Home - VIS Vatican - Réception du VIS - Contactez-nous - Calendrier VIS

Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

dernières 5 nouvelles

VISnews  Twitter Go to YouTube

lundi 24 mai 2010

HERITAGE DE CYRILLE ET METHODE

CITE DU VATICAN, 22 MAI 2010 (VIS). Ce matin, le Pape a reçu successivement le Premier Ministre bulgare, M.Boïko Borissov, et le Président du parlement macédonien, M.Trjako Veljanoski, accompagnés des délégations venues pour la fête des saints Cyrille et Méthode.

  S'adressant au premier groupe, Benoît XVI a dit que dans son processus d'intégration à l'Union Européenne, la Bulgarie "est appelée à témoigner de ses racines chrétiennes et de l'héritage des deux frères, dont l'enseignement reste actuel et utile. Il s'agit d'être fidèle à un patrimoine commun aux orthodoxes et aux catholiques, fidèles à la foi apostolique et unis par un même baptême. En tant que chrétiens nous devons conserver et renforcer le lien étroit existant entre nos identités culturelles et l'Evangile, dans le respect de nos diverses traditions ecclésiales. Disciples du Seigneur, nous devons témoigner de notre foi en Jésus-Christ, notre salut". Le Saint-Père a souligné combien cette rencontre renforçait les relations fraternelles et solidaires, engageant la Bulgarie à poursuivre son oeuvre de construction d'une société fondée sur la justice et la paix.

  Au second groupe, Benoît XVI a rappelé l'abondance des fruits que la mission de Cyrille et Méthode produisit. "Ils firent face à des difficultés, à des souffrances des privations, à l'hostilité qu'ils surmontèrent grâce à leur foi inébranlable et à leur espérance en Dieu. Ils mirent cette force au service des peuples rencontrés, leur transmettant l'Ecriture et les textes liturgiques, traduit en paléoslave et transcrit à l'aide d'un alphabet nouveau... Dans les épreuves comme dans le succès, ils furent soutenus par Dieu, faisant chaque jour l'expérience de son amour dans celui du prochain. Nous aussi, aimés du Seigneur, nous pouvons répondre à son amour en nous laissant envelopper et conduire par la grâce à tout moment. Selon la multiplicité de l'effusion des dons de l'Esprit, sachons nous donner aux autres. L'Esprit viendra d'autant plus au secours de nos faiblesses, en nous indiquant de nouvelles voies à suivre".
AC/                                                    VIS 20100524 (330)

DEVELOPPEMENT ET SOLIDARITE

CITE DU VATICAN, 22 MAI 2010 (VIS). Le Pape a également reçu les participants au congrès de la Fondation Centesimus Annus Pro Pontifice, présidée par M.Domingo Sugranyes Bickel, auxquels il a d'abord dit son intérêt pour le thème choisi sur le rapport entre "développement, progrès et bien public". Puis il a affirmé que, plus que jamais, "la famille humaine peut grandir comme une société libre de peuples libres lorsque la globalisation est guidée par la solidarité et le bien commun, ainsi que par une justice sociale, pour lesquels le message du Christ et de l'Eglise sont une source précieuse... Le bien public est la finalité qui donne sens au progrès et au développement qui, sans lui, ne consisteraient qu'à la production des seuls biens matériels. Ceux-ci sont nécessaires, mais sans une orientation vers le bien commun, c'est le consumérisme qui finit par prévaloir ainsi que le gaspillage, la pauvreté et les déséquilibres, tous des facteurs négatifs pour le progrès et le développement".
 
  Benoît XVI a ensuite cité son encyclique Caritas In Veritate, où il affirme qu'un des plus grands risques de notre époque est "qu’à l’interdépendance déjà réelle entre les hommes et les peuples, ne corresponde pas l’interaction éthique des consciences et des intelligences dont le fruit devrait être l’émergence d’un développement vraiment humain". Cette interaction, par exemple, "semble être trop faible auprès de ces gouvernements qui, face aux épisodes incessants de spéculations irresponsables à l'égard de pays plus faibles, ne prennent pas les décisions adéquates dans la gestion des finances. La politique doit primer sur la finance et l'éthique doit orienter toute activité". Le bien public "est composé de divers éléments, des biens matériels, cognitifs, institutionnels, et des biens moraux et spirituels supérieurs aux premiers qui leur sont subordonnés", et que "l'engagement pour le bien commun de la famille des peuples comme pour toute société implique donc de prendre soin et de se servir d'un complexe d'institutions qui structurent juridiquement, civilement, politiquement et culturellement la vie des sociétés". C'est pourquoi, a ajouté le Pape, "il faut que l'ordre économico-productif soit socialement responsable et à dimension humaine, avec une action conjointe et unitaire à différents niveaux ainsi qu'au niveau international. Il faudra également soutenir la consolidation des systèmes constitutionnels, juridiques et administratifs dans les pays qui ne jouissent pas encore pleinement de ces biens. A côté des aides économiques, il doit y avoir celles qui ont pour but de renforcer les garanties propres de l’Etat de droit, un système d’ordre public et de détention efficace dans le respect des droits de l'homme et des institutions vraiment démocratiques et participatives".

   "Ce qui est cependant fondamental et prioritaire pour le développement de toute la famille des peuples, est de reconnaître la vraie échelle des biens et des valeurs... La notion de développement humain intégral présuppose des données précises comme la subsidiarité et la solidarité en plus de l'interdépendance entre l'Etat, la société et le marché. Dans une société mondiale composée de nombreux peuples et religions, le bien commun et le développement intégral doivent être obtenus avec la contribution de tous. C'est pourquoi les religions sont primordiales, en particulier lorsqu'elles enseignent la fraternité et la paix... L’exclusion de la religion du domaine public, comme, par ailleurs, le fondamentalisme religieux empêchent la rencontre entre les personnes et leur collaboration en vue du progrès de l’humanité. La vie publique s’appauvrit et la politique devient opprimante et agressive".
AC/                                                             VIS 20100524 (570)

MESSE DE PENTECOTE

CITE DU VATICAN, 23 MAI 2010 (VIS). Aujourd'hui à 10 h, le Pape a présidé la messe de Pentecôte en la Basilique vaticane, commentant à l'homélie le récit des Actes des Apôtres: "Du Fils de Dieu mort et ressuscité, retourné au Père, l'Esprit souffle aujourd'hui sur l'humanité avec une énergie surprenante. Et que produit cette nouvelle et puissante auto-communication de Dieu? Elle crée l'unité et la compréhension où se trouvent les déchirures et l'éloignement... Un processus de réunification est amorcée entre les parties de la famille humaine divisée et dispersée. Les personnes souvent réduites à des individus en compétition ou en conflit entre eux, poussées par l'Esprit du Christ, s'ouvrent à l'expérience de la communion les impliquant jusqu'à en faire un nouvel organisme, un nouveau sujet: l'Eglise. L'unité est l'effet de l'œuvre de Dieu; elle est un signe de reconnaissance, la "carte de visite" de l'Eglise au long de son histoire universelle. Depuis le commencement, depuis ce jour de Pentecôte, elle parle toute les langues".

  Puis Benoît XVI a souligné que "l'Eglise n'est jamais prisonnière de frontières politiques, raciales ou culturelles. Elle ne peut être confondue avec les Etats et les fédérations d'Etats parce que son unité est d'un autre ordre et aspire à traverser toutes les frontières humaines. Il découle de cela, chers frères, un critère pratique de discernement pour la vie chrétienne: lorsqu'une personne ou une communauté s'enferme dans sa propre façon de penser et d'agir, c'est le signe qu'elle s'est éloignée de l'Esprit Saint. Le chemin des chrétiens et des Eglises locales doit toujours se confronter à celui de l'Eglise une et catholique et être en harmonie avec elle". Puis il a souligné que "l'unité de l'Esprit se manifeste dans la pluralité de la compréhension. L'Eglise est, par nature, une et multiple, destinée à vivre dans toutes les nations, dans tous les peuples et sociétés les plus divers. Elle répond à sa vocation d'être le signe et l'instrument d'unité de tout le genre humain, seulement si elle est indépendante de tout état et culture. L'Eglise, toujours et en tout lieu, doit être vraiment catholique et universelle, la maison de tous dans laquelle chacun se sent chez lui".

  Après avoir rappelé que lors de "la Pentecôte, l'Esprit Saint s'est manifesté comme un feu", le Saint-Père s'est exclamé: "Combien ce feu est différent de celui des guerres et des bombes! Combien est différent l'incendie du Christ, propagé par l'Eglise, de l'incendie des dictateurs de toutes les époques et du siècle passé, qui laissent derrière eux une terre brûlée. La flamme de l'Esprit Saint brûle mais ne détruit pas. Et pourtant, elle nous transforme... Toutefois, cet effet du feu divin nous effraie et nous avons peur d'être "brûlés". Nous préférons rester comme nous sommes. La raison en est que souvent notre vie est organisée sur la logique de l'avoir, de la possession et non du don de soi... D'un côté nous voulons être avec Jésus et le suivre de près, et d'un autre nous avons peur des conséquences que cela implique". Il a alors encouragé les fidèles à "savoir reconnaître que perdre quelque chose ou mieux, soi-même pour le vrai Dieu, le Dieu de l'amour et de la vie, est en réalité gagner, se trouver plus pleinement. Celui qui se confie à Jésus expérimente déjà dans cette vie la paix et la joie du cœur que le monde ne peut donner et qui ne peut plus nous l'enlever une fois que Dieu nous les a données. Cela vaut donc la peine de se laisser toucher par le feu de l'Esprit Saint! La douleur que cela nous cause est nécessaire pour notre transformation". Benoît XVI a conclu en demandant à l'Esprit de nous incendier tous "du feu de son amour. Nous savons que cette prière est audacieuse puisque nous demandons d'être touchés par la flamme de Dieu. Mais nous savons surtout que cette flamme, et elle seule, a le pouvoir de nous sauver. Nous ne voulons pas, pour défendre notre vie, perdre la vie éternelle que Dieu veut nous donner. Nous avons besoin de l'Esprit Saint car seul l'amour rachète".
HML/                                                VIS 20100524 (690)

PAS D'EGLISE SANS PENTECOTE

CITE DU VATICAN, 23 MAI 2010 (VIS). Après la messe célébrée en la Basilique vaticane, Benoît XVI a récité le Regina Coeli avec les fidèles rassemblés Place St.Pierre, et évoqué la Pentecôte, manifestation de l'Esprit au Cénacle et "véritable baptême de l'Eglise. Mais cette action se poursuit car l'Eglise vit perpétuellement l'effusion de l'Esprit sans laquelle ses forces disparaîtraient comme un voilier à qui le vent viendrait à manquer. La Pentecôte se reproduit dans certains moments forts, locaux comme universels, lors de tout type de rassemblements". Ainsi le Pape a-t-il cité le Concile Vatican II ou "la fameuse rencontre des mouvements ecclésiaux avec Jean-Paul II, sur cette place à Pentecôte 1998. L'Eglise connaît d'innombrables pentecôtes qui vivifient les communautés locales. Et puis la liturgie des grands moments, dans laquelle la communauté puise la force de Dieu... Il n'y a donc pas d'Eglise sans Pentecôte, et pas non plus d'Eglise sans la Vierge Marie. Il en fut ainsi au début, dans le Cénacle...et partout depuis. Je l'ai récemment constaté à Fatima. Qu'a donc vécu cette immense foule sur l'esplanade du sanctuaire, cette âme seule, sinon une pentecôte? La mère du Christ était parmi nous, comme c'est le cas dans tous les sanctuaires mariaux, grands ou petits, où les pèlerins se rassemblent en prière devant Marie et où le Seigneur offre son Esprit".
ANG/                                                     VIS 20100524 (230)

POST REGINA COELI

CITE DU VATICAN, 23 MAI 2010 (VIS). Après le Regina Coeli, le Saint-Père a rappelé que Teresa Manganiello (1849-1876), tertiaire franciscaine italienne a été béatifiée hier: "Elle a vécu avec simplicité et humilité au fil des tâches ménagères et dans son engagement spirituel auprès de l'Eglise des Capucins. Comme saint François d'Assise, elle a essayé d'imiter Jésus en offrant ses souffrances et pénitences pour le rachat des péchés. Pleine d'amour pour son prochain, elle se dévouait à tous et spécialement aux pauvres et aux malades".

