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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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mardi 28 janvier 2014

AMELIORER LA COMMUNICATION ECCLESIALE

Cité du Vatican, 28 janvier 2014 (VIS). Le Conseil pontifical pour les communications sociales organise en février à La Havane (Cuba) un séminaire de quatre jours durant lequel trente cinq évêques d'Amérique centrale et des Caraïbes réfléchiront sur communiquer aujourd'hui, comment et quoi. Selon le Président de ce conseil Mgr.Claudio Maria Celli, la rencontre aura pour base de travail le message du Saint-Père pour la prochaine Journée mondiale des communications sociales, qui se penche sur la culture de la rencontre. Son but est d'offrir aux évêques des instruments d'amélioration de leur communication.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican 28 janvier 2014 (VIS). Le Saint-Père a nommé Secrétaire du Collège des Cardinaux, Mgr.Ilson de Jesús Montanari, Secrétaire de la Congrégation pour les évêques.

IN MEMORIAM

Cité du Vatican, 28 janvier 2014 (VIS). Voici les données rleatives aux prélats décédés ces dernières semaines:

Mgr.Arvaldis Andrejs Brumanis, Evêque émérite de Liepāja, (Lettonie), le 17 décembre à 87 ans.

Le Cardinal Ricard María Carles Gordó, Archevêque émérite de Barcleone (Espagne), le 17 décembre à 87 ans.

Mgr.Francisco Manoel Vieira, Evêque émérite d'Osasco (Brésil), le 23 décembre à 88 ans.
Mgr.Soane Lilo Foliaki, SM, Evêque émérite de Tonga (Tonga), le 24 décembre à 80 ans.
Mgr.Joaquim Gonçalves, Evêque émérite de Vila Real (Portugal), le 31 décembre à 77 ans.

Mgr.Salvatore Nicolosi, Evêque émérite de Noto (Italie), le 10 janvier à 91 ans.

Mgr.Alphonsus Augustus Sowada, OSC, Evêque émérite d'Agats (Indonésie), le 11 janvier à 80 ans.

Mgr.Francis Deniau, Evêque émérite de Nevers (France), le 12 janvier à 77 ans.

Mgr.José de Jesús Garcia Ayala, Evêque émérite de Campeche (Mexique), le 15 janvier à 103 ans.

Mgr.John Mackey, Evêque émérite d'Auckland (Nouvelle Zélande), le 20 janvier à 96 ans.

Mgr.Kurt Krenn, Evêque émérite de Sankt Pölten (Autriche), le 25 janvier à 77 ans.

lundi 27 janvier 2014

PROMULGATION DE DECRETS

Cité du Vatican, 27 janvier 2014 (VIS). A la suite de l'audience accordée hier au Cardinal Angelo Amato, SDB, Préfet de la Congrégation pour les causes des saints, le Pape a ordonné la promulgation des décrets relatifs:

Au martyre du serviteur de Dieu Pietro Asúa Mendía, prêtre espagnol (1890 - 1936).

Aux vertus héroïques:

Du serviteur de Dieu Giuseppe Girelli, prêtre italien (1886 - 1978).

Du serviteur de Dieu Zacarías di Santa Teresa (Zacarías Salteráin Vizcarra), carme espagnol (1887 -1957).

De la servante de Dieu Marcelle Mallet, religieuse canadienne fondatrice des Soeurs de la Charité de Québec (1805 - 1871).

De la servante de Dieu María Benita Arias, religieuse argentine fondatrice des Servantes de Jésus - Sacrement (1822 - 1894).

De la servante de Dieu Margerita du Sacré Coeur (Virginia de Brincat), religieuse maltaise fondatrice des Franciscaines du Coeur de Jésus (1862 - 1952).

De la servante de Dieu Serafina (Noemy Cinque), religieuse brésilienne (1913 - 1988).

De la servante de Dieu Elisabetta Sanna, veuve italienne du tiers ordre des Minimes (1788 - 1857).

DIEU PREFERE PARTIR DES PERIPHERIES


Ci du Vatican, 26 janvier 2014 (VIS). C'est sur le début de la vie publique de Jésus partant de la Galilée des Gentils comme l'appelle le prophète Isaie, qu'a porté la réflexion du Pape François au cours de l'angélus dominical en présence de milliers de personnes réunis Place St.Pierre. La mission de Jésus, a-t-il dit, "ne part pas de Jérusalem, c'est-à-dire du centre religieux, également centre social et politique, mais part d'une zone périphérique, une zone méprisée par les juifs les plus pratiquants, en raison de la présence de populations étrangères dans cette région... C'est une terre de frontière, une zone de transit où se rencontrent des personnes de races, cultures et religions différentes. La Galilée devient ainsi le lieu symbolique de l'ouverture de l'Evangile à tous les peuples. De ce point de vue, la Galilée ressemble au monde d'aujourd'hui: Présence conjointe de diverses cultures, besoin de confrontation et de rencontre. Nous aussi sommes immergés chaque jour dans une Galilée des Gentils, et dans ce type de contexte, nous pouvons être effrayés et céder à la tentation de construire des clôtures pour être plus en sécurité, plus protégés. Mais Jésus nous enseigne que la Bonne Nouvelle qu'il apporte n'est pas réservée à une partie de l'humanité, elle doit être communiquée à tous. C'est une annonce joyeuse destinée à ceux qui l'attendent, mais aussi à ceux qui peut-être n'attendent plus rien et n'ont même pas la force de chercher et de demander".

