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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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mercredi 22 février 2012

CAREME ET RESPONSABILITE CHRETIENNE


Cité du Vatican, 22 février 2012 (VIS). En ce mercredi des cendres, le Pape a consacré sa catéchèse de l'audience générale au sens que revêt le carême, ces quarante jours de pénitence qui conduisent à Pâques. Aux premiers temps de l'Eglise, a-t-il d'abord rappelé aux fidèles rassemblés Salle Paul VI, le carême était le temps de conversion et de préparation des catéchumènes au baptême. Par la suite, on invita tous les fidèles à vivre ce moment de renouveau spirituel, de manière à ce que « la participation de la communauté aux différentes étapes du parcours quarésimal soit une dimension importante de la spiritualité chrétienne. Grâce à la mort et à la résurrection du Christ, la rédemption s'ouvre à tous et non à quelques uns... Le carême qui est Menatonia, temps de conversion et de repentir, identifie notre existence et notre histoire à un processus engagé ici bas pour nous conduire, à la fin des temps, à la rencontre du Seigneur ». Pour l'Eglise, le carême est une quarantaine, « chiffre symbolique qui dans l'Ancien comme dans le Nouveau Testament représente une période saillante de la foi vécue par le peuple de Dieu. Exprimant la purification et l'attente du retour du Seigneur, la conscience de ce que Dieu est fidèle à ses promesses...il sert à prendre la décision d'assumer sans réserve nos responsabilités. Le carême est le temps des décisions mûries ».
Quarante sont les jours du déluge et quarante pour que Noé touche la terre ferme. Moïse resta quarante jours au désert avant de recevoir la loi, alors que le peuple juif avait erré pendant quarante ans. Quarante ans dura la paix pour Israël sous le gouvernement des juges, quarante ans la pénitence de Ninive, quarante les règnes de Saul, David et Salomon. Jésus se retira quarante jours au désert avant d'entamer sa vie publique, et pendant quarante autres il enseigna aux disciples avant son ascension. La liturgie quarésimale, a poursuivi Benoît XVI, « favorise un parcours de renouveau spirituel éclairé par cette longue tradition biblique, qui sert surtout à apprendre comment imiter Jésus qui, au désert, vainquit la tentation grâce à la parole de Dieu ». Il partit au désert « pour être en profonde union avec le Père, selon une dynamique constante de son existence terrestre qui le voyait se retirer seul pour prier Dieu et être en communion totale avec lui... Dans ces temps de désert...il se trouva en danger, assailli par la tentation du malin, qui lui proposa une voie messianique éloignée du projet divin, passant par le pouvoir, le succès et la domination et non par l'amour et l'offrande absolue de la croix ».
Pèlerine dans le désert du monde et de l'histoire, l'Eglise en subit malheureusement l'aridité, « une pauvreté de parole et de valeurs, le sécularisme et le matérialisme qui réduisent l'être à un horizon mondain sans référence à la transcendance. Voici pourquoi le ciel s'obscurcit sur nos têtes, couvert par les nuages de l'égoïsme, de l'incompréhension et de la trahison. Malgré tout, ce temps de désert peut être pour l'Eglise d'aujourd'hui un temps de grâce, car nous avons la certitude que Dieu peut faire jaillir l'eau vive de la roche la plus dure ». concluant, le Saint-Père a souhaité aux fidèles d'avoir un «nouveau courage, afin d'accepter avec patience et foi toutes les difficultés, souffrances et épreuves, puisque le Seigneur fera jaillir un jour nouveau. Si nous sommes fidèles à Jésus en le suivant sur le chemin de la croix, le monde lumineux de Dieu, de la vérité et de la joie, nous sera comme rendu ».
Après la catéchèse, le Pape a salué les différents groupes, rappelant d'abord que le jeûne et la prière, la pénitence et les œuvres de miséricorde sont les moyens de bien de préparer à Pâques. Puis il a béni de manière particulière les pèlerins de l'Ordinariat de Notre Dame de Walsingham, créé il y a un peu plus d'un an en Angleterre et Pays de Galles pour les prêtres et fidèles d'origine anglicane.

CAMPAGNE DE FRATERNITE


Cité du Vatican, 22 février 2012 (VIS). Comme chaque année pour la campagne quarésimale de fraternité, le Saint-Père a fait parvenir un message aux catholiques du Brésil (le thème 2012, « Que la santé se répande sur terre », est tiré de l'Ecclésiaste). Il y rappelle que l'initiative de l'Eglise brésilienne est de « susciter une plus grande fraternité et un meilleur esprit communautaire face aux besoins des malades, en invitant la société à garantir à tous le droit aux soins nécessaires à la santé ». Ce thème biblique rappelle que la santé va au-delà du bien-être physique. Lors de la guérison du paralytique, Jésus lui pardonne d'abord ses péchés, montrant ainsi que « la guérison parfaite réside dans le pardon des péchés et que la santé par excellence est celle de l'âme. A quoi servirait-il à l'homme de conquérir le monde s'il perdait son âme ? De fait les mots santé et salut ont une origine latine commune et, dans l'Evangile, on voit l'action du Sauveur dans l'humanité s'accompagner de nombreuses guérisons ».
Puis Benoît XVI exprime le vœu de voir cette campagne « susciter chez les fidèles et les personnes de bonne volonté une solidarité de plus en plus profonde envers les malades, qui souffrent souvent solitaires et abandonnés. Nous devons nous rappeler que Jésus s'est identifié à eux : J'étais malade et vous m'avez soigné. Nous devons aussi aider les malades à découvrir que si leur maladie est une épreuve elle peut être, en union avec le Christ...une participation au mystère de sa souffrance pour le salut du monde. Puissions nous tous offrir nos souffrances à Dieu par l'intermédiaire du Christ, afin de collaborer à la victoire du bien sur le mal et que Dieu récompense notre geste d'amour ». En conclusion, le Saint-Père invoque l'intercession de Notre Dame d'Aparecida en demandant à Dieu de concéder aux malades « la force d'accomplir leurs devoirs personnels, familiaux et sociaux, en étant source de salut et de progrès pour le Brésil. Ainsi accroîtront-ils sa sainteté mais aussi sa prospérité matérielle, par le partage juste des ressources, l'exercice équitable du service public et la fraternité dans le développement » socio-économique.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX


Cité du Vatican, 22 février 2012 (VIS). Le Saint-Père a :
-Accepté la renonciation à la charge pastorale du diocèse de Palmerston (Nouvelle Zélande), présentée pour limite d'âge par Mgr.Peter James Cullinane. Lui succède son Coadjuteur, Mgr.Charles Drennan.
-Nommé Mgr.Jacinto Furtado de Brito Sobrinho, Archevêque métropolitain de Teresina (superficie 26.495, population 1.195.000, catholiques 1.018.000, prêtres 118, diacres 19, religieux 203), au Brésil. Il était jusqu'ici Evêque de Crateús (Brésil).
-Nommé l'Abbé Olivier de Germay, Evêque d'Ajaccio (superficie 8.722, population 275.000, catholiques 256.000, prêtres 75, diacres 16, religieux 69), en France. L'Evêque élu, né en 1960 à Tours (France) et ordonné prêtre en 1998, il était jusqu'ici Vicaire épiscopal du diocèse de Toulouse. Licencié en théologie, il a assumé plusieurs postes de curé de paroisse.

mardi 21 février 2012

UNIVERSITE PONTIFICALE DU PEROU

Cité du Vatican, 21 février 2012 (VIS). « Ce matin, le Cardinal Secrétaire d'Etat s'est entretenu avec le Recteur de l'Université catholique du Pérou. Après avoir salué la qualité des enseignements offerts et l'étendue des disciplines proposées par la PUCP, le Cardinal Tarcisio Bertone a communiqué à M.Marcial Rubio Correa les conclusions du Saint-Siège à la suite des nombreux contacts qu'ont entretenu depuis des années le Grand Chancelier et ses prédécesseurs avec l'Université, puis de la visite apostolique conduite du 5 au 11 décembre dernier par le Cardinal Peter Erdö, Archevêque d'Esztergom-Budapest. Ces conclusions découlent principalement des résultats de la visite apostolique et de l'examen des propositions finales du Recteur. Le Cardinal Secrétaire d'Etat a indiqué à son hôte le vœu du Saint-Siège d'une révision rapide des statuts universitaires en accord avec la Constitution apostolique Ex Corde Ecclesiae, pour le bien de la PUCP et de l'Eglise péruvienne. Etant donné l'importance qu'il y a à sauvegarder l'identité catholique de l'Université, le Cardinal Bertone a fixé au 8 avril le délai concédé aux autorités académiques pour soumettre à approbation les nouveaux statuts, selon les amendements indiqués le 16 juillet dernier. Il a émis le vœu que la communauté universitaire accepte cette modification statutaire afin de continuer à accomplir sa mission, qui est d'offrir aux jeunes générations une formation solide, enracinée dans la fidélité au magistère de l'Eglise, garantie du grand service que la PUCP est appelé à donner au pays ».

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 21 février 2012 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.George A.Sheltz, Auxiliaire de l'Evêque de Galveston-Houston (USA). L'Evêque élu, né en 1946 à Houston (USA) et ordonné prêtre en 1971, était jusqu'ici Vicaire général et Chancelier de ce même diocèse. Il a été curé de paroisse et membre du Presbytérium.

lundi 20 février 2012

UNITE DE L'EGLISE, UN DON DIVIN A DEFENDRE

Cité du Vatican, 20 février (VIS). Les 22 nouveaux cardinaux, leurs proches et les fidèles arrivés à Rome pour le Consistoire, ont été reçus en audience, ce matin, par le Pape qui a adressé à chaque groupe, dans sa langue respective, et qui a eu pour tous quelques mots en italien. En français, il a rappelé que la société actuelle, "qui connaît des moments d'incertitudes et de doute, a besoin de la clarté du Christ. Que chaque chrétien en témoigne avec foi et courage, et le temps de Carême qui approche, permet de revenir vers Dieu". Il a aussi souligné que la création de nouveaux Cardinaux "est l'occasion de réfléchir sur la mission universelle de l'Eglise dans l'histoire des hommes: dans les vicissitudes humaines, souvent si agitées et opposées, l'Eglise est toujours vivante et présente, portant le Christ, lumière et espérance pour l'humanité toute entière. Rester unis à l'Eglise et au message du salut qu'elle diffuse, signifie s'ancrer à la vérité, renforcer le sens des vrais valeurs, être sereins face à tout événement... Je vous exhorte donc à rester toujours unis à vos pasteurs, ainsi qu'aux nouveaux cardinaux, pour être en communion avec l'Eglise. L'unité dans l'Eglise est un don divin qu'il faut défendre et faire grandir. Je vous confie, vous, vénérés frères Cardinaux et les fidèles qui vous accompagnent, à la protection de la Mère de Dieu et des Apôtres Pierre et Paul".

