Cité
du Vatican, 12 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin
le Premier Ministre thaïlandais Mme.Yingluck Shinawatka, qui s'est
ensuite entretenue avec le Cardinal Secrétaire d'Etat et le
Secrétaire pour les relations avec les états. Ces entretiens ont
permis de souligner l'excellence des relations entre les deux
parties, ainsi que l'entente entre l'Eglise et l'Etat, tout
particulièrement dans l'enseignement et le domaine social. La
situation internationale a également été évoqué, et en
particulier celle de l'Asie pour laquelle le dialogue inter-culturel
et inter-religieux est de grande importance pour la promotion des
droits de l'homme, la paix et la justice.
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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... [+]
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jeudi 12 septembre 2013
PROGRAMME DU PAPE EN SEPTEMBRE, OCTOBRE ET NOVEMBRE
Cité
du Vatican, 12 septembre 2013 (VIS). Voici les cérémonies que
présidera le Pape François en septembre, octobre et novembre:
SEPTEMBRE
Dimanche
22: Visite pastorale à Cagliari (Italie).
Dimanche
29: Place St.Pierre à 10 h 30', messe pour la Journée des
catéchistes.
Lundi
30: Consistoire pour des causes de canonisation.
OCTOBRE
Vendredi
4: Visite pastorale à Assise (Italie).
Samedi
12: Place St.Pierre à 17 h, prière mariale.
Dimanche
13: Place St.Pierre à 10 h 30', messe pour la Journée mariale.
Dimanche
27: Place St.Pierre à 10 h 30', messe pour la Journée de la
famille.
NOVEMBRE
Vendredi
1: Cimetière romain du Verano à 16 h, messe pour les défunts.
Samedi
2: Dans les cryptes de la Basilique vaticane à 18 h, prière pour
les Papes défunts.
Lundi
4: En la Basilique vaticane à 11 h 30', messe pour les Cardinaux et
Evêques défunts.
Dimanche
24: Place St.Pierre à 10 h 30', messe de clôture de l'Année de la
foi en la solennité du Christ Roi.
AUDIENCES
Cité
du Vatican, 12 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:
Le
Cardinal Manuel Monteiro de Castro, Grand Pénitencier.
Le
Cardinal Mauro Piacenza, Préfet de la Congrégation pour le clergé.
M.José
Miguel Insulza, Secrétaire Général de l'Organisation des Etats
américains.
Le
Cardinal Giuseppe Betori, Archevêque de Florence (Italie).
M.Eduardo
Delgado Bermúdez, Ambassadeur de Cuba, en visite de congé.
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
Cité
du Vatican, 12 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a nommé
Mgr.Christopher Charles Prowse, Archevêque de Canberra and Goulburn
(superficie 88.000, population 620.000, catholiques 176.500, prêtres
121, diacres 7, religieux 65), en Australie. Il était jusqu'ici
Evêque de Sale (Australie).
mercredi 11 septembre 2013
L'EGLISE FAIT LES CHRETIENS QUI LA CONSTITUENT
Cité
du Vatican, 11 septembre 2013 (VIS). Cinquante mille personnes ont
assisté ce matin à l'audience générale Place St.Pierre, au cours
de laquelle le Pape a repris le cycle catéchistique de l'Année de
la foi en traitant de la maternité de l'Eglise: "Parmi les
images choisies par le concile Vatican II pour mieux exprimer la
nature de l'Eglise, il y a celle de la mère... L'Eglise est notre
mère dans la foi et la vie surnaturelle... Mais comment l'est elle?
Partons de la maternité humaine. La mère génère la vie et porte à
la vie son enfant. L'Eglise nous engendre dans la foi par l'action de
l'Esprit qui la rend féconde. Si la foi est un acte personnel...nous
la recevons des autres, d'une famille, d'une communauté qui nous
enseignent à dire oui au credo. Le chrétien n'est pas une île et
on ne devient pas chrétien par nous-mêmes. La foi est un don de
Dieu offert dans l'Eglise et à travers elle. Elle l'offre dans le
baptême, qui nous fait naître en tant que fils de Dieu, lorsque
l'Eglise mère nous engendre... Cela doit nous faire comprendre que
notre appartenance à l'Eglise n'est pas quelque chose de superficiel
et décoratif mais intérieure et vitale. On n'appartient pas à
l'Eglise comme on adhère à un parti et le lien avec elle est celui
de l'enfant et de sa mère. Comme l'a dit saint Augustin, l'Eglise
est la mère des chrétiens... Et une mère ne se limite pas à
donner la vie... Elle sait aussi corriger, pardonner, comprendre,
être proche dans les difficultés. En somme, une bonne mère aide
ses enfants à sortir du cocon maternel et à marcher par eux
mêmes... En bonne mère, l'Eglise fait de même et accompagne notre
croissance en nous transmettant la Parole", en guidant notre vie
chrétienne "et en nous administrant les sacrements. Elle nous
nourrit de l'Eucharistie, nous accorde le pardon de Dieu, nous offre
le réconfort de l'onction des malades. Tout au long de notre vie de
foi, de notre vie chrétienne, elle nous accompagne... Si l'Eglise
est la mère des chrétiens, si elle fait les chrétiens, elle est
faite d'eux. Elle ne nous est pas étrangère puisqu'elle est
constituée" de l'ensemble des baptisés. "Nous tous
sommes l'Eglise... C'est pourquoi nous devons tous vivre, pasteurs et
fidèles, la maternité de l'Eglise. J'entends parfois dire: Je crois
en Dieu mais pas dans l'Eglise, ou L'Eglise a dit, les prêtres
disent. Les prêtres sont une chose, mais l'Eglise n'est pas
constituée que par les prêtres! L'Eglise c'est nous tous. Qui dit
croire en Dieu et non en l'Eglise déclare ne pas cropire en
lui-même, ce qui est une contradiction. Tous ensemble sommes
l'Eglise, du nouveau-né baptisé au Pape en passant par les évêques.
