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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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mardi 28 février 2012

RENCONTRE DES FAMILLES A MILAN


Cité du Vatican, 28 février 2012 (VIS). Ce matin a été rendu public le programme de la prochaine visite de Benoît XVI à Milan (Italie), à l'occasion de la VII Rencontre mondiale des familles (23 mai – 3 juin). Cette initiative du Conseil pontifical pour la famille découle de l'exhortation apostolique de Jean-Paul II Familiaris Consortio (1981). La première journée mondiale remonte à 1994 et, depuis, les suivantes ont lieu chaque trois ans, pour célébrer ce don divin et prier, pour réfléchir sur la mission de la famille chrétienne comme église domestique et unité de base de l'évangélisation.
Le vendredi 1 juin, le Pape arrivera par avion à 17 h. Après l'accueil des autorités locales, il gagnera le cœur de la ville pour rencontrer la population devant la cathédrale à 17 h 30'. A 19 h 15' il assistera à La Scala à un concert donné en son honneur. A 10 h le lendemain, il célébrera les laudes en la cathédrale avec le clergé et des ordres religieux. Après son prêche, il rejoindra le stade San Siro pour une rencontre avec les confirmants du diocèse. Puis il s'entretiendra avec les autorités civiles et prononcera un discours. A 20 h 30', il prendra part à la Rencontre mondiale des familles (fête des témoignages) dans le parc nord de la ville. Dimanche 3 juin, Benoît XVI présidera la messe à 10 h au parc nord. Après l'angélus, il regagnera l'archevêché où, dans l'après-midi, il s'adressera à la fondation Milano Famiglie 2012 et aux organisateurs de sa visite. A 17 h 30' enfin, après avoir pris congé des autorités, le Pape regagnera Rome en avion.

SYNODE DES EVEQUES


Cité du Vatican, 28 février 2012 (VIS). Le Conseil ordinaire du Secrétariat général du Synode des évêques vient de tenir sa septième réunion, en vue de la XIII Assemblée générale ordinaire d'octobre, consacrée à la nouvelle évangélisation. Dans un communiqué, le Secrétaire général Mgr.Nikola Eterovic précise qu'a été examiné le projet d'Instrumentum Laboris, qui identifie notamment les destinataires de la nouvelle évangélisation et le profil du chrétien face à l'Evangile. Les débats ont été particulièrement fructueux sur « le primat de la foi dans une période de crise de la foi et de sa transmission. On a fait état d'une infécondité de l'actuelle évangélisation, notamment au contact d'une culture ambiante qui, outre un obstacle, constitue un défi pour les chrétiens et pour l'Eglise. L'Année de la foi sera donc une bonne occasion d'approfondir le don de la foi reçue du Seigneur, pour le vivre et le transmettre ». Il est aussi rappelé que « le lieu premier de la transmission étant la famille, il faut expliquer aux jeunes la nécessité d'apprendre à vivre la foi chrétienne dans le cadre de l'expérience familiale. La mission de la famille doit être prolongée par les institutions ecclésiales, puis dans la liturgie, les sacrements et la prédication. Il faut développer les missions paroissiales et la piété populaire, et donner leur place aux mouvements et nouvelles communautés ecclésiales ».

