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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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vendredi 14 septembre 2007

AUTRES ACTES PONTIFICAUX


CITE DU VATICAN, 14 SEP 2007 (VIS). Le Saint-Père a nommé le P.Séamus Freeman, SAC, Evêque d'Ossory (superficie: 1.972, population: 88.442, catholiques: 84.053, prêtres: 96, religieux: 299), en Irlande. L'Evêque élu, né en 1944 à Mullinahone (Irlande), a émis ses voeux religieux en 1965 et a été ordonné prêtre en 1971. Jusqu'ici Curé de la paroisse St.Vincent Pallotti de Pietralata (Rome), il succède à Mgr.Laurence Forristal, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.
NER:RE/.../FREEMAN:FORRISTAL                                              VIS 20070914 (90)


AUDIENCES

CITE DU VATICAN, 14 SEP 2007 (VIS). A Castelgandolfo ce matin, le Saint-Père a reçu en audiences séparées:

-SB le Cardinal Nasrallah Pierre Sfeir, Patriarche d'Antioche des Maronites (Liban).

-Le Cardinal Zenon Grocholewski, Préfet de la Congrégation pour l'éducation catholique.

-Le Cardinal James Francis Stafford, Grand Pénitencier.
AP/.../...                                                   VIS 20070914 (50)

VISITE DU PRESIDENT SOUDANAIS


CITE DU VATICAN, 14 SEP 2007 (VIS). Benoît XVI a reçu ce matin le chef de l'Etat soudanais, M.Omar Hassan Ahmed El-Bashir, qui a ensuite rencontré Mgr.Dominique Mamberti, Secrétaire pour les rapports avec les états, qui était Nonce à Khartoum l'an dernier encore. La Salle-de-Presse du Saint-Siège a diffusé en début d'après-midi le communiqué suivant:

  "Les entretiens ont été centrés sur la situation politique et religieuse du Soudan, à la lumière tout particulièrement de l'Accord de paix sur le Darfour. C'est ainsi que l'ouverture, en Libye le 27 octobre, de nouvelles négociations en vue de la pacification du Darfour a été jugée très importante. Le Saint-Siège met beaucoup d'espoirs dans leur réussite, qui mettrait fin aux souffrances et à l'insécurité dans laquelle se trouvent les populations, permettrait de leur assurer l'assistance à laquelle elles ont droit mais aussi d'engager des opérations de développement. Le caractère régional de la crise du Darfour a également été évoqué".

  "D'autres sujet d'intérêt commun ont été abordés, tels la défense de la vie et de la famille, le respect et le développement des droits humains, notamment le droit fondamental à la liberté religieuse. On a aussi souligné l'importance du dialogue interreligieux et de la collaboration entre croyants des diverses religions, en particulier entre musulmans et chrétiens, pour la promotion de la paix et du bien commun. La contribution de l'Eglise catholique et de ses institutions à la société soudanaise, notamment en matière éducative, a également été rappelée".
OP/VISITE PRESIDENT SOUDAN/...                             VIS 20070914 (250)


A PROPOS D'ALIMENTATION ARTIFICIELLE


CITE DU VATICAN, 14 SEP 2007 (VIS). Aujourd'hui ont été publiées les réponses de la Congrégation pour la doctrine de la foi aux questions de la Conférence épiscopale des Etats-Unis d'Amérique relatives à l'alimentation et à l'hydratation artificielles, approuvées par le Saint-Père. L'original latin est accompagné des versions allemande, anglaise, espagnole, française, italienne, polonaise et portugaise:

  "Première question. L'administration de nourriture et d'eau (par des voies naturelles ou artificielles) au patient en état végétatif, à moins que ces aliments ne puissent pas être assimilés par le corps du patient ou qu'ils ne puissent pas lui être administrés sans causer une privation grave sur le plan physique, est-elle moralement obligatoire?".

  "Réponse. Oui, l'administration de nourriture et d'eau, même par des voies artificielles, est en règle générale un moyen ordinaire et proportionné de maintien de la vie. Elle est donc obligatoire dans la mesure et jusqu'au moment où elle montre qu'elle atteint sa finalité propre, qui consiste à hydrater et à nourrir le patient. On évite de la sorte les souffrances et la mort dues à l'inanition et à la déshydratation".

  "Seconde question. Peut-on interrompre la nourriture et l'hydratation fournies par voies artificielles à un patient en état végétatif permanent, lorsque des médecins compétents jugent avec la certitude morale que le patient ne reprendra jamais conscience?".

  "Réponse. Non, un patient en état végétatif permanent étant une personne, avec sa dignité humaine fondamentale, à laquelle on doit donc procurer les soins ordinaires et proportionnés, qui comprennent, en règle générale, l'administration d'eau et de nourriture, même par voies artificielles".

  Le commentaire d'accompagnement du document précise qu'en "affirmant que l'administration de nourriture et d'eau est moralement obligatoire en règle générale, la Congrégation n'exclut pas que, dans certaines régions très isolées et extrêmement pauvres, l'alimentation et l'hydratation artificielles ne puissent être matériellement possibles (Ad Impossibilia Nemo Tenetur). Toutefois demeure l'obligation d'offrir les soins minimaux disponibles et de procurer, si possible, les moyens nécessaires pour un soutien vital convenable. Par ailleurs, on n'exclut pas que, en cas de complications, le patient ne réussisse pas à assimiler la nourriture et la boisson; leur administration devient alors totalement inutile. Enfin, on n'écarte pas de manière absolue la possibilité que, dans quelques rares cas, l'alimentation et l'hydratation artificielles puissent comporter pour le patient une excessive pénibilité ou une privation grave au plan physique lié, par exemple, à des complications dans l'emploi d'instruments".

  "Ces cas exceptionnels -poursuit la Note- n'enlèvent cependant rien au critère éthique général, selon lequel l'administration d'eau et de nourriture, même par des voies artificielles, représente toujours un moyen naturel de conservation de la vie et non un traitement thérapeutique. Son emploi devra donc être considéré comme ordinaire et proportionné, même lorsque l'état végétatif se prolonge".
CDF/ALIMENTATION ARTIFICIELLE/EVEQUES USA                                    VIS 20070914 (460)


jeudi 13 septembre 2007

FAMILLES FORTES ET SOCIETES FORTES


CITE DU VATICAN, 13 SEP 2007 (VIS). Ce matin à Castelgandolfo, Benoît XVI a reçu les lettres de créances de M.Jozef Dravecky, le nouvel Ambassadeur de Slovaquie, devant lequel il a d'abord salué le 15 anniversaire des relations diplomatiques de ce pays avec le Saint-Siège. Puis le Pape a remercié le diplomate pour l'engagement de son gouvernement de ratifier les quatre points de l'Accord signé en 2000, relatifs "à l'objection de conscience et au financement des activités de l'Eglise". Les points déjà ratifiés concernent la cure spirituelle des fidèles dans les forces armées et l'enseignement catholique.

