négation de la paix qu’est le péché en toutes ses formes: égoïsme et violence, avidité et volonté de puissance et de domination, intolérance, haine et structures injustes. La réalisation de la paix dépend avant tout de la reconnaissance d’être, en Dieu, une unique famille humaine. Celle-ci se structure, comme l’a enseigné l’encyclique Pacem in Terris, à travers des relations interpersonnelles et des institutions soutenues et animées par un nous communautaire, impliquant un ordre moral, interne et externe, où sont sincèrement reconnus, selon la vérité et la justice, les droits réciproques et les devoirs correspondants. La paix est un ordre vivifié et structuré par l’amour; ainsi chacun ressent comme siens les besoins et les exigences d’autrui, fait partager ses propres biens aux autres et rend la communion aux valeurs spirituelles toujours plus répandue dans le monde. Cet ordre se réalise dans la liberté, c’est-à-dire de la façon qui convient à la dignité des personnes qui, par leur nature raisonnable elle-même, assument la responsabilité de leurs actes.

La paix n’est pas un rêve, ce n’est pas une utopie: elle est possible. Il faut regarder plus profondément, sous la surface des apparences et des phénomènes, pour distinguer une réalité positive qui existe dans les cœurs parce que tout homme est créé à l’image de Dieu, et appelé à grandir, contribuant à l’édification d’un monde nouveau. Dieu lui-même en effet, par l’incarnation de son Fils et la rédemption qu’il réalise, est entré dans l’histoire, suscitant une nouvelle création et une nouvelle alliance entre Dieu et l’homme, nous donnant la possibilité d’avoir un cœur nouveau et un esprit nouveau. C’est justement pourquoi l’Eglise est convaincue qu’existe la priorité d’une nouvelle annonce de Jésus-Christ, premier et principal facteur du développement intégral des peuples et aussi de la paix. En effet, Jésus est notre paix, notre justice, notre réconciliation. L’artisan de paix, selon la béatitude de Jésus, est celui qui recherche le bien de l’autre, le bien complet de l’âme et du corps, aujourd’hui et demain. De cet enseignement, on peut déduire que toute personne, toute communauté religieuse, civile, éducative et culturelle, est appelée à être artisan de paix. La paix est principalement réalisation du bien commun des différentes sociétés, qu’elles soient primaires ou intermédiaires, nationales, internationales ou mondiale. C’est justement pourquoi on peut dire que les voies de réalisation du bien commun sont aussi celles qu’il importe de parcourir pour obtenir la paix.
Les artisans de paix sont ceux qui aiment, défendent et promeuvent la vie dans son intégralité. Le chemin de réalisation du bien commun et de la paix est avant tout le respect pour la vie humaine, considérée dans la variété de ses aspects, à commencer par sa conception, dans son développement, et jusqu’à son terme naturel. Les vrais artisans de paix sont alors ceux qui aiment, défendent et promeuvent la vie humaine en toutes ses dimensions, personnelle, communautaire et transcendante. La vie en plénitude est le sommet de la paix. Qui veut la paix ne peut tolérer des atteintes ou des crimes contre la vie. Ceux qui n’apprécient pas suffisamment la valeur de la vie humaine et, par conséquent, soutiennent la libéralisation de l’avortement par exemple, ne se rendent peut-être pas compte que de cette façon ils proposent la recherche d’une paix illusoire. La fuite des responsabilités qui avilit la personne humaine et, encore davantage, le meurtre d’un être sans défense et innocent, ne pourront jamais produire ni bonheur ni paix. Comment peut-on penser en effet construire la paix, le développement intégral des peuples ou la sauvegarde même de l’environnement sans que soit défendu le droit des plus faibles à la vie, à commencer par les enfants à naître? Toute at- teinte à la vie, en particulier à son origine, provoque inévitablement des dégâts irréparables pour le développement, pour la paix, pour l’environnement. Il n’est pas juste non plus de codifier de manière sournoise de faux droits ou des abus qui, fondés sur une vision réductrice et relativiste de l’être humain et sur l’utilisation habile d’expressions ambiguës destinées à favoriser un prétendu droit à l’avortement et à l’euthanasie, menacent le droit fondamental à la vie. La structure naturelle du mariage doit être aussi reconnue et promue, c’est-à-dire l’union entre un homme et une femme, face aux tentatives de la rendre juridiquement équivalente à des formes radicalement différentes d’union qui, en réalité, la dénaturent et contribuent à la déstabiliser, éclipsant son caractère particulier et son rôle social irremplaçable. Ces principes ne sont ni des vérités de foi ni seulement une conséquence du droit à la liberté religieuse. Ils sont inscrits dans la nature humaine elle-même, identifiables par la raison, et donc communs à toute l’humanité. L’action de l’Eglise en faveur de leur promotion ne revêt donc pas un caractère confessionnel mais s’adresse à toutes les personnes, quelle que soit leur appartenance religieuse. Cette action est d’autant plus nécessaire que ces principes sont niés ou mal compris, car cela constitue une offense faite à la vérité de la personne humaine, une grave blessure infligée à la justice et à la paix. C’est pourquoi la reconnaissance par les ordonnancements juridiques et par l’administration de la justice du droit à l’usage du principe d’objection de conscience face à des lois et à des mesures gouvernementales portant atteintes à la dignité humaine, comme l’avortement et l’euthanasie, est aussi une importante contribution à la paix. Parmi les droits fondamentaux, concernant aussi la vie pacifique des peuples, il y a également celui des particuliers et des communautés à la liberté religieuse. En ce moment de l’histoire, il devient de plus en plus important qu’un tel droit soit promu non seulement du point de vue négatif, comme liberté face, par exemple à des obligations ou des restrictions de la liberté à choisir sa propre religion, mais aussi du point de vue positif, en ses différentes articulations, comme liberté de témoigner de sa propre religion, d’annoncer et de communiquer ses enseignements, d’accomplir des activités éducatives, de bienfaisance et d’assistance qui permettent d’appliquer les préceptes religieux; d’exister et d’agir en tant qu’organismes sociaux, structurés selon les principes doctrinaux et les fins institutionnelles qui leur sont propres. Malheureusement, même dans les pays de vieille tradition chrétienne, se multiplient les épisodes d’intolérance religieuse, en particulier contre le christianisme et contre ceux qui revêtent simplement les signes distinctifs de leur propre religion.

L’artisan de paix doit aussi avoir conscience que de plus en plus de secteurs de l’opinion publique sont touchés par les idéologies du libéralisme radical et de la technocratie qui leur instillent la conviction selon laquelle la croissance économique est à obtenir aussi au prix de l’érosion de la fonction sociale de l’Etat et des réseaux de solidarité de la société civile, ainsi que des droits et des devoirs sociaux. Or, il faut considérer que ces droits et devoirs sont fondamentaux pour la pleine réalisation des autres, à commencer par les droits et les devoirs civiques et politiques. Parmi les droits et les devoirs sociaux aujourd’hui les plus menacés, il y a le droit au travail. Cela est dû au fait que le travail et la juste reconnaissance du statut juridique des travailleurs sont de moins en moins correctement valorisés, parce que le développement économique dépendrait surtout de la pleine liberté des marchés. Le travail est appréhendé comme une variable dépendant des mécanismes économiques et financiers. A ce sujet, je répète ici que la dignité de l’homme, ainsi que la logique économique, sociale et politique, exigent que l’on continue à se donner comme objectif prioritaire l’accès au travail ou son maintien, pour tous. La réalisation de cet objectif ambitieux a pour condition une appréhension renouvelée du travail, fondée sur des principes éthiques et des valeurs spirituelles de nature à renforcer sa conception en tant que bien fondamental pour la personne, la famille, la société. A ce bien correspondent un devoir et un droit qui exigent des politiques courageuses et novatrices en faveur du travail pour tous.

