Cité
du Vatican, 27 septembre 2013 (VIS). Hier à New York, le Secrétaire
pour les relations avec les états a pris part à la réunion au
sommet de l'Assemblée Générale ds Nations-Unies consacrée au
désarmement nucléaire. Mgr.Dominique Mamberti a exprimé la
préoccupation du Saint-Siège face à la prolifération des armes
nucléaires, affirmant qu'aucun progrès n'est envisageable en
matière de désarmement tant que les puissances détentrices ne
renonceront pas à leurs arsenaux: "Sur la base du traité de
non prolifération, il est demandé aux états de s'engager de bonne
foi dans la voie d'une élimination négocié des armements
nucléaires. Or il n'y a pas bonne foi lorsque les puissances
nucléaires modernisent leurs programmes d'armement tout en
continuant à faire des déclarations en faveur du désarmement... Il
est donc impératif de traiter de manière cohérente et systématique
les mesures législatives, politiques et techniques à prendre pour
libérer le monde des armes nucléaires. Il faut au plus tôt
entreprendre les travaux préparatoires à une convention ou à un
accord cadre d'élimination graduelle et effective de ces
armements... Il est urgent de remplacer la logique de la terreur par
l'éthique de la responsabilité, en favorisant un climat de
confiance et de dialogue qui soit en mesure de déboucher sur une
culture de la paix, fondée sur le primat du droit et du bien général
et manifestée dans une coopération sincère et efficace de la
communauté internationale toute entière".
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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... [+]
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vendredi 27 septembre 2013
AVIS DE LA SALLE DE PRESSE
Cité
du Vatican, 27 septembre 2013 (VIS). Lundi prochain 30 septembre,
premier jour de la réunion du Pape avec les huit Cardinaux chargés
de le conseiller sur la réforme de la Curie Romaine, le Directeur de
la Salle de Presse du Saint-Siège fera un point de presse. Les
participants étant tenus à la réserve, le P.Lombardi informera les
journalistes de l'avancement des travaux.
AUDIENCES
Cité
du Vatican, 27 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:
SB
Youhanna X, Patriarche gréco-orthodoxe d'Antioche.
M.Ahmet
Uzümcü, Directeur Général de l'Organisation pour l'interdiction
des armes chimiques.
Les
membres du Conseil de l'Académie pontificale pour la vie.
Mgr.Gerhard
Ludwig Müller, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la
foi.
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
Cité
du Vatican, 27 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a nommé
Mgr.Jean-Christophe Lagleize, Evêque de Metz (superficie 6.226,
population 1.034.000, catholiques 808.800, prêtres 372, diacres 59,
religieux 674), en France. Jusqu'ici Evêque de Valence (France), il
succède à Mgr.Pierre Raffin, OP, dont la renonciation à la charge
pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.
jeudi 26 septembre 2013
COMMEMORATION DE "PACEM IN TERRIS"
Cité
du Vatican, 26 septembre 2013 (VIS). Ce matin près la Salle de
Presse du Saint-Siège, le Cardinal Peter Kodwo Appiah Turkson,
Président du Conseil pontifical Iustitia et Pax, assisté du
Secrétaire Mgr.Mario Toso et de l'Official M.Vittorio Alberti, a
présenté les journées (2,3 et 4 octobre) de commémoration de la
célèbre encyclique de Jean XXIII (1963). Pacem in Terris, a
d'emblée affirmé Mgr.Toso, a permis aux croyants et aux non
croyants de s'engager ensemble sur d'importantes questions sociales
et politiques, "avec une capacité de vision et de proposition
véritablement universelle". Ce cinquantenaire doit permettre
une réflexion sur l'actualité du contenu de l'encyclique et
l'application des enseignements qu'elle porte en matière de droits
et de bien commun, car c'est là, a dit le Cardinal Turkson, "que
se joue la paix entre les états et la coexistence pacifique entre
les peuples. Pour atteindre la paix, Jean XXIII s'écarta des
théories pour en appeler directement à l'homme et à sa dignité".
Ces
trois journées aborderont trois thèmes: Les institutions politiques
et les politiques globales tendant à l'établissement de la paix,
incluant la réforme des Nations-Unies; les urgences découlant de la
globalisation qui nécessitent un nouveau mode de coopération
internationale; le règlement en commun de la question du chômage,
la relance mondiale de l'emploi et la promotion des droits de
l'homme. Le Cardinal a alors précisé que les organisateurs ont
désiré que des experts viennent expliquer (le 3) la nature, les
objectifs et le fonctionnement de grandes organisations régionales
comme le Conseil de l'Europe, L'Union Africaine, La Ligue Arabe,
l'Organisation des Etats américains ou l'Organisation pour le
dialogue et la coopération en Asie. Ces exposés seront accompagnés
par ceux de représentants de l'Eglise, qui évoqueront ses propres
institutions ecclésiales, nationales et continentales. Le lendemain
4 octobre, sera consacré aux "nouvelles frontières de la
paix", c'est à dire une actualisation de Pacem in Terris qui
tienne compte de la nette différence entre le contexte actuel et
celui d'il y a un demi siècle. La conflictualité est aujourd'hui
plus latente du fait qu'il n'existe plus les deux blocs de la Guerre
Froide. Ainsi les enjeux sont-ils parfois plus périlleux et la
recherche de la paix plus compliquée. "La liberté religieuse
et plus particulièrement les persécutions contre les chrétiens, la
crise économique mondiale et plus encore la crise morale, le défi
de l'éducation y compris dans l'information, la lutte pour l'accès
aux ressources naturelles, l'utilisation déviée de la biologie qui
menace la dignité humaine, la course aux armements et la sécurité
mondiale".
Il
a alors insisté sur le volet éducation, qui sera abordé tant au
niveau de la formation qu'à celui de l'expérience. Le 2 octobre une
soixantaine de recteurs et enseignants d'universités catholiques
traiteront notamment de la formation des nouvelles générations
devant s'engager en politique. Or pour être complète, l'éducation
doit se fonder sur l'expérience, et Jean XXIII avait déjà insisté
sur ce point crucial dans son encyclique Mater et Magistra. C'est
pourquoi il a été décidé d'exposer l'expérience d'organisations
régionales pour permettre de connaître et méditer leurs méthodes
de promotion de la paix et de la coopération. Le Cardinal Turkson a
conclu sa présentation en expliquant que le corollaire de ces
journées sera la présentation d'un volume d'études collectif
intitulé "Le concept de paix".
AUDIENCES
Cité
du Vatican, 26 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:
Le
Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour
l'évangélisation des peuples.
Mgr.Diego
Padrón Sánchez, Archevêque de Cumaná et Président de la
Conférence épiscopale vénézuélienne, accompagné de Mgr.José
Luis Azuaje Ayala, Evêque de Barinas et Vice Président, de
Mgr.Mario del Valle Moronta Rodríguez, Evêque de San Cristóbal de
Venezuela et second Vice Président, de Mgr.Jesús González de
Zárarte Salas, Auxiliaire de Caracas et Secrétaire Général.
Mgr.Francis
Xavier Kriengsak Kovithavanij, Archevêque de Bangkok (Thaïlande).
M.Isacco
Levi.
Cet
après-midi, il devrait recevoir Mgr.Rino Passigato, Nonce
apostolique au Portugal.
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
Cité
du Vatican, 26 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a nommé:
Consulteurs
de l'Office des cérémonies pontificales, le P.Silvano Maria
Maggiani, OSM, Professeur de liturgie près le Marianum et près
l'Institut pontifical St.Anselme, le P.Corrado Maggioni, SMM, Chef de
bureau près la Congrégation pour le culte divin et la discipline
des sacrements, le P.Giuseppe Midili, O.Carm, Directeur du Bureau
liturgique du diocèse de Rome et Professeur de liturgie près
l'Institut St.Anselme, Mgr.Angelo Lameri, Professeur de liturgie près
l'Université pontificale du Latran, et l'Archimandrite Manuel Nin,
OSB, Recteur du Collège pontifical grec de Rome.
Membre
de l'Académie pontificale des sciences, Mme.Erna Möller, Professeur
d'imunologie près le Karolinska Institutet de Stockholm (Suède).
mercredi 25 septembre 2013
UNE EGLISE POUR TOUS
Cité
du Vatican, 25 septembre 2013 (VIS). Durant l'audience générale
tenue ce matin Place St.Pierre devant plus de 40.000 personnes, le
Saint-Père a poursuivi sa catéchèse sur l'Eglise, rappelant que
dans le Credo on professe son unité. L'Eglise, qui est unique, est
unité en elle même, bien que répandue sur tous les continents en
près de 3.000 diocèses: "L'unité dans la foi, l'espérance et
la charité, dans les sacrements et dans le ministère, soutient et
tient ensemble le grand édifice qu'est l'Eglise. Où qu'on aille,
dans la plus petite paroisse, au fin fond de la planète, il y a
l'Eglise, l'unique Eglise. Nous y sommes chez nous, en famille, entre
frères et soeurs. C'est là un grand don de Dieu. L'Eglise est une
mais pour tous, non pour les seuls européens, ou une pour les
africains, une autre pour les américains, les océaniens. Non elle
est une et pareille partout, à l'instar d'une famille dont les
membres peuvent être éparpillés sans perdre les liens les
unissant. Peu importent les distances!".
