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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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mercredi 7 octobre 2009

QUATRIEME CONGREGATION GENERALE


CITE DU VATICAN, 6 OCT 2009 (VIS). A 16 h 30', s'est ouverte la quatrième Congrégation générale du Synode africain sous la présidence du Cardinal Wilfrid Fox Napier, OFM, Archevêque de Durban (Afrique du Sud). Les Pères synodaux étaient 225. La séance a été consacrée à la poursuite des interventions, dont des extraits:

-Mgr François-Xavier MAROY RUSENGO, Archevêque de Bukavu (RDC): "Partant des dégâts causés par les guerres et les violences dans l'est de notre pays...nous estimons que la réconciliation ne pourrait plus se limiter uniquement à l'harmonisation des relations interpersonnelles. Elle doit inéluctablement prendre en considération les causes profondes de la crise des relations qui?se situent au niveau des intérêts et des ressources naturelles du pays à exploiter et à gérer dans la transparence et l'équité au profit de tous... Pendant que nous parlons ici, les agents pastoraux dans notre diocèse sont inquiétés par les ennemis de la paix. Une des paroisses a été incendiée le 2 octobre, les prêtres ont été molestés, d'autres pris en otage par des hommes en uniforme qui ont exigé une importante rançon que nous avons été forcé de payer pour épargner la vie de nos prêtres qu'ils menaçaient de massacrer. Par ces gestes, c'est l'Eglise, restée l'unique soutien pour un peuple terrorisé, humilié, exploité, dominé que l'on voudrait réduire au silence".

-Le Cardinal Walter KASPER, Président du Conseil pontifical pour l'Unité des chrétiens: "Alors que l'Eglise d'Afrique connaissait, grâce à Dieu, une croissance rapide, la fragmentation des chrétiens augmentait malheureusement d'autant... Mais il se crée aujourd'hui de nombreuses et nouvelles divisions en Afrique. Que l'on pense aux communautés charismatiques et pentecôtistes récentes, aux soi-disant Eglises indépendantes et aux sectes. Leur diffusion et leur vitalité sur le continent africain se perçoit dans l'augmentation du nombre des membres de l'institution officielle OAIC (Eglises indépendantes africaines), basée à Nairobi... Un dialogue sérieux avec ces groupes est difficile voire impossible dans de nombreux cas, du fait de leur comportement agressif et, c'est le moins qu'on puisse dire, de leur faible niveau théologique. Nous devons affronter ce grave défi en étant auto-critiques. Il ne suffit pas de dire ce qui ne va pas avec eux, et nous devons nous demander ce qui ne va pas ou ce qui manque dans notre propre travail pastoral. Pourquoi tant de chrétiens quittent-ils notre Eglise? Qu'est-ce qui leur manque chez nous qu'ils trouvent ailleurs?".

-Mgr.Martin MUNYANYI, Evêque de Gweru (Zimbabwe): "Le Zimbabwe a enduré des expériences socio-politiques inhumaines, qui remontent aussi bien à la période pré-coloniale et coloniale, qu'à l'époque post-coloniale, dont on doit s'occuper prioritairement. Ce serait une erreur, parce que nous sommes en quête d'une réconciliation permanente, que de simplement demander aux gens d'oublier le passé. Il faut une réconciliation aussi bien au niveau national qu'au niveau de l'Eglise, car nous voyons que la tension couve au sein de certaines de nos paroisses en raison de différences ethniques et linguistiques. En Afrique, lorsque nous parlons de justice, nous nous référons certainement aux parties concernées, y compris à leurs familles. Les communautés ont besoin de s'asseoir ensemble et de discuter de leurs problèmes sous un arbre  à palabres. Et il faudrait réussir à établir une justice qui punisse et répare les torts subis avant la mort de chaque partie. Les problèmes de justice au sein de l'Eglise sont évidents et consistent à ne pas payer assez nos employés, à ne pas leur verser de salaire juste, et dans le mauvais emploi des ressources de l'Eglise par les prêtres au détriment des communautés. Les pratiques de certaines Eglises tendent à avoir des préjugés sur les enfants de sexe féminin. Par exemple, les filles sont punies quand les garçons ne le sont pas. En tant qu'Eglise locale, nous avons mis en place des structures telles que la Commission Justice et Paix afin d'aborder les aspects historiques négatifs de notre expérience".

-Mgr.Armando Umberto GIANNI, OFM.Cap., Evêque de Bouar et Président de la Conférence épiscopale centrafricaine: "Les évêques ont la délicate mission d'aider les prêtres qui ont de graves problèmes à retrouver le chemin de la vérité. Nous attendons du Synode une parole claire et convaincante à ce sujet. Ensuite, l'enjeu le plus important est la façon d'aider les prêtres à former de vraies familles sacerdotales. On ressent le besoin de disposer d'un directoire sur la vie sacerdotale". Malgré une longue crise nationales, "l'Eglise est demeurée présente partout, même dans les zones dites rouges, c'est-à-dire non-sûres, elle a continué à être active dans les écoles, dans le domaine de la santé et à être proche des personnes déplacées et handicapées. Je tiens à saluer la disponibilité dont fait preuve le personnel des missions dans son difficile service de médiation entre forces gouvernementales et les rebelles, parfois même avec les bandits... La voix de l'Eglise est écoutée et recherchée là où elle est crédible".

-Mgr.Giovanni Innocenzo MARTINELLI, OFM, Vicaire apostolique de Tripoli (Libye): "Nous savons que dans le continent africain il y a plus de dix millions de personnes déplacées, des migrants qui cherche une patrie, une terre de paix. Cet exode montre un visage d'injustice et de crise socio-politique de l'Afrique. On en Libye la tragédie de ce phénomène, de ces personnes  qui arrivent ici avant d'être rejetées d'Europe.Des milliers d'immigrés entrent en Libye chaque année, provenant d'Afrique subsaharienne. La plupart d'entre elles se sauvent de la guerre et de la pauvreté de leur propre pays et viennent en Libye où elles cherchent un travail pour aider leurs familles ou bien le moyen de passer en Europe dans l'espoir d'y trouver une vie meilleure et plus sûre... L'émigration est pour beaucoup une tragédie surtout parce qu'ils sont objets des trafics, de l'exploitation (femmes en particulier) et du mépris des droits des hommes. Mais nous remercions le Seigneur pour leur témoignage chrétien. C'est une communauté qui souffre, qui cherche, une communauté précaire, mais pleine de joie dans l'expression de la foi! Et qui, dans un contexte social et religieux de type musulman rend l'Eglise crédible, et réel le dialogue de la vie avec beaucoup de musulmans".

