Cite
du Vatican, 18 décembre 2012 (VIS). Le Département des sciences de
l'éducation de l'Université Rome 3 a organisé un séminaire
international (17 et 18 décembre) sur religieux et lieux publics. La
réflexion a porté sur une redéfinition du rapport entre espace
public et nouvelle expression du religieux, sur le débat relatif à
l'exposition publique de signes religieux, sur le rapport des
courants religieux avec la politique et la culture, sur la conception
du pluralisme religieux dans les pays où le catholicisme jouissait
d'un large monopole, sur le marché du religieux et les relations
entre pouvoir politique et autorité religieuse. Le Coordinateur de
l'Observatoire pour la liberté religieuse du ministère italien des
affaires étrangères, M.Massimo Introvigne, a ouvert les travaux par
un rapport intitulé: "Rapports états religions sur la liberté
religieuse, des modèles opposés?". Les interventions suivantes
furent: "Eglise et Etat en Italie et au Brésil", "Liberté
religieuse, lieux publics et lois", "La laïcité dans une
Italie plurielle", "La laïcité comme une idéologie",
"Entre sécularisation et dé-sécularisation". La première
journée s'est conclue par une table ronde sur religion et politique
en Italie. Il a été question ce matin du cas brésilien, du
renouveau charismatique catholique face au phénomène évangéliste,
aspect politique et aspect moral des droits de l'homme dans l'Eglise
catholique, les symboles religieux catholiques dans les lieux
publics. Et cette après-midi sera consacrée aux sanctuaires mariaux
comme espaces publics, à catholicisme et nation en Argentine, à la
complicité du silence en Argentine, à la pastorale révolutionnaire
et aux prêtres guerrilleros d'Amérique Latine, aux relations Eglise
Etat dans l'Argentine du régime militaire, à Eglise de la
libération et nouveaux gouvernements populaires. La table ronde
conclusive, suivie d'un débat, aura pour titre: Achille et la
tortue, le catholicisme italien face à une diversité religieuse
inédite.
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mardi 18 décembre 2012
lundi 17 décembre 2012
VISITE DU PRESIDENT DE L'AUTORITE PALESTINIENNE
Cité
du Vatican, 17 décembre 2012 (VIS). Benoît XVI a reçu ce matin
M.Mahmoud Abbas, le Président de l'Autorité Palestinienne, qui
s'est ensuite entretenu avec le Cardinal Secrétaire d'Etat,
accompagné du Secrétaire pour les rapports avec les états. Il a
été question au cours de ces entretiens de la récente
reconnaissance par l'Assemblée générale de l'ONU de la Palestine
comme Etat Observateur non membre. Puisse cette initiative encourager
la communauté internationale à favoriser une solution juste et
stable du conflit israélo-palestinien, qui ne viendra que d'une
reprise sincère de la négociation dans le respect des différentes
parties. On a également abordé la situation générale dans une
région du monde lacérée par plusieurs conflits, dans l'espoir que
le courage de la réconciliation et de la paix prévale. On n'a pas
non plus manqué d'évoquer l'apport des communautés chrétiennes au
bien de la société, tant dans les territoires palestiniens que dans
tout le proche et moyen Orient".
AUDIENCE AU COMITE OLYMPIQUE ITALIEN
Cite
du Vatican, 17 décembre 2012 (VIS). Le Pape a reçu ce matin le
Comité olympique italien avec les athlètes ayant représenté leur
pays aux récents Jeux de Londres (28 médailles dont 8 d'or). Tout
activité sportive, a dit Benoît XVI a ses hôtes, "qu'elle
soit professionnelle ou amateur, requiert de la loyauté dans la
compétition, le respect du corps, de la solidarité et de
l'altruisme, mais aussi de la joie et le sens de la fête. Tout ceci
présuppose une véritable maturité, faite de renoncement, de
ténacité et de patience, mais surtout d'une humilité qui si elle
n'est pas saluée est le secret de la réussite".
"L'Eglise
s'intéresse au sport car il s'agit de l'homme dans son entier.
L'éducation au sport relève de l'éducation, de la formation au
relationnel et à la vie spirituelle... L'athlète qui vit à plein
son expérience sportive se fait attentif au projet de Dieu sur la
vie. Il apprend à en reconnaître la voix au long des entraînements,
à voir son visage dans le compagnon comme dans l'adversaire... Vous
êtes des témoins, qui ont une mission spécifique. Soyez donc pour
ceux qui vous admirent des modèles à suivre..., les maîtres d'un
sport toujours limpide et loyal... Et ne soyez jamais tentés de
prendre de mauvais chemins comme celui du dopage. L'esprit d'équipe,
qui saura vous éviter de telles erreurs, servira aussi à soutenir
qui reconnaîtra s'être trompé, à l'écouter et à l'aider".
Cette Année de la foi est favorable pour éduquer "à une sorte
de sport spirituel, c'est à dire à faire triompher quotidiennement
le bien sur le mal, la vérité sur le mensonge, l'amour sur la
haine, en soi tout d'abord. Dans le cadre de la nouvelle
évangélisation, le monde du sport est comme un parvis des gentils,
un espace de rencontre pour tous, où croyants et non croyants
peuvent échanger et connaître des gens de multiples cultures,
langues et expressions religieuses... Un jeune qui unit, comme le
bienheureux Pier Giorgio Frassati, passion de la montagne et passion
de Dieu...montre qu'être chrétien signifie aimer la vie et la
nature, et avant tout son prochain et toute personne en difficulté.
Je souhaite à chacun de vous", a conclu le Saint-Père, de
connaître "la plus grande des joies, qui est de s'améliorer
jour après jour en aimant de plus en plus".
ACCORD SAINT-SIEGE – REPUBLIQUE DE CHINE
Cité
du Vatican, 17 décembre 2012
(VIS). Lundi, a eu lieu au Vatican et à Taipei, un échange
d'intruments par lesquels la Secrétairerie d'Etat et le Ministère
des affaires étrangères ont communiqué respectivement que le
Saint-Siège et la République de Chine ont conclu la procédure
d'entrée en vigueur de l'accord entre la Congrégation pour
l'éducation catholique et le ministère chinois de l'éducation, sur
la collaboration dans le domaine des études supérieures et la
reconnaissance des études, titres, diplômes et degrés.
L'accord
a été signé à Taipei le 2 décembre 2011 par le Cardinal Zenon
Grocholewski, Préfet de la Congrégation pour l'éducation
catholique et par M.Wu Ching-ji, Ministre chinois de l'éducation,
après avoir été approuvé à l'unanimité, le 20 novembre dernier,
par l'Assemblée parlementaire chinoise.
Il
s'agit d'un accord "à caractère culturel et administratif",
stipulé dans le cadre de la Convention régionale de l'UNESCO sur la
reconnaissance des études, diplômes et titres dans l'enseignement
supérieur en Asie et la zone Pacifique, signé à Tokyo le 26
novembre 2011 avec la participation, entre autres, de la Chine et du
Saint-Siège. Deux secteurs sont concernés: la reconnaissance
réciproque académico-administrative des études, qualifications,
diplômes et titres, et la collaboration dans l'enseignement
supérieur, qui prévoit une présence de l'Eglise catholique dans le
domaine universitaire pour la zone en langue chinoise.
