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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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mercredi 28 décembre 2011

LA NATIVITE TRANSFORME LA FOI EN AMOUR



CITE DU VATICAN, 24 DEC 2011 (VIS). A 22 h en la basilique Saint-Pierre, Benoît XVI a présidé la messe de la nuit pour la Nativité du Seigneur 2011 et a prononcé l’homélie dont voici de larges extraits:

“C’était pour l’Eglise antique la grande joie de Noël: Dieu est apparu. Il n’est plus seulement une idée, non pas seulement quelque chose à deviner à partir des paroles. Il est ‘apparu ‘... Pour les hommes de l’époque préchrétienne, qui face aux horreurs et aux contradictions du monde craignaient que Dieu aussi ne fût pas totalement bon, mais pouvait sans doute être aussi cruel et arbitraire, c’était une vraie épiphanie, la grande lumière qui nous est apparue: Dieu est pure bonté. Aujourd’hui aussi, des personnes qui ne réussissent plus à reconnaître Dieu dans la foi, se demandent si l’ultime puissance qui fonde et porte le monde, est vraiment bonne, ou si le mal n’est pas aussi puissant et originaire que le bien et le beau, que nous rencontrons à des moments lumineux dans notre cosmos. ‘Apparurent la bonté de Dieu et son amour pour les hommes’: c’est une certitude nouvelle et consolante qui nous est donnée à Noël”.

  “Dieu est apparu – comme un enfant. Par cela même il s’oppose à toute violence et apporte un message qui est la paix. En ce moment où le monde est continuellement menacé par la violence en de nombreux endroits et de diverses manières, où il y a toujours encore des bâtons de l’oppresseur et des manteaux roulés dans le sang, nous crions vers le Seigneur: toi, le Dieu-Fort, tu es apparu comme un enfant et tu t’es montré à nous comme celui qui nous aime et celui par lequel l’amour vaincra. Et tu nous as fait comprendre qu’avec toi nous devons être des artisans de paix. Nous aimons ton être-enfant, ta non-violence, mais nous souffrons du fait que la violence persiste dans le monde, c’est pourquoi nous te prions aussi: montre ta puissance, ô Dieu. En notre temps, dans notre monde, fais que les bâtons de l’oppresseur, les manteaux roulés dans le sang et les chausseurs bruyantes des soldats soient brûlées, qu’ainsi ta paix triomphe dans notre monde”.

 “Noël est une épiphanie, la manifestation de Dieu et de sa grande lumière dans un enfant qui est né pour nous. Né dans l’étable de Bethléem, non pas dans les palais des rois. Quand, en 1223, François d’Assise célébra Noël à Greccio avec un bœuf et un âne et une mangeoire pleine de foin, une nouvelle dimension du mystère de Noël a été rendue visible… Pour l’Eglise antique, la fête des fêtes était Pâques: dans la résurrection, le Christ avait ouvert les portes de la mort et il avait ainsi changé radicalement le monde: il avait créé en Dieu même une place pour l’homme. Eh bien, François n’a pas changé…cette hiérarchie objective des fêtes, toute la structure de la foi centrée sur le mystère pascal. Toutefois, par lui et par sa façon de croire, quelque chose de nouveau s’est produit: François a découvert avec une profondeur toute nouvelle l’humanité de Jésus... La résurrection suppose l’incarnation. Le Fils de Dieu comme un enfant, comme un vrai fils d’homme – cela toucha profondément le cœur du Saint d’Assise, transformant la foi en amour… Ainsi, l’année liturgique a reçu un second centre dans une fête qui est, avant tout, une fête du cœur”.

  “Dans la nouvelle expérience de la réalité de l’humanité de Jésus se révèle justement le grand mystère de la foi. François aimait Jésus, le petit enfant, parce que, dans ce fait d’être enfant, l’humilité de Dieu se rendait évidente. Dieu est devenu pauvre… Dieu s’est fait dépendant, ayant besoin de l’amour de personnes humaines, en condition de demander leur – notre – amour. Aujourd’hui Noël est devenu une fête commerciale, dont les scintillements éblouissants cachent le mystère de l’humilité de Dieu, et celle-ci nous invite à l’humilité et à la simplicité. Prions le Seigneur de nous aider à traverser du regard les façades étincelantes de ce temps pour trouver derrière elles l’enfant dans l’étable de Bethléem, pour découvrir ainsi la vraie joie et la vraie lumière”.

“Celui qui aujourd’hui veut entrer dans l’église de la Nativité de Jésus à Bethléem découvre que le portail, qui un temps était haut de cinq mètres et demi et à travers lequel les empereurs et les califes entraient dans l’édifice, a été en grande partie muré. Est demeurée seulement une ouverture basse d’un mètre et demi. L’intention était probablement de mieux protéger l’église contre d’éventuels assauts, mais surtout d’éviter qu’on entre à cheval dans la maison de Dieu. Celui qui désire entrer dans le lieu de la naissance de Jésus, doit se baisser…si nous voulons trouver le Dieu apparu comme un enfant, alors nous devons descendre du cheval de notre raison « libérale ». Nous devons déposer nos fausses certitudes, notre orgueil intellectuel, qui nous empêche de percevoir la proximité de Dieu. Nous devons suivre le chemin intérieur de saint François, le chemin vers cette extrême simplicité extérieure et intérieure qui rend le cœur capable de voir. Nous devons…aller spirituellement, pour ainsi dire, à pied, pour pouvoir entrer à travers le portail de la foi et rencontrer le Dieu qui est différent de nos préjugés et de nos opinions: le Dieu qui se cache dans l’humilité d’un enfant qui vient de naître. Célébrons ainsi la liturgie de cette sainte Nuit et renonçons à nous fixer sur ce qui est matériel, mesurable et touchable. Laissons-nous simplifier par ce Dieu qui se manifeste au cœur devenu simple. Et prions en ce moment avant tout pour que tous ceux qui doivent vivre Noël dans la pauvreté, dans la souffrance, dans la condition de migrants, afin que leur apparaisse un rayon de la bonté de Dieu; afin que les touche, ainsi que nous, cette bonté que Dieu, par la naissance de son Fils dans l’étable, a voulu porter dans le monde”.
HML/                                        VIS 20111228 (1000)

LE CHRIST, MAIN DE DIEU TENDUE A L’HUMANITE



CITE DU VATICAN, 25 DEC 2011 (VIS). Aujourd’hui à midi, en la solennité de la Nativité du Seigneur, le Pape a prononcé son traditionnel message de Noël depuis la loggia centrale de la Basilique vaticane et a accordé sa bénédiction "Urbi et Orbi", à Rome et au monde entier. Voici des extraits des extraits de son message:

 “Le Fils de la Vierge Marie est né pour tous, il est le Sauveur de tous. Une antique antienne liturgique l’invoque ainsi: ‘O Emmanuel, notre Législateur et notre Roi, espérance et salut des nations, viens, Seigneur, viens nous sauver...!’Viens nous sauver ! C’est le cri de l’homme de tous les temps, qui se sent incapable de surmonter tout seul difficultés et périls. Il a besoin de mettre sa main dans une main plus grande et plus forte, une main qui de là-haut se tende vers lui… Cette main c’est le Christ, né à Bethléem de la Vierge Marie. Il est la main que Dieu a tendue à l’humanité, pour la faire sortir des sables mouvants du péché et la faire reprendre pied sur le roc, le roc solide de sa Vérité et de son Amour”

 “...Jésus, c'est-à-dire ‘Le-Seigneur-sauve’. Il a été envoyé par Dieu le Père pour nous sauver surtout du mal profond, enraciné dans l’homme et dans l’histoire: ce mal qui est la séparation d’avec Dieu, l’orgueil et la présomption d’agir par soi-même, de se mettre en concurrence avec Dieu et de se substituer à Lui, de décider ce qui est bien et ce qui est mal, d’être le maître de la vie et de la mort. C’est le grand mal, le grand péché, dont nous les hommes, nous ne pouvons pas nous sauver si nous ne nous en remettons pas à l’aide de Dieu…”.

