Cité
du Vatican, 16 décembre 2015 (VIS). Le Pape François a ouvert ses
réflexions de l'audience générale de ce matin, tenue Place
St.Pierre, en rappelant l'ouverture dimanche dernier de la porte
sainte de St.Jean de Latran et de toutes les autres cathédrales du
monde. Ainsi l'Année sainte extraordinaire de la miséricorde
peut-elle être vécue dans tous les diocèses, même si Rome reste
le signe visible de la communion universelle, et "devenir une
expérience pour tous les fidèles, un geste de communion ecclésiale
universelle et un signe de l'amour miséricordieux du Père".
Toutefois, a-t-il noté ''la miséricorde et le pardon ne doivent pas
rester simplement de beaux mots, mais être mis en pratique dans la
vie quotidienne. Aimer et pardonner sont le signe visible et concret
de ce que la foi a transformé nos cœurs, ce qui nous permet
d'exprimer la vie même de Dieu, d'aimer et de pardonner comme Dieu
nous aime et nous pardonne. Ceci est un programme de vie qui ne peut
connaître interruptions ou exceptions, un programme qui nous
encourage à aller toujours plus loin, avec la certitude d'être
soutenus par la présence paternelle de Dieu''. Puis le Saint-Père a
expliqué que ''ce grand signe de vie chrétienne se décline en
beaucoup d'autres, caractéristiques du Jubilé... Le salut ne
s'achète pas. Dieu est libre de demander et d'accorder à tous les
fidèles... C'est pourquoi...on n'a pas à payer le passage de la
Porte Sainte... La Porte Sainte est gratuite, comme Jésus qui est
gratis. Passer la Porte Sainte est le signe de notre confiance dans
le Seigneur Jésus, qui n'est pas venu pour juger, mais pour sauver.
C'est le signe d'une vraie conversion. Lorsque nous traversons cette
porte, il est bon de se rappeler que nous devons également garder la
porte de nos cœurs ouverts. Quel effet aurait l'Année Sainte si la
porte de notre cœur restait barrée au Christ...qui nous pousse à
aller vers les autres et leur apporter son amour. Comme la Porte
Sainte qui reste ouverte, car elle est le signe de l'acceptation que
Dieu nous accorde, notre porte personnelle doit toujours rester
ouverte pour n'exclure personne''. Le Pape a également rappelé que
la confession est un autre signe important du Jubilé. ''Pour
recevoir le sacrement par lequel nous sommes réconciliés avec Dieu,
il est nécessaire d'avoir une expérience directe de sa
miséricorde... Mais comment pourrions-nous demander à Dieu de nous
pardonner si nous ne sommes pas en mesure de pardonner? Bien sûr, le
pardon n'est pas chose facile, d'autant qu'il ne peut venir de nos
propres forces. Si nous nous disposons à recevoir la miséricorde de
Dieu nous serons en mesure de pardonner''. Enfin, avant de conclure,
il a encouragé tout le monde à vivre le Jubilé de la Miséricorde
en commençant par ces signes qui contiennent la grande force de
l'amour divin.
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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... [+]
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mercredi 16 décembre 2015
Note de la Salle de Presse
Cité
du Vatican, 16 décembre 2015 (VIS). La Salle de Presse a diffusé ce
matin la note suivante: Le rapport du Moneyval du 8 décembre
confirme que ces deux dernières années le Saint-Siège et l'Etat de
la Cité du Vatican ont accompli des progrès notables en matière de
prévention du recyclage et du financement du terrorisme. Preuve que
le système fonctionne le blocage par le Tribunal vatican de 11,2
millions d'Euro, tel qu'il résulte des enquêtes en cours. Comme
l'indique l'Office du juge d'instruction, ces enquêtes sont
techniquement complexes et requièrent des analyses approfondies,
d'autant qu'elles ont un important volet international ou
transnational du fait de délits commis hors du territoire vatican
par des personnes qui n'y résident pas. Le Saint-Siège dispose d'un
réseau international lui permettant de collaborer en la matière
avec d'autres états, que ce soit au niveau de l'AIF ou du Tribunal.
Ce qui ressort d'ailleurs des données et des statistiques du rapport
Moneyval. Ayant requis la collaboration judiciaire d'autres états,
le Tribunal en a largement bénéficié, ce que confirme le même
rapport. En conclusion le Saint-Siège reçoit l'appel du Moneyval à
renforcer ultérieurement les capacités de la Gendarmerie à
conduire des enquêtes plus incisives et celles du Tribunal à punir
les délits de recyclage et de financement du terrorisme dans le
cadre du Saint-Siège et de l'Etat de la Cité du Vatican.
In memoriam
Cité
du Vatican, 16 décembre 2015 (VIS). Voici les
données relatives aux prélats décédés ces derniers mois et
semaines:
Mgr.Peter
Alfred Sutton, OMI, Archevêque émérite de Keewatin-Le Pas
(Canada), le 5 septembre à 80 ans.
Mgr.Bruno
Tommasi, Archevêque émérite de Lucca (Italia) le 17 septembre à
85 ans.
Mgr.Georg
Eder, Archevêque émérite de Salzburg, (Autriche), le 19 septembre
à 87 ans.
Mgr.Giovanni
De Vivo, Evêque de Pescia
(Italie), le 20 septembre à 75 ans.
Mgr.Raphale
Michale Fliss, Evêque émérite de Superior (USA), le 21 septembre
à 84 ans.
Mgr.Carlos
Anibal Altamirano Argülelo, Evêque d'Azogues (Equateur), le 25
septembre à 73 ans.
Mgr.Claudio
Baggini, Evêque émérite de Vigevano (Italie), le 25 septembre à
79 ans.
Mgr.Ferdinand
Joseph Fonseca, Auxiliaire émérite de Bombay (Inde), le 2 octobre
à 89 ans.
Mgr.Salvador
Trane Modesto, Auxiliaire émérite de San Carlos (Philippines), le
11 octobre à 85 ans.
Mgr.Ignazio
Cannavò, Archevêque émérite de Messina - Lipari - Santa Lucia de
Mela (Italie), le 18 octobre à 93 ans.
Mgr.Alessandro
Plotti, Archevêque émérite de Pisa (Italie), le le 19 octobre à
83 ans.
Mgr.Gilberto
Jiménez Narváez, Auxiliaire émérite de Medellín (Colombie), le
20 octobre à 78 ans.
Le
Cardinal Ján Chryzostom Korec, SJ, Evêque émérite de Nitra
(Slovaquie), le 24 octobre à 91ans.
Mgr.Gaston
Poulain, PSS, Evêque émérite de Périgueux - Sarlat (France), le
24 octobre à 88 ans.
Mgr.Georg
Müller, SSCC, Prélat émérite de Trondheim (Norvège), le 25
octobre à 64 ans.
Mgr.Giuseppe
Nazzaro, OFM, Vicaire apostolique émérite d'Alep (Syrie), le 26
octobre à 77 ans.
Mgr.Joseph
Dergham, Evêque émérite maronite du Caire (Egypte), le 28 octobre
à 85 ans.
Mgr.Jorge
Scarso, OFM.Cap, Evêque émérite de Patos de Minas (Brésil), le 28
octobre à 99 ans.
Mgr.Johannes
Maria Trilaksyanta Pujasumarta, Archevêque de Semarang (Indonésie),
le 10 novembre à 65 ans.
Mgr.José
Benedito Simão, Evêque d'Assis (Brésil), le 27 novembre à 64 ans.
Mgr.Federico
Ocampo Escaler, SJ, Prélat émérite d'Ipil (Philippines), le 28
novembre à 93 ans.
Mgr.Antonio
Troyo Calderón, Auxiliaire émérite de San José de Costa Rica
(Costa Rica), le 1 décembre à 92 ans.
Mgr.Ricardo
Guízar Díaz, Archevêque émérite de Tlalnepantla (Mexique), le 4
décembre à 82 ans.
Mgr.Luigi
Conti (Italie), Nonce apostolique, le 5 décembre à 86 ans.
Mgr.Rrok
Kola Mirdita, Archevêque de Tirana (Albanie), le 7 décembre à 76
ans.
Mgr.Anthony
Francis Sharma, SJ, Vicaire apostolique émérite du Népal (Népal),
le 8 décembre à 77 ans.
Le
Cardinal Carlo Furno (Italie), Grand Maître émérite du St.Sépulcre
de Jérusalem, le 9 décembre à 94 ans.
Mgr.Matthew
Shija, Evêque émérite de Kahama (Tanzanie), le 9 décembre à 91
ans.
Le
Cardinal Julio Terrazas Sandoval, CSSR, Archevêque émérite de
Santa Cruz de la Sierra (Bolivie), le 9 décembre à 79 ans.
Mgr.Dermot
Patrick O’Mahony, Auxiliaire émérite de Dublin (Irlande), le 10
décembre à 80 ans.
Mgr.Jirí
Paďour, OFM.Cap, Evêque émérite de Ceské Budĕjovice (République
tchèque, le 11 décembre à 72 ans.
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican, 16 décembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a:
Accepté
la renonciation de Mgr.Paulo Sérgio Machado à la charge pastorale
du diocèse de Sao Carlos (Brésil), présentée en conformité au
canon 401,2 du CIC.
Nommé
Mgr.John Gregory Kelly, Auxiliaire de l'Evêque de Dallas (USA).
L'Evêque élu, né en 1956 à LeMars (USA) et ordonné prêtre en
1982, était jusqu'ici Curé de la paroisse St.Joseph de Rice Lake.
