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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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lundi 3 décembre 2012

L'HOMME CONSIDERE COMME CAPITAL HUMAIN

Cite du Vatican, 3 décembre 2012 (VIS). Le Pape a reçu ce matin les participants à l'Assemblée plénière du Conseil pontifical Iustitia et Pax, devant lesquels il a rappelé que "l'homme d'aujourd'hui est généralement considéré au simple plan biologique, comme capital humain, comme ressource et élément d'un mécanisme productif et économique qui le domine. Si on continue à proclamer la dignité de la personne, des idéologies nouvelles, hédonistes et égoïstes, comme les droits sexuels reproductifs ou un capitalisme financier déréglé, conditionnant la politique et détruisant l'économie réelle, contribuent à considérer le travailleur et son travail comme des biens mineurs. Ceci mine les fondements naturels de la société, et la famille en particulier. Or l'être humain, qui transcende les autres êtres et biens terrestres, jouit du primat qui en fait le responsable de lui même et de la création. Pour le christianisme le travail est un bien indispensable à l'homme, pour sa constitution personnelle et sociale, la formation d'une famille, l'apport au bien commun et à la paix. C'est pourquoi l'accès à l'emploi est pour tous prioritaire, y compris en temps de récession".

"Un humanisme nouveau et une relance du projet culturel peuvent dériver d'une nouvelle évangélisation du domaine social, afin de détrôner les nouvelles idoles, l'individualisme, le consumérisme, la technocratie, au profit de la fraternité et de la gratuité, de l'amour solidaire. Jésus a résumé et accomplis les anciens préceptes en un commandement nouveau, celui de nous aimer les uns les autres comme il nous a aimé. Là réside le secret d'une vie sociale accomplie et paisible, le renouveau de la vie politique et de toutes institutions. Jean XXIII a motivé l'engagement à bâtir la communauté mondiale dotée d'autorité sur le principe de l'amour pour le bien commun de la famille humaine... Si l'Eglise n'a pas fonction de suggérer juridiquement ou politiquement la configuration de tel ou tel ordonnancement international, elle offre aux responsables des principes de réflexion, des critères de jugement et des orientations pratiques pouvant aider à la cohésion anthropologique et éthique... Sans imaginer un super pouvoir dans les mains de quelques uns, dominant tous les peuples et exploitant les plus faibles, il est besoin d'une autorité comprise avant tout comme force morale, capable d'influencer selon la raison".

AUDIENCE AU COLLEGE ANGLAIS DE ROME

Cité du Vatican, 3 décembre 2012 (VIS). Ce matin, Benoît XVI a reçu les membres Collège anglais de Rome, séminaire catholique où sont formés les prêtres d'Angleterre et du Pays de Galles. Cette institution, qui fête cette année son 650 anniversaire, est né dans un ancien hospice où venaient loger les pèlerins britanniques venant à Rome. Le Saint-Père, après avoir salué le Cardinal Cormac Murphy O'Connor qui fut recteur du collège, a souligné la "longue tradition de foi et de fidélité de la communauté catholique" d'Angleterre et du Pays de Galles avec le siège apostolique. Il a aussi rappelé que ce fut son prédécesseur, saint Grégoire-le-Grand, qui envoya en Grande-Bretagne en 597 saint Augustin de Canterbury pour évangéliser ces terres. "Les fruits de cette action missionnaire -a-t-il dit- sont plus qu'évidents dans ces 650 années d'histoire de la foi et du martyre qui distinguent l'hospice anglais de saint Thomas Becket et le collège anglais qui en émane".