En partant de la Galilée, Jésus "nous enseigne que personne n'est exclu du salut de Dieu, et même que Dieu préfère partir des périphéries, des derniers, pour atteindre tout le monde. Il nous enseigne une méthode, sa méthode, qui en exprime le contenu, c'est à dire la miséricorde du Père... Nous sommes tous invités à accepter cet appel, à sortir de notre confort et avoir le courage d'atteindre les périphéries qui ont besoin de la lumière de l'Evangile". Jésus commence sa mission "non seulement à partir d'un endroit décentré, mais aussi par des hommes qui pour ainsi dire, font profil bas. Pour choisir ses premiers disciples et futurs apôtres, il ne s'adresse pas aux écoles des scribes et des docteurs de la loi, mais à des personnes humbles, à des personnes simples qui se préparent activement à la venue du Royaume de Dieu. Jésus va les appeler là où ils travaillent, sur la rive du lac: ce sont des pêcheurs. Il les appelle et ils le suivent tout de suite... Leur vie deviendra une aventure extraordinaire et fascinante... Le Seigneur appelle aussi aujourd'hui! Le Seigneur passe par les routes de notre vie quotidienne. Aujourd'hui aussi, en ce moment, ici, le Seigneur passe par cette place. Il nous appelle à aller avec lui, à travailler avec lui pour le Royaume des cieux, dans les Galilées de notre époque".

LES MALADES DE LA LEPRE ET LA PAIX AU CŒUR DE L'ANGELUS

Ci du Vatican, 27 janvier 2014 (VIS). Après l'angélus, le Saint-Père a rappelé qu'on célébrait la Journée mondiale des malades de la lèpre, maladie qui "bien qu'en régression, touche encore malheureusement beaucoup de personnes dans une grande misère", et a demandé de prier pour tous nos frères atteints. Le Pape a aussi prié pour que cessent les violences en Ukraine et pour Coco Campolongo, un enfant de trois ans assassiné en Calabre. Le Pape a également rappelé que dans les prochains jours, des millions de personnes d’Extrême Orient, dont des Chinois, des Coréens et des Vietnamiens vont célébrer le nouvel an lunaire. Il a souhaité à tous une fête pleine de joie et d'espérance. Avant de saluer les pèlerins présents sur la place, le Saint-Père a consacré quelques mots à Marie-Christine de Savoie, proclamée bienheureuse samedi dernier à Naples. "Cette femme de profonde spiritualité et humilité, sut supporter la souffrance de son peuple, en devenant une véritable mère pour les pauvres -a-t-il dit-. Son exemple extraordinaire de charité montre que la bonne vie de l'Evangile est possible dans tous les milieux et statuts sociaux". Enfin, deux jeunes de l'Action catholique italienne ont lu un message de paix au Pape à l'occasion de la conclusion de la Caravane de la paix. Ce dernier a ensuite, depuis sa fenêtre, donné leur envol à deux palombes, symbole de la paix.


L'UNITE EST TOUJOURS SUPERIEURE AU CONFLIT

Ci du Vatican, 26 janvier 2014 (VIS). La XLVII Semaine de prière pour l'unité des chrétiens, dont la réflexion a porté cette année sur la question: Le Christ est-il divisé?, s'est conclue hier soir, en la solennité de la conversion de saint Paul, par la célébration des deuxièmes vêpres en la basilique romaine St.Paul-hors-les-murs. Des représentants d'autres Eglises et communautés ecclésiales présentes à Rome ont pris part à la cérémonie. Dans son homélie, le Pape François revenant sur le thème de la Semaine extrait de la Lettre de saint Paul aux Corinthiens, a souligné que l'apôtre avait reçu avec une grande tristesse la nouvelle selon laquelle les chrétiens de Corinthe étaient divisés en diverses factions mais "pas même ceux qui entendent se référer au Christ ne peuvent être loués par Paul, parce qu’ils utilisent le nom de l’unique Sauveur pour prendre leurs distances avec d’autres frères à l’intérieur de la communauté. Autrement dit, l’expérience particulière de chacun, la référence à quelques personnes significatives de la communauté, deviennent la norme du jugement de la foi des autres".

"Dans cette situation de division, Paul exhorte les chrétiens de Corinthe, au nom de notre Seigneur Jésus Christ, à...ce qu'il n’y ait pas de divisions, mais une parfaite union d’esprit et de sentiments. La communion que l’Apôtre invoque, cependant, ne peut être le fruit de stratégies humaines. La parfaite union entre les frères, en effet, est possible seulement en référence à la pensée et aux sentiments du Christ. Ce soir, alors que nous sommes réunis ici en prière, nous sentons que le Christ, qui ne peut être divisé, veut nous attirer à lui, vers les sentiments de son cœur, vers son abandon total et confiant dans les mains du Père, vers son dépouillement radical par amour de l’humanité. Lui seul peut être le principe, la cause, le moteur de notre unité. Tandis que nous nous trouvons en sa présence, devenons encore plus conscients que nous ne pouvons pas considérer les divisions dans l’Eglise comme un phénomène naturel, inévitable dans toute forme de vie associative. Nos divisions blessent son Corps, blessent le témoignage que nous sommes appelés à lui rendre dans le monde. Le décret de Vatican II sur l’œcuménisme, rappelant le texte de Paul que nous avons médité, affirme: Une Eglise une et unique a été fondée par le Christ Seigneur, et pourtant plusieurs communions chrétiennes se présentent aux hommes comme représentant le véritable héritage de Jésus-Christ. Certes, tous confessent qu’ils sont les disciples du Seigneur, mais ils ont des opinions différentes et suivent des chemins différents, comme si le Christ lui-même était divisé. Et puis, il ajoute: Assurément, une telle division contredit ouvertement la volonté du Christ, et est un sujet de scandale pour le monde et une source de préjudices pour la très sainte cause de la prédication de l’Evangile à toute créature. Nous tous nous avons subi des préjudices par les divisions. Nous tous nous ne voulons pas devenir un sujet de scandale. Et pour cela nous tous nous cheminons ensemble, fraternellement, sur la route vers l’unité, unis aussi en marchant, cette unité qui vient de l’Esprit Saint et qui nous apporte une singularité spéciale, que seulement l’Esprit Saint peut faire: la diversité réconciliée. Le Seigneur nous attend tous, il nous accompagne tous, il est avec nous tous sur ce chemin de l’unité".