Diplômé en théologie, il a été aumônier et membre d'un conseil
d'université, curé de paroisses, vicaire diocésain et membre du
Presbyterium.
mardi 15 décembre 2015
Message pour la Journée mondiale de la paix
Cité
du Vatican, 15 décembre 2015 (VIS). Ce matin, près la Salle de
Presse, s'est déroulée la présentation du Message du Saint-Père
pour la prochaine Journée mondiale de la paix (1 Janvier 2016),
intitulé Gagne sur l'indifférence et remporte la paix. Ont pris la
parole le Cardinal Peter Kodwo Appiah Turkson, Président du Conseil
pontifical Iustitia et Pax, Mme.Flaminia Giovanelli et M.Vittorio
Alberti, respectivement Secrétaire et Official du même dicastère.
Etaient présents des réfugiés en provenance de Syrie, de Somalie,
du Kenya et de la Côte-d'Ivoire, pris en charge par le Centre
Astalli de Rome. L'Archevêque de Monreale Mgr.Michele Pennisi et
l'Abbé Luigi Ciotti, fondateur du Groupe Abele et de l'Association
Libera, ont contribué à la présentation par un témoignage écrit.
Le Cardinal Turkson a d'abord expliqué que, dans un climat
d'indifférence très répandue, le Pape veut aborder le problème de
la mondialisation de l'indifférence, de l'indifférence à Dieu
étendue aux êtres humains et à la création. L'homme qui se sent
auto-suffisant pense qui ne doit rien à personne sinon à lui-même
et que des droits et non des droits doivent lui être attribués.
''Après avoir démontré que la paix est menacée par l'indifférence
à tous les niveaux, le message propose une réflexion biblique et
théologique qui nous permet de comprendre la nécessité de
surmonter l'indifférence et de nous ouvrir à la compassion, à la
miséricorde et à l'engagement, et donc à la solidarité''. Cette
dernière est définie comme une vertu morale et une attitude que
ceux qui ont des responsabilités en matière d'éducation ou de
formation comme les familles, les enseignants, les agents de la
culture et les media sont appelés à cultiver''.
Le
document réaffirme ensuite la confiance dans l'homme, qui a la
capacité de vaincre le mal par le bien, puis indique les multiples
formes de solidarité dans la société en faveur des victimes des
conflits armés, des pauvres et des migrants. Il se termine par un
appel du Saint-Père au monde, dans l'esprit du Jubilé de la
Miséricorde, en vue d'un engagement concret pour aider à améliorer
la réalité dans laquelle vivent la famille, le voisinage ou le
cadre du travail. Mais l'indifférence n'est pas le thème central de
l'espoir dans la capacité des êtres humains à ne pas céder à la
résignation et l'indifférence et, dans ce sens, le Pape cite
quelques événements marquants de 2015 comme la COP 21 ou le Sommet
d'Addis-Abeba pour trouver des fonds pour le développement durable
du monde, mais aussi l'adoption de l'Agenda 2030 pour le
développement durable, et le 50 anniversaire de la publication de
Nostra Aetate et Gaudium et Spes, deux documents de Vatican II qui
ont ouvert la porte au dialogue avec les religions non-chrétiennes
et avec l'ensemble de la famille humaine.
Puis
Mme.Flaminia Giovanelli a souligné la continuité de l'enseignement
du Pape François avec ses prédécesseurs Benoît XVI et Jean-Paul
II, le premier ayant reconnu dans la question anthropologique la
question sociale actuelle, notant le problème du nihilisme, le
second ayant rendu visible la voie de la miséricorde comme moyen de
combattre l'indifférence. Puis M.Vittorio Alberti dit que si la paix
exige une victoire et une conquête, c'est parce qu'il existe un
contraste. L'indifférence affecte la sphère publique, politique
comme culturelle, et le Pape désigne clairement la corruption comme
source de ce cancer social. Quand il était Cardinal, il avait parlé
de faiblesse de la transcendance, de démission, de repli sur
soi-même...comme source de la corruption. Les autres mots clefs du
Message sont la capacité de la personne, l'apathie, l'indifférence
et l'engagement concret pour aider à améliorer la réalité. Mais
l'amélioration au nom de quoi? Si on ne croie pas qu'il y existe un
au-delà on ne pense pas que les choses ont un sens. Alors où
puis-je trouver la confiance et la force de l'engagement, pour
contraster la corruption et surmonter l'indifférence?... C'est
peut-être le passage le plus spectaculaire de ce message, cette
indifférence à être traité avec miséricorde. Face à Palmyre
détruite ou à la corruption qui se répand, on se sent écrasé
parce qu'on crois pas qu'ensemble il est possible changer cet état
de choses. Tel est le nihilisme... La miséricorde n'est pas
seulement un fait moral, mental et intellectuel. Il s'agit de la
liberté de pensée dont le Pape nous donne les clefs pour lutter
contre la profonde indifférence. Il offre une base culturelle pour
lutter contre la corruption dans le contexte plus large de la crise
actuelle, qui est d'abord culturelle. Le manque de respect est la
plus grande souffrance parce que...épuisant la transcendance, elle
éteint rêves ou idéaux. Le Pape François nous dit que nous avons
besoin d'une réponse culturelle, d'une philosophie de l'histoire au
nom de laquelle lutter contre la corruption.
Enfin
l'Archevêque de Monreale a rappelé qu'il est crucial pour la
crédibilité de l'Eglise de témoigner de première ligne de la
miséricorde envers les personnes les plus vulnérables de la
société. Le Pape cite prisonniers et souhaite que dans l'Eglise et
la société civile prennent en compte l'article de la constitution
italienne qui prévoit que les condamnations ne peuvent être
contraires au sens de l'humanité. Elles doivent viser à la
rééducation du condamné. La peine de prison n'a de sens que si,
tout en réaffirmant les exigences de la justice et décourageant la
criminalité, elle sert à rénover la personne, à lui donner une
chance de réfléchir pour changer sa vie et se réinsérer
pleinement dans la société. La communauté chrétienne est appelée
à éduquer, à aider et à réhabiliter, pour faire en sorte de
chaque personne se sentir digne d'être aimée et encouragée dans la
vie sociale. Quant à Don Ciotti, il a souligné que dans la
perspective du Saint-Père la paix est à l'opposé du quiétisme ou
de la tranquillité. La vraie paix commence par un réveil spirituel,
qui a des implications et des exigences... Cela met en cause notre
être citoyens... Habiter les périphéries est la première étape
pour construire une paix fondée sur une civilisation plus humaine et
une société de la proximité, où les gens ne sont pas instrument
de profit et où le bien-être de quelques-uns n'induit pas que la
pauvreté, le désespoir et la mort de tant d'autres personnes.
Message pour la 49 Journée mondiale de la paix
Cité
du Vatican, 15 décembre 2015 (VIS). Voici le texte du Message pour
la Journée mondiale de la Paix 2016, intitulé Gagne sur
l’indifférence et remporte la paix!:
"Dieu
n’est pas indifférent! Dieu accorde de l’importance à
l’humanité, Dieu ne l’abandonne pas! Au début de l’année
nouvelle, je voudrais accompagner de cette profonde conviction les
vœux d’abondantes bénédictions et de paix, sous le signe de
l’espérance, pour l’avenir de tout homme et de toute femme, de
toute famille, peuple et nation du monde, ainsi que des chefs d’Etat
et de Gouvernement et des Responsables des religions. En effet, ne
perdons pas l’espérance de voir en 2016 chacun, engagé fermement
et avec confiance, à différents niveaux, à réaliser la justice et
à œuvrer pour la paix. Oui, celle-ci est don de Dieu et œuvre des
hommes. La paix est don de Dieu, mais don confié à tous les hommes
et à toutes les femmes qui sont appelés à le réaliser.
Préserver
les raisons de l’espérance. Les guerres et les actions
terroristes, avec leurs tragiques conséquences, les séquestrations
de personnes, les persécutions pour des motifs ethniques ou
religieux, les prévarications, ont marqué l’année passée du
début à la fin, se multipliant douloureusement en de nombreuses
régions du monde, au point de prendre les traits de ce qu’on
pourrait appeler une troisième guerre mondiale par morceaux. Mais
certains événements des années passées et de l’année qui vient
de s’achever m’invitent, dans la perspective de l’année
nouvelle, à renouveler l’exhortation à ne pas perdre l’espérance
dans la capacité de l’homme, avec la grâce de Dieu, à vaincre le
mal et à ne pas s’abandonner à la résignation et à
l’indifférence. Les événements auxquels je me réfère
représentent la capacité de l’humanité à œuvrer dans la
solidarité au-delà des intérêts individuels, de l’apathie et de
l’indifférence vis-à-vis des situations critiques. Parmi ceux-ci
je voudrais rappeler l’effort fait pour favoriser la rencontre des
leaders mondiaux, dans le cadre de la COP 21, afin de chercher de
nouvelles voies pour affronter les changements climatiques et
sauvegarder le bien être de la Terre, notre maison commune. Et cela
renvoie à deux événements précédents au niveau global: Le Sommet
d’Addis Abeba pour réunir des fonds pour le développement durable
du monde, et l’adoption par les Nations-Unies de l’Agenda 2030
pour le développement durable, visant à assurer, avant cette date,
une existence plus digne à tous, surtout aux populations pauvres de
la planète.