"Vous aussi -a-t-il dit aux séminaristes- soyez les hommes que Dieu a choisis pour diffuser aujourd'hui le message de l'Evangile en Angleterre et au Pays de Galles, au Canada et dans les pays scandinaves... Votre première tache est, avant tout, d'arriver à connaître le Christ et le temps que vous passez au séminaire vous offre une opportunité privilégiée pour cela. Apprenez à prier quotidiennement, surtout devant le saint sacrement, à écouter la parole de Dieu en permettant au cœur de parler au cœur, comme disait le bienheureux John Henry Newman...Laissez sa fascinante personne capturer votre imagination et réchauffer vos cœurs. Il vous a choisi pour être ses amis, non ses serviteurs, et il vous invite à participer à son œuvre sacerdotale pour apporter le salut dans le monde... Vous avez beaucoup entendu parler de la nouvelle évangélisation, de l'annonce du Christ dans ces parties du monde où l'Evangile a déjà été annoncé, mais où les braises de la foi se sont plus ou moins refroidies et ont besoin aujourd'hui d'être ravivées une fois de plus pour devenir flammes... Souvent, le feu dans l'Ecriture Sainte indique la présence divine... De même qu'un petit feu peut incendier une forêt, le témoignage fidèle de quelques uns peut libérer le pouvoir purificateur et transformateur de l'amour de Dieu pour qu'il incendie toute une communauté et nation". Benoît XVI a conclu en évoquant son voyage au Royaume-Uni en 2010. "J'ai vérifié en personne -a-t-il dit- qu'il y a une grande faim spirituelle chez les gens. Apportez-leur la vraie nourriture qui vient de la connaissance, de l'amour et du service du Christ. Proclamez la vérité de l'Evangile avec amour. Offrez leur l'eau vive de la foi chrétienne et dirigez-les vers le pain de vie, de façon à combler cette faim et cette soif. Cependant, et surtout, laissez la lumière du Christ briller à travers vous en menant des vies saintes, en suivant les traces des nombreux grands saints d'Angleterre et du Pays de galles, de saints hommes et de saintes femmes qui ont témoigné de l'amour de Dieu, parfois au prix de leur vie".

LE PAPE ARRIVE SUR TWITTER

Cité du Vatican, 3 décembre 2012 (VIS). Ce matin, près la Salle de Presse du Saint-Siège, a eu lieu une conférence pour expliquer la présence du Pape sur Twitter et faciliter l'information comme l'utilisation des nouveaux médias au Vatican.
Sont intervenus Mgr.Claudio Maria Celli, Président du Conseil pontifical pour les communications sociales, Mgr.Paul Tighe, Secrétaire du même dicastère, le P.Federico Lombardi, SJ, Directeur de la Salle de Presse, de Radio Vatican et du Centre télévisé vatican, M.Gian Maria Vian, Directeur de L'Osservatore Romano, et M.Greg Burke, Conseiller en communication près la Secrétairerie d'Etat. Mme Claire Diaz-Ortiz, Directrice de Social Innovation de Twitter était également présente.

Voici quelques extraits de la note d'information sur la présence du Pape sur Twitter:

"La présence du Pape sur Twitter est une expression concrète de sa conviction que l'Eglise doit être présente dans le monde numérique... Elle peut être vue comme la pointe de l'iceberg qui est la présence de l'Eglise dans le monde des nouveaux médias. L'Eglise est déjà abondamment présente dans ce domaine à travers une vaste gamme d'initiatives, de sites internet officiels de diverses institutions et communautés, de sites personnels, de blogs et micro-blogs de personnalité du monde ecclésial et de simples croyants. La présence du Pape sur Twitter vient en définitive en soutien des forces de ces pionniers pour assurer que la bonne nouvelle de Jésus Christ et l'enseignement de son Eglise peuvent pénétrer dans ce lieu public d'échange et de dialogue qui a été créé par les médias sociaux. La présence du Pape se veut un encouragement à toutes les institutions ecclésiales et aux croyants à porter leur attention sur le développement d'un profil approprié pour soi et pour leurs propres convictions dans le continent numérique. Les tweets du Pape seront disponibles aux croyants et non croyants pour partager, discuter et encourager le dialogue. Espérons que les brefs messages du Pape, et les messages plus complets qu'ils chercheront de porter en eux, soulèvent des questions pour les personnes de pays, langues et cultures différents".

"Une partie des enjeux pour l'Eglise dans le monde des nouveaux médias est de mettre en place une présence ramifiée, capillaire, qui puisse effectivement se mesurer avec les débats, les discussions et les dialogues véhiculés par les réseaux sociaux, qui exigent des réponses directes, personnelles et ponctuelles, d'un type qui n'est pas facile à atteindre pour les institutions centralisées. De plus, une telle présence ramifiée ou capillaire reflète la vérité de l'Eglise comme communauté de communