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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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samedi 29 novembre 2014

Condamnation de la violence et de sa justification religieuse


Cité du Vatican, 29 novembre 2014 (VIS). Hier après-midi, après un entretien avec le Premier Ministre turc M.Shmet Davutoglu, le Pape François a quitté le palais présidentiel pour le siège du Bureau des affaires religieuses, la plus haute instance sunnite en Turquie. Bien que l'état soit laïc, 98% des citoyens sont musulmans (68% sunnites et 30% chiites). Après l'entretien avec le Président du Diyanet M.Mehmet Gormez, il a prononcé un discours devant les Autorités religieuses et civiles du pays:

"Lorsqu'ils voyagent pour accomplir une part de leur mission, les Papes rencontrent aussi les autorités et les communautés des autres religions. Sans cette ouverture à la rencontre et au dialogue, une visite papale ne répondrait pas pleinement à ses finalités... Je suis heureux de rappeler de façon spéciale la rencontre que Benoît XVI a eue, en ce même lieu, en novembre 2006. Les bonnes relations et le dialogue entre leaders religieux revêtent en effet une grande importance. Ils représentent un message clair adressé aux communautés respectives, pour exprimer que le respect mutuel et l’amitié sont possibles, malgré les différences. Cette amitié, en plus d’être une valeur en soi, acquiert une signification spéciale et une importance supplémentaire en un temps de crises comme le nôtre, crises qui deviennent dans certaines régions du monde de véritables drames pour des populations entières. Il y a en effet des guerres qui sèment mort et destructions, tensions et confits inter-ethniques et inter-religieux, faim et pauvreté. Ceci afflige des centaines de millions de personnes, provoque des dégâts dans l’environnement naturel, l’air, l’eau, la terre. La situation au proche et moyen Orient est vraiment tragique, spécialement en Irak et en Syrie. Tous souffrent des conséquences des conflits, et la situation humanitaire est angoissante. Je pense à tant d’enfants, à tant de mamans, aux personnes âgées, aux personnes déplacées et aux réfugiés, victimes de violences de toutes sortes. A cause surtout d’un groupe extrémiste et fondamentaliste, des communautés entières, spécialement mais pas seulement, les chrétiens et les yézidis, ont subi et souffrent encore des violences inhumaines à cause de leur identité ethnique et religieuse. Ils ont été chassés de leurs maisons, ils ont dû tout abandonner pour sauver leur vie et ne pas renier leur foi. La violence a frappé aussi des édifices sacrés, des monuments, des symboles religieux et le patrimoine culturel, comme si on voulait effacer toute trace, toute mémoire de l’autre.

En qualité de chefs religieux, nous avons l’obligation de dénoncer toutes les violations de la dignité et des droits humains. La vie humaine, don de Dieu Créateur, possède un caractère sacré. Par conséquent, la violence qui cherche une justification religieuse mérite la plus forte condamnation, parce que le Tout Puissant est le Dieu de la vie et de la paix. Le monde attend, de la part de tous ceux qui prétendent l’adorer, qu’ils soient des hommes et des femmes de paix, capables de vivre comme des frères et des sœurs, malgré les différences ethniques, religieuses, culturelles ou idéologiques. A la dénonciation, il faut faire suivre le travail commun pour trouver des solutions adéquates. Cela demande la collaboration de toutes les parties : gouvernants, leaders politiques et religieux, représentants de la société civile, et tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté. En particulier, les responsables des communautés religieuses peuvent offrir la précieuse contribution des valeurs présentes dans leurs traditions respectives. Nous, musulmans et chrétiens, nous sommes dépositaires d’inestimables trésors spirituels, parmi lesquels nous reconnaissons des éléments qui nous sont communs..., l’adoration du Dieu miséricordieux, la référence au patriarche Abraham, la prière, l’aumône, le jeûne, tous éléments qui, vécus d’une manière sincère, peuvent transformer la vie et donner une base sûre à la dignité et à la fraternité des hommes. Reconnaître et développer cette communauté spirituelle dans le dialogue inter-religieux nous aide aussi à promouvoir et à défendre dans la société les valeurs morales, la paix et la liberté. La reconnaissance commune de la sacralité de la personne humaine soutient la compassion commune, la solidarité et l’aide active envers ceux qui souffrent le plus. A ce sujet, je voudrais exprimer mon appréciation pour tout ce que le peuple turc, les musulmans et les chrétiens, font envers les deux millions de personnes qui fuient leur pays à cause des conflits. C’est un exemple concret de la manière de travailler ensemble pour servir les autres, un exemple à encourager et à soutenir.


J’ai appris avec satisfaction les bonnes relations et la collaboration entre le Diyanet et le Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux. Je souhaite qu’elles se poursuivent et qu’elles se consolident, pour le bien de tous, parce que chaque initiative de dialogue authentique est signe d’espérance pour un monde qui a tant besoin de paix, de sécurité et de prospérité. Monsieur le Président, j’exprime de nouveau, à vous-même et à vos collaborateurs, ma reconnaissance pour cette rencontre, qui remplit mon cœur de joie. Je vous suis tous reconnaissant aussi de votre présence et de vos prières que vous aurez la bonté d’offrir pour mon service. Pour ma part, je vous assure que je prierai aussi pour vous. Que le Seigneur nous bénisse tous".