Construire le bien de la paix par un nouveau modèle de développement et d’économie. De plusieurs côtés, il est reconnu qu’aujourd’hui un nouveau modèle de développement comme aussi un nouveau regard sur l’économie s’avèrent nécessaires. Aussi bien le développement intégral, solidaire et durable, que le bien commun, exigent une échelle correcte de biens-valeurs, qu’il est possible de structurer en ayant Dieu comme référence ultime. Il ne suffit pas d’avoir à disposition de nombreux moyens et de nombreuses opportunités de choix, même appréciables. Autant les multiples biens efficaces pour le développement, que les opportunités de choix doivent être utilisés dans la perspective d’une vie bonne, d’une conduite droite qui reconnaisse le primat de la dimension spirituelle et l’appel à la réalisation du bien commun. Dans le cas contraire, ils perdent leur juste valeur, finissant par s’ériger en nouvelles idoles. Pour sortir de la crise financière et économique actuelle, qui a pour effet une croissance des inégalités, il faut des personnes, des groupes, des institutions qui promeuvent la vie en favorisant la créativité humaine pour tirer, même de la crise, l’occasion d’un discernement et d’un nouveau modèle économique. Le modèle prévalant des dernières décennies postulait la recherche de la maximalisation du profit et de la consommation, dans une optique individualiste et égoïste, tendant à évaluer les personnes seulement par leur capacité à répondre aux exigences de la compétitivité. Au contraire, dans une autre perspective, le succès véritable et durable s’obtient par le don de soi, de ses propres capacités intellectuelles, de son esprit d’initiative, parce que le développement économique vivable, c’est-à-dire authentiquement humain, a besoin du principe de gratuité comme expression de fraternité et de la logique du don. Concrètement, dans l’activité économique, l’artisan de paix se présente comme celui qui instaure avec ses collaborateurs et ses collègues, avec les commanditaires et les usagers, des relations de loyauté et de réciprocité. Il exerce l’activité économique pour le bien commun, vit son engagement comme quelque chose qui va au-delà de son intérêt propre, au bénéfice des générations présentes et futures. Et ainsi, il travaille non seulement pour lui, mais aussi pour donner aux autres un avenir et un travail décent.

Dans le domaine économique, il est demandé, spécialement de la part des états, des politiques de développement industriel et agricole qui aient le souci du progrès social et de l’universalisation d’un état de droit, démocratique. Ensuite, la structuration éthique des marchés monétaires, financiers et commerciaux est fondamentale et incontournable; ceux- ci seront stabilisés et le plus possible coordonnés et contrôlés, de façon à ne pas nuire aux plus pauvres. La sollicitude des nombreux artisans de paix doit en outre se mettre -avec plus de résolution par rapport à ce qui s’est fait jusqu’à aujourd’hui- à considérer la crise alimentaire, bien plus grave que la crise financière. Le thème de la sécurité des approvisionnements alimentaires en est venu à être central dans l’agenda politique international, à cause de crises connexes, entre autre, aux fluctuations soudaines des prix des matières premières agricoles, aux comportements ir- responsables de certains agents économiques et à un contrôle insuffisant de la part des gouvernements et de la communauté internationale. Pour faire face à cette crise, les artisans de paix sont appelés à œuvrer ensemble en esprit de solidarité, du niveau local au niveau international, avec pour objectif de mettre les agriculteurs, en particulier dans les petites réalités rurales, en condition de pouvoir exercer leur activité de façon digne et durable, d’un point de vue social, environnemental et économique.
Education pour une culture de paix : le rôle de la fa- mille et des institutions. Je désire rappeler avec force que les nombreux artisans de paix sont appelés à cultiver la passion pour le bien commun de la famille et pour la justice sociale, ainsi que l’engagement en faveur d’une éducation sociale valable. Personne ne peut ignorer ou sous-évaluer le rôle décisif de la famille, cellule de base de la société du point de vue démographique, éthique, pédagogique, économique et politique. Elle a une vocation naturelle à promouvoir la vie, elle accompagne les personnes dans leur croissance et les incite au développement mutuel par l’entraide réciproque. La fa- mille chrétienne, tout particulièrement, porte en elle le projet embryonnaire de l’éducation des personnes à la mesure de l’amour divin. La famille est un des sujets sociaux indispensables à la réalisation d’une culture de la paix. Il faut protéger le droit des parents et leur rôle premier dans l’éducation des enfants, tout d’abord dans le domaine moral et religieux. Dans la famille, naissent et grandissent les artisans de paix, les futurs promoteurs d’une culture de la vie et de l’amour. Dans cette immense tache de l’éducation à la paix, les communautés religieuses sont particulièrement impliquées. L’Eglise se sent partie-prenante d’une si grande responsabilité à travers la nouvelle évangélisation, qui a comme pivot la conversion à la vérité et à l’amour du Christ, et, par conséquent, la renaissance spirituelle et morale des personnes et des sociétés. La rencontre avec Jésus Christ façonne les artisans de paix en les engageant à la communion et au dépassement de l’injustice.

Une mission spéciale concernant la paix est remplie par les institutions culturelles scolaires et universitaires. Il leur est demandé une contribution importante non seulement à la formation de nouvelles générations de leader, mais aussi au renouvellement des institutions publiques, nationales et internationales. Elles peuvent aussi contribuer à une réflexion scientifique qui enracine les activités économiques et financières dans un solide fondement anthropologique et éthique. Le monde actuel, particulière- ment le monde politique, a besoin du support d’une nouvelle pensée, d’une nouvelle synthèse culturelle, pour dépasser les approches purement techniques et harmoniser les multiples tendances politiques en vue du bien commun. Celui-ci, considéré comme un ensemble de relations interpersonnelles et institutionnelles positives, au service de la croissance intégrale des individus et des groupes, est à la base de toute éducation véritable à la paix.