REVITALISER LE CATHOLICISME


Cité du Vatican, 28 février 2012 (VIS). Dimanche 4 mars, les diocèses espagnols célèbrent la journée hispano-américaine. Pour l'occasion, la Commission pontificale pour l'Amérique latine, présidée par le Cardinal Marc Ouellet, PSS, leur a fait parvenir le traditionnel message, qui souligne cette année les enjeux voisins que connaît la riche tradition catholique en Espagne comme en Amérique latine, en particulier son érosion et « une sécularisation qui avance partout. Les signes d'hostilité envers l'Eglise et son message ne manquent pas. L'hédonisme et le relativisme de la société de la consommation et de l'apparence tendent à remplacer et à déraciner la culture chrétienne de ces pays ». Il convient donc de « reformuler et revitaliser la tradition catholique, de l'enraciner plus profondément...afin que resplendisse la vérité qui annonce pour tous un bonheur et un vivre plus humain ». Comme l'Europe, l'Amérique latine a besoin d'une nouvelle évangélisation.
En 2007 à Aparecida, Benoît XVI a rappelé que la foi catholique est le bien le plus précieux de l'Amérique latine. « Elle a forgé sa nature et sa culture...pendant plus de cinq siècles » en constituant un patrimoine qui s'exprime « dans une vaste charité et tant d'initiatives en faveurs des plus démunis..., mais aussi dans la certitude de la dignité de la personne, le respect de la vie, le combat pour la justice, l'espérance contre tout et la joie de vivre quelques soient les difficultés ». L'appel à une nouvelle évangélisation tant de l'Europe que de l'Amérique s'est accru avec Jean-Paul II et Benoît XVI. Elle « a besoin de personnes dont la vie reflète Dieu en tout, qui invitent au partage d'une nouvelle vie, plus vraie et plus humaine... Il faut donc que le peuple de Dieu prie dans les diocèses pour que la Providence suscite de nouvelles vocations missionnaires ».
Le message contient des recommandations destinées à renforcer le caractère missionnaire de la nouvelle évangélisation, comme l'accueil des familles et communautés latino-américains émigrées, surtout en cette période de crise : « Il y a besoin de solidarité et de charité, évangélisatrices et catéchistiques, pour les communautés chrétiennes. Il faut pouvoir accueillir aussi les prêtres latino-américains qui prêtent service dans des diocèses » européens, sans oublier non plus « d'inclure les jeunes dans l'effort de réévangélisation, tel que l'a tracé la JMJ de Madrid et son esprit de pèlerinage éducatif et missionnaire, dans la perspective de la Journée de Rio de juillet 2013.

EXPOSITION DES ARCHIVES VATICANES


Cité du Vatican, 28 février 2012 (VIS). Demain s'ouvre aux Musées du Capitole (Rome) l'exposition Lux in Arcana, organisée pour le IV centenaire de la fondation des Archives Vaticanes. Visible jusqu'au 9 septembre, elle propose une centaine de documents importants allant du VIII au XX siècle, parmi lesquels la supplique du parlement anglais à Clément VII relative à la dissolution du mariage d'Henri VIII, la bulle d'excommunication de Martin Luther, le procès de Philippe Le Bel contre des templiers, une lettre de Bernadette Soubirous à Pie IX.

lundi 27 février 2012

EXERCICES SPIRITUELS


Cité du Vatican, 26 février 2012 (VIS). Cet après-midi débute la semaine d'exercices spirituels en préparation de Pâques que le Pape suit avec ses collaborateurs de la Curie romaine (jusqu'à samedi 3 mars). Assurées par le Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, Archevêque de Kinshasa (RD Congo), les méditations porteront sur la communion du chrétien avec Dieu. Comme à l'accoutumée, toutes les audiences, comprise l'audience générale du mercredi, sont interrompues.

ANGELUS DE CAREME


Cité du Vatican, 26 février 2012 (VIS). Ce midi, le Saint-Père a récité l'angélus du premier dimanche de carême, après avoir commenté l'Evangile du jour rapportant la tentation de Jésus au désert. Puis, citant Léon Le Grand, il a dit que « le Seigneur a voulu subir les attaques du tentateur pour notre défense et pour que nous nous inspirions de son exemple. Cet épisode nous apprend que si l'homme n'est jamais totalement exempt de la tentation...la patience et l'humilité de suivre le Seigneur jour après jour permet de ne pas construire notre vie en dehors de lui, mais avec lui et en lui qui est source de la vie véritable. La tentation d'écarter Dieu et de se substituer à lui dans le monde en ne comptant que sur nos forces est une constante de l'histoire ». En Jésus, Dieu parle à l'homme, « de manière inattendue, de façon directe et concrète, pleine d'amour. Incarné, il est venu dans ce monde pour se charger du péché, pour vaincre le mal et ramener l'homme à lui. Mais l'annonce du Royaume s'accompagne d'une requête correspondante à cet immense don, car Jésus demande de se convertir et de croire dans l'Evangile. Cette invitation à croire en Dieu et à faire chaque jour sa volonté, implique de plier nos actes et nos pensées à sa volonté. Le carême est propice au renouveau et au renforcement de notre rapport avec Dieu, dans la prière, la pénitence et la charité fraternelle ». Après la prière mariale, le Saint-Père a salué les groupes, demandant l'accompagnement en prière des exercices spirituels de la Curie romaine, qui débutent cet après-midi.