2015
a été aussi une année spéciale pour l’Eglise, parce qu’elle a
été marquée par le 50ème anniversaire de la publication de deux
documents du Cconcile Vatican II qui expriment de manière très
éloquente le sens de la solidarité de l’Eglise avec le monde. Le
Pape Jean XXIII, au début du Concile, a voulu ouvrir tout grand les
fenêtres de l’Eglise pour que la communication entre elle et le
monde soit plus ouverte. Les deux documents, Nostra aAtate et Gaudium
et Spes, sont des expressions emblématiques de la nouvelle relation
de dialogue, de solidarité et d’accompagnement que l’Eglise veut
introduire à l’intérieur de l’humanité. Dans la déclaration
Nostra aetate l’Eglise a été appelée à s’ouvrir au dialogue
avec les expressions religieuses non chrétiennes. Dans la
donstitution pastorale Gaudium et Spes, puisque "les joies et
les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de ce temps,
des pauvres surtout et de tous ceux qui souffrent, sont aussi les
joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des disciples
du Christ, l’Eglise désire instaurer un dialogue avec la famille
humaine sur les problèmes du monde, en signe de solidarité et de
respectueuse affection. Dans cette même perspective, avec le Jubilé
de la Miséricorde, je veux inviter l’Eglise à prier et à
travailler pour que tout chrétien puisse mûrir un cœur humble et
compatissant, capable d’annoncer et de témoigner la miséricorde,
de pardonner et de donner, de s’ouvrir à ceux qui vivent dans les
périphéries existentielles les plus différentes, que le monde
moderne a souvent créées de façon dramatique sans tomber dans
l’indifférence qui humilie, dans l’habitude qui anesthésie
l’âme et empêche de découvrir la nouveauté dans le cynisme
destructeur. Il y a de multiples raisons pour croire en la capacité
de l’humanité à agir ensemble, en solidarité, dans la
reconnaissance de sa propre interconnexion et interdépendance, ayant
à cœur les membres les plus fragiles et la sauvegarde du bien
commun. Cette attitude de co-responsabilité solidaire est à la
racine de la vocation fondamentale à la fraternité et à la vie
commune. La dignité et les relations interpersonnelles nous
constituent comme êtres humains, voulus par Dieu à son image et
ressemblance. En tant que créatures dotées d’une inaliénable
dignité, nous existons en relation avec nos frères et sœurs,
envers lesquels nous avons une responsabilité, et avec lesquels nous
agissons en solidarité. En dehors de cette relation, nous serions
des êtres moins humains. C’est justement ainsi que l’indifférence
constitue une menace pour la famille humaine. Alors que nous nous
mettons en marche vers une année nouvelle, je voudrais inviter
chacun à reconnaître ce fait, pour vaincre l’indifférence et
conquérir la paix.
Certaines
formes d’indifférence. Il est certain que l’attitude de
l’indifférent, de celui qui ferme le cœur pour ne pas prendre en
considération les autres, de celui qui ferme les yeux pour ne pas
voir ce qui l’entoure ou qui s’esquive pour ne pas être touché
par les problèmes des autres, caractérise une typologie humaine
assez répandue et présente à chaque époque de l’histoire.
Cependant, de nos jours, cela a dépassé nettement le domaine
individuel pour prendre une dimension globale et produire ce
phénomène de la globalisation de l’indifférence. La première
forme d’indifférence dans la société humaine est l’indifférence
envers Dieu, dont procède l’indifférence envers le prochain et
envers la création. Et ceci est l’un des graves effets d’un faux
humanisme et d’un matérialisme pratique, combinés à une pensée
relativiste et nihiliste. L’homme pense être l’auteur de
lui-même, de sa propre vie et de la société, il se sent
auto-suffisant, et il cherche non seulement à se substituer à Dieu,
mais à le faire disparaître complètement. Par conséquent, il
pense ne rien devoir à personne, excepté à lui-même, et il
prétend avoir seulement des droits. Contre cette auto-compréhension
erronée de la personne, Benoît XVI rappelait que ni l’homme ni
son développement sont capables de se donner à soi-même leur
propre signification ultime. Et avant lui, Paul VI avait affirmé
qu’il n’est d’humanisme vrai qu’ouvert à l’Absolu, dans la
reconnaissance d’une vocation, qui donne l’idée vraie de la vie
humaine. L’indifférence envers le prochain prend différents
visages. Il y a celui qui est bien informé, écoute la radio, lit
les journaux ou regarde la télévision, mais il le fait de manière
tiède, presque dans une condition d’accoutumance. Ces personnes
connaissent vaguement les drames qui affligent l’humanité mais
elles ne se sentent pas impliquées, elles ne vivent pas la
compassion. Cela, c’est l’attitude de celui qui sait mais, qui
garde son regard, sa pensée et son action tournés vers lui-même.
Malheureusement, nous devons constater que l’augmentation des
informations, propre à notre époque, ne signifie pas, en soi, une
augmentation d’attention aux problèmes, si elle n’est pas
accompagnée d’une ouverture des consciences dans un sens
solidaire. Bien plus, elle peut entraîner une certaine saturation
qui anesthésie et, dans une certaine mesure, relativise la gravité
des problèmes. Certains se satisfont simplement en accusant les
pauvres et les pays pauvres de leurs maux, avec des généralisations
indues, et prétendent trouver la solution dans une éducation qui
les rassure et les transforme en êtres apprivoisés et inoffensifs.
Cela devient encore plus irritant si ceux qui sont exclus voient
croître ce cancer social qui est la corruption profondément
enracinée dans de nombreux pays, dans les gouvernements, dans
l’entreprise et dans les institutions, quelle que soit l’idéologie
politique des gouvernants. Dans d’autres cas, l’indifférence se
manifeste comme un manque d’attention vis-à-vis de la réalité
environnante, surtout la plus lointaine. Certaines personnes
préfèrent ne pas chercher, ne pas s’informer, et vivent leur
bien-être et leur confort, sourdes au cri de douleur de l’humanité
souffrante. Presque sans nous en apercevoir, nous sommes devenus
incapables d’éprouver de la compassion pour les autres, pour leurs
drames. Et prendre soin d’eux ne nous intéresse pas, comme si ce
qui leur arrive était d’une responsabilité extérieure à nous,
qui ne nous revient pas. Quand nous allons bien et nous prenons nos
aises, nous oublions sûrement de penser aux autres (ce que Dieu le
Père ne fait jamais), nous ne nous intéressons plus à leurs
problèmes, à leurs souffrances et aux injustices qu’ils
subissent… Alors notre cœur tombe dans l’indifférence. Alors
que je vais relativement bien et que tout me réussit, j’oublie
ceux qui ne vont pas bien.
En
vivant dans une maison commune, nous ne pouvons pas ne pas nous
interroger sur son état de santé, comme j’ai cherché à le faire
dans Laudato Si’. La pollution des eaux et de l’air,
l’exploitation sans discernement des forêts, la destruction de
l’environnement, sont souvent le fruit de l’indifférence de
l’homme envers les autres, parce que tout est lié. Comme, aussi,
le comportement de l’homme avec les animaux a une influence sur ses
relations avec les autres, pour ne pas parler de celui qui se permet
de faire ailleurs ce qu’il n’ose pas faire chez lui. Dans ces
cas, et dans d’autres, l’indifférence provoque surtout une
fermeture et un désengagement, et finit ainsi par contribuer à
l’absence de paix avec Dieu, avec le prochain et avec la création.
La
paix menacée par l’indifférence globalisée. L’indifférence
envers Dieu dépasse la sphère intime et spirituelle de la personne
individuelle, et elle investit la sphère publique et sociale. Comme
l’affirmait Benoît XVI, il existe un lien intime entre la
glorification de Dieu et la paix des hommes sur la terre. En effet,
sans une ouverture transcendante, l’homme devient facilement la
proie du relativisme et, ensuite, il réussit difficilement à agir
selon la justice et à s’engager pour la paix. L’oubli et la
négation de Dieu qui conduisent l’homme à ne plus reconnaître
aucune norme au-dessus de lui et à se prendre lui-même comme seule
norme, ont produit des cruautés et des violences sans mesure. Au
niveau individuel et communautaire l’indifférence envers le
prochain, fille de l’indifférence envers Dieu, prend l’aspect de
l’inertie et du désengagement qui alimentent la prolongation de
situations d’injustice et de grave déséquilibre social. Ces
situations, à leur tour, peuvent conduire à des conflits, ou en
tout cas, générer un climat d’insatisfaction qui risque de
déboucher tôt ou tard sur des violences et de l’insécurité. En
ce sens, l’indifférence et le désengagement qui en est la
conséquence constituent un manque grave au devoir que toute personne
a de contribuer, dans la mesure de ses capacités et de son rôle
dans la société, au bien commun, en particulier à la paix, qui est
l’un des biens les plus précieux de l’humanité. Quand, ensuite,
l’indifférence envers l’autre, envers sa dignité, ses droits
fondamentaux et sa liberté, investit le niveau institutionnel, dans
une culture imprégnée de profit et d’hédonisme, elle favorise et
parfois justifie des actions et des politiques qui finissent par
constituer des menaces à la paix. Un tel comportement d’indifférence
peut aussi en arriver à justifier certaines politiques économiques
déplorables, annonciatrices d’injustices, de divisions et de
violences, en vue de l’obtention de son propre bien être ou de
celui de la nation. Souvent, en effet, les projets économiques et
politiques des hommes ont pour fin la conquête ou le maintien du
pouvoir et des richesses, même au prix de piétiner les droits et
les exigences fondamentales des autres. Quand les populations voient
leurs propres droits élémentaires niés, comme la nourriture,
l’eau, l’assistance sanitaire ou le travail, elles sont tentées
de se les procurer par la force.
