Cité
du Vatican, 7 février 2015 (VIS). Le Pape François a reçu
l'Assemblée plénière du Conseil pontifical pour les laïcs, qui
prépare pour le cinquantième anniversaire de la clôture de Vatican
II une cérémonie de commémoration du décret sur l'apostolat des
fidèles laïques. Encourageant une initiative qui, a-t-il dit, loin
d'être tournée vers le passé regarde le présent et l'avenir de
l'Eglise, le Saint-Père a commenté le thème des assises 2015
(Rencontrer Dieu au coeur de la cité), reprenant la question des
cultures urbaines dans le sillage de Evangelii Gaudium:
"L'urbanisation a atteint une dimension globale, au point que
plus de la moitié de l'humanité vit en ville. Ce contexte urbain
exerce une forte influence sur les mentalités, la culture, le mode
de vie et les relations inter-personnelles, mais aussi sur la
religiosité des gens... L'Eglise n'est plus la seule référence et
les chrétiens sont sollicités par des langages, des messages et des
modèles proposant de nouvelles attitudes, souvent contraires à
l'Evangile... Dieu n'ayant pas abandonné la cité...on ne doit pas
céder au pessimisme et au défaitisme. Il faut porter sur le monde
urbain un regard de foi, un regard contemplatif" et parcourir
maisons, rues et places car "Dieu est présent puisqu'il ne
quitte jamais le coeur de l'homme... Contrairement à ce que beaucoup
croient, la ville constitue un terrain d'apostolat fertile. Il est
donc fondamental de disposer de laïcs bien formés...pleins de foi
et capables de voir la ville avec les yeux de Dieu... Mais il faut
alimenter leur envie de témoigner afin qu'ils transmettent à autrui
le don de la foi reçue et accompagnent ceux de leurs frères qui
font leurs premiers pas dans une vie de foi". Lorsque Archevêque
de Milan il lança une grande mission urbaine, le futur Paul VI
"parla de la recherche de l'essentiel...et de la nécessité de
vivre de ce qui compte vraiment... C'est seulement ainsi que l'on
peut proposer dans toute sa force, sa beauté et sa simplicité
l'annonce libératoire de l'amour de Dieu et du salut qu'offre le
Christ. C'est seulement comme cela que, dans le respect des
personnes, on offre l'essentiel de l'Evangile".
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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... [+]
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lundi 9 février 2015
L'éducation en Afrique contre le fondamentalisme
Cité
du Vatican, 7 février 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu les évêques
représentant le Symposium des Conférences épiscopales d’Afrique
et de Madagascar, encourageant une institution pensée pour rendre
service aux Eglises locales: Ce service, a-t-il dit à ses hôtes, "a
pour but d'offrir des réponses communes aux nouveaux défis du
continent, afin que l’Eglise puisse parler d’une seule voix, en
témoignant de sa vocation à être signe et instrument de salut, de
paix, de dialogue et de réconciliation. Afin d’accomplir cette
mission, il est très important que le symposium reste fidèle à sa
propre identité, c'est-à-dire être une expérience vivante de
communion et de service auprès des plus pauvres".
Ceci
exige, a poursuivi le Saint-Père, que "les pasteurs restent
libres de toute préoccupation mondaine et politique, qu’ils
renforcent les liens de communion avec le Pape, en collaboration avec
les nonciatures et au moyen d'une communication fluide et directe
avec les autre instances de l’Eglise. En même temps, il est
nécessaire de maintenir des expériences ecclésiales simples à la
portée de tous, ainsi que des structures pastorales sobres.
L’expérience montre que les grandes structures bureaucratiques
analysent les problèmes de manière abstraite, et courent le risque
de tenir l’Eglise loin des gens. Il faut donc être concrets,
toucher à la réalité des choses. Les jeunes générations, qui ont
surtout besoin de votre témoignage, nous observent. En Afrique,
l’avenir est entre les mains des jeunes, et ils sont aujourd’hui
appelés à se défendre contre de nouvelles formes de colonisation
sans scrupules, comme le succès, la richesse, le pouvoir à tout
prix, mais aussi le fondamentalisme et le mauvais usage de la
religion, ou les nouvelles idéologies qui détruisent l'identité
des personnes comme des familles. La manière la plus efficace pour
vaincre la tentation de céder à des modes de vie dommageables est
d’investir dans le domaine de l’éducation. Celle-ci sera utile
aussi pour contrecarrer la mentalité répandue de mépris et de
violence, comme aussi les divisions à base ethnique. On doit surtout
se soucier d’offrir une proposition éducative qui apprenne aux
jeunes à penser de manière critique, et qui indique un parcours de
maturation dans les valeurs. Sur ce parcours éducatif, la pastorale
scolaire est un instrument important. Que ce soit dans les écoles
catholiques ou publiques, il convient de conjuguer la tâche
éducative avec l’annonce explicite de l’Evangile.
En
Afrique aussi, pour différentes raisons, une certaine désagrégation
de la famille est en cours. Par conséquent l’Eglise est appelée à
valoriser et à stimuler toutes les initiatives en faveur de la
famille, qui est source privilégiée de toute fraternité, fondement
et voie primordiale de la paix. Ces derniers temps, beaucoup de
prêtres, de religieux et de laïcs ont entrepris des œuvres
louables pour le soutien de la famille, avec une attention spéciale
aux personnes âgées, aux malades, aux personnes handicapées.
Surtout dans les régions les plus isolées et reculées, vos Eglises
ont proclamé l’Evangile de la vie et, à l’exemple du Bon
Samaritain, elles ont porté secours aux plus démunis. Un magnifique
témoignage de charité a aussi été rendu face à la récente
apparition du virus Ebola, qui a frappé de nombreuses communautés,
paroisses et centres hospitaliers. De nombreux missionnaires
africains ont généreusement offert leur vie pour rester auprès des
malades. C’est une route à parcourir avec une ardeur apostolique
toujours renouvelée. Nous, disciples du Christ, nous ne pouvons pas
ne pas nous préoccuper du bien des personnes les plus faibles. Et
nous devons aussi susciter l’attention de la société et des
autorités publiques sur leurs conditions de vie.
