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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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mardi 12 février 2013

IMPOSITION DES CENDRES


Cite du Vatican, 12 février 2013 (VIS). Demain à 17 h, Benoît XVI célébrera le rite des cendres et célébrera la messe en la Basilique vaticane, et non comme à l'habitude en la Basilique Ste.Sabine. Le Directeur de la Salle de Presse a précisé que cette disposition tend à accueillir une assistance nombreuse, étant donné qu'il s'agira de la dernière cérémonie liturgique du Saint-Père. Pour la même raison, la rencontre annuelle avec le clergé de Rome se déroulera Salle Paul VI le 14. Le thème retenu cette année à la demande des prêtres sera le Concile Vatican II. Il a enfin confirmé que le 27 Benoît XVI tiendra sa dernière audience générale, probablement sur la Place St.Pierre. Le P.Lombardi a par ailleurs déclaré devant la presse que le Saint-Père se porte bien et qu'il est serein. "Il n'a pas renoncé au pontificat à cause de la maladie mais à cause des faiblesses qu'entraîne l'âge". Il a par ailleurs confirmé que Benoît XVI a récemment été soumis à une intervention de routine ayant consisté dans la substitution de la pile de son pacemaker, "ce qui n'a eu aucun effet sur la décision prise. Pas plus que la fatigue du voyage à Cuba et au Mexique en aurait été la motivation. Même si cela peut avoir favorisé sa prise de décision". Le Directeur de la Salle de Presse a également confirmé que le programme du Pape reste inchangé jusqu'au 28 février: audiences à des groupes d'évêques italiens, visites des présidents roumain et guatémaltèque. N'étant pas prête, l'encyclique sur la foi ne sera pas publiée.

DECLARATION DU CARDINAL DZIWISZ

Cite du Vatican, 12 février 2013 (VIS). Après l'annonce de Benoît XVI, le Cardinal Stanislaw Dziwisz, Archevêque de Cracovie (Pologne) a déclaré "accueillir avec grande émotion et respect sa renonciation au gouvernement de l'Eglise et d'en remettre le sort au Sacré Collège. J'en comprends les motifs. Après la disparition de Jean-Paul II, Benoît XVI a guidé l'Eglise du Christ avec soin et sagesse, grâce à sa grande compétence intellectuelle et à sa foi profonde. Je lui rend grâce de ses efforts pour conduire la rénovation de l'Eglise dans la fidélité au Seigneur. Avec les évêques de Pologne, je l'assure de notre gratitude pour son exceptionnelle amitié envers le peuple polonais, pour son amitié avec Jean-Paul II et pour avoir béatifié son prédécesseur. Je lui serait personnellement toujours reconnaissant de tout ce que j'ai reçu de lui, et l'Eglise de Cracovie restera à jamais fidèle à Benoît XVI. Dans la gratitude et la fidélité, nous prierons pour lui, en confiant le Pierre d'aujourd'hui à l'Esprit saint et à Notre Dame de Lourdes que nous fêtons en ce jour".

PROCHAINES CANONISATIONS


Cite du Vatican, 11 février 2013 (VIS). A 11 heures s'est tenu sous la présidence du Saint-Père le consistoire ordinaire public pour approuver les causes de canonisation de:
Antonio Primaldo et de ses compagnons martyrs, de Laura de Santa Catalina de Siena Montoya y Upegui, religieuse fondatrice des Missionnaires de Marie immaculée et de Ste.Catherine de Sienne, et de María Guadalupe García Zavala, religieuse cofondatrice des Servantes de Ste.Marguerite-Marie et des pauvres. La messe de canonisation est fixée au dimanche 12 mai prochain.

DIEU APPRECIE LA FOI DES ELUS

Cité du Vatican, 19 février 2013 (VIS). La méditation dominicale du Saint-Père, avant l'angélus, a été consacrée à l'appel des premiers disciples selon le récit de Luc. Cet appel, a souligné Benoît XVI, "a été précédée par l'enseignement de Jésus à la foule et la pêche miraculeuse". Alors que celle-ci couvrait les berges du lac pour l'écouter, Jésus vit la déception de Pierre qui n'avait rien pris de toute la nuit et lui demande de monter à bord de sa barque. Il lui ordonna de partir au large avec ses amis et de jeter les filets. Ainsi pêchèrent-ils une incroyable quantité de poissons. "Ainsi l'Evangéliste fait voir comment les disciples suivirent Jésus à qui ils avaient fait confiance". Croire en la Parole, "telle est la pédagogie de l'appel divin, qui ne tend pas tant à la qualité qu'à la foi des élus, comme dans le cas de Pierre... L'image de la pêche nous ramène à la mission de l'Eglise... Quoique exceptionnelle, l'expérience de Pierre est typique de l'appel évangélique de chaque apôtre, qui ne doit jamais se décourager dans l'annonce du Christ à l'humanité et jusqu'aux extrémités de la terre. Mais le texte d'aujourd'hui nous pousse à réfléchir sur la vocation au sacerdoce et à la vie consacrée. Elle est oeuvre de Dieu car l'homme n'est pas l'auteur d'un appel divin auquel il répond. Les faiblesses humaines ne doivent pas faire peur si Dieu appelle. Il faut avoir confiance dans une force qui agit dans notre pauvreté. Il faut donc avoir une confiance renforcée dans une miséricorde qui transforme et rénove. Cette parole de Dieu ravive en nous et dans nos communautés le courage, la confiance et l'élan d'annoncer et de témoigner de l'Evangile. Les insuccès et les difficultés ne doivent pas conduire au découragement. C'est à nous qu'il revient aujourd'hui de lancer les filets de la foi. Le Seigneur fera le reste".

