Cité
du Vatican, 9 octobre 2014 (VIS). Samedi 11 octobre à 18 h 30', le
Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d'Etat, prendra possession du
titre des Sts.Simon et Jude à Torre Angela.
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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... [+]
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dernières 5 nouvelles
jeudi 9 octobre 2014
mercredi 8 octobre 2014
Les divisions entre chrétiens blessent le Christ
Cité
du Vatican, 8 octobre 2014 (VIS). Durant l'audience générale tenue
place St.Pierre, le Pape a abordé le scandale des divisions entre
chrétiens, même si aujourd'hui les relations de l'Eglise catholique
avec les autres confessions se caractérisent par le respect et la
cordialité. Mais, a-t-il demandé: Chacun de nous, membre de
l'Eglise, que devons et pouvons faire?... Il faut prier pour l'unité
des chrétiens, d'autant que Jésus nous demande de nous ouvrir au
dialogue et à la rencontre de l'autre, de recueillir tout ce qu'il y
a de bon chez qui pense différemment... Il nous demande de ne pas
nous arrêter sur ce qui nous sépare mais de pointer sur ce qui nous
unit... Il est douloureux que les chrétiens soient divisés...alors
que nous avons en commun le credo. Nous croyons tous en Jésus-Christ,
dans le Père et dans l'Esprit... Aidons-nous donc les uns les
autres... En cheminant ensemble nous communions. C'est cela
l'oecuménisme spirituel, aancer dans la vie avec notre foi commune
dans le Seigneur Jésus... Cela veut dire entrer en communion avec
l'autre, avec nos frères en Eglise comme avec ceux des autres
confessions chrétiennes. Remercions Dieu pour le baptême et
demandons lui que notre communion finisse par être parfaite".
Puis le Saint-Père a révélé que c'était aujourd'hui le
soixante-dizième anniversaire de sa première communion: "Recevoir
la communion signifie entrer en communion avec les autres, avec nos
frères en Eglise". Nous ne devons donc pas être démoralisés
car Dieu consolateur ne saurait boucher les oreilles de son fils pour
qu'il n'entende pas notre prière. Notre prière est que tous les
chrétiens ne fassent qu'un".
Quatrième Congrégation générale du Synode
Cité
du Vatican, 7 octobre 2014 (VIS). Cette
session a prolongé de débat général autours des diverses
propositions relatives à la pastorale de la famille. Ayant établi
le lien entre crise de la foi et crise de la famille, la première
générant l'autre, les pères ont noté que la foi est perçue comme
un ensemble de données doctrinales, alors qu'elle est avant tout un
acte libre envers Dieu. On a donc suggéré un vade-mecum de la
catéchèse familiale qui puisse en renforcer la mission
évangélisatrice. Le fait que nombre de baptisés aient une foi
vague les conduit souvent au mariage sans une conscience précise de
leur acte. La famille doit aussi faire face à la dictature de la
pensée unique qui insère dans la société des contre-valeurs et
déforme le concept d'union entre un homme et une femme. La crise des
valeurs, le sécularisme athée et l'hédonisme, l'ambition du
pouvoir détruisent et dénaturent la famille, fragilisent les
personnes et donc la société toute entière. Les fidèles doivent
donc redécouvrir le sens de leur appartenance à l'Eglise, car ce
sont les familles de l'Eglise qui attirent les autres. Experte en
humanité, l'Eglise doit réaffirmer la nécessité de la famille et
son caractère irremplaçable, réveiller en l'homme le sens
d'appartenance à un noyau familial. Reflet de l'amour de Dieu, c'est
la famille qui éduque aux rapports sociaux.
Il
a ensuite été question de l'importance du rapport entre les
familles et les prêtres, qui les accompagnent dans les grandes
étapes de leur vie. En retour, les familles aident les prêtres à
vivre leur célibat comme affectivité équilibrée et non comme
renonciation. Berceau des vocations, la famille suscite souvent dans
la prière commune la naissance de l'appel au sacerdoce. A propos du
lien entre baptême et mariage car la signification du sacrement
conjugal est diminuée lorsque l'initiation chrétienne n'a pas été
solide. Le mariage chrétien ne peut donc se réduire à un coutume
ou à une exigence sociale. Il est une vocation qui a besoin d'une
préparation soigneuse. Les répercussions du travail sur la vie
familiale, avec notamment la flexibilité des horaires ou des
contingences géographiques, le travail à la maison aussi,
engendrent des difficultés dans le dialogue familial. Il a été
question de la famille en Afrique, qui fait face à la polygamie et
au lévirat, à l'influence des sectes, à la guerre et à la
pauvreté, aux flux migratoires et au contrôle des naissances imposé
par les instances internationales. Tout cela mine la stabilité de la
famille et il faut y répondre par une évangélisation plus
profonde, qui diffusent la paix, la justice et l'amour, le respect
et la place de la femme dans la société, l'éducation et la défense
de l'enfance et de toutes les victimes de violences.
Puis
les pères ont à nouveau évoqué la nécessité d'un nouveau
langage pour l'annonce évangélique, notamment face aux nouvelles
technologies. Quant à l'indissolubilité du mariage, on a souligné
combien la législation semble s'opposer au bien de la personne. La
vérité du lien et de la stabilité conjugale étant inscrites dans
la personne, il faut éviter de lui opposer la loi et percevoir
comment aider la personne à ne pas trahir sa propre vérité. On a
suggéré de réfléchir aux couples qui n'ont pas pu avoir d'enfant,
et aux familles des pays frappés par l'Ebola. Enfin l'image de
l'Eglise comme lumière a été rappelée pour dire qu'elle ne doit
pas se limiter à fonctionner comme un phare mais se présenter sous
la forme d'innombrables flammèches amies des gens. Le Conseil
pontifical pour la famille a distribué à l'assemblée sont
Enchiridion sur la famille.
Cinquième Congrégation générale du Synode
Cité
du Vatican, 8 octobre 2014 (VIS). Cette
session a prolongé de débat général autours des défis pastoraux
de la famille, de la crise de la foi dans le contexte familial, et
des situations critiques internes à la famille. Il a d'abord été
question de l'Eglise au proche et moyen Orient ainsi qu'en Afrique du
nord, qui vit dans un contexte politique, économique et religieux
critique, avec de graves effets sur la famille. Les lois y
interdisent les réunifications familiales, la pauvreté pousse les
gens à l'émigration, le fondamentalisme religieux nie aux chrétiens
la parité avec les musulmans, ce qui pose des problèmes très
graves dans les unions mixtes. Les mariage inter-religieux sont en
augmentation et l'Eglise doit comprendre quelle catéchèse offrir
aux enfants nés de ces mariages, et s'ils veulent continuer à
pratiquer leur religion. L'Eglise, qui ne doit pas abandonner ces
fidèles, ni les chrétiens qui se convertissent à l'islam pour se
marier, doit réfléchir à des solutions. Le problème n'est pas
strictement inter-religieux, mais parfois oecuménique comme dans les
cas où un catholique n'ayant pas obtenu la nullité de son mariage
passe à une autre confession pour se remarier religieusement. Même
si l'Eglise choisie permet cette solution, et malgré le patrimoine
commun de foi, il faut suivre un chemin de miséricorde dans les cas
les plus délicats. On a par ailleurs mis en évidence que le synode
devra prendre en compte, avec toute la prudence requise, les divorcés
remariés, en conjuguant vérité et miséricorde envers qui souffre.
Ces époux qui se trouvent dans cette situation n'en sont souvent pas
la cause.
Pour
sa part, le Saint-Siège ne cesse de défendre la famille à tout
niveau, d'en souligner la dignité, d'en rappeler les droits et
devoir y compris devant les instances internationales. Comme le
disait Benoît XVI, les non de l'Eglise sont des oui à la vie. Sans
hésitation, elle doit donc continuer de combattre le silence
éducatif et religieux touchant la famille, au moyen d'un témoignage
plus incisif de l'Evangile, c'est à dire qui tienne compte de la
créativité pastorale. La place fondamentale des laïcs dans
l'évangélisation a été réaffirmée, celle des jeunes avant tout,
des mouvements et nouvelles communautés, qui accomplissent un
service vital, missionnaire et prophétique, à contre-courant de la
pensée courante. Mieux écouter les fidèles et plus investir sur
eux constituent des priorités car c'est avec eux que l'Eglise peut
trouver des solutions aux problèmes de leurs familles. Il a alors
été question de la crise de l'emploi, du précariat et du chômage,
des conséquences pour la familles d'une absence de sécurité qui
peut glisser vers la pauvreté économique et la perte du foyer. Le
manque d'argent en fait paradoxalement une divinité. Ainsi
sacrifie-t-on des familles sur l'autel du profit alors que l'argent
devrait servir à vivre. On a enfin rappelée la nécessité de mieux
préparer les époux au mariage, notamment au niveau sexuel et
affectif, en prônant une mystique familiale de la sexualité. Le
rôle des grand parents dans la transmission de la foi au sein de la
famille a également été souligné, ainsi que la nécessité
d'inclure les anciens dans le noyau familial. La même attention et
solidarité doit être réservée aux malades, eux aussi menacés par
la culture du rebut dénoncée par le Pape.
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican 8 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a nommé:
Mgr.Fausto
Tardelli, Evêque de Pistoia (superficie 821, population 228.600,
catholiques 219.300, prêtres 129, diacres 22, religieux 178), en
Italie. Il était jusqu'ici Evêque de San Miniato (Italie).
Mgr.Celso
Morga Iruzubieta, Coadjuteur de l'Archevêque de Mérida - Badajoz
(superficie 17.405, population 597.300, catholiques 588.100, prêtres
311, religieux 637), en Espagne. Il était jusqu'ici Secrétaire de
la Congrégation pour le clergé.
L'Abbé
Levi Bonatto, Opus Dei, Auxiliaire de l'Evêque de Goiania (Brésil).