Je
désire maintenant dire combien j'apprécie la précieuse
contribution de nombreux prêtres, religieux et fidèles laïcs à
l’annonce de l’Evangile et au progrès social de vos populations.
Votre symposium est aussi un lieu de promotion de la légalité, pour
que les plaies de la corruption et du fatalisme soient guéries, et
pour favoriser l’engagement des chrétiens dans les réalités
séculières, en vue du bien commun. La grande tâche de
l’évangélisation consiste, en effet, à faire en sorte que
l’Évangile imprègne notre vie, afin qu’à notre tour nous
puissions le porter aux autres. C’est pourquoi il est important de
rappeler qu’évangéliser suppose la conversion, c'est à dire le
changement intérieur. Le processus de purification inhérent à
l’évangélisation signifie accepter l’appel du Christ à se
convertir et croire à l’Evangile. Comme résultat de cette
conversion au salut, non seulement l’individu, mais la communauté
ecclésiale tout entière est changée, elle devient de plus en plus
une expression vivante de foi et de charité. Que
la lumière et la force de l'Esprit soutiennent vos efforts
pastoraux. Que la Vierge Marie vous protège, intercède pour vous et
pour tout le continent africain".
Audiences
Cité
du Vatican, 7 février 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu le Cardinal
Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les évêques.
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican, 9 février 2015 (VIS). Le Saint-Père a accepté la
renonciation de Mgr.Alberto Ricardo Da Silva au gouvernement pastoral
du diocèse de Dili (Timor Oriental), en conformité au canon 401,2
du CIC.
Hier,
dimanche 8 février, il avait nommé l'Abbé Atanasio Amisse Canira,
Evêque de Lichinga (superficie 129.638, population 1.414.156,
catholiques 236.006, prêtres 39, religieuses 72), au Mozambique.
L'Evêque élu, né en 1962 à Mossoril (Mozambique) et ordonné
prêtre en 1993, était jusqu'ici Directeur national des Oeuvres
pontificales missionnaires. Diplômé en théologie, il a été curé
de paroisse, directeur spirituel de séminaire, vicaire épiscopal et
Vicaire général du diocèse de Nacala (Mozambique). Il succède à
Mgr.Elio Greselin, SCI, dont la renonciation a été acceptée pour
limite d'âge.
Samedi
dernier, 7 février, il avait nommé:
Le
Cardinal Cormac Murphy-O'Connor (GB), son Envoyé spécial au IV
centenaire du martyre du saint jésuite John Ogilvie (Glasgow 9 - 10
mars).
Mgr.Franc
Sustar, Auxiliaire de l'Archevêque de Ljubljana (Slovénie).
L'Evêque élu, né en 1959 à Ljubljana (Slovénie) et ordonné
prêtre en 1985, était jusqu'ici Recteur du grand séminaire de ce
même diocèse. Docteur en théologie, il a été curé de paroisses,
curé doyen, membre du Presbyterium et membre de plusieurs
commissions diocésaines.
Mgr.Luigi
Marrucci, Evêque de Civitavecchia - Tarquinia (Italie), Membre de la
Congrégation pour les causes des saints.
M.Christoph
Graf, Colonel Commandant de la Garde Suisse Pontificale.
vendredi 6 février 2015
Le Pape reçoit les Préfets italiens
Cité
du Vatican, 6 février 2015 (VIS). Le Pape François a reçu les
Préfets italiens, saluant "leur connaissance des problèmes de
terrain et leur capacité à les affronter dans leur multiplicité.
Puis il a souligné combien ces représentants du gouvernement ont de
plus en plus à gérer les mouvements migratoires, causés par
l'accroissement des conflits de par le monde et les effets pesants
qu'ils ont sur les économies de certains pays et tant de personnes:
En matière d'émigration, "vous avez l'obligation de trouver
chaque jour des solutions d'urgence, de les gérer en appliquant la
loi et les règlements tout en respectant scrupuleusement les droits
fondamentaux des personnes". En cela la collaboration entre
préfectures, diocèses et paroisses est fructueuse, "dans le
respect des diverses compétences... Réalité divine et humaine,
l'Eglise oeuvre au sein de la société en faveur des personnes selon
l'enseignement du Christ. Désirant développer sa mission caritative
et éducative en harmonie avec l'Etat pour le bien de tous, l'Eglise
est heureuse de trouver dans les Préfectures des structures de plus
haute concrétisation de ces synergies". Répondre à la fois
aux devoirs institutionnels et aux critères d'humanité caractérise
la mission des préfets: "La crise de l'autorité dont souffre
souvent la société, au niveau public comme privé, a de lourdes
conséquences, notamment en matière d'éducation de la jeunesse,
matière où fait parfois défaut la disposition à l'obéissance, à
l'écoute et à la patience. L'exercice de l'autorité ayant toujours
pour objectif le bien commun", il faut donc pour être efficace
être jour après jour au service des citoyens. Appelés à mettre
vos compétences et votre humanité au service de la collectivité,
"vous ne devez pas vous décourager car vous n'avez pas à faire
à des questions théoriques mais à des personnes et à leurs
problèmes", que la crise n'a fait que rendre plus aigus.
Clôture du congrès des Scholas Occurrentes
Cité
du Vatican, 6 février 2015 (VIS). Hier après-midi, le Pape François
a participé à la cérémonie de clôture du IV Congrès mondial
organisé par les Scholas Occurentes (réunies du 2 au 5 février
pour réfléchir aux responsabilités dans l’éducation et à la
culture de la rencontre). Le réseau international des Scholas
Occurrentes ou écoles pour la rencontre est né avec quelques
enfants à Buenos Aires à la demande de l’archevêque de l’époque,
Mgr.Bergoglio. Il compte actuellement quatre cents écoles publiques
ou religieuses réparties sur les cinq continents et liées entre
elles par le sport, l’art et la technologie. Au cours de la
cérémonie, le Pape a fait une vidéoconférence avec sept enfants
handicapés de différentes parties du monde. Il leur a dit que
chacun de nous a un trésor en lui. "Si nous le gardons enfermé,
il reste là, enfermé. Tandis que si nous le partageons avec les
autres, ce trésor se multiplie avec les trésors qui viennent des
autres". Grâce à eux nous comprenons "que la vie est un
précieux trésor, mais elle n’a de sens que si nous la donnons".