-Mgr José NAMBI, Evêque de Kwito-Bié (Angola): "En Angola,...on constate le manque d'une véritable éducation civique, ce qui favorise les manipulations. Tout ceci, uni à l'analphabétisme en milieu rural, rend la situation très précaire. La conscience critique des personnes est faible. Certains considèrent comme vrai tout ce qui est dit par les moyens de communication sociale. C'est pourquoi, on estime nécessaire de promouvoir l'éducation civique des citoyens et de renforcer leur conscience critique. Cela signifie également promouvoir la défense de la liberté d'expression et d'opinion comme apanage de la démocratie et espace de développement. Les laïcs qui militent dans les différentes institutions civiles, dans les partis politiques et au Parlement sont appelés à rendre un véritable témoignage à la réconciliation, à la justice et à la paix. C'est pourquoi nous considérons comme fondamental le fait de continuer à parier sur leur formation à tous les niveaux".
SE/QUATRIEME CONGREGATION/...                                           VIS 20091007 (1160)


DEBUT DES CIRCULI MINORES

CITE DU VATICAN, 7 OCT 2009 (VIS). Ce matin, parallèlement à l'audience générale du Pape, les Pères synodaux se sont réunis au sein des Circuli Minores, les groupes de travail linguistiques, pour élire les modérateurs et les rapporteurs du débat sur le rapport préliminaire. La cinquième Congrégation du Synode africain aura lieu cet après-midi.
SE/CIRCULI MINORES/...                                       VIS 20091007 (70)

SAINT JEAN LEONARDI


CITE DU VATICAN, 7 OCT 2009 (VIS). Lors de l'audience générale tenue Place-St.Pierre, Benoît XVI a évoqué saint Jean Leonardi, patron des pharmaciens et dont on a célébré, le 9 octobre, le 400 anniversaire de la mort. Né en 1541 en Italie, Giovanni Leonardi abandonna ses études de pharmacie pour celles de théologie, en vue de son ordination sacerdotale et, avec l'évêque Juan Vives et le jésuite Martín de Funes, il contribua à l'établissement d'une congrégation spécifique du Saint-Siège pour les missions: le Collège Urbanien de Propaganda Fide qui a formé de nombreux prêtres pour l'évangélisation des peuples. Son zèle apostolique le porta même à envoyer au Pape Paul V un mémoire dans lequel il fit des propositions pour un vrai renouveau de l'Eglise. Il n'abandonna, toutefois, jamais sa passion pour la pharmacopée, convaincu que "la médecine de Dieu est Jésus-Christ...à la mesure de toutes choses".

  "Le lumineux portrait de ce saint invite d'abord les prêtres et tous les chrétiens à viser constamment au plus haut de la vie chrétienne: la sainteté. C'est seulement de la fidélité au Christ que pourra jaillir un renouveau ecclésial authentique. Au cours de ces années, dans le paysage culturel et social des XVI et XVII siècles, ont commencé à se dessiner les prémices de la future culture contemporaine caractérisée par une séparation impropre entre la foi et la raison, qui a entraîné, parmi ses effets négatifs, une mise à l'écart de Dieu, avec l'illusion d'une possible et totale autonomie de l'être humain choisissant de vivre comme si Dieu n'existait pas... Il a souvent souligné la crise de la pensée moderne qui a si souvent amenée les formes de relativisme. Jean Leonardi a pressenti quel était le vrai remède pour les maux spirituels et l'a résumé dans la phrase: "Christ avant tout"... Il n'y a pas d'endroit qui ne puisse être touché par sa force... Voilà quelle était sa recette pour tout type de réforme spirituel et social". Jean Leonardi, "en diverses circonstances, a souligné que la rencontre vivante avec le Christ se réalise dans son Eglise, sainte mais fragile, enracinée dans l'histoire et pleine d'avenir parfois obscur, où le blé et l'ivraie poussent ensemble, mais elle reste toujours instrument de salut. Avec la conscience lucide que l'Eglise est le champ de Dieu, il ne se scandalisa pas de ses faiblesses humaines. Pour mettre l'ivraie en évidence, il choisit d'être le bon grain: il décida d'aimer le Christ dans son Eglise et contribua à en faire, chaque fois davantage, un instrument transparent du Christ".

  "Il comprit -a conclu le Pape- que toute réforme doit se faire dans l'Eglise et jamais contre l'Eglise. C'est en cela que Jean Leonardi fut extraordinaire et son exemple est toujours actuel. Toute réforme doit, bien sûr, toucher aux structures, mais elle doit, d'abord, s'inscrire dans le cœur des croyants. Seuls, de saints hommes et femmes qui se laissent guider par l'Esprit divin, prêts à prendre des décisions radicales et solides à la lumière de l'Evangile, renouvellent l'Eglise et contribuent, de façon décisive, à construire un monde meilleur".
AG/SAINT JEAN LEONARDI/...                             VIS 20091007 (520)


AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 7 OCT 2009 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

-Mgr.Bernard A.Hebda, Evêque de Gaylord (superficie: 28.932, population: 524.000, catholiques: 71.700, prêtres: 69, diacres: 18, religieux: 45), aux Etats-Unis d'Amérique. L'Evêque élu, né en 1959 à Pittsburgh (USA) et ordonné prêtre en 1989, était jusqu'ici Sous-secrétaire du Conseil pontifical pour les textes législatifs. Il succède à Mgr.Patrick R.Cooney, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.

-Mgr.Egidio Bisol, Evêque d'Afogados da Ingaziera (superficie: 11.034, population: 355.000, catholiques: 330, prêtres: 28, diacres: 8, religieux: 31), au Brésil. L'Evêque élu, né en 1947 a Bassano del Grappa (Italie) et ordonné prêtre en 1972, était jusqu'ici missionnaire Fidei Donum dans le diocèse de Roraima (Brésil).

-Mgr.Oscar Vicente Ojea, Coadjuteur de l'Evêque de San Isidro (Argentine). Il était jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de Buenos Aires (Argentine).

-Mgr.Patrick Le Gal, Auxiliaire de l'Archevêque de Lyon (France). Il était jusqu'ici Ordinaire militaire pour la France.

-Le P.Luc Ravel, CRSV, Ordinaire militaire pour la France. L'Evêque élu, né en 1957 à Paris (France), a émis ses voeux religieux en 1985 et a été ordonné prêtre en 1987. Il était jusqu'ici Responsable de la formation à l'abbaye St.Pierre de Champagne-sur- Rhône (France).
NER:RE:NEC:NEA/.../...                                              VIS 20091007 (210)

mardi 6 octobre 2009

SECONDE CONGREGATION GENERALE


CITE DU VATICAN, 5 OCT 2009 (VIS). La seconde Congrégation générale de la seconde Assemblée spéciale pour l'Afrique s'est déroulée cet après-midi sous la présidence du Cardinal Arinze et en présence du Saint-Père. Six rapports ont été présentés aux 227 Pères synodaux pour exposer la perception de l'Exhortation Ecclesia in Africa ainsi que celle du thème synodal sur les différents continents:

AMERIQUE LATINE. MGR.RAYMUNDO DAMASCENO ASSIS, ARCHEVEQUE D'APARECIDA (BRESIL), PRESIDENT DU CONSEIL EPISCOPAL LATINO AMERICAIN: "Je voudrais souligner, dans cette intervention, quelques point susceptibles d'être sujets de dialogue en vue d'un échange fraternel entre les Eglises de ces continents. Dans le milieu épiscopal, nous pouvons partager avec l'Afrique cette grande richesse que constituent les 54 ans de vie de l'organisme épiscopal que je représente, le CELAM, comme instrument de communion épiscopale et de service réciproque au sein de notre épiscopat. Nous pourrions, avec un encouragement du Saint-Siège, inviter les évêques de l'Eglise catholique présents sur ces continents, en vue d'un échange d'expériences collégiales, pastorales et organisationnelles qui peuvent enrichir la mission de l'Eglise... En ce qui concerne les séminaristes et les prêtres, je crois qu'il serait possible et enrichissant de leur offrir des séminaires, pour une première formation sacerdotale, dans certaines Eglises locales d'Amérique latine qui ont davantage de ressources".