  A propos d'éducation, le Saint-Père a rappelé combien il est important que "l'Etat garantisse à l'Eglise la liberté d'enseigner et de gérer ses écoles, et aux parents le droit de choisir des établissements assurant la formation chrétienne de leurs enfants... Une solide éducation englobant toutes les dimensions de la personne, notamment religieuse et spirituelle, est de l'intérêt tant de l'Etat que de l'Eglise. Les jeunes peuvent ainsi se préparer à leurs devoirs civiques".

  "La famille -a ajouté le Pape- est le premier lieu où l'on apprend l'amour et où l'on cultive la responsabilité, la générosité et la fraternité. Les familles fortes se fondent sur des mariages forts, les sociétés fortes sur des familles fortes. Toute communauté sociale doit être en mesure de développer des politiques socio-économiques capables d'aider les jeunes mariés et de faciliter la formation de familles".

  Puis le Saint-Père a rappelé que l'Etat "ne peut rester indifférent au mariage, institution qu'il a le devoir de reconnaître, respecter et aider en tant qu'union stable entre un homme et une femme désireux de choisir l'amour et la fidélité pour la vie".

  "Le riche héritage culturel et spirituel de la Slovaquie constitue une avantage pour revitaliser l'âme de l'Europe", a ajouté Benoît XVI, qui a dit aussi que le droit à la vie, la liberté religieuse et le choix caritatif sont "des valeurs essentielles indispensables pour bâtir une Union Européenne pacifique et juste".

  Le Pape a conclu en espérant que le 1150 anniversaire des saints Cyrille et Méthode renforce la volonté de "la Slovaquie de témoigner de ces valeurs spirituelles, de manière à inspirer les autres pays de l'Union dans le renforcement de l'intégration européenne dans la diversité, le respect de la souveraineté nationale et une coopération promotrice de progrès économique et de justice sociale".
CD/LETTRES CREANCES/SLOVAQUIE:DRAVECKY                                      VIS 20070913 (400)


mercredi 12 septembre 2007

BENOIT XVI EN AUTRICHE


CITE DU VATICAN, 12 SEP 2007 (VIS). Arrivé par hélicoptère de Castelgandolfo, Benoît XVI a tenu l'audience générale Place-St.Pierre en présence de 12.000 personnes, auxquelles il a proposé un résumé de son récent voyage pastoral en Autriche. Cette visite, a-t-il rappelé coïncidait avec le 850 anniversaire du sanctuaire de Mariazell et dont le thème était "Voir le Christ, allez vers Marie qui nous montre Jésus".

  Le Pape a d'abord évoqué sa première étape à Vienne, où il s'est notamment recueilli devant le mémorial de la Shoah, avant de s'entretenir avec les autorités politiques autrichiennes et le corps diplomatique accrédité en Autriche. "Ce furent -a précisé le Saint-Père- d'excellentes occasions pour le Successeur de Pierre d'encourager les responsables des pays à oeuvrer sans relâche à la paix et au juste progrès socio-économique" des peuples. Puis Benoît XVI a reconnu le rôle de l'Autriche dans le processus d'intégration élargie du "continent européen, sur la base d'une communauté de valeurs issues du patrimoine chrétien".

  Puis il a rappelé que Mariazell constitue "un des symboles du lien existant entre les peuples d'Europe et le christianisme", dont nombre de penseurs, chrétiens comme non chrétiens, "reconnaissent le rôle fondamental dans la protection de la conscience moderne contre le nihilisme et les autres fondamentalismes". Dans ce sanctuaire marial on comprend que "voir Jésus avec les yeux de Marie signifie aller à la rencontre du Dieu Amour fait homme pour nous et mort en croix".

  A propos ensuite de sa rencontre avec le clergé autrichien, le Pape a souligné que ses membres s'appliquent tous à "offrir un reflet de la bonté et de la beauté divines", par le choix de la pauvreté, de la chasteté et de l'obéissance vécues de manière christologique et non personnel mais ecclésial.

  Lors de la messe concélébrée dimanche en la cathédrale de Vienne, "nous avons pu approfondir le sens du jour du Seigneur", a ajouté le Saint-Père, car le dimanche "donne un sens au couple travail repos, mais aussi au couple création rédemption. Il exprime la valeur de la liberté et du service au prochain".

  Benoît XVI a alors exprimé sa joie d'avoir pu visiter l'abbaye cistercienne de Heiligenkreuz et sa Faculté pontificale de théologie. Là il a tenu à rappeler la valeur de "la prière comme adoration et louange, que rien ne saurait substituer, mais aussi l'exigence d'une liturgie "toujours tendue vers Dieu". Quant "à la recherche théologique -a-t-il assuré-, elle ne doit jamais être séparée de la vie et de la prière".
 
  Enfin, le Pape a évoqué sa rencontre avec le monde du volontariat, qui "ne doit pas être considéré comme un simple service substituant celui des institutions publiques, mais comme une présence complémentaire et hautement nécessaire afin de maintenir vive l'attention aux plus humbles".

  A Vienne comme à Mariazell, a conclu Benoît XVI, "s'est manifestée la vitalité, la fidélité et la diversité de l'Eglise catholique..., d'une Eglise protectrice et témoin d'un oui généreux à la vie sous toutes ses formes" et qui "actualise sa bimillénaire expérience au service d'un avenir de paix et de progrès pour l'humanité".
AG/VISITE VIENNE:MARIAZELL/...                             VIS 20070912 (520)


mardi 11 septembre 2007

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 11 SEP 2007 (VIS). Le Saint-Père a:

-Accepté la renonciation à la charge pastorale du diocèse de Bulawayo (Zimbabwe) présentée par Mgr.Pius Alick Ncube, en conformité au canon 401,2 du CIC.