Il a ensuite évoqué un pacte éducatif rompu: "La société,
la famille, les institutions diverses délèguent l’éducation aux
agents éducatifs, aux professeurs qui, généralement mal payés,
portent sur leurs épaules cette responsabilité et, s’ils ne
trouvent pas une solution, on les récrimine, mais personne ne
récrimine contre les différentes institutions qui ont abandonné le
pacte éducatif, l’ont délégué au professionalisme d’un
enseignant". Le Saint-Père a ainsi voulu rendre hommage aux
enseignants qui s'étant "retrouvés avec cette pomme de terre
chaude à la main ont malgré tout été de l’avant".
Puis
le Pape François a expliqué que l’objectif des Scholas est de
réintégrer l’effort de tous pour l’éducation, et rétablir
harmonieusement le pacte éducatif, "parce que c’est seulement
ainsi, si tous les responsables de l’éducation de nos enfants et
de nos jeunes se mettent d’accord, que l’on pourra changer
l’éducation". Il a également souligné l’importance
d'harmoniser "le langage de la raison avec le langage du cœur
et le langage des mains, pour qu’une personne, un enfant, un jeune,
réfléchisse à ce qu’il sent et ce qu’il fait, et fasse ce
qu’il sent et ce qu’il pense". Il a enfin souligné
l’importance de “chercher en chacun de nous et dans nos peuples,
la beauté qui se fonde sur notre art, notre musique, notre peinture,
notre culture, notre littérature. Le beau. Il faut éduquer dans la
beauté pour que l’harmonie réponde à la beauté. Nous ne
pourrons pas trouver l’harmonie du système éducatif si nous
n’avons pas cette perception de la beauté". Avant de
conclure, il a remercié le travail des Scholas et a aussi reconnu
les nombreux problèmes auxquels elles devaient faire face, mais les
a encouragé à continuer. "Le travail commun et la vigilance de
tous sont nécessaires pour que cette étincelle qui est née
continue de s’étendre en un feu qui aide à reconstruire, à
harmoniser le pacte éducatif. Ce sont les enfants qui y
gagnent...parce que parler d’enfant c’est parler d’avenir".
Notifications du Consistoire des 14 et 15 février
Cité
du Vatican, 6 février 2015 (VIS).
Samedi
14 février à 11 h en la Basilique vaticane, le Saint-Père
présidera un Consistoire ordinaire public pour la création de
Cardinaux et la canonisation de Mère Jeanne-Emilie de Villeneuve,
fondatrice des Soeurs de l'Immaculée de Castres, de la carmélite
Marie de Jésus Crucifié (Maryam Baouardy) et de Mère
Marie-Alphonsine Danil Ghattas (Maryam Sultanah), fondatrice des
Soeurs du Rosaire de Jérusalem.
Les
traditionnelles visites aux nouveaux membres du Sacré Collège se
dérouleront l'après-midi.
Salle
Paul VI:
Dans
le hall pour les Cardinaux Manuel José Macário do Nascimento
Clemente, Berhaneyesus Demerew Souraphiel, John Atcherley Dew,
Edoardo Menichelli, Pierre Nguyên Van Nhon et Alberto Suárez
Inda.
Dans
l'aula pour les Cardinaux Charles Maung Bo, Francis Xavier Kriengsak
Kovithavanij, Francesco Montenegro, Daniel Fernando Sturla Berhouet,
Ricardo Blázquez Pérez, José Luis Lacunza Maestrojuán, Arlindo
Gomes Furtad et Soane Patita Paini Mafi.
Palais
apostolique:
Sala
Regia pour les Cardinaux Dominique Mamberti et Luigi De Magistris.
Sala
Ducale pour les Cardinaux Karl-Joseph Rauber, Luis Héctor Villalba
et Júlio Duarte Langa.
Le
lendemain, dimanche 15, le Saint-Père concélébrera, à 10 h en la
Basilique vaticane, la messe avec les nouveaux Cardinaux.
Au service des sans-abri
Cité
du Vatican, 6 février 2015 (VIS). Comme annoncé, trois douches et
un local de toilette ont été aménagés à droite de la colonnade
de St.Pierre par les services techniques du Governorat du Vatican. A
partir d'aujourd'hui les sans-abri qui fréquentent les environs de
la place St.Pierre pourront utiliser ces locaux, gérés par
l'UNITALSI de Rome, chaque jours sauf pendant les audiences générales
et les autres cérémonies sur la place. Ils pourront bénéficier
d'un service de coiffeur le lundi de 9 à 15 h, grâce à des
prestations bénévoles de la profession. A chacune de leurs visites,
les utilisateurs recevront un Kit de toilette, offert par des
sociétés ou des bienfaiteurs privés. Lorsque ce sera nécessaire,
c'est l'Aumônerie apostolique qui pourvoira aux acquisitions
supplémentaires. L'accueil et l'assistance seront assurées par des
volontaires, par des religieuses (soeurs de la Charité, soeurs
albertines, soeurs vincentines). L'Aumônier du Pape tient à
remercier les paroisses ayant pris part au projet et tous ceux qui
ont à coeur le service des plus démunis.
Audiences
Cité
du Vatican, 6 février 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:
Le
Cardinal Angelo Scola, Archevêque de Milan (Italie).
SB
le Cardinal Béchara Boutros Rai, Patriarche maronite.
Le
Cardinal Juan Luis Cipriani Thorne, Archevêque de Lima (Pérou).
Mgr.Heinz
Wilhelm Steckling, Evêque de Ciudad del Este (Paraguay).