POUR UN AUTHENTIQUE PROGRES SCIENTIFIQUE


Cité du Vatican, 25 février 2012 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin l'Académie pontificale pour la vie, qui tient sa dix-huitième assemblée générale pour débattre du diagnostic et de la thérapie de d'infertilité, un sujet de grande importance scientifique permettant un véritable dialogue entre dimension éthique et recherche biomédicale. Puis Benoît XVI a dit à ses hôtes que l'affinage « du diagnostic et la recherche de thérapies représentent l'approche scientifique la plus correcte au problème de l'infertilité, la plus respectueuse de la dignité des personnes impliquées. L'union d'une homme et d'une femme dans la communauté d'amour et de vie qui découle du mariage est le seul espace digne pour la venue au monde, comme don de Dieu, d'un nouvel être humain ».
Puis le Saint-Père a dit que « sa dignité humaine et chrétienne ne fait pas un produit de la procréation, mais l'expression de l'amour conjugal, d'une union qui est également spirituelle... Ainsi l'aspiration d'un couple infertile doit elle trouver dans la science une assistance et une réponse qui respectent sa dignité, individuelle et sponsale ». Or, ce domaine semble aujourd'hui dominé par le scientisme et la logique du profit, qui finissent par limiter aussi d'autres champs de recherche. Très attentive à la souffrance des couples infertiles, l'Eglise encourage la recherche médicale, même si la science n'est pas toujours en mesure de répondre à l'attente de tous. Qu'ils sachent que l'infertilité ne constitue pas un offense à leur vocation matrimoniale car, en vertu de leur vocation baptismale et sponsale, ils sont toujours appelés par Dieu à collaborer à la création d'une humanité nouvelle. De fait, la vocation à l'amour appelle au don de soi qu'aucune condition organique ne saurait empêcher. Là où la science n'offre pas de réponse, celle ci vient du Christ ».
Enfin, Benoît XVI a invité les scientifiques présents à poursuivre leur engagement en faveur « d'une science intellectuellement honnête et totalement orientée vers le bien de la personne... La matrice culturelle imprimée par le christianisme, et enracinée dans l'affirmation de l'existence de la vérité et de l'intelligibilité du réel à la lumière de la Vérité suprême, a permis dans l'Europe médiévale le développement de la science moderne, jusqu'alors demeurée à l'état embryonnaire dans les cultures précédentes... L'indifférence de la conscience face au vrai et au beau constitue une grave menace pour l'authentique progrès scientifique ».

AUDIENCES


Cité du Vatican, 25 février 2012 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audience le Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les évêques, accompagne du Secrétaire, Mgr.Lorenzo Baldisseri.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX


Cité du Vatican, 25 février 2012 (VIS). Le Saint-Père a :
Nommé Mgr.Arrigo Miglio, Archevêque de Cagliari (superficie 4.041, population 572.615, catholiques 567.615, prêtres 247, diacres 37, religieux 919), en Italie. Jusqu'ici Evêque d'Ivrea (Italie), il succède à Mgr.Giuseppe Mani, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.
Accepté la renonciation à l'office d'Auxiliaire de l'Archevêque de Medellín (Colombie), présentée pour limite d'âge par Mgr.Gilberto Jiménez Narváez.
Nommé Mgr.John F.Du, Archevêque métropolite de Palo (superficie 4.620, population 1.762.000, catholiques 1.362.000, prêtres 161, religieux 191), aux Philippines. Il était jusqu'ici Evêque de Dumaguete (Philippines).

