Cité
du Vatican, 21 mars 2013 (VIS). La messe In Coena Domini du Jeudi
Saint, traditionnellement célébré en la Basilique du Latran, sera
célébrée par le Pape François dans une prison pour mineurs de
Rome. Jeudi 28 mars, la messe chrismale sera célébrée par le
Saint-Père en la Basilique vaticane, après quoi à 17 h 30' il
gagnera l'institut carcéral de Casal del Marmo pour cette cérémonie
de la Semaine Sainte caractérisée par le rite du lavement des
pieds. Lorsqu'il était Archevêque de Buenos Aires, le Pape François
choisissait pour l'occasion un hôpital, une prison ou un centre
d'accueil pour les pauvres et les marginaux. En choisissant
l'institut de Casal del Marmo, il continue cette tradition de
simplicité et d'attention aux plus humbles. Le 18 mars 2007 Benoît
XVI s'était rendu dans cette même prison pour mineurs, où il avait
célébré la messe en la chapelle dédiée à la divine miséricorde.
Les autres cérémonies de la Semaine Sainte se dérouleront comme à
l'accoutumée, selon le programme fixé par l'Office des cérémonies
pontificales.
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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... [+]
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dernières 5 nouvelles
jeudi 21 mars 2013
MESSAGE AU NOUVEL ARCHEVEQUE DE CANTERBURY
Cité
du Vatican, 21 mars 2013 (VIS). Le Pape François a fait parvenir ses
voeux à SG le Dr.Justin Welby, intronisé ce jour 105 Archevêque de
Canterbury (GB) et Primat de la Communion anglicane: "Le
ministère pastoral est un appel à aller de l'avant dans la fidélité
au message de notre Seigneur Jésus-Christ. Soyez assuré de ma
prière au moment où vous assumez ces nouvelles responsabilités, et
je vous demande de prier pour moi alors que je viens de répondre à
un nouvel appel du Seigneur. J'espère vous rencontrer prochainement
afin de poursuivre les relations fraternelles développées par nos
prédécesseurs".
BENOIT XVI SALUE LE NOUVEL ARCHEVEQUE DE CANTERBURY
Cité
du Vatican, 21 mars 2013 (VIS). Aujourd'hui a été rendu public le
message que Benoît XVI a adressé le 4 février à SG le Dr.Justin
Welby, jour de son élection comme Archevêque de Canterbury (GB) et
Primat de la Communion anglicane: Vous accédez à cette charge "au
moment où la foi chrétienne est remise en question dans le monde
occidental par la réduction du fait religieux à une dimension
privée, ce qui la prive de sa participation au débat public. Les
ministres de l'Evangile doivent répondre à une étouffement de la
musique de la foi, ainsi qu'à la lassitude qui frappe les disciples.
Or la soif de Dieu est plus que jamais présente dans la société.
Plus que jamais il faut prêcher, être des messagers d'espérance,
de vérité et d'amour en apportant la lumière du Christ dans la vie
obscure des êtres. Puisse votre apostolat produire une riche
moisson, en ouvrant les yeux et les oreilles de beaucoup de gens au
message vivifiant de l'Evangile". Que Dieu vous accorde "force
et sagesse dans la réponse aux enjeux", et que l'Esprit guide
"tout ce que vous entreprendrez en son nom".
LE PAPE INVITE LES ARGENTINS DE ROME
Cité
du Vatican, 21 mars 2013 (VIS). Hier peu après midi, le Pape
François a invité informellement la communauté argentine de Rome.
Avertis au dernier moment, un cinquantaine de personne, laïques et
ecclésiastiques, ont pu rejoindre le Saint-Père dans une salle de
la résidence Ste.Marthe. Il aurait voulu inviter tout le monde à
déjeuner, mais rien n'était prêt. Par contre, il a salué tout
naturellement chacune des personnes venues, sans exception, du
Président de la Conférence épiscopale argentine aux mères de
familles, des prêtres, des religieuses, des laïcs de toute
profession. Les convives ont chanté et dansé devant lui en
partageant le verre de l'amitié. Le Pape a salué la fécondité de
l'Eglise qui est en Argentine, augurant qu'elle soit à la hauteur de
la situation créée par son élection pontificale.
AUDIENCES
Cité
du Vatican, 21 mars 2013 (VIS). Ce matin, le Saint-Père a reçu:
M.Adolfo
Pérez Esquivel, Prix Nobel de la paix.
Mgr.Carlos
María Nannei.
Le
Cardinal Paul Josef Cordes, Président émérite de Cor Unum.
SB
Louis Raphaël I Sako, Patriarche chaldéen.
M.Peter
Mizengo Kayanza Pinda, Premier Ministre de Tanzanie.
mercredi 20 mars 2013
COLLABORER POUR LE BIEN COMMUN DE L'HUMANITE
Cité
du Vatican, 20 mars 2013 (VIS). Ce midi Salle Clémentine, le Pape
François a reçu les délégations des autres Eglises et confessions
chrétiennes, ainsi que des autres religions, venues pour
l'inauguration de son pontificat. Au nom de tous les présents, le
Patriarche oecuménique Barthélémy I s'est adressé au Saint-Père,
en soulignant la lourde et difficile charge qui est désormais la
sienne, en affirmant lui aussi la nécessité pour les Eglises de
renoncer à la mondanité et d'oeuvrer ensemble à l'unité des
chrétiens. Assis sur un simple fauteuil, le Pape a répondu en
appelant le Patriarche mon frère André, en référence au frère de
Pierre, dont les évêques de Constantinople sont les successeurs.
C'est
pour moi une joie de vous rencontrer aujourd'hui, a dit le Pape à
ses hôtes, les remerciant aussi d'avoir voulu assister à la
cérémonie inaugurale de son ministère d'Evêque de Rome,
Successeur de Pierre. "Hier matin, pendant la messe...j'ai
ressenti de manière pressante la prière pour l'unité de tous les
croyants dans le Christ, et vu en même temps une préfiguration de
sa pleine réalisation, qui dépend du plan de Dieu et de la
sincérité de notre coopération. J'entame mon ministère
apostolique en cette année que mon vénéré prédécesseur, le Pape
Benoît XVI, avec une intuition vraiment inspirée, a proclamé Année
de la foi pour les catholiques. J'entends poursuivre cette
initiative, qui je l'espère, sera un stimulant pour le cheminement
de foi de chaque fidèle. Il a voulu marquer le cinquantième
anniversaire du concile Vatican II, en proposant une sorte de
pèlerinage vers ce qui est l'essentiel pour un chrétien: La
relation personnelle et la conversion avec Jésus-Christ, Fils de
Dieu, mort et ressuscité pour notre salut. Le coeur du message
conciliaire est notre désir de proclamer le trésor toujours valable
de la foi aux hommes de notre temps. Personne ne peut oublier la
place du concile dans le processus œcuménique... L'Eglise
catholique considère de son devoir d'oeuvrer à l'accomplissement
grand mystère qu'est l'unité que le Christ Jésus a ardemment
demandé au Père céleste à la veille de son sacrifice... Oui,
chers frères et sœurs dans le Christ, sentons nous intimement uni à
la prière du Sauveur lors de la dernière Cène, comme à son
invocation Ut Unum Sint. Demandons au Père miséricordieux de vivre
pleinement la foi que nous avons reçue comme un cadeau le jour de
notre baptême, afin de témoigner librement, avec joie et courage.
