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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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vendredi 15 mars 2013

VIEILLESSE, SAGESSE ET JEUNESSE


Cité du Vatican,15 mars 2013 (VIS). "Courage mes frères!", a lancé le Pape recevant ce matin le Sacré Collège au complet. "Probablement la moitié d'entre nous est du troisième âge. On dit, et j'ai le plaisir de le dire, que la vieillesse est pour la vie siège de la sagesse. Comme les vieux Siméon et Anne, les personnes âgées ont la sagesse d'avoir vécu. Et c'est cette sagesse qui leur a permis de reconnaître Jésus. A nous d'offrir cette sagesse aux jeunes. Comme le vin qui se bonifie avec les ans, offrons à la jeunesse notre sagesse. Un poète allemand disait de la vieillesse qu'elle était un temps de paix et de prière, un temps pour transmettre aux jeunes la sagesse des personnes âgées". Après le salut du Cardinal Doyen, le Pape a tenu à signaler que le Cardinal Jorge Mejia était hospitalisé pour un infarctus, formant des voeux de rétablissement rapide et assurant que le prélat les saluait tous. Rendons grâce au Seigneur, a dit le Cardinal Sodano. "Telle est l'invitation liturgique que les Cardinaux s'échangent entre jeunes et moins jeunes pour remercier le Seigneur du don d'avoir donné à l'Eglise son nouveau pasteur... Sachez, Saint-Père, que tous vos cardinaux sommes à votre entière disposition, cherchant à constituer autour de vous comme le cénacle apostolique de Pentecôte. Nous chercherons d'avoir l'esprit ouvert et le coeur croyant, ainsi que vous l'avez écrit dans un livre de méditation".

Dans son allocution, le Saint-Père a dit que cette rencontre voulait être "un prolongement de l'intense communion ecclésiale expérimentée durant ces dernières semaines. Animés par un sens profond de responsabilité...et de connaissance réciproque" nous avons accru notre ouverture les uns aux autres. "Quelqu'un me disait: les cardinaux sont les prêtres du Saint-Père! Nous sommes en fait une communauté d'amis, dans une proximité qui nous fera du bien à tous. C'est cette ouverture qui a facilité l'action de l'Esprit, qui est le seul acteur de toute manifestation de la foi. C'est curieux, mais je pense que le Paraclet est celui qui fait toutes les différences dans l'Eglise, tel une sorte d'apôtre de Babel. Mais il est surtout celui qui fait l'unité de toutes nos différences, non dans l'égalité mais dans l'harmonie. Un père de l'Eglise disait que l'Esprit donne à chacun un charisme particulier et nous unit dans la communauté qu'est l'Eglise, dans l'adoration du Père, du fils et de l'Esprit".

Cette période de conclave "a été chargée de signification pour les membres du Collège cardinalice mais aussi pour l'ensemble des fidèles. Nous avons ressenti très fortement l'affection et la solidarité de l'Eglise universelle, ainsi que l'attention de tant de personnes qui ne partagent pas notre foi et qui ont regardé avec respect l'Eglise et le siège apostolique". Puis il a remercié les cardinaux de leur collaboration dans la gestion de l'Eglise durant la vacance, et tout particulièrement le Doyen et le Camerlingue, et le Cardinal Re "qui a été comme notre chef durant ce conclave... Mes pensées, combles d'affection et de gratitude, vont à mon vénérable prédécesseur qui durant ses années de pontificat a enrichi et alimenté l'Eglise de son magistère. Sa bonté et sa foi, son humilité et sa prudence demeureront patrimoine spirituel de tous". Le Pape François a évoqué plusieurs fois les enseignements de Benoît XVI, qui n'a cessé de dire que c'est "le Christ qui guide l'Eglise par voie de l'Esprit. Il est l'âme de l'Eglise, doté d'une force vivifiante et unificatrice car il constitue à partir de la diversité le corps mystique du Christ. Ne cédons pas au pessimisme et à l'amertume que le Diable nous offre chaque jour, ni au découragement. Ayons la ferme certitude de ce que l'Esprit offre à l'Eglise. Avec son souffle puissant il offre le courage nécessaire à persévérer et de nouvelles méthodes d'évangélisation à porter jusqu'aux extrémités de la terre. La vérité chrétienne est attrayante et convaincante si elle répond aux besoins profonds de la vie humaine et annonce clairement le Christ comme unique Sauveur de l'homme, de tous les hommes. C'est une annonce valable aujourd'hui comme à l'aube du christianisme, lorsque se produisit la première grande expansion missionnaire de l'Evangile... Maintenant, vous allez retrouver vos diocèses et poursuivre votre ministère, enrichis d'une nouvelle expérience de foi et de communion ecclésiale, unique et incomparable. Elle nous a permis de constater la profondeur et la beauté de la réalité ecclésiale, reflet de la fulgurante lumière du Christ ressuscité dont nous verrons un jour le beau visage".

Après qui, le Saint-Père a salué un a un tous les Cardinaux rassemblés Salle Clémentine.

A PROPOS D'ACCUSATIONS CONTRE LE NOUVEAU PAPE

Cité du Vatican, 15 mars 2013 (VIS). A la fin du point de presse de ce jour, le P.Federico Lombardi a lu une note relative aux accusations qui ont refait surface ses derniers jours contre le nouveau Pape: "La campagne conduite par une revue contre Jorge Mario Bergoglio, qui remonte à des années, est bien connue. Le caractère anticlérical de ces attaques, allant jusqu'à la calomnie et la diffamation des personnes, est bien connu. Les accusations concernant l'actuel Pape remontent à l'époque où il n'était pas encore évêque, mais simplement supérieur des jésuites en Argentine. Elles font référence à deux prêtres enlevés pendant la dictature, et qu'il n'aurait pas protégé. Or aucune accusation formelle et documentée n'a jamais été déposée contre lui. La justice l'a entendu une fois et à simple titre de témoin et le P.Bergoglio n'a jamais été suspecté ou accusé, ayant d'ailleurs fournit les preuves de son extranéité à l'affaire. Il existe d'autre part nombre de dépositions démontrant combien le P.Bergoglio a agi pour sauver des personnes en danger à l'époque. Il est tout autant connu qu'après être devenu évêque, dans l'élaboration de la démande de pardon, Mgr.Bergoglio a déploré les défaillances de l'Eglise argentine face à la dictature. Les accusations en question découlent d'une lecture historique de cette période promue depuis des années par des milieux anticléricaux. Elles n'ont pas lieu d'être".

MESSAGE AU GRAND RABBIN DE ROME

Cité du Vatican, 15 mars 2013 (VIS). Le Pape François a fait parvenir un message à M.Riccardo Di Segni, Grand Rabbin de Rome, dont la communauté est la plus ancienne de la diaspora: "En ce jour de mon élection comme Evêque de Rome et Pasteur universel de l'Eglise catholique, je tiens à vous saluer et à vous inviter à assister à l'inauguration solennelle de mon pontificat (19 mars). Confiant dans la protection du Très Haut, j'espère fortement pouvoir contribuer au renforcement des relations que juifs et catholiques développent depuis le concile Vatican II, et ce dans un esprit ravivé de collaboration en faveur d'un monde toujours plus en harmonie avec la volonté du Créateur".


jeudi 14 mars 2013

CHEMINER, EDIFIER ET CONFESSER SOUS LA CROIX


Cité du Vatican, 14 mars 2013 (VIS). Les 114 Cardinaux électeurs, ainsi que les conclavistes, se sont rassemblés à 17 h dans la Chapelle Sixtine où sous la présidence du Pape François a été concélébrée par messe Pro Ecclesia. A la fin des temps, la maison de Yahvé se dressera au sommet des montagnes. Et arbitre de nombreuses nations, Yahvé jugera tous les peuples. Ceux-ci briseront leurs épées pour en faire des socs de charrue, et de leurs lances des serpes. Plus aucune nation ne lèvera les armes contre une autre, et nul n'apprendra plus l'art de la guerre. Telle fut la première lecture tirée d'Isaïe. La seconde retenue était un passage de l'épître de Pierre consacrée au sacerdoce commun des fidèles: Approchez-vous de la pierre vivante, rejetée par les hommes mais choisie par Dieu car précieuse à ses yeux. Et vous mêmes, comme pierres vivantes, oeuvrez à l'édification d'un édifice spirituel, pour un sacerdoce saint... Vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis destiné à chanter les louanges de celui qui vous a tiré des ténèbres jusqu'à sa lumière admirable. Ensuite l'Evangile était le récit par Mathieu de la confession de Pierre: Et vous autres, que dites-vous que je suis?, lança Jésus à ses compagnons. Ce à quoi Pierre répondit: Toi tu es le Christ, le fils du Dieu vivant. Formule à laquelle le Seigneur répliqua par ces mots: Et moi je te dis que tu es Pierre et que sur cette pierre je bâtirai mon Eglise, et que les portes de l'Enfer n'auront pas prise sur elle. C'est donc sur ces trois textes, étroitement liés entre eux, que le Saint-Père a appuyé son homélie, brève et donnée sans texte écrit:

"Ces trois lectures ont en commun le mouvement. Dans la première il est le chemin, dans la deuxième l'édification de l'Eglise, et dans la troisième la confession: Cheminer, édifier, confesser. La première chose que Dieu dit à Abraham: Marche en ma présence et sois parfait. Donc la vie est un voyage et lorsqu'on s'arrête, plus rien ne va. Il ne faut pas cesser d'avancer en la présence du Seigneur, dans la lumière du Seigneur, en essayant de vivre avec la qualité irréprochable que Dieu demanda à Abraham. Edifier! Pour construire l'Eglise, il est question de pierres, mais de pierres qui ont une consistance, de pierres vivantes, bénies par l'Esprit en vue de bâtir l'Eglise, l'Epouse du Christ, dont la pierre angulaire est le Seigneur en personne. Le troisième point est confesser. Nous pouvons marcher tant que nous le voulons, construire un tas de choses, mais si nous ne confessons pas Jésus Christ, rien ne va. Nous deviendrions une philanthropique ONG mais non l'Eglise, l'Epouse du Seigneur. Si on ne bâtit pas sur la roche il arrive ce qu'il arrive aux enfants sur la plage avec leurs châteaux de sable. Sans consistance, ils s'effondrent". Puis le Pape François a cité une phrase de Léon Bloy à propos de qui ne confesse pas Jésus Christ: Celui qui ne prie pas Dieu, prie pour le Diable, car qui ne confesse pas le Christ confesse la mondanité du Diable... Marcher, construire et confesser aujourd'hui n'est pas si facile, parce qu'il y a des secousses, des mouvements de terrains et des tractions arrière.

Le passage de l'Evangile proposé dans la liturgie se poursuit avec une situation particulière. Le même Pierre qui a confessé en Jésus le Christ, réplique: Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. Je te suivrai, mais pas sans parler de croix. Que cela voudrait-il dire sans la croix? Quand nous marchons sans la croix, quand on construit sans la croix et quand nous confessons le Christ sans croix, nous ne sommes pas les disciples du Seigneur mais des serviteurs de ce monde. Nous sommes des évêques et des prêtres, des cardinaux et des papes, mais pas les disciples du Seigneur! Je voudrais qu'après ces jours de grâce nous ayons tous le courage, simplement le courage, de marcher en présence du Seigneur, avec la croix du Seigneur, d'édifier l'Eglise sur le sang du Seigneur, qui est a été versé sur la croix, et de confesser la gloire du Christ crucifié. Ainsi seulement l'Eglise ira de l'avant. J'espère pour chacun d'entre nous que l'action de l'Esprit, la prière de Marie, notre Mère, nous accorde cette grâce de marche, de construire et de confesser Jésus, le Christ crucifié".

Ensuite, la prière des fidèles a invité à prier pour le nouveau Pape comme pour le Pape émérite, "afin qu'il serve l'Eglise dans le retrait d'une vie de recueillement et de méditation. Elle a également appelé à prier pour tous les responsables de ce monde afin qu'ils n'agissent ni par la force ni par intérêt, qu'ils respectent les gens car tout pouvoir vient de Dieu. Et enfin pour toutes les personnes qui souffrent, sont dans le doute. Puisse le Pasteur suprême les secourir et les consoler en leur accordant la couronne de gloire.

Après la cérémonie, le Saint-Père a été accompagné par le Préfet de la Maison pontificale jusqu'aux appartements pontificaux.

PREMIER JOUR DE PONTIFICAT DU PAPE FRANÇOIS

Cité du Vatican, 14 mars 2013 (VIS). Comme il l'avait annoncé, le Pape François s'est rendu tôt ce matin et en forme privée à la Basilique Ste.Marie Majeure, à bord d'une simple voiture de service et accompagné du Préfet de la Maison pontificale. Accueilli par le Cardinal Archiprêtre Santos Abril y Castelló et par le Cardinal Vicaire de Rome Agostino Vallini, le Saint-Père s'est longuement recueilli devant la Salus Populi Romani, antique icône mariale protectrice de Rome, puis devant l'autel majeur sous lequel sont conservées les reliques de la crêche. Le Pape François a alors gagné l'autel sur lequel saint Ignace de Loyala célébra sa première messe romaine la nuit de Noël 1538, et enfin le tombeau voisin du grand Pape réformateur saint Pie V. Il a salué le chapitre de la basilique papale, les pénitenciers et tout du personnel. En sortant, il a parlé avec les fidèles et les journalistes qui l'attendaient. Avant de rentrer au Vatican, il s'est fait arrêter à la Pension internationale du Clergé, proche de la Place Navone, où il habitait lors de ses séjours romains y compris ces derniers jours. Le Pape a retiré ses bagages de sa chambre et a tenu à régler la note.

Lors de sa nouvelle rencontre avec la presse, le P.Lombardi est revenu sur la première apparition publique du Pape François, hier soir à la loggia de St.Pierre, sur la simplicité avec laquelle il s'est présenté à la foule, demandant notamment aux fidèles de prier pour lui avant même de recevoir sa bénédiction solennelle. Il ne portait ni la mozette, ni l'étole ni la croix pectorale papales. Le choix même de s'appeler François, du nom du Poverello d'Assise, découle d'une volonté d'adhésion à la spiritualité et à la pauvreté évangéliques. Il sera simplement le Pape François, premier de ce nom, laissant à un éventuel second Pape de de ce nom le soin naturel de s'appeler François II. Autre signe de simplicité: Hier dans la Sixtine, il a reçu l'obédience des Cardinaux en restant debout devant le trône, après quoi il a tenu à regagner la résidence Ste.Marthe dans le bus de ses confrères. Au dîner, il a parlé brièvement, lançant aux Cardinaux un: Que Dieu vous pardonne pour ce que vous avez fait!".

Répondant ensuite aux journalistes, le Directeur de la Salle de Presse a indiqué que les charges curiales sont traditionnellement reconduites pro tempore, le nouveau Pape se réservant de choisir en toute liberté ses futurs collaborateurs. C'est sa stricte prérogative pontificale. Le style assez informel que semble avoir choisi le Pape François implique en matière de sécurité que les services compétents s'y adaptent. Ce fut le cas avec Jean-Paul II qui, par exemple, décida de saluer directement les gens, obligeant la sécurité vaticane à modifier sa pratique. Puis il a confirmé qu'il y a plus de quarante ans Jorge Mario Bergoglio avait subi l'ablation partielle d'un poumon, ce qui n'a jamais influé sur son mode de vie et son activité pastorale. Qui a suivi son ministère à la tête d'un grand diocèse comme celui de Buenos Aires peut témoigner de sa bonne santé.

PROGRAMME DU PAPE FRANÇOIS

Cité du Vatican, 14 mars 2013 (VIS). Lors du point de presse de 13 h, le Directeur de la Salle de Presse a confirmé la messe concélébrée cet après-midi à 17 h en la Chapelle Sixtine. Elle sera dite en latin, avec lectures en italien (disponibles sur www.vatican.va). L'homélie papale devrait être en italien. Après la cérémonie, le nouveau Pape regagnera la Domus Sanctae Marthae, où il résidera jusqu'à ce que l'appartement pontifical soit préparé. Demain à 11 h Salle Clémentine, le Saint-Père recevra l'ensemble des Cardinaux présents à Rome, qu'il entend saluer un à un. Samedi à 11 h Salle Paul VI, tous les journalistes et opérateurs de l'information seront reçus par le Pape. Son premier angélus dominical aura lieu le lendemain midi depuis la fenêtre de son bureau. Mardi prochain, 19 mars et fête de saint Joseph patron de l'Eglise, la messe solennelle d'inauguration du pontificat se déroulera à 9 h 30' Place St.Pierre. L'accès sera totalement libre. Enfin, le lendemain mercredi, il n'y aura pas d'audience générale, car il recevra les délégations des autres confessions chrétiennes.