vendredi 24 février 2012

BENOIT XVI ET LES CURES DE ROME


Cité du Vatican, 24 février 2012 (VIS). Comme signalé, hier le Saint-Père a reçu le clergé de Rome, devant lequel il a tenu une Lectio Divina dont voici les poins majeurs. Evoquant l'Epître aux Philippiens, où il est rappelé que le Fils s'est humilié jusqu'à la croix, Benoît XVI a rappelé que cette humilité est le chemin qu'il nous faut suivre : « Le contraire de l'humilité est la superbe, à la racine de tout péché, une arrogance qui tient au pouvoir et à l'apparence ». Celui qui en use « ne veut pas plaire à Dieu mais à lui même, pour être reconnu par les autres, voire adoré. Cet ego au cœur des choses provoque la superbe, le tout savoir. Etre chrétien signifie au contraire dépasser la tentation originaire qui est aussi le noyau du péché premier. Etre Dieu mais sans Dieu ! ». Or, l'humilité est avant tout vérité : « C'est seulement en reconnaissant être un fragment irremplaçable du monde bâti par Dieu, et être peu de chose, qu'on se grandit... Apprenons à ne pas apparaître mais à plaire à Dieu en faisant ce qu'il attend de moi, dans le respect de l'autre ».
« Si le manque de vocations sacerdotales est une grande souffrance de l'Eglise en Europe et en Occident, le Seigneur appelle. C'est qu'on ne l'entend pas. Ayant entendu son appel, nous devons être attentifs à la voix que le Seigneur adresse aux autres, de manière à ce qu'ils l'entendent et y répondent eux aussi en acceptant l'appel » au sacerdoce... S'accepter soi même et accepter autrui va ensemble car ce n'est qu'en m'acceptant dans le dessein divin que je puis accepter les autres, avec qui je participe à la symphonie de l'Eglise et de la création ».
L'Année de la foi sera en pratique l'année du catéchisme, a déclaré le Pape : « Un des graves problèmes de l'Eglise est la mauvaise connaissance de la foi, l'analphabétisme religieux...qui nous empêche de grandir... Il convient donc de nous réapproprier de cet argument, non comme liste de dogmes et de commandements mais richesse d'unité, comme une réalité unique révélée dans sa profondeur et dans sa splendeur. Faisons notre possible pour le renouveau catéchistique, afin que la foi soir connue et par elle Dieu et le Christ. Si la vérité est connue c'est l'unité dans la vérité qui grandit... Tout ce qui n'est pas humilité ou foi commune détruit l'unité et l'espérance, rend invisible le visage de Dieu... Avec compétence et conviction, il nous faut rendre visible la philosophie de la foi, sa grande sagesse et son rationalisme ». Dépendre des rumeurs du monde et « de ses opinions, de tout ce que pense et veut l'opinion, de la dictature médiatique » prouve que la foi n'est pas adulte. « Nous devons prier intensément le Seigneur pour qu'il nous aide à nous libérer de ce joug, et qu'il aide les autres à atteindre la véritable perfection... De nos jours le concept de vérité est suspect car il peut se combiner avec a violence. Dans l'histoire on a parfois tenté de défendre la vérité par la violence, alors qu'elles sont contradictoires. La vérité ne peut s'imposer que par elle même...par le biais de sa propre lumière. Nous avons besoin de la vérité...et savons que l'essentiel de la vérité réside dans le Christ... Là où il y a la vérité, peut naître la charité. Grâce à Dieu, cela se vérifie de siècle en siècle, et malgré des faits négatifs, les fruits de la charité continuent de se réaliser, comme dans les martyrs, les nombreux religieux et religieuses, prêtres et fidèles qui assistent humblement les pauvres et les malades, représentants de la charité du Christ. Cela est vraiment le signe que la vérité est présente ».

