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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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mercredi 15 octobre 2014

Cinquième centenaire de la naissance de Thérèse d'Avila


Cité du Vatican, 15 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a fait parvenir une lettre à l'Evêque d'Avila (Espagne) pour le cinquième centenaire de la naissance de sainte Thérèse d'Avila. Rappelant notamment les souffrances e les épreuves de sa vie, il a cité la formule où elle comparaît l'Evangile à un boulet de plomb que l'on traîne avec difficulté, mais qui peut être source de joie et pousser au service d'autrui. Pour sainte Thérèse, la prière était "un dialogue d'amitié, nécessitant parfois d'aller au devant de qui ne nous aime pas". Puis le Pape a rappelé un des conseils toujours actuels de Thérèse: Dans une culture du provisoire, il faut vivre pour toujours la fidélité; dans un monde privé d'espérance, il faut faire preuve de la fécondité d'un coeur aimant; dans une société remplie d'idoles, il faut témoigner de ce que Dieu suffit... Thérèse d'Avila recommandait trois choses seulement: S'aimer les uns les autres, se dépouiller de tout; une véritable humilité... Le réalisme thérésien exige des actions plutôt que des émotions..., le réalisme de l'amour humble face à l'ascétisme forcé". Cette sainte ne cesse de nous aider à retrouver les sentiers qu'il nous faut parcourir l'Evangile en main et l'Esprit au coeur".   

Autres actes pontificaux


Cité du Vatican 15 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

Mgr.Antônio Fernando Brochini, CSS, Evêque d'Itumbiara (superficie 21.156, population 313.000, catholiques 244.000, prêtres 28, diacres 2, religieux 26), au Brésil. Il était jusqu'ici Evêque de Jaboticabal (Brésil).

Le P.Vittorio Francesco Viola, OFM, Evêque de Tortona (superficie 2.350, population 281.310, catholiques 274.640, prêtres 175, diacres 20, religieux 409), en Italie. Jusqu'ici Gardien du sanctuaire de la Portioncule (Italie). L'Evêque élu, né en 1965 à Biella (Italie), a prononcé ses voeux religieux en 1990 et a été ordonné prêtre en 1993. Il succède à Mgr.Martino Canessa, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge.



mardi 14 octobre 2014

Déclaration du P.Lombardi pour le compte du Secrétariat général du Synode


Cité du Vatican, 14 octobre 2014 (VIS). Voici la déclaration lue ce midi par le Directeur de la Salle de Presse pour le compte du Secrétariat général du Synode des évêques: A la suite des réactions et débats ayant suivi la publication de la Relatio post Disceptationem, à laquelle on a attribué un poids qui ne lui appartient pas, le Secrétariat rappelle qu'il s'agit d'un document de travail résumant les interventions et la discussion de la première semaine synodale. Ce texte est maintenant soumis à l'attention des Circuli Minores, en conformité au règlement du Synode. Le résultat des travaux des pères synodaux réunis en comités sera présenté à la Congrégation générale de jeudi matin prochain.


Onzième Congrégation générale du Synode


Ci du Vatican, 14 octobre 2014 (VIS). D'entrée, le Cardinal Rapporteur général a lu la Relatio post Disceptationem, après quoi s'est déroulé le débat libre. En ligne générale, la Relatio a été appréciée, en particulier pour sa qualité photographique des interventions des pères synodaux, le rendu du climat d'ouverture des travaux et la mise en évidence du thème dominant de l'accueil. Le texte exprime bien l'amour de l'Eglise pour la famille fidèle au Christ, comme sa capacité d'être proche des gens en toute circonstance et de comprendre que derrière les enjeux pastoraux il y a des personnes souffrantes. Le regard du Synode est bien celui du pasteur envers un troupeau qu'il ne juge pas à priori. La Relatio contenant plusieurs points de vue qui seront débattus au cours des Circuli Minores, on a suggéré des réflexions supplémentaires. Par exemple: Si l'Eglise doit s'ouvrir à qui est en difficulté, il convient d'insister sur les familles demeurées fidèles aux enseignements évangéliques, de les remercier et de les encourager dans leur témoignage. Le Synode devrait mieux affirmer l'indissolubilité du mariage, et combien la fidélité pour toujours est une valeur pour la société, évitant ainsi de se focaliser sur les cas anormaux. Il a été recommandé de porter plus d'attention au rôle de la femme, fondamentale dans la transmission de la vie et de la foi, mais aussi à celle des grands parents au sein de la famille, au concept d'Eglise domestique, à la paroisse comme famille des familles, à la Sainte Famille comme référence majeure, à la mission évangélisatrice de la famille.