 Le Pape a ensuite évoqué la Journée de prière pour l'Eglise en Chine célébrée demain 24 mai, fête de Notre Dame auxiliatrire: "Alors que les fidèles en Chine prient pour une plus grande unité entre eux et avec l'Eglise universelle, les catholiques du monde entier, et spécialement ceux d'origine chinoise, s'unissent à eux dans la prière et dans la charité que l'Esprit Saint répand en nos cœurs et spécialement aujourd'hui".

  Benoît XVI a enfin salué les membres du Mouvement pour la vie, association italienne qui "promeut la culture de la vie et aide concrètement de nombreuses jeunes mères à mener à terme une grossesse difficile".
ANG/                                                 VIS 20100524 (200)

COMMISSION ISRAEL SAINT-SIEGE

CITE DU VATICAN, 24 MAI 2010 (VIS). La Commission permanente Israël Saint-Siège s'est réunie le 20 mai pour poursuivre ses négociations en vertu de l'article10,2 du Fundamental Ageement. La réunion a enregistré un progrès dans le processus d'accord. Les délégations se retrouveront le 14 juin, veille de la session plénière qui se tiendra au Vatican.
OP/                                                       VIS 20100524 (60)

VISITE DU PRESIDENT CONGOLAIS

CITE DU VATICAN, 24 MAI 2010 (VIS). La Salle-de-Presse du Saint-Siège informe que le Saint-Père a reçu ce matin M.Denis Sassou N'Guesso, Président de la République du Congo, qui s'est ensuite entretenu avec le Cardinal Secrétaire d'Etat et le Secrétaire pour les rapports avec les états: "Ces entretiens ont d'abord permis d'évoquer les initiatives prises en vue du cinquantième anniversaire de l'indépendance du pays. Les parties ont ensuite affirmé leur volonté de renforcer leurs bonnes relations, et souligné l'importance du rôle joué par l'Eglise catholique dans le développement socio-culturel des Congolais. On a enfin échangé des points de vue sur la situation politique régionale, en particulier sur ses aspects humanitaires et l'assistance au réfugiés".
OP/                                                     VIS 20100524 (130)

AUDIENCE AU PRESIDENT DU PARLEMENT MOLDAVE

CITE DU VATICAN, 24 MAI 2010 (VIS). Benoît XVI a également reçu M.Mihai Ghimpu, Président par intérim du Parlement moldave, qui a ensuite rencontré le Cardinal Secrétaire d'Etat et le Secrétaire pour les rapports avec les états: "Les entretiens ont porté sur la situation de la Moldavie, où on espère que les difficultés actuelles soient résolues par le dialogue. La partie moldave a ensuite exprimé sa satisfaction pour l'assistance que l'Eglise catholique apporte aux populations. Les points de vue ont été échangés sur diverses questions internationales, en particulier sur l'identité culturelle et religieuse de l'Europe".
OP/                                                     VIS 20100524 (11)

AUDIENCES

CITE DU VATICAN, 24 MAI 2010 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audience le Cardinal Julio Terrazas Sandoval, CSSR, Archevêque de Santa Cruz de la Sierra (Bolivie).

  Samedi dernier, il avait reçu le Cardinal Giovanni Battista Re, Préfet de la Congrégation pour les évêques.
AP/                                                               VIS 20100524 (50)

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 24 MAI 2010 (VIS). Le Saint-Père a:

-Nommé Mgr.Edgar de Jesús García Gil, Evêque de Palmira (superficie: 4.796, population: 754.000, 681.000, prêtres: 77, religieux: 224), en Colombie. Il était jusqu'ici Evêque de Montelíbano (Colombie).

-Confirmé la nomination du P.Bashar Warda, CSSR, comme Archevêque chaldéen d'Arbil (superficie: 4.796, population: 754.000, 681.000, prêtres: 77, religieux: 224), en Colombie. L'Evêque élu, né en 1969 à Bagdad (Irak) et ordonné prêtre en 1995, était jusqu'ici Directeur du séminaire patriarcal.

  Samedi dernier, 22 mai, il avait:

-Elevé le diocèse de Tunis (Tunisie) au rang d'archidiocèse, Mgr.Maroun Lahham devenant le premier Archevêque de Tunis.

-Erigé le diocèse de Kalay (Myanmar), avec territoire démembré de celui de Hakha, le rendant suffragant de l'Eglise métropolitaine de Mandalay.

-Nommé Mgr.Felix Lian Khen Thang, premier Evêque de Kalay (superficie: 22.235, population: 1.373.918, catholiques: 49.165, prêtres: 26, religieuses: 84), au Myanmar. Il était jusqu'ici Auxiliaire de l'Evêque de Hakha.

-Nommé l'Abbé F.Richard Spencer, Auxiliaire de l'Ordinaire militaire pour les Etats-Unis d'Amérique. L'Evêque élu, né en 1951 à Sylacauga (USA) et ordonné prêtre en 1988, était jusqu'ici Vice-commandant des aumôniers militaires des forces armées américaines en Europe.

-Confirmé la réélection pour trois ans du P.Pierbattista Pizzaballa, OFM, comme Custode de Terre Sainte et Gardien du Mont de Sion.

-Nommé Référendaires du Tribunal suprême de la signature apostolique,l'Abbé Eduardo Baura de la Peña, Professeur près l'Université pontificale de la Ste.Croix, l'Abbé Paolo Giuseppe Bianchi, Vicaire du Tribunal ecclésiastique de Lombardie, le P.Bruno Esposito, OP, Professeur près l'Université pontificale St.Thomas, le P.Luigi Sabbarese, CS, Doyen de la Faculté de croit canonique de l'Université pontificale Urbanienne, et M.Edward N.Peters, Professeur près le grand séminaire de Detroit.
NER:ECE:NA/                                                           VIS 20100524 (250)

vendredi 21 mai 2010

CULTURE RUSSE ET FOI CHRETIENNE

CITE DU VATICAN, 21 MAI 2010 (VIS). Hier après-midi Salle Paul VI, le Saint-Père a assisté au concert qui lui a été offert pour le double anniversaire de sa naissance et de son élection par SS Cyrille I, Patriarche de Moscou et de toutes les Russies dans le cadre des Journées de culture et de spiritualité russes au Vatican. L'Orchestre national russe, assisté du Choeur synodal de Moscou et de l'ensemble de cors de St.Pétersbourg, a interprété des oeuvres de Moussorgski, Rimski-Korsakov, Tchaïkovski et Rachmaninov. Après l'exécution et la lecture d'un message du Patriarche orthodoxe russe, Benoît XVI a salué le Métropolite Hilarion de Volokolamsk, organisateur de ces manifestations, et prononcé un bref discours.

Les oeuvres musicales entendues, a-t-il dit, sont "profondément pétries de l'âme russe comme de la foi du peuple, qui s'expriment d'une façon sublime dans la liturgie et son chant. Il existe un lien étroit entre la musique russe et le chant liturgique. C'est d'ailleurs dans la liturgie que les compositeurs russes du XIX et du XX siècle ont puisé leur créativité, et c'est dans la liturgie qu'elle s'est également exprimée, donnant naissance à des chefs d'oeuvre méritant d'être connus en occident". Ces musiciens ont su exploiter le riche patrimoine de la musique liturgique russe en l'insérant dans les courants musicaux d'origine occidentale". Puis le Pape a affirmé que "dans la musique, se réalise une fusion entre l'orient et l'occident, entre la tradition et la modernité. C'est à cette vision complémentaire et unitaire que pensait Jean-Paul II lorsqu'il évoquait...les deux poumons avec lesquels il convient de respirer à nouveau, en redécouvrant des racines culturelles et religieuses communes de l'Europe, sans lesquelles le continent resterait" privé d'âme et de perspective. "La culture contemporaine, européenne en particulier, court le risque d'une amnésie, d'un oubli et d'un abandon d'un patrimoine suscité et inspiré par la foi chrétienne. Or, cet immense patrimoine constitue la charpente de la culture européenne. Les racines chrétiennes de l'Europe sont le résultat de la vie et du témoignage de générations de chrétiens mais aussi d'un inestimable patrimoine artistico-culturel. Ce patrimoine est un avantage et une ressource pour les pays où s'est instauré un dialogue entre la foi chrétienne et les différentes expressions culturelles".

Aujourd'hui encore, a poursuivi Benoît XVI, "ces racines sont vives et fécondes en orient comme en occident. Elles peuvent et elles doivent inspirer un nouvel humanisme et un progrès humain authentique, nécessaires face aux grands enjeux tels la sécularisation qui pousse à se passer de Dieu et de son projet mais aussi à nier la dignité humaine dans une société uniquement fondée sur l'égoïsme des intérêts. L'Europe doit à nouveau respirer à pleins poumons. Les croyants comme les non croyants, tous les peuples, doivent retrouver la confiance et l'espérance en les enracinant dans l'expérience millénaire du christianisme. Le témoignage de cohérence des croyants ne doit pas faire défaut pour envisager tous ensemble un avenir où la liberté et la dignité de chacun soient reconnus comme valeur fondamentale, où l'ouverture à la transcendance et la foi soient des dimensions de la personne".
BXV-CONCERT/ VIS 20100521 (520)

VISITE DU PRESIDENT DOMINICAIN

CITE DU VATICAN, 21 MAI 2010 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin M.Leonel Fernández Reina, Président de la République Dominicaine, qui s'est ensuite entretenu avec le Cardinal Secrétaire d'Etat et le Secrétaire pour les rapports avec les états. Les entretiens ont permis de souligner l'importante contribution de l'Eglise au développement du pays, notamment en matière scolaire et sanitaire et en faveur des plus défavorisés. Les parties ont "convenu de la nécessité de continuer à protéger la vie, de sa conception à sa conclusion naturelle. Elles ont également échangé leurs vues sur l'engagement des pouvoirs publics à gérer les problèmes sociaux qui affligent le pays, avant de les élargir au cadre régional et international. On a salué le rôle de la république Dominicaine dans l'organisation des secours humanitaires en Haïti".
OP/ VIS 20100521 (140)

LAICS EN POLITIQUE

CITE DU VATICAN, 21 MAI 2010 (VIS). Le Pape a reçu ce matin les participants à la XXIV Assemblée annuelle du Conseil pontifical pour les laïcs, auxquels il a rappelé d'emblée que si l'Eglise n'a pas pour mission de former des hommes politiques elle est en droit de donner un jugement moral "sur des sujets relevant de la politique, chaque fois que sont en cause les droits fondamentaux de la personne ou le salut des âmes... Il revient aux fidèles laïques de démontrer dans leur vie, dans la vie sociale, culturelle et politique, que la foi offre une autre lecture de la réalité, et la possibilité de transformer cette dernière".

Puis Benoît XVI a ajouté que les fidèles "doivent aussi prendre une part active à la vie politique, toujours en cohérence avec l'enseignement de l'Eglise, en partageant ses raisons et idéaux dans le débat démocratique. Ils doivent rechercher le consensus le plus large avec tous ceux qui ont à coeur la défense de la vie et de la liberté, de la vérité et de la famille, la solidarité et le bien public". On a besoin aujourd'hui en politique "de chrétiens véritables, capables de témoigner du Christ et de l'Evangile dans la société et dans le monde politique. Cette exigence, qui doit être présente dans le processus éducatif des communautés ecclésiales, réclament de nouvelles formes d'accompagnement de la part des pasteurs. L'appartenance des fidèles à des associations ou mouvements ecclésiaux peut être une bonne école de témoignage, soutenue par une richesse de charismes nouveaux, éducatifs et missionnaires".