mercredi 13 mars 2013

LE CARDINAL BERGOGLIO ELU PAPE SOUS LE NOM DE FRANÇOIS


Cité du Vatican, 13 mars 2013 (VIS). A 19 h 06', une épaisse fumée blanche s'est échappée de la cheminée de la Chapelle Sixtine, indiquant que les Cardinaux avaient procédé à l'élection du nouveau Pape. Au cinquième scrutin le Cardinal Jorge Mario Bergoglio, de l'ordre des prêtres et du titre de St.Robert Bellarmin, a été élu Souverain Pontifie, 265 Successeur de Pierre, prenant le nom de François. A 20 h 12', le Cardinal Protodiacre Jean-Louis Tauran l'a annoncé au monde depuis la loggia centrale de la Basilique vaticane, appelé également le balcon des bénédictions, par ces mots:

Annuntio vobis gaudium magnum:
Habemus Papam,
Eminentissimum ac Reverendissimum Dominum,
Dominum Georgium Marium
Sanctae Romanae Ecclesiae Cardinalem Bergoglio
qui sibi nomen imposuit Franciscum

C'est avec une grande joie que je vous annonce que
nous avons un Pape,
Le très éminent et très révérend Seigneur Jorge Mario Bergoglio,
Cardinal de la Sainte Eglise de Rome,
Qui s'est imposé le nom de François.

Le Conclave ayant conduit à l'élection de François I, premier Pape jésuite et premier Pape argentin de l'histoire, s'est ouvert hier 12 mars 2013 en la Chapelle Sixtine après l'Extra Omnes intimé à 17 h 33' par le Maître des Cérémonies et le serment des 115 Cardinaux électeurs.

Dès avant l'annonce du Cardinal Protodiacre, un détachement d'honneur de la Garde Suisse Pontificale, portant le drapeau pontifical, a pris position sous la loggia, accompagné par la fanfare vaticane, puis rejoint par les représentations des trois armes de l'Armée Italienne qui, depuis la réconciliation entre l'Italie et le Saint-Siège en1929 vient rendre les honneurs au Pape dans les grandes occasions.

A 20 h 24', précédé de la croix processionnelle, le Pape François est apparu à la loggia centrale de la Basilique, illuminée. Avant de prononcer la bénédiction Urbi et Orbi, il a salué la foule immense rassemblée depuis des heures dans le froid et sous la pluie Place-St.Pierre et dans la Via della Conciliazione: "Chers frères et soeurs, bonsoir. Vous savez que le conclave est chargé de donner un évêque à Rome, et cette fois mes frères Cardinaux sont allés le chercher au loin, presqu'au bout du monde. Et nous voila ici! Merci de l'accueil de la communauté diocésaine à son nouvel évêque. Avant tout, je désire prier pour notre évêque émérite Benoît XVI afin que le Seigneur le bénisse et que la Vierge le protège". Après la récitation, tout à fait inhabituelle, du Pater, de l'Ave et du Gloria, le nouveau Pape a repris la parole: "Maintenant mettons nous en route, évêque et peuple ensemble, peuple et évêque ensemble, avec cette Eglise de Rome qui préside à la charité de toutes les Eglises. Avançons dans l'amitié et dans la confiance et prions tous pour tous, pour moi, pour vous et pour le monde, pour qu'il connaisse une grande fraternité. J'espère que ce parcours d'Eglise qui part de cette chère ville" de Rome, "et dans lequel m'aidera le Cardinal Vicaire, ici présent, sera fructueux pour" la reévangélisation. "Et maintenant, avant de vous donner la bénédiction apostolique, je veux vous demande une faveur, de demander au Seigneur de me bénir: La prière du peuple pour son évêque, pour que Dieu le bénisse. Soyons unis en silence pour prier les uns pour les autres". Le Pape s'est alors incliné et a attendu quelques instants en silence. "Maintenant je vous donne à tous la bénédiction, qui s'étend au monde entier, aux femmes et hommes de bonne volonté". Après la bénédiction solennelle Urbi et Orbi, le nouveau Pape a dit désirer pouvoir aller prier demain la Vierge, souhaitant bonne nuit et bon repos à la foule.

Né à Buenos Aires (Argentine) le 17 décembre 1936, Jorge Mario Bergoglio s'est d'abord diplômé en chimie avant de choisir la prêtrise et d'entrer dans la Compagnie de Jésus en 1958. Il a poursuivi ses études au Chili avant de rentrer en Argentine et d'obtenir la licence en philosophie près le Collège St.Joseph de San Miguel. En 1964 - 1965 il a été professeur de littérature et de psychologie près le Collège de l'Immaculée à Santa Fe, puis en 1966 au Collège St.Sauveur de Buenos Aires. De 1967 à 1970 il a poursuivi le cursus universitaire et obtenu le doctorat. Le 13 décembre 1969 il a été ordonné prêtre puis a gagné l'Espagne pour suivre la troisième probation à Alcalá de Hernares et prononcer ses voeux perpétuels le 22 avril 1973. Il fut ensuite maître des novices à Villa Barilari (San Miguel 1972 - 1973), professeur près la Faculté de théologie, consulteur de la Province et recteur du grand séminaire des jésuites. Le 31 juillet 1973, il est élu provincial d'Argentine, charge qu'il a exercée pendant six ans. Entre 1980 et 1986, il a été recteur du grand séminaire des jésuites et des Facultés de philosophie et théologie de la même maison, et curé de la paroisse St.Joseph, dans le même diocèse. En mars 1986, il est allé en Allemagne pour terminer sa thèse de doctorat. Après la direction du collège du Sauveur, il a été affecté à l'église de la Compagnie à Cordoba comme directeur spirituel et confesseur.

Le 20 mai 1992, Jean-Paul II l'a nommé Auxiliaire de l'Archevêque Buenos Aires. Le 27 juin de la même année, en la cathédrale de Buenos Aires, il a reçu l'ordination épiscopale des mains du Cardinal Antonio Quarracino, du Nonce apostolique Mgr.Ubaldo Calabresi et de l'évêque de Mercedes-Lujan, Mgr.Emilio Ognenovich. Le 3 juin 1997, il fut nommé Coadjuteur de Buenos Aires puis le 28 février 1998, Archevêque de Buenos Aires à la mort du Cardinal Quarracino. Il est auteur des livres Meditaciones para religiosos (1982), Reflexiones sobre la vida apostólica (1986) et Reflexiones de esperanza (1992). Il était également jusqu'ici ordinaire pour les fidèles de rite oriental résidant en Argentine démunis d'un ordinaire de leur rite, Grand Chancelier de l'Université catholique d'Argentine. Il a été Rapporteur général adjoint à la 10 Assemblée générale ordinaire du Synode des Evêques (octobre 2001), et de novembre 2005 à novembre 2011, Président de la Conférence épiscopale argentine. Il a été créé Cardinal de l'ordre des prêtres par Jean-Paul II lors du consistoire du 21 février 2001, avec le titre de St.Robert Bellarmin. Et était aussi membre de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, de la Congrégation pour le clergé, de la Congrégation pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique, du Conseil pontifical pour la Famille et de la Commission pontificale pour l'Amérique latine.

JOIE POUR L'ELECTION D'UN PAPE LATINO-AMERICAIN

Cité du Vatican, 13 mars 2013 (VIS). "Je suis très content qu'ait été élu un latino-américain. Nous connaissons les espérances qui existent sur ce continent où vit la majeure partie des catholiques". Tels ont été les premiers mots du Directeur de la Salle de Presse, le P.Federico Lombardi SJ, en commentant face aux journalistes l'élection du nouveau Pape. "Le choix du nom François est très significatif -a-t-il dit. C'est un nom que personne n'avait encore choisi et il évoque la simplicité et le témoignage évangélique. Ces deux caractéristiques ont été confirmées par sa première apparition simple en public. C'est un signe de grande spiritualité que de demander la bénédiction du peuple pour lui avant de donner la sienne, une spiritualité rappelant celle de son prédécesseur. Il faut noter de plus son sens pastoral de relation avec le diocèse de Rome qui est le diocèse du Pape et son choix de réciter les prières les plus simples de l'Eglise en un moment comme celui-ci avec le Peuple de Dieu”.