Tous égaux aux yeux de Dieu. Tous, nous sommes appelés à être
éduqués dans la foi et à annoncer l'Evangile...afin que la lumière
du Christ atteigne les confins de la terre. Alors, vive notre sainte
mère l'Eglise!".
RECHERCHER ENSEMBLE LA JUSTICE ET LA LIBERTE
Cité
du Vatican, 11 septembre 2013 (VIS). Hier après-midi, le Saint-Père
s'est rendu au Centre Astalli de Rome, siège italien du Jesuit
Refugee Service, qui accueille de très nombreux réfugiés. Dans le
réfectoire, il y a salué les présents et les volontaires, avant de
se recueillir brièvement dans la chapelle puis de gagner l'église
du Gesù, dans laquelle l'attendaient 500 autres réfugiés et le
personnel de la Fondation Centre Astalli. Voici de larges extraits de
son intervention, prononcée après les saluts d'un soudanais et
d'une syrienne:
"Chacun
de vous a une histoire qui parle des drames de la guerre, de conflits
liés à la politique internationale. Mais surtout détient une
richesse humaine et religieuse qu'il convient d'accueillir et non de
craindre. Beaucoup d'entre vous êtes musulmans, ou d'autres
religions, provenant de pays et de situations très diverses. Il ne
faut pas craindre les différences car la fraternité nous enseigne
qu'elles sont une richesse pour tous". Rome après Lampedusa
constitue souvent la "seconde étape d'un voyage difficile et
exténuant, parfois marqué par la violence", notamment pour les
femmes "tentant d'assurer un avenir à leurs enfants, dans
l'espoir d'une vie nouvelle pour leurs familles". L'étape
romaine devrait leur permettre de retrouver l'humanité, "de
retrouver le sourire. Combien souvent au contraire, ici comme
ailleurs, les personnes dont le permis de séjour porte la mention
Protection internationale doivent vivre dans le dénuement, voire
dans des conditions dégradantes, sans possibilité de commencer une
existence digne, d'envisager leur avenir".
Evoquant
ensuite l'activité des jésuites, le Pape a rappelé que dès son
installation à Rome un local pour les miséreux et que le P.Arrupe
fonda en 1981 le Jesuit Refugee Service et son centre romain, avant
sa retraite spirituelle dans un centre d'accueil en Thaïlande. Puis
il a indiqué trois mots pour caractériser l'action des jésuites et
de leurs collaborateurs: Servir, accompagner, défendre. Servir
"signifie accueillir qui arrive avec égards...et lui tendre la
main sans arrière pensée ni crainte...travailler pour les plus
nécessiteux et établir avec eux des relations fraternelles et
solidaires... Ceci signifie donc tenir compte de leurs attentes en
matière de justice et d'espérance, de chercher des solutions
ensemble, des voies de libération". Mais l'accueil ne suffit
pas: "Donner de la nourriture sans offrir la possibilité de
marcher par soi-même ne suffit pas. Une charité qui laisse le
pauvre tel quel est insuffisante. La miséricorde qui nous vient de
Dieu tend à la justice, afin que le pauvre sorte de son état.
L'Eglise nous demande, ainsi qu'à Rome et aux institutions
publiques, de faire en sorte que personne n'ait besoin de la soupe
populaire, d'un abri de fortune, d'une assistance juridique pour se
voir reconnaître le droit de vivre et travailler, d'être à plein
titre une personne... Servir et accompagner signifie aussi prendre le
parti des plus faibles... Combien de fois nous ne savons ou ne
voulons pas donner voix à qui n'en a pas, à vous qui avez souffert
et souffrez en voyant vos droits bafoués!... Il est important pour
l'Eglise que l'accueil du pauvre et la promotion de la justice ne
soient pas confiés à des ce qu'on appelle des spécialistes mais
fassent partie de l'action pastorale... Et je voudrais inviter les
congrégations religieuses à lire sérieusement et avec le sens de
la responsabilité les signes des temps car le Seigneur les appelle
au courage et à la générosité en mettant à disposition leurs
maisons et couvents vides. Ces locaux ne peuvent servir à l'Eglise
transformés en hôtels pour faire de l'argent. Ils ne sont pas notre
propriété mais sont destinés à l'accueil de la chair du Christ
que sont les réfugiés... Certes, ce n'est pas chose facile. Il faut
du discernement, de la responsabilité et du courage. L'Eglise fait
tant mais elle est peut-être appelée à faire plus encore en
partageant avec décision ceux que la Providence nous donne à
servir". Après son intervention, le Pape François a fleuri la
tombe du P.Arrupe.
PECHER C’EST ALLER CONTRE SA CONSCIENCE
Cité
du Vatican, 11 septembre 2013 (VIS). Le Pape François a écrit au
fondateur du journal italien La Repubblica pour répondre à
quelques-unes des questions que l’ancien directeur du journal lui
avait adressé à travers deux articles sur la foi et la laïcité.
