Cité
du Vatican, 14 novembre 2015
(VIS). Ce matin le Pape a reçu150 membres du Jesuit Refugee Service,
organisation internationale fondée il y a 35 ans par le P.Pedro
Arrupe, qui œuvre actuellement dans plus de 45 pays, et dont la
mission est d'accompagner, aider et défendre les droits des réfugiés
et des personnes déplacées. Comme l'a rappelé le Pape au cours de
l'audience, l'ancien Préposé Général de la Compagnie de Jésus
lancé cette initiative en voyant les conditions des réfugiés
vietnamiens fuyant sur des Boat People, exposés aux attaques des
pirates et aux dangers de la mer méridionale de Chine. Celui qui
était alors supérieur des jésuites, et qui avait connu l'explosion
de la bombe atomique à Hiroshima, se rendit compte de l'amplitude de
ce tragique exode de réfugiés et considéra qu'il s'agissait d'un
défi que les jésuites ne pouvaient ignorer, s'ils voulaient rester
fidèles à leur vocation. C'est pourquoi le P.Arrube souhaita que le
Service jésuite pour les réfugiés "aille à la rencontre des
besoins humains et spirituels des réfugiés, et non pas seulement
des besoins immédiats de nourriture et d'asile, mais aussi à
l'exigence de voir respectée leur dignité humaine blessée, et
d'être écoutés et réconfortés". Le Saint-Père a alors
évoqué les estimations du Haut Commissariat aux réfugiés des
Nations-Unies qui avance le nombre de 60 millions de réfugiés dans
le monde, le plus élevé depuis la seconde guerre mondiale, et a
souligné que le Service jésuite aux réfugiés souhaitait être
présent là où il y avait le plus besoin, dans les zones de conflit
et d'après conflits, citant notamment son activité en Syrie,
Afghanistan, République centrafricaine et dans la zone orientale de
la République démocratique du Congo, où il accueille des personnes
de foi diverse qui partagent leur mission. "Le Jesuit Refugee
Service travaille pour offrir espérance et avenir aux réfugiés,
avant tout à travers le service de l'éducation, qui touche un grand
nombre de personnes et revêt une importance particulière. Offrir
une éducation est beaucoup plus qu'enseigner des notions. C'est une
intervention qui offre aux réfugiés quelque chose pour aller
au-delà de la survie, maintenir vive l'espérance, croire en
l'avenir et faire des projets. Donner à des enfants un banc d'école
est le cadeau le plus beau que vous puissiez faire. Tous vos
programme ont cet objectif ultime d'aider les réfugiés à grandir
dans la confiance en soi, à développer au mieux le potentiel qu'ils
ont et à les mettre en mesure de défendre leurs droits individuels
et communautaires. Pour les enfants contraints à émigrer, les
écoles sont des espaces de liberté. En classe, ils sont pris en
charge par les enseignants et sont protégés. Malheureusement, nous
savons que même les écoles ne sont pas épargnées des attaques par
ceux qui sèment la violence. Au contraire, les salles de classe sont
des lieux de partage, même avec des enfants de culture, d'ethnie et
religions différentes, où l'on suit un rythme régulier, un ordre
confortable, dans lesquelles les enfants peuvent se sentir de nouveau
normaux, et leurs parents heureux de les savoir à l'école".
Cependant, beaucoup d'enfants et de jeunes réfugiés ne reçoivent
pas une éducation de qualité et l'accès à l'éducation reste
limité, notamment pour les filles et dans l'enseignement secondaire.
C'est pourquoi, au cours du prochain Jubilé de la Miséricorde, le
Service s'est fixé l'objectif d'aider plus de 100.000 enfants
réfugiés à aller à l'école, par une initiative d'éducation
globale dont le thème est: Mettons en marche la Miséricorde, et à
laquelle participe de nombreux bienfaiteurs. Le Pape a conclu son
discours en invitant les personnes présentes à penser , alors
qu'elles mènent leur tâche à bien, à la Sainte Famille qui a fui
en Egypte pour échapper à la violence et chercher refuge en terre
étrangère et a rappelé les paroles de Jésus: Bienheureux les
miséricordieux car ils obtiendront miséricorde. Pour finir, le
Saint-Père a évoqué ce qui fut le chant du cygne du P.Arrupe, sa
visite à ce centre d'accueil asiatique juste avant de rentrer à
Rome, où il fut frappé d'yctus. Il recommanda de prier et de prier
encore, alors "puisse son souvenir vous accompagner, le souvenir
d'un brave homme à qui le Seigneur a donné la joie de prendre congé
du onde en s'exprimant devant des réfugiés".
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lundi 16 novembre 2015
Après les attentats de Paris
Cité
du Vatican, 14 novembre 2015 (VIS). A la suite des événements de
Paris, le Saint-Père a fait parvenir un télégramme de condoléances
au Cardinal Archevêque de Paris: "Informé
des horribles attaques terroristes qui se sont produites dans des
rues de Paris et au Stade de France, causant la mort de très
nombreuses personnes et en blessant beaucoup d’autres, le Pape
François s’associe par la prière à la souffrance des familles
éprouvées par ce drame ainsi qu’à la douleur du peuple français.
Il invoque Dieu, Père de miséricorde, afin qu’il accueille les
victimes dans la paix de sa lumière et apporte réconfort et
espérance aux blessés et à leurs familles. Il les assure, ainsi
que toutes les personnes qui ont participé aux secours, de sa
proximité spirituelle. Une fois encore, le Saint-Père condamne avec
vigueur la violence, qui ne peut rien résoudre, et il demande à
Dieu d’inspirer à tous des pensées de paix et de solidarité et
de répandre sur les familles dans l’épreuve et sur tous les
Français, l’abondance de ses bénédictions".
Par
ailleurs, en milieu de journée, le Saint-Père a répondu
téléphoniquement aux questions d'un journaliste de la chaîne de
radio télévision de la Conférence épiscopale italienne:
Que
vous inspire le carnage de Paris?: "Je suis choqué et attristé.
Je ne comprends pas. De tels actes commis par des êtres humains sont
difficiles à comprendre... Je prie, plein de compassion pour la
France bien-aimée, solidaire des familles de victimes".
Vous
avez souvent parlé d'une troisième guerre mondiale par fragments:
"Ce qui s'est produit, c'est un de ces fragments. Rien ne
saurait le justifier...".
Surtout
pas une justification religieuse!: "Bien sûr que non, ni
religieuse ni d'un quelconque autre type. Ces actes sont inhumains,
et c'est pourquoi je suis aux côtés de toutes les personnes
souffrantes et de la France entière".
Communiqué du Secrétariat général du Synode des évêques
Cité
du Vatican, 14 novembre 2015 (VIS). Le Secrétariat général du
Synode des évêques a communiqué ce matin la liste complète des
Membres des son XIV Conseil ordinaire:
Le
Cardinal Christoph Schönborn, OP, Archevêque de Vienne et Président
de la Conférence épiscopale autrichienne.
Le
Cardinal Wilfrid Fox Napier, OFM, Archevêque de Durban (Afrique du
Sud).
Le
Cardinal Oscar Andrés Rodríguez Maradiaga, SDB, Archevêque de
Tegucigalpa et Président de la Conférence épiscopale hondurienne.
Le
Cardinal Peter Kodwo Appiah Turkson, Président du Conseil pontifical
Iustitia et Pax.
Le
Cardinal George Pell, Préfet du Secrétariat pour l'économie.
Le
Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les
évêques.
Le
Cardinal Oswald Gracias, Archevêque de Bombay et Président de la
Conférence épiscopale indienne.
Le
Cardinal Luis Antonio G.Tagle, Archevêque de Manille (Philippines).
Le
Cardinal Vincent Gerard Nichols, Archevêque de Westminster et
Président de la Conférence épiscopale d'Angleterre et du Pays de
Galles.
Le
Cardinal Robert Sarah, Préfet de la Congrégation pour le culte
divin et la discipline des sacrements.
Mgr.Charles
Joseph Chaput, OFM.Cap, Archevêque de Philadelphia (USA).
Mgr.Bruno
Forte, Archevêque de Chieti - Vasto (Italie).
Auxquels
s'ajoutent les trois Membres désignés par le Saint-Père:
SB
Louis Raphaël I Sako, Patriarche des chaldéens.
Mgr.Carlos
Osoro Sierra, Archevêque de Madrid (Espagne).
Mgr.Sérgio
da Rocha, Archevêque de Brasília et Président de la Conférence
épiscopale brésilienne.
Attribution du Prix Ratzinger 2015
Cité
du Vatican, 16 novembre 2015
(VIS). A midi, en Salle de presse du Saint-Siège, a eu lieu la
présentation du Prix Ratzinger, institué par la Fondation vaticane
Joseph Ratzinger - Benoît XVI, qui sera décerné le 21 novembre.
Sont intervenus Mgr.Luis Francisco Ladaria Ferrer, SJ, membre du
Comité scientifique de la Fondation, Mgr.Giuseppe Scotti, Président
de la Fondation, et le professeur Pietro Luca Azzaro, Secrétaire
exécutif. Ont reçu le prix cette année M.Nabil el-Khoury (Liban)
et le P.Mario de França Miranda, SJ (Brésil).
M.Nabil
el-Khoury a enseigné de 1974 à 1977 à la
Ludwig-Maximilians-Universität de Munich, et depuis 1977, il est
professeur à l'Université de Beyrouth. Il est actuellement
professeur de philosophie et de littérature comparée à
l'Université libanaise de Beyrouth et à l'Université de Tubingen.
Il est aussi traducteur en arabe de l'Œuvre complète de Joseph
Ratzinger-Benoît XVI. Il a donné des cours à l'Université
Eberhard Karls de Tubingen, à l'Université catholique
d'Eichstätt-Ingolstadt (Allemagne), à l'Université Johannes
Gutenberg de Maïnz (Allemagne), à l'Université de Fribourg
(Allemagne) et à l'Université de Salzbourg (Autriche).