Puis
le Pape a reparlé de la récente JMJ de Rio, riche de tant de
visages, de langues, d'origines et de cultures différentes: "Mais
on ressentait l'unité profonde que caractérise l'unique Eglise, on
ressentait cette union de tous que nous ressentons" ce matin
également. Le chrétien ne peut dire "non, cela ne m'intéresse
pas" et rester enfermé dans un petit groupe comme en lui même,
au risque de privatiser l'Eglise entre amis. Comme catholique, je
ressens cette unité et je la vis... Il serait triste d'avoir une
Eglise privatisée par l'égoïsme et un manque de foi. Restons donc
tous unis et demandons nous si nous prions vraiment les uns pour les
autres. Prions nous pour les chrétiens persécutés, pour nos frères
et soeurs qui souffrent à cause de leur foi? Il est important de se
projeter au dehors de notre horizon personnel pour se sentir membre
de la famille qu'est l'Eglise. Et puis demandons nous aussi s'il
existe des blessures à l'unité de la famille de Dieu... Il y a
parfois des incompréhensions, des tensions et des conflits qui
blessent une Eglise qui n'a pas le visage que nous voudrions,
lorsqu'elle ne manifeste pas la charité voulue par Dieu. Mais nous
sommes les responsables de ces lacérations. Face aux divisions qui
demeurent entre catholiques, orthodoxes et protestants nous
constatons combien il est difficile de rendre pleinement visible
l'unité de l'Eglise. Dieu nous a offert l'unité que nous avons du
mal à vivre. Il faut donc faire des efforts, bâtir la communion,
éduquer à la communion, dépasser incompréhensions et
divisions...car ce monde a lui aussi besoin d'unité, de
réconciliation et de communion. Or l'Eglise est une maison de
communion!".
Citant
enfin l'épître de Paul aux éphésiens, le Pape François a
souligné combien le maintien de l'unité dépend de la paix, et que
cela nécessite humilité, douceur, magnanimité et amour, des vertus
qui sont le fruit de nos efforts. L'Esprit les concède, qui est
l'auteur de l'unité dans la diversité car il est harmonie. C'est
pourquoi nous devons tous demander au Seigneur de nous tenir unis, de
ne pas être des instruments de division. "Comme le dit une
belle prière franciscaine, nous devons prendre l'engagement à
porter l'amour là où règne la haine, le pardon là où règne
l'offense, l'union là où il y a discorde".
AUDIENCES
Cité
du Vatican, 25 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin
une délégation de la Sophia University de Tokyo (Japon).
Cet
après-midi, il devrait recevoir le Cardinal Angelo Scola, Archevêque
de Milan (Italie).
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
Cité
du Vatican, 25 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a nommé:
Le
P.Joao Inácio Müller, OFM, Evêque de Lorena (superficie 5.055,
population 293.000, catholiques 223.000, prêtres 69, diacres 14,
religieux 160), au Brésil. L'Evêque élu, né en 1960 à Santa
Clara do Sul (Brésil), a prononcé ses voeux religieux en 1985 et a
été ordonné prêtre en 1988. Jusqu'ici Provincial de son ordre au
Brésil, il succède à Mgr.Benedito Beni dos Santos, dont la
renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée
pour limite d'âge. Licencié en théologie, il a occupé plusieurs
fonctions au sein des Frères Mineurs.
Mgr.Marco
Eugênio Galrao Leite de Almeida, Auxiliaire de l'Archevêque de Sao
Salvador da Bahia (Brésil). Il était jusqu'ici Evêque d'Estância
(Brésil).
mardi 24 septembre 2013
JOURNEE MONDIALE DE L'EMIGRE ET DU REFUGIE
Cité
du Vatican, 24 septembre 2013 (VIS). Ce matin près la Salle de
Presse du Saint-Siège, le Cardinal Antonio Maria Vegliò, Président
du Conseil pontifical pour la pastorale des migrants, assisté du
Secrétaire Mgr.Joseph Kalathiparambil et du Sous Secrétaire le
P.Gabriele F.Bentoglio, a présenté le message du Pape François
pour la prochaine Journée mondiale de l'émigré et du réfugié
(Vers un monde meilleur: 19 janvier 2014). Le Cardinal a indiqué que
pour son premier message, le Saint-Père vise à un monde meilleur,
et qu'il faut le lire dans le contexte de la globalisation, de ses
effets négatifs comme positifs. En toile de fond il y a la mobilité
humaine qui selon Benoît XVI constitue un signe des temps. Puis le
Cardinal a souligné combien le phénomène touche un très grand
nombre de personnes. Selon les Nations-Unies et l'OMI 232 millions
de personnes vivent hors de leur pays tandis que 740 autres sont des
migrants internes. Un milliard d'habitants de la terre, un sur sept
environ, est touché. "Malgré tant de difficultés et malgré
des situations dramatiques, la migration invite à envisager un autre
avenir, à entrevoir l'avènement d'un monde meilleur qui, aux yeux
du Pape, n'a rien d'abstrait et d'inaccessible mais tend à la
recherche du développement intégral de l'homme comme à la mise en
place pour tous d'une condition de vie digne. C'est une invitation à
oeuvrer pour le développement de l'humanité entière, d'une
humanité où la personne est présente avec son potentiel spirituel
et culturel spécifique... Si la culture est la somme des vertus
personnelles et des capacités intellectuelles et spirituelles d'une
société donnée, comprenant un mode de vie, des droits
fondamentaux, des valeurs, des traditions et des croyances, il est
possible d'affirmer que l'existence est scandée par l'accueil et la
rencontre".
Ensuite
Mgr.Kalathiparambil a parlé de la réinsertion des émigrés, en
rappelant que personne ne saurait rester trop longtemps dans le
provisoire, notamment dans un camp de réfugiés. Or, a-t-il
souligné, c'est la situation du proche Orient où tant de syriens
vivent dans camps, généralement périurbains. Pour venir en aide à
ces personnes, il existe des solutions comme le retour volontaire ou
l'intégration locale. Dans tous les cas, il s'agit de limiter les
souffrances de ces populations, de leur permettre de vivre dignement
dans des structures adaptées, de leur assurer stabilité et espoir
dans l'avenir. Les standards internationaux se sont améliorés, que
ce soit en matière d'alimentation, de logement, d'instruction et
d'assistance, mais aussi de détention ou de rapatriement.
Universels, ils sont applicables partout et dans toute situation".
Certains pays, a-t-il ajouté, font de grands sacrifices face à ces
crises. "Ainsi deux millions de réfugiés vivent-ils dans les
pays voisins de la Syrie, tandis que 50.000 autres sont accueillis en
Europe, principalement en Suède et en Allemagne. Plusieurs dizaines
d'afghans ont trouvé refuge alentours, jusqu'en Ethiopie, au Sud
Soudan ou au Kenya. Initialement la responsabilité de ces gens
devait être partagée. Or les accords successifs n'en ont pas tenu
compte, faisant l'impasse sur leur sort avant comme après leurs
demandes d'asile. C'est pourquoi depuis de longues années les pays
d'accueil se retrouvent seuls et ne devant compter que sur eux
mêmes". Enfin le P.Bentoglio est revenu sur cette Journée
instituée par Benoît XV en 1915, d'abord pour les diocèses
d'Italie face aux très nombreux italiens poussés à l'émigration.
En 1952 Pie XII donna une dimension universelle à l'évènement,
incitant les paroisses à soutenir la pastorale migratoire qui, dans
les années 1970 s'est ressentie de l'ecclésiologie de Vatican II:
"L'émigré est alors apparu comme sujet de droits et de
devoirs, passant de simple destinataire de la charité chrétienne à
sujet d'évangélisation comme acteur du projet de Dieu qu'est la
rencontre des peuples par la diffusion de l'Evangile".
Confirmant la tradition, le Pape a signé un message de portée
universelle pour l'Eglise. Mieux comprendre le phénomène
migratoire, les émigrés et les réfugiés, doit aussi être
l'occasion pour les fidèles d'une approche biblique et théologique
de la pastorale de la mobilité humaine. Le Sauveur n'était-il pas
un étranger parmi les hommes, qui poursuivent son oeuvre de salut
auprès des émigrés et des réfugiés.
