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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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vendredi 15 mai 2009

LA TOMBE VIDE PARLE D'ESPERANCE


CITE DU VATICAN, 15 MAI 2009 (VIS).Vers 10 h le Pape est entré au St.Sépulcre, après avoir été accueilli par les délégués des trois confessions qui en ont la gestion, l'Eglise orthodoxe, l'Eglise catholique et l'Eglise arménienne, même si les Coptes orthodoxes, les Syriens orthodoxes et les Ethiopiens en ont également l'usage. Selon la tradition, le Saint-Sépulcre est le lieu de la crucifixion, de la sépulture et de la résurrection du Christ. Dans l'entrée de la basilique se trouve la Pierre de l'Onction, une dalle de calcaire rose, entourée de candélabres et surmontée de huit lampes, qui correspond à la XIII Station de la Via Crucis. Selon la tradition, il s'agit du lieu où le corps de Jésus aurait été préparé pour la sépulture, non loin de la croix. Au centre de la rotonde se trouve le Sépulcre, le lieu de la sépulture correspondant à la XIV Station, protégé par un édicule rectangulaire. Son entrée est ornée de lampes d'argent, et les trois scènes de la Résurrection placées au-dessus correspondent aux traditions latine, grecque et arménienne. La petite porte de bois demeure toujours ouverte, sauf lorsque le célébrant grec ou arménien doit demeurer seul selon les prescriptions de leur liturgie. La petite chapelle intermédiaire est appelée Chapelle de l'Ange, à cause de l'annonce de la Résurrection aux Saintes Femmes. Une autre petite porte permet l'accès à la chambre mortuaire. Une dalle de marbre recouvre le banc funéraire originel où fut placé le corps du Christ. Les travaux de restauration de l'ensemble monumental commencèrent en 1971 et en 1994 les trois entités co-propriétaires ont décidé de restaurer la coupole de l'Anastasis, oeuvre achevée en 1997.

Après avoir prié sur la Pierre de l'Onction, Benoît XVI est descendu se recueillir dans le tombeau. Ensuite, après les saluts du Custode de Terre Sainte et du Patriarche latin, le Saint-Père a prononcé un bref discours: "L'Evêque de Rome, se tient devant ce même tombeau vide et contemple le mystère de la Résurrection... Ici, le Christ est mort et est ressuscité pour ne plus jamais mourir. Ici, l'histoire de l'humanité a été changée de manière décisive. Le long règne du péché et de la mort a été brisé en morceaux par le triomphe de l'obéissance et de la vie. Le bois de la Croix expose crûment la vérité concernant le bien et le mal... Ici, le Christ, nouvel Adam, nous a montré que le mal n'a jamais le dernier mot, que l'amour est plus fort que la mort, que notre avenir, l'avenir de toute l'humanité, est entre les mains d'un Dieu fidèle et bon... Le tombeau vide nous parle d'espérance, de l'espérance qui ne déçoit pas parce qu'elle est don de l'Esprit de vie. C'est là le message que je désire vous laisser aujourd'hui, à la fin de mon pèlerinage en Terre Sainte. Que l'espérance se lève, toujours nouvelle, par la grâce de Dieu, dans le cœur de toutes les personnes qui vivent en Terre Sainte! Puisse-t-elle prendre racine dans vos cœurs, être l'hôte de vos familles et de vos communautés

Evoquant ensuite l'Eglise en Terre Sainte, "qui a si souvent fait l'expérience de l'obscur mystère du Golgotha", le Pape a dit qu'elle ne doit jamais cesser "d'être l'intrépide héraut du message d'espérance que le tombeau vide proclame. L'Evangile nous enseigne que Dieu peut faire toutes choses nouvelles, que l'histoire ne se répète pas, que les mémoires peuvent être guéries, que les fruits amers de la récrimination et de l'hostilité peuvent être dépassés, et qu'un avenir de justice, de paix, de prospérité et de coopération peut se lever...pour la famille humaine tout entière... Cette antique église de l'Anastasis rend un témoignage muet aussi bien aux lourdeurs de notre passé, avec ses erreurs, ses incompréhensions et ses conflits, qu'à la promesse de gloire qui continue de rayonner du tombeau vide du Christ... Aujourd'hui encore la grâce de la Résurrection est à l'œuvre en nous! Puisse la contemplation de ce mystère stimuler nos efforts, au niveau personnel tout comme dans la communauté ecclésiale, en vue d'une croissance dans la vie selon l'Esprit par la conversion, la pénitence et la prière! Puisse-t-elle nous aider à surmonter, par la puissance de ce même Esprit, les conflits et les tensions qui viennent de la chair et enlever les obstacles, aussi bien intérieurs qu'extérieurs, qui entravent notre progression dans le témoignage commun rendu au Christ et à la puissance de réconciliation de son amour... C'est sur ces paroles d'encouragement que s'achève mon pèlerinage aux lieux saints de notre rédemption et de notre renaissance dans le Christ. Je prie pour que l'Eglise en Terre Sainte tire toujours une nouvelle vigueur de sa contemplation du tombeau vide du Sauveur. Dans ce tombeau, elle est appelée à ensevelir toutes ses inquiétudes et ses craintes, afin de ressusciter chaque jour et de continuer son pèlerinage à travers les rues de Jérusalem, sur les route de Galilée et au-delà, proclamant le triomphe du pardon du Christ et de la promesse de la vie nouvelle".

Ensuite, Benoît XVI s'est rendu dans la chapelle de l'Apparition pour prier devant le Saint Sacrement, puis sur le site du Calvaire, avant de gagner en voiture le Patriarcat arménien de Jérusalem.
PV-ISRAEL/SEPULCRE/JERUSALEM VIS 20090515 (870)

APPEL A LA PAIX


CITE DU VATICAN, 15 MAI 2009 (VIS). Le Saint-Père est arrivé à l'aéroport Ben Gurion de Tel Aviv à 13 h 30' locale, où l'attendait le Président de l'Etat d'Israël, M.Shimon Peres, et le Premier Ministre, M.Benjamin Netanyahu. Dans son discours de congé le Pape a évoqué ses "fructueuses discussions avec les autorités tant en Israël que dans les Territoires palestiniens", confiant avoir été "témoin des grands efforts des gouvernements pour garantir le bien-être de la population". Puis il a cité ses rencontres avec les représentants de l'Eglise catholique et ceux des autres Eglises et communautés ecclésiales, ainsi qu'avec les chefs des autres religions. La Terre Sainte, a dit Benoît XVI, "est un terrain fertile pour l'œcuménisme et le dialogue inter-religieux et je prie pour que la riche variété des témoignages religieux dans la région fructifie dans un développement respectueux et une entente mutuelle".

Il a ensuite rappelé que le jour de son arrivée en Israël, il avait planté un olivier avec le Président Peres dans le jardin de la résidence présidentielle. "L'olivier, comme vous le savez est une image que saint Paul utilisait pour décrire les étroites relations entre les chrétiens et les juifs...puisque l'Eglise des Gentils est comme un greffon inséré dans l'olivier cultivé par le Peuple de l'Alliance. Nous sommes nourris par les mêmes racines spirituelles. Nous nous rencontrons comme des frères, des frères qui ont parfois eu dans leur histoire une relation tendue mais qui s'engagent maintenant fermement à construire les ponts d'une amitié durable".Benoît XVI a défini sa visite au Mémorial Yad Vashem en commémoration des victimes de l'Holocauste comme "un des moments les plus solennels" de sa présence en Israël et a ajouté que sa rencontre avec quelques survivants de la Shoah lui avait rappelé sa visite, il y a trois ans, au camp d'extermination d'Auschwitz, où tant de juifs...furent exterminés brutalement par un régime sans Dieu qui propageait une idéologie d'antisémitisme et de haine. Ce terrible chapitre de l'histoire ne doit jamais être oublié ou nié. Au contraire, ces sombres souvenirs doivent renforcer notre détermination à nous rapprocher davantage comme des branches du même olivier, nourris des mêmes racines et unis par l'amour fraternel". Je suis venu, a-t-il ajouté, "comme ami des israéliens, tout comme je le suis du peuple palestinien. Des amis sont heureux ensemble et sont tristes lorsqu'ils se voient souffrir. Aucun ami des Israéliens ou des Palestiniens ne peut pas ne pas être attristé par les tensions incessantes entre vos deux peuples. Aucun ami ne peut cesser de pleurer pour la souffrance et les pertes de vies que les Israéliens et les Palestiniens ont eu à subir ces six dernières décennies".

"Plus jamais de sang! Plus jamais de luttes! Plus jamais de terrorisme! Plus jamais de guerre!", a lancé le Saint-Père à l'attention des peuples de la Terre Sainte. "Rompons le cercle de la violence!... Que s'établisse une paix durable basée sur la justice, qu'une réconciliation ait lieu qui cicatrise les blessures de la société! Que soit universellement reconnu que l'Etat d'Israël a le droit d'exister et de jouir de la paix et de la sécurité à l'intérieur de frontières internationalement reconnues! Que, de la même façon, le peuple palestinien ait droit à une patrie indépendante et souveraine; qu'il ait le droit de vivre avec dignité et de se déplacer en toute liberté! Que la solution pour ces deux Etats soit une réalité et non un rêve! Et que la paix se répande sur cette terre, qu'elle soit lumière des nations pour porter l'espérance à tant de régions affectées par les conflits", s'est exclamé le Pape. "Une des visions les plus tristes au cours de ma visite sur ces terres -a-t-il ajouté- a été celle du mur. Pendant que je passais à côté, j'ai prié pour un avenir où les peuples de Terre Sainte vivront en paix et en harmonie sans le besoin de ces instruments de sécurité et de séparation, mais en se respectant et en ayant confiance les uns dans les autres et en renonçant à toute forme de violence et d'agression. Je sais combien il est difficile d'atteindre cet objectif. Je sais toute la difficulté de votre tâche et de celle de l'Autorité palestinienne. Mais je vous garantie que mes prières et celles des catholiques du monde entier vous accompagnent pendant que vous poursuivez vos efforts pour atteindre une paix juste et durable dans cette région". Après ce discours, le Saint-Père a embarqué dans l'avion, un B777 de El Al, pour regagner Rome.
PV-ISRAEL/DEPART/TEL AVIV VIS 20090515 (760)

SE LAISSER TRANSFORMER PAR DIEU


CITE DU VATICAN, 14 MAI 2009 (VIS). A 17 h 30' locale, le Saint-Père a présidé les vêpres dans la Basilique de l'Annonciation en présence des évêques, des prêtres, des religieux et religieuses, des mouvements ecclésiaux et des responsables de la pastorale en Galilée. Après le salut de Mgr.Paul Nabil El-Sayyah, Evêque maronite de Haifa et de Terre Sainte, et responsable de la pastorale pour la famille, Benoît XVI a remercié les fidèles maronites de leur présence ainsi que le Patriarcat latin et le Patriarcat melchite. Il a redit sa gratitude aux frères de la Custodie de Terre Sainte pour le soin avec lequel ils veillent sur les lieux saints: "Ce qui est arrivé ici à Nazareth, loin des yeux du monde est un acte singulier de Dieu, une intervention puissante dans le cours de l'histoire, par laquelle un enfant a été conçu pour apporter le salut au monde entier. La merveille de l'Incarnation ne cesse pas de nous mettre au défi et de nous inviter à ouvrir notre esprit aux possibilités sans limites de la puissance transformante de Dieu, de son amour pour nous, de son désir d'union avec nous". L'Incarnation, a-t-il expliqué inaugure "une nouvelle création" et son récit illustre "l'extrême délicatesse de Dieu. Il ne s'impose pas, il ne fait simplement que prédéterminer le rôle que Marie va jouer dans son plan de salut, il sollicite d'abord son consentement. Dans l'acte premier de la Création, il ne pouvait évidemment pas y avoir place pour un consentement de ses créatures, mais pour cette nouvelle Création, c'est ce qu'il fait. Marie représente toute l'humanité. Elle parle en notre nom à tous lorsqu'elle répond à l'invitation de l'ange.... Lorsqu'on réfléchit à ce mystère joyeux, cela nous met dans l'espérance, dans l'espérance certaine que Dieu continue à nous rejoindre dans notre histoire, qu'il continue d'agir avec une puissance créatrice afin d'atteindre des buts qui, à vues humaines, semblent impossibles. Nous...sommes invités...à accueillir le Verbe de Dieu dans nos cœurs, pour que nous soyons rendus capables de répondre à son amour et de nous ouvrir à l'amour les uns envers les autres".