Le
P.Mario de França Miranda, SJ, a commencé à enseigner à la
Faculté de théologie de la PUC. L'année suivante, il fut doyen de
la faculté pendant deux ans. En 1979, à Belo Horizonte, il fut
professeur ordinaire de théologie systématique à la faculté de
théologie de la Compagnie de Jésus au Brésil, et en 1990, il fut
nommé recteur académique de cette même institution jusqu'en 1992.
En 1993, il exerrça son magistère théologique à la faculté de
théologie de la PUC dont il en fut de nouveau le doyen de 2001 à
2003. Ces dernières années, il s'est consacré à des études de
nature ecclésiologique. Ses activités en dehors du milieu
académique consistent à donner des cours dans différents diocèses
du Brésil et surtout à collaborer avec la Conférence épiscopale
brésilienne. Il a été par deux fois entre 1992 et 1993, membre de
la Commission théologique internationale du Vatican, sous la
direction du Cardinal Joseph Ratzinger.
Dans
son intervention, Mgr.Luis Francisco Ladaria Ferrer, SJ, a souligné
que cette année, "par ce choix, la Fondation élargit, pour
ainsi dire, encore plus ses horizons. En effet, depuis le début, le
Prix Ratzinger a été remis à des théologiens de pays différents:
Italie, France, Espagne, Allemagne, Grande-Bretagne, Pologne,
Etats-Unis, et, fort de l'esprit œcuménique qui anime la fondation,
cet honneur a aussi été conféré à quelques représentants
d'autres confessions chrétiennes. Cette année les deux personnes
primées sont catholiques, mais aucune d'elles n'appartient au monde
occidental". Il a aussi ajouté que "avec ces deux figures,
est renforcée, non seulement quantitativement mais aussi
qualitativement, la liste de théologiens qui ont remporté le Prix
Ratzinger".
Envoyé spécial en Italie
Cité
du Vatican, 14 novembre 2015 (VIS). Aujourd'hui a été publiée la
lettre latine du 22 octobre par laquelle le
Saint-Père a nommé le Cardinal Salvatore De Giorgi, son Envoyé
spécial à la clôture du V centenaire de la création du diocèse
de Lanciano (Italie, 22 novembre).
Audiences
Cité
du Vatican, 14 novembre 2015 (VIS). Le Saint-Père
a reçu ce matin:
Le
Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les
évêques.
Le
Cardinal Robert Sarah, Préfet de la Congrégation pour le culte
divin et la discipline des sacrements.
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican, 16 novembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a nommé:
Mgr.Antonio
Napolioni, Evêque de Crémone (surface 1.0917, population 370.564,
catholiques 332.664, prêtres 330, diacres 14, religieux 174), en
Italie. L'Evêque élu, né en 1957 à Camerino (Italie) et ordonné
prêtre en 1983, était jusqu'ici Pro Vicaire de ce même diocèse.
Docteur en théologie, il a été recteur de séminaire, enseignant
et curé de paroisses. Il succède à Mgr.Dante Lanfranconi, dont la
renonciation a été accepté pour limite d'âge.
Mgr.Corrado
Sanguineti, Evêque de Pavie (surface 782, population 190.602,
catholiques 179.000, prêtres 134, diacres 5, religieux 143), en
Italie. L'Evêque élu, né en 1964 à Milan (Italie) et ordonné
prêtre en 1988, était jusqu'ici Vicaire épiscopal de ce même
diocèse. Licencié en sciences bibliques et en théologie, il a été
responsable diocésain de la pastorale des jeunes, puis des vocations
et de la formation du clergé, enseignant, curé de paroisse et
membre du Presbyterium. Il succède à Mgr.Giovanni Giudici, dont la
renonciation a été acceptée pour limite d'âge.
Mgr.Enrique
Sánchez Martínez, Evêque de Nuevo Laredo (surface 19.378,
population 1.063.000, catholiques 894.000, prêtres 71, diacres 8,
religieux 97), au Mexique. Il était jusqu'ici Auxiliaire de
l'Archevêque de Durango (Mexique).
vendredi 13 novembre 2015
Actualité de la pensée de Romano Guardini
Cité
du Vatican, 13 novembre 2015 (VIS). Le Pape François a reçu ce
matin la Fondation Romano Guardini participant au congrès organisé
par l'Université pontificale Grégorienne pour le 150 anniversaire
de ce prêtre, théologien et écrivain italien de nationalité
allemande. Au cours de l'audience, M.Ludwig von Pufendorf, Président
de la Fondation a annoncé la publication d'un texte inédit de
Guardini, dont le Saint-Père a dit qu'il a beaucoup à dire aux
hommes de notre temps et non seulement aux chrétiens. Dans son livre
sur le monde religieux de Dostoïevski, Guardini cite l'épisode des
Frères Karamazov dans lequel une paysanne avoue à un moine avoir
tué son mari malade, qui l'avait toujours maltraitée. Voyant que la
femme est désespérée et convaincue de sa condamnation éternelle,
le moine Zozime lui dit: Ne crains rien, ne t'afflige pas être. S'il
est sûr de ton repentir Dieu te pardonnera. Il pardonne tout.
"D'autre part, il n'y a pas sur toute la terre un péché que
Dieu ne pardonnera pas ceux qui se repentent sincèrement. Personne
ne peut commettre un péché si grande évasion de l'amour infini de
Dieu". Puis le Pape a expliqué la paysanne, comme toutes les
personnes simples, comprit de quoi il s'agissait, "saisie par la
grandeur qui brille dans la sagesse et dans la force et l'amour du
moine: La sainteté d'une vie vécue dans la foi, capable de voir
Dieu tout en étant proche de l'homme. Dans ce sens, Guardini a dit
qu'il fallait simplement accepter la vie, car dans la main de Dieu,
la volonté personnelle devient la volonté de Dieu, sans que la
créature cesse d'être créature de Dieu". Pour Guardini, cette
"unité de vie avec Dieu consiste dans la relation concrète des
personnes avec le monde et avec les autres. L'individu se sent part
d'un peuple. ''Peut-être pourrions nous appliquer à notre temps les
réflexions de Guardini, en essayant de découvrir la main de Dieu
dans les événements. Nous reconnaîtrions que Dieu, dans sa
sagesse, nous a envoyé, à la riche Europe, l'affamé pour le
rassasier, pour étancher sa soif, le vêtir et le loger....
L'histoire montrera donc que si nous sommes un peuple véritable,
nous souhaiteront la bienvenue à l'étranger comme à un frère".
Le Pape a finalement salué les membres de la Fondation Guardini en
espérant que leur travail fasse mieux comprendre la mission et la
valeur des fondations chrétiennes socio-culturelles".
Vatican II et l'éducation catholique
Cité
du Vatican, 13 novembre 2015 (VIS). Eduquer aujourd'hui et demain,
tel est le titre du Congrès mondial organisé du 18 au 21 novembre
par la Congrégation pour l'éducation catholique pour le 50
anniversaire de la déclaration conciliaire Gravissimum Educationis
et le 25 de la constitution apostolique Ex corde Ecclesiae. Cet
événement a été présenté ce matin près la Salle de Presse par
le Cardinal Giuseppe Versaldi, Préfet de la Congrégation pour
l'éducation catholique, accompagné de Mgr.Angelo Vincenzo Zani,
Secrétaire, et de M.Italo Fiorin, Directeur de projet près la LUMSA
de Rome. Le Cardinal Versaldi a souligné que cette manifestation
commémorative met en évidence le rôle de la Congrégation pour
l'éducation catholique dans l'effort éducatif de l'Eglise:
''L'incipit du document conciliaire révèle l'extrême importance de
l'éducation dans la vie humaine et pour le plus grand progrès
social". Puis Mgr.Zani a expliqué que l'idée est née au cours
de la session plénière des cardinaux et évêques de la
Congrégation pour l'éducation de 2011, au cours de laquelle furent
définies les futures lignes d'action du dicastère, Benoît XVI
fixant à 2015 la célébration des deux anniversaires. En 2012, se
réunirent à Rome une cinquantaine d'experts du monde entier pour
identifier les problèmes qui se posent à l'éducation organisée
par l'Eglise. Les premières suggestions furent alors faites pour
relancer une importante activité de formation des institutions de
l'enseignement catholique. Les résultats du séminaire ont été
rassemblés dans un document envoyé avec un questionnaire à
retourner à la congrégation. La réponse a été surprenante car la
Congrégation a reçu des milliers de réponses au questionnaire
informatisé, ainsi que beaucoup d'autres lettres. Le présent
congrès a été précédé en juin dernier, par un forum
international sur l'éducation auquel a collaboré l'Unesco, et
participé le Cardinal Secrétaire d'Etat. Les présentes assises
s'ouvriront le 18 novembre Salle Paul VI par une session qui décrira
les nouveaux scénarios de l'éducation et les objectifs de la
réunion. Les travaux se poursuivront les 19 et 20 afin de débattre
de quatre thèmes: L'identité et la mission des écoles et les
universités catholiques, les personnes consacrées à l'éducation
et de leurs responsabilités spécifiques (évêques, parents,
directeurs d'école, enseignants, étudiants), la formation des
enseignants face aux défis de notre temps. Les 21 novembre, les
2.200 congressistes seront reçus par le Saint-Père. Mais ce congrès
ne saurait être une fin en soi, car il peut représenter un nouveau
départ dans la coopération entre la Congrégation pour l'éducation
catholique et diverses institutions. Par exemple, certains
participants ont demandé la constitution d'un directoire général
de l'éducation catholique qui recueille les principes et les règles
émises dans de nombreux documents du dicastère, mais aussi
d'envisager à la constitution d'un groupe de travail à cet effet.