L'Evêque élu, né en 1957 à Sao José dos Pinhais (Brésil) et
ordonné prêtre en 1996, était jusqu'ici Aumônier du centre
culturel Marumbi. Licencié en économie et en droit canonique, il a
directeur de conscience et professeur près le Studium général d
l'Opus Dei à Sao Paulo.
mardi 7 octobre 2014
Troisième Congrégation générale du Synode
Cité
du Vatican, 7 octobre 2014 (VIS). Cette
session a prolongé de débat général autours de: l'Evangile de la
famille et la loi naturelle; et de La famille et la vocation de la
personne dans le Christ. En ouverture a été annoncé que le
consistoire ordinaire du 20 octobre serait consacré à la situation
du proche et moyen Orient, dans le sillage de la réunion tenue en
début de semaine avec les nonces en poste dans la région. Les
patriarches orientaux ainsi que le patriarche latin de Jérusalem y
prendront part, et le Cardinal Secrétaire d'Etat en fera la
présentation. Les d´rbats de ce matin on mis en exergue la
nécessité d'une meilleure préparation pré-matrimoniale, solide et
efficace. Il ne suffit pas d'envisager des remèdes aux échecs
conjugaux mais élaborer les conditions de succès des mariages. Pour
cela il est nécessaire d'offrir une vision du mariage qui ne se
limite pas à sa réussite mais qui le présente comme un passage
vers un but supérieur, au moyen d'une ascèse personnelle des
couples qui soit force et énergie. Le mariage, qui est une vocation
à part entière, implique la fidélité et la cohérence afin d'être
un espace de progrès de l'humain. Les époux doivent donc être
accompagnés par le biais d'une pastorale spécifique vigoureuse.
Personnalisée, la préparation sacramentale doit être longue et
rigoureuse, même si cela risque de diminuer le nombre des noces à
l'Eglise. On ne doit pas encombrer de causes matrimoniales les
tribunaux ecclésiastiques. Il a ensuite été question des media,
dont la présence est parfois envahissante dans leur présentation
d'idées opposées à la doctrine de l'Eglise en matière de mariage.
Les fidèles doivent êtres mis en garde mais aussi mieux armés.
L'enseignement de l'Eglise doit être plus incisif et ne pas se
limiter à des interdits. Comme Jésus, elle doit se faire proche des
personnes. En agissant ainsi il sera possible de réduire la fracture
entre doctrine et pratique, entre enseignement ecclésial et vie
familiale. Il n'est pas question de choisir entre doctrine et
miséricorde mais de développer une pastorale éclairée,
encourageant des familles en crise qui souvent ne ne sentent plus
appartenir à l'Eglise. Face aux couples en difficulté et aux
divorcés remariés, l'Eglise soit présenter la vérité et non
point un jugement. Avec compréhension, elle doit convaincre les
intéressés à suivre la vérité, à suivre l'Eglise qui dit la
vérité. C'est la miséricorde qui soigne et accompagne, d'autant
que les familles en crise n'attendent pas des solutions pastorales
rapides. Elles ne veulent pas être de simples statistiques mais se
sentir comprises et aimées. Il faut accorder plus d'espace à la
logique sacramentale qu'à la logique juridique. Pour ce qui est de
l'Eucharistie aux divorcés remariés, il a été réaffirmé qu'il
ne s'agit pas du sacrement des parfaits mais de qui chemine. Le débat
est revenu sur la nécessité de changer de langage, sur le principe
d'un dialogue plus large et assidu. Il convient d'écouter plus
souvent l'expérience des époux car leurs problèmes, loin d'être
ignorés, doivent devenir le fondement d'une théologie réelle. Il a
été décidé de préciser le sens de concepts comme l'inspiration
biblique, l'ordre de la création, la loi naturelle. Il ne suffit pas
de changer le vocabulaire pour établir un pont et engager un
dialogue efficace avec les fidèles. C'est bien d'une conversion
pastorale dont il est besoin pour rendre l'annonce évangélique plus
efficace.
On
a alors présenté les dimensions spécifiques de la famille que sont
la vocation à la vie, à la mission et à l'accueil. Témoigner du
Christ au travers de l'unité familiale fait d'elle la première
école d'altérité, un espace qui contraste avec l'agitation du
monde ambiant. L'éducation à la sainteté de la la famille, comme
icône de la Trinité, a été soulignée, avec la prière qui
transmet la foi des parents aux enfants. Là encore, les prêtres et
les catéchistes doivent également recevoir une formation plus
adaptée".
Visite du Pape à Strasbourg
Cité
du Vatican, 7 octobre 2014 (VIS). Comme
annoncé, le Pape se rendra le 25 novembre à Strasbourg. Accueilli
de manière privée à l'aéroport, ii se rendra à 10 h 30' au
Parlement européen pour y prononcer un discours. A midi, il
s'exprimera devant le Conseil de l'Europe, puis regagnera Rome vers
16 h.
Voyage apostolique en France
Cité
du Vatican, 7 octobre 2014 (VIS). En réponse aux sollicitations de
journalistes, le Directeur de la Salle de Presse, a annoncé
qu'après sa visite du 25 novembre à Strasbourg, consacrée au
Parlement européen et au Conseil de l'Europe, le Saint-Père
effectuera une visite apostolique en France courant 2015.
Seconde Congrégation générale du Synode
Cité
du Vatican, 6 octobre 2014 (VIS). Cette
session a ouvert le débat général autour des questions suivantes:
Dessein de Dieu sur le mariage et la famille, Connaissance et
réception de l'Ecriture et des documents de l'Eglise sur mariage et
famille. La famille étant la cellule de la société, espace de
l'amour gratuit, parler de famille et de mariage inclut de parler
d'éducation et de fidélité. L'institution familiale doit donc être
protégée car il en va de l'avenir de l'humanité. Nombreux sont les
pères qui ont soutenu la nécessité d'adapter le langage de
l'Eglise afin que sa doctrine sur la famille, la vie et la sexualité
soit mieux compris.
A
l'exemple du Concile, il faut dialoguer avec le monde, avec une
ouverture critique mais sincère. Si l'Eglise n'écoute pas le monde,
celui-ci ne l'écoutera pas. Mais ce dialogue doit envisager des
sujets d'importance comme l'égalité de dignité homme femme ou le
rejet de la violence. C'est pourquoi l'Evangile doit être montré
plus qu'expliqué, c'est pourquoi il faut impliquer les fidèles dans
l'annonce en reconnaissant leur charisme missionnaire. Evangéliser
ne devant pas être une théorie dépersonnalisée, les familles
doivent témoigner concrètement des valeurs évangéliques. L'enjeu
consiste à passer de la défensive à la proposition, c'est à dire
de reproposer la foi au moyen d'un langage nouveau et de témoignages
convaincants rétablissant un pont avec la société. On a ainsi
suggéré l'usage d'une catéchèse plus biblique que théologique
car, malgré les apparences, les fidèles sont avides d'idéaux. Le
chrétien sachant que le bonheur auquel l'homme tend est le Christ,
il faut employer un langage adapté pour le dire au monde. L'Eglise
doit oeuvrer par attraction, avec amitié envers le monde. Face aux
couples en crise, à l'instar de Dieu, elle doit être compréhensive
et miséricordieuse, et envisager la question sous le profil d'une
justice respectueuse du dessein divin. Certes, le mariage demeure un
sacrement indissoluble. La vérité étant le Christ et non un
ensemble le règles, il convient de maintenir les principes tout en
adaptant les formes. La nouveauté dans la continuité, ainsi que le
disait Benoît XVI. Si le Synode ne met pas en discussion la
doctrine, il réfléchit sur la pastorale, sur le discernement
spirituel nécessaire à l'application de la doctrine face aux
problèmes de la famille. La miséricorde n'élimine pas les
commandements, elle en est la clef herméneutique.
On
a convenu de la nécessité d'aborder avec respect certains cas,
telles les unions libres marquées du sceau de l'amour et de la
fidélité, qui présentent des éléments de sanctification et de
vérité. Pour que le Synode diffuse encouragement et espoir, y
compris aux personnes qui se trouvent dans des situations
incorrectes, il faut avant tout envisager les aspects positifs. Et
plus encore, il faut aimer sincèrement les familles en crise. Dans
une société individualiste qui tend à la dissolution du modèle
familial, on enregistre une perte de sens de l'union de l'être
humain avec Dieu. Annoncer la beauté et la bonté de la famille ne
peut se limiter à l'esthétisme, à la proposition d'un idéal à
imiter, mais être une mise en valeur de l'alliance définitive des
époux envers Dieu.
Un
autre point essentiel s'étant dégagé des débats: le rejet du
cléricalisme. Souvent l'Eglise semble plus préoccupée de son
pouvoir que de son service, au point de désintéresser les gens.
Retournons à imiter le Christ et retournons à l'humilité. La
réforme de l'Eglise doit commencer par celle du clergé. Les fidèles
doivent trouver les pasteurs dans le sillage du Seigneur, alors
capables de les ramener vers lune Eglise enfin pleinement
évangélisatrice. Il a alors été question de la sexualité au sein
du mariage, et de sa valeur essentielle. Le sujet est tellement
débattu et critiqué lorsqu'il est vécu hors mariage, que l'amour
conjugal semble presque être une concession à la faiblesse humaine.
En cela il est apparu nécessaire de disposer de prêtres mieux
formés, mais aussi de politiques familiales capables de raviver la
foi au sein des familles chrétiennes.
Au
cours de la table ronde conduite entre 18 et 19 h, deux suggestions
se sont manifestées: Que le Synode lance un message de soutien aux
familles irakiennes, menacées d'extermination, contraintes à fuir
leurs foyers pour ne pas avoir à renier leur foi. La proposition
sera soumise à un vote. Et puis que le Synode se penche sur le
clergé marié des Eglises orientales, qui connaît parfois une crise
du couple pouvant conduire à la dissolution.