"Dans l'Etat d'Israël et dans les Territoires palestiniens -a rappelé le Pape- les chrétiens sont une minorité. Peut-être vous arrive-t-il parfois de penser que votre voix compte peu. Un grand nombre de vos frères chrétiens ont émigré, espérant trouver ailleurs plus de sécurité et de meilleures perspectives. Votre situation fait penser à celle de la jeune Vierge Marie, qui menait une vie cachée à Nazareth, avec bien peu de moyens humains en termes de richesse et d'influence". Evoquant ensuite évoqué les paroles du Magnificat, Dieu a jeté les yeux sur l'abaissement de sa servante, il a comblé de biens les affamés, il s'est exclamé: "Ayez le courage d'être fidèles au Christ et demeurer ici, sur cette terre qu'il a sanctifiée par sa présence! Comme Marie, vous avez un rôle à jouer dans le plan de salut de Dieu... Pour cela, il est essentiel que vous soyez unis entre vous, afin que l'Eglise en Terre Sainte puisse être clairement reconnue comme le signe et le moyen de l'union intime avec Dieu et de l'unité de tout le genre humain... Votre unité dans la foi, l'espérance et l'amour est fruit de l'Esprit qui demeure en vous, et qui vous rend capables d'être des instruments efficaces de la paix de Dieu, pour être les artisans d'une réconciliation véritable entre les différents peuples qui reconnaissent en Abraham leur père dans la foi". Après la cérémonie, le Pape a regagné en hélicoptère Jérusalem, où il a passé la nuit à la délégation apostolique.
PV-ISRAEL/VEPRES/NAZARETH VIS 090515 (610)

PARFAIRE NOTRE COMMUNION


CITE DU VATICAN, 15 MAI 2009 (VIS). Après avoir sa messe privée, le Saint-Père s'est rendu à 9 h au Patriarcat orthodoxe de Jérusalem où il a participé à une rencontre œcuménique. Il a été accueilli par SB Théophile III, Patriarche de la Cité sainte de Jérusalem et de toute la Palestine. Dans son discours aux représentants des communautés chrétiennes de Terre Sainte, Benoît XVI a d'abord prié pour que cette rencontre "donne un nouvel élan aux travaux de la Commission internationale pour le dialogue théologique entre l'Eglise catholique et les Eglises orthodoxes, s'ajoutant aux fruits récents du document de Ravenne et d'autres initiatives conjointes".

Après avoir dit qu'en mourant sur la croix, "Jésus a révélé l'amplitude de son désir d'attirer tous les hommes à lui", le Pape a ajouté que "notre mission tient dans ce souffle, à travers la rédemption qui unie! C'est alors une petite merveille, lorsque, dans notre désir brûlant de porter le Christ aux autres, de faire connaître son message de réconciliation, nous éprouvons la honte de nos divisions".
Cependant, a-t-il poursuivi, fortifiés par l'Esprit-Saint, "nous trouverons l'énergie pour redoubler nos efforts pour parfaire notre communion, pour la rendre totale, pour porter un témoignage commun à l'amour du Père qui envoie son Fils afin que le monde puisse connaître son amour pour nous". I a ensuite ajouté qu'il est donc "impératif que les responsables chrétiens et leurs communautés rendent un témoignage vibrant de ce que notre foi proclame: la Parole éternelle, qui est entrée dans le temps et l'espace de cette terre, Jésus de Nazareth, qui a marché dans ces rues, par ses enseignements et ses actions appelle les hommes de toutes les époques à entrer dans sa vie de vérité et d'amour... Le plus grand service que les chrétiens de Jérusalem puissent offrir à leurs concitoyens est l'éducation d'une future génération de chrétiens bien formés et engagés, sérieux dans leur désir de contribuer généreusement à la vie civique et religieuse de cette ville unique et sainte. La priorité fondamentale de tout responsable chrétien est de nourrir la foi des personnes et des familles confiées à sa sollicitude pastorale. Ce souci pastoral commun assurera que vos rencontres régulières sont marquées par la sagesse et la charité fraternelle nécessaires pour vous soutenir les uns les autres et pour partager à la fois les joies et les difficultés particulières qui marquent la vie de votre peuple".

Benoît XVI a conclu en espérant que "les aspirations des chrétiens de Jérusalem soient comprises comme concordantes avec les aspirations de tous ses habitants quelles que soient leurs religions: l'exercice de la liberté religieuse, la coexistence pacifique et, pour les jeunes en particulier, un accès ouvert à l'enseignement et à l'emploi, la possibilité de trouver des logements convenables, en particulier pour les familles, et l'opportunité de bénéficier et de contribuer à la stabilité économique". A la fin de la rencontre, le Pape s'est rendu au St.Sépulcre.
PV-ISRAEL/RENCONTRE OECUMENIQUE/JERUSALEM VIS 090515 (490)

FIDELES AUX LOIS DU CREATEUR


CITE DU VATICAN, 14 MAI 2009 (VIS). Après son entretien avec le chef du gouvernement israélien, Benoît XVI a gagné l'auditorium contigu à la Basilique de l'Annonciation, où il a retrouvé les chefs religieux de la Galilée. Après l'introduction de Mgr.Giacinto-Boulos Marcuzzo, Vicaire patriarcal latin pour Israël, il a salué un à un des représentants des communautés chrétiennes, juive, musulmane et druze.

Le fait que le monde est un don de Dieu, a déclaré Benoît XVI, "est la perspective à partir de laquelle les chrétiens envisagent la création et la considèrent comme ayant une raison et un but... Le monde a été voulu par Dieu et révèle sa splendeur glorieuse. Au cœur de toutes les traditions religieuses il y a aussi la conviction que la paix elle aussi est un don de Dieu, même si elle ne peut pas être atteinte sans les efforts de l'homme... Nous ne pouvons pas agir avec le monde selon notre bon plaisir, car nous sommes appelés à rendre nos choix conformes aux lois inscrites par le Créateur dans l'univers et à mettre nos actions en accord avec la bonté divine qui imprègne tout le monde créé".

Chacune des traditions religieuses, a poursuivi le Pape, "dispose d'un puissant potentiel pour promouvoir une culture de paix, en particulier par l'enseignement et la prédication des valeurs spirituelles les plus profondes de notre commune humanité. En formant le cœur des jeunes, nous formons l'avenir de l'humanité elle-même. Les chrétiens s'unissent volontiers aux juifs, aux musulmans, aux druzes et aux membres d'autres religions dans le désir de protéger les enfants contre le fanatisme et la violence, tout en les préparant à être les bâtisseurs d'un monde meilleur". Il a ensuite encouragé ses hôtes a favoriser l'accueil des nombreux pèlerins qui parcourent la Galilée: "Représentant différentes traditions religieuses, vous partagez le désir de contribuer au mieux-être de la société, rendant ainsi témoignage aux valeurs spirituelles et religieuses qui sont un soutien pour la vie publique. Je peux vous assurer de l'engagement de l'Eglise catholique à s'unir à vous dans cette noble entreprise". Après son intervention, un représentant juif a invité l'assemblée à s'unir à lui pour invoquer la paix de Dieu. Se prenant par la main, les représentants des diverses religions ont brièvement prié de concert. Puis le Saint-Père est descendu à la Grotte de l'Annonciation.

En 1730, la crypte de l'église franciscaine englobait la grotte considérée comme la maison de la Sainte Famille. Erigée en paroissiale, elle fut agrandie en 1877, puis détruite en 1959 pour faire place à l'édifice actuel, visitée par Paul VI avant sa dédicace de 1969. Sur le haut de la façade principale on trouve une statue du Rédempteur, et au-dessous la représentation de l'Annonciation avec les quatre évangélistes. La façade sud est consacrée à Marie adolescente. L'édifice est à deux niveaux et un accès central conduit à la Grotte où l'autel franciscain du XVII siècle portant l'inscription: "Verbum caro hic factum est" (ici le Verbe se fit chair). L'église haute est consacrée à l'exaltation de la Vierge, Mère de Dieu fait homme. Les murs proposent la dévotion mariale dans les principaux sanctuaires du monde. La coupole mesure 55 m de haut et le pavement en marbre polychrome présente en huit tableaux le magistère de l'Eglise relatif à Marie: la Mère de Dieu, son Assomption, sa Virginité, l'Immaculée Conception, sa Médiation universelle, sa Sainteté parfaite, sa Dignité royale et sa Maternité spirituelle.
PV-ISRAEL/ANNONCIATION/NAZARETH VIS 090515 (580)

jeudi 14 mai 2009

AUTRES ACTES PONTIFICAUX


CITE DU VATICAN, 14 MAI 2009 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

-Mgr.Francis Xavier Kriengsak Kovithavanij, Archevêque de Bangkok (superficie: 18.831, population: 12.860.320, catholiques: 110.694, prêtres: 219, religieux: 722), en Thaïlande. Jusqu'ici Evêque de Nakhon Sawan (Thaïlande), il succède au Cardinal Michael Kitbunchu, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.

-Mgr.Harold Anthony Perera, Evêque de Kurunegaka (superficie: 4.763, population: 1.508.851, catholiques: 51.952, prêtres: 46, religieux: 63), au Srilanka. Jusqu'ici Evêque de Galle (Srilanka), il succède à Mgr.Antholy Leopold Raymond Peiris, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.
NER:RE/.../... VIS 090514 (110)

ETEINDRE CE QUI DRESSE DES MURS


CITE DU VATICAN, 13 MAI 2009 (VIS). Après sa visite à l'hôpital pédiatrique de Bethléem, le Pape s'est rendu en papamobile au Camp de réfugiés Aïda, à 2 km de distance. C'est un des camps accueillant les 1.300.000 réfugiés palestiniens causés par la guerre d'indépendance d'Israël en 1948 et par la guerre israélo-arabe de 1967. Fort de 5.000 personnes, il est un exemple de coexistence entre musulmans et chrétiens. Dans les Territoires palestiniens de Cisjordanie et de Gaza vivraient entre 3 et 4 millions de personnes. En outre, selon les Nations-Unies, les réfugiés palestiniens étaient l'an dernier 1.700.000 en Jordanie, 409.000 au Liban et 120.000 en Syrie.

Ma visite de ce camp, a dit Benoît XVI, "m'offre l'occasion d'exprimer ma solidarité à tous les palestiniens qui n'ont pas de maison et qui attendent de pouvoir retourner sur leur terre natale, ou d'habiter de façon durable dans une patrie qui leur soit propre". Puis il a salué l'action de l'Office de secours et de travaux des Nations-Unies pour les Réfugiés de Palestine et exprimé sa reconnaissance à la multitude d'hommes et de femmes venus du monde entier et qui offrent leur aide, ici et dans les autres camps de la région". Soulignant la grande importance de l'éducation, il a encouragé les familles à soutenir leurs enfants dans leurs études et dans la cultivation de leurs talents, "de sorte qu'à l'avenir ne manque pas le personnel qualifié pour occuper les fonctions dirigeantes dans la Communauté palestinienne... Je sais que beaucoup de vos familles sont divisées, à cause d'emprisonnement de membres ou de la limitation de la liberté de déplacement, et que beaucoup d'entre vous ont connu le deuil. Mon cœur va vers tous ceux qui ont ainsi souffert. Soyez assurés que tous les réfugiés palestiniens à travers le monde, spécialement ceux qui ont perdu leurs maisons et des êtres chers durant le récent conflit à Gaza, sont présents dans mes prières".

Puis il salué le beau travail réalisé par nombres d'organismes de l'Eglise en faveur des réfugiés ici et dans les autres parties des Territoires palestiniens, telle la Mission pontificale pour la Palestine ou les franciscaines missionnaires du Cœur immaculée de Marie, qui "nous invite à faire mémoire de la figure charismatique de François, ce grand apôtre de la paix et de la réconciliation... Je dit aussi toute ma reconnaissance pour la contribution exceptionnelle que les différents membres de la famille franciscaine apportent aux populations de cette région, se faisant des instruments de paix... Combien les gens de ce camp, de ces territoires, et de la région tout entière attendent la paix! En ces jours, ce long désir prend un relief particulier quand vous vous souvenez des événements de mai 1948 et du conflit non résolu qui s'en suit depuis. L'exode massif de la population arabe locale débuta le 15 mai 1948 dès le retrait de la Grande-Bretagne, fixé par la résolution 181 des Nations-Unies de novembre 1947."Vous vivez depuis dans des conditions précaires et difficiles, avec des possibilités limitées de trouver un emploi. Il est compréhensible que vous vous sentiez souvent frustrés. Vos aspirations légitimes à un logement stable, à un Etat palestinien indépendant, demeurent non satisfaites. Au contraire, vous vous trouvez piégés, comme beaucoup d'autres en cette région et à travers le monde sont piégés, dans une spirale de violence, d'attaque et de contre-attaque, de vengeance et de destruction continuelle. Le monde entier espère que cette spirale soit brisée afin que la paix mette fin à ces hostilités continuelles. Ici, en voyant ce mur, nous ressentons le point mort auquel semblent être arrivés israéliens et palestiniens".

"Dans un monde où les frontières sont de plus en plus ouvertes, pour le commerce, pour les voyages, pour le déplacement des personnes, pour les échanges culturels, il est tragique de voir des murs continuer à être construits. Comme il nous tarde de voir les fruits d'une tâche bien plus difficile, celle de construire la paix! Prions constamment pour la fin des hostilités qui sont à l'origine de ce mur! De part et d'autres du mur, un grand courage est nécessaire pour dépasser la peur et la défiance, pour résister au désir de se venger des pertes ou des torts subis. Il faut de la magnanimité pour rechercher la réconciliation après des années d'affrontement. Pourtant l'histoire a montré que la paix ne peut advenir que lorsque les parties en conflit sont désireuses d'aller au-delà de leurs griefs et de travailler ensemble pour des buts communs, prenant chacune au sérieux les inquiétudes et les peurs de l'autre et s'efforçant de créer une atmosphère de confiance. Il faut de la bonne volonté pour prendre des initiatives imaginatives et audacieuses en vue de la réconciliation. Si chaque partie insiste en priorité sur les concessions que doit faire l'autre, le résultat ne peut être qu'une impasse".