Dans cette lettre de quatre pages que le quotidien publie
aujourd’hui, le Pape François s’adresse à M.Eugenio Scalfari et
aux non-croyants à qui, tout en rappelant comment il a
personnellement découvert la foi, il rappelle que "sans
l’Eglise, il n’aurait pas pu trouver Jésus": "C’est
grâce à cette expérience personnelle de la foi vécue en Eglise
que je me sens à même d’écouter vos questions et de chercher
ainsi, avec vous, des chemins sur lesquels nous pourrons peut-être
marcher un peu ensemble". A la question de savoir comment se
comporte l’Eglise face à ceux qui ne partagent pas la foi en
Jésus, le Pape répond qu’il faut "tenir compte, et c'est
fondamental, que la miséricorde de Dieu n’a pas de limite si l’on
s’adresse à lui avec un cœur sincère et contrit. La réponse,
pour celui qui ne croit pas en Dieu, se trouve dans l’obéissance à
sa conscience. Même pour qui n’a pas la foi, le péché est
d'aller contre sa conscience. Ecouter et obéir à celle-ci signifie,
en effet, se décider face à ce que nous percevons comme bien ou
comme mal. C’est sur cette décision que se joue notre bonne ou
mauvaise action".
Sur
la question de savoir si l’on est dans l’erreur ou le péché de
croire qu’il n’existe pas d’absolu, ni de vérité absolue, le
Pape répond: "la vérité, selon la foi chrétienne, c’est
l’amour de Dieu pour nous en Jésus-Christ, et c’est pourquoi la
vérité est une relation, si bien que chacun de nous cueille cette
vérité et l’exprime à partir de soi, de son histoire et de sa
culture, de la situation dans laquelle il vit". A la dernière
question de savoir si "avec la disparition de l’homme sur la
terre, disparaîtra aussi la pensée capable de penser Dieu", le
Pape répond que "la grandeur de l’homme est dans le pouvoir
de penser à Dieu, c’est à dire dans la possibilité de vivre un
rapport conscient et responsable avec lui. Mais le rapport est entre
deux réalités... Dieu ne dépend donc pas de notre pensée... Du
reste, même quand la vie de l’homme sur la terre vient à
finir...l’homme ne cesse pas d’exister et, d’une façon que
nous ne connaissons pas, également l’univers créé avec lui".
Le Saint-Père conclue en rappelant à M.Scalfari que, "l’Eglise,
croyez-moi, malgré toutes ses lenteurs, ses infidélités, ses
erreurs et les péchés qu’elle peut avoir commis et qu’elle peut
encore commettre à travers ceux qui la composent, n’a pas d’autre
sens et fin que de vivre et de témoigner de Jésus".
VISITE PASTORALE A CAGLIARI
Cité
du Vatican, 11 septembre 2013 (VIS). Comme prévu, le Pape se rendra
en Sardaigne (Italie) dimanche 22 septembre. Il l'avait annoncé le
15 mai en rappelant que Buenos Aires et Cagliari ont un lien ancien.
Le fondateur de Buenos Aires la baptisa Cité de la Trinité, mais
les marins sardes qui l'avaient transporté demandèrent qu'elle
prenne le nom de Cité de la Vierge de Bonaria. Par compromis, elle
fut intitulée Cité de la Trinité et Port de Notre Dame de Bonaria,
qui donna en résumé espagnol Buenos Aires. L'avion papal devrait
atterrir peu après 8 h à l'aéroport Mario Mameli d'où il gagnera
la ville de Cagliari. Il s'y adressera au monde du travail, avant
d'être salué au sanctuaire de Notre Dame de Bonaria par les
autorités locales et régionales. Il saluera des malades puis
célébrera la messe à 10 h 30'. Après avoir déjeuné au séminaire
régional avec les évêques de Sardaigne, il se rendra à 15 h à la
cathédrale pour une rencontre avec des pauvres et des détenus. Une
heure plus tard, à l'université pontificale de théologie, il
rencontrera le monde de la culture puis la jeunesse en conclusion de
la représentation intitulée Jette tes filets. Le retour à Rome est
prévu vers 19 h 30'.
mardi 10 septembre 2013
REUNION DE CURIE
Cité
du Vatican, 10 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a présidé ce
matin une réunion de tous les chefs de dicastère de la Curie
Romaine, à laquelle étaient également conviés le Cardinal
Président du Governorat et le Cardinal Vicaire de Rome. Ces derniers
mois, il s'est entretenu de façon approfondie avec chacun d'eux.
Après six mois de pontificat, le Pape a désiré entendre
évaluations et conseils des dirigeants de la Curie et de ses
principaux collaborateurs dans le sillage des recommandations des
Cardinaux durant les réunions du pré-conclave et de ses propres
réflexions sur le gouvernement de l'Eglise. La question sera à
nouveau abordée lors de la réunion début octobre du groupe des
huit Cardinaux qu'il a chargé d'élaborer des propositions de
réforme de la Curie Romaine.
LE PAPE RENCONTRE DES REFUGIES
Cité
du Vatican, 10 septembre 2013 (VIS). Cet après-midi, le Saint-Père
se rendra au Centre Astalli de Rome, siège italien du Jesuit Refugee
Service, qui accueille 700 réfugiés, et notamment des familles
ayant fui la Syrie. Il rencontrera 300 d'entre eux en l'église du
Gesù, qui abrite la tombe du P.Pedro Arrupe, fondateur en 1981 de ce
service lorsqu'il était Préposé Général de la Compagnie de
Jésus. Puis il regagnera le centre pour rencontrer les 400 autres
réfugiés. La Fondation Centre Astalli a été constituée en 2000
en vue de développer la culture de l'accueil et de la solidarité,
sur la base du respect des droits de la personne.