Il a alors souligné combien "la diffusion du relativisme culturel et de l'individualisme hédoniste affaiblit la démocratie et favorise les pouvoirs autoritaires. Il est nécessaire de retrouver ou de renforcer la sagesse politique et être exigeant pour soi même, faire un usage prudent des progrès de la science, faire face à la réalité sous toutes ses formes, dépasser le réductionnisme idéologique et l'utopie, être ouvert à tout dialogue et collaboration, être conscient de ce que la politique est délicat équilibre entre idéaux et intérêts, ne jamais oublier que la contribution des chrétiens ne vaut que si l'intelligence de la foi devient intelligence du réel... Une véritable révolution de l'amour est donc nécessaire".
AC/ VIS 20100521 (380)

OEUVRES MISSIONNAIRES PONTIFICALES

CITE DU VATICAN, 21 MAI 2010 (VIS). Les participants à l'Assemblée du Conseil supérieur des Oeuvres missionnaires pontificales, dépendant de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples, ont été reçus par le Pape qui a rappelé combien "l'évangélisation constitue aujourd'hui une immense mission, dans un monde souffrant d'une déficit de réflexion et de sagesse, dans lequel se répand un humanisme sans Dieu. C'est pourquoi -a affirmé Benoît XVI- il est prioritaire d'envisager les nouveaux problèmes à la lumière d'un Evangile qui ne change pas... L'Eglise offre un immense service à l'humanité" par le biais de ses missionnaires qui "sont la marque vive et éloquente d'une catholicité de l'Eglise qui met en pratique la dimension universelle de la mission apostolique jusqu'aux confins de la terre, afin que personne ne soit plus privé de la grâce du Christ. C'est là le sens et la trajectoire historique de l'Eglise. Annoncer l'Evangile à tous les peuples est une mission qui implique un jugement sur les transformations du monde et le changement substantiel de culture de l'humanité. Présente et active partout et sur tous les fronts, l'Eglise est porteur d'un message constant dans l'histoire, qui proclame la valeur inaliénable de la personne, annonce le dessein salvifique de Dieu, manifesté en Jésus-Christ. Prêcher l'Evangile est un appel à la liberté des fils de Dieu, pour la construction d'une société plus juste et solidaire".

"Qui prend part à la mission du Christ doit obligatoirement subir résistances, échecs et souffrances de la part des pouvoirs de ce monde... La seule arme est la parole du Christ et sa croix". Ainsi la mission Ad Gentes réclame-t-elle des missionnaires "d'accepter les conséquences de leur ministère, soit la pauvreté évangélique, qui les rend libres de prêcher avec courage et franchise, la non violence, par laquelle ils répondent au mal par le bien, la disponibilité à offrir leur vie au nom du Christ pour le prochain". Si l'Eglise "reçoit de l'Esprit la capacité à l'annonce et l'autorité du ministère apostolique...l'évangélisation a besoin de chrétiens priants et conscients" de ce que la conversion du monde ne vient que de Dieu. Le Saint-Père a conclu en remerciant les Oeuvres pontificales de maintenir la conscience missionnaire au sein des Eglises particulières, et d'assumer la formation et la répartition des missionnaires auprès des jeunes communautés ecclésiales à travers le monde.
CEP/ VIS 20100521 (390)

AUDIENCES

CITE DU VATICAN, 21 MAI 2010 (VIS). En fin d'après-midi, le Saint-Père devrait recevoir en audience le Cardinal William Joseph Levada, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi.
AP/ VIS 20100521 (40)

jeudi 20 mai 2010

PREMIER AMBASSADEUR DES EMIRATS

CITE DU VATICAN, 20 MAI 2010 (VIS). Le Pape a reçu ce matin les lettres de créances du premier Ambassadeur des Emirats arabes unis, Mme Hissa Abdullah Ahmed Al-Otaiba, devant qui il a souligné que la "diplomatie du Saint-Siège, qui place la mission de l'Eglise catholique au service de la communauté internationale, est mue par l'amour de Dieu et le respect de tous. L'action diplomatique de l'Eglise tend à favoriser la paix, les droits de l'homme et le développement intégral de tous, sans distinction d'origine ou de foi... Le Saint-Siège et l'Eglise soutiennent la dignité de la personne afin de maintenir une approche humanistique des relations internationales et de rassembler des forces nouvelles utiles au progrès de tous les peuples".

Malgré des difficultés, a poursuivi Benoît XVI, les EAU "ont atteint ces dernières années un important niveau économique, accueillant sur leur sol des centaines de milliers de travailleurs étrangers qui y ont trouvé un avenir pour leurs familles. Cette ouverture aux étrangers a demandé de grands efforts de renforcement du principe de coexistence pacifique et du progrès social. Ils sont dignes d'éloge", d'autant que cela a comporté aussi la concession par les Emirats de la construction d'églises catholiques. Le Saint-Père a donc dit son espoir de voir se poursuivre "une si prospère collaboration, dans la mesure des besoins pastoraux de la population catholique. La liberté de culte contribue au bien public et à l'harmonie sociale partout où on la pratique. Les catholiques présents dans les Emirats arabes unis sont désireux -a conclu le Saint-Père- de contribuer à la santé de la société et de vivre dans le respect de Dieu, de la dignité des hommes et des religions".
CD/ VIS 20100520 (290)

NOUVEL AMBASSADEUR DE MONGOLIE

CITE DU VATICAN, 20 MAI 2010 (VIS). Benoît XVI a ensuite reçu M.Luvsantersen Orgil le nouvel Ambassadeur de Mongolie, auquel il a dit que le vingtième anniversaire de l'indépendance de son pays avait permis la consolidation d'un ordre social qui tend au progrès des citoyens. Il a exprimé sa solidarité aux populations affectées par les rigueur d'un hiver prolongé et des inondations, rappelant que "la question de l'environnement liée aux changements climatiques doit être abordée de manière globale". Evoquant ensuite les relations diplomatiques Mongolie Saint-Siège, le Pape a dit que les bouleversements socio-politiques d'il y a vingt ans ont marqué le début de la présence de ce pays sur la scène internationale. "Liées entre elles, la religion et la culture, qui sont les expressions les plus hautes de l'humanité, servent au dialogue et à la coopération des peuples, à la paix et au développement".

Puis il a salué "la constante garantie du gouvernement mongol à la liberté de religion", ainsi que la création d'une "commission de contrôle de l'application de la loi sur la liberté de conscience et de culte, qui prouve la place des communautés religieuses dans le tissu social comme le rôle qu'elle jouent en faveur de l'harmonie et de la prospérité... La première mission de l'Eglise -a ensuite dit Benoît XVI- est d'être fidèle au message libérateur de l'Evangile, tout ne contribuant au progrès général. D'où la disponibilité de la communauté catholique à collaborer avec les pouvoirs publics et toutes les personnes de bonne volonté pour résoudre les questions d'ordre social... L'Eglise s'engage aussi dans la formation des personnes, dans l'éducation des jeunes au respect, à la solidarité et au service des plus démunis. L'attention caritative des fidèles sert le Seigneur comme la famille humaine toute entière".
CD/ VIS 20100520 (300)

VISITE DU PREMIER MINISTRE DE TONGA

CITE DU VATICAN, 20 MAI 2010 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin M.Feleti Vaka'uta Sevele, Premier Ministre de Tonga, qui s'est ensuite entretenu avec le Cardinal Secrétaire d'Etat et le Secrétaire pour les rapports avec les états. Ces entretiens ont porté sur "le processus de réforme institutionnelle du royaume, certains aspects de la vie socio-économique de l'archipel, et l'important rôle joué par l'Eglise catholique dans divers secteurs. Les parties ont également échangé leurs points de vue sur la situation internationale, notamment sur des problèmes politiques, commerciaux et environnementaux que les états du Pacifique abordent dans un solide esprit de collaboration".
OP/ VIS 20100520 (110)

AUDIENCES

CITE DU VATICAN, 20 MAI 2010 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audience le Cardinal Ivan Dias, Préfet de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples.
AP/ VIS 20100520 (30)

mercredi 19 mai 2010

VOYAGE APOSTOLIQUE AU PORTUGAL

CITE DU VATICAN, 19 MAI 2010 (VIS). A l'occasion de l'audience générale Place St.Pierre, Benoît XVI a évoqué son récent voyage pastoral au Portugal (11 - 14 mai), tout au long duquel, a-t-il confié, il a ressenti le soutien spirituel de Jean-Paul II, venu trois fois à Fatima remercier la main invisible qui lui épargna la vie un 13 mai sur cette même place. Au cours de la première grand messe à Lisbonne, d'où partirent tant de missionnaires porteurs de l'Evangile vers des terres lointaines, le Pape a encouragé l'Eglise portugaise à un vaste effort de re-évangélisation de la société. Les chrétiens doivent "être des semeurs d'espérance dans un monde souvent désespéré". Les croyants doivent annoncer "la mort et la résurrection du Christ, coeur du christianisme, fondement de notre foi et raison de notre joie".

Benoît XVI a ensuite évoqué sa rencontre avec le monde de la culture à Belem, où il a "souligné le patrimoine de valeurs par lequel le christianisme a enrichi la culture, l'art et l'âme du peuple portugais. Comme dans tout pays profondément marqué par le christianisme, on peut bâtir au Portugal un avenir de fraternité et de collaboration entre les cultures, fait de dialogue ouvert". Puis il a parlé de Fatima, "ville plongée dans une atmosphère mystique où la présence de la Vierge est presque palpable". Pèlerin parmi les pèlerins, a-t-il confié, je suis "venu déposer devant Marie les joies, les espoirs et les souffrances du monde". Le Saint-Père a alors évoqué les vêpres récitées avec le clergé portugais, félicité "pour un témoignage souvent silencieux et parfois difficile, pour sa fidélité à l'Evangile et à l'Eglise". Il a invité prêtres, diacres et religieux à suivre l'exemple lumineux du Curé d'Ars en cette Année sacerdotale finissante. Pendant le chapelet, récité avec plusieurs centaines de milliers de fidèles lors de la vigile nocturne du 13 mai, date de la première apparition, le Pape a constaté "combien cette prière si chère au peuple chrétien a trouvé à Fatima un phare diffusant sa lumière sur toute l'Eglise et le monde entier... On peut dire que Fatima et le Rosaire sont presque synonymes".

Lors de la solennité du 13 mai, célébrée sur l'esplanade du sanctuaire devant un demi million de personnes, le Pape a constaté combien le "message, dur et consolant à la fois, laissé à Fatima par la Vierge est axé sur la prière, la pénitence et la conversion, qui vont au-delà des menaces, des dangers et des horreurs de l'histoire pour inviter l'homme à placer en Dieu sa confiance, à cultiver l'espérance et à vivre la grâce du Seigneur, source de l'amour et de la paix". Puis il a évoqué sa rencontre avec les organisations caritatives qui, "à la suite du Bon Samaritain, vont au devant des besoins de nos frères nécessiteux, servant Dieu en servant le bien des personnes". La grand messe célébrée à Porto, la ville de la Vierge, le Saint-Père a rappelé "que l'engagement à témoigner partout de l'Evangile en offrant au monde le Ressuscité, qui transforme toute souffrance et toute peur en occasion de grandir et de vivre... La sagesse est mission, tel était le thème de ce voyage apostolique", a conclu le Pape. "A Fatima, la Vierge Marie nous invite à marcher dans l'espérance, en se laissant guider par l'Esprit manifesté en Jésus...afin de porter au monde la lumière et la joie du Christ".
AG/ VIS 20100519 (570)

PROCHAINE VISITE

CITE DU VATICAN, 19 MAI 2010 (VIS). Lundi prochain, 24 mai à 10 h 30', le Saint-Père se rendra au centre Don Orione de Monte Mario pour bénir la statue de la Vierge Salus Populi Romani qui domine la ville de Rome. A peine restaurée, elle va être remise en place. En bronze doré et haute de 9 m, elle avait été abattue par un coup de vent le 12 octobre dernier. L'incident a provoqué l'émotion des romains qui ont fait en sorte que la statue reprenne sa place au plus vite. Dans une lettre au Supérieur général de la congrégation des Orionistes, Benoît XVI avait exprimé le même voeu. La brève visite papale, qui revêt donc une grande signification pour Rome et la conscience populaire, coïncide avec la "fête du Pape", que la congrégation célèbre chaque année par volonté de son fondateur, saint Luigi Orione. Après cette cérémonie, le Pape fera visite au couvent des dominicaines voisin. Au cours de cette visite aux religieuses cloîtrées, on lui présentera l'icône mariale de la Hagiosorristissa (la très sainte) attribuée à la main de saint Luc mais datant du VII siècle, ainsi que des reliques de saints dominicains, notamment Dominique et Catherine de Sienne.
OP/ VIS 20100519 (210)

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 19 MAI 2010 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

-Mgr.Giovanni Santucci, Evêque de Massa Carrara-Pontremoli (superficie: 1.174, population: 204.110, catholiques: 199.000, prêtres: 161, diacres: 28, religieux: 233), en Italie. Jusqu'ici Evêque de Massa Marittima-Piombino (Italie), il succède à Mgr.Eugenio Binini, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.