Un autre aspect qui a émergé à partir des réponses au
questionnaire est la nécessité d'un centre permanent pour l'étude
des problèmes de l'éducation d'inspiration chrétienne". Il
faut rappeler que 28 octobre le Pape François a établi la Fondation
Gravissimum Educationis, destinée à étudier les situations
particulières et mettre au point des projets originaux et innovants,
notamment dans les situations les plus difficiles. Enfin, un petit
groupe de travail mis en place pour suivre les problèmes juridiques
qui émergent inévitablement dans les diverses parties du monde,
surtout après les changements de constitutions ou de lois qui
mettent en difficulté la survie des écoles et des universités
catholiques.
Audiences
Cité
du Vatican, 13 novembre 2015 (VIS). Le Saint-Père
a reçu ce matin:
M.Claude-Joël
Giordan, nouvel Ambassadeur de Monaco, pour la présentation de ses
lettres de créance.
Le
Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour
l'évangélisation des peuples.
Mgr.Ivan
Jurkovic, Nonce en Russie et en Ouzbékistan.
M.Luis
Leonardo Almagro, Secrétaire général de l'Organisation des Etats
américains.
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican, 13 novembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a nommé:
Mgr.Claudio
Gugerotti, Nonce apostolique en Ukraine. Il était jusqu'ici Nonce en
Biélorussie.
Mgr.Paolo
Rocco Gualtieri, Délégué apostolique aux Comores, avec compétences
sur La Réunion (France). Il est Nonce apostolique à Madagascar,
Maurice et Seychelles.
jeudi 12 novembre 2015
Visite Ad Limina de l'épiscopat slovaque
Cité
du Vatican, 12 novembre 2015 (VIS). Le Pape a reçu aujourd'hui les
évêques de la Conférence épiscopale de Slovaquie, auxquels il a à
la fin de leur audience, le texte dont voici de larges extraits:
Saluant
leur travail pastoral, dans un monde en rapide mutation sous l'effet
de la mondialisation, il écrit que ''à côté de menaces pour les
pays de petite taille, elle présente aussi de nouvelles
opportunités...notamment en raison du phénomène migratoire, qu'il
faut comprendre et traiter avec sensibilité et sens de la justice.
L'Eglise est appelée à l'accueil des migrants dans un esprit de
charité et de respect de la dignité de la personne. Certes dans le
cadre des lois. Face à la perspective d'une expansion constante du
multiculturalisme, elle doit assumer favoriser le respect et le
dialogue. Il est souhaitable que le peuple slovaque maintienne son
identité culturelle et son patrimoine de valeurs éthiques et
spirituelles, étroitement liées à la tradition catholique. Ainsi
pourra-t-il ouvrir sans crainte sur un horizon continental et mondial
plus large, contribuer à un dialogue franc et fructueux, y compris
sur des questions d'importance vitale tels que la dignité de la vie
humaine et le rôle essentiel de la famille. Il est aujourd'hui plus
que jamais nécessaire d'éclairer la conduite des peuples à la
lumière des principes chrétiens, en profitant des opportunités
d'évangélisation que présente la situation actuelle". Puis le
Saint-Père exprime son appréciation du travail effectué auprès
des familles, qui font face à de nombreuses difficultés. Il
rappelle l'importance d'une pastorale diocésaine comme nationale qui
comprenne ''un accompagnement adapté aux diverses situations, y
compris aux familles dans lesquelles manque un des parents. Dans ce
contexte, il est nécessaire de valoriser les jeunes, qui sont
l'espérance de l'Eglise et de la société". A propos de la
sollicitude paternelle des évêques et des prêtres, le Pape
François insiste sur la nécessité de la formation intellectuelle
et doctrinale, et sur l'exemplarité de leur conduite. Pour la
plupart des fidèles ils sont le principal canal de l'Evangile, et
aussi l'image la plus immédiate à travers laquelle ils rencontrent
le mystère de l'Eglise. "Signe et instrument de l'union des
hommes avec Dieu, l'Eglise est appelée à être maison et école de
communion et", en Slovaquie, elle est appelée "à
développer une pastorale des Rom, par le biais d'un effort
d'évangélisation capable d'atteindre tous ceux qui,
malheureusement, continuent de vivre en marge de la société''.
Le Pape salue les membres de la Famille Don Guanella
Cité
du Vatican, 12 novembre 2015 (Vis). Ce matin, le Pape a salué cinq
mille membres de la Famille Don Guanella (saint Luigi Guanella
1842-1915, prêtre italien fondateur de la Congrégation des Filles
de la Providence et des Serviteurs de la Charité, béatifié en 1964
et canonisé en 2011). Leur pèlerinage à Rome coïncidant avec le
premier centenaire de la mort du saint, le Pape a imaginé que Don
Guanella aurait recommandé à ses enfants spirituels de pratiquer
l’espérance et la charité, d'avoir confiance, de regarder et se
dépêcher: Avoir confiance. ''La vie de Don Guanella avait pour
centre la certitude que Dieu est Père miséricordieux et
providentiel. C’était pour lui le cœur de la foi: se savoir
enfant toujours aimé, dont le Père prend soin, et donc frère de
tous, appelé à donner confiance... Je pense que notre Père céleste
est très déçu quand il voit que ses enfants n’ont pas pleinement
confiance en lui: Ils croient peut-être en un Dieu lointain, plus
qu’en un père miséricordieux. Chez beaucoup peut surgir aussi le
doute que Dieu, bien qu’étant Père, soit aussi maître.... Mais
c’est une grande erreur. C’est le vieux mensonge de l’ennemi de
Dieu et de l’homme, qui camoufle la réalité et travestit le bien
en mal. La première tentation est de prendre ses distances avec
Dieu, intimidé par le doute que sa paternité ne soit pas vraiment
bonne et providentielle. Dieu, au contraire, est seulement amour, un
pur amour providentiel. Il nous aime plus que nous ne nous aimons
nous-mêmes et sait quel est notre vrai bien. C’est pourquoi, il
désire que dans nos vies, nous devenions ce que nous sommes depuis
le moment du baptême: des enfants aimés, qui sont capables de
dépasser la peur et de ne pas tomber dans la lamentation, parce que
le Père prend soin de nous''.
Le
deuxième verbe est regarder. ''Le Père créateur suscite aussi la
créativité chez ceux qui vivent comme ses enfants. Alors, ceux-ci
apprennent à regarder le monde avec des yeux nouveaux, rendus plus
lumineux par l’amour et l’espérance. Ce sont des yeux qui
permettent de se regarder à l’intérieur avec vérité et de voir
loin dans la charité...Dans le monde, les problèmes ne manquent pas
et notre époque connaît malheureusement de nouvelles pauvretés et
beaucoup d’injustices. Mais la plus grande carence est celle de la
charité: on a besoin surtout de personnes qui ont un regard
renouvelé par l’amour et qui redonne l’espérance''. Parfois, a
ajouté le Pape, "notre point de vue spirituel est myope, parce
que nous ne réussissons pas à regarder au-delà de notre ego.
D’autres fois, nous sommes presbytes. Nous aimons aider qui est
éloigné, mais ne sommes pas capables de nous tourner vers ceux qui
vivent à côté de nous. Parfois, au contraire, nous préférons
fermer les yeux, parce que nous sommes fatigués, submergés de
pessimisme. Don Guanella, qui recommandait de regarder Jésus à
partir du cœur, nous invite à avoir le même regard que le
Seigneur, un regard qui donne l’espérance et la joie, capable en
même temps d’éprouver un vrai sentiment de compassion envers ceux
qui souffrent''. Enfin, se dépêcher, a conclu le Saint-Père: "Les
pauvres sont les enfants préférés du Père, comme disait saint
Louis qui aimait répéter Qui donne aux pauvres prête à Dieu.
Comme le Père est délicat et concret envers ses enfants les plus
petits et faibles, nous aussi ne pouvons faire attendre nos frères
et sœurs en difficulté, parce que, et ce sont toujours les mots de
Don Guanella, la misère ne peut attendre. Et nous ne pouvons nous
arrêter tant qu’il y a des pauvres à secourir''.
Message-vidéo du pape au Congrès eucharistique indien
Cité
du Vatican, 12 novembre 2015 (VIS). ''Nourris par le Christ pour
nourrir les autres'', est le thème du Congrès eucharistique indien
qui a commencé aujourd’hui à Mumbai, et auquel participent
quelque 700 délégués. Ce congrès a d’abord rappelé la
présence, à la même occasion, il y a cinquante ans, de Paul VI
qui, au cours de son voyage en Inde de 1964, avait voulu présider
cet évènement. Au cours de l’ouverture des travaux, qui se
termineront le 15 novembre, les participants ont vu le message-vidéo
que le Pape François leur a envoyé souhaitant que cet évènement
soit ''héraut de joie et de bonheur'' pour tout le peuple indien.
Voici de larges extraits du message:
''Le
Congrès eucharistique est un don de Dieu, non seulement pour les
chrétiens d’Inde, mais pour toute la population d’un pays, tant
culturellement différente que spirituellement riche. Pendant des
milliers d’années, l’Inde a été façonnée par le désir de
vérité, de la recherche du divin, par l’effort dans la bonté et
l’amabilité... L’eucharistie, comme le thème choisi le
souligne, nous nourrit. Comme je l’ai dit dans l’homélie du
Corpus Domini: L’Eucharistie actualise l’Alliance qui nous
sanctifie, nous purifie et nous unit dans une admirable communion
avec Dieu. Ainsi nous apprenons que l’Eucharistie n’est pas la
récompense des bons, mais la force des faibles, des pécheurs, le
pardon, le viatique qui nous aide à marcher, à avancer...