"L'aide humanitaire, telle celle qui est fournie à ce camp, a un rôle essentiel à jouer, mais la solution à long terme à un conflit tel que celui-ci ne peut être que politique. Personne n'attend que les Palestiniens et les Israéliens y parviennent seuls. Le soutien de la communauté internationale est vital, et c'est pourquoi, je lance un nouvel appel à toutes les parties concernées pour jouer de leur influence en faveur d'une solution juste et durable, respectant les requêtes légitimes de toutes les parties et reconnaissant leur droit de vivre dans la paix et la dignité, en accord avec la loi internationale. En même temps, toutefois, les efforts diplomatiques ne pourront aboutir heureusement que si les palestiniens et les israéliens ont la volonté de rompre avec le cycle des agressions". Benoît XVI a conclu en renouvelant son appel à un engagement profond des chrétiens à "cultiver la paix et la non-violence, suivant l'exemple de saint François et des autres grands artisans de paix. La paix doit commencer à la maison, dans la famille, dans le cœur. Je continue de prier pour que toutes les parties du conflit qui se déroule sur ces terres aient le courage et l'imagination nécessaires pour emprunter le difficile mais indispensable chemin de la réconciliation. Puisse la paix fleurir à nouveau sur cette région Puisse Dieu bénir son peuple en lui offrant la paix!". Après cette visite, il a gagné en voiture la résidence présidentielle de Bethléem pour s'entretenir avec le Président Abbas et l'Autorité nationale palestinienne.
PV-TERRITOIRES/CAMP/BETHLEEM VIS 090514 (1060)

PAIX, LIBERTE ET STABILITE


CITE DU VATICAN, 13 MAI 2009 (VIS). A 18 h à Bethléem, le Saint Père a été reçu par le Président de l'Autorité palestinienne, M.Mahmoud Abbas, et a rencontré un groupe d'habitants de Gaza et de Cisjordanie. Après avoir remercié ses hôtes pour la "grande délicatesse" dont il a été entouré, Benoît XVI a ajouté que la journée passée dans les Territoires palestiniens avait vraiment été mémorable. Evoquant le mur construit sur leurs terres, il a dit: "Si les murs peuvent être facilement construits, nous savons qu'ils ne sont pas éternels. Ils peuvent être abattus. Mais avant de les abattre, il est nécessaire d'ôter les murs construits autour de nos cœurs, les barrières érigées contre nos voisins... C'est pourquoi, je désire lancer à nouveau un appel à l'ouverture et à la générosité d'esprit, en vue de mettre fin à l'intolérance et à l'exclusion... Il y a toujours des raisons d'espérer qu'il puisse être résolu, et que les efforts patients et persévérants de ceux qui travaillent pour la paix et la réconciliation, porteront des fruits en fin de compte. Mon souhait sincère pour vous, peuple de Palestine, est que cela arrivera bientôt pour vous permettre de jouir de la paix, de la liberté et de la stabilité dont vous avez été privés depuis si longtemps".

Benoît XVI a enfin assuré ses hôtes qu'il profiterait de toutes les opportunités pour "encourager ceux qui sont engagés dans les négociations de paix à travailler ensemble pour une solution juste qui respecte les aspirations légitimes des deux parties. Pas important dans cette direction, le Saint-Siège cherche à établir rapidement, conjointement avec l'Autorité palestinienne, la Commission bilatérale permanente de travail qui fut envisagée par l'Accord de base, signé le 15 février 2000".
PV-TERRITOIRES PALESTINIENS/DEPART/BETHLEEM VIS 090514 (300)

CARACTERE SACRE DE LA FAMILLE


CITE DU VATICAN, 14 MAI 2009 (VIS). Ce matin, le Saint-Père s'est rendu en hélicoptère à Nazareth, ville de l'Annonciation et de la Sainte Famille, à une centaine de km de Jérusalem. Il y a rejoint le Mont du Précipice pour célébrer la messe de clôture de l'Année de la famille, organisée par l'Eglise catholique en Terre Sainte. Accueilli par les Maires de Nazareth et de Illit, par le Vicaire patriarcal latin pour Israël, Mgr.Giacinto-Boulos Marcuzzo, et par Mgr.Paul Nabil Sayyah, Evêque maronite de Haifa et de Terre Sainte, il a salué les fidèles rassemblés dans un amphithéâtre à proximité d'une forêt et dédié à Jean XXIII. Après le salut de Mgr.Elias Chacour, Evêque melchite de Galilée, il a présidé la messe, à laquelle assistait le Président de l'Etat d'Israël, M.Shimon Peres.

A l'homélie, le Saint-Père a dit que devant Marie, Joseph et Jésus, nous sommes portés à considérer le caractère sacré de la famille qui "selon le plan de Dieu, est fondée sur la fidélité d'un homme et d'une femme unis pour toute la vie dans l'alliance du mariage et ouverts au don divin de la vie. Les hommes et les femmes de notre temps ont un tel besoin de redécouvrir et de faire leur cette vérité fondamentale, qui est à la base de la société! Et combien est important le témoignage de couples mariés pour la formation de consciences droites et l'édification d'une civilisation de l'amour! Chacun dans la famille, du plus petit des enfants ou du parent le plus âgé, est apprécié pour lui-même... On perçoit quelque chose du rôle essentiel de la famille comme première pierre d'une société accueillante et bien organisée. Et nous pouvons prendre aussi la mesure, à l'intérieur d'une communauté plus large, des devoirs de l'Etat en vue de soutenir la famille et ses droits propres, afin aussi de faire en sorte que toutes les familles puissent vivre et s'épanouir dans des conditions dignes".

Dans cette ville de l'Annonciation, on pense naturellement à Marie, la "pleine de grâce", a ajouté le Pape qui a souligné que "Nazareth nous remet en mémoire le besoin que nous avons de reconnaître et de respecter ces dons de Dieu que sont la dignité et le rôle propre des femmes ainsi que leurs charismes et talents particuliers. Que ce soit comme mères de famille, ou bien par leur présence au travail ou dans les institutions de la société ou encore à travers une vocation particulière à suivre le Seigneur par les conseils évangéliques de chasteté, pauvreté et obéissance, les femmes ont un rôle indispensable pour créer cette 'écologie humaine' dont notre monde et cette terre ont un si grand besoin: c'est un environnement où les enfants apprennent à aimer et à accueillir les autres, à être honnêtes et respectueux envers tous, à pratiquer les vertus de miséricorde et de pardon". A travers l'exemple "fort et paternel" de Joseph, Jésus a appris "les vertus d'une piété vigoureuse, la fidélité à la parole donnée, la droiture et le dur labeur. Dans le charpentier de Nazareth, il découvrait comment l'autorité placée au service de l'amour est infiniment plus féconde que le pouvoir qui cherche à dominer. Notre monde a tant besoin d'être guidé par l'exemple, la force paisible d'hommes comme Joseph!".

Benoît XVI a ensuite invités les enfants à aider leurs parents à "découvrir plus pleinement l'amour qui donne à nos vies leur sens le plus profond" et leur a rappelé que "dans la sainte Famille de Nazareth, c'était Jésus qui enseignait à Marie et à Joseph quelque chose de la grandeur de l'amour de Dieu". Puis il a demandé à tous de renouveler leur engagement à être "ferment de respect et d'amour dans le monde qui nous entoure. Ce mont du précipice nous rappelle...que le message du Seigneur était parfois source de contradiction et de conflit pour ses auditeurs. Et ces dernières années, Nazareth a malheureusement connu des tensions, dont le monde entier a eu l'écho, et qui ont entamé les relations entre les communautés chrétiennes et musulmanes. J'invite les personnes de bonne volonté de ces deux communautés à remédier aux dommages qui ont été causés et, dans la fidélité à notre foi commune au Dieu unique, Père de la famille humaine, je leur demande de travailler à construire des ponts et de trouver les moyens de vivre paisiblement ensemble. Que chacun rejette le pouvoir destructeur de la haine et des préjugés, qui porte la mort dans l'âme des personnes avant de tuer les corps!". Benoît XVI a conclu en remerciant ceux qui "s'efforcent...d'éduquer les nouvelles générations sur les chemins de la paix. Je remercie de manière particulière -a-t-il ajouté- les efforts des Eglises locales qui, notamment à travers leurs écoles et leurs institutions de charité, cherchent à briser les murs et à offrir un terrain favorable pour les rencontres, le dialogue, la réconciliation et la solidarité". Il a enfin encouragé les éducateurs à "témoigner avec persévérance de l'Evangile, à garder confiance dans le triomphe de la bonté et de la vérité, et à croire que Dieu donnera la croissance à toute initiative qui tend à l'extension du Royaume de sainteté, de solidarité, de justice et de paix".

A la fin de la messe, le Pape a béni les premières pierres du Centre international de la Famille, du Parc mémorial Jean-Paul II et de l'Université Benoît XVI. Il s'est ensuite rendu au couvent franciscain de Nazareth où il a déjeuner avec les évêques locaux et la communauté. A la fin du repas, il a rencontré en privé, dans une salle du couvent, le premier Ministre israélien, M.Beniamin Netanyahu, puis a rejoint le sanctuaire de l'Annonciation de Nazareth.
PV-ISRAEL/MESSE/MONT PRECIPICE:NAZARETH VIS 090514 (950)

BASILIQUE DE LA NATIVITE ET HOPITAL PEDIATRIQUE


CITE DU VATICAN, 13 MAI 2009 (VIS). A 15 h 15' le Pape a commencé sa visite de la Basilique et de la Grotte de la Nativité. Depuis le Statu Quo ottoman de 1862, réglant la vie religieuse du St.Sépulcre et de Bethléem, la propriété et l'administration du complexe cultuel sont partagées entre catholiques latins (ordre franciscain), grecs orthodoxes et arméniens orthodoxes. Les grecs possèdent l'église, sauf le transept nord qui revient aux arméniens. La Grotte, relevant des franciscains, est divisée entre le secteur de l'autel de la Nativité (propriété des grecs) et celui de l'autel de la Crèche, situé dans la Grotte des rois Mages (propriété des latins). L'église bâtie au flanc de la basilique par les franciscains, dédiée à sainte Catherine, sert au culte catholique. Les deux accès à la Grotte se trouvent de part et d'autre du sanctuaire grec de la Basilique de la Nativité. Il s'agit d'un espace rectangulaire de 12 m sur 3. Les portes de bronze et marbre datent des Croisades. Sous l'autel de la Nativité, dominé par l'abside, se trouve une dalle de marbre ornée d'une grande étoile d'argent avec l'inscription: "Hic de Virgine Maria Iesus Christus natus est" (ici naquit Jésus de la Vierge Marie). A droite du maître autel se trouve la Grotte des Mages, réservée au culte catholique.

Après la visite des sanctuaires, Benoît XVI a gagné le Caritas Baby Hospital, fondé en 1952, par le prêtre suisse Ernst Schnydrig, et géré depuis par son association, la Kinderhilfe Bethleem, et financé par les Conférences épiscopales suisse et allemande. Ayant salué le personnel médical et les franciscaines italiennes, il s'est rendu à la chapelle et à la maternité. Puis il s'est adressé aux jeunes patients et à leurs familles: "Je veux simplement vous dire que le Pape est avec vous Aujourd'hui, il l'est en personne, mais il accompagne chacun de vous spirituellement, et chaque jour, dans ses pensées et dans ses prières, demandant à Dieu de veiller sur vous" Le Saint-Père a ensuite rappelé que le fondateur de cet hôpital pédiatrique le décrivait comme "un des plus petits ponts construits pour la paix. Passé de 40 à 80 lits, et répondant d'année en années aux besoins de milliers d'enfants, ce pont n'est plus aujourd'hui si petit! Il rassemble des personnes de différentes origines, langues et religions, au nom du Règne de Dieu, de son royaume de paix. Je vous encourage chaleureusement à persévérer dans votre mission, faisant preuve de charité à l'égard de tous les malades, des pauvres et des faibles". En cette fête de Notre-Dame de Fatima le Pape a invoqué l'intercession de Marie pour que "l'amour triomphe de la haine, la solidarité de la division, et la paix de toute forme de violence... Nous demandons à votre Fils Jésus de bénir ces enfants et tous les enfants du monde qui souffrent".
PV-TERRITOIRES/BASILIQUE:HOPITAL/BETHLEEM VIS 090514 (490)

mercredi 13 mai 2009

AUTRES ACTES PONTIFICAUX


CITE DU VATICAN, 13 MAI 2009 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Philippe Ouédraogo, Archevêque métropolitain de Ouagadougou (superficie: 9.600, population: 2.152.000, catholiques: 497.540, prêtres: 190, religieuses: 814), au Burkina Faso. Jusqu'ici Evêque de Ouahigouya (Burkina Faso), il succède à Mgr.Jean-Marie Untaani Compaoré, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.
RE:NER/.../OUEDRAOGO:COMPAORE VIS 090513 (70)

CHACUN A SA PLACE EN TERRE SAINTE


CITE DEU VATICAN, 12 MAI 2009 (VIS). Après une brève rencontre avec les consuls généraux de Jérusalem (Belgique, Italie, France, Grèce, Royaume-Uni, Espagne, Etats-Unis, Suède et Turquie), Benoît XVI s'est rendu à 16 h dans la Vallée de Josaphat, qui se trouve en face de la basilique de Gethsémani et du Jardin des oliviers pour y célébrer la messe. Au début de son homélie, il a rappelé les difficultés et les souffrances liées aux conflits de cette terre et les "amères expériences" du déplacement de nombreuses familles. "J'espère -a-t-il dit- que ma venue ici fera comprendre que vous n'êtes pas oubliés, que votre présence persévérante et votre témoignage sont hautement précieux aux yeux de Dieu et importants pour l'avenir de" la région.