-Mgr.Canísio Klaus, Evêque de Santa Cruz do Sul (superficie: 17.168, population: 555.000, catholiques: 470.000, prêtres: 85, diacres: 22, religieux: 255), au Brésil. Jusqu'ici Evêque de Diamantino (Brésil), il succède à Mgr.Aloísio Sinésio Bohn, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.
NER:RE/ VIS 20100519 (110)

mardi 18 mai 2010

TEMOIGNER DU CHRIST EN POLITIQUE

CITE DU VATICAN, 18 MAI 2010 (VIS). Du 20 au 22 mai se tiendra la XXIV Assemblée plénière du Conseil pontifical pour les laïcs. Le thème choisi, "Témoigner du Christ dans le monde politique", fait écho à la nécessité d'un nouvel engagement des catholiques dans la vie politique, plusieurs fois manifestée par Benoît XVI. Trois conférences suivront l'introduction du Cardinal Stanislaw Rylko: M.Lorenzo Ornaghi, Recteur de l'Université catholique de Milan, traitera de "politique et démocratie, l'état de la question"; le Cardinal Camillo Ruini, ex Président de la Conférence épiscopale italienne, de "certains points clef dans le dialogue Eglise et politique"; Mgr.Rino Fisichella, Président de l'Académie pontificale pour la vie, de "la responsabilité des fidèles laïques en politique". Ensuite, M.Andrea Riccardi, Fondateur de la communauté San Egidio, présentera un exposé sur le "message laissé par de grands chrétiens dans l'histoire politique; suivi de celui de M.Guzmán Carriquiry, Sous-secrétaire du dicastère, consacré aux "critères et modalités de formation des fidèles à la vie politique". Les travaux se concluront samedi 22 mai après-midi par le rapport d'activité du dicastère, acquis et perspectives, confié à son Secrétaire, Mgr.Josef Clemens. Le Saint-Père recevra les participants à cette assemblée annuelle le 21.
CON-L/ VIS 20100518 (210)

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 18 MAI 2010 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

-Le P.Kieran O'Reilly, SMA, Evêque de Killaloe (superficie: 4.523, population: 133.201, catholiques: 122.746, prêtres: 132, religieux: 225), en Irlande. L'Evêque élu, né en 1952 à Cork (Irlande), a prononcé ses voeux religieux en 1977 et a été ordonné prêtre en 1978. Jusqu'ici Supérieur général de la Société des missions africaines, il succède à Mgr.William Walsh, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.

-Mgr.Salvador Cristau Coll, Auxiliaire de l'Evêque de Terrassa (Espagne). L'Evêque élu, né en 1950 à Barcelone (Espagne) et ordonné prêtre en 1980, était jusqu'ici Vicaire général de ce même diocèse.
NER:RE:NEA/ VIS 20100518 (120)

lundi 17 mai 2010

VISITE DU PRESIDENT BOLIVIEN

CITE DU VATICAN, 17 MAI 2010 (VIS). Ce matin, le Saint-Père a reçu M.Evo Morales Ayma, Président de la Bolivie, qui s'est ensuite entretenu avec le Cardinal Secrétaire d'Etat et le Secrétaire pour les rapports avec les états. "Les entretiens, qui ont permis un fructueux échange d'opinions su l'actualité internationale et régionale, ont permis de constater la nécessité de développer une plus grande sensibilité de la société en matière de protection de la nature. Les parties ont également abordé certains aspects de la situation bolivienne, et notamment la collaboration Eglise Etat en matière d'éducation, de santé et de politiques sociales tendant à défendre les droits des plus faibles".
OP/                                                     VIS 20100517 (120)

BOUDDHISTES ET CHRETIENS FACE A LA CRISE

CITE DU VATICAN, 17 MAi 2010 (VIS). Aujourd'hui a été publié le message du Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux aux bouddhistes, à l'occasion de la prochaine fête du Vesakh (principale fête bouddhiste évoquant trois moments fondamentaux de la vie du Bouddha). Le thème 2010 est: "Respect de la vie humaine chez les chrétiens et les bouddhistes, comme fondement du respect de toute vie"):

  "Le contexte est propice à réfléchir ensemble sur un thème d'une importance particulière aujourd'hui, à savoir celui de la crise environnementale qui a déjà causé de notables difficultés et souffrances dans le monde entier. Les efforts de nos deux communautés, à travers l'engagement dans le dialogue interreligieux, ont contribué à une prise de conscience nouvelle de l'importance sociale et spirituelle de nos traditions religieuses respectives. Nous reconnaissons que nous avons en commun des valeurs comme le respect de la nature de toutes choses, la contemplation, l'humilité, la simplicité, la compassion et la générosité. Elles contribuent à rechercher une vie de non violence et d'équilibre, de contentement vis-à-vis de ce qui, chaque jour, nous suffit".

  "L'Eglise catholique considère la protection de l'environnement comme intimement liée au thème du développement humain intégral. Pour sa part, elle s'investit non seulement en faveur de la protection de la terre, de l'eau et de l'air comme dons destinés à chacun, mais également pour encourager d'autres à s'unir aux efforts de protection de l'humanité contre son autodestruction. De fait, notre responsabilité vis-à-vis de la protection des ressources de la nature, comme celle du respect des uns envers les autres, découle de la loi inscrite dans le cœur de tous les hommes et de toutes les femmes".

  "Les chrétiens, comme les bouddhistes, ont un profond respect de la vie humaine. Il est donc crucial que nous portions nos efforts sur l'émergence d'un sens de responsabilité écologique tout en réaffirmant aussi nos convictions partagées au sujet de l'inviolabilité de la vie humaine, à chaque étape et en chaque état, de la dignité de la personne et de la mission unique de la famille comme premier terrain d'apprentissage de l'amour de l'autre et du respect de la nature".

  "Puissions-nous favoriser ensemble une saine relation entre les êtres humains et l'environnement. En intensifiant nos efforts pour encourager la prise de conscience écologique en vue du bien-être de tous et de la coexistence pacifique, nous pouvons offrir le témoignage d'un mode de vie respectueux qui, alors, prend son sens en étant plus et non pas en ayant plus. C'est par un discernement commun et à travers l'engagement de nos traditions religieuses respectives que nous pouvons contribuer à la prospérité de notre monde".
CON-DIR/                                                             VIS 20100517 (450)

KIRCHENTAG: EGLISE, LIEU D'ESPERANCE

CITE DU VATICAN, 15 MAI 2010 (VIS). Aujourd'hui a été publié le message de Benoît XVI au deuxième Kirchentag œcuménique allemand, qui s'est tenu à Munich (Allemagne) du 12 au 16 mai, et auquel ont participé des chrétiens de différentes confessions, mais aussi des croyants d'autres religions. Rappelant le thème de la rencontre, "Afin que vous ayez l'espérance", le Saint-Père a souligné que "ces derniers mois, nous avons été régulièrement confrontés à des nouvelles qui ont cherché à retirer toute joie de l'Eglise et qui ont assombri ce lieu d'espérance".

  "En étant aujourd'hui un peu attentifs, nous ne percevons pas seulement l'obscurité mais aussi ce qui est clair et bon à notre époque. Nous voyons comme la foi rend les hommes purs et généreux et les éduque à l'amour. La zizanie existe aussi au sein de l'Eglise et entre ceux que le Seigneur a appelé à son service en particulier. Mais la lumière de Dieu n'est pas éteinte, le bon grain n'a pas été étouffé par les germes du mal". Après s'être demandé si "l'Eglise est encore un lieu d'espérance ?", il a répondu: "Oui, car d'elle nous arrive toujours et de nouveau la Parole de Dieu qui nous purifie et nous montre le chemin de la foi. Elle l'est car, en elle, le Seigneur continue de se donner lui-même, dans la grâce des sacrements, dans la parole de la réconciliation et dans les multiples dons de sa consolation. Rien ne peut assombrir ou détruire tout cela. C'est de cela dont nous devrions être heureux au milieu de toutes ces tribulations".

  "Quand nous parlons de l'Eglise comme d'un lieu d'espérance qui vient de Dieu -écrit ensuite le Pape- un examen de conscience s'avère alors nécessaire: Que fais-je, moi, de l'espérance que le Seigneur nous a donnée? Est-ce que je me laisse vraiment façonner par sa Parole? Changer et guérir par lui? Combien de zizanie, en réalité, grandit en moi? Suis-je disposé à l'éradiquer? Suis-je reconnaissant du don du pardon et disposé à pardonner et à guérir à mon tour plutôt qu'à condamner?". Il ajoute que "nous ne pouvons pas faire les choses les plus grandes, celles qui relèvent seulement du don: l'amitié, l'amour, la joie et le bonheur... Cependant aujourd'hui presque personne ne parle encore de la vie éternelle qui, par le passé, était la vraie raison de l'espérance. Comme l'on n'ose pas croire en elle, nous espérons tout dans la vie présente. La mise à l'écart de l'espérance en la vie éternelle porte à l'avidité pour une vie, ici et maintenant, qui devient presque inévitablement égoïste et, à la fin, reste irréalisable. C'est en voulant entrer en possession de la vie comme d'une sorte de bien qu'elle nous échappe".

  "Dieu est vivant. Dieu nous aime. Il est devenu l'un d'entre nous en Jésus-Christ. Je peux me tourner vers lui et lui m'écoute. Ainsi, comme Pierre, dans l'agitation de notre époque qui nous pousse à croire à tant d'autres choses, nous lui disons: Seigneur, à qui irons-nous? Tu as les paroles de la vie éternelle. Nous, nous croyons et nous avons reconnu que tu es le Saint de Dieu". A la fin du message, le Saint-Père a souhaité que tous fassent "à nouveau l'expérience de la joie de connaître Dieu, de connaître le Christ et que Lui nous connaisse. Voilà notre espérance et notre joie au milieu de l'agitation d'aujourd'hui".
MESS/                                                 VIS 20100517 (570)

REGINA COELI

CITE DU VATICAN, 16 MAI 2010 (VIS). Avant la récitation du Regina Coeli, Benoît XVI a rappelé qu'en Italie comme dans d'autres pays on fête aujourd'hui l'Ascension, et que ce dimanche est aussi la Journée mondiale des communications sociales (thème 20101: "Le prêtre et la pastorale dans le monde numérique. Les nouveaux media au service de la Parole"). La liturgie du jour, a rappelé le Saint-Père, raconte l'ultime séparation de Jésus et de ses disciples, qui ne fut pas un abandon puisqu'il leur annonça qu'il serait parmi eux d'une manière nouvelle.

  "En indiquant le ciel aux apôtres,il leur montra la voie du bien à parcourir leur vie durant. Ceci dit le Christ demeure dans la trame de l'histoire humaine, proche de chacun de nous dont il guide le cheminement chrétien. Il est le compagnon des persécutés pour la foi et de toutes les personnes marginalisées. Il est présent en ceux à qui on nie le droit à la vie. Dans l'Eglise, il est possible de l'approcher et de l'écouter à travers l'action sacramentale de ses ministres".