Une pédagogie de l’artisan de paix. En conclusion, ressort la nécessité de proposer et de promouvoir une pédagogie de la paix. Elle demande une vie intérieure riche, des références morales claires et valables, des attitudes et des manières de vivre appropriées. En effet, les œuvres de paix concourent à réaliser le bien commun et créent l’intérêt pour la paix, en éduquant à la paix. Pensées, paroles et gestes de paix créent une mentalité et une culture de la paix, une atmosphère de respect, d’honnêteté et de cordialité. Il faut alors enseigner aux hommes à s’aimer et à s’éduquer à la paix, et à vivre avec bienveillance, plus que par simple tolérance. L’encouragement fondamental est celui de dire non à la vengeance, de reconnaître ses torts, d’accepter les excuses sans les rechercher, et enfin de pardonner, de sorte que les erreurs et les offenses puissent être reconnues en vérité pour avancer ensemble vers la réconciliation. Cela demande qu’une pédagogie du pardon se répande. Le mal, en effet, se vainc par le bien, et la justice est recherchée en imitant Dieu, le Père, qui aime tous ses enfants. C’est un travail de longue haleine, parce qu’il suppose une évolution spirituelle, une éducation aux valeurs les plus élevées, une vision neuve de l’histoire humaine. Il convient de renon- cer à la fausse paix que promettent les idoles de ce monde et aux dangers qui l’accompagnent, à cette fausse paix qui rend les consciences toujours plus insensibles, qui porte au repliement sur soi, à une existence atrophiée vécue dans l’indifférence. Au contraire la pédagogie de la paix implique action, compassion, solidarité, courage et persévérance. Jésus incarne l’ensemble de ces attitudes dans son existence, jusqu’au don total de lui-même, jusqu’à perdre sa vie. Il promet à ses disciples que, tôt ou tard, ils feront la découverte extraordinaire dont nous avons parlé au début, à savoir que dans le monde, il y a Dieu, le Dieu de Jésus, pleinement solidaire des hommes. Dans ce contexte, je voudrais rappeler la prière par laquelle nous demandons à Dieu de faire de nous des instruments de sa paix, pour porter son amour là où il y a la haine, son pardon là où il y a l’offense, la vraie foi là où il y a le doute. Pour notre part, avec le bienheureux Jean XXIII, demandons à Dieu qu’il éclaire les responsables des peuples, afin que, tout en se préoccupant du légitime bien-être de leurs compatriotes, ils garantissent et défendent le précieux don de la paix. Qu’il enflamme la volonté de tous pour renverser les barrières qui divisent, renforcer les liens de l’amour mutuel, user de compréhension à l’égard d’autrui et pardonner à ceux qui leur ont fait du tort, de sorte que, grâce à son action, tous les peuples de la terre fraternisent et que parmi eux ne cesse de fleurir et de régner la paix tant désirée. Par ce vœu, je souhaite que tous puissent être de véritables artisans et bâtisseurs de paix, de sorte que la cité de l’homme grandisse dans une concorde fraternelle, dans la prospérité et dans la paix".

BENOIT XVI REMERCIE LE MOLISE

Cite du Vatican, 14 décembre 2012 (VIS). Le Pape a reçu ce matin la délégation de la région italienne du Molise, ayant offert le sapin ornant la Place St.Pierre, qui sera allumé cet après-midi. D'autres plus petits ont été destinés au palais apostolique et à d'autres lieux du Vatican. Dieu s'est fait homme pour venir parmi nous, a-t-il dit à ses hôtes. Il est venu "dissiper les ténèbres de l'erreur et du péché en apportant la lumière divine à l'humanité, lumière dont l'arbre de Noël est le symbole. Elle n'a jamais faibli au long des siècles et continue de briller sur l'humanité, d'éclairer tout homme venant au monde, en particulier dans nos moments de faiblesse et d'incertitude. Jésus a dit de lui même qu'il était la lumière du monde et que celui qui le suit ne marche pas dans les ténèbres mais va vers la lumière de la vie. Chaque fois qu'on a tenté d'éteindre la lumière de Dieu au profit d'illusions mensongères, l'humanité a connu des périodes tragiques. Lorsqu'on efface le nom de Dieu des pages de l'histoire, on trace des lignes tordues où les plus belles et nobles paroles perdent leur sens".

AUDIENCES

Cité du Vatican, 14 décembre 2012 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audience le Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les évêques.

jeudi 13 décembre 2012

SIX NOUVEAUX AMBASSADEURS

Cite du Vatican, 13 décembre 2012 (VIS). Benoît XVI a reçu ce matin les lettres de créances de six nouveaux Ambassadeurs non résidents: M.Bizwayo Newton Nkunika (Zambie); M.Chalermpol Thanchitt (Thaïlande); M.Ravinatha Pandukabhaya Aryasinha (Srilanka); M.Wafic Rida Saïd (Saint Vincent et Grenadines); Mme.Aminatou Batouré Gaoh (Niger) et M.Ibrahima Sory Sow (Guinée). Le discours qu'il leur a adressé était principalement centré sur l’éducation, qui "se fait aujourd’hui dans des contextes où l’évolution des modes de vie et de connaissance crée des ruptures humaine, culturelle, sociale et spirituelle inédites dans l’histoire de l’humanité. Les réseaux sociaux, autre nouveauté, ont tendance à substituer les espaces naturels de société et de communication en devenant souvent l’unique référence de l’information et de la connaissance. La famille et l’école ne semblent plus être le terreau fertile premier et naturel où les jeunes générations puisent la sève nourricière de leur existence... L’école et l’université semblent être devenues incapables de projets créateurs portant en eux une téléologie transcendantale apte à séduire les jeunes dans leur être profond... Le monde actuel et les adultes responsables n’ont pas su leur donner les repères nécessaires".

"Le dysfonctionnement de certaines institutions et de certains services publics et privés ne pourrait-il pas être expliqué par une éducation mal assurée et mal assumée?". Et d'inviter les "gouvernements à contribuer avec courage à l’avancée de notre humanité en favorisant l’éducation des nouvelles générations grâce à la promotion d’une saine anthropologie, base indispensable pour toute éducation authentique, et conforme au patrimoine naturel commun. Cette tâche pourrait passer d’abord par une réflexion sérieuse sur les différentes problématiques existant dans vos pays respectifs où certaines options politiques ou économiques peuvent éroder sournoisement vos propres patrimoines anthropologiques et spirituels. Ceux-ci ont passé au tamis des siècles et se sont constitués patiemment sur des bases qui respectent l’essence de la personne humaine dans sa réalité plurielle tout en demeurant en parfaite syntonie avec l’ensemble du cosmos. J’invite encore vos gouvernants à avoir le courage de travailler à la consolidation d’une autorité morale comprise comme appel à une cohérence de vie, nécessaire pour une véritable et saine éducation des jeunes générations".

"Le droit à une éducation aux justes valeurs ne doit jamais être nié ou oublié. Le devoir d’éduquer à ces valeurs ne doit jamais être tronqué ou affaibli par un quelconque intérêt politique national ou supranational. C’est pourquoi, il est nécessaire d’éduquer dans la vérité et à la vérité... La vérité sur l’homme, la vérité sur la création, la vérité sur les institutions, etc. Avec l’éducation à la rectitude du cœur et de la pensée, les jeunes ont aussi besoin, aujourd’hui plus que jamais, d’être éduqués au sens de l’effort et de la persévérance dans les difficultés. Il faut leur apprendre que tout acte que pose la personne humaine doit être responsable et cohérent avec son désir d’infini, et que cet acte accompagne sa croissance en vue de la formation à une humanité toujours plus fraternelle et libérée des tentations individualistes et matérialistes". Le Saint-Père a conclu en saluant les communautés catholiques présentes dans les pays représenté: "L’Eglise accomplit sa mission dans la fidélité à son Seigneur et avec le désir ardent d’apporter sa contribution spécifique à la promotion intégrale de vos compatriotes, notamment par l’éducation des enfants et des jeunes. Elle participe quotidiennement aux efforts communs pour l’épanouissement spirituel et humain de tous, par ses structures éducatives, caritatives et sanitaires, ayant à cœur l’éveil des consciences au respect mutuel et à la responsabilité. Dans ce sens, j’encourage vos gouvernants à continuer à permettre à l’Eglise de s’occuper librement de ses champs d’activités traditionnels qui, comme vous le savez, contribuent au développement de vos pays et au bien commun".