Après la prière mariale, le Pape a évoqué le nouvel an lunaire et souhaité aux peuples d'Extrême Orient "paix, harmonie et grâce céleste, des valeurs universelles. Elles sont désirées par chacun pour bâtir sa famille et la société. J'espère que ces biens se réalisent pour tous ces peuples qui aspirent à une vie heureuse et prospère. J'adresse un salut particulier aux catholiques afin que l'Année de la foi les conduisent vers la sagesse du Christ. Demain, fête de Notre Dame de Lourdes, la célébration solennelle de la Journée mondiale du malade se déroulera au sanctuaire mariale d'Altötting en Bavière. Je suis proche par la prière et la pensée à tous les malades, auquel je m'unis spirituellement dans un sanctuaire cher à mon coeur".

VISITE AU GRAND SEMINAIRE DE ROME

Cite du Vatican, 9 février 2013 (VIS). Hier en fin d'après-midi, le Pape s'est rendu au grand séminaire de Rome pour les premières vêpres de la fête patronale de la Vierge de la confiance. Il a ensuite fait une Lectio Magistralis aux séminaristes de cet institut, auxquels s'étaient joints leurs confrères du Collège Capranica, du collège diocésain Redemptoris Mater et du du séminaire du Divin Amour. En voici les passages principaux: Commentant la première épître de Pierre, Benoît XVI y voit pratiquement une première encyclique, "dans laquelle le vicaire du Christ parle à l'Eglise de toujours... Il n'écrit pas de manière isolée mais est assisté par l'Eglise, par les personnes qui l'aident à approfondir sa foi et sa pensée... Ceci est très important car Pierre n'écrit pas comme sujet privé mais Ex Persona Ecclesiae, comme un homme d'Eglise investi d'une responsabilité et qui parle au nom de l'Eglise" et en communion avec elle. "Il est tout aussi important que soient cités en fin de cette lettre Sylvain et Marc, du groupe des amis de Paul. Les approches de Pierre et de Paul se rencontrent en eux. Il ne s'agit pas d'une théologie strictement pétrinienne s'opposant à une paulinienne, mais de la théologie de l'Eglise, de la foi de l'Eglise dans sa diversité de tempérament, de pensée et de style... Ces différences sont positives, comme il est bon aujourd'hui qu'il y ait une variété de charismes et d'approches, non en conflit mais unis dans la même foi".

"Pierre écrit de Rome. C'est important car cela montre que Rome a un évêque, d'où découle le primat attaché à ce siège, choisi par le Seigneur car la ville était la capitale du monde... Après avoir échappé à la prison d'Hérode...Pierre confia l'Eglise judéo-chrétienne de Jérusalem à Jacques pour prendre en charge l'Eglise des gentils, l'Eglise universelle... Il savait qu'il finirait martyr... Et pourtant il n'hésita pas à aller à Rome", porteuse d'universalité et d'une charge martyrologique... Si la croix peut prendre différentes formes, le chrétien ne peut que suivre le Crucifié en acceptant la perspective du martyre. Pierre définit ses lecteurs des étrangers dispersés... Ici encore apparaît le paradoxe de la gloire et de la croix. Ces élus sont étrangers et dispersés. Nous sommes tous élus car Dieu nous connaît de tout temps, dès avant que nous venions au monde. Il nous choisit comme chrétiens, catholiques, prêtres...et nous lui répondons. Reconnaître que Dieu nous a choisis n'est pas triomphalisme mais gratitude... De même être élus va de pair avec le statut d'étrangers et de dispersés. Les chrétiens sont l'un et l'autre, et nous voyons chaque jour qu'ils appartiennent à la catégorie sociale la plus persécutée...à cause de leur non conformisme, de leur rejet de l'égoïsme et du matérialisme. Mais les chrétiens ne sont pas simplement des étrangers. Nous appartenons à des peuples chrétiens et sommes fiers d'avoir contribué à la création d'une grande culture... Mais les chrétiens sont de plus en plus des étrangers dans la société", une minorité parfois. "Il fait partie de notre être chrétien de se sentir étrangers... Nous tentons de vivre selon la Parole, tout en respectant ce que les autres pensent. Ce respect nous caractérise".