Il convient également d'éclaircir le concept de gradualité, car sujet à confusions. Ainsi à propos de l'accès aux sacrements des divorcés remariés, le risque est que les exceptions portent à la règle. On a regretté la quasi absence dans le texte du mot péché, et rappelé combien le Christ a fortement condamné le danger de céder à la mentalité du monde. Si on a mis en relief la nécessité d'une compréhension prudente des homosexuels comme des personnes vivant l'union libre, qui ne donne pas l'impression d'admettre leur orientation sexuelle. En tout cas, il y a nécessité de réaffirmer la place éminente du sacrement baptismal, essentiel pour comprendre la sacralité du mariage et sa nature de ministère d'annonce de l'Evangile. Quant à la simplification des procédures en nullité, des objections se sont exprimées face à la proposition d'attribuer à l'évêque diocésain de nouvelles compétences qui le surchargeront. On a aussi estimé nécessaire une plus profonde réflexion sur la polygamie, avant tout si un converti entend accéder aux sacrements, et sur la diffusion de la pornographie, principalement véhiculée par le web, qui constitue un danger pour la cohésion familiale. Il a enfin été demandé de mieux approcher la question de la disponibilité du couple envers la vie, et d'être clairs sur l'avortement et la procréation assistée.  

lundi 13 octobre 2014

Relatio post Disceptationem


Cité du Vatican, 13 octobre 2014 (VIS). Le “Rapport après la discussion” du Synode extraordinaire sur la famille a été présenté par le Rapporteur général de l’Assemblée, le Cardinal Peter Erdö. Ce document rassemble les principales réflexions des pères synodaux faites au cours de congrégations générale ces jours-ci et sert de matériau aux documents finaux du Synode.

Ce rapport donne, principalement, trois idées directrices: écouter le contexte socio-culturel dans lequel vivent les familles aujourd'hui; se confronter aux perspectives pastorales à envisager et surtout regarder le Christ, son Evangile de la famille. La famille, réalité décisive et précieuse, lieu intime de joie et d'épreuves, d'affections profondes et de relations parfois blessées, école d'humanité, doit surtout être écoutée dans sa complexité. L'individualisme exacerbé, la grande épreuve de la solitude, l'affectivité narcissique liée à la fragilité des sentiments, le cauchemar de la précarité du travail, ainsi que la guerre, le terrorisme, les migrations, détériorent, en effet, toujours plus les situations familiales. C'est donc que l'Eglise doit donner espérance et sens à la vie de l'homme contemporain, en lui faisant connaître davantage la doctrine de la foi, mais en la proposant avec la miséricorde.

Ensuite, le regard vers le Christ, qui réaffirme l'union indissoluble entre l'homme et la femme, mais qui permet aussi de lire en termes de continuité et nouveauté l'alliance nuptiale. Le principe doit être celui de la gradualité pour les conjoints dont le mariage est un échec, dans une perspective inclusive pour les formes imparfaites de la réalité nuptiale: Ainsi, une nouvelle dimension de la pastorale familiale est nécessaire, qui sache nourrir ces semences qui germent, comme ces mariages civils caractérisés par la stabilité, l'affection profonde, la responsabilité à l'égard des enfants et qui peuvent conduire au lien sacramentel. Aussi, parce que souvent les cohabitations ou unions de fait ne sont pas dictées par un rejet des valeurs chrétiennes, mais par des exigences pratiques, comme l'attente d'un travail fixe. Véritable maison paternelle, lumière au milieu des gens, l'Eglise doit alors accompagner avec patience et délicatesse, avec attention et sollicitude ses enfants les plus fragiles, ceux marqués par l'amour blessé et perdu, en leur donnant confiance et espérance.

En troisième lieu, le Rapport après la discussion traite des instances pastorales les plus urgentes à confier à la concrétisation des Eglises locales, toujours en communion avec le Pape. A la première place, il y a l'annonce de l'Evangile de la famille, qui doit être mise en œuvre non pour condamner, mais pour guérir la fragilité humaine. Une telle annonce concerne aussi les fidèles: Evangéliser est une responsabilité partagée par le peuple de Dieu tout entier, chacun selon son propre ministère et charisme. Sans le témoignage joyeux des époux et des familles, l'annonce, même si elle est correcte, risque de ne pas être comprise ou de se noyer dans le flot de paroles qui caractérise notre société. Les familles catholiques sont appelées à être elles-mêmes les sujets actifs de toute la pastorale familiale. L'Evangile de la famille étant joie, elles impliquent une conversion missionnaire, qui ne se limite pas à une annonce purement théorique, détachée des problèmes réels des personnes. En même temps, il est nécessaire d'agir aussi sur le langage: La conversion doit porter sur le langage pour qu'il soit effectivement significatif. Il ne s'agit pas seulement de présenter des règles mais de proposer des valeurs, en répondant ainsi à un besoin que l'on constate aujourd'hui dans les pays les plus sécularisés.