"Le Christ ne peut être divisé! Cette certitude doit nous encourager et nous soutenir à poursuivre avec humilité et avec confiance le chemin vers le rétablissement de la pleine unité visible entre tous les croyants dans le Christ. J’aime penser en ce moment à l’œuvre de deux grands Papes: Le bienheureux Jean XXIII et le bienheureux Jean-Paul II,...le Pape Jean en ouvrant des voies nouvelles et auparavant presqu’impensables, le Pape Jean-Paul en proposant le dialogue œcuménique comme dimension ordinaire et incontournable de la vie de chaque Eglise particulière. Je leur associe aussi le Pape Paul VI, autre grand protagoniste du dialogue, dont nous rappelions justement en ces jours le cinquantième anniversaire de l’accolade historique avec le Patriarche Athénagoras de Constantinople. L’œuvre de mes prédécesseurs a fait en sorte que la dimension du dialogue œcuménique est devenue un aspect essentiel du ministère de l’Evêque de Rome, si bien qu’aujourd’hui, on ne comprendrait pas pleinement le service pétrinien sans y inclure cette ouverture au dialogue avec tous les croyants dans le Christ. Nous pouvons dire aussi que le chemin œcuménique a permis d’approfondir la compréhension du ministère du Successeur de Pierre, et nous devons avoir confiance qu’il continuera d’agir dans ce sens aussi à l’avenir. Alors que nous regardons avec gratitude les pas que le Seigneur nous a permis d’accomplir, et sans nous cacher les difficultés que le dialogue œcuménique traverse aujourd’hui, nous demandons de pouvoir être tous revêtus des sentiments du Christ, pour pouvoir marcher vers l’unité voulue par lui. Et marcher ensemble c’est déjà faire unité!".

A la fin de son discours, le Pape François a salué le Métropolite Gennadios, représentant du Patriarcat œcuménique, Sa Grâce David Moxon, représentant à Rome de l’Archevêque de Canterbury, et tous les représentants des différentes Eglises et Communautés ecclésiales, réunies dans la Basilique. "Avec ces deux frères -a-t-il rappelé- qui représentent tous, nous avons prié au tombeau de Paul et nous avons dit entre nous: Prions pour qu’il nous aide sur ce chemin, sur ce chemin de l’unité, de l’amour, faisant un chemin d’unité. L’unité ne viendra pas comme un miracle à la fin: l’unité vient dans le cheminement, c’est l’Esprit Saint qui la fait dans le cheminement. Si nous, nous ne marchons pas ensemble, si nous ne prions pas les uns pour les autres, si nous ne collaborons pas dans beaucoup de choses que nous pouvons faire ensemble dans ce monde pour le Peuple de Dieu, l’unité de viendra pas! Elle se fait dans ce cheminement, à chaque pas, et nous ne la faisons pas nous: c’est l’Esprit Saint qui la fait, qui voit notre bonne volonté. Prions le Seigneur Jésus, qui nous a rendus membres vivants de son Corps, afin qu’il nous maintienne profondément unis à lui, qu’il nous aide à dépasser nos conflits, nos divisions, nos égoïsmes, et rappelons-nous que l’unité est toujours supérieure au conflit. Et qu’il nous aide à être unis les uns aux autres dans une unique force, celle de l’amour, que l’Esprit Saint répand dans nos cœurs".

POUR UNE PRESENCE FEMININE PLUS INCISIVE DANS L'EGLISE

Ci du Vatican, 25 janvier 2014 (VIS). Ce matin, le Pape a reçu les représentantes du Centre italien féminin (CIF), à l'occasion du congrès de cette association, née en 1944 en vue de coordonner les femmes et les associations d'inspiration chrétienne pour contribuer à la reconstruction du pays à travers la participation démocratique, la promotion humaine et la solidarité. Actuellement, le CIF est composé de femmes qui se proposent d'agir avec les institutions pour le plein exercice des droits de citoyenneté et qui collaborent avec des femmes de différentes cultures. Elles œuvrent dans le domaine civil, social et culturel pour construire une démocratie solidaire et une coexistence fondée sur le respect des droits de l'homme et la dignité de la personne selon l'esprit et les principes chrétiens, la Constitution et les lois italiennes et les normes de droit communautaire et international.

Dans son discours, le Pape François les a d'abord remercié pour le bien accompli ces 60 dernières années qui témoigne du rôle de la femme dans la société et dans la communauté ecclésiale, observant que ces dernières décennies "à côté d'autres transformations culturelles et sociales, l'identité et le rôle de la femme, dans la famille, la société et l'Eglise ont aussi connu d'importants changements, et en général la participation et la responsabilité des femmes se sont accrues". Dans ce processus, le Pape a souligné l'importance du "discernement du Magistère des Papes", et notamment la Lettre apostolique de Jean-Paul II Mulieris Dignitatem sur la dignité et la vocation de la femme en 1988 et le Message pour la Journée mondiale de la paix de 1995, sur le thème de la femme éducatrice de paix. "J'ai, moi aussi, rappelé l'apport indispensable des femmes dans la société...et je vois avec joie combien de nombreuses femmes partagent des responsabilités pastorales avec les prêtres, apportent leur contribution à l'accompagnement des personnes, des familles ou des groupes, et offrent de nouveaux apports à la réflexion théologique. J'ai souhaité que s'élargissent encore les espaces pour une présence féminine plus incisive dans l'Eglise".