AMERIQUE DU NORD. MGR.WILTON DANIEL GREGORY, ARCHEVEQUE D'ATLANTA (USA): "L'Eglise aux Etats-Unis continue de bénéficier de ces peuples provenant d'Afrique qui sont récemment arrivés dans nos ports comme visiteurs et comme nouveaux résidents. Ces nouveaux arrivants viennent, non pas, comme cela était le cas précédemment, en portant des chaînes et comme esclaves, mais comme travailleurs qualifiés, hommes d'affaires professionnellement formés et étudiants impatients de se construire une nouvelle vie dans un pays qu'ils considèrent comme prometteur. Beaucoup de ces nouveaux arrivés portent avec eux une foi catholique profonde et dynamique avec son riche héritage spirituel. Ces personnes merveilleuses nous poussent à redécouvrir nos propres traditions religieuses que nous avons si souvent mis de côté du fait de l'influence de nos activités séculaires".

ASIE. MGR.ORLANDO B.QUEVEDO, ARCHEVEQUE DE COTABATO (PHILIPPINES), SECRETAIRE GENERAL DE LA FEDERATION DES CONFERENCES EPISCOPALES D'ASIE: " L'Eglise en Afrique et l'Eglise en Asie soulèvent des questions similaires de grande importance... Comme je l'ai compris, l'Eglise en Afrique explore les implications théologiques et pastorales de l'Eglise en tant que famille de Dieu. Pour notre part, en Asie, sous la conduite des Saintes Ecritures et du Magistère vivant de l'Eglise, nous avons été menés par l'Esprit Saint, nous le croyons, afin d'explorer, dans le contexte asiatique, la théologie de l'Eglise comme communion et comme humble servante de l'Evangile et des peuples d'Asie. Cette optique théologique a ouvert l'option pastorale d'un renouveau radical de l'Eglise en Asie, une option basée plus sur l'être que sur le faire... L'Eglise en Afrique et l'Eglise en Asie partagent les mêmes expériences de peine et de joie. Les peines, telles que les nombreuses forces d'une culture de mort...comme la croissance de la pauvreté et de la marginalisation de nos peuples...les injustices commises envers les femmes et les enfants...notre incapacité à être compétitifs vis-à-vis des puissants au sein d'un ordre économique mondialisé qui n'est géré par aucune norme juridique ou morale, l'intolérance religieuse en lieu et place d'un dialogue entre raison et foi... D'un autre côté, nous faisons l'expérience d'une grande joie et d'un grand espoir au sein des mouvements de justice et de paix... par la solidarité des personnes de bonne volonté provenant de différentes classes sociales et de différentes traditions religieuses et leur capacité à travailler pour un ordre social plus juste, plus pacifique et plus fraternel".

OCEANIE. MGR.PETER WILLIAM INGHAM, EVEQUE DE WOLLONGONG (AUSTRALIE), PRESIDENT DE LA FEDERATION DES CONFERENCES EPISCOPALES D'OCEANIE: "Comme en Afrique, l'Eglise existe désormais en Océanie grâce à d'héroïques missionnaires provenant en majorité d'Irlande, de France, d'Allemagne et d'Italie. La foi en Océanie dispose aussi de quelques modèles extraordinaires en la personne de martyrs et de saints en sus de ceux qui ont déjà été canonisés et béatifiés, mais cela n'est rien par rapport à la glorieuse tradition des saints et martyrs qui témoigne de la foi en Afrique...Tant en Océanie qu'en Afrique, un grand travail est accompli par l'Eglise et par ses agences afin d'aider les personnes à retrouver leur équilibre au sein de leurs communautés et à gérer les risques pouvant dériver de catastrophes naturelles. Nous pouvons et devons apprendre les uns des autres. Je vous demande de prier pour Samoa et Tonga frappés par de récents séismes et un tsunami".

EUROPE. LE CARDINAL PETER ERDO, ARCHEVEQUE D'ESZTERGOM-BUDAPEST (HONGRIE), PRESIDENT DU CONSEIL DES CONFERENCES EPISCOPALES D'EUROPE: "Le Christ, lumière du monde, éclaire les ténèbres de l'histoire et rien ne peut s'y opposer. Notre espérance repose en lui. Si la voix de l'Eglise et le témoignage des chrétiens semblent faibles, si souvent ils ne font pas la une de la presse, leur faiblesse dépasse la mensonge, la propagande et la manipulation, car elle est la force des martyrs... Les catholiques d'Europe ont appris à s'intéresser aux chrétiens d'Afrique, à apprécier leur fidélité et leur témoignage de foi. D'année en année, leurs martyrs offrent leur vie au Christ, à son Eglise et à nous tous. L'Eglise qui est en Afrique mérite donc notre gratitude et notre estime".

AFRIQUE. MGR.LAURENT MONSENGWO PASINYA, ARCHEVEQUE DE KINSHASA (RDC): "Il y a lieu de reconnaître que l'esprit et la dynamique de la première Assemblée spéciale pour l'Afrique ont donné une impulsion nouvelle à la vie et à la mission de l'Eglise en Afrique. Non seulement les Eglises locales ont accueilli avec enthousiasme l'Exhortation post-synodale Ecclesia in Africa, qu'elles ont éditée et présentée, mais en outre elles en ont suivi les directives, les options et les orientations soit pour convoquer des synodes diocésains, nationaux ou régionaux, soit pour organiser des congrès, des symposiums ou des séminaires sur le thème-clé d'Eglise-famille de Dieu, ou encore pour élaborer des projets, des plans et des programmes pastoraux fondés sur ce même thème... Cette seconde Assemblée spéciale pour l'Afrique est appelée à engager l'Eglise et la société en Afrique sur le chemin, du pardon, de la réconciliation et de la paix, grâce à la justice dans la vérité".
SE-SECONDE CONGREGATION/...                                       VIS 20091006 (1030)


TROISIEME CONGREGATION GENERALE


CITE DU VATICAN, 6 OCT 2009 (VIS). La troisième Congrégation générale de la seconde Assemblée spéciale pour l'Afrique s'est déroulée ce matin sous la présidence du Cardinal Wilfrid Fox Napier et en présence du Pape (226 Pères synodaux présents). En ouverture, remerciant Benoît XVI de l'avoir invité, est intervenu SS Abuna Paulus, Patriarche orthodoxe d'Ethiopie: "Nous avons le devoir d'exercer la responsabilité de chefs religieux dans la recherche et le soutien de ce qui est nécessaire aux Eglises, de recevoir les suggestions de nos peuples et de les rejeter si elles sont contraires au respect et à l'amour de la personne". Le Pape a brièvement répondu à l'intervention du patriarche orthodoxe: "Votre présence -a-t-il dit-  est un témoignage éloquent des antiques et riches traditions de l'Eglise d'Afrique... La fidélité de votre peuple à l'Evangile continue d'être montrée, non seulement pour son obéissance à cette loi d'amour, mais aussi, comme vous nous l'avez rappelé, par sa persévérance jusqu'à la persécution et le sacrifice suprême du martyre au nom du Christ". Il rappelé que le Patriarche éthiopien avait souligné "que la proclamation de l'Evangile ne peut être séparée de l'engagement à construire une société conforme à la volonté de Dieu, respectueuse des dons de la création et protectrice de la dignité et de l'innocence de tous ses enfants. Nous savons que, dans le Christ, la réconciliation est possible, la justice peut prévaloir, la paix peut perdurer! Voilà le message d'espérance que nous sommes appelés à proclamer. Voilà la promesse que le peuple africain souhaite voir s'accomplir aujourd'hui". Après l'intervention du Pape les travaux ont repris.

  Voici quelques extraits d'interventions de Pères synodaux:

LE CARDINAL ANGELO SODANO, DOYEN DU COLLEGE CARDINALICE: "Nous voyons aujourd'hui plus clairement l'importance des désastres provoqués par le nationalisme et par l'exaltation du concept de race... Comment oublier également qu'en Afrique la furie homicide entre différents groupes ethniques a bouleversé des pays entiers?... Je crois que nous devrions répéter à tous, avec une plus grande insistance, que l'amour de sa propre nation (de manière concrète, envers son peuple) est certainement un devoir pour le chrétien, mais nous devrions également ajouter que la déviance du nationalisme est totalement antichrétienne... Le christianisme a favorisé le regroupement des personnes d'une région déterminée, en créant le concept de peuple ou de nation ayant une identité culturelle propre. Le christianisme a cependant toujours condamné toute déformation de ce concept de nation, une déformation qui se transformait souvent en nationalisme voire en racisme, véritable négation de l'universalisme chrétien. En réalité, les deux principes fondamentaux de la coexistence humaine chrétienne ont toujours été les suivants: la dignité de toute personne humaine d'une part et l'unité du genre humain de l'autre. Il s'agit des deux frontières insurmontables à l'intérieur desquelles peuvent évoluer les différents concepts de nation, en fonction des temps et des lieux... Les 53 nations existant actuellement en Afrique auront un grand avenir dans le concert des 192 nations qui composent aujourd'hui l'ensemble de la famille humaine, dès lors qu'elles sauront dépasser leurs divisions et coopérer conjointement au progrès matériel et spirituel de leurs peuples".

LE CARDINAL POLYCARP PENGO, ARCHEVEQUE DE DAR-ES-SALAAM (TANZANIE), PRESIDENT DU SYMPOSIUM DES CONFERENCES EPISCOPALES D'AFRIQUE ET MADAGASCAR: "Le thème de ce synode est une priorité aujourd'hui pour l'Eglise en Afrique. Pour développer et approfondir ce thème, il faut aborder ouvertement certaines questions et les accompagner des directives pastorales correspondantes: les problèmes comme l'égoïsme, l'avidité et la richesse matérielle, les questions ethniques qui s'achèvent en conflits et les autres causes qui empêchent la paix dans de nombreuses sociétés africaines. La guerre et les conflits qui affligent notre continent divisent nos peuples, propagent une culture de violence et de destruction du tissu spirituel, social et moral de nos sociétés. Il est triste d'admettre que certains de nos pasteurs ont été accusés d'être impliqués par omission ou par une participation directe dans ces conflits. Dans ce synode, nous devons avoir le courage de dénoncer, même à notre encontre, les abus du rôle et de la pratique du pouvoir, du tribalisme, de l'ethnocentrisme, la prise à partie politique de chefs religieux, etc. L'Eglise en Afrique ne pourra pas s'exprimer à l'unisson sur la réconciliation, la justice et la paix, tant que feront défaut l'unité et la communion correspondante, ainsi que le respect dû au SECAM par les évêques ou Conférences épiscopales nationales ou régionales".

MGR.FIDELE AGBATCHI, EVEQUE DE PARAKOU (BENIN): "Les Pères synodaux voient donc... comment fonder exégétiquement et théologiquement la réconciliation, la justice et la paix sur l'unique Dieu Trinité et sur son œuvre au cours de la Révélation...jusqu'au jour du Fils de l'Homme. Une telle entreprise des Pères synodaux aiderait l'Afrique à prendre sa responsabilité historique devant l'Evangile qu'elle a reçu et qu'elle a le devoir de se donner en se situant résolument dans la dynamique de la Metanoia. Cette responsabilité la conduirait à se libérer de la peur. De fait, l'Afrique a peur et vit de peur. Gardant jalousement pour elle les conclusions de ses découvertes sur le monde et la nature, elle se laisse naturellement aller à la méfiance, au soupçon, à l'attitude d'auto-défense, à l'agression, au charlatanisme...et au syncrétisme, autant de choses qui contribuent à obnubiler la recherche du vrai Dieu pendant des millénaires. Combien est attendu alors sur ce continent, mère de tous, l'éclat plus radieux encore de la lumière du Christ mort et ressuscité! Ce que je souhaite à ce Synode, c'est un avenir pascal et, après ses souffrances, la résurrection de l'Afrique".

MGR.MAROUN ELIAS LAHHAM, EVEQUE DE TUNIS (TUNISIE): "La spécificité des relations islamo-chrétiennes dans les Eglises de l'Afrique du Nord peut enrichir les expériences de dialogue vécues ailleurs (en Europe ou en Afrique subsaharienne) et désamorcer les réactions de peur et de refus de l'Islam qu'on commence à ressentir dans certains pays. Nous savons tous que la peur est une mauvaise conseillère... Deux propositions: Que le synode pour le Moyen Orient prévu pour octobre 2010 comprenne aussi les diocèses de l'Afrique du Nord, surtout en ce qui concerne les minorités chrétiennes et les rapports et le dialogue avec l'Islam. Un colloque sur l'Islam en Afrique et qui tienne compte de la variété des expériences africaines, allant de Tunis jusqu'à Johannesburg".
SE/TROISIEME CONGREGATION/...                               VIS 20091006 (1040)


lundi 5 octobre 2009

UN POUMON SPIRITUEL POUR L'HUMANITE


CITE DU VATICAN, 4 OCT 2009 (VIS). A 9 h 30' en la Basilique vaticane, Benoît XVI a présidé la messe d'ouverture de la II Assemblée spéciale pour l'Afrique du Synode des Evêques, concélébrée avec 239 Pères synodaux. Ces assises se tiendront jusqu'au 25 octobre 2009. Dans son homélie, il a évoqué trois aspects de la liturgie de la Parole du jour en relation avec les sessions de travail synodales: le primat de Dieu, Créateur et Seigneur, le mariage et les enfants.

  "Sur le premier aspect, l'Afrique est dépositaire d'un inestimable trésor pour le monde entier: son sens profond de Dieu... Lorsqu'on parle de trésors d'Afrique, on pense d'abord aux ressources dont son territoire est riche et qui, malheureusement, sont devenues et continuent encore d'être l'objet d'exploitation, de conflits et de corruption. La Parole de Dieu, au contraire, nous montre un autre patrimoine: le patrimoine spirituel et culturel dont l'humanité a besoin, bien plus que les matières premières". Le Pape a parlé de l'Afrique comme d'un "immense poumon spirituel pour une humanité en pleine crise de foi et d'espérance. Mais ce poumon peut aussi tomber malade. Et aujourd'hui, il est attaqué par au moins deux pathologies dangereuses: d'abord, une maladie déjà répandue dans le monde occidental, le matérialisme combiné avec un courant de pensée relativiste et nihiliste... Il est indiscutable qu'à son tour, ce dénommé 'premier monde', a exporté et continue d'exporter des déchets spirituels toxiques qui contaminent les populations des autres continents, et parmi elles, en particulier, les populations africaines. En ce sens, le colonialisme, terminé d'un point de vue politique, ne s'est jamais terminé en réalité". Le Saint-Père a souligné que "le second virus susceptible aussi de toucher l'Afrique, est le fondamentalisme religieux mêlé à des intérêts politiques et économiques. Des groupes se prétendant de diverses appartenances religieuses se répandent sur le continent africain. Ils agissent au nom de Dieu mais selon une logique opposée à la logique divine, en enseignant et pratiquant, en fait, non pas l'amour et le respect de la liberté, mais l'intolérance et la violence".