MESSE AVEC LES NOUVEAUX CARDINAUX

Cité du Vatican, 19 février 2012 (VIS). Le Saint-Père a concélébré ce matin la messe en la Basilique vaticane avec les vingt deux nouveaux Cardinaux, qui l'ont salué par le biais d'un d'entre eux, le Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples. Voici les passages principaux de l'homélie de Benoît XVI : « Dans la seconde lecture à peine proclamée, l’Apôtre Pierre exhorte les anciens de l’Eglise à être des pasteurs zélés et prévenants du troupeau du Christ. Ces paroles sont avant tout adressées à vous, chers et vénérés frères » Cardinaux. « La nouvelle dignité qui vous a été conférée veut manifester l’estime pour votre fidèle travail dans la vigne du Seigneur, rendre honneur aux Communautés et aux Nations d’où vous venez et dont vous êtes de dignes représentants dans l’Eglise, vous investir de nouvelles et plus importantes responsabilités ecclésiales, et enfin vous demander un supplément de disponibilité pour le Christ et pour la communauté chrétienne tout entière. Cette disponibilité au service de l’Evangile est solidement fondée sur la certitude de la foi... Le passage évangélique d’aujourd’hui présente Pierre qui, mû par une inspiration divine, exprime sa foi solide en Jésus, le Fils de Dieu et le Messie promis. En réponse à cette profession de foi limpide, faite par Pierre mais aussi au nom des autres Apôtres, le Christ lui révèle la mission qu’il entend lui confier, autrement dit celle d’être la pierre, le rocher, le fondement visible sur lequel est construit tout l’édifice spirituel de l’Eglise. Cet épisode évangélique trouve une explication autre et plus éloquente encore dans un élément artistique très connu qui orne cette basilique, l’autel de la Cathèdre, ...un énorme trône de bronze, qui semble élevé dans les airs, mais qui en réalité est soutenu par les quatre statues des Pères de l’Eglise d’Orient et d’Occident... Que nous dit cet ensemble sculpté, dû au génie du Bernin? Il représente une vision de l’essence de l’Eglise et, à l’intérieur de celle-ci, du magistère pétrinien. La fenêtre de l’abside ouvre l’Eglise sur le monde extérieur, vers la création tout entière, tandis que l’image de la colombe de l’Esprit montre Dieu comme la source de la lumière. Mais il y a encore un autre aspect à mettre en valeur. L’Eglise elle-même est en effet, comme une fenêtre, le lieu dans lequel Dieu se fait proche et va à la rencontre de notre monde. L’Eglise n’existe pas pour elle-même, elle n’est pas un point d’arrivée, mais elle doit renvoyer au-delà d’elle-même, vers le haut, au-dessus de nous. L’Eglise est vraiment elle-même dans la mesure où elle laisse transparaître l’Autre, avec un A majuscule, de qui elle provient et à qui elle conduit. L’Eglise, qui est le lieu où Dieu arrive à nous, et où nous, nous partons vers lui, a le devoir d’ouvrir au-delà d’elle-même ce monde qui tend à se fermer sur lui-même et de lui porter la lumière qui vient d’en-haut, sans laquelle il deviendrait inhabitable. La grande chaire de bronze renferme un siège en bois du IX siècle, qui fut longtemps considéré comme la cathèdre de Pierre et fut placé sur cet autel monumental en raison de sa grande valeur symbolique. Il exprime en effet la présence permanente de l’Apôtre dans le magistère de ses successeurs. Le siège de saint Pierre, peut-on dire, est le trône de la Vérité, qui tire ses origines du mandat du Christ... La Chaire de Pierre évoque aussi la célèbre expression de saint Ignace d’Antioche, qui dans sa lettre aux Romains, appelle l’Eglise de Rome, celle qui préside à la charité. En effet le fait de présider dans la foi est inséparablement lié au fait de présider dans l’amour. Une foi sans amour ne serait plus une authentique foi chrétienne... Le mot charité était aussi utilisé dans l’Eglise des origines pour parler de l’Eucharistie. En effet, l’Eucharistie est le sacrement de la charité du Christ, par lequel il continue à nous attirer tous à lui, comme Il le fit du haut de la croix. Par conséquent, présider à la charité signifie attirer les hommes dans une étreinte eucharistique, l’étreinte du Christ, qui vainc toute barrière et tout manque de relation, et crée la communion à partir des différences multiples. Le ministère pétrinien est donc primauté dans l’amour au sens eucharistique, autrement dit sollicitude pour la communion universelle de l’Eglise dans le Christ. L’Eucharistie est la forme et la mesure de cette communion et la garantie qu’elle demeure fidèle au critère de la tradition de la foi. La grande chaire est soutenue par les Pères » qui symbolisent « l’ensemble de la tradition et donc la richesse de l’expression de la vraie foi dans l’Église unique et sainte. Cet élément de l’autel nous dit que l’amour s’appuie sur la foi. Il s’effrite si l’homme ne compte plus sur Dieu ni ne Lui obéit plus. Tout dans l’Eglise repose sur la foi, les sacrements, la liturgie, l’évangélisation, la charité. Même le droit, même l’autorité dans l’Eglise reposent sur la foi. L’Eglise ne s’auto-régule pas, elle ne se donne pas à elle-même son ordre propre, mais elle le reçoit de la Parole de Dieu, qu’elle écoute dans la foi et qu’elle cherche à comprendre et à vivre... Interprétée avec autorité par le Magistère à la lumière des Pères, l'Ecriture éclaire le chemin de l’Eglise dans le temps, lui assurant un fondement stable au milieu des mutations historiques. Après avoir considéré les divers éléments de l’autel de la Chaire, jetons vers lui un regard d’ensemble. Nous voyons qu’il est traversé par un double mouvement, ascendant et descendant. C’est la réciprocité entre la foi et l’amour. La chaire est bien mise en relief en ce lieu, puisqu’ici se trouve la tombe de l’Apôtre Pierre, mais elle aussi tend vers l’amour. En effet, la foi est orientée vers l’amour. Une foi égoïste ne serait pas une foi vraie. Qui croit en Jésus-Christ et entre dans le dynamisme d’amour qui trouve sa source dans l’Eucharistie, découvre la vraie joie et devient à son tour capable de vivre selon la logique de ce don. La vraie foi est éclairée par l’amour et conduit à l’amour, vers le haut, comme l’autel de la Cathèdre élève vers la fenêtre lumineuse, la gloire de l’Esprit-Saint, qui constitue le vrai point focal pour le regard du pèlerin quand il franchit le seuil de la Basilique vaticane... Dieu n’est pas solitude, mais amour glorieux et joyeux, rayonnant et lumineux. C'est à nous, à chaque chrétien est confié le don de cet amour, un don à répandre par le témoignage de notre vie. Ceci est particulièrement votre devoir vénérés frères Cardinaux, de témoigner la joie de l’amour du Christ. A la Vierge Marie, présente dans la Communauté apostolique réunie en prière dans l’attente de l'Esprit, nous confions à présent votre nouveau service ecclésial. Que la Mère du Verbe Incarné protège la marche de l’Eglise, soutienne l’œuvre de ses pasteurs par son intercession et accueille sous son manteau tout le Collège cardinalice ».