Par
cet accord, le ministère chinois de l'éducation accorde au
Saint-Siège la reconnaissance des titres d'études et des degrés
ecclésiastiques accordés partout dans le monde, le respect de la
norme canonique sur la structure et la gestion des universités
catholiques et des facultés ecclésiastiques de théologie à
Taïwan, ainsi que la possibilité de proposer les valeurs
chrétiennes dans le milieu académique et dans les différentes
facultés autres que de théologie. Ces deux dernières garanties
sont contenues fondamentalement dans l'art. 2 qui prévoit la
reconnaissance du caractère unique du système éducatif des
universités et facultés ecclésiastiques. Cette reconnaissance
implique le respect de la législation académique canonique, la
sauvegarde du profil catholique des institutions académiques, la
compétence exclusive du Saint-Siège pour les contenus, les
programmes et la nomination des responsables et des spécialistes,
ainsi que l'engagement écrit individuel (des spécialistes et du
personnel administratif) d'une conduite morale compatible avec la
doctrine et la morale catholique. Le reste de l'accord traite des
aspects technico-bureaucratiques de la reconnaissance des études,
des qualifications, des titres et des degrés: tout ceci en référence
aux Conventions régionales de l'UNESCO souvent citées dans la
lettre. Cet accord bénéficiera également aux ecclésiastiques
(prêtres, séminaristes et religieux) qui viendront de la Chine
continentale pour étudier près l'Université catholique Fu Jen de
Taipei.
ANGELUS DOMINICAL
Cite
du Vatican, 16 décembre 2012 (VIS). A l'angélus, Benoît XVI a de
nouveau évoqué la figure du Baptiste que l'Evangile du jour montre
parlant à ceux venus au Jourdain pour recevoir son baptême. Il les
exhorte à se préparer à la venue du Messie. Les réponses qu'il
fait à la foule demeurent d'actualité. Lorsqu'il demande à qui
possède deux vêtements d'en donner un à qui en est démuni, "on
doit comprendre -a dit le Pape- un principe de justice animé par la
charité. La justice réclame de surmonter le déséquilibre entre
qui a le superflu et qui manque du nécessaire. La charité nous
pousse à être attentif à l'autre et à répondre à ses besoins,
plutôt qu'à trouver des justifications à nos intérêts. La
justice et la charité ne s'opposent pas et se complètent".
Jadis les publicains étaient méprisés "car ils profitaient de
leur position pour voler. A ceux-ci, Jean ne dit pas de changer de
métier mais de ne rien exiger de plus que ce qui a été fixé. Au
nom de Dieu, il ne réclame pas des gestes exceptionnels mais
l'accomplissement honnête du devoir. Le premier pas vers la vie
éternelle reste l'observance des commandements, en la circonstance
ne pas voler". Puis le Baptiste répond à une question relative
aux soldats, "autre catégorie dotée de pouvoir, et donc tentée
d'en abuser. Il dit aux soldats de ne maltraiter personne et de ne
rien extorquer, en se contentant de leurs traitement... Ces dialogues
frappent par le caractère extrêmement concret de Jean. Dieu nous
jugera à nos oeuvres et c'est là qu'il convient de suivre sa
volonté. Les indications du Baptiste sont donc très actuelles. Dans
notre monde complexe les choses iraient bien mieux si chacun
observait ces quelques règles de conduite".
Après
la prière mariale, le Pape a rappelé que du 28 décembre au 2
janvier se déroule à Rome la Rencontre européenne des jeunes de
Taizé, félicitant les familles romaines de leur accueil et
renouvelant son invitation à vivre l'évènement en paroisses. Puis
il a salué l'Oeuvre polonaise de Noël, qui apporte aide et
réconfort à l'enfance. Enfin, Benoît XVI s'est adressé aux
enfants de Rome venus faire bénir les statuettes de l'Enfant Jésus
pour leurs crèches.
LA JOIE DU TEMPS DE L'AVENT
Cité
du Vatican, 16 décembre 2012
(VIS). Benoît XVI a effectué ce matin la visite pastorale de la
paroisse romaine St.Patrick érigée en 2007 à l'est de la capitale
italienne. Il a été reçu par la communauté paroissiale qui
comptait les enfants baptisés cette année accompagnés de leurs
parents, puis il a présidé la messe à 10h . En ce troisième
dimanche de l'Avent, dit de Gaudete parce qu'il invite à la joie, le
Saint-Père a rappelé que l'Avent est effectivement, non seulement
un temps de conversion, mais aussi de joie parce qu'"il
réveille, dans le cœur des croyants, l'attente du Sauveur, et
l'attente de la venue d'une personne aimée est toujours un motif de
joie". Puis il a commenté la première lecture dans laquelle le
prophète Sophonie utilise l'expression "Réjouis-toi, fille de
Sion!", en expliquant que le prophète veut nous dire "qu'il
n'y a plus aucune raison d'avoir peur... d'être triste, quelle que
soit la situation à laquelle on doit faire face, parce que nous
sommes certains de la présence du Seigneur qui, à elle seule,
suffit à nous rassurer et à réjouir nos cœurs. Le prophète nous
fait aussi comprendre que cette joie est réciproque: nous somme
invités à nous réjouir, mais le Seigneur se réjouit aussi de sa
relation avec nous".
"Dans
quelques jours, nous fêterons Noël, la fête de la venue de Dieu
qui s'est fait petit enfant et notre frère pour être avec nous et
partager notre condition humaine. Nous devons nous réjouir de sa
proximité, de sa présence et chercher à mieux comprendre qu'il
nous est réellement proche, pour être ainsi pénétrés de la
réalité de la bonté de Dieu, de la joie que le Christ est avec
nous. Saint Paul dit avec force dans une autre lettre que rien ne
peut nous séparer de l'amour de Dieu qui s'est manifesté dans le
Christ. Seul le péché nous éloigne de lui, mais il s'agit d'un
facteur de séparation que nous introduisons dans notre rapport avec
le Seigneur. Mais, même lorsque nous nous éloignons, il ne cesse de
nous aimer et continue de nous être proches avec sa miséricorde,
avec sa disponibilité à pardonner et à nous accueillir de nouveau
dans son amour. C'est pourquoi nous ne devons jamais nous angoisser,
nous pouvons toujours exposer au Seigneur nos requêtes, nos besoins,
nos préoccupations par des prières et des suppliques. Et c'est un
grand motif de joie de savoir qu'il est toujours possible de prier le
Seigneur et de savoir qu'il nous écoute, que Dieu n'est pas loin
mais écoute réellement, nous connaît, et de savoir qu'il ne
repousse jamais nos prières, même s'il n'y répond pas toujours
comme nous le voudrions, mais qu'il répond... La joie que le
Seigneur nous communique doit trouver en nous un amour reconnaissant.
En effet, la joie est pleine lorsque nous reconnaissons sa
miséricorde, lorsque nous devenons attentifs aux signes de sa
bonté... Celui qui accueille les dons de Dieu de façon égoïste ne
trouve pas la vraie joie; mais qui les utilise pour l'aimer avec une
sincère gratitude et pour communiquer aux autres son amour, a, lui,
le cœur vraiment rempli de joie", a conclu le Saint-Père.
Après la messe, il a salué les personnes âgées et les malades de
la paroisse, puis est rentré au Vatican pour l'angélus.