Le Cardinal Bergoglio, a-t-il ajouté, "est jésuite et les jésuites se caractérisent par le service à l'Eglise en reprenant tous les charismes que le Seigneur nous donne, là où ils sont nécessaires, tout en essayant d'éviter les prises de pouvoir. Pour moi cette élection prend le sens d'un appel au service, un appel fort et non une recherche de pouvoir ou d'autorité. Je suis absolument convaincu que nous avons un Pape qui souhaite servir. Son élection a été l'élection d'un rejet du pouvoir... Le nouveau Pape a déjà parlé au téléphone avec Benoît XVI", a conclu le P. Lombardi qui a ensuite communiqué les premières activités du nouveau Pape: la messe avec les Cardinaux dans la Chapelle Sixtine aura lieu demain jeudi 14 mars à 17 h. Vendredi 15, à 11 h en la Chapelle Sixtine, il rencontrera le Collège cardinalice, électeurs et non électeurs. Samedi, toujours à 11h, dans la Salle Paul VI, le Pape accordera une audience aux journalistes et aux communicateurs sociaux. Dimanche à midi, aura lieu le premier Angélus du pontificat, Place St.Pierre. La messe d'inauguration du pontificat aura lieu le 19 mars à 9 h 30'. La visite de demain se fera dans une église mariale de Rome, sous forme privée.

SECONDE FUMEE NOIRE

Cité du Vatican, 13 mars 2013 (VIS). A 7 h 45' les 115 Cardinaux électeurs ont quitté la Domus Sanctae Marthae pour concélébrer la messe en la Chapelle Pauline et, à 9 h 30' se sont rendus à la Chapelle Sixtine pour procéder à deux scrutins. A 11 h 40', la fumée noire a averti la foule de l'échec du second et troisième vote. En début d'après-midi, le Directeur de la Salle de Presse s'est rendu au Media Center pour rencontrer l'ensemble des journalistes et opérateurs accrédités pour le conclave. Le P.Lombardi a évoqué le caractère unique du mois déjà passé depuis l'annonce de la renonciation de Benoît XVI au pontificat, soulignant l'intensité du climat qui règne à Rome, parfaitement illustré par la quantité de personnes qui dès hier après-midi s'est rassemblée Place St.Pierre, et qui afflue à pied vers le Vatican malgré le trafic automobile et la carence des services publics. Malgré ces inconvénients, la population, les fidèles et les visiteurs attendent avec attention l'élection du nouveau Pape. Commentant l'échec des premiers scrutins, il a rappelé que pratiquement personne n'attendait une fumée blanche hier soir. Pour ne parler que des conclaves du siècle dernier, seul Pie XII fut élu au premier tour. On était il est vrai à la veille de la seconde guerre mondiale. Ensuite il a précisé qu'on ne comptait aucun Cardinal n'était malade, ce qui n'a pas retardé le déroulement des scrutins. Beaucoup ont été surpris par l'abondance de la fumée rejetée hier soir, due à un procédé chimique expliqué hier par le VIS. Le Directeur de la Salle de Presse a exclu que cette fumée ait été polluante ou dangereuse pour les fresques de la Sixtine, qu'elle ait pu indisposer les hôtes de la chapelle. Le Préfet de la Maison pontificale Mgr.Gänswein, qui est présent depuis hier au Vatican, a confié que Benoît XVI suit attentivement les événements grâce aux media. Il a pris part à la messe Pro Eligendo et demeurera au Vatican jusqu'à la fin du conclave. Il a été précisé que, par respect, le Pape émérite n'assistera pas à la messe d'intronisation de son successeur. De manière à donner aux journalistes une idée de l'ambiance interne à la Chapelle Sixtine, le P.Lombardi a cité l'interview du Cardinal Lehman qui a participé au précédent conclave, insistant sur la solennité et la spiritualité de l'événement, mais aussi sur le caractère familier et simple des rapports. Quant au temps que passent les Cardinaux électeurs à la résidence Ste.Marthe, il est librement occupé entre prière, repos, repas et rencontres.

PROCEDURES DE L'ELECTION PAPALE

Cité du Vatican, 13 mars 2013 (VIS). La constitution apostolique Universi Dominici Gregis (modifiée par le Motu Proprio de Benoît XVI du 22 février) décrit toutes les procédures de l'élection papale, y compris les cas de figure les moins probables. Pour une connaissance de la matière, voici la version actuelle valide de ses articles 64, 65, 66, 67, 68, 69, 70 et 71:

64.La procédure du scrutin se déroule en trois phases dont la première, qui peut s'appeler pré-scrutin, comprend: 1.La préparation et la distribution des bulletins de vote par les cérémoniaires, rappelés dans la chapelle avec le Secrétaire et le Maître des cérémonies, qui doivent en donner au moins deux ou trois à chaque Cardinal électeur; 2.Le tirage au sort, parmi tous les Cardinaux électeurs, de trois scrutateurs, de trois délégués pour recueillir les votes des malades, nommés Infirmarii, et de trois réviseurs. Ce tirage au sort est fait publiquement par le dernier des Cardinaux diacres, qui tire dans l'ordre les noms des neuf qui exerceront ces fonctions; 3. Si, dans le tirage au sort des scrutateurs, des Infirmarii et des réviseurs, sortent les noms de Cardinaux électeurs qui, pour raison de santé ou pour tout autre motif, sont empêchés de remplir ces fonctions, on tire au sort à leur place des noms d'autres Cardinaux non empêchés. Les trois premiers tirés au sort feront fonction de scrutateurs, les trois suivants d'Infirmarii, les trois derniers de réviseurs.

65.Pour cette phase du scrutin, il convient d'observer les dispositions suivantes: 1. le bulletin doit être de forme rectangulaire et, sur la moitié supérieure porter imprimés si possible ces mots :Eligo in Summum Pontificem; la moitié inférieure comportera un espace libre pour y écrire le nom de l'élu ; le bulletin sera donc prévu de sorte qu'il puisse être plié en deux; 2. la rédaction du bulletin doit être faite de manière secrète par chaque Cardinal électeur, qui inscrira clairement d'une écriture autant que possible non reconnaissable, le nom de celui qu'il élit, évitant d'écrire plusieurs noms, parce que, dans ce cas, le vote serait nul, et pliant et repliant ensuite le bulletin; 3. durant les votes, les Cardinaux électeurs devront seuls rester dans la Chapelle Sixtine, et donc, aussitôt après la distribution des bulletins et avant que les électeurs commencent à écrire, le Secrétaire du Collège des Cardinaux, le Maître des Cérémonies liturgiques et les cérémoniaires devront sortir de la chapelle. Après leur sortie, le dernier des Cardinaux diacres fermera la porte, l'ouvrant et la fermant toutes les fois que ce sera nécessaire, comme par exemple lorsque les Infirmarii sortiront pour recueillir les votes des malades et lorsqu'ils reviendront dans la chapelle.

66.La seconde phase, qui est le scrutin proprement dit, comprend: 1. le dépôt des bulletins dans l'urne; 2. le mélange des bulletins suivi de leur décompte; 3. le dépouillement des suffrages. Chaque Cardinal électeur, selon l'ordre de préséance, après avoir écrit et plié son bulletin, le tenant levé de telle sorte qu'il puisse être vu, le porte à l'autel, près duquel se tiennent les scrutateurs et sur lequel il y a une urne couverte du plateau servant à déposer les bulletins. Arrivé là, le Cardinal électeur prononce, à haute voix, le serment selon la formule suivante: Je prends à témoin le Christ Seigneur, qui me jugera, que je donne ma voix à celui que, selon Dieu, je juge devoir être élu. Ensuite il dépose son bulletin sur le plateau et, au moyen de celui-ci, il le met dans l'urne; ayant fait cela, il s'incline vers l'autel et regagne sa place.
Si l'un des Cardinaux électeurs, parmi ceux qui sont présents dans la chapelle, ne peut se rendre à l'autel à cause de sa santé, le dernier des scrutateurs s'approchera de lui. Après avoir prêté le serment susdit, le dit électeur remettra son bulletin plié à ce scrutateur qui le porte ostensiblement à l'autel et, sans prononcer le serment, le dépose sur le plateau et, par son moyen, le met dans l'urne.