Ensuite, une préparation adéquate au mariage chrétien est essentielle, parce que celui-ci n'est pas seulement une tradition culturelle ou une exigence sociale mais bien une décision vocationnelle. Sans compliquer les cycles de formation, l'objectif est donc d'aller en profondeur, sans se limiter à des orientations générales, mais en renouvelant aussi la formation des prêtres et des autres agents pastoraux sur le sujet, grâce à l'implication de ces familles dont le témoignage est privilégié. L'accompagnement de l'Eglise est suggérée aussi pour après le mariage, période vitale et délicate dans laquelle les conjoints mûrissent la conscience du sacrement, son sens et les défis que celui-ci comporte. De la même façon, l'Eglise doit encourager et soutenir les laïcs qui s'engagent dans les domaines culturel et socio-politique, pour que l'on n'oublie pas de dénoncer ces facteurs qui empêchent une vie familiale authentique, entraînant la discrimination, la pauvreté, l'exclusion et la violence.

En ce qui concerne donc les séparés, divorcés et divorcés remariés, il n'est pas sage de penser à des solutions uniques ou inspirées de la logique du tout ou rien; le dialogue doit donc continuer dans les Eglises locales, avec respect et amour pour chaque famille blessée, en pensant à qui a injustement subi l'abandon du conjoint, en évitant des attitudes discriminatoires et en protégeant les enfants: Il est indispensable de prendre en charge de manière loyale et constructive les conséquences de la séparation ou du divorce sur les enfants: Ceux-ci ne peuvent pas devenir un objet de dispute et il faut chercher les meilleures moyens pour qu'ils puissent surmonter le traumatisme de la scission familiale et grandir le plus possible dans la sérénité. En ce qui concerne l'allègement des procédures pour la reconnaissance de la nullité matrimoniale, il faut rappeler les propositions avancées en Salle du Synode: dépasser l'obligation de la double sentence conforme, déterminer la voie administrative au niveau diocésain, entamer un procès sommaire dans les cas de nullité notoire, mais aussi considérer l'importance de la foi des futurs époux pour reconnaître ou non la validité du lien. Le tout requiert du personnel, clercs et laïcs, adéquatement préparé, et une plus grande responsabilité des évêques locaux.

Quant à l'accès au sacrement de l'Eucharistie pour les divorcés remariés, le Rapport dresse la liste des principales suggestions qui sont ressorties du Synode: Maintenir la discipline actuelle; mettre en œuvre une plus grande ouverture pour les cas particuliers, insolubles sans entraîner de nouvelles injustices et souffrances; ou bien opter pour un chemin pénitentiel: L’éventuel accès aux sacrements devrait être précédé d’un chemin pénitentiel – sous la responsabilité de l’évêque diocésain –, et avec un engagement évident en faveur des enfants. Il s’agirait d’une situation non généralisée, fruit d’un discernement réalisé au cas par cas, suivant une règle de gradualité qui tienne compte de la distinction entre état de péché, état de grâce et circonstances atténuantes. La question de la communion spirituelle, pour laquelle est sollicitée un plus grand approfondissement théologique, reste encore ouverte, de même qu'est demandée une plus grande réflexion sur les mariages mixtes et sur les problèmes graves liés à la discipline matrimoniale différente des Eglises orthodoxes.

Quant aux homosexuels, il est souligné qu'ils ont des dons et des qualités à offrir à la communauté chrétienne, que l'Eglise soit donc pour eux, une maison accueillante, bien que ces unions ne puissent pas être assimilées au mariage entre un homme et une femme, et que l'Eglise juge inacceptables les pressions d'organismes internationaux soumettant les aides financières à la condition d'introduire des lois s'inspirant de l'idéologie du gender. Sans nier les problématiques morales liées aux unions homosexuelles, on prend acte qu’il existe des cas où le soutien réciproque jusqu’au sacrifice constitue une aide précieuse pour la vie des partenaires. De plus, l’Eglise prête une attention spéciales aux enfants qui vivent avec des couples du même sexe, en insistant que les exigences et les droits des petits doivent toujours être au premier rang.