De
plus, l’indifférence vis à vis de l’environnement naturel, qui
favorise la déforestation, la pollution et les catastrophes
naturelles qui déracinent des communautés entières de leur milieu
de vie en les contraignant à la précarité et à l’insécurité,
crée de nouvelles pauvretés, de nouvelles situations d’injustice
aux conséquences souvent néfastes en termes de sécurité et de
paix sociale. Combien de guerres ont été conduites et combien
seront encore faites à cause du manque de ressources ou pour
répondre à l’insatiable recherche de ressources naturelles?
De
l’indifférence à la miséricorde: La conversion du cœur. Quand,
il y a un an, dans le Message 2015, j’évoquais la première icône
biblique de la fraternité humaine, celle de Caïn et Abel, c’était
pour attirer l’attention sur la manière dont cette première
fraternité a été trahie. Caïn et Abel sont frères. Ils
proviennent tous deux du même sein, ils sont égaux en dignité et
créés à l’image et ressemblance de Dieu, mais leur fraternité
de créatures est rompue. Non seulement Caïn ne supporte pas son
frère Abel, mais il le tue par envie. Le fratricide devient alors la
forme de trahison, et le refus par Caïn de la fraternité d’Abel
est la première rupture dans les relations familiales de fraternité,
de solidarité et de respect réciproque. Dieu intervient alors, pour
appeler l’homme à la responsabilité à l’égard de son
semblable, comme il a fait lorsqu’Adam et Eve, les premiers
parents, ont rompu la communion avec le Créateur. Le Seigneur dit à
Caïn: Où est ton frère Abel? Il répondit: Je ne sais pas. Suis-je
le gardien de mon frère? Le Seigneur reprit: Qu’as-tu fait! Ecoute
le sang de ton frère crier vers moi du sol. Caïn dit ne pas savoir
ce qui est arrivé à son frère, il dit ne pas être son gardien. Il
ne se sent pas responsable de sa vie, de son sort. Il ne se sent pas
impliqué. Il est indifférent envers son frère, bien qu’ils
soient liés par l’origine commune. Quelle tristesse! Quel drame
fraternel, familial, humain. C’est la première manifestation de
l’indifférence entre frères. Dieu, au contraire, n’est pas
indifférent. Le sang d’Abel a grande valeur à ses yeux et il
demande à Caïn d’en rendre compte. Donc Dieu se révèle depuis
les débuts de l’humanité comme Celui qui s’intéresse au sort
de l’homme. Quand plus tard, les fils d’Israël se trouvent en
esclavage en Egypte, Dieu intervient à nouveau. Il dit à Moïse:
J’ai vu, j’ai vu la misère de mon peuple qui est en Egypte. J’ai
entendu son cri devant ses oppresseurs, oui, je connais ses
angoisses. Je suis descendu pour le délivrer de la main des
égyptiens et le faire monter de cette terre vers une terre
plantureuse et vaste, vers une terre qui ruisselle de lait et de
miel. Il est important de noter les verbes qui décrivent
l’intervention de Dieu: Il observe, il entend, il connaît, il
descend, il libère. Dieu n’est pas indifférent. Il est attentif
et il agit.
De
la même façon, en son Fils Jésus, Dieu est descendu parmi les
hommes, il s’est incarné et il s’est montré solidaire de
l’humanité, en toute chose, excepté le péché. Jésus
s’identifie avec l’humanité, étant l’aîné d’une multitude
de frères. Il ne se contente pas d’enseigner aux foules, mais il
se préoccupe d’elles, spécialement quand il les voyait affamées
ou sans travail. Son regard n’était pas tourné seulement vers les
hommes, mais aussi vers les poissons de la mer, les oiseaux du ciel,
les plantes et les arbres, petits et grands. Il embrassait le créé
tout entier. Il voit, certainement, mais il ne se limite pas à cela,
parce qu’il touche les personnes, il parle avec elles, agit en leur
faveur et fait du bien à celui qui est dans le besoin. Non
seulement, mais il se laisse émouvoir et il pleure. Et il agit pour
mettre fin à la souffrance, à la tristesse, à la misère et à la
mort. Jésus nous enseigne à être miséricordieux comme le Père.
Dans la parabole du Bon Samaritain, il dénonce l’omission d’aide
devant l’urgente nécessité de ses semblables. Il le vit et passa
outre. En même temps, à l’aide de cet exemple, il invite ses
auditeurs, et en particulier ses disciples, à apprendre à s’arrêter
devant les souffrances de ce monde pour les soulager, devant les
blessures des autres pour les soigner, avec les moyens dont on
dispose, à commencer par son temps, malgré les nombreuses
occupations. L’indifférence, en effet, cherche souvent des
prétextes dans l’observance des préceptes rituels, dans la
quantité de choses qu’il faut faire, dans les antagonismes qui
nous tienne éloignés les uns des autres, dans les préjudices de
tout genre qui nous empêchent de nous faire proche.
La
miséricorde est le cœur de Dieu. Elle doit donc être aussi le cœur
de tous ceux qui se reconnaissent membres de l’unique grande
famille de ses enfants, un cœur qui bat fort partout où la dignité
humaine, reflet du visage de Dieu dans ses créatures il est en jeu.
Jésus nous avertit: L’amour pour les autres, pour les étrangers,
les malades, les prisonniers, les sans-domicile-fixe, même les
ennemis, est l’unité de mesure de Dieu pour juger nos actions. De
cela dépend notre destin éternel. Il n’y a pas à s’étonner
que Paul invite les chrétiens de Rome à se réjouir avec ceux qui
se réjouissent et à pleurer avec ceux qui pleurent, ou qu’il
recommande à ceux de Corinthe d’organiser des collectes en signe
de solidarité avec les membres souffrants de l’Eglise. Et saint
Jean écrit: Si quelqu’un, jouissant des biens de ce monde, voit
son frère dans la nécessité et lui ferme ses entrailles, comment
l’amour de Dieu demeurait-il en lui? Voilà pourquoi il
est déterminant pour l’Eglise et pour la crédibilité de son
annonce de vivre et de témoigner elle-même de la miséricorde. Son
langage et ses gestes doivent transmettre la miséricorde pour
pénétrer le cœur des personnes et les inciter à retrouver le
chemin du retour au Père. La vérité première de l’Eglise est
l’amour du Christ. De cet amour, qui va jusqu’au pardon et au
don de soi, l’Eglise se fait servante et médiatrice auprès des
hommes. En conséquence, là où l’Eglise est présente, la
miséricorde du Père doit être manifeste. Dans nos paroisses, les
communautés, les associations et les mouvements, en bref, là où
il y a des chrétiens, quiconque doit pouvoir trouver une oasis de
miséricorde.
Ainsi,
nous aussi, nous sommes appelés à faire de l’amour, de la
compassion, de la miséricorde et de la solidarité un vrai programme
de vie, un style de comportement dans nos relations les uns avec les
autres. Cela demande la conversion du cœur, c’est à dire que la
grâce de Dieu transforme notre cœur de pierre en un cœur de chair,
capables de s’ouvrir aux autres avec une solidarité authentique.
Cela en effet, est beaucoup plus qu’un sentiment de
compassion vague ou d’attendrissement superficiel pour les maux
subis par tant de personnes, proches ou lointaines. La
solidarité est la détermination ferme et persévérante de
travailler pour le bien commun, c’est-à-dire pour le bien de tous
et de chacun parce que tous nous sommes vraiment responsables de
tous, parce que la compassion jaillit de la fraternité. Ainsi
comprise la solidarité constitue l’attitude morale et sociale qui
répond le mieux à la prise de conscience des plaies de notre temps
et de l’incontestable interdépendance qui existe toujours plus,
spécialement dans un monde globalisé, entre la vie de l’individu
et de sa communauté dans un lieu déterminé et celle des autres
hommes et femmes dans le reste du monde.
Promouvoir
une culture de solidarité et de miséricorde pour vaincre
l’indifférence. La solidarité comme vertu morale et attitude
sociale, fruit de la conversion personnelle, exige un engagement
d’une multiplicité de sujets, qui ont une responsabilité de
caractère éducatif et formateur. Ma première pensée va aux
familles, appelées à une mission éducative première et
incontournable. Elles constituent le premier lieu où se vivent et se
transmettent les valeurs de l’amour et de la fraternité, de la
convivialité et du partage, de l’attention et du soin de l’autre.