POUR UN MONDE MEILLEUR
Cité
du Vatican, 24 septembre 2013 (VIS). Voici le premier message que le
Pape François adresse à l'Eglise pour la prochaine Journée
mondiale de l'émigré et du réfugié (19 janvier 2014), dont le
titre est: "Migrants et réfugiés, vers un monde meilleur"
(daté du 5 août dernier):
"Nos
sociétés font l’expérience, comme cela n’est jamais arrivé
auparavant dans l’histoire, de processus d’interdépendance
mutuelle et d’interaction au niveau mondial, qui, s’ils
comprennent aussi des éléments problématiques ou négatifs, ont
pour objectif d’améliorer les conditions de vie de la famille
humaine, non seulement dans ses aspects économiques, mais aussi dans
ses aspects politiques et culturels. Du reste, chaque personne
appartient à l’humanité et partage l’espérance d’un avenir
meilleur avec toute la famille des peuples. De cette constatation est
né le thème que j’ai choisi" pour 2014. "Parmi les
résultats des mutations modernes, le phénomène croissant de la
mobilité humaine émerge comme un signe des temps , ainsi que l’a
défini Benoît XVI en 2006. Si d’une part, en effet, les
migrations trahissent souvent des carences et des lacunes des états
et de la communauté internationale, de l’autre elles révèlent
aussi l’aspiration de l’humanité à vivre l’unité dans le
respect des différences, l’accueil et l’hospitalité qui
permettent le partage équitable des biens de la terre, la sauvegarde
et la promotion de la dignité et de la centralité de tout être
humain. Du point de vue chrétien, aussi bien dans les phénomènes
migratoires, que dans d’autres réalités humaines, se vérifie la
tension entre la beauté de la création, marquée par la grâce et
la rédemption, et par le mystère du péché. A la solidarité et à
l’accueil, aux gestes fraternels et de compréhension, s’opposent
le refus, la discrimination, les trafics de l’exploitation, de la
souffrance et de la mort. Ce sont surtout les situations où la
migration n’est pas seulement forcée, mais même réalisée à
travers diverses modalités de traite des personnes et de réduction
en esclavage qui causent préoccupation. Si le travail d’esclavage
est aujourd’hui monnaie courante, malgré problèmes, risques et
difficultés, nombre de migrants et de réfugiés sont soutenus par
la confiance et l'espérance. Ils portent dans leur cœur le désir
d’un avenir meilleur non seulement pour eux-mêmes, mais aussi pour
leurs familles et pour les personnes qui leur sont chères.
Que
comporte la constitution d’un monde meilleur? Cette expression ne
fait pas allusion naïvement à des conceptions abstraites ou à des
réalités hors d’atteinte, mais oriente plutôt à la recherche
d’un développement authentique et intégral, à travailler pour
qu’il y ait des conditions de vie dignes pour tous, pour que les
exigences des personnes et des familles trouvent de justes réponses,
pour que la création que Dieu nous a donnée soit respectée, gardée
et cultivée. En 1967 Paul VI décrivait avec ces mots les
aspirations des hommes d’aujourd’hui: Etre affranchis de la
misère, trouver plus sûrement leur subsistance, la santé, un
emploi stable, participer davantage aux responsabilités, hors de
toute oppression, à l’abri des situations qui offensent leur
dignité d’hommes, être plus instruits, en un mot, faire,
connaître, et avoir plus, pour être plus. Notre cœur désire un
plus qui n’est pas seulement un connaître plus ou un avoir plus,
mais qui est surtout un être plus. Le développement ne peut être
réduit à la simple croissance économique, obtenue, souvent sans
regarder aux personnes plus faibles et sans défense. Le monde peut
progresser seulement si l’attention première est dirigée vers la
personne, si la promotion de la personne est intégrale, dans toutes
ses dimensions, incluse la dimension spirituelle, si personne n’est
délaissé, y compris les pauvres, les malades, les prisonniers, les
nécessiteux, les étrangers, si on est capable de passer d’une
culture du rejet à une culture de la rencontre et de l’accueil.
Migrants et réfugiés ne sont pas des pions sur l’échiquier de
l’humanité. Il s’agit d’enfants, de femmes et d’hommes qui
abandonnent ou sont contraints d’abandonner leurs maisons pour
diverses raisons, et qui partagent le même désir légitime de
connaître, d’avoir mais surtout d’être plus. Le nombre de
personnes qui émigrent d’un continent à l’autre, de même que
celui de ceux qui se déplacent à l’intérieur de leurs propres
pays et de leurs propres aires géographiques, est impressionnant.
Les flux migratoires contemporains constituent le plus vaste
mouvement de personnes, sinon de peuples, de tous les temps. En
marche avec les émigrés et les réfugiés, l’Eglise s’engage à
comprendre les causes qui sont aux origines des migrations, mais
aussi à travailler pour dépasser les effets négatifs et à
valoriser les retombées positives sur les communautés d’origine,
de transit et de destination des mouvements migratoires.
Malheureusement,
alors que nous encourageons le développement vers un monde meilleur,
nous ne pouvons pas taire le scandale de la pauvreté dans ses
diverses dimensions. Violence, exploitation, discrimination,
marginalisation, approches restrictives aux libertés fondamentales,
aussi bien des individus que des collectivités, sont quelques-uns
des principaux éléments de la pauvreté à vaincre. Bien des fois
justement ces aspects caractérisent les déplacements migratoires,
liant migrations et pauvreté. Fuyant des situations de misère ou de
persécution vers des perspectives meilleures, ou pour avoir la vie
sauve, des millions de personnes entreprennent le voyage migratoire
et, alors qu’elles espèrent trouver la réalisation de leurs
attentes, elles rencontrent souvent méfiance, fermeture et exclusion
et sont frappées par d’autres malheurs, souvent encore plus graves
et qui blessent leur dignité humaine. La réalité des migrations,
avec les dimensions qu’elle présente en notre époque de la
mondialisation, demande à être affrontée et gérée d’une
manière nouvelle, équitable et efficace, qui exige avant tout une
coopération internationale et un esprit de profonde solidarité et
de compassion. La collaboration aux différents niveaux est
importante, avec l’adoption, par tous, des instruments normatifs
qui protègent et promeuvent la personne humaine. Benoît XVI en a
tracé les lignes, affirmant en 2009 qu’une telle politique doit
être développée en partant d’une étroite collaboration entre
les pays d’origine des migrants et les pays où ils se rendent;
elle doit s’accompagner de normes internationales adéquates,
capables d’harmoniser les divers ordres législatifs, dans le but
de sauvegarder les exigences et les droits des personnes et des
familles émigrées et, en même temps, ceux des sociétés où
arrivent ces mêmes émigrés. Travailler ensemble pour un monde
meilleur réclame une aide réciproque entre pays, avec disponibilité
et confiance, sans élever de barrières insurmontables. Une bonne
synergie peut encourager les gouvernants pour affronter les
déséquilibres socio-économiques et une mondialisation sans règles,
qui font partie des causes des migrations dans lesquelles les
personnes sont plus victimes que protagonistes. Aucun pays ne peut
affronter seul les difficultés liées à ce phénomène, qui est si
vaste qu’il concerne désormais tous les continents dans le double
mouvement d’immigration et d’émigration. Il est important,
ensuite, de souligner comment cette collaboration commence déjà par
l’effort que chaque pays devrait faire pour créer de meilleures
conditions économiques et sociales chez lui, de sorte que
l’émigration ne soit pas l’unique option pour celui qui cherche
paix, justice, sécurité, et plein respect de la dignité humaine.
Créer des possibilités d’embauche dans les économies locales,
évitera en outre la séparation des familles, et garantira les
conditions de stabilité et de sérénité, à chacun et aux
collectivités. Enfin, regardant la réalité des migrants et des
réfugiés, il y a un troisième élément que je voudrais mettre en
évidence sur le chemin de la construction d’un monde meilleur ;
c’est celui du dépassement des préjugés et des incompréhensions
dans la manière dont on considère les migrations. Souvent, en
effet, l’arrivée de migrants, de personnes déplacées, de
demandeurs d’asile et de réfugiés suscite chez les populations
locales suspicion et hostilité. La peur naît qu’il se produise
des bouleversements dans la sécurité de la société, que soit
couru le risque de perdre l’identité et la culture, que s’alimente
la concurrence sur le marché du travail, ou même, que soient
introduits de nouveaux facteurs de criminalité. Les moyens de
communication sociale, en ce domaine ont une grande responsabilité
car il leur revient de démasquer les stéréotypes et d’offrir des
informations correctes où il arrivera de dénoncer l’erreur de
certains, mais aussi de décrire l’honnêteté, la rectitude et la
grandeur d’âme du plus grand nombre. En cela, un changement
d’attitude envers les migrants et les réfugiés est nécessaire de
la part de tous: Le passage d’une attitude de défense et de peur,
de désintérêt ou de marginalisation qui, en fin de compte,
correspond à la culture du rejet à une attitude qui ait pour base
la culture de la rencontre, seule capable de construire un monde plus
juste et fraternel, un monde meilleur. Les moyens de communication,
eux aussi, sont appelés à entrer dans cette conversion des
attitudes et à favoriser ce changement de comportement envers les
migrants et les réfugiés.
Je
pense aussi à la manière dont la Sainte Famille de Nazareth a vécu
l’expérience du refus au début de sa route: Marie mit au monde
son fils premier né, elle l’emmaillota et le coucha dans une
mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle
commune. Plus encore, Jésus, Marie et Joseph ont fait l’expérience
de ce que signifie laisser sa propre terre et être migrants. Menacés
par la soif de pouvoir d’Hérode, ils ont été contraints de fuir
et de se réfugier en Egypte. Mais le cœur maternel de Marie et le
cœur prévenant de Joseph, gardien de la Sainte Famille, ont
toujours gardé la confiance que Dieu ne les abandonnerait jamais.