Dans la dernière partie, le document reprend les thèmes de l'encyclique Humanæ Vitæ de Paul VI et se concentre sur la question de l'ouverture à la vie, en la définissant comme une exigence intrinsèque de l'amour conjugal. D'où la nécessité d'un langage réaliste qui sache expliquer la beauté et la vérité de s'ouvrir au don d'un enfant, grâce aussi à un enseignement adéquat sur les méthodes naturelles de régulation de la fertilité et à une communication harmonieuse et consciente entre les époux dans toutes ses dimensions. En outre, le défi éducatif est fondamental et l'Eglise a un rôle précieux de soutien aux familles, dans leurs choix et leurs responsabilités. Enfin, le Cardinal Erdö souligne que le dialogue synodal s'est déroulé en toute liberté et dans un mode d'écoute réciproque et rappelle que les réflexions proposées jusqu'ici ne sont pas des décisions déjà prises: le chemin se poursuivra, en effet, avec le Synode générale ordinaire, toujours sur le thème de la famille, prévu en octobre 2015.

Pour le texte complet:


http://press.vatican.va/content/salastampa/fr/bollettino/pubblico/2014/10/13/0751/03037.html

Synode d'octobre 2015


Cité du Vatican, 13 octobre 2014 (VIS). Le Pape a décidé que la XIV Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques se déroulerait du 4 au 25 octobre 2015: Elle traitera de "la vocation et mission de la famille dans l'Eglise et dans le monde". 

Consistoire pour deux canonisations


Cité du Vatican, 13 octobre 2014 (VIS). Lundi prochain 20 octobre, le Pape présidera un consistoire ordinaire public pour la canonisation du bienheureux Joseph Vaz, prêtre et religieux indien, fondateur du sanctuaire de la Ste.Croix de Goa (Inde), évangélisateur de la côte du Karavali (Inde) et de Ceylan (Sri Lanka), et de la bienheureuse Maria Cristina de l'Immaculée, religieuse italienne, fondatrice des Soeurs réparatrice de Jésus Sacrement. Le Saint-Père informera les Cardinaux de l'engagement de l'Eglise auprès des chrétiens du proche et moyen Orient et de ses efforts en faveur de la paix dans la région.


Action de grâce pour les nouveaux saints canadiens


Cité du Vatican,12 octobre 2014 (VIS). Ce matin en la Basilique vaticane, le Pape a présidé la messe d'action de grâce pour la canonisation de deux nouveaux saints canadiens du XVII siècle, Marie de l'Incarnation (Marie Guyart, décédée en 1672) et François de Montmorency-Laval, premier Evêque de la Nouvelle France (Québec - Canada, décédé en 1708). Voici de larges extraits de son homélie, centrée sur la vocation des missionnaires: "Les missionnaires sont ceux qui, dociles à l’Esprit, ont le courage de vivre l’Evangile". Ils sont sortis pour aller aux croisées des chemins, pour conduire mauvais comme bons au banquet de noces. Ainsi ont-ils "fait beaucoup de bien à l’Eglise, car si elle s’arrête, l'Eglise tombe malade. On peut la corrompre, aussi bien par les péchés que par la fausse science séparée de Dieu, qu’est le sécularisme mondain. Les missionnaires ont tourné leur regard vers le Crucifié, ils ont accueilli sa grâce et ils ne l’ont pas gardée pour eux. Comme Paul, ils se sont faits tout à tous, vivant dans la pauvreté et dans l’abondance, rassasiés ou souffrant de la faim... Avec la force de Dieu, ils ont eu le courage de partir sur les routes du monde mettant leur confiance dans le Seigneur qui appelle. La mission évangélisatrice de l’Eglise est essentiellement annoncer l’amour, la miséricorde et le pardon de Dieu, révélé aux hommes dans la vie, la mort et la résurrection de Jésus-Christ. Les missionnaires ont servi la mission de l’Eglise, en rompant le pain de la Parole aux plus petits et aux plus éloignés et en portant à tous l’amour infini qui jaillit du cœur même du Sauveur. C’est ainsi que furent saint François de Laval et sainte Marie de l’Incarnation".

S'adressant aux pèlerins canadiens, le Saint-Père a proposé deux conseils, extraits de l'épître aux Hébreux, à l'attention de leurs communautés: "Souvenez-vous de ceux qui vous ont dirigés, qui vous ont annoncé la parole de Dieu. Méditez sur l’aboutissement de la vie qu’ils ont menée, et imitez leur foi. La mémoire des missionnaires nous soutient alors que nous faisons l’expérience de la rareté des ouvriers de l’Evangile. Leur exemple nous attire, nous pousse à imiter leur foi". Ensuite, "souvenez-vous des premiers jours où vous veniez de recevoir la lumière du Christ. Vous avez soutenu le dur combat des souffrances. Ne perdez pas votre l'assurance grâce à laquelle, vous serez largement récompensés. L’endurance vous est nécessaire. Rendre hommage à qui a souffert pour nous apporter l’Evangile signifie livrer à notre tour la bonne bataille de la foi, avec humilité, douceur et miséricorde, dans la vie de chaque jour. Cela portera du fruit". Tels doivent être "la joie et le mot d’ordre de votre pèlerinage, faire mémoire des témoins, des missionnaires de la foi dans votre terre. Cette mémoire nous soutient sur le chemin qui conduit au but, lorsque le Seigneur essuiera les larmes de nos visages".