Aujourd’hui, tous les êtres humains dans le monde ont besoin de
se nourrir. Et cet aliment ne sert pas seulement à satisfaire une
faim physique. Il existe d’autres faims –d’amour, d’immortalité
de la vie, d’affection, d’être protégé, de pardon, de
miséricorde. Cette faim peut être rassasiée seulement par le pain
qui vient d’en-haut. Jésus lui-même est le pain vivant qui donne
sa vie au monde. Son corps offert pour nous sur la croix, son sang
versé pour le pardon des péchés de l’humanité se rend
disponible pour nous dans le pain et le vin de l’eucharistie qui se
transforme pendant la consécration... Mais l’Eucharistie ne se
termine pas avec notre participation au pain et au sang du Seigneur.
Elle nous conduit à la solidarité avec les autres. La communion
avec le Seigneur est nécessairement une communion avec nos frères
et sœurs. Et c’est pourquoi, celui qui se nourrit du corps et du
sang du Christ ne peut pas rester impassible quand il voit que ses
frères souffrent de misère et de faim. Nous qui sommes nourris par
l’eucharistie, sommes appelés à porter la joie de l’Evangile à
ceux qui ne l’ont pas reçue. Fortifiés par le Pain vivant, nous
sommes appelés à apporter l’espérance à ceux qui vivent dans
les ténèbres et le désespoir''.
Vatican II et la vocation des fidèles laïques
Cité
du Vatican, 12 novembre 2015 (VIS). A l'occasion
de la Journée d'études consacrée à la vocation des fidèles
laïques à cinquante ans du décret conciliaire Apostolicam
Actuositatem, le Saint-Père a fait parvenir un message au Cardinal
Stanislaw Rylko, Président du Conseil pontifical pour les laïcs,
organisateur de l'événement qui se tient près l'Université
pontificale de la Ste.Croix. Après avoir rappelé que Paul VI avait
clôturé Vatican II en déclarant que ce concile était un triple
acte d'amour envers Dieu, l'Eglise et l'humanité, le Pape indique
qu'il a notamment permis d'envisager d'une façon nouvelle la mission
des laïcs au sein du peuple de Dieu comme de la société. "Le
concile n'envisage pas les fidèles laïques comme des membres de
second ordre, au service de la hiérarchie comme simples exécutants
d'ordres. Il voit en eux des disciples du Christ qui, en vertu de
leur baptême et de leur présence au monde sont appelés à irriguer
tous les milieux, toutes les activités et toutes les relations
humains selon l'Evangile". Le décret concilaire traite plus
précisément de la nature et du cadre de l'apostolat des laïcs. Il
rappelle que "l'annonce évangélique n'est pas réservé à
quelques spécialistes de la mission, et qu'elle doit être
l'engagement de tous les fidèles".
Déclaration relative aux enquêtes en cours
Cité
du Vatican, 12 novembre 2015 (VIS). Le Directeur de la Salle de
Presse a déclaré hier soir que, agissant en tant que police
judiciaire, la Gendarmerie vaticane avait signalé au Tribunal une
possible complicité des journalistes Gianluigi Nuzzi et Emiliano
Fittipaldi au délit que constitue la divulgation d'informations et
de documents réservés, telle qu'elle est prévue par la loi
vaticane nº IX. A la suite de quoi, le Tribunal de l'Etat du Vatican
a acquis des éléments probants à charge de ces deux personnes. Par
ailleurs, les enquêteurs examinent le cas d'autres personnes qui, ex
ufficio, pourraient avoir concouru à la fuite de ces documents.
A propos de l'APSA
Cité
du Vatican, 12 novembre 2015 (VIS). Hier après-midi, la Salle de
Presse a diffusé le communiqué suivant: Ces derniers jours les
média ont évoqué de manière partielle et imprécise un document
confidentiel, en déduisant que par le passé l'APSA aurait été
utilisée pour des opérations financières illégales. L'AIF enquête
sur la divulgation de ce document. Quant à l'APSA, qui a toujours
collaboré avec les organes de surveillance compétents, elle n'est
pas sous enquête et poursuit ses activités dans le respect des lois
en vigueur.
Déclaration de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples
Cité
du Vatican, 12 novembre 2015 (VIS). Voici la déclaration diffusée
hier par la Congrégation pour l'évangélisation des peuples:
Adhérant pleinement à la ligne du Saint-Père en matière de
réforme de la Curie Romaine, la Congrégation agit selon les
critères de la constitution Pastor Bonus en respectant depuis
toujours la volonté des bienfaiteurs qui contribuent à l'Oeuvre
missionnaire. Elle adhère donc aux réformes administratives
envisagées par le Secrétariat pour l'économie, auquel elle soumet
son budget, prévision comme bilan. En outre, certaines insinuations
de presse sont inacceptables car fausses: Par exemple, la
Congrégation ne loue pas d'immeubles de luxe à prix de faveur,
encore moins pour un sauna, et elle n'est pas non plus propriétaire
de l'Hôtel Priscilla. L'ensemble du parc immobilier de la
Congrégation, dont les revenus servent aux missions, est l'objet de
locations aux prix du marché et dans le respect de la législation
italienne. Dans bien des cas, étant donnée l'indigence du
locataire, la Congrégation fait exception à ses droits de
propriétaire. Le revenu des locations concernant des immeubles pour
lesquels la Congrégation paye régulièrement les impôts italiens
(à Rome en 2014 elle a payé 2.169.200 euro de taxe foncière) sert
principalement à la gestion du dicastère, de l'Université
pontificale Urbanienne, au Collège pontifical Urbanien, aux diverses
institutions missionnaires et à des diocèses de pays de mission. La
Congrégation pour l'évangélisation des peuples exprime sa
reconnaissance à ses bienfaiteurs, grâce auxquels elle soutient
l'annonce de l'Evangile et d'innombrables initiatives
socio-éducatives et sanitaires dans les pays les plus pauvres. Si la
diffusion d'informations inexactes ou tendancieuses devait se
poursuivre, la Congrégation se verrait contrainte à défendre son
image par tous moyens légaux.
Audiences
Cité
du Vatican, 12 novembre 2015 (VIS). Le Saint-Père
a reçu ce matin les prélats de la Conférence épiscopale
slovaque, en visita Ad Limina:
Mgr.Stanislav
Zvolenský, Archevêque de Bratislava, accompagné de son Auxiliaire,
Mgr.Josef Hal’ko.
Mgr.Marian
Chovanec, Evêque de Banská Bystrica.
Mgr.Viliam
Judák, Evêque de Nitra.
Mgr.Ján
Orosch, Archevêque de Trnava.
Mgr.Tomáš
Galis, Evêque de Zilina.
Mgr.Bernard
Bober, Archevêque de Košice, accompagné de son prédécesseur,
Mgr.Alojz Tkáč.
Mgr.Stanislav
Stolárik, Evêque de Rožańava.
Mgr.Stefan
Sečka, Evêque de Spiš.
Mgr.Ján
Babiak, Archevêque byzantin de Prešov, accompagné de son
Auxiliaire, Mgr.Milan Lach.
Mgr.Peter
Rusnák, Evêque byzantin de Bratislava.
Mgr.Milan
Chautur, Evêque byzantin de Konce.
Mgr.František
Rábek, Ordinaire militaire.
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican, 12 novembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a nommé
Mgr.Marcel Damphousse, Evêque de Sault Sainte Marie (surface
265.000, population 436.000, catholiques 239.200, prêtres 90,
diacres 66, religieux 174), au Canada. Jusqu'ici Evêque d'Alexandria
- Cornwall (Canada), il succède à Mgr.Jean-Louis Plouffe, dont la
renonciation a été accepté pour limite d'âge.
mercredi 11 novembre 2015
La convivialité, vertu familiale
Cité
du Vatican, 11 novembre 2015 (VIS). Ce matin, le Saint-Père a tenu
l'audience générale Place St.Pierre, proposant à l'assistance de
commencer par un Ave Maria et de prier pour les délégués de
l'Eglise italienne réunis à Florence pour leur congrès annuel. Sa
catéchèse ensuite a porté sur une des vertus de la vie en famille,
la convivialité. C'est, a-t-il dit, "la capacité à partager
les biens de la vie et à être heureux de le faire. C'est une belle
vertu! Sa meilleure image est la famille réunie à table pour
partager le repas... La convivialité est une valeur sûre pour
mesurer la santé des relations, une sorte de thermomètre. S'il y a
un problème ou une blessure cachée au sein de la famille, on peut
ainsi les résoudre. Malheureusement, de nos jours la famille mange
presque jamais réunie, ou bien ses membres ne se parlent pas à
table, regardent la télévision ou le téléphone... Le
christianisme a une vocation particulière à la convivialité, tout
le monde le sait. Le Seigneur Jésus a...choisi la table pour donner
à ses disciples son testament spirituel, condensé dans le geste
mémorial de son sacrifice". La table familiale et son
expérience de convivialité conduisent à l'Eucharistie, ouvrant à
la grâce universelle et à l'amour de Dieu pour le monde. ''Dans sa
participation à l'Eucharistie, la famille est purifiée de la
tentation de se refermer sur elle même. Elle est fortifiée dans
l'amour et la fidélité... A notre époque, marquée par les
nombreuses fermetures et trop de murs, la convivialité générée
par la famille qui se dilate dans l'Eucharistie, devient cruciale.