Par leur intercession, que cette même certitude soit toujours ferme,
dans le cœur du migrant et du réfugié. En répondant au mandat du
Christ d'aller et de faire de toutes les nations des disciples,
l’Eglise est appelée à être le peuple de Dieu qui embrasse tous
les peuples, et qui porte à tous les peuples l’annonce de
l’Evangile, puisque, sur le visage de toute personne est imprimé
le visage du Christ! Là se trouve la racine la plus profonde de la
dignité de l’être humain, qui est toujours à respecter et à
protéger. Ce ne sont pas tant les critères d’efficacité, de
productivité, de classe sociale, d’appartenance ethnique ou
religieuse qui fondent la dignité de la personne, mais le fait
d’être créés à l’image et à la ressemblance de Dieu, et plus
encore le fait d’être enfants de Dieu. Tout être humain est
enfant de Dieu et l’image du Christ est imprimée en lui. Il s’agit
alors de voir, nous d’abord et d’aider ensuite les autres à voir
dans le migrant et dans le réfugié, non pas seulement un problème
à affronter, mais un frère et une sœur à accueillir, à respecter
et à aimer, une occasion que la providence nous offre pour
contribuer à la construction d’une société plus juste, une
démocratie plus accomplie, un pays plus solidaire, un monde plus
fraternel et une communauté chrétienne plus ouverte, selon
l’Evangile. Les migrations peuvent faire naître la possibilité
d’une nouvelle évangélisation, ouvrir des espaces à la
croissance d’une nouvelle humanité, annoncée par avance dans le
mystère pascal, une humanité pour laquelle toute terre étrangère
est une patrie et toute patrie est une terre étrangère. Chers
migrants, émigrés et réfugiés! Ne perdez pas l’espérance qu’à
vous aussi est réservé un avenir plus assuré, que sur vos sentiers
vous pourrez trouver une main tendue, qu’il vous sera donné de
faire l’expérience de la solidarité fraternelle et la chaleur de
l’amitié! A vous tous et à ceux qui consacrent leur vie et leurs
énergies à vos côtés, je vous assure de ma prière et je vous
donne de tout cœur la bénédiction apostolique".
LE CARDINAL TAURAN AU KAZAKHSTAN
Cité
du Vatican, 24 septembre 2013 (VIS). Le Cardinal Jean-Louis Tauran,
Président du Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux, se
trouve depuis le 20 septembre au Kazakhstan à l'invitation de
M.Kairat Mami, Président du Sénat de ce pays, qui est aussi en
charge du Congrès des responsables des religions mondiales et
traditionnelles. Le Cardinal, qui participe au dixième anniversaire
de cet organisme, rencontrera aussi l'Eglise locale.
JOURNEE EUROPEENNE DU PATRIMOINE
Cité
du Vatican, 24 septembre 2013 (VIS). Comme chaque année, les Musées
du Vatican s'associent à la Journée européenne du patrimoine, une
initiative du Conseil de l'Europe et de la Commission européenne à
laquelle adhèrent 50 pays. Le thème 2013 est "Les images de la
foi dans le patrimoine européen", et ont collaboré au
programme de la journée le Conseil pontifical pour la culture et les
Musées du Vatican, lesquels seront gratuits le 29 septembre.
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
Cité
du Vatican, 24 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a nommé:
Mgr.Raúl
Martín, Evêque de Santa Rosa (superficie 143.440, population
348.000, catholiques 172.600, prêtres 38, religieux 75), en
Argentine. Il était jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de Buenos
Aires (Argentine).
Mgr.Pietro
Maria Fragnelli, Evêque de Trapani (superficie 1.089, population
208.216, catholiques 207.000, prêtres 103, diacres 17, religieux
212), en Italie. Il était jusqu'ici Evêque de Castellaneta
(ItaIie).
Mgr.Bernard
A.Hebda, Coadjuteur de l'Archevêque de Newark (USA). Il était
jusqu'ici Evêque de Gaylord (USA).
En
outre, il a confirmé le Président et le Secrétaire du Conseil
pontifical pour les laïcs, et confirmé ses Membres et Consulteurs
jusqu'au 31 décembre.
Et
confirmé, jusqu'à conclusion de leurs quinquennats respectifs, le
Président, le Secrétaire, les Membres et les Consulteurs du Conseil
pontifical Iustitia et Pax.
lundi 23 septembre 2013
NE VOUS LAISSER PAS VOLER L'ESPERANCE!
Cité
du Vatican, 22 septembre 2013
(VIS). Le Pape François est arrivé ce matin à
Cagliari en Sardaigne.
Il s'agit de sa deuxième visite pastorale en Italie après celle
effectuée dans une autre île, à
Lampedusa en Sicile. Toutes deux sont
touchées par de graves problèmes. En Sicile, il avait été
accueilli par des immigrés venant de pays en guerre. En Sardaigne,
il l'est par des
personnes ayant perdu leur travail à cause de la fermeture de
nombreuses usines. De l'aéroport, le
Pontife s'est rendu sur la place Carlo Felice où, en plus des
autorités religieuses et civiles, une foule l'attendait avec des
pancartes demandant du travail. Avant de prononcer son discours, le
Pape a écouté les paroles d'un jeune chômeur, d'un entrepreneur et
d'un syndicaliste. Emu, il s'est adressé aux personnes présentes
laissant de côté le texte qu'il avait préparé et improvisant:
"Avec cette rencontre, je désire surtout vous faire part
de ma proximité, en particulier face aux situations de souffrance,
de tant de jeunes chômeurs, des personnes qui sont au chômage
partiel ou dans des situations précaires, des entrepreneurs et
commerçants qui sont en difficulté. C'est une réalité que je
connais bien par l'expérience que j'ai eu en Argentine. Je ne l'ai
pas connu personnellement, mais ma famille oui. Jeune, mon père est
parti pour l'Argentine rempli d'illusions sur l'Amérique. Et il a
souffert de la terrible crise des années trente. Il a tout perdu! Il
n'y avait pas de travail! Dans mon enfance, j'ai entendu parler de
cette époque à la maison... Mais je dois vous dire Courage! Et je
suis bien conscient que je dois tout faire de mon côté pour que
cette parole courage ne soit pas une belle parole en passant. Qu'elle
ne soit pas seulement un sourire d'employé cordial, un employé de
l'Eglise qui vient et qui dit Courage! Non, je ne le veux pas! Je
voudrais que ce courage vienne de dedans et me pousse à faire tout
mon possible comme pasteur, comme homme. Nous devons faire face avec
solidarité, entre vous, entre nous aussi, tous avec solidarité et
intelligence, à ce défi historique".
"C'est
la deuxième île que je visite en Italie. C'est curieux, toutes les
deux, la première et celle-ci, sont des îles. Dans la première
j'ai vu la souffrance de tant de personnes qui cherchent, en risquant
leur vie, la dignité, le pain, la santé: le monde des réfugiés.
Et j'ai vu la réponse de cette ville qui bien qu'étant une île n'a
pas voulu s'isoler et...nous donne un exemple d'accueil... Ici, dans
cette deuxième ville, île que je visite, ici aussi je trouve la
souffrance...une souffrance, le manque de travail, qui te conduit...à
te sentir sans dignité! Là où le travail fait défaut, il manque
la dignité! Et cela n'est pas le problème de la seule
Sardaigne,...de l'Italie ou de quelques pays d'Europe. C'est la
conséquence d'un choix mondial, d'un système économique qui
conduit à cette tragédie, un système économique qui a en
son centre une idole qui s'appelle l'argent".
"Dieu
a voulu qu'au centre du monde il n'y ait pas une idole mais l'homme,
l'homme et la femme qui portent en avant le monde, avec leur travail.
Mais maintenant, dans ce système sans éthique, au centre, il y a
une idole et le monde est devenu idolâtre de ce dieu-argent. C'est
l'argent qui commande! Il commande toutes ces choses dont il a besoin
lui, cette idole. Et que se passe-t-il? Pour défendre cette idole,
ils s'entassent tous au centre et les extrêmes tombent, les
personnes âgées tombent parce que dans ce monde il n'y a pas de
place pour elles! Certains parlent de cette habitude d'euthanasie
cachée, qui consiste à ne pas les soigner, à ne pas en tenir
compte... Et les jeunes qui ne trouvent pas de travail et de dignité
tombent aussi. Mais réfléchissez. Dans un monde où les jeunes,
deux générations de jeunes, n'ont pas de travail, ce monde n'a pas
d'avenir. Pourquoi? Parce qu'ils n'ont pas de dignité! Il est
difficile d'avoir une dignité si l'on ne travaille pas. Voilà
quelle est votre souffrance ici. Voilà quelle est la prière que
vous criez ici: du travail, du travail, du travail! C'est une prière
nécessaire. Le travail c'est la dignité, le travail c'est ramener
le pain à la maison, le travail c'est aimer! Pour défendre ce
système économique idolâtre, on instaure la culture du rebut: on
élimine les personnes âgées et on élimine les jeunes. Nous devons
dire non à cette culture du rebut. Nous devons dire: Nous voulons un
système juste, un système qui nous permette à tous d'aller de
l'avant. Nous devons dire: Nous ne voulons pas de ce système
économique globalisé qui nous fait tant de mal! Au centre doivent
se trouver l'homme et la femme, comme Dieu veut, et non l'argent!".
"J'avais
écrit quelque chose pour vous, mais en vous regardant, ce sont ces
paroles qui me sont venues...Je préfère vous dire ce qui me vient
du cœur en vous voyant maintenant!