En conclusion, il a recommandé que le souvenir des très nombreux missionnaires canadiens qui ont suivi les traces des nouveaux saints ne conduise pas à l'abandon de la franchise et du courage évangélisateur: "Jaloux, le Diable ne tolère pas qu'un pays soit si fécond en missionnaires". Alors, que les deux nouveaux saints canadiens aident l'Eglise du Québec à "retrouver le chemin de cette fécondité". 

Répondre à l'invitation du Seigneur en endossant l'habit nuptial


Ci du Vatican, 12 octobre 2014 (VIS). Ce midi, le Saint-Père a récité l'angélus avec les fidèles réunis Place St.Pierre. Avant la prière mariale, il a évoqué l'Evangile du jour, dans lequel Matthieu rapporte l'invitation d'un roi à un banquet de noces, lorsque quelques uns des invités font preuve d'indifférence et même de violence. Ayant expliqué les trois caractéristiques de cette invitation, la gratuité, l'extension et l'universalité, il a dit: "Dieu est bon avec nous, il nous offre gratuitement son amitié, il nous offre gratuitement sa joie, le salut, mais si souvent nous n'accueillons pas ses dons, mettant à la première place nos préoccupations matérielles, nos intérêts et même quand le Seigneur nous appelle, si souvent il semble qu'il nous dérange. Certains invités maltraitent et tuent même les serviteurs qui leur apportent l'invitation. Malgré les adhésions manquantes des appelés, le projet de Dieu ne s'interrompt pas. Face au refus des premiers invités, il ne se décourage pas, il n'annule pas la fête, mais propose de nouveau son invitation en l'élargissant au-delà de toute limite raisonnable et envoie ses serviteurs sur les places et aux croisées des chemins pour réunir tous ceux qu'ils trouvent... La bonté de Dieu n'a pas de frontières et ne discrimine personne. C'est pourquoi ce banquet des dons du Seigneur est universel, est pour tous. A tous est donné la possibilité de répondre à son invitation, à son appel. Personne n'a le droit de se sentir privilégié ou de revendiquer une exclusivité". Tous "sommes appelé à élargir l'Eglise aux dimensions du Royaume. Il n'y a qu'une seule condition: Endosser l'habit nuptial, c'est-à-dire témoigner la charité envers Dieu et envers notre prochain".

Solidarité avec Gênes


Ci du Vatican, 12 octobre 2014 (VIS). Après l'angélus, le Saint-Père a invité l'assemblée à soutenir Gênes, la grande ville italienne durement frappée par des inondations. Priant pour les victimes qu'il a recommandées à la protection de Notre Dame de la Garde, il a appelé les catholiques italiens à la solidarité. Puis il a salué les canadiens présents Place St.Pierre, auxquels il a dit son espoir de voir les jeunes suivre l'exemple missionnaire de saint François de Laval et de sainte Marie de l'Incarnation.

Elaboration de la Relatio Synodi avec les pères synodaux


Ci du Vatican, 13 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a décidé que pour l'élaboration de la Relatio Synodi, le Rapporteur général, le Secrétaire spécial et le Secrétaire général seraient assistés des pères synodaux suivants: Le Cardinal Gianfranco Ravasi, le Cardinal Donald William Wuerl, Mgr.Victor Manuel Fernández, Mgr.Carlos Aguiar Retes, Mgr.Peter Kang U-Il et le P.Adolfo Nicolás Pachón, S.J.