PREMIERES REPONSES TWITT DE BENOIT XVI

Cite du Vatican, 13 décembre 2012 (VIS). Pour son premier jour le compte twitter de Benoît XVI (Pontifex@) a dépassé le million et demi de suiveurs. Le Pape a trois premières questions sélectionnées en provenance de trois continents:

1.Comment vivre au mieux chaque jour l'Année de la foi? Réponse: "Dialogue avec Jésus dans la prière, écoute Jésus qui te parle dans l’Evangile, rencontre Jésus présent en celui qui est dans le besoin".

2.Comment vivre la foi en Jésus Christ dans un monde sans espérance? Réponse: "Avec la certitude que le croyant n’est jamais seul. Dieu est le rocher solide sur lequel construire sa vie, et son amour est toujours fidèle".

3.Suggestions pour être plus assidus à la prière quand nous sommes très pris par les exigences du travail, de la famille et du monde? Réponse: "Offre ce que tu fais au Seigneur, demande son aide en toute circonstance de ta vie, et souviens-toi qu’il est toujours proche de toi".

AUDIENCES

Cité du Vatican, 13 décembre 2012 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audiences séparées:

Mme.Anne Leahy, Ambassadeur du Canada, en visite de congé.

M.Carl A. Anderson, Chevalier suprême des Chevaliers de Colomb.

Mgr.Gerhard Ludwig Müller, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

mercredi 12 décembre 2012

DANS L'ATTENTE DE LA VENUE DE JESUS

Cité du Vatican, 12 décembre 2012 (VIS). Le Saint-Père a consacré sa catéchèse de l'audience générale au point culminant de la Révélation qu'est la venue de Jésus au monde. Dans le cadre de l'Année de la foi, il a renouvelé son encouragement à renforcer l'approche de la Bible et à prêter plus d'attention aux lectures de la messe, car ce sont des aliments fondamentaux de notre foi. "En lisant l'Ancien Testament, on suit les interventions de Dieu dans l'histoire du peuple qu'il avait choisi et avec lequel il avait fait alliance. Devenus mémoire, ces évèments forment l'histoire du salut qui se maintient dans la mémoire d'Israël" dans la célébration de la Pâque. "Dans le temps, rappeler ce que Dieu a fait est devenu un impératif pour le peuple d'Israël", qui en célébrant les évènements passés les a, "jour après jour rendus présents de façon permanente", Israël n'a cessé de voir dans "l'Exode l'évènement central de son histoire, lorsque Dieu a révélé sa toute puissance, libérant les hébreux de l'esclavage égyptien afin qu'ils puissent gagner la Terre Promise et l'adorer comme le seul et véritable Seigneur. Israël ne s'est pas mis en route pour être un peuple comme les autres mais pour servir Dieu...et témoigner de lui parmi les peuples du monde. La célébration de cet évènement le rend actuel afin que l'oeuvre de Dieu ne soit pas oubliée... Dieu se révèle lui même dans la création, mais également en entrant dans l'histoire, dans l'histoire d'un petit peuple sans véritables force et importance. Et cette révélation culmine en Jésus-Christ, le Logos, la Parole créatrice qui est à l'origine du monde. Incarné, Dieu a montré son visage à l'humanité".

Le Catéchisme de l'Eglise, a poursuivi Benoît XVI, "résume les étapes de la Révélation: Dès le début Dieu a invité l'homme à être en communion avec lui, même lorsqu'en désobéissant ce dernier a perdu son amitié. Malgré cela, Dieu ne l'a jamais abandonné à la domination de la mort, lui offrant chaque fois son alliance". Le Catéchisme évoque ensuite le Déluge et Noé, l'appel d'Abraham à sortir de son pays pour devenir le père d'une multitude de peuples. "C'est dans l'Exode que Dieu choisit Israël, avec l'alliance au Sinaï et les tables de la Loi remises à Moïse, afin d'être reconnu et servi comme le Dieu unique et vivant. Avec les prophètes il guida Israël dans l'espérance du salut...qui se réalisera dans le Christ, son Fils fait homme... A la fin, il ne s'agissait pas d'attendre un roi, un fils de David, mais le Fils de l'Homme, salut pour tous les peuples... Ainsi le projet de Dieu s'est élargi en s'ouvrant au mystère du Christ, le roi de l'univers. C'est en lui que se réalise finalement la plénitude du salut, ce dessein bienveillant de Dieu... Tous ces évènements sont les étapes du grand dessein d'amour dont témoignent l'Ancien et le Nouveau Testament, un dessein unique de salut qui s'adresse à l'humanité toute entière, révélé et mise en oeuvre progressivement... Le temps liturgique de l'Avent nous prépare à Noël. Le terme, qui signifie venue et présence, indiquait jadis l'arrivée du souverain dans une province. Pour les chrétiens il indique une réalité déconcertante, le fait que Dieu se soit penché sur l'homme, qu'il ait passé alliance avec lui en entrant dans l'histoire d'un peuple. Il est le roi descendu dans la pauvre province qu'est la terre. En revêtant notre chair il est devenu un de nous. L'Avent nous invite à reprendre le chemin de cette présence, à comprendre qu'il n'est pas absent du monde, qu'il ne nous a pas abandonné, mais qu'il vient vers nous de diverses manières que nous devons apprendre à discerner. Dans un monde souvent superficiel et distrait, nous devons faire briller dans nos vies la lumière de Bethléem, par notre foi comme par notre charité".

PREMIER TWITT DE BENOIT XVI

Cite du Vatican, 12 décembre 2012 (VIS). "Chers amis, c'est avec joie que je m'unis à vous par Twitter. Merci pour votre réponse généreuse. Je vous bénis de grand coeur". Tel est le Twitt lancé en huit langues par Benoît XVI à la fin de l'audience générale à l'aide d'un Tablet. Dans la journée, il répondra en twittant à trois questions choisies parmi les très nombreuses reçues ces jours derniers. A ce jour le compte Twitter du Saint-Père dépasse le million de suiveurs.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 12 décembre 2012 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Sérgio Eduardo Castriani, CSSP, Archevêque métropolitain de Manaus (superficie 64.079, population 1.551.000, catholiques 1.331.000, prêtres 163, diacres 16, religieux 298), au Brésil. Jusqu'ici Evêque de la prélature territoriale de Tefé (Brésil), il succède à Mgr.Luiz Soares Vieira, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.

mardi 11 décembre 2012

POSTES VATICANES

Cite du Vatican, 11 décembre 2012 (VIS). Comme chaque année à l'occasion de Noël, les Postes Vaticanes émettront une enveloppe souvenir avec un timbre à 60 centimes (émis le 6 novembre) et le tampon spécial. Portant le logo des Postes Vaticane, la date du 25 décembre 2012 et sigle d'identification, l'enveloppe présente une reproduction couleur d'un détail d'un tableau de l'école des Marches du milieu du XV siècle (conservé aux Musées du Vatican), représentant la Nativité et le voyage des mages. L'enveloppe coûte 3,50 euros et 5 euros dans un étuis.