-Nommé Mgr.Armand Maillard, Archevêque de Bourges (superficie: 14.210, population: 546.715, catholiques: 501.000, prêtres: 139, diacres: 17, religieux: 399), en France. Jusqu'ici Evêque de Laval (France), il succède à Mgr.Hubert Barbier, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.
RE:NER/.../NCUBE:MAILLARD:BARBIER                                         VIS 20070911 (90)

lundi 10 septembre 2007

MISSIONS URBAINES D'EUROPE


CITE DU VATICAN, 8 SEP 2007 (VIS). Aujourd'hui est rendue publique la lettre latine (16 août) par laquelle Benoît XVI a nommé le Cardinal Camillo Ruini, son Vicaire général pour le diocèse de Rome, son Envoyé spécial à la clôture de la réunion sur les Missions urbaines d'Europe (Budapest, Hongrie, 16-22 septembre).

  Le Cardinal sera accompagné de Mgr.Endre Gaäl, Prévôt du chapitre métropolitain d'Esztergom-Budapest, et de l'Abbé János Székely, Vice-directeur du Centre St.Adalbert d'esztergom.
BXVI-LETTRE/ENVOYE SPECIAL/HONGRIE:RUINI                       VIS 20070910 (80)


BENOIT XVI QUITTE L'AUTRICHE


CITE DU VATICAN, 9 SEP 2007 (VIS). Après la rencontre avec le volontariat autrichien, Benoît XVI a gagné en voiture l'aéroport de Vienne pour la cérémonie de congé. Après le salut du Président Fisher, le Saint-Père a salué l'épiscopat et le gouvernement, les divers pouvoirs publics et tous les volontaires qui ont permis le bon déroulement de sa visite pastorale.

  "Avec son histoire et son esprit, sa position au coeur vivant de l'Europe -a déclaré le Pape-, Vienne peut offrir au continent une importante contribution à l'insertion dans les institutions communautaires des valeurs européennes spécifiques, imprégnées de foi chrétienne". L'Autriche a également ce rôle à jouer dans le développement des relations internationales, interculturelles et interreligieuses".

  Ayant décollé à 20 h 15', l'avion papal s'est posé à Rome Ciampino à 21 h 45', après un vol de 770 km. Benoît XVI a alors regagné sa résidence de Castelgandolfo, où il demeurera jusqu'à la fin du mois.
PV-AUTRICHE/DEPART/VIENNE                                 VIS 20070910 (160)


VALEUR DU VOLONTARIAT


CITE DU VATICAN, 9 SEP 2007 (VIS). A 17 h 30' au Wiener Konzerthaus, salle inaugurée en 1913 en présence de l'Empereur François-Joseph, le Pape a rencontré les organisations du volontariat ecclésial et civil d'Autriche. Les deux interventions de jeunes volontaires, le discours du chef de l'état et celui de Benoît XVI ont été intercalés à des entractes musicaux.

  Le Saint-Père a tout d'abord salué la solide culture du volontariat en Autriche, rappelant que "l'amour du prochain ne saurait être délégué et, malgré ses meilleures intentions et ses prestations sociales, l'Etat ne peut le substituer. Cette démarche requiert un engagement personnel et volontaire auquel les pouvoirs publiques doivent garantir un cadre et des conditions favorables".

  "Le oui à l'engagement solidaire est une décision qui rend libre et ouvert aux besoins de l'autre -a ajouté le Pape-, en matière de justice comme de défense de la vie ou de sauvegarde de l'environnement. Dans la mission du volontariat se manifeste la dimension clef de la vision chrétienne de Dieu et de l'homme, mais aussi l'amour de Dieu et du prochain".

  Puis Benoît XVI a souligné la gratuité du volontariat, rappelant que la "disponibilité à servir les autres est désintéressée, au delà de tout calcul ou de contrepartie. Elle est extérieure au principe de l'économie de marché car la personne est beaucoup plus qu'un simple élément économique évalué sur les critères économiques".

  "Dans le regard de l'autre, de qui a besoin de nous, nous faisons l'expérience concrète de l'amour chrétien. Le Christ ne nous enseigne pas une mystique close et aveugle mais une mystique des yeux ouverts, impliquant le devoir de percevoir la condition de l'autre".

  Ensuite le Pape a souligné l'importance de la prière pour tous les agents de la charité, car elle libère de toute idéologie comme du risque de résignation devant l'immensité des besoins. "Lorsque quelqu'un accomplit déjà ses devoirs professionnels ou familiaux, qui requièrent force et amour, et occupe ses temps libres à servir l'homme et sa dignité, son coeur se dilate".

  Benoît XVI a conclu en affirmant qu'en s'attachant au service prioritaire des autres, on "vit et agit selon l'Evangile, on prend une part active à la mission de l'Eglise, qui prend en compte l'homme dans sa globalité et veut lui transmettre l'amour de dieu. Pour cela, l'Eglise soutient pleinement l'immense service de la charité" assumé par les fidèles.
PV-AUTRICHE/VOLONTARIAT/VIENNE                             VIS 20070910 (400)


MONASTERES, LIEUX DE FORCE SPIRITUELLE


CITE DU VATICAN, 8 SEP 2007 (VIS). Peu après 16 h 30', le Saint-Père est arrivé en voiture à l'abbaye de Heiligenkreuz, à 30 km de Vienne, le plus grand monastère cistercien d'Europe et le plus ancien du monde resté ouvert sans interruption depuis sa fondation en 1135 par Léopold III, Margrave d'Autriche.

  Son nom vient de la relique de la Croix que le duc Léopold V d'Autriche a offert au monastère en 1188 et qui y est toujours vénérée. Pendant la période nazie, le monastère a été exproprié et un très grand nombre de moines ont été faits prisonniers. Après la II guerre Mondiale, l'Abbé Karl Braunstofer a réformé la liturgie selon les indications du Concile Vatican II et composé un bréviaire latin insistant sur l'importance du chant grégorien. Fondée en 1802 comme Ecole supérieure de philosophie et théologie, la Faculté pontificale de théologie dépendante du monastère compte une centaine d'étudiants.

  Benoît XVI a tout d'abord prié devant la relique de la Croix conservée dans l'église abbatiale, accompagné des moines, enseignants et étudiants. Après le discours d'accueil du Père Abbé Gregor Henckel Donnersmack, le Pape s'est adressé à l'assemblée.

  "Le cœur du monachisme est l'adoration -a dit le Saint-Père- mais comme les moines sont des hommes de chaire et de sang, saint Benoît avait ajouté au principal impératif Ora un second Labora... Ainsi pendant des siècles, les moines, avec le regard tourné vers le Seigneur, ont rendu la terre fertile et belle. La sauvegarde et l'assainissement de la création vient justement de ce regard vers Dieu".