CHARITE ET EVANGELISATION


Cité du Vatican, 24 février 2012 (VIS). Benoît XVI a reçu comme chaque année le Circolo di San Pietro (fondé en 1869), venu lui remettre le fruit de sa quête annuelle dans les paroisses du diocèse de Rome. Cet obole de St.Pierre sert aux œuvres de charité du Pape, notamment dans les pays les plus pauvres. Les remerciant de l'assistance sociale que développe l'association à Rome, soupes populaires et asiles de nuit, le Pape a dit que la foi et la charité sont les axes de leur apostolat ». Le carême à peine engagé, « est un temps liturgique qui nous invite à réfléchir sur le cœur de la vie chrétienne qu'est la charité...dont le témoignage touche tout particulièrement au cœur de la personne » et ouvre à la nouvelle évangélisation. « Cela requiert une grande ouverture d'esprit et une disponibilité envers chacun ».
Puis le Saint-Père a dit que « l'authenticité de la fidélité à l'Evangile se vérifie aussi dans l'attention et la disponibilité que nous pouvons manifester au prochain, vers les plus faibles et marginalisés avant tout. Cette attention à l'autre signifie vouloir son bien à tout prix, matériel, morale et spirituel. Si la culture ambiante semble avoir perdu le sens du bien et du mal, il faut rappeler avec vigueur que le bien existe, et qu'il est gagnant. Etre responsable de l'autre signifie lui faire du bien en espérant qu'il s'ouvre à la logique du bien. L'intéresser signifie voir ses besoins, en renonçant à la dureté du cœur qui peut nous rendre aveugles devant les souffrances d'autrui. Le service caritatif devient une forme d'évangélisation à la lumière de l'enseignement du Christ, qui retient le bien qu'on lui fait en allant au secours de nos frères et du plus petit d'entre eux. Nous devons harmoniser notre cœur avec le sien, de manière à ce que notre soutien à l'autre participe de sa souffrance comme de des espérances. Ainsi manifesterons-nous une partie de l'infinie miséricorde de Dieu envers chaque personne, telle qu'elle brille sur le visage de Jésus-Christ, mais aussi notre foi en lui. Rencontrer l'autre et nous ouvrir à ses nécessité constitue une occasion de salut et de béatitude ».

VISITE DU ROI DE TONGA


Cité du Vatican, 24 février 2012 (VIS). Ce matin, le Saint-Père a accueilli SM Siaosi Tupou V, qui s'est ensuite entretenu avec le Secrétaire pour les rapports avec les états. Ces colloques « ont porté sur certains aspects de la vie socio-économique du pays, et notamment le rôle positif que joue l'Eglise catholique dans divers secteurs de la communauté nationale, par exemple en matière de promotion de la personne. Ils ont également permis un échange d'opinions sur la situation internationale, principalement des états insulaires du Pacifique ».

VIETNAM SAINT-SIEGE


Cité du Vatican, 24 février 2012 (VIS). Le P.Federico Lombardi, SJ, Directeur de la Salle de Presse du Saint-Siège a fait la déclaration suivante : «  Comme convenu lors de la précédente (au Vatican les 23 et 24 juin 2010), la troisième réunion du Groupe de travail Vietnam Saint-Siège se tiendra à Hanoï les 27 et 28 février prochains. Elle permettra d'approfondir et de développer ces relations bilatérales après les visites effectuées par le représentant papal non résident au Vietnam ».

AUDIENCES


Cité du Vatican, 24 février 2012 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audiences séparées :
-Le Cardinal Camillo Ruini.
-Mgr.Adriano Bernardini, Nonce apostolique en Italie et à Saint-Marin.
En fin d'après-midi, il devrait recevoir le Cardinal William Joseph Levada, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX


Cité du Vatican, 24 février 2012 (VIS). Le Saint-Père a :
-Erigé l'éparchie de Segheneity (Erythrée), avec territoire démembré de celle d'Asmara.
-Nommé L'Abbé Fikremariam Hagos Tsalim, premier Evêque de l'éparchie de Segheneity (superficie 29.499, population 850.000, catholiques 35.557, prêtres 52, religieuses 70), en Erythrée. L'Evêque élu, né en 1970 à Addis-Abeba (Ethiopie) et ordonné prêtre en 1996, était jusqu'ici Vicaire général du diocèse d'Asmara. Licencié en philosophie et théologie, il a été curé de paroisse et juge ecclésiastique.
-Nommé Mgr.Dominik Schwaderlapp, Auxiliaire de l'Archevêque de Cologne (Allemagne). L'Evêque élu, né en 1967 à Selters (Allemagne) et ordonné prêtre en 1993, était jusqu'ici Vicaire général de ce même diocèse. Diplômé en philosophie et docteur en théologie, il a été vicaire de paroisse et secrétaire particulier de l'Archevêque.