Ce sera le meilleur service que nous puissions rendre à la cause de
l'unité chrétienne, un service d'espérance pour un monde encore
marqué par les divisions, les rivalités et les conflits... Dans le
sillage de mes prédécesseurs, j'ai la ferme intention de poursuivre
le dialogue œcuménique...et je vous demande de transmettre mes
salutations cordiales et l'assurance de mon souvenir dans le Seigneur
aux Eglises et communautés chrétiennes que vous représentez. A
tous je demande une prière spéciale pour ma personne, afin que je
puisse être un pasteur selon le cœur du Christ".
"Et
maintenant, je m'adresse à vous, les représentants du peuple juif.
Ce qui nous lie à un lien spirituel très spécial, puisque le
concile Vatican II a dit que l'Eglise du Christ reconnaît que les
prémices de sa foi et de son élection se trouvent déjà, selon le
mystère divin du salut dans les patriarches, dans Moïse et les
prophètes... Je suis convaincu qu'avec l'aide du Tout Puissant nous
poursuivrons avec profit le dialogue fraternel que le Concile a voulu
et qui, ces dernières décennies, a porté ses fruits". Puis le
Pape a salué les représentants des autres traditions religieuses,
en premier lieu les musulmans, qui adorent le Dieu unique, vivant et
miséricordieux, et le prient. J'apprécie vraiment la présence de
chacun, en qui je vois une nouvelle volonté de développer notre
dialogue dans le respect mutuel et la coopération, pour le bien
commun de l'humanité. L'Eglise catholique est consciente de
l'importance qu'ont la promotion de l'amitié et le respect entre les
hommes et les femmes de différentes traditions religieuses. Je tiens
à répéter que l'amitié et le respect entre les hommes et les
femmes de traditions religieuses différentes sont capitales...
soyons également conscients de la responsabilité que nous portons
envers notre monde, envers l'ensemble de la création, que nous
devons aimer et soigner. Ensemble nous pouvons faire beaucoup pour le
bien des plus démunis, des faibles et de qui souffre, pour
promouvoir la justice, la réconciliation et la paix. Mais par-dessus
tout nous devons garder vivante la soif d'absolu. Ne permettons pas
le prévaloir d'une vision de l'homme réduit à ce qu'il produit et
ce qu'il consomme. C'est là un des pièges plus dangereux pour notre
temps. Nous savons quelle violence a produit dans l'histoire récente
la tentative d'éliminer Dieu de l'horizon de l'humanité. Nous
connaissons la valeur du témoignage et de l'ouverture à la
transcendance qui sont inhérents au cœur humain. En cela nous nous
sommes proches à tous les hommes et femmes qui, tout en ne
reconnaissant pas appartenir à une tradition religieuse, sont
cependant à la recherche de la vérité, de la bonté et de la
beauté. La vérité, la bonté et la beauté de Dieu sont nos
précieuses alliées dans notre engagement commun à défendre la
dignité de l'homme, la construction d'une coexistence pacifique
entre les peuples et la protection de la création".
LE PAPE TELEPHONE AU PAPE EMERITE
Cité
du Vatican, 20 mars 2013 (VIS). Hier après-midi, le Pape François a
longuement téléphoné à son prédécesseur pour lui souhaiter
bonne fête et lui redire sa gratitude et celle de l'Eglise. Ils ont
abordé divers sujets et Benoît XVI a dit avoir suivi avec intensité
les événements de ces derniers jours, et tout particulièrement la
messe du matin, assurant son successeur de son amitié et de ses
prières.
AUDIENCES
Cité
du Vatican, 20 mars 2013 (VIS). Ce matin, le Saint-Père a reçu:
Mme.Dilma
Roussef, Présidente du Brésil.
SS
Barthélémy I, Patriarche oecuménique de Constantinople.
Le
Métropolite Hilarion, représentant du Patriarche de Moscou.
M.Claudio
Epelman, Directeur du Latin American Jewish Congress.
mardi 19 mars 2013
LES ARMES DU PAPE FRANÇOIS
Cité
du Vatican, 19 mars 2013 (VIS).- Le Saint-Père a adopté des armes
pontificales qui reprennent ses armes épiscopales. L'écu est sommé
d'une tiare archaïque et posé sur les traditionnelles clefs
croisées. Fond azur, il présente en coeur un soleil rayonnant
portant le monogramme du Christ, symbole des Jésuites, avec
au-dessous une étoile d'or évoquent Marie et une fleur de nard
symbolisant Joseph. Ces armes symbolisent l'amour du nouveau Pape
pour Jésus, Marie et Joseph. Il a également conservé sa devise
épiscopale: Miserando atque Eligendo (rempli amour il le choisit) en
référence au publicain que Jésus appela à le suivre. Ce passage
d'une homélie de Béde Le Vénérable avait été retenu par Jorge
Mario Bergoglio lorsqu'en 1953 à 17 ans il décida de suivre saint
Ignace et de se faire prêtre.
DEBUT DU PONTIFICAT DU PAPE FRANCOIS: “N'AYEZ PAS PEUR DE LA TENDRESSE”
Cité
duVatican, 19 mars 2013 (VIS). Protéger avec tendresse. Voilà la
vocation de chacun. C'est le message du nouveau Pape. Peut-être sa
ligne de gouvernement. Clair, simple, profond, engagé. Le tout dit
en italien en une vingtaine de minutes seulement. Et la Place
St.Pierre reste pensive jusqu'à la fin de la célébration (vers
11h20). Le recueillement du nouveau Pape se transmet comme s'il
s'agissait de “faire la ola” avec plus de 200.000 personnes qui
suivent la messe de début de pontificat. “C'est un Pape
ponctuel... et qui est même en avance! En tout cas, c'est vrai
aujourd'hui”, dit en allemand un catholique, arrivé il y a
longtemps et qui a attendu des heures devant un écran de la Via
della Conciliazione,.Des milliers d'autres personnes sont en train
d'arriver. Il a raison.
Première
improvisation: la jeep est apparue Place St.Pierre vers 8h50. Debout,
le Pape François, souriant, avec sa soutane blanche, sa mosette, sa
croix pectorale (celle qu'il avait déjà comme évêque), et ses
chaussures noires (et non plus rouges), bénissant et saluant la
foule. Et les gens commencent à courir avec leurs drapeaux, leurs
enfants, leurs amis, leurs malades... Le Pape François prend un bébé
dans ses bras, et au grand étonnement de tous, il est aussi descendu
de la papamobile. Que se passe-t-il? Il a vu un infirme et veut le
prendre et le bénir. Voici comment est le nouveau Pape, l'Argentin,
le premier pape américain, le premier François, déjà chef de
l'Eglise catholique, qui, aujourd'hui, s'est présenté au monde et
qui en peu de jours a fasciné tant de monde. Le peuple le reconnaît
déjà comme le Pape “proche”, “simple”, “qui est comme un
père”, qui salue d'un “ bonsoir ” et qui part avec un “bon
appétit”. Le Pape qui, à la première heure ce matin a téléphoné
à sa terre natale, où ses compatriotes l'accompagnaient depuis la
Plaza Mayo de Buenos Aires, et, téléphone en main, en direct,
surprenant tout le monde, a laissé un message: “N'ayez pas peur”.