Voyez, il est facile de ne pas perdre l'espérance, Mais à tous, à
vous tous, ceux qui ont du travail et ceux qui n'en ont pas, je dis:
Ne vous laissez pas voler l'espérance!...Peut être que l'espérance
est comme les braises sous la cendre. Aidons-nous avec solidarité,
en soufflant sur les cendres, pour que le feu reprenne. Mais
l'espérance nous porte en avant. Il ne s'agit pas d'optimisme mais
d'autre chose. L'espérance ne vient pas d'un seul, nous la portons
tous l'espérance!...Nous devons la soutenir entre nous tous, vous et
nous qui sommes loin...C'est pourquoi je vous dit: Ne vous laisser
pas voler l'espérance! Mais nous sommes rusés, parce que le
Seigneur nous dit que les idoles sont plus rusées que nous. Le
Seigneur nous invite à avoir la ruse du serpent avec la bonté de la
colombe. Nous avons cette ruse et nous appelons les choses
par leur nom. En ce moment, dans notre système économique, dans
notre système proposé globalisé de vie, au centre se trouve une
idole et il ne doit pas en être ainsi! Luttons tous ensemble pour
qu'au centre, au moins dans notre vie, se trouvent l'homme et la
femme, la famille, nous tous, pour que l'espérance avance".
Le
Pape a conclu en demandant à tous de prier avec lui: "Je vais
vous dire ce qui me vient du cœur et vous prierez avec moi: Seigneur
Dieu regarde-nous! Regarde cette ville, cette île. Regarde nos
familles. Seigneur, tu n'as pas manqué de travail, tu as été
menuisier, tu étais heureux. Seigneur, nous n'avons pas de travail.
Les idoles veulent nous voler notre dignité. Les systèmes injustes
veulent nous voler l'espérance. Seigneur, ne nous laisse
pas seuls. Aide-nous à nous aider entre nous; pour que nous
oubliions un peu notre égoïsme et que nous sentions dans notre cœur
ce nous, nous, le peuple qui veut aller de l'avant. Seigneur Jésus
tu n'as pas manqué de travail, donne-nous du travail et enseigne
nous à lutter pour le travail et bénis-nous tous".
NE JAMAIS PERDRE ESPOIR
Cité
du Vatican, 22 septembre 2013 (VIS). A 10 h, après avoir salué les
élus locaux, le Saint-Père a rencontré dans le sanctuaire marial
de Bonaria un groupe de malades, puis a gagné la place voisine pour
célébrer la messe. A l'homélie il a de nouveau dénoncé le manque
d'emploi, la précarité et a l'état d'incertitude quant à l'avenir
dont souffrent les sardes. "Une loyale collaboration de tous est
nécessaire, accompagnée par l'engagement des pouvoirs publics comme
de l'Eglise, afin d'assurer aux personnes et aux familles leurs
droits fondamentaux, afin de favoriser une société plus fraternelle
et plus solidaire. Le droit au travail doit être assuré, c'est à
dire le droit à recevoir le fruit de son travail... Persévérez
donc dans la promotion de valeurs profondément enracinées dans la
foi et l'histoire de cette région et de ses habitants. Et gardez
allumée la lampe de l'espérance!". A ce propos, le Saint-Père
a rappelé combien Marie enseigne à avoir confiance en Dieu et dans
sa miséricorde..., combien en elle se reflète le visage du Crucifié
qui fit d'elle notre mère. C'est avec ce regard qu'elle se penche
sur nous, avec ce regard tendre dont nous avons besoin, avec ce
regard maternel plein de connaissance, de compassion et
d'attention... Nous ne sommes pas seuls en chemin car nous
constituons un peuple, et Marie nous aide à nous regarder les uns
les autres en frères. Soyons plus fraternels! A l'exemple de la
Vierge, cherchons à accueillir, à accompagner et à protéger
l'autre, celui qu'on aurait tendance à moins voir et qui le plus
besoin de secours, c'est à dire les plus délaissés, les plus
malades, tous ceux qui n'ont pas de quoi vivre, ou qui ne
connaissent pas le Christ, des jeunes en difficulté ou qui ne
trouvent pas d'emploi. N'ayons pas peur d'aller regarder nos frères
et soeurs avec le regard de Marie, qui nous invite à vraiment agir
en frères". Après la célébration, le Pape a récité
l'angélus avec les fidèles venus en pèlerinage au sanctuaire de
Notre Dame de Bonaria, évoquant les divers lieux de la Sardaigne où
l'on prie la Vierge. Saluant la dévotion des sardes, il leur a
demandé de rester fils de Marie et fils de l'Eglise, et d'inspirer
leur vie à l'exemple des saints, rappelant qe hier à Bergame
(Italie) a été béatifié le capucin Tomaso Acerbis da Olera.
TOUS EGAUX DEVANT LE PERE
Cité
du Vatican, 22 septembre 2013 (VIS). "Merci
à tous d'être ici aujourd'hui. Je lis la fatigue sur vos visages,
mais je vois aussi l'espérance. Sentez-vous aimés du Seigneur, et
aussi de tant de personnes bonnes qui, par leurs prières et leurs
œuvres, participent à soulager les souffrances du prochain. Je me
sens à la maison ici...Nous sentons ici de façon forte et concrète
que nous sommes tous frères. Ici, le seul Père est notre Père
céleste et Jésus-Christ est le seul maître. La première chose que
je veux donc partager avec vous est justement cette joie d'avoir
Jésus comme Maître, comme modèle de vie...Nous avons tous des
difficultés, tous... Nous tous qui sommes ici, tous, nous avons des
misères... des fragilités. Personne ici n'est meilleur que l'autre.
Nous sommes tous égaux devant le Père, tous!". C'est par ces
paroles que le Pape François s'est adressé aux prisonniers et aux
pauvres assistés par la Caritas réunis cet après-midi en la
cathédrale de Cagliari.
"En
regardant Jésus nous voyons qu'il a choisi
la voie de l'humilité et du service...il n'a pas été indécis ou
indifférent. Il a fait un choix et il l'a porté en avant jusqu'au
bout. Il a choisi de se faire homme, et comme homme serviteur,
jusqu'à la mort sur une croix. Voilà quelle est la voie de l'amour,
il n'y en a pas d'autre. C'est pourquoi nous voyons que la charité
n'est pas simplement de l'assistanat, et encore moins de l'assistanat
pour tranquilliser les consciences. Non, ceci n'est pas de l'amour,
c'est du commerce... L'amour est gratuit. La charité, l'amour est un
choix de vie... Il n'y a pas d'autres voies pour cet amour: être
humbles et solidaires. Ce mot solidarité, dans cette culture du
rebut où l'on jette ce qui ne sert plus, pour garder seulement ceux
qui se sentent justes, qui se sentent purs, qui se sentent propres.
Malheureux! Ce mot solidarité risque
d'être effacé du dictionnaire parce que c'est un mot qui
dérange...parce qu'il t'oblige à regarder l'autre et à te donner à
l'autre avec amour". Mais, a ajouté le Pape, ce ne sont pas les
prêtres qui ont inventé le chemin de l'humilité et de la
solidarité, c'est Jésus et "l'humilité du Christ n'est pas de
la moralité ou un sentiment...elle est réelle, c'est le choix
d'être petit, de rester avec les petits, avec les exclus, d'être
entre nous, tous pécheurs. Attention, ce n'est pas une idéologie!
C'est une façon d'être et de vivre qui part de l'amour, qui part du
cœur de Dieu".
"Mais
il ne suffit pas de regarder, il faut suivre!... Jésus n'est pas
venu au monde pour se faire voir... Il est le chemin et un chemin
sert...à être parcouru", a souligné le Saint-Père tout en
remerciant les prisonniers de l'effort fait pour le suivre "même
dans la fatigue, dans la souffrance, entre les murs d'une prison".
Il a aussi remercié les personnes qui se consacrent aux œuvres de
miséricorde, en les encourageant à poursuivre et en rappelant que
les œuvres de charité doivent toujours être accomplies "avec
tendresse et toujours avec humilité!... Parfois -a-t-il ajouté- le
service des pauvres est fait avec arrogance. Je suis sûr que vous
avez déjà vu cela... Certains s’enorgueillissent, se remplissent
la bouche avec les pauvres; certains instrumentalisent les pauvres
pour des intérêts personnels ou ceux de leur groupe. Je le sais,
c'est humain mais cela ne va pas!... Et je dis même que c'est un
péché! C'est un péché grave d'utiliser les nécessiteux, ceux qui
ont besoin, qui sont la chair de Jésus, par vanité. Je me sers de
Jésus pour ma vanité et cela est un péché grave! Mieux vaudrait
pour ces personnes qu'elles restent chez elles!". Pour suivre
Jésus sur le chemin de la charité, il faut "aller avec lui aux
périphéries de l'existence...