MESSAGE OECUMENIQUE DE NOEL

Cite du Vatican, 11 décembre 2012 (VIS). Le Pasteur Olav Fykse Tveit, Secrétaire du Conseil oecuménique des Eglises, a adressé aux fidèles des 349 communautés membres constituantes son traditionnel message de Noël. Il s'ouvre par une citation Isaïe (Il ne brisera pas le roseau ployé, il n'éteindra pas la mèche qui s'étiole. A coup sûr, il fera paraître le jugement) et par un autre de Jean (Tout fut par lui, et rien de ce qui fut, ne fut sans lui. En lui était la vie et la vie était la lumière des hommes et des femmes, et la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont point comprise):

"Ce que la Parole a fait naître, c'est la vie. Or la vie est la lumière de tous les êtres humains. Au cours de l'année à venir, le témoignage et le travail du Conseil œcuménique des portera essentiellement sur une prière simple, thème de notre X Assemblée, Dieu de la vie, conduis-nous vers la justice et la paix" (Busan, Corée, 30 octobre - 8 novembre 2013). Ces assises aborderont cinq dimensions ecclésiales: Koinonia, foi et fraternité dans le Christ; Martyria, témoigner au monde; Diakonia, servir la justice et la paix; formation oecuménique et coopération inter-religieuse. "Durant l'Avent, à Noël et à l'Epiphanie, nous sommes particulièrement conscients du don de lumière que nous fait Dieu par la Parole éternelle devenue chair, et qui demeure parmi nous jusqu'à aujourd'hui. C'est cette lumière qui nous donne de l'espoir pour ce monde, malgré la désunion et les abus, la haine, la violence et la pauvreté, la cupidité et la corruption. La lumière du Christ est la lampe qui éclaire nos pas vers la justice et la paix. Même quand nos propres mèches éclairent faiblement, la Parole de Dieu résiste à l'obscurité, suscitant fidèlement la justice à mesure que nous cheminons ensemble vers la paix".

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 11 décembre 2012 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

Mgr.Paul Richard Gallagher, Nonce apostolique en Australie, jusqu'ici Nonce au Guatemala.

Mlle Daniela Leggio, Chef de bureau près la Congrégation pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique, jusqu'ici official du même dicastère.

lundi 10 décembre 2012

PROCLAMER JESUS EN AMERIQUE AUJOURD'HUI

Cité du Vatican, 10 décembre 2012 (VIS). Hier soir, en la Basilique St.Pierre, à l'autel de la Cathedra, a eu lieu la messe d'inauguration du Congrès international Ecclesia in America consacré l'Eglise sur le continent américain, organisé par la Commission pontificale pour l'Amérique latine et les Chevaliers de Colomb avec la collaboration de l'Instituto superior de estudios guadalupanos. Le congrès réfléchit sur l'assemblée synodale convoquée par le bienheureux Jean Paul II entre novembre et décembre 1987, sur le thème Rencontre avec Jésus-Christ vivant, chemin pour la conversion, la communion et la solidarité en Amérique.

Le Saint-Père est descendu à la basilique à 19 h et a salué les participants, rappelant en premier lieu que "le bienheureux Jean Paul II eut la clairvoyante intuition d'intensifier les relations de coopération entre les Eglises particulières de toute l'Amérique, du nord, du centre et du sud, et de susciter en même temps une plus grande solidarité entre ces pays. Aujourd'hui ces propositions méritent d'être reprises pour que le message rédempteur du Christ soit mis en pratique avec un plus grand acharnement et produise des fruits abondants de sainteté et de renouveau ecclésial. Le thème qui a guidé les réflexions de cette assemblée synodale peut aussi être une source d'inspiration pour les travaux de ces jours-ci... En effet, l'amour du Seigneur Jésus et la puissance de sa grâce irriguent chaque fois plus intensément le cœur des personnes, des familles et des communautés chrétiennes de vos pays, pour y progresser avec dynamisme sur les sentiers de la concorde et du juste progrès".

L'exhortation apostolique Ecclesia in America vise aussi "les défis et difficultés qui existent à l'heure actuelle avec leurs caractéristiques singulières et complexes. En effet, le sécularisme et différents groupes religieux se diffusent sous toutes les latitudes, créant de nombreuses problématiques. L'éducation et la promotion d'une culture pour la vie sont fondamentales face à la diffusion d'une mentalité qui porte atteinte à la dignité de la personnes et ne favorise pas la protection de l'institution matrimoniale et familiale. Comment ne pas être préoccupés par les douloureuses situations d'émigration, de déracinement ou de violence, causées notamment par la délinquance organisée, le trafic de stupéfiants, la corruption et le commerce des armes? Et que dire de ces inégalités destructrices et de ces poches de pauvreté provoquées par des moyens économiques, politiques et sociaux contestables?".

Le Pape a souligné que toutes ces importantes questions nécessitaient une étude soignée, mais qu'au-delà des évaluations techniques "l'Eglise catholique a la conviction que, pour trouver une solution adéquate, la lumière peut seulement provenir de la rencontre avec Jésus Christ vivant qui suscite des attitudes et des comportements cimentés dans l'amour et la vérité. C'est elle qui est la force décisive pour la transformation du continent américain... L'amour du Christ nous presse à nous consacrer sans réserve à proclamer son nom dans tous les recoins de l'Amérique, en l'apportant avec liberté et enthousiasme aux cœurs de tous ses habitants. C'est pourquoi il est nécessaire d'assumer ce rôle...en encourageant les prêtres, les diacres, les personnes consacrées et les agents de pastorale à purifier et revigorer toujours davantage leur vie intérieure dans un rapport sincère avec le Seigneur et une participation digne et assidue aux sacrements. Une catéchèse adéquate et une formation doctrinale correcte et continue y contribueront, avec une fidélité totale à la Parole de Dieu et au magistère de l'Eglise et en cherchant à donner des réponses aux questions et désirs qui se nichent dans le cœur de l'homme... Un renouvellement de l'esprit missionnaire et l'ardeur et la générosité de votre engagement constitueront un apport irremplaçable que l'Eglise universelle attend et dont a besoin l'Eglise en Amérique", a conclu le Saint-Père.

ANGELUS DU DEUXIEME DIMANCHE D'AVENT

Cité du Vatican, 9 décembre 2012 (VIS). A l'angélus dominical, citant la lecture du jour, Benoît XVI a évoqué Jean le Baptiste que tous les Evangiles présentent au début de la vie publique comme le précurseur de Jésus. Cependant, a précisé le Pape, Luc a déjà mis en relation leurs missions respectives dès le moment de leur conception et de leur naissance. "Fils de Zacharie et d'Elisabeth, tous deux de famille sacerdotale, Jean fut le dernier des prophètes. Il symbolise aussi le sacerdoce de l'Ancienne Alliance et prépare au culte spirituel de la Nouvelle, qu'inaugure Jésus... Jean s'est lui même désigné comme une voix qui crie dans le désert: Préparez le chemin du Seigneur, redressez ses sentiers. Habituellement la voix proclame la Parole, mais en ce cas la Parole avait précédé la voix en descendant sur Jean au désert... Il est la voix qui passe, et Jésus le Verbe éternel... Nous devons écouter cette voix pour faire place en nous à Jésus, Parole de salut". Ceci dit, la mission du Baptiste est capitale, mais toujours en fonction du Christ. En ce temps d'Avent, préparons nous à voir dans l'humble grotte de Bethléem avec les yeux de la foi le salut qui vient de Dieu. Dans notre société de consommation , où l'on est tenté de chercher la joie dans les choses matérielles, Jean-Baptiste nous apprend à vivre de manière essentielle, afin que Noël ne soit pas une fête superficielle mais la fête du Fils de Dieu venu porter aux hommes la paix, la vie et la joie réelle".