  Puis le Pape a tout particulièrement recommandé aux confirmants "de rester fidèles à la Parole reçue et à la doctrine apprise", les invitant aussi "à pratiquer assidûment la confession et l'Eucharistie, avec la conscience d'avoir été choisis pour témoigner de la vérité". Il a enfin demandé aux prêtres d'imprimer à leur vie et à leur mission une plus forte marque évangélique. "sachez utiliser avec sagesse les nouveaux instruments de la communication pour faire connaître la vie de l'Eglise et aider l'homme d'aujourd'hui à découvrir le Christ".
ANG/                                                    VIS 20100517 (270)

CRAINDRE ET COMBATTRE LE PECHE

CITE DU VATICAN, 16 MAI 2010 (VIS). Après le Regina Coeli, le Pape a remercié de leur présence et de leur confiance des quelque 200.000 personnes rassemblées Place St.Pierre et Via della Conciliazione: "Aujourd'hui, je voudrais d'abord saluer les fidèles laïques venus de toute l'Italie et le Cardinal Angelo Bagnasco qui les accompagne en tant que Président de la Conférence épiscopale. Je vous remercie de tout cœur, chers frères et sœurs, pour votre présence chaleureuse et nombreuse! A l'invitation du Conseil national italien des associations laïques, vous avez spontanément adhéré avec enthousiasme à cette belle manifestation de foi et de solidarité, à laquelle participe également un groupe important de parlementaires et administrateurs locaux. A tous j'adresse tous ma plus vive reconnaissance. Je salue aussi les milliers d'immigrés qui sont sur la Place St.Jean-de-Latran avec le Cardinal vicaire Agostino Vallini, à l'occasion de la Fête des peuples... Chers amis vous témoignez aujourd'hui une grande affection et une étroite proximité de l'Eglise et du peuple italien au Pape et à vos prêtres qui prennent quotidiennement soin de vous, pour que dans l'engagement de renouveau spirituel et moral, nous puissions toujours mieux servir l'Eglise, le Peuple de Dieu et ceux qui s'adressent à nous avec confiance".

  Le Saint-Père a ajouté que "le véritable ennemi qu'il nous faut craindre et combattre est le péché, le mal spirituel qui, malheureusement parfois, contamine aussi les membres de l'Eglise. Nous vivons dans le monde, dit le Seigneur, mais nous ne sommes pas du monde et nous devons bien nous garder de ses séductions. Au contraire, nous devons craindre le péché et donc fortement enracinés en Dieu, solidaires du bien, de l'amour et du service. C'est cela que l'Eglise et ses ministres unis aux fidèles ont toujours fait et continue de faire avec un fervent engagement pour le bien spirituel et matériel des personnes dans toutes les parties du monde. C'est cela aussi que vous chercher à faire habituellement dans vos paroisses, vos associations et autres mouvements: servir Dieu et l'homme au nom du Christ". Il a enfin encouragé les fidèles à "suivre ensemble, avec confiance ce chemin, et que les épreuves que le Seigneur permet, nous poussent à une plus grande radicalité et cohérence. Je suis heureux de voir aujourd'hui cette multitude Place St.Pierre, tout comme il a été émouvant pour moi de voir à Fatima l'immense multitude qui, à l'école de Marie, a prié pour la conversion des cœurs. Je vous renouvelle aujourd'hui cet appel, réconforté par votre présence nombreuse. Merci!".
ANG/                                                 VIS 20100517 (420)

AUDIENCES

CITE DU VATICAN, 17 MAI 2010 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audiences séparées:

-Le Cardinal Angelo Bagnasco, Archevêque de Gênes et Président de la Conférence épiscopale italienne.

-Le Cardinal Péter Erdö, Archevêque d'Esztergom-Budapest (Hongrie) et Président du Conseil des Conférences épiscopales européennes, accompagné des Vice-présidents, le Cardinal Josip Bozanic, Archevêque de Zagreb (Croatie), et du Cardinal Jean-Pierre Ricard, Archevêque de Bordeaux (France).
AP/                                                               VIS 20100517 (70)

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 17 MAI 2010 (VIS). Le Saint-Père a nommé le Cardinal Giovanni Battista Re, Préfet de la Congrégation pour les évêques, son Envoyé spéciale au IV centenaire du diocèse d'Arequipa (Pérou, 14 - 18 juillet).
NA/                                                                     VIS 20100517 (50)

vendredi 14 mai 2010

CONGE DU PORTUGAL

CITE DU VATICAN, 14 MAI 2010 (VIS). A 13 h 30' locales s'est déroulé, à l'aéroport de Porto, la cérémonie de congé. Après le discours du Président Anibal Cavaco Silva, le Saint-Père a exprimé sa gratitude à toutes les autorités portugaises qui se sont dépensées avec un dévouement visible tout au long du voyage. Je vous souhaite également tout le bien possible aux moyens de communication sociale m’ont permis de m’adresser à tous ceux qui ne pouvaient pas me voir de près... A tous les Portugais, catholiques ou non, aux hommes et aux femmes qui vivent dans ce pays, même s’ils n’y sont pas nés, j’adresse mon salut au moment de quitter le Portugal. Que ne cesse pas de croître entre vous la concorde qui est essentielle pour une solide cohésion. C’est la voie nécessaire pour affronter avec responsabilité commune les défis qui se présentent à vous. Puisse cette glorieuse Nation continuer à manifester sa grandeur d’âme, le sens profond de Dieu, l’ouverture solidaire guidée par les principes et les valeurs imprégnés de l’humanisme chrétien. A Fatima, j’ai prié pour le monde entier, demandant que l’avenir soit porteur d’une plus grande fraternité et solidarité, d’un plus grand respect réciproque, d’une familiarité et d’une confiance renouvelée en Dieu, notre Père qui est aux cieux".

Puis Benoît XVI a dit sa joie "d’avoir été le témoin de la foi et de la dévotion de la communauté ecclésiale portugaise. J’ai pu constater l’enthousiasme des enfants et des jeunes, l’adhésion fidèle des prêtres, des diacres et des religieux, le dévouement pastoral des Évêques, la volonté évidente de rechercher la vérité et la beauté dans le monde de la culture, la créativité des acteurs de la pastorale sociale, la vivacité de la foi des fidèles des diocèses que j’ai visités. Je désire que ma visite soit source d’encouragement en faveur d’une nouvelle ardeur spirituelle et apostolique. Que l’Evangile soit accueilli dans son intégralité et témoigné avec passion par chaque disciple du Christ, afin qu’il devienne comme le levain d’un renouvellement authentique de la société entière!". L'avion papal est attendu à Rome à 18 h locales. De Ciampino, le Pape regagnera aussitôt le Vatican par hélicoptère, concluant ainsi son XV voyage apostolique.
PV-PORTUGAL/ VIS 20100514 (380)

ATTENTES DU MONDE ET CERTITUDES DE L'EVANGILE

CITE DU VATICAN, 14 MAI 2010 (VIS). Ce matin, le Pape a quitté la résidence Notre Dame du Carmel de Fatima pour rejoindre l'héliport, d'où il s'est rendu à Porto, deuxième ville du Portugal et capitale industrielle du nord du pays. A son arrivée à 10 h 30', Benoît XVI a été accueilli par l'Evêque local, Mgr.Manuel J.Macário do Nascimento Clemente ainsi que par les autorités civiles et militaires. Il a ensuite parcouru en papamobile les 5 kilomètres le séparant de la Avenida dos Aliados saluant la foule venue assister à la messe célébrée à 11 h 15'.

Dans son homélie, il a évoqué Matthieu, le saint du jour, "témoin de la vie publique de Jésus et de sa victoire sur la mort, celui lui est resté fidèle jusqu’au bout, malgré l’abandon de beaucoup", et qui fut associé aux onze apôtres après le suicide de Judas. "Il faut que l’un d’entre eux devienne avec nous témoin de sa résurrection, disait saint Pierre. Et son successeur actuel répète à chacun de vous: mes frères et sœurs, il faut que vous deveniez avec moi des témoins de la résurrection de Jésus. En effet, si vous, vous n’êtes pas ses témoins dans votre milieu de vie, qui le sera à votre place?... Le chrétien est, dans l’Eglise et avec l’Eglise, un missionnaire du Christ envoyé dans le monde. C’est là la mission qu’on ne peut différer de toute communauté ecclésiale: recevoir de Dieu le Père et offrir au monde le Christ ressuscité, afin que toute situation d’affaiblissement et de mort soit transformée, par l’Esprit Saint, en occasion de croissance et de vie... Nous n’imposons rien, mais nous proposons toujours, comme Pierre nous le recommande dans une de ses lettres: Traitez toujours saintement dans vos cœurs le Seigneur Christ, toujours prêts à vous expliquer devant tous ceux qui vous demandent de rendre compte de l’espérance qui est en vous. Et en définitive, tous le demandent même ceux qui semblent ne pas le demander... En effet, les attentes les plus profondes du monde et les grandes certitudes de l’Evangile se rencontrent dans la mission irrécusable qui nous revient".

"Toutefois, si cette certitude nous console et nous tranquillise -a ajouté le Pape-, elle ne nous dispense pas d’aller à la rencontre des autres. Nous devons vaincre la tentation de nous limiter à ce que nous avons encore, ou que nous estimons avoir, de nôtre et d’assuré: ce serait à terme une mort, quant à la présence de l’Eglise dans le monde. Depuis les origines, le peuple chrétien a perçu avec clarté l’importance de communiquer la Bonne Nouvelle de Jésus à tous ceux qui ne le connaissaient pas encore. Au cours de ces dernières années, le cadre anthropologique, culturel, social et religieux de l’humanité a changé: aujourd’hui l’Eglise est appelée à affronter de nouveaux défis et elle est disposée à dialoguer avec les diverses cultures et les religions, cherchant à construire avec toute personne de bonne volonté la cohabitation pacifique des peuples. Le champ de la mission Ad Gentes se présente aujourd’hui notablement élargi et il ne peut être défini seulement sur la base de considérations géographiques. En effet, nous sommes attendus non seulement par les peuples non chrétiens et les terres lointaines, mais aussi par les milieux socio-culturels et surtout par les cœurs qui sont les véritables destinataires de l’action missionnaire du peuple de Dieu".

"Oui! -s'est exclamé Benoît XVI-. Nous sommes appelés à servir l’humanité de notre temps, comptant uniquement sur Jésus, en nous laissant éclairer par sa Parole... Tout se définit à partir du Christ, quant à l’origine et à l’efficacité de la mission. La mission nous la recevons toujours du Christ, qui nous a fait connaître ce qu’il a entendu de son Père, et nous y sommes engagés par l’Esprit, dans l’Eglise. Comme l’Eglise elle-même, œuvre du Christ et de son Esprit, il s’agit de renouveler la face de la terre en partant de Dieu, toujours et seulement de Dieu!". Après la messe, le Pape s'est rendu à la mairie de Porto pour y signer le livre d'or. Il a aussi salué depuis le balcon les milliers de personnes réunies sur la place et les a remerciées pour leur accueil dans la "Cité de la Vierge": "J’aurais volontiers accepté votre invitation à prolonger mon séjour dans votre ville, mais cela ne m’est pas possible... Permettez-moi donc, au moment de repartir, de vous embrasser tous affectueusement dans le Christ, notre espérance". Le Saint-Père s'est ensuite rendu en papamobile à l'aéroport de la ville.
PV-PORTUGAL VIS 20100514 (760)

ACCORD DE TELEPHONIE MOBILE

CITE DU VATICAN, 14 MAI 2010 (VIS). Le Governorat de l'Etat de la Cité du Vatican a signé ce jour avec la société Vodafone Italia un accord triennal de gestion de téléphonie mobile pour environ 2.000 appareils. Vodafone a remporté le contrat sur la base des standards de garantie du service, outre la capillarité de sa présence sur le marché international. Ce contrat a été signé en présence du Président de Vodafone Italia et du Secrétaire général du Governorat.
OP/ VIS 20100514 (90)

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 14 MAI 2010 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Pierre-Marie Carré, Coadjuteur de l'Archevêque de Montpellier (France). Il était jusqu'ici Archevêque d'Albi (France).
NEC/ VIS 20100514 (40)

PARTOUT TEMOIGNER DU CHRIST

CITE DU VATICAN, 13 MAI 2010 (IS). En fin d'après-midi, le Saint-Père a rencontré les évêques du Portugal, devant lesquels il a affirmé que "le Pape a besoin de s’ouvrir toujours davantage au mystère de la Croix, en l’embrassant comme l’unique espérance et le moyen ultime pour gagner et réunir dans le Crucifié tous ses frères et sœurs en humanité. Obéissant à la Parole de Dieu, il est appelé à vivre non pas pour lui même mais pour rendre Dieu présent dans le monde". Puis il a affirmé que notre temps "exige un nouveau dynamisme missionnaire des chrétiens, appelés à former un laïcat mûr qui s’identifie à l’Eglise et solidaire de la transformation complexe du monde. Il faut d’authentiques témoins de Jésus Christ, surtout dans ces milieux humains où le silence de la foi est plus grand et plus profond : les hommes politiques, les intellectuels, les professionnels de la communication qui professent et promeuvent une orientation culturelle unique, en méprisant la dimension religieuse et contemplative de la vie. Dans ces milieux, il y a des croyants honteux de leur foi qui prêtent leur concours à un sécularisme qui fait obstacle à l’inspiration chrétienne. Dans le même temps, nombreux sont ceux qui défendent avec courage une pensée catholique vigoureuse et fidèle au Magistère, soutenus dans leur vie libre de fidèles laïcs" par leurs pasteurs.