 “Le fait même d’élever vers le Ciel cette invocation, nous met déjà dans la juste condition, nous met dans la vérité de nous-mêmes: en effet, nous sommes ceux qui ont crié vers Dieu et qui ont été sauvés... Le reconnaître est le premier pas vers le salut, vers la sortie du labyrinthe dans lequel nous nous enfermons nous-mêmes par notre orgueil. Lever les yeux vers le ciel, tendre les mains et demander de l’aide c’est la voie de sortie, pourvu qu’il y ait Quelqu’un qui écoute, et qui peut venir à notre secours”.

  “Jésus Christ est la preuve que Dieu a écouté notre cri… La réponse que Dieu a donnée en Jésus au cri de l’homme dépasse infiniment notre attente, atteignant une solidarité telle qu’elle ne peut être seulement humaine, mais divine. Seul le Dieu qui est amour et l’amour qui est Dieu pouvait choisir de nous sauver par cette voie, qui est certainement la plus longue, mais qui est celle qui respecte sa vérité et la nôtre: la voie de la réconciliation, du dialogue, de la collaboration”.

 “C’est pourquoi, chers frères et sœurs de Rome et du monde entier, en ce Noël 2011, tournons-nous vers l’Enfant de Bethléem, vers le Fils de la Vierge Marie, et disons: «Viens nous sauver!». Ensemble, invoquons l’aide divine pour les populations de la Corne de l’Afrique qui souffrent de la faim et de la famine, souvent aggravées par une situation persistante d’insécurité. Que la communauté internationale ne prive pas de son aide les nombreux réfugiés provenant de cette région, durement éprouvés dans leur dignité”.

   “Puisse le Seigneur donner du réconfort aux populations de l’Asie du sud-est, particulièrement de la Thaïlande et des Philippines, qui sont encore dans de graves situations de souffrance à cause des récentes inondations”.

“Puisse le Seigneur secourir l’humanité blessée par de nombreux conflits qui, aujourd’hui encore, ensanglantent la planète. Lui, qui est le Prince de la paix, qu’il donne paix et stabilité à la Terre qu’il a choisie pour venir dans le monde, encourageant la reprise du dialogue entre Israéliens et Palestiniens. Qu’il fasse cesser les violences en Syrie, où beaucoup de sang a déjà été versé. Qu’il favorise la pleine réconciliation et la stabilité en Irak et en Afghanistan. Qu’il donne une vigueur renouvelée, pour l’édification du bien commun, à toutes les composantes de la société dans les Pays de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient”.

  “Puisse la naissance du Sauveur soutenir les perspectives de dialogue et de collaboration au Myanmar, pour la recherche de solutions partagées. Que la Nativité du Rédempteur garantisse la stabilité politique aux pays africains de la région des Grands Lacs et accompagne l’engagement des habitants du Sud-Soudan pour la sauvegarde des droits de tous les citoyens”.

  “Tournons notre regard vers la grotte de Bethléem: l’enfant que nous contemplons est notre salut! Il a apporté au monde un message universel de réconciliation et de paix. Ouvrons-lui notre cœur, accueillons-le dans notre vie”.

  Après son message, le Pape a souhaité Joyeux Noël en 65 langues et a donné la bénédiction "Urbi et Orbi".
MESS/                                                VIS 20111228 (820)

LA VRAIE IMITATION DU CHRIST EST L’AMOUR


CITE DU VATICAN, 26 DEC 2011 (VIS). Aujourd’hui à midi, en la fête de saint Etienne, protomartyr, le Saint-Père a récité l’Angélus avec les fidèles réunis Place Saint-Pierre. Evoquant la figure du premier martyr chrétien, il a expliqué qu’ “après la génération des apôtres, les martyrs prennent une place de premier plan dans la considération de la communauté chrétienne. Aux temps des plus grandes persécutions, leur éloge ranime le pénible chemin des fidèles et encourage qui est à la recherche de la vérité à se convertir au Seigneur. C’est pourquoi l’Eglise, par disposition divine, vénère les reliques des martyrs et les honore par des surnoms tels que ‘maîtres de vertu’, ou  ‘témoins vivants’...”.

  “La vraie imitation du Christ est l’amour, que certains écrivains chrétiens ont défini comme ‘martyre secret’... Aujourd’hui comme dans l’Antiquité, l’adhésion sincère à l’Evangile peut demander le sacrifice de la vie et de nombreux chrétiens dans différentes parties du monde sont exposés à des persécutions et parfois au martyre. Mais le Seigneur nous rappelle que ‘Celui qui persévère jusqu’au bout, se sauvera’”..

  “Elevons notre suplique à Marie très sainte, Reine des martyrs, afin qu’elle garde intacte la volonté du bien, surtout envers ceux qui nous combattent. Confions en particulier à la miséricorde divine les diacres de l’Eglise, afin qu’éclairés par l’exemple de saint Etienne, ils collaborent selon la mission qui leur est propre à leur devoir d’évangélisation”.

   Après la prière mariale, Benoît XVI a ajouté: “Cette Nativité nous amène toutefois à prier Dieu avec plus de force encore pour que s’arrêtent les mains des violents qui sèment la mort et pour que, dans le monde, règnent la justice et la paix. Mais notre terre continue d’être tachée de sang innocent. C’est avec une profonde tristesse que j’ai appris la nouvelle des attentats qui, cette année encore au jour de la naissance de Jésus, ont provoqué deuil et douleur dans quelques églises du Nigeria. Je désire manifester ma proximité sincère et affectueuse à la communauté chrétienne et à tous ceux qui ont été touchés par ce geste absurde et j’invite à prier le Seigneur pour les nombreuses victimes. Je lance un appel afin qu’avec le concours des différentes composantes sociales, la sécurité et la sérénité soient retrouvées. Je veux maintenant répéter encore une fois avec force que la violence est un chemin conduisant seulement à la douleur, à la destruction et à la mort; le respect, la réconciliation et l’amour sont la seule voie pour atteindre la paix”.
ANG/                                        VIS 20111228 (420)

LA SAINTE FAMILLE, ICONE DE L'EGLISE DOMESTIQUE



CITE DU VATICAN, 28 DEC 2011 (VIS). La prière de la Sainte Famille de Nazareth a été le sujet de la catéchèse de l'audience générale de ce mercredi, qui s'est déroulée dans la Salle Paul VI en présence de quelques 7.000 personnes. “La maison de Nazareth -leur a dit le Pape- est une école de prière où l'on apprend à écouter, à méditer, à pénétrer le sens profond de la manifestation du Fils de Dieu, à travers l'exemple de Marie, Joseph et Jésus”.