Pour le Bon Pasteur ce qui est...perdu et déprécié fait l'objet de
l'attention la plus grande. Dans l'Eglise, les premiers sont ceux qui
ont le plus de besoin humain, spirituel et matériel... En suivant le
Christ sur le chemin de la charité, nous semons l'espérance... Ceux
qui ont des responsabilités politiques et civiles ont leur devoir,
comme citoyens, qu'ils doivent jouer activement. Certains membres de
la communauté chrétienne sont appelés à s'engager dans le domaine
de la politique qui est une forme haute de la charité comme disait
Paul VI. Mais comme Eglise nous avons tous la forte responsabilité
de semer l'espérance avec des œuvres de solidarité en cherchant
toujours à collaborer le mieux possible avec les institutions
publiques dans le respect de nos compétences respectives. La Caritas
est l'expression de la communauté, et la force de la communauté
chrétienne est de faire grandir la société de l’intérieur,
comme le levain...Ne vous laissez pas voler l'espérance, au
contraire, semez-là!". A la fin de la rencontre, le pape a
rejoint les moniales cloîtrées de Cagliari pour prier et les
encourager avec la certitude que "le Seigneur vous a appelé
pour soutenir l'Eglise par la prière".
ROLE DE L'UNIVERSITE EN TEMPS DE CRISE
Cité
du Vatican, 22 septembre 2013 (VIS). Rencontrant le monde de la
culture près la Faculté régionale de théologie de Cagliari, gérée
par la Compagnie de Jésus, le Saint-Père a recommandé la recherche
de nouveaux horizons pour notre société. Renonçant à une leçon
académique, il a préféré proposer des réfléxions tirées de son
expérience d'homme et de pasteur, en rappelant que l'université est
un point de rencontre entre qui a la foi et qui ne l'a pas, où
chacun apporte quelque chose, où la foi a sa place sans jamais
limiter celle de la raison. Commentant l'épisode d'Emmaüs, il a
comparé la crise actuelle à la situation des deux disciples: "Quand
on parle de crise, on parle de dangers certes mais aussi
d'occasions... Si chaque époque porte évidemment en elle des points
critiques, on n'avait pas vu ces quatre derniers siècles les
fondements de la vie terrestre aussi profondément ébranlés, telle
la détérioration de l'environnement... Que faire face à la crise
actuelle? Faire comme les disciples d'Emmaüs qui devant la mort du
Maître sont démoralisés et cherchent à fuir?". On pourrait
être pessimistes et résignés, renoncer à intervenir. Or "la
crise peut devenir une occasion de purification et d'analyse, de
repenser nos modèles socio-économiques, de revenir sur une vision
illusoire du progrès au profit d'un humanisme envisagé sous tous
ses aspects. Le discernement, qui n'est ni aveugle ni improvisé, se
fonde sur des principes éthiques et spirituels. Ceci implique de
s'interroger sur ce qui est bon, sur les vraies valeurs de l'homme et
du monde, de la personne dans toutes ses dimensions, notamment
spirituelle car on ne saurait seulement l'envisager comme une sorte
de matériel humain. Car telle est probablement la proposition cachée
du fonctionnalisme".
Puis
le Pape François a expliqué qu'en tant de crise l'université revêt
une grande importance, dans la mesure où elle constitue un espace du
savoir, de la sagesse et du discernement qui doivent alimenter
l'espérance. Elle est "un lieu dans lequel s'élabore la
culture de la proximité..., un lieu de formation à la solidarité...
En pensant à la réalité de ce lieu d'échange dans un contexte de
crise, je trouve chez des hommes politiques jeunes une autre façon
d'aborder la politique. Je ne dis pas meilleure ou moins bonne mais
une approche nouvelle. Leur discours est différent et ils raisonnent
mieux en cherchant. Alors ne craignons rien, écoutons les et
parlons leur. La jeunesse est intuitive. Je parle de ces hommes
politiques jeunes parce que généralement la jeunesse trouve des
clefs de lecture différentes des nôtres". Pour aider à
préparer ce nécessaire échange, il faut écouter le discours plus
scientifique de ces nouveaux penseurs.
NE VENDEZ PAS VOTRE JEUNESSE AUX MARCHANDS DE MORT!
Cité
du Vatican, 22 septembre 2013 (VIS).
La dernière étape de la visite pastorale du pape à Cagliari a été
à 17 h avec les jeunes qui l'attendaient sur la place Carlo Felice,
là où il avait rencontré ce matin les représentants du monde du
travail. Le Pape
a commenté le récit évangélique de la pêche miraculeuse et
invité
l'assistance à ne pas se laisser gagner par le pessimisme ou le
découragement: "Quand un jeune n'a pas confiance en la vie,
quand il perd l'espérance", il cherche du réconfort "chez
les marchands de mort, ceux qui offrent un chemin lorsqu'on est
triste, sans valeur, sans espérance". S'il vous plaît,
ne vendez pas votre jeunesse à ces marchands de mort! Vous savez de
quoi je parle. Fiez-vous à Jésus! Et quand je vous dis cela,
je veux être sincère et vous dire que je ne viens pas ici pour vous
vendre une illusion. Je viens ici pour vous dire qu'il y a une
personne qui peut te porter en avant: aies confiance en lui! C'est
Jésus! Et Jésus n'est pas une illusion... Les difficultés ne
doivent pas vous effrayer... Prenez le large et jetez les
filets...avec Jésus tout change. La Parole du Seigneur a rempli les
filets et...rend efficace le travail missionnaire des disciples.
Suivre Jésus demande des efforts, signifie ne pas se contenter de
petits objectifs...mais de voir haut avec courage!... Quand tout
semble arrêté et stagnant, quand les problèmes personnels nous
inquiètent, les défis sociaux ne trouvent pas les réponses
appropriés, il ne faut pas pour autant s'avouer vaincu. La route est
Jésus: faisons-le monter sur notre barque et prenons le large avec
lui!... Sans faire trop de calculs humains et sans se préoccuper de
vérifier si la réalité qui vous entoure coïncide avec vos
certitudes. Prenez le large, sortez de vous-mêmes! Sortir de notre
petit monde et nous ouvrir à Dieu pour nous ouvrir davantage à nos
frères".
Comme
le 21 septembre d'il y a 60 ans, le Pape alors âgé de 17 ans, avait
senti la vocation sacerdotale, il a raconté que jamais il ne s'était
repenti de la décision qu'il avait prise
parce que "même dans les moments les plus sombres, dans les
moments du péché, de fragilité, d'échec, j'ai regardé Jésus et
je me suis confié à lui et il ne m'a jamais laissé seul".
Avant
de conclure la rencontre avec la bénédiction finale, le Saint-Père
a rappelé l'attentat suicide qui a eu lieu aujourd'hui à midi à la
sortie d'une église à Peshawar (Pakistan). "Il existe de
mauvais choix car ce sont des choix de destruction. Aujourd'hui, au
Pakistan, pour un choix erroné, de haine, de guerre, un attentat a
été commis et 70 personnes sont mortes. Ce choix ne va pas, il ne
sert à rien. Seul le chemin de la paix construit un monde meilleur!
Mais si vous ne le faites pas vous..., ce n'est pas un autre qui le
fera! Voilà quel est le problème et je vous pose une question:
Suis-je disposé(e) à prendre une route pour construire un monde
meilleur? Juste cela. Et récitons un Pater pour toutes les personnes
qui sont mortes dans cet attentat au Pakistan...
Que la Vierge nous aide toujours à œuvrer pour un monde meilleur, à
prendre la route de la construction, la route de la paix, et jamais
la route de la destruction et la route de la guerre!". Après
cette rencontre, le Pape est rentré à Rome où son avion a atterri
peu après 19h 30'.
EN LIGNE, L'EGLISE EST UNE MAISON COMMUNE
Cité
du Vatican, 21 septembre 2013
(VIS). Le Conseil pontifical pour les
communications sociales, qui a tenu son assemblée plénière du 19
au 21 septembre, s'est penché sur le lien entre l'Eglise et
internet. Ce matin, les participants ont été reçu en audience par
le Pape qui les a invités
à se poser trois questions: L'importance de la communication pour
l'Eglise, le rôle que doivent jouer les médias et le besoin de se
fixer comme objectif, sur internet, la rencontre avec le Christ. Sur
le premier point, le Pape François a rappelé que l'on
fête cette année les 50 ans de l'approbation du décret
conciliaire Inter Mirifica, soulignant que cet anniversaire ne
pouvait se résumer à une commémoration parce que "ce document
exprime l'attention de l'Eglise à la communication et à ses
instruments, qui sont aussi importants dans
une dimension évangélisatrice. Ces dernières années, les moyens
de communications ont beaucoup évolué, mais cette sollicitude est
toujours d'actualité, prenant de nouvelles sensibilités et formes.
Le panorama de la communication est devenu peu à peu pour beaucoup
un milieu de vie, un réseau où les personnes communiquent, dilatent
les frontières de leurs connaissances et de leurs
relations".