Elles sont aussi le milieu privilégié pour la transmission de la
foi, en commençant par ces simples gestes de dévotion que les mères
enseignent à leurs enfants. Pour ce qui concerne les éducateurs et
les formateurs qui, à l’école ou dans les différents centres de
socialisation infantile et juvénile, ont la tâche exigeante
d’éduquer des enfants et des jeunes, ils sont appelés à être
conscients que leur responsabilité regarde les dimensions morales,
spirituelles et sociales de la personne. Les valeurs de la liberté,
du respect réciproque et de la solidarité peuvent être transmises
dès le plus jeune âge. S’adressant aux responsables des
institutions qui ont des tâches éducatives, Benoît XVI a affirmé:
Que chaque structure éducative puisse être un lieu d’ouverture au
transcendant et aux autres, un lieu de dialogue, de cohésion et
d’écoute, où le jeune se sente valorisé dans ses propres
potentialités et ses richesses intérieures, et apprenne à estimer
vraiment ses frères. Que ce lieu puisse enseigner aussi à goûter
la joie qui jaillit du fait de vivre, jour après jour, dans la
charité et dans la compassion envers le prochain, et dans la
participation active à la construction d’une société plus
humaine et fraternelle. Les agents culturels et des media aussi une
responsabilité dans le domaine de l’éducation et de la formation,
spécialement dans la société contemporaine, où l’accès aux
instruments d’information et de communication est toujours plus
répandu. C’est leur tâche de se mettre par-dessus tout au service
de la vérité et non d’intérêts particuliers. Les moyens de
communication en effet, non seulement informent,
mais ils façonnent aussi l’esprit de leurs destinataires et ils
peuvent donc contribuer de façon notable à l’éducation des
jeunes. Il est important de retenir que le lien entre éducation et
communication est très étroit: L’éducation advient en effet par
les moyens de communication, qui influent sur la formation de la
personne d’une manière positive ou négative. Les agents culturels
et des media devraient être aussi vigilants afin que la manière
dont ils obtiennent et diffusent les informations soit toujours
juridiquement et moralement licite.
La
paix, fruit d’une culture de solidarité, de miséricorde et de
compassion. Conscients de la menace d’une globalisation de
l’indifférence, nous ne pouvons pas ne pas reconnaître que, dans
le scenario décrit ci-dessus, s’insèrent aussi de nombreuses
intiatives et actions positives qui témoignent la compassion, la
miséricorde et la solidarité dont l’homme est capable. Je
voudrais rappeler quelques exemples d’engagement louable, qui
montrent comment chacun peut vaincre l’indifférence lorsqu’il
choisit de ne pas détourner le regard de son prochain, et qui
constituent de bonnes pratiques sur le chemin vers une société plus
humaine. Il y a beaucoup d’organisations non grouvernementales et
de groupes caritatifs, à l’intérieur de l’Eglise et en dehors
d’elle, dont les membres, à l’occasion d’épidémies, de
calamités ou de conflits armés, affrontent difficultés et dangers
pour soigner les blessés et les malades et pour enterrer les
défunts. A côté d’elles, je voudrais mentionner les personnes et
les associations qui portent secours aux migrants qui traversent des
déserts et sillonnent des mers à la recherche de meilleures
conditions de vie. Ces actions sont des oeuvres de miséricorde
corporelle et spirituelle, sur lesquelles nous serons jugés à la
fin de notre vie.
Ma
pensée va aux journalistes et aux photographes qui informent
l’opinion publique sur les situations difficiles qui
interpellent les consciences, et à ceux qui s’engagent pour la
défense des droits humains, en particulier ceux des minorités
ethniques et religieuses, des peuples indigènes, des femmes et des
enfants, et de tous ceux qui vivent dans des conditions de plus
grande vulnérabilité. Parmi eux, il y a aussi beaucoup de prêtres
et de missionnaires qui, comme des bons pasteurs, restent à côté
de leurs fidèles et les soutiennent malgré les dangers et les
difficultés, en particulier durant les conflits armés. Combien de
familles, ensuite, au milieu de nombreuses difficultés sociales et
de travail, s’engagent concrètement pour éduquer leurs enfants à
contre-courant, au prix de beaucoup de sacrifices, aux valeurs de la
solidarité, de la compassion et de la fraternité! Combien de
familles ouvrent leurs cœurs et leurs maisons à celui qui est dans
le besoin, comme aux réfugiés et aux migrants! Je veux remercier de
façon particulière toutes les personnes, les familles, les
paroisses, les communautés religieuses, les monastères et les
sanctuaires, qui ont répondu rapidement à mon appel à accueillir
une famille de réfugiés. Enfin, je voudrais mentionner les jeunes
qui s’unissent pour réaliser des projets de solidarité et tous
ceux qui ouvrent leurs mains pour aider le prochain dans le besoin
dans leurs villes, dans leurs pays ou dans d’autres régions du
monde. Je veux remercier et encourager tous ceux qui s’engagent
dans des actions de ce genre, même si elles ne font pas l’objet de
publicité. Leur faim et soif de justice sera rassasiée, leur
miséricorde leur fera trouver miséricorde et, en tant qu’artisans
de paix, ils seront appelés fils de Dieu.
La
paix dans le signe du Jubilé de la Miséricorde. Dans l’esprit du
Jubilé de la Miséricorde, chacun est appeler à reconnaître
comment l’indifférence se manifeste dans sa propre vie, et à
adopter un engagement concret pour contribuer à améliorer la
réalité dans laquelle il vit, à partir de sa propre famille, de
son voisinage ou de son milieu de travail. Les états sont aussi
appelés à des gestes concrets, à des actes de courage à l’égard
des personnes les plus fragiles de leurs sociétés, comme les
prisonniers, les migrants, les chômeurs et les malades. Pour ce qui
concerne les détenus, dans beaucoup de cas, il semble urgent
d’adopter des mesures concrètes pour améliorer leurs conditions
de vie dans les prisons, accordant une attention spéciale à ceux
qui sont privés de liberté en attente de jugement, ayant à
l’esprit la finalité de rééducation de la sanction pénale et
évaluant la possibilité d’insérer dans les législations
nationales des peines alternatives à la détention carcérale. Dans
ce contexte, je désire renouveler l’appel aux autorités étatiques
pour l’abolition de la peine de mort, là où elle est encore en
vigueur, et à considérer la possibilité d’une amnistie. En ce
qui concerne les migrants, je voudrais inviter à repenser les
législations sur les migrations, afin qu’elles soient animées par
la volonté de l’accueil, dans le respect des devoirs et des
responsabilités réciproques, et puissent faciliter l’intégration
des migrants. Dans cette perspective, une attention spéciale devrait
être portée aux conditions de séjour des migrants, se rappelant
que la clandestinité risque de les entraîner vers la criminalité.
Je
désire, en outre, en cette Année jubilaire, formuler un appel
pressant aux responsables des états à accomplir des gestes concrets
en faveur de nos frères et sœurs qui souffrent à cause du manque
de travail, de terre et de toit. Je pense à la création de postes
de travail décent, pour lutter contre la plaie sociale du chômage,
qui écrase un grand nombre de familles et de jeunes et a des
conséquences très importantes sur le maintien de la société tout
entière. Le manque de travail entame lourdement le sens de la
dignité et de l’espérance, et peut être compensé seulement
partiellement par des subsides, également nécessaires, destinés
aux chômeurs et à leurs familles. Une attention spéciale devrait
être donnée aux femmes, malheureusement encore discriminées dans
le domaine du travail, et à certaines catégories de travailleurs,
dont les conditions sont précaires ou dangereuses et dont les
rétributions ne sont pas proportionnées à l’importance de leur
mission sociale. Enfin, je voudrais inviter à accomplir des actions
efficaces pour améliorer les conditions de vie des malades,
garantissant à tous l’accès à des soins médicaux et aux
médicaments indispensables à la vie, y compris la possibilité de
soins à domicile. Tournant leur regard au-delà de leurs propres
frontières, les responsables des états sont aussi appelés à
renouveler leurs relations avec les autres peuples, permettant à
tous une participation effective et une inclusion à la vie de la
communauté internationale, afin que la fraternité se réalise
également à l'intérieur de la famille des nations. Dans cette
perspective, je désire adresser un triple appel à s'abstenir
d'entraîner les autres peuples dans des conflits ou des guerres qui
en détruisent non seulement les richesses matérielles, culturelles
et sociales, mais aussi et pour longtemps l'intégrité morale et
spirituelle, à l'effacement ou à la gestion soutenable de la dette
internationale des pays les plus pauvres, à l'adoption de politiques
de coopération qui, au lieu de se plier à la dictature de certaines
idéologies, soient respectueuses des valeurs des populations locales
et qui, dans chaque cas, ne portent pas atteinte au droit fondamental
et inaliénable des enfants à naître à la vie. Je confie ces
réflexions, ainsi que mes meilleurs vœux pour la nouvelle année, à
l'intercession de Marie, la Très Sainte, Mère attentive aux besoins
de l'humanité, afin qu'elle obtienne de son Fils Jésus, Prince de
la Paix, d’exaucer nos supplications et de bénir notre engagement
quotidien pour un monde fraternel et solidaire".
Promulgation de décrets
Cité
du Vatican, 15 décembre 2015 (VIS). A la suite de l'audience
accordée hier après-midi au Cardinal Angelo Amato, SDB, Préfet de
la Congrégation pour les causes des saints, le Pape a ordonné la
promulgation des décrets relatifs:
Au
miracle:
attribué
à l’intercession de la bienheureuse Maria Elisabeth Hesselblad,
religieuse suédoise fondatrice de l’ordre du St.Sauveur de
Ste.Brigitte (1870 - 1957).
attribué
à l’intercession du serviteur de Dieu Ladislaw Bukowiński, prêtre
séculier ukrainien (1904 - 1974).
attribué
à l’intercession de la servante de Dieu Maria Celeste Crostarosa
(Giulia), moniale italienne fondatrice des Soeurs du Rédempteur
(1696 - 1755).
attribué
à l’intercession de la servante de Dieu Maria di Gesù (Carolina
Santocanale), religieuse italienne fondatrice des Capucines de
l’Immaculée de Lourdes (1852 - 1923).
attribué
à l’intercession de la servante de Dieu Itala Mela, oblate
bénédictine italienne (1904 - 1957).