jeudi 23 février 2012

STATION QUARESIMALE


Cité du Vatican, 23 février 2012 (VIS). Hier après-midi, le Pape a présidé comme chaque année la procession pénitentielle entre l'abbatiale bénédictine de St.Anselme et la basilique Ste Sabine voisine, à laquelle a pris part la Maison pontificale et les communautés religieuses de l'Aventin. Il a ensuite célébré la messe et imposé les cendres aux prélats, aux dominicains et à quelques fidèles de l'assemblée, les recevant du Cardinal Tomko, titulaire de Ste Sabine. A l'homélie il est revenu sur la symbolique des cendres. La liturgie, a dit Benoît XVI, fait de cette matière naturelle la marque de notre entrée en carême. « Si l'imposition de la cendre n'est pas un signe sacramental, elle reste liée à la prière de sanctification des chrétiens ». Avant de l'imposer au front des fidèles, le prêtre bénit la cendre en utilisant une formule tirée de la Genèse, Poussière tu étais et à la poussière tu retourneras, prononcée par Dieu après le péché originel à l'attention d'Adam et d'Eve.C'est à cause de ce péché que Dieu maudit la terre.
Après avoir créé le monde, « le Seigneur façonna l'homme à partir de la poussière du sol et lui insuffla la vie » et de signe de la poussière, de la cendre, « nous ramène à l'oeuvre de la création où l'homme apparaît comme un mélange de matière et de souffle divin. C'est ce qu'expriment la poussière du sol utilisée par Dieu et animée par son souffle... Dans le récit de la Genèse le symbole de la poussière subit une mutation négative à cause du péché. Avant la faute, le sol est potentiellement bon...et rappelle l'ouverture à la vie du Créateur...après quoi il devient le signe de l'inexorabilité de la mort : Poussière tu étais et à la poussière tu retourneras ». La terre participe au sort de l'humanité et « cette malédiction du sol revêt une fonction médicinale pour l'homme qui devra se frotter à la résistance de la matière et reconnaître ainsi sa nature propre... Cela signifie que la volonté de Dieu est toujours bénéfique et qu'elle va au-delà de toute malédiction qui n'est pas le fait de Dieu mais du péché. Or il ne peut nous exempter du péché et de ses effets les plus négatifs par respect de la liberté de l'homme... avec la juste punition, il entend nous annoncer le chemin du salut, qui passe par la terre, la poussière, cette chair assumée par le Verbe ». Le rite des cendres « nous invite à la pénitence et à l'humilité en nous rappelant notre condition mortelle, mais non pas pour plonger dans le désespoir mais pour cueillir dans notre mortalité la présence de Dieu qui nous ouvre un passage vers la résurrection et le paradis tant attendu... La possibilité du pardon divin dépend aussi de ce qu'en son Fils Dieu a voulu partager notre condition, mais hors de la corruption du péché. Jésus est le nouvel Adam que le Père a ressuscité par la puissance de l'Esprit. Il est le début d'une nouvelle création... Celui qui chassa Adam et Eve du paradis, a envoyé son Fils sur cette terre dévastée par le péché...afin que les hommes, fils prodigues, puissent revenir dans leur véritable patrie, repentis et rachetés par sa miséricorde. Qu'il en soit ainsi pour tout homme qui reconnaît avoir besoin du salut ».

AUDIENCE AU CLERGE ROMAIN


Cité du Vatican, 23 février 2012 (VIS). Comme chaque année à l'entrée en carême, le Saint-Père a reçu ce matin Salle Paul VI les curés de son diocèse et les prêtres oeuvrant dans le diocèse. Après une Lectio Divina, fondée sur un passage de l'Epître de Paul aux ephésiens, Benoît XVI a récité le Pater avec l'assemblée.

POSESSION CARDINALICE


Cité du Vatican, 23 février 2012 (VIS). Dimanche 26 février, à 11 h, le Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples, prendra possession de la diaconie de Notre Dame de Coromoto in San Giovanni di Dio (2 Largo Nostra Signora di Coromoto).