L'Eucharistie et les familles peuvent surmonter ces clôtures et
construire des ponts de charité... Aujourd'hui, de nombreux
contextes sociaux entravent la convivialité familiale. Nous devons
donc trouver un moyen de récupérer cette vertu, en adaptant la
convivialité aux nouvelles exigences sociales. La convivialité
semble être devenue quelque chose qui s'achète et se vend. Et puis
la nourriture n'est plus le symbole d'un juste partage des biens, du
pain et de l'affection. Dans les pays riches, nous sommes poussés à
dépenser plus du nécessaire pour la nourriture. Et ce comportement
insensé détourne notre attention de la faim réelle, des corps
comme des âme... L'alliance vivante et vitale des familles
chrétiennes soutient et développe la convivialité dans le
dynamisme de leur hospitalité quotidienne. Ainsi coopèrent-elles à
la grâce de l'Eucharistie, qui est capable de créer, renforcer et
renouveler la communion. Les familles chrétiennes doivent montrer
l'ampleur de leur horizon, qui est l'horizon de l'Eglise, mère de
toutes les personnes abandonnées et exclues. Prions afin que la
convivialité familiale grandisse durant le Jubilé de la
miséricorde".
Audience à une délégation de Bosnie - Herzégovine
Cité
du Vatican, 11 novembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu le
Président tournant de la Bosnie - Herzégovine M.Dragan Covic,
accompagné par le Comité d'organisation de la visite pastorale
qu'il a effectué à Sarajevo en juin dernier. Assurant ses hôtes de
l'excellent souvenir qu'il garde de son bref séjour, le Pape a salué
la grande capacité de pardon dont fait preuve ce peuple qui a tant
souffert. Pardonner ou même tenter de le faire, a-t-il ajouté
favorise le dialogue, l'union et l'agir commun. Adressant son bon
souvenir à toute la population, il a évoqué les différentes
communautés ethniques et religieuses qui dialoguent pour le bien du
pays. Il a tout particulièrement pensé aux jeunes, se remémorant
les questions que lui avait posé la jeunesse de Sarajevo. Allez de
l'avant, tous ensemble, a conclu le Pape à l'adresse de ses hôtes.
Message aux Académies pontificales
Cité
du Vatican, 11 novembre 2015 (VIS). Les Académies pontificales,
coordonnées par le Conseil pontifical pour la culture, ont tenu hier
leur XXI séance publique (Ad Limina Petri, les traces du pèlerinage
aux premiers siècles du christianisme). Au nom du Pape, le Cardinal
Secrétaire d'Etat a remis le Prix des Académies pontificales aux
jeunes chercheurs, aux artistes et institutions qui se sont
distingués tout au long de l'année dans la promotion de l'humanisme
chrétien. Dans son message, le Saint-Père rappelle comment dans la
bulle d'indiction du Jubilé de la miséricorde il souligne
l'importance du pèlerinage comme un signe distinctif de l'Année
Sainte. La vie est un pèlerinage et l'être humain est un voyageur,
un pèlerin qui marche vers un objectif. Pour pouvoir franchir la
Porte Sainte, à Rome et partout ailleurs, chacun devra le faire
selon ses propres forces. Ce sera un signe de la miséricorde est
également un objectif à atteindre, qui exige engagement et
sacrifice. Le pèlerinage doit donc être une incitation à la
conversion". Puis, se revenant au thème de la session, le
Cardinal Parolin a dit que depuis les premiers siècles, les
itinéraires de pèlerins...sont bien documentés, y compris par les
graffitis laissés près des tombes des martyrs. Ils attestent de la
foi authentique et généreuse de qui a entrepris ce voyage avec
beaucoup de courage et beaucoup de sacrifices". Le pèlerinage
"est également une expérience de la miséricorde, de partage
et de solidarité de personnes qui suivent le même chemin... Parmi
les signes qui caractérisent l'Année Sainte, il y a l'accueil du
pèlerin, de l'étranger. Que les traces laissées par les pèlerins
de l'Antiquité nous rappellent l'engagement au partage qui, dans
l'expérience du pèlerinage devient un parcours de conversion".
Enfin
le Pape cite les noms des lauréats de l'année, auxquels le prix est
attribué pour leur contribution à la recherche archéologique sur
le culte des martyrs: Ex aequo l'Association archéologique de
Mértola (Portugal, Professeur Virgilio Lopes), et M.Mateo Braconi
pour son doctorat sur la mosaïque absidiale de Ste.Pudentienne
(Rome). En signe d'encouragement pour ses recherches historiques, le
Pape a accordé la Médaille du Pontificat à Mme.Almudena Alba López
(Espagne).
Messe du Pape à Florence
Cité
du Vatican, 11 novembre 2015 (VIS). Hier après-midi, le Saint-Père
a conclu sa brève visite pastorale en Toscane par la célébration
d'une messe au Stade Artemio Franchi de Florence. A la fin de la
cérémonie, il a remercié les détenus de la prison voisine pour
avoir confectionné l'autel. A l'homélie, à propos de la question
que Jésus posa aux disciples sur le Fils de l'homme, le Pape a dit
que "Jésus a se souciait de l'opinion des gens, non pour leur
plaire, mais pour être en mesure de communiquer avec eux. Ne sachant
pas ce que les gens pensent, le disciple est isolé. Il commence à
juger les gens selon ses propres critères. La seule façon d'aider
l'autre est de maintenir un contact sain avec la réalité des
personnes... Quand Dieu a voulu nous parler, il s'est incarné. Les
disciples de Jésus ne doivent jamais oublier qu'ils ont été
choisis parmi les gens. Sachant cela il ne devraient jamais être
tentés d'adopter une attitude détachée, dédaigneuse, comme si ce
que les autres pensent et vivent ne les concernaient pas... Que nous
soyons réunis pour célébrer la messe dans un stade nous rappelle
que l'Eglise, comme Jésus, vit dans le peuple et pour le peuple. Au
long de l'histoire, l'Eglise a toujours porté la même question: Qui
est Jésus pour les hommes et les femmes d'aujourd'hui?... Proclamer
la vraie foi en Jésus-Christ, tel est le cœur de notre identité
chrétienne". Aujourd'hui comme hier, notre la joie est de
"partager cette foi et répondre ensemble au Seigneur qu'il est
pour nous le Christ, le Fils du Dieu vivant... Notre joie est de
reconnaître en lui la présence de Dieu, envoyé par le Père, le
Fils viennent à être des instruments de salut pour l'humanité... A
la racine du mystère du salut il y a la volonté de Dieu
miséricordieux qui ne veut pas céder à l'incompréhension, à la
culpabilité et à la misère de l'homme. Son amour miséricordieux
est celui que Simon Pierre a reconnu en Jésus. C'est le même visage
que nous sommes appelés à reconnaître...dans sa parole, qui
illumine les ténèbres de nos esprits et de nos cœurs". En
fait, ''la communion entre le divin et l'humain, pleinement réalisé
en Jésus est notre objectif, le point culminant de l'histoire
humaine selon le projet du Père... Dieu et l'homme ne sont pas deux
extrêmes. A la recherche de Dieu, l'homme reconnaît sa propre
image". Il trouve l'humanité et l'esprit du Bon Samaritain. Ce
n'est donc pas étonnant que l'humanisme dont Florence témoigne...ait
toujours eu le visage de la charité''. Après la messe le Pape
François a regagné le Vatican en hélicoptère.
En vue de la Conférence de Paris
Cité
du Vatican, 11 novembre 2015 (VIS). A Paris le 7 novembre,
l'Observateur permanent du Saint-Siège a pris la parole dans le
cadre du débat politique de la 38º Conférence générale de
l'UNESCO. Après avoir exprimé l’appréciation du Saint-Siège
pour l’action méritoire de l'organisation en faveur de la paix
durable par l’éducation, la culture et les sciences, Mgr.Francesco
Follo a confirmé que le Saint-Siège soutenait le document 38C/5 qui
met si bien en exergue ces activités. Rappelant que l’UNESCO est
fortement impliqué dans les préparatifs de la Conférence des
Nations-Unies sur le changement climatique, il s'est dit convaincu
que, "grâce à son programme d’action global pour l’éducation
en vue du développement durable, elle joue et jouera un rôle très
important pour transformer l’éducation au changement climatique en
un élément plus central et plus visible de la réponse
internationale au changement climatique. A ce titre, le Saint-Siège
salue la feuille de route de l’UNESCO pour la mise en œuvre de ce
programme, qui veut aider à comprendre l’impact du réchauffement
planétaire actuel et à mieux familiariser, les jeunes notamment, au
changement climatique. "Pour y parvenir, ce programme renforce
la capacité des pays membres à assurer une éducation au changement
climatique de qualité, encourage les approches pédagogiques
novatrices visant à intégrer l’éducation au changement
climatique dans les écoles et favorise la sensibilisation au
changement climatique ainsi que le renforcement des programmes
d’éducation non formelle grâce aux médias, réseaux et
partenariats". Le dialogue implique une éducation à l’écoute.
"Ce dialogue commence avec la prise de conscience
qu’habiter la terre consiste à l'habiter avec respect, sobriété
et simplicité... Mais c’est aussi en prendre soin... ll faut une
attitude humaine qui vient du travail et d'une prise de
responsabilité".