MASSACRE D'ENFANTS AUX ETATS-UNIS
Cite
du Vatican, 15 décembre 2012 (VIS). Le Cardinal Secrétaire d'Etat,
a fait parvenir au nom du Saint-Père, un télégramme à Mgr.Jeral
A. Doyle, Administrateur diocésain de Bridgeport (USA), suite à
l'assassinat de 26 personnes dont 20 enfants à l'arme à feu, dans
l'école primaire de Sandy Hook à Newton (Connecticut). Benoît XVI
y fait part de sa peine et de ses prières pour les victimes ainsi
que de sa proximité envers les familles et tous ceux qui ont été
touchés par cet événement traumatisant. "Après cette
tragédie insensée -dit le texte- je prie Dieu, notre Père, de
consoler tous ceux qui pleurent et de soutenir toute la communauté
par sa force spirituelle qui triomphe sur la violence par le pouvoir
du pardon, de l'espérance et de l'amour qui réconcilie".
MESSAGE POUR LA JOURNEE DES VOCATIONS
Cite
du Vatican, 15 décembre 2012 (VIS). Aujourd'hui a été publié le
message de Benoît XVI pour la cinquantième Journée de prière pour
les vocations (21 avril 2013). Il propose une réflexion autour du
thème "Les vocations, signe de l’espérance
fondée sur la foi". Voici de larges extraits de ce document:
"Chers
frères et sœurs, en quoi consiste la fidélité de Dieu à laquelle
nous devons nous confier avec une ferme espérance? En son amour.
Lui, qui est Père, répand son amour dans notre être le plus
profond, par l’Esprit. Et cet amour précisément, manifesté
pleinement en Jésus-Christ, interpelle notre existence, requiert une
réponse sur ce que chacun veut faire de sa propre vie, sur ce qu’il
est disposé à mettre en jeu pour la réaliser pleinement. L’amour
de Dieu suit parfois des chemins impensables, mais rejoint toujours
ceux qui se laissent trouver. L’espérance se nourrit donc de cette
certitude: Et nous, nous avons reconnu l'amour que Dieu a pour nous,
et nous y avons cru. Et cet amour exigeant, profond, qui dépasse la
superficialité, nous donne courage, nous fait espérer dans le
chemin de la vie et dans l’avenir, nous fait avoir confiance en
nous-mêmes, dans l’histoire et dans les autres. Je voudrais
m’adresser tout particulièrement à vous les jeunes et vous
redire: Que serait votre vie sans cet amour? Dieu prend soin de
l’homme de la création jusqu’à la fin des temps, lorsqu’il
mènera à bien son projet de salut. Dans le Seigneur ressuscité
nous avons la certitude de notre espérance!
Comme
il advint dans le cours de son existence terrestre, aujourd’hui
encore Jésus, le Ressuscité, marche au long des routes de notre
vie, et nous voit plongés dans nos activités, avec nos désirs et
nos besoins. C’est justement dans le quotidien qu’il continue de
nous adresser sa parole, qu'il nous appelle à réaliser notre vie
avec lui, le seul qui soit capable d’étancher notre soif
d’espérance. Aujourd’hui encore, vivant dans la communauté des
disciples qu'est l’Eglise, il appelle à le suivre. Et cet appel
peut nous rejoindre à n’importe quel moment. Aujourd’hui encore
Jésus répète: Viens! Suis-moi! Pour accueillir cette invitation,
il faut ne plus choisir soi-même son propre chemin. Le suivre
signifie immerger sa propre volonté dans la volonté de Jésus, lui
donner vraiment la priorité, le mettre à la première place par
rapport à tout ce qui fait partie de notre vie: la famille, le
travail, les intérêts personnels, soi même. Cela signifie Lui
remettre notre propre vie, vivre avec Lui dans une intimité
profonde, entrer à travers Lui en communion avec le Père dans
l’Esprit et, en conséquence, avec les frères et sœurs. Cette
communion de vie avec Jésus est l'espace privilégié où l’on
fait l’expérience de l’espérance et où se réalisera une vie
libre et remplie!
AUDIENCES
Cité
du Vatican, 17 décembre 2012 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin
en audience les Cardinaux Julían Herranz, Jozef Tomko et Salvatore
De Giorgi.
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
Cité
du Vatican, 15 décembre 2012 (VIS). Le Saint-Père a nommé:
Mgr.Nicolas
Henry Marie Denis Thévenin, Nonce apostolique, l'élevant au rang
archiépiscopal. L'Evêque élu, né en 1959 à Saint-Dizier (France)
et ordonné prêtre en 1989. était jusqu'ici Conseiller de
nonciature en service près le Saint-Siège. Docteur en droit
canonique, il est entré dans le service diplomatique en 1994.
Conseillers
de la Congrégation pour la doctrine de la foi, Mgr.Angelo Vincenzo
Zani, Secrétaire de la Congrégation pour l'éducation catholique;
et l'Abbé Achim Buckenmaier (Allemagne), Professeur près
l'Université pontificale du Latran.
vendredi 14 décembre 2012
MESSAGE POUR LA JOURNEE MONDIALE DE LA PAIX
Cite
du Vatican, 14 décembre 2012 (VIS). Ce matin a été présentée en
Salle de Presse le message de Benoît XVI pour la XLVI Journée
mondiale de la paix (1 janvier 2013), intitulé: "Heureux les
artisans de paix". Le Cardinal Peter K.A.Turkson, Président du
Conseil pontifical Iustitia et Pax, a d'abord souligné le caractère
concret du document, même si la référence évangélique semble
annoncer un message strictement spirituel, théorique.
"L'argumentation du Pape adhère à la réalité en constatant
l'existence au milieu des conflits, des tensions et violences, de
nombreux artisans de paix. Les Béatitudes nous indique que cette
promesse est une certitude du fait qu'elle vient de Dieu, qu'elle
n'est pas à venir mais qu'elle se réalise déjà ici bas. Benoît
XVI montre ce que doivent faire ces agents de la paix en promouvant
la plénitude de la vie, c'est à dire les diverses dimensions de la
personne, l'attention aux priorités et aux questions sociales en
particulier, une vision correcte du mariage, de la famille et de
l'éducation, l'objection de conscience et la liberté religieuse, la
crise alimentaire et économique. L'aspect positif du message papal
ouvre à l'espérance, reflète l'amour de la vie de plénitude. A
côté de la défense de la vie, le Saint-Père éclaire les
questions liées à la justice parce qu'elles sont nécessaires pour
une vie digne dans laquelle tous peuvent voir reconnues leurs
mérites. La troisième caractéristique du message 2013 est son
volet éducatif et pédagogique, si cher à l'Eglise qui a la mission
de former les consciences. Ainsi le rappel des responsabilités des
structures enseignantes est-il fort, car elles ont en charge la
formation des futurs responsables de l'économie. C'est
particulièrement important afin de surmonter la grave crise du monde
globalisée, qui correspond à une crise spirituelle et morale qui
menace elle aussi la paix à l'instar des conflits en tout genre".
Puis
le Secrétaire du dicastère, Mgr.Mario Toso, a souligné que le
message de Benoît XVI invitait chacun à être artisan de paix en
défendant et diffusant l'ensemble des droits et des devoirs de la
personne et de la société. Face à "la récession économique,
provoquée avant tout par la crise financière, le Pape conteste le
libéralisme radical et technocratique pour lequel le développement
serait possible sans progrès social et démocratique. Il invite les
gouvernants à ne pas réduire les droits sociaux et le droit au
travail avant tout autres, qui est fondamental et non marginal. Sans
défense et promotion des droits sociaux...il n'y a pas ni droits
civils et politiques réels ni démocratie réelle. Il s'agit en
résumé d'un document au service de la croissance d'une famille
humaine non divisée entre peuples et groupes, mais unie dans la
diffusion de la paix, et en particulier dans la défense de la vie de
la naissance à la mort. Paix et bien commun vont ensemble et doivent
être recherchés conjointement, pour le bien de chaque personne et
de tous les peuples".