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
Cité
du Vatican, 10 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Luis
Alberto Fernández, Evêque de Rafaela (superficie 38.320, population
282.453, catholiques 258.741, prêtres 43, diacres 15, religieux 46),
en Argentine. Il était jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de
Buenos Aires (Argentine).
IN MEMORIAN
Cité
du Vatican, 10 septembre 2013 (VIS). Voici
les données rleatives aux prélats décédés ces dernières
semaines:
Mgr.Florentinus
Sului Hajang Hau, MSF, Archevêque de Samarinda (Indonésie), le 8
juillet à 64 ans.
Le
Cardinal Simon Ignatius Pimenta, Archevêque émérite de Bombay
(Inde), le 19 juillet à 93 ans.
Mgr.Jude
Speyrer, Evêque émérite de Lake Charles (USA), le 21 juillet à 84
ans.
Mgr.Bellino
Giusto Ghirard, Evêque émérite de Rodez et Vabres (France), le 26
juillet à 78 ans.
Mgr.George
Kinzie Fitzsimons, Evêque émérite de Salina (USA), le 28 juillet à
84 ans.
Le
Cardinal Ersilio Tonini, Archevêque émérite de Ravenna - Cervia
(Italie), le 28 juillet à 99 ans.
Mgr.Ludwig
Averkamp, Archevêque émérite de Hamburg (Allemagne), le 29 juillet
à 86 ans.
Mgr.Antonio
Moreno Casamitjana, Archevêque émérite de Concepción (Chili), le
31 juillet à 86 ans.
Mgr.Charles-Omer
Valois, Evêque émérite de Saint-Jérôme (Canada), le 4 août à
89 ans.
Mgr.Jaime
Luiz Coleho, Archevêque émérite de Maringá (Brésil), le 5 août
à 97 ans.
Mgr.Luís
Gonzaga Ferreira da Silva, SJ, Evêque émérite de Lichinga
(Mozambique), le 7 août à 90 ans.
Mgr.Johannes
Willem Maria Bluijssen, Evêque émérite de s'Hertogenbosch (Pays
Bas), le 8 août à 87 ans.
Mgr.Léon-Aimé
Taverdet, FMC, Evêque émérite de Langres (France), le 8 août à
90 ans.
Mgr.Joaquim
Rufino do Rêgo, Evêque émérite de Parnaíba (Brésil), le 10 août
à 87 ans.
Mgr.Francis
Joseph Gossman, Evêque émérite de Raleigh (USA), le 12 août à 83
ans.
Mgr.René
Fernández Apaza, Archevêque émérite de Cochabamba (Bolivie), le
14 août à 89 ans.
Mgr.Carlos
Prada Sanmiguel, Evêque émérite de Duitama - Sogamoso (Colombie),
le 16 août à 73 ans.
Mgr.Joseph
Hoàng Văn Tiem, SDB, Evêque de Bùi Chu (Vietnam), le 17 août à
74 ans.
Mgr.Thomas
Nguyên Văn Tân, Evêque de Vinh Long (Vietnam), le 17 août à 72
ans.
Mgr.William
Dermott Molloy McDermott, Evêque émérite de Huancavélica (Pérou),
le 19 août à 83 ans.
Mgr.Filippo
Strofaldi, Evêque émérite d'Ischia (Italie), le 24 août à 73
ans.
Mgr.Domenico
Crusco, Evêque émérite de San Marco Argentano - Scalea (Italie),
le 25 août à 79 ans.
Le
Cardinal Medardo Joseph Mazombwe, Archevêque émérite de Lusaka
(Zambie), le 29 août à 81 ans.
Mgr.William
John Brennan, Evêque émérite de Wagga Wagga (Australie), le 31
août à 75 ans.
Mgr.Joaquim
Justino Carreira, Evêque de Guarulhos (Brésil), le 1 septembre à
63 ans.
Mgr.José
Guadalupe Padilla Lozano, Evêque émérite de Veracruz (Mexique), le
8 septembre à 92 ans.
lundi 9 septembre 2013
JOURNEE SUR L'INDUSTRIE MINIERE
Cité
du Vatican, 9 septembre 2013 (VIS). Le 7 septembre, le Saint-Père a
fait parvenir un message aux participants à la Journée de réflexion
sur l'industrie minière organisée par le Conseil pontifical
Iustitia et Pax et à laquelle ont pris part avec des experts de la
Caritas et de l'Oxfam America quelques uns des plus grands groupes
mondiaux (Anglo American, China Minmetals Corporation, Rio Tinto,
Zamin Resources, etc). Soulignant l'importance de l'initiative par la
participation de représentants de multinationales, le Pape se
félicite de ce que pour la première fois ce secteur d'activité
accepte de réfléchir autour de lui à sa responsabilité face à
l'humanité et à l'environnement: "Non sans raison,
l'exploitation minière est parfois considérée comme une
exploitation injuste des richesses naturelles et des populations
locales, comme la source aussi de déplacements injustes... Comme
d'autres activités industrielles, les minières ont des
répercussions écologiques et sociales dans le temps... Les
participants se rendent compte qu'on ne peur renouveler les graves
erreurs du passé, en prenant des décisions qui ne tiennent compte
ni des effets géologiques ni des profits des investisseurs... Un
processus décisionnel nouveau est indispensable et inévitable qui
soit plus attentif à la complexité des situations et à la
solidarité. Il importe avant tout de garantir aux travailleurs leurs
droits socio-économiques dans le respect des normes édictées par
l'OIT. Les activités d'extraction doivent respecter les règlements
internationaux de protection de l'environnement et les entreprises
sont tenues de respecter l'harmonie entre les intérêts des
investisseurs et patrons, des ouvriers, de leurs familles et de leurs
enfants dans le respect de l'environnement, que ce soit au niveau
régional ou mondial. Ceci contribuera à l'édification de la paix
mondiale". Il a conclu en rappelant que les Eglises locales
feront certainement leurs les recommandations du Conseil pontifical,
en collaborant avec les dirigeants de l'industrie minière.