  Concernant le thème du mariage "tel que la Bible nous le présente, il n'existe pas en dehors de sa relation avec Dieu. La vie conjugale entre l'homme et la femme, et donc de la famille qui en est issue, est inscrite dans la communion avec Dieu et, à la lumière du Nouveau Testament, devient icône de l'amour trinitaire et sacrement de l'union du Christ avec l'Eglise. Dans la mesure où elle garde et développe sa foi, l'Afrique pourra trouver d'immenses ressources à donner avantageusement à la famille fondée sur le mariage". Benoît XVI a ensuite ajouté que l'épisode où Jésus accueille les enfants, "reflète l'image de l'Eglise qui, en Afrique et partout sur la terre, manifeste sa maternité surtout à l'égard des plus petits, même lorsqu'ils ne sont pas encore nés".

  "Naturellement, le devoir primaire d'évangélisation reste valide et actuel, une évangélisation tenant compte des rapides changements sociaux de notre époque et du phénomène de globalisation mondiale"... Ce synode sur le thème de: L'Eglise en Afrique au service de la réconciliation, de la justice et de la paix. Vous êtes le sel de la terre... vous êtes la lumière du monde, "est un moment propice -a-t-il dit- pour repenser l'activité pastorale et renouveler l'élan d'évangélisation. Pour être la lumière du monde et le sel de la terre il faut viser toujours au plus haut de la vie chrétienne, c'est-à-dire la sainteté... Puisse l'Eglise d'Afrique être toujours une famille d'authentiques disciples du Christ, où la différence entre les ethnies devienne une occasion et un stimulant pour un enrichissement humain et spirituel réciproque". Le Saint-Père a ajouté que la réconciliation "est le ciment stable sur lequel se construit la paix, condition indispensable à un vrai progrès des hommes et de la société, selon le projet de justice voulu par Dieu". Avant de conclure, Benoît XVI a demandé à tous de prier pour que cette II Assemblée spéciale pour l'Afrique dont les travaux commencent demain, porte ses fruits.
HML/OUVERTURE SYNODE AFRIQUE/...                    VIS 20091004 (680)


PREMIERE CONGREGATION GENERALE


CITE DU VATICAN, 5 OCT 2009 (VIS). Ce matin en la Salle du Synode s'est tenue en présence du Pape la première Congrégation générale de la seconde Assemblée spéciale pour l'Afrique. Benoît XVI s'est adressé aux 226 Pères synodaux présents: Su les perspectives de réconciliation, de paix et de justice sur le continent africain il a observé que "si les analyses scientifiques sont justes et dignes d'être faites, les véritables problèmes ne se perçoivent vraiment qu'à la lumière de Dieu... Mais les analyses sont peu de chose lorsqu'on voit que derrière tant d'injustice et de corruption il y a un coeur vicié, un rejet de Dieu, une falsification du rapport fondamental qui est à la base des rapports" entre Dieu et l'humanité. 

  Ensuite, le Cardinal Francis Arinze, Président de séance a ouvert la séance par un bref discours, suivi de celui de Mgr.Nikola Eterovic. Le Secrétaire général du Synode des évêques a informé les Pères des travaux du dicastère depuis la première Assemblée spéciale pour l'Afrique de 1994 et sur la préparation de la présente. Puis le Cardinal Peter Kodwo Appiah Turkson, Archevêque de Cape Coast (Ghana), Rapporteur général de ce synode, a lu la Relatio préliminaire dont voici des extraits:

"1. De la première Assemblée spéciale pour l'Afrique à la seconde Assemblée spéciale.

Le Pape Jean-Paul II décrivit le Synode, qu'il conclut avec la proclamation de son Exhortation apostolique post-synodale Ecclesia in Africa, comme un "Synode de la Résurrection, Synode de l'Espérance". Cette assemblée synodale, qui avait été convoquée contre un contexte de vision mondiale pessimiste à l'égard de l'Afrique et une situation du continent "tragiquement défavorable" en ce qui concerne la mission d'évangélisation de l'Eglise au cours des dernières années du vingtième siècle, était cependant attendue comme un tournant dans l'histoire du continent...

La situation du continent était tout aussi largement ambivalente que paradoxale et la rapide succession d'évènements, tels que la chute de l'apartheid et la triste explosion du génocide rwandais, avaient bien caractérisé ce paradoxe. Dans le cadre de ce mélange paradoxal, au sein duquel le mal et la détresse semblaient prévaloir sur le bien et la rectitude, la convocation pascale de la première Assemblée Spéciale du Synode des Evêques pour l'Afrique fut perçue comme un message d'espoir pour l'Afrique.

Cette période post-synodale est désormais entrée dans sa quatorzième année et, alors que la situation du continent, de ses îles et de l'Eglise porte encore quelques unes des "lumières et des ombres" ayant été la cause du premier synode, elle a également changé de manière considérable. Cette nouvelle réalité requiert une étude minutieuse en vue d'efforts d'évangélisation renouvelés qui demandent une analyse plus approfondie de thèmes spécifiques, importants pour le présent et l'avenir de l'Eglise catholique sur le grand continent.

Nouvelles données ecclésiales et sociales pour le continent:

Données ecclésiales.

La croissance exceptionnelle de l'Eglise en Afrique: Au cours de ces dernières décennies (y compris les années qui ont suivi la Première Assemblée spéciale pour l'Afrique), il est devenu habituel de parler de la croissance exceptionnelle de l'Eglise en Afrique:
- la suprématie des membres africains des congrégations missionnaires au niveau des postes à responsabilité,
- la recherche de l'indépendance de la part des églises locales,
- une croissance visible des structures et des institutions ecclésiales.
Malgré tout, l'Eglise en Afrique doit faire face à de formidables défis:
- la discussion sur une Eglise prospère en Afrique fait oublier le fait que l'Eglise n'existe pratiquement pas dans de larges zones au nord de l'équateur. La croissance exceptionnelle de l'Eglise en Afrique est présente généralement au sud du Sahara,
- la fidélité et l'engagement de certains ecclésiastiques et religieux à leur vocation,
- la perte de membres qui migrent en direction des nouveaux mouvements religieux et des sectes.

Données sociales.

  En 1963, dans le cadre d'une réunion de l'Organisation de l'Unité africaine (OUA), les leaders africains décidèrent de conserver un vestige de la règle coloniale, en maintenant les frontières coloniales et les descriptions des Etats en dépit de leur caractère artificiel. Cette décision n'a cependant pas été suivie par un développement  parallèle d'un sens de la nation qui fasse de la diversité ethnique une source d'enrichissement mutuel et qui privilégie le bien commun national sur les intérêts des paroisses ethniques. Ainsi, la diversité ethnique continue à être le semis des conflits et des tensions qui défient même le sens d'appartenance des uns et des autres comme membres de l'Eglise-Famille de Dieu.