HEUREUX LES ARTISANS DE PAIX
Cite
du Vatican, 14 décembre 2012 (VIS). "Heureux les artisans de
paix", tel est le titre du message de Benoît XVI (8
décembre)pour la XLVI Journée mondiale de la paix (1 janvier 2013).
En voici la version française:
"Chaque
année nouvelle porte en elle l’attente d’un monde meilleur. Dans
cette perspective, fondée sur la foi, je prie Dieu, Père de l’huma-
nité, de nous donner la concorde et la paix afin que puissent se
réaliser pour tous les aspirations à une vie heureuse et prospère.
A cinquante ans de l’ouverture du Concile Vatican II qui a permis
de renforcer la mission de l’Eglise dans le monde, il est
encourageant de constater que les chrétiens, peuple de Dieu en
communion avec lui et en chemin parmi les hommes, s’engagent dans
l’histoire en partageant ses joies et ses espoirs, ses tristesses
et ses angoisses, en annonçant le salut du Christ et promouvant la
paix pour tous. Notre temps en effet, marqué par la mondialisation,
avec ses aspects positifs et négatifs, mais aussi par des conflits
sanglants toujours en cours et par des menaces de guerre, demande un
engagement renouvelé et collectif pour la recherche du bien commun,
du développement de tous les hommes et de tout l’homme. Les foyers
de tension et d’opposition causés par des inégalités croissantes
entre riches et pauvres, par la prévalence d’une mentalité
égoïste et individualiste qui s’exprime également au travers
d’un capitalisme financier sans régulation, nous inquiètent. En
plus des différentes formes de terrorisme et de criminalité
internationales, les fondamentalismes et les fanatismes qui
défigurent la vraie nature de la religion, appelée qu’elle est à
favoriser la communion et la réconciliation entre les hommes sont
autant de dangers pour la paix. Et pourtant les nombreuses œuvres de
paix dont le monde est riche, témoignent de la vocation innée de
l’humanité à la paix. En chaque personne, le désir de paix est
une aspiration essentielle qui coïncide, d’une certaine façon,
avec le désir d’une vie humaine pleine, heureuse et accomplie. En
d’autres termes, le désir de paix correspond à un principe moral
fondamental, c’est-à-dire au développement intégral, social,
communautaire, entendu comme un droit et un devoir, et cela fait
partie du dessein de Dieu sur l’homme. L’homme est fait pour la
paix qui est don de Dieu. Tout ce qui précède m’a conduit à
m’inspirer, pour ce message, des paroles de Jésus-Christ: Heureux
les artisans de paix, parce qu’ils seront appelés fils de Dieu".
La
béatitude évangélique. Les Béatitudes proclamées par Jésus sont
autant de promesses. Dans la tradition biblique en effet, le genre
littéraire correspondant à la béatitude porte toujours en lui-même
une bonne nouvelle, c’est-à-dire un évangile, qui culmine en une
promesse. Les Béatitudes ne sont donc pas seulement des
recommandations morales dont l’observance prévoit, au temps
prescrit, temps généralement situé dans l’autre vie, une
récompense, c’est-à-dire une situation de bonheur à venir. La
béatitude consiste plutôt en l’accomplissement d’une promesse
adressée à tous ceux qui se laissent guider par les exigences de la
vérité, de la justice et de l’amour. Ceux qui mettent leur foi en
Dieu et en ses promesses apparaissent souvent aux yeux du monde naïfs
et éloignés de la réalité. Et bien, Jésus leur déclare qu’ils
découvriront être fils de Dieu non seulement dans l’autre vie
mais déjà en celle-ci et que, depuis toujours et pour toujours,
Dieu est pleinement solidaire d’eux. Ils comprendront qu’ils ne
sont pas seuls parce qu’il est du côté de ceux qui s’engagent
en faveur de la vérité, de la justice et de l’amour. Jésus,
révélation de l’amour du Père, n’hésite pas à s’offrir
lui-même en sacrifice. Quand on ac- cueille Jésus-Christ,
Homme-Dieu, on vit la joyeuse expérience d’un don immense: le
partage de la vie même de Dieu, ou encore la vie de la grâce,
prémisse d’une existence pleinement heureuse. Jésus-Christ nous
donne en particulier la paix véritable qui naît de la rencontre
confiante de l’homme avec Dieu.
La
béatitude de Jésus dit que la paix est à la fois don messianique
et œuvre humaine. En effet, la paix présuppose un humanisme
ouvert à la trans- cendance. Il est fruit du don réciproque, d’un
enrichissement mutuel, grâce au don qui jaillit de Dieu et permet de
vivre avec les autres et pour les autres. L’éthique de la paix est
une éthique de la communion et du partage. Il est alors
indispensable que les différentes cultures contemporaines
dépassent les anthropologies et les éthiques fondées sur des
présupposés théorico-pratiques surtout subjectifs et pragmatiques,
au nom desquels les relations de cohabitation sont inspirés par des
critères de pou- voir ou de profit, où les moyens deviennent des
fins et vice versa, où la culture et l’éducation sont seule- ment
centrées sur les instruments, sur la technique et sur l’efficience.
Le démantèlement de la dictature du relativisme et de l’adoption
d’une morale totalement autonome qui interdit la reconnaissance de
l’incontournable loi morale naturelle inscrite par Dieu dans la
conscience de chaque homme est une condition nécessaire de la paix.
La paix est construction d’un vivre ensemble en termes rationnels
et moraux, s’appuyant sur un fondement dont la mesure n’est pas
créée par l’homme mais par Dieu même. Le Seigneur donne la
puissance à son peuple, le Seigneur bénit son peuple dans la paix,
rappelle le Psaume 29.
La
paix, don de Dieu et œuvre de l’homme. La paix concerne
l’intégrité de la personne humaine et appelle l’implication de
tout l’homme. C’est la paix avec Dieu, en vivant selon sa
volonté. C’est la paix intérieure avec soi-même et la paix
extérieure avec le prochain et avec toute la création. Elle
comporte principalement, comme l’a écrit Jean XXIII dans
l’encyclique Pacem in Terris dont nous commémorerons dans
quelques mois le cinquantième anniversaire, la construction d’un
vivre-ensemble fondé sur la vérité, sur la liberté, sur l’amour
et sur la justice. La négation de ce qu’est la véritable nature
de l’être humain, en ses dimensions essentielles, en sa capacité
intrinsèque de connaître le vrai et le bien et, en définitive,
Dieu lui-même, met en danger la construction de la paix. Sans la
vérité sur l’homme, inscrite en son cœur par le Créateur, la
liberté et l’amour s’avilissent, la justice perd le fondement de
son exercice. Pour devenir d’authentiques artisans de paix,
l’attention à la dimension transcendante est fondamentale comme
l’est le dialogue constant avec Dieu, Père miséricordieux,
dialogue dans lequel on implore la rédemption que nous a obtenue son
Fils unique. Ainsi l’homme peut vaincre ce germe d’affaiblissement
et de négation de la paix qu’est le péché en toutes ses formes:
égoïsme et violence, avidité et volonté de puissance et de
domination, intolérance, haine et structures injustes. La
réalisation de la paix dépend avant tout de la reconnaissance
d’être, en Dieu, une unique famille humaine. Celle-ci se
structure, comme l’a enseigné l’encyclique Pacem in Terris, à
travers des relations interpersonnelles et des institutions soutenues
et animées par un nous communautaire, impliquant un ordre moral,
interne et externe, où sont sincèrement reconnus, selon la vérité
et la justice, les droits réciproques et les devoirs correspondants.