Dixième Congrégation générale du Synode


Ci du Vatican, 10 octobre 2014 (VIS). Cette ultime session a été consacrée à l'audition des délégués des autres confessions chrétiennes. Le représentant du Patriarcat de Moscou, le Métropolite Hilarion de Volokolamsk, s'exprimera dans quelques jours. Après avoir remercié le Pape de les avoir invité, les Délégués fraternels ont exposé leur conception et leur approche particulière de la question familiale. Constatant l'identité des problèmes et des espérances placées dans l'institution familiale avec la vision catholique, ils ont affirmé le caractère fondamental de la famille pour la société, mais aussi pour la communion. Ses difficultés sont nombreuses: La crise économique, une pression médiatique qui réduit le dialogue au sein de la famille et propose même des modèles vantant l'adultère, les conflits et le phénomène migratoire, la globalisation, les épidémies (Sida et Ebola), le fondamentalisme islamique, toutes choses qui mettent en péril la famille. Tous les chrétiens ont besoin de mieux préparer au mariage, mais aussi de réfléchir aux unions entre croyants et non croyants. Lorsque des divorcés remariés sont De nouveau admis au sein de l'Eglise, les divorcés remariés pourraient offrir de nouvelles espérances pour la vie familiale et par conséquent un bénéfice pour la société. Il convient donc de mieux écouter les époux en crise et leur manifester miséricorde et compassion. Les Eglises veulent toutes être auprès de qui souffre, dans le respect de l'Ecriture et dans l'ouverture aux problèmes concrets. Si, loin de toute condamnation, cette compréhension doit aussi s'appliquer aux homosexuels, il faut réaffirmer que le mariage signifie l'union d'un homme et d'une femme. Il faut de même être particulièrement attentifs aux enfants nés dans des situations difficiles et à toutes les victimes de violence. La défense des plus vulnérables, enfants, femmes et personnes âgées, comme de tous ceux qui n'ont pas voix au chapitre, croyants ou non, est commune aux chrétiens.

Les Délégués fraternels ont ensuite rappelé le caractère central de l'annonce évangélique, la famille étant la première école de la foi, l'espace où on apprend à connaître et à diffuser la Bonne Nouvelle. Les chrétiens doivent donc partager la joie de l'Evangile, à laquelle le Pape François fait souvent référence. Des différences d'approche se sont toutefois manifestées en matière de régulation des naissances, au nom de la liberté de conscience des personnes y compris au sein du mariage et dans le respect de l'amour. Pour l'orthodoxie, qui les admet même s'ils sont considérés une anomalie, les remariages sont conditionnés par un accompagnement préliminaire de l'Eglise qui tentent de réconcilier les époux. Des délégués provenant du moyen Orient ont remercié le Pape pour la veillée de prière en faveur de la paix en Syrie du 7 septembre 2013. Ils ont rappelé le rôle évangélisateur qu'ont les familles chrétiennes de cette région dans un contexte largement musulman.


Les interventions se sont conclues par le voeu que ce synode extraordinaire porte des fruits, en vue notamment de l'assemblée ordinaire de l'an prochain.

Déclaration du Directeur de la Salle de Presse


Cité du Vatican, 11 octobre 2014 (VIS). Répondant aux journalistes évoquant une rencontre du Pape avec le Premier Ministre vietnamien, le Directeur de la Salle de Presse, a confirmé que, comme convenu, le Saint-Père recevra samedi prochain 18 octobre le Premier Ministre vietnamien, M.Nguyên Tán Dung. Cette rencontre sera l'occasion d'approfondir les relations entre le Vietnam et le Saint-Siège, a précisé le P.Lombardi.



Audiences


Cité du Vatican, 11 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

Le Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les évêques.

Le Cardinal Geraldo Majella Agnello (Brésil).


Mgr.Francesco Moraglia, Patriarche de Venise (Italie).

Autres actes pontificaux


Cité du Vatican 11 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a:

Accepté la renonciation à la charge pastorale du diocèse de Niamey (Niger) présentée par Mgr.Michel-Christian Cartatéguy, SMA, en conformité au canon 401,2 du CIC. Lui succède comme Archevêque son Auxiliaire, Mgr.Djalwana Laurent Lompo.

Nommé Mgr.Vincenzo Pelvi, Archevêque métropolitain de Foggia - Bovino (superficie 1.666, population 215.000, catholiques 212.000, prêtres 154, diacres 10, religieux 228), en Italie. Il était jusqu'ici Ordinaire militaire émérite pour l'Italie. Il succède à Mgr.Francesco Pio Tamburrino, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge.

Nommé Mgr.Jan Piotrowski, Evêque de Kielce (superficie 8.319, population 813.525, catholiques 768.743, prêtres 729, religieux 437), en Pologne. Jusqu'ici Auxiliaire de l'Evêque de Tarnów (Pologne), il succède à Mgr.Kazimierz Ryczan, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge.