"Si dans le monde du travail et dans la sphère publique l'apport plus incisif du génie féminin est important, celui-ci reste indispensable dans le domaine de la famille qui, pour nous chrétiens n'est pas simplement un endroit privé, mais cette Eglise domestique dont la santé et la prospérité sont les conditions pour la santé et la prospérité de l'Eglise et de la société-même... A ce point, me vient spontanément la question: comment est-il possible de grandir dans une présence efficace dans tant de domaines de la sphère publique, dans le domaine du travail et dans les endroits où sont prises les décisions les plus importantes, et en même temps de maintenir une présence et une attention préférentielle et spéciale dans et pour la famille? C'est dans le dialogue avec Dieu, éclairé par sa Parole -a souligné le Pape- que la femme chrétienne cherche toujours de nouveau à répondre à l'appel du Seigneur, dans la réalité de sa condition. Une prière, celle-ci, toujours soutenue par la présence maternelle de Marie. Elle, qui a gardé son divin Fils, qui l'a incité à son premier miracle aux noces de Cana, qui était présente sur le calvaire et à la Pentecôte, vous indique la route à parcourir pour approfondir le sens et le rôle de la femme dans la société et pour être pleinement fidèles au Seigneur Jésus Christ et à votre mission dans le monde".

VISITE DU CARDINAL SARAH AUX PHILIPPINES

Ci du Vatican, 25 janvier 2014 (VIS). Le Cardinal Robert Sarah, Président du Conseil pontifical Cor Unum, se rendra au nom du Pape François dans les zones touchées par le typhon Haiyan-Yolanda le 8 novembre dernier, pour apporter réconfort et proximité spirituelle à la population qui fait face désormais à la reconstruction, ainsi que pour encourager le réseau d'entraide œuvrant sur place. Sa mission aura lieu du 26 au 31 janvier et s'articulera sur trois moments forts: la rencontre avec les évêques philippins réunis ces jours-ci en conférence épiscopale, la rencontre avec le Président des Philippines, Benigno Aquino III, et une visite à Tacloban, ville la plus touchée par le typhon. Au cours de sa visite, le Cardinal Sarah présentera aussi, au nom du Saint-Père, le projet réalisé par le Conseil Pontifical Cor Unum, de construction ex-novo d'un orphelinat et d'une maison pour les personnes âgées. L'édifice accueillera également un petit couvent pour les sœurs, une chapelle et un dispensaire.

Selon les dernières informations de la Caritas Philippines/Nassa, le typhon Haiyan-Yolanda qui s'est abattu sur les îles Visayas au centre des Philippines a provoqué plus de 5.500 morts, plus de 26.000 blessés et quelque 2.000 disparus. Plus de 3,8 millions de personnes ont été évacuées soit plus de 851.000 familles. Au total, plus de 12 millions de personnes ont subi des dommages ou pertes, sur plus de 574 municipalités ou villes, et la population est désormais confrontée au problème des épidémies. Dès qu'il avait appris la nouvelle, le Saint-Père avait décidé d'affecter, à travers Cor Unum, une première contribution d'urgence de 150.000 dollars pour venir au secours de la population, en appui aux œuvres d'assistance déployées en faveur des personnes évacuées et des victimes des inondations, des fonds qui se sont ajoutés à ceux des églises locales, des paroisses du monde entier, du réseau des Caritas et des autres organisations nationales et diocésaines engagées en faveur de la charité.

AUDIENCES


Cité du Vatican, 27 janvier 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

Le Cardinal Angelo Amato, SDB, Préfet de la Congrégation pour les causes des saints.

Le Cardinal Christoph Schönborn, Archevêque de Vienne et Président de la Conférence épiscopale autrichienne, accompagné de ses auxiliaires Mgr.Franz Scharl et Mgr.Stephan Turnovszky, en visite Ad Limina.

Mgr.Ägidius Johann Zsifkovics, Evêque d'Eisenstadt, en visite Ad Limina.

Mgr.Ludwig Schwarz, SDB, Evêque de Linz, en visite Ad Limina.

Mgr.Klaus Küng, Evêque de Sankt Pölten, accompagné de son Auxiliaire Mgr.Anton Leichtfried, en visite Ad Limina.

Mgr.Christian Werner, Ordinaire militaire, en visite Ad Limina.

Samedi dernier, 25 janvier, il avait reçu:

Le Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les évêques.

M.Bary Barnes, Président de la Conférence internationale catholique du scoutisme, accompagné de M.Roberto Caciancich et de l'Abbé Jacques Gapey.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican 27 janvier 2014 (VIS). Le Saint-Père a:

Accepté la renonciation de Mgr.Elias Chacour à la charge pastorale de l'archiéparchie melkite d'Akka (Israël).

Nommé Mgr.Moussa El-Hage, OAM, Archevêque maronite de Haïfa (Israël), Administrateur apostolique de l'archiéparchie melkite d'Akka (Israël).

Samedi dernier, 25 janvier, il avait:

Accepté pour limite d'âge la renonciation de Mgr.Francis Teke Lysinge à la charge du diocèse de Mamfe, (Cameroun). Lui succède son Coadjuteur, Mgr.Andrew Nkea Fuanya.