  “La contemplation du Christ atteint en Marie son modèle indépassable” qui “vit avec les yeux posés sur le Christ et conserve comme un trésor chacune de ses paroles... L'évangéliste Luc nous fait connaître le cœur de Marie, sa foi, son espérance et obéissance, son intériorité et sa prière, ainsi que sa libre adhésion au Christ. Et tout cela procède du don de l'Esprit Saint qui descend sur elle comme il descendra sur les apôtres selon la promesse du Christ. Cette image de Marie la présente comme le modèle de chaque croyant qui conserve et compare les paroles et les actions de Jésus, une confrontation qui est toujours un progrès dans la connaissance du Christ”.

   La capacité de Marie pour vivre du regard de Dieu est, pour ainsi dire, contagieuse. Et Joseph est le premier à l'expérimenter. “En effet avec Marie -a poursuivi le Saint-Père-, et surtout après avec Jésus, commence une nouvelle forme de mise en relation avec Dieu, pour l'accueillir dans sa vie, entrer dans son projet de salut, en accomplissant sa volonté”.

    Benoît XVI a rappelé que bien que l'Evangile n'ait conservé aucune parole de Joseph, sa présence est “silencieuse mais fidèle, constante, active” et Joseph “accomplit pleinement son rôle paternel sous tous ses aspects”. Ainsi, le pape a évoqué comment Joseph avait éduqué Jésus à la prière en le portant avec lui à la synagogue les samedis et en dirigeant la prière familiale les matins et les soirs. “Ainsi, dans le rythme des journées passées à Nazareth, entre la maison et l'atelier de Joseph, Jésus a appris à alterner prière et travail, et à offrir aussi à Dieu sa fatigue pour gagner le pain nécessaire à la famille”.

   Benoît XVI a ensuite évoqué le pèlerinage de Marie, Joseph et Jésus au Temple de Jérusalem, raconté dans l'Evangile de saint Luc et a ajouté que “la famille juive, comme la famille chrétienne, prie dans l'intimité domestique, mais aussi unie avec toute la communauté, faisant partie du Peuple de Dieu en chemin”. 

   Les premières paroles de Jésus: “Pourquoi me cherchez-vous? Ne savez-vous pas que je dois m'occuper des choses de mon Père?” prononcées lorsque Marie et Joseph le trouvent en train d'enseigner aux savants dans le Temple, sont la clef d'accès à la prière chrétienne. “Dès lors, la vie de prière de la Sainte Famille fut encore plus intense parce qu'à travers Jésus...ne cessera plus de se diffuser et de se refléter dans les cœurs de Marie et de Joseph le sentiment profond de la relation avec Dieu le Père. La famille de Nazareth est le premier modèle de l'Eglise dans lequel, autour de la présence de Jésus et grâce à sa médiation, tous vivent en relation filiale avec Dieu qui transforme aussi les relations interpersonnelles”.

   “La Sainte famille –a-t-il conclu- est une icône de l'Eglise domestique, appelée à prier unie. La famille est la première école de prière. En elle, les enfants, dès leur plus jeune âge, apprennent à percevoir le sens de Dieu, grâce aux enseignements et aux exemples de leurs parents... Une éducation authentiquement chrétienne ne peut se détacher de l'expérience de la prière. Si l'on n'apprend pas à prier en famille, il sera difficile ensuite de combler ce vide. C'est pour cela que je vous invite tous à redécouvrir la beauté de prier ensemble comme une famille à l'école de la Sainte Famille de Nazareth”.
AG/                                        VIS 20111228 (650)


AUTRES ACTES PONTIFICAUX



CITE DU VATICAN, 26 DEC 2011 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

-Mgr.Remídio José Bohn, Evêque de Cachoeira do Sul (superficie: 10.736, population: 220.000, catholiques: 161.287, prêtres: 24, religieux: 46, diacres permanents: 7) au Brésil. Il était jusqu'ici évêque auxiliaire de Porto Alegre (Brésil) et succède à Mgr.Irineu Silvio Wilges O.F.M., dont la renonciation à la charge pastorale a été acceptée pour limite d'âge.

-Mgr.Vital Chitolina S.C.I., Evêque de Diamantino (superficie: 105.406, population: 310.897, catholiques: 224.779, prêtres: 25, religieux: 60) au Brésil. Il était jusqu'ici prélat de Paranatinga (Brésil).

   Le 26 décembre, Benoît XVI a nommé Mgr.Joseph Harris, C.S.Sp., Archevêque de Port of Spain (superficie: 5.128, population: 1.262.400, catholiques: 289.460, prêtres: 107, religieuses: 141) à Trinidad y Tobago. Il était jusqu'ici évêque coadjuteur du même diocèse. Il succède à Mgr.Edward Joseph Gilbert, C.SS.R., dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.

  Le 24 décembre le Saint-Père a nommé:

-Mgr.Joseph Hii Teck Kwong nouvel évêque de Sibu (superficie: 41.484; population: 790.000 ; catholiques: 109.944 ; prêtres: 19  ; religieux: 30) en Malaisie. Il était jusqu'ici évêque-auxiliaire du même diocèse. Il succède à Mgr.Dominic Su Haw Chiu, dont la renonciation à la charge pastorale a été acceptée en conformité au canon 401 p. 2 du Code de droit canonique.

-Le P.Joseph Mbatia, Evêque de Nyahururu (superficie: 8.066, population:  1.043.000; catholiques: 332.700; prêtres: 54 ; religieux:  82, diacres permanents: 4 ) au Kenya. L'évêque élu, né en 1961 à Itabua (Kenya), s'est licencié en théologie à l'Université catholique de Nairobi. Il a été ordonné prêtre en 1989. Parmi ses charges pastorales, il a été assistant de l'évêque du diocèse de Nye et vicaire paroissial de Njabini, Curé des paroisses de Kahiraini, Mweiga, Ndunyu-Njeru et Mutanga. Il était depuis 2005, vicaire général du diocèse de Nyahururu. Il succède à Mgr Luigi Paiaro, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.
NER:RE/                            VIS 20111228 (320)

vendredi 23 décembre 2011

HOMMAGE AU PRESIDENT DEFUNT VACLAV HAVEL


CITE DU VATICAN, 23 DEC 2011 (VIS). Benoît XVI a envoyé un télégramme de condoléances au Président de la République tchèque, Václav Klaus, à l'occasion des funérailles, ce matin, en la cathédrale Saint Guy du château de Prague, de l'ancien président Václav Havel décédé dimanche dernier, à 75 ans.

  Le Pape y manifeste sa proximité aux personnes présentes aux obsèques pour “confier l'âme du défunt à l'infinie miséricorde de notre Père céleste” tout en rappelant le courage de Václav Havel “dans la défense des droits de l'homme à une époque où ils étaient systématiquement refusés à la population de son pays”. Il a aussi rendu hommage à sa capacité de “leader clairvoyant” pour “établir un nouveau système de gouvernement démocratique après la chute du régime précédent” et a rendu grâce à Dieu pour “la liberté dont jouit actuellement le peuple tchèque”.