La paix est un ordre vivifié et structuré par l’amour; ainsi
chacun ressent comme siens les besoins et les exigences d’autrui,
fait partager ses propres biens aux autres et rend la communion aux
valeurs spirituelles toujours plus répandue dans le monde. Cet ordre
se réalise dans la liberté, c’est-à-dire de la façon qui
convient à la dignité des personnes qui, par leur nature
raisonnable elle-même, assument la responsabilité de leurs actes.
La
paix n’est pas un rêve, ce n’est pas une utopie: elle est
possible. Il faut regarder plus profondément, sous la surface des
apparences et des phénomènes, pour distinguer une réalité
positive qui existe dans les cœurs parce que tout homme est créé à
l’image de Dieu, et appelé à grandir, contribuant à
l’édification d’un monde nouveau. Dieu lui-même en effet, par
l’incarnation de son Fils et la rédemption qu’il réalise, est
entré dans l’histoire, suscitant une nouvelle création et une
nouvelle alliance entre Dieu et l’homme, nous donnant la
possibilité d’avoir un cœur nouveau et un esprit nouveau. C’est
justement pourquoi l’Eglise est convaincue qu’existe la priorité
d’une nouvelle annonce de Jésus-Christ, premier et principal
facteur du développement intégral des peuples et aussi de la paix.
En effet, Jésus est notre paix, notre justice, notre réconciliation.
L’artisan de paix, selon la béatitude de Jésus, est celui qui
recherche le bien de l’autre, le bien complet de l’âme et du
corps, aujourd’hui et demain. De cet enseignement, on peut déduire
que toute personne, toute communauté religieuse, civile, éducative
et culturelle, est appelée à être artisan de paix. La paix est
principalement réalisation du bien commun des différentes sociétés,
qu’elles soient primaires ou intermédiaires, nationales,
internationales ou mondiale. C’est justement pourquoi on peut dire
que les voies de réalisation du bien commun sont aussi celles qu’il
importe de parcourir pour obtenir la paix.
Les
artisans de paix sont ceux qui aiment, défendent et promeuvent la
vie dans son intégralité. Le chemin de réalisation du bien commun
et de la paix est avant tout le respect pour la vie humaine,
considérée dans la variété de ses aspects, à commencer par sa
conception, dans son développement, et jusqu’à son terme naturel.
Les vrais artisans de paix sont alors ceux qui aiment, défendent et
promeuvent la vie humaine en toutes ses dimensions, personnelle,
communautaire et transcendante. La vie en plénitude est le sommet
de la paix. Qui veut la paix ne peut tolérer des atteintes ou des
crimes contre la vie. Ceux qui n’apprécient pas suffisamment la
valeur de la vie humaine et, par conséquent, soutiennent la
libéralisation de l’avortement par exemple, ne se rendent
peut-être pas compte que de cette façon ils proposent la recherche
d’une paix illusoire. La fuite des responsabilités qui avilit la
personne humaine et, encore davantage, le meurtre d’un être sans
défense et innocent, ne pourront jamais produire ni bonheur ni paix.
Comment peut-on penser en effet construire la paix, le
développement intégral des peuples ou la sauvegarde même de
l’environnement sans que soit défendu le droit des plus faibles à
la vie, à commencer par les enfants à naître? Toute at- teinte à
la vie, en particulier à son origine, provoque inévitablement des
dégâts irréparables pour le développement, pour la paix, pour
l’environnement. Il n’est pas juste non plus de codifier de
manière sournoise de faux droits ou des abus qui, fondés sur une
vision réductrice et relativiste de l’être humain et sur
l’utilisation habile d’expressions ambiguës destinées à
favoriser un prétendu droit à l’avortement et à l’euthanasie,
menacent le droit fondamental à la vie. La structure naturelle du
mariage doit être aussi reconnue et promue, c’est-à-dire l’union
entre un homme et une femme, face aux tentatives de la rendre
juridiquement équivalente à des formes radicalement différentes
d’union qui, en réalité, la dénaturent et contribuent à la
déstabiliser, éclipsant son caractère particulier et son rôle
social irremplaçable. Ces principes ne sont ni des vérités de foi
ni seulement une conséquence du droit à la liberté religieuse. Ils
sont inscrits dans la nature humaine elle-même, identifiables par la
raison, et donc communs à toute l’humanité. L’action de
l’Eglise en faveur de leur promotion ne revêt donc pas un
caractère confessionnel mais s’adresse à toutes les personnes,
quelle que soit leur appartenance religieuse. Cette action est
d’autant plus nécessaire que ces principes sont niés ou mal
compris, car cela constitue une offense faite à la vérité de la
personne humaine, une grave blessure infligée à la justice et à la
paix. C’est pourquoi la reconnaissance par les ordonnancements
juridiques et par l’administration de la justice du droit à
l’usage du principe d’objection de conscience face à des lois et
à des mesures gouvernementales portant atteintes à la dignité
humaine, comme l’avortement et l’euthanasie, est aussi une
importante contribution à la paix. Parmi les droits fondamentaux,
concernant aussi la vie pacifique des peuples, il y a également
celui des particuliers et des communautés à la liberté religieuse.
En ce moment de l’histoire, il devient de plus en plus important
qu’un tel droit soit promu non seulement du point de vue négatif,
comme liberté face, par exemple à des obligations ou des
restrictions de la liberté à choisir sa propre religion, mais aussi
du point de vue positif, en ses différentes articulations, comme
liberté de témoigner de sa propre religion, d’annoncer et de
communiquer ses enseignements, d’accomplir des activités
éducatives, de bienfaisance et d’assistance qui permettent
d’appliquer les préceptes religieux; d’exister et d’agir en
tant qu’organismes sociaux, structurés selon les principes
doctrinaux et les fins institutionnelles qui leur sont propres.
Malheureusement, même dans les pays de vieille tradition chrétienne,
se multiplient les épisodes d’intolérance religieuse, en
particulier contre le christianisme et contre ceux qui revêtent
simplement les signes distinctifs de leur propre religion.
L’artisan
de paix doit aussi avoir conscience que de plus en plus de secteurs
de l’opinion publique sont touchés par les idéologies du
libéralisme radical et de la technocratie qui leur instillent la
conviction selon laquelle la croissance économique est à obtenir
aussi au prix de l’érosion de la fonction sociale de l’Etat et
des réseaux de solidarité de la société civile, ainsi que des
droits et des devoirs sociaux. Or, il faut considérer que ces droits
et devoirs sont fondamentaux pour la pleine réalisation des autres,
à commencer par les droits et les devoirs civiques et politiques.