CHAIRE DE PIERRE, AUTORITE DU CHRIST

Cité du Vatican, 19 février (VIS). Après la messe concélébrée avec les Cardinaux créés lors du Consistoire de samedi, le Saint-Père a récité l'angélus avec les fidèles présents Place St.Pierre. Avant la prière mariale, il a dit :"Ce dimanche est particulièrement festif au Vatican, en raison du Consistoire au cours duquel j'ai créé de nouveaux Cardinaux, avec lesquels j'ai eu la joie de concélébrer près de la tombe de l'apôtre que Jésus appela à être la pierre, sur laquelle il a construit son Eglise. C'est pourquoi, je vous invite tous à prier pour ces vénérés frères, qui sont désormais encore plus engagés à collaborer avec moi pour conduire l'Eglise universelle et pour témoigner de l'Evangile jusqu'au sacrifice de leur propre vie. Voilà ce que signifie la couleur rouge de leur vêtement, la couleur du sang et de l'amour". Benoît XVI a ensuite rappelé que le Consistoire de samedi avait pour toile de fond liturgique, la fête de la Chaire de Saint-Pierre, dont la célébration a été anticipée à ce dimanche pour ne pas tomber le même jour que le prochain mercredi des cendres. Il a expliqué que la Chaire "est le siège réservé à l'évêque... le symbole de la mission spéciale de Pierre et de ses successeurs de faire paître le troupeau du Christ en le maintenant uni dans la foi et dans la charité... Ce service particulier revient à la communauté romaine et à son évêque du fait que les apôtres Pierre et Paul ont versé leur sang dans cette ville, ainsi que de nombreux autres martyrs. Nous revenons ainsi au témoignage du sang et de la charité. La Chaire de Pierre est bien un signe d'autorité, mais de celle du Christ, basée sur la foi et sur l'amour". Il a enfin confié les nouveaux Cardinaux à la protection de Marie, Mère de l'Eglise, pour qu'elle "aide mes collaborateurs et moi-même à travailler sans repos pour l'unité du Peuple de Dieu et pour annoncer à tous les gens le message du salut, en accomplissant humblement et courageusement le service de la vérité dans la charité".

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 20 février 2012 (VIS). Le Saint-Père a : -Nommé Mgr.Timothy Costelloe, SDB, Archevêque de Perth (superficie 427.377, population 1.681.142, catholiques 415.633, prêtres 266, diacres : 15, religieux 615), en Australie. Jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de Melbourne (Australie), il succède à Mgr.Barry James Hickey, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge. -Accepté pour limite d'âge la renonciation de Mgr.Joachim Friedrich Reinelt à la charge pastorale du diocèse de Dresden – Meissen (Allemagne).

samedi 18 février 2012

PREPARATION DU CONSISTOIRE

Cité du Vatican, 17 février 2012 (VIS). Les membres su Sacré Collège et les Cardinaux élus sont réunis aujourd'hui pour préparer, dans la réflexion et la prière, le consistoire de demain. Voulue par le Saint-Père et présidée par lui, cette journée préparatoire a pour thème l'annonce de l'Evangile, entre mission et nouvelle évangélisation. Un communiqué de la Salle de Presse du Saint-Siège précise ce midi que ces assises se sont ouvertes par tierce, prière suivie d'une introduction du Cardinal Doyen Angelo Sodano. Ensuite, l'exposé du thème a été confié à un des futurs Cardinaux, Mgr.Timothy Dolan, Archevêque de New York. Quant à Mgr.Salvatore Fisichella, Président du Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation, il a présenté l'Année de la foi sur la base de la lettre apostolique Porta Fidei, ainsi que les manifestations proposées par les dicastères de la Curie Romaine. Après une série d'interventions de Cardinaux, l'assemblée a récité l'angélus sous la direction du Pape. La réunion reprendra à 17 h après les vêpres, avec poursuite des interventions.