    Le Saint-Père a conclu en accordant sa bénédiction apostolique, comme gage de force et de consolation, à ceux qui pleurent le président défunt, “dans l'espérance de la résurrection à une nouvelle vie”.
TGR/                            VIS 20111223 (170)

AUDIENCES


CITE DU VATICAN, 23 DEC 2011 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audiences séparées:

-Le Cardinal Angelo Sodano, Doyen du Collège des Cardinaux.

-Mgr.Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples.

-M. Timothy Andrew Fischer, Ambassadeur d'Australie, en visite de congé.
AP/                 VIS 20111223 (60)

NOTE


CITE DU VATICAN, 23 DEC 2011 (VIS). Le Vatican Information Service souhaite à tous ses lecteurs un saint et heureux Noël et les informe qu'à l'occasion des fêtes de Noël, le service sera interrompu du 24 au 27 décembre, et reprendra le mercredi 28 décembre.
…/                                           VIS 20111223 (40)

jeudi 22 décembre 2011

VŒUX DE NOEL


CITE DU VATICAN, 23 DEC 2011 (VIS). Ce matin comme à l'accoutumé, Benoît XVI a échangé les vœux de Noël avec la Curie Romaine. Avant de s'adresser à l'assemblée, il a été salué par le Cardinal Angelo Sodano, Doyen du Sacré Collège. Voici les passages principaux du discours dans lequel le Pape passe en revue les évènements saillants de l'année écoulée et, en particulier la crise économique et financière internationale qui "se fonde sur la crise éthique qui menace le vieux continent. Même si des valeurs comme la solidarité, l'engagement pour les autres, la responsabilité envers les pauvres et ceux qui souffrent sont en général indiscutés, il manque souvent la force stimulante, capable d'inciter les personnes individuelles et les grands groupes sociaux à des renoncements et à des sacrifices". Mais, a-t-il poursuivi, "la grande thématique de cette année comme de celles à venir: comment annoncer l'Evangile aujourd'hui?... Les événements ecclésiaux" de 2011, "se rapportent tous, en fin de compte, à ce thème. Il y a eu des voyages en Croatie, en Espagne pour la Journée mondiale de la jeunesse, dans mon pays, l'Allemagne et, enfin, en Afrique, au Bénin, pour la remise du document post-synodal sur la justice, la paix et la réconciliation... Les voyages à Saint-Marin, mais aussi en Italie, à Ancône pour le Congrès eucharistique italien, et en Calabre sont également inoubliables. Et, il y a eu enfin l'importante journée d'Assise, une rencontre entre les religions et entre les personnes en recherche de vérité et de paix... L'institution du Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation...et l'Année de la foi, qui célèbrera l'ouverture du Concile, il y a cinquante ans, s'insèrent dans ce même contexte".

  Puis le Saint-Père a parlé de la nécessité de réforme interne de l'Eglise, d'autant qu'on observe que "les personnes qui vont régulièrement à l'église sont de plus en plus âgées, et que leur nombre diminue continuellement. Il y a aussi une stagnation des vocations au sacerdoce, tandis que le scepticisme et l'incroyance augmentent... Il y a des discussions sans fin sur ce qu'il faut faire pour inverser cette tendance. Certes, il faut faire beaucoup de choses! Mais uniquement le faire ne résout pas le problème. Le centre de la crise de l'Eglise en Europe...est la crise de la foi. Si nous ne trouvons pas une réponse à celle-ci, si la foi ne retrouve pas une nouvelle vitalité, en devenant une conviction profonde et une force réelle grâce à la rencontre de Jésus-Christ, toutes les autres réformes resteront inefficaces". Face à ce, ma visite en Afrique, "avec sa joyeuse passion pour la foi, a été un grand encouragement. Là on ne perçoit aucun signe de cette lassitude de la foi, si répandue parmi nous... Avec tous les problèmes, les souffrances et les peines qui assurément se rencontrent justement en Afrique, on expérimentait toujours la joie d'être chrétiens, le fait d'être soutenus par le bonheur intérieur de connaître le Christ et d'appartenir à son Eglise. De cette joie naissent aussi les énergies pour servir le Christ dans les situations opprimantes de souffrance humaine, pour se mettre à sa disposition sans se replier sur son propre bien-être. Rencontrer cette foi prête au sacrifice, et précisément en cela joyeuse, est un grand remède contre la fatigue du fait d'être chrétiens que nous expérimentons en Europe". Un remède contre cette fatigue de croire a cependant été apporté par la JMJ de Madrid.

  Benoît XVI a alors exposé les points d'articulation de la nouvelle évangélisation: "En premier lieu, il y a une nouvelle expérience de la catholicité, de l'universalité de l'Eglise. C'est ce qui a touché tout de suite les jeunes et tous ceux qui étaient présents, était de provenir de tous les continents. Et, même si nous ne nous étions jamais vus avant, nous nous connaissons... En vertu de notre rencontre intérieure avec Jésus-Christ, nous avons reçu dans notre être intime la même formation de la raison, de la volonté et du cœur... Le fait que tous les êtres humains sont frères et sœurs, est ici non seulement une idée, mais devient une réelle expérience commune qui crée la joie". Ensuite, c'est de là que "vient une nouvelle manière de vivre le fait d'être hommes, le fait d'être chrétiens. Une des expériences les plus importantes de ces journées a été pour moi, la rencontre avec les volontaires de la JMJ. Ils étaient environ 20.000 jeunes qui, sans exception, avaient mis à disposition des semaines ou des mois de leur vie pour collaborer à la préparation" de l'évènement ecclésial... A la fin, ces jeunes étaient tangiblement remplis d'une grande sensation de bonheur, car leur effort avait un sens. En donnant de leur temps et de leurs forces, ils avaient trouvé la vie... Ces jeunes ont fait du bien, même si cela a été rude et a requis des sacrifices. Simplement parce que faire le bien est beau. Etre pour les autres est beau. Il suffit seulement d'oser faire le saut. Tout cela est précédé de la rencontre avec Jésus-Christ, une rencontre qui allume en nous l'amour pour Dieu et pour les autres et nous libère de la recherche de notre propre moi". Il a lors cité les sœurs de Mère Teresa "qui se dépensent pour les enfants abandonnés, malades, pauvres et souffrants, sans se poser de questions sur elles-mêmes, et pour cela, deviennent intérieurement riches et libres. C'est cela l'attitude proprement chrétienne". Un troisième élément, l'adoration, a dit le Saint-Père, a fait partie de la JMJ. Ensuite, il évoqué ses visites pastorales au Royaume-Uni et en Croatie, où nous avons constaté comme à Madrid que "Dieu est omniprésent. Mais la présence corporelle du Christ ressuscité est encore quelque chose d'autre, quelque chose de nouveau. Le Ressuscité vient parmi nous... L'adoration est avant tout un acte de foi. L'acte de foi en soi. Dieu n'est pas une quelconque hypothèse possible ou impossible sur l'origine de l'univers. Il est là... Et nous entrons dans cette certitude de l'amour incarné de Dieu pour nous, et nous le faisons en aimant avec lui. C'est cela l'adoration, et cela donne ensuite une empreinte à ma vie. C'est seulement ainsi que je peux célébrer aussi l'Eucharistie d'une manière juste et recevoir le Corps du Seigneur avec droiture". Un autre élément important: la présence du sacrement de la Pénitence, dans lequel "nous reconnaissons que nous avons continuellement besoin de pardon et que pardon signifie responsabilité. Il existe dans l'homme, provenant du Créateur, la disponibilité à aimer et la capacité de répondre à Dieu dans la foi. Mais il existe aussi, provenant de l'histoire peccamineuse de l'homme". Outre à une tendance de l'homme contraire à l'amour, il y a sa tendance à l'égoïsme. "C'est pourquoi nous avons besoin de l'humilité qui toujours à nouveau demande pardon à Dieu, qui se laisse purifier et qui réveille en nous la force contraire, la force positive du Créateur, qui nous attire vers le haut".