  L'esclavage et la réduction en esclavage, que le monde arabe a engagé sur la côte est de l'Afrique et que les Européens, avec la collaboration des africains eux-mêmes, ont récupéré au XIV siècle, en l'étendant à l'ensemble du continent, ont représenté un déplacement forcé d'africains. Actuellement, la migration volontaire des fils et des filles d'Afrique vers l'Europe, l'Amérique et l'Extrême-Orient pour différentes raisons, les place dans des conditions serviles qui requièrent notre attention et notre soin pastoral.
 
  La période qui a suivi la Première Assemblée Spéciale pour l'Afrique, à savoir le début du Troisième millénaire, semble avoir coïncidé avec l'émergence au niveau continental de la part des leaders africains eux-mêmes d'un désir de "renaissance africaine".

  Les leaders politiques africains semblèrent décidés à changer l'image de l'administration politique sur le continent et ont mené une autocritique de l'Afrique qui identifie le pauvre et le mauvais gouvernement sur le continent comme causes de la pauvreté et des malheurs de l'Afrique. Par conséquent, ils ont indiqué la voie du bon gouvernement et de la formation d'une classe politique  capable de conserver le meilleur des traditions ancestrales de l'Afrique et de l'intégrer aux principes de gouvernement des sociétés modernes. Ils ont adopté un cadre stratégique (NEPAD) afin de guider sa mise en œuvre et de donner le ton au renouvellement de l'Afrique grâce à un leadership politique transparent.
 
  La relation radicale entre la manière de gouverner et l'économie est claire et démontre que le mauvais gouvernement provoque une mauvaise économie. Ceci explique le paradoxe de la pauvreté du continent qui est certainement le plus richement comblé de dons du monde. La conséquence de cette "équation gouvernement-économie" est qu'il est difficile de trouver un pays d'Afrique qui puisse faire face à ses obligations budgétaires, à savoir à la planification de son programme financier national, sans avoir recours à une aide extérieure sous forme de donations ou de prêts. Le recours continuel à ces prêts pour garantir les budgets nationaux gonfle le lourd fardeau de la dette. L'Eglise universelle s'est associée à l'Eglise en Afrique dans le cadre d'une campagne en faveur de son éradication au cours du Grand Jubilé de l'An 2000.

  Il existe également un certain nombre de phénomènes et d'initiatives internationales dont l'impact sur la société africaine et certaines de ses structures valent la peine d'être évaluées et qui posent  de nouveaux défis à l'Eglise. Si l'importance croissante donnée à la place et au rôle des femmes dans la société constitue une heureuse évolution, l'avènement au niveau mondial de styles de vie, de valeurs, d'attitudes et d'associations, etc. qui déstabilisent la société, est inquiétant. Ceci attaque les piliers fondamentaux de la société (le mariage et la famille), diminue son capital humain (migrations, diffusion des drogues et commerce des armes) et met en danger la vie sur la planète.

  Au terme de cet exposé, qui est naturellement incomplet, il est clair que même si le continent et l'Église sur le continent africain ne sont pas encore sortis de leurs peines, ils peuvent déjà se réjouir pudiquement de leurs réalisations et des performances positives, et commencer à démentir les généralisations stéréotypées concernant les conflits, la famine, la corruption et le mauvais gouvernement. Les quarante-huit pays qui forment l'Afrique subsaharienne sont caractérisés par de grandes différences en ce qui concerne les situations de leurs Églises, leur gouvernement et leur vie sociale et économique. De ces quarante-huit nations, seules quatre: la Somalie, le Soudan, le Niger et certaines régions de la République démocratique du Congo sont actuellement en guerre et au moins deux d'entre elles sont en guerre, du fait d'ingérences étrangères: la République démocratique du Congo et le Soudan. À vrai dire, il y a moins de guerres en Afrique qu'en Asie.
 
De plus en plus, des mercenaires et des criminels de guerre sont dénoncés, reconnus coupables de crimes et jugés. Un fonctionnaire de la République démocratique du Congo a fait l'objet de poursuites judiciaires et Charles Taylor, du Libéria, comparaît devant la Cour internationale.

  "La vérité est que l'Afrique a été chargée pendant trop longtemps par les médias de tout ce qui était répugnant pour le genre humain et il est temps de "passer à la vitesse supérieure" et de dire la vérité sur l'Afrique avec amour, en favorisant le développement du continent, ce qui portera au bien-être du monde entier. Les pays du G8 et les pays du monde entier doivent aimer l'Afrique en vérité! Généralement considérée comme occupant le dixième rang de l'économie mondiale, l'Afrique est cependant le deuxième marché mondial émergeant après la Chine. Elle représente donc, ainsi que l'a indiqué le sommet du G8 à peine conclu, un continent d'opportunités. Cela doit être également vrai pour les peuples de ce continent. On peut espérer que la poursuite de la réconciliation, de la justice et de la paix réalisée en particulier par les chrétiens, du fait de leur enracinement dans l'amour et dans la miséricorde, permette de restaurer la totalité de l'Eglise-Famille de Dieu sur le continent et que cette dernière, en tant que sel de la terre et lumière du monde, puisse guérir le cœur humain blessé, ultime repaire où se niche la cause de tout ce qui déstabilise le continent africain. Ainsi, le continent africain et ses îles réaliseront les opportunités et les dons qui lui ont été donnés par Dieu".
SE-PREMIERE CONGREGATION/...                                       VIS 20091005 (1630)


AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 3 OCT 2009 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

-Le Cardinal Jozef Tomko, son Envoyé spécial à la conclusion du 150 anniversaire de l'évangélisation de Taiwan /Taipei, 22 novembre).

-Juges de la Cour d'appel de l'Etat de la Cité du Vatican, Mgr.Giovanni Battista Defilippi, Mgr.Agostino De Angelis et Mgr.Giovanni Vaccarotto.
NA/.../...                                                           VIS 20091005 (60)

ANGELUS DOMINICAL


CITE DU VATICAN, 4 OCT 2009 (VIS).  Après la messe solennelle en la Basilique vaticane, le Pape s'est adressé aux fidèles rassemblés Place St.Pierre pour l'angélus dominical, évoquant le Synode à peine ouvert: L'Assemblée spéciale pour l'Afrique du Synode des évêques est un évènement important, "une expérience de responsabilité pastorale collégiale face à un aspect particulier de la vie de l'Eglise, qui intéresse en l'occurrence une partie du peuple de Dieu et son aire géographique". Le Pape et ses collaborateurs débattent du thème choisi avec les délégués des Eglises locales d'Afrique, les experts et les auditeurs. "Il est important de souligner qu'il ne s'agit pas d'un congrès d'études ou d'une assemblée constitutionnelle... Nous n'en sommes pas les véritables protagonistes, le sujet central étant l'Esprit qui guide l'Eglise". L'Afrique, a poursuivi Benoît XVI, "est un continent d'une extrême richesse humaine, de près d'un milliard d'habitants et au taux de natalité le plus élevé au monde. C'est une terre féconde en vie humaine, mais malheureusement marquée par la pauvreté et l'injustice, que l'Eglise combat avec la force de l'Evangile et la solidarité de toutes ses institutions caritatives".