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 23 février 2012 (VIS). Le Saint-Père a accepté la renonciation à la charge pastorale du diocèse de Calcutta (Inde), présentée pour limite d'âge par Mgr.Lucas Sirkar, SDB. Lui succède son Coadjuteur, Mgr.Thomas D'Souza comme nouvel Archevêque.

mercredi 22 février 2012

CAREME ET RESPONSABILITE CHRETIENNE


Cité du Vatican, 22 février 2012 (VIS). En ce mercredi des cendres, le Pape a consacré sa catéchèse de l'audience générale au sens que revêt le carême, ces quarante jours de pénitence qui conduisent à Pâques. Aux premiers temps de l'Eglise, a-t-il d'abord rappelé aux fidèles rassemblés Salle Paul VI, le carême était le temps de conversion et de préparation des catéchumènes au baptême. Par la suite, on invita tous les fidèles à vivre ce moment de renouveau spirituel, de manière à ce que « la participation de la communauté aux différentes étapes du parcours quarésimal soit une dimension importante de la spiritualité chrétienne. Grâce à la mort et à la résurrection du Christ, la rédemption s'ouvre à tous et non à quelques uns... Le carême qui est Menatonia, temps de conversion et de repentir, identifie notre existence et notre histoire à un processus engagé ici bas pour nous conduire, à la fin des temps, à la rencontre du Seigneur ». Pour l'Eglise, le carême est une quarantaine, « chiffre symbolique qui dans l'Ancien comme dans le Nouveau Testament représente une période saillante de la foi vécue par le peuple de Dieu. Exprimant la purification et l'attente du retour du Seigneur, la conscience de ce que Dieu est fidèle à ses promesses...il sert à prendre la décision d'assumer sans réserve nos responsabilités. Le carême est le temps des décisions mûries ».
Quarante sont les jours du déluge et quarante pour que Noé touche la terre ferme. Moïse resta quarante jours au désert avant de recevoir la loi, alors que le peuple juif avait erré pendant quarante ans. Quarante ans dura la paix pour Israël sous le gouvernement des juges, quarante ans la pénitence de Ninive, quarante les règnes de Saul, David et Salomon. Jésus se retira quarante jours au désert avant d'entamer sa vie publique, et pendant quarante autres il enseigna aux disciples avant son ascension. La liturgie quarésimale, a poursuivi Benoît XVI, « favorise un parcours de renouveau spirituel éclairé par cette longue tradition biblique, qui sert surtout à apprendre comment imiter Jésus qui, au désert, vainquit la tentation grâce à la parole de Dieu ». Il partit au désert « pour être en profonde union avec le Père, selon une dynamique constante de son existence terrestre qui le voyait se retirer seul pour prier Dieu et être en communion totale avec lui... Dans ces temps de désert...il se trouva en danger, assailli par la tentation du malin, qui lui proposa une voie messianique éloignée du projet divin, passant par le pouvoir, le succès et la domination et non par l'amour et l'offrande absolue de la croix ».
Pèlerine dans le désert du monde et de l'histoire, l'Eglise en subit malheureusement l'aridité, « une pauvreté de parole et de valeurs, le sécularisme et le matérialisme qui réduisent l'être à un horizon mondain sans référence à la transcendance. Voici pourquoi le ciel s'obscurcit sur nos têtes, couvert par les nuages de l'égoïsme, de l'incompréhension et de la trahison. Malgré tout, ce temps de désert peut être pour l'Eglise d'aujourd'hui un temps de grâce, car nous avons la certitude que Dieu peut faire jaillir l'eau vive de la roche la plus dure ». concluant, le Saint-Père a souhaité aux fidèles d'avoir un «nouveau courage, afin d'accepter avec patience et foi toutes les difficultés, souffrances et épreuves, puisque le Seigneur fera jaillir un jour nouveau. Si nous sommes fidèles à Jésus en le suivant sur le chemin de la croix, le monde lumineux de Dieu, de la vérité et de la joie, nous sera comme rendu ».
Après la catéchèse, le Pape a salué les différents groupes, rappelant d'abord que le jeûne et la prière, la pénitence et les œuvres de miséricorde sont les moyens de bien de préparer à Pâques. Puis il a béni de manière particulière les pèlerins de l'Ordinariat de Notre Dame de Walsingham, créé il y a un peu plus d'un an en Angleterre et Pays de Galles pour les prêtres et fidèles d'origine anglicane.
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