  Enfin, a conclu Benoît XVI, il convient de souligner une dernière caractéristique dans la spiritualité des JMJ: la joie. D'où vient-elle? Comment s'explique-t-elle? Son facteur décisif est "la certitude qui provient de la foi: je suis voulu. J'ai une mission. Je suis accepté, je suis aimé... L'homme peut s'accepter lui-même seulement s'il est accepté par quelqu'un d'autre. Il a besoin qu'un autre lui dise, et pas seulement en paroles : il est bien que tu existes... C'est seulement s'il est accepté que le moi peut s'accepter lui-même. Celui qui n'est pas aimé ne peut pas s'aimer lui-même. Ce fait d'être accueilli vient d'abord de l'autre personne. Mais tout accueil humain est fragile. En fin de compte, nous avons besoin d'un accueil inconditionnel. C'est seulement si Dieu m'accueille et que j'en deviens sûr, que je sais définitivement : il est bien que j'existe. Il est bien d'être une personne humaine. Là où l'homme a moins la perception d'être accueilli par Dieu, d'être aimé de lui, la question de savoir s'il est vraiment bien d'exister comme personne humaine ne trouve plus aucune réponse. Le doute à propos de l'existence humaine devient toujours plus insurmontable. Là où le doute au sujet de Dieu devient dominant, le doute au sujet de l'être même des hommes suit inévitablement et nous voyons aujourd'hui comment ce doute se répand. Nous le voyons dans le manque de joie, dans la tristesse intérieure qui peut se lire sur tant de visages humains. Seule la foi me donne la certitude de l'existence. Il est bien d'exister comme personne humaine, même dans des temps difficiles. La foi rend heureux à partir de l'intérieur".
AC/                           VIS 20111222 (1430)    

AUTRES ACTES PONTIFICAUX


CITE DU VATICAN, 22 DEC 2011 (VIS). Le Saint-Père a nommé Consulteurs de la Préfectures des affaires économiques M.Fabio Marenda, M.Pasquale D'Agostino, M.Gianluca Piredda et Mme Rita Saunguini.
NA/                                 VIS 20111222 (40)

mercredi 21 décembre 2011

EVOCATION DE NOEL


CITE DU VATICAN, 21 DEC 2011 (VIS).  A l'occasion de la dernière audience générale avant Noël, Benoît XVI a évoqué les vœux qu'on s'échange pour l'occasion. Faisons donc en sorte, a-t-il dit, que ce Bon Noël échangé "ne perde pas sa profonde signification religieuse, et que la fête ne soit pas noyée par ses aspects extérieurs... Avec la liturgie de Noël, l'Eglise nous introduit dans le grand mystère de l'incarnation. Il ne s'agit pas du simple anniversaire de la naissance de Jésus, mais d'un mystère qui continue de marquer l'histoire de l'homme. Dieu est venu habiter parmi nous en se faisant un de nous... A la messe de minuit, le psaume responsorial rappelle qu'aujourd'hui nous est né un sauveur... Et en indiquant qu'il est né ce jour, la liturgie souligne que cette naissance change et investit toute l'histoire... La rédemption de l'humanité surgit à un moment précis de l'histoire. Jésus de Nazareth est le Fils de Dieu...qui s'est fait homme. L'Eternel est entré dans le temps et l'espace afin de rendre possible cet aujourd'hui, cette rencontre avec lui... Lorsqu'on entend ou dit ce Aujourd'hui nous est né un sauveur, il ne s'agit pas d'une banale formule. Dieu nous offre ce jour la possibilité de le reconnaître et de l'accueillir à l'instar des bergers de Bethléem, puisqu'il naît également dans nos vies qu'il ravive".

  Puis le Saint-Père a évoqué la Nativité en fonction du mystère pascal: "Noël et Pâques sont des fêtes de rédemption qui appartiennent à l'unique action rédemptrice du Christ. L'incarnation et la naissance de Jésus nous invitent à envisager aussi sa mort et sa résurrection. Pâques la célèbre comme victoire sur le péché et sur la mort", tandis que Noël la célèbre "comme l'entrée de Dieu dans l'histoire, qui en s'incarnant vient reconduire l'homme à soi". Ces deux moments de l'année revêtent une importance capitale dans certaines parties du monde: "Alors que Pâques correspond au début du printemps, lorsque le soleil l'emporte sur le froid en renouvelant la terre, Noël tombe au début de l'hiver, lorsque la pâle lumière solaire endort la nature... A Noël, nous retrouvons la tendresse de Dieu qui se penche sur nos limites, nos faiblesses et nos péchés, qui s'abaisse jusqu'à nous... Vivons donc ce moment et ce mystère dans la joie et, surtout, dans la célébration de l'Eucharistie qui est le cœur de la nativité. Elle rend Jésus réellement présent, vrai pain descendu du ciel, vrai agneau sacrifié pour notre salut".

  Après la catéchèse, le Pape a salué les groupes linguistiques présents Salle Paul VI, demandant de recommander à l'Enfant Jésus tous ceux qui se trouvent dans l'épreuve: "Puisse, en ces jours de fête, la charité chrétienne avoir soin des plus nécessiteux!". Il a également salué un groupe de séminaristes australiens. Trois enfants coréens lui ont remis 33 dessins des enfants ayant remporté le concours organisé par l'ambassade de Corée et le journal catholique de Séoul Pyeonghwa Shinmun. L'ambassade a précisé que 1.200 enfants avaient participé à cette manifestation à l'occasion de son jubilé sacerdotal pour remercier le Saint-Père du service qu'il rend à l'humanité et lui témoigner l'affection du peuple coréen. Cette initiative permettra de promouvoir l'action des catholiques dans la société, mais aussi de raviver leur Sensus Fidei. A la messe de minuit, un de ces enfants coréens lira la prière des fidèles, deux autres prendront part à l'offertoire, deux autres offriront des fleurs à l'Enfant Jésus, deux autres recevront la communion du Saint-Père. 
AG/                             VIS 20111221 (580)      

AUTRES ACTES PONTIFICAUX


CITE DU VATICAN, 21 DEC 2011 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

-Mgr.Jaime Vieira Rocha, Archevêque métropolitain de Natal (superficie: 25.059, population: 2.082.000, catholiques: 1.738.000, prêtres: 154, diacres: 41, religieux: 243), au Brésil. Jusqu'ici Evêque de Campina Grande (Brésil), il succède à Mgr.Matías Patricio de Macêdo, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.