vendredi 17 février 2012

INCENDIE CRIMINEL AU HONDURAS


Cité du Vatican, 17 février 2012 (VIS). Le Saint-Père a fait parvenir une télégramme de condoléances à Mgr.Roberto Camilleri, OFM, Evêque de Comayagua (Honduras), à la suite de l'incendie criminel qui a ravagé avant hier la prison de cette ville, provoquant la mort de 355 personnes et des dizaines de blessés. Benoît XVI y demande d'assurer les familles des victimes de ses prières de suffrage et sa proximité spirituelle, ainsi que d'exprimer aux personnes blessées ses vœux de prompt rétablissement. Invoquant Notre Dame de Suyapa, patronne du pays, le Pape accorde sa bénédiction au peuple hondurien, gravement frappé par cette tragédie.

COMBATTRE LE TRAFIC D'ARMES



Cité du Vatican, 17 février 2012 (VIS). A New York le 13 février, Mgr.Francis A.Chullikatt, Observateur permanent près les Nations-Unies, est intervenu devant la IV Conférence sur le projet de traité réglementant le commerce des armes. Le Saint-Siège, a-t-il dit, « partage la position de nombreux pays qui estiment que le traité ne devra pas seulement réglementer le commerce des armes conventionnelles, mais surtout combattre leur trafic international... Un commerce d'armes sans règles transparentes, fruit de l'absence de systèmes de contrôle efficace, a des conséquences humanitaires comme le frein au développement intégral, l'accroissement des conflits et de l'instabilité, la fragilisation des processus de paix, la diffusion de la violence et de la criminalité. Pour résoudre la question il faut une action incisive partagée par tous les membres de la communauté internationale, états, organisations internationales non gouvernementales et secteur privé ». La communauté internationale « a besoin d'un cadre juridique efficace, c'est à dire en mesure d'assurer la transparence et de réglementer le commerce des armes conventionnelles et des munitions, mais aussi des technologies et des brevets ». Pour Mgr.Chullikat, cinq points doivent être pris en considération :
« Les compétences du traité doivent être étendues au-delà des seuls sept types d'armes actuellement considérées comme conventionnelles par l'ONU, aux armes légères ou de petit calibre et à leurs munitions.
Ses critères d'application doivent faire référence aux droits de l'homme, au droit humanitaire et au développement, étant donné que le trafic des armes les offusque fortement.
Le traité devra également renforcer la coopération entre états.
Les mesures d'assistance aux victimes doivent être maintenues et si possible renforcées, en pointant notamment sur la prévention de la prolifération illégale d'armes et la réduction de la demande... Dans cette optique il est nécessaire d'y introduire des programmes d'information et sensibilisation.
Les mécanismes de révision du traité devront être rigides et capables d'incorporer sans délai les nouveautés touchant la matière, en étant en particulier sensibles aux avancées technologiques ».

jeudi 16 février 2012

SOUTIEN FINANCIER DU SAINT-SIEGE



Cité du Vatican, 16 février 2012 (VIS). Les 14 et 15 février, s'est tenue la réunion du Conseil cardinalice pour les questions économiques et administratives du Saint-Siège. Sous la présidence du Cardinal Secrétaire d'Etat, elle a regroupé les dirigeants de la Préfecture pour les affaires économiques, du Governorat de l'Etat de la Cité du Vatican, de l'Administration du Patrimoine et de Radio Vatican pour ce qui est de sa stricte compétence. Après lecture du bilan prévisionnel 2012 du Saint-Siège et de l'Etat du Vatican par Mgr.Giuseppe Versaldi, Président de la Préfecture pour les affaires économiques, les membres ont pu prendre la parole. Un communiqué de la Secrétairerie d'Etat précise que les Cardinaux ont salué favorablement les résultats présentés, tout en exprimant leur préoccupation face à la crise générale qui n'épargne pas le système économique vatican. C'est particulièrement clair pour le Saint-Siège, dont la source principale et irremplaçable de financement vient des fidèles. Le Conseil a dit sa gratitude pour le soutien qu'ils apportent, généralement de façon anonyme, au ministère universel du Pape, et les a encouragé à persévérer. Par ailleurs, les membres ont salué les efforts d'amélioration de la gestion des biens et ressources du siège apostolique.

ARROGANCE DE LA FINANCE ET DES MEDIA

Cité du Vatican, 16 février 2012 (VIS). Comme chaque année, Benoît XVI s'est rendu hier après-midi au grand séminaire de Rome, à l'occasion de la fête de la Vierge de la confiance. Pour y rencontrer les 190 séminaristes et leurs supérieurs. Après l'Evangile, il a prononcé une Lectio Divina centrée sur l'Epître aux Romains, dans laquelle Paul encourage la communauté à ne pas céder aux modes de ce monde et à se purifier afin de discerner la volonté de Dieu, bon, aimable et parfait : « On parle tant de l'Eglise ces temps ci et on dit tant de choses sur elle. Espérons que l'on parle aussi de sa foi et prions le Seigneur à cet effet. Le pouvoir du mal » se manifeste notamment à travers deux grands pouvoirs, bons et utiles en soit mais facilement manipulables, la finance et les media, qui deviennent souvent le contraire de leur raison d'être ». On voit aujourd'hui comment « le monde financier peut dominer l'homme. L'avoir et l'apparaître dominent le monde et le réduisent en esclavage... La finance n'est plus au service du progrès et du bien-être social, mais un pouvoir opprimant et presque divinisé ». Les croyants « se doivent pas se conformer car si l'avoir compte, ce qui compte avant tout est l'être. En vertu de la liberté des fils de Dieu, le chrétien ne doit pas se soumettre à ce pouvoir mais l'utiliser ». Pour ce qui est du pouvoir médiatique, le Pape a affirmé à ses hôtes qu'il existe « un grand besoin d'information et de connaissance du monde. Or, au bout du compte, c'est l'apparence offerte par ce pouvoir qui devient primordiale sur le réel. L'apparence qui submergeant la réalité des faits...l'homme n'est plus à la recherche de la vérité. Il veut d'abord apparaître. Face à cela, il y a aussi le non conformisme chrétien qui ne se contente pas de l'apparence et exige la vérité, la liberté véritable... Ce non conformisme nous protège et nous rend à la vérité. Prions le Seigneur de nous aider à être libres grâce à cette insoumission à la mode du monde, non contre le monde mais par amour du monde ».