Les mêmes paroles qu'en 1978 avait dit l'un de ses prédecesseurs,
le Pape polonais Karol Woytila.
C'est
la première fois que le Pape François parcourt la place en voiture.
Et les gens veulent le voir, le mieux possible... Le nouveau Pape
passe et repasse d'une colonnade à l'autre. C'est peut-être le
parcours le plus long qu'ait fait un Pontife romain en jeep rappelant
ce que fut, il y a plus de XXI siècles, le cirque de Néron, ce site
où les chercheurs s'accordent à dire aujourd'hui qu'il est le lieu
du martyre de Pierre, le pêcheur, le premier Pape de l'Eglise
catholique, et dont les restes sont enterrés dans cette même terre.
Ce qu'il reste de la scène primitive, peut-être la seule chose, est
le grand obélisque, apporté à Rome depuis Heliópolis sur ordre de
l'empereur Caligula. Cet obélisque autour duquel des centaines
d'ouvriers ont travaillé toute la nuit pour cette date historique.
Aujourd'hui,
vingt-et-un siècles après, les témoins sont différents, et le
spectacle aussi, bien que le protagoniste soit de nouveau un "homme
commun": Jorge Mario Bergoglio, argentin, 76 ans, technicien en
chimie. Il a 1.165.714.000 adeptes, les catholiques à travers le
monde (quasiment 1 personne sur 6). Et cette fois, dans les "gradins"
se trouvent des hommes et des femmes venus de plus de 127 pays du
monde, venus "parce qu'ils l'ont voulu", comme l'a dit le
Saint-Siège: "Le Vatican n'invite pas les uns ou les autres,
non; le Vatican les informe tous, et offre un chaleureux accueil à
celui qui vient, sans favoritisme et sans repousser personne".
Et ils l'ont fait: 6 rois, 3 princes héritiers, 31 chefs d'état, 11
chefs de gouvernement... Et plus de 1200 prêtres ou séminaristes et
250 évêques catholiques … Mais le chiffre qui ne peut être
comptabilisé est celui des hommes, des femmes, des jeunes, des
enfants et des vieillards, de toute condition, foi, langue, culture,
catégorie, état, opinion.
Sont
aussi présents à la cérémonie le patriarche oecuménique
Bartholomée I, le Catholicos arménien Karekin II, le métropolitain
Hilarion, du Patriarcat de Moscou, l'archevêque anglican, Sentamu,
le secrétaire du Conseil œcuménique de l'Eglise, Fyske Tveit,...
Et 16 juifs, rabbins, des communautés hébraïques les plus
importantes au monde, et des chefs d'autres religions, musulmane,
bouddhiste, sikh, ou jaïniste. En haut, dans ce que l'on appelle
le"bras de Charlemagne", les caméras de près de 6000
journalistes couvrent l'évènement. Certains sont là depuis l'aube.
Plusieurs sont au point culminant de leur travail à Rome, suivant au
jour le jour, et parmi beaucoup d'autres choses, le briefing du
Directeur de la Salle de Presse du Saint-Siège, le Père Lombardi.
Mais
voilà que commence la cérémonie. D'abord, à l'intérieur de la
Basilique, par une vénération à la tombe de Pierre par le Pape
François. Pour ce moment important, il a souhaité être accompagné
des 10 patriarches, des archevêques des églises principales
catholiques orientales. Seulement eux. Pourquoi? Peut-être pour
manifester ainsi l'universalité de l'Eglise catholique, avec ses
deux rites, oriental et latin, égaux dans leur essence et dignité.
C'est de la tombe de saint Pierre, que partent l'évangéliaire, le
pallium et l'anneau du pêcheur.
Dehors,
sur la Place, le Saint-Siège a placé à droite de l'autel les
ecclésiastiques non concélébrants; à la gauche, les autorités
politiques et civiles. Un protocole dont la première norme n'est pas
la richesse, mais la beauté. Aussi dans la splendeur des cantiques,
entonnés par le choeur de la Chapelle Sixtine et de l'Académie
pontificale de l'Institut de Musique Sacrée, le premier chant
grégorien est: "Christ est Roi!". Déjà pendant la messe,
pour l'offertoire, un motet de Palestrina avait été choisi, une
pièce composée pour cette célébration : "Tu es le berger des
brebis". Après, d'autres mélodies, dont certaines du maestro
Vitoria, en plus du chant des litanies des saints qui s'est terminée
avec les trois derniers papes saints: Grégoire VII, Pie IX et Pie X.
Deux
moments de la cérémonie sont importants avant que ne commence la
messe proprement dite, les rites par lesquels Jorge Mario Bergoglio
devaindra le Pape François. D'abord, l'mposition du pallium, sorte
d'écharpe confectionnée en laine d'agneau et remis au Saint-Père
par le Cardinal protodiacre (le même qui annonça le nouveau Pape
sur le balcon, le jour de l'élection), le Cardinal Jean-Louis
Tauran. Le pallium représente le soin que le Bon Pasteur doit avoir
avoir son troupeau, avec ses brebis, avec l'Eglise. Ensuite, le doyen
des cardinaux, Angelo Sodano, remet au Pape François l'"anneau
du pêcheur", dont l'image est Pierre avec les clefs, en argent
doré. C'est celui qui avait été prévu pour Paul VI qui en avait
choisi un autre, et que le nouveau Pontife a souhaité utiliser.
Enfin, dernier rite: celui de l'obédience au nouveau Pape, rite
accompli par six cardinaux, deux par ordre. Et où sont les autres
représentants du Peuple de Dieu? Les catholiques, debout, offriront
ce geste d'obédience au nouveau Pape en la cathédrale St-Jean de
Latran au cours d'une céré monie prévue ces prochains jours
La
messe commence. C'est celle de la solennité du Saint-Joseph, Patron
de l'Eglise universelle. Les concélébrants sont au nombre de180:
des cardinaux, les patriarches des églises catholiques qui ne sont
pas des cardinaux, le secrétaire du collège cardinalice, et deux
prêtres, les deux Espagnols qui occupent les charges de président
et de vice-président de l'Union de Congrégation des ordres
franciscain (P.Carballo) et jésuite, (le P.Adolfo de Nicolas).
L'Evangile est ensuite proclamé en grec, par déférence au rite
oriental. Après, c'est l'homélie du Pape François, en italien. Sur
la place c'est le silence. Le Saint-Père très à l'aise semble
avoir toujours été le Pape. Le texte a été remis aux journalistes
par le Bureau de Presse du Saint-Siège auparavant, mais avec un
avis: "Ce Pape aime improviser. Soyez très attentifs!".
Non, le Pape rançois finalement n'a pas improvisé. Le Pape parle de
saint Joseph, le montre en exemple, pour sa vocation, sa fidélité
et sa disponibilité, comment il a su écouter Dieu, et comment il
est attentif à tout ce qui lui arrive... Le Pape François lie cette
vocation à celle de tous, à celle de chacun, et aussi à la sienne.