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican, 6 février 2015 (VIS). Le Saint-Père a nommé:
Le
P.Józef Roszynski, SVD, Evêque de Wewak (superficie 36.917,
population 367.000, catholiques 224.000, prêtres 39, religieux 90),
en Papouasie - Nouvelle Guinée. L'Evêque élu, né en 1962 à
Nidzica (Pologne) et ordonné prêtre en 1989, était jusqu'ici
collaborateur de l'Administrateur apostolique de ce même diocèse.
Envoyé par son ordre comme missionnaire en Papouasie - Nouvelle
Guinée, il a été curé de paroisses et a occupé plusieurs
responsabilités au sein de la congrégation des Verbites dans ce
paix.
Mgr.Denis
Chidi Isizoh, Auxiliaire de l'Archevêque d'Onitsha (Nigeria).
L'Evêque élu, né en 1956 à Ogbunike (Nigeria) et ordonné prêtre
en 1985, était jusqu'ici Official du Conseil pontifical pour le
dialogue inter-religieux et secrétaire du Cardinal Francis Arinze.
de sa congrégation pour l'Amérique du nord et curé de paroisse de
ce diocèse. Diplômé en théologie, il a été vicaire de paroisses
et aumônier d'écoles.
jeudi 5 février 2015
Visite du Président de Kiribati
Cité
du Vatican, 5 février 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu le
Président de Kiribati, M.Anote Tong, qui s'est ensuite
entretenu avec le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d'Etat,
accompagné de Mgr.Paul Richard Gallagher, Secrétaire pour les
rapports avec les états: Ces entretiens ont tout particulièrement
permis de réfléchir à l'importance qu'il y a à respecter
l'environnement, ainsi qu'aux changements climatiques, dont les
effets négatifs se font gravement sentir sur Kiribati comme sur
d'autres pays du Pacifique. Les parties espèrent qu'à l'occasion de
la prochaine Conférence de Paris la communauté internationale
adoptera des mesures communes et efficaces pour répondre à un
pareil enjeu.
Visite Ad Limina des évêques grecs
Cité
du Vatican, 5 février 2015 (VIS). "'Face à la crise économique
et financière qui continue de secouer votre pays, ne cessez de
donner confiance dans l'avenir, de lutter contre le pessimisme.
L'esprit de solidarité, dont tous les chrétiens doivent témoigner
au quotidien, est un levain d'espérance". Voici ce qu'a dit le
Pape François dans le texte qu'il a remis aux prélats de la
Conférence épiscopale grecque, en conclusion de leur visite Ad
Limina. Il y souligne aussi combien, dans ce contexte, il est
importance que les évêques aient ''des relations constructives avec
les autorités publiques et les différents segments de la société.
Et ce afin de diffuser une perspective de solidarité interne mais
aussi de dialogue et de collaboration avec les autres pays européens.
Le Saint-Père insiste aussi sur la nécessité de la communion
fraternelle des prélats qui doit encourager les fidèles à
s'engager dans une diaconie de fraternité. Cette diaconie ''Conserve
et renforce d'abord les traditions culturelles et les racines
chrétiennes de la société grecque. De l'autre, elle exige
l'ouverture aux valeurs culturelles et spirituelles de nombreux
immigrants, dans un esprit d'accueil sincère de ces frères et
sœurs, sans distinction de race, de langue ou de religion... En
montrant qu'elles sont interconnectées et ouvertes à la rencontre
et à l'accueil, en particulier des plus défavorisés, vos
communautés chrétiennes peuvent vraiment aider à transformer la
société, en la rendant plus conforme à l'idéal évangélique. Je
suis heureux de savoir que vous vous consacrez déjà à cette oeuvre
pastorale et caritative, en particulier pour les immigrants, y
compris irréguliers, dont beaucoup sont catholiques".
Dans
le même esprit, le Pape encourage ses hôtes à poursuivre le
dialogue avec les orthodoxes, "afin de renforcer le processus
oecuménique dans une perspective de sérénité et de fécondité
spirituelle pour la communauté nationale". Pour accomplir sa
mission d'évangélisation et de promotion humaine, l'Eglise en Grèce
doit absolument disposer d'un clergé généreux et motivé'',
capable de susciter des vocations contre la pénurie de prêtres. Il
recommande de transmettre toute son affection et sa gratitude aux
nombreux prêtres âgés qui ont fait, tout au long de leur vie,
preuve de zèle apostolique. "Pensez aussi la contribution
précieuse des religieux et consacrés...pour relancer les
communautés chrétiennes. Pour cela il faut aussi renforcer le rôle
des laïcs et augmenter'' la présence des mouvements et associations
ecclésiales. Celles-ci doivent "toujours travailler en harmonie
avec les orientations pastorales de l'Eglise exprimées par les
diocèses et les paroisses". A propos enfin de la famille, le
Saint-Père souligne la nécessité de programmes de formation au
mariage, mais aussi de formation chrétienne pour les nouvelles
générations. Les évêques doivent agir dans cette direction
également'', en paroles et par des actions telles la présence et la
participation des personnes âgées à la vie sociale. Ceci est
essentiel". En conclusion, il a exprimé sa gratitude aux
évêques pour le travail d'évangélisation qui, malgré de
nombreuses difficultés, est réalisé en Grèce. "La
reconnaissance juridique de l'Eglise catholique par l'Etat est d'une
grande importance. Cela vous permettrait d'envisager l'avenir avec
plus de sérénité et de dynamisme, avec la confiance et
l'enthousiasme des témoins du Seigneur mort et ressuscité. Je vous
encourage à persévérer dans votre mission de joie évangélique".