Parmi les droits et les devoirs sociaux aujourd’hui les plus
menacés, il y a le droit au travail. Cela est dû au fait que le
travail et la juste reconnaissance du statut juridique des
travailleurs sont de moins en moins correctement valorisés, parce
que le développement économique dépendrait surtout de la pleine
liberté des marchés. Le travail est appréhendé comme une variable
dépendant des mécanismes économiques et financiers. A ce sujet, je
répète ici que la dignité de l’homme, ainsi que la logique
économique, sociale et politique, exigent que l’on continue à se
donner comme objectif prioritaire l’accès au travail ou son
maintien, pour tous. La réalisation de cet objectif ambitieux a pour
condition une appréhension renouvelée du travail, fondée sur des
principes éthiques et des valeurs spirituelles de nature à
renforcer sa conception en tant que bien fondamental pour la
personne, la famille, la société. A ce bien correspondent un devoir
et un droit qui exigent des politiques courageuses et novatrices en
faveur du travail pour tous.
Construire
le bien de la paix par un nouveau modèle de développement et
d’économie. De plusieurs côtés, il est reconnu qu’aujourd’hui
un nouveau modèle de développement comme aussi un nouveau regard
sur l’économie s’avèrent nécessaires. Aussi bien le
développement intégral, solidaire et durable, que le bien commun,
exigent une échelle correcte de biens-valeurs, qu’il est possible
de structurer en ayant Dieu comme référence ultime. Il ne suffit
pas d’avoir à disposition de nombreux moyens et de nombreuses
opportunités de choix, même appréciables. Autant les multiples
biens efficaces pour le développement, que les opportunités de
choix doivent être utilisés dans la perspective d’une vie bonne,
d’une conduite droite qui reconnaisse le primat de la dimension
spirituelle et l’appel à la réalisation du bien commun. Dans le
cas contraire, ils perdent leur juste valeur, finissant par s’ériger
en nouvelles idoles. Pour sortir de la crise financière et
économique actuelle, qui a pour effet une croissance des inégalités,
il faut des personnes, des groupes, des institutions qui promeuvent
la vie en favorisant la créativité humaine pour tirer, même de la
crise, l’occasion d’un discernement et d’un nouveau modèle
économique. Le modèle prévalant des dernières décennies
postulait la recherche de la maximalisation du profit et de la
consommation, dans une optique individualiste et égoïste, tendant à
évaluer les personnes seulement par leur capacité à répondre aux
exigences de la compétitivité. Au contraire, dans une autre
perspective, le succès véritable et durable s’obtient par le don
de soi, de ses propres capacités intellectuelles, de son esprit
d’initiative, parce que le développement économique vivable,
c’est-à-dire authentiquement humain, a besoin du principe de
gratuité comme expression de fraternité et de la logique du don.
Concrètement, dans l’activité économique, l’artisan de paix se
présente comme celui qui instaure avec ses collaborateurs et ses
collègues, avec les commanditaires et les usagers, des relations de
loyauté et de réciprocité. Il exerce l’activité économique
pour le bien commun, vit son engagement comme quelque chose qui va
au-delà de son intérêt propre, au bénéfice des générations
présentes et futures. Et ainsi, il travaille non seulement pour lui,
mais aussi pour donner aux autres un avenir et un travail décent.
Dans
le domaine économique, il est demandé, spécialement de la part
des états, des politiques de développement industriel et
agricole qui aient le souci du progrès social et de
l’universalisation d’un état de droit, démocratique. Ensuite,
la structuration éthique des marchés monétaires, financiers et
commerciaux est fondamentale et incontournable; ceux- ci seront
stabilisés et le plus possible coordonnés et contrôlés, de façon
à ne pas nuire aux plus pauvres. La sollicitude des nombreux
artisans de paix doit en outre se mettre -avec plus de résolution
par rapport à ce qui s’est fait jusqu’à aujourd’hui- à
considérer la crise alimentaire, bien plus grave que la crise
financière. Le thème de la sécurité des approvisionnements
alimentaires en est venu à être central dans l’agenda politique
international, à cause de crises connexes, entre autre, aux
fluctuations soudaines des prix des matières premières agricoles,
aux comportements ir- responsables de certains agents économiques et
à un contrôle insuffisant de la part des gouvernements et de la
communauté internationale. Pour faire face à cette crise, les
artisans de paix sont appelés à œuvrer ensemble en esprit de
solidarité, du niveau local au niveau international, avec pour
objectif de mettre les agriculteurs, en particulier dans les petites
réalités rurales, en condition de pouvoir exercer leur activité de
façon digne et durable, d’un point de vue social, environnemental
et économique.
Education
pour une culture de paix : le rôle de la fa- mille et des
institutions. Je désire rappeler avec force que les nombreux
artisans de paix sont appelés à cultiver la passion pour le bien
commun de la famille et pour la justice sociale, ainsi que
l’engagement en faveur d’une éducation sociale valable. Personne
ne peut ignorer ou sous-évaluer le rôle décisif de la famille,
cellule de base de la société du point de vue démographique,
éthique, pédagogique, économique et politique. Elle a une vocation
naturelle à promouvoir la vie, elle accompagne les personnes dans
leur croissance et les incite au développement mutuel par l’entraide
réciproque. La fa- mille chrétienne, tout particulièrement,
porte en elle le projet embryonnaire de l’éducation des personnes
à la mesure de l’amour divin. La famille est un des sujets sociaux
indispensables à la réalisation d’une culture de la paix. Il faut
protéger le droit des parents et leur rôle premier dans
l’éducation des enfants, tout d’abord dans le domaine moral et
religieux. Dans la famille, naissent et grandissent les artisans de
paix, les futurs promoteurs d’une culture de la vie et de l’amour.
Dans cette immense tache de l’éducation à la paix, les
communautés religieuses sont particulièrement impliquées.
L’Eglise se sent partie-prenante d’une si grande responsabilité
à travers la nouvelle évangélisation, qui a comme pivot la
conversion à la vérité et à l’amour du Christ, et, par
conséquent, la renaissance spirituelle et morale des personnes et
des sociétés. La rencontre avec Jésus Christ façonne les artisans
de paix en les engageant à la communion et au dépassement de
l’injustice.
Une
mission spéciale concernant la paix est remplie par les institutions
culturelles scolaires et universitaires. Il leur est demandé une
contribution importante non seulement à la formation de nouvelles
générations de leader, mais aussi au renouvellement des
institutions publiques, nationales et internationales. Elles peuvent
aussi contribuer à une réflexion scientifique qui enracine les
activités économiques et financières dans un solide fondement
anthropologique et éthique. Le monde actuel, particulière- ment le
monde politique, a besoin du support d’une nouvelle pensée, d’une
nouvelle synthèse culturelle, pour dépasser les approches purement
techniques et harmoniser les multiples tendances politiques en vue du
bien commun. Celui-ci, considéré comme un ensemble de relations
interpersonnelles et institutionnelles positives, au service de la
croissance intégrale des individus et des groupes, est à la base de
toute éducation véritable à la paix.
Une
pédagogie de l’artisan de paix. En conclusion, ressort la
nécessité de proposer et de promouvoir une pédagogie de la paix.