67.S'il y a des Cardinaux électeurs malades, demeurés dans leurs chambres, selon ce qu'il est dit aux articles 41 et suivants de la présente constitution, les trois infirmarii se rendent auprès d'eux avec une boîte portant à sa partie supérieure une fente par où un bulletin de vote plié puisse être introduit. Avant de remettre cette boîte aux Infirmarii, les scrutateurs l'ouvriront publiquement, en sorte que les autres électeurs puissent constater qu'elle est vide, puis ils la refermeront et en déposeront la clé sur l'autel. Ensuite, les Infirmarii, avec la boîte fermée et un petit plateau contenant un nombre suffisant de bulletins, se rendront dûment accompagnés à la Domus Sanctæ Marthæ auprès de chaque malade qui, ayant pris un bulletin, vote secrètement, plie le bulletin et, après avoir prêté le serment déjà mentionné, l'introduit par la fente dans la boîte. Si un malade ne peut pas écrire, un des trois Infirmarii ou un autre Cardinal électeur, désigné par le malade, après avoir, entre les mains des Infirmarii eux-mêmes, prêté serment de garder le secret, fait ce qui est indiqué ci-dessus. Ceci achevé, les Infirmarii reporteront dans la chapelle la boîte, qui sera ouverte par les scrutateurs, après que les Cardinaux présents auront déposé leur bulletin, en comptant les bulletins qui s'y trouvent ; après avoir constaté qu'il y a autant de bulletins que le nombre de malades, ils les poseront un à un sur le plateau et, par son moyen, ils les mettront tous ensemble dans l'urne. Pour ne pas trop prolonger le scrutin, les Infirmarii pourront remplir leurs propres bulletins et les déposer dans l'urne aussitôt après le premier des Cardinaux, et se rendre alors auprès des malades pour recueillir leurs votes, de la manière indiquée ci-dessus, tandis que les autres électeurs déposent leur bulletin.

68.Lorsque tous les Cardinaux électeurs auront déposé leur bulletin dans l'urne, le premier scrutateur agitera cette dernière plusieurs fois pour mélanger les bulletins. Aussitôt après, le dernier des scrutateurs en fait le compte, prenant ostensiblement, un à un, chaque bulletin dans l'urne et le déposant dans un vase vide, préparé à cet effet. Si le nombre des bulletins ne correspond pas au nombre des électeurs, il faut les brûler tous et procéder aussitôt à un deuxième vote. Au contraire, s'il correspond au nombre des électeurs, on procède alors au dépouillement de la manière suivante.
69.Les scrutateurs sont assis à une table placée devant l'autel. Le premier d'entre eux prend un bulletin, le déplie, regarde le nom de l'élu, et le donne au deuxième scrutateur qui, lisant à son tour le nom de l'élu, le passe au troisième, lequel le lit à haute et intelligible voix, pour que tous les électeurs présents puissent noter le suffrage sur une feuille préparée à cet effet. Il note lui-même le nom lu sur le bulletin. Au cas où, au cours du dépouillement du scrutin, les scrutateurs trouveraient deux bulletins pliés de telle sorte qu'ils apparaissent remplis par un seul électeur, ces bulletins seront tenus pour un seul suffrage s'ils portent l'un et l'autre le même nom. Si, au contraire, ils portent deux noms différents, aucun des deux suffrages ne sera valide. Cependant, dans aucun des deux cas le scrutin ne sera annulé.
Le dépouillement du scrutin étant achevé, les scrutateurs font la somme des voix obtenues par les divers noms et les notent sur une feuille séparée. Le dernier des scrutateurs, au fur et à mesure qu'il lit les bulletins, les perfore avec une aiguille munie d'un fil à l'endroit où se trouve le mot Eligo, et il enfile ainsi tous les bulletins afin de les conserver plus sûrement. À la fin de la lecture des noms, les extrémités du fil sont liées par un nœud et tous les bulletins ainsi réunis sont placés dans un vase ou sur le coin de la table.

70.Vient alors la troisième et dernière phase, appelée aussi post-scrutin, qui comprend: 1. le décompte des voix; 2. leur vérification; 3. la combustion des bulletins.
Les scrutateurs feront le total des votes obtenus par chacun et, si personne n'a atteint un minimum des deux tiers des suffrages à ce scrutin, le Pape n'a pas été élu. Au contraire, si quelqu'un a recueilli au moins les deux tiers des voix, il y a élection canoniquement valide du Pontife Romain.
Dans les deux cas, que l'élection ait été obtenue ou non, les réviseurs doivent contrôler aussi bien les bulletins de vote que les relevés des suffrages établis par les scrutateurs, afin de s'assurer que ces derniers ont accompli leur charge avec exactitude et fidélité.
Aussitôt après la vérification, avant que les Cardinaux électeurs ne quittent la Chapelle Sixtine, tous les bulletins de vote doivent être brûlés par les scrutateurs, avec l'aide du Secrétaire du Collège et des cérémoniaires, rappelés entre-temps par le dernier Cardinal diacre. Si toutefois on devait procéder immédiatement à un deuxième scrutin, les bulletins du premier scrutin seront brûlés seulement à la fin, en même temps que ceux du deuxième scrutin.

71. J'ordonne à tous et à chacun des Cardinaux électeurs, afin de sauvegarder plus sûrement le secret, de remettre au Cardinal Camerlingue ou à un autre des trois Cardinaux assistants, les notes de quelque genre que ce soit qu'ils auraient avec eux en relation avec le résultat de chaque scrutin, afin qu'elles soient brûlées avec les bulletins.
Je décide en outre que, à la fin de l'élection, le Cardinal Camerlingue de la Sainte Eglise Romaine rédigera un compte rendu, qui devra être approuvé par les trois Cardinaux assistants, indiquant le résultat des votes intervenus au cours de chaque session. Ce compte rendu sera remis au Pape et sera ensuite conservé dans le dépôt d'archives approprié, dans une enveloppe scellée qui ne pourra être ouverte par personne, à moins que le Souverain Pontife ne le permette expressément.

70.2.Les scrutateurs feront le total des votes obtenus par chacun et, si personne n'a atteint un minimum des deux tiers des suffrages à ce scrutin, le Pape n'a pas été élu. Au contraire, si quelqu'un a recueilli au moins les deux tiers des voix, il y a élection canoniquement valide du Pontife Romain.

mardi 12 mars 2013

PREMIERE FUMEE NOIRE A 19 H 42 '


Cité du Vatican, 12 mars 2013 (VIS). A 19 h 42 ', une fumée noire est sortie du toit de la Chapelle Sixtine, indiquant que les Cardinaux ont procédé à un premier scrutin, dont le résultat a été négatif. Ils reprendront la procédure de vote demain matin.

ENTREE EN CONCLAVE

Cité du Vatican, 12 mars 2013 (VIS). Les 115 Cardinaux électeurs se sont rassemblés dans la Chapelle Sixtine à 16 h 15' heure de Rome, où le Doyen de l'ordre des évêques, le Cardinal Re a déclaré: Le Seigneur, qui guide nos coeurs dans l'amour et la patience du Christ, soit toujours avec vous. Puis il a ordonné le départ en procession vers la Chapelle Sixtine à travers la Salle Royale: Frères vénérés, après avoir célébré le divin mystère nous entrons en conclave pour élire le Souverain Pontife. L'Eglise toute entière nous est unie dans la prière, invoquant sans cesse la grâce de l'Esprit afin que soit élu parmi nous un pasteur digne pour le troupeau du Christ. Puisse-t-il guider nos pas dans la vérité afin qu'avec l'intercession de la Vierge Marie et des Apotres Pierre et Paul, et de tous les saints, nous fassions toujours sa volonté. Au chant des litanies les Cardinaux électeurs et le Cardinal Prosper Grech non électeur chargé de la première méditation, accompagnés de l'Auditeur Genéral de la Chambre apostolique, du Maître des cérémonies, de deux protonotaires, de deux juges de la Rote, de deux prélats de la Chambre, du secrétaire du Cardinal Président, des huit cérémoniaires et de la chapelle musicale. Le cortège a été accueilli par le Préfet de la Maison pontificale, le Substitut de la Secrétairerie d'Etat, le Secrétaire pour les relations avec les états, le Commandant de la Garde suisse -dont un piquet a rendu les honneurs et assuré la garde de la porte-, et les divers assistants. Les Cardinaux ont pris la place qui leur était réservée selon leur ordre et préséance au chant du Veni Creator. Après quoi le Cardinal Re leur a lu la formule du serment, qu'ils ont ensuite prononcé un à un la main sur l'évangéliaire: Nous tous et chacun de nous, Cardinaux électeurs présents à cette élection du Souverain Pontife, promettons, faisons le vœu et jurons d'observer fidèlement et scrupuleusement toutes les prescriptions contenues dans la constitution apostolique Universi Dominici Gregis du 22 février 1996. De même, nous promettons, nous faisons le voeu et nous jurons que quiconque d'entre nous sera, par disposition divine, élu Pontife Romain, s'engagera à exercer fidèlement le Munus Petrinum de Pasteur de l'Eglise universelle et ne cessera d'affirmer et de défendre avec courage les droits spirituels et temporels, ainsi que la liberté du Saint-Siège. Nous promettons et nous jurons surtout de garder avec la plus grande fidélité et avec tous, clercs et laïcs, le secret sur tout ce qui concerne d'une manière quelconque l'élection du Pontife Romain et sur ce qui se fait dans le lieu de l'élection et qui concerne directement ou indirectement les scrutins, de ne violer en aucune façon ce secret aussi bien pendant qu'après l'élection du nouveau Pontife, à moins qu'une autorisation explicite en ait été accordée par le Pape lui-même, de n'aider ou de ne favoriser aucune ingérence, opposition ni aucune autre forme d'intervention par lesquelles des autorités séculières, de quelque ordre et de quelque degré que ce soit, ou n'importe quel groupe, ou des individus voudraient s'immiscer dans l'élection du Pontife Romain. Et moi, N. Cardinal N., je le promets, j'en fais le voeu et je le jure... Que Dieu m'y aide ainsi que ces saints Evangiles que je touche de ma main". Après le serment du dernier Cardinal électeur James Michael Harvey, le Maître des cérémonies Mgr.Guido Marini a prononce l'Extra Omnes, fixant la clôture des portes de la Sixtine à 17 h 35'. Resté parmi les électeurs aux côtés de Mgr.Marini, le Cardinal Grech a prononcé une méditation destinée à encourager l'assemblée à agir avec rectitude dans le processus de désignation du Pape, en faisant la volonté de Dieu et le bien de l'Eglise. Après quoi le Cardinal Président a demandé au collège s'il désirait procéder à un premier scrutin, ce qui est facultatif en cette session d'entrée.