vendredi 10 octobre 2014

Huitième Congrégation générale du Synode


Ci du Vatican, 10 octobre 2014 (VIS). Cette session a prolongé hier après-midi de débat général autour des sujets suivants: L'Eglise et la famille face au défi éducatif, le défi éducatif en général et l'éducation chrétienne dans les situations familiales difficiles. Après avoir souligné que la vocation à la vie est l'élément fondant de la famille, les pères sont tombés d'accord pour recommander aux fidèles d'approfondir l'encyclique Humanae Vitae de Paul VI, notamment le recours au méthodes naturelles de régulation de la fertilité et le rejet de la contraception. La procréation ne saurait être distincte de l'acte conjugal, et toute manipulation génétique, y compris la cryo-conservation des embryons, est absolument condamnée. On a critiqué les pays occidentaux et les organisations internationales qui, en Afrique notamment, présentent l'avortement et l'union homosexuelle comme des droits, et conditionnent avec insistance leur aide à leur acceptation. D'autant que le droit à la santé sexuelle et reproductive n'a même pas de définition précise en droit international. On mêle ainsi des principes contradictoires comme la condamnation de l'avortement forcé et la recommandation de l'avortement sécurisé, ou comme la protection de la maternité et celle de la contraception. Même sans force de loi, ces soi disant droits constituent un risque dans la mesure où ils déforment l'interprétation d'autres principes comme la lutte contre la discrimination féminine. Il a de nouveau été question d'un préparation au mariage renforcée qui combatte la seule vision sociale et juridique des noces au profit de leur dimension religieuse et spirituelle. La préparation est trop souvent perçu comme un bref parcours à effectuer sans véritable conviction. Etant une vocation à la vie, le mariage doit être plus soigneusement préparé, à l'instar de la vocation religieuse. Les futurs époux n'ont souvent pas conscience du caractère sacramental du mariage, au point de le réduire à sa célébration.

Confirmant la nécessité d'alléger les procédures en nullité, à laquelle va travailler la commission spécifique nommée en septembre dernier, on a exprimé le voeu que la simplification canonique soit la même pour toute l'Eglise. Et à propos de l'obligation de l'appel conforme à la première sentence, on a avancé l'hypothèse de laisser à l'évêque diocésain juge du recours. Les laïcs et notamment des femmes doivent être plus nombreux au sein des tribunaux ecclésiastiques. Comme eux, les prêtres doivent être mieux formés et bien préparés à la pastorale matrimoniale, en particulier par le biais de l'homélie. Le prêtre doit aussi être informé, car sa santé spirituelle et sa sincérité de rapport sont très appréciés par les fidèles. Il a ensuite été question de la famille migrante à laquelle il faut assurer son droit fondamental à l'unité, au moyen de politiques migratoires internationales qui ne prennent pas seulement la défense du simple individu. Pour les migrants, la famille constitue un élément essentiel d'intégration dans les pays d'accueil.


Le débat libre est revenu la question des divorcés remariés et en particulier sur la nécessité d'élaborer un parcours pénitentiel comprenant une réflexion sur les anciens conjoints abandonnés, souvent socialement isolés et souffrant en silence. Mais aussi sur la nécessité de prendre en charge les enfants de ces couples, sujets à des retombées psychologiques découlant de la séparation de leurs parents. Une pastorale spécifique permettrait parfois de rapprocher les parents de l'Eglise. Ceci dit l'éducation des enfants comprend le droit de la famille à choisir le projet éducatif qu'ils souhaitent.   

Neuvième Congrégation générale du Synode


Ci du Vatican, 10 octobre 2014 (VIS). Cette session a été réservée aux interventions de six couples et neuf autres Auditeurs individuels, presque tous laïcs engagés dans la pastorale familiale, la bioéthique ou l'écologie humaine. Représentant les divers continents, ils ont fournit des témoignages d'un apostolat familial du quotidien. Il a été question des difficultés dans lesquelles vivent nombre de familles du proche et moyen Orient, en particulier en Irak, où les conflits ont de graves répercussions sur l'institution familiale, notamment par la perte de membres, tués ou émigrés à la recherche l'un pays d'accueil. Elles sont privées d'avenir avec des jeunes soustraits à la scolarisation et des anciens abandonnés. La famille chrétienne de la région est profondément ébranlée, et cette fragilisation a des effets négatifs sur la cohésion sociale et nationale. Face à cette situation, l'Eglise se présente comme un port sûr, la famille des familles, qui réconforte et offre de l'espérance. Il faut donc préparer les couples à être des propagateurs de paix et de réconciliation. Les Auditeurs ont également insisté sur la nécessité de mieux écouter les laïcs dans la recherche de solution aux problèmes de la famille, en particulier pour ce qui est de l'intimité des couples. Il doit donc y avoir synergie entre mondes académique et pastoral afin de disposer d'agents connaissant la famille et sachant traiter de sa problématique selon une solide vision anthropologique catholique. Ils ont ensuite insisté sur la nécessité d'accroître le dialogue Eglise Etat, y compris par le biais d'une implication des fidèles qui, loin de toute ambition personnelle, sachent défendre efficacement les droits de la famille et la vie, et par là favoriser un état à visage humain. Il a ensuite été question de mieux former le clergé aux thématiques familiales, de manière à ce qu'ils puissent traiter correctement de l'amour conjugal. Si la planification naturelle de la famille est bien expliquée, la vie du couple en est renforcée. Les homélies doivent aussi être bien préparées afin de renforcer la participation des fidèles à la messe.