Puis il a évoqué trois termes: régénérés, héritage et protégés par la fois. Régénéré, qui s'étend à l'être tout entier, ne dépend pas de ma seule volonté. C'est une action de Dieu, qui m'aide à me transformer, à renaître, à entrer aussi dans une famille nouvelle, Dieu comme Père, l'Eglise comme Mère, les baptisés comme frères et soeurs. Ensuite, "nous sommes des héritiers, non d'un pays déterminé mais de la terre de Dieu, de l'avenir de Dieu...ce qui veut dire que, comme chrétiens, nous avons un avenir... Comme chrétiens nous savons que cet avenir est l'arbre de l'Eglise. Il n'est pas moribond mais croît en permanence, et nous n'avons aucun motif pour être inquiets", d'écouter les prophètes de malheur dont parlait Jean XXIII, pour qui l'Eglise née d'un grain de moutarde devait maintenant mourir après deux mille ans de croissance. Comme il existe un faux optimisme, il existe un faux pessimisme, celui qui voudrait que le christianisme soit terminé. Non, c'est un nouveau départ qui se présente. Il y eut un faux optimisme après le Concile, celui de croire bon que couvents et séminaires se vident. Non, ce n'était pas bon, c'était un phénomène grave et dangereux...et il faut en être conscients, sans équivoque. Soyons en conscients, si l'Eglise meurt des péchés des hommes, à cause de leur incrédulité, elle renaît aussi. Enfin, être protégés par la foi. Oui, la foi est comme une sentinelle qui préserve notre intégrité...et nous devons lui en être reconnaissants. La foi nous protège et nous aide, nous guide et nous offre sécurité. Dieu ne nous abandonne jamais".

AUDIENCE A L'ORDRE DE MALTE


Cite du Vatican, 9 février 2013 (VIS). Ce matin en la Basilique vaticane, Benoît XVI a accueilli l'Ordre souverain et militaire de Malte, qui fête ses neuf siècles d'existence. C'est par un privilège du 15 février 1113 que Pascal II reconnut la fraternité hospitalière de Jérusalem, intitulée à St.Jean-Baptiste et placée sous la protection de l'Eglise. Il s'agit d'un ordre de droit ecclésiastique jouissant du privilège d'élire librement ses supérieurs. Après avoir salué par le Grand Maître Fra Matthew Festing et le Cardinal Patron Paolo Sardi, qu'il a remercié d'un don pour ses oeuvres caritatives, le Saint-Père a prononcé le discours dont voici la partie centrale:

"Cet important anniversaire revêt une signification spéciale dans le contexte de l’Année de la foi durant laquelle l’Eglise est appelée à renouveler la joie et l’engagement à croire en Jésus-Christ, unique Sauveur du monde. A cet égard, vous êtes appelés, vous-aussi, à accueillir ce temps de grâce pour mieux connaître le Seigneur et pour faire resplendir la vérité et la beauté de la foi par le témoignage de votre vie et de votre service dans l’aujourd’hui de notre temps. Votre Ordre, depuis sa fondation, s’est distingué par sa fidélité à l’Eglise et au Successeur de Pierre tout comme par sa physionomie spirituelle constitutive, caractérisée par un idéal religieux élevé. Continuez à cheminer sur cette voie en témoignant de façon concrète de la force transformante de la foi. En raison de la foi, les Apôtres abandonnèrent tout pour suivre Jésus et allèrent ensuite par le monde entier, obéissant ainsi au commandement qu’ils avaient reçu d’annoncer l’Evangile à toute créature, sans aucune crainte ils annoncèrent à tous la force de la croix et la joie de la résurrection du Christ dont ils furent les témoins directs. En raison de la foi les martyrs donnèrent leur vie, montrant la vérité de l’Evangile qui les avait transformés et rendus capables d’aller jusqu’au don suprême, fruit de l’amour, en pardonnant à leurs persécuteurs. En raison de la foi aussi, au cours des siècles, les membres de votre Ordre se sont consacrés d’abord à l’assistance des malades à Jérusalem puis à secourir les pèlerins de Terre Sainte exposés à de graves dangers, en écrivant des pages lumineuses de charité chrétienne et de défense de la chrétienté. Au XIX siècle, l’Ordre s’ouvrit à des champs d’activités plus vastes dans le domaine de l’assistance et dans celui du service des malades et des pauvres mais sans jamais renoncer à ses idéaux originels, en particulier à celui d’une vie spirituelle intense de chacun de ses membres. C’est dans cette direction que doit se poursuivre votre engagement avec une attention particulière à la consécration religieuse des Profès qui constitue le cœur de l’Ordre".