LE VATICAN AU CENTRE DE L'ATTENTION MONDIALE

Cité du Vatican, 12 mars 2013 (VIS). La journée au Vatican a commencé plus tôt que d’habitude. Vers 7 h, les premiers fidèles se sont présentés aux portes de Saint-Pierre. A l'intérieur de la Cité, se trouvaient déjà les 115 cardinaux électeurs, chacun s'installant dans une des chambres de la résidence Ste.Marthe, tirées au sort. La plus grande reste vide car elle sera attribuée à celui qu’ils éliront Pape, le 266 Successeur de Pierre, qui vivra et travaillera là jusqu'à ce que l'appartement pontifical puisse l'accueillir.

Devant la Place St.Pierre se dresse une grande plate-forme où les télévisions principales du monde se sont installées. Les correspondants habituels accrédités près le Saint-Siège travaillent déjà en Salle de Presse, Via della Conciliazione. A quelques mètres, un autre édifice a été habilité pour les médias venus pour l'occasion, le Media Center, qui occupe le large hall de la Salle Paul VI. Ils sont plus de 5.600 journalistes. Ils occupent aussi la terrasse du portique de Charlemagne, qui unit la colonnade avec la façade de la basilique. Leur objectif est le même que celui vers lequel le Centre de télévision du Vatican a installé une caméra fixe: la cheminée de la Chapelle Sixtine d’où sortira la fumée noire ou blanche.

A 10 h précises, dans une Basilique vaticane illuminée, la messe Pro Eligendo Romano Pontifice a commencé, célébrée par le Doyen du Collège cardinalice, l'Italien Angelo Sodano, et concélébrée par plus de cent Cardinaux, électeurs et non électeurs, venus des divers continents, octogénaires ou n’ayant pas encore atteint soixante ans. Une messe ouverte aussi à toutes les personnes qui ont voulu y assister, ainsi qu’au corps diplomatique des 179 pays avec lesquels le Saint-Siège entretient des relations. Tous avec le livret de la cérémonie, remis à l'entrée, et que l’on peut aussi trouver sur www.vatican.va.

Après les lectures en anglais et en espagnol, le Cardinal Sodano a prononcé l’homélie, interrompue par des applaudissements pendant une longue minute lorsqu’il a évoqué le Souverain Pontife émérite Benoît XVI, en le remerciant de ses huit années de fécond service à l’Eglise. Le Doyen a demandé aux Cardinaux de travailler ensemble pour contribuer à l’unité de l’Eglise. Ensemble dans l'unité, la charité, "promouvoir sans cesse la justice et la paix", étaient les deux mots-clés de la prédication.

Au cours de cette messe polyglotte, avec le latin comme langue universelle de l'Eglise, la prière universelle a été lue en français, swahili, portugais, malaisien et en allemand. Durant l'offertoire, on a pu entendre un motet de Palestrina, grand maître romain de la musique, du XVI siècle.
La cérémonie a duré une heure et demie. Sur la place le soleil brillait, après une forte pluie, accompagnée de grondements de tonnerre qui n'ont pas découragé les centaines de personnes ayant suivi la messe sur les six grands écrans extérieurs.
A 13 h 30, les Cardinaux ont déjeuné à la Domus Sanctae Marthae. A compter de ce moment, les seules personnes avec qui ils pourront entrer en contact seront celles qui font partie du service domestique, celles qui veillent sur leur sécurité, les conducteurs des minibus qui font les aller-retour entre leur résidence et La Chapelle Sixtine.

Un peu avant 16 h, les Cardinaux retourneront au palais apostolique. Depuis la Chapelle Pauline commencera la procession jusqu'à la Chapelle Sixtine, où après le chant du Veni Creator, ils prêteront serment, s'engageant à garder le secret. Quand le Maître des cérémonies prononcera l'Extra Omnes, tous les étrangers aux votations proprement dit devront sortir de la chapelle et le Conclave commencera.

MESSE "PRO ELIGENDO SUMMO PONTIFICE"

Cité du Vatican, 12 mars 2013 (VIS). A 10 h en la Basilique vaticane, a été célébrée la messe Pro Eligendo Summo Pontifice, concélébrée sous la présidence du Cardinal Angelo Sodano, Doyen du Collège des Cardinaux, qui a prononcé l'homélie dont voici la traduction intégrale:

"Je chanterai toujours les bontés de l'Eternel, tel est le chant qui une fois de plus a résonné sur la tombe de l'apôtre Pierre, en cette heure importante de l'histoire de l'Eglise du Christ. Ce sont les mots du psaume 88, qui ont fleuri sur nos lèvres pour adorer, remercier et supplier le Père céleste. Misericordias Domini in Aeternum Cantabo est le beau texte latin, qui nous a fait entrer en contemplation de celui qui veille toujours avec amour sur son Eglise, en la soutenant sur son chemin à travers les siècles et en la vivifiant de l'Esprit. Aujourd'hui encore, par cette disposition intérieure, nous voulons nous offrir au Père pour le remercier de l'attention aimante qu’il a toujours réservée à son Eglise et en particulier pour le lumineux pontificat qu’il nous a concédé avec la vie et les œuvres du 265 Successeur de Pierre, le bien-aimé et vénéré Benoît XVI, auquel, en ce moment, nous renouvelons notre gratitude. Parallèlement nous souhaitons implorer le Seigneur, à travers la sollicitude pastorale des Cardinaux, afin que bientôt il donne un autre Bon Pasteur à l'Eglise. Bien sûr, la foi dans la promesse du Christ sur le caractère indéfectible de son Eglise nous soutient en cette heure. En effet, Jésus dit à Pierre: Tu es Pierre, et sur cette pierre je construirai mon Eglise, et les portes de l'Enfer ne prévaudront pas contre elle.

