Home - VIS Vatican - Réception du VIS - Contactez-nous - Calendrier VIS

Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

dernières 5 nouvelles

VISnews  Twitter Go to YouTube

lundi 14 décembre 2015

Voyage apostolique au Mexique


Cité du Vatican, 14 décembre 2015 (VIS). Voici le programme du voyage que le Saint-Père effectuera au Mexique du 12 au 18 février prochain:

L'arrivée de l'avion papal à México est prévue le vendredi 12 à 19 h 30' locales. Après la cérémonie d'accueil à l'aéroport, il gagnera le centre ville. Le lendemain 13 février aura d'abord lieu la cérémonie officielle au palais national. Après un entretien avec le chef de l'Etat, il s'adressera aux corps constitués et au corps diplomatique, puis rencontrera l'épiscopat en la cathédrale. A 17 h locales le Pape célébrera la messe en la basilique de la Guadalupe.

Dimanche 14 février, il se rendra en hélicoptère à Ecatepec pour célébrer une messe (homélie et angélus), puis regagnera México pour visiter un hôpital pédiatrique. A 18 h il s'adressera au monde de la culture à l'Auditorium national.

Lundi, le Saint-Père gagnera en avion Tuxtla Gutiérrez, puis de là San Cristobal de Las Casas pour célébrer une messe pour les communautés indigènes du Chiapas. Après un déjeuner avec les délégations de ces dernières et une visite à la cathédrale il rentrera à Tuxtla Gutiérrez pour une rencontre au stade avec les familles. Retour à México vers 20 h.

Le lendemain 16 février il se rendra par avion à Morelia pour célébrer une messe en présence des prêtres et des séminaristes, des religieux et des consacrés. Puis, après s'être rendu à la cathédrale, le Pape s'adressera à la jeunesse mexicaine au stade de la ville. Retour à México vers 20 h.


Mercredi sera le tour de Ciudad Juárez, où il visitera une prison avant de rencontrer le monde du travail et de célébrer la messe au centre des expositions. A 19 h locales aura lieu la cérémonie de congé, suivie de l'envol vers Rome où l'avion papal atterrira le lendemain 18 février vers 15 h heures locale.

Commission pontificale pour le secteur de la santé


Cité du Vatican, 14 décembre 2015 (VIS). Par rescrit du 7 décembre, le Saint-Père a décidé la constitution d'une Commission pontificale spéciale pour les activités du secteur de la santé des personnes juridiques publiques de l'Eglise. Ayant examiné les informations relatives aux difficultés particulières des personnes juridiques publiques de l'Eglise en matière de la santé, et afin de contribuer à une gestion plus efficace, tout en maintenant le charisme des fondateurs des congrégation religieuses opérant dans ce secteur, il a chargé le Secrétaire d'Etat d'instituer cet organisme spécial. Dotée d'un règlement propre, la Commission sera régie par les règles de la constitution apostolique Pastor Bonus et du règlement général de la Curie Romaine, à condition qu'elles soient applicables et compatibles. Composée d'un président et de six experts dans les disciplines de la santé, de l'immobilier, de la gestion économique, administrative et financière, la Commission peut déléguer certains de ses pouvoirs à un ou plusieurs membres. Elle sera assisté par un secrétariat. En ce qui concerne les nominations et la durée des mandat de ses membres et experts on appliquera les règles régissant les dicastères de la Curie. La Commission, qui fera référence directe au Secrétaire d'Etat, pourra procéder à toute action juridique ou financière nécessaire à l'accomplissement correct de la tâche qui lui est confiée. Elle accordera aux congrégations de la Curie Romaine où les personnes juridiques en dépendant, son consensus aux mesures canoniques permettant pour la cessation ou la réorganisation des activités et la vente de l'immobilier lié au secteur de la santé. La Commission dispose de pouvoirs d'accès aux documents et aux ressources utiles pour mener à bien ses activités. La Commission peut assigner des tâches à des entreprises, des professionnels et des consultants. Elle est chargée de l'étude générale de viabilité du système de santé des personnes morales de droit public de l'Eglise. Mais aussi de définir une stratégie d'exploitation à long terme dans le respect des principes de la doctrine sociale. Elle est en mesure d'avancer des proposition pour la résolution de situations de crise et d'activer toutes les ressources possibles en collaboration avec les gestionnaires des entités publiques concernées. Elle est chargée d'étudier et de proposer de nouveaux modèles d'activité pour les personnes morales opérant dans le secteur de la santé publique, qui soient capables de respecter le charisme original dans le contexte actuel. Ces dispositions doivent être considérées valables et en vigueur à partir du moment de leur publication.