En qualité de premiers évangélisateurs, a dit Benoît XVI à ses hôtes, "il vous faut réussir à inculquer chez toute personne qui évangélise un vrai désir de sainteté, et la conscience que tout résultat dépend essentiellement de l’union avec le Christ et de l’action de son Esprit. En effet, quand aux yeux de beaucoup la foi catholique n’est plus le patrimoine commun de la société et que, souvent, on la regarde comme une graine étouffée et supplantée par les ‘idoles’ et par les maîtres de ce monde, elle pourra très difficilement toucher les cœurs à travers de simples discours ou des rappels moraux, et encore moins par des allusions générales aux valeurs chrétiennes. Le rappel courageux et intégral des principes est essentiel et indispensable. Toutefois, la simple énonciation du message ne va pas jusqu’au fond du cœur de la personne, ne touche pas sa liberté, ne transforme pas sa vie. Ce qui séduit surtout, c’est la rencontre avec les personnes croyantes qui, par leur foi, attirent vers la grâce du Christ, en lui rendant témoignage".

L’Eglise a besoin d'un nouveau printemps, de grands courants, de mouvements et témoignages de sainteté parmi les fidèles, a rappelé le Saint-Père en citant son prédécesseur. "Alors qu’on parlait d’un hiver de l’Eglise, l’Esprit Saint suscitait un nouveau printemps, faisant se réveiller chez les jeunes et chez les adultes la joie d’être chrétiens, de vivre au sein de l’Eglise, qui est le Corps vivant du Christ.... Mais la condition nécessaire à la vie de ces réalités...réside dans l'obéissance aux pasteurs de l'Eglise, qui garantissent le caractère ecclésial des mouvements". Les Pasteurs ont "la responsabilité d’accueillir ces impulsions qui sont des dons pour l’Eglise et qui lui confèrent une nouvelle vitalité. Mais il faut aussi aider les mouvements à trouver la voie juste, en faisant des corrections avec un esprit de compréhension spirituelle qui sache conjuguer conduite, reconnaissance et une certaine ouverture et disponibilité à apprendre".

Dans l’Année sacerdotale qui s’achève, a ajouté le Pape, il faut redécouvrir "la paternité épiscopale par-dessus tout envers votre clergé. Pendant trop longtemps, la responsabilité de l’autorité comme service en vue de la croissance des autres et, en premier lieu, des prêtres, a été reléguée au second plan. Ceux-ci sont appelés à servir, dans leur ministère pastoral, en étant intégrés dans une action pastorale de communion et d’ensemble... Il ne s’agit pas de retourner vers le passé, ni d’un simple retour aux origines, mais de retrouver la ferveur des origines, la joie du commencement de l’expérience chrétienne, en se faisant accompagner par le Christ comme les disciples d’Emmaüs le jour de Pâques, en laissant sa parole nous réchauffer le cœur et le pain rompu ouvrir nos yeux à la contemplation de son visage. C’est seulement ainsi que le feu de la charité sera suffisamment ardent pour pousser chaque fidèle chrétien à devenir dispensateur de lumière et de vie au sein de l’Eglise et parmi tous les hommes". Pour conclure, Benoît XVI a encouragé ses hôtes "à raviver en eux et autour d'eux les sentiments de miséricorde et de compassion pour être en mesure de répondre aux situations de lourdes carences sociales. Que se constituent des organisations et que se perfectionnent celles qui existent déjà, afin qu’elles soient en capacité de répondre avec créativité à toute pauvreté, en y incluant celles qui relèvent du manque de sens à la vie et de l’absence d’espérance. L’effort que vous faites pour aider les diocèses les plus nécessiteux, surtout dans les Pays lusophones, est très louable. Que les difficultés, qui à présent se font sentir davantage, n’affaiblissent pas la logique du don. Poursuivez avec vivacité, dans votre Pays, votre témoignage de prophètes de la justice et de la paix, de défenseurs des droits inaliénables de la personne humaine, unissant votre voix à celle des plus faibles, que vous avez sagement incités à prendre la parole, sans jamais craindre de hausser la voix en faveur des opprimés, des personnes humiliées et maltraitées". Après quoi le Saint-Père a regagné sa résidence pour la nuit.
PV-PORTUGAL/ VIS 20100514 (900)

DOCTRINE SOCIALE

CITE DU VATICAN, 13 MAI 2010 (VIS). A 17 h Benoît XVI est arrivé à l'église de la Trinité du sanctuaire de Fatima pour y rencontrer les organisations sociales catholiques, auxquelles s'étaient jointes des délégations d'autres institutions charitables nationales. S'adressant au "vaste monde de la charité", le Pape a rappelé d'emblée que le Christ nous a révélé que Dieu est amour. "Il nous enseigne en même temps que la loi fondamentale de la perfection humaine, et donc de la transformation du monde, est le commandement nouveau de l’amour... Le cours actuel de l’histoire est fait de crises socio-économiques, culturelles et spirituelles, et il met en évidence l’opportunité d’un discernement orienté par la proposition créative du message social de l’Eglise. L’étude de sa doctrine sociale qui prend la charité comme principe et force principale, permettra de tracer un processus de développement humain intégral qui implique les profondeurs du cœur et vise à une plus vaste humanisation de la société".

"Dans sa dimension sociale et politique, cette diaconie de la charité est le propre des fidèles laïcs, appelés à promouvoir organiquement le bien commun, la justice et à configurer de manière droite la vie sociale... Attirer de nouveaux acteurs laïcs dans ce domaine pastoral méritera certainement une attention particulière de la part des pasteurs, attentifs à l’avenir... Unis au Christ dans sa consécration au Père, nous sommes saisis par sa compassion pour les multitudes qui demandent justice et solidarité et, comme le bon samaritain de la parabole, nous nous engageons à offrir des réponses concrètes et généreuses. Souvent, cependant, il n’est pas facile d’arriver à une harmonie satisfaisante entre la vie spirituelle et l’activité apostolique. La pression exercée par la culture dominante, qui présente avec insistance un style de vie fondé sur la loi du plus fort, sur le gain facile et alléchant, finit par influencer notre mode de penser, nos projets et les perspectives de notre service, avec le risque de les vider de cette motivation de foi et d’espérance chrétiennes qui les avait suscités. Les nombreuses et pressantes demandes d’aide et de soutien que nous adressent les pauvres et les marginaux de la société nous poussent à chercher des solutions qui répondent à la logique de l’efficacité, de la visibilité et de la publicité. Toutefois, la synthèse en question est absolument nécessaire pour pouvoir servir le Christ dans l’humanité... Parmi de nombreuses institutions sociales au service du bien commun, proches des populations nécessiteuses, on compte celles de l’Eglise catholique. Il faut que leur orientation soit claire, pour qu’elles adoptent une identité bien évidente dans l’inspiration de leurs objectifs, dans le choix de leurs ressources humaines, dans leurs méthodes d’action, dans la qualité de leurs services, dans la gestion sérieuse et efficace de leurs moyens. Un identité forte des institutions est un réel service, d’un grand avantage pour ceux qui en bénéficient.

"Au delà de l’identité tout en étant lié à elle, il est fondamental d’accorder à l’activité caritative chrétienne une autonomie et une indépendance à l’égard de la politique et des idéologies, y compris dans la collaboration avec les organes de l’Etat pour atteindre des buts communs. Que vos activités d’assistance, d’éducation ou de charité soient complétées par des projets de liberté qui promeuvent l’être humain, dans la recherche de la fraternité universelle. Ici prend place l’engagement prioritaire des chrétiens dans la défense des droits humains, attentifs à la totalité de la personne humaine dans ses diverses dimensions. J’exprime ma profonde appréciation pour toutes ces initiatives sociales et pastorales qui cherchent à lutter contre les mécanismes socio-économiques et culturels conduisant à l’avortement et qui tiennent clairement compte de la défense de la vie, de la réconciliation, et de la guérison des personnes blessées par le drame de l’avortement. Les initiatives qui ont pour but de sauvegarder les valeurs essentielles et premières de la vie, dès sa conception, et de la famille, fondée sur le mariage indissoluble entre un homme et une femme, aident à répondre à certains des défis les plus insidieux et les plus dangereux qui aujourd’hui se opposent au bien commun. Ces initiatives constituent, avec beaucoup d’autres formes d’engagement, des éléments essentiels pour la construction de la civilisation de l’amour". Après son intervention, Benoît XVI a béni la première pierre d'un centre des associations charitables portugaises, puis regagné le centre du Carmel pour y rencontrer l'épiscopat.
PV-PORTUGAL/ VIS 20100514 (730)

jeudi 13 mai 2010

MESSE A FATIMA

CITE DU VATICAN,13 MAI 2010 (VIS). En la solennité de Notre Dame de Fatima, jour du dixième anniversaire de la béatification de Jacinta et Francisco, Benoît XVI a célébré une grand messe devant un demi million de fidèles rassemblés sur l'esplanade du sanctuaire. A l'homélie, il a d'abord rappelé être "venu à Fatima pour jouir de la présence de Marie et de sa protection maternelle. Je suis venu parce que vers ce lieu converge aujourd’hui l’Eglise pèlerine, voulue par son Fils comme instrument d’évangélisation et sacrement du salut. Je suis venu pour prier, avec Marie et tant de pèlerins, pour notre humanité affligée par des détresses et des souffrances...et pour confier à sa protection maternelle les prêtres, les personnes consacrées, les missionnaires et tous ceux qui œuvrent pour rendre la Maison de Dieu accueillante et bienfaisante".

"En entendant les innocentes et profondes confidences mystiques des petits bergers de Fatima, certains pourraient manifester de l'envie parce que eux ils ont vu", ou protester pour ne pas avoir vu. A ceux ci le Pape dit: "L'Ecriture nous invite à croire. Heureux ceux qui croient sans avoir vu", rappelle Jean. Oui, "Dieu peut nous rejoindre, en s’offrant à notre vision intérieure. Qui plus est, cette lumière dans l’âme des jeunes bergers, qui provient de l’éternité de Dieu, est la même qui s’est manifestée à la plénitude des temps et qui est venue pour tous, le Fils de Dieu fait homme... C’est pourquoi notre espérance a un fondement réel, Jésus de Nazareth... La foi en Dieu ouvre à l’homme l’horizon d’une espérance certaine qui ne déçoit pas. Elle indique un fondement solide sur lequel appuyer, sans peur, toute son existence. La foi requiert l’abandon, plein de confiance, entre les mains de l’Amour qui soutient le monde". Les pastoureaux de Fatima "ont fait de leur vie une offrande à Dieu et l’ont partagée avec les autres par amour de Dieu... Qui pense que la mission prophétique de Fatima est achevée se trompe.... L’homme a pu déclencher un cycle de mort et de terreur, mais il ne réussit pas l’interrompre. Dans l’Ecriture, il apparaît fréquemment que Dieu est à la recherche des justes pour sauver la cité des hommes et il en est de même ici, à Fatima, quand Notre Dame demande: Voulez-vous vous offrir à Dieu pour prendre sur vous toutes les souffrances qu’il voudra vous envoyer, en réparation des péchés par lesquels il est offensé, et en intercession pour la conversion des pécheurs? A la famille humaine, prête à sacrifier ses liens les plus saints sur l’autel de l’égoïsme mesquin de la nation, de la race, de l’idéologie, du groupe, de l’individu, notre Mère bénie est venue du Ciel pour mettre dans le cœur de ceux qui se recommandent à Elle, l’amour de Dieu qui brûle dans le sien". En conclusion, Benoît XVI a souhaité que "les sept années qui nous séparent du centenaire des Apparitions hâtent le triomphe annoncé du Cœur immaculée de Marie à la gloire de la Sainte Trinité".