Les lectures de la Parole de Dieu que nous venons d'entendre peuvent nous aider à mieux comprendre la mission confiée par le Christ à Pierre et à ses successeurs. La première lecture de ce jour est un célèbre oracle messianique de la deuxième partie du livre d'Isaïe, appelée Livre de la consolation. Il s’agit d’une prophétie adressée au peuple d'Israël destiné à l'exil de Babylone. Il proclame que Dieu envoie le Messie, plein de miséricorde, un Messie qui pourra dire: L'esprit du Seigneur Dieu est sur moi ... il m'a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la liberté, la libération les prisonniers, promulguer l’année de miséricorde du Seigneur. L'accomplissement de cette prophétie a été entièrement réalisé en Jésus, venu au monde afin de rendre présent l'amour du Père pour les hommes. Cet amour se manifeste particulièrement au contact de la souffrance, de l'injustice, de la pauvreté, avec toute les fragilités de l’homme, à la fois physiques et morales. A cet égard, la célèbre encyclique de Jean-Paul II Dives in Misericordia, rappwlait que la façon dont l'amour se manifeste dans le langage biblique est appelée à juste titre miséricorde. Cette mission de miséricorde a ensuite été confiée par le Christ aux pasteurs de son Eglise. C’est une mission qui engage tout prêtre et évêque, mais qui plus encore engage l'évêque de Rome, pasteur de l'Eglise universelle. Jésus dit en effet à Pierre: Simon, fils de Jean, m'aimes-tu plus que ceux-ci? Pais mes brebis. Saint Augustin commentait ainsi les paroles de Jésus: Paître le troupeau du Seigneur est donc un engagement d'amour. En réalité, c'est cet amour qui pousse les Pasteurs de l'Eglise à mener à bien leur mission aux service des hommes de tous les temps, du service caritatif plus immédiat, jusqu’au plus grand service, celui d’offrir aux hommes la lumière de l'Evangile et la puissance de la grâce. Benoît XVI donne une indication dans son récent message de Carême de cette année: On tend parfois à circonscrire le terme de charité à la solidarité ou à la simple aide humanitaire. Il est important, en revanche, de rappeler que la plus grande œuvre de charité est justement l’évangélisation, c’est à dire le service de la Parole. Il n’y a pas d’action plus bénéfique, et donc charitable, envers le prochain que rompre le pain de la Parole de Dieu, le faire participer de la Bonne Nouvelle, l’introduire dans la relation avec Dieu. L’évangélisation est la promotion la plus élevée et la plus complète de la personne humaine. Comme l’écrivait Paul VI dans l’encyclique Populorum Progressio, le premier et principal facteur de développement est l’annonce du Christ.

La deuxième lecture est tirée de l'épître aux Ephésiens, écrite par Paul à Rome au cours de son premier emprisonnement. Il s'agit d'une lettre sublime dans laquelle est présenté le mystère du Christ et de l'Eglise. Si la première partie est plus doctrinale, la seconde, où s’insère le texte que nous venons d’entendre, est sur un ton plus pastoral. Dans cette partie, Paul enseigne les conséquences pratiques de la doctrine présentée plus tôt et commence par un vibrant appel à l'unité de l'Eglise. Moi qui suis en prison à cause du Seigneur, je vous encourage à suivre fidèlement l'appel que vous avez reçu de Dieu. Ayez beaucoup d'humilité, de douceur et de patience, supportez-vous les uns les autres avec amour. Ayez à cœur de garder l'unité dans l'Esprit par le lien de la paix. Saint Paul explique ensuite que dans l'unité de l'Eglise, il existe une diversité de dons, selon la grâce multiforme du Christ, mais cette diversité est en fonction de l’édification de l’unique Corps du Christ. C'est lui qui a établi les uns comme apôtres, d’autres comme prophètes, d’autres comme évangélistes, d’autres comme pasteurs et maitres, pour rendre aptes les frères à accomplir leur ministère, en vue de l'édification de l'Eglise du Christ. C’est précisément pour l'unité de son Corps mystique que le Christ a envoyé son Esprit et choisi dans le même temps ses apôtres, en premier lieu desquels Pierre, qui apparait comme le fondement visible de l’unité de l'Eglise. Dans ce texte, Paul nous enseigne que nous devons travailler tous ensemble pour construire l'unité de l'Eglise, et que pour cette réalisation, la collaboration de chaque connexion, selon l'énergie propre de chaque membre est nécessaire. Nous tous, par conséquent, sommes appelés à coopérer avec le Successeur de Pierre, le fondement visible de cette unité de l'Eglise.

L'Evangile d'aujourd'hui nous ramène à la dernière Cène, quand le Seigneur dit à ses apôtres: Mon commandement est de vous aimer les uns les autres comme je vous ai aimés. Ce texte est également lié à la première lecture du prophète Isaïe sur l'action du Messie, pour nous rappeler que l'amour constitue l'attitude fondamentale des pasteurs de l'Eglise. C'est l'amour qui nous pousse à donner notre propre vie pour nos frères. Jésus nous dit qu'il n'est de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. L'attitude fondamentale de tout bon pasteur est donc de donner sa vie pour ses brebis. Cela est particulièrement vrai pour le Successeur de Pierre, pasteur de l'Eglise universelle. Parce que la charge pastorale est aussi haute et universelle que l’amour du pasteur. Pour cela, dans le cœur de chaque Successeur de Pierre, raisonnent toujours les paroles que le Maître adressa à l'humble pêcheur de Galilée: M'aimes-tu plus que ceux-ci? Pais mes agneaux, pais mes brebis. Dans le sillage de ce service d'amour pour l'Eglise et pour l'humanité toute entière, les derniers Papes ont été les artificiers de nombreuses initiatives, bénéfiques aussi pour les peuples et la communauté internationale, promouvant sans relâche de la justice et de la paix. Prions afin que le futur Pape poursuive cette œuvre incessante au niveau mondial. Par ailleurs, ce service de charité fait partie de la nature intime de l'Eglise. Benoît XVI a rappelé en disant que le service de la charité est une dimension constituante de la mission de l'Eglise, une expression essentielle de son être. Il s'agit d'une mission de charité propre à l'Eglise, et en particulier propre à l'Eglise de Rome, qui, selon la belle expression de saint Ignace d'Antioche, est l'Eglise qui préside à la charité. Prions donc pour que le Seigneur nous accorde un Pape qui exerce cette noble mission avec un cœur généreux. Nous le demandons par l'intercession de la Très Sainte Vierge Marie, Reine des Apôtres, et de tous les martyrs et les saints qui au cours des siècles ont rendu glorieuse cette Eglise de Rome".

LES CARDINAUX ELECTEURS

Cité du Vatican, 12 mars 2013 (VIS). Les Cardinaux qui entrent cet après-midi en conclave pour élire le successeur de Benoît XVI sont 115 et seuls l'Archevêque de Jakarta (Indonésie) Julius Riyadi Darmaatmadja, pour raison de santé, et l'ex Archevêque d'Edinburgh (Ecosse/GB) Keith Michael O'Brien, pour motifs personnels seront absents.

Provenance géographique des électeurs: Les européens sont 60, Italie 28, Allemagne 6, Espagne 5, Pologne 4, France 4, Autriche 1, Belgique 1, Suisse 1, Portugal 2, Pays-Bas 1, Irlande 1, République tchèque 1, Bosnie-Herzégovine 1, Hongrie 1, Lituanie 1, Croatie 1, Slovénie 1. Les électeurs d'Amérique du nord sont 14: Etats-Unis 11, Canada 3. Ceux de l'Amérique du Sud 19: Brésil 5, Mexique 3, Argentine 2, Colombie 1, Chili 1, Venezuela 1, République dominicaine 1, Cuba 1, Honduras, 1, Pérou 1, Bolivie 1, Equateur 1. L'Afrique compte 11 électeurs: Nigeria, 2, Tanzanie 1, Afrique du Sud 1, Ghana, 1, Soudan 1, Kenya 1, Sénégal 1, Egypte 1, Guinée 1, RD. du Congo, 1. L'Asie a 10 Cardinaux en conclave: Inde 4, Philippines 1, Vietnam 1, Indonésie 1, Liban 1, Chine 1, Srilanka 1. Plus 1 Cardinal pour l'Océanie et 1 pour l'Australie.

Noms et fonctions des Cardinaux électeurs selon leurs ordres et préséance (à l'instant de la vacance du siège apostolique les Cardinaux chefs de dicastères perdent leurs fonctions):

ORDRE DES EVEQUES

Giovanni Battista RE, Préfet émérite de la Congrégation pour les évêques.

Tarcisio BERTONE, ex Secrétaire d'Etat, Camerlengue S. R. C.

Antonios NAGUIB, Patriarche copte émérite.

Béchara Boutros RAÏ, Patriarche maronite.

ORDRE DES PRETRES

Godfried DANNEELS, Archevêque émérite de Malines-Bruxelles (Belgique).
Joachim MEISNER, Archevêque de Cologne (Allemagne).

Nicolas de Jesús LÓPEZ RODRÍGUEZ, Archevêque de Santo Domingo (Rep. Dominicaine).

Roger Michael MAHONY, Archevêque émérite de Los Angeles (USA).

Jaime Lucas ORTEGA y ALAMINO, Archevêque de San Cristóbal de La Habana (Cuba).

Jean-Claude TURCOTTE, Archevêque émérite de Montréal (Canada).

Vinko PULJIĆ, Archevêque de Sarajevo (Bosnie-Herzégovine).