"N’oubliez jamais vos racines...ni votre engagement à la perfection chrétienne via la profession des trois vœux... La vocation du profès, encore aujourd’hui, doit être l'objet d’un grand soin avec la préoccupation pour la vie spirituelle de tous. En cela, votre Ordre, en regard d’autres réalités engagées dans le domaine international en faveur de l’assistance aux malades, de la solidarité et de la promotion humaine, se distingue par son inspiration chrétienne qui doit toujours orienter l’engagement social de ses membres. Sachez conserver et cultiver ce caractère qui vous est propre et travailler avec une ardeur apostolique renouvelée, dans une attitude toujours en syntonie avec le magistère de l’Eglise. Votre œuvre précieuse et bénéfique, déployée en différents secteurs et réalisée en différentes parties du monde, centrée en particulier sur le service du malade au travers de structures hospitalières et sanitaires, n'est pas une simple philanthropie mais l'expression efficace et le témoignage vivant de l'amour évangélique... L'amour du prochain correspond au commandement du Christ et à son exemple, s'il se fonde sur un amour véritable envers Dieu. Il est ainsi possible pour le chrétien, par son engagement, de faire expérimenter aux autres la tendresse bienveillante du Père céleste grâce à une conformation toujours plus profonde au Christ. Pour donner l'amour a ses frères, il est nécessaire de le recueillir au feu de la charité divine, par la prière, l'écoute constante de la Parole de Dieu et une existence centrée sur l'Eucharistie. Votre vie quotidienne doit être pénétrée de la présence de Jésus, sous le regard de qui vous êtes appelés à mettre aussi les souffrances des malades, la solitude des anciens, les difficultés des infirmes. Allant à la rencontre de ces personnes, vous servez le Christ... Continuez à opérer dans la société et dans le monde au long des grandes voies balisées par l'Evangile: la foi, c'est-à-dire le témoignage d'adhésion au Christ et d'engagement pour la mission évangélique, qui vous stimule pour acquérir une présence toujours plus vivante dans la communauté ecclésiale et vous conduise à une conscience toujours plus forte de votre appartenance au peuple de Dieu. Faîtes la charité, expression de fraternité dans le Christ au travers des œuvres de miséricorde pour les malades, les pauvres, ceux qui ont besoin d'amour, de compassion et d'assistance, les affligés par la solitude, par le désarroi et les nouvelles pauvretés matérielles et spirituelles. Ces idéaux sont bien exprimés par votre devise Tuitio Fidei et Obsequium Pauperum. Ces mots synthétisent bien le charisme de votre Ordre qui, en tant que sujet international, ne vise pas à exercer quelque pouvoir ou influence de nature mondaine, mais désire exercer en pleine liberté sa mission propre pour le bien intégral de l'homme, qui est esprit et corps, attentif à chacun comme à la communauté, surtout à ceux qui ont le plus besoin d'espérance et d'amour".
 

AUDIENCES

Cité du Vatican, 9 février 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audiences séparées:

Dix prélats de la Conférence épiscopale du Latium (Italie), en visite Ad Limina:

Mgr.Fabio Bernardo D'Onorio, Archevêque de Gaeta.

Mgr.Delio Lucarelli, Evêque de Rieti.

Mgr.Giuseppe Petrocchi, Evêque de Latina-Terracina-Sezze-Priverno.

Mgr.Lino Fumagalli, Evêque de Viterbo.

Mgr.Lorenzo Loppa, Evêque d'Anagni-Alatri.

Mgr.Romano Rossi, Evêque de Civita Castellana.

Mgr.Ambrogio Spreafico, Evêque de Frosinone-Veroli-Ferentino.

Mgr.Luigi Marrucci, Evêque de Civitavecchia.

Mgr.Gerardo Antonazzi, Evêque élu de Sora-Aquino-Pontecorvo.

Dom Pietro Vitorelli, OSB, Abbé de l'abbaye territoriale de Montecassino.

Le Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les évêques.


AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 12 février 2013 (VIS). Hier, le Saint-Père a nommé Mgr.Robert J.Coyle, Auxiliaire de l'Ordinaire militaire pour les Etats-Unis d'Amérique. L'Evêque élu, né en 1964 à New York (USA) et ordonné prêtre en 1991, était jusqu'ici Curé de la paroisse du Corpus Domini de Mineola (USA). Officier de marine, il a été durant dix ans aumônier militaire.

Samedi dernier, 9 février, il avait:

Nommé l'Abbé Domingo Buezo Leiva, Vicaire apostolique d'Izabal (superficie 9.038, population 413.339, catholiques 175.000, prêtres 30, religieux 45), au Guatemala. L'Evêque élu, né en 1962 à Zulia (Guatemala) et ordonné prêtre en 1988, était jusqu'ici Vicaire épiscopal de ce même diocèse. Licencié en théologie, il est depuis 1998 curé de paroisse et chargé de la pastorale diocésaine.

Elévé Mgr.Leonardo Sapienza (Italie), Régent de la Préfecture de la Maison pontificale, au rang de protonotaire apostolique participant.

AVIS

Cité du Vatican, 12 février 2013 (VIS). Les erreurs graphiques relevées dans le bulletin VIS d'hier ont été causées par une surcharge du réseau numérique vatican.

lundi 11 février 2013

BENOIT XVI RENONCE AU PONTIFICAT SUPREME

Cite du Vatican, 11 février 2013 (VIS). Peu après 11 h 30' heure de Rome, à la conclusion du consistoire pour les nouvelles causes de canonisation, Benoît XVI a repris la parole. S'adressant aux Cardinaux présents, il a annoncer sa décision de renoncer au pontificat suprême. Voici la traduction officielle du texte, daté d'hier dimanche, lu en latin par le Saint-Père: "Frères très chers, je vous ai également convoqués à ce consistoire...pour vous communiquer une décision de grande importance pour la vie de l’Eglise".

"Après avoir examiné ma conscience devant Dieu, à diverses reprises, je suis parvenu à la certitude que mes forces, en raison de l’avancement de mon âge, ne sont plus aptes à exercer adéquatement le ministère pétrinien. Je suis bien conscient que ce ministère, de par son essence spirituelle, doit être accompli non seulement par les œuvres et par la parole, mais aussi, et pas moins, dans la souffrance et la prière. Cependant, dans le monde d’aujourd’hui, sujet à de rapides changements et agité par des questions de grande importance pour la vie de la foi, pour gouverner la barque de Pierre et annoncer l’Evangile, la vigueur du corps et de l’esprit est aussi nécessaire, vigueur qui, ces derniers mois, s’est amoindrie en moi au point que je dois reconnaître mon incapacité à bien administrer le ministère qui m’a été confié".