Elle demande une vie intérieure riche, des références morales
claires et valables, des attitudes et des manières de vivre
appropriées. En effet, les œuvres de paix concourent à réaliser
le bien commun et créent l’intérêt pour la paix, en éduquant à
la paix. Pensées, paroles et gestes de paix créent une mentalité
et une culture de la paix, une atmosphère de respect, d’honnêteté
et de cordialité. Il faut alors enseigner aux hommes à s’aimer et
à s’éduquer à la paix, et à vivre avec bienveillance, plus que
par simple tolérance. L’encouragement fondamental est celui
de dire non à la vengeance, de reconnaître ses torts, d’accepter
les excuses sans les rechercher, et enfin de pardonner, de sorte que
les erreurs et les offenses puissent être reconnues en vérité pour
avancer ensemble vers la réconciliation. Cela demande qu’une
pédagogie du pardon se répande. Le mal, en effet, se vainc par le
bien, et la justice est recherchée en imitant Dieu, le Père, qui
aime tous ses enfants. C’est un travail de longue haleine, parce
qu’il suppose une évolution spirituelle, une éducation aux
valeurs les plus élevées, une vision neuve de l’histoire humaine.
Il convient de renon- cer à la fausse paix que promettent les idoles
de ce monde et aux dangers qui l’accompagnent, à cette fausse
paix qui rend les consciences toujours plus insensibles, qui porte au
repliement sur soi, à une existence atrophiée vécue dans
l’indifférence. Au contraire la pédagogie de la paix implique
action, compassion, solidarité, courage et persévérance. Jésus
incarne l’ensemble de ces attitudes dans son existence, jusqu’au
don total de lui-même, jusqu’à perdre sa vie. Il promet à ses
disciples que, tôt ou tard, ils feront la découverte extraordinaire
dont nous avons parlé au début, à savoir que dans le monde, il y a
Dieu, le Dieu de Jésus, pleinement solidaire des hommes. Dans ce
contexte, je voudrais rappeler la prière par laquelle nous demandons
à Dieu de faire de nous des instruments de sa paix, pour porter son
amour là où il y a la haine, son pardon là où il y a l’offense,
la vraie foi là où il y a le doute. Pour notre part, avec le
bienheureux Jean XXIII, demandons à Dieu qu’il éclaire les
responsables des peuples, afin que, tout en se préoccupant du
légitime bien-être de leurs compatriotes, ils garantissent et
défendent le précieux don de la paix. Qu’il enflamme la volonté
de tous pour renverser les barrières qui divisent, renforcer les
liens de l’amour mutuel, user de compréhension à l’égard
d’autrui et pardonner à ceux qui leur ont fait du tort, de sorte
que, grâce à son action, tous les peuples de la terre fraternisent
et que parmi eux ne cesse de fleurir et de régner la paix tant
désirée. Par ce vœu, je souhaite que tous puissent être de
véritables artisans et bâtisseurs de paix, de sorte que la cité de
l’homme grandisse dans une concorde fraternelle, dans la prospérité
et dans la paix".
BENOIT XVI REMERCIE LE MOLISE
Cite
du Vatican, 14 décembre 2012 (VIS). Le Pape a reçu ce matin la
délégation de la région italienne du Molise, ayant offert le sapin
ornant la Place St.Pierre, qui sera allumé cet après-midi. D'autres
plus petits ont été destinés au palais apostolique et à d'autres
lieux du Vatican. Dieu s'est fait homme pour venir parmi nous, a-t-il
dit à ses hôtes. Il est venu "dissiper les ténèbres de
l'erreur et du péché en apportant la lumière divine à l'humanité,
lumière dont l'arbre de Noël est le symbole. Elle n'a jamais faibli
au long des siècles et continue de briller sur l'humanité,
d'éclairer tout homme venant au monde, en particulier dans nos
moments de faiblesse et d'incertitude. Jésus a dit de lui même
qu'il était la lumière du monde et que celui qui le suit ne marche
pas dans les ténèbres mais va vers la lumière de la vie. Chaque
fois qu'on a tenté d'éteindre la lumière de Dieu au profit
d'illusions mensongères, l'humanité a connu des périodes
tragiques. Lorsqu'on efface le nom de Dieu des pages de l'histoire,
on trace des lignes tordues où les plus belles et nobles paroles
perdent leur sens".
AUDIENCES
Cité
du Vatican, 14 décembre 2012 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin
en audience le Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation
pour les évêques.
jeudi 13 décembre 2012
SIX NOUVEAUX AMBASSADEURS
Cite
du Vatican, 13 décembre 2012 (VIS). Benoît XVI a reçu ce matin les
lettres de créances de six nouveaux Ambassadeurs non résidents:
M.Bizwayo Newton Nkunika (Zambie); M.Chalermpol Thanchitt
(Thaïlande); M.Ravinatha Pandukabhaya Aryasinha (Srilanka); M.Wafic
Rida Saïd (Saint Vincent et Grenadines); Mme.Aminatou Batouré Gaoh
(Niger) et M.Ibrahima Sory Sow (Guinée). Le discours qu'il leur a
adressé était principalement centré sur l’éducation, qui
"se fait aujourd’hui dans des contextes où l’évolution des
modes de vie et de connaissance crée des ruptures humaine,
culturelle, sociale et spirituelle inédites dans l’histoire de
l’humanité. Les réseaux sociaux, autre nouveauté, ont tendance à
substituer les espaces naturels de société et de communication en
devenant souvent l’unique référence de l’information et de la
connaissance. La famille et l’école ne semblent plus être le
terreau fertile premier et naturel où les jeunes générations
puisent la sève nourricière de leur existence... L’école et
l’université semblent être devenues incapables de projets
créateurs portant en eux une téléologie transcendantale apte à
séduire les jeunes dans leur être profond... Le monde actuel et les
adultes responsables n’ont pas su leur donner les repères
nécessaires".
"Le
dysfonctionnement de certaines institutions et de certains services
publics et privés ne pourrait-il pas être expliqué par une
éducation mal assurée et mal assumée?". Et d'inviter les
"gouvernements à contribuer avec courage à l’avancée de
notre humanité en favorisant l’éducation des nouvelles
générations grâce à la promotion d’une saine anthropologie,
base indispensable pour toute éducation authentique, et conforme au
patrimoine naturel commun. Cette tâche pourrait passer d’abord par
une réflexion sérieuse sur les différentes problématiques
existant dans vos pays respectifs où certaines options politiques ou
économiques peuvent éroder sournoisement vos propres patrimoines
anthropologiques et spirituels. Ceux-ci ont passé au tamis des
siècles et se sont constitués patiemment sur des bases qui
respectent l’essence de la personne humaine dans sa réalité
plurielle tout en demeurant en parfaite syntonie avec l’ensemble du
cosmos. J’invite encore vos gouvernants à avoir le courage de
travailler à la consolidation d’une autorité morale comprise
comme appel à une cohérence de vie, nécessaire pour une véritable
et saine éducation des jeunes générations".
"Le
droit à une éducation aux justes valeurs ne doit jamais être nié
ou oublié. Le devoir d’éduquer à ces valeurs ne doit jamais être
tronqué ou affaibli par un quelconque intérêt politique national
ou supranational. C’est pourquoi, il est nécessaire d’éduquer
dans la vérité et à la vérité... La vérité sur l’homme, la
vérité sur la création, la vérité sur les institutions, etc.
Avec l’éducation à la rectitude du cœur et de la pensée, les
jeunes ont aussi besoin, aujourd’hui plus que jamais, d’être
éduqués au sens de l’effort et de la persévérance dans les
difficultés. Il faut leur apprendre que tout acte que pose la
personne humaine doit être responsable et cohérent avec son désir
d’infini, et que cet acte accompagne sa croissance en vue de la
formation à une humanité toujours plus fraternelle et libérée des
tentations individualistes et matérialistes". Le Saint-Père a
conclu en saluant les communautés catholiques présentes dans les
pays représenté: "L’Eglise accomplit sa mission dans la
fidélité à son Seigneur et avec le désir ardent d’apporter sa
contribution spécifique à la promotion intégrale de vos
compatriotes, notamment par l’éducation des enfants et des jeunes.