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican 7 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a accepté pour
limite d'âge la renonciation de Mgr.Jan Zajac à l'office
d'Auxiliaire de l'Archevêque de Cracovie (Pologne).
lundi 6 octobre 2014
Parler sans crainte, écouter avec humilité et accueillir avec un cœur ouvert
Cité
du Vatican, 6 octobre 2014
(VIS). Ce matin, en présence du Saint-Père,
s'est tenue la première Congrégation générale du Synode des
évêques, consacré aux défis pastoraux de la famille dans le
contexte de l'évangélisation. Le Pape a salué les pères synodaux
et tous les collaborateurs du Synode, les rapporteurs, les
consultants, les traducteurs et toutes les personnes qui "ont
travaillé avec dévouement, patience et compétence, pendant de
longs mois, lisant, évaluant et élaborant les sujets, les textes et
les travaux de cette Assemblée générale extraordinaire. "Je
vous remercie également- a dit le Saint-Père- chers cardinaux,
patriarches, évêques, prêtres, religieux et religieuses, laïcs et
laïques, pour votre présence et votre participation qui enrichit
les travaux et l'esprit de collégialité et de synodalité pour le
bien de l'Eglise et des familles!... Vous apportez la voix des
Eglises particulières, réunies au niveau d'Eglises locales à
travers les Conférences épiscopales. L'Eglise universelle et les
Eglises particulières sont d'institution divine; les Eglises locales
ainsi entendues sont d'institution humaine. Cette voix, vous la
porterez en synodalité. C'est une grande responsabilité: porter les
réalités et les problématiques des Eglises, pour les aider à
cheminer sur cette voie qu'est l'Evangile de la famille... Une
condition générale de base est de parler clairement. Que personne
ne dise: Cela je ne peux pas le dire, on
penserait ceci ou cela de moi. Il faut tout dire de ce que l'on sent
avec Parresia. Après le dernier consistoire (février 2014) où
l'on a parlé de la famille, un cardinal m'a écrit
en disant: dommage que certains cardinaux n'aient pas eu le courage
de dire certaines choses par respect pour le Pape, pensant peut-être
que le Pape pensait diversement. Cela ne va pas, ce n'est pas la
synodalité, parce qu'il faut dire tout ce que dans le Seigneur on se
sent le devoir de dire, sans respect humain, sans crainte. En même
temps, on doit écouter avec humilité et accueillir avec un cœur
ouvert ceux que disent nos frères. C'est par ces deux attitudes que
l'on exerce la synodalité. C'est pourquoi, je vous demande, s'il
vous plaît, d'avoir ces attitudes de frères dans le Seigneur, de
parler avec parresia et d'écouter avec humilité. Faites-le
en toute tranquillité et paix, parce que le Synode se déroule
toujours cum Petro et sub Petro, et la présence du Pape est garantie
pour tous et garde de la foi. Chers frères, collaborons tous pour
que s'affirme avec clarté la dynamique de la synodalité".
Après
le bref discours du Saint-Père et le discours du président de
séance, le Cardinal André Vingt-Trois, Archevêque de Paris
(France), le Cardinal Lorenzo Baldisseri, Secrétaire général du
Synode, a pris la parole pour décrire les différentes étapes de
préparation de cette assemblée extraordinaire, le nombre de
participants, les nouveautés et le travail du Secrétariat du
Synode, depuis la dernière Assemblée générale ordinaire d'octobre
2012, sous le pontificat de Benoît XVI, et a conclu avec le souhait
que l'assemblée actuelle soit "un lieu privilégié de
collégialité synodale qui annonce l'Evangile en cheminant et qui
soit imprégnée d'une nouvelle ouverture à l'Esprit, d'une méthode
et d'un style de vie et de témoignage, qui garantisse l'unité dans
la diversité, l'apostolicité dans la catholicité". Le
Cardinal Peter Erdö, Archevêque de Esztergom-Budapest (Hongrie) et
Rapporteur général du Synode, a ensuite pris la parole pour lire la
Relatio ante Disceptationem dont suit un résumé dans l'article
suivant.
Résumé de la Relatio ante Disceptationem
Cité
du Vatican, 6 octobre 2014
(VIS). Le rapport préliminaire aux débats synodaux a été lu ce
matin par le Cardinal Peter Erdö. Rapporteur général de
l'assemblée, il a évoqué les points principaux sur lesquels la
discussion devra se développer. Il a d'abord souligné l'élément
nouveau, le fait que le rapport inclut déjà les interventions
écrites des pères synodaux, préalablement envoyées au Secrétariat
général du Synode. Dans le but de mieux répondre au sens collégial
de ces assises, le Rapport du Cardinal Erdö invite à envisager la
famille avec espérance et miséricorde, en annonçant sa valeur et
sa beauté car malgré les nombreuses difficultés, celle-ci n'est
pas un modèle dépassée. Nous vivons dans un monde fait de seules
émotions -a dit le Cardinal- dans lequel la vie n'est pas un projet
mais une série de moments, et l'engagement stable semble redouté
pour l'homme fragilisé par l'individualisme. Mais c'est justement
ici, face à ces signes des temps, que l'Evangile de la famille se
présente comme un remède, un véritable médicament, proposé en se
plaçant du point de vue de ceux qui ont plus de difficultés à la
reconnaître et à la vivre. Donc, non au catastrophisme ou à
l'abdication à l'intérieur de l'Eglise car il existe un patrimoine
de foi large et partagé. Par exemple, des formes idéologiques comme
la théorie du gender ou la mise à égalité des unions
homosexuelles et du mariage entre homme et femme, n'ont pas
l'approbation de la grande majorité des catholiques, alors que le
mariage et la famille sont encore largement entendus comme un
patrimoine de l'humanité, à conserver, promouvoir et défendre.
Certes, entre les fidèles, la doctrine est souvent peu connue ou peu
pratiquée, mais cela ne signifie pas qu'elle soit mise en
discussion. Cela vaut en particulier pour l'indissolubilité du
mariage et sa sacramentalité entre baptisés. La doctrine de
l'indissolubilité du mariage en tant que telle n'est pas remise en
question, celle-ci reste au contraire incontestée et dans la majeure
partie observée aussi dans la praxis pastorale de l'Eglise, avec les
personnes qui ont échoué dans leur mariage et qui cherche un
nouveau départ. Ainsi, ce ne sont pas les questions doctrinales,
mais les questions pratiques, inséparables d'autre part de la vérité
de la foi, qui sont en discussion dans ce Synode, de nature
exclusivement pastorales. D'où la nécessité d'une plus grande
formation, surtout pour les fiancés, afin qu'ils soient clairement
conscients tant de la dignité sacramentelle du mariage basé sur
l'unicité, la fidélité et la fécondité, qu'il s'agit d'une
institution de la société. Egalement menacée par des facteurs
désagrégeants comme le divorce, l'avortement, les violences, la
pauvreté, les abus, le cauchemar de la précarité, le déséquilibre
causé par les migrations, la famille reste toujours une école
d'humanité. La famille est presque la dernière réalité humaine
accueillante dans un monde déterminé presque exclusivement par la
finance et la technologie. Une nouvelle culture de la famille peut
être le point de départ d'une civilisation humaine renouvelée.
C'est pourquoi soutient concrètement la famille, même si une telle
aide ne peut faire abstraction d'un engagement effectif des états
dans la protection et la promotion du bien commun, à travers des
politiques adéquates".
En
tenant compte, ensuite, de ceux qui vivent dans des situations
matrimoniales difficiles, le Cardinal Erdö souligne que "l'Eglise
est une maison paternelle où une action de pastorale familiale
renouvelée et adéquate est nécessaire à leur égard, surtout pour
qu'ils sentent qu'ils sont aimés de Dieu et de la communauté
ecclésiale, dans une optique de miséricorde qui n'efface pas,
cependant, la vérité et la justice. La miséricorde n'enlève donc
pas non plus les engagements qui naissent des exigences du lien
matrimonial. Ceux-ci continuent de subsister même lorsque l'amour
humain s'est affaibli ou a cessé. Cela signifie que dans le cas d'un
mariage sacramentel (consommé), après un divorce, alors que le
premier conjoint est encore en vie, un deuxième mariage reconnu par
l'Eglise n'est pas possible". En outre, vu la diversité des
situations, divorces, mariages civils, cohabitation, le Cardinal Erdö
souligne "la nécessité de lignes directrices claires, afin que
les pasteurs des communautés locales puissent concrètement aider
les couples en difficultés, en évitant les improvisations d'une
pastorale-bricolage. Quant aux divorcés remariés civilement, il
serait trompeur de se concentrer seulement sur la question de la
réception des sacrement. Il convient, en revanche, de prêter
attention à un contexte plus large de préparation au mariage et de
soutien aux époux, non bureaucratique, mais pastoral, pour les aider
à comprendre les raisons de l'échec de leur première union et de
déterminer d'éventuels éléments de nullité. Il faut tenir compte
de la différence entre ceux qui ont par leur faute rompu un mariage
et ceux qui ont été abandonnés. La pastorale de l'Eglise devrait
prendre soin d'eux de façon particulière. Les divorcés remariés
civilement appartiennent à l'Eglise. Ils ont besoin et ont le droit
d'être accompagnés par leurs pasteurs, mais pas seulement. Vu le
peu de conscience que l'on a aujourd'hui du sacrement de mariage et
la mentalité de divorce diffuse, déclarer non valides des mariages
célébrés dans l'Eglise ne relève pas du hasard. D'où la
suggestion, contenue dans le Rapport, de revoir l'obligation de la
double sentence conforme pour la nullité du lien, afin d'éviter de
tomber dans l'automatisme, l'impression de concéder le divorce ou
dans des solutions injustes et scandaleuses. Dans ce contexte. il
semble nécessaire d'étudier la praxis des quelques Eglises
orthodoxes qui prévoient la possibilité de deuxièmes et troisièmes
noces, à caractère pénitentiel".