  "Votre principal service en ce monde doit donc être la prière et la célébration de l'office divin. La disposition intérieure...de toute personne consacrée est que "rien ne peut précéder  l'office divin". La beauté du geste intérieur s'exprimera alors dans la beauté de la liturgie" dont "le critère dominant doit toujours être le regard vers Dieu".

  "Quant au cours de réflexions sur la liturgie -a ensuite fait observer le Pape- on se demande comment la faire plus intéressante, plus belle et attirante alors, la partie est déjà perdue... Je vous demande donc que la liturgie se fasse en ayant le regard vers Dieu dans la communion des saints, de l'Eglise vivante de tous les lieux et de tous les temps, afin qu'elle soit expression de la beauté et de la sublimité du Dieu ami des hommes".

  Citant un proverbe traditionnel qui définit l'Autriche comme un Klösterreich, un royaume de monastères, Benoît XVI a demandé aux fidèles de considérer ces maisons  "non seulement comme des lieux de culte et de tradition, voire de simples entreprises économiques". Même si une activité économique est nécessaire, "un monastère est avant tout un lieu de force spirituelle".

  Le Saint-Père a ensuite fait l'éloge de l'Académie de théologie qui fête ses 205 ans et à laquelle l'Abbé actuel a ajouté le nom de Benoît XVI. "C'est un lieu où il est possible d'établir une profonde relation entre la théologie scientifique et spirituelle vivante... La théologie chrétienne -a rappelé le Saint-Père- n'est jamais une simple étude humaine sur Dieu, mais est en même temps le Logos et la logique par lesquels Dieu se révèle".

  Benoît XVI a rappelé à ce propos que saint Bernard, fondateur de l'ordre cistercien, avait lutté "contre la séparation de la rationalité objective du courant spirituel ecclésial". De nos jours, "avec la soif d'obtenir la reconnaissance de la rigueur scientifique dans le sens moderne, la théologie peut perdre le souffle de la foi", se réduisant à "une série de disciplines plus ou moins rigoureuses liées entre elles".

  Parlant ensuite des vocations, le Pape a dit que "pour qu'un appel au sacerdoce ou à l'état religieux soit fidèle la vie durant, il faut une formation qui intègre...toute la personnalité. Si on laisse de côté la dimension intellectuelle, naîtra alors...une pieuse infatuation exclusivement nourrie d'émotions et d'états d'âme qui ne peut tenir debout pendant toute une vie. Et si l'on met de côté la dimension spirituelle, on crée un rationalisme raréfié qui, sur la base de sa friabilité et de sa distance, ne débouche jamais sur un engagement enthousiaste de soi même pour Dieu".

  Après avoir visité le musée de l'abbaye d'Heiligenkreuz, le Pape est reparti pour Vienne afin de rencontrer le monde des volontaires et bénévoles au Wiener Konzerthaus.
BXVI-AUTRICHE/RELIGIEUX/HEILIGENKREUZ                  VIS 20070910 (720)


DEFENDRE LE JOUR DU SEIGNEUR


CITE DU VATICAN, 9 SEP (VIS). Ce matin, le Pape a célébré une messe en la cathédrale St.Etienne de Vienne, emblème de la ville et plus belle église gothique d'Autriche. Les tours du portail principal mesurent plus de 60 mètres de haut et la flêche 136 mètres.

  A l'homélie, Benoît XVI a expliqué l'importance du dimanche, jour du Seigneur. "Dans le mot Dominico - a t-il dit- deux concepts sont étroitement liés... D'abord le don du Seigneur, ce don qui est sa propre personne, le Ressuscité, dont le contact et la proximité sont nécessaires aux chrétiens... La rencontre avec le Seigneur s'inscrit dans le temps par un jour déterminé".

  "Nous aussi nous avons besoin du contact avec le Ressuscité, qui nous soutient jusqu'à la mort et au-delà. Nous avons besoin de cette rencontre qui nous réunit, qui nous donne un espace de liberté en nous permettant de voir au-delà de la frénésie de la vie quotidienne, l'amour créateur de Dieu, d'où l'on vient et où l'on va".

  Le Pape a ensuite expliqué que "la vie n'est pas complète sans le Seigneur et sans le jour qui lui appartient. Dans nos sociétés occidentales, le dimanche s'est transformé en un week-end de temps libre. Il est certainement nécessaire et salutaire d'avoir du temps libre, spécialement dans la frénésie du monde actuel. Cependant, si le temps libre ne comporte aucune orientation claire il finit par se transformer en un temps perdu qui ne nous affaiblit. Il faut un point fort, la rencontre avec Celui qui est notre origine et notre but".

  "Le premier jour de la semaine -a t-il poursuivi- est le jour du matin de la Création, le jour où Dieu a dit Que la lumière soit!. C'est pour cela que dans l'Eglise, le dimanche est également la fête hebdomadaire de la Création, la fête de la gratitude et de la joie de l'oeuvre de Dieu. A une époque où l'intervention humaine semble exposer la création à de nombreux dangers, nous devons donc nous référer à cette dimension du dimanche".

  Benoît XVI a alors souligné que dans la prière de ce dimanche "nous rappelons avant tout que Dieu, par l'intermédiaire de son Fils, nous a pardonné et adopté comme des enfants bien-aimés... Etre les enfants -a conclu le Pape- veut dire être des personnes libres, et non des serviteurs, mais des membres de la famille. Cela signifie être les héritiers. Si nous appartenons à ce Dieu qui est tout puissant, alors nous sommes libres et nous ne devons pas avoir peur. Et nous sommes ses héritiers. L'hérédité qu'il nous a laissé est la même, son amour".

  Après la messe, le Saint-Père a gagné le podium installé à l'extérieur pour réciter l'angélus. Avant de prier, il a affirmé que "comme Marie a porté en son sein Jésus, un petit enfant sans défense, totalement dépendant de la bienfaisance de la mère, de même, Jésus Christ, sous la forme du pain, s'est confié à vous... Aimez-le comme l'a aimé Maire! Portez-le aux hommes comme Marie l'a porté à Elizabeth, suscitant jubilation et joie! La Vierge a donné un corps humain au Verbe de Dieu pour qu'il puisse entrer dans le monde. Confiez votre corps au Seigneur pour être toujours plus instrument de l'amour de Dieu, temple de l'Esprit Saint! Portez le dimanche et son immense don, au monde!"