  Il a ensuite évoqué les populations du Pacifique et de l'Asie méridionale frappées par des catastrophes naturelles, un tsunami aux Samoa et à Tonga, un typhon aux Philippines et en Indochine, un séisme en Indonésie: "Je pense aussi à toutes les personnes touchées par une inondation meurtrière en Sicile, dans la région de Messine, et vous invite tous à prier avec moi pour les victimes et leurs familles". Puis le Pape a lancé un appel à la solidarité internationale afin que tous ces frères et soeurs ne manquent pas de l'aide dont il ont besoin. "Mais on ne saurait non plus oublier les conflits qui compromettent la paix et la sécurité des peuples africains, et tout dernièrement les violences dont a été victime la population guinéenne. Je veux assurer les familles des victimes de ma solidarité et j'invite les parties au dialogue et à la réconciliation en vue d'une solution juste et durable" de cette crise.
ANG/SYNODE:CATASTROPHES:GUINEE/...                         VIS 20091005 (350)


vendredi 2 octobre 2009

NOUVEAUX AMBASSADEURS: PHILIPPINES, PAYS BAS, ETATS-UNIS


CITE DU VATICAN, 2 OCT 2009 (VIS). Le Saint-Père a reçu aujourd'hui les lettres accréditant les nouveaux Ambassadeurs des Philippines, des Pays-Bas et des Etats-Unis près le Saint-Siège, respectivement Mme Mercedes Arrastia Tuason, Mme Henriette Johanna Cornelia Maria van Lynden-Leijten et M.Miguel Humberto Días.

  Le Pape a commencé par un discours à l'Ambassadeur des Philippines en l'assurant de sa "proximité spirituelle" pour les victimes du typhon Ketsana qui a touché, ces derniers jours, ce pays et a manifesté sa confiance en la "foi du peuple philippin, qui lui donne le courage d'affronter tout malheur ou difficulté et qui fait grandir en eux le désir de participer avec plus de ferveur encore à la tâche mondiale de construire une civilisation de l'amour que Dieu a semé en toute personne et culture". Après avoir salué les nouvelles initiatives de développement aux Philippines, dont la réforme des programmes d'aide sociale, le Saint-Père a souligné que ces programmes sont destinés "en premier lieu, à améliorer les conditions actuelles de vie des plus pauvres, en leur donnant les capacités de remplir leurs responsabilités envers leurs familles et leurs devoirs en tant que membres d'une communauté plus large. La lutte contre la pauvreté exige surtout honnêteté, intégrité et fidélité inséparables des principes de justice, spécialement pour ceux qui sont directement en charge du gouvernement et de l'administration publique". Enfin, Benoît XVI a souligné qu'à "une époque où le nom de Dieu est utilisée abusivement par certains groupes, le devoir de charité revient avec une plus grande importance encore, surtout dans les régions victimes de conflits", et il a vanté "les avancées courageuses" des Philippines, en vue "d'encourager la réconciliation et la compréhension mutuelle", évoquant ainsi le devoir de la Conférence des Evêques d'Ulama et de la Conférence des peuples du Mindanao.

  Benoît XVI s'est ensuite adressé à l'Ambassadeur des Pays-Bas: "Si une bonne part de la population hollandaise se déclare agnostique, plus de la moitié professe le christianisme et l'accroissement du nombre des immigrés qui suivent d'autres traditions religieuses rend plus que jamais nécessaire la reconnaissance, par les autorités civiles, du rôle de la religion dans la société hollandaise". Le Saint-Père a ainsi rappelé que, dans ce pays, les écoles confessionnelles "reçoivent une aide de l'Etat, car elles sont appelées à donner une contribution significative à la compréhension mutuelle et à la cohésion sociale, en transmettant les valeurs qui sont enracinées dans une vision transcendantale de la dignité humaine. A ce sujet, les familles construites sur un mariage stable et fructueux entre un homme et une femme -a-t-il ajouté- jouent un rôle encore plus fondamental que les écoles... L'Eglise catholique est fier, dans ce pays, de remplir son rôle en matière d'aide et de promotion d'une vie familiale stable, comme affirmé récemment par la Conférence épiscopale dans un récent document pastoral. J'espère vivement que la contribution de l'Eglise catholique au débat éthique soit écoutée et soit suivie dans tous les secteurs de la sociétés hollandaise, pour que la noble culture qui a caractérisé ce pays durant des siècles soit connue pour sa solidarité avec les plus pauvres et vulnérables, son encouragement à la vraie liberté et son respect pour la dignité et la valeur inestimable de toute vie humaine", a conclu le Pape.

  Dans son discours au nouvel Ambassadeur des Etats-Unis, le Pape a évoqué  le besoin d'un "modèle de globalisation inspiré par un humanisme authentique, dans lequel les peuples soient considérés non comme de simples voisins, mais comme des frères et des sœurs". Il a ajouté que "le vrai progrès, comme insiste la doctrine sociale de l'Eglise, doit être intégral et humain; il ne peut pas nier la vérité sur l'être humain et doit toujours tendre à son bien authentique... la vision religieuse et l'imagination religieuse ne limitent pas mais enrichissent le discours politique et éthique, et les religions...sont appelées à être une force prophétique pour la libération et le développement humains dans le monde entier, spécialement dans les régions touchées par les conflits". Benoît XVI a conclu en disant que "la crise de nos démocraties modernes exige un engagement dans le dialogue de raison sur le discernement des politiques prudentes et justes qui respectent la nature et la dignité de l'homme. L'Eglise aux Etats-Unis contribue à ce discernement, en particulier, par la formation des consciences et par son apostolat éducatif". Il a ainsi évoqué la nécessité d'un "discernement clair en lien avec les thèmes qui touchent à la protection de la dignité humaine et au respect du droit inaliénable à la vie depuis le moment de la conception jusqu'à la mort naturelle, ainsi qu'à la protection du droit à l'objection de conscience de la part du personnel de la santé et de tous les citoyens en général".
CD/LETTRES CREANCES/PHILIPPINES:PAYS-BAS:USA             VIS 20091002 (790)


SEISMES EN INDONESIE


CITE DU VATICAN, 2 OCT 2009 (VIS). Le Saint-Père a fait adresser un télégramme au Nonce apostolique en Indonésie à la suite des séismes qui ont dévasté le pays ces jours derniers: Benoît XVI prie pour les victimes et leurs familles en deuil, invoquant sur les unes le repos éternel, le courage et le réconfort divin sur les autres. Il soutient tous ceux qui oeuvrent aux secours et assistent dans l'urgence les blessés et ceux qui ont tout perdu dans la catastrophe.
TGR/SEISMES INDONESIE/...                                    VIS 20091002 (90)


OUVERTURE DU SYNODE AFRICAIN


CITE DU VATICAN, 2 0CT 2009 (VIS). Ce matin près la Salle-de-Presse du Saint-Siège, Mgr.Nikola Eterovic, Secrétaire général du Synode des évêques, a tenu un briefing afin de fournir des informations sur la signification et le développement de l'Assemblée synodale qui se déroulera du 4 au 25 octobre.  Le thème de l'Assemblée synodale reprend le titre de l'Exhortation apostolique post-synodale Ecclesia in Africa, qui recueille les résultats du premier Synode consacré à l'Afrique (10 avril - 8 mai 1994, sur le thème: "L'Eglise en Afrique et sa mission évangélisatrice vers l'an 2000").