Dans
la dernière partie, le document du Cardinal Erdö revient sur
l'Evangile de la vie: "L'existence va de la conception à la
mort naturelle, et l'ouverture à la vie constitue une partie
essentielle, une exigence intrinsèque de l'amour conjugal, alors
qu'aujourd'hui, surtout en occident, qui choisit de ne pas avoir
d'enfants ou qui en veut à tout prix, se voit écrasé par sa propre
détermination. L'accueil de la vie, la prise de responsabilité en
ce qui concerne la procréation et le soin de la vie, ne sont
possibles que si la famille ne se conçoit pas comme un fragment
isolé, mais se sent insérée dans un réseau de relations... Il
devient de plus en plus important de ne pas laisser la famille, les
familles seules, mais de les accompagner et de les soutenir dans leur
chemin... Derrière les tragédies familiales, se cache souvent une
solitude désespérée, un cri de souffrance que personne n'a su
percevoir. Il est donc important de retrouver le sens d'une
solidarité diffuse et concrète, de dépasser cette privatisation
des affects qui vide de sens la famille et la confie au choix d'un
seul. Il faut créer, au niveau institutionnel, des conditions qui
facilitent l'accueil d'un enfant et l'assistance des personnes âgées,
comme un bien social à protéger et favoriser. De son côté,
l'Eglise doit consacrer un soin particulier à l'éducation de
l'affectivité et de la sexualité, en expliquant leur valeur et en
évitant les banalisations et superficialités". En conclusion,
affirme le Cardinal, "le défi du Synode est de réussir à
proposer de nouveau au monde, au-delà du cercle des catholiques
pratiquants et au vu de la situation complexe de la société, la
beauté du message chrétien sur le mariage et la famille, en donnant
des réponses vraies et pleines de charité, parce que le monde a
besoin du Christ".
Pour
le texte complet:
http://press.vatican.va/content/salastampa/fr/bollettino/pubblico/2014/10/06/0712/03003.html
Seconder le projet de Dieu en suivant l'Esprit
Cité
du Vatican, 5 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a présidé ce matin
dans la Basilique vaticane la messe solennelle d'ouverture de
l'assemblée synodale sur la famille. Voici son homélie: Dans la
lecture d'Isaïe et de l’Evangile du jour on trouve l’image de la
vigne du Seigneur. "La vigne du Seigneur est le projet qu’il
cultive avec tout son amour, comme un paysan prend soin de son
vignoble. La vigne est une plante qui demande beaucoup de soin! Le
projet de Dieu c’est son peuple. Il l’a planté et le cultive
avec un amour patient et fidèle, pour qu’il devienne un peuple
saint, un peuple qui porte beaucoup de fruits de justice. Mais, aussi
bien dans la prophétie ancienne que dans la parabole de Jésus, le
rêve de Dieu est déçu. Isaïe dit que la vigne, aimée et si bien
soignée, a produit de mauvais raisins. Alors que Dieu attendait le
droit, voici le crime. Il attendait la justice, et voici les cris.
Dans l’Evangile, au contraire, ce sont les paysans qui ruinent le
projet du Seigneur: Ils ne font pas leur travail, mais ils pensent à
leurs intérêts. Dans sa parabole, Jésus s’adresse aux chefs des
prêtres et aux anciens du peuple, c’est à dire aux sages, à la
classe dirigeante. Dieu leur a confié de façon particulière son
peuple, pour qu’ils le cultivent, en prennent soin, le protègent
des animaux sauvages. Voilà la tâche des chefs du peuple, cultiver
la vigne avec liberté, créativité et ardeur". Mais la
tentation de la cupidité est toujours présente. Nous la trouvons
aussi, a dit le Pape, "dans la prophétie d’Ezéchiel sur les
pasteurs, commentée par saint Augustin dans son célèbre discours"
repris par la liturgie des heures. Pour assouvir leur cupidité
d’argent et de pouvoir...les mauvais pasteurs chargent sur les
épaules des gens des fardeaux insupportables qu’eux-mêmes ne
déplacent pas même avec un doigt. Nous aussi, au Synode, nous
sommes appelés à travailler pour la vigne du Seigneur. Les
assemblées synodales ne servent pas à discuter d’idées belles et
originales, ou à voir qui est le plus intelligent. Elles servent à
cultiver et à mieux garder la vigne du Seigneur, pour coopérer à
son projet d’amour sur son peuple".
"C'est
pourquoi le Seigneur nous demande de prendre soin de la famille, qui
depuis les origines est partie intégrante de son dessein d’amour
pour l’humanité. Nous sommes tous pécheurs et à nous aussi, peut
arriver la tentation de nous emparer de la vigne, à cause de la
cupidité qui ne nous manque jamais à nous, êtres humains. Le rêve
de Dieu se heurte toujours à l’hypocrisie de quelques-uns de ses
serviteurs. Nous pouvons décevoir le rêve de Dieu si nous ne nous
laissons pas guider par l’Esprit. Puisse-t-il nous donner la
sagesse qui va au-delà de la science, pour travailler généreusement
avec vraie liberté et humble créativité. Pour cultiver et bien
garder la vigne, il faut que nos cœurs et nos esprits soient gardés
en Jésus-Christ dans la paix qui surpasse tout ce qu’on peut
concevoir. Ainsi nos pensées et nos projets seront conformes au rêve
de Dieu, qui est de former un peuple saint qui lui appartienne et qui
produise les fruits du Royaume".
Chaque famille doit lire la Bible
Cité
du Vatican, 6 octobre 2014 (VIS). A l'issue
de la messe, le Pape a récité l'angélus avec
les fidèles rassemblés Place St.Pierre. Il a tout particulièrement
remercié les frères pauliniens qui ont distribué la Bible éditée
pour marquer le centenaire de leur ordre: En ce début de Synode sur
la famille, remercions les. Mais attention, ce n'est pas une Bible de
plus! "La Bible n'est pas faite pour être posée sur un rayon
de bibliothèque. Il faut l'avoir en permanence à portée de main,
la lire souvent, chaque jour, le soir, le dimanche, seul ou ensemble,
parents, et enfants. Ainsi la famille grandit-elle dans la lumière
et la force de la Parole". Puis le Saint-Père a invité
l'assemblée à soutenir les travaux synodaux par la prière, en
invoquant l'intercession maternelle de Marie, rappelant que c'est à
Pompei la traditionnelle supplique à la Vierge du Rosaire.
Puisse-t-elle accorder la paix aux familles et au monde!".
Veillée de prière pour l'assemblée synodale
Cité
du Vatican, 4 octobre 2014 (VIS). A 18 h a débuté
Place St.Pierre la veillée de prière pour la III Assemblée
générale extraordinaire du Synode des évêques, organisée par la
Conférence épiscopale italienne en présence du Pape et des pères
synodaux. Après des moments de prière et de réflexion, entrecoupés
de témoignages de la vie familiale, le Saint-Père a pris la parole
en indiquant d'abord que c'est l'heure à laquelle habituellement on
rentre à la maison pour se retrouver en famille. "C'est aussi
l'heure à laquelle certains se retrouvent seuls face à l'échec de
leurs projets. Nombreux sont ceux qui passent leur journée en
traînant leur résignation, leur état d'abandon et parfois leur
rancoeur. Dans tant de foyer, la joie de vivre s'en est allée.
Prions ce soir tout particulièrement pour ces personnes... Jusque
dans la culture individualiste, qui dénature ou rend lâches les
liens affectifs, existe le besoin essentiel de la stabilité... La
communion de vie des époux, leur ouverture à la vie et à la
solidarité, au dialogue inter-générations, au devoir d'éducation
et de transmission de la foi, font que la famille continue d'être
une école inégalée d'humanité, indispensable pour une société
plus juste et plus solide. Et plus ses racines sont profondes, plus
il est possible d'aller de l'avant dans la vie sans se perdre ni se
sentir dépaysé. C'est cet horizon de la famille qui aide à
percevoir toute l'importance de l'assemblée qui s'ouvre demain...
Pour comprendre ce que le Seigneur demande à son Eglise, nous devons
être attentifs aux signes de ce temps et percevoir l'état d'esprit
des gens afin de les comprendre, de saisir leurs attentes comme leurs
problèmes. C'est seulement ainsi que nous pourrons proposer de
manière crédible la bonne nouvelle appliquée à la famille...
Demandons avant tout à l'Esprit le don de l'écoute, de l'écoute de
Dieu afin de ressentir avec lui le cri du peuple, l'écoute du peuple
afin de respirer la volonté divine. Demandons aussi d'être prêts à
débattre fraternellement et sincèrement afin de répondre en
pasteurs aux enjeux qu'impose une société en changement... La
troisième qualité que nous invoquons...est de ne jamais perdre de
vue Jésus-Christ", c'est à dire d'assumer son mode de penser
et d'agir. Ainsi n'aurons-nous pas de difficulté à dégager de nos
travaux synodaux les parcours pastoraux utiles à la famille et à
ses composantes... Avec la joie évangélique nous retrouverons une
Eglise réconciliée et miséricordieuse, pauvre et amie des pauvres,
une Eglise capable d'aborder sereinement les difficultés venant de
l'intérieur comme de l'extérieur".
Le témoignage des athlètes handicapés
Cité
du Vatican, 4 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a rencontré 7.000
athlètes handicapés du Comité paralympique italien, devant
lesquels il a rappelé la place du sport dans les rapports entre
personnes d'horizons différents. Source d'enrichissement réciproque,
il permet de se reconnaître frères et soeurs en favorisant la
culture de la rencontre contre celle du rejet: Ceci "rehausse
votre expérience car la pratique sportive malgré le handicap
physique transmet un message d'encouragement pour les personnes en
difficulté, un encouragement à employer toutes ses forces pour
réaliser de belles choses en dépassant les barrières qui nous
entourent comme celles qui sont en nous. Votre témoignage d'athlètes
est un grand signe d'espérance, la preuve que chacun possède des
capacités qu'il n'imagine souvent pas... Le Père le sait, qui nous
connaît mieux que tout autre, qui nous aime tel que nous sommes et
nous pousse à grandir selon nos possibilités. Dans votre action en
faveur d'un sport sans barrière ni exclusion, vous n'êtes jamais
seuls car Dieu vous accompagne. Puisse donc le sport être pour tous
un entraînement quotidien au respect de soi et des autres, une
occasion de découvrir des personnes et des espaces nouveaux qui vous
aident à vous sentir pleinement partie prenante à la société".