Visite de la Mosquée bleue et de Ste.Sophie


Cité du Vatican, 29 novembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a quitté Ankara pour Istanbul, la seule ville bâtie sur deux continents, sur les rives du Bosphore qui relie la Mer noire à la Méditerranée. Accueilli par le Gouverneur et par le Patriarche oeuménique, il a gagné en voiture la Mosquée bleue, bâtie du XVII siècle par le Sultan Ahmed I en s'inspirant de Ste.Sophie. Cet édifice grandiose devint le plus vaste lieu de culte du monde musulman. Son surnom vient de son parement intérieur recouvert de 21.000 carreaux de faïence. Accueilli par le Grand Mufti, comme Benoît XVI en 2006, il a été invité à prier à l'issue de la visite. Après s'être recueilli en silence, il s'est déplacé de quelques centaines de mètres pour se rendre à Ste.Sophie, aujourd'hui musée. La structure actuelle de l'ancienne basilique impériale byzantine remonte au VI siècle. Lors de son inauguration en 537 l'empereur Justinien déclara que l'oeuvre d'art la plus somptueuse depuis la Création, s'exclamant avoir dépassé Salomon et son Temple de Jérusalem. Après la conquête turque de 1453 elle devint mosquée, et en 1935 un musée par volonté de Atatürk. Le monument, qui a été sauvé de l'effondrement au milieu du XIX siècle par les architectes suisses Gaspare et Giuseppe Fossati, a reçu la visite de Paul VI, Jean-Paul II et Benoît XVI. Le Pape a été guidé par le directeur du Musée Ste.Sophie et, après une visite d'une quarantaine de minutes, a signé le livre d'or: "Sainte sagesse de Dieu (en grec), combien est belle ta demeure" (en latin). Après cette seconde visite, le Pape s'est rendu au siège de la représentation apostolique où, après le salut du Président de la Conférence épiscopale turque, il s'est entretenu avec les délégations des communautés catholiques d'Istanbul (rites latin, arménien, syrien et chaldéen). 

Envoyé spécial en Ukraine


Cité du Vatican, 29 novembre 2014 (VIS). Aujourd'hui a été publiée la lettre latine du 18 novembre par laquelle le Saint-Père a nommé le Cardinal Christoph Schönborn, Archevêque de Vienne (Autriche), son Envoyé spécial au 25 anniversaire de la liberté retrouvée de l'Eglise gréco-catholique d'Ukraine (Kiev, 10 décembre). Il sera accompagné par l'abbé Yurij Kolasa, Vicaire pour les ukrainiens d'Autriche, et par l'Abbé Ihor Sfibian, Chef de la Commission oécuménique de l'Archevêché de Kiev.


vendredi 28 novembre 2014

Le Pape en Turquie pour favoriser le dialogue et la paix


Cité du Vatican, 28 novembre 2014 (VIS). Pour son sixième voyage apostolique, le Saint-Père a quitté ce matin Rome à destination d'Ankara. A l'instar de ses prédécesseurs, il entend lui imprimer un caractère principalement oecuménique car la Turquie a une place à part au plan géographique, mais aussi pour les Papes. A l'annonce de son élection, les autorités turques définirent Jean XXIII "le premier Pape turc de l'histoire". Il est vrai que Angelo Roncalli avait laissé un souvenir très positif de son séjour de 1935 à 1944 comme Délégué apostolique. En 1967 ensuite, Paul VI fut le premier à y effectuer un voyage officiel, en corollaire à sa visite historique en Terre Sainte. Ce fut le tour de Jean-Paul II en 1979 puis de Benoît XVI en 2006.

Après trois heures de vol, l'avion papal a atterri dans la capitale turque à 13 h locales (midi heure de Rome). Après la brève cérémonie d'accueil, il s'est rendu au centre d'Ankara pour s'incliner devant le tombeau de Mustafa Kemal, dit Atatürk, le Père des Turcs (2881 - 1936), premier Président de la République et créateur de l'état moderne. Après avoir déposé une couronne de fleur et signé le livre d'or du mausolée, le Pape a gagné le nouveau palais présidentiel, où il s'est entretenu en privé avec le chef de l'Etat M.Recep Tayyip Erdogan. Au livre d'or du mausolée, le Pape François a écrit: "Mes voeux les plus sincères afin que la Turquie, pont entre deux continents, ne soit pas qu'un carrefour mais aussi un espace de rencontre, de dialogue et de paix entre hommes et femmes de toute ethnie, culture et religion". Dans celui de la présidence: "Puisse le Tout Puissant concéder paix et prospérité au peuple turc. Puisse ce pays être tout entier une aire de coexistence pacifique entre cultures et populations, dans laquelle chacun se sente protégé dans sa dignité et soit libre de professer sa foi librement". Avant de s'entretenir avec le nouveau Premier Ministre, il s'est adressé aux corps constitués:

Saluant dans la Turquie un creuset de civilisations "et un pont naturel entre deux continents et entre différentes expressions culturelles, le Pape a dit que cette terre est particulièrement chère aux chrétiens pour avoir donné le jour à saint Paul, qui y a fondé diverses communautés, pour avoir hébergé les sept premiers conciles de l’Église, et pour la présence, près d’Ephèse, de ce qu’une vénérable tradition considère comme la maison où la mère de Jésus aurait vécu. Mais les raisons de la considération et de l’estime que je porte à la Turquie sont aussi à chercher "dans la vitalité de son présent, dans l’ardeur au travail et la générosité de son peuple, dans son rôle dans le concert des nations. C’est pour moi un motif de joie d’avoir l’opportunité de poursuivre avec vous un dialogue d’amitié, d’estime et de respect, dans le sillage de celui entrepris par mes prédécesseurs... Nous avons besoin d’un dialogue qui approfondisse la connaissance et valorise avec discernement les nombreuses choses qui nous unissent, et en même temps nous permette de considérer les différences avec un esprit sage et serein, pour pouvoir aussi en tirer un enseignement. Il faut poursuivre avec patience l’engagement à construire une paix solide, fondée sur le respect des droits fondamentaux et des devoirs liés à la dignité de l’homme. De cette manière, les préjugés et les fausses craintes peuvent se dépasser et s’ouvre au contraire un espace à l’estime, à la rencontre, au développement des énergies les meilleures au bénéfice de tous.

A cette fin, il est fondamental que les citoyens musulmans, juifs et chrétiens, tant dans les dispositions des lois que dans leur application concrète, jouissent des mêmes droits et respectent les mêmes devoirs. De cette manière, ils se reconnaîtront plus facilement comme frères et compagnons de route, en éloignant toujours davantage les incompréhensions et en favorisant la collaboration et l’entente. La liberté religieuse et la liberté d’expression, efficacement garanties à tous, stimuleront la floraison de l’amitié, en devenant un éloquent signe de paix. Le proche et le moyen Orient, l’Europe et le monde attendent cette floraison. Le Moyen-Orient, en particulier, est depuis trop longtemps le théâtre de guerres fratricides, qui semblent naître l’une de l’autre, comme si l’unique réponse possible à la guerre et à la violence devait toujours être une nouvelle guerre et une autre violence. Pendant combien de temps encore cette région devra-t-elle souffrir du manque de paix? Nous ne pouvons pas nous résigner à la continuation des conflits comme si une amélioration de la situation n’était pas possible. Avec l’aide de Dieu, nous pouvons et nous devons toujours renouveler le courage de la paix. Cette attitude conduit à utiliser avec loyauté, patience et détermination tous les moyens de négociation, et à atteindre ainsi des objectifs concrets de paix et de développement durable. Pour atteindre un tel objectif, une contribution importante peut venir du dialogue inter-religieux et interculturel, de manière à bannir toute forme de fondamentalisme et de terrorisme, qui humilie gravement la dignité de tous les hommes et instrumentalise la religion.

Pour cela il faut opposer au fanatisme et au fondamentalisme, aux phobies irrationnelles qui encouragent incompréhensions et discriminations, la solidarité de tous les croyants, ayant pour piliers le respect de la vie humaine, de la liberté religieuse qui est liberté de culte et liberté de vivre selon l’éthique religieuse, l’effort de garantir à tous le nécessaire pour une vie digne, et la protection de l’environnement naturel. C’est de cela qu’ont besoin, avec une urgence particulière, les peuples et les états du proche et moyen Orient, pour pouvoir finalement inverser la tendance et poursuivre avec succès un processus de pacification par le rejet de la guerre et de la violence, ainsi que par la recherche du dialogue, du droit et de la justice. Malheureusement nous sommes encore témoins de graves conflits. En Syrie et en Irak, en particulier, la violence terroriste ne semble pas s’apaiser. On enregistre la violation des lois humanitaires les plus élémentaires à l’encontre des prisonniers et de groupes ethniques entiers. Il y a eu, et ont lieu encore, de graves persécutions aux dépens de groupes minoritaires, notamment chrétiens et les Yézidis. Des centaines de milliers de personnes ont été contraintes à abandonner leurs maisons et leur patrie pour pouvoir sauver leur vie et rester fidèles à leur credo. La Turquie, en accueillant généreusement un grand nombre de réfugiés, est directement impliquée à ses frontières par les effets de cette dramatique situation, et la communauté internationale a l’obligation morale de l’aider à prendre soin des réfugiés. Avec la nécessaire assistance humanitaire, on ne peut pas rester indifférent face à ce qui a provoqué ces tragédies. En répétant qu’il est licite d’arrêter l’injuste agresseur, cependant toujours dans le respect du droit international, je veux aussi rappeler qu’on ne peut confier la résolution du problème à la seule réponse militaire. Un engagement commun fort, fondé sur la confiance réciproque, est nécessaire, qui rende possible une paix durable et permette de destiner finalement les ressources, non aux armements, mais aux vraies luttes dignes de l’homme, celle contre la faim et les maladies, celle pour le développement durable et la sauvegarde de la création, contre de nombreuses formes de pauvreté et de marginalité qui ne manquent pas dans le monde moderne.