"C’est pourquoi, parfaitement conscient de la gravité de lacte, en pleine liberté, je déclare renoncer au ministère d’Evêque de Rome, Successeur de l'apôtre Pierre, qui m’a été confié par le biais des Cardinaux le 19 avril 2005, de telle sorte que, à partir du 28 février 2013 à vingt heures, le Siège de Rome, le Siège de Saint Pierre, sera vacant et le conclave pour l’élection du nouveau Souverain Pontife devra être convoqué par ceux à qui il appartient de le faire".

"Du fond du cœur je vous remercie pour tout l’amour et le travail avec lequel vous avez porté avec moi le poids de mon ministère et je demande pardon pour tous mes défauts. Maintenant, confions la Sainte Eglise de Dieu au soin de son Souverain Pasteur, Notre Seigneur Jésus-Christ, et implorons sa sainte Mère, Marie, afin qu’elle assiste de sa bonté maternelle les Cardinaux dans l’élection du Souverain Pontife. Quant à moi, puissé-je servir de tout cœur, aussi dans l’avenir, la Sainte Eglise de Dieu par une vie consacrée à la prière".

LA SOLIDARITE DU SACRE COLLEGE

Cite du Vatican, 11 février 2013 (VIS). Au nom des Cardinaux présents, le Cardinal Doyen a tenu à réagir à l'annonce du Pape: "c'est avec stupeur et incrédulité que nous venons de l'écouter. Vos paroles étaient remplies de tout l'attachement que vous avez toujours porté à l'Eglise, à la sainte Eglise de Dieu que vous aimez tant. Permettez moi de dire pour ce cénacle apostolique comme au nom de tous vos collaborateurs que nous vous sommes plus que jamais proches, comme nous l'avons été au long de ces huit années d'un pontificat lumineux".

"Je me souviens du 19 avril 2005, lorsque je vous ai demandé à l'issue du conclave su vous acceptiez votre élection canonique au pontificat suprême, et de acceptation à la grâce du Seigneur et sous les auspices de Marie, la mère de l'Eglise. Ce jour ci, comme elle, vous avez dit oui et ouvert ce beau pontificat dans la continuité de l'histoire de l'Eglise dont vous avez tant parlé, et dans le sillage de vos 265 prédécesseurs...de l'apôtre Pierre, le simple pêcheur de Galilée, jusqu'aux grands Papes du siècle passé, de saint Pie X au bienheureux Jean-Paul II".

"Très Saint-Père, avant le 28 février, jour que vous avez fixé pour terme d'un ministère pétrinien fait de tant d'amour et accompli avec tant d'humilité, nous aurons l'occasion de mieux vous exprimer notre attachement, à l'instar de tant de pasteurs et de fidèles, de tant de personnes de bonne volonté et de responsables de par le monde. Et puis nous aurons encore la joie d'entendre votre voix de père et de pasteur ce mercredi des Cendres, le lendemain lors de la rencontre avec le clergé romain, aux prochains angélus dominicaux".

"Ceci dit, votre mission se poursuivra puisque vous nous avez assurés de votre proximité et de votre témoignage dans la prière. Comme les étoiles du ciel, celle de votre pontificat continuera donc à briller parmi nous. Nous restons près de vous et attendons votre bénédiction".

PRESENTATION A LA PRESSE DE LA RENONCIATION PAPALE

Cite du Vatican, 11 février 2013 (VIS). En débit d'après-midi près la Salle de Presse du Saint Siège, le P.Federico Lombardi, SJ, a fait un exposé de la situation avant de répondre aux journalistes. Voici les moments principaux de l'intervention du Directeur: "Dans sa déclaration, le Pape précise avoir pris en compte un contexte particulièrement frénétique et rapide, où la quantité des événements et des problèmes nécessitent une plus grande vigueur que par le passé, une vigueur qu'il a vu diminuer ces derniers mois. La phrase où il se dit parfaitement conscient de sa décision est importante. Il déclare formellement renoncer au ministère d'Evêque de Rome et de Successeur de Pierre, dans le respect du droit. Le canon 332,2 du CIC dit qu'en cas de renonciation, l'acte est valide si elle est consentie librement et manifestée selon les formes. Il n'est pas besoin que qui que ce soit l'accepte. Les deux conditions sont donc la liberté et la manifestation publique, en l'occurrence un consistoire public. Benoît XVI conserve la plénitude de ses fonctions jusqu'au 28 février à 20 h, heure à laquelle s'ouvre la vacance du siège apostolique, selon les normes de la constitution apostolique Universi Domini Gregis de Jean-Paul II".