Et voilà qu'il conclut avec un dénouement fort: la responsabilité
de garder avec tendresse la création, de ne pas détruire ce que
nous avons reçu, depuis la création, jusqu'à nous mêmes, ceux qui
nous entourent, spécialement les plus pauvres. "Nous ne devons
pas avoir peur de la bonté, de la tendresse", a souligné le
Pape. "Parce que nous sommes tous appelés à faire briller
l'étoile de l'espérance protégeons avec amour ce que Dieu nous a
donné". Le nouvel Evêque de Rome a conclu son homélie en
demandant de prier pour lui. Place Saint-Pierre, le silence régnait.
"Nous nous sommes tus, mais le volcan en pleine ébullition est
en dedans de nous", commente un jeune, l'un de ces jeunes
Italiens qui sont venus jusqu'ici avec leurs enfants, et parfois des
bébés. A son côté, un groupe vient du Liban et rappelle les
voyages au Liban de Jean-Paul II et de Benoît XVI. "Le Pape
François, viendra aussi. Nous ensommes sûrs!".
Après
la messe, le Pape s'est dirigée vers l'image de la Vierge au pied de
l'autel, pour prier. Aussitôt après, on entendait déjà les cris
des gens: Francesco! Francesco! Francesco!, avec les cantiques
grégoriens, et les cloches de Saint-Pierre qui "sonnent la
fête". Le Saint-Père est ensuite rentré dans la Basilique, où
il a retiré les ornements sacrés, et devant l'Autel de la
confession, a reçu le salut des représentants diplomatiques de 132
pays et de diverses organisations présentes à la messe. Les
représentations les plus importantes ont été celles de l'Argentine
(avec la présidente Mme Cristina Fernández de Kirchner et 19 autres
membres du gouvernement) et celle de l'Italie, avec ses présidents
de la République, du gouvernement, du Sénat, du Congrès et du
Tribunal.
Déjà,
dans les jours qui arrivent, le Pape François devra résoudre le
problème de répondre aux millions d'e-mails qu'il a déjà reçus.
Et cela alors qu'il n'y a pas encore de direction officielle
.
INAUGURATION DU PONTIFICAT DU PAPE FRANÇOIS
Cité
du Vatican, 19 mars 2013 (VIS). Voici le texte intégral de l'homélie
écrite et prononcée par le Pape François pour la messe solennelle
célébrée de matin Place St.Pierre: "Je remercie le Seigneur
de pouvoir célébrer la messe d’inauguration de mon ministère
pétrinien en la solennité de saint Joseph, époux de la Vierge
Marie et Patron de l’Eglise universelle. C’est une coïncidence
très riche de signification, d'autant que c’est aussi la fête de
mon vénéré prédécesseur de qui nous sommes proches par la
prière, pleins d’affection et de reconnaissance. Je salue avec
affection les frères cardinaux et évêques, les prêtres, les
diacres, les religieux et les religieuses et tous les fidèles laïcs.
Je remercie de leur présence les représentants des autres Eglises
et communautés ecclésiales, de même que les représentants de la
communauté juive et d’autres communautés religieuses encore.
J’adresse mon cordial salut aux chefs d’état et de gouvernement,
aux délégations officielles de nombreux pays du monde, ainsi qu'au
corps diplomatique".
"Nous
avons entendu dans l’Evangile que Joseph fit ce que l’ange du
Seigneur lui avait prescrit. Il prit chez lui son épouse. Dans ces
paroles est déjà contenue la mission que Dieu confie à Joseph,
celle d’être un gardien. Gardien de qui? De Marie et de Jésus,
une garde qui s’étend ensuite à l’Eglise, comme l’a souligné
le bienheureux Jean-Paul II. Saint Joseph a pris un soin affectueux
de Marie et s’est consacré avec joie à l’éducation de Jésus
le Christ, de même il est le gardien et le protecteur de son Corps
mystique, l’Eglise, dont la Vierge sainte est l'image et le modèle.
Comment Joseph exerça-t-il cette garde? Avec discrétion, avec
humilité, dans le silence, mais par une présence constante et une
fidélité totale, même quand il ne comprenait pas. Depuis son
mariage avec Marie jusqu’à l’épisode de Jésus, enfant de douze
ans, dans le Temple de Jérusalem, il accompagne chaque moment avec
prévenance et avec amour. Il est auprès de Marie son épouse dans
les moments sereins et dans les moments difficiles de la vie, dans le
voyage à Bethléem pour le recensement et dans les heures d’anxiété
et de joie de l’enfantement. Il est là lors de la dramatique fuite
en Egypte et dans la recherche inquiète du fils au Temple, et
ensuite dans le quotidien de la maison de Nazareth, dans l’atelier
où il a enseigné le métier à Jésus. Comment Joseph vécut-il sa
vocation de gardien de Marie, de Jésus, de l’Eglise? Dans la
constante attention à Dieu, ouvert à ses signes, disponible à son
projet, non pas tant au sien propre . C’est cela que Dieu demande à
David, comme nous l’avons entendu dans la première lecture, Dieu
ne désire pas une maison construite par l’homme, mais la fidélité
à sa Parole, à son dessein. C’est Dieu lui-même qui construit la
maison, mais de pierres vivantes marquées de son Esprit. Et Joseph
est gardien, parce qu’il sait écouter Dieu, il se laisse guider
par sa volonté, et justement pour cela il est encore plus sensible
aux personnes qui lui sont confiées, il sait lire avec réalisme les
événements, il est attentif à ce qui l’entoure, et il sait
prendre les décisions les plus sages. En lui, chers amis, nous
voyons comment on répond à la vocation de Dieu, avec disponibilité,
avec promptitude, mais nous voyons aussi quel est le centre de la
vocation chrétienne: le Christ! Nous gardons le Christ dans notre
vie, pour garder les autres, pour garder la création! Mais la
vocation de garder ne concerne pas seulement nous les chrétiens,
elle a une dimension qui précède et qui est simplement humaine,
elle concerne tout le monde. C’est le fait de garder la création
tout entière, la beauté de la création, comme il nous est dit dans
le Livre de la Genèse et comme nous l’a montré saint François
d’Assise. C’est le fait d’avoir du respect pour toute créature
de Dieu et pour l’environnement dans lequel nous vivons. C’est le
fait de garder les gens, d’avoir soin de tous, de chaque personne,
avec amour, spécialement des enfants, des personnes âgées, de
celles qui sont plus fragiles et qui souvent sont dans la périphérie
de notre cœur. C’est d’avoir soin l’un de l’autre dans la
famille : les époux se gardent réciproquement, puis comme parents
ils prennent soin des enfants et avec le temps aussi les enfants
deviennent gardiens des parents. C’est le fait de vivre avec
sincérité les amitiés, qui sont une garde réciproque dans la
confiance, dans le respect et dans le bien. Au fond, tout est confié
à la garde de l’homme, et c’est une responsabilité qui nous
concerne tous. Soyez des gardiens des dons de Dieu! Et quand l’homme
manque à cette responsabilité, quand nous ne prenons pas soin de la
création et des frères, alors la destruction trouve une place et le
cœur s’endurcit. A chaque époque de l’histoire,
malheureusement, il y a des Hérode qui trament des desseins de mort,
détruisent et défigurent le visage de l’homme et de la femme".