Juan SANDOVAL ÍÑIGUEZ, Archevêque émérite de Guadalajara (Mexique).

Antonio María ROUCO VARELA, Archevêque de Madrid (Espagne).

Dionigi TETTAMANZI, Archevêque émérite de Milan (Italie).
Polycarp PENGO, Archevêque de Daar-es-Salaam (Tanzanie).

Christoph SCHÖNBORN, Archevêque de Vienne (Autriche).
Norberto RIVERA CARRERA, Archevêque de Ciudad de México (Mexique).
Francis Eugene GEORGE, Archevêque de Chicago (USA).

Zenon GROCHOLEWSKI, ex Préfet de la Congrégation pour l'éducation catholique.

Crescenzio SEPE, Archevêque de Naples (Italie).

Walter KASPER, Président émérite du Conseil pontifical pour l'unité des chrétiens.


Ivan DIAS, Préfet émérite de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples.

Geraldo Majella AGNELO, Archevêque émérite de San Salvador de Bahía (Brésil).

Audrys Juozas BAČKIS, Archevêque de Vilnius (Lituanie).

Francisco Javier ERRÁZURRIZ OSSA, Archevêque émérite de Santiago de Chile (Chili).

Julio TERRAZAS SANDOVAL, Archevêque de Santa Cruz de la Sierra (Bolivie).

Wilfrid Fox NAPIER, Archevêque de Durban (Afrique du Sud).

Óscar Andrés RODRÍGUEZ MARADIAGA, Archevêque de Tegucigalpa (Honduras).

Juan Luis CIPRIANI Thorne, Archevêque de Lima (Pérou).
Cláudio HUMMES, Préfet émérite de la Congrégation pour le clergé.
Jorge Mario BERGOGLIO, Archevêque de Buenos Aires (Argentine).

José da Cruz POLICARPO, Patriarche de Lisbonne (Portugal).

Severino POLETTO, Archevêque émérite de Turin (Italie).

Karl LEHMANN, Evêque de Mayence (Allemagne).
Angelo SCOLA, Archevêque de Milan (Italie).

Anthony Olubunmi OKOGIE, Archevêque émérite de Lagos (Nigeria).
Gabriel ZUBEIR WAKO, Archevêque de Khartoum (Soudan).
Carlos AMIGO VALLEJO, Archevêque émérite de Séville (Espagne).

Justin Francis RIGALI, Archevêque émérite de Philadelphia (USA).

Ennio ANTONELLI, Président émérite du Conseil pontifical pour la famille.

Peter Kodwo Appiah TURKSON, Président du Conseil pontifical Iustitia et Pax.

Telesphore Placidus TOPPO, Archevêque de Ranchi (Inde) .

George PELL, Archevêque de Sydney (Australie).

Josip BOZANIĆ, Archevêque de Zagreb (Croatie).

Jean-Baptiste PHAM MINH MÂN, Archevêque de Hochîminville (Vietnam) .

Philippe BARBARIN, Archevêque de Lyon (France).

Péter ERDŐ, Archevêque d'Esztergom-Budapest (Hongrie).

Marc OUELLET, ex Préfet de la Congrégation pour les évêques.

Agostino VALLINI, Vicaire du diocèse de Rome (Italie).

Jorge Liberato UROSA SAVINO, Archevêque de Caracas (Venezuela).
Jean-Pierre RICARD, Archevêque de Bordeaux (France).

Antonio CAÑIZARES LLOVERA, ex Préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements.

Sean Patrick O'MALLEY, Archevêque de Boston (USA).

Stanisław DZIWISZ, Archevêque de Cracovie (Pologne).

Carlo CAFFARRA, Archevêque de Bologne (Italie).
Seán Baptist BRADY, Archevêque d'Armagh (Irlande).

Lluís MARTÍNEZ SISTACH, Archevêque de Barcelone (Espagne).
André VINGT-TROIS, Archevêque de Paris (France).
Angelo BAGNASCO, Archevêque de Gênes (Italie).
Théodore-Adrien SARR, Archevêque de Dakar (Sénégal).

Oswald GRACIAS, Archevêque de Bombay (Inde).

Francisco ROBLES ORTEGA, Archevêque de Guadalajara (Mexique).

Daniel N.Di NARDO, Archevêque de Galveston-Houston (USA).

Odilo Pedro SCHERER, Archevêque de São Paulo (Brésil).
John NJUE, Archevêque de Nairobi (Kenya).

Raúl Eduardo VELA CHIRIBOGA, Archevêque émérite de Quito (Equateur).

Laurent MONSENGWO PASINYA, Archevêque de Kinshasa (RD.du Congo).

Paolo ROMEO, Archevêque de Palerme (Italie).

Donald William WUERL, Archevêque de Washington (USA).

Raymundo DAMASCENO ASSIS, Archevêque d'Aparecida (Brésil).
Kazimierz NYCZ, Archevêque de Varsovie (Pologne).

Albert Malcolm Ranjith PATABENDIGE DON, Archevêque de Colombo (Srilanka).

Reinhard MARX, Archevêque de Munich (Allemagne).

George ALENCHERRY, Archevêque d'Ernakulam- Angamaly (Inde).
Thomas Christopher COLLINS, Archevêque de Toronto (Canada).

Dominik DUKA, Archevêque de Prague (République tchèque).
Willem Jacobus EIJK, Archevêque d'Utrecht (Pays-Bas).

Giuseppe BETORI, Archevêque de Florence (Italie).

Timothy Michael DOLAN, Archevêque de New York (USA).

Rainer Maria WOELKI, Archevêque de Berlin (Allemagne).

John TONG HON, Evêque de Hong-Kong (Chine).

Baselios Cleemis THOTTUNKAL, Archevêque majeur des Syro-Malankars (Inde).

John Olorunfemi ONAIYEKAN, Archevêque d'Abuja (Nigeria).

Rubén SALAZAR GÓMEZ, Archevêque de Bogotá (Colombie).

Luis Antonio TAGLE, Archevêque de Manille (Philippines).

ORDRE DES DIACRES

Jean-Louis TAURAN, ex Président du Conseil pontifical pour le dialogue Inter-religieux.
Attilio NICORA, ex Président de l'Autorité de contrôle financier du Saint-Siège.

William Joseph LEVADA, Préfet émérite de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

Franc RODÉ, Préfet émérite de la Congrégation pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique.

Leonardo SANDRI, ex Préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales.

Giovanni LAJOLO, Président émérite du Governorat de l'Etat de la Cité du Vatican.

Paul Josef CORDES, Président émérite du Conseil pontifical Cor Unum.

Angelo COMASTRI, Archiprêtre de la Basilique vaticane.
Stanisław RYŁKO, ex Président du Conseil pontifical pour les laïcs.

Raffaele FARINA, Archiviste et Bibliothécaire de l'Eglise Romaine.

Angelo AMATO, ex Préfet de la Congrégation pour les causes des saints.

Robert SARAH, ex Président du Conseil pontifical Cor Unum.

Francesco MONTERISI, Archiprêtre émérite de la Basilique St.Paul Hors les murs.

Raymond Leo BURKE, ex Préfet du Tribunal suprême de la signature apostolique.
Kurt KOCH, ex Président du Conseil pontifical pour l'unité des chrétiens.

Paolo SARDI, Patron de l'Ordre de Malte.

Mauro PIACENZA, ex Préfet de la Congrégation pour le clergé.

Velasio DE PAOLIS, Président émérite de la Préfecture pour le affaires économiques.

Gianfranco RAVASI, ex Président du Conseil pontifical pour la culture.

Fernando FILONI, ex Préfet de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples.

Manuel MONTEIRO de CASTRO, ex Grand Pénitencier.

Santos ABRIL y CASTELLÓ, Archiprêtre de la Basilique Ste.Marie Majeure.

Antonio Maria VEGLIÒ, ex Président du Conseil pontifical pour la pastorale des migrations.

Giuseppe BERTELLO, ex Président du Governorat de l'Etat de la Cité du Vatican.

Francesco COCCOPALMERIO, ex Président du Conseil pontifical pour les textes législatifs.

João BRAZ de AVIZ, ex Préfet de la Congrégation pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique.

Edwin Frederick O'BRIEN, Grand Maître de l'Ordre du Saint Sépulcre.

Domenico CALCAGNO, ex Président de l'Administration du patrimoine.
Giuseppe VERSALDI, ex Président de la Préfecture des affaires économiques.

James Michael HARVEY, Archiprêtre de la Basilique de St.Paul Hors les murs.


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