"En raison justement des profondes racines que vous avez dans cette terre, de votre culture chrétienne, forte et ancienne, ainsi que de votre confiance inébranlable dans la fidélité de Dieu à ses promesses, vous, chrétiens de Terre Sainte, vous êtes appelés à servir non seulement comme une lumière-témoin de foi pour l'Eglise universelle, mais aussi comme un levain d'harmonie, de sagesse et d'équilibre dans la vie d'une société qui, traditionnellement, a été pluraliste, multi-ethnique et pluri-religieuse et qui continue à l'être". Benoît XVI a souligné que dans cette cité sainte "l'espérance doit toujours se battre contre le désespoir, contre les frustrations et le cynisme, tandis que la paix, qui est don de Dieu et à laquelle il nous appelle, continue à être menacée par l'égoïsme, les conflits, les divisions et par le fardeau des erreurs du passé. C'est pour cela que la communauté chrétienne de cette Cité, où eut lieu la résurrection du Christ et où fut répandu l'Esprit, doit d'autant plus tenir ferme dans l'espérance que donne l'Evangile, s'appuyant sur la promesse de la victoire définitive du Christ sur le péché et la mort, témoignant de la puissance du pardon et rendant visible la nature la plus profonde de l'Eglise qui est d'être signe et sacrement d'une humanité réconciliée, renouvelée et unie dans le Christ, nouvel Adam".

Juifs, musulmans et chrétiens, a-t-il ajouté, considèrent cette ville "comme leur patrie spirituelle. Comme il reste beaucoup à faire pour faire en sorte qu'elle soit véritablement une cité de paix pour tous les peuples, où tous peuvent venir en pèlerinage pour chercher Dieu et écouter sa voix, une voix qui annonce la paix!". Pour que la Cité sainte puisse "vivre en conformité à sa vocation universelle, elle doit être un lieu qui enseigne l'universalité, le respect des autres, le dialogue et la compréhension mutuelle; un lieu où les préjugés, l'ignorance et la peur qui les alimentent, sont mis en échec par l'honnêteté, le bon droit et la recherche de la paix. Il ne devrait pas y avoir place, à l'intérieur de ces murs, pour la violence, l'étroitesse d'esprit, l'oppression et la vengeance. Ceux qui croient en un Dieu miséricordieux, qu'ils se reconnaissent comme juifs, chrétiens ou musulmans, doivent être les premiers à promouvoir cette culture de réconciliation et de paix, sans se laisser décourager par la pénible lenteur des progrès ni par le lourd fardeau des souvenirs du passé". Evoquant alors la "tragique réalité du départ de tant de membres de la communauté chrétienne depuis ces dernières années", et spécialement les jeunes, il a répété ce qu'il a dit en d'autres occasions: "en Terre Sainte, il y a de la place pour tous! En demandant aux autorités civiles de respecter et de soutenir la présence chrétienne ici, je veux également vous assurer de la solidarité, de l'amour et du soutien de toute l'Eglise et du Saint-Siège". Puis il a conclu en demandant aux fidèles de continuer, jour après jour, "à voir et reconnaître dans la foi les signes de la Providence de Dieu et de sa miséricorde infinie...écouter avec une foi et une espérance renouvelées les paroles réconfortantes de la prédication apostolique, et toucher les sources de la grâce dans les sacrements afin d'incarner pour d'autres leur promesse de commencements nouveaux, la liberté qui jaillit du pardon, la lumière intérieure et la paix qui peuvent apporter guérison et espérance dans les réalités humaines les plus sombres". Après la messe, le Pape a gagné la délégation apostolique de Jérusalem pour y dîner et y passer la nuit.
PV-ISRAEL/MESSE/JERUSALEM VIS 090513 (720)

UNE PATRIE POUR LES PALESTINIENS


CITE DU VATICAN, 13 MAI 2009 (VIS). A 8 h 45' locale, Benoît XVI a quitté la Délégation apostolique de Jérusalem pour se rendre, à 10 km de là, au Palais présidentiel de l'Autorité palestinienne à Bethléem. Sur son trajet, il a traversé la frontière entre Israël et les Territoires autonomes palestiniens par la Porte de la tombe de Rachel. Les Territoires autonomes palestiniens sont composés de deux entités géographiques séparées par 30 km de territoire israélien: la Cisjordanie, contiguë avec Israël et la Jordanie, et la Bande de Gaza, limitrophe avec Israël et l'Egypte. Cette entité est reconnue par les Nations-Unies, et par les Accords d'Oslo conclus en 1993 entre Israël et l'Organisation pour la libération de la Palestine. Les territoires sont gouvernés par l'Autorité palestinienne dont le siège est à Ramallah, en Cisjordanie et son Président est M.Mahmoud Abbas. Sur la base des Accords d'Oslo, Bethléem fait partie depuis 1995 des Territoires autonomes palestiniens. Le Palais présidentiel, où le Pape a été accueilli, a été construit par Yasser Arafat, Président de l'OLP et premier Président de l'Autorité nationale palestinienne. Benoît XVI a été accueilli par l'actuel Président, M.Mahmoud Abbas, après quoi il a prononcé un discours: "Mon pèlerinage sur les terres de la Bible ne pouvait pas être complet sans une visite à Bethléem, la Cité de David et le lieu de naissance de Jésus Christ. Je ne pouvais pas non plus venir en Terre Sainte sans accepter la courtoise invitation du Président Abbas de visiter ces Territoires et saluer le peuple palestinien. Je sais combien vous avez souffert et continuez de souffrir à cause des troubles qui affligent cette terre depuis des décennies. Mon cœur s'émeut pour toutes les familles qui n'ont plus de maison pour s'abriter... A ceux d'entre vous qui sont dans le deuil pour la perte de membres de leur famille et d'êtres chers à cause des hostilités et je pense en particulier au récent conflit à Gaza, j'offre l'assurance de ma profonde compassion et de mon souvenir dans la prière. Oui, je vous garde chaque jour dans ma prière, et je supplie instamment le Tout Puissant pour la paix, pour une paix juste et durable, dans les Territoires palestiniens et dans toute la région".

Le Saint-Père a ensuite dit au Président Abbas: "Le Saint-Siège soutient le droit de votre peuple à une patrie palestinienne souveraine sur la terre de ses ancêtres, sûre et en paix avec ses voisins, à l'intérieur de frontières reconnues au niveau international. Mais si, à l'heure actuelle, cet objectif semble loin d'être atteint, je vous encourage fortement, vous et votre peuple, à garder vivante la flamme de l'espérance, l'espérance qu'un moyen pourra être trouvé pour satisfaire les légitimes aspirations, tant des Israéliens que des Palestiniens, à la paix et à la stabilité.". Rappelant les paroles de Jean-Paul II "pas de paix sans justice, pas de justice sans pardon", il s'est ensuite exclamé: "Je veux plaider auprès des parties concernées par ce conflit prolongé, leur demandant d'oublier tout grief et toutes divisions qui demeurent encore sur le chemin de la réconciliation, et de tendre la main avec générosité et compassion vers leurs semblables, sans aucune discrimination. Une juste et paisible coexistence des peuples du proche et moyen orient ne peut être réalisée que dans un esprit de coopération et de respect mutuel, faisant en sorte que les droits et la dignité de tous soient reconnus et promus. Je vous demande -a-t-il ajouté- à vous tous, je demande à vos dirigeants, de prendre à nouveau l'engagement d'œuvrer pour atteindre ces buts. Et j'en appelle en particulier à la communauté internationale en lui demandant d'apporter le poids de son influence pour arriver à une solution".

"Je souhaite ardemment que les sérieuses inquiétudes concernant la sécurité en Israël et dans les Territoires Palestiniens seront bientôt suffisamment apaisées pour permettre une plus grande liberté de mouvement, surtout en ce qui concerne les contacts entre les membres d'une même famille et l'accès aux lieux saints. Les Palestiniens, comme tout autre peuple, ont aussi le droit naturel d'avoir une maison, de fonder une famille et d'accéder au travail, à l'éducation et à l'assistance sanitaire... Je prie aussi -a encore ajouté le Pape- pour que, avec l'aide de la communauté internationale, les travaux de reconstruction puissent avancer d'un bon pas là où des maisons, des écoles ou des hôpitaux ont été endommagés ou détruits par les combats, afin que tous les habitants de cette terre puissent vivre dans des conditions qui favorisent une paix durable et la prospérité. Des infrastructures stables offriront à vos jeunes de meilleures possibilités pour acquérir des compétences professionnelles et trouver un travail rémunérateur, leur permettant ainsi d'apporter leur contribution à la construction de la vie de vos communautés".

Il a ensuite lancé un appel aux jeunes: "Ne permettez pas que les pertes en vies humaines et les destructions dont vous avez été les témoins nourrissent en vos cœurs l'amertume ou le ressentiment. Ayez le courage de résister à toutes les tentations que vous pourriez ressentir de vous livrer à des actes de violence ou de terrorisme. Au contraire, permettez que ce que vous avez expérimenté renouvelle votre détermination à construire la paix. Que cela vous remplisse d'un profond désir d'apporter une contribution durable à l'avenir de la Palestine, afin qu'elle puisse prendre sa juste place sur la scène du monde. Que cela inspire vos sentiments de compassion envers ceux qui souffrent, votre zèle pour la réconciliation et votre ferme conviction qu'un avenir plus brillant est possible". Après la cérémonie, Benoît XVI s'est rendu en papamobile place de la Crèche pour y célébrer la messe.
PV-TERRITOIRES/BIENVENUE/BETHLEEM VIS 090513 (940)

MESSE A BETHLEEM


CITE DU VATICAN, 13 MAI 2009 (VIS). A 10 h locales devant plusieurs milliers de fidèles palestiniens, le Pape a célébré la messe sur la place de la Mangeoire, qui précède la basilique de la Nativité de Bethléem. Au début de l'homélie, Benoît XVI a tenu à saluer tout particulièrement "les pèlerins venant de la bande Gaza déchirée par la guerre. Dites à vos familles et à votre communauté que je les porte dans mon cœur, partageant leur deuil et leur souffrance pour les pertes subies, ainsi que ma prière solidaire face à l'immense tâche de reconstruction à laquelle vous devez faire face. Je prie aussi pour que l'embargo soit levé au plus tôt".

"Bethléem est universellement associée à un message de renaissance, de lumière et de liberté. Toutefois, ici même, combien cette merveilleuse promesse semble lointaine! ... Ici, à Bethléem, au milieu de toutes sortes de contradictions, les pierres continuent à proclamer cette Bonne Nouvelle, le message de la Rédemption, que cette ville, plus que toute autre, est appelée à proclamer au monde... C'est bien ce que le message de Bethléem nous appelle à être, des témoins du triomphe de l'amour de Dieu sur la haine, l'égoïsme, la peur et le ressentiment qui paralysent les relations humaines et engendrent la division là où des frères devraient habiter ensemble dans l'unité, les destructions là où les hommes devraient construire, le désespoir là où l'espérance devrait fleurir!".