"Je
voudrais demander, je les en prie, à tous ceux qui occupent des
responsabilités dans le domaine économique, politique ou social, à
tous les hommes et à toutes les femmes de bonne volonté d'être
gardiens de la création, du dessein de Dieu inscrit dans la nature,
gardiens de l’autre, de l’environnement. Ne permettons pas que
des signes de destruction et de mort accompagnent la marche de notre
monde. Mais pour garder nous devons aussi avoir soin de nous-mêmes!
Rappelons-nous que la haine, l’envie, l’orgueil souillent la vie.
Garder veut dire alors veiller sur nos sentiments, sur notre cœur,
parce que c’est de là que sortent les intentions bonnes et
mauvaises, celles qui construisent et celles qui détruisent. Nous ne
devons pas avoir peur de la bonté, et même pas non plus de la
tendresse! Une remarque supplémentaire: Prendre soin, garder,
demande bonté, demande d’être vécu avec tendresse. Dans les
Evangiles, saint Joseph apparaît comme un homme fort, courageux,
travailleur, mais dans son âme émerge une grande tendresse, qui
n’est pas la vertu du faible, mais au contraire, dénote une force
d’âme et une capacité d’attention, de compassion, de vraie
ouverture à l’autre, d’amour. Nous ne devons pas avoir peur de
la bonté, de la tendresse".
"Aujourd’hui,
en même temps que la fête de saint Joseph, nous célébrons
l’inauguration du ministère du nouvel Evêque de Rome, Successeur
de Pierre, qui comporte aussi un pouvoir. Certes, Jésus-Christ a
donné un pouvoir à Pierre, mais de quel pouvoir s’agit-il? A la
triple question de Jésus à Pierre sur l’amour, suit une triple
invitation: Sois le pasteur de mes agneaux, sois le pasteur de mes
brebis. N’oublions jamais que le vrai pouvoir est le service et que
le Pape aussi pour exercer le pouvoir doit entrer toujours plus dans
ce service qui a son sommet lumineux sur la Croix, il doit regarder
vers le service humble, concret, riche de foi, de saint Joseph et
comme lui, ouvrir les bras pour garder tout le peuple de Dieu et
accueillir avec affection et tendresse l’humanité tout entière,
spécialement les plus pauvres, les plus faibles, les plus petits,
ceux que Matthieu décrit dans le jugement final sur la charité,
celui qui a faim, soif, est étranger, nu, malade, en prison. Seul
celui qui sert avec amour sait garder! Dans la deuxième lecture,
saint Paul parle d’Abraham, qui, espérant contre toute espérance,
a cru. Espérant contre toute espérance! Aujourd’hui encore devant
tant de traits de ciel gris, nous avons besoin de voir la lumière de
l’espérance et de donner nous-mêmes espérance. Garder la
création, tout homme et toute femme, avec un regard de tendresse et
d’amour, c’est ouvrir l’horizon de l’espérance, c’est
ouvrir une trouée de lumière au milieu de tant de nuages, c’est
porter la chaleur de l’espérance! Et pour le croyant, pour nous
chrétiens, comme Abraham, comme Joseph, l’espérance que nous
portons a l’horizon de Dieu qui nous a été ouvert dans le Christ,
est fondée sur le rocher qui est Dieu. Garder Jésus et Marie,
garder la création tout entière, garder chaque personne,
spécialement la plus pauvre, nous garder nous-mêmes. Voici un
service que l’Evêque de Rome est appelé à accomplir, mais auquel
nous sommes tous appelés pour faire resplendir l’étoile de
l’espérance, Gardons avec amour ce que Dieu nous a donné! Je
demande l’intercession de la Vierge Marie, de saint Joseph, des
saints Pierre et Paul, de saint François, afin que l’Esprit Saint
accompagne mon ministère et je demande à tous de priez pour moi.
Amen".
LE PAPE TELEPHONE PLAZA DE MAYO
Cité
du Vatican, 19 mars 2013 (VIS). A Buenos Aires des milieux de
personnes ont passé la nuit à veiller Plaza de Mayo afin de suivre
la messe sur écrans géants la messe, marquant l'ouverture du
pontificat de leur ancien archevêque le Pape François. A 3 h 32' (7
h 32' heure de Rome), le Pape s'est adressé téléphoniquement à la
foule depuis le Vatican. Il avait appelé le recteur de la
cathédrale, qui l'a mis en ligne grâce au centre de télévision
diocésain: "Je sais que vous êtes sur la place à prier, à
offrir vos prières pour moi qui en ai tant besoin. C'est beau de
prier car en nous tournant vers le ciel nous savons y avoir un père
plein de bonté, Dieu". Après un immense applaudissement, il a
reprit: "J'ai une faveur à vous demander, que nous avancions
côte à côte, que nous nous aidions les uns les autres. Ne nous
divisons pas, ne nous blessons pas et défendons la vie. Protégeons
la famille, protégeons la nature, les enfants et les personnes
âgées. Qu'il n'y ait ni haine ni disputes ni jalousie des uns
envers les autres, plus de commérages ni médisance. Puisse ce voeu
grandir dans vos coeurs et vous rapprocher de Dieu.Bon, Dieu
pardonne. Ne le craigniez pas car il comprend chacun de nous et
rapprochez vous de lui et de la Vierge qui sera comme une mère
pleine d'attention. Et puis je vous demande de ne pas oublier
l'évêque que je suis et de beaucoup prier pour moi. Le Tout
Puissant vous bénisse tous, avec l'intercession de la sainte Vierge,
de vos anges gardiens et de vos saints patrons, de saint Joseph et de
sainte Thérèse de l'Enfant Jésus".
L'ANNEAU DU PECHEUR
Cité
du Vatican, 19 mars 2013 (VIS). Le Pape François a choisi de porter
comme anneau du Pécheur une bague d'argent dorée, qui devait être
réalisée pour Paul VI. Le sculpteur Enrico Manfrini en avait remis
la matrice à Mgr.Pasquale Macchi, le secrétaire particulier du
Pape. Mais l'objet n'avait jamais été réalisé car Paul VI
utilisait l'anneau du concile. Par testament Mgr.Macchi (mort en
2006) transmit ce moule à son collaborateur Mgr.Ettore Malnati, qui
a finalement fait fondre l'anneau. Le Saint-Père l'a choisi parmi
ceux que Mgr.Guidi Marini, le Maître des cérémonies lui a
présenté. Le plat de l'anneau porte en relief Pierre tenant les
clefs symboliques du pouvoir spirituel reçu du Seigneur par le
prince des apôtres.
AVIS
Cité
du Vatican, 19 mars 2013 (VIS). Nous informons nos lecteurs qui
désirent voir le blason du Pape François, qu'ils peuvent se rendre
sur le blog du VIS: http://visnews-fr.blogspot.it/
lundi 18 mars 2013
POINT DE PRESSE SUR LA MESSE DE DEMAIN
Cité
du Vatican, 18 mars 2013 (VIS). A 13 h le Directeur de la Salle de
Presse a expliqué le déroulement de la messe d'inauguration du
pontificat du Pape François, demain matin Place St.Pierre. L'accès
du public sera libre. Sur le parvis, de part et d'autre de l'autel,
prendront place, à gauche, quelque 250 Archevêques et Evêques,
ainsi que des ecclésiastiques et des délégations d'autres Eglises
et confessions chrétiennes, et, à droite, les délégations
politiques. Au pied du parvis, se trouveront, d'une part, les
représentants juifs, musulmans et d'autres religions, ainsi que près
de 1200 prêtres et séminaristes, et, d'autre part, le corps
diplomatique et les autres autorités.