Renforcer la collaboration Dans la protection des mineurs
Cité
du Vatican, 5 février 2015 (VIS). Le 2 février, le Pape a écrit
aux Présidents des Conférences épiscopales et aux Supérieurs des
instituts de vie consacré et des sociétés de vie apostolique en
vue de renforcer leur collaboration avec la Commission pontificale
pour la protection des mineurs (créée en mars dernier). Après
avoir annoncé sa création dès décembre 2013 "dans le but
d'offrir des propositions et des initiatives visant à améliorer les
règles et procédures pour la protection de tous les enfants et les
adultes vulnérables," il rappelle avoir appelé à y oeuvrer
des personnalités hautement qualifiés et reconnues pour leurs
efforts en la matière. En juillet 2014 ensuite, poursuit-il, "j'ai
rencontré des victimes d'abus sexuels commis par des prêtres, ce
qui m'a permis de mieux percevoir l'intensité de leurs souffrances
et la force de leur foi. Cela m'a confirmé dans la conviction que
nous devons continuer à tout faire pour éradiquer au sein de
l'Eglise le fléau de la violence faite aux enfants, et engager un
parcours de réconciliation et de guérison pour ceux qui ont été
maltraités.
Pour
ces raisons, en décembre dernier, je ai ajouté quelques nouveaux
membres à la Commission pour mieux représenter les Eglises
particulières de par le monde. Dans quelques jours, la Commission au
complet se réunira à Rome pour la première fois. Elle sera un
outil valable et efficace pour m'aider à promouvoir l'engagement de
toute l'Eglise, à tous les niveaux: conférences épiscopales,
diocèses, ordres religieux et instituts consacrés. Nous devons
mettre en œuvre les actions nécessaires pour assurer la protection
des enfants et des adultes vulnérables et donner des réponses de
justice et de miséricorde. Les familles ont besoin de savoir que
l'Eglise ne est pas ménager leurs efforts pour protéger leurs
enfants et qui ont le droit de les confier en pleine confiance. Il ne
doit plus être possible d'invoquer d'autres considérations, de
quelque nature qu'ils soient, comme le désir d'éviter le scandale.
Il ne doit pas y avoir de place dans la prêtrise pour ceux qui
abusent de mineurs. Il convient de donner plein effet à la
circulaire publiée par la Congrégation pour la doctrine de la foi,
le 3 mai 2011, pour aider les Conférences épiscopales dans la
préparation de lignes directrices pour le traitement des cas d'abus
sexuels sur mineurs de la part de clercs. Il est important que les
conférences adoptent un instrument pour l'examen périodique des
normes, et la vérification de leur mise en oeuvre. L'évêque
diocésain et les supérieurs majeurs ont la responsabilité de
veiller à ce que, dans les paroisses et les autres institutions de
l'Eglise, soit garantie la sécurité des enfants et des adultes
vulnérables. Il est du devoir de l'Eglise d'exprimer la compassion
de Jésus à ceux qui ont subi des sévices sexuels, ainsi qu'à
leurs familles. Diocèses et instituts religieux sont invités à se
doter de programmes pastoraux intégrant services psychologiques et
spirituels. Les pasteurs et les supérieurs des communautés
religieuses doivent être disponibles à rencontrer les victimes et
leurs proches. Ces rencontres seront d'excellentes occasions pour
écouter et demander pardon à ceux qui ont tant souffert.
Pour
toutes ces raisons, je demande votre totale collaboration avec la
Commission pour la protection des mineurs. La mission que je leur ai
donnée comprend une assistance aux diocèses, instituts religieux et
conférences, au moyen d'échanges de bons procédés et de
programmes d'éducation et de formation capables de combattre l'abus
sexuel. Puisse le Seigneur Jésus insuffler à chacun de nous,
ministres de l'Eglise, la conscience de ce que l'attention et
l'affection pour le petit a caractérisé sa présence parmi les
hommes, se traduise par une responsabilité particulière quant à la
protection des enfants et des adultes vulnérables. Que Marie, Mère
de tendresse et de miséricorde, nous aide à envisager avec
générosité et rigueur notre devoir de reconnaître humblement nos
fautes et de réparer les injustices du passé. Ainsi seront nous
fidèles à la mission de protection de ceux que Jésus préfère".
Audiences
Cité
du Vatican, 5 février 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:
Le
Cardinal Georges Pell, Préfet du Secrétariat pour l'économie.
Mgr.Charles
Joseph Chaput, Archevêque de Philadelphie (USA).
Mg.Giambattista
Diquattro, Nonce apostolique en Bolivie.
Huit
membres de la Conférence épiscopale grecque, en visite Ad Limina:
Mgr.Sevastianos
Rossolátos, Archevêque d'Athènes et Administrateur apostolique de
Rhodes, accompagné de son prédécesseur, Mgr.Nikolaos Foskolos.
Mgr.Ioannis
Spiteris, Archevêque de Corfou, Zakynthos et Céphalonie,
Administrateur apostolique du Vicariat apostolique de Thessalonique.
Mgr.Nikolaos
Printesis, Evêque de Naxos, Andros, Tinos et Mykonod, Administrateur
sede vacante de Khios.
Mgr.Petros
Stefanou, Evêque de Syros, Milos et Santorin, accompagné de de son
prédécesseur, Mgr.Frangkiskos Papamanolis.
Mgr.Dimitrios
Salachas, Exarque apostolique pour les catholiques de rite byzantin.
Mgr.Neshan
Karakéhéyan, Administrateur de l'ordinariat pour les catholiques de
rite arménien.
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican, 5 février 2015 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Bruno
Musarò, Nonce apostolique en Egypte et Délégué près la Ligue
Arabe.
mercredi 4 février 2015
La présence du père est fondamentale
Cité
du Vatican, 4 février 2015 (VIS). A l'audience générale, tenue
Salle Paul VI, le Saint-Père a poursuivi sa catéchèse sur la
figure du père, abordant après l'absence la question de son rôle:
"Toute famille a besoin d'un père", a-t-il affirmé
d'emblée. Citant un passage du livre des proverbes, témoignant de
l'émotion d'un père satisfait d'avoir transmis à son fils la
première valeur qu'est la sagesse du coeur. "Je serai heureux
chaque fois que tu agiras avec sagesse... C'est le témoignage que ce
père avait désiré transmettre..., la capacité à penser et agir,
à parler et à juger avec sagesse et rectitude. Pour cela",
dit-il à son fils, "je t'ai enseigné ce que tu ignorais, j'ai
corrigé les erreurs que tu ne voyais pas... J'ai du moi-même me
mettre à l'épreuve de la sagesse et éviter tout excès de
sentiment ou de ressentiment afin de gérer d'inévitables
compréhensions et de trouver les mots justes pour me faire
comprendre... Tout père sait combien il est difficile de transmettre
cet héritage...mais connaît aussi la consolation et la satisfaction
lorsque ses enfants montrent de l'avoir bien acquis... Mais la
première condition" à la réussite "est la présence du
père au sein de la famille, aux côtés de la mère, afin de
partager la vie et toutes les tâches de la famille. Le père doit
être présent tout au long de la croissance des enfants, partager
leurs jeux, répondre à leurs questionnements, corriger leurs
erreurs. Présent, le père ne doit cependant pas être un patron
étouffant ses enfants, qui les empêche de grandir.