ACCUEILLIR LA GRACE DANS LE SILENCE

Cité du Vatican, 8 décembre 2012 (VIS). Comme de tradition à Rome, vers 16 h, Benoît XVI s'est rendu Place d'Espagne, pour vénérer l'Immaculée dont la statue se trouve en haut d'une colonne. Sur son trajet, il s'est recueilli un instant devant l'église de la Trinité où il a été salué par l'association des commerçants de la Via Condotti. Une fois sur la place, l'acte a commencé par une prière, suivie de la lecture d'un passage de l'Apocalypse puis par le dépôt d'une couronne de fleurs. Dans son discours, le Pape a donné à réfléchir sur l'Evangile de cette solennité, celui de l'Annonciation. Il a d'abord évoqué le fait que la rencontre entre l'ange et Marie, le moment décisif où Dieu s'est fait homme, "s'est déroulé dans un grand silence... Ce qui est réellement grand passe souvent inobservé et le silence se révèle plus fécond que l'agitation frénétique qui caractérise nos villes, mais qui existait déjà, dans de moindres proportions, dans des villes importantes comme Jérusalem à cette époque. Cette activisme nous rend incapables de nous arrêter, d'être tranquilles, d'écouter le silence dans lequel le Seigneur fait entendre sa voix discrète".

Le jour de l'Annonciation, Marie "était toute recueillie et en même temps ouverte à l'écoute de Dieu. Il n'y a pas d'obstacle en elle, pas d'écran, rien qui la sépare de Dieu. Voici pourquoi elle est sans péché originel: sa relation avec Dieu est exempte de toute faille si petite soit-elle. Il n'y a pas chez elle de séparation, pas l'ombre de l'égoïsme, mais une parfaite syntonie; son petit cœur humain est parfaitement centré dans le grand cœur de Dieu... Venir ici, auprès de ce monument à Marie, dans le centre de Rome, nous rappelle avant tout que la voix de Dieu ne se trouve pas dans le vacarme et l'agitation. Son dessein sur notre vie personnelle et sociale ne se perçoit pas si l'on reste en superficie, mais en descendant à un niveau plus profond, où les forces en action ne sont pas économiques et politiques, mais morales et spirituelles. C'est là que Marie nous invite à descendre et à nous mettre en syntonie avec l'action de Dieu". En second lieu, l'Immaculée nous dit "que le salut du monde n'est pas l’œuvre de l'homme, de la science, de la technique, de l'idéologie, mais vient de la grâce... La grâce c'est l'amour dans sa pureté et sa beauté, c'est Dieu lui-même tel qu'il s'est révélé dans l'histoire du salut racontée dans la Bible et accomplie en Jésus-Christ. Marie est appelée "pleine de grâce", et par cette identité elle nous rappelle le primat de Dieu dans notre vie et dans l'histoire du monde. Elle nous rappelle que la puissance de l'amour de Dieu est plus forte que le mal, qu'elle peut combler les fossés d'égoïsme dans l'histoire des personnes, des familles, des nations et du monde. Ces vides peuvent devenir des enfers, où la vie humaine est tirée vers le bas et vers le néant, où elle perd son sens et sa lumière. Les faux remèdes que le monde propose pour combler ces vides...élargissent en réalité ces fossés. Seul l'amour peut sauver de la chute, mais pas n'importe quel amour: un amour qui porte en soi la pureté de la grâce de Dieu qui transforme et renouvelle, et qui peut ainsi insuffler dans des poumons intoxiqués un nouvel oxygène, un air propre, une nouvelle énergie de vie. Marie nous dit qu'aussi bas que puisse tomber l'homme, ce n'est jamais trop bas pour Dieu, qui est descendu jusqu'aux enfers. Même si notre cœur s'en est détourné, Dieu est toujours plus grand que notre cœur. Le souffle doux de sa grâce peut disperser les nuages les plus noirs, peut rendre la vie belle et riche de sens même dans les situations les plus inhumaines". Enfin, l'Immaculée nous rappelle la joie, "cette joie véritable qui se diffuse dans le cœur libéré du péché. Le péché porte en lui une tristesse négative qui conduit à se refermer sur soi-même. La grâce mène à la vraie joie qui ne dépend pas de la possession des choses mais qui est enracinée dans l'intimité, au plus profond de la personne et que personne et rien ne peut enlever. Le christianisme est essentiellement un évangile, une bonne nouvelle, alors que certains pensent qu'il est un obstacle à la joie, parce qu'ils voient en lui un ensemble d'interdits et de règles. En réalité, le christianisme est l'annonce de la victoire de la grâce sur le péché, de la vie sur la mort. Et s'il comporte des renoncements et une discipline de l'esprit, du cœur et du comportement, c'est justement parce que dans l'homme se trouve la racine empoisonnée de l'égoïsme, qui fait mal à soi et aux autres. Il faut donc apprendre à dire non à la voix de l'égoïsme et à dire oui à celle de l'amour authentique. La joie de Marie est pleine, parce que dans son cœur, il n'y pas l'ombre d'un péché. Cette joie coïncide avec la présence de Jésus dans sa vie... En ce temps de l'Avent, que Marie Immaculée nous enseigne à écouter la voix de Dieu qui parle dans le silence, à accueillir sa grâce qui nous libère du péché et de tout égoïsme, pour goûter ainsi la vraie joie".

MARIE IMMACULEE

Cité du Vatican, 8 décembre 2012 (VIS). A l'angélus en la fête de l'Immaculée Conception, Benoît XVI a dit que Marie est l'Immaculée "par un don gratuit de la grâce de Dieu qui a trouvé en elle une disponibilité et une collaboration parfaites. C'est en ce sens qu'elle est bienheureuse, parce qu'elle a cru, parce qu'elle a eu une foi ferme en Dieu. Marie –a poursuivi le Saint-Père- représente ce qui reste d'Israël, cette racine sainte annoncée par les prophètes. C'est en elle, que sont accueillies les promesses de l'ancienne Alliance. En Marie, la Parole de Dieu trouve écoute, réception, réponse, trouve ce oui qui lui permet de s'incarner et de venir habiter au milieu de nous. En Marie, l'humanité et l'histoire s'ouvrent réellement à Dieu, accueillent sa grâce, sont disposées à faire sa volonté. Marie est l'expression naturelle de la grâce. Elle représente le nouvel Israël que l'Ancien Testament décrit comme le symbole de l'Epouse... Les Pères de l'Eglise ont développé cette image et c'est ainsi que la doctrine de l'Immaculée est née d'abord par référence à l'Eglise vierge-mère, et ensuite à Marie... La lumière qui émane de la figure de Marie nous aide aussi à comprendre le vrai sens du péché originel. En effet, en Marie, cette relation avec Dieu, qui est brisée par le péché, devient vivante et opérante. En elle, il n'y a aucune opposition entre Dieu et son existence, mai une communion et une entente pleines. Il y a un oui réciproque, de Dieu à elle et d'elle à Dieu. Marie est libérée du péché parce qu'elle est toute de Dieu... Elle est pleine de sa grâce, de son amour. En conclusion, la doctrine de l'Immaculée Conception de Marie exprime la certitude de foi que les promesses de Dieu se sont réalisées: que son alliance n'a pas failli mais a produit une racine sainte, de laquelle a germé le fruit béni de tout l'univers, Jésus, le Sauveur. L’Immaculée montre que la grâce est capable de susciter une réponse, que la fidélité de Dieu sait engendrer une foi vraie et bonne".