La Turquie, par son histoire, en raison de sa position géographique et à cause de l’importance qu’elle revêt dans la région, a une grande responsabilité. Ses choix et son exemple possèdent une portée spéciale et peuvent être d’une aide importante en favorisant une rencontre de civilisations et en indiquant des voies praticables de paix et d’authentique progrès. Que le Très Haut bénisse et protège la Turquie et l’aide à être un artisan de paix efficace et convaincu!".

Indulgences pour l'Année de la vie consacrée


Cité du Vatican, 28 novembre 2014 (VIS).A l'occasion de l'Année de la vie consacrée, qui débute dimanche (jusqu'au 2 février 2016), la Pénitencerie apostolique publie un décret dictant les conditions de réception d'indulgences plénières. Pouvant servir en suffrage des âmes du purgatoire, elles s'obtiendront à Rome par la participation aux cérémonies fixées par la Congrégation pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique, après un moment de recueillement conclu par la récitation du Pater, du Credo ou de toute forme d'invocation légitime à la Vierge Marie. Et dans les diocèses, au cours des cérémonies locales ad hoc, en visitant la cathédrale, toute église ou lieu désigné par l'évêque, récitant la liturgie des heures ou selon la procédure décrite pour Rome. Les religieux malades ou empêchés pour des raisons légitimes seront dispensés de ces conditions s'ils confient leur maladie ou leurs souffrances à l'intercession de Marie et prient comme convenu. Afin de faciliter la réception de la grâce divine par le biais de l'Eglise, on recommande aux prêtres pénitenciers et à tous ceux qui en ont reçu faculté d'être généreusement disponibles pour les confessions et l'administration de la communion aux malades.    

Avis


Cité du Vatican, 28 novembre 2014 (VIS). En raison du voyage du Saint-Père en Turquie, le VIS diffusera exceptionnellement son bulletin demain samedi et dimanche 30 novembre.


jeudi 27 novembre 2014

Pour un renouveau de la vie consacrée


Cité du Vatican, 27 novembre 2014 (VIS). La Congrégation pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique vient de se réunir pour réfléchir à l'état de la vie religieuse cinquante ans après les documents conciliaires Lumen Gentium et Perfectae Caritatis. Recevant les 80 participants, le Pape a repris le thème des assises, Du vin nouveau dans des outres neuves: "Vous vous êtes proposés de tester la qualité et le degré de maturation du vin produit par la longue saison du renouveau" de la vie religieuse, mais aussi de vérifier si les contenants institutionnels sont ou non "adaptés pour recevoir votre vin nouveau et pour sa maturation. N'ayons pas peur d'abandonner nos vieilles outres, c'est à dire de changer nos habitudes et les structures qui ne sont plus adaptées à l'avancement du Royaume, qui offrent une fausse sécurité, qui éloigne le peuple des fidèles et nous empêchent souvent d'entendre l'appel de qui attend la Bonne Nouvelle. Ne vous cachez pas les faiblesses de la vie religieuse, la résistance de certains secteurs au changement, une force d'attraction réduite et le nombre des abandons, la fragilité de certaines formations, un poids de la gestion au dam de la vie spirituelle, une faible capacité à accéder aux diversités culturelles et générationnelles, un déséquilibre dans l'exercice de l'autorité et la gestion des biens. La pauvreté doit être notre préoccupation car, comme le disait saint Ignace, elle est la mère et de mur de la vie consacrée. Elle donne la vie mais sépare de la mondanité. Soyez plutôt attentifs aux signes de l'Esprit qui propose de nouveaux horizons et ouvre de nouveaux sentiers, toujours selon la règle évangélique et les charismes de vos fondateurs". Puis il a énuméré plusieurs critères comme le caractère évangélique des choix, la fidélité charismatique et le primat du service, l'attention aux plus faibles et le respect de la dignité de la personne. Le Pape a enfin encouragé ses hôtes à continuer de favoriser le progrès, afin de "le vin nouveau puisse rajeunir l'Eglise et réjouir le coeurs de qui a besoin de votre aide. "Certes, la substitution des vieilles outres ne saurait être automatique car il faut maintenir ce qui continue de donner des fruits. "Poursuivez donc dans la voie du renouveau engagé il y a cinquante ans en évaluant à la lumière de la Parole toute nouveauté, toujours à l'écoute des besoins de l'Eglise et du monde contemporain".