"Le
manière qu'a l’homme de traiter l’environnement a une claire
influence sur celle de se traiter lui-même, et vice-versa. Il y a
une dimension éthique dans l’écologie et dans le travail de la
personne humaine... L’homme ne transforme pas seulement la nature
en l’adaptant à ses propres nécessités, mais aussi il se réalise
comme homme et, dans un certain sens, il devient plus homme. Le
rapport homme-nature est synthétisé par le travail. En effet, d’une
part la nature est expression d’un dessein d’amour et de vérité,
et de l’autre la nature est à notre disposition comme cadeau de
Dieu... Dans la succession des générations,
chacune a des devoirs envers la suivante, et le premier de ces
devoirs est de léguer les conditions d’une vie humaine sur la
terre... Nous sommes héritiers d’un patrimoine culturel et naturel
que nous devons transmettre intact et enrichi, peut-être, à nos
successeurs. Ici encore, l’UNESCO se distingue par son action en
faveur de la préservation du pluralisme culturel et le Saint-Siège
veut saluer le lancement de la campagne Unite4Heritage...dont
l’objectif est de faire de la protection de la culture un pilier de
la construction de la paix.. Cette terre doit être gérée avec
intelligence et prévoyance. En effet, il nous reste assez
d’intelligence et de prévoyance pour cesser d’être, vis à vis
de notre maison commune, ceux qui la saccagent, épuisent ses
ressources et se désintéressent des générations à venir. On
ne possède pas la solution globale". Une conscience écologique
est apparue, et il convient de "défendre les droits de ceux qui
ne sont pas encore là. C'est certainement plus difficile". Il
faut une écologie de l’environnement allant de pair avec une
écologie de l’humain. Dans l'encyclique Laudato Si’, le Pape
François invite à développer cette écologie de l’humain.
L’intelligence commande, dit Benoît XVI, de respecter l’autre
homme autant que la maison que nous habitons ensemble dans la suite
des temps, Une écologie qui ignorerait les droits de l’homme à
être un homme aujourd’hui et demain ignorerait ce qu’est une
maison. Le Saint-Père dit que l’intelligence commande
réciproquement que nous respections notre maison commune parce qu’en
la respectant, nous prouverons notre amour du prochain. Dans tous les
dangers qui nous menacent se cache un projet auquel C.S.Lewis a donné
son nom, celui d’une abolition de l’homme. Il faut évidemment la
refuser. Nous avons les moyens intellectuels de la refuser. La
refusant, nous prouverons notre amour du prochain, quelles que soient
les distances spatiales et chronologiques qui nous séparent de lui.
Et comme le verbe aimer est toujours liée au verbe faire, le souci
que nous aurons de notre maison commune se traduira en ce qu’il
faut appeler par son nom, une authentique œuvre de miséricorde".
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican, 11 novembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a:
Accepté
pour limite d'âge la renonciation de Mgr.Francis R.Reiss, à
l'office d'Auxiliaire de l'Archevêque de Detroit (USA).
Nommé
l'Abbé Karel Choennie, Evêque de Paramaribo (surface 163.829,
population 505.580, catholiques 115.221, prêtres 18, diacres 4,
religieux 16), au Surinam. L'Evêque élu, né en 1958 (Surinam) et
ordonné prêtre en 1985, était jusqu'ici Curé de la paroisse
St.Clément de Paramaribo. Licencié en théologie, il a été curé
de paroisses, vicaire épiscopal puis vicaire général de ce même
diocèse.
mardi 10 novembre 2015
Ordination épiscopale à St.Jean de Latran
Cité
du Vatican, 10 novembre 2015 (VIS). Hier après-midi, fête de la
dédicace de la cathédrale de Rome, le Saint-Père
s'est rendu en la Basilique St.Jean de Latran, pour conférer
l'ordination épiscopale à l'Abbé Angelo De Donatis, nommé
Auxiliaire le 14 Septembre. A l'homélie, il a suivi essentiellement
le Pontifical romain pour l'ordination des évêques, ajoutant
quelques réflexions sur l'annonce de la Parole, l'accueil des
pauvres et des sans défense, ainsi que sur la miséricorde.
S'adressant au nouvel évêque, il lui a recommandé de ne pas
craindre de prêcher en toutes occasions même inopportune, "mais
toujours avec douceur, avec magnanimité et doctrine. Que tes paroles
soient simples, que chacun puisse les comprendre. Et pas de longues
homélies!... L'homélie, qui doit transmettre la grâce de Dieu,
doit encourager les fidèles à être meilleurs... Aime comme un père
et soit le frère de chacun de ceux que Dieu te confie, d'abord les
prêtres, les diacres et les séminaristes, mais aussi les pauvres,
les sans défense et toutes les personnes ayant besoin d'aide.
Exhorte les fidèles à coopérer à l'effort apostolique et écoute
les volontiers et avec patience... Ainsi se construit le Royaume de
Dieu... L'Année de la miséricorde va s'ouvrir, alors je te prie
d'être miséricordieux. L'Eglise et le monde ont besoin de
miséricorde. Montre aux prêtres et aux séminaristes le chemin de
la miséricorde. Avec des mots, mais avant tout des gestes. Reçoit
la miséricorde du Père, qui a toujours une place dans ton cœur. Ne
repousse jamais personne". A la remise de l'anneau épiscopal,
le Pape a recommandé à Mgr.De Donatis de se souvenir qu'avant cet
anneau, il y a eu l'alliance de ses parents. Défend la famille, lui
a-t-il recommandé.
Contre la corruption et contre l'exploitation
Cité
du Vatican, 10 novembre 2015 (VIS). Vers 8 h, le
Pape est arrivé par hélicoptère à Prato, ville de Toscane
surnommé la Cité de Marie à cause d'une relique attribuée à la
Vierge, pour s'adresser en la cathédrale au monde du travail. Après
avoir évoqué les membres de la communauté chinoise décédés l'an
dernier dans l'incendie d'un entrepôt clandestin. Plus que jamais,
a-t-il dit, le Seigneur nous demande de ne pas être indifférents,
fermés aux autres, mais de nous sentir appelés à renoncer à
quelque chose pour aller au devant de quelqu'un: "Le Seigneur
nous demande de sortir pour rencontrer nos contemporains. Sortir
signifie risquer. Et il n'y a pas de foi sans risque. Repliée sur
elle même la foi risque de ne pas répondre à l'invitation du
Christ qui appelle ses disciples à prendre des initiatives et à
s'engager... Le risque existe d'être happé par le tourbillon des
événements et d'en oublier de chercher sa route". Le Christ
demande à l'Eglise "de marcher dans les sentiers accidentés et
d'y accompagner qui est perdu, de planter des tentes d'espérance où
accueillir qui n'attend plus rien de l'existence... Pour un
chrétiens, personne ne peut être éloigné... Continuez donc vos
efforts pour que votre communauté accueille et intègre. Luttez
contre la culture de l'indifférence et du rebut. En ces temps
remplis de crainte et d'incertitude, soyez remerciés de soutenir les
plus faibles et les familles que vous adoptez. Dans vos efforts pour
une meilleure insertion des migrants, ne vous laissez pas décourager
et ne cédez pas faces aux difficultés qu'entraîne la coexistence.
Concluez toujours des pactes de proximité... Soyons tous animés par
la vérité car on ne saurait fonder quelque chose de bon sur le
mensonge et le manque de transparence. Si cette recherche est parfois
difficile, elle demeure vitale... La sacralité de toute personne
réclame acceptation, respect et travail. Un travail qui soit digne",
ce que n'avaient pas les sept ressortissants chinois, hommes et
femmes, morts il y a deux ans victimes de l'exploitation et du
travail illégal. "La vie de toute communauté exige de
combattre à tout prix le cancer de la corruption, de l'exploitation
et de l'illégalité. Nous ne devons pas cesser de lutter pour la
vérité et la justice".
A Florence, le Pape s'adresse à l'Eglise d'Italie
Cité
du Vatican, 10 novembre 2015 (VIS). Après sa brève visite à Prato,
le Pape s'est rendu à Florence hélicoptère. Après avoir été
accueilli par les autorités civiles et religieuses, il a gagné le
centre ville en voiture. Arrivé Place de la cathédrale, il a
d'abord visité le célèbre baptistère. Avant se rendre à pieds à
la cathédrale, il a admiré La Crucifixion blanche de Chagall,
tableau actuellement exposé au Palazzo Strozzi. A Santa Maria del
Fiore, il a rencontré les 2.500 participants au V Congrès ecclésial
national italien (En Jésus-Christ, le nouvel humanisme). Accompagné
par le Cardinal Archevêque de Florence, il a été d'abord salué
par le Cardinal Angelo Bagnasco, Président de la Conférence
épiscopale italienne. Puis il a prononcé un discours axé sur le
thème du congrès, que nous reproduisons largement:
''On
ne saurait parler d'un humanisme fondé sur Jésus, sans trouver en
lui tout ce qui caractérise le vrai visage de l'homme. C'est la
contemplation du visage de Jésus, mort et ressuscité, qui permet de
reconstruire notre humanité, même fragmentée par les difficultés
de la vie et marquée par le péché... Je ne veux pas exposer ici de
manière abstraite un nouvel humanisme, une certaine idée de
l'homme, mais simplement présenter quelques caractéristiques de
l'humanisme chrétien, qui s'alimente à la pensée de Jésus-Christ.
Il ne s'agit pas de sensations passagères mais de la force
intérieure qui nous permet de vivre et de prendre des décisions...
Le premier sentiment est l'humilité... L'obsession de préserver
notre propre dignité ou notre influence ne devrait pas nous
appartenir. Nous devons chercher la gloire de Dieu, qui ne peut
coïncider avec la nôtre... Un autre sentiment de Jésus est
l'altruisme... Alors, évitez, s'il vous plaît nous enfermer dans
des structures qui nous donnent un faux normes de sécurité qui font
de nous des juges implacables... Notre devoir est de travailler à
faire de ce monde un espace meilleur. Notre foi est révolutionnaire
par une impulsion qui vient de l'Esprit Saint". Mais il y a
aussi la béatitude exprimée par le Christ. Le chrétien doit être
bienheureux. "Dans les Béatitudes, le Seigneur nous montre le
chemin. Nous êtres humains, en le suivant, pouvons atteindre le
bonheur le plus authentiquement humain et divin... Pour les grands
saints, la béatitude a à voir avec l'humiliation et la pauvreté,
et parmi les plus pauvres d'entre nous, on trouve beaucoup de cette
béatitude". Venons en à l'humilité et l'abnégation, qui
doivent parler "à l'Eglise italienne réunie aujourd'hui pour
marcher dans un esprit de synodalité. Ces vertus nous disent que
nous ne devrions pas être obsédés par le pouvoir, même quand il
prend le visage social, utile et fonctionnel de l'Eglise. Si l'Eglise
ne suit pas les sentiments de Jésus, elle se trouve désorientée...