L'Evangile
parle de l'exemplarité du père céleste, le seul nous dit Jésus
que l'on peut définir Père Bon. La parabole du fils prodigue, ou
mieux du père miséricordieux, montre toute la délicatesse et la
patience d'un père dans l'attente du retour de son fils. Le père
doit être patient. En effet, un bon père doit savoir attendre et
pardonner. Corriger avec fermeté ne veut pas dire humilier. Oui, les
pères doivent faire preuve de patience, et se limiter à espérer
lorsqu'ils ne peuvent rien faire de plus. Ils doivent prier est
espérer, faire preuve de douceur, de magnanimité et même de
miséricorde". Dans le Pater, Jésus nous enseigne ce qu'est la
paternité. Sans la grâce qui vient du père céleste, tout père
perd courage et abandonne ses responsabilités. Or ses enfants ont
besoin d'avoir un père présent lorsqu'ils prennent conscience de
leurs faux pas. S'ils feront tout pour ne pas le manifester, ils ont
besoin de ce père qui saura soigner des blessures difficiles à
traiter. Notre mère l'Eglise soutient de toutes ses forces la
présence positive des pères au sein de leurs familles car ils sont
pour la nouvelle génération, à l'instar de Joseph, des guides et
des diffuseurs indispensables de la foi, de la bonté et de la
justice".
Appel à la cessation des combats en Ukraine
Cité
du Vatican, 4 février 2015 (VIS). Après sa catéchèse, le Pape a
déclaré: "Une fois de plus mes pensées vont au cher peuple
ukrainien. Prions d'abord pour les victimes, largement civiles, et
pour leurs familles. Demandons au Seigneur de faire cesser au plus
tôt ces horribles violences fratricides. Une fois de plus j'en
appelle à tous les niveaux pour que le dialogue reprenne car c'est
la seule voie à suivre pour rétablit la paix et la concorde dans ce
malheureux pays. Je suis attristé et malheureux chaque fois que
j'entends parler de victoire ou de défaite. Le seul mot juste est la
paix! Je pense à vos, frères et soeurs ukrainiens. Je pense à
cette guerre entre chrétiens. N'avez-vous pas tous reçu le même
baptême! Pourquoi vous battez-vous entre chrétiens? C'est un
scandale, pensez-y. Prions tous car la prière est la protestation
que nous adressons à Dieu en temps de guerre".
Oscar Romero, bienheureux défenseur des pauvres et de la justice
Cité
du Vatican, le 4 février 2015 (VIS). Ce midi près la Salle de
Presse, Mgr.Vincenzo Paglia, Président du Conseil pontifical pour la
famille et postulateur de cette cause de béatification, a évoqué
la vie, l'oeuvre et le martyre de Oscar Arnulfo Romero y Galdámez, l
'Archevêque de San Salvador assassiné en 1980, dont le Pape à
reconnu hier qu'il est mort en haine de la foi. A pris part à la
conférence de presse M.Roberto Morozzo della Rocca, auteur d'une
biographie du futur saint. Voici la synthèse de l'intervention de
Mgr.Paglia:
"C'est
un don extraordinaire pour toute l'Eglise en ce début de millénaire
que de voir sanctifié un pasteur ayant offert sa vie pour son
peuple. Il est un exemple pour tous les chrétiens, comme en témoigne
l'Eglise anglicane qui a placé sa statue sur la façade de la
cathédrale de Westminster aux côtés de celles du Pasteur Martin
Luther King et du Pasteur Dietrich Bonhoeffer. Il est aussi un
symbole pour la société tout entière qui voit en lui un champion
des pauvres et de la paix. Notre gratitude doit également aler à
Benoît XVI, qui a suivi l'affaire depuis le début et qui, le 20
décembre 2012 a décidé de débloquer la procédure canonique. Le
travail de la Congrégation pour les causes des saints...a été
attentif et précis. A l'unanimité de la commission des cardinaux et
de la commission des théologiens, le martyre a été confirmée
comme subi en haine de la foi. Le martyre de Mgr.Romero a donné
espoir et force aux nombreuses familles salvadoriennes qui avaient
perdu des parents et des amis durant la guerre civile. Son souvenir
est devenu immédiatement celui des autres victimes, moins connues.
Après un long processus qui a connu beaucoup de difficultés et même
des oppositions à propos de la pensée et de l'action pastorale du
prélat. Enfin a été résolu le climat conflictuel qui s'était
créé autour de sa figure. Désormais, Mgr.Romero devient comme le
premier d'une longue liste de nouveaux martyrs contemporains. Le 24
mars, jour de sa mort, sera pour la Conférence épiscopale italienne
une Journée de prière pour les missionnaires martyrs. Les
Nations-Unies ont pour leur part proclamé la Journée internationale
pour le droit à la vérité en rapport aux graves violations des
droits humains fondamentaux et de la dignité des victimes. Le monde
a beaucoup changé depuis ce lointain 1980, mais le pasteur d'un
petit pays d'Amérique centrale, continue de parler avec force. Et il
est significatif que sa béatification ait lieu alors que la chaire
de Pierre est, pour la première fois dans l'histoire, occupée par
un latino-américain qui veut une Eglise pauvre pour les pauvres.
C'est là une coïncidence providentielle.