-L'Abbé João Justino de Medeiros Silva, Auxiliaire de l'Archevêque de Belo Horizonte (Brésil). L'Evêque élu, né en 1966 à Juiz de Fora (Brésil) et ordonné prêtre en 1992, était jusqu'ici Membre du Presbyterium de ce même diocèse. Docteur en théologie, il a été curé de paroisse et Recteur du séminaire diocésain de Juiz de Fora.

-Le P.Rubens Sevilha, OCD, Auxiliaire de l'Archevêque de Vitória (Brésil). L'Evêque élu, né en 1959 à Tarabaí (Brésil), a émis ses vœux religieux en 1984 et a été ordonné prêtre en 1984. Il était jusqu'ici curé de paroisse et Conseiller provincial de son ordre. Diplômé en philosophie et théologie, il a occupé plusieurs fonctions au sein de l'ordre des carmes.

-Mgr.Joaquim Wladimir Lopes Dias, Auxiliaire de l'Archevêque de Vitória (Brésil). L'Evêque élu, né en 1957 à Cafelândia (Brésil) et ordonné prêtre en 1997, était jusqu'ici Vicaire général du diocèse de Jundiaí. Diplômé en philosophie et théologie, il a été curé de paroisse et Recteur du séminaire diocésain.

-Mgr.Nicola Girasoli, Nonce apostolique à Trinidad and Tobago et aux Barbades. Il est déjà Nonce à Antigua e Barbuda, aux Bahamas, à la Dominique, à la Jamaïque, à Grenada, à Saint Kitts and Nevis, à Ste.Lucie, à St.Vincent et Genadine, au Surinam et au Guyana, Délégué apostolique pour les Antilles.
NER:RE:NEA:NN/                       VIS 20111221 (290)

mardi 20 décembre 2011

BENOIT XVI A CUBA


CITE DU VATICAN, 20 DEC 2011 (VIS). Le Président Raúl Castro a déclaré que Cuba accueillerait à bras ouverts Benoît XVI, en annonçant hier officiellement la visite apostolique de fin mars prochain. Il avait reçu la veille une délégation du Saint-Siège venue préparer le voyage que le Pape effectuera au Mexique et à Cuba, annoncé le 12 durant la messe de la solennité de la Vierge de Guadalupe, patronne de l'Amérique latine. Le Saint-Père avait célébré une messe pour le bicentenaire de l'émancipation du continent latino-américain. La rencontre avec les autorités cubaines, destinée à régler les détails pratiques du séjour, a permis de souligner l'excellence des rapports entre Cuba et le Saint-Siège. Ce second voyage apostolique en Amérique latine (Brésil en 2007) coïncidera avec le 400 anniversaire de la découverte de l'image de la Vierge del Cobre, la patronne de l'ile caraïbe. Pour l'occasion, l'épiscopat cubain a notamment organisé un pèlerinage national au sanctuaire national de Notre Dame del Cobre, qui s'achèvera le 30 décembre par une grand messe à La Havane. Une année jubilaire a également été programmée du 7 janvier prochain au 5 janvier 2013.
.../                 VIS 20111220 (180)

PREMIERE SAINTE AMERINDIENNE


CITE DU VATICAN, 20 DEC 2011 (VIS). Le Saint-Père a signé hier le décret reconnaissant les miracles attribués à sept bienheureux (4 femmes et 3 hommes). Parmi ces prochains canonisés figure Kateri (Catherine) Tekakwitha, qui sera la première sainte amérindienne. Née en 1656 à Ossernenon (USA), elle était fille d'un chef mohawh et d'une algonquine catholique, baptisée et éduquée par des missionnaires français. La variole la priva à quatre ans de sa famille, et elle-même resta défigurée et handicapée des suites de l'infection. Adoptée par un parent chef d'une tribu voisine, elle affermit sa foi et fut baptisée par un missionnaire à l'âge de vingt ans. Marginalisée et menacée par sa famille, qui ne comprenait pas sa conversion, elle échappa à leur persécution et fonda à Kahnawake une communauté d'indiens chrétiens, vivant dans la prière, la pénitence et la cure de malades. Elle mourut en 1680, invoquant Jésus, après avoir fait vœu de chasteté l'année précédente. La tradition affirme que ses cicatrices disparurent pour faire place à un beau visage, et qu'à son enterrement de nombreux malades furent guéris. Son procès en canonisation fut ouvert en 1884, Pie XII la proclama vénérable en 1943 et Jean-Paul II bienheureuse en 1980 (fête le 14 juillet). Elle occupe une place particulière dans la dévotion des amérindiens catholiques du Canada et des Etats-Unis.  
OP/                                              VIS 20111220 (230)

lundi 19 décembre 2011

JUBILE NAPOLITAIN


CITE DU VATICAN, 17 DEC 2011 (VIS). Hier après-midi à Naples (Italie), le Cardinal Archevêque Crescenzio Sepe a conclu l'année jubilaire de l'Eglise locale. Un vidéo-message du Pape a été diffusé durant la cérémonie de clôture: "Ces mois ont connu une participation joyeuse tant de la communauté ecclésiale que des autorités civiles et de personnes de bonne volonté... Ce fut un temps d'immersion dans le mystère de Dieu et une année de grâce pour l'Eglise napolitaine". Le jubilé "a fait descendre sur chacun de vous et sur votre communauté la force de l'Esprit comme sur les disciples réunis au Cénacle... Ainsi pouvez-vous avancer avec un enthousiasme nouveau et affronter avec foi, espérance et charité les complexes problèmes qui affligent votre quotidien. Tels les apôtres après Pentecôte qui entreprirent d'annoncer la Bonne Nouvelle...laissez-vous guider par l'Esprit pour collaborer avec plus d'élan à la mission de l'Eglise. Chacun avec les dons reçus, dans l'humilité et la fraternité, sans personnalismes ni rivalités, doit se mettre au service de l'autre et de la communauté. Ayez toujours plus soin des plus petits et des plus fragiles de nos frères, des pauvres et des besogneux. Puissent la Vierge du Mont Carmel, protectrice de votre ville, et saint Janvier, veiller sur vous et vous aider à rester fidèles aux engagements de ce jubilé".
MESS/                 VIS 20111219 (220)

NOUVELLE EVANGELISATION


CITE DU VATICAN, 17 DEC 2011 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin les prélats de la Conférence épiscopale de Nouvelle Zélande et Pacifique, en conclusion de leur visite Ad Limina. Il a d'emblée dit à ses hôtes être conscient des défis posés à la vie chrétienne malgré les divers contextes sociaux, économiques et culturels dans lesquels ils opèrent. Le défi de la sécularisation "a un impact important sur la compréhension et la pratique de la foi catholique. Cela est rendu particulièrement visible dans une approche déficiente de la nature sacrée du mariage chrétien et de la stabilité de la famille". Or, "nous savons que la foi chrétienne apporte à la vie une base plus sûre que la vision sécularisée... C'est la raison pour laquelle le Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation a été récemment institué. Puisque la foi chrétienne est fondée sur le Verbe incarné, Jésus-Christ, la nouvelle évangélisation n'est pas un concept abstrait mais la reprise d'une vie chrétienne authentique qui s'appuie sur les enseignements de l'Eglise. En tant que pasteurs, vous êtes appelés à être les protagonistes de la formulation de cette réponse selon les nécessités locales et les situations au sein de vos pays et de vos peuples respectifs".