"N'ayez pas peur! Tel est le message que le Successeur de Pierre entend vous laisser aujourd'hui, se faisant l'écho du message des anges et c'est la mission que notre bien-aimé Pape Jean-Paul II vous laissa lorsqu'il vint chez vous en l'année du Grand Jubilé de la naissance du Christ. Appuyez-vous sur la prière et la solidarité de vos frères et sœurs de l'Eglise universelle et, par des initiatives concrètes, travaillez à consolider votre présence ici et à offrir de nouvelles opportunités à ceux qui sont tentés de partir. Soyez des ponts de dialogue et de coopération constructive pour l'édification d'une culture de paix qui doit remplacer l'impasse actuelle des peurs et des agressions. Soyez des pierres vivantes de vos Eglises locales, faisant d'elles des ateliers de dialogue, de tolérance et d'espérance, en même temps que des havres de solidarité et de charité concrète". Puis le Saint-Père a demandé aux chrétiens d'être "par-dessus tout, soyez les témoins de la puissance de la vie, de la vie nouvelle apportée par le Christ ressuscité, la vie qui peut illuminer et transformer les situations humaines les plus sombres et les plus désespérées. Votre patrie n'a pas seulement besoin de structures économiques et politiques nouvelles, mais d'une manière bien plus importante, il lui faut une nouvelle infrastructure spirituelle, capable de galvaniser les énergies de tous les hommes et de toutes les femmes de bonne volonté pour le service de l'éducation, du développement et de la promotion du bien commun. Vous avez chez vous les ressources humaines pour construire cette culture de paix et de respect mutuel qui pourra garantir un avenir meilleur à vos enfants. Voilà la noble entreprise qui vous attend. N'ayez pas peur!". La messe conclue, Benoît XVI a gagné le centre franciscain d'accueil des pèlerins pour déjeuner avec les évêques de Terre Sainte et la communauté franciscaine de Bethléem.
PV-TERRITOIRES/MESSE/BETHLEEM VIS 090513 (550)

mardi 12 mai 2009

VISITE AU GRAND RABBINAT D'ISRAEL


CITE DU VATICAN, 12 MAI 2009 (VIS). Après sa visite à l'Esplanade des Mosquées, Benoît XVI s'est rendu au pied du Mur occidental du Temple ou Mur des Lamentations. Haut de 15 mètres, il constitue un fragment de la muraille sur laquelle s'appuyait le côté ouest du Temple. Le chef des rabbins attaché à ce lieu de prière hébraïque a lu un psaume en hébreu et le Saint-Père un autre en latin. Après s'être recueilli en silence, Benoît XVI a laissé dans une fissure un papier contenant une prière, comme l'avait fait Jean-Paul II en 2000. Puis il a gagné le Centre Hechal Shlomo (résidence Salomon), appelée ainsi en souvenir du Temple de Salomon. Il constitue le siège du Grand Rabbinat d'Israël composé des Grands Rabbins séfarade et ashkénaze d'Israël, et abrite le Tribunal suprême religieux.

Le Pape a remercié les Rabbins Shlomo Amar et Yona Metzger de leur désir de "continuer à renforcer les liens d'amitié que l'Eglise catholique et le Grand Rabbinat se sont efforcés avec assiduité de forger au cours des dernières décennies" et leur a assuré, pour sa part, de son désir "d'approfondir la compréhension mutuelle et la coopération entre le Saint-Siège, le Grand Rabbinat d'Israël et le peuple juif à travers le monde. C'est une source de grande satisfaction pour moi -leur a-t-il dit- depuis le début de mon pontificat, de voir les fruits produits par le dialogue en cours entre la délégation de la Commission du Saint-Siège pour les relations religieuses avec les juifs et le Grand Rabbinat de la délégation d'Israël pour les relations avec l'Eglise catholique". Il a aussi souligné que cette bonne volonté réciproque "a déjà ouvert la voie à une collaboration plus effective dans la vie publique" et que "juifs et chrétiens sont concernés de la même manière pour assurer le respect de la nature sacrée de la vie humaine, le caractère central de la famille, une éducation solide des jeunes, et la liberté de religion et de conscience dans une société saine. Ces thèmes de dialogue ne sont toutefois que les phases initiales de ce qui, nous le croyons, sera un cheminement continu et progressif vers une compréhension mutuelle plus grande... En abordant les questions éthiques les plus importantes, nos deux communautés sont confrontées au défi d'engager les hommes de bonne volonté à se placer au niveau de la raison, tandis que simultanément, elles doivent mettre en évidence les fondements religieux qui soutiennent le mieux les valeurs morales ultimes".

Benoît XVI a profité de l'occasion pour "répéter que l'Eglise catholique est engagée de façon irrévocable sur le chemin choisi par le Concile Vatican II en faveur d'une réconciliation authentique et durable entre les chrétiens et les juifs... L'Eglise continue de valoriser le patrimoine commun aux chrétiens et aux juifs et désire une compréhension mutuelle et un respect toujours plus profonds à travers les études bibliques et théologiques comme à travers les dialogues fraternels. Je suis sûr que notre amitié continuera d'être un exemple de confiance dans le dialogue entre juifs et chrétiens à travers le monde. En regardant les réalisations accomplies jusqu'à présent, et en tirant notre inspiration de l'Ecriture, nous pouvons regarder l'avenir avec confiance concernant la coopération toujours plus ardente entre nos communautés ainsi qu'avec toutes les personnes de bonne volonté, afin de dénoncer la haine et les persécutions à travers le monde". Ensuite, le Saint-Père s'est rendu au Cénacle.
PV-ISRAEL/VISITE RABBINS/JERUSALEM VIS 090512 (580)

IMPORTANCE DES COMMUNAUTES CATHOLIQUES


CITE DU VATICAN, 12 MAI 2009 (VIS). Vers midi, le Saint-Père a gagné en voiture le Cénacle afin d'y rencontrer les évêques catholiques de Terre Sainte. Cet édifice médiéval se dresse sur le lieu retenu depuis la fin du III siècle comme site de la dernière Cène. Le rez de chaussée, consacré à la mémoire de David, est un lieu de pèlerinage juif tandis que l'étage est une chapelle. Bien que propriété de l'Etat d'Israël, cette partie du monument est confiée à la Custodie de Terre Sainte, gérée par les franciscains depuis le XIV siècle. La Province de Terre Sainte était considérée la plus importante de toutes pour l'ordre franciscain, car le pays où Jésus était né en faisait partie, le pays où il avait vécu, prêché la Bonne Nouvelle, où il était mort et ressuscité. Dans le cadre de l'ordre, saint François lui-même se rendit en Terre Sainte de 1219 à 1220. En 1333, par le biais du frère Ruggero Garini, Robert d'Anjou, roi de Naples, et son épouse la reine Sancie, négocièrent avec le sultan d'Egypte l'achat du Cénacle et l'obtention du droit de célébrer certains rites au St.Sépulcre. Avec l'appui financier de la Reine, Frère Guarini construisit un couvent près du Cénacle. Les souverains napolitains obtinrent aussi des autorités musulmanes la propriété d'autres sanctuaires destinés à la garde des franciscains. Par deux bulles, Clément VI approuva en 1342 les fondations de Robert et Sancie, instituant le principe de confier la province ecclésiastique de Terre Sainte à la Custodie franciscaine. Les premiers statuts franciscains pour la Terre Sainte remontent à 1377. On y établit qu'un maximum de 20 religieux sera en charge des Lieux Saints, c'est-à-dire du Cénacle, du St.Sépulcre et de Béthléem. En 1517, la Custodie reçut du Saint-Siège la pleine autonomie, avec confirmation du statut de province dotée de privilèges et de droits particuliers. Depuis 1558, la Custodie de Terre Sainte a pour siège le couvent du St.Sauveur à Jérusalem. Alors que le terme Custodie de Terre Sainte se réfère à la province ecclésiastique, le Custode est le Provincial des religieux vivant dans tout le moyen-orient. Il a juridiction sur le territoire d'Israël, de la Palestine, de la Jordanie, du Liban, partiellement d'Egypte, de Chypre et de Rhodes. Vue l'importance de sa mission, le Custode est choisi par le Saint-Siège, après la consultation des religieux de la Custodie. L'actuel titulaire est le P.Pierbattista Pizzaballa.

Benoît XVI s'est adressé aux évêques en disant qu'ils représentent "les communautés catholiques de Terre Sainte, lesquelles, par leur foi et leur ferveur, sont comme des chandelles allumées qui illuminent les lieux saints chrétiens sanctifiés par la présence de Jésus, notre Seigneur, le Vivant... Dans cette Chambre Haute, le mystère de la grâce et du salut, dont nous sommes les bénéficiaires en même temps que les hérauts et les ministres, ne peut s'exprimer que par l'amour. C'est parce que, le premier, il nous a aimés et qu'il continue à le faire, que nous pouvons répondre avec amour... Cet amour transformant, qui est grâce et vérité, pousse individus et communautés à dépasser la tentation de nous retourner sur nous-mêmes dans l'égoïsme ou la paresse, dans l'isolement, les préjugés ou la crainte, et à nous donner généreusement au Seigneur et aux autres. Il nous engage, comme communautés chrétiennes, à être fidèles à notre mission, avec assurance et courage... L'appel à la communion d'esprit et de cœur...est particulièrement ressenti en Terre Sainte. Les différentes Eglises que l'on trouve ici représentent un patrimoine spirituel riche et diversifié, et elles sont le signe qu'existent de multiples formes d'interaction entre l'Evangile et les différentes cultures. Elles nous rappellent aussi que la mission de l'Eglise est de prêcher l'amour universel de Dieu et de rassembler tous ceux qui, au loin ou plus près de nous, sont appelés par lui afin que, avec leurs traditions et leurs talents, ils arrivent à former l'unique famille de Dieu".

Puis le Saint-Père a dit: "C'est dans la mesure où le don de l'amour est accepté et qu'il grandit dans l'Eglise, que la présence chrétienne en Terre Sainte et dans les régions voisines peut être une présence ardente. Et elle est d'une importance capitale pour le bien de la société toute entière. Les paroles sans équivoque de Jésus sur le lien intime entre l'amour de Dieu et l'amour du prochain, sur la miséricorde et la compassion, sur la douceur, la paix et le pardon, sont un ferment capable de transformer les cœurs et de modeler nos actions. Les chrétiens au moyen orient, avec toutes les personnes de bonne volonté, apportent leur contribution, en tant que citoyens responsables et loyaux, à la promotion et au renforcement d'un climat de paix dans la diversité". Vous pouvez compter sur mon soutien, a-t-il ajouté, "ainsi que sur mes encouragements tandis que vous faites tout votre possible pour permettre à vos frères et sœurs chrétiens de rester ici sur la terre de leurs ancêtres et à être des messagers et des promoteurs de la paix... Quant à moi, je renouvelle mon appel à nos frères et sœurs du monde entier afin qu'ils apportent leur soutien aux communautés chrétiennes de Terre Sainte et de tout le proche et moyen orient, se souvenant d'elles dans leurs prières".

Après le Regina Coeli, le Pape s'est rendu à la co-cathédrale latine où l'attendaient 300 personnes, dont des religieuses contemplatives. Après le salut au Saint Sacrement et l'intervention du Patriarche Twal, il a remercié l'assistance de prier pour son ministère universel, recommandant de prier aussi pour la paix à Jérusalem, pour la fin d'un conflit qui a causé trop de souffrance à deux peuples. Après quoi, Benoît XVI a déjeuné avec les évêques et les abbés de Terre Sainte.
PV-ISRAEL/CENACLE:CO-CATHEDRALE/JERUSALEM VIS 090512 (960)

ANNEE SACERDOTALE


CITE DU VATICAN, 12 MAI 2009 (VIS). Benoît XVI accordera aux prêtres et fidèles l'indulgence plénière à l'occasion de l'Année sacerdotale (19 juin 2009 - 19 juin 2010) décrétée en l'honneur de saint Jean-Marie Vianney, selon un décret publié aujourd'hui et signé du Cardinal James Francis Stafford et de Mgr Gianfranco Girotti, OFM Conv., respectivement Grand Pénitencier et Régent de la Pénitencerie apostolique. Cette année s'ouvrira à la solennité du Sacré Cœur par un Journée de sanctification sacerdotale. Le Pape présidera les vêpres devant les reliques du saint apportées à Rome par l'Evêque de Belley-Ars. L'année jubilaire se conclura Place-St.Pierre en présence de prêtres du monde entier qui "renouvelleront leur fidélité au Christ et leur lien de fraternité". Voici les modalités d'obtention des indulgences:

A) Aux prêtres, repentis de tout cœur, qui prient un jour aux laudes ou vêpres devant le Saint Sacrement exposé à l'adoration publique ou dans le tabernacle et qui se proposent...à la célébration des sacrements surtout de la confession, sera accordée l'indulgence plénière applicable à leurs frères dans le sacerdoce défunts comme suffrage, si, en conformité avec les dispositions en vigueur, ils se confessent, communient et prient aux intentions du Saint-Père. Une indulgence partielle sera aussi accordée aux frères dans le sacerdoce défunts, chaque fois qu'ils réciteront les prières appropriées qui mènent à une vie sainte et qu'ils accomplissent les offices qui leur ont été confiés.

B) Aux fidèles repentis de tout cœur et qui, dans un église ou un oratoire assistent à la messe et prient pour les prêtres de l'Eglise Jésus-Christ, prêtre souverain et éternel, et qui accompliront ce même jour une bonne œuvre, sera accordée l'indulgence plénière, toujours s'ils se sont confessés et qu'ils prient aux intentions du Saint-Père les jours d'ouverture et de clôture de cette année sacerdotale, le jour du 150 anniversaire de la mort de saint Jean-Marie Vianney, les premiers jeudis du mois ou de quelque autre jour établi par les Ordinaires des lieux pour l'utilité des fidèles".