  Après l'angélus, Benoît XVI a remis une lettre adressée aux enfants qui participent activement aux initiatives des Oeuvres pontificales de l'Enfance missionnaire: "Vous qui êtes les petits collaborateurs du service que le Pape accomplit pour l'Eglise et le monde, soutenez-moi par votre prière et par votre engagement à faire connaître l'Evangile".

  Beaucoup d'enfants ne connaissent pas Jésus -y écrit-il aussi- et d'autres n'ont même pas les moyens indispensables pour vivre. "L'Eglise leur réserve une attention particulière, et plus particulièrement par l'intermédiaire des missionnaires. Mais vous aussi, vous êtes appelé à offrir votre contribution, tant personnellement qu'en tant que groupe. L'amitié avec Jésus est un don si précieux que l'on ne peu pas le garder pour soi-même!".
PV-AUTRICHE/MESSE:ANGELUS/VIENNE                              VIS 20070910 (680)


TEMOINS DE L'AMOUR DE DIEU


CITE DU VATICAN, 8 SEP 2007 (VIS). Après s'être congédié de la communauté bénédictine de Mariazell, le Pape s'est rendu à la basilique du sanctuaire pour les secondes vêpres en compagnie de prêtres, religieux, diacres et séminaristes auxquels il s'est adressé. 

  "Le Seigneur demande aux prêtres, religieux et religieuses, ainsi qu'aux laïcs d'entrer dans le monde, dans sa réalité complexe pour participer à la construction du Royaume", a dit le Saint-Père. Il nous invite au pèlerinage de l'Eglise dans le temps "et nous demande de nous faire pèlerins avec lui, de participer à sa vie qui est, encore aujourd'hui, un chemin de Croix, le chemin du Ressuscité à travers la Galilée de notre existence".

  "La participation à cheminer sous-entend de nombreux aspects: la dimension de la Croix avec les échecs…, les incompréhensions et même le mépris et la persécution mais aussi l'expérience d'une joie profonde d'être à son service et l'expérience du réconfort qui dérive de sa rencontre".

  Le cœur de la mission de Jésus-Christ et de tous les chrétiens est l'annonce du Royaume de Dieu et ceci suppose "l'engagement à être présents dans le monde comme ses témoins. Vous êtes les témoins d'un sentiment enraciné dans l'amour créateur de Dieu qui s'oppose à toute folie ou désespoir… Vous êtes les témoins de cet amour qui se donne pour les hommes et qui est plus fort que la mort… Vous vous opposez ainsi aux nombreuses formes d'injustice cachée ou ouverte, comme au mépris des personnes qui est de plus en plus courant".

  "Suivre le Christ veut dire partager ses sentiments et assimiler son style de vie" a expliqué Benoît XVI en rappelant les trois caractéristiques que l'Eglise accorde à ce comportement: pauvreté, chasteté et obéissance.

  "Jésus-Christ qui était riche de toutes les richesses de Dieu s'est fait pauvre pour nous…disant bienheureux les pauvres… Mais la simple pauvreté matérielle ne peut garantir la proximité de Dieu, même si Dieu est particulièrement proche de ces pauvres…et que le christianisme voit en eux le Christ qui l'attend… Celui qui veut suivre le Christ radicalement doit renoncer catégoriquement aux biens matériaux. Pour tous les chrétiens, et plus spécialement pour les prêtres, les religieux et religieuses, pour les individus comme pour les communautés, le problème de la pauvreté et des pauvres doit toujours être source d'un examen de conscience".

  "Pour mieux comprendre ce que veut dire la chasteté -a dit le Saint-Père- nous devons partir de son contenu positif" en expliquant que la mission du Christ "l'a porté au don  de soi pur et total pour les hommes. Dans les Saintes Ecritures, à aucun moment de son existence on ne parle de son comportement avec les autres où l'on pourrait déceler des traces d'intérêt personnel… Les prêtres, religieux et religieuses…ne se consacrent pas à l'individualisme ou à une vie isolée par le vœux de chasteté mais ils promettent solennellement de mettre totalement et sans réserve les relations intenses dont ils sont capables au service du Royaume de Dieu".

  Enfin, parlant de l'obéissance, le Pape a fait observer que Jésus, depuis les années de Nazareth et jusqu'à la Croix, a toujours vécu "à l'écoute du Père, obéissant au Père" et que "les chrétiens ont toujours fait l'expérience qu'en s'abandonnant à la volonté du Père, ils ne se perdent pas mais trouvent le chemin vers une identité et une liberté intérieure plus profonde". C'est pour cela que "écouter Dieu et lui obéir n'a rien à voir avec la coaction extérieure et la perte de soi même".

  "Jésus est présent concrètement devant nous seulement dans son corps, l'Eglise", a conclu Benoît XVI. "C'est pour cela que l'obéissance à la volonté de Dieu, l'obéissance à Jésus-Christ, dans la pratique doit se concrétiser par une humble obéissance à son Eglise".

  Une procession vers la chapelle de la statue de la Vierge de Mariazell a conclu la cérémonie. Le Saint-Père a ensuite regagné l'héliport en papamobile pour rentrer à la nonciature apostolique de Vienne.
PV-AUTRICHE/VEPRES/MARIAZELL                                        VIS 20070910 (660)


samedi 8 septembre 2007

LA FOI CHRETIENNE S'OPPOSE A LA RESIGNATION


CITE DU VATICAN, 8 SEP 2007 (VIS). Ce matin, Benoît XVI s'est rendu à Mariazell par la route à cause du mauvais temps (à 110 km de Vienne). Depuis l'aéroport local, il a gagné le sanctuaire en papamobile vers 10 h où plus de 50.000 personnes l'attendaient.

  La ville de Mariazell, dans les monts de Styrie, a été fondée en 1157, après le miracle de la Vierge au moine Magnus (un rocher qui interdisait le passage au moine, s'est ouvert après avoir invoqué Marie). Au XIII siècle, un prince de Moravie a construit la première église pour remercier la Vierge de sa guérison. En 1399, le Pape Boniface IX a concédé l'indulgence plénière pour l'octave de l'Assomption, ce qui s'est traduit par une forte augmentation des pèlerinages. En 1907, l'église a été élevée en basilique mineure et en 1908, l'image de la Vierge  reçu le couronnement papal.