"La déclaration du Saint-Père est cohérente avec ce qu'il avait dit dans le livre interview intitulé La lumière du monde. Le journaliste Peter Seewald lui avait posé deux questions sur une perspective de renonciation à la papauté à cause d'une situation délicate du pontificat. Benoît XVI avait répondu ne pas l'envisager parce que, avait-il dit, on ne peut fuir devant le danger. Ce n'était pas selon lui le moment de s'en aller devant la crise des abus sexuels du clergé. Dans une telle situation il convenait de résister pour surmonter la difficulté. Telle était sa pensée. Un Pape ne pourrait se retirer que dans un climat serein, ou s'il ne réussit plus à accomplir ses fonctions correctement, non face au danger dans l'espoir que d'autres s'en chargent... La seconde question était: Peut on imaginer un cas dans lequel vous pourriez estimer opportun de que le Pape se retire. Benoît XVI avait répondu: Oui, s'il parvient à la claire conclusion de ne plus être en mesure d'accomplir le devoir qui lui a été confié, physiquement, intellectuellement et spirituellement. Il aurait alors le droit et probablement aussi le devoir de renoncer à ses fonctions".

"Avec le début de la Sede Vacante, le Pape gagnera d'abord Castelgandolfo. Puis, lorsque seront achevés les travaux d'aménagement en cours, il s'installera dans l'ancien couvent des soeurs de clôture des jardins vaticans. Tout le monde a accueilli l'annonce papale avec admiration. C'est la preuve d'un grand courage, de sa liberté d'esprit, d'une grande conscience de ses responsabilités. Par son pontificat, Benoît XVI a montré sa sollicitude pour les problèmes qui se posent à l'Eglise et au monde".

En principe, le 1 mars débutera l'iter portant à l'élection du nouveau Pape. La date de convocation du conclave n'est pas encore connue, mais comme il n'y aura pas les Novendiales (offices pour le Pontife défunt et ses funérailles), ce qui permet de penser que le successeur de Benoît XVI sera élu pour Pâques. Benoît XVI n'aura aucun rôle dans le conclave de mars 2013, ni dans la gestion de l'Eglise durant la vacance du siège apostolique. La Constitution apostolique ne prévoit d'ailleurs aucune rôle pour le Pape qui s'est retiré.

RETOUR AU 19 AVRIL 2005

Cite du Vatican, 11 février 2013 (VIS). Il y aura bientôt huit ans, le 19 avril 2005, Cardinal Joseph Ratzinger, Doyen du Sacré Collège, fut élu Souverain Pontifie. Le 264 Successeur de l'Apôtre Pierre prit le nom de Benoît XVI.

A 18 h 43', après l'apparition de la fumée blanche, le Cardinal Protodiacre Jorge Arturo Medina Estévez annonça depuis la loggia centrale de la Basilique vaticane:

Annuntio vobis gaudium magnum;
habemus Papam:
Eminentissimum ac Reverendissimum Dominum,
Dominum Josephum
Sancatae Romanae Ecclesiae Cardinalem Ratzinger
qui sibi nomen imposuit Benedictum XVI

C'est avec une grande joie que je vous annonce que
nous avons un Pape,
Le très éminent et très révérend Seigneur Joseph,
Cardinal, de la Sainte Eglise de Rome, Ratzinger
Qui s'est imposé le nom de Benoît XVI.

Le Conclave ayant conduit à l'élection de Benoît XVI s'était ouvert la veille, lundi, en la Chapelle Sixtine après l'Extra Omnes intimé à 17 h 25' par le Maître des Cérémonies et le serment des 115 Cardinaux électeurs. Une première fumée noire était apparue dès 20 h 04'.

Le matin du mardi 19, la seconde fumée noire est sortie à 11 h 52'. Puis la fumée blanche est apparue sur le toit de la Sixtine à 17 h 50'. A 18 h 48', précédé de la croix processionnelle, le Pape Benoît XVI est apparu à la loggia centrale. Avant de prononcer la bénédiction Urbi et Orbi, il a salué la foule rassemblée Place-St.Pierre et dans la Via della Conciliazione: "Chers frères et soeurs, après le grand Pape Jean-Paul II, les Cardinaux m'ont élu moi, un humble et simple ouvrier de la Vigne du Seigneur. Je suis consolé de savoir que le Seigneur sait oeuvrer et agit aussi avec des instruments insuffisants. Et avant tout, je m'en remets à vos prières. Dans la joie du Seigneur ressuscité, confiants dans son aide permanente, nous devons aller de l'avant. Le Seigneur nous aidera et Marie sa Mère sera avec nous. Merci".


COMPOSITION DU CONCLAVE

Cite du Vatican, 11 février 2013 (VIS). Le conclave qui élira le successeur de Benoît XVI sera régi par l'Ordo Rituum Conclavis de la Constitution apostolique Universi Dominici Gregis, en son paragraphe 27. Le Cardinal Camerlingue, qui préside aux sorts de l'Eglise durant la vacance du siège apostolique est le Cardinal Tarcisio Bertone, nommé par Benoît XVI le 4 avril 2007. Les Cardinaux électeurs européens sont 61, latino-américains 19, nord-américains 14, africains 11, asiatiques 11, pour 1 seul provenant de l'Océanie. Ces chiffres peuvent encore varier en fonction de la date d'entrée en conclave, car le Cardinal Walter Kasper atteindra ses 80 ans le 5 mars. Le plus grand groupe est celui des Cardinaux italiens (21). Benoît XVI a créé 67 Cardinaux, les 50 restants étant de son prédécesseur. Le 28 février prochain, les 117 Cardinaux votants logeront reclus dans la Domus S.Marthae du Vatican, par décision de Jean-Paul II, d'où ils gagneront la Chapelle Sixtine pour les votes. Durant tout le conclave ils sont absolument coupés du monde extérieur. Quant au poêle de la chapelle, il fonctionnera selon le système ancestral pour annoncer l'issue des votes.