Identité et mission du religieux dans l'Eglise


Cité du Vatican, 14 décembre 2015 (VIS). La Congrégation pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique a présenté ce matin en Salle de Presse le document intitulé Identité et mission du religieux dans l'Eglise, ainsi que les manifestations conclusives de l'Année de la vie consacrée. Ont participé à cette conférence le Cardinal João Braz de Aviz, Préfet de la Congrégation, et Mgr.José Rodríguez Carballo, OFM, Secrétaire du même dicastère: Le document, a expliqué le Cardinal Braz de Aviz, entend "souligner la grande richesse et l'actualité de la vocation des frères, et son contenu est très valable et innovateur à la lumière du concile Vatican II. La vocation du frère religieux est, en premier lieu, la vocation chrétienne...et le trait de la personne du Christ que le religieux frère souligne spécialement par sa forme de vie, n'est autre que celui de la fraternité...qui reflète le visage du Christ-frère, sensible, bon, proche des gens, accueillant, généreux et serviteur''. L'identité et la mission du frère religieux, comme l'indique le texte, se résument dans la fraternité entendue comme don que le frère reçoit de Dieu Trinité, communion de personnes; don qu'il partage avec ses frères dans la vie fraternelle de la communauté et don qu'il offre au monde pour la construction d'un monde de fils de Dieu et de frères. Il a ensuite illustré le thème de la fraternité comme don que le frère religieux reçoit de Dieu un et trine. ''Le frère religieux arrive à être ainsi parce que l'Esprit lui fait connaître Dieu qui se révèle en Jésus comme un père plein d'amour, de tendresse et de miséricorde. Avec Jésus, il se sent un fils aimé et, avec lui, il s'offre pour être dans sa vie tout pour le Père et tout pour ses fils et filles de ce monde. L'identité du religieux frère est caractérisée par l'exigence de la fraternité comme confession de la Trinité; une fraternité ouverte à tous, spécialement aux plus petits, aux humbles, aux opprimés, à ceux qui ne sont pas aimés, en définitive aux plus pauvres pour se convertir en fraternité universelle''. Cette fraternité est un don que le frère religieux partage avec ses frères dans la vie de la communauté. ''Qui dit vie fraternelle en communauté, revient à dire relations harmonieuses entre frères, connaissance réciproque, acceptation...soutien mutuel...partage de talents..., oubli de soi, pardon, ...collaboration dans la mission ecclésiale, ouverture aux besoins de l'Eglise, du monde, et surtout des plus nécessiteux... Tout cela est très beau mais ne vient pas spontanément... L'aliment qui soutient la communauté est le don de la fraternité que reçoivent les frères religieux. Le frère a besoin d'appuyer ses relations fraternelles en développant sa dimension spirituelle, mystique et théologale''.

La fraternité est, enfin, un don que le frère religieux offre au monde et qui se transforme en mission. Ainsi, ''les frères réalisent leur mission de contribuer à la construction du Royaume de fraternité par la prière incessante, le témoignage de vie fraternelle et le dévouement communautaire au service de l'Eglise et du monde... La fraternité des frères religieux n'est pas autoréférentielle ou fermée sur elle-même; c'est une fraternité…. en parfaite syntonie... avec une Eglise en exode, en sortie vers les périphéries de ce monde, appelée à créer des ponts, ouverte à tous les frères d'aujourd'hui de toute race, culture ou credo''. L'amour fraternel se concrétise dans l'Eglise et dans la vie des frères religieux dans de nombreux services qui constituent de véritables ministères, de l'éducation à l'attention aux malades et aux prisonniers, en passant par l'accueil des réfugiés et la catéchèse, etc. ''De cette façon -a conclu le Préfet- le religieux frère indique la présence de Dieu dans les réalités séculaires comme la culture, la science, la santé, le monde du travail, le soin des plus faibles et des défavorisés. Et il indique en même temps qu'il faut sauver l'être humain, homme et femme, tout entier, corps, âme et esprit, du moment que tout ce qui concerne la personne humaine fait partie du plan salvifique de Dieu''.


Dans son intervention, Mgr.Rodríguez Carballo a exprimé un double remerciement au Pape émérite Benoît XVI qui en 2008 fut le premier à encourager la rédaction du document présenté aujourd'hui, et au Pape François qui a pris connaissance de l'ébauche du document alors qu'il était Cardinal Archevêque de Buenos Aires, et a encouragé devenu Pape en 2013, à le reprendre, le perfectionner et le publier. La conférence s'est conclue avec l'annonce des activités de clôture de l'Année de la vie consacrée. Du 28 janvier au 2 février 2016, aura lieu à Rome, une rencontre internationale de toutes les formes de la vie consacrée intitulée: Vie consacrée en communion, pour laquelle est prévue la participation de 6.000 consacrés et consacrées du monde entier, et qui se conclura par une messe célébrée par le Saint-Père en la basilique vaticane.

Conclusion de la XII réunion du Conseil des Cardinaux


Cité du Vatican, 12 décembre 2015 (VIS). Ce midi, le Directeur de la Salle de Presse a proposé un point de presse sur la XII réunion du Conseil des cardinaux (10 - 12 décembre): Les travaux, qui ont débuté jeudi 10, après la messe concélébrée avec le Saint-Père, ont pris fin dans la matinée. Y ont pris part tous les Membres. Le Saint-Père a participé à toutes les sessions.

Au cours de la première matinée, le Conseil a entendu le Cardinal Leonardo Sandri, Préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales, qui a approfondi une réflexion sur son dicastère, ses activités, ses responsabilités et son rôle dans les relations œcuméniques.

Le Conseil a porté sa réflexion sur la synodalité, dont le Pape a récemment encore souligné l'importance, mais également sur la nécessité de procéder à une nécessaire décentralisation. Le Conseil a souligné la nécessité d'approfondir la signification de ce discours et son importance pour le processus de réforme de la Curie. En février prochain une session spécifique y sera consacrée.

Le Conseil a ensuite repris son travail sur les deux nouveaux dicastères. Celui pour les laïcs, la famille et la vie, annoncé par le Pape durant le Synode (22 octobre), a fait l'objet d'une proposition détaillée par le Conseil, en vue d'une décision finale du Saint-Père. Celui pour la justice, la paix et les migrations a fait l'objet d'un nouvel examen, en vue de parvenir aux propositions finales à remettre également au Saint-Père.