COOPERATION EVANGELISATRICE

Cité du Vatican, 16 février 2012 (VIS). Le Pape a reçu ce matin le second symposium des évêques européens et africains, réuni depuis lundi pour réfléchir sur l'évangélisation, comme communion et coopération pastorale entre Afrique et Europe. Les participants se rendront demain au sanctuaire de la Ste.Face de Manoppello, dans les Abruzzes. « Rencontrer l'Eglise d'Afrique est toujours un moment de grâce pour l'Eglise d'Europe à cause de la joie et de l'espérance qui ressort des communautés ecclésiales africaines», a-t-il dit au début de son discours. « Il est également intéressant de voir comment, malgré bien des difficultés et des attentes de paix et de réconciliation, l'Eglise en Afrique est vivante, prête à partager sa foi ». Dans ces rapports entre Eglises, a poursuivi Benoît XVI, les évêques doivent « tenir compte du lien fondamental entre la foi et la charité, qui s'éclairent l'une l'autre dans la vérité. La charité favorise l'ouverture et le dialogue avec l'homme contemporain, en vue de lui porter concrètement le Christ et son amour pour chaque personne et chaque famille, en particulier si elles sont seules et pauvres ».
Le Pape a ensuite évoqué l'indifférence religieuse, « qui porte nombre de personnes à vivre comme si Dieu n'existait pas ou à se contenter d'une vague religiosité, dans l'incapacité d'envisager la question de la vérité et le devoir de la cohérence... Le poids du sécularisme est souvent hostile à la foi chrétienne... L'hédonisme a lui aussi contribué à faire entrer la crise des valeurs dans le quotidien... Un profond malaise sociale favorise le développement de phénomènes comme la pornographie et la prostitution... Il ne faut pas se décourager, mais en profiter pour relancer cette espérance qui » repose dans la certitude de ce que « le Ressuscité et toujours avec nous ». Et puis la famille doit être au cœur de l'attention des pasteurs. « Elle est la plus solide garantie du renouveau de la société », et le meilleur terreau des vocations ». Il convient donc d'avoir la plus grande attention à la sollicitation des vocations, sacerdotales en particulier. « La famille est également un cadre remarquable pour former les enfants et les jeunes. L'Europe comme l'Afrique ont besoin d'une jeunesse généreuse, responsabilisée vis à vis de l'avenir. Les institutions doivent comprendre qu'en elle réside l'avenir, et qu'il convient de lui éviter au maximum incertitudes et obscurités ».
« Dans la formation des générations nouvelles, la dimension culturelle revêt une grande importance... L'Eglise respecte toute expression de la vérité car la vérité vient toute entière de Dieu. Mais elle sait que la foi...ouvre l'esprit et le cœur de l'homme à la vérité primordiale qu'est Dieu. Nourrie par la foi, la culture porte à l'humanisme tandis que les fausses cultures conduisent à la déshumanisation dont l'Europe comme l'Afrique fournit de tristes exemples ». Ce symposium, a conclu le Saint-Père, est une excellente occasion de réfléchir sur les problèmes de l'Eglise en Europe comme en Afrique. S'ils ne manquent pas et sont parfois graves, ils prouvent aussi que l'Eglise et vivace, qu'elle grandit et qu'elle ne craint pas d'accomplir sa mission évangélisatrice. Pour ce, elle a besoin de la prière et de l'appui de tous les fidèles... Mais c'est aux évêques qu'a été confiée une responsabilité particulière. Leur sainteté personnelle doit bénéficier aux fidèles qu'ils sont tenus de servir. Leur vie de prière animera leur apostolat...et l'autorité morale soutenant l'exercice de leur pouvoir juridique ne dépendra que de leur sainteté de vie ».