Les enjeux de la pastorale urbaine


Cité du Vatican, 27 novembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu les participants à la seconde phase du Congrès international de pastorale des métropoles qui s'est ouvert à Barcelone (Espagne) le 24 novembre, devant qui il a tenu à citer quatre enjeux: On a besoin dans ces nouveaux espaces urbains de nouveaux axes d'action. "On ne peut rester désorientés et risquer de se tromper de route ou de porte, de nous perdre nous mêmes sans répondre aux attentes des fidèles et de tous ceux qui cherchent un sens à la vie... L'Eglise n'est plus la seule référence de la culture...capable de définir la forme culturelle comme les valeurs... Nous ne sommes plus les seuls à faire la culture, et pas même les plus écoutés! Il faut donc changer de mentalité pastorale, non pas pour une pastorale relativiste qui, pour survivre dans le contexte culturel, perdrait son horizon évangélique... Ce ne serait plus de la pastorale, car il ne s'agirait plus de l'intérêt de l'homme...auquel on cacherait Jésus et la vérité sur lui même. Cette voie porterait l'homme à la solitude et à la mort. Il faut rejeter la voie commode du relativisme pastoral! Pour constituer une pastorale évangélisatrice, il faut du courage et de l'audace... Les hommes d'aujourd'hui et la société ont besoin d'une Bonne Nouvelle que nous ne devons pas avoir honte d'exposer... Mais le dialogue pastoral doit être exempt des relativismes qui affadissent l'identité chrétienne. Il doit tendre à attendrir le coeur de l'autre... Nous avons pour cela besoin d'être contemplatifs mais sans rejeter l'apport des sciences sociales permettant de percevoir le phénomène urbain", besoin de découvrir les "cités invisibles" que sont les groupes et les territoires humains, leurs symboles et langages, leurs rites et leur conception de la vie. Si la situation change selon les continents, on ne doit pas méconnaître ou mépriser d'autres expériences, chrétiennes ou non. L'Esprit sème partout. Mais il faut partout être particulièrement attentifs aux pauvres et au émigrés. "L'Eglise ne saurait ignorer leur appel ou entrer dans le jeu de systèmes injustes, mesquins et intéressés qui tenteraient de les rendre invisibles". 

Audience aux Pauliniens


Cité du Vatican, 27 novembre 2014 (VIS). Le Pape a reçu ce matin les diverses réalités regroupées dans la Société de St.Paul et dans les Filles de St.Paul, qui oeuvrent dans le domaine de la communication. Fondée par le bienheureux Giacomo Alberione, la famille paulinienne comprend cinq congrégations religieuses, quatre instituts séculiers et une association de coopérants. Rappelant leur centenaire, le Saint-Père a encouragé ses hôtes à rénover leur engagement à vivre la foi et à la communiquer. Il les a encouragé à poursuivre l'oeuvre de leur fondateur "en ayant de larges horizons. N'oublions pas que l'évangélisation est fondamentalement liée à l'annonce de l'Evangile à qui ne connaît pas Jésus ou l'a jusqu'ici repoussé.... Chacun à le droit de recevoir l'Evangile, tandis que les chrétiens ont le devoir de l'annoncer à tous sans exception. Cet élan catholique doit porter jusqu'au périphéries existentielles. Tel est votre ADN du fait que "votre fondateur s'est inspiré à saint Paul et à sa mission. Le Concile Vatican II nous présenté l'Eglise comme un peuple en marche... Or la marche symbolise l'espérance. La finalité des actions de tout chrétien ici bas est de gagner la vie éternelle. Enracinée dans l'annonce de son amour, cette mission nous empêche de rester prisonniers des structures de ce monde. Elle tient éveillé notre esprit, capables que nous sommes de projets qui s'accompliront dans la béatitude du Seigneur".

Activité du Pape en décembre 2014 et en janvier 2015


Cité du Vatican, 27 novembre 2014 (VIS). Voici la liste des cérémonies présidées par le Saint-Père en décembre 2014 et janvier 2015:

DECEMBRE

Lundi 8: Solennité de l'Immaculée Conception, à 16 h prière Place d'Espagne.

Vendredi 12: Basilique vaticane, à 18 h messe pour l'Amérique latine.

Dimanche 14: Visite de la paroisse St.Joseph all'Aurelio, à 16 h.

Mercredi 24: Messe de minuit, à 2 h 30' en la Basilique vaticane.

Jeudi 25: Solennité de Noël, à midi bénédiction Urbi et Orbi depuis la loge centrale de la Basilique vaticane.

Mercredi 31: Premières vêpres et Te Deum de fin d’année, à 17 h en la Basilique vaticane.

JANVIER

Jeudi 1: Solennité de la Mère de Dieu et XLVIII Journée mondiale de la paix, à 10 h messe en la Basilique vaticane.

Mardi 6: Solennité de l'Epiphanie, à 30 h messe en la Basilique vaticane.

Dimanche 11: Fête du baptême du Seigneur, à 9 h 30' en la Chapelle Sixtine, messe et baptêmes d'enfants.

Lundi 12 au lundi 19: Voyage apostolique au Sri Lanka et aux Philippines.

Dimanche 25: Solennité de la conversion de saint Paul, vêpres à 17 h 30' en la Basilique St.Paul Hors les murs.