Après l'Angélus, le Pape a évoqué les populations des Philippines sur lesquelles s'est abattu un violent ouragan. Benoît XVI les a assuré de sa proximité: "je prie pour les victimes, pour leurs familles et pour les nombreux réfugiés. Que la foi et la charité fraternelles soient la force pour affronter cette épreuve si difficile". Enfin, le Saint-Père a salué les membres du Mouvement chrétien des travailleurs, en particulier le groupe de prière de l'Institut dermopathique de l'Immaculée de Rome. "Je souhaite -a-t-il dit- que les problèmes auxquels sont confrontés les diverses institutions sanitaires catholiques trouvent une solution".

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 10 décembre 2012 (VIS). Le Saint-Père a:

Accepté la renonciation de Mgr.Sergio Pintor, présentée pour limite d'âge, à la charge pastorale du diocèse d'Ozieri (Italie).

Nommé Administrateur apostolique du diocèse d'Ozieri (Italie), Mgr.Sebastiano Sanguinetti, Evêque de Tempio-Ampurias (Italie).

Nommé Président de la Cour d'appel de l'Etat de la Cité du Vatican, Mgr.Pio Vito Pinto, Doyen du Tribunal de la Rote romaine.

vendredi 7 décembre 2012

LE MONOTHEISME N'EST PAS PORTEUR DE VIOLENCE

Cité du Vatican, 7 décembre 2012 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin la Commission théologique internationale, qui s'apprête à tenir sa session plénière, remerciant tout d'abord ses membres de leur message pour l'Année de la foi. Il exprime bien, a dit Benoît XVI à ses hôtes, "la manière spécifique qu'ont les théologiens de participer à l'élan évangélique de l'Eglise en servant fidèlement la vérité de la foi". Il reprend les thèmes du document intitulé La théologie aujourd'hui, critères et perspectives. "Le code génétique de la théologie catholique, les principes qui en définissent l'identité, garantissent l'unité dans la diversité des approches. Ainsi le document clarifie-t-il les critères d'une théologie authentiquement catholique, capable par conséquent de contribuer à la mission de l'Eglise. "Dans un contexte culturel où nombreux sont ceux qui voudraient priver la théologie de statut académique à cause de son lien intrinsèque avec la foi, ou de lui retirer sa dimension confessionnelle, au risque d'en faire une simple science religieuse, ce document rappelle justement que la théologie est à la fois confessionnelle et rationnelle. Sa présence au sein de l'université garantit une vision ample et intégrale de la raison humaine. Parmi les critères énoncés, il y a l'attention que les théologiens doivent réserver au Sensus Fidelium... Tout en soulignant le rôle irremplaçable du Magistère, le Concile Vatican II a rappelé que tout le peuple de Dieu participe à la mission prophétique du Christ... Le don qu'est le Sensus Fidei constitue chez le croyant comme un instinct surnaturel qui est vital pour la foi même. C'est un critère pour discerner si une vérité appartient ou non à la tradition apostolique, mais aussi le signe de ce l'Esprit ne cesse de parler à l'Eglise et de la guider vers la vérité complète. Il faut toutefois préciser les critères permettant de distinguer le Sensus Fidei de ses contrefaçons car il ne s'agit pas d'une sorte d'opinion publique ecclésiale. Il serait impensable de l'évoquer pour contester le Magistère car il ne saurait se développer chez le croyant qu'en participant pleinement à la vie de l'Eglise, qui exige une adhésion responsable à son propre magistère".

"Ce sens surnaturel de la foi des croyants oblige à réagir contre le préjugé faisant des religions monothéistes des porteurs naturels de violence, du fait même qu'elles affirment l'existence d'une vérité universelle. Certains affirment que seul un polythéisme des valeurs garantirait la tolérance et la paix civile en conformité à l'esprit de la société démocratique et pluraliste... Il est d'abord essentiel de rappeler que la foi dans le Dieu unique...rencontre les exigences rationnelles de la réflexion métaphysique, qui renforcée et approfondie par la Révélation du Dieu unique et trine. Il faut ensuite souligner la forme que cette révélation définitive prend dans la vie et la mort de Jésus-Christ, qui va à la croix tel un agneau conduit à l'abattoir. Le Seigneur témoigne du refus radical de toute forme de haine et de violence en faveur de l'absolu primat de l'Agape. Les violences accomplies au long des siècles au nom de Dieu ne sont donc pas attribuables au monothéisme mais à des causes historiques, aux erreurs humaines principalement. C'est au contraire l'oubli de de Dieu qui plonge la société dans un relativisme générateur naturel de violence. Lorsqu'on refuse le droit d'en appeler à une vérité objective, le dialogue devient impossible tandis que la violence, déclarée comme cachée, devient la règle des rapports humains. Sans ouverture à la transcendance, qui permet de trouver réponses sur le sens de la vie et la manière de vive moralement, l'homme agit dans l'injustice sans s'engager en faveur de la paix. Si la rupture du lien entre l'homme et Dieu entraîne un profond déséquilibre entre les hommes, la réconciliation opérée avec Dieu sur la Croix...représente le fondement de l'unité et de la fraternité. C'est dans cette perspective" que se place également le document de la Commission, qui a pour troisième sujet de réflexion "la doctrine sociale de l'Eglise comprise dans la doctrine de la foi. Ceci confirme que la doctrine sociale n'est pas une sorte d'appendice, mais que ses principes sont puisés dans la foi, même si on ne doit pas sous-estimer l'apport d'une saine philosophie sociale. Cette doctrine tend à mettre en application, dans la variété des situations sociales, le nouveau commandement que le Seigneur nous a laissé: Aimez vous les uns les autres comme je vous ai aimé".

DECES DU PATRIARCHE IGNACE IV HAZIM

Cité du Vatican, 7 décembre 2012 (VIS). Le Saint-Père a fait parvenir une lettre de condoléances à SE Spyridon, Métropolite de Héliopolis, à la suite du décès (le 5 décembre à 92 ans) de SB Ignace IV Hazim, Patriarche gréco-orthodoxe d'Antioche et de tout l'Orient. En voici le texte: "Eminence, je viens d'apprendre avec tristesse que le Seigneur a rappelé a lui Sa Béatitude. Je vous adresse ainsi qu'au Saint-Synode et a l'ensemble des membres de l'Eglise, mes plus sincères condoléances et vous assure de mon union dans la prière avec tous ceux qui pleurent leur père et pasteur. Au cours de sa longue vie au service de l'Evangile, le défunt Patriarche a offert un témoignage lumineux de foi et de charité en œuvrant avec dévouement pour l'élévation spirituelle du troupeau qui lui avait été confié et pour la grande cause de la réconciliation et de la paix entre les hommes. Je rends grâce au Seigneur pour la contribution positive et efficace que le Patriarche Ignace a apportée an processus de rapprochement entre nos deux Eglises. Que son souvenir nous invite également à poursuivre le chemin du dialogue et de la recherche de la pleine communion en Christ". Priant pour l'Eglise gréco-orthodoxe d'Antioche en deuil et pour la paix dans la région, Benoît XVI assure le Métropolite de toute sa sympathie.

LIBERTE RELIGIEUSE ET AIRE O.S.C.E.