mercredi 15 février 2012

PRIERE SUR LA CROIX

Cité du Vatican, 15 février 2012 (VIS). A l'audience générale, Benoît XVI a poursuivi sa catéchèse sur la prière, abordant cette fois ce que Jésus dit en croix avant de mourir, selon ce que rapporte Luc. A peine crucifié, alors que les soldats se partageaient ses vêtements, sa première phrase fut « Père pardonne leur car ils ne savent pas ce qu'ils font ». Cette première prière, a dit le Pape, « est une intercession de pardon adressée au Père en faveur de ses bourreaux ». Jésus fait état de l'ignorance dans laquelle sont les hommes. « Ceux qui le crucifient ne savent pas ce qu'ils font. L'ignorance est donc le motif invoqué par Jésus pour obtenir le pardon de Dieu, car cet état laisse ouvert le chemin de la conversion ». La seconde phrase, adressée au larron, « en vérité je te le dis, tu seras dès aujourd'hui avec moi en paradis ». Ainsi Jésus réaffirme que « la bonté de Dieu peut venir au tout dernier instant et que, malgré toute une vie d'erreur, une prière sincère trouve le Père disposé, lui qui attend toujours le retour du fils... Père, en toi je remets mon esprit . Ces ultimes paroles de Jésus sont une prière de confiance, pleine de la certitude de l'amour de Dieu. Comme pour tout homme, l'ultime prière de Jésus est dramatique mais à la fois d'une sérénité profonde, qui naît de la confiance dans le Père et de la volonté de s'en remettre à lui... Au moment où la vie le quitte, il scelle dans la prière sa décision ultime. S'étant laissé livrer aux hommes, Jésus est en fait dans les mains du Père, en qui il remet son esprit. Comme l'écrit Jean, ainsi tout a été accompli dans cet acte d'amour vécu jusqu'au bout... Ces dernières paroles de Jésus mourant en croix, nous disent comment prier tout en nous offrant à une confiance sereine et à une solide espérance. En demandant au Père de pardonner ses bourreaux, il nous invite à prier aussi pour qui nous a fait du mal ou du tort...afin que leur cœur puisse être illuminé. Il nous invite aussi à suivre la capacité de miséricorde et d'amour de Dieu envers l'homme... En se confiant totalement au Père à l'instant de la mort, Jésus nous dit que malgré la dureté des épreuves...et des souffrances, nous sommes solidement dans les mains de Dieu, dans ces mains qui nous ont créé et qui nous soutiennent tout au long de l'existence ».

SOUTENIR LES FAMILLES NOMBREUSES

Cité du Vatican, 15 février 2012 (VIS). Après la catéchèse, le Pape a d'abord salué l'association italienne des familles nombreuses, auxquelles il a dit qu'elle sont des témoignages de foi et d'optimisme « car sans enfants il n'y a pas d'avenir. J'espère qu'on développe de nouvelles initiatives sociales et législatives pour soutenir les familles nombreuses, qui sont la richesse et l'espérance d'un pays ». Puis il s'est adressé aux jeunes et aux malades, rappelant que c'était hier la fête des saints Cyrille et Méthode, qui diffusèrent la foi parmi les slaves : « Puisse leur témoignage vous aider à être vous aussi des apôtres de l'Evangile, des ferments d'un renouveau de vie personnel, familial et social ».

VISITE DE LA DELEGATION BRITANNIQUE

Cité du Vatican, 15 février 2012 (VIS).
Hier et aujourd'hui, Mgr.Dominique Mamberti, Secrétaire pour les relations avec les états, s'est entretenu avec la Délégation de ministres du Gouvernement britannique, guidée par Mme Sayeeda Hussain Warsi. Cette visite, précise un communiqué commun publié ce midi, fait suite à celle que Benoît XVI a effectué en Grande-Bretagne en septembre 2010, et marque le trentième anniversaire de relations diplomatiques l'année de la venue de Jean-Paul II au Royaume-Uni. Les membres de la délégation britannique ont également rencontré le Cardinal Secrétaire d'Etat avant d'être reçus par le Saint-Père :
« Le Saint-Siège et le Gouvernement britannique sont tombés d'accord sur la nécessité de renforcer les efforts internationaux en faveur du droit fondamental qu'est la liberté religieuse, et de son application, en vue de garantir partout dans le monde le respect de toutes les religions. Les deux parties entendent oeuvrer ensemble et en toute circonstance contre l'intolérance et la discrimination sous prétexte religieux.
 Le Saint-Siège et le Gouvernement britannique rappellent la nécessité d'un développement global, intégral et soutenable, fondé sur la centralité et la dignité de la personne humaine et la valeur de tout homme. Si d'importants progrès ont été accomplis ces dix dernières années dans la santé et le bien-être des gens, il existe encore bien des lacunes et des défis. Le chemin sera log et complexe avant de garantir à tous le développement intégral. Trop de personnes sont affamées ou privées de l'éducation et d'un travail digne. Trop de femmes meurent en couches. Face à cela nous avons le devoir commun de réaliser un cadre international, financier et commercial juste, et nous nous engageons en faveur d'un avenir meilleur pour l'humanité, en tenant tout particulièrement compte des plus pauvres.
En vue de la Conférence ONU sur le développement soutenable qui se tiendra à Rio en juin prochain, mais aussi du processus de mise ne œuvre de la convention-cadre ONU sur les mutations climatiques, nous partageons la conviction qu'un développement soutenable centré sur l'homme doit impliquer un renforcement l'inter-pénétration de l'économie, du social et de l'environnement. Inter-dépendants, ces axes se renforcent les uns les autres, notamment dans la lutte contre la pauvreté ou la gestion des changements climatiques.
Les parties partagent la volonté d'oeuvrer dans le cadre des Nations-Unies pour renforcer l'attention internationale sur la prévention des conflits et le désarmement, sur le contrôle des armements et leur prolifération, afin de protéger l'humanité en bâtissant un monde plus respectueux de la dignité humaine. C'est ainsi qu'elle espèrent une conclusion positive en juin de la négociation du traité sur le commerce des armes. Ce texte aura en effet une large application, comme les mesures qui sortiront de la seconde conférence de révision du programme ONU sur le trafic des armes légères.
 Le Saint-Siège et le Gouvernement britannique ont souligné l'importance des réformes politiques, économiques et sociales dans les pays nord-africains et proche-orientaux qui ont connu des changements. Elles permettront de garantir l'unité et le développement de chacun d'eux, tout en respectant les justes aspirations des peuples à la paix et à la stabilité. Il a été question du rôle que les chrétiens peuvent jouer et de l'importance du dialogue inter-religieux. Les deux parties espèrent en une reprise de négociations sincères entre israéliens et palestiniens en vue d'une paix durable, renouvelant en outre leur appel à la fin immédiate des violences en Syrie. Elles ont souligné la nécessité d'un coopération en mesure de dépasser la crise et de rétablir harmonie et unité du pays.
Tandis que se rapproche la Conférence de Londres sur la Somalie, le Saint-Siège et le Gouvernement britannique encouragent la communauté internationale à soutenir une stratégie cohérente pour de pays. Pour mettre fin à sa crise, il convient avant tout de protéger le bien-être des populations de la Corne de l'Afrique.
Le Gouvernement britannique salue le soutien du Saint-Père au processus de réconciliation en cours en Irlande du nord, en vue de constituer des institutions politiques stables et participatives pour un avenir de paix et de prospérité pour tous. Le Saint-Siège et le Gouvernement britannique estiment que le recours à la violence politique est inacceptable, qu'il doit être éliminé en faveur du dialogue qui, seul, peut apporter le bien-être à la communauté entière ».