vendredi 8 février 2013

CONFERENCE SUR LE TRAITE DE L'ELYSEE

Cite du Vatican, 8 février 2013 (VIS). Au nom du Pape, le Cardinal Secrétaire d'Etat a fait parvenir hier un message à la conférence qui se tient près l’Université pontificale grégorienne à l’occasion du cinquantième anniversaire du Traité de l’Elysée, organisée par les ambassades de France et d’Allemagne près le Saint-Siège ("Cinquante années d’amitié franco-allemande au service de l’Europe. L’Union Européenne, un modèle pour d’autres réconciliations?"). Le Cardinal Tarcisio Bertone y écrit notamment que la commémoration d’une étape importante de réconciliation et de compréhension entre français et allemands, rappelle aussi "l’engagement personnel des pères du traité, Charles De Gaulle et Konrad Adenauer. Déjà avant la signature du traité, les deux grands protagonistes de l’Europe d’après guerre, avec leur participation à une messe de réconciliation en la cathédrale de Reims, soulignèrent que la politique se fonde sur des principes qu’elle ne peut pas se donner à elle-même. La loi morale naturelle, inscrite par le Créateur dans le cœur de l’homme, les valeurs et les droits humains modelés par l’Evangile constituent le fondement d’une politique qui se met vraiment au service de la justice et de la paix, ainsi que du progrès de la famille humaine tout entière. C’est sur ce fondement qu’à l’avenir l’action politique devra aussi se construire, afin que tout ce qui a été atteint ensemble ne soit pas sapé par de nouveaux défis et par des intérêts particuliers aveugles, ou ne soit pas non plus abandonné. La paix est une tâche qui dure et qui doit toujours être accomplie à nouveau". C'est dans ces sentiments que le Saint-Père invoque sur les participants, ainsi que sur la France et l’Allemagne, la protection divine pour un avenir de paix et de liberté de toute l’Europe. Parmi les participants, Mme.Annegret Kramp-Karrenbauer, Ministre Président du Land de Sarre et Chargée des relations franco-allemandes, M.Michel Barnier, Commissaire européen pour le marché intérieur et les services financiers, M.Jacques Santer, ancien Président de la Commission européenne.

DECES DU CARDINAL CHELI

Cite du Vatican, 8 février 2013 (VIS). Le Saint-Père a fait parvenir un télégramme de condoléances à l'Evêque d'Asti (Italie), à la suite du décès, à 94 ans, du Cardinal Giovanni Cheli, Président émérite du Conseil pontifical pour la pastorale des migrations. Il y rappelle sa carrière de Curie, son service en Secrétairerie d'Etat, puis ses fonctions d'Observateur près les Nations-Unies, et enfin sa présidence du Conseil pour la pastorale des migrations. Il laisse également le souvenir d'une existence entièrement vécue à l'enseigne de sa vocation sacerdotale, attentive aux besoins des fidèles et en particulier à la formation chrétienne de la jeunesse. La messe de funérailles du Cardinal Cheli sera présidée par le Cardinal Doyen, demain à 17 h à l'autel de la Cathedra de la Basilique vaticane.

AUDIENCES

Cité du Vatican, 8 février 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audiences séparées:

Le Cardinal Willem Jacobus Eijk, Archevêque d'Utrecht (Pays-Bas).

Dix prélats de la Conférence épiscopale du Latium (Italie), en visite Ad Limina:

Mgr.Vincenzo Pelvi, Ordinaire militaire.

Mgr.Vincenzo Apicella, Evêque de Velletri-Segni.

Mgr.Marcello Semeraro, Evêque d'Albano.

Mgr.Gino Reali, Evêque de Porto-Santa Rufina.

Mgr.Ernesto Mandara, Evêque de Sabina-Poggio Mirteto.

Mgr.Domenico Sigalini, Evêque de Palestrina.

Mgr.Mauro Parmeggiani, Evêque de Tivoli.

Mgr.Raffaello Martinelli, Evêque de Frascati.

Dom Mauro Meacci, OSB, Abbé de l'abbaye territoriale de Subiaco.

Le P.Emiliano Fabbricatore, OSBI, Archimandrite et Exarque de l'abbaye territoriale de Grottaferrata.

Le Cardinal Angelo Sodano, Doyen du Sacré Collège.


AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 8 février 2013 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Michele Pennisi, Archevêque de Monreale (superficie 1.509, population 233.010, catholiques 229.892, prêtres 134, diacres 7, religieux 190), en Italie. Jusqu'ici Evêque de Piazza Armerina (Italie), il succède à Mgr.Salvatore Di Cristina, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.

jeudi 7 février 2013

CULTURE ET PASTORALE DE LA JEUNESSE

Cite du Vatican, 7 février 2013 (VIS). A l'occasion de leur assemblée plénière, consacrée aux cultures émergentes parmi les jeunes, le Pape a reçu le Conseil pontifical pour la culture, qu'il a salué pour son apport "à l'action de l'Eglise auprès de la jeunesse. La jeunesse est une réalité complexe qu'on ne saurait limiter à un univers culturel homogène". Il s'agit plutôt d'un horizon "caractérisé par une pluralité de visions, de perspectives de de stratégies". Or on enregistre dans la société un climat d'instabilité diffuse. "L'incertitude et la fragilité de nombre de jeunes les pousse souvent à la marginalité, les rendant presque invisibles et absents dans les mécanismes socio-culturels... La sphère affective et émotionnelle est fortement marquée par ce climat, qui s'exprime notamment par des phénomènes apparemment contradictoires comme la mise en spectacle de la vie privée ou un repli individualiste voire narcissique... La dimension religieuse, la foi et l'appartenance à l'Eglise sont souvent vécues comme une affaire privée. Certes les manifestations positives ne manquent pas, comme le volontariat ou des expériences de foi profonde et sincère. Un peu partout dans le monde, on "enregistre des efforts pour bâtir une société respectueuse de la liberté et de la dignité de tous, des petits et des faibles avant tout. Réconfortants, ils aident à dresser un tableau précis et objectif des cultures émergentes dans la jeunesse. On ne saurait se contenter de lire les comportements culturels des jeunes à l'aide de critères préfixés devenus des lieux communs, ou de les analyser à l'aide de méthodes dépassés qui partent de catégories culturelles obsolètes. Nous sommes en présence d'une réalité complexe mais fascinante qui doit être comprise en profondeur et abordée avec empathie. Il faut savoir en identifier axes et développements". Avec leurs expressions culturelles et leurs attentes, beaucoup de jeunes dans le Tiers Monde sont "un défi lancé à la société globale de la consommation, à la culture des privilèges acquis par un petit nombre d'occidentaux. Ces cultures émergentes sont d'autant plus importantes qu'elles révèlent un appel à l'aide ou une provocation que l'Eglise comme la société ne sauraient ni ignorer ni négliger".

Puis Benoît XVI a rappelé avoir plusieurs fois parlé d'alarme éducative, qui intéresse "plusieurs dimensions de la personne et de ses relations fondamentales...comme les difficultés d'emploi, de fidélité face aux responsabilités. Il s'agit pour l'avenir du monde et de l'humanité d'un appauvrissement qui n'est pas seulement socio-économique mais avant tout spirituel. Sans espérance, les jeunes n'avanceraient pas et n'entreraient pas dans les dynamiques de l'histoire, avec leur vitalité et leur capacité d'anticipation. On se retrouverait dans un monde replié sur lui même, sans confiance en soi ni regard positif sur le lendemain. Conscients de tant de problèmes, qui touchent aussi à la foi et à l'appartenance à l'Eglise, nous devons renouveler notre confiance dans la jeunesse et réaffirmer l'intérêt que l'Eglise porte à sa condition et à ses modes culturels. L'Eglise doit en faire des points incontournables de son action pastorale... Confiante dans les jeunes et dans leur énergie, l'Eglise place en eux ses espoirs. Elle a besoin de leur vitalité pour continuer avec un nouvel élan la mission que le Christ lui a confiée. J'espère donc vivement que l'Année de la foi soit également pour les jeunes une occasion de redécouvrir et renforcer leur amitié avec le Christ, de qui vient la joie et l'enthousiasme nécessaires à la transformation des cultures et des sociétés".

AUDIENCE A LA FRATERNITE ST.CHARLES BORROMEE

Cite du Vatican, 7 février 2013 (VIS). Hier, le Saint-Père a brièvement reçu les membres de la Fraternité sacerdotale St.Charles Borromée, une société de vie apostolique née du mouvement Communion et Libération et fondé avant d'être prêtre Mgr.Massimo Camisasca, aujourd'hui Evêque de Reggio Emilia-Guastalla (Italie). Etaient présents l'Abbé Paolo Sottopietra, supérieur de la Fraternité, et l'Abbé Julián Carrón, Président de CL. Evoquant le défunt fondateur, Benoît XVI a rappelé "sa foi, sa joie, sa force et la richesse de ses idées, sa créativité dans la foi. Une amitié est née entre nous et grâce à lui j'ai mieux connu la communauté... J'ai également connu Massimo Camisasca, avec qui nous avons discuté de tant de choses. J'ai connu sa créativité artistique, sa capacité à voir et interpréter les signes des temps, sa grande compétence de prêtre éducateur... C'est donc bien de voir grandir une fraternité sacerdotale dans l'esprit de saint Charles Borromée qui demeure un modèle de grand pasteur, stimulé par l'amour du Christ et attentif aux petits qu'il aime en faisant croître la foi et grandir l'Eglise. Votre société est désormais solide et elle suscite des vocations. Mais il y a besoin d'ouverture afin de trouver, d'accompagner, d'aider et guider ces vocations vers la maturité. De ce grand effort de formation je remercie Mgr.Camisasca. L'éducation est plus que jamais fondamentale pour la croissance de la vérité, pour la croissance de notre conscience d'être fils de Dieu et frères du Christ".
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