On ne peut assister passivement aux persécutions
Cité
du Vatican, 6 octobre 2014 (VIS). Ce matin, le Secrétaire d'Etat a
présidé une messe pour les participants à la réunion des Nonces
apostoliques en poste au proche et moyen Orient. Voici les passages
saillants de son homélie: Ce qui est en cours dans certains pays de
cette région, a dit le Cardinal Parolin, nous accable. La paix est
de plus en plus menacée et nous sommes inquiets du sort des
communautés chrétiennes de Syrie et d'Irak persécutées par une
entité méprisant le droit et usant le terrorisme pour étendre son
pouvoir. Les chrétiens qui, depuis les temps apostoliques, vivent au
proche et moyen Orient sont en grand danger, ouvertement persécutés,
le plus souvent contraints à fuir leurs foyers et leurs pays... Les
forces du mal sont en action lorsque des esprits malades se
convainquent de ce que la violence et la terreur sont des méthodes
pour imposer à autrui une volonté de puissance se cachant sous une
vision religieuse. S'agissant d'une perversion du sens religieux, il
faut répondre à ses dramatiques conséquences. Si l'Eglise ne peut
rester silencieuse face aux persécutions dont ses fils souffrent, la
communauté internationale ne peut rester neutre entre agresseurs et
victimes. Seigneur, protège moi, tu es mon refuge, dit le
paslmiste...qui sait que sa vie est dans les mains de Dieu. Le
Seigneur est sa force et sa sécurité, celui qui accorde la paix,
qui prépare un avenir de joie... Tout chrétien sait que l'histoire
est guidée par la Providence et que les forces du mal ne prévaudront
pas. Cette certitude nous réjouit...et nous encourage
personnellement comme communautairement à prier sans répit et à
agir pour sensibiliser les gouvernements et l'opinion publique. Il ne
faut rien négliger qui puisse atténuer les souffrances de nos
frères qui sont dans l'épreuve et faire cesser les actions des
violents. La Providence continue de se servir de nous, de notre
liberté et de notre créativité, de notre disponibilité et de
notre engagement quotidien. Les chrétiens persécutés et toutes les
personnes souffrant injustement doivent pouvoir trouver dans l'Eglise
une institution qui les défend, qui prie et agit en leur faveur, qui
ne craint pas d'affirmer la vérité, qui parle pour les sans voix,
qui soutient les abandonnés, les déplacés et les discriminés. Si
tout dépend de Dieu et de sa grâce, il convient d'agir comme si
tout dépendait de nous, de nos prières et de notre solidarité".
En bref
Cité
du Vatican, 4 octobre 2014
(VIS). LE SAINT-PERE A ENVOYE UN MESSAGE-VIDEO au
Centre international des Focolari de Loppiano (Italie) à l'occasion
du 50 anniversaire de sa fondation par Chiara Lubich. Il y dit que
Loppiano "est une citadelle inspirée de l'Evangile de la
fraternité...qui vit au service de l'Eglise et du monde...et
constitue un témoignage vivant et efficace de communion entre
personnes de différentes nations, cultures et vocations, en ayant
surtout soin au quotidien de maintenir avant
tout une charité
mutuelle et continue".
EN
FINIR AVEC LA GUERRE ET LES VIOLATIONS DES DROITS DE L'HOMME. C'est
ce que disent les représentants pontificaux au proche et moyen
Orient au terme de leur rencontre (2 - 4 octobre) au Vatican pour
discuter de la situation des chrétiens dans cette région. De graves
préoccupations font suite aux actes de quelques groupes extrémistes,
en particulier de "l'Etat Islamique", dont les violences et
abus ne peuvent laisser indifférents. On ne peut se
taire et la communauté internationale ne peut rester inerte
face au massacre de personnes en raison de leur seule appartenance
religieuse et ethnique... ni face à l'exode de milliers de personnes
et à la destruction de lieux de culte, ont-ils affirmés. Les
participants à la rencontre ont rappelé qu'il est licite d'arrêter
l'agresseur injuste, toujours dans le respect du droit international.
On ne peut cependant confier la résolution des problèmes à la
seule réponse militaire, mais celle-ci doit être traitée de façon
approfondie à partir des causes qui en sont à l'origine et qui
proviennent d'une idéologie fondamentaliste. Les leaders religieux,
chrétiens et musulmans, devraient jouer un rôle important en
collaborant pour favoriser le dialogue et l'éducation à la
compréhension réciproque, et en dénonçant clairement
l'instrumentalisation de la religion pour justifier la violence. Face
au drame de tant de personnes qui ont été contraintes à laisser
leurs maisons de façon brutale, les participants ont rappelé la
nécessité que soit reconnu le droit des chrétiens et des autres
groupes ethniques et religieux de rester sur leurs terres d'origine,
et pour ceux qui ont été contraints d'émigrer, le droit de revenir
dans des conditions adéquates de sécurité, en ayant la possibilité
de vivre et de travailler en liberté et avec des perspectives pour
l'avenir. Cela exige, dans les circonstances actuelles l'engagement
des gouvernements concernés et celui de la communauté
internationale. Enfin, ils ont souligné qu'on ne peut se résigner à
imaginer un Orient sans les chrétiens qui, depuis deux mille ans, y
confessent le nom de Jésus.
Audiences
Cité
du Vatican, 4 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:
Le
Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les
évêques.
Mgr.Joseph
Edward Kurtz, Archevêque de Louisville et Président de la
Conférence épiscopale des Etats-Unis, accompagné du Cardinal
Daniel N.DiNardo, Archevêque de Galveston - Houston et Vice
Président, de Mgr.Ronny E.Jenkins, Secrétaire général, et de
Mgr.Brian Bransfield, Secrétaire général Adjoint.
Mgr.Wojciech
Zaluski, Nonce apostolique au Burundi.
Mgr.Paolo
Rudelli, Envoyé spécial et Observateur permanent près le Conseil
de l'Europe.
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican 4 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a:
Accepté
la renonciation à la charge pastorale du diocèse de Arundel and
Brighton (GB), présenté par Mgr.Kieran Conry, en conformité au
canon 401,2 du CIC.
Nommé
le P.Stane Zore, OFM, Archevêque métropolitain de Ljubjana
(superficie 6.134, population 776.336, catholiques 554.417, prêtres
428, diacres 221, religieux 546), en Slovénie. L'Evêque élu, né
en 1958 à Kamniku (Slovénie), a émis ses voeux religieux en 1984
et a été ordonné prêtre en 1985. Jusqu'ici Provincial de son
ordre et Président de la Conférence des religieux de Slovénie, il
a été curé de paroisse et maître de novices.
vendredi 3 octobre 2014
Visite du Président srilankais
Cité
du Vatican, 3 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin
M.Mahinda Rajapaksa, Président du Sri Lanka, qui
s'est ensuite entretenu avec le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire
d'Etat: Il a été question de la situation du pays, des signes
d'amélioration de la situation socio-économique, et des espoirs
d'une résolution des légitimes attentes des diverses composantes de
la société. Les parties ont exprimé le voeu que la prochaine
visite du Saint-Père soit perçue comme un signe d'attention au
peuple srilankais ainsi que comme un encouragement pour tous ceux qui
oeuvrent au bien commun et à la réconciliation nationale, pour la
justice et la paix.
Suite de la réunion avec les Nonces du proche et moyen Orient
Cité
du Vatican, 3 octobre 2014 (VIS). La réunion avec les Nonces
apostoliques en poste au proche et moyen Orient se poursuit pour
étudier la question de la présence chrétienne dans cette région.
Ce matin, le Secrétaire pour les relations avec les états a tracé
un tableau de la situation politique régionale et ses répercussions
internationales, exposant les principes guides de l'action du
Saint-Siège. La paix, a rappelé Mgr.Mamberti, doit être recherchée
régionalement par un dialogue qui tienne compte des intérêts de
toutes les parties, et non dans l'imposition forcée de choix
unilatéraux. Il convient donc de combattre le fondamentalisme qui
est à la base de la violence terroriste. Les dirigeants religieux
doivent pour ce favoriser le dialogue inter-religieux et la
collaboration de tous. L'attention du Saint-Siège et ses rapports
avec les pays musulmans ont toujours tendu à garantir la protection
et le respect des chrétiens et des autres minorités, leur droits de
citoyens à part entière et leur liberté religieuse. Ensuite le
Nonce pour Jérusalem et la Palestine a fait un exposé sur le
conflit israélo-palestinien et la présence des chrétiens en Terre
Sainte. La solution de ce conflit est fondamentale pour la stabilité
et la paix régionale. Sa non résolution continue d'avoir de très
graves conséquences régionales et internationales. Le récent
voyage papal et la rencontre de prière au Vatican avaient fait
naître quelque espérance, mais le conflit de Gaza rappelle combien
la situation est critique et complexe. Ceci dit, il convient de
relancer les efforts diplomatiques en vue d'une solution juste et
stable dans le respect des droits de chacun. Après un tour de table,
le Secrétaire du Conseil pour l'unité a fait le point sur les
rapports de l'Eglise avec les diverses confessions chrétiennes de la
région. Cet après-midi sont prévus un rapport sur la question des
réfugiés par le Secrétaire du Conseil pour les migrations, et un
autre sur la promotion de la justice et paix par le Président du
Conseil Iustitia et Pax. Après un débat, la session se conclura par
les vêpres et un dîner fraternel. Demain, journée conclusive, une
messe sera présidée par le Secrétaire d'Etat, suivie d'un échange
d'opinions destiné aux conclusions de la rencontre et aux
propositions qui devront en découler.
Audience au Conseil des Conférences épiscopales d'Europe
Cité
du Vatican, 3 octobre 2014 (VIS). Ce matin, le Pape François a reçu
les membres du Conseil des Conférences épiscopales d'Europe, réuni
en séance plénière pour débattre du thème Famille et avenir.