On a ensuite évoqué l'importance du témoignage, rappelant que les jeunes n'ont pas tant besoin de théories que de bien comprendre le caractère central de la famille démontré par des familles crédibles et évangélisatrices. Les couples doivent donc être accompagnés par une pastorale du suivi matrimonial. Les Auditeurs ont également parlé des souffrances de qui perd un membre de sa famille, les veufs et veuves, les orphelins et les parents ayant perdu un enfant. L'accompagnement de l'Eglise est fondamental, au moyen de groupes d'écoute et de partage, afin qu'ils résistent face au désert des sentiments et demeurent solidement attachés à la foi. D'où l'importance d'une écologie humaine en mesure de combattre les effets négatifs d'une globalisation porteuse de modèles contraires à la doctrine catholique. Toutes les formes de violence domestique ont été dénoncés, principalement commises sur les femmes, souvent de la part de jeunes. Il faut donc communiquer au sein de la famille. Le dialogue entre époux, leur souci commun de l'éducation et la prière en famille rendent fortes les familles.   

Message des pères synodaux


Cité du Vatican, 10 octobre 2014 (VIS). Ce matin, les pères synodaux ont diffusé le message suivant: Rassemblés autour du Successeur de Pierre...nous entendons partager la sollicitude du Saint-Père et manifester notre profonde solidarité envers les familles qui souffrent de tant de conflits. En particulier, nous élevons au Seigneur notre supplique pour les familles irakiennes et syriennes qui, en raison de leur foi chrétienne ou de leur appartenance à telle ou telle communauté ethnique ou religieuse, sont contraintes à fuir et perdent toute perspective d'un avenir certain. Avec le Pape François nous affirmons que personne ne peut se prévaloir de Dieu pour commettre des violences. Tuer au nom de Dieu, est le pire des sacrilèges. Remerciant les organisations internationales et tous les pays qui organisent les secours, nous invitons toutes les personnes de bonne volonté à assister les victimes de la barbarie. Nous demandons aussi à la communauté internationale de tout faire pour rétablir la paix civile en Irak, en Syrie et dans toute la région. Nos pensées vont également aux familles qui souffrent ailleurs de par le monde, victime de violences continuelles. Nous prions afin que le Seigneur miséricordieux convertisse les coeurs, accordant paix et stabilité aux personnes éprouvées. Puisse la Sainte Famille, qui a connu la souffrance de l'exil, fasse de chaque famille une communauté d'amour et de réconciliation, une source d'espérance pour toute l'humanité.



"L'inutile massacre" de la première guerre mondiale


Cité du Vatican, 10 octobre 2014 (VIS). Ce matin près la Salle de Presse a été présenté le congrès international sur les catholiques et le Saint-Siège dans la première guerre mondiale, organisé par le Comité pontifical pour les sciences historiques, en collaboration avec l'Académie de Hongrie à Rome et la Commission internationale d'histoire et d'études du christianisme. Le P.Bernard Ardura, O.Prae, Président de ce conseil, et le Prof.Roberto Morozzo della Rocca, de l'Université Rome III, ont expliqué l'intention de relire le conflit sous l'angle des chrétiens, catholiques, protestants et orthodoxes, et d'envisager le rôle du Saint-Siège, qui se trouvait inclus dans une Italie en guerre et tentait de sauvegarder sa spécificité. Ce congrès offre l'occasion de renouveler l'historiographie relative au rôle des catholiques et aux efforts diplomatiques du Saint-Siège. Une place importante sera réservée aux historiens du sujet provenant de pays à majorité protestante ou orthodoxe. Le Comité prévoit d'organiser en 2018 un congrès complémentaire pour, à cent ans de la fin de la première guerre mondiale, on fasse le point sur les conséquences du traité de Versailles, qui se manifestent encore en ce début de XXI siècle.  

Autres actes pontificaux


Cité du Vatican 10 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a nommé l'Abbé José Joaodos Santos Marcos, Coadjuteur de l'Evêque de Beja (Portugal). L'Evêque élu, né en 1949 à Monte Perobolso (Portugal) et ordonné prêtre en 1974, était jusqu'ici Directeur spirituel des grands séminaires diocésains de Lisbonne (Portugal). Il a été curé de paroisses et Membre du Conseil pastoral du patriarcat de Lisbonne.


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