Le
Pape quittera la Domus Sanctae Marthae peu avant 9 h pour se rendre
sur la Place qu'il parcourra à bord d'un véhicule pour saluer la
foule, avant de rejoindre la sacristie en la chapelle de la Pietà.
La cérémonie d'inauguration du pontificat de l'Evêque de Rome
commencera par une procession qui conduira le Pape devant l'autel
papal, d'où il descendre à la Confession accompagné par le Tu Es
Petrus exécuté par les trombes d'argent. Il y vénérera la tombe
de Pierre, accompagné d'une dizaine de Patriarches et des
Archevêques majeurs des Eglises orientales catholiques, parmi
lesquels quatre Cardinaux. Les diacres prendront le Pallium,
l'Anneau du Pécheur et l'Evangéliaire se trouvant dans la
Confession. Le Pape remontera dans la Basilique et la procession se
déroulera au chant des Laudes Regiae, de quelques invocations
extraites de la constitution conciliaire Lumen Gentium, puis de la
litanie des saints , parmi lesquels les apôtres, de nombreux papes
saints le plus récent étant Pie X. Il y aura près de 180
concélébrants: tous les Cardinaux présents à Rome, les 6
Patriarches et Archevêques majeurs présents, le Secrétaire du
Collège cardinalice, le Général des Franciscains mineurs et le
Général des Jésuites, ces deux derniers respectivement Président
et Vice-Président de l'Union des Supérieurs généraux. La
procession sortira alors sur le parvis et les concélébrants se
disposeront à gauche avec les ecclésiastiques. Le siège du
Saint-Père sera placée derrière l'autel, sur lequel se trouvera
une statue de la Vierge, devant la grille centrale tendue de velours
rouge et sommée d'un crucifix monumental.
Avant
le début de la messe proprement dite, prévu à 9 h 30', auront lieu
les rites d'inauguration du pontificat: d'abord, le Cardinal
Protodiacre Tauran procédera à l'imposition du Pallium (qui est
celui de Benoît XVI), suivie d'une prière récitée par le Cardinal
Daneels, premier de l'ordre des prêtres. Ensuite le Cardinal Re,
premier de l'ordre des évêques, remettra l'Anneau du Pécheur, en
argent doré, représentant l'apôtre Pierre avec les clefs. Enfin
six Cardinaux, deux par ordre, parmi les premiers présents,
prêteront l'obédience, bien que tous les Cardinaux l'aient déjà
fait dans la Chapelle Sixtine à la fin du conclave. L'anneau choisi,
ayant appartenu à Paul VI, est une oeuvre de Enrico Manfrini. Par
ailleurs, c'est durant la prise de possession du Latran, siège
épiscopal du diocèse de Rome, que prêteront l'obédience les
représentants des diverses composantes du peuple de Dieu.
La
messe sera celle de la solennité de saint Joseph avec les lectures
correspondantes. L'Evangile sera proclamé en grec, comme il est de
coutume pour les plus grandes solennités, pour manifester
l'universalité de l'Eglise, composée des grandes traditions
d'orient et d'occident, le latin étant déjà abondamment présent
dans les autres prières et parties de la messe.
Le
Pape lira en italien l'homélie qu'il a écrite (texte non définitif)
et qui sera diffusé à la presse sous embargo ainsi que des
traductions provisoires. Afin de ne pas rallonger la cérémonie, il
n'y aura pas de procession à l'offertoire, les espèces étant
déposées à l'autel par les clercs assistants. Le Pape ne donnera
pas la communion, qui sera administrée par des diacres sur le parvis
et par des prêtres dans les divers secteurs de la place. A
l'offertoire, sera exécuté le motet de Pierluigi da Palestrina
composé pour la messe d'intronisation du Pape Marcel. Le Te Deum
final alternera grégorien et mélodies de Tomás Luis de Victoria.
Après la messe, qui ne devrait pas dépasser deux heures, le Pape
regagnera la basilique où il saluera les délégations officielles.
Suivra le déjeuner à Ste.Marthe. Il n'y aura pas d'angélus, le 19
mars n'étant pas un dimanche.
Le
Cardinal Secrétaire d'Etat et le Secrétaire pour les relations avec
les états sont susceptibles de s'entretenir avec certaines
délégations, comme celle du Brésil, pays où se déroulera en août
la prochaine JMJ. Le P.Lombardi a précisé qu'aucune délégation
n'est invitée par la Secrétairerie d'Etat laquelle est simplement
chargée d'enregistrer les voeux de présence et de les classer selon
l'ordre protocolaire. A ce jour on compte 33 délégations
chrétiennes (14 Eglises orientales, 10 Eglises occidentales, 9
d'autres confessions), avec notamment SS Barthélémy I, le
Patriarche oecuménique de Constantinople, SS Karékin II, Catholicos
arménien, le Métropolite Hilarion du Patriarcat orthodoxe de
Moscou, le Rév.John Tucker Mugabi Sentamu, Archevêque anglican de
York, M.Fryske Tveit, Secrétaire du Conseil oecuménique des
Eglises, etc. La délégation hébraïque sera composée de 16
personnes (Communauté de Rome, Grand Rabbinat d'Israël, World
Jewish Congress, etc). Sont attendues des délégations musulmane,
bouddhiste, sikh, jaïniste. Les états et organisations
internationales seront 132, représentées par 6 souverains, 2
princes héritiers, 30 chefs d'état, 11 chefs de gouvernement, le
président de la Commission européenne. Les autres délégations
seront guidées par des représentants particuliers, comme présidents
de parlement, ministres et ambassadeurs.
Le
Saint-Père a adopté des armes pontificales qui reprennent ses armes
épiscopales. L'écu, sommé d'une tiare archaïque et posé sur les
traditionnelles clefs croisées. Fond azur, il présente en coeur un
soleil rayonnant portant le monogramme du Christ , symbole des
Jésuites, avec au-dessous une étoile d'or symbolisant Marie et une
fleur de nard symbolisant Joseph. Ces armes symbolisent l'amour du
nouveau Pape pour Jésus, Marie et Joseph. Il a également conservé
sa devise épiscopale: Miserando atque Eligendo, rempli amour il le
choisit, en référence au publicain que Jésus appela à le suivre.
Ce passage d'une homélie de Béde Le Vénérable avait été choisi
par Jorge Mario Bergoglio lorsqu'en 1953 à 17 ans il décida de
suivre saint Ignace et de se faire prêtre.
Le
P.Lombardi a notamment confirmé la rencontre du Pape avec la
Présidente argentine, qu'il a invité à déjeuner. Bien qu'il n'y
aura pas de communiqué officiel, l'entretien peut être considéré
comme absolument cordial.
AUDIENCES
Cité
du Vatican, 18 mars 2013 (VIS). Hier après-midi, le Pape François a
reçu à la Domus Sanctae Marthae Mgr.Marcello Semeraro, Evêque
d'Albano (Italie).
Ce
matin, il a reçu en audience le Cardinal Tarcisio Bertone,
Secrétaire d'Etat.
Il
devrait recevoir cet après-midi le P.Adolfo Nicolás Pachón,
Préposé Général de la Compagnie de Jésus.