Vendredi, le Conseil a entendu deux rapports sur la réforme de l'économie, par le Cardinal Marx, Président du Conseil pour l'économie, et par le Cardinal Pell, Préfet du Secrétariat pour l'économie, qui ont exposé leurs activités et les résultats obtenus. Entre autres choses, le Cardinal Marx parlé du choix du Réviseur externe (la société PricewaterhouseCoopers PwC), récemment annoncé. Le Cardinal Pell a informé sur la mise en place d'un groupe de travail pour réfléchir à l'avenir de l'économie du Saint-Siège et l'Etat de la Cité du Vatican, le statut et le contrôle global des dépenses et des recettes. A ce groupe, ont été appelés à participer, conjointement avec le Secrétariat, des représentants de la Secrétairerie d'Etat, du Gouvernorat, de l'APSA, de la Congrégation Propaganda Fide, du Secrétariat pour la communications et du IOR. Il vient d'entamer ses travaux par une première réunion. Le Conseil des Cardinaux a reconnu l'importance du travail effectué par le Conseil et le Secrétariat pour l'économie et a encouragé sa poursuite.

Le Cardinal O'Malley a présenté le travail de la Commission pontificale pour la protection des mineurs et de ses groupes de travail, notamment sur le développement de programmes d'éducation et de formation, l'assistance aux Conférences épiscopales pour la rédaction de leurs lignes directrices.


Dans la matinée du samedi, le Conseil a établi le calendrier des prochaines réunions et l'ordre du jour indicatif de celle des 8 et 9 février prochains. Les suivante pour 2016 sont fixées aux 11 - 13 avril, 6 - 8 juin, 12 - 14 septembre et 12 - 14 décembre.

Audiences


Cité du Vatican, 14 décembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin Mgr.Christophe Pierre, Nonce apostolique au Mexique.


Autres actes pontificaux


Cité du Vatican, 12 décembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Vito Rallo, Nonce apostolique au Maroc.



vendredi 11 décembre 2015

Rescrit relatif au nouveau procès en nullité matrimoniale


Cité du Vatican, 11 décembre 2015 (VIS). Le 7 décembre le Saint-Père a signé le rescrit suivant, relatif à la mise en oeuvre et au respect de la nouvelle législation canonique en matière de nullité matrimoniale.

L'entrée en vigueur, en heureuse coïncidence avec l'ouverture du Jubilé de la Miséricorde, des Motu Proprio Mitis Iudex Dominus Iesus et Mitis et Misericors Iesus (15 août dernier), destinés à mettre en œuvre la justice et la miséricorde quant à la vérité du lien des personnes en échec matrimonial, nécessite notamment l'harmonisation des nouvelles procédures avec les normes propres à la Rote Romaine, dans l'attente de leur réforme. Le récent Synode des évêques a fortement encouragé l'Eglise à se pencher sur ses enfants les plus fragiles, marqués par l'amour blessé et perdu, et auxquels il fayt redonner confiance et espérance. Les lois qui entrent en vigueur veulent montrer la proximité de l'Eglise envers les familles blessées, en souhaitant que ceux qui vivent le drame de l'échec conjugal bénéficient de l'action réparatrice du Christ par le biais des structures ecclésiastiques... En reconnaissant à la Rote, outre son Munus propre d'être l'appel ordinaire du Siège apostolique, son rôle de tutelle de l'unité de la jurisprudence et d'assistance à la formation permanente des agents pastoraux dans les tribunaux des Eglises locales, je décrète ce qui suit:

La réforme des procédures en matière matrimoniale abroge ou déroge toute loi ou norme qui lui serait contraire, qu'elle soit générale, particulière ou spéciale, même si elle aurait été approuvé spécifiquement, comme par exemple Qua Cura de Pie XI.

Dans les causes de nullités présentées au Tribunal de la Rote Romaine,
1.Le doute sera fixé selon l'ancienne formule: An constet de matrimonii nullitate, in casu.
2.Les décisions de la Rote en matière de nullité, sentences comme décrets, sont sans appel.
3.Si une des parties a contracté un nouveau mariage, à moins qu'il s'agisse d'une injustice manifeste de la décision, le recours à la Rote pour Nova causae propositio
n'est pas recevable.
4.Le Doyen de la Rote dispose du pouvoir de dispense pour grave défaut des critères du procès devant ce tribunal.
5.A la demande des Patriarches des Eglises orientales, la compétence sur les causes iurium liée aux causes matrimoniales soumises en appel à la Rote sont délégués aux tribunaux territoriaux.
6.La Rote Romaine juge les causes selon la gratuité évangélique, fournissant une défense ex officio, étant pour les fidèles aisés l'obligation morale de verser des honoraires en faveur de plus pauvres.


Puissent les fidèles, les plus touchés et les plus malheureux, considérer l'Eglise, nouvelle Jérusalem, comme paix de la justice et gloire de la piété, et d'y être accueillis de nouveaux à bras ouverts. 

Eclaircissements du Doyen de la Rote


Cité du Vatican, 11 novembre 2015 (VIS). Le Doyen du Tribunal de la Rote Romaine, Mgr.Pio Vito Pinto, a commenté dans la note reproduite (à publier cet après-midi dans L'Osservatore Romano) le Rescrit du Pape François:

A l'ouverture du Synode ordinaire, le Cardinal Erdö avait souligné l'un des principaux objectifs de ces assises. Le Rapporteur général avait en fait déclaré que si, en vertu du sacrement de mariage, la famille chrétienne devient un bien pour l'Eglise, son insertion dans le tissu de l'Eglise lui est bénéfique puisque aidée spirituellement par la communauté...à maintenir le mariage et à discerner obligations respectives comme manquements. Il était clair pour les pères du Synode comment la réalité et de la mission de l'Eglise sont définies par Jésus-Christ. L'Eglise, qui n'est pas composée de parfaits, est une communauté de fidèles qui se reconnaissent pécheurs et ont besoin de la conversion, point de force de l'ecclésiologie du Pape François. Le Synode a dit que le grand nombre de fidèles blessés par l'échec de leur mariage, et qui ont du mal à adhérer ou pratiquer la foi...ne sont pas un fardeau mais une opportunité pour l'Eglise... Une fois réconciliés et guéris, ils deviendront de vrais missionnaires de la beauté du sacrement du mariage et de la famille chrétienne.