Aux
vertus héroïques:
du
serviteur de Dieu Angelo Ramazzotti, Patriarche de Venise (Italie),
fondateur du PIME (1800 - 1861).
du
serviteur de Dieu Joseph Vithayathil, prêtre séculier indien,
fondateur des Soeurs de la Ste.Famille (1865 - 1964).
du
serviteur de Dieu José María Arizmendiarrieta, prêtre séculier
espagnol (1915 - 1976).
du
serviteur de Dieu Giovanni Schiavo, prêtre religieux italien (1903 -
1967).
du
serviteur de Dieu Venanzio Maria Quadri (Antonio), religieux italien
(1916 - 1937).
du
serviteur de Dieu William Gagnon, religieux américain (1905 - 1972).
de
la servante de Dieu Teresa Rosa Fernanda de Saldanha Oliveira Sousa,
religieuse portugaise, fondatrice des Dominicaines de Ste.Catherine
de Sienne au Portugal (1837 - 1916).
de
la servante de Dieu María Emilia Riquelme Zayas, religieuse
espagnole fondatrice des Missionnaires du St.Sacrement et de
l'Immaculée (1847 - 1940).
de
la servante de Dieu María Esperanza de la Cruz (Salustiana Antonia
Ayerbe Castillo), religieuse espagnole cofondatrice des Missionnaires
augustiniennes (1890 - 1967).
de
la servante de Dieu Emanuela Maria Magdalena Kalb (Helena),
religieuse polonaise (1899 - 1986).
du
serviteur de Dieu Niklaus Wolf, père de famille suisse (1756 -
1832).
Audiences
Cité
du Vatican, 15 décembre 2015 (VIS). Hier, le
Saint-Père a reçu le Cardinal Walter Kasper.
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican, 15 décembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a nommé l'Abbé
James Patrick Powers, Evêque de Superior (superficie 40.701,
population 467.000, catholiques 77.800, prêtres 70, diacres 64,
religieux 75), aux Etats-Unis d'Amérique. L'Evêque élu, né en
1953 à Baldwin (USA) et ordonné prêtre en 1990, était jusqu'ici
Curé de la paroisse St.Joseph de Rice Lake. Il a été curé de
paroisses, membre du Presbyterium et administrateur diocésain.
lundi 14 décembre 2015
Visite du Président srilankais
Cité
du Vatican, 14 décembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin
le Président srilankais M.Maithripala Sirisena, qui s'est ensuite
entretenu avec le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d'Etat,
accompagné par Mgr.Paul Richard Gallagher, Secrétaire pour les
rapports avec les états: Ces entretiens cordiaux ont d'abord permis
d'évoquer la visite papale de janvier dernier, puis d'aborder
certains aspects de l'histoire récente comme le processus de paix et
de réconciliation en cours au Sri Lanka, dans l'espoir qu'il
favorise et stabilise l'harmonie sociale. Les parties ont ensuite
souligné le rôle positif joué par l'Eglise catholique dans divers
secteurs sociaux, mais aussi l'importance du dialogue
inter-religieux. Elles ont enfin échangé leurs points de vue sur
les résultats de la Conférence climatique de Paris.
Projet Policoro: Un travail qui rend l'homme vraiment libre
Cité
du Vatican, 14 décembre 2015 (VIS). Trouver des réponses à la
question existentielle de nombreux jeunes qui risquent de passer du
chômage de travail au chômage de la vie, est l'objectif du Projet
Policoro, né il y a vingt ans, comme fruit de l'assemblée
ecclésiale de Palerme. Ce matin, ses membres ont rencontré le
Saint-Père qui a dit combien, dans son intention de conjuguer
l'Evangile avec la réalité de la vie, ce projet avait aussitôt été
une initiative de promotion des jeunes, une véritable occasion de
développement local à dimension nationale. ''Ses idées forces, qui
en ont assuré le succès, sont la formation des jeunes, le lancement
de coopératives, la création de figures de médiation comme les
animateurs de communauté, et une longue série de gestes concrets,
signe visible de l'engagement de ces vingt années de présence
active... Par son attention concrète au territoire et à la
recherche de solutions partagées, le Projet Policoro a montré
comment par la qualité du travail libre, créatif, participatif et
solidaire, l'être humain exprime et accroît la dignité de sa vie.
Ne perdons pas de vue la nécessité de réaffirmer cette dignité!
Elle est le propre de tous et de chacun... Lorsque le travail manque
la dignité est à risque. Trop de jeunes sont victimes de cela, de
ne pouvoir nourrir une famille, de gagner sa vie. Beaucoup ne
cherchent même plus d'emploi et se sont résignés devant
l'indifférence d'une société de privilégiés et de corrompus qui
barrent la route à qui mérite. Or les faveurs semblent toujours
aller à qui est sur de soi parce qu'il a acquis un privilège grâce
à la corruption. L'emploi n'est pas un privilège mais un droit...
Vous représentez certainement un signe concret d'espérance pour
ceux qui ne se sont pas résignés, mais ont décidé de s'engager
avec courage pour créer ou améliorer leurs capacités de travail''.
Le Pape les a invités à ''continuer de promouvoir des initiatives
de participation des jeunes sous forme communautaire et
participative'. Alors faîtes votre part. Souvent on entend dire:
Mais en quoi cela concerne l'Eglise? En quoi mon cas l'intéresse?
Oui, cela l'intéresse. La réponse à donner c'est de témoigner.
Alors témoignez et allez au devant de qui est dans le besoin et
soutenez le avec courage". Le Pape a conclu en soulignant que la
mission du Projet n'était pas simplement d'aider les jeunes à
trouver une occupation, mais qu'il s'agissait d'une ''responsabilité
d'évangélisation, à travers la valeur sanctificatrice du travail.
Non pas du travail qui exploite, qui écrase, qui humilie, qui
mortifie, mais du travail qui rend l'homme vraiment libre, selon sa
noble dignité''.
Ouverture par le Pape de la Porte Sainte du Latran
Cité
du Vatican, 13 décembre 2015 (VIS). En ce troisième dimanche de
l'avent, le Pape a ouvert la troisième Porte Sainte de l'Année
jubilaire de la miséricorde. Après la Porte de la cathédrale de
Bangui en République Centrafricaine, le 29 novembre, et celle de la
basilique vaticane, le 8 décembre, aujourd'hui c'est la Porte de la
cathédrale de l'évêque de Rome, St.Jean-de-Latran. En ce dimanche
De Gaudete (de la joie), le Pape François a réaffirmé que la
raison de cette joie, exprimée dans les lectures par des mots qui
insufflent l'espérance, et permettent de regarder l'avenir avec
sérénité, est que ''le Seigneur a aboli toute condamnation et a
décidé de vivre parmi nous''. Alors que notre regard se tourne vers
la Nativité désormais proche, a-t-il dit dans son homélie au cours
de la messe, ''nous ne pouvons pas nous laisser prendre par la
fatigue; aucune forme de tristesse ne nous est permise, même si nous
en aurions de bonnes raisons vu les nombreuses préoccupations et les
multiples formes de violence qui blessent notre humanité. La venue
du Seigneur doit remplir notre cœur de joie''. Le Pape a cité la
première lecture du prophète Sophonie où, dans un contexte d'abus
et de violences, surtout dû aux hommes de pouvoir, Dieu fait savoir
que lui-même régnera sur son peuple, qu'il ne le laissera plus en
proie à l'arrogance de ses gouvernants, et qu'il le libérera de
toute angoisse. Il nous est demandé aujourd'hui de ne pas baisser
les bras face au doute, à l'impatience ou à la souffrance. L'apôtre
Paul reprend avec force l'enseignement du prophète Sophonie et le
répète: Le Seigneur est proche. C'est pourquoi, nous devons
toujours nous réjouir, et avec affabilité donner à tous le
témoignage de la proximité et du soin que Dieu a pour chaque
personne'... Nous avons ouvert la Porte sainte, ici et dans toutes
les cathédrales du monde. Même ce simple signe est une invitation à
la joie. Le temps du grand pardon commence. C'est le Jubilé de la
miséricorde. C'est le moment de découvrir la présence de Dieu et
sa tendresse de Père. La rigidité ne plaît pas à Dieu. C'est un
Père tendre; Il fait tout avec la tendresse d'un père. Nous sommes,
nous aussi, comme les foules qui interrogeaient Jean: Que devons-nous
faire? Et la réponse du Baptiste ne se fait pas attendre: Il invite
à agir avec justice et à pourvoir aux nécessités de ceux qui sont
dans le besoin. Ce que Jean exige de ses interlocuteurs, se trouve
déjà de toutes façons dans la loi. En ce qui nous concerne, un
engagement plus radical nous est demandé. Devant la Porte sainte
que nous sommes sur le point de passer, il nous est demandé d'être
des instruments de miséricorde, conscients que nous serons jugés
sur cela. Qui est baptisé sait qu'il a un engagement plus grand. La
foi dans le Christ est un chemin qui dure toute la vie: celui d'être
miséricordieux comme le Père. La joie de passer la Porte de la
miséricorde s'accompagne de l'engagement d'accueillir et de
témoigner d'un amour qui va au-delà de la justice, d'un amour qui
ne connaît pas de limite. Nous sommes responsables de cet amour
infini, malgré nos contradictions. Prions pour nous et pour tous
ceux qui passent la Porte de la miséricorde, pour qu'ils puissent
comprendre et accueillir l'amour infini de notre Père céleste, qui
recrée, transforme et réforme la vie'', a conclu le Pape.