"En
toute situation, au-delà des technologies, je crois que l'objectif
est de savoir s'insérer dans le dialogue avec les hommes et les
femmes d'aujourd'hui pour en comprendre les attentes, les doutes et
les espérances. Ce sont des hommes et des femmes parfois un peu
déçus d'un christianisme qui leur semble stérile, en difficulté
dans sa façon de communiquer de façon incisive le sens profond que
donne la foi. En effet, nous assistons aujourd'hui à l'ère de la
mondialisation, à une croissance de la désorientation...Il est donc
important de savoir dialoguer, en entrant aussi avec discernement
dans les milieux créés par les nouvelles technologies, dans les
réseaux sociaux, pour faire émerger une présence...qui écoute,
dialogue et encourage. N'ayez pas peur d'être cette présence, en
apportant votre identité chrétienne quand vous devenez citoyen de
ce milieu. Une Eglise qui accompagne le chemin sait se mettre en
chemin avec tous!". Il a ensuite réaffirmé que, "dans ce
contexte de la communication, la problématique n'est pas
principalement technologique, mais nous interroge:
Sommes-nous capables, dans ce domaine également,... d'amener à la
rencontre avec le Christ? Sommes-nous capables de communiquer le
visage d'une Eglise qui soit une maison pour tous?...Dans ce type de
communication aussi, on a besoin d'une Eglise qui sache apporter de
la chaleur, réchauffer le cœur... Nous avons un précieux trésor
à transmettre qui apporte lumière et espérance... Le grand
continent digital n'est pas simplement technologique mais est formé
d'hommes et de femmes qui portent avec eux ce qu'ils ont dedans,
leurs espérances, leurs souffrances, leurs angoisses, la recherche
du vrai, du beau et du bon. Il faut savoir indiquer et amener au
Christ, en partageant ces joies et ces espérances,
comme Marie qui a porté le Christ au cœur de l'homme. Il faut
savoir entrer dans le brouillard de l'indifférence sans se perdre.
Il faut aussi savoir descendre dans la nuit sans être envahis par
l'obscurité ni se perdre, écouter les illusions d'un grand nombre
sans se laisser séduire, accueillir les désillusions sans tomber
dans l'amertume, toucher ce qui a été détruit chez les autres sans
se laisser dissoudre ni décomposer dans sa propre identité".
"L'attention
et la présence de l'Eglise est importante dans le monde de la
communication pour dialoguer avec l'homme d'aujourd'hui et l'amener à
la rencontre du Christ, bien conscients...que le problème de fond
n'est pas l'acquisition de technologies sophistiquées. Qu'il soit
toujours bien clair pour nous -a conclu le pape- que le Dieu en qui
nous croyons, un Dieu passionné par l'homme, veut se manifester à
travers nos moyens, même s'ils sont pauvres, parce que c'est lui qui
œuvre, c'est lui qui transforme, c'est lui qui sauve la vie de
l'homme. Demandons au Seigneur de réchauffer nos cœurs et de nous
soutenir dans la mission fascinante de le porter au monde".
CANONISATION DE JEAN XXIII ET JEAN-PAUL II
Cité
du Vatican, 21 septembre 2013 (VIS). L'Office des cérémonies
pontificales annonce que, lundi 30 septembre, le Saint-Père
présidera le consistoire ordinaire public pour les causes de
canonisation des Papes Jean XXIII et Jean-Paul II.
AUDIENCES
Cité
du Vatican, 23 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:
M.Juan
Carlos Gamarra, Ambassadeur du Pérou, venu lui présenter ses
lettres de créances.
SB
le Cardinal George Alencherry, Archevêque Majeur syro-malabar
d'Ernakulam-Angamaly (Inde).
Le
Cardinal Juan Luis Cipriani Thorne, Archevêque de Lima (Pérou).
Mgr.Cyprian
Kizito Lwanga, Archevêque de Kampala (Ouganda).
Mgr.Francesco
Guido Ravinale, Evêque d'Asti (Italie).
M.Camilo
Rey.
Samedi
dernier, 21 septembre, il avait reçu le Cardinal Marc Ouellet, PSS,
Préfet de la Congrégation pour les évêques.
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
Cité
du Vatican, 23 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a nommé:
Mgr.Shelton
J.Fabre, Evêque de Houma - Thibodaux (superficie 9,062, population
221.500, catholiques 126.000, prêtres 79, diacres 40, religieux 36),
aux Etats-Unis d'Amérique. Jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de
New Orleans (USA), il succède à Mgr.Sam G.Jacobs dont la
renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée
pour limite d'âge.
Mgr.Martin
Krebs, Nonce apostolique aux Fidji, à Samoa et au Vanuatu, déjà
Nonce en Nouvelle Zélande, aux Iles Cook, à Kiribati, à Palau en
en Micronésie, Délégué apostolique pour le Pacifique.
Samedi
dernier, 21 septembre, il avait nommé:
Le
Cardinal Mauro Piacenza, Grand Pénitencier, jusqu'ici Préfet de la
Congrégation pour le clergé, qui succède au Cardinal Manuel
Monteiro de Castro, atteint par la limite d'âge.
Mgr.Beniamino
Stella, Préfet de la Congrégation pour le clergé, jusqu'ici
Président de l'Académie pontificale ecclésiastique, qui succède
au Cardinal Mauro Piacenza.
Mgr.Joseph
Augustine Di Noia, Secrétaire Adjoint de la Congrégation pour la
doctrine de la foi (dont il a confirmé le Préfet et le Secrétaire),
jusqu'ici Vice Président de la Commission pontificale Ecclesia Dei
(dont il a confirmé Membres et Consulteurs actuels).
Consulteur
de la Commission pontificale Ecclesia Dei Mgr.Giuseppe Sciacca,
Secrétaire Adjoint du Tribunal suprême de la Signature apostolique.
Mgr.Jorge
Carlos Patrón Wong, Secrétaire pour les séminaires de la
Congrégation pour le clergé (dont il a confirmé le Secrétaire),
jusqu'ici Evêque de Papantla (Mexique), l'élevant à la dignité
archiépiscopale.
Mgr.Lorenzo
Baldisseri, Secrétaire Général du Synode des évêques, jusqu'ici
Secrétaire de la Congrégation pour les évêques.
Nommé
Mgr.Nikola Eterovic, Nonce apostolique en Allemagne, jusqu'ici
Secrétaire Général du Synode des évêques.
Nommé
Mgr.Miroslaw Adamczyk, Nonce apostolique en Sierra Leone, déjà
Nonce au Liberia et en Gambie.
Nommé
Mgr.Giampiero Gloder, Nonce apostolique et Président de l'Académie
pontificale ecclésiastique (élevé à la dignité archiépiscopale),
jusqu'ici en charge des affaires réservées de la Secrétairerie
d'Etat, qui succède à Mgr.Beniamino Stella.
Mgr.Mauro
Rivella, Délégué de la Section ordinaire de l'Administration du
patrimoine du siège apostolique.
Il
a en outre confirmé dans leurs fonctions le Préfet, le Secrétaire,
le Secrétaire Adjoint, les Membres et les Consulteurs de la
Congrégation pour l'évangélisation des peuples.
vendredi 20 septembre 2013
VISITE DU PRESIDENT HONDURIEN
Cité
du Vatican, 20 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin
le Président hondurien M.Porfirio Lobo Sosa, qui s'est ensuite
entretenu avec le Cardinal Secrétaire d'Etat et le Secrétaire pour
les relations avec les états. Ces entretiens ont été l'occasion de
souligner l'excellence des relations entre les deux parties, dont
témoigne le don fait au Pape par le Chef de l'Etat d'une statue de
la patronne du Honduras Notre Dame de Suyapa, installée dans les
jardins vatican. Il a aussi été question de l'importante
contribution que l'Eglise offre au pays, notamment dans le domaine
social, éducatif et caritatif, dans la lutte contre la pauvreté et
la criminalité. Les parties ont également abordé les questions
éthiques comme la défense de la vie et de la famille, ainsi que
l'engagement commun en faveur de la réconciliation nationale.
VISITE DU PRESIDENT HONGROIS
Cité
du Vatican, 20 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin
le Président hongrois M.Janos Ader, qui s'est ensuite entretenue
avec le Cardinal Secrétaire d'Etat et le Secrétaire pour les
relations avec les états. Après avoir évoqué la longue tradition
chrétienne de la Hongrie, les parties se sont félicitées de leurs
bons rapports ainsi que de l'excellente collaboration Eglise Etat
dans le cadre des accords en vigueur. A ensuite été abordée la
situation internationale, partageant la nécessité de traiter
certaines de ses aspects sociaux et éthiques. La partie hongroise a
exposé le programme gouvernemental en faveur de la vie et de la
famille. Puis a été réaffirmé un engagement commun en faveur de
l'environnement, de la paix et de la liberté religieuse, tout
particulièrement en rapport avec la crise proche et moyen-orientale
où il fait espérer un solution négociée.
TOUTE VIE A UNE VALEUR
Cité
du Vatican, 20 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin
les participants à la conférence de la Fédération internationale
des associations de médecins et gynécologues catholiques, devant
lesquels il a parlé de la "la situation paradoxale" dans
laquelle se trouve leur profession: "Grâce à Dieu on a d'une
part tous les progrès de la médecine, fruits d'une recherche
conduite avec passion et acharnement pour trouver de nouvelles
thérapies. Et de l'autre, le danger de voir le médecin perdre son
identité propre, qui est de servir la vie". Evoquant ensuite
Caritas in Veritate, il a dénoncé le paradoxe qui réside dans
l'attribution de nouveaux droits à la personne, "des droits
parfois simplement supposés, qui ne défendent pas la vie comme
valeur première de l'humanité". Puis il a de nouveau dénoncé
la "culture du rebut", qui "tend à l'élimination
d'êtres humains parmi les plus faibles, socialement comme
physiquement. Nous devons réagir à ceci par un oui total à la vie.