Les personnes âgées, les malades et tous ceux qui, pour des motifs légitimes, ne peuvent sortir de chez eux, pourront obtenir l'indulgence plénière s'ils gardent une âme éloignée du péché et s'ils accomplissement les trois conditions nécessaires dès qu'il leur sera possible, et si aux jours indiqués, ils prient pour la sanctification des prêtres et offrent à Dieu par l'intercession de Marie, Reine des Apôtres, leurs infirmités et leurs souffrances". De même, l'indulgence partielle sera accordée à tous les fidèles chaque fois qu'ils réciteront cinq Notre Père, Je vous salue Marie et Gloria, et d'autres prières approuvées "en l'honneur du Sacré Cœur, pour que les prêtres restent purs et saints de vie".
PENT/DECRET INDULGENCE/ANNEE SACERDOTALE VIS 090512 (450)

MISE AU POINT DU PORTE-PAROLE


CITE DU VATICAN, 11 MAI 2009 (VIS). Après la rencontre avec les organisations du dialogue inter-religieux, le P.Federico Lombardi, SJ, a fait la précision suivante: "L'intervention du Scheik Tayssir Attamini était imprévue. Dans une manifestation consacrée au dialogue, elle en constitue une négation. On doit espérer que cet incident ne compromette pas la mission du Pape, venu favoriser la paix et le dialogue entre les religions, ainsi qu'il l'a plusieurs fois souligné au cours de son pèlerinage. Il ne doit pas non plus peser sur le dialogue inter-religieux en Terres Sainte".
OP/DIALOGUE/LOMBARDI VIS 090512 (100)

RENCONTRE AVEC LE GRAND MUFTI DE JERUSALEM


CITE DU VATICAN, 12 MAI 2009 (VIS). A 8 h 45' locales, Benoît XVI est arrivé sur l'Esplanade des Mosquées, qui correspond à la plateforme du Temple de Jérusalem, reconstruit au I siècle av.JC par Hérode et détruit par les romains au I siècle ap.JC. Le Mont du Temple, en arabe Al-Haram Ash-Sharif (enceinte sainte et noble), contient deux mosquées, la Coupole du Rocher et la Mosquée Al-Aqsa. L'aire du Mont du Temple est chère aux trois religions monothéistes. Pour les juifs, c'est là qu'Abraham présenta Isaac en sacrifice et le site du Temple. Les musulmans la considèrent comme leur troisième lieu de pèlerinage, après La Mecque et Médine. Le Prophète Mahomet y serait monté au Ciel. Pour les chrétiens, c'est le lieu où Jésus prédit la destruction du Temple.

La Coupole du Rocher a un toit doré, tandis que le sanctuaire est octogonal. C'est le plus ancien monument musulman encore intact en Terre Sainte. La première mosquée, construite en 640, a été remplacée par l'actuelle en 687. Au XII siècle, les Croisés en firent une église sous le nom de Templum Domini, d'où vint le nom de l'Ordre du Temple. Le culte musulman fut rétabli par Saladin en 1187. Au centre de la rotonde somptueusement décorée se trouve le rocher sur lequel Mahomet pria avant d'être enlevé au Ciel. La Mosquée Al-Aqsa, ce qui signifie en arabe la plus ancienne, est traditionnellement le lieu le plus éloigné de La Mecque où Mahomet fut transporté miraculeusement une nuit. Sa construction remonte au VIII siècle. Détruite par plusieurs séismes, elle fut reconstruite comme église par les templiers. A l'instar du Dôme voisin, Saladin la restitua à l'Islam. Durant les travaux de 1938, le Roi Farouk d'Egypte restaura le plafond, et Benito Mussolini offrit des colonnes en marbre de Carrare.

Le Saint-Père est arrivé à 9 h au Dôme du Rocher où l'attendait le Grand Mufti Muhammad Ahmad Husayn, autorité juridico-religieuse suprême de Jérusalem et du peuple arabe musulman en Palestine, ainsi que le Président du Conseil du Waqf (Biens religieux islamiques). Après une brève visite, il a été accompagné jusqu'au monument de Al-Kubbah Al-Nahawiyya, où l'attendaient les représentants de la communauté islamique: Le Dôme du Rocher, a dit le Pape, "invite nos cœurs et nos esprits à réfléchir sur le mystère de la création et sur la foi d'Abraham. Ici, les chemins des trois grandes religions monothéistes du monde se rencontrent, nous rappelant ce qu'elles ont en commun. Chacune croit en un Dieu unique, créateur et régissant toute chose. Chacune reconnaît en Abraham un ancêtre... Chacune a rassemblé de nombreux disciples tout au long des siècles et a inspiré un riche patrimoine spirituel, intellectuel et culturel... Dans un monde tristement déchiré par les divisions, ce lieu sacré sert de stimulant et met aussi les hommes et les femmes de bonne volonté au défi de travailler afin que soient dépassés les malentendus et les conflits du passé et que soit ouvert le chemin d'un dialogue sincère destiné à construire un monde de justice et de paix pour les futures générations".

"Puisque les enseignements des traditions religieuses concernent, en fin de compte, la réalité de Dieu, le sens de la vie et la destinée commune de l'humanité c'est-à-dire, tout ce qu'il y a de plus sacré et de plus précieux pour nous, on peut être tenté ici de s'engager dans un tel dialogue avec crainte et doute quant aux possibilités de succès. Néanmoins, nous pouvons commencer par nous appuyer sur la foi au Dieu unique, source infinie de justice et de miséricorde, puisqu'en lui ces deux qualités existent dans un parfaite unité. Ceux qui croient en son nom ont le devoir de s'efforcer inlassablement d'être justes en imitant son pardon, car les deux qualités sont orientées intrinsèquement vers la coexistence pacifique et harmonieuse de la famille humaine... La fidélité au Dieu Unique, au Créateur, au Très Haut conduit à reconnaître que les êtres humains sont fondamentalement en relation les uns avec les autres, puisque tous doivent leur existence véritable à une seule source et tous marchent vers une fin commune. Marqués du sceau indélébile du divin, ils sont appelés à jouer un rôle actif en réparant les divisions et en promouvant la solidarité humaine. Cela fait peser sur nous une grande responsabilité. Ceux qui honorent le Dieu unique croient qu'il tiendra les êtres humains responsables de leurs actions. Les Chrétiens affirment que le don divin de la raison et de la liberté est à la base de ce devoir de répondre de ses actes. La raison ouvre l'esprit à la compréhension de la nature et de la destinée communes de la famille humaine, tandis que la liberté pousse les cœurs à accepter l'autre et à le servir dans la charité".

"Je suis venu à Jérusalem -a ajouté le Saint-Père- pour un pèlerinage de foi...comme Evêque de Rome et Successeur de l'Apôtre Pierre, mais aussi comme fils d'Abraham, en qui seront bénies toutes les familles de la terre. Je vous assure que l'Eglise désire ardemment coopérer au bien-être de la famille humaine. Elle croit fermement que la réalisation de la promesse faite à Abraham est universelle dans son ampleur, embrassant tout homme et toute femme, sans considération pour sa provenance ou pour son statut social... Tandis que musulmans et chrétiens poursuivent le dialogue respectueux qu'ils ont entamé, je prie pour qu'ils cherchent comment l'Unicité de Dieu est liée de façon inextricable à l'unité de la famille humaine... et maintiennent leurs regards fixés sur la bonté absolue de Dieu, sans jamais perdre de vue la manière dont elle se reflète sur le visage des autres!". Après son discours, le Saint-Père a gagné le Mur occidental du Temple, dit Mur des Lamentations.
PV-ISRAEL/ESPLANADE MOSQUEES/JERUSALEM VIS 090512 (960)

AU MEMORIAL DE YAD VASHEM


CITE DU VATICAN, 11 MAI 2009 (VIS). Benoît XVI est arrivé à 17 h 30' locale au Mémorial de Yad Vashem (littéralement: une mémoire et un nom), monument érigé en 1953 par l'Etat d'Israël en commémoration des six millions de juifs victimes de l'Holocauste. Ce complexe public est composé de deux musées, de salles d'expositions, de monuments extérieurs et de centres de documentations et d'informations. Le nom du centre trouve son origine dans le livre d'Isaïe où Dieu affirme: Je leur donnerai dans ma maison et dans mes remparts un monument et un nom… je leur donnerai un nom éternel qui jamais ne sera effacé. Font également partie du complexe, le Pavillon des enfants, en souvenir du million et demi d'enfants qui périrent au cours de la Shoah, la Vallée des communautés détruites commémorant les quelques 5.000 communautés juives qui furent anéanties, et l'Allée et le Jardin des Justes qui honorent les non juifs qui sauvèrent des juifs. Le Pape a été accueilli par le Président et le Directeur du centre, puis a gagné à pied au Mémorial jusqu'à l'entrée d'honneur de la Chambre de la Mémoire où l'attendaient le Président Peres et le Rabbin Président du conseil de Yad Vashem. La Chambre de la Mémoire est une structure en forme de tente sur le sol duquel on peut lire les noms des six camps d'extermination et les différents noms des camps de concentration. Un autre monument avec une flamme commémorative abrite la crypte du souvenir qui contient des cendres de victimes.

Après avoir ravivé la flamme du souvenir, déposé une couronne de fleurs et s'être entretenu avec six survivants de l'Holocauste, Benoît XVI a prononcé un discours: Je suis venu, a-t-il dit, "pour rester en silence devant ce monument, érigé pour honorer la mémoire de millions de personnes tuées dans l'horrible tragédie de la Shoah. Elles ont perdu leurs vies mais elles ne perdront jamais leurs noms, car ils sont profondément gravés dans le cœur de ceux qui les aiment, de leurs compagnons de détention qui ont survécus et de tous ceux qui sont déterminés à ne plus jamais permettre qu'une telle atrocité déshonore à nouveau l'humanité. Plus que tout, leurs noms est à jamais inscrits dans la mémoire du Dieu Tout-puissant. Il est possible de dérober à un voisin ce qu'il possède, son avenir ou sa liberté. Il est possible de tisser un réseau insidieux de mensonges pour convaincre les autres que certains groupes ne méritent pas d'être respectés. Néanmoins, quoique vous fassiez, il est impossible d'enlever son nom à un être humain".

"Les noms inscrits dans ce sanctuaire auront toujours une place sacrée parmi les descendants innombrables d'Abraham. Comme lui, leur foi a été éprouvée. Comme Jacob, ils ont été plongés dans le combat pour discerner les desseins du Très Haut. Que les noms de ces victimes ne périssent jamais! Que leur souffrance ne soit jamais niée, discréditée ou oubliée! Et que toutes les personnes de bonne volonté demeurent attentives à déraciner du cœur de l'homme tout ce qui peut conduire à de telles tragédies!... L'Eglise catholique, professant les enseignements de Jésus et attentive à imiter son amour pour tous les hommes, a une profonde compassion pour les victimes dont il est fait mémoire ici. De même, elle se fait proche de tous ceux qui, aujourd'hui, sont objet de persécution à cause de leur race, de leur couleur, de leur condition de vie ou de leur religion - leurs souffrances sont les siennes, et sienne est leur espérance de justice. En tant qu'Evêque de Rome et Successeur de l'Apôtre Pierre, je réaffirme l'engagement de l'Eglise à prier et à travailler sans cesse pour faire en sorte que cette haine ne règne plus jamais dans le cœur des hommes. Le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob est le Dieu de la paix... En regardant les visages qui se reflètent à la surface de la nappe d'eau immobile à l'intérieur de ce mémorial, on ne peut pas ne pas se rappeler que chacun d'eux porte un nom. Je peux seulement imaginer la joyeuse attente de leurs parents alors qu'ils se préparaient avec impatience à accueillir la naissance de leurs enfants. Quel nom donnerons-nous à cet enfant? Qu'adviendra-t-il de lui ou d'elle? Qui pouvait imaginer qu'ils auraient été condamnés à un sort aussi déplorable! Tandis que nous sommes ici, en silence, leur cri résonne encore dans nos cœurs. C'est un cri élevé contre tout acte d'injustice et de violence. C'est le reproche continuel du sang innocent versé. C'est le cri d'Abel montant de la terre vers le Très Haut". Pour faire monter ce cri, le Pape a lu les versets du Livre des Lamentations qui commencent par la phrase: Les faveurs du Seigneur ne sont pas finies, ni ses compassions épuisées. Après la lecture, Benoît XVI a ajouté: "Je suis profondément reconnaissant envers Dieu et envers vous de cette occasion qui m'a été donnée de m'arrêter ici, en silence : silence pour se souvenir, silence pour prier, silence pour espérer".