Parallèlement,
le Cardinal James M.Harvey, Archiprêtre de St.Paul-hors-les-murs, a
procédé à l'ouverture de la Porte Sainte de cette basilique
papale, alors que dans le reste du monde s'ouvraient, à la demande
du Pape, toutes les portes saintes des cathédrales et églises de
sanctuaires pour l'Année de la miséricorde.
Joie et conversion
Cité
du Vatican, 13 décembre 2015 (VIS). Ce midi, le Pape a récité
l'angélus avec les fidèles rassemblés Place St.Pierre, rappelant
la triple demande que la foule faisait au Baptiste: Et maintenant que
devons-nous faire? Outre les gens communs, il y avait là des
publicains et même des soldats, et chacun questionnait le Précurseur
sur le comment mettre en acte la conversion qu'il prêchait. La
réponse fut triple: Partager avec qui a besoin, ne rien exiger de
plus que ce qui est du, ne rien prendre à quiconque et se contenter
de ce à quoi on a droit. De ce qu'a répondu Jean-Baptiste "découle
un chemin de conversion unique, qui se caractérise par des gestes
concrets de justice et de solidarité. Il s'applique à toutes les
catégories sociales. C'est celui que Jésus indiquera tout au long
de sa prédication, la voie de l'amour effectif pour l'autre... Dieu
n'exclut personne de la possibilité de se sauver. Il accueille
chacun à bras ouvert et pardonne... La liturgie du jour nous redit à
travers les paroles du Baptiste qu'il faut se convertir, changer de
direction pour suivre la voie de la justice, de la solidarité et de
la sobriété...afin de conduire une existence vraiment chrétienne.
Convertissez -vous, telle est en synthèse la recommandation du
Précurseur... Qui se convertit et se rapproche du Seigneur connaît
la joie... Il faut du courage pour parler aujourd'hui de la joie. Et
plus encore avoir la foi. Le monde est assailli par tant de
problèmes, et l'avenir obscurci par tant d'inconnu... Notre joie ne
peut découler que de la certitude de la proximité du Seigneur, de
sa tendresse, de sa miséricorde et de son amour. Puisse la Vierge
renforcer notre foi, afin que nous sachions accueillir le Dieu de la
joie, le Dieu de la miséricorde, qui veut habiter au milieu de ses
enfants. Puisse notre mère nous enseigner à partager ses larmes
pour partager son sourire".
S'engager tous ensemble à sauvegarder le climat
Cité
du Vatican, 13 décembre 2015 (VIS). Après la prière mariale, le
Saint-Père a déclaré historique l'accord de la Conférence de
Paris sur le climat, encourageant tous les pays à s'engager à son
application. Il faut espérer que l'on porte une attention toute
particulière aux populations les plus vulnérables. "J'encourage
la communauté internationale à poursuivre avec constance le chemin
ouvert dans un esprit croissant de solidarité. Mardi à Nairobi
s'ouvrira la Conférence ministérielle de l'OIC. J'en appelle au
participants afin que leurs décisions prennent en compte les plus
pauvres et vulnérables, ainsi que les justes aspirations des pays en
voie de développement... Aujourd'hui, dans toutes les cathédrales,
s'ouvrent les portes saintes du Jubilé de la miséricorde afin que
cette période soit pleinement vécue par les Eglises
particulières...mais aussi dans des lieux de détresse et de
marginalisation. Je salue ainsi les détenus de la prison de
Padoue...qui prient avec nous".
Le Pape se rendra au sanctuaire de Guadalupe le 13 février
Cité
du Vatican, 13 décembre 2015 (VIS). Hier après-midi, en la
solennité de la bienheureuse Vierge de Guadalupe, Patronne de
l'Amérique latine, le Saint-Père a célébré une messe, précédée
d'un chapelet, dans la basilique vaticane. Quelques centaines de
personnes ont participé à ces deux moments, provenant pour la
majeure partie du continent américain, où la dévotion de la Vierge
de Guadalupe s'étend de l'Alaska jusqu'à la Terre de feu. Dans son
homélie, le Pape a souligné la miséricorde de Marie, demandant
qu'à travers elle, nous entendions ce que Dieu nous demande. Il a
d'abord cité les paroles du prophète Sophonie de la première
lecture: Le Seigneur aura en toi sa joie et son allégresse, il te
renouvellera par son amour; il exultera pour toi et se réjouira,
comme aux jours de fête. ''Ces paroles adressées à Israël
peuvent aussi être rapportées à
la Vierge Marie, à l'Eglise, et à chacun de nous, à notre âme
aimée par Dieu d'un amour misécordieux. Oui, Dieu nous aime tant
qu'il se réjouit et se complaît en nous. Il nous aime d'un amour
gratuit, sans limite, sans rien attendre en retour. Le pélagianisme
ne lui plaît pas. Cet amour miséricordieux est l'attribut le plus
surprenant de Dieu, la synthèse où se trouve condensé le message
évangélique, la foi de l'Eglise''. Il a aussi expliqué que
le terme miséricorde est formé de deux mots: misère et cœur. Le
cœur ''indique la capacité d'aimer; la miséricorde est l'amour qui
embrasse la misère de la personne. C'est un amour qui sent notre
indigence comme s'il s'agissait de la sienne, pour nous en libérer...
Le Verbe s'est fait chair, le gnosticisme ne plaît pas davantage à
Dieu qui a voulu partager toutes nos fragilités. Il a voulu
expérimenter notre condition humaine, prenant sur sa Croix toutes
les douleurs de l'existence humaine. Telle est la profondeur de sa
compassion et de sa miséricorde... Aucun péché ne peut effacer sa
proximité miséricordieuse, ni l'empêcher de mettre en œuvre sa
grâce de conversion, à condition que nous l'invoquions. Plus
encore, le péché fait resplendir avec une plus grande force l'amour
de Dieu le Père qui, pour racheter l'esclave, a sacrifié son Fils.
Cette miséricorde de Dieu nous parvient par le don de l'Esprit
Saint... Si grands et graves que puissent être les péchés du
monde, l'Esprit, qui renouvelle la face de la terre, rend possible le
miracle d'une vie plus humaine, pleine de joie et d'espérance''.
Commentant
la deuxième lecture, où l'apôtre Paul affirme: Le Seigneur est
proche... ne soyez inquiets de rien, le Pape a ajouté: ''Il est
proche ainsi que sa Mère. La
miséricorde la plus grande du Seigneur réside en ce qu'il est au
milieu de nous, en sa présence et compagnie. Il marche avec nous,
nous montre le sentier de l'amour, nous relève quand nous tombons
-et avec quelle tendresse le
fait-il-, nous soutient dans nos peines, nous accompagne dans
toutes les circonstances de notre existence. Il nous ouvre les yeux
pour voir nos propres misères et celles du monde, mais en même
temps nous comble d'espérance.... C'est la source de notre vie
pacifiée et heureuse; rien ni personne ne peut nous voler cette paix
et cette joie, malgré les souffrances et les épreuves de la vie. Le
Seigneur, par sa tendresse, nous ouvre son cœur, nous ouvre son
amour. Le Seigneur est allergique aux rigidités... Annoncer
la Bonne nouvelle aux pauvres, comme Jean Baptiste, en accomplisant
des œuvres de miséricorde, est une bonne façon d'attendre la venue
de Jésus dans la Nativité''.
''Dans
une des prières les plus chères au peuple chrétien, le Salve
Regina, nous appelons Marie, mère de miséricorde -a ajouté le
Saint-Père- Elle, qui a toujours vécu intimement unie à son Fils,
sait mieux que personne ce qu'il veut: que tous les hommes se
sauvent, et que personne ne manque jamais de la tendresse et de la
consolation de Dieu. Confions à Marie les souffrances et les joies
des peuples de tout le continent américain, qui l'aiment comme une
mère, la reconnaissent comme patronne, sous le titre affectueux de
Notre Dame de Guadalupe. Que la douceur de son regard nous accompagne
en cette Année sainte, pour que tous nous puissions redécouvrir la
joie de la tendresse de Dieu -a conclu le Pape-. Demandons-lui que
cette année jubilaire soit une semence d'amour miséricordieux dans
le cœur des personnes, des familles et des nations. Que nous
devenions miséricordieux, et que les communautés chrétiennes
sachent être des oasis et des sources de miséricorde, des témoins
d'une charité qui n'admet pas les exclusions. Pour
lui demander cela, d'une manière forte, je me rendrai à son
sanctuaire pour la vénérer, le 13 février prochain. Ainsi, je lui
demanderai tout cela pour l'Amérique latine, dont elle est
particulièrement la Mère. Je lui adresserai la supplique de
guider les pas de son peuple américain, peuple pélerin qui cherche
la Mère de miséricorde, et je lui demanderai seulement une chose:
de lui montrer son Fils Jésus''. Par la suite, au cours de la prière
des fidèles, le Pape a prié pour ses parents, Mario et Regina,
''qui me donnèrent la vie et me transmirent la foi'', -a-t-il dit-
et ''qui se sont mariés il y a exactement quatre-vingts ans
aujourd'hui''. Comme l'an passé, à la fin de la messe, fut chantée
La Guadalupana, chant à la Vierge de Guadalupe connu dans le monde
entier.