Oscar
Romero croyait dans sa mission d'évêque. Il et se sentait
responsable des gens, surtout des plus pauvres. C'est pourquoi il se
chargea de leur sang, de leurs souffrances en dénonçant causes et
coupables lors de ses prédications charismatiques du dimanche sur la
radio nationale. On pourrait dire que ce était une conversion
pastorale dans laquelle il se chargeait d'une force indispensable
face à la crise qui affectait le pays. Il se fit le défenseur des
gens, dans la tradition des pères de l'Eglise, qui ont défendu le
clergé persécuté, protégé les pauvres et défendu le droit des
personnes. Au Salvador le climat de persécution était palpable, et
Mgr.Romero n'a pas hésité à devenir le défenseur des pauvres
contre la répression féroce. Après deux ans d'épiscopat à San
Salvador, Mgr.Romero avait perdu trente de ses prêtres, tuées,
expulsés ou renvoyés pour échapper à la mort. Les escadrons de la
mort ont également assassiné des dizaines de catéchistes et de
nombreux fidèles des communautés de base ont disparu. L'Eglise a
été la principale accusée, mais aussi la plus attaquée. Oscar
Romero a résisté et a accepté de donner sa vie pour défendre son
peuple.
Il
a été tué à l'autel, car ses bourreaux voulaient blesser l'Eglise
rénovée par Vatican II. Sa mort a été causée non seulement par
des motifs politiques mais surtout par la haine envers une foi
caritative luttant contre les injustices qu'on faisait pleuvoir
impitoyablement et cruellement sur les pauvres et leurs défenseurs...
Sa mort à l'autel...constituait pour ses assassins un symbole, un
terrible avertissement à quiconque voulait agir dans ce sens.
Jean-Paul II, qui connaissait très bien les deux autres saints morts
sur l'autel, Stanislas de Cracovie et Thomas de Canterbury, a
souligné que Oscar de San Salvador avait été tué au moment le
plus saint, au cours de l'acte le plus divin...en offrant
l'Eucharistie. Il a plusieurs fois répété haut et fort que Romero
est nôtre, que Romero est l'Eglise. Romero a toujours aimé les
pauvres.... Il fut accusé de communisme parce qu'il demandait aux
riches des salaires équitables pour les agriculteurs du café. Il
répondit qu'en agissant ainsi, c'est eux qui...ont ouvert la porte
au communisme.Romero clararamente plus en plus que d'être le pasteur
de tous dû commencer pour les pauvres. Mettre les pauvres au centre
des préoccupations pastorales de l'Eglise et donc aussi de tous les
chrétiens, y compris les riches, était la nouvelle forme de la
pastorale. L'amour préférentiel pour les pauvres, non seulement n'a
pas étouffé l'amour de Romero pour son pays, mais, au contraire,
a-t-il soutenu. En ce sens, Romero ne était pas un homme de parti,
bien que certains pourraient sembler si, mais un pasteur qui voulait
le bien commun de tous, mais des pauvres. Il n'a jamais cessé de
chercher le moyen de pacifier son pays.
Avant
tout Mgr.Romero était un homme de Dieu, un homme de prière,
obéissant à l'amour envers autrui. Il priait beaucoup et était dur
pour lui-même, attaché qu'il était à une spiritualité
traditionnelle faite de sacrifices. Il fut linéaire en dépit d'un
caractère difficile, strict avec lui-même et sans compromis. Si sa
vie spirituelle fut tourmentée, la prière était son repos, sa paix
et sa force. Ce fut un évêque fidèle au Magistère. Ses écrits
montrent clairement familiarité avec les documents de Vatican II,
Medellin et Puebla, avec la doctrine sociale de l'Eglise et les
autres textes pontificaux. On a souvent dit qu'Oscar Romero avait été
subjugué par la théologie de la libération. Quand un journaliste
lui demandé s'il adhérait à la théologie de la libération, il
avait répondu: Oui, bien sûr, mais il y a deux théologies de la
libération. Une ne voit que la libération matérielle. L'autre est
celle de Paul VI et moi je suis avec Paul VI".
mardi 3 février 2015
Relancer la mission des religieux et consacrés
Cité
du Vatican, 3 février 2015 (VIS). Hier
après-midi, fête de la Présentation et Journée
mondiale de la vie consacrée, le Saint-Père a célébré la messe
en la Basilique vaticane pour les instituts de vie consacrée et les
sociétés de vie apostolique. Elle a été précédée par la
traditionnelle bénédiction des cierges et la procession. A
l'homélie, le Pape François a développé les qualités requises
pour une relance de la mission spécifique des religieux et consacrés
au sein de l'Eglise et dans la société:
"Nous
regardons avec les yeux de l’esprit l’icône de la Mère, Marie
qui marche avec l’Enfant-Jésus dans les bras. Elle l’introduit
dans le Temple, elle l’introduit dans le peuple, elle le porte à
la rencontre de son peuple. Les bras de la Mère sont comme une
échelle par laquelle le Fils de Dieu descend vers nous, l’échelle
de la complaisance de Dieu. Nous l’avons entendu dans la première
lecture, le Christ s’est rendu en tout semblable à ses frères,
pour devenir un grand prêtre miséricordieux et digne de foi. C’est
le double chemin de Jésus, qui est descendu pour être comme nous,
puis est monté vers le Père avec nous, nous rendant comme lui. Nous
pouvons contempler ce double mouvement, en imaginant la scène
évangélique de Marie qui entre dans le Temple avec l’Enfant dans
les bras. La Vierge marche, mais c’est le Fils qui marche devant
elle. Elle le porte, mais c’est lui qui la porte, elle, sur ce
chemin de Dieu qui vient à nous afin que nous puissions aller à
lui. Jésus a parcouru la route de l'homme
pour nous indiquer la route nouvelle, c’est-à-dire le chemin
nouveau et vivant qu’il est. Et pour nous, consacrés, c’est
l’unique route que, concrètement et sans alternative, nous devons
parcourir avec joie et persévérance.