Le premier des droits de la personne est sa vie. Rien ne lui est plus
précieux car ce bien fondamental conditionne tous les autres. Si
toute chose qui a un prix peut être vendue, la dignité de la
personne qui n'en a pas ne saurait l'être. C'est pourquoi la
protection de la vie humaine dans sa totalité est devenue depuis un
certain temps une priorité du magistère ecclésial". Ainsi les
médecins doivent-ils être "des témoins et des promoteurs de
la culture de la vie. L'être catholique des médecins catholiques
implique une responsabilité majeure". Vous médecins et
gynécologues catholiques, a conclu le Pape François, "devez
rappeler à tous en acte comme en parole que la vie est toujours
sacrée, à chacune de ses phases. Toute vie a une valeur, non pas
seulement selon la foi, mais selon la raison et la science. Il
n'existe pas une vie qui serait plus sacrée qu'une autre,
qualitativement plus valable qu'une autre!".
UNE INTERVIEW EXCLUSIVE DU PAPE FRANÇOIS
Cité
du Vatican, 20 septembre 2013 (VIS). Le Pape François a accordé une
interview diffusée en plusieurs langues par 17 revues de la
Compagnie de Jésus. Elle est le résultat de plus de six heures
d'entretien en août avec le P.Antonio Spadaro, SJ, Directeur de
Civiltà Cattolica. Au long de trente pages, le Pape parle très
librement de lui, de sa vie et de son parcours de jésuite puis
d'évêque. Il y évoque aussi ses goûts culturels et artistiques
(Dostoïevski et Holderin, Borges et Cervantes, Le Caravage et
Chagall, Fellini pour La Strada, Rossellini, ou bien le film Le
festin de Babette, Mozart et Wagner, sa Tétralogie principalement):
Je ne sais pas, dit-il, "quelle est la définition la plus
juste" de moi: "Je suis un pécheur. C’est la définition
la plus juste. Ce n’est pas une manière de parler, ni un genre
littéraire: Je suis un pécheur... Ma manière autoritaire et rapide
de prendre des décisions m’a conduit à avoir de sérieux
problèmes et à être accusé d’ultra-conservatisme". Or "je
crois que la consultation est essentielle. Les consistoires ou les
synodes sont, par exemple, des cadres importants pour rendre vraie et
active cette consultation. Il est cependant nécessaire de les rendre
moins rigides dans leur forme".
"Nombreux
sont ceux qui pensent que les changements et les réformes peuvent
advenir dans un temps bref. Je crois au contraire qu’il y a
toujours besoin de temps pour poser les bases d’un changement réel
et efficace. La sagesse du discernement compense l'inévitable
ambiguïté de la vie et fait trouver les moyens les plus opportuns,
qui ne s’identifient pas toujours avec ce qui semble grand ou
fort... Je vois avec clarté que la chose dont a le plus besoin
l’Eglise aujourd’hui c’est la capacité de soigner les
blessures et de réchauffer le coeur des fidèles, la proximité, la
convivialité. Je vois l’Eglise comme un hôpital de campagne après
une bataille. Il est inutile de demander à un blessé grave s’il a
du cholestérol ou si son taux de sucre est trop haut ! Nous devons
soigner les blessures. Ensuite nous pourrons aborder le reste.
Soigner les blessures, soigner les blessures. Il faut commencer par
le bas. L’Eglise s’est parfois laissé enfermer dans des petites
choses, de petits préceptes. Le plus important et la première
annonce est: Jésus-Christ t’a sauvé! Le peuple de Dieu veut des
pasteurs et pas des fonctionnaires... Au lieu d’être simplement
une Eglise qui accueille et qui reçoit portes ouvertes,
efforçons-nous d’être une Eglise qui trouve de nouvelles routes,
qui est capable de sortir d’elle-même et d’aller vers celui qui
ne la fréquente pas, qui s’en est allé ou qui est indifférent.
Il faut toujours considérer la personne, car nous entrons dans le
mystère de l’homme". Ceci vaut en particulier dans le cas des
divorcés remariés ou des personnes homosexuelles. "Dans la vie
de tous les jours, Dieu accompagne chacun et nous avons le devoir
d'accompagner toutes personnes sans tenir compte de leur condition.
Il faut accompagner avec miséricorde".
"Les
enseignements, tant dogmatiques que moraux, en sont pas tous
équivalents. Une pastorale missionnaire ne peut être obsédée par
la transmission désarticulée d’une multitude de doctrines à
imposer avec insistance. Nous devons donc trouver un nouvel
équilibre" de manière à ce que "l’annonce évangélique
soit plus simple, plus profonde et irradiante. C’est à partir de
cette annonce que viennent ensuite les conséquences morales... Le
génie féminin est nécessaire là où se prennent les décisions
importantes. Aujourd’hui l'enjeu est de réfléchir à la place
précise des femmes, aussi là où s’exerce l’autorité dans les
différents domaines de l’Eglise".
Le
concile "Vatican II fut une relecture de l’Evangile à la
lumière de la culture contemporaine. Il a produit un mouvement de
rénovation qui vient simplement de l’Évangile lui-même. Les
fruits sont considérables. Il suffit de rappeler la liturgie. Le
travail de la réforme liturgique fut un service du peuple en tant
que relecture de l’Evangile à partir d’une situation historique
concrète. Il y a certes des lignes herméneutiques de continuité ou
de discontinuité, pourtant une chose est claire : la manière de
lire l’Évangile en l’actualisant, qui fut propre au Concile, est
absolument irréversible. Il y a ensuite des questions particulières
comme la liturgie selon le Vetus Ordo. Je pense que le choix du Pape
Benoît fut prudentiel, lié à l’aide de personnes qui avaient
cette sensibilité particulière. Ce qui est préoccupant, c’est le
risque d’idéologiser le rite ancien, de l'instrumentaliser...
Chercher Dieu dans le passé ou dans le futur est une tentation. Dieu
est certainement dans le passé, parce qu’il est dans les traces
qu’il a laissées. Et il est aussi dans le futur comme promesse.
Ceci dit le Dieu concret pour ainsi dire, est dans le présent. C’est
pourquoi les lamentations ne nous aideront jamais à trouver Dieu.
Les lamentations qui dénoncent un monde barbare finissent par faire
naître au sein de l’Eglise des désirs d’un ordre entendu comme
pure conservation ou réaction de défense. Non, Dieu se rencontre
dans l’aujourd’hui".
Pour
accéder au texte complet: http: // www.revue-etudes.com
LES TRENTE ANS DE LA CHARTE DE LA FAMILLE
Cité
du Vatican, 20 septembre 2013 (VIS). Ce matin près la Salle de
Presse du Saint-Siège, Mgr.Vincenzo Paglia, Président du Conseil
pontifical pour la famille, assisté de Mme Helen M.Alvaré
(professeur à l'Université George Mason de Washington) et de
M.Francesco D'Agostino (Président de l'Union des juristes
catholiques italiens), a présenté le congrès international qui se
tient du 19 au 21 septembre à Rome sur les droits de la famille.
Rappelant que c'est l'occasion de faire le point sur les trente ans
de la Charte de la famille, Mgr.Paglia signale que les droits de la
famille "sont étroitement liés aux droits de l'homme. La
famille étant une communion de personnes, sa réalisation dépend
largement d'une juste application des droits de chacun. Certains de
ces droits regardent directement les parents et leur droit à la
procréation et à l'éducation, tandis que d'autres sont indirects".
Dans ce contexte, la Charte "est un document encore peu
connu...bien qu'il constitue un appel prophétique en faveur de la
famille, laquelle doit être respectée et défendue de toute
usurpation". En conclusion, il a salué la collaboration du
Conseil pontifical et de l'Association des juristes catholiques pour
préparer les présentes assises dans la perspective de relancer les
principes de la Charte de la famille dans "un contexte culturel
qui remet en question l'institution familiale plus radicalement que
jamais. Les principes énoncés dans le texte de 1983 demeurent
parfaitement valides".
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
Cité
du Vatican, 20 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a:
Nommé
Mgr.Donald J.Kettler, Evêque de Saint Cloud (superficie 31.730,
population 559.865, catholiques 142.042, prêtres 216, diacres 52,
religieux 637), aux Etats-Unis d'Amérique. Jusqu'ici Evêque de
Fairbanks (USA), il succède à Mgr.John F.Kinney, dont la
renonciation à la charge pastorale a été acceptée pour limite
d'âge.
Accepté
pour limite d'âge la renonciation de Mgr.Anthony Joseph Burgess à
la charge pastorale du diocèse de Wewak (Papouasie - Nouvelle
Guinée).
Nommé
Administrateur apostolique du diocèse de Wewak (Papouasie - Nouvelle
Guinée), Mgr.Stephen Joseph Reichert, OFM Cap, Archevêque de Madang
(Papouasie - Nouvelle Guinée).
Nommé
Administrateur apostolique du diocèse de Fairbanks (USA), Mgr.Roger
Lawrence Schwietz, OMI, Archevêque d'Anchorage (USA).
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