Nommé Mgr.Antonio Suetta, Evêque de Ventimiglia - San Remo (superficie 715, population 157.150, catholiques 151.500, prêtres 101, diacres 8, religieux 268), Italie. L'Evêque élu, né en 1962 à Loano (Italie) et ordonné prêtre en 1986, était jusqu'ici Recteur du séminaire diocésain d'Albenga - Imperia et chanoine du chapitre cathédral de ce même diocèse. Il succède à Mgr.Alberto Maria Careggio, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge. Il a été curé de paroisses, directeur diocésain de la Caritas, économe diocésain, aumônier de prison, co-fondateur et président de la coopérative sociale Il Cammino, professeur de théologie, ecclésiologie et mariologie.

Nommé M.Vincenzo Buonomo (Italie), Conseiller de l'Etat de la Cité du Vatican.


vendredi 24 janvier 2014

VISITE DU PRESIDENT FRANÇAIS

Cité du Vatican, 24 janvier 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin M.François Hollande, Président de la République Française, qui s'est ensuite entretenu avec Mgr.Pietro Parolin, Secrétaire d’Etat, et Mgr.Dominique Mamberti, Secrétaire pour les Relations avec les états: "Au cours des entretiens cordiaux, la contribution de la religion au bien commun a été évoquée. Rappelant les bonnes relations qui existent entre la France et le Saint-Siège, a été réaffirmé l’engagement mutuel à maintenir un dialogue régulier entre l’Etat et l’Eglise catholique et à coopérer de manière constructive dans les questions d’intérêt commun. Dans le contexte de la défense et de la promotion de la dignité de la personne humaine, quelques arguments d’actualité ont été examinés, comme la famille, la bioéthique, le respect des communautés religieuses et la protection des lieux de culte. La conversation s’est poursuivie sur des thèmes à caractère international, comme la pauvreté et le développement, les migrations et l’environnement. Elle s’est étendue, en particulier, sur les conflits au Moyen Orient et dans quelques régions de l’Afrique, en souhaitant que dans les différents pays concernés la coexistence sociale pacifique puisse être rétablie à travers le dialogue et la participation de toutes les composantes de la société, dans le respect des droits de tous, spécialement des minorités ethniques et religieuses".

LE PAPE REÇOIT LES JUGES DE LA ROTE ROMAINE

Ci du Vatican, 24 janvier 2014 (VIS). Pour la première fois le Pape a reçu ce matin les juges et collaborateurs du Tribunal de la Rote Romaine, auxquels il a rappelé que leur ministère "est un service particulier rendu au Dieu d'Amour, qui est proche de toute personne... Dans votre action judiciaire n'oubliez jamais que vous êtes des pasteurs. Derrière toute procédure, il y a des personnes qui attendent justice": "L'activité judiciaire ecclésiale, qui constitue un service à la vérité dans la justice, revêt une connotation profondément pastorale car tendue à la recherche du bien des fidèles et à la construction de la communauté chrétienne... Par le biais de votre ministère particulier, vous contribuez de manière compétente au traitement de nouvelles questions pastorales". Le juge ecclésiastique, a poursuivi le Saint-Père, doit exprimer son humanité dans la sérénité du jugement et l’abstention des points de vue personnels. Ce profil humaniste permet aussi de "saisir la pensée et les aspirations de la communauté au sein de laquelle il agit. Ainsi exprime-t-il l'Animus Communitatis qui caractérise la portion du peuple de Dieu destinataire de ce service, mais aussi favorise le rendu d'une justice non abstraite mais adaptée aux exigences de la réalité". Quant à l'aspect proprement judiciaire, qui réclame aussi des compétences théologiques, il impose au juge d'exercer son ministère avec objectivité, équité et impartialité. Ce dernier doit "défendre la vérité dans le respect de la loi mais sans négliger le volet humain du pasteur d'âme" qu'il est. L'aspect pastoral du jugement exprime la sollicitude du Pape et des Evêques. "Au delà des compétences éprouvées, cela réclame un grand esprit de service. Le juge ecclésiastique...est appelé à examiner et trancher la condition des fidèles qui mettent en lui leur confiance. Il doit imiter le Bon Pasteur qui prend soin de la brebis blessée avec la charité qui vient de l'Esprit. "La charité, écrit saint Paul, est le lien de la perfection qui est l'âme même de la fonction judiciaire ecclésiastique".

AUDIENCES


Cité du Vatican, 24 janvier 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

Mgr.Gerhard Ludwig Müller, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

Mgr.Pio Vito Pinto, Doyen du Tribunal de la Rote Romaine.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican 24 janvier 2014 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

Mgr.Ronald William Gainer, Evêque de Harrisburg (superficie 19.839, population 2.224.542, catholiques 249.238, prêtres 169, diacres 69, religieux 369), aux Etats-Unis d'Amérique. Il était jusqu'ici Evêque de Lexington (USA).

L'Abbé Herwig Gössl, Auxiliaire de l’Archevêque de Bamberg (Allemagne). L'Evêque élu, né en 1967 à Munich (Allemagne) et ordonné prêtre en 1993, était jusqu'ici Vice Recteur du grand séminaire de Bamberg et Würzburg.Il a été curé de paroisse, membre de la commission liturgique diocésaine et responsable de la pastorale des vocations.

Mgr.Myron Joseph Cotta, Auxiliaire de l'Evêque de Sacramento (USA). L'Evêque élu, né en 1953 à Dos Palos (USA) et ordonné prêtre en 1987, était jusqu'ici Vicaire Général de ce même diocèse. Il a été curé de paroisse, Administrateur du sanctuaire Our Lady of Fatima de Laton, responsable de la formation permanente du clergé et de l'évangélisation, administrateur et consulteur diocésain.

Mgr.Antonio Bartolacci (Italie), Prélat Auditeur du Tribunal de la Rote Romaine.