Elle participe quotidiennement aux efforts communs pour
l’épanouissement spirituel et humain de tous, par ses structures
éducatives, caritatives et sanitaires, ayant à cœur l’éveil des
consciences au respect mutuel et à la responsabilité. Dans ce sens,
j’encourage vos gouvernants à continuer à permettre à l’Eglise
de s’occuper librement de ses champs d’activités traditionnels
qui, comme vous le savez, contribuent au développement de vos pays
et au bien commun".
PREMIERES REPONSES TWITT DE BENOIT XVI
Cite
du Vatican, 13 décembre 2012 (VIS). Pour son premier jour le compte
twitter de Benoît XVI (Pontifex@) a dépassé le million et demi de
suiveurs. Le Pape a trois premières questions sélectionnées en
provenance de trois continents:
1.Comment
vivre au mieux chaque jour l'Année de la foi? Réponse: "Dialogue
avec Jésus dans la prière, écoute Jésus qui te parle dans
l’Evangile, rencontre Jésus présent en celui qui est dans le
besoin".
2.Comment
vivre la foi en Jésus Christ dans un monde sans espérance? Réponse:
"Avec la certitude que le croyant n’est jamais seul. Dieu est
le rocher solide sur lequel construire sa vie, et son amour est
toujours fidèle".
3.Suggestions
pour être plus assidus à la prière quand nous sommes très pris
par les exigences du travail, de la famille et du monde? Réponse:
"Offre ce que tu fais au Seigneur, demande son aide en toute
circonstance de ta vie, et souviens-toi qu’il est toujours proche
de toi".
AUDIENCES
Cité
du Vatican, 13 décembre 2012 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin
en audiences séparées:
Mme.Anne
Leahy, Ambassadeur du Canada, en visite de congé.
M.Carl
A. Anderson, Chevalier suprême des Chevaliers de Colomb.
Mgr.Gerhard
Ludwig Müller, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la
foi.
mercredi 12 décembre 2012
DANS L'ATTENTE DE LA VENUE DE JESUS
Cité
du Vatican, 12 décembre 2012 (VIS). Le Saint-Père a consacré sa
catéchèse de l'audience générale au point culminant de la
Révélation qu'est la venue de Jésus au monde. Dans le cadre de
l'Année de la foi, il a renouvelé son encouragement à renforcer
l'approche de la Bible et à prêter plus d'attention aux lectures
de la messe, car ce sont des aliments fondamentaux de notre foi. "En
lisant l'Ancien Testament, on suit les interventions de Dieu dans
l'histoire du peuple qu'il avait choisi et avec lequel il avait fait
alliance. Devenus mémoire, ces évèments forment l'histoire du
salut qui se maintient dans la mémoire d'Israël" dans la
célébration de la Pâque. "Dans le temps, rappeler ce que Dieu
a fait est devenu un impératif pour le peuple d'Israël", qui
en célébrant les évènements passés les a, "jour après jour
rendus présents de façon permanente", Israël n'a cessé de
voir dans "l'Exode l'évènement central de son histoire,
lorsque Dieu a révélé sa toute puissance, libérant les hébreux
de l'esclavage égyptien afin qu'ils puissent gagner la Terre Promise
et l'adorer comme le seul et véritable Seigneur. Israël ne s'est
pas mis en route pour être un peuple comme les autres mais pour
servir Dieu...et témoigner de lui parmi les peuples du monde. La
célébration de cet évènement le rend actuel afin que l'oeuvre de
Dieu ne soit pas oubliée... Dieu se révèle lui même dans la
création, mais également en entrant dans l'histoire, dans
l'histoire d'un petit peuple sans véritables force et importance. Et
cette révélation culmine en Jésus-Christ, le Logos, la Parole
créatrice qui est à l'origine du monde. Incarné, Dieu a montré
son visage à l'humanité".
Le
Catéchisme de l'Eglise, a poursuivi Benoît XVI, "résume les
étapes de la Révélation: Dès le début Dieu a invité l'homme à
être en communion avec lui, même lorsqu'en désobéissant ce
dernier a perdu son amitié. Malgré cela, Dieu ne l'a jamais
abandonné à la domination de la mort, lui offrant chaque fois son
alliance". Le Catéchisme évoque ensuite le Déluge et Noé,
l'appel d'Abraham à sortir de son pays pour devenir le père d'une
multitude de peuples. "C'est dans l'Exode que Dieu choisit
Israël, avec l'alliance au Sinaï et les tables de la Loi remises à
Moïse, afin d'être reconnu et servi comme le Dieu unique et vivant.
Avec les prophètes il guida Israël dans l'espérance du salut...qui
se réalisera dans le Christ, son Fils fait homme... A la fin, il ne
s'agissait pas d'attendre un roi, un fils de David, mais le Fils de
l'Homme, salut pour tous les peuples... Ainsi le projet de Dieu
s'est élargi en s'ouvrant au mystère du Christ, le roi de
l'univers. C'est en lui que se réalise finalement la plénitude du
salut, ce dessein bienveillant de Dieu... Tous ces évènements sont
les étapes du grand dessein d'amour dont témoignent l'Ancien et le
Nouveau Testament, un dessein unique de salut qui s'adresse à
l'humanité toute entière, révélé et mise en oeuvre
progressivement... Le temps liturgique de l'Avent nous prépare à
Noël. Le terme, qui signifie venue et présence, indiquait jadis
l'arrivée du souverain dans une province. Pour les chrétiens il
indique une réalité déconcertante, le fait que Dieu se soit penché
sur l'homme, qu'il ait passé alliance avec lui en entrant dans
l'histoire d'un peuple. Il est le roi descendu dans la pauvre
province qu'est la terre. En revêtant notre chair il est devenu un
de nous. L'Avent nous invite à reprendre le chemin de cette
présence, à comprendre qu'il n'est pas absent du monde, qu'il ne
nous a pas abandonné, mais qu'il vient vers nous de diverses
manières que nous devons apprendre à discerner. Dans un monde
souvent superficiel et distrait, nous devons faire briller dans nos
vies la lumière de Bethléem, par notre foi comme par notre
charité".
PREMIER TWITT DE BENOIT XVI
Cite
du Vatican, 12 décembre 2012 (VIS). "Chers amis, c'est avec
joie que je m'unis à vous par Twitter. Merci pour votre réponse
généreuse. Je vous bénis de grand coeur". Tel est le Twitt
lancé en huit langues par Benoît XVI à la fin de l'audience
générale à l'aide d'un Tablet. Dans la journée, il répondra en
twittant à trois questions choisies parmi les très nombreuses
reçues ces jours derniers. A ce jour le compte Twitter du Saint-Père
dépasse le million de suiveurs.
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
Cité
du Vatican, 12 décembre 2012 (VIS). Le Saint-Père a nommé
Mgr.Sérgio Eduardo Castriani, CSSP, Archevêque métropolitain de
Manaus (superficie 64.079, population 1.551.000, catholiques
1.331.000, prêtres 163, diacres 16, religieux 298), au Brésil.
Jusqu'ici Evêque de la prélature territoriale de Tefé (Brésil),
il succède à Mgr.Luiz Soares Vieira, dont la renonciation à la
charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.
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