Chrétiens et musulmans contre la violence d'essence religieuse


Cité du Vatican, 27 novembre 2014 (VIS). Hier et avant-hier à Téhéran (Iran), s'est tenue la IX réunion entre le Centre pour le dialogue inter-religieux de l'Islamic Culture and Relations Organization et le Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux. Présidaient conjointement M.Abuzar Ibrahim Turkaman et le Cardinal Jean-Louis Tauran. Voici les six points de leur déclaration finale:

Les vingt ans de notre dialogue ont permis d'améliorer notre connaissance et notre compréhension les uns des autres.

Les participants à cette réunion réaffirment que le dialogue entre chrétiens et musulmans joue un rôle capital dans l'élaboration d'une société meilleure.

Don divin, la spiritualité est également le fruit d'une démarche humaine portant à la vérité.

Une spiritualité saine permet à tous de reconnaître la présence et l'action de Dieu, dans l'homme et dans le monde.

Les media sont appelés à favoriser le caractère positif des relations entre musulmans et chrétiens.

Les participants condamnent en outre toute forme d'extrémisme et de violence, et tout particulièrement lorsque les actes sont commis au nom de la religion.


Ils entendent se retrouver à Rome en 2016, après une réunion préparatoire prévue pour l'an prochain. 

Audiences


Cité du Vatican, 27 novembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

Mgr.Michael A.Blume, Nonce apostolique en Ouganda.

Mgr.Ramiro Moliner Inglés, Nonce apostolique en Albanie.


mercredi 26 novembre 2014

Avec les journalistes dans l'avion papal


Cité du Vatican, 26 novembre 2014 (VIS). Dans l'avion le ramenant hier de Strasbourg, le Saint-Père a répondu aux questions de journalistes:

Devant le Parlement européen vous avez utilisé un discours aux accents pastoraux pouvant être compris comme politiques, quelques peu social-démocrates. Seriez-vous un Pape social-démocrate?: "Non, je ne suis pas un Pape social-démocrate, et je ne saurais me classifier. Ce que je me permets de dire vient de l'Evangile, d'un message porté par la Doctrine sociale de l'Eglise. Si j'ai touché des aspects sociaux ou politiques, ce n'est qu'en vertu de la Doctrine sociale, issue de l'Evangile et de la tradition chrétienne. Ainsi, l'identité des peuples a une valeur évangélique. N'est-ce pas?".

Les rues de Strasbourg étaient presque vides et les gens se disaient déçus. Ne regrettez-vous pas de ne pas être allé à la cathédrale, qui fête son millénaire? Quand ferez-vous un voyage en France, et où?: "Cela n'est pas encore programmé. A Paris certainement, peut-être à Lourdes. J'ai proposé de visiter une ville qui n'a jamais accueilli de Pape. On a pensé aller à la cathédrale de Strasbourg, mais cela aurait impliqué faire une visite en France. Tel était le problème".

Dans le discours au Conseil de l'Europe, j'ai été frappé par le concept de transversalité et votre remarque sur ce que avez dit de vos rencontre avec des hommes politiques européens jeunes. Vous avez insisté sur la nécessité d'un pacte inter-générationnel à côté de la transversalité. Et puis, par curiosité personnelle, est-il vrai que vous soyez dévot de saint Joseph?: "Depuis toujours, et chaque fois que je lui ai demandé quelque chose, il me l'a donnée. La transversalité est importante et j'ai effectivement constaté que les jeunes voient les choses de manière transversales, qu'ils ne craignent pas de sortir de leur contexte pour dialoguer. C'est ce qu'il faut développer, le dialogue inter-générationnel également, et puis sortir pour aller vers d'autres réalités. L'Europe en a besoin".

Dans ce même discours, vous avez parlé des péchés des fils de l'Eglise. Comment avez-vous réagi à l'affaire des prêtres pédophiles de Grenade (Espagne) que, d'une certaine façon, vous avez permis de révéler?: "J'ai lu une lettre qui m'était adressée et j'ai appelé son auteur. Je lui ai dit d'aller dès le lendemain chez son évêque. J'ai par ailleurs écrit à l'évêque d'entreprendre une enquête. Ça été un choc, une grande souffrance pour moi. La vérité est la vérité, et nous ne pouvons pas la cacher".

Vous avez de nouveau parlé du terrorisme comme d'une menace d'esclavage. Telle est la caractéristique des actes de l'IS qui menace toute une région, et même Rome et votre personne. Pensez-vous qu'avec de tels extrémistes quelque dialogue soit possible, ou bien que ce n'est que temps perdu?: "Rien n'est jamais perdu d'avance. Même si on ne devait pas avoir un dialogue, il ne faut jamais fermer la porte, même si c'est pratiquement impossible. Vous parlez de menace. C'est exact, le terrorisme menace. Quant à l'esclavage, c'est une plaie sociale qui remonte à loin. L'esclavagisme, la traite des êtres humains, le commerce des enfants sont des drames devant lesquels on ne doit pas fermer les yeux. C'est une réalité contemporaine, tout comme le terrorisme. Mais il existe aussi la menace d'un terrorisme d'état, lorsque le gouvernement national se donne le droit de massacrer des terroristes, provoquant ainsi la mort de tant d'innocents. Cette autre anarchie très dangereuse. Il faut combattre le terrorisme mais je le redis, si on entend arrêter un agresseur injuste, il faut agir avec le consentement internationale".