Le rescrit du Saint-Père sur le processus de réforme introduite par le double Motu Proprio montre clairement que la réforme juridique est parfaitement cohérente avec la vision ecclésiologique de son pontificat, comme il l'a lui-même clairement démontré dans ses actes des dernières semaines... Dans l'homélie de la messe d'ouverture de l'année jubilaire, il a indiqué la pleine réalisation du concile Vatican II: Une vraie rencontre entre l'Eglise et les hommes de notre temps, une rencontre marquée par la puissance de l'Esprit qui a poussé son Eglise à sortir du marasme où elle était depuis longtemps enfermé, et à relever avec enthousiasme le voyage missionnaire... C'est sur cette base ecclésiologique que repose le rescrit papal qui publié aujourd'hui pour garantir l'interprétation des deux nouveaux Motu Proprio... Dans le premier, parce que toute loi de portée historique, en l'occurrence la réforme du procès en nullité matrimoniale, rencontre une résistance compréhensible, le Pape a voulu souligner, comme il l'avait fait Jean-Paul II lors de la promulgation du code de droit canonique de 1983, que la loi promulguée exige le respect. Le rescrit d'aujourd'hui...obéit à la loi suprême qu'est le salut des âmes, dont le Successeur de Pierre est le premier maître et serviteur. La deuxième partie du Rescrit se rapporte spécifiquement à la Rote Romaine, qui a toujours défendu le principe de sagesse dans ses décisions judiciaires... C'est un retour à la formule du doute spécifique, par exemple l'exclusion des enfants, qui manifeste...la préoccupation pour la justice à la double sacralité: Tout d'abord la défense de la vérité intrinsèque du lien de mariage, ensuite le droit du fidèle de recevoir de l'Eglise la libre déclaration de vérité sollicitée.


Autres actes pontificaux


Cité du Vatican, 11 décembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a:

Accepté pour limite d'âge la renonciation de Mgr.Rutilio del Riego Jánez à l'office d'Auxiliaire de l'Evêque de San Bernardino (USA).

Nommé Mgr.Rolf Steinhäuser, Auxiliaire de l'Archevêque de Cologne (Allemagne). L'Evêque élu, né en 1952 à Köln (Cologne, Allemagne) et ordonné prêtre en 1977, était jusqu'ici Directeur de la maison pour exercices spirituels Edith Stein et Responsable diocésain pour la nouvelle évangélisation. Il a occupé diverses responsabilités diocésaines, a été curé de paroisse et doyen de secteur, chanoine métropolitain.

Confirmé l'érection de l'éparchie ukrainienne de Kamyanets - Podilskyi (Ukraine), avec territoire démembré de celui de l'archi-éparchie de Ternopil - Zboriv (Ukraine), dont elle devient suffragante.


jeudi 10 décembre 2015

Conseil des Cardinaux


Cité du Vatican, 10 décembre 2015 (VIS). Ce matin s'est ouverte en présence du Saint-Père la XIX réunion du Conseil des Cardinaux. Ses sessions s'achèveront samedi 12 décembre.



Décès des Cardinaux Furno et Terrazas Sandoval


Cité du Vatican, 10 novembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a fait parvenir des télégrammes de condoléances à la suite du décès du Cardinal Carlo Furno (italien, 91 ans), Grand Maître émérite de l'Ordre équestre du St.Sépulcre de Jérusalem, et de celui du Cardinal Julio Terrazas Sandoval, Archevêque émérite de Santa Cruz de la Sierra (bolivien, 79 ans). Dans le premier il rappelle que le défunt fut Nonce apostolique puis Archiprêtre de Ste.Marie Majeure, le confiant à la garde de la Salus Populi Romani. Dans le second il évoque son long ministère épiscopal, ayant placé sa vie au service de l'Evangile, de la justice et de la paix.


Visites en Italie repoussées


Cité du Vatican, 10 décembre 2015 (VIS). A cause de l'accumulation des rendez-vous jubilaires les visites pastorales du Saint-Père en Italie sont repoussées. La visite prévue à Milan le 7 mai prochain aura lieu en 2017. Le Cardinal Archevêque Scola a souligné que ce sera pour le Pape l'occasion de conclure la visite pastorale diocésaine.