  Benoît XVI a ensuite rappelé l'importance du soin à accorder aux prêtres comme premiers collaborateurs. "Comme vous le savez, l'une de vos premières obligations pastorales concerne vos prêtres et de leur sanctification, spécialement de ceux qui connaissent des difficultés ou qui ont peu de contact avec leurs confrères". Puis il a souligné "l'importante contribution qu'ont apportée les religieux et les religieuses, présents" dans cette partie de l'hémisphère austral, "à la diffusion de l'Evangile. Ayant eu, a conclu le Saint-Père, "la possibilité de parler avec vous de la nouvelle évangélisation, je pense aussi à l'Année de la foi, destinée à donner un nouvel élan à la mission de toute l'Eglise, qui est de conduire les hommes hors du désert dans lequel ils se trouvent souvent. Puisse ce temps privilégié servir d'inspiration au moment où vous vous unissez à l'Eglise tout entière dans ses efforts assidus pour la nouvelle évangélisation, afin que, bien que vous soyez disséminés sur de nombreuses îles et que de grandes distances nous séparent, nous professions ensemble un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous".
AL/                             VIS 20111217 (420)

SYNODE DES EVEQUES


CITE DU VATICAN, 17 DEC 2011 (VIS). Ce jour a été publié un communiqué annonçant que le Secrétaire Général Mgr.Nikola Eterovic a présidé le 9 décembre la dixième réunion du Conseil spécial pour l'Océanie en présence des prélats de cette région en visite Ad Limina. Ils ont traité de l'application pratique de l'exhortation apostolique Ecclesia in Oceania de 2001, soulignant sa grande actualité ecclésiale et sociale face à une certaine radicalisation du processus de sécularisation en Australie et en Nouvelle Zélande surtout. Il existe cependant des signes positifs comme l'ouverture à l'Evangile de la jeunesse et d'intellectuels, qui constituent une espérance malgré leur caractère minoritaire. Les enjeux auxquels est confrontée l'Eglise en Océanie regardent les droits humains, la bioéthique, l'écologie, la famille, la charité, l'inculturation, le dialogue œcuménique et inter-religieux. La mission Ad Gentes y est prioritaire car les Eglises locales doivent poursuivre l'œuvre des premiers évangélisateurs, tant dans le cadre d'une société sécularisée qu'au sein de populations indigènes  traditionnellement religieuses. "L'annonce de l'Evangile requiert une ardeur nouvelle de la part de tous les chrétiens, laïcs compris, qui doivent retrouver leur vocation missionnaire". Cette réunion a également préparé la XIII Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques d'octobre prochain.
SE/                 VIS 20111219 (210)  

AUTRES ACTES PONTIFICAUX


CITE DU VATICAN, 17 DEC 2011 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

-Mgr.Wojciech Polak, Auxiliaire de Gniezno (Pologne), et Mgr.Edward Janiak, Auxiliaire de Wroclaw (Pologne), Membres du Conseil pontifical pour la pastorale des migrants.

-Le P.Serge Thomas Bonino, OP, Secrétaire général de la Commission théologique internationale.

-Mgr.Giovanni Battista Gandolfo, Membre du Conseil pontifical Cor Unum.

-Mgr.Antonio Grappone, Chef de bureau près le Conseil pontifical pour les laïcs.

-Sœur Nicoletta Vittoria Spezzati, ASC, Sous Secrétaire de la Congrégation pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique.
NEA:NA/                                   VIS 20111219 (100)

VISITE A UNE PRISON ROMAINE


CITE DU VATICAN, 18 DEC 2011 (VIS). Ce matin, Benoît XVI s'est rendu à la prison romaine de Rebibbia, où il a été accueilli par le nouveau Ministre italien de la justice et les diverses autorités civiles et religieuses. Au cours de sa rencontre avec les détenus, qui s'est déroulée dans la chapelle interne de l'institut, le Pape a prononcé le discours dont voici des passages: "J'étais en prison et vous êtes venu m'y voir. Ce sont les paroles de Jésus, rapportées par Matthieu, par lesquelles il s'identifie aux détenus. Ces propos du jugement dernier expriment parfaitement le sens de ma visite parmi vous. Partout où il y a un affamé, un étranger, un malade ou un prisonnier, le Christ est présent qui attend notre visite et notre aide... Depuis toujours, l'Eglise compte au nombre de ses œuvres de miséricorde la visite au prisonnier qui, pour être réelle requiert une pleine disponibilité envers ce dernier, c'est-à-dire de lui donner une place dans notre vie... Le Fils de Dieu a connu la prison. Il a été soumis au jugement d'un tribunal et a subi la plus féroce des condamnations, la peine capitale".

   A l'occasion de mon récent voyage au Bénin, a poursuivi le Saint-Père, j'ai rappelé l'attention de l'Eglise à la justice des états en écrivant: "Il est urgent d'adopter des systèmes judiciaires et carcéraux indépendants afin de rétablir la justice et de rééduquer les coupables. Les erreurs de justice doivent être éliminés, ainsi que le mauvais traitement des détenus, l'inapplication chronique des lois qui constitue une violation des droits de la personne, comme les incarcérations sans procès ou prolongées sans raison. L'Eglise vit sa mission prophétique auprès des personnes tombés dans la criminalité, en écoutant leur besoin de réconciliation, de justice et de paix. Les détenus sont des personnes qui, malgré leurs crimes, méritent respect et dignité, et qui ont besoin de notre attention. La justice humaine n'est pas très différente de la justice divine, que les hommes ne sont pas en mesure d'appliquer... Mais ils doivent au moins s'efforcer d'en cueillir l'esprit pour éclairer la justice d'ici bas, en évitant ainsi que le détenu devienne un exclu, comme c'est souvent le cas. Dieu proclame avec force la justice et soigne les blessures avec le baume de sa miséricorde... Fondements de la doctrine sociale de l'Eglise, justice et miséricorde, justice et charité, ne se différencient que pour les hommes qui distinguent l'acte de justice de l'acte d'amour... Or, pour Dieu il en va différemment car la justice et la charité coïncident. Pour lui, un acte n'est pas juste s'il n'est pas miséricorde et pardon. En outre, toute action miséricordieuse ne peut qu'être parfaitement juste".