Ensuite, le Saint-Père a signé le Livre d'or de Yad Vashem où il a écrit la phrase du Livre des Lamentations: Ses compassions ne sont pas épuisées. Salué à son départ par un chœur et par les autorités qui l'avaient accueilli, Benoît XVI s'est ensuite rendu en automobile à l'Institut pontifical Notre-Dame de Jérusalem.
PV-ISRAEL/YAD VASHEM/JERUSALEM VIS 090511 (900)

FAVORISER CE QUI NOUS UNIT


CITE DU VATICAN, 11 MAI 2009 (VIS). A 18 h 45', le Pape a rencontré les représentants des organisations pour le dialogue interreligieux au Centre Notre-Dame de Jérusalem, érigée en Institut pontifical par Jean-Paul II en 1978. Quelque 500 personnes ont assisté à la rencontre dans l'auditorium. A notre époque, a dit le Saint-Père au début de son discours, "on est parvenu à créer en bien des cas une certaine impression de proximité et d'unité au sein de l'ensemble de la famille humaine", en ajoutant toutefois que "la série illimitée de portails qui sont mis à la disposition des gens pour leur donner accès facilement à toutes sortes de sources d'information peut facilement devenir un instrument de fragmentation sociale croissante". Benoît XVI a alors invité à se demander "quelle est la contribution que la religion apporte aux cultures du monde devant les effets d'une mondialisation rapide... Il nous revient, en tant que croyants, de relever le défi de présenter clairement ce que nous partageons ensemble... Des vies faites de fidélité religieuse font écho à la présence envahissante de Dieu et forment de cette manière une culture qui n'est pas définie par des limites de temps ou d'espace mais qui se modèle fondamentalement sur des principes et des actions qui résultent de la foi".

Après avoir souligné que "la croyance religieuse présuppose la vérité" et que "quelqu'un qui croit est quelqu'un qui cherche la vérité et en vit", le Pape a ajouté qu'ensemble, "nous pouvons proclamer que Dieu existe et qu'on peut le connaître, que la terre est sa création, que nous sommes ses créatures, et qu'il appelle tout homme et toute femme à vivre de manière à respecter son dessein sur le monde... Si nous croyons que nous avons un critère de jugement et de discernement qui est d'origine divine et qui est valable pour toute l'humanité, alors nous ne devons pas nous lasser de faire en sorte que cette connaissance puisse avoir une influence sur la vie civile. La vérité devrait être proposée à tous; elle est au service de tous les membres de la société... Loin d'être une menace pour la tolérance vis-à-vis des différences culturelles ou du pluralisme culturel, la vérité rend possible un consensus et permet au débat public de rester rationnel, honnête et solide, elle ouvre enfin le chemin de la paix. Encourager la volonté d'obéir à la vérité, permet en fait d'élargir notre conception de la raison et son champ d'application et rend possible le dialogue authentique entre cultures et religions qu'il est si urgent de développer aujourd'hui".

"En cet âge d'accès immédiat à l'information et marqué par des tendances sociales qui engendrent une forme de monoculture", a ajouté le Saint-Père, "une réflexion approfondie sur la présence permanente de Dieu pourra enhardir la raison, stimuler le génie créatif, faciliter une évaluation critique des pratiques culturelles et renforcer la valeur universelle de la croyance religieuse". Certains, a-t-il encore dit, "voudraient nous faire croire que nos différences sont nécessairement une cause de division et donc, ne doivent être au plus que tolérées... ou même que nous devrions être réduits au silence. Mais, nous savons que nos différences ne doivent jamais être dénaturées au point d'être considérées comme une cause inévitable de friction ou de tension soit entre nous, soit avec la société dans son ensemble. Au contraire, elles fournissent une merveilleuse opportunité pour les personnes des différentes religions de vivre ensemble dans un profond respect, dans l'estime et la considération, s'encourageant les unes les autres sur les chemins de Dieu... Avec l'aide du Tout-Puissant et éclairés par sa vérité, puissiez-vous continuer d'avancer avec courage, en respectant tout ce qui nous rend différents et en promouvant tout ce qui nous unit comme créatures bénies par le désir d'apporter l'espérance à nos communautés et au monde!", a conclu le Pape.

A la fin de la rencontre, le Saint-Père a béni la première pierre du nouvel Institut Notre-Dame de Magdala qui accueillera les pèlerins en visite en Terre Sainte et qui sera un centre spirituel avec la future basilique Sainte-Marie-Madeleine.
PV/ISRAEL/RENCONTRE INTERRELIGIEUSE/JERUSALEM VIS 090512 (680)

VISITE AU PRESIDENT PERES


CITE DU VATICAN, 11 MAI 2009 (VIS). A 16 h 15' Benoît XVI s'est rendu à la résidence du Président de l'Etat d'Israël, et après l'intervention de M.Shimon Peres s'est adressé à l'assistance: Je prie chaque jour, a-t-il dit, "pour que la paix, née de la justice, revienne en Terre Sainte et dans toute la région, apportant la sécurité et une espérance renouvelée pour tous. La paix est avant tout un don divin. Promesse du Tout Puissant à l'humanité, elle est porteuse d'unité". Puis à l'adresse des responsables religieux, le Pape a dit "que la contribution spécifique des religions à la recherche de la paix se trouve essentiellement dans une recherche de Dieu authentique, ardente et unifiée". Il faut donc "être attentifs au fait que toute division ou tension, toute tendance au repliement sur soi ou à la suspicion parmi les croyants ou entre des communautés, peut facilement conduire à une contradiction qui masque l'unité de Dieu, trahit notre propre unité et s'oppose à l'Unique qui se révèle lui-même comme celui qui est riche en grâce et en fidélité".

"La sécurité, le droit, la justice et la paix!", s'est alors exclamé Benoît XVI. "Dans le dessein de Dieu sur le monde, tout cela est inséparable... Il n'y a qu'une manière de protéger et de promouvoir ces valeurs, les mettre en pratique, les vivre! Aucune personne, famille, communauté ou nation n'est exemptée du devoir de vivre selon la justice et d'oeuvrer à la paix... Les valeurs authentiques et les buts d'une société, qui protègent toujours la dignité humaine, sont indivisibles, universels et interdépendants. Ils ne peuvent plus être respectés quand ils deviennent la proie d'intérêts particuliers ou de politiques sectorisées. Le véritable intérêt d'une nation est toujours servi par la recherche de la justice pour tous". Après quoi il s'est adressé aux familles de Jérusalem et d'Israël: "Quels sont les parents qui pourraient vouloir la violence, l'insécurité ou la désunion pour leur fils ou leur fille? Quel but politique humain peut-il être jamais servi par le conflit et la violence? J'entends le cri de ceux qui vivent dans ce pays et qui réclament la justice, la paix, le respect de leur dignité, la sécurité durable, une vie quotidienne sans crainte des menaces venant de l'extérieur ou d'une violence aveugle. Et je sais qu'un nombre important d'hommes et de femmes, de jeunes aussi, travaillent en faveur de la paix et de la solidarité à travers des programmes culturels et des initiatives qui manifestent concrètement compassion et souci de l'autre. Ils sont assez humbles pour savoir pardonner, ils ont le courage de saisir le rêve auquel ils ont droit".
PV-ISRAEL/PERES/JERUSALEM VIS 090512 (440)

lundi 11 mai 2009

AUTRES ACTES PONTIFICAUX


CITE DU VATICAN,11 MAI 2009 (VIS). Le Saint-Père a nommé le P.Devprasad John Ganawa, SVD, Evêque de Jhabua (superficie: 21.366, population: 4.237.905, catholiques: 35.576, prêtres: 25, religieuses: 210), en Inde. L'Evêque élu, né en 1951 à Panchkui (Inde), a prononcé ses voeux religieux en 1981 et a été ordonné prêtre en 1982. Il était jusqu'ici Recteur du centre verbite d'Udaipur (Inde).
NER/.../GANAWA VIS 20090511 (70)

AU BORD DU JOURDAIN


CITE DU VATICAN, 10 MAI 2009 (VIS). A 16 h 30' Benoît XVI s'est rendu par la route à Béthanie, à 50 km d'Amman, où en présence des souverains jordaniens le Prince Ghazi Bin Talal a conduit la visite du parc consacré au site traditionnel du baptême de Jésus. Le site historique, peut-être proche, n'est pas encore connu, comme l'a expliqué au Pape le Directeur du Centre Al Maghtas. A suivi la cérémonie de bénédiction des premières pierres de deux églises catholiques qui seront construites près du Jourdain. Ce lieu, a dit le Pape, est "marqué par de nombreux événements mémorables dans l'histoire biblique. Le prophète Elie provenait d'ici... C'est ici également que l'Esprit du Seigneur appela Jean, le fils de Zacharie, à prêcher la conversion des cœurs. Jean l'Evangéliste situe aussi en ce lieu la rencontre entre le Baptiste et Jésus, qui, à son baptême, fut oint par l'Esprit".

"La première pierre d'une église est un symbole du Christ", a alors rappelé le Saint-Père. "L'Eglise repose sur le Christ. Elle est soutenue par lui et elle ne peut pas être séparée de lui. Il est l'unique fondement de toute communauté chrétienne, la pierre vivante... Avec lui, nous aussi sommes des pierres vivantes composant une maison spirituelle... Dans le Christ l'Eglise est une communauté de vie nouvelle, une réalité dynamique de grâce qui découle de lui". Puis il a rappelé qu'on entre dans l'Eglise par le baptême. La mémoire du propre Baptême du Christ se présente de façon vivante à nous en ce lieu. Jésus s'est mis dans la file avec les pécheurs et il a accepté le baptême de pénitence de Jean comme un signe prophétique de sa propre passion, mort et résurrection pour le pardon des péchés... Que le Jourdain vous rappelle sans cesse que vous avez été lavés dans les eaux du baptême et que vous êtes devenus membres de la famille de Jésus. Vos vies, en conformité avec sa Parole, ont été transformées à son image et à sa ressemblance.... Puisse la contemplation méditative de ces mystères vous enrichir d'une joie spirituelle et d'une force morale. Avec l'Apôtre Paul, je vous encourage à grandir dans toute l'étendue des nobles attitudes contenues sous le nom bénie d'agape, l'amour chrétien. Favorisez le dialogue et la compréhension dans la société, spécialement lorsque vous revendiquez vos droits légitimes. Au moyen-orient, marqué par des souffrances tragiques, par des années de violence et de tensions non résolues, les chrétiens sont appelés à offrir leur contribution, inspirée par l'exemple de Jésus, à la réconciliation et à la paix à travers le pardon et la générosité. Continuez à être reconnaissants envers ceux qui vous conduisent et vous servent fidèlement comme ministres du Christ. Vous faîtes bien d'accepter leur accompagnement dans la foi, sachant qu'en recevant l'enseignement des Apôtres qu'ils transmettent, vous accueillez le Christ et vous accueillez celui qui l'envoie".

Après le rite de bénédiction des pierres de fondation de l'église qui servira aux latins et de celle pour les melkites, le Pape a regagné Amman pour la nuit.
PV-JORDANIE/EGLISES/BETHANIE VIS 20090511 (520)

DEPART DE JORDANIE


CITE DU VATICAN, 11 MAI 2009 (VIS). Après sa messe privée, le Pape a quitté la nonciature d'Amman pour gagner à 9 h 30' l'aéroport de la capitale jordanienne. Dans son discours d'adieux, il a remercié le Roi Abdallah II de son hospitalité, et tous ceux qui ont rendu possible la première étape de son pèlerinage en Terre Sainte. "Je voudrais encourager les Jordaniens, qu'ils soient chrétiens ou musulmans, à bâtir sur les fondements fermes de la tolérance religieuse qui permettent aux membres des différentes communautés de vivre ensemble dans la paix et le respect mutuel". Benoît XVI a ensuite souligné combien le souverain hachémite a été actif en favorisant le dialogue interreligieux, saluant son engagement personnel. "Je note aussi avec gratitude -a-t-il ajouté- la considération particulière qu'il porte à la communauté chrétienne en Jordanie. Cet esprit d'ouverture aide non seulement, à court terme, les membres des différentes communautés ethniques à vivre ensemble dans ce pays en paix et en harmonie, mais il a favorisé aussi, à long terme, les initiatives politiques de la Jordanie en vue de réaliser la paix dans tout le moyen-orient". L'avion papal s'est ensuite envolé pour Tel Aviv (Israël).
PV-JORDANIE/DEPART/AMMAN VIS 20090511 (200)

ARRIVEE EN ISRAEL


CITE DU VATICAN, 11 MAI 2009 (VIS). A 11 h locale, après une demie heure de vol, Benoît XVI est arrivé à l'aéroport Ben Gurion de Tel Aviv accueilli par le Président de l'Etat d'Israël, M.Shimon Peres, et le Premier Ministre M.Benjamin Netanyahu. Parmi les autorités civiles, on notait les évêques de Terre Sainte. Le Pape les a remercié de l'accueillir en Israël, terre, a-t-il dit, "qui est sainte pour des millions de croyants à travers le monde...une terre consacrée par les pas des patriarches et des prophètes, une terre que les chrétiens ont en particulière vénération puisque c'est là que se déroulèrent la vie, la mort et la résurrection de Jésus-Christ... Je viens, comme tant d'autres avant moi, pour prier sur ces lieux saints, pour prier spécialement pour la paix, la paix ici en Terre Sainte, et la paix dans le monde". Le Saint-Siège et l'Etat d'Israël, a ajouté le Pape, "partagent de nombreuses valeurs, en particulier la préoccupation de donner à la religion sa juste place dans la société. Le juste ordonnancement des relations sociales présuppose et requiert le respect de la liberté et de la dignité de chaque être humain, que les chrétiens, les musulmans et les juifs croient être créés par un Dieu aimant, à son image et à sa ressemblance. Quand la dimension religieuse de la personne est niée ou marginalisée, le fondement même de la juste compréhension des droits humains inaliénables est mis en péril... Le peuple juif a tragiquement fait l'expérience des terribles conséquences d'idéologies qui nient la dignité fondamentale de toute personne humaine. Il est juste et opportun que, pendant mon séjour en Israël, je puisse avoir la possibilité d'honorer la mémoire des six millions de juifs victimes de la Shoah, et de prier pour que l'humanité ne soit plus jamais témoin d'un crime d'une telle ampleur. Malheureusement, l'antisémitisme continue de relever la tête en beaucoup d'endroits de notre monde. Ceci est totalement inacceptable. Tous les efforts doivent être faits pour combattre l'antisémitisme où qu'il se manifeste, et pour promouvoir le respect et l'estime pour les personnes de toute race, peuple, langue et nation dans le monde entier".