Préférant improvisier, il a remis le discours préparé à ses
hôtes: Reconnaissant d'emblée que ces soixante-dix pasteurs
connaissent bien la complexité des enjeux auxquels l'Eglise doit
faire face en Europe, il a redit qu'elle doit être une Eglise "en
sortie", c'est à dire en mouvement vers toutes les périphéries,
sans craintes ni réticences, avec courage apostolique. Revenant sur
le thème de l'assemblée, qui permet de réfléchir sur les moyens
de valoriser l'institution familiale, le Saint-Père insiste sur la
nécessité de faire des paroisses des familles de familles. Certes,
ajoute-t-il, "les expériences pastorales ne manquent pas, ni
l'engagement socio-politique à soutenir les familles, celles qui
fonctionnent bien comme celles qui souffrent ou risquent de se
rompre. Il convient donc d'en tenir compte" pour aller au devant
des hommes et des femmes pour "les mettre en réseau dans le
cadre des communautés diocésaines. La collaboration des pasteurs et
des familles s'étendant à l'éducation, les premiers doivent
veiller à une correcte application de la mission" des parents
auprès de leurs enfants. La famille doit être "une école
d'humanité, de fraternité, d'amour et de communion qui prépare les
nouvelles générations à être des citoyens responsables. Une
étroite collaboration entre l'Eglise et la famille favorise aussi le
développement de l'esprit de justice et de solidarité, de paix et
d'expression des convictions". Si les parents ont la
responsabilité première de l'éducation, ils ont également le
droit de choisir le type d'éducation de leurs enfants, "en
conformité avec leurs convictions morales et religieuses. C'est
pourquoi il convient de tracer des directives communes qui
soutiennent efficacement l'école catholique". En conclusion, le
Pape encourage ses hôtes "à être une voix prophétique au
sein de la société, avant tout là où la sécularisation du
continent rend de plus en plus marginal le fait de parler de Dieu".
Ne pas se limiter à faire le prêtre
Cité
du Vatican, 3 octobre 2014 (VIS). Ce midi, le Saint-Père a reçu
l'assemblée plénière annuelle de la Congrégation pour le clergé,
insistant d'emblée sur le fait que la vocation sacerdotale "est
un trésor que Dieu place dans le coeur des hommes qu'il a choisi
pour le suivre... Ce don, qui a besoin d'être découvert et mis en
lumière, n'est pas fait pour enrichir son seul bénéficiaire. Qui
est appelé au ministère ordonné n'est pas maître de sa vocation
mais l'administrateur de ce que Dieu lui a confié pour le bien de la
communauté, et même des personnes éloignés de la pratique
religieuse ou qui ne sont pas chrétiennes. C'est la communauté qui
est la gardienne du trésor de vocations destinées à son service.
Elle doit donc être plus consciente de son rôle de promotion
d'accueil et d'accompagnement de ces vocations". Puis il a
rappelé l'importance de la formation, qui permet de faire fructifier
les vocations: "Jésus n'a pas dit à ceux qu'il a appelé,
Viens et je t'explique... Il leur a simplement dit Viens et suis
moi... C'est la méthode que continue à adopter l'Eglise vis à vis
de ses ministres". Ainsi la formation ne peut-elle être à
terme, vu que "les prêtres ne cessent d'être les disciples de
Jésus, et de le suivre". Qui plus est, "toute vocation est
destinée à la mission et la vocation sacerdotale est une mission
d'évangélisation... Or la première forme de l'évangélisation est
de témoigner de la fraternité et de la communion, entre prêtres et
des prêtres avec l'évêque". Au fond, a conclu le Pape, "il
s'agit d'être prêtre, sans se limiter donc à faire le prêtre.
Pour ce il faut être libre de toute mondanité spirituelle, et
savoir que sa propre vie évangélise avant même les oeuvres".
Il a pour finir recommandé aux évêques d'avoir toujours pour
objectif le bien de leurs communauté, et pour ce d'être très
attentifs aux vocations "sans accepter des candidats seulement
par manque de prêtres dans leur diocèse".
Nouveautés dans le fonctionnement du Synode
Cité
du Vatican, 3 octobre 2014 (VIS). Le Cardinal Lorenzo Baldisseri,
Secrétaire général du Synode, a précisé ce matin en Salle de
Presse les modalités du déroulement de l’Assemblée générale
extraordinaire du Synode des évêques sur la famille, que le Pape
ouvrira par une messe solennelle dimanche en la Basilique vaticane.
Rappelant que les 191 pères synodaux sont 61 cardinaux, 1 cardinal
patriarche, 7 patriarches, 1 archevêque majeur, 67 archevêques
métropolitains, 47 évêques diocésains, 1 évêque auxiliaire, 1
prélat et 6 religieux. Le Cardinal a indiqué qu'en plus des membres
on comptait comme invités 16 experts, 38 auditeurs et auditrices et
8 délégués fraternels. Il a fait noter qu’à l’occasion de
cette assemblée centrée sur la famille, une attention particulière
a été portée aux couples mariés, aux pères et mères de famille,
qui totalisent 12 personnes, et que parmi les experts, il y a un
couple marié. Puis il a évoqué les caractéristiques de cette
assemblée qui montre la volonté du Saint-Père de “prendre un
chemin synodal novateur et original, articulé en deux parties: La
première avec cette assemblée extraordinaire: Les défis pastoraux
de la famille dans le contexte de l’évangélisation, et la seconde
avec l’assemblée ordinaire de l’an prochain qui aura pour objet:
La vocation et la mission de la famille dans l’Eglise et dans le
monde contemporain. Le Cardinal Baldisseri a précisé qu’au cours
de la phase préparatoire, “a résonné la voix de tout le Peuple
de Dieu”, des évêques aux fidèles laïcs qui, à travers le
questionnaire joint au document préparatoire remis aux Conférences
épiscopales, ont exprimé leurs opinions en la matière. “Le
nombre élevé de réponses est dû, d’une part, au thème du
Synode qui touche la vie des communautés, des familles et des
individus, et reflète la préoccupation pastorale que les évêques
ont toujours eu pour la famille. D’autre part, l’amplitude du
matériel reçu est certainement un indice d’ouverture et de
liberté avec laquelle la consultation a été menée. Cette grande
liberté d’expression caractérise aussi l’assemblée synodale
qui se déroulera dans un climat de respect pour chaque position, de
charité mutuelle et d’esprit constructif”.
D’autres
éléments nouveaux regardent l’organisation du travail et par
conséquent touchent à la méthodologie interne de l’assemblée.
En premier lieu, la Relatio ante Disceptationem présentera quelque
nouveauté puisque le Secrétariat général a demandé aux pères
d’envoyer leurs interventions par avance, indiquant le sujet
traité, dans le respect de l’ordre thématique. Dans l’élaboration
de la Relatio Ante Disceptationem, ces textes ont été pris en
compte pour organiser le programme thématique. Ainsi, la Relatio
devient une référence au cours des interventions. En deuxième
lieu, les débats qui se tiendront la première semaine à partir de
la deuxième congrégation générale suivront l’ordre thématique
de l’Instrumentum Laboris, et chaque congrégation générale
s’ouvrira par l’annonce du thème par le président délégué de
service, suivie de l’intervention d’un couple d’auditeurs qui
offriront aux Pères synodaux leur témoignage sur la vie familiale,
contribuant ainsi à enrichir le débat sur l’action pastorale. En
troisième lieu, la Relatio Post Disceptationem à la fin de la
première semaine constituera la base des travaux de la seconde
semaine dans les cercles mineurs, quand les Pères préparent le
Document final appelé Relatio Synodi qui sera remis au Saint-Père.
Les
nouveautés touchent aussi au rapport avec les media. Chaque jour
aura lieu une session d’information interne à la Salle de Presse,
en collaboration avec les chargés de presse et avec la participation
de quelques pères synodaux. Le bulletin de la Salle de Presse
contiendra l’information du jour. De plus, le service Twitter sera
actif pour transmettre en temps réel la synthèse des informations
les plus importantes. ''Les travaux synodaux seront accompagnés des
prières du Peuple de Dieu. A Rome, dans la chapelle de la Salus
Populi Romani de la basilique Ste.Marie Majeure, un évêque ou un
cardinal célébrera une messe pour la famille, tous les jours à 18
h, en présence des reliques des bienheureux époux Zélie et Louis
Martin et de leur fille, sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, et de
celles du couple bienheureux Luigi et Maria Beltrame Quattrocchi.
Dans le monde entier, et notamment dans les sanctuaires dédiés à
la Sainte Famille, ainsi que dans les monastères, les communautés
religieuses, les diocèses et les paroisses, on priera également
pour le Synode”.
Audiences
Cité
du Vatican, 3 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin le
Cardinal Jaime Lucas Ortega y Alamino, Archevêque de San Cristobal
de La Habana (Cuba).
Hier
après-midi, il avait reçu:
Le
Cardinal Mauro Piacenza, Grand Pénitencier.
Mgr.Hugo
Nicolás Barbaro, Evêque de San Roque de Presidencia Roque Sáenz
Peña (Argentine).