L’Evangile
insiste cinq fois sur l’obéissance de Marie et de Joseph à la loi
du Seigneur. Jésus n’est pas venu pour faire sa volonté, mais la
volonté du Père... Ainsi, celui qui suit Jésus se met sur le
chemin de l’obéissance, imitant la complaisance du Seigneur,
s’abaissant et faisant sienne la volonté du Père jusqu’à
l’anéantissement et à l’humiliation de lui-même. Pour un
religieux, progresser signifie s’abaisser dans le service, c’est
à dire faire le même chemin que Jésus, qui ne retint pas
jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. S’abaisser en se
faisant serviteur pour servir. Et cette
route prend la forme de la règle, empreinte du charisme du
fondateur, sans oublier que la règle irremplaçable, pour tous, est
toujours l’Evangile. L’Esprit, dans sa créativité infinie,
l’exprime aussi dans les diverses règles de vie consacrée qui
naissent toutes de la Sequela Christi, et pour mieux dire de ce
chemin de s’abaisser en servant. A travers cette loi les religieux
et consacrés peuvent atteindre la sagesse, qui n’est pas une
attitude abstraite mais est œuvre et don de l’Esprit. Et un signe
évident de cette sagesse c’est la joie. Oui, la joie évangélique
du religieux est une conséquence du chemin d’abaissement avec
Jésus. Ainsi, lorsque nous sommes tristes, cela nous fera du bien de
nous demander comment nous vivons cette dimension de Kénose. Dans
le récit de la Présentation, la sagesse est
représentée par deux personnes âgées, Siméon et Anne, dociles à
l’Esprit et guidés par lui. Le Seigneur leur a donné la sagesse à
travers un long chemin dans la voie de l’obéissance à sa loi.
Obéissance qui, d’une part, humilie et anéantit, mais d’autre
part, allume et conserve l’espérance, les faisant créatifs, parce
qu’ils étaient remplis d’Esprit. Ils célèbrent aussi une sorte
de liturgie autour de l’Enfant qui entre dans le Temple: Siméon
loue le Seigneur et Anne prêche le salut. Comme dans le cas de
Marie, le vieillard Siméon prend aussi l’enfant, dans ses bras,
mais, en réalité, c’est l’enfant qui le saisit et le conduit...
Aussi bien Marie, la jeune mère, que Siméon, le grand-père âgé,
portent l’enfant dans leurs bras, mais c’est l’enfant lui-même
qui les conduit tous les deux. Dans ce récit, les acteurs ne sont
pas des jeunes, mais des anciens. Les jeunes, comme Marie et Joseph,
suivent la loi du Seigneur sur la voie de l’obéissance, tandis que
les anciens, comme Siméon et Anne, voient dans l’enfant,
l’accomplissement de la Loi et des promesses de Dieu. Et ils sont
capables de faire la fête, créatifs dans la joie, dans la sagesse.
Cependant,
le Seigneur transforme l’obéissance en sagesse, par l’action de
son Saint Esprit. Parfois Dieu peut aussi
accorder le don de la sagesse à un jeune inexpérimenté, il suffit
qu’il soit disponible à parcourir la voie de l’obéissance et de
la docilité à l’Esprit. Cette obéissance et cette docilité ne
sont pas un fait théorique, mais elles se soumettent à la logique
de l’incarnation du Verbe. C'est la docilité et l'obéissance à
un fondateur, la docilité et l'obéissance à une règle concrète,
la docilité et l'obéissance à un supérieur, la docilité et
l'obéissance à l’Eglise. Il s’agit de docilité et d’obéissance
concrètes. C'est au long de ce chemin persévérant de
l’obéissance que mûrit la sagesse personnelle
et communautaire, qu'il devient possible de rapporter les règles aux
temps. Le véritable Aggiornamento, en effet, est œuvre de la
sagesse, façonnée dans la docilité et l’obéissance. Le
raffermissement et le renouveau de la vie consacrée arrivent par un
grand amour de la règle, et aussi par la capacité de contempler et
d’écouter les aînés de la congrégation. Ainsi, l'héritage et
le charisme de chaque famille religieuse sont-ils gardés par
l’obéissance et par la sagesse. Et, à travers ce chemin, nous
sommes préservés de vivre notre consécration d’une façon light,
d’une façon désincarnée, comme si c’était une gnose, qui
réduirait la vie religieuse à une caricature dans laquelle
s’effectue une Sequela sans renoncement, une prière sans
rencontre, une vie fraternelle sans communion, une obéissance sans
confiance et une charité sans transcendance.
Nous
aussi aujourd’hui, comme Marie et comme Siméon, nous voulons
prendre Jésus dans nos bras afin qu’il rencontre son peuple, et
certainement, nous l’obtiendrons seulement si nous nous laissons
saisir par le mystère du Christ. Conduisons le peuple à Jésus en
nous laissant à notre tour conduire par lui. C’est ce que nous
devons être, des guides guidés. Que le Seigneur, par
l’intercession de Marie notre Mère, de saint
Joseph et des saints Siméon et Anne, nous accorde tout ce que nous
lui avons demandé dans la prière de la collecte, de nous présenter
devant lui, avec une âme purifiée".
Promulgation de décrets
Cité
du Vatican, 3 février 2015 (VIS). A la suite de l'audience accordée
au Cardinal Angelo Amato, SDB, Préfet de la Congrégation pour les
causes des saints, le Pape a ordonné la promulgation des décrets
relatifs:
au
MARTYRE
du
serviteur de Dieu Oscar Arnulfo Romero y Galdámez (1917 - 1980),
évêque salvadorien assassiné en haine de la foi le 24 mars 1980.
des
serviteurs de Dieu Michal Tomaszek (1960 - 1991) et Zbigniew
Strazalkowski (1958 - 1991), prêtres franciscains polonais, ainsi
qu'Alessandro Dordi (1931 - 1991), prêtre italien, assassinés au
Pérou en haine de la foi les 9 et 25 août 1991.
aux
VERTUS HEROIQUES attribuées au serviteur de Dieu Giovanni Bacile
(1880 - 1941), prêtre italien.
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