  Au XVII siècle, le sanctuaire a été reconstruit dans le style baroque, conservé son portail gothique. A l'intérieur de l'église, la chapelle des grâces a été construite par le roi Louis I de Hongrie après sa victoire sur les Turcs. On y vénère la statue d'époque romane de la Vierge, qui est enveloppée d'un manteau d'apparat. Ce sanctuaire marial est l'un des plus célèbres et des plus fréquentés d'Europe.

  A son arrivée, le Pape a été reçu par l'Abbé de Lambrecht, monastère bénédictin dont dépend le sanctuaire, et par le Recteur de ce dernier. Puis il est entré dans l'église où avaient pris place 2.000 personnes. Après avoir prié devant la statue de la Vierge, il est monté sur l'estrade dressée à coté de la basilique pour célébrer la messe de la Nativité de la Vierge, fête liturgique du sanctuaire de Mariazell.

  "Depuis 850 ans -a dit le Saint-Père à l'homélie- des personnes de tous les peuples et de tous les pays viennent ici…prier avec eux les souhaits de leurs cœurs et de leurs pays… Aller en pèlerinage veut dire…marcher vers un but. Cela confère également une beauté particulière au cheminement et à ses fatigues".

  Le Pape a rappelé ensuite que parmi les pèlerins qui appartiennent à la généalogie du Christ, certains ont perdu le sens de l'orientation mais il y en a toujours eu d'autres qui ont su donné un sens à leur vie motivés par "la nostalgie du but".

  "L'impulsion a donné vie à la foi chrétienne, et le commencement de l'Eglise de Jésus-Christ a été possible -a fait observer Benoît XVI- parce qu'il y avait en Israël des personnes qui ne se sont pas contentées de la routine quotidienne, mais qui regardaient plus loin à la recherche de quelque chose de plus grand " et "comme leur cœur était à l'écoute, ils ont pu reconnaître Jésus comme l'envoyé de Dieu".

  "Il faut que nous ayons ce cœur inquiet et ouvert. C'est la clef de voûte de ce pèlerinage. Il ne suffit pas non plus d'être et de penser comme les autres. Le projet de notre vie va bien au-delà. Ne nous faisons pas manquer de…ce Dieu qui nous a montré son visage et qui a ouvert son cœur, Jésus Christ. En effet, il y a de grandes personnalités dans l'histoire qui ont vécu de belles et émouvantes expériences de Dieu. Ce sont cependant, des expériences humaines, avec leurs limites humaines. Lui seul est Dieu, et c'est pour cela que seulement lui est le pont qui met en contact immédiat Dieu et l'homme".

  Si nous appelons le Christ "unique médiateur du salut valable pour tous", a dit le Saint-Père, "cela ne signifie aucunement déprécier les autres religions ni l'orgueilleux absolutisme de notre pensée, mais cela exprime notre désir d'être conquis par celui qui nous a touché au plus profond de nous et comblés de dons pour que nous puissions faire de même avec les autres".
 
 "De fait, notre foi s'oppose radicalement à la résignation qui considère l'homme incapable de vérité, comme si elle était trop grande pour lui. Cette résignation face à la vérité est le centre de la crise de l'occident, de l'Europe. S'il n'existe pas une vérité pour l'homme, alors il ne peut distinguer entre le bien et le mal. Par conséquent les grandes et merveilleuses découvertes de la science se font ambiguës: elles peuvent déboucher sur de grandes perspectives…pour…l'homme, mais elles peuvent aussi…se transformer en une terrible menace".

  "Nous avons besoin de vérité. Mais à la racine de notre histoire, nous avons peur que la foi en la vérité conduise à l'intolérance. Si cette peur, qui a ses racines historiques, agit en nous, il est alors temps de regarder Jésus comme nous le voyons ici dans le sanctuaire de Mariazell. Comme un enfant dans les bras de sa mère…et comme le crucifié. Ces deux images…nous disent que la vérité s'affirme non par le pouvoir extrême,…mais qu'elle se concède à l'homme par le biais du pouvoir intérieur d'être véritable. La vérité se dévoile dans l'amour".

  Et à la demande "Montre-nous Jésus ! " a dit le Pape, "Marie répond en le présentant avant tout comme un enfant. Dieu s'est fait petit pour nous,…il ne vient pas avec la force extérieure mais comme l'impuissance de son amour qui constitue sa force".

  "L'Enfant Jésus nous rappelle évidement tous les enfants du monde… Si l'Europe est pauvre d'enfants, nous voulons tout pour eux et nous n'avons probablement pas assez confiance en l'avenir. Mais la terre sera privée de futur seulement si s'éteignent les forces du cœur et de la raison illuminée par le cœur, tant que le visage de Dieu ne resplendira pas sur la terre. Là où il y a Dieu, il y a un avenir".

  Puis montrant le crucifix, le Pape a affirmé: "Dieu n'a pas libéré le monde avec l'épée mais avec la croix. Jésus, mourant a…un geste d'accueil par lequel il veut nous attirer à lui".

  "Regardez le Christ! Si nous le faisons nous nous rendons compte que le christianisme est différent et est plus qu'une morale, qu'une série de commandements et de règles. C'est le don d'une amitié qui dure dans la vie et la mort…et qui porte en soi une très grande force morale dont nous avons tant besoin face aux défis de notre époque. Si nous relisons avec le Christ et son Eglise le Décalogue du Sinaï…nous nous rendons compte que c'est…'un oui à Dieu qui nous aime et qui nous guide…et toutefois nous laisse notre entière liberté (les trois premiers commandements), qui nous laisse un amour responsable (sixième commandement), la responsabilité sociale et la justice (septième commandement), la vérité (huitième commandement), le respect des autres et de ce qui leur appartient (neuvième et dixième commandements). En vertu de la force de notre amitié avec Dieu vivant, nous vivons ce multiple oui tout en le portant comme un signe de notre souvenir du monde ".
PV-AUTRICHE/HOMELIE/MARIAZELL                                    VIS 20070908 (1140)


RENCONTRES AVEC LE CHEF DE L'ETAT ET LE CORPS DIPLOMATIQUE


CITE DU VATICAN, 7 SEP 2007 (VIS). Le Pape a quitté la Nonciature apostolique à 17 h 30' pour gagner  la Hofburg, où il a été accueilli par M.Heinz Fischer, le chef de l'état autrichien. Après cet entretien et la présentation aux diverses autorités, le Saint-Père s'est rendu dans la grande salle de la résidence pour une rencontre avec le corps diplomatique et le monde universitaire autrichien.