NON A LA HAINE FRATRICIDE ET A LA VIOLENCE
Cité
du Vatican, 8 septembre 2013
(VIS). Dans le sillage de la veillée de jeûne et
de prière pour la paix en Syrie, au Proche et Moyen-Orient et dans
le monde entier, qui s'est déroulée
hier Place St.Pierre, le Pape François a
de nouveau évoqué la paix à l'angélus
dominical, à la lumière de l'évangile du jour dans lequel Jésus
insiste sur la condition pour être ses disciples: Ne rien mettre
avant lui, porter sa propre croix et le suivre. Il a expliqué que
beaucoup s'approchait de Jésus surtout après l'accomplissement de
signes prodigieux qui l'accréditaient comme Messie, comme Roi
d'Israël. Mais Jésus, qui savait qu'à Jérusalem l'attendait la
croix, ne cherche pas à créer d'illusions et répète que la voie à
suivre passe par le sacrifice de soi-même et le pardon des péchés.
"Suivre Jésus ne signifie pas participer à un cortège
triomphal! Cela signifie partager son amour miséricordieux, entrer
dans sa grande œuvre de miséricorde pour chaque homme et pour tous
les hommes... Le pardon universel et la miséricorde passent par la
croix, et Jésus ne veut pas accomplir seul cette œuvre. Il
veut nous impliquer nous aussi dans la mission que le Père lui a
confiée... Le disciple de Jésus renonce à tous ses biens parce
qu'il a trouvé en lui le bien le plus grand, en qui tout autre bien
reçoit sa pleine valeur et tout son sens: les liens familiaux, les
autres relations, le travail, les biens culturels et économiques,
etc".
Pour
clarifier cette exigence, Jésus se sert de la parabole d'un roi qui
part à la guerre et qui, avant de partir, doit examiner s'il peut
faire front à son adversaire avec dix mille hommes contre vingt
mille et, si ce n'est pas le cas, lui envoie des messagers pour
demander la paix. "Ici, Jésus ne cherche pas à parler de la
guerre, c'est seulement une parabole. Mais en ce moment où nous
prions fortement pour la paix, cette parole du Seigneur nous touche
profondément et nous dit en substance qu'il y a une guerre plus
profonde que nous devons tous mener! C'est la décision forte et
courageuse de renoncer au mal et à ses séductions et de choisir le
bien, prêts à payer de notre personne. Voilà comment suivre le
Christ, voilà comment prendre sa propre croix! Cette guerre profonde
contre le mal! A quoi sert-il de faire la guerre, tant de guerres, si
tu n'es pas capable de faire cette guerre profonde contre le mal?
Cela ne sert à rien!... Cette guerre contre le mal revient à dire
non à la haine fratricide et aux illusions
dont elle se sert, dire non à la violence sous toutes ses formes,
dire non à la prolifération des armes et à leur commerce illégal.
Il y en a tellement!... Et il reste toujours un doute: cette guerre
là, cette autre guerre, parce que la guerre est partout, est-elle
vraiment une guerre pour des problèmes ou
une guerre commerciale pour vendre ces armes dans le commerce
illégal? Voilà quels sont les ennemis à combattre, unis et avec
cohérence, en ne suivant pas d'autres intérêts que ceux de la paix
et du bien commun".
Le
Saint-Père a aussi évoqué la fête de la nativité de Marie,
célébrée ce jour, et qui est très importante surtout pour les
Eglises orientales. "Tous, maintenant, nous pouvons envoyer un
beau salut à tous les frères, sœurs, évêques, moines, moniales
des Eglises orientales, orthodoxes et catholiques... Jésus est le
soleil, Marie est l'aurore qui annonce sa venue. Hier soir, nous
avons veillé, confiant à son intercession notre prière pour la
paix dans le monde, en particulier en Syrie. Nous l'invoquons
maintenant comme Reine de la Paix".
PRIERE POUR LA PAIX, PATIENCE ET PERSEVERANCE
Cité
du Vatican, 8 septembre 2013
(VIS). "Je voudrais
remercier tous ceux qui, de différentes manières, ont adhéré à
la veillée de prière et de jeûne d’hier soir. Je remercie les
nombreuses personnes qui ont uni l’offrande de leurs souffrances.