Voyage apostolique au Mexique
Cité
du Vatican, 14 décembre 2015 (VIS). Voici le programme du voyage que
le Saint-Père effectuera au Mexique du 12 au 18 février prochain:
L'arrivée
de l'avion papal à México est prévue le vendredi 12 à 19 h 30'
locales. Après la cérémonie d'accueil à l'aéroport, il gagnera
le centre ville. Le lendemain 13 février aura d'abord lieu la
cérémonie officielle au palais national. Après un entretien avec
le chef de l'Etat, il s'adressera aux corps constitués et au corps
diplomatique, puis rencontrera l'épiscopat en la cathédrale. A 17 h
locales le Pape célébrera la messe en la basilique de la Guadalupe.
Dimanche
14 février, il se rendra en hélicoptère à Ecatepec pour célébrer
une messe (homélie et angélus), puis regagnera México pour visiter
un hôpital pédiatrique. A 18 h il s'adressera au monde de la
culture à l'Auditorium national.
Lundi,
le Saint-Père gagnera en avion Tuxtla Gutiérrez, puis de là San
Cristobal de Las Casas pour célébrer une messe pour les communautés
indigènes du Chiapas. Après un déjeuner avec les délégations de
ces dernières et une visite à la cathédrale il rentrera à Tuxtla
Gutiérrez pour une rencontre au stade avec les familles. Retour à
México vers 20 h.
Le
lendemain 16 février il se rendra par avion à Morelia pour célébrer
une messe en présence des prêtres et des séminaristes, des
religieux et des consacrés. Puis, après s'être rendu à la
cathédrale, le Pape s'adressera à la jeunesse mexicaine au stade de
la ville. Retour à México vers 20 h.
Mercredi
sera le tour de Ciudad Juárez, où il visitera une prison avant de
rencontrer le monde du travail et de célébrer la messe au centre
des expositions. A 19 h locales aura lieu la cérémonie de congé,
suivie de l'envol vers Rome où l'avion papal atterrira le lendemain
18 février vers 15 h heures locale.
Commission pontificale pour le secteur de la santé
Cité
du Vatican, 14 décembre 2015 (VIS). Par rescrit du 7 décembre, le
Saint-Père a décidé la constitution d'une Commission pontificale
spéciale pour les activités du secteur de la santé des personnes
juridiques publiques de l'Eglise. Ayant examiné les informations
relatives aux difficultés particulières des personnes juridiques
publiques de l'Eglise en matière de la santé, et afin de contribuer
à une gestion plus efficace, tout en maintenant le charisme des
fondateurs des congrégation religieuses opérant dans ce secteur, il
a chargé le Secrétaire d'Etat d'instituer cet organisme spécial.
Dotée d'un règlement propre, la Commission sera régie par les
règles de la constitution apostolique Pastor Bonus et du règlement
général de la Curie Romaine, à condition qu'elles soient
applicables et compatibles. Composée d'un président et de six
experts dans les disciplines de la santé, de l'immobilier, de la
gestion économique, administrative et financière, la Commission
peut déléguer certains de ses pouvoirs à un ou plusieurs membres.
Elle sera assisté par un secrétariat. En ce qui concerne les
nominations et la durée des mandat de ses membres et experts on
appliquera les règles régissant les dicastères de la Curie. La
Commission, qui fera référence directe au Secrétaire d'Etat,
pourra procéder à toute action juridique ou financière nécessaire
à l'accomplissement correct de la tâche qui lui est confiée. Elle
accordera aux congrégations de la Curie Romaine où les personnes
juridiques en dépendant, son consensus aux mesures canoniques
permettant pour la cessation ou la réorganisation des activités et
la vente de l'immobilier lié au secteur de la santé. La Commission
dispose de pouvoirs d'accès aux documents et aux ressources utiles
pour mener à bien ses activités. La Commission peut assigner des
tâches à des entreprises, des professionnels et des consultants.
Elle est chargée de l'étude générale de viabilité du système de
santé des personnes morales de droit public de l'Eglise. Mais aussi
de définir une stratégie d'exploitation à long terme dans le
respect des principes de la doctrine sociale. Elle est en mesure
d'avancer des proposition pour la résolution de situations de crise
et d'activer toutes les ressources possibles en collaboration avec
les gestionnaires des entités publiques concernées. Elle est
chargée d'étudier et de proposer de nouveaux modèles d'activité
pour les personnes morales opérant dans le secteur de la santé
publique, qui soient capables de respecter le charisme original dans
le contexte actuel. Ces dispositions doivent être considérées
valables et en vigueur à partir du moment de leur publication.
Identité et mission du religieux dans l'Eglise
Cité
du Vatican, 14 décembre 2015 (VIS). La Congrégation pour les
instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique a
présenté ce matin en Salle de Presse le document intitulé Identité
et mission du religieux dans l'Eglise, ainsi que les manifestations
conclusives de l'Année de la vie consacrée. Ont participé à cette
conférence le Cardinal João Braz de Aviz, Préfet de la
Congrégation, et Mgr.José Rodríguez Carballo, OFM, Secrétaire du
même dicastère: Le document, a expliqué le Cardinal Braz de Aviz,
entend "souligner la grande richesse et l'actualité de la
vocation des frères, et son contenu est très valable et innovateur
à la lumière du concile Vatican II. La vocation du frère religieux
est, en premier lieu, la vocation chrétienne...et le trait de la
personne du Christ que le religieux frère souligne spécialement par
sa forme de vie, n'est autre que celui de la fraternité...qui
reflète le visage du Christ-frère, sensible, bon, proche des gens,
accueillant, généreux et serviteur''. L'identité et la mission du
frère religieux, comme l'indique le texte, se résument dans la
fraternité entendue comme don que le frère reçoit de Dieu Trinité,
communion de personnes; don qu'il partage avec ses frères dans la
vie fraternelle de la communauté et don qu'il offre au monde pour la
construction d'un monde de fils de Dieu et de frères. Il a ensuite
illustré le thème de la fraternité comme don que le frère
religieux reçoit de Dieu un et trine. ''Le frère religieux arrive à
être ainsi parce que l'Esprit lui fait connaître Dieu qui se révèle
en Jésus comme un père plein d'amour, de tendresse et de
miséricorde. Avec Jésus, il se sent un fils aimé et, avec lui, il
s'offre pour être dans sa vie tout pour le Père et tout pour ses
fils et filles de ce monde. L'identité du religieux frère est
caractérisée par l'exigence de la fraternité comme confession de
la Trinité; une fraternité ouverte à tous, spécialement aux plus
petits, aux humbles, aux opprimés, à ceux qui ne sont pas aimés,
en définitive aux plus pauvres pour se convertir en fraternité
universelle''. Cette fraternité est un don que le frère religieux
partage avec ses frères dans la vie de la communauté. ''Qui dit vie
fraternelle en communauté, revient à dire relations harmonieuses
entre frères, connaissance réciproque, acceptation...soutien
mutuel...partage de talents..., oubli de soi, pardon,
...collaboration dans la mission ecclésiale, ouverture aux besoins
de l'Eglise, du monde, et surtout des plus nécessiteux... Tout cela
est très beau mais ne vient pas spontanément... L'aliment qui
soutient la communauté est le don de la fraternité que reçoivent
les frères religieux. Le frère a besoin d'appuyer ses relations
fraternelles en développant sa dimension spirituelle, mystique et
théologale''.
La
fraternité est, enfin, un don que le frère religieux offre au monde
et qui se transforme en mission. Ainsi, ''les frères réalisent leur
mission de contribuer à la construction du Royaume de fraternité
par la prière incessante, le témoignage de vie fraternelle et le
dévouement communautaire au service de l'Eglise et du monde... La
fraternité des frères religieux n'est pas autoréférentielle ou
fermée sur elle-même; c'est une fraternité…. en parfaite
syntonie... avec une Eglise en exode, en sortie vers les périphéries
de ce monde, appelée à créer des ponts, ouverte à tous les frères
d'aujourd'hui de toute race, culture ou credo''. L'amour fraternel se
concrétise dans l'Eglise et dans la vie des frères religieux dans
de nombreux services qui constituent de véritables ministères, de
l'éducation à l'attention aux malades et aux prisonniers, en
passant par l'accueil des réfugiés et la catéchèse, etc. ''De
cette façon -a conclu le Préfet- le religieux frère indique la
présence de Dieu dans les réalités séculaires comme la culture,
la science, la santé, le monde du travail, le soin des plus faibles
et des défavorisés. Et il indique en même temps qu'il faut sauver
l'être humain, homme et femme, tout entier, corps, âme et esprit,
du moment que tout ce qui concerne la personne humaine fait partie du
plan salvifique de Dieu''.
Dans
son intervention, Mgr.Rodríguez Carballo a exprimé un double
remerciement au Pape émérite Benoît XVI qui en 2008 fut le premier
à encourager la rédaction du document présenté aujourd'hui, et au
Pape François qui a pris connaissance de l'ébauche du document
alors qu'il était Cardinal Archevêque de Buenos Aires, et a
encouragé devenu Pape en 2013, à le reprendre, le perfectionner et
le publier. La conférence s'est conclue avec l'annonce des activités
de clôture de l'Année de la vie consacrée. Du 28 janvier au 2
février 2016, aura lieu à Rome, une rencontre internationale de
toutes les formes de la vie consacrée intitulée: Vie consacrée en
communion, pour laquelle est prévue la participation de 6.000
consacrés et consacrées du monde entier, et qui se conclura par une
messe célébrée par le Saint-Père en la basilique vaticane.
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