"Durant mon séjour à Jérusalem -a poursuivi Benoît XVI- j'aurai le plaisir de rencontrer de nombreux responsables religieux éminents de ce pays. Les trois grandes religions monothéistes ont, entre autres, en commun une vénération particulière pour cette cité sainte. C'est mon espérance la plus chère que tous les pèlerins qui se rendent sur les lieux saints puissent y avoir accès librement et sans restriction, qu'ils puissent prendre part aux célébrations religieuses et qu'ils puissent soutenir le digne entretien des lieux de culte qui se trouvent sur les sites sacrés". Puis il a ajouté que "bien que le nom même de Jérusalem signifie ville de la paix, il est trop évident que, depuis des décennies, la paix a tragiquement fait défaut aux habitants de cette région. Les yeux du monde sont tournés vers les peuples de cette région alors qu'ils s'efforcent de trouver une solution juste et durable aux conflits qui ont causé tant de souffrances. Les espoirs d'innombrables hommes, femmes et enfants de connaître un avenir plus stable et plus sûr dépend de l'issue des négociations pour la paix entre israéliens et palestiniens. Avec les hommes de bonne volonté, où qu'ils soient, je plaide pour qu'avec tous les responsables soient explorées toutes les possibilités afin d'aboutir à une solution juste aux difficultés persistantes, de telle sorte que les deux peuples puissent vivre en paix dans leur propre pays, à l'intérieur de frontières sûres et internationalement reconnues. A cet égard, j'espère et je prie pour qu'un climat de plus grande confiance puisse bientôt être créé qui permettra aux parties d'accomplir de réels progrès sur la route de la paix et de la stabilité".

A la fin de son discours, le Saint-Père s'est adressé aux catholiques et leur a rappelé qu'il sera présent à Nazareth pour les célébrations conclusives de l'Année de la Famille. "La famille -a-t-il rappelé- est la première et irremplaçable éducatrice de la paix. Elle a donc un rôle vital à jouer dans la guérison des divisions qui blessent la société humaine à tous les niveaux. Aux communautés chrétiennes de Terre Sainte, je dis: par votre témoignage de foi en celui qui a prêché la réconciliation et le pardon, par votre engagement pour défendre le caractère sacré de toute vie humaine, vous pouvez apporter une contribution significative à la cessation des hostilités qui ont trop longtemps affligé cette terre. Je prie pour que votre présence continue en Israël et sur les territoires palestiniens porte beaucoup de fruits pour que grandisse la paix et le respect mutuel entre les peuples qui vivent sur les terres de la Bible". Après la cérémonie, le Pape s'est rendu en hélicoptère au Mont Scopus à Jérusalem où il a été reçu par le maire Nir Barkat et s'est ensuite rendu en automobile à la délégation apostolique de Jérusalem où il a déjeuné. Cet après-midi, le Saint-Père rendra visite au Président Peres, avant de visiter le Mémorial Yad Vashem. Après qui il rencontrera les membres d'organisations pour le dialogue interreligieux au Centre Notre-Dame de Jérusalem.
PV-ISRAEL/BIENVENUE/TEL AVIV VIS 20090511 (860)

TEMOIGNER DE LA FOI CHRETIENNE EN TERRE SAINTE


CITE DU VATICAN, 10 MAI 2009 (VIS). A 10 h, le Pape a célébré la messe au Stade de Amman en présence de 25.000 personnes. Au cours de son homélie, il a dit que la communauté catholique de ce pays était "profondément touchée par les difficultés et les incertitudes qui affectent tous les peuples du moyen-orient", encourageant les fidèles à "ne jamais oublier la grande dignité de leur héritage chrétien, ni la solidarité affectueuse de leurs frères et sœurs de l'Eglise de par le monde". Après avoir rappelé que c'est aujourd'hui en Jordanie la Journée mondiale de prière pour les vocations, Benoît XVI a invité les nombreux jeunes présents à "considérer comment le Seigneur les appelle à le suivre et à construire son Eglise que ce soit dans le ministère sacerdotal, dans la vie consacrée ou dans le sacrement de mariage". Rappelant que 2009 est en Terre Sainte l'année de la Famille, il a ainsi manifesté son souhait que chaque famille chrétienne "grandisse dans la fidélité à sa haute vocation pour être une véritable école de prière, où les enfants apprennent l'amour sincère de Dieu, où ils mûrissent par la maîtrise de soi et le souci du bien des autres, et où, modelés par la sagesse née de la foi, ils contribuent à construire une société toujours plus juste et fraternelle... Puissent les familles d'aujourd'hui...ne jamais manquer de l'assistance matérielle et morale dont elles ont besoin pour remplir leur rôle irremplaçable dans le service de la société!".

Soulignant aussi "la dignité particulière, la vocation et la mission des femmes dans le dessein de Dieu", thème de réflexion de l'Année de la Famille, le Saint-Père a ajouté que l'Eglise "doit au patient, aimant et fidèle témoignage d'innombrables mères chrétiennes, religieuses, enseignantes, médecins ou infirmières..., doit à toutes ces femmes qui, de différentes et parfois de très courageuses manières, ont consacré leurs vies à construire la paix et à promouvoir l'amour". Puis le Saint-Père a rappelé que "cette dignité reçue de Dieu et ce rôle des femmes n'ont pas toujours été suffisamment compris et estimés... Par son témoignage public de respect vis-à-vis de la femme, et sa défense de la dignité innée de toute personne humaine, l'Eglise en Terre Sainte peut apporter une importante contribution au progrès d'une vraie culture humaniste et à la construction de la civilisation de l'amour".

Commentant l'Evangile du jour dans lequel le Seigneur dit être le bon pasteur qui donne sa vie pour ses brebis, le Pape a ajouté: "Puisse le courage du Christ notre berger vous inspirer et vous soutenir chaque jour dans vos efforts pour rendre témoignage de la foi chrétienne et pour maintenir la présence de l'Eglise dans l'évolution du tissu social de ces terres si anciennes... La fidélité à vos racines chrétiennes, la fidélité à la mission de l'Eglise en Terre Sainte réclament à chacun de vous -a-t-il encore dit- un courage singulier: le courage de la conviction, née d'une foi personnelle, qui ne soit pas seulement une convention sociale ou une tradition familiale; le courage de dialoguer et de travailler aux côtés des autres chrétiens au service de l'Evangile et de la solidarité avec les pauvres, les personnes déplacées et les victimes des grandes tragédies humaines; le courage de construire de nouveaux ponts pour rendre possible la rencontre fructueuse des personnes de religions et de cultures différentes, et donc d'enrichir le tissu de la société. Cela signifie également rendre témoignage à l'amour qui nous porte à donner nos vies au service des autres, et ainsi à contrecarrer des manières de penser qui justifient qu'on puisse prendre des vies innocentes".

A la fin de la messe et avant le Regina Coeli, le Pape s'est adressé à Marie, demandant "à la Mère de l'Eglise de porter un regarder de miséricorde sur tous les chrétiens de cette région afin que, soutenus par son intercession, ils puissent être authentiquement unis dans la foi qu'ils professent et dans le témoignage qu'ils rendent".
PV-JORDANIE/MESSE/AMMAN VIS 20090511 (670)

EGLISES ORIENTALES ET TRADITION


CITE DU VATICAN, 9 MAI 2009 (VIS). La cathédrale melkite St.Georges a accueilli ce soir le Saint-Père qui a célébré les vêpres avec les représentants, prêtres, religieux et fidèles des Eglises catholiques locales, maronite, syriaque, arménienne, chaldéenne et latine. Etait présent l'Archevêque orthodoxe Benediktos Tsikoras. Après le mot d'accueil du Patriarche melkite SB Grégoire III Laham et de son Vicaire jordanien Mgr.Yasser Ayyach, Benoît XVI s'est adressé à l'assemblée: "L'Eglise est un peuple de pèlerins. Elle a été ainsi marquée, à travers les siècles, par des événements historiques déterminants et par des époques culturelles d'importance. Malheureusement, certaines ont parfois été accompagnées par des épisodes d'oppositions théologiques ou d'oppression. En revanche, d'autres ont été des moments de réconciliation renforçant merveilleusement la communion de l'Eglise et des temps de florissants renouveaux culturels auxquels les chrétiens de l'orient ont largement contribué... Tous les chrétiens sont appelés à répondre au commandement du Seigneur...de conduire les autres à le connaître et à l'aimer. Dans les faits, les vicissitudes de l'histoire ont fortifié les membres des Eglises particulières pour remplir ce devoir avec vigueur et se confronter résolument aux réalités pastorales de ce temps".

Rappelant ensuite les liens antiques de ces Eglises avec le Patriarcat d'Antioche et son enracinement au proche-orient, Benoît XVI a dit à ses interlocuteurs: "Aujourd'hui, en tant que minorités disséminées en communautés sur ces territoires, vous êtes reconnus comme les disciples du Seigneur. La dimension publique de votre foi chrétienne ne se restreint pas à la sollicitude spirituelle...à votre peuple, aussi essentiel que cela soit. Mais au contraire, vos nombreuses entreprises inspirées par la charité universelle s'étendent à tous les jordaniens, musulmans comme d'autres religions, ainsi qu'au grand nombre de réfugiés que ce royaume accueille si généreusement... Vos rites liturgiques, votre discipline ecclésiastique et votre héritage spirituel sont un témoignage vivant de votre tradition ininterrompue", a ajouté le Saint-Père rappelant aussi qu'en "imitant le Christ, ainsi que les patriarches et les prophètes de l'Ancien Testament, nous nous disposons à conduire le peuple du désert vers le lieu de la vie, vers le Seigneur qui nous donne la vie en abondance... Ceci marque l'ensemble de vos œuvres apostoliques, dont la variété et la dimension sont grandement appréciées... Votre présence dans cette société est un merveilleux signe de l'espérance qui nous définit comme chrétiens. Cette espérance déborde le cadre de nos communautés chrétiennes. Souvent, vous constatez que les familles appartenant à d'autres religions, avec lesquelles vous travaillez et auxquelles vous offrez un service de charité, partagent des préoccupations et des soucis qui dépassent les frontières culturelles ou religieuses". Ces préoccupations concernent surtout les espoirs et aspirations des parents pour leurs enfants et le Pape s'est ainsi demandé: "Qui, en tant que parent ou personne de bonne volonté, pourrait ne pas être troublé par les influences néfastes si présentes dans notre monde globalisé, notamment les facteurs destructeurs présents dans l'industrie du divertissement qui exploite sans cœur l'innocence et la sensibilité des jeunes et des personnes vulnérables ?".

Enfin, le Saint-Père a encouragé les candidats au sacerdoce et à la vie religieuse et tous les jeunes chrétiens jordaniens: "N'ayez pas peur d'offrir une contribution sage, pondérée et respectueuse à la vie publique de ce pays. La voix authentique de la foi apporte toujours intégrité, justice, compassion et paix !".
PV-JORDANIE/VEPRES/... VIS 20090511 (560)

samedi 9 mai 2009

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 9 MAI 2009 (VIS). Le Saint-Père a:

-Acceptée la renonciation à la charge pastorale du diocèse de Cochin (Inde) présentée par Mgr.John Thattumkal, SSC, en conformité au canon 401,2 du CIC. Son successeur a été nommé hier.

-Nommé l'Abbé Paul Kariuki, Evêque d'Embu (superficie: 2.741, population: 628.403, catholiques: 316.481, prêtres: 59, religieuses: 82), au Kenya. L'Evêque élu, né en 1963 à Kathunguri (Kenya) et ordonné prêtre en 1993, était jusqu'ici Professeur au grand séminaire de Nyeri (Kenya).

-Nommé le Cardinal Angelo Sodano, Doyen du Sacré Collège, Légat pontifical au millénaire de la Lituanie (Vilnius, 6 juillet).

-Nommé Membres de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples, les Cardinaux Peter Kodwo Appiah Turkson, Cláudio Hummes et Jean-Claude Turcotte, Mgr.Erwin Joseph Ender, Mgr.Félix del Blanco Prieto et Mgr.Nikola Eterovic, Mgr.Oscar Zoungrana et le P.Adolfo Nicolás Pachón, SJ.

-Nommé Membres du Conseil cardinalice pour les questions fonctionnelles et économiques du Saint-Siège, les Cardinaux Agostino Vallini, Jorge Liberato Urosa Savino et Odilo Pedro Scherer.
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