Mgr.Fernando
Martín Croxatto, Auxiliaire de Comodoro Rivadavia (Argentine).
jeudi 2 octobre 2014
Visite du Catholicos de l'Eglise assyrienne
Cité
du Vatican, 2 octobre 2014 (VIS). Ce matin, le Pape François a
accueilli SS Mar Dinkha IV, Catholicos et Patriarche de l'Eglise
assyrienne, auquel il a dit que cette rencontre se déroulait sous le
signe d'une souffrance partagée face aux violences qui frappent
l'Orient et en particulier les chrétiens comme d'autres minorités
religieuses en Syrie et en Irak. Face à ces persécutions peu
importent rites et confessions car c'est toujours le Christ qui est
blessé et humilié: "Aucune raison religieuses, politiques ou
économiques ne sauraient justifier ce que subissent des centaines de
milliers de personnes démunies, dont nombre d'enfants. Nous sommes
donc unis dans la prière et dans la solidarité envers ces portions
souffrantes du corps du Christ. Votre visite constitue aussi une
avancée dans le processus de rapprochement et de communion entre nos
Eglises, après les amères incompréhensions du passé. Il y a déjà
vingt ans, la déclaration christologique que vous avez signée avec
mon prédécesseur Jean-Paul II a ouvert notre cheminement commun
vers la pleine communion. Nous avons dès alors reconnu confesser la
foi des apôtres, la divinité et l'humanité du Seigneur unies sans
confusion ni mutation ou division... Je soutiens de mes prières le
travail de la commission mixte de dialogue entre nos Eglises afin
qu'il rapporche le jour où nous pourrons nous présenter ensemble
devant le Seigneur... Ce qui nous unit dépasse d'ores et déjà ce
qui nous divise. Ceci nous encourage sous les auspices de l'Esprit à
échanger les trésors de nos traditions ecclésiales, à vivre en
frères et à partager fraternellement les dons que le Christ ne
cesse de faire à nos Eglises comme marques de sa miséricorde".
Visite des évêques du Tchad
Cité
du Vatican, 2 octobre 2014 (VIS). Le Pape a reçu ce matin les
membres de la Conférence épiscopale tchadienne en conclusion de
leur visite Ad Limina, auxquels il a remis un discours, dans lequel
il a félicité ses hôtes pour leur action évangélisatrice: Vos
communautés sont en croissance, non seulement au plan numérique,
mais aussi par la qualité et la vigueur de leur engagement. Je me
réjouis, en effet, du travail réalisé dans les domaines de
l’éducation, de la santé et du développement. D’ailleurs, les
autorités civiles sont très reconnaissantes à l’Eglise
Catholique pour ce qu’elle apporte à l’ensemble de la société
tchadienne. Je vous encourage donc à persévérer dans cette voie
car il y a un lien étroit entre évangélisation et promotion
humaine, lien qui doit s’exprimer et se développer dans toute
l’action évangélisatrice. Le service des pauvres et des plus
faibles est un véritable témoignage rendu au Christ qui s’est
fait pauvre pour s’approcher de nous et nous sauver. Les
congrégations religieuses, ainsi que les laïcs qui travaillent avec
elles, ont un rôle considérable dans ce domaine, qu’elles en
soient vivement remerciées. Cependant, cet engagement social ne
saurait être à lui seul toute l’action évangélisatrice. Un
approfondissement et un enracinement de la foi doivent se traduire
par une solide vie spirituelle et sacramentelle" en accord "avec
les exigences de l’Evangile et portant à une véritable sainteté.
Cela est particulièrement vrai dans un pays où le poids de
certaines traditions culturelles est très fort, où les propositions
religieuses plus faciles au plan moral apparaissent de toutes parts,
et où la sécularisation commence à se faire sentir. Il convient
donc que les fidèles soient solidement formés doctrinalement et
spirituellement. Et le premier lieu de cette formation est
certainement la catéchèse. Je vous invite...donc à mettre à jour
les méthodes catéchistiques utilisées dans vos diocèses. D’une
part, ce qui est bon dans vos traditions culturelles doit y être
pris en compte et valorisé car le Christ n’est pas venu détruire
les cultures mais les porter à leur accomplissement alors que ce qui
n’est pas chrétien doit être le plus clairement dénoncé. En
même temps, il est indispensable de veiller à l’exactitude et à
l’exhaustivité du contenu doctrinal de ces parcours".
Après
avoir souligné le besoin d’une catéchèse de qualité qui
nécessite une formation des catéchistes, le Pape écrit: "Ceci
vaut aussi pour les familles, cellules vitales de la société et de
l’Eglise, qui se trouve aujourd’hui très fragilisée. Les
comportements à l’intérieur de l’Eglise doivent donc être un
modèle pour l’ensemble de la société. Malgré sa vitalité et
son développement, a ajouté le Pape, l'Eglise du Tchad "est
très minoritaire au milieu d’un peuple dont la majorité est
musulmane et qui est encore en partie attaché à ses cultes
traditionnels. Je vous encourage à faire en sorte que l’Église,
qui est respectée et écoutée, garde toute la place qui lui revient
dans la société tchadienne dont elle est devenu un élément
structurant, même là où elle est minoritaire. Dans un tel contexte
je ne peux que vous encourager à développer le dialogue
inter-religieux... De telles initiatives sont à poursuivre afin de
décourager le développement de la violence dont les chrétiens sont
les victimes dans des pays voisins du vôtre. Par ailleurs il est
très important de maintenir les bonnes relations qui se sont nouées
avec les autorités civiles, et qui ont permis la récente signature
d’un Accord-cadre entre le Saint-Siège et le Tchad qui, une fois
ratifié, aidera beaucoup la mission de l’Eglise".
La croissance de l'inégalité et de la pauvreté menacent la démocratie
Cité
du Vatican, 2 octobre 2014 (VIS). Ce midi, le Saint-Père a reçu
l'assemblée plénière annuelle du Conseil pontifical Iustitia et
Pax, qui célèbre le cinquième anniversaire de l'encyclique de
Benoît XVI Caritas in Veritate, ''un document clef pour
l'évangélisation de la société car il fournit de précieuses
indications sur la présence des catholiques dans la société, les
institutions, l'économie, la finance et la politique. Il attire
également l'attention sur les avantages comme sur les dangers d'une
mondialisation" qui, si elle "a fortement augmenté la
richesse...de certains pays...a accru les fossés entre groupes
sociaux, créé de nouvelles inégalités et augmenté la pauvreté
dans des pays considérés comme riches". Réfléchissant à
certains aspects du système économique, le Pape a souligné
"l'exploitation des déséquilibres internationaux en matière
de coûts salariaux, qui affecte des millions de personnes vivant
avec moins de deux dollars par jour. Ainsi respecte-t-on pas la
dignité de ceux qui fournissent du travail bon marché, détruit-on
des emplois dans les pays où il est pourtant le mieux protégée...
Il convient donc de créer des mécanismes de protection des droits
des travailleurs et de l'environnement, contre une idéologie
consumériste, qui ne se sent pas responsable... En outre, la
croissance des inégalités et la pauvreté menacent la démocratie
inclusive et participative, qui a besoin d'une économie de marché
tendue vers le bien. Pour surmonter les causes structurelles de
l'inégalité et de la pauvreté", ceci est nécessaire. Le
Saint-Père a ensuite rappelé que, dans son exhortation apostolique
Evangelii Gaudium il a identifié trois outils pour l'inclusion
sociale des personnes les plus fragiles, l'éducation, l'accès à la
santé, le travail pour tous. "Les droits sociaux ne doivent pas
être démontés, à commencer par le droit au travail. Ne pouvant
constituer une variante des marchés financiers, il s'agit d'un droit
fondamental touchant à la dignité, de la famille, à la réalisation
du bien commun et de la paix. L'éducation et l'emploi, l'accès au
bien-être pour tous sont des éléments clef pour le développement
et la distribution équitable des biens, pour la justice sociale, le
libre exercice responsable à la vie politique... Les idées qui
visent à améliorer la rentabilité au détriment de l'emploi crée
de nouveaux exclus, sont incompatibles avec une économie au service
de l'humanité...et d'une démocratie développée".
Un autre problème réside dans le "déséquilibre persistant entre les secteurs économiques, y compris la rémunération, entre les banques commerciales et les banques de la spéculation, entre les institutions et les défis mondiaux". Il y a nécessité de maintenir le respect de la justice sociale. "Des réformes profondes sont nécessaires qui prévoient la redistribution de la richesse et des marchés libres universels au service des familles. Elles induisent une nouvelle redistribution de la souveraineté nationale comme supranationale. Retournant à Caritas in Veritate, le Saint-Père a rappelé que le document a mis en évidence le lien entre l'écologie et l'environnement, mais aussi l'actualité d'une écologie humaine. "L'amour de la vérité est la base sur laquelle construire la paix tant désirée et si nécessaire" pour le monde. Il faut surmonter le fanatisme dangereux, la guerre pour la possession des ressources naturelles, une migration de proportions bibliques, les fléaux persistants de la faim et de la pauvreté, le trafic des êtres humains, l'injustice et les inégalités, sociales comme économiques, mais aussi le déséquilibre caractérisant l'accès aux biens collectifs... Pour sa part, l'Eglise est toujours à la recherche de nouvelles façons de prêcher l'Evangile dans le domaine social".
Un autre problème réside dans le "déséquilibre persistant entre les secteurs économiques, y compris la rémunération, entre les banques commerciales et les banques de la spéculation, entre les institutions et les défis mondiaux". Il y a nécessité de maintenir le respect de la justice sociale. "Des réformes profondes sont nécessaires qui prévoient la redistribution de la richesse et des marchés libres universels au service des familles. Elles induisent une nouvelle redistribution de la souveraineté nationale comme supranationale. Retournant à Caritas in Veritate, le Saint-Père a rappelé que le document a mis en évidence le lien entre l'écologie et l'environnement, mais aussi l'actualité d'une écologie humaine. "L'amour de la vérité est la base sur laquelle construire la paix tant désirée et si nécessaire" pour le monde. Il faut surmonter le fanatisme dangereux, la guerre pour la possession des ressources naturelles, une migration de proportions bibliques, les fléaux persistants de la faim et de la pauvreté, le trafic des êtres humains, l'injustice et les inégalités, sociales comme économiques, mais aussi le déséquilibre caractérisant l'accès aux biens collectifs... Pour sa part, l'Eglise est toujours à la recherche de nouvelles façons de prêcher l'Evangile dans le domaine social".