Lorsque vous voyagez, intimement c'est le Successeur de Pierre, l'Evêque de Rome ou l'ancien Archevêque de Buenos Aires qui voyagez?: "En fait je n'en sais rien, et je ne me suis jamais posé la question. Je vais y penser... La mémoire de l'Archevêque de Buenos Aires n'existe plus car je suis maintenant l'Evêque de Rome et le Successeur de Pierre. C'est dans cette réalité et avec cette mémoire que je voyage désormais. Je suis romain et c'est aujourd'hui l'Europe qui me préoccupe".


Une Eglise en marche vers le Royaume des cieux


Cité du Vatican, 26 novembre 2014 (VIS). Durant l'audience générale tenue place St.Pierre, le Pape a consacré sa catéchèse à une " vérité fondamentale dont le Concile Vatican II avait bien conscience et que nous ne devons pas oublier. L'Eglise n'est pas une réalité statique, immobile, une fin en soi, mais est continuellement en chemin dans l'histoire, vers le but ultime et merveilleux qu'est le Royaume des cieux dont l'Eglise sur terre est le germe et le commencement: "Lorsque nous nous dirigeons vers cet horizon, nous nous apercevons que notre imagination s'arrête, se révélant à peine capable de deviner la splendeur du mystère qui dépasse nos sens. Spontanément, quelques questions nous viennent à l'esprit: quand aura lieu ce passage final? Comment sera la nouvelle dimension dans laquelle l'Eglise entrera? Que sera alors l'humanité? Et la création qui nous entoure?". Ces questions ne sont pas nouvelles puisque les disciples de Jésus les avaient déjà posées à leur époque". Puis le Saint-Père a expliqué que face à ces questions, la Constitution conciliaire Gaudium et Spes affirme que "nous ignorons le temps de l'achèvement de la terre et de l'humanité, nous ne connaissons pas le mode de transformation du cosmos. Elle passe, certes, la figure de ce monde déformée par le péché. Mais, nous l'avons appris, Dieu nous prépare une nouvelle terre où règnera la justice et dont la béatitude comblera et dépassera tous les désirs de paix qui montent au cœur de l'homme… Nous serons complètement remplis de la joie, de la paix et de l'amour de Dieu, sans aucune limite, face à face avec lui". Il a ensuite souligné combien "il est beau de percevoir la continuité et la communion de fond qui existe entre l'Eglise qui est dans le ciel et celle qui est encore en chemin sur la terre, sans oublier que nous sommes toujours invités à offrir nos bonnes œuvres, nos prières et l'eucharistie pour soulager les âmes qui sont encore en attente de la béatitude sans fin. Dans la perspective chrétienne, la distinction n'est plus entre ceux qui sont déjà morts et ceux qui ne le sont pas encore, mais entre qui est en Christ et qui ne l'est pas encore! Voilà quel est l'élément déterminant, vraiment décisif pour notre salut et pour notre bonheur... En même temps, l'Ecriture nous enseigne que l'accomplissement de ce dessein merveilleux ne peut pas ne pas concerner aussi tout ce qui nous entoure et qui vient de la pensée et du cœur de Dieu… Ce que l'on peut attendre, comme accomplissement d'une transformation qui en réalité est déjà en cours depuis la mort et la résurrection du Christ, c'est donc une nouvelle création. Non pas un anéantissement du cosmos et de tout ce qui nous entoure, mais un accompagnement de toute chose à sa plénitude d'être, de vérité et de beauté. C'est le dessein que Dieu, le Père, Fils et Saint Esprit, veut réaliser et réalise depuis toujours. Ainsi lorsque nous pensons à ces étonnantes réalités qui nous attendent, nous nous rendons compte combien notre appartenance à l'Eglise est vraiment un don merveilleux qui porte en lui une très grande vocation".

Prier pour le voyage du Pape en Turquie


Cité du Vatican, 26 novembre 2014 (VIS). Après la catéchèse, le Pape a salué les groupes, notamment ceux de langue arabe venant d'Irak et de la région: "La violence, les souffrances et la gravité du péché doivent nous conduire à s'en remettre totalement à la justice de Dieu, qui jugera chacun selon ses actes. Soyez forts et accrochez-vous à l'Eglise et à votre foi de manière à purifier le monde par votre confiance. Que votre espérance et votre pardon, votre amour et votre patience soient votre témoignage. Puisse le Seigneur vous protéger et vous soutenir". Rappelant l'imminence de son voyage de trois jours en Turquie, il a demandé à l'assemblée de prier pour que la "visite de Pierre à son frère André donne des fruits de paix, de dialogue entre les religions et de concorde au sein du peuple turc". 