Je remercie les autorités civiles, ainsi que les membres des autres
communautés chrétiennes ou des autres religions, et les hommes et
les femmes de bonne volonté qui ont vécu, en cette circonstance,
des moments de prière, de jeûne, de réflexion", a dit le Pape
après l'angélus. "Mais l’engagement continue. Avançons avec
la prière et avec des œuvres de paix! Je vous invite à continuer à
prier pour que cesse tout de suite la violence et la dévastation en
Syrie et que l’on travaille avec un engagement renouvelé pour une
solution juste au conflit fratricide. Prions aussi pour les autres
pays du Proche et Moyen-Orient, particulièrement pour le Liban, afin
qu’il trouve la stabilité désirée et continue à être un modèle
du vivre-ensemble; pour l’Irak, afin que la violence sectaire cède
le pas à la réconciliation; et pour le processus de paix entre
Israéliens et palestiniens, afin qu’il progresse avec résolution
et courage. Prions pour l’Egypte, afin que tous les égyptiens,
musulmans et chrétiens, s’engagent à construire ensemble la
société pour le bien de la population tout entière... La recherche
de la paix est longue et demande patience et persévérance. Avançons
donc avec la prière!". Le Pape a aussi rappelé qu'hier
à Rovigo (Italie) a été proclamée bienheureuse Maria Bolognese,
fidèle laïque de cette région, née en 1924 et morte en 1980:
"Elle a consacré toute sa vie au service des autres, surtout
des pauvres et des malades, en supportant de grandes souffrances et
en union profonde avec la passion du Christ. Rendons grâce à Dieu
pour ce témoin de l'Evangile!".
AUDIENCES
Cité
du Vatican, 9 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:
M.Piotr
Nowina-Konopka, Ambassadeur de Pologne, venu lui présenter ses
lettres de créances.
Le
P.Bruno Cadoré, OP, Ministre Général des dominicains.
M.Franco
Miano, Président de l'Action catholique italienne.
M.Salvatore
Martinez, Président italien du Renouveau dans l'Esprit.
M.Matteo
Calisi, Président de la Catholic Fraternity of Charismatic Covenant
Communities and Fellowship.
Mme.Michelle
Moran, Présidente de l'International Catholic Charismatic Renewal
Services.
Samedi
dernier, il avait reçu:
M.Peter
Sopko, Ambassadeur de Slovaquie, venu lui présenter ses lettres de
créances.
Le
Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les
évêques.
Vendredi
7 septembre, il avait reçu:
Le
Cardinal Lluis Martínez Sistach, Archevêque de Barcelone (Espagne).
Mgr.Gerhard
Ludwig Müller, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la
foi.
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
Cité
du Vatican, 9 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a accepté pour
limite d'âge la renonciation de Mgr.Werner Radspieler à l'office
d'Auxiliaire de l'Archevêque de Bamberg (Allemagne).
samedi 7 septembre 2013
LA GUERRE EST TOUJOURS UNE DEFAITE DE L'HUMANITE
Cité
du Vatican, 7 septembre 2013 (VIS). Environ 100.000 personnes se sont
rassemblées pour la veillée de prière présidée par le Saint-Père
Place St.Pierre, en le jour de jeûne et de méditation qu'il a
choisi pour la paix en Syrie, au Proche et Moyen Orient et de par le
monde. Cette initiative ecclésiale a vu l'adhésion d'autres
confessions chrétiennes, de fidèles d'autres religions, notamment
bouddhistes, juifs et musulmans, mais aussi de personnes
a-religieuses. Côté catholique, outre les diocèses du monde
entier, on compte celles de la Caritas, de Sant-Egidio, de nombreux
groupes de prière, de congrégations religieuses comme les
carmélites de Terre Sainte. Y prennent part également des élus
politiques italiens, diverses organisations engagées dans la
promotion de la paix, de la coopération et du développement, des
syndicats, des personnalités comme le Président du Parlement
européen, le Grand Mufti sunnite de Damas qui a prié cet après-midi
avec d'autres chefs religieux dans la Mosquée des Omeyyades. Place
St.Pierre, les confessions ont commencé sous les colonnades à 17 h
45' avec une cinquantaine de prêtres. Le Pape avait recommandé
d'entamer cette journée dans la réconciliation car la paix
véritable naît de coeurs réconciliés avec Dieu et les frères.
La
veillée a été précédée à 18 h 30' par la lecture des paroles
prononcées dimanche dernier par le Pape, puis introduite à 19 h par
le Veni Creator et la mise en place sur le parvis de l'icône de la
Salus Populi Romani portée par la Garde Suisse. Après quoi le
Saint-Père a conduit la récitation du chapelet, les mystères étant
accompagnés de la lecture d'un poème dans lequel sainte Thérèse
de l'Enfant Jésus invoque Marie comme reine de la paix. Après quoi,
il s'est adressé à l'assemblée:
"Dieu
vit que cela était bon. Le récit biblique du début de l’histoire
du monde et de l’humanité nous parle du Créateur qui regarde la
création, la contemple presque, et répète que cela est bon. Cela
nous fait entrer dans le cœur de Dieu et, de l’intime de Dieu,
nous recevons son message. Nous pouvons nous demander la
signification de ce message. Que me dit ce message à moi, à toi, à
nous tous? Il nous dit simplement que dans le cœur et dans la pensée
de Dieu notre monde est la maison de l’harmonie et de la paix, et
est le lieu où tous peuvent trouver leur place et se sentir chez
soi, parce que cela est bon. La création forme un ensemble
harmonieux et bon, avec les humains faits à l’image et à la
ressemblance de Dieu. Ils sont une unique famille, dans laquelle les
relations sont marquées par une fraternité réelle et pas
simplement proclamée en paroles: L’un et l’autre sont le frère
et la sœur à aimer, et la relation avec le Dieu qui est amour,
fidélité, bonté se reflète sur toutes les relations entre les
êtres humains et apporte l’harmonie à la création tout entière.