Le P.Manoel Saturino da Costa Gomes, SCI (Portugal), Prélat Auditeur du Tribunal de la Rote Romaine.

jeudi 23 janvier 2014

UNE EGLISE QUI ENTEND COMMUNIQUER

Ci du Vatican, 23 janvier 2014 (VIS). Ce matin près la Salle de Presse du Saint-Siège, Mgr.Claudio Maria Celli, assisté de Mme Chiara Giaccardi, professeur de philosophie à Milan, a présenté le message du Pape pour la 48 Journée mondiale des communications sociales, intitulé: "La communication au service d'une authentique culture de la rencontre". Dans ce texte, a d'abord déclaré le Président du Conseil pontifical pour les communications sociales, "se dégage l'image d'une Eglise qui entend communiquer, dialoguer avec les hommes et les femmes de notre temps, consciente du rôle qui lui a été confié en la matière. Plusieurs fois le Saint-Père rappelle l'importance de la culture de la rencontre en invitant l'Eglise et ses membres à la mettre en pratique... Le message s'adresse d'abord au monde de la communication au sens large, auquel le Pape offre des réflexions valables aussi pour qui en a fait une option religieuse de sa vie, tous appelés à percevoir la profonde valeur humaine du monde des médias... En s'adressant à des disciples du Seigneur le message papal trouve sa plus profonde signification". C'est là qu'il est utile de se tourner vers la parabole du Bon Samaritain. Nous ne pouvons vivre seuls et isolés mais rencontrer l'autre, l'aimer et en être aimés. "C'est dans cette perspective que prend corps un défi pour tous ceux qui s'efforcent d'être de vrais disciples du Seigneur, prendre conscience de ce que la toile peut être un lieu d'humanité riche, un réseau numérique mais constitué de personnes". Puis Mgr.Celli a souligné le caractère éminemment "francescano" du message: "Parler de culture de la rencontre en prêtant attention à autrui fait que l'Eglise ne peut se soustraire à son devoir d'accompagner les gens en partageant leur cheminement... Sa trilogie est compréhension, disponibilité et rencontre... Cette attention à la personne, par le biais d'un dialogue respectueux, dans le concret des parcours de chacun, prend forme et aboutit à la culture de la rencontre qui porteront les gens d'aujourd'hui à rencontrer le Christ".

Ensuite Mme Giaccardi a montré qu'en partant du principe de rencontre, le Saint-Père fournit au lecteur trois indications pour approcher et percevoir un monde où les médias sont omniprésents, surtout numériques: Si l'anthropologie a le primat sur la technologie, tout déterminisme est à rejeter. La toile ne pouvant nous rendre plus sociables ni isolés, n'en faisons pas un alibi ou un bouc émissaire de nos propres responsabilités. Envisager ensuite la communication en terme de proximité, en disant qu'au delà de la transmission de contenus elle réduit la distance. Comprendre que cette communication de proximité a de profondes implications, notamment pour l'éducation, la formation, la catéchèse. Quant parole et vie sont en syntonie, c'est que le coeur s'est laissé transformer par la rencontre, par la foi qui est rencontre. La Parole incarnée répand sa beauté partout, y compris dans le domaine de la communication numérique. Le savoir et le prestige social ne suffisent plus pour communiquer. Attention en cela à l'Eglise des fonctionnaires. Journalistes, intellectuels et scientifiques doivent se prémunir contre l'auto-référentialité et choisir le bon camp. Ils ne peuvent présenter les blessures de ce monde de façon neutre sous prétexte d'objectivité, pas plus qu'ils ne peuvent manipuler l'information à leur avantage et sans envisager les conséquences de leurs actes. En bons samaritains, ils doivent voir le blessé, se pencher sur lui, le secourir comme il se peut et mettre en place une chaîne de témoignages.

MESSAGE DE LA JOURNEE DES COMMUNICATIONS SOCIALES


Cite du Vatican, 23 janvier 2014 (VIS). "La communication au service d’une authentique culture de la rencontre", tel est le titre du message du Pape François pour la 48 Journée mondiale des communications sociales (1 juin prochain). Voici le texte portant la date du 24 janvier, fête de saint François de Sales, patron de la presse catholique:

"Nous vivons dans un monde de plus en plus petit où il semblerait alors facile de se faire proches les uns des autres. Le développement des transports et des technologies de communication nous rapprochent, nous connectant toujours plus, et la mondialisation nous rend interdépendants. Cependant, au sein de l'humanité persistent des divisions, parfois très marquées. Au niveau mondial, nous voyons l'écart scandaleux entre le luxe des plus riches et la misère des plus pauvres. Souvent il suffit d'aller dans les rues d'une ville pour voir le contraste entre les personnes vivant sur les trottoirs et les lumières étincelantes des boutiques. Nous y sommes tellement habitués que cela ne nous frappe plus. Le monde souffre de nombreuses formes d'exclusion, de marginalisation et de pauvreté, ainsi que de conflits où se mélangent les causes économiques, politiques, idéologiques et, malheureusement, même religieuses. Dans ce monde, les médias peuvent contribuer à nous faire sentir plus proches les uns des autres; à nous faire percevoir un sens renouvelé de l'unité de la famille humaine, qui pousse à la solidarité et à l'engagement sérieux pour une vie plus digne. Bien communiquer nous aide à nous rapprocher et à mieux nous connaître les uns les autres, à être plus unis. Les murs qui nous divisent ne peuvent être surmontés que si nous sommes prêts à nous écouter et à apprendre les uns des autres. Nous avons besoin de régler les différences à travers des formes de dialogue qui nous permettent de grandir dans la compréhension et le respect. La culture de la rencontre exige que nous soyons disposés non seulement à donner, mais aussi à recevoir des autres. Les médias peuvent nous aider dans ce domaine, surtout aujourd'hui, alors que les réseaux de communication humaine ont atteint une évolution extraordinaire. En particulier, l'Internet peut offrir plus de possibilités de rencontre et de solidarité entre tous, et c'est une bonne chose, c’est un don de Dieu. Il y a cependant des aspects problématiques: La vitesse de l’information dépasse notre capacité de réflexion et de jugement et ne permet pas une expression de soi mesurée et correcte. La variété des opinions exprimées peut être perçue comme une richesse, mais il est également possible de s’enfermer dans une sphère d'informations qui correspondent seulement à nos attentes et à nos idées, ou même à des intérêts politiques et économiques déterminés. L'environnement communicatif peut nous aider à grandir ou, au contraire, à nous désorienter. Le désir de connexion numérique peut finir par nous isoler de notre prochain, de nos plus proches voisins. Sans oublier ceux qui, pour diverses raisons, n'ont pas accès aux médias sociaux, et risquent d'être exclus. Ces limites sont réelles, pourtant elles ne sauraient justifier un rejet des médias sociaux. Elles nous rappellent plutôt que la communication est, en définitive, une conquête plus humaine que technologique. Par conséquent, qu’est-ce qui nous aide dans l'environnement numérique à grandir en humanité et dans la compréhension mutuelle ? Par exemple, nous devons retrouver un certain sens de la lenteur et du calme. Ce qui demande du temps et la capacité de faire silence pour écouter. Nous avons également besoin d’être patients si nous voulons comprendre celui qui est différent de nous : la personne s'exprime pleinement non pas quand elle est simplement tolérée, mais lorsqu’elle se sait vraiment accueillie. Si nous désirons vraiment écouter les autres, alors nous apprendrons à regarder le monde avec des yeux différents, et à apprécier l'expérience humaine comme elle se manifeste dans différentes cultures et traditions. Mais nous saurons également mieux apprécier les grandes valeurs inspirées par le christianisme, comme la vision de l'homme en tant que personne, le mariage et la famille, la distinction entre la sphère religieuse et la sphère politique, les principes de solidarité et de subsidiarité et bien d'autres.

Comment la communication peut-elle être au service d'une authentique culture de la rencontre? Et pour nous, les disciples du Seigneur, que signifie rencontrer une personne selon l'Evangile? Comment est-il possible, malgré toutes nos limites et nos péchés, d’être vraiment proches les uns des autres? Ces questions se résument à celle qu'un jour, un scribe c'est-à-dire un communicateur, posa à Jésus: Et qui est mon prochain. Cette question nous permet de comprendre la communication en termes de proximité. Nous pourrions la traduire ainsi: Comment se manifeste la proximité dans l'utilisation des moyens de communication et dans le nouvel environnement créé par les technologies numériques? Je trouve une réponse dans la parabole du Bon Samaritain, qui est aussi une parabole du communicateur. Celui qui communique, en effet, se fait proche. Et le bon Samaritain non seulement se fait proche, mais il prend en charge cet homme qu’il voit à moitié mort sur le bord de la route. Jésus renverse la perspective: Il ne s’agit pas de reconnaître l'autre comme mon semblable, mais de ma capacité de me faire semblable à l’autre. Communiquer signifie alors prendre conscience d’être humains, enfants de Dieu. J’aime définir ce pouvoir de la communication comme proximité. Lorsque la communication est destinée avant tout à pousser à la consommation ou à la manipulation des personnes, nous sommes confrontés à une agression violente comme celle subie par l'homme blessé par les brigands et abandonné au bord de la route, comme nous le lisons dans la parabole. En lui le lévite et le prêtre ne considèrent pas leur prochain, mais un étranger dont il valait mieux se tenir à distance. À ce moment, ce qui les conditionnait, c’étaient les règles de pureté rituelle. Aujourd'hui, nous courons le risque que certains médias nous conditionnent au point de nous faire ignorer notre véritable prochain. Il ne suffit pas de passer le long des routes numériques, c'est à dire simplement d’être connecté, il est nécessaire que la connexion s'accompagne d’une rencontre vraie. Nous ne pouvons pas vivre seuls, renfermés sur nous-mêmes. Nous avons besoin d'aimer et d’être aimés. Nous avons besoin de tendresse. Ce ne sont pas les stratégies de communication qui en garantissent la beauté, la bonté et la vérité. D'ailleurs le monde des médias ne peut être étranger au souci pour l'humanité, et il a vocation à exprimer la tendresse. Le réseau numérique peut être un lieu plein d'humanité, pas seulement un réseau de fils, mais de personnes humaines. La neutralité des médias n'est qu'apparente: Seul celui qui communique en se mettant soi-même en jeu peut représenter un point de référence. L’implication personnelle est la racine même de la fiabilité d'un communicateur. Pour cette raison, le témoignage chrétien, grâce au réseau, peut atteindre les périphéries existentielles. Je le répète souvent: Entre une Eglise accidentée qui sort dans la rue, et une Eglise malade d’auto-référentialité, je n’ai pas de doutes. Je préfère la première. Et les routes sont celles du monde où les gens vivent, où l’on peut les rejoindre effectivement et affectivement. Parmi ces routes, il y a aussi les routes numériques, bondées d'humanité, souvent blessée : hommes et femmes qui cherchent un salut ou une espérance. Aussi grâce au réseau, le message chrétien peut voyager jusqu'aux extrémités de la terre. Ouvrir les portes des églises signifie aussi les ouvrir dans l'environnement numérique, soit pour que les gens entrent, quelles que soient les conditions de vie où ils se trouvent, soit pour que l'Evangile puisse franchir le seuil du temple et sortir à la rencontre de tous. Nous sommes appelés à témoigner d’une Église qui soit la maison de tous. Sommes-nous en mesure de communiquer le visage d'une telle Eglise? La communication contribue à façonner la vocation missionnaire de l'Eglise tout entière, et les réseaux sociaux sont aujourd'hui l'un des endroits pour vivre cet appel à redécouvrir la beauté de la foi, la beauté de la rencontre avec le Christ. Même dans le contexte de la communication il faut une Eglise qui réussisse à apporter de la chaleur, à embraser le cœur. Le témoignage chrétien ne se réalise pas avec le bombardement de messages religieux, mais avec la volonté de se donner soi-même aux autres à travers la disponibilité à s'impliquer avec patience et respect dans leurs questions et leurs doutes, sur le chemin de la recherche de la vérité et du sens de l'existence humaine. Pensons à l'épisode des disciples d'Emmaüs. Il faut savoir entrer en dialogue avec les hommes et les femmes d'aujourd'hui, pour en comprendre les attentes, les doutes, les espoirs, et leur proposer l'Evangile, c’est à dire Jésus Christ, Dieu fait homme, mort et ressuscité pour nous libérer du péché et de la mort. Le défi nécessite profondeur, attention à la vie, sensibilité spirituelle. Dialoguer signifie être convaincu que l'autre a quelque chose de bon à dire, faire de la place à son point de vue, à ses propositions. Dialoguer ne signifie pas renoncer à ses propres idées et traditions, mais à la prétention qu’elles soient uniques et absolues.