Présentation de "Les dons et l'appel de Dieu sont irrévocables"


Cité du Vatican, 10 décembre 2015 (VIS). Ce matin près la Salle de Presse le Cardinal Kurt Koch, Président de la Commission pour les relations avec le Judaïsme, a présidé la présentation du document intitulé "Les dons et l'appel de Dieu sont irrévocables". Il s'agit d'une réflexion théologique relative au dialogue entre juifs et catholiques, à cinquante de Nostra Aetate. Le Cardinal était accompagné du Rabbin David Rosen (American Jewish Committee), du Prof.Edward Kesseler (GB) et du P.Norbert Hoffmann, SDB, Secrétaire du dicastère. Il a d'abord rappelé que, à l'initiative du Pape, l'audience générale du 28 octobre avait été réservée à l'anniversaire de la déclaration conciliaire Nostra Aetate et ouverte aux représentants de plusieurs religions. Pour la Commission, a-t-il précisé, l'anniversaire est une excellente occasion de proposer un nouveau document qui, reprenant les principes théologiques du quatrième point du texte conciliaire, les approfondit là où ils intéressent les relations avec le judaïsme. Le nouveau document, qui est strictement théologique, est le premier élaboré par la Commission établie par Paul VI en 1974. Les précédents abordaient des questions pratiques: Orientations et suggestions pour l'application de Nostra Aetate, et Pour une présentation juste des juifs et du judaïsme (1985), et Nous nous souvenons, une réflexion sur la Shoah (1998). Après s'être félicité des progrès obtenus dans le dialogue avec le judaïsme, le Cardinal Koch a tenu à souligner que la réflexion présentée constituait un départ étant donné que de nombreuses questions de nature théologique demeurent ouverte à la recherches.

Ensuite le Rabbin Rosen a affirmé que le document permettait aussi d'apprécier et de respecter l'auto-compréhension du judaïsme et de la place de la Torah dans la vie du peuple juif. Puis que la lecture de la lecture juive de la Bible est distincte de la chrétienne, alors même que la Commission biblique pontificale en reconnaît l'intégrité. Si le nouveau texte reflète la théologie catholique, pour comprendre le peuple juif il est nécessaire de prendre en compte la place essentielle de la terre d'Israël où se déroule sa vie historique et religieuse jusqu'à nos jours. Il est ainsi important qu'après Nostra Aetate et l'établissement de relations religieuses on soit passé aux relations diplomatiques entre Israël et le Saint-Siège. Le premier article de l'Accord fondamental reconnaît ce lien, confirmé par les voyages des papes en Terre Sainte et la constitution d'une Commission bilatérale impliquant le Grand Rabbinat d'Israël. Enfin la référence à la paix en Terre Sainte partagée entre juifs et catholiques est importante dans la mesure où l'Eglise joue un grand rôle pour y parvenir. D'autant plus après que le Pape François ait institué une prière pour la paix. On ne peut qu'espérer de nouvelles initiatives permettant à la religion d'accroître son rôle positif dans la résolution des conflits.



Réflexion théologique sur les rapports entre juifs et catholiques


Cité du Vatican, 10 décembre 2015 (VIS). La Commission pour les relations avec le judaïsme publie le document "Les dons et l'appel de Dieu sont irrévocables", à cinquante ans de la déclaration Nostra Aetate. Ce texte s'articule en une préface et sept chapitres: Bref historique de l’impact de Nostra Aetate durant les cinquante dernières années, Statut théologique spécial du dialogue juif-catholique, La Révélation dans l’histoire comme Parole de Dieu dans le judaïsme et dans le christianisme, Rapport entre Ancien et Nouveau Testament et Ancienne et Nouvelle Alliance, Universalité du salut en Jésus-Christ et Alliance non révoquée de Dieu avec Israël, Le mandat de l’Eglise d’évangéliser par rapport au judaïsme, Objectifs du dialogue avec le judaïsme.

Il y a cinquante ans, lit-on dans la préface, "le concile Vatican II promulguait la déclaration Nostra Aetate. L’article 4 de cette déclaration inscrit les rapports entre l’Église catholique et le peuple juif dans un nouveau cadre théologique. Les réflexions qui vont suivre jettent un regard en arrière plein de gratitude sur les progrès réalisés au cours des dernières décennies dans les rapports juifs-catholiques, tout en s’efforçant de leur donner une nouvelle impulsion pour l’avenir. Après avoir souligné le statut tout à fait spécial de ces rapports dans le cadre plus général du dialogue inter-religieux, on examinera diverses questions théologiques telles que l’importance de la Révélation, le rapport entre Ancienne et Nouvelle Alliance, le rapport entre universalité du salut en Jésus-Christ et affirmation que l’Alliance de Dieu avec Israël n’a jamais été révoquée, et le mandat de l’Eglise d’évangéliser en relation avec le judaïsme. Ce document présente les réflexions des catholiques sur toutes ces questions en les situant dans une perspective théologique afin qu’elles puissent faire l’objet d’un approfondissement de la part des membres des deux traditions de foi. Il ne s’agit ni d’un document magistériel, ni d’un enseignement doctrinal de l’Eglise catholique, mais d’une réflexion préparée par la Commission pour les relations religieuses avec le judaïsme sur quelques-unes des questions théologiques courantes développées depuis Vatican II. Ce document se propose comme point de départ d’un approfondissement de la pensée théologique destiné à enrichir et à intensifier la dimension théologique du dialogue juif-catholique.

Durant ce demi siècle de grands progrès ont été accomplis dans le dialogue, jusqu'à créer un profond climat d'amitié. Pour la première fois a été défini dans une déclaration conciliaire la position théologique de l'Eglise catholique devant le judaïsme, ce qui a eu différents niveaux d'impact.

Ce dialogue théologique est totalement différent de ceux conduits avec d'autres religions, du fait des racines hébraïque du christianisme. Jésus ne peut être perçu que dans le monde juif de son temps.

Dieu s'est révélé dans la Parole, par laquelle il s'adresse aux hommes. Pour les juifs elle est constituée par la Torah et elle s'incarne en Jésus, même si la Parole est unique et indivisible. Elle réclame des hommes une réponse qui leur permette de vivre leur relation à Dieu.