Après cette messe, le Pape s'est adressé aux malades présents, et à tous les malades reliés au sanctuaire par la radio et la télévision: " Depuis la Passion de Jésus, "dans toute souffrance humaine est entré quelqu’un qui partage la souffrance et la patience. De là se répand dans toute souffrance la consolation de l’amour participant de Dieu... Avec cette espérance au cœur", il est possible de "dépasser la sensation d’inutilité de la souffrance qui consume la personne au plus profond d’elle-même et la fait se regarder comme un poids pour les autres, alors qu’en vérité, la souffrance, vécue avec Jésus, sert au salut des frères... Plutôt que de s’attarder à expliquer les raisons de la souffrance, le divin Maître a préféré appeler chacun à le suivre, en disant: Prends ta croix et suis-moi. Viens avec moi. Prends part, avec ta souffrance, à cette œuvre du salut du monde, qui se réalise à travers ma souffrance, par le moyen de ma Croix. Au fur et à mesure que tu embrasses ta croix en t’unissant spirituellement à ma Croix, se révélera à tes yeux le sens salvifique de la souffrance. Tu trouveras dans la souffrance la paix intérieure et même la joie spirituelle". Enfin le Saint-Père a recommandé aux malades de confier à Jésus "toutes leurs contrariétés et leurs peines pour qu’elles deviennent, selon son dessein, des outils de rédemption pour le monde. Vous serez rédempteurs dans le Rédempteur" près de la Croix au pied de laquelle se trouvait la Mère de Jésus, notre Mère. Benoît XVI a alors salué la foule en plusieurs langues avant de se rendre sur la tombe de Jacinta et Francisco, en la basilique du sanctuaire de Fatima. Après quoi il s'est rendu au centre Notre Dame du Carmel pour déjeuner avec les évêques portugais.
PV-PORTUGAL/ VIS 20100513 (820)

CONSECRATION A LA VIERGE

CITE DU VATICAN, 12 MAI 2010 (VIS). En début d'après-midi, le Pape a gagné Fatima par hélicoptère, localité de 8.000 habitants où la Vierge apparut en 1917 aux trois pastoureaux Lucia, Jacinta et Francisco, ces deux derniers ayant été béatifiés par Jean-Paul II en 2000. Le sanctuaire, qui occupe la Cova da Iria, lieu des apparitions, se compose d'une vaste esplanade, d'une église, d'annexes et de la chapelle construite dès 1919 là même où la Vierge s'est manifestée. Devant cette chapelle et la statue mariale, le Pape a prié et rappelé les trois visites de son prédécesseur, venu remercier la "main invisible" qui lui sauva la vie le 13 mai 1981.

Il a lu une prière dont voici le point central: "Je rends grâce, Mère bien-aimée, pour les prières et les sacrifices que les pastoureaux de Fatima faisaient pour le Pape, guidés par les sentiments que tu leur avais inspirés au cours des apparitions. Je remercie aussi tous ceux qui, chaque jour, prient pour le Successeur de Pierre et pour ses intentions afin que le Pape soit fort dans la foi, audacieux dans l’espérance et ardent dans l’amour. Notre Mère bien-aimée, je remets ici, dans ce sanctuaire, la Rose d’Or que j’ai apportée de Rome, en signe de gratitude de la part du Pape pour les merveilles que le Tout Puissant a accomplies à travers toi dans le cœur d’un grand nombre de pèlerins qui viennent ici dans ta maison".

Puis le Saint-Père s'est rendu à pieds à l'église de la Trinité pour présider les vêpres avec les prêtres, les séminaristes, diacres et religieux, auxquels il s'est adressé à l'homélie: "A vous tous qui avez donné votre vie au Christ, je désire, ce soir, exprimer l’estime et la reconnaissance de l’Eglise... La principale préoccupation de tout chrétien, particulièrement de la personne consacrée et du ministre de l’autel, doit être la fidélité, la loyauté à sa propre vocation, en tant que disciple qui veut suivre le Seigneur... Cela suppose évidemment une vraie intimité avec le Christ dans la prière, puisque ce sera l’expérience forte et intense de l’amour du Seigneur qui devra conduire les prêtres et les personnes consacrées à correspondre de façon exclusive et sponsale à son amour". Rappelant ensuite qu'il existe "une solidarité profonde entre tous les membres du Corps du Christ", Benoît XVI a affirmé qu'il est "impossible de l’aimer sans aimer ses frères. C’est pour leur salut que Jean-Marie Vianney a voulu être prêtre... Chers frères prêtres...la fidélité à votre vocation exige courage et confiance, mais le Seigneur veut aussi que vous sachiez unir vos forces... Comme il est important de vous aider réciproquement par le moyen de la prière et par des conseils et des discernements utiles. Réservez toute votre attention aux affaiblissements des idéaux sacerdotaux ou bien au fait de se consacrer à des activités qui ne s’accordent pas complètement avec ce qui est le propre d’un ministre de Jésus Christ... Bien que le sacerdoce du Christ soit éternel, la vie des prêtres est limitée. Le Christ veut que d’autres perpétuent au long du temps le sacerdoce ministériel qu’il a institué. Maintenez donc, en vous et autour de vous, le désir de susciter avec l'aide de l’Esprit de nouvelles vocations sacerdotales parmi les fidèles". Chers séminaristes, a poursuivi le Saint-Père, vous "qui avez fait le premier pas vers le sacerdoce...je vous encourage à être conscients de la grande responsabilité que vous devrez assumer. Vérifiez bien vos intentions et vos motivations. Consacrez-vous avec force d’âme et générosité d’esprit à votre formation. L’Eucharistie, centre de la vie du chrétien et école d’humilité et de service, doit être l’objet principal de votre amour".

Puis il a prononcé un acte de consécration des prêtres au Coeur immaculé de Marie: "Sans Jésus nous ne pouvons rien faire de bon. Par lui et en lui, pour lui seul, nous pouvons être des instruments de salut du monde. Epouse de l'Esprit, obtient nous le don inestimable d'être transformés dans le Christ. Par la puissance de l'Esprit qui étendit son ombre sur toi et le rendit mère du Sauveur, aide nous afin que son Fils naisse également en nous. Puisse ainsi l'Eglise se renouveler grâce à de saints prêtres, transfigurés par celui qui rend toute chose nouvelle... De ta puissante intercession, aide nous à ne jamais manquer à notre vocation, à ne jamais céder à notre égoïsme, aux attraits du monde et aux appels du Malin... Mère de l'Eglise, nous prêtres voulons êtres des bergers et non brouter pour nous mêmes. Nous voulons nous donner à Dieu pour nos frères, afin qu'ils trouvent leur félicité. Y compris par notre vie quotidienne, nous désirons répéter humblement, jour après jour, notre Seigneur me voici". Après ces vêpres, Benoît XVI a gagné le centre Notre Dame du Carmel, appartenant au sanctuaire, pour y dîner.
PV-PORTUGAL/ VIS 20100513 (810)

CHAPELET DEVANT NOTRE DAME

CITE DU VATICAN, 12 MAI 21010 (VIS). A 21 h 15', le Pape a gagné en papamobile la chapelle des apparitions pour la récitation du chapelet avec les fidèles rassemblés sur l'esplanade du sanctuaire. Avant la prière mariale, il a béni les flambeaux et s'est adressé à l'assemblée: "Chers pèlerins...vous semblez un océan de lumière autour de cette simple chapelle, érigée avec empressement en l’honneur de la Mère de Dieu et notre mère, elle dont le chemin de retour de la terre au ciel était apparu aux jeunes bergers comme un faisceau de lumière. Cependant, comme Marie, nous ne jouissons pas d’une lumière propre. Nous recevons celle de Jésus, dont la présence en nous renouvelle le mystère et le rappel du buisson ardent qui, jadis sur le Sinaï, a attiré Moïse et ne cesse de fasciner tous ceux qui se rendent compte qu’une lumière spéciale brûle en nous sans jamais se consumer... Dieu avait ordonné à Moïse de se déchausser, car le lieu foulé est une terre sainte. C’est ce qu’il fit et ne remit ses sandales que pour aller libérer son peuple de l’esclavage de l’Egypte et le conduire vers la terre promise. Tout au long de l’histoire du peuple élu, la promesse de la terre assume toujours plus cette signification. La terre est donnée pour qu’il y ait un lieu de l’obéissance, afin qu’il y ait un espace ouvert à Dieu. De nos jours, où la foi dans de vastes régions du monde, risque de s’éteindre comme une flamme qui n’est plus alimentée, la première de toutes les priorités est celle de rendre Dieu présent dans ce monde et d’ouvrir aux hommes l’accès à Dieu. Pas à un dieu quelconque, mais à ce dieu qui a parlé sur le Sinaï. C'est ce dieu que nous reconnaissons dans l’amour vécu jusqu’au bout en Jésus-Christ crucifié et ressuscité... N’ayez pas peur de parler de Dieu et de manifester sans honte les signes de la foi, en faisant resplendir aux yeux de vos contemporains la lumière du Christ".

En ce lieu, a poursuivi le Saint-Père, "il est étonnant d’observer que trois enfants ont cédé à la force intérieure qui les a envahis au moment des apparitions de l’Ange et de la Mère du Ciel. Ici, où l’on nous a demandé si souvent de réciter le Rosaire, laissons-nous attirer par les mystères du Christ, les mystères du chapelet de Marie... En méditant les mystères joyeux, lumineux, douloureux et glorieux, tandis que nous récitons les Ave Maria, nous contemplons le mystère de Jésus tout entier, de l’Incarnation jusqu’à la Croix et à la gloire de la Résurrection ; nous contemplons l’intime participation de Marie à ce mystère et notre vie en Christ aujourd’hui, qui apparaît tellement entremêlée de moments de joie et de souffrance, d’ombre et de lumière, d’anxiété et d’espérance. La grâce envahit notre cœur en suscitant le désir d’un changement de vie incisif et évangélique". Puis le Pape s'est confié: "Je sens que m’accompagnent la dévotion et l’affection des fidèles réunis ici ainsi que celles du monde entier. Je porte avec moi les préoccupations et les attentes de notre temps et les souffrances de l’humanité blessée, les problèmes du monde, et je viens les déposer aux pieds de la Vierge de Fátima : Vierge Mère de Dieu et notre Mère bien-aimée, intercède pour nous auprès de ton Fils afin que toutes les familles des peuples, celles qui se distinguent par le nom de chrétiennes, comme celles qui ignorent encore leur Sauveur, vivent dans la paix et la concorde jusqu’à se rassembler en un seul peuple de Dieu, à la gloire de la Sainte et indivisible Trinité". Benoît XVI a alors regagné sa résidence, tandis que le Cardinal Secrétaire d'Etat présidait la messe de vigile de la solennité du 13 mai.
PV-PORTUGAL/ VIS 20100513 (640)

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 13 MAI 2010 (VIS). Le Saint-Père a:

-Accepté la renonciation de Mgr.Joseph Ngô Quang Kiêt à la charge pastorale du diocèse de Hanoi (Vietnam), en conformité au canon 401,2 du CIC. Lui succède son Coadjuteur, Mgr.Pierre Nguyên Van Nhon.



-Nommé le P.Paul Nguyên Thai-Hop, OP, Evêque de Vinh (superficie: 30.594, population: 6.090.000, catholiques: 486.234, prêtres: 167, religieux: 610), au Vietnam. L'Evêque élu, né en 1945 à Lang Anh (Vietnam) et ordonné prêtre en 1972, était jusqu'ici Professeur près l'Université d'Hochiminh-ville (Vietnam). Il succède à Mgr.Paul-Marie Cao Dinh Thuyên, MSC, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.