PREMIER TWEET DU PAPE FRANCOIS
Cité
du Vatican, 18 mars 2013 (VIS). “Chers amis, je vous remercie de
grand cœur et je vous demande de continuer à prier pour moi. Pape
François”. Voici la teneur du premier tweet envoyé par le Pape à
la fin de l'angélus dominical. Le compte @pontifex fonctionne de
nouveau, en neuf langues, et a déjà 3.400.000 followers.
dimanche 17 mars 2013
LE MESSAGE DU CHRIST EST LA MISERICORDE
Cité
du Vatican, 17 mars 2013 (VIS). Le Pape François s'est rendu ce
matin en l'église paroissiale St.Anne du Vatican pour y célébrer
la messe du cinquième dimanche de Carême, une foule compacte se
pressait à l'entrée de la Cité située devant cette église. Il a
été accueilli par le Curé et le Cardinal Vicaire de la Cité.
A
l'homélie, il a commenté l'épisode de la femme adultère,
rappelant qu'auparavant Jésus s'était retiré sur une montagne en
solitude pour prier, puis s'était rendu au Temple. Alors que les
pharisiens voulaient la lapider parce qu'elle était de ces êtres
méprisables, il s'écarta pour parler à cette femme: "La
solitude de Jésus est féconde. C'est la solitude de la prière avec
le Père, la prière si belle que constitue le message évangélique
de cet épisode de miséricorde envers l'adultère. La miséricorde
doit être le message quotidien de l'Eglise... Il y avait une
division au sein du peuple. D'un côté ceux qui venaient l'écouter
et au milieu desquels il s'asseyait, des gens désireux d'entendre sa
parole, ouverts à la Parole de Dieu. De l'autre, on avait des
personnes sourdes, qui ne voulaient rien entendre, qui voulaient
seulement condamner à mort cette femme. Nous aussi, nous sommes ce
peuple divisé, entre qui veut entendre Jésus et qui veut user du
bâton, condamner l'autre. Or Jésus n'est pas venu pour les justes
qui se justifient d'eux mêmes, mais pour les pécheurs. Son message
est celui de la miséricorde".
"En
pensant aux ragots qui suivirent la vocation du publicain Mathieu,
qui osait s'afficher avec les pécheurs, reconnaissons que nous
sommes pécheurs. Si face à l'autel nous sommes comme ce pharisien,
si nous remercions le Seigneur de ne pas être comme le publicain,
nous ignorons le coeur du Seigneur. Et ainsi nous n'aurons jamais la
joie de connaître sa miséricorde. Certes il n'est pas aisé de s'en
remettre à la miséricorde de Dieu. C'est un abysse impossible à
comprendre. Mais nous devons le faire! Mon père, si vous saviez!
Qu'as-tu fait? Des choses très graves. Parfait, c'est mieux! Va à
Jésus qui t'écoutera avec grande attention. Raconte-lui tout. Il
sait tout oublier, tout effacer. Il t'embrassera en te disant qu'il
ne te condamne pas. Va, te dira-t-il, et ne pèche plus. Un simple
conseil. Et si un mois plus tard tu es au même pont, reviens vers
lui et recommence. Le Seigneur ne se lasse jamais de pardonner.
Demandons la grâce de ne jamais nous lasser de demander pardon. Lui
ne se lasse jamais d'accorder sa miséricorde!".
Après
l'homélie, le Pape François a dit savoir que parmi l'assemblée il
n'y avait pas que des paroissiens: "Parmi les prêtres argentins
que je vois, il y a mon auxiliaire de Buenos Aires. Aujourd'hui ils
seront donc mes paroissiens. Mais je veux vous présenter un prêtre
qui vient de loin, qui oeuvre depuis longtemps auprès des enfants
des rues et des drogués, pour qui il a ouvert une école. Il a tant
fait pour leur faire connaître Jésus. Il leur a enseigné un
travail, leur a permis de travailler, de croire et d'aimer le
Seigneur... Priez pour lui. Il vit en Uruguay où il a fondé une
école Jean-Paul II. Je me demande comment il est arrivé ici. Je
vais m'informer! Merci de prier pour lui". Après la cérémonie,
le Saint-Père a salué un à un sur les marches de l'Eglise les
paroissiens de Ste.Anne, puis s'est avancé vers l'entrée de la Cité
pour répondre à l'enthousiasme d'une foule immense ayant envahi le
quartier entourant le Vatican.
SANS LE PARDON LE MONDE N'EXISTERAIT PLUS
Cité
du Vatican, 17 mars 2013 (VIS). A midi, le Pape François est apparu
pour la première fois à la fenêtre des appartements pontificaux
pour le traditionnel angélus dominical. Avant la prière mariale en
latin, il s'est adressé à plus de 200.000 personnes uniquement en
italien, ouvrant son allocution par un Bonjour frères et soeurs!
Malgré sa taille, car elle débordait largement la place et les
espaces adjacents, a foule a écouté en silence: "Après notre
premier contact de mercredi dernier je peux à nouveau vous saluer
tous en ce jour du Seigneur. Le dimanche est important pour les
chrétiens, c'est le jour de la rencontre. On se salue, on se parle
sur cette place qui, grâce aux media prend aujourd'hui les
dimensions du monde. L'Evangile de ce cinquième dimanche de Carême
propose l'histoire de la femme adultère sauvée de la mort par
Jésus. L'attitude du Seigneur est surprenante car il n'a pas un mot
de mépris pour elle, pas une parole de condamnation. Seulement des
mots d'amour et de miséricorde qui appellent à la conversion. Moi
non plus je ne te condamne pas. Va et ne pèche plus. Alors, frères
et soeurs! Le visage de Dieu est celui d'un père plein de
miséricorde, rempli de patience envers nous. Il nous comprend et
nous attend et ne se lasse pas de nous pardonner si nous venons à
lui le coeur contrit. Avez-vous pensé à la patience de Dieu, envers
chacun de nous? Telle est sa miséricorde. Grande est sa miséricorde
dit le psalmiste".
"Ces
derniers jours j'ai lu un livre sur la miséricorde, écrit par un
bon théologien, le Cardinal Kasper. Il m'a fait un grand bien.
N'allez pas croire que je fasse de la publicité aux publications de
mes cardinaux! Ce n'est pas cela. Mais ce livre m'a fait un bien
immense. Le Cardinal Kasper dit que tout change à entendre le mot
miséricorde. C'est ce que nous pouvons entendre de meilleur car elle
change le monde. Un peu de miséricorde rend le monde moins froid,
plus juste. Comprenons bien ce qu'est la miséricorde divine...
Souvenons nous d'Isaïe qui affirme que nos péchés pourraient être
écarlates, l'amour de Dieu les rendrait blanc comme neige. Je me
souviens d'une messe en 1992 pour les malades. La statue de la Vierge
de Fatima était arrivée à Caracas et je suis allé confesser.
Partant avant la fin car je devais aller administrer des
confirmations. Une vieille dame est venue à moi, très humblement,
qui voulait être confessée. Je lui ai dit qu'elle ne devait pas
avoir péché. Alors elle m'a lancé que nous péchons tous et que le
Seigneur nous pardonne toujours. Est-tu certaine de cela, qu'il
pardonne tous et toujours? Certaine. Je lui ai demandé comment elle
savait cela et sa réponse fut: Sans cela le monde ne pourrait
exister! J'avais envie de lui demander si elle avait étudié à
l'Université Grégorienne. Telle est la sagesse qu'offre l'Esprit.