Visite de survivants du naufrage de Lampedusa
Cité
du Vatican, 2 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu hier
après-midi une délégation de vingt survivants érythréens au
naufrage qui, il y a un an au large de Lampedusa (Italie) a causé la
mort de 368 migrants. Accompagnées de quelques familiers, ces
personnes, qui ont trouvé asile en Allemagne, aux Pays-Bas, au
Danemark, en Suède et en Norvège, seront présentes demain à
Lampedusa pour la commémoration du drame. Une proposition de loi
parlementaire est déposée pour faire du 3 octobre en Italie la
Journée du souvenir des morts en mer. La délégation, qui a été
mise sur pied par M.Tareke Brhane, un érythréen de Rome qui assiste
ses compatriotes, était accompagnée de Mgr.Konrad Krajewski,
Aumônier papal, et du P.Giovanni Lamanna, ancien directeur du centre
jésuite Astalli d'assistance aux réfugiés en Italie. Tout d'abord,
le remerciant pour son attention, certains survivants ont exposé au
Pape leurs problèmes, sollicitant notamment son aide pour qu'on mène
à bien l'identification des corps récupérés. Très ému, le
Saint-Père a dit avoir entendu des choses pour lesquelles il
n'existe pas de mots. Expliquant que ces souffrances doivent être
saluées en silence, et que pleurer est déjà une façon d'exprimer
sa solidarité. Puis il a dit que, parfois dans la vie, lorsqu'on se
croit prêt de la solution, le plus dur est en fait à venir. On
trouve alors des portes closes et on ne sait plus où aller. Certes,
il y a tant de personnes généreuses. Dans ces situations, la porte
du coeur est la plus importante. Alors je demande aux européens
d'ouvrir leurs portes. Quant à moi, je suis à vos côtés, je prie
pour vous, pour que les portes closes s'ouvrent". Ses hôtes ont
offert au Pape, qui les a salués un à un, une sculpture en fer
forgé et une bouteille à la mer.
A propos de la réunion sur le proche et moyen Orient
Cité
du Vatican, 2 octobre 2014 (VIS). Face à la grave situation de cette
région du monde, le Saint-Père a désiré convoquer (2 au 4
octobre) les Nonces apostoliques en poste au proche et moyen Orient.
Sous sa présidence y prennent part les dirigeants de la Curie
Romaine ainsi que les Observateurs permanents près l'ONU et le Nonce
près l'UE. L'initiative entend d'abord exprimer l'attention du Pape
à cette problématique régionale. Ainsi a-t-il ouvert les travaux
en remerciant l'assemblée de bien vouloir réfléchir et prier
ensemble pour envisager des actions qui répondent à la gravité de
la situation des chrétiens mais aussi des autres minorités
ethniques et religieuses qui souffrent de violences. Il a exprimé sa
préoccupation face à la guerre et au terrorisme, pour lesquels la
vie humaine n'a aucune valeur. Rappelant que le trafic d'armes est
l'une des composantes de la question, et que le drame humanitaire en
cours contraint nombre de personnes à fuir leur pays, il a réaffirmé
l'importance de la prière. Le Saint-Père a également dit attendre
des initiatives variables en mesure d'impliquer la communauté
internationale, capables de manifester la solidarité de toute
l'Eglise à l'attention des chrétiens..., capables de répondre aux
besoin des très nombreuses personnes en grande difficulté. Le
Secrétaire d'Etat a pris la parole, ainsi que le Préfet de la
Congrégation pour les Eglises orientales, qui a présenté un
rapport complet sur la situation des chrétiens. Les Nonces à Damas
et à Bagdad ont détaillé la situation de terrain, tandis que le
Président du Conseil Cor Unum présentait l'action de l'Eglise en
matière humanitaire. Cet après-midi est prévu un rapport du
Président du Conseil pour le dialogue inter-religieux sur les
perspectives du dialogue avec l'islam et les défis qui se
présentent aux chrétiens de la région. Enfin, l'Envoyé spécial
du Pape le Cardinal Filoni fera le point sur sa mission. Le Directeur
de la Salle de Presse a précisé que la session matinal s'est
conclue par les vêpres.
Audiences
Cité
du Vatican, 2 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a présidé ce matin
une réunion des Nonces apostoliques du proche et moyen Orient et des
supérieurs de la Curie Romaine.
Puis
il a reçu:
Le
Cardinal Juan Luis Cipriani Thorne, Archevêque de Lima (Pérou).
Mgr.Pedro
Ricardo Barreto Jimeno, SJ, Archevêque de Huancayo (Pérou).
Sept
prélats de la Conférence épiscopale tchadienne, en viste Ad
Limina:
Mgr.Rosario
Pio Ramolo, OFM.Cap, Evêque de Goré.
Mgr.Miguel
Angel Sebastían Martínez, MCCI, Evêque de Lai et Administrateur
apostolique de Doba.
Mgr.Joachim
Kouraleyo Tarounga, Evêque de Moundou.
Mgr.Jean-Claude
Bouchard, OMI, Evêque de Pala.
Mgr.Goetbe
Edmond Djitangar, Evêque de Sarh.
Mgr.Henri
Coudray, SJ, Vicaire apostolique de Mongo.
L'Abbé
Alphonse Karamba, Administrateur apostolique de N'Djaména.
mercredi 1 octobre 2014
Les charismes au sein de la communauté chrétienne
Cité
du Vatican, 1 octobre 2014 (VIS). Durant l'audience générale tenue
place St.Pierre en présence de 35.000 personnes, le Pape François a
abordé la question des charismes qui font et fécondent l'Eglise:
Dès ses origines, a-t-il dit, "le Seigneur a comblé l'Eglise
des dons de son Esprit, la rendant toujours vive et féconde...
Cependant, dans la perspective chrétienne, le charisme est bien plus
qu'une qualité personnelle ou une prédisposition, mais une grâce
venue du Père par l'action de l'Esprit... Sa gratuité et l'amour
qu'il représente mettent chaque charisme au service de la
communauté... C'est au sein de la communauté que les charismes se
manifestent et fleurissent...et c'est dans la communauté qu'on
apprend à reconnaître ces signes de l'amour de Dieu pour tous ses
enfants. Donc, chacun de nous doit se demander quel est le charisme
que le Seigneur a placé en moi... Mes frères et soeurs l'ont-ils
reconnu et encouragé? Comme me comporter vis à vis de ce don,
comment le vivre et le mettre au service des autres, au risque de le
négliger et de le perdre finalement, ou pire qu'il devienne un
source de vantardise...et me pousse à prétendre que la communauté
se conforme à mon voeu. Qu'il est beau de découvrir combien de
charismes le Père a doté l'Eglise. Cette richesse ne doit cependant
porter à la confusion et au malaise. Elle est faite pour faire
grandir la communauté dans la foi et dans l'amour comme corps du
Christ. Octroyant une diversité de charisme, l'Esprit bâtit l'unité
de l'Eglise... Donc, malheur si ces dons deviennent une source
d'envie, de division et de jalousie, comme avertissait Paul dans son
épître aux corinthiens... Si chaque charisme est important aux yeux
de Dieu, mais personne n'est indispensable. Cela montre que dans la
communauté nous avons besoin l'un de l'autre et que tout don reçu
s'épanouit lorsqu'il est partagé. Telle est l'Eglise qui,
lorsqu'elle s'exprime en communion dans la variété de ses charismes
ne peut se tromper. C'est la beauté de ce surnaturel Sensus
Fidei...donné par l'Esprit qui permet à chacun d'entrer au coeur de
l'Evangile et de suivre Jésus chaque jour de notre vie".
Evoquant pour finir la fête de Ste.Thérèse de l'Enfant Jésus,
morte à l'âge de vingt-quatre ans, le Pape François a rappelé
qu'elle désirait posséder tous les charismes. Voulant devenir
missionnaire, elle découvrit dans la prière que son charisme dans
l'Eglise serait l'amour. Ce charisme, a-t-il conclu, "nous
l'avons tous. Demandons donc à la Petite Thérèse d'avoir sa
capacité d'aimer fortement l'Eglise...et d'accepter chaque charisme
avec l'amour dont sont capables ses enfants. Aimons notre sainte
Mère".
Saluts particuliers
Cité
du Vatican, 1 octobre 2014 (VIS). Avant de se rendre Place St.Pierre,
le Pape a salué Salle Paul VI le pèlerinage des Soeurs apostoliques
de la charité, qui se consacrent aux handicapés, saluant le
charisme qui les place au service des plus vulnérables. Rappelant
que l'oeuvre de leur fondateur, le bienheureux Luigi Monza, avait été
soutenu par le futur Paul VI alors Archevêque de Milan, il a
recommandé aux religieuses d'être un exemple pour les familles et
pour les responsables publics. Après sa catéchèse, le Saint-Père
a invité les pèlerins allemands et polonais de méditer en octobre
les mystères du Rosaire tout en accompagnant les travaux synodaux.
S'adressant ensuite à l'association portugaise des entrepreneurs
chrétiens, il a encouragé ses membres à continuer d'agir dans la
société sous la conduite de l'Esprit. Et aux pèlerins croates de
rester fidèles à leur baptême en suivant l'exemple des saints et
des martyrs. Enfin, à l'attention des fidèles de la Prélature de
l'Opus Dei venus rendre grâce pour la béatification d'Alvaro del
Portillo. Puisse le nouveau bienheureux, a-t-il dit, intercéder et
vous aider à "répondre généreusement à l'appel à la
sainteté dans la vie de tous les jours, pour le service de l'Eglise
et du monde".
Audiences
Cité
du Vatican, 1 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin
Mgr.Lévon Boghos Zékiyan, Administrateur Sede Plena du diocèse
arménien catholique d'Istanbul (Turquie).
Hier
après-midi, 30 septembre, il avait reçu l'Abbé Mariano Fassio
(Opus Dei).
Intentions de prière pour octobre
Cité
du Vatican, 1 octobre 2014 (VIS). L'intention de prière générale
du Saint-Père pour octobre est: "Pour que le Seigneur accorde
la paix aux régions du monde les plus atteintes par la guerre et la
violence".
Son
intention missionnaire est: "Pour que la Journée missionnaire
mondiale réveille en chaque chrétien la passion et le zèle
nécessaire pour porter au monde l'Evangile".
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