Si l'Eglise manifeste l'humilité, l'abnégation et la béatitude,
elle reconnaît l'action du Seigneur dans le monde, dans la culture,
dans le vie quotidienne des gens. Je l'ai dit de nombreuses fois et
je le répète: Je préfère une Eglise couverte de de la plaies,
sale pour être sans cesse les rues, plutôt que qu'une Eglise malade
enfermée dans le confort et cramponnée à ses sécurité... Certes,
nombreuses sont les risques auxquelles nous sommes confrontés",
tel le pélagienne, qui pousse l'Eglise à ne pas être humble,
désintéressée et bienheureuse... Trop souvent cela nous conduit à
assumer un style de contrôle, de dureté, de normalisation. La règle
donne la sécurité pélagienne de se sentir supérieur, d'avoir une
orientation précise... Contre les maux ou les problèmes de
l'Eglise, il est inutile de chercher la solution dans le
conservatisme ou le fondamentalisme dans le rétablissement de
comportements formels et dépassés, qui ne seont même plus
culturellement significatives. La doctrine chrétienne est pas un
système fermé incapable de générer les questions nouvelles. Elle
doit être vivante, connaître les difficultés, encourager les
personnes. Son visage ne peut être rigide, les membres de son corps
doivent bouger. Elle a pour nom Jésus-Christ". Il y a aussi le
risque de "la gnose qui semble porter à la confiance par un
raisonnement logique et clair, mais qui ignore l'attention au
frère... La différence entre la signification chrétienne et les
formes gnostiques réside dans le mystère de l'Incarnation".
Sans la Parole on construit sur le sable, on cultive sans fruits, on
rend tout dynamisme stérile... Alors, que devons-nous faire, qu'est
ce que le Pape demande aux fidèles et aux pasteurs tous ensemble? Et
je vous invite à vous tourner vers l'Ecce Homo. Je demande aux
évêques d'être des bergers, de vivre la joie d'être pasteurs...
Ne prêchez pas des doctrines complexes, mais soyez les hérauts du
Christ mort et ressuscité pour nous. Visez à l'essentiel, au
Kérygme. Rien n'est plus solide, profond et sûr que cette annonce.
Tout le peuple de Dieu doit annoncer l'Evangile!... Je recommande à
l'ensemble de l'Eglise italienne ce que j'ai mentionné dans
l'exhortation apostolique Evangelii Gaudium: L'inclusion sociale des
pauvres, qui doivent avoir une place privilégiée au sein du peuple
de Dieu, la rencontre et le dialogue pour promouvoir l'amitié
sociale et le bien commun... Que Dieu protège l'Eglise italienne de
toute les tentation du pouvoir, de l'exercice, de l'image, de
l'argent du pouvoir. Seule la pauvreté évangélique est créative...
L'Eglise mère reconnaît comme ses enfants les personnes
abandonnées, les personnes opprimés, les personnes désespérées.
Cela a toujours été une de ses forces, parce que le Seigneur n'a
versé son sang pour quelques uns...mais pour tous". L'Eglise
doit partager, "être un levain de dialogue, de rencontre,
d'unité. Nos propres formulations de la foi sont le résultat d'un
dialogue et d'une rencontre des cultures, des communautés et de
diverses réalités. Nous ne devrions pas avoir un dialogue timoré,
car la confrontation et la critique nous aident à éviter que la
théologie se transforme en idéologie... L'Eglise doit aussi savoir
comment donner une réponse claire aux enjeux du débat public. C'est
l'une des formes de la contribution spécifique des croyants à la
construction de la société. Les croyants sont des citoyens...et je
lance un appel avant tout aux jeunes: Vous devez être forts et ne
pas regarder la vie depuis le balcon. Engagez-vous, plongez-vous dans
le dialogue social et politique... Les problèmes doivent être vécus
comme des défis, non pas comme des obstacles... Je voudrais une
Eglise italienne vivace", portatrice de l'humanisme, avec des
chrétiens appelés à vivre radicalement pour affirmer la dignité
de chaque personne comme fils de Dieu. Entre tous les êtres humains
il existe une fraternité fondamentale que l'humanisme chrétien aide
à comprendre, comme le fait que la création est notre maison
commune".
Après
s'être adressé au congrès ecclésial, peu avant midi, le Pape est
allé en la Basilique de la Santissima Annunziata, pour réciter
l'angélus avec des malades et des handicapés. Il a ensuite gagné
le centre d'accueil voisin pour déjeuner avec des pauvres.
Nouvelle mise au point du P.Lombardi
Cité
du Vatican, 10 novembre 2015 (VIS). En début d'après-midi, le
Directeur de la Salle de Presse réagi au contenu de certains
articles de la presse italienne. Il a dit qu'il est "absolument
faux que ces derniers jours aient été entendus par les enquêteurs
vaticans plusieurs cardinaux ou prélats (certains fournissant le
chiffre de quatre!). Même chose pour l'information selon laquelle le
Cardinal Giuseppe Bertello aurait été chargé de contacts avec les
Autorités italiennes en rapport avec la divulgation de documents
réservés".
lundi 9 novembre 2015
Visite du Président polonais
Cité
du Vatican, 9 novembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin le
Président polonais M.Andrzej Duda, qui s'est ensuite entretenu avec
le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d'Etat, accompagné par
Mgr.Antoine Camilleri, Sous Secrétaire pour les rapports avec les
états: Après avoir convenu du rôle positif que joue l'Eglise dans
la société polonaise, les parties ont évoqué la prochaine venue
du Saint-Père à Cracovie, pour la Journée mondiale de la jeunesse
2016. Elles se sont ensuite penchées sur certaines questions comme
la promotion de la famille, le soutien aux classes sociales
défavorisées ou la gestion du phénomène migratoire. Avant
d'aborder plusieurs thèmes internationaux, tels la paix et la
sécurité, le conflit ukrainien ou la crise du proche et moyen
Orient.
Face au besoin de notre prochain, nous sommes appelés à nous priver
Cité
du Vatican, 8 novembre 2015
(VIS). Le Saint-Père a consacré l'angélus dominical à expliquer
comment ne devaient pas se comporter ceux qui veulent suivre Jésus
et l'idéal exemplaire du chrétien, deux questions abordées dans
l'Evangile du jour. "Dans la première partie -a-t-il dit-,
Jésus impute aux scribes, maîtres de la loi, trois défauts qui se
manifestent dans leur style de vie: orgueil, avidité et
hypocrisie... Sous des apparences si solennelles se cachent
malhonnêteté et injustice... Aujourd'hui aussi, nous courons le
risque d'adopter de telles attitudes, par exemple, quand on sépare
la prière de la justice, parce qu'on ne peut rendre un culte à Dieu
et faire du tort aux pauvres. Ou quand on prétend aimer Dieu et
qu'on lui oppose au contraire notre vanité, notre propre profit".
Dans
la deuxième partie, l'Evangile parle de la scène au Temple de
Jérusalem, précisément l'endroit où les gens jetaient leur
monnaie comme offrande. Des riches jetaient beaucoup d'argent et une
pauvre femme, veuve, y jeta deux piécettes. "Les riches ont
donné, avec grande ostentation, de leur superflu, alors que la
veuve, avec discrétion et humilité, a donné tout ce qu'elle avait
pour vivre; c'est pourquoi, elle a donné plus que les autres".
Le Pape a rappelé que "Jésus, aujourd'hui, nous dit aussi que
la mesure de la justice n'est pas la quantité mais la plénitude. Il
y a une différence entre quantité et plénitude. Tu peux avoir
beaucoup d'argent mais être vide, il n'y a pas de plénitude dans
ton cœur", et il a invité à réfléchir cette semaine sur la
différence entre ces deux concepts. "Ce n'est pas une question
de portefeuille mais de cœur", a-t-il ajouté. Face au besoin
de notre prochain, nous sommes appelés à nous priver de
l'indispensable, et pas seulement du superflu. Nous sommes appelés à
donner le temps nécessaire, et pas seulement celui que nous avons
devant nous. Nous sommes appelés à donner tout de suite et sans
réserve quelque talent que nous avons, mais pas après l'avoir
utilisé à nos fins personnelles ou de groupe".
Le Pape revient sur la divulgation de documents confidentiels
Cité
du Vatican, 8 novembre 2015
(VIS). Après l'angélus, le Pape s'est adressé à l'assistance pour
revenir sur les événements de ces derniers jours au Vatican: "Chers
frères et sœurs, je sais que beaucoup d'entre vous ont été
troublés par les informations relatives aux documents confidentiels
du Saint-Siège qui ont été volés et publiés. C'est pourquoi, je
voudrais vous dire, avant tout, que le vol de ces documents est un
délit. C'est un acte déplorable qui n'aide en rien. C'est moi qui
avait demandé de faire cette étude, et ces documents avaient déjà
été portés à ma connaissance et à celle de mes collaborateurs.
Des mesures ont, d'ailleurs, déjà été prises et ont commencé à
porter leurs fruits, dont certains sont visibles. C'est pourquoi, je
veux vous assurer que ce triste épisode ne me détourne certainement
pas du travail de réforme que nous sommes en train de mener avec mes
collaborateurs et avec le soutien de vous tous. Oui, avec le soutien
de toute l'Eglise, parce que l'Eglise se renouvelle avec la prière
et avec la sainteté quotidienne de chaque baptisé. Je vous remercie
donc et vous demande de continuer à prier pour le Pape et pour
l'Eglise, sans vous laisser perturber mais en allant de l'avant avec
confiance et espérance".