N'oublions jamais qu'effectivement Dieu ne se lasse jamais de nous
pardonner. Jamais. Le problème est que nous, nous nous lassons. En
père aimant et pardonnant, il offre sa miséricorde à chacun de
nous. Alors apprenons à être miséricordieux les uns les autres.
Invoquons l'intercession de Marie, qui a porté dans ses bras la
miséricorde divine, c'est à dire Dieu fait homme".
Après
la prière mariale, le Saint-Père s'est à nouveau adressé à la
foule, la remerciant de son accueil et de sa prière: "Je
renouvelle mon salut aux fidèles de Rome en l'étendant à tous, au
présents venus de toute l'Italie et du monde entier, à tous ceux
qui sont unis à nous grâce aux media. J'ai choisi le nom du patron
de l'Italie, ce qui renforce mon lien spirituel avec ce pays. Comme
vous le savez mes origines familiales sont ici. Or le Seigneur m'a
appelé à faire partie d'une autre famille, son Eglise, la famille
de Dieu qui marche sur le chemin de l'Evangile. Le Seigneur vous
bénisse, Marie vous protège. Et n'oubliez jamais que le Seigneur ne
se lasse jamais de pardonner. Nous, nous nous lassons de lui demander
pardon. Bon dimanche et bon appétit!".
samedi 16 mars 2013
UNE EGLISE PAUVRE POUR LES PAUVRES
Cité
du Vatican, 16 mars 2013 (VIS). Ce matin Salle Paul VI, le Saint-Père
s'est adressé aux milliers de journalistes et opérateurs des media
venus à Rome, a-t-il dit, pour couvrir l'actualité du Saint-Siège,
"depuis la surprenante annonce de mon vénéré prédécesseur
Benoît XVI. Et je tiens à saluer chacun de vous. La place des media
s'est considérablement accrue ces derniers temps au point de devenir
indispensable pour rapporter les événements de l'histoire
contemporaine. Merci de la qualité de votre service durant ces jours
où les yeux du monde catholique, et pas seulement catholique,
étaient rivés sur la Ville Eternelle, et tout spécialement sur ce
petit territoire dont le barycentre est la tombe de Pierre. Combien
vous avez travaillé! Vous avez dû parler du Saint-Siège, de
l'Eglise, de ses rites et traditions, de sa foi, du rôle du Pape et
de son ministère. Je remercie en particulier ceux qui ont su
observer et présenter ces événements dans la perspective la plus
juste. Les événements historiques demandent une lecture
approfondie, qui touchent parois à la dimension de la foi. Mais les
événements strictement ecclésiaux sont plus complexes que les
politiques ou économiques, car ils répondent pas à une logique
mondaine. C'est pourquoi il est difficile de les exposer à un vaste
public. Si l'Eglise est une institution humaine et historique, avec
tout ce que cela comporte, elle est avant tout une réalité
spirituelle, le peuple de Dieu, ce saint peuple qui marche à la
rencontre de Jésus-Christ. C'est seulement dans cette perspective
que l'on peut comprendre l'action de l'Eglise".
"Le
Christ est le pasteur de l'Eglise, et sa présence se manifeste au
travers de la liberté des hommes dont un est choisi pour être son
vicaire en tant que successeur de l'apôtre Pierre. Mais le coeur de
l'Eglise c'est lui, le Christ. Sans lui l'Eglise n'existerait pas,
n'aurait pas de raison d'être. Comme l'a souvent dit Benoît XVI, le
Christ est présent et il guide l'Eglise. Dans tout ce qui s'est
produit c'est l'Esprit qui a agi, qui a inspiré la décision que
Benoît XVI a prise pour le bien de l'Eglise. Et c'est lui qui a
orienté dans la prière le choix des cardinaux. Il faut tenir compte
de cette perspective, de cette herméneutique, pour percer le sens
des récents événements... C'est pourquoi je vous invite à
approfondir votre analyse...des motivations spirituelles les plus
authentiques la guidant pour comprendre l'Eglise. L'Eglise porte une
grande attention à la presse et aux media car ils savent saisir et
exprimer les attentes et les exigences du monde, et offrir des
éléments de lecture des faits. Votre mission a besoin de
sensibilité et d'expérience comme tant d'autres professions, et
d'une attention toute particulière pour la vérité, la bonté et la
beauté. C'est là que nous sommes proches car l'Eglise existe pour
communiquer la vérité, la bonté et la beauté en la personne du
Christ. De fait nous ne devons pas communiquer nous mêmes mais ces
trois valeurs divines".
"Nombreux
sont ceux qui, ignorant pourquoi je me suis appelé François, ont
pensé à François-Xavier, à François de Sales et à François
d'Assise. Voici les faits: dans la Sixtine j'avais à côté de moi
le Cardinal Caludio Hummes, l'ancien Archevêque de Sao Paulo et
ancien Préfet de la Congrégation pour le clergé, un grand ami,
vraiment un grand ami! Lorsque les choses sont devenues dangereuses
pour moi, il m'a rassuré et encouragé. Et lorsqu'on est arrivé aux
deux tiers des votes, et que les cardinaux ont applaudi le Pape élu,
cet ami m'a dit en m'embrassant: N'oublie jamais les pauvres! Ceci
s'est imprimé dans mon esprit et j'ai immédiatement pensé au
Poverello. J'ai pensé aux guerres, alors que le scrutin reprenait
jusqu'à un vote unanime, j'ai pensé à François, l'homme de la
paix, l'homme qui aimait et protégeait la nature. Alors que
l'humanité a un rapport tellement médiocre avec la création! Il
est l'homme diffusant l'esprit de la paix, l'homme pauvre. Combien je
désire une Eglise pauvre pour les pauvres!". Un cardinal m'a
dit: "Tu devrais t'appeler Adrien parce que Adrien VI fut un
réformateur. Et nous avons besoin de réformer" l'Eglise. "Un
autre de choisir celui de Clément. Mais pourquoi? Parce qu'en
devenant Clément XV tu vengerais l'affront de Clément XIV qui avait
supprimé la Compagnie de Jésus". Et "j'ai choisi
François, le nom de mon coeur".
Pour
finir le Saint-Père a de nouveau chaleureusement remercié les
représentants des media: "Je pense à tout le travail que vous
avez accompli, je pense à votre profession et vous souhaite
d'oeuvrer avec sérénité et prospérité, de connaître de mieux en
mieux l'Evangile du Christ et la réalité de l'Eglise. Je le confie
à la protection de la Vierge, Etoile de l'évangélisation, et forme
des voeux de bonheur à vos familles. De tout coeur je vous bénis".
Mais avant cette bénédiction, le Pape a du saluer un certain
nombre de représentants de la profession. Reprenant son allocution,
il a dit: "Je vous ai dit que je vous aurais donné de tout
coeur ma bénédiction. Mais nombre d'entre vous ne sont pas
catholiques, ou ne sont pas croyants. Alors, en silence j'offre cette
bénédiction à chacun de vous, dans le respect de sa conscience,
car je sais que vous êtes tous fils de Dieu. Dieu vous bénisse!".
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