AUTRES ACTES PONTIFICAUX


Cité du Vatican, 15 février 2012 (VIS). Le Saint-Père a nommé :
-Mgr.Airton José dos Santos, Archevêque métropolitain de Campinas (superficie 2.133, population 1.789.000, catholiques 1.304.000, prêtres 175, diacres : 21, religieux 484), au Brésil. Il était jusqu'ici Evêque de Mogi das Cruzes (Brésil).
-Mgr.José Luiz Ferreira Salles, CSSR, Evêque de Pesqueira (superficie 10.065, population 441.000, catholiques 397.000, prêtres 40, diacres : 4, religieux 43), au Brésil. Il était jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de Fortaleza (Brésil).

mardi 14 février 2012

MISE AU POINT DU P.LOMBARDI


Cité du Vatican, 14 février 2012 (VIS). Voici la Notre diffusée hier soir sur Radio Vatican par le P.Federico Lombardi, Directeur de la Salle de Presse, à propos de documents relatifs au Saint-Siège :
«Gardons tête froide, même si on ne doit plus s'étonner de rien. Le gouvernement américain a eu wikileaks et maintenant on a les Vatican leaks, ou fuite de documents, qui créé un climat de confusion et de défiance. Cela favorise une mauvaise presse du Saint-Siège et de son gouvernement, et au-delà de l'Eglise même. Il faut donc garder raison et calme, ce que peu de media font.
On est en présence de documents d'origine et d'importance diverse, se référent à des moments et des affaires diverses. Une chose le problème d'une meilleure gestion d'un organisme complexe comme le Governorat, autre chose la question des normes juridiques en discussion, sur lesquelles il y a naturellement des avis variés. Toute autre chose sont des textes délirants qu'aucune personne raisonnable ne saurait prendre au sérieux, comme celui parlant d'un complot contre le Pape. Tout ceci mis ensemble favorise la confusion.
Une information sérieuse devrait être en mesure d'évaluer et de trier les questions. Il est évident que les activités économiques du Governorat doivent être gérées avec rigueur, et que le IOR doive correctement appliquer les normes financières internationales contre le recyclage, ainsi que l'a clairement voulu le Pape. Par contre, et je le répète, l'histoire du complot relève du délire et ne mérite pas d'être pris au sérieux.
Il est déplorable que des documents réservés sortent illégalement du Vatican, et la responsabilité est partagée entre qui les passe et qui les reçoit pour s'en servir, certainement pas au nom de l'amour du vrai. Il faut donc résister et raisonner, sans glisser dans le fossé de l'amalgame, ainsi que le voudraient des personnes mal intentionnées. Comme le dit la sagesse humaine, plus forte est l'attaque plus importante est la chose en jeu. Aux larges attaques à propos des abus sexuels, l'Eglise a justement répondu par un clair et net renouveau, par une purification. Elle a repris la situation en main en mettant au point une rigoureuse stratégie de guérison et de prévention au profit de toute la société.
On sait qu'est également en cours un grand effort de transparence économique des institutions vaticanes. De nouvelles normes ont été adoptées et des rapports internationaux initiés en vue de leur contrôle d'activités. Or plusieurs des documents récemment diffusés tendent à discréditer cet engagement, ce qui constitue paradoxalement une raison supplémentaire d'aller de l'avant sans crainte. Qui espère décourager le Pape et ses collaborateurs se trompe et se fait des illusions.
Pour ce qui est des soi disant luttes de pouvoir en vue du futur conclave, je rappellerais que, à l'instar de tous ses prédécesseurs récents, le Pape est une personne d'une valeur spirituelle incontestée. Les Cardinaux ont cherché une personnalité méritant le respect du peuple de Dieu et en mesure de servir l'humanité au moyen d'une grande autorité morale et spirituelle. Parler de luttes de pouvoir découle de l'immoralité de qui les provoque et de qui les conduit dans l'incapacité de penser à autre chose. Heureusement, qui croit en Jésus-Christ sait que, quoiqu'en dise la presse, les préoccupations de qui assume des responsabilités dans l'Eglise sont les enjeux de l'humanité. En cela ils sont assistés par le Saint Esprit ».
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