   Le système de détention, a poursuivi Benoît XVI, a le double but de protéger la société et de punir le coupable, "mais pour le rééduquer sans mettre en cause sa dignité ni l'exclure de la vie sociale. Ces deux aspects importants tendent à ne pas créer un fossé entre la réalité carcérale et le but de la loi qui prévoit le caractère rééducatif de la peine comme le respect des droits et de dignité de la personne... Je sais que la surpopulation et la dégradation des prisons rendent la détention plus amère encore... Il est donc important que les institutions prennent sérieusement acte de la situation, vérifient l'état des structures carcérales, revoient les moyens et les besoins en personnel, afin que les détenus n'effectuent pas une sorte de double peine. Tout en respectant la justice, il convient de développer un système carcéral adapté aux besoins de la personne, avec notamment des peines alternatives à la prison. Chers amis, Noël est tout proche. Que l'espérance rallume l'amour en vos cœurs. La naissance du Seigneur Jésus doit nous rappeler que sa mission est de porter le salut à tous les hommes, sans exclusion... Dans le silence et dans la prière, demandons lui d'être libérés de la prison que sont le péché, la superbe et l'orgueil. Nous avons tous besoin de sortir de notre prison intérieure afin d'être libérés du mal, de l'angoisse et de la mort... L'Eglise soutient et encourage toute initiative garantissant à chacun une vie digne. Sachez que je vous suis proche, ainsi que de vos familles, de vos enfants et de vos parents âgés. Je vous porte tous dans mon cœur".
PV-REBBIBIA/                 VIS 20111219 (730)  

DIALOGUE AVEC DES DETENUS




CITE DU VATICAN, 18 DEC 2011 (VIS). Après son discours aux détenus de la prison de Rebibbia, le Pape a répondu aux questions de six d'entre eux. En voici un résumé:

1. Je voudrais demander à Votre Sainteté si votre geste sera compris dans sa simplicité, également par nos hommes politiques et gouvernants afin que soit restituées à tous les derniers, y compris nous les détenus, la dignité et l'espérance qui doivent être reconnues à tout homme.

R.: "Je suis venu surtout pour vous faire part de ma proximité personnelle et intime, dans la communion avec le Christ qui vous aime, comme je l'ai dit. Mais il est vrai que cette visite, qui se veut personnelle, est aussi un geste public qui rappelle à nos concitoyens, à notre gouvernement, l'existence de grands problèmes et difficultés dans les prisons italiennes. Certainement, le sens de ces prisons est justement celui d'aider la justice, et la justice implique en premier lieu la dignité humaine... C'est pourquoi, je voudrais, dans la mesure du possible, vous signaler qu'il est important que les prisons répondent toujours à leur objectif de rénover la dignité humaine et de l'améliorer sans la compromettre. Nous espérons que le gouvernement aura la possibilité...de répondre à cette vocation.

2. Plus qu'une question, je préfère te demander de nous permettre de nous accrocher avec toi avec notre souffrance et celle de nos proches, comme un fil électrique qui communique avec Notre Seigneur. Je t'aime.

R.: "Moi aussi je t'aime... Cette identification du Seigneur avec les prisonniers nous interpelle profondément et je dois me demander moi-même: ai-je agi selon cet impératif du Seigneur?... Voilà une des raisons de ma venue, car je sais qu'en vous c'est le Seigneur qui m'attend, que vous avez besoin de cette reconnaissance humaine et que vous avez besoin de cette présence du Seigneur qui, dans son jugement dernier, nous interrogera justement à ce propos. C'est pourquoi j'espère qu'ici puisse se réaliser le vrai objectif de ces prisons: celui d'aider à se retrouver soi-même.... Dans une réconciliation avec soi-même, avec les autres, avec Dieu, pour retourner dans la société et participer au progrès de l'humanité".

3. Vous semble-t-il juste que maintenant que je suis un homme nouveau...et père d'une petite fille de quelques mois, on ne me donne pas la possibilité de rentrer chez moi, après avoir payé largement ma dette à la société?

R. "Avant tout, félicitations! Je me réjouis que vous vous considériez comme un homme nouveau... Vous savez que pour la Doctrine de l'Eglise, la famille est fondamentale, et qu'il est important que le père puisse tenir dans ses bras sa fille. Je prie donc et espère que vous puissiez, dès que possible, prendre vraiment votre fille dans vos bras, être avec votre femme et votre fille pour construire une belle famille et collaborer ainsi à l'avenir de l'Italie".

4. Que peuvent demander au Pape les détenus malades et séropositifs? On parle trop souvent de nous de façon féroce comme si l'on voulait nous éliminer de la société. Et cela nous donne l'impression d'être des sous-hommes.

R.: Nous devons supporter que certains parlent de façon féroce, contre le Pape également, et, cependant, nous allons de l'avant. Il me semble important d'encourager tous ceux qui pensent bien, qui connaissent le sens de vos souffrances, qui cherchent à vous aider dans votre processus de redressement, et je ferai mon possible pour inviter tous les hommes à penser de cette façon juste et non dépréciative, de façon humaine, en pensant que chacun peut chuter, mais que Dieu veut que tous arrivent à lui et nous devons coopérer dans un esprit de fraternité et de reconnaissance de notre propre fragilité, afin que nous puissions réellement nous relever et aller de l'avant avec dignité".

5. Votre Sainteté, on m'a enseigné que le Seigneur voit et lit en nous, je me demande pourquoi l'absolution a été déléguée à des prêtres. Si je la demande à genoux, seul, est-ce que le Seigneur me donnerait l'absolution?

R.: "Je dirais deux choses. La première: naturellement, si vous vous mettez à genoux et avec un véritable amour de Dieu, et que vous priez pour que Dieu vous pardonne, il vous pardonnera... Mais il y a un second élément: le péché n'est pas seulement une chose personnelle, individuelle, entre moi et Dieu. Le péché a toujours aussi une dimension sociale, horizontale...qui exige l'absolution aussi au niveau de la communauté humaine, de la communauté de l'Eglise... cela exige le sacrement... L'absolution du prêtre, l'absolution sacramentelle est nécessaire pour m'absoudre réellement de ce lien du mal et me réintégrer dans la volonté de Dieu...et me donner la certitude...que Dieu me pardonne, me reçoit dans la communauté de ses fils.

6. "Très Saint Père, le mois dernier, vous avez effectué une visite pastorale en Afrique, dans le petit pays du Bénin, un des pays les plus pauvres du monde. Je vous demande: ils mettent leur espérance et leur foi en Dieu et meurent entre pauvreté et violence. Pourquoi Dieu ne les écoute-t-il pas? Peut-être Dieu écoute-t-il seulement les riches et les puissants qui eux n'ont pas la foi?

R.: "Les mesures de Dieu, les critères de Dieu, sont différents des nôtres. Dieu donne aussi à ces pauvres la joie, la reconnaissance de sa présence, fait sentir qu'il est proche d'eux aussi dans la souffrance, dans les difficultés et, naturellement, ils nous appellent tous pour que nous fassions notre possible afin de pouvoir sortir de cette obscurité des maladies et de la pauvreté... Nous devons prier Dieu: montre-nous, aide-nous, pour que la justice soit, pour que tous puissent vivre dans la joie d'être tes enfants".

Après ces questions, un détenu a lu un poème de sa composition intitulé Prière derrière les barreaux dans lequel il demande à Dieu d'écourter ses nuits sans sommeil et rappelle que seul l'amour donne vie alors que la haine détruit et la rancœur transforme en enfer les longues et interminables journées. Le Pape a ensuite récité le Notre Père avec les prisonniers et en sortant de l'Eglise, a béni un cyprès planté dans la cour en souvenir de sa visite.
PV-REBIBBIA/                  VIS 20111219 (1.000)
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