Le monde de Dieu est un monde dans lequel chacun se sent responsable
de l’autre, du bien de l’autre. Ce soir, dans la réflexion, dans
le jeûne, dans la prière, chacun de nous pense au fond de lui que
c'est là le monde que nous désirons. N'est-ce pas le monde que tous
portent dans le cœur? Le monde que nous voulons, n’est-il pas un
monde d’harmonie et de paix? D'une harmonie et d'une paix
intérieure, mais aussi dans les rapports avec les autres, dans les
familles, dans les villes, dans et entre les nations? Et la vraie
liberté dans le choix des chemins à parcourir en ce monde,
n’est-elle pas celle qui est orientée vers le bien de tous et qui
est guidée par l’amour?".
"Demandons-nous
maintenant si c'est le monde dans lequel nous vivons. La création
conserve sa beauté qui nous remplit d’émerveillement et qui
demeure une œuvre bonne. Mais il y a aussi la violence, la division,
le conflit, la guerre qui surviennent lorsque l’homme, sommet de la
création, cesse d'admirer la beauté et la bonté pour se renfermer
dans son égoïsme. Quand l’homme ne pense qu'à lui-même, à ses
propres intérêts et se place au centre, quand il se laisse séduire
par les idoles de la domination et du pouvoir, quand il se met à la
place de Dieu, alors il abîme toutes les relations, il détruit
tout, ouvrant la porte à la violence, à l’indifférence, au
conflit. C’est exactement ce que veut nous faire comprendre le
passage de la Genèse qui raconte le péché originel: L’homme
entre en conflit avec lui-même, s’aperçoit qu’il est nu et se
cache parce qu’il a peur, peur du regard de Dieu. Il accuse la
femme, celle qui est chair de sa chair, rompt l’harmonie avec la
création, arrive à lever la main contre le frère pour le tuer.
Pouvons-nous dire que l’harmonie s'est transformée en disharmonie?
Non, la disharmonie n’existe pas car s'il n'y a pas l’harmonie on
tombe dans le chaos, la violence, la querelle, le conflit, la peur.
Or c’est dans ce chaos que Dieu demande à la conscience de Caïn
Où est Abel ton frère? Et Caïn de répondre qu'il ne sais pas.
Suis-je le gardien de mon frère?, répond-il. Cette question nous
est aussi adressée et il serait bien que nous nous demandions:
Suis-je le gardien de mon frère? Oui, tu es le gardien de ton frère!
Etre humains signifie être gardiens les uns des autres. Au
contraire, la rupture de l’harmonie est suivie d'une métamorphose.
Ainsi le frère à garder et à aimer devient l’adversaire à
combattre, à supprimer. Que de violence naît à ce moment, que de
conflits, que de guerres ont marqué notre histoire! Il suffit de
voir la souffrance de tant de frères et sœurs. Il ne s’agit pas
de quelque chose de conjoncturel, mais c’est la vérité: Dans
chaque violence et dans chaque guerre, nous faisons renaître Caïn.
Nous tous! Et aujourd’hui aussi, nous continuons cette histoire de
conflit entre frères, aujourd’hui aussi, nous levons la main
contre celui qui est notre frère. Aujourd’hui aussi nous nous
laissons guider par les idoles, par l’égoïsme, pas nos intérêts.
Nous avons perfectionné nos armes, notre conscience s’est
endormie, nous avons rendu plus subtiles nos justifications. Comme si
c’était une chose normale, nous continuons à semer destruction,
souffrance et mort. La violence, la guerre apportent seulement la
mort, parlent de mort. La violence et la guerre ont le langage de la
mort! Après le Déluge on vit l'arc en ciel et la colombe portant un
rameau d'olivier. Cela me fait penser à l'olivier que les
représentants de plusieurs religions ont planté avec moi à Buenos
Aires sur la Plaza de Mayo en 2000 pour qu'il n'y ait plus ni chaos
ni guerre mais la paix".
"A
ce point, je me demande: Est-il possible de parcourir une autre voie,
la voie de la paix? Pouvons-nous sortir de cette spirale de
souffrance et de mort? Pouvons-nous apprendre de nouveau à marcher
et à parcourir les chemins de la paix? En invoquant l’aide de
Dieu, sous le regard maternel de la Vierge, Salus Populis Romani et
Reine de la paix, j'affirme que c’est possible à tous! Ce soir, je
voudrais que de toutes les parties de la terre nous criions: Oui,
c’est possible à tous! Ou mieux, je voudrais que chacun de vous,
du plus petit au plus grand, jusqu’à ceux qui sont appelés à
gouverner, réponde: Oui, nous le voulons! Ma foi chrétienne me
pousse à regarder la Croix. Comme je voudrais que pendant un moment
tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté regardent la
Croix. On peut y lire la réponse de Dieu. Là, à la violence on ne
répond pas par la violence, à la mort, on ne répond pas par le
langage de la mort. Dans le silence de la Croix, se tait le bruit des
armes et parle le langage de la réconciliation, du pardon, du
dialogue, de la paix. Ce soir, je voudrais demander au Seigneur que
nous, chrétiens, frères des autres religions, chaque homme et
chaque femme de bonne volonté crie avec force que la violence et la
guerre ne sont jamais la voie de la paix. Que chacun s’applique à
regarder au fond de sa conscience et écoute cet encouragement à
sortir des intérêts particuliers qui atrophient le cœur, à
dépasser l’indifférence envers l’autre qui rend le cœur
insensible. Toi, vaincs tes raisons de mort et ouvre-toi au dialogue,
à la réconciliation. Regarde la souffrance de ton frère sans y
ajouter une autre souffrance, arrête ta main, reconstruis l’harmonie
qui s’est brisée. Non par le conflit, mais par la rencontre. Que
se taisent les armes! La guerre marque toujours l’échec de la
paix, elle est toujours une défaite pour l’humanité. Encore une
fois, les paroles de Paul VI résonnent: Plus les uns contre les
autres, plus, jamais!... Jamais plus la guerre, jamais plus la
guerre! (1965). La paix s’affermit seulement par la paix, celle qui
n’est pas séparable des exigences de la justice, mais qui est
alimentée par le sacrifice de soi, par la clémence, par la
miséricorde, par la charité (1975). Pardon, dialogue,
réconciliation sont les paroles de la paix, la bien-aimée Syrie, au
Proche et Moyen Orient, comme partout dans le monde. Prions pour la
réconciliation et pour la paix, travaillons pour la réconciliation
et pour la paix, et devenons tous, dans tous les milieux, des hommes
et des femmes de réconciliation et de paix".