  L'Eglise en Afrique, a dit Mgr.Eterovic, "a connu un grand dynamisme. Entre 1978 et 2007, le nombre des catholiques africains est passé de 55.000.000 à 146.000.000. Les vocations au sacerdoce et à la vie consacrée ont également connu une remarquable croissance". Mais aussi, entre 1994 et 2008, 521 agents pastoraux ont été tués en Afrique car chrétiens. "Il s'agit d'africains de nationalité ou d'adoption, c'est-à-dire de missionnaires en terres africaines. Au cours de l'année 2008, par exemple, sur les 20 opérateurs pastoraux catholiques tués dans le monde, 5 étaient africains: 3 prêtres, 1 religieux et 1 volontaire laïc, provenant respectivement du Kenya, de la Guinée Conakry, du Nigeria et de la République démocratique du Congo".

  "A cette seconde Assemblée spéciale pour l'Afrique participeront 244 Pères synodaux, dont  228  évêques... La majorité des Pères synodaux, précisément 197, provient d'Afrique , tandis que 47 viennent d'autres continents (34 de l'Europe, 10 de l'Amérique, 2 de l'Asie et 1 de l'Océanie)... Prendront part également au Synode des délégués fraternels, représentants de 6 Eglises et communautés ecclésiales présentes en Afrique et avec lesquelles l'Eglise catholique dialogue et collabore. Il y aura également 29 Experts (19 hommes et 10 femmes), et 49 Auditeurs, (29 hommes et 20 femmes), qui contribueront aux travaux par leurs réflexions et témoignages... Désirés par le Saint Père, trois Invités spéciaux participeront aux assises synodales.  En premier lieu, mardi 6 octobre, le Patriarche de l'Eglise orthodoxe d'Ethiopie, SS Abuna Paulos, prendra part à la troisième congrégation générale... Vendredi 9 octobre, est attendu M.Rudolf Adada, ancien Chef de la Joint United Nations/African Union Peacekeeping Mission pour le Darfour, qui exposera les efforts de paix dans la région, opération qui concerne  les pays africains mais aussi le monde entier.
Lundi 12 octobre, M.Jacques Diouf, Directeur général de la FAO, informera les Pères synodaux  des efforts déployés par l'organisation pour garantir la sécurité alimentaire en Afrique".
AE/PRESENTATION SYNODE/ETEROVIC                              VIS 20091002 (420)


AUDIENCES

CITE DU VATICAN, 2 OCT 2009 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audiences séparées:

-Le Cardinal Giovanni Lajolo, Président de la  Commission pontificale et du Governorat de l'Etat de la Cité du Vatican.

-Mgr.Orlando Antonini, Nonce apostolique en Serbie.

-M.Raúl Roa Kourí, Ambassadeur de Cuba, et son épouse, en visite de congé.

  En fin d'après-midi, il devrait recevoir le Cardinal Giovanni Battista Re, Préfet de la Congrégation pour les évêques.
AP/.../...                                                            VIS 20091002 (80)

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 2 OCT 2009 (VIS). Le Saint-Père a nommé Membres ordinaires de l'Académie pontificale des sciences sociales, M.Russel Hittinger, Professeur près l'Université de Tulsa (USA), et Mme Jane Haaland Matlary, Professeur près l'Université d'Oslo (Norvège).
NA/.../HITTINGER:HAALAND MATLARY                                       VIS 20091002 (50)

IN MEMORIAM

CITE DU VATICAN, 2 OCT 2009 (VIS). Voici les données relatives aux prélats décédés ces dernières semaines:

-Mgr.Pudhota Chinniah Balaswamy, Evêque émérite de Nellore (Inde), le 24 septembre à 80 ans.

-Mgr.Joseph Satoshi Fukahori, Evêque émérite de Takamatsu (Japon), le 24 septembre à 84 ans.

-Mgr.Stefan Miroslav Marusyn, ex Secrétaire de la Congrégation pour les Eglises orientales (Ukraine), le 21 septembre à 85 ans.

-Mgr.Luis Sánchez-Moreno Lira, Archevêque émérite d'Arequipa (Pérou), le 28 septembre à 83 ans.

-Mgr.Joseph-Marie Sardou, TD, Archevêque émérite di Monaco (Monaco), le 19 septembre à 86 ans.
.../DECES/...                                                     VIS 20091002 (100)

jeudi 1 octobre 2009

VISITE DU PRESIDENT PAKISTANAIS


CITE DU VATICAN, 1 OCT 2009 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin M.Asif Ali Zardari, Président du Pakistan, qui s'est ensuite entretenu avec le Cardinal Secrétaire d'Etat et le Secrétaire pour les relations avec les états. La Salle-de-Presse du Saint-Siège a diffusé ce midi le communiqué suivant: "Ces entretiens on porté sur la situation du pays, la lutte contre le terrorisme et les efforts en vue de constituer une société plus tolérante et harmonieuse entre ses diverses réalités. Il a également été question de la contribution, jugée positive, que l'Eglise catholique apporte à la vie national, par le biais de ses oeuvres éducatives, sociales et sanitaires. Evoquant les récentes violences exercées contre des communautés chrétiennes comme les éléments ayant perpétré ces agressions, les deux parties sont tombées d'accord sur la nécessité d'éliminer toute discrimination religieuse, comme de promouvoir les respect des droits de tous les citoyens" pakistanais.
OP/VISITE PRESIDENT/PAKISTAN                                 VIS 20091001 (160)


CONGES DE CASTELGANDOLFO


CITE DU VATICAN, 1 OCT 2009 (VIS). Ce matin, à la veille de son retour au Vatican (samedi 3), le Saint-Père a pris congé de Castelgandolfo en recevant Mgr.Marcello Semeraro, Evêque d'Albano (diocèse dont dépend sa résidence estivale), accompagné des communautés religieuses, des autorités civiles, du personnel des Villas pontificales, des services vaticans et italiens ayant garanti la sécurité de son séjour.

  Remerciant chacun pour le service rendu durant ces mois et rappelant que c'est aujourd'hui sa fête, Benoît XVI a dit que sainte Thérèse de Lisieux "montre que seule la Parole accueillie et concrètement appliquée est source de vie nouvelle. Dans une société largement imprégnée de rationalisme et de matérialisme, par sa petite voie qui touche à l'essence des choses, la petite Thérèse répond encore aux grandes questions de la vie". Il nous faut suivre "cet humble sentir de l'amour, qui donne son sens et toute sa valeur aux vicissitudes de l'existence humaine.  
AC/CONGE/CASTELGANDOLFO                                 VIS 20091030 (160)


PROCHAINES CANONISATIONS

CITE DU VATICAN, 1 OCT 2009 (VIS). Dimanche 11 octobre, le Saint-Père célébrera à 10 h Place-St.Pierre la messe de  canonisation de Zygmunt Szczesny Felinski (1822-1895), de Francisco Coll y Guitart (1812-1875), de Jozef Daamian de Veuster (1840-1889), de Rafael Arnáiz Barón, (1911-1938) et de Marie de la Croix (Jeanne Jugan, 1792-1879).
OCL/CANONISATIONS/...                                               VIS 20091001 (60)

PRISE DE POSSESSION CARDINALICE

CITE DU VATICAN, 1 OCT 2009 (VIS).-L'Office des cérémonies liturgiques pontificales communique que le Cardinal Tarcisio Bertone, Secrétaire d'Etat, prendra possession de l'Eglise suburbicaire de Frascati, samedi 3 octobre à 17 h.
OCL/POSSESSION/FRASCATI:BERTONE                                       VIS 20091001 (40)

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