RE:NER/ VIS 20100513 (120)

mercredi 12 mai 2010

DANS L'AVION

CITE DU VATICAN, 11 MAI 2010 (VIS). Comme à l'accoutumée, le Pape s'est entretenu durant le voyage avec la presse accréditée. Sur le phénomène de sécularisation d'un pays profondément catholique, il a rappelé que le Portugal "a diffusé de par le monde la foi, un foi courageuse, intelligente et créative... L'opposition entre foi et sécularisation vient de loin au Portugal...mais malgré la lutte entre la foi et l'illuminisme, il y a toujours eu des personnes pour bâtir des ponts et dialoguer... J'estime qu'aujourd'hui, face à ce phénomène, la mission de l'Europe est de promouvoir le dialogue, d'intégrer foi et rationalisme moderne dans une seule vision anthropologique, qui accomplisse l'homme et mette en communication ses diverses cultures. Le sécularisme est normal tandis que l'anormale confrontation entre cette culture et la foi doit être dépassée. Le grand défi est de les faire se rencontrer pour qu'ils trouvent toute leur signification. C'est un enjeu pour l'Europe et une nécessité pour la société actuelle".

A propos ensuite de la crise économique, qui mettrait en danger l'Union Européenne, le Saint-Père a dit que "l'éthique n'est pas extérieure mais intérieure au raisonnement et à la pratique économique... Pour sa part, les chrétiens et les catholiques ont trop longtemps négligé les questions concrètes pour ne penser qu'au salut individuel... La doctrine sociale de l'Eglise tend à élargir l'aspect éthique de la foi et, au delà des individus, à l'élargir à une responsabilité universelle, à un raisonnement éclairé par la morale. Les récents évènements...montrent que la dimension éthique doit être introduite dans l'action économico-financière. L'homme est un et seule une sainte anthropologie qui implique toute l'humanité est en mesure de résoudre le problème, tandis que l'Eglise accomplira sa mission propre".

La troisième question a porté sur les apparitions de Fatima et au "troisième secret" qui, outre l'attentat contre Jean-Paul II, annonce selon le Pape les actuelles souffrances de l'Eglise comme les abus sur mineurs du clergé: "On y lit également l'avenir de l'Eglise dont peu à peu les contours se dessinent. Au delà de l'épisode décrit par la vision, on entrevoit une nécessaire passion de l'Eglise qui se reflète naturellement dans la personne du Pape. Mais Pape signifiant Eglise ce sont les souffrances de celle ci qui sont annoncées... Un autre fait nouveau se dégage du message: les attaques contre l'Eglise et le Pape ne viennent pas simplement de l'extérieur. Ces souffrances viennent de l'intérieur de l'Eglise, du péché qui réside au sein de l'Eglise. Si on l'a toujours su, aujourd'hui c'est visible de manière terrifiante. La plus grande persécution ne vient pas d'ennemis extérieurs à l'Eglise mais naît de péchés internes. L'Eglise a donc le plus grand besoin de pénitence, d'accepter de se purifier, de pratiquer le pardon mais aussi d'apprendre que la justice est indispensable. Le pardon ne saurait remplacer la justice".
PV-PORTUGAL/ VIS 20100512 (480)

GRAND MESSE A LISBONNE

CITE DU VATICAN, 11 MAI 2010 (VIS). A 17 h 30', le Pape a gagné en voiture panoramique la Place du Palais, où le Maire de Lisbonne lui a remis les clefs de la ville avant la célébration de la messe en présence de 200.000 personnes. A l'homélie, il a rappelé que d'ici sont parties des générations et des générations de chrétiens vers les quatre coins du monde. Bien des Eglises locales tirent leur origine de l’action missionnaire portugaise. "Dans le passé, le départ à la recherche des autres peuples n’a ni empêché ni détruit les liens avec" la nature et la foi du peuple portugais. "Au contraire, avec sagesse chrétienne, les portugais ont réussi à transplanter expériences et particularités, en s'ouvrant à la contribution des autres pour être eux-mêmes, dans une apparente faiblesse qui est une force. Aujourd’hui, en participant à l’édification de la Communauté Européenne, le Portugal apporte la contribution de son identité culturelle et religieuse".

Affirmant ensuite que "le Christ ne se trouve pas à deux mille ans de distance, mais qu'il est réellement présent parmi nous et nous offre la Vérité comme la lumière qui nous fait vivre et avancer dans la vie", Benoît XVI a souligné que le Seigneur est "présent dans sa Parole, dans l’assemblée du peuple de Dieu avec ses pasteurs et, de façon éminente, dans le sacrement de son Corps et de son Sang. Jésus est ici avec nous... Qui croit en Jésus ne sera jamais déçu car il est la Parole de Dieu, qui ne se trompe pas et ne peut pas nous tromper.

Nous savons, a-t-il poursuivi, que "des enfants récalcitrants et même rebelles ne manquent pas à l'Eglise. Mais c’est dans les saints qu'elle reconnaît ses traits caractéristiques, en eux qu’elle savoure sa joie la plus profonde... Aujourd’hui la priorité pastorale est de faire de chaque chrétien une présence rayonnante de la perspective évangélique au milieu du monde, dans la famille, dans la culture, dans l’économie, dans la politique. Souvent nous nous préoccupons fébrilement des conséquences sociales, culturelles et politiques de la foi, escomptant que cette foi existe, ce qui malheureusement s’avère de jour en jour moins réaliste". Pour que le sel ne s'affadisse pas, "il faut de nouveau annoncer avec vigueur et joie la mort et la résurrection du Christ, cœur du christianisme, fondement et soutien de notre foi, levier puissant de nos certitudes, vent impétueux qui balaie toute peur et toute indécision, tout doute et tout calcul humain. La résurrection du Christ nous assure qu’aucune puissance adverse ne pourra jamais détruire l’Eglise. Par conséquent notre foi a un fondement, mais il faut que cette foi devienne vie en chacun de nous... Seul le Christ peut satisfaire pleinement les profondes aspirations de tout cœur humain et répondre à ses interrogations les plus inquiètes sur la souffrance, l’injustice et le mal, sur la mort et sur la vie dans l’Au-delà".

Chers frères et jeunes amis, a ajouté le Saint-Père, ne doutez jamais de la présence du Christ! Cherchez toujours le Seigneur, grandissez dans l’amitié avec lui, recevez-le dans la communion. Apprenez à écouter sa parole et aussi à le reconnaître dans les pauvres. Vivez votre existence avec joie et enthousiasme, sûrs de sa présence et de son amitié gratuite, généreuse, fidèle jusqu’à la mort de la croix. Témoignez à tous la joie de sa présence forte et douce, en commençant par ceux qui ont votre âge. Dites-leur qu’il est beau d’être l’ami de Jésus et qu’il vaut la peine de le suivre. Par votre enthousiasme montrez que, parmi tant de modes de vie que le monde aujourd’hui semble nous offrir...l’unique dans lequel se trouve le vrai sens de la vie et donc la joie véritable et durable est de suivre Jésus". Avant d'achever la cérémonie, Benoît XVI a salué le 50 anniversaire du sanctuaire du Christ Roi d'Almada, au diocèse de Setúbal, encourageant les jeunes à suivre les engagements pris par ceux qui accomplirent alors le voeu fait afin que le Portugal soit préservé de la guerre. Le Pape a regagné ensuite la nonciature pour le déjeuner. Entendant les chants des jeunes de paroisses et de mouvements ecclésiaux, il s'est présenté au balcon pour les saluer et les bénir.
PV-PORTUGAL/ VIS 20100512 (710)

VERITE, PREMIER DEVOIR DE L'EGLISE

CITE DU VATICAN, 12 MAI 2010 (VIS). Après sa messe privée, Benoît XVI a gagné le centre culturel de Belém pour y rencontrer le monde de la culture. Accueilli par le Ministre portugais de la culture et l'Evêque de Porto, Président de la commission épiscopale pour la culture, il a été salué au nom de tous par le cinéaste Manoel de Oliveira. Dans son discours, le Saint-Père a déclaré que la culture reflète aujourd'hui une tension, "qui prend parfois la forme de conflit entre le présent et la tradition... Mais une telle valorisation du présent en tant que source d’inspiration du sens de la vie, aussi bien individuelle que sociale, se heurte à la forte tradition culturelle du peuple portugais, profondément marquée par l’influence millénaire du christianisme et par un sens de la responsabilité globale... L’idéal chrétien de l’universalité et de la fraternité avait inspiré cette aventure commune également marquée par les influences des Lumières et du laïcisme".

"Ce conflit entre la tradition et le présent s’exprime dans la crise de la vérité...javascript:void(0) Ainsi, un peuple qui cesse de savoir quelle est sa vérité propre, finit par se perdre dans le labyrinthe du temps et de l’histoire, privé des valeurs clairement établies et sans grands buts clairement énoncés... La fidélité à l’homme exige la fidélité à la vérité qui seule, est la garantie de la liberté et de la possibilité d’un développement humain intégral. C’est pour cela que l'Eglise la recherche, qu’elle l’annonce sans relâche et qu’elle la reconnaît partout où elle se manifeste. Cette mission de vérité est pour l'Eglise un impératif. Pour une société formée en majeure partie de catholiques et dont la culture a été profondément marquée par le christianisme, la tentative de trouver la vérité en dehors de Jésus-Christ s’avère dramatique. Pour nous, chrétiens, la Vérité est divine. Elle est le Logos éternel qui a pris une expression humaine en Jésus-Christ... L’existence dans l'Eglise d'une ferme adhésion au caractère pérenne de la vérité, avec le respect pour les autres vérités ou avec la vérité des autres, est un apprentissage que l'Eglise elle-même est en train de faire. Dans ce dialogue respectueux peuvent s’ouvrir de nouvelles portes pour la transmission de la vérité.

L'Eglise, écrivait Paul VI, "doit entrer en dialogue avec le monde dans lequel elle vit... En effet, le dialogue sans ambiguïté, respectueux de tous, est aujourd’hui une priorité dans le monde, priorité à laquelle l'Eglise n’entend pas se soustraire... Etant donné la diversité culturelle, il faut faire en sorte que les personnes, non seulement acceptent l’existence de la culture de l’autre, mais aspirent aussi à s’en enrichir et à lui offrir ce que l’on possède de bien, de vrai et de beau". Paraphrasant le grand poète Camoes, Benoît XVI a dit à ses hôtes: "Artisans de la culture..., créateurs de pensée et d’opinion, vous avez la possibilité de parler au coeur de l’humanité, de toucher la sensibilité individuelle et collective, de susciter des rêves et des espérances, d’élargir les horizons de la connaissance et de l’engagement humain… N’ayez pas peur de vous confronter avec la source première et ultime de la beauté, de dialoguer avec les croyants, avec ceux qui, comme vous, se sentent en pèlerinage dans le monde et dans l’histoire vers la beauté infinie... C’est dans le but de mettre le monde moderne en contact avec les énergies vivifiantes et pérennes de l’Evangile qu’a eu lieu le Concile Vatican II, au cours duquel l'Eglise, partant d’un conscience renouvelée de la tradition catholique, prend au sérieux et discerne, transfigure et dépasse les critiques qui sont à la base des courants qui ont caractérisé la modernité, c’est-à-dire la Réforme et les Lumières... Ce concile a posé les prémisses d’un authentique renouveau catholique et d’une nouvelle civilisation, la civilisation de l’amour, comme service évangélique à l’homme et à la société".

L'Eglise, a conclu le Pape, "considère comme sa mission prioritaire, dans la culture actuelle, de tenir éveillé la recherche de la vérité et donc celle de Dieu, de porter les personnes à regarder au delà des choses qui passent et à se mettre à la recherche des fins dernières". Après cette importante rencontre, Benoît XVI a regagné la nonciature pour s'entretenir avec le Premier Ministre portugais.
PV-PORTUGAL VIS 20100512 (710)
Copyright © VIS - Vatican Information Service