Que l'icône du bon Samaritain, qui soigne les blessures de l'homme blessé en y versant de l’huile et du vin, soit notre guide. Que notre communication soit une huile parfumée pour la douleur et le bon vin pour l’allégresse. Notre rayonnement ne provient pas de truquages ou d'effets spéciaux, mais de notre capacité de nous faire proche de toute personne blessée que nous rencontrons le long de la route, avec amour, avec tendresse. N'ayez pas peur de devenir les citoyens du territoire numérique. L'attention et la présence de l’Eglise sont importantes dans le monde de la communication, pour dialoguer avec l'homme d'aujourd'hui et l'amener à rencontrer le Christ: Une Eglise qui accompagne le chemin, sait se mettre en marche avec tous. Dans ce contexte, la révolution des moyens de communication et de l'information est un grand et passionnant défi, qui requiert des énergies fraîches et une nouvelle imagination pour transmettre aux autres la beauté de Dieu".


PAS DE SOLUTION MILITAIRE AU CONFLIT SYRIEN

Ci du Vatican, 23 janvier 2014 (VIS). Hier à Montreux (Suisse) le chef de la délégation du Saint-Siège à la Conférence pour la pacification syrienne a déclaré que devant les souffrances de la population, la solidarité et la responsabilité doit pousser toutes les parties à rechercher la voie d'un dialogue fondé sur la bonne foi et la confiance. C'est, a dit Mgr.Silvano Tomasi, la seule voie de sortie de crise car il ne peut y avoir de solution militaire. "Le Saint-Siège sait que la violence ne conduit qu'à la mort, à la destruction et à l'anéantissement de l'avenir... C'est pourquoi renouvelle son ardent appel aux parties en conflit à un total respect du droit humanitaire et fait les propositions suivantes: Cessez le feu immédiat et arrêt des violences. Dépôt des armes et blocage du flux d'armement, reconversion des fonds en faveur de l'assistance à la population, entreprise immédiate de la reconstruction nationale. Cet effort doit être soutenu par la généreuse solidarité de la communauté internationale, et doublé d'une attention prioritaire à la jeunesse. Il faut que les jeunes soient le bâtisseurs d'un nouvel avenir pour la Syrie. Négociation, réconciliation et reconstruction doivent revêtir une dimension spirituelle, grâce au soutien des diverses confessions du pays en faveur de la compréhension et du retour de la confiance inter-communautaire. Favoriser enfin un dialogue qui puisse s'étendre au cadre régional. La paix en Syrie pourrait ainsi catalyser la problématique régionale et fournir un modèle pacificateur. "Au-delà de la tragédie en cours, la Syrie et ses voisins devraient trouver de nouvelles chances et des solutions originales... Personne ne doit être contraint à fuir son pays à cause de l'intolérance communautaire. C'est l'égalité qui assure à tous une communauté de destin et des valeurs communes indispensables au maintien de chaque identité... Le Saint-Siège a suivi toutes les phases du conflit et constamment réclamé des parties en cause la protection de la population et l'assistance humanitaire aux victimes. Le Pape a parlé, invité à prier pour la paix lors d'une journée spéciale à laquelle le monde a largement adhéré... La culture de la rencontre et du dialogue sont la seule voie portant à la paix".

AUDIENCES


Cité du Vatican, 23 janvier 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

Le Cardinal Camillo Ruini.

Mgr.Celestino Migliore, Nonce apostolique en Pologne.

Mgr.Miguel Maury Buendía, Nonce apostolique au Kazakhstan, Kirghizistan et Tadjikistan.

Mgr.Héctor Rubén Aguer, Archevêque de La Plata (Argentine).

Mgr.Eduardo María Taussig, Evêque de San Rafael (Argentine).

Mgr.Lorenzo Baldisseri, Secrétaire Général du Synode des évêques.

Mgr.Adolfo Armando Uriona, Evêque d'Añatuya (Argentine).

Hier, il avait reçu le Cardinal Angelo Sodano, Doyen du Sacré Collège.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican 23 janvier 2014 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

Mgr.Antonio Bartolacci (Italie), Prélat Auditeur du Tribunal de la Rote Romaine.

Le P.Manoel Saturino da Costa Gomes (Portugal), SCI, Prélat Auditeur du Tribunal de la Rote Romaine.

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