Antique et Nouveau Testament ne font qu'un, même s'ils sont interprétés de façon diverses. Pour les chrétiens l'Ancien Testament est perçu, lu et interprété à la lumière du Nouveau. La nouvelle Alliance doit être considérée comme l'accomplissement des promesses de la première.

Par la mort et la résurrection de Jésus-Christ tous les hommes sont sauvés. Même si les juifs ne le voient pas en rédempteur universel, ils font partie du salut selon l'insondable volonté de Dieu.

Même si les catholique placent leur foi en Jésus-Christ, ils s'abstiennent de toute tentative de conversion ou de mission envers les juifs car l'Eglise ne programme aucune action prosélyte envers les juifs.

Dans leur dialogue fraternels juifs et catholiques doivent toujours mieux apprendre à oeuvrer ensemble pour la justice et la paix, la sauvegarde de la création, contre l'antisémitisme. Ils doivent agir ensemble das le domaine humanitaire et caritatif, afin d'être ensemble une bénédiction pour le monde.

Pour lire le document intégral:



mercredi 9 décembre 2015

Briller comme des flambeaux de la miséricorde de Dieu dans le monde


Cité du Vatican, 9 décembre 2015 (VIS). Le Pape François a consacré la première audience générale de l'Année sainte à s'interroger sur le pourquoi du Jubilé de la miséricorde. L'Eglise a besoin de ce moment extraordinaire, a-t-il expliqué. "A notre époque de profonds changements, l'Eglise est appelée à offrir sa contribution particulière en rendant visibles les signes de la présence et de la proximité de Dieu. Le Jubilé est un temps favorable pour nous tous, parce qu'en contemplant la divine miséricorde qui dépasse toute limite humaine et resplendit sur l'obscurité du péché, nous pouvons devenir des témoins plus convaincus et efficaces... Célébrer un Jubilé de la Miséricorde signifie mettre de nouveau au centre de notre vie personnelle et de nos communautés la spécificité de la foi chrétienne... Cette Année sainte nous est offerte pour expérimenter dans notre vie le toucher doux et suave du pardon de Dieu, sa présence à nos côtés et sa proximité surtout dans les moments où l'on en a le plus besoin... En somme, ce Jubilé est un moment privilégié pour que l'Eglise apprenne à choisir uniquement ce qui plaît le plus à Dieu... Pardonner à ses enfants, avoir de la compassion pour eux, afin qu'eux aussi puissent, à leur tour, pardonner à leurs frères, en brillant comme des flambeaux de la miséricorde de Dieu dans le monde... le Jubilé sera un temps favorable pour l'Eglise, si nous apprenons à choisir ce qui plaît le plus à Dieu, sans céder à la tentation de penser qu'il existe autre chose de plus important ou prioritaire. Rien n'est plus important que de choisir ce qui plaît le plus à Dieu, sa miséricorde!''.


Puis il a aussi souligné la nécessité d'œuvrer pour le renouvellement des institutions et des structures de l'Eglise, “qui doit nous conduire à faire l'expérience vivante et vivifiante de la miséricorde de Dieu, qui seule peut garantir à l'Eglise d'être cette ville située sur une montagne et qui ne peut rester cachée. Si nous devions, même un seul instant, oublier que la miséricorde est ce qui plaît le plus à Dieu, chacun de nos efforts serait vain, parce que nous deviendrions esclaves de nos institutions et de nos structures, toutes renouvelées qu'elles soient''. L'objectif que l'Eglise se pose en cette Année sainte est d' ''éprouver fortement en nous la joie d'avoir été retrouvés par Jésus, qui comme Bon Pasteur est venu nous chercher parce que nous nous étions perdus... Nous renforcerons ainsi en nous la certitude que la miséricorde peut contribuer réellement à l'édification d'un monde plus humain. A notre époque, en particulier, où le pardon est un hôte rare dans les milieux de la vie humaine, le rappel à la miséricorde se fait partout plus pressant: dans la société, dans les institutions, dans le travail et aussi dans la famille''. Avant de conclure, il a ajouté qu'il existe bien d'autres besoins urgents avant la miséricorde, mais ''les motifs d'amour propre qui rendent la miséricorde étrangère dans le monde, sont si nombreux que souvent nous ne sommes plus en mesure de les reconnaître comme limites et comme péché. Voilà pourquoi, il est nécessaire de reconnaître que nous sommes pécheurs, pour renforcer en nous la certitude de la miséricorde divine''.

La miséricorde avant de juger


Cité du Vatican, 8 décembre 2015 (VIS). Ce matin Place St.Pierre, le Pape a célébrée la messe de la solennité de l’Immaculée Conception, qui a correspondu à l'ouverture de l'Année sainte extraordinaire de la Miséricorde et au cinquantième anniversaire de la clôture du concile Vatican II. Voici l'homélie prononcée par le Saint-Père avant le rite de l'ouverture de la Porte Sainte. Après avoir rappelé avoir ouvert une Porte Sainte de la Miséricorde le 30 novembre en la cathédrale de Bangui, il a souligné la portée hautement symbolique du geste et d'un franchissement, accompli à la lumière de la Parole de Dieu, qui place au premier plan le primat de la grâce. Les lectures, a-t-il poursuivi, renvoient au propos que l’Ange Gabriel adressa à une jeune fille, surprise et troublée, indiquant le mystère qui l’envelopperait: Je te salue, toi qui est comblée de grâce. "La Vierge Marie est d'abord appelée à se réjouir de ce que le Seigneur a accompli en elle. La grâce de Dieu l’a enveloppée, la rendant digne de devenir mère du Christ. Lorsque Gabriel entre dans sa maison, le mystère le plus profond qui va au-delà de toute capacité de la raison, devient pour elle motif de joie, motif de foi, motif d’abandon à la parole qui lui est révélée. La plénitude de la grâce est en mesure de transformer le cœur, et le rend capable d’accomplir un acte tellement grand qu’il change l’histoire de l’humanité. La fête de l’Immaculée exprime la grandeur de l’amour de Dieu. Il est non seulement celui qui pardonne le péché, mais en Marie, il va jusqu’à prévenir la faute originelle, que tout homme porte en lui en entrant dans ce monde. C’est l’amour de Dieu qui devance, qui anticipe et qui sauve. Le début de l’histoire du péché dans le jardin de l’Eden se conclut dans le projet d’un amour qui sauve. Les paroles de la Genèse renvoient à l’expérience quotidienne que nous découvrons dans notre existence personnelle. Il y a toujours la tentation de la désobéissance qui s’exprime dans le fait de vouloir envisager notre vie indépendamment de la volonté de Dieu. C’est cela l’inimitié qui tente continuellement la vie des hommes pour les opposer au dessein de Dieu. Pourtant, même l’histoire du péché n’est compréhensible qu’à la lumière de l’amour qui pardonne. Le péché se comprend seulement sous cette lumière. Si tout restait cantonné au péché, nous serions les plus désespérées des créatures, alors que la promesse de la victoire de l’amour du Christ enferme tout dans la miséricorde du Père. La Parole de Dieu que nous avons entendue ne laisse pas de doute à ce sujet. La Vierge Immaculée est devant nous un témoin privilégié de cette promesse et de son accomplissement".

"Cette Année jubilaire extraordinaire est aussi un don de grâce. Entrer par cette Porte signifie découvrir la profondeur de la miséricorde du Père qui nous accueille tous et va à la rencontre de chacun personnellement. C’est Lui qui nous cherche! C’est lui qui vient à notre rencontre. Ce sera une année pour grandir dans la conviction de la miséricorde. Que de tort est fait à Dieu et à sa grâce lorsqu’on affirme avant tout que les péchés sont punis par son jugement, sans mettre en avant au contraire qu’ils sont pardonnés par sa miséricorde. Oui,nous devons faire passer la miséricorde avant le jugement, et dans tous les cas le jugement de Dieu sera toujours à la lumière de sa miséricorde. Traverser la Porte Sainte nous fait donc nous sentir participants de ce mystère d’amour, de tendresse. Abandonnons toute forme de peur et de crainte, parce que cela ne sied pas à celui qui est aimé. Vivons plutôt la joie de la rencontre avec la grâce qui transforme tout".
"Aujourd’hui, ici à Rome et dans tous les diocèses du monde, en franchissant la Porte Sainte, nous voulons aussi rappeler une autre porte que, il y a cinquante ans, les pères du concile Vatican II ont ouverte vers le monde. Cette échéance ne peut pas être rappelée seulement pour la richesse des documents produits, qui jusqu’à nos jours permettent de vérifier le grand progrès accompli dans la foi. Mais, en premier lieu, le Concile a été une rencontre. Une véritable rencontre entre l’Eglise et les hommes de notre temps. Une rencontre marquée par la force de l’Esprit qui poussait son Eglise à sortir des obstacles qui pendant de nombreuses années l’avaient refermée sur elle-même, pour reprendre avec enthousiasme le chemin missionnaire. C’était la reprise d’un parcours pour aller à la rencontre de tout homme là où il vit... Partout où il y a une personne, l’Eglise est appelée à la rejoindre pour lui apporter la joie de l’Evangile et pour apporter la miséricorde et le pardon de Dieu. Une poussée missionnaire, donc, qu’après ces décennies nous reprenons avec la même force et le même enthousiasme. Le Jubilé nous provoque à cette ouverture et nous oblige à ne pas négliger l’esprit qui a jailli de Vatican II, celui du Samaritain, comme l’a rappelé le bienheureux Paul VI lors de la conclusion du Concile. Franchir la Porte Sainte nous engage à faire nôtre la miséricorde du Bon Samaritain".


Après la communion, le Saint-Père et les concélébrants se sont rendus en procession dans le portique de la basilique, où se trouvait Benoît XVI qu'il a salué et invité à passer la Porte Sainte à sa suite. Le Pape François a procédé au rite de l'ouverture de la Porte en prononçant la phrase du psaume 117, Ouvrez-moi les portes de la justice, et la procession liturgique est entrée dans la basilique pour aller conclure la messe devant la Confession. L'Année sainte de la miséricorde est le premier jubilé extraordinaire du XXI siècle. Au siècle dernier, il y eu le jubilé de 1933 (Pie XI) pour le dix-neuvième centenaire de la mort et résurrection du Christ, celui de 1966 (Paul VI) consacré au Concile, et en 1983 (Jean-Paul II) l'Année de la Rédemption pour ses 1950 ans.  

Angélus de l'Immaculée


Cité du Vatican, 8 décembre 2015 (VIS). Après la messe marquant l'ouverture de l'Année sainte extraordinaire, le Pape a récité l'angélus, indiquant que si Marie est notre semblable dans la souffrance elle ne l'est pas face au mal et au péché. "L'immaculée conception signifie que Marie fut la première personne sauvée par l'infinie miséricorde de Dieu...ce pour quoi elle est devenue l'image sublime de la divine miséricorde qui a vaincu le péché... Nous sommes invités à reconnaître l'aube d'un monde nouveau, transformé par l'œuvre salvifique du Père, du Fils et de l'Esprit. L'aube de la nouvelle création est mise en oeuvre par la miséricorde divine... Cette fête signifiait deux choses, d'abord accepter pleinement Dieu et sa grâce miséricordieuse dans nos vies, ensuite nous transformer en agents de la miséricorde en vivant d'une manière évangélique. La fête de l'Immaculée nous englobe tous si nos oui quotidiens nous permettent de surmonter notre égoïsme et de rendre plus heureuse la vie de nos frères. Donnons leur de l'espoir en essuyant leurs larmes et en leur apportant de la joie. A l'imitation de Marie, nous sommes appelés à être des porteurs du Christ et des témoins de son amour... Pour ce soyons d'abord attentifs à ceux qui sont privilégiés aux yeux de Jésus... La fête de l'Immaculée porte aussi un message général, le rappel de ce que notre vie est un cadeau tout en miséricorde... Que la Sainte Vierge, la première des sauvés, modèle de l'Eglise, l'épouse immaculée aimée par le Seigneur, nous aide à toujours mieux découvrir la miséricorde divine... Elle est ce qui distingue le chrétien. Un chrétien qui ne serait pas miséricordieux serait incohérent, puisqu'il ne comprendrait pas Dieu qui se reconnaît à la miséricorde. Tel est le mot clef de l'Evangile. Il est la caractéristique fondamentale du Christ...qui va à la rencontre de tous, qui guérit les malades, qui s'assied à la table avec les pécheurs, qui surtout pardonne cloué sur la croix, pardonner. Tel est le visage de la miséricorde de Dieu. N'ayez pas peur, laissez vous envelopper dans la miséricorde de Dieu et le pardon. Rien est plus doux que la miséricorde''.

Hommage à la colonne de l'Immaculée


Cité du Vatican, 8 décembre 2015 (VIS). Vers 16 h, en la fête de l'Immaculée, le Saint-Père s'est rendu à la colonne de l'Immaculée dressée Place d'Espagne, au pied de laquelle il a fait déposer la traditionnelle gerbe de fleurs. Après un moment de recueillement, il a lu la prière qu'il a lui même composée pour l'occasion:

''Vierge Marie, en cette fête de ton immaculée conception, je viens te présenter l'hommage de la foi et de l'amour du peuple saint de Dieu vivant dans cette ville et dans ce diocèse. Je viens au nom des familles, avec leurs joies et les difficultés, des enfants et des jeunes ouverts à la vie, des personnes âgées, chargées d'ans et d'expérience. En particulier, je viens à toi, au nom des malades, des prisonniers, et de tous ceux dont le chemin est difficile. Je viens en tant que pasteur également au nom de ceux qui, arrivés de terres lointaines, sont à la recherche de la paix et de travail''.

"Sous ton manteau, Mère de la Miséricorde, il y a de la place pour tout le monde. Ton cœur est rempli de tendresse pour tous tes enfants. La tendresse de Dieu s'est incarnée en toi, faisant de nous des frères de Jésus, le Sauveur de chaque homme et femme. En te regardant, Mère Immaculée, nous reconnaissons la victoire de la miséricorde divine sur le péché et ses conséquences. Ainsi se rallume en nous l'espoir d'une vie meilleure, libre de l'esclavage, de rancoeur et de peur''.

''Aujourd'hui, ici, au cœur de Rome, on entend ta voix maternelle qui nous appelle à cheminer vers la porte qui représente le Christ. Tu dis au monde de s'approcher en confiance: Venez recevoir le don de la Miséricorde. N'ayez pas avoir peur, n'ayez pas honte. Le Père nous attend à bras ouverts pour nous pardonner et nous recevoir dans sa demeure. Venez tous à la source de la paix et de joie''.

"Mère Immaculée je te remercie, parce que sur ce chemin de réconciliation tu ne nous laisse pas seuls. Tu nous accompagne, tu nous nous est proche, tu nous soutient dans chacune de nos difficultés. Que Dieu te bénisse maintenant et à jamais''.


Après quoi il a gagné la Basilique Ste.Marie Majeure pour y vénérer l'antique icône mariale Salus Populi Romani. A sa sortie les cloches ont carillonné pour le saluer et marquer le dernier acte de cette journée inaugurale de l'Année sainte extraordinaire. Le Saint-Père reviendra le 1 janvier pour ouvrir la Porte sainte de cette basilique.

Adoption par Moneyval du second Progress Report du Saint-Siège


Cité du Vatican, 9 décembre 2015 (VIS). Hier à Strasbourg, en présence du chef de la délégation Mgr.Camilleri, le Comité Moneyval a approuvé le second Progress Report du Saint-Siège et Etat de la Cité du Vatican qui, après le Mutual Evaluation Report de 2012 et le Progress Report de 2013, marque une nouvelle étape dans le renforcement du dispositif de prévention du recyclage et du financement du terrorisme. Cette approbation confirme que le Saint-Siège a mis en place un système efficace et durable à cette fin.

Autres actes pontificaux


Cité du Vatican, 8 décembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a:

Accepté pour limite d'âge la renonciation de Mgr.Heinrich Mussinghof à la charge pastorale du diocèse de Aachen (Allemagne).

Accepté pour limite d'âge la renonciation de Mgr.Paul Darmanin, OFM.Cap, à la charge pastorale du diocèse de Garissa (Kenya). Lui succède son Coadjuteur, Mgr.Joseph Alessandro, OFM.Cap.



Copyright © VIS - Vatican Information Service