  Après une brève introduction musicale et un salut du Président Fischer, Benoît XVI a prononcé un important discours, rappelant d'emblée que, ces dernières décennies, l'Autriche "n'a pas seulement connu un progrès économique considérable, mais a également développé une vie sociale exemplaire". Les Autrichiens ont toutes les raisons d'être fiers de leur solidarité sociale, qu'ils "manifestent en ayant un cœur ouvert aux pauvres et aux nécessiteux de leur pays, mais aussi en étant généreux...lors des catastrophes et des malheurs qui surviennent de par le monde".

  "Après les horreurs de la guerre et les expériences traumatisantes du totalitarisme et de la dictature, l'Europe a entrepris le chemin vers une unité du Continent, qui tend à assurer un ordre durable de paix et de développement juste". Même si la division a été "surmontée au plan politique, l'unité reste encore en grande partie à réaliser dans l'esprit et dans le cœur des personnes". La participation au processus des Pays d'Europe centrale et orientale constitue "un stimulant ultérieur pour consolider chez eux la liberté, l'état de droit et la démocratie". L'Autriche, "comme pays-pont, a beaucoup contribué à cette union".

  Puis Benoît XVI a affirmé que la  Maison Europe "ne peut pas et ne doit pas renier ses racines chrétiennes... Le christianisme a profondément modelé ce continent, ce dont témoignent, dans tous les pays et particulièrement en Autriche, de très nombreuses églises et d'importants monastères". Mariazell est ainsi "le grand sanctuaire national autrichien, est en même temps un lieu de rencontre pour plusieurs peuples européens. C'est un de ces lieux dans lesquels les hommes ont puisé et puisent toujours la force d'en haut, pour vivre une vie droite".

  Evoquant alors le modèle de vie européen, un ordre social qui conjugue efficacité économique avec justice sociale, pluralité politique avec tolérance, libéralité et ouverture, le Saint-Père a rappelé que les responsables politiques se trouvent placé devant un grand défi. "La mondialisation, souvent citée, ne peut être arrêtée, mais la politique a le devoir urgent et la grande responsabilité de lui donner des règlements et des limites capables d'éviter qu'elle ne se réalise aux dépens des pays les plus pauvres et des personnes pauvres dans les pays riches et au détriment des générations futures".

  Benoît XVI a ensuite dit que l'Europe a certainement vécu et souffert de terribles erreurs comme certains "rétrécissements idéologiques de la philosophie, de la science mais aussi de la foi, l'abus de religion et de raison à des fins impérialistes, la dégradation de l'homme par un matérialisme théorique et pratique, et enfin la dégénérescence de la tolérance en une indifférence privée de références à des valeurs permanentes. Cependant, l'une des caractéristiques de l'Europe est sa capacité d'autocritique qui, dans le vaste panorama des cultures mondiales".

  Puis il a évoqué "le droit humain fondamental, le présupposé pour tous les autres droits, qu'est le droit à la vie elle-même. Ceci vaut pour la vie, de la conception à sa fin naturelle. En conséquence, l'avortement ne peut être un droit humain. Il est même son contraire". Le Pape a alors lancé un appel "aux responsables de la politique, afin qu'ils ne permettent pas que les enfants soient considérés comme des cas de maladie", mais plutôt "de faire tout leurs possible pour rendre les pays européens de nouveau plus ouverts à l'accueil des enfants. Encouragez les jeunes", a-t-il dit à ses hôtes "à devenir mères et pères!... Faites tous les efforts politiques nécessaires "pour favoriser des conditions qui permettent aux jeunes couples d'élever des enfants". Et pour y parvenir, il faut réussir "à créer de nouveau dans nos pays un climat de joie et de confiance en la vie, dans lequel les enfants ne sont pas perçus comme un poids, mais comme un don pour tous".

  De même, "le débat sur ce qu'on appelle l'aide active à mourir constitue -a poursuivi Benoît XVI- pour moi une vive préoccupation... La réponse juste à la souffrance en fin de vie est une attention pleine d'amour, l'accompagnement vers la mort en particulier" par le biais de "la médecine palliative".

  Le Saint-Père a ensuite dit que "l'Europe acquerra une meilleure conscience d'elle-même si elle assume une responsabilité dans le monde qui corresponde à sa tradition spirituelle particulière, à ses capacités extraordinaires et à sa grande force économique. L'Union européenne devrait par conséquent jouer un rôle de meneur dans la lutte contre la pauvreté dans le monde, et dans l'engagement en faveur de la paix".

  Les pays européens et l'Union "devraient aussi faire valoir leur importance politique face, par exemple, aux très urgents défis portés par l'Afrique, aux horribles tragédies de ce continent telles que le fléau du SIDA, la situation au Darfour, l'exploitation injuste des ressources naturelles et le trafic préoccupant des armes. De même que l'engagement politique et diplomatique de l'Europe et de ses pays ne doit pas oublier la situation toujours grave du moyen-orient où la contribution de tous est nécessaire pour favoriser le renoncement à la violence, le dialogue réciproque et une cohabitation vraiment pacifique".

  Benoît XVI a conclu en affirmant que "beaucoup de ce que l'Autriche est et possède, elle le doit à la foi chrétienne et à sa riche influence sur les personnes... Par conséquent, il est dans l'intérêt de tous de ne pas permettre qu'un jour dans ce pays il n'y ait peut-être plus que les pierres à parler de christianisme! Une Autriche sans une foi chrétienne vivante ne serait plus l'Autriche".
PV-AUTRICHE/CORPS DIPLOMATIQUE/VIENNE                     VIS 20070908 (980)  


vendredi 7 septembre 2007

VISITE DU MINISTRE SAOUDIEN DES AFFAIRES ETRANGERES


CITE DU VATICAN, 7 SEP 2007 (VIS). Voici le communiqué diffusé hier après-midi par la Salle-de-Presse du Saint-Siège, à la suite de la visite à Castelgandolfo de SAR le Prince Saoud al-Faïçal, Ministre saoudien des affaires étrangères:

  "Cet entretien cordial a permis d'aborder des sujets d'intérêt commun, et notamment la défense des valeurs religieuses et morales, le conflit moyen-oriental, la situation politique et religieuse en Arabie saoudienne, l'importance du dialogue interreligieux et la contribution des croyants de diverses religions à l'entente entre les peuples et les personnes. On a ainsi émis l'espoir de lancer des initiatives de paix en faveur de la paix".
OP/.../ARABIE SAOUDIENNE:AL FAIÇAL                             VIS 20070907 (120)


AVIS

CITE DU VATICAN, 7 SEP 2007 (VIS). Exceptionnellement, demain samedi 8 septembre, le bulletin du VIS sera diffusé, en raison du voyage papal en Autriche.
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MARIE FAIT DE NOUS DES INSTRUMENTS DE PAIX


CITE DU VATICAN, 7 SEP 2007 (VIS). A 12 h 30', Benoît XVI a gagné par la route le couvent salésien de la Visitation de la place am Hof, où se dresse la Colonne mariale, copie en bronze de 1667 de l'original de marbre réalisé par l'italien Carlone et qui se trouve devant le château de Wernstein. Là il a été accueilli par le maire de Vienne, qui l'a accompagné en l'église des Neuf choeurs angéliques, où l'attendaient un millier de personnes et l'épiscopat autrichien.