Message au Congrès international de la pastorale des métropoles


Cité du Vatican, 26 novembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a fait parvenir hier un message au Cardinal Archevêque de Barcelone (Espagne) à l'occasion du Congrès international de pastorale des métropoles qui se tient à la Sagrada Damilia. Félicitant les organisateurs de cette intéressante initiative, il rappelle qu'il s'agit pour les participants de réfléchir de manière créative à la mission évangélisatrice des grands centres urbains en expansion, où se manifeste une crainte de ne plus ressentir la miséricorde de Dieu: L'Eglise a le devoir de faire parvenir partout la Bonne Nouvelle, sans crainte de la diversité et du pluralisme, mais aussi sans discrimination. Il est utile d'aller vers les périphéries en changeant nos habitudes. Comme une mère soucieuse du bien de ses enfants, l'Eglise doit faire des efforts et même des sacrifices afin que la lumière évangélique ne manque à personne, pour que chacun se sente accepté et intégré à une communauté, dans un esprit de vraie solidarité envers le plus besogneux surtout. Puisse le Seigneur éclairer les congressistes, conclut le Pape, et bénir leur action pastorale. 

Contre la traite des êtres humains


Cité du Vatican, 26 novembre 2014 (VIS). Le Conseil pontifical pour la pastorale des migrants, son homologue Iustitia et Pax, et les unions des Supérieurs généraux et Supérieures générales, organisent le 8 février prochain une Journée mondiale de prière et de réflexion contre la traite des êtres humains. Le 8 février est la fête de sainte Josephine Bakhita, l'esclave soudanaise canonisée en 2000. Cette plaie, toujours présente dans le monde, touche selon les Nations-Unies 21 millions de personnes, parmi les plus pauvres et les plus vulnérables. Principalement femmes et enfants, elles sont victimes d'exploitation sexuelle, du travail forcé, contraintes à la vente d'organes ou à la mendicité. C'est un ensemble d'activités criminelles lucratives qui rapportent 32 millions d'US$ par an, à l'instar des trafics de drogue et d'armement. Cette première journée devra sensibiliser l'opinion à une situation dont souffrent des millions de personnes et à réfléchir à des actions concrètes.



En bref


LE CARDINAL TAURAN, PRESIDENT DU CONSEIL PONTIFICAL pour le dialogue inter-religieux, participe le 25 et le 26 novembre à Téhéran (Iran) à la IX réunion avec le Centre pour le dialogue inter-religieux de l'Islamic Culture and Relations Organization, dont le thème est: Chrétiens et musulmans, un dialogue constructif pour le bien de la société. Construire signifie bâtir une maison commune aux murs solides mais aussi dotée de fondations. Le musulmans et les chrétiens doivent donc mettre en commun leurs valeurs religieuses en réponse aux extrémismes et aux violences et en vue de développer en toute circonstance le dialogue. Ceci dit, on ne saurait taire ou rester indifférent face à la violence extrême et diffuse du terrorisme qui, notamment, persécute les minorités ethniques ou religieuses du moyen Orient. En aucun cas la religion ne peut servir de prétexte à ces crimes.


MGR.DOMINIQUE MAMBERTI, SECRETAIRE POUR LES RELATIONS avec les états, est intervenu le 25 novembre à Sydney lors de l'assemblée plénière de la Conférence épiscopale australienne, pour faire un exposé de la diplomatie du Saint-Siège face à la situation des chrétiens du proche et moyen Orient. Au-delà de sa mission spirituelle, elle a pour tâche de défendre les droits de l'Eglise et la liberté religieuse plus en général, de défendre les droits de l'homme et la dignité de la personne, de favoriser une vision morale des problèmes internationaux, la réconciliation et la paix, la défense également de l'environnement. Les diplomates du Pape sont appelés à intervenir chaque fois qu'on sollicite sa médiation. Sans proposer de solutions pratiques, ils encouragent la prise de conscience internationale face aux agressions comme aux besoins d'aide humanitaire.  

Autres actes pontificaux


Cité du Vatican 26 novembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a nommé l'Abbé Célestin Hakizimana, Evêque de Gikongoro (superficie 2.057, population 582.159, catholiques 248.471, prêtres 51, religieuses 70), au Rwanda. L'Evêque élu, né en 1963 près de Kigali (Rwanda) et ordonné prêtre en 1991, était jusqu'ici Secrétaire général de la Conférence épiscopale rwandaise. Docteur en théologie, il a été vicaire paroissial et chargé de l'enseignement catholique diocésain.

mardi 25 novembre 2014

Le Pape va prier à St.Marie Majeure


Cité du Vatican 25 novembre 2014 (VIS). Hier en fin d'après-midi, après avoir donné l'absoute à la fin de la messe de funérailles du Cardinal Angelini, le Saint-Père s'est rendu en la basilique Ste.Marie Majeure. Il a prié une petite demi heure devant l'icône de la Salus Populi Romani et déposé un bouquet aux couleurs du drapeau européen.
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