L'intervention
pontificale a été suivie d'un temps de silence, suivi de
l'adoration du Saint Sacrement, durant laquelle ont été lus des
extraits bibliques relatifs à la paix. En conclusion, le Saint-Père
a adressé une prière spécifique pour demander la paix. Les répons
ont été prononcés par des fidèles de nationalité syrienne,
égyptienne, palestinienne, américaine et russe. Parmi les
invocations: Seigneur de la vie, apporte ta paix là où se décide
le sort des peuples, Seigneur, que ta puissance créatrice écarte
tout violence faite à la vie humaine. L'adoration, qui a compris la
lecture du chapitre 20 de l'Evangile de Jean, s'est achevée par la
bénédiction eucharistique et une demie-heure de méditation
silencieuse. Dans le même temps, le Pape a adressé un Tweet à neuf
millions de personnes, les encourageant à prier pour la paix.
vendredi 6 septembre 2013
VISITE DU PRESIDENT BOLIVIEN
Cité
du Vatican, 6 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin
le Président bolivien M.Juan Evo Morales Ayma, qui s'est ensuite
entretenu avec le Cardinal Secrétaire d'Etat et le Secrétaire pour
les relations avec les états. Il a tout particulièrement été
question de la situation socio-économique et religieuse de la
Bolivie, mais aussi des inégalités et de la pauvreté. Les parties
ont constaté l'importante contribution de l'Eglise catholique à
l'éducation et à la santé, au soutien des familles, de l'enfance
et du troisième âge. Elles ont convenu, dans le cadre d'une culture
de la rencontre, de l'importance de bonnes relations entre l'Etat et
l'Eglise sur tout ce qui a trait aux intérêts de la communauté
nationale. La situation internationale a également été évoqué,
et en particulier la nécessité de rétablir la paix en Syrie et
dans tout le Moyen Orient.
POUR UNE SOLUTION JUSTE DU CONFLIT SYRIEN
Cité
du Vatican, 6 septembre 2013 (VIS). Hier, Mgr.Dominique Mamberti,
Secrétaire pour les relations avec les états, s'est adressé aux
Ambassadeurs accrédités près le Saint-Siège pour expliciter la
position vaticane face à l'instabilité mondiale et plus
particulièrement à la crise syrienne. Après avoir évoqué les
interventions répétées du Saint-Père, il a rappelé que ce
conflit a déjà faits 110.000 morts, quatre millions de déplacés
internes et plus de deux de réfugiés hors frontières. Ne pouvant
rester silencieux face à cela, le Saint-Siège attend des états
comme des institutions responsables une prise de responsabilité
claire: Si "faire cesser la violence se révèle prioritaire",
l'appel aux "parties en cause ne doit pas se limiter aux
intérêts particuliers. Il faut au contraire s'engager décisivement
dans la voie de la négociation en dépassant toute opposition
aveugle. Quant à la communauté internationale, elle doit tout faire
pour promouvoir sans nouvelles hésitations une claire initiative en
faveur de la paix en Syrie, d'une paix qui soit fondée sur le
dialogue et la négociation. Il est tout autant important de rappeler
l'absolue nécessité de respecter les droits de l'homme et l'urgence
de porter secours à une grande partie de la population".
Puis
Mgr.Mamberti a rappelé que l'Eglise catholique, qui déploie elle
aussi en première ligne tous ses moyens, et pas uniquement en faveur
des chrétiens, remercie les nombreux pays qui apportent une aide
humanitaire à la population syrienne. Il a alors repris certains des
recommandations contenues dans un document remis à chaque
représentation diplomatique. L'avenir de la Syrie passe par la
réconciliation nationale, ce qui nécessite l'établissement du
dialogue entre les diverses composantes de la société, la
préservation de l'unité du pays et de son intégrité territoriale
en évitant la constitution de zones ethniques. Il est fondamental de
réclamer de toutes les parties en cause, et notamment de qui tend à
occuper la direction de la Syrie de demain, une garantie pour les
minorités et en particulier pour les communautés chrétiennes, le
respect des droits de l'homme et de la liberté religieuse notamment.
La citoyenneté devra être indépendante de toute appartenance
ethnique et religieuse et les citoyens jouiront tous de la même
dignité, de la même liberté, des mêmes droits et devoirs. En
conclusion de son intervention, le Secrétaire pour les relations
avec les états, a mis en évidence le problème préoccupant qu'est
la présence croissante en Syrie de mouvements extrémistes, le plus
souvent étrangers. "C'est pourquoi il est capital d'encourager
la population comme l'opposition à prendre leurs distances de ces
gens, de les isoler en s'opposant nettement au terrorisme".
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