Cite du Vatican, 7 décembre 2012 (VIS). Hier à Dublin (Irlande), le Secrétaire pour les relations avec les états a pris la parole à la XIX réunion du Conseil des ministres de l'OSCE, pour rappeler que la liberté religieuse est une priorité du Saint-Siège: Parmi les libertés fondamentales, a dit Mgr.Dominique Mamberti, "le droit à liberté de religion. L'OSCE a toujours souligné la contribution des communautés religieuses à la société, assurant par son action que le débat public soit ouvert à l'expression d'opinions inspirées par le religieux, le rite et le culte, l'éducation et l'information, la liberté de choisir et de professeur une religion... De fait, les droits associés à la religion ont d'autant plus besoin de protection qu'ils sont considérés en opposition avec l'idéologie sécularisée dominante ou avec des affirmations religieuses exclusives. La juste garantie de la liberté religieuse ne saurait être limitée au simple exercice du culte. Il faut lui reconnaître sa dimension publique, et par conséquent la possibilité pour les fidèles de prendre part à la construction de l'ordre social... avec l'augmentation de l'intolérance religieuse dans le monde, il est clair que les chrétiens sont les plus discriminés, y compris dans l'aire OSCE, Malgré les engagements pris par les états membres en matière de liberté religieuse, on continue de voir dans certains pays des lois, des décisions et des comportements intolérants ou même discriminatoires envers l'Eglise catholique et d'autres confessions chrétiennes, auxquelles on refuse ainsi cette liberté".

PREMIERE PREDICATION D'AVENT

Cite du Vatican, 7 décembre 2012 (VIS). Ce matin en la chapelle Redemptoris Mater, Benoît XVI a assisté à la première prédication d'Avent. Le P.Raniero Cantalamessa, OFM.Cap, Prédicateur de la Maison pontificale, a proposé une méditation sur Une année de grâce du Seigneur.

AUDIENCES

Cité du Vatican, 7 décembre 2012 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audiences séparées:

M.Georgios Papadopoulos, Ambassadeur de Grèce, venu lui présenter ses lettres de créance.

M.César Castillo Ramírez, Ambassadeur du Pérou, en visite de congé.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 7 décembre 2012 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

L'Abbé Peter Ebere Okpaleke, Evêque d'Ahiara (superficie 425, population 536.509, catholiques 1.220.215, prêtres 1.016, diacres 107, religieux 1.826), au Nigeria. L'Evêque élu, né en 1963 à Amesi (Nigeria) et ordonné prêtre en 1992, était jusqu'ici Juge du tribunal inter-diocésain de la province ecclésiastique d'Onitsha (Nigeria). Canoniste, il a occupé diverses fonctions judiciaires et administratives, notamment économe et chancelier diocésain. Il est en outre Curé de la paroisse Sts.Jean et Paul d'Umubele.

L'Abbé Adelio Dell'Oro, Administrateur apostolique d'Atyrau (superficie 727.600, population 2.181.000, catholiques 2.000, prêtres 17, religieux 14), au Kazakhstan. L'Evêque élu, né en 1948 à Milan (Italie) et ordonné prêtre en 1972, était jusqu'ici Assistant de la Fraternité Comunione e Liberazione pour le diocèse de Milan. Après avoir été vicaire paroissial et professeur de religion, il a été envoyé comme Fidei donum au Kazakhstan en 1997 où il a été Curé de la paroisse de Vishnovka-Arshaly, Professeur pès de grand séminaire de Karaganda et collaborateur de la nonciature apostolique d'Astana.

Le Cardinal Fernando Filoni, son Envoyé spécial au cinquantième anniversaire du sanctuaire marial de Vailankanni (Inde) et au vingt-cinquième anniversaire de la Conférence épiscopale indienne (9 - 11 février 2013).

Mgr.Zygmunt Zimowski, son Envoyé spécial à la XXI Journée mondiale du malade (sanctuaire marial d'Altötting, Allemagne, 11 février 2013).

Mgr.Georg Gänswein, Préfet de la Maison pontificale, l'élevant à la dignité archiépiscopale. L'Evêque élu, né en 1956 à Waldshut (Allemagne) et ordonné prêtre en 1984, était jusqu'ici secrétaire privé du Saint-Père. Docteur en droit canonique, il a été juge diocésain et secrétaire de l'Archevêque de Freiburg im Brisgau (Allemagne), puis official de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, et à partir de 1996 secrétaire du Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

jeudi 6 décembre 2012

VISITE DU PRESIDENT ALLEMAND

Cité du Vatican, 6 décembre 2012 (VIS). Benoît XVI a reçu ce matin M.Joachim Gauck, le Président de la République fédérale d'Allemagne, qui s'est ensuite entretenu avec le Cardinal Secrétaire d'Etat, assisté de Mgr.Ettore Balestrero, Sous Secrétaire pour les rapports avec les états. Ces entretiens ont d'abord permis de souligner la grande cordialité des relations entre l'Allemagne et le Saint-Siège. Il a ensuite "été question de la vision chrétienne de l'homme, ainsi que des défis que pose une société globalisée et sécularisée. Un tour d'horizon de la situation internationale, a été principalement centré sur les conséquences de la crise économique en Europe, et sur le rôle que l'Eglise peut jouer".

LES JARDINS DE CASTELGANDOLFO INSPIRENT UNE FABLE

Cite du Vatican, 6 décembre 2012 (VIS). Mardi prochain sera présenté par les Editions Libraire Vaticane un livre de Mme Natalia Tsarkova, peintre russe connue pour ses portraits des derniers Papes. "Le mystère d'un petit étang" est une fable illustrée née après une visite des jardins pontificaux de Castel Gandolfo, qui entend diffuser "un message d'amour, de foi et d'espérance aux enfants qui en sont les premiers destinataires". Pour la première fois Mme Tsarkova accompagne d'un texte ses oeuvres. Le livre sera présenté par Mgr.Georg Gänswein, secrétaire particulier du Saint-Père, par M.Antonio Paolucci, Directeur général des Musées du Vatican, par M.Saverio Petrillo, Directeur des Villas pontificales, et par le P.Giuseppe Costa, SDB, Directeur de la LEV.

AUDIENCES

Cité du Vatican, 6 décembre 2012 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audiences séparées:

Le Cardinal Antonio María Rouco Varela, Archevêque de Madrid (Espagne).

Mgr.Diego Causero, Nonce apostolique en Suisse et au Liechtenstein.


AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 6 décembre 2012 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

Mgr.Murray Chatlain, Archevêque de Keewatin-Le-Pas (superficie 430.000, population 123.000, catholiques 46.490, prêtres 14, religieux 18), au Canada. Il était jusqu'ici Evêque de Mackenzie-Fort Smith (Canada).

Mgr.Murray Chatlain, Administrateur apostolique du diocèse de Mackenzie-Fort Smith (Canada).

L'Abbé Rudolf Voderholzer, Evêque de Ratisbonne (superficie 14.665, population 1.684.000, catholiques 1.220.215, prêtres 1.016, diacres 107, religieux 1.826), en Allemagne. L'Evêque élu, né en 1959 à Munich (Allemagne) et ordonné prêtre en 1987, était jusqu'ici Professeur près la Faculté de théologie de Trèves et Directeur de l'Institut Pape Benoît XVI de Ratisbonne. Docteur en théologie, il a été Professeur et Premier Assistant au Département Foi, sciences religieuses et philosophie de l'Université de Fribourg (Suisse), tout en assurant un service pastoral en paroisse.

IN MEMORIAM

Cite du Vatican, 6 décembre 2012 (VIS). Voici les données relatives à deux prélats décédés le mois dernier:

Mgr.Pedro Bantigue y Natividad, Evêque émérite de San Pablo (Philippines), le 20 novembre à 92 ans.

Mgr.José Song Sui-Wan, SDB, Evêque émérite de Sao Gabriel da Cachoeira (Brésil), le 13 novembre à 71 ans.

Copyright © VIS - Vatican Information Service