Respecter le droit du travail
Cité
du Vatican, 7 novembre 2015
(VIS). Le droit au repos, à la juste retraite, à l'assistance
maternité, parmi les autres droits liés à l'exercice du travail,
"basés sur la nature même de la personne humaine et sur sa
dignité transcendante", ont été au cœur du discours du Pape
François qui s'est adressé, ce matin, place St.Pierre, à 23.000
membres de l'Institut national de prévoyance sociale italien (INPS).
Le Pape a insisté sur la protection du droit au repos. "Je ne
pense pas seulement à ce repos qui est soutenu et légitimé par une
large série de prestations sociales -a-t-il dit-, mais aussi et
surtout à une dimension de l'être humain qui ne manque pas de
racines spirituelles". Dieu, qui a appelé l'homme au repos,
s'est aussi reposé le septième jour. C'est pourquoi, dans le
langage de la foi, le repos a en même temps, une dimension humaine
et divine, mais "avec une prérogative unique: celle de ne pas
être une simple abstention de la fatigue et de l'engagement
ordinaire, mais une occasion de vivre pleinement comme créature,
élevée à la dignité filiale de Dieu. L'exigence de sanctifier le
repos est alors liée à celle, re-proposée chaque semaine par le
dimanche, d'un temps qui permet de s'occuper de la vie familiale,
culturelle, sociale et religieuse, faisant de toutes ces occupations
un espace et un temps pour Dieu et pour l'homme".
Le
Pape a ensuite évoqué les situations complexes du monde du travail,
du chômage à la précarité dans l'emploi. "Et si l'on vit
ainsi, comment peut-on se reposer? Le repos est le droit que nous
avons tous quand nous travaillons. Mais si la situation de chômage,
d'injustice sociale, de travail clandestin, de précarité est si
forte, comment peut-on se reposer? C'est honteux. Il y a des gens qui
disent: Tu veux travailler? Très bien. Tu commences en septembre
jusqu'à juillet, et ensuite, en juillet, août et une partie de
septembre, tu ne manges pas, tu ne te reposes pas... Voilà ce qui se
passe aujourd'hui. Et ça se passe dans le monde entier, ici aussi.
Je me repose quand j'ai travaillé. Sinon, on ne peut pas se
reposer". Jusqu'à il y a peu de temps encore, il était normal
d'associer la retraite avec le troisième âge, où l'on pouvait
profiter du repos mérité et offrir sagesse et conseil aux nouvelles
générations. Cependant, "l'époque contemporaine a
sensiblement changé ces rythmes. D'un côté, l'éventualité du
repos a été anticipée, parfois diluée dans le temps, parfois
renégociée jusqu'à des extrêmes aberrants, comme d'arriver à
dénaturer l'hypothèse même d'une cessation de travail. D'un autre
côté, sont aussi apparues des exigences d'assistance, tant pour
ceux qui ont perdu leur travail ou n'en ont jamais eu, que pour ceux
qui sont contraints à l'interrompre pour les raisons les plus
diverses... On arrête de travailler et on se retrouve sans
assistance sanitaire". C'est pourquoi, la tâche d'instituts
comme l'INPS est de contribuer à ce que ne manquent pas les
subventions indispensables pour la subsistance des travailleurs en
arrêt et pour leurs familles. "Parmi vos priorités, portez une
attention privilégiée au travail des femmes, et à l'assistance à
la maternité qui doit toujours protéger la vie naissante et la
servir quotidiennement. Que ne manquent pas non plus l'assurance
vieillesse, l'assurance maladie et pour les accidents liés au
travail. Que ne manque pas le droit à la retraite, et je souligne:
le droit, parce que c'est bien de cela qu'il s'agit".
"Du
reste, travailler veut dire prolonger l'œuvre de Dieu dans
l'histoire, en y contribuant d'une façon personnelle, utile et
créative. En soutenant le travail, vous soutenez cette même œuvre.
En outre, en garantissant une subsistance digne à qui doit cesser
son activité, vous en affirmez la réalité la plus profonde: le
travail, en effet, ne peut pas être un simple engrenage du mécanisme
pervers qui broie les ressources pour obtenir des profits toujours
plus grands. Il ne peut donc être prolongé ou réduit en fonction
du gain de quelques-uns et de formes productives qui sacrifient
valeurs, relations et principes. Cela vaut pour l'économie en
général... Et cela vaut, de la même façon, pour toutes les
institutions sociales, dont le principe, le sujet et la fin, est et
doit être la personne humaine... N'oubliez pas l'homme, c'est
impératif. Aimer et servir l'homme avec conscience, responsabilité
et disponibilité. Travailler pour qui travaille, sans laisser de
côté qui le voudrait mais ne le peut. Le faire non comme une œuvre
de solidarité, mais comme un devoir de justice et de subsidiarité.
Soutenir les plus faibles pour que personne ne manque de dignité et
de liberté de vivre une vie authentiquement humaine".
Envoyé spécial en Inde
Cité
du Vatican, 9 novembre 2015 (VIS). Aujourd'hui a été publiée la
lettre latine du 12 octobre par laquelle le
Saint-Père a nommé le Cardinal Albert Malcolm Ranjit Patabendige
Don, Archevêque de Colombo (Sri Lanka), son Envoyé spécial au
congrès eucharistique national indien (Mumbai, du 12 au 15
novembre). Il sera accompagné de l'Abbé Steven Fernandes,
Professeur au séminaire local, et de l'Abbé Jervis D'Souza, Vicaire
judiciaire.
Audiences
Cité
du Vatican, 9 novembre 2015 (VIS). Le Saint-Père
a reçu ce matin:
Le
Cardinal Antonio Cañizares Llovera, Archevêque de Valence
(Espagne).
Mgr.Michael
A.Blume, Nonce apostolique en Ouganda.
Mgr.José
Antonio Eguren Anselmí, Archevêque de Piura (Pérou).
Samedi
dernier, 7 novembre, il avait reçu:
Le
Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les
évêques.
Le
Cardinal Agostino Vallini, Vicaire Général pour le diocèse de
Rome.
M.Larry
Yu-yuan Wang, Ambassadeur de Chine - Taïwan, en visite de congé.
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican, 9 novembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a nommé l'Abbé
Hervé Gosselin, Evêque d'Angoulême (surface 5.956, population
365.851, catholiques 275.000, prêtres 75, diacres 10, religieux
176), en France. L'Evêque élu, né en 1956 à Nantes (France) et
ordonné prêtre en 1994, était jusqu'ici Directeur du foyer de
charité de Tressaint. Licencié en théologie, il a été aumônier
de prison, professeur et directeur spirituel au séminaire
inter-diocésain. Il succède à Mgr.Claude Dagens, dont la
renonciation a été acceptée pour limite d'âge.
Samedi
dernier, 7 novembre, il avait nommé:
Le
P.Lorenzo Piretto, OP, Archevêque d'Izmir (catholiques 15.000,
prêtres 17, religieux 19), en Turquie. L'Evêque élu, né en 1942 à
Mazze (Italie), a prononcé ses voeux religieux en 1963 et a été
ordonné prêtre en 1966. Jusqu'ici Supérieur du couvent dominicain
d'Izmir, il succède à Mgr.Ruggero Franceschini, OFM.Cap, dont la
renonciation a été acceptée pour limite d'âge. Licencié en
théologie, il a été enseignant et directeur de revue, a occupé
diverses fonctions au sein de son ordre et a été curé de paroisse.
Mgr.Eugeniusz
Miroslaw Popowicz, Archevêque de l'archiéparchie byzantine de
Przemysl - Warszawa (catholiques 30.000, prêtres 47, religieux 97),
en Pologne. Jusqu'ici Auxiliaire de ce même diocèse, il succède à
Mgr.Jan Martyniak, dont la renonciation a été acceptée pour limite
d'âge.
Mgr.Damase
Zinga Atangana, Evêque de Kribi (surface 11.000, population 150.000,
catholiques 85.000, prêtres 44, religieux 17), au Cameroun. L'Evêque
élu, né en 1964 à Nkog Bong (Cameroun) et ordonné prêtre en
1992, était jusqu'ici Vicaire général du diocèse d'Obala
(Cameroun). Docteur en théologie, diplômé en histoire et sciences
des religions, il a été aumônier, curé de paroisses et recteur de
petit séminaire.
L'Abbé
Pedro Manuel Salamanca Mantilla, Auxiliaire de l'Archevêque de
Bogotá (Colombie). L'Evêque élu, né en 1961 à Bucaramanga
(Colombie) et ordonné prêtre en 1986, était jusqu'ici Curé de la
paroisse St.Norbert de Bogotá. Licencié en théologie, il a été
curé de paroisses, formateur au grand séminaire, délégué
diocésain à la formation permanente du clergé.
L'Abbé
Luis Manuel Ali Herrera, Auxiliaire de l'Archevêque de Bogotá
(Colombie). L'Evêque élu, né en 1967 à Barranquilla (Colombie) et
ordonné prêtre en 1992, était jusqu'ici Curé de la paroisse
St.Norbert de Bogotá. Licencié en théologie, il a été curé de
paroisses, aumônier d'université et depuis 2014 Membre de la
Commission pontificale pour la protection des mineurs.
L'Abbé
Ricardo Orlando Seirutti, Auxiliaire de l'Archevêque de Córdoba
(Argentine). L'Evêque élu, né en 1956 à Buenos Aires (Argentine)
et ordonné prêtre en 1988, était jusqu'ici Curé de la paroisse
St.Joseph de Casalanz. Licencié en théologie, il a été formateur
au petit séminaire, responsable diocésain de la pastorale des
vocations et du diaconat.
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