  Ayant gagné le parvis donnant sur la place am Hof, où l'a salué le Cardinal Archevêque, le Pape a engagé une vigile de prière préparatoire au pèlerinage et l'adoration eucharistique. Les intentions lues ont été remises au Saint-Père accompagnées de fleurs, qu'il a bénies pour être finalement déposées devant le Saint Sacrement. Puis il a confié à la Vierge ses intentions: "Sainte Marie, Mère immaculée de Notre Seigneur Jésus-Christ, Dieu nous offre en ta personne le prototype de l'Eglise et le juste modèle d'action humaine. Je te confie l'Autriche et ses fils. Aide-les à suivre ton exemple et à vivre tournés vers Dieu. Fait qu'en admirant le Christ nous luis ressemblions de plus en plus, pour être de vrais fils de Dieu. Comblés de bénédictions nous pourrons mieux répondre à sa volonté en devenant notamment des agents de paix pour l'Autriche, l'Europe et le monde".

  Après cette prière, Benoît XVI a prononcé un bref discours pour rappeler que, "depuis les premiers temps, la foi en Jésus-Christ, Fils de Dieu incarné, a conduit à une vénération particulière de sa mère, une femme dans le sein de laquelle Dieu a assumé la nature humaine". Son amour fit qu'il la confia finalement à son disciple préféré et par delà à l'humanité toute entière. Maternellement, Marie prend sous sa protection les personnes de toute langue et culture pour les rassembler autour du Christ dans une unité multiforme".

  La colonne mariale érigée par l'empereur Ferdinand III en action de grâce pour la libération de la ville d'un grave péril, a dit le Saint-Père, "doit être pour nous aussi un signe d'espérance. Combien de personnes se sont arrêtées devant la Mariensaule et ont levé les yeux vers Marie... Faisons de même aujourd'hui car elle nous indique l'espérance qui nous attend. La Vierge personnifie réellement ce qu'est vraiment l'être humain".

  Après cette cérémonie, le Pape a gagné la place des Juifs, où se dresse le monument commémorant la Shoah, oeuvre de Rachel Whiteread, là où ont été mises au jour les ruines d'une synagogue médiévale et où se trouve désormais le musée du Judaïsme. Devant le monument sont inscrits dans le sol les noms des camps où plus de 65.000 Juifs autrichiens perdirent la vie durant le nazisme.

  Accueilli par le Grand Rabbin de Vienne et le Président de la communauté juive, Benoît XVI s'est longuement recueilli. Après quoi il s'est rendu à la nonciature apostolique pour déjeuner avec son entourage.
BXVI-AUTRICHE :MARIE:MUSEE JUIF/VIENNE                         VIS 20070907 (500)


DEBUT DU PELERINAGE PAPAL VERS MARIAZELL


CITE DU VATICAN, 7 SEP 2007 (VIS). Le Pape et sa suite ont quitté à 9 h 50' l'aéroport de Cimapino pour atterrir deux heures plus tard sur celui de Vienne Schwechat, débutant ainsi son septième voyage apostolique hors d'Italie. Il a été accueilli par le Président autrichien, M.Heinz Fischer, et l'Archevêque de la capitale, le Cardinal Christoph Schönborn, OP.

  Après l'échange de discours, Benoît XVI a salué les diverses autorités présentes, déclarant notamment que la culture de l'Autriche est largement imprégnée par le message du Christ et la mission que l'Eglise exerce en son nom".

  Puis le Saint-Père a rappelé le but de cette première visite en Autriche, "le 850 anniversaire du sanctuaire marial de Mariazell qui est comme le coeur maternel de l'Autriche et occupe aussi une place importante dans le coeur des hongrois et des slaves. Il est un symbole d'une ouverture qui ne dépasse pas seulement les frontières géographiques des états, divers peuples voyant en Marie une dimension essentiel de la personne humaine, une capacité exemplaire à s'ouvrir à la Parole et à la vérité divine".

  "Dans cette perspective -a ajouté Benoît XVI- je désire faire ce pèlerinage vers Mariazell durant ces trois journées autrichiennes..., un parcours en compagnie de tous les pèlerins de notre temps... Mariazell représente une histoire pluriséculaire mais aussi un cheminement vers l'avenir à l'expérience du temps".

  Le Pape a alors rappelé que la messe de ce matin, en la fête de la Nativité de Marie, patronne de Mariazell, "nous réunis selon le voeu de Marie autour du Christ venu parmi nous. Nous lui demanderons de nous aider à mieux l'admirer, plus clairement, à le voir dans nos frères, à le servir en les servant, à la suivre vers le Père".

  Pèlerinage, a-t-il précisé, "ne signifie pas seulement marcher vers un sanctuaire. Au quotidien, le chemin de retour est tout aussi important. Notre existence quotidienne débute chaque semaine avec le dimanche".

  Rappelant enfin que dimanche il célèbrera la messe en la cathédrale St.Etienne, le Saint-Père a dit: "Je sais qu'en Autriche nombreux sont ceux qui consacrent le dimanche, jour de repos, et leurs autres temps libres de la semaine au service des autres. Un tel engagement généreux et désintéressé pour le bien et le salut d'autrui représente bien le pèlerinage de notre vie".
PV-AUTRICHE/ACCUEIL/VIENNE                                 VIS 20070907 (390)


jeudi 6 septembre 2007

AUDIENCES

CITE DU VATICAN, 6 SEP 2007 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin SAR le Prince Saoud al-Faïssal, Ministre saoudien des affaires étrangères, et sa suite.
AP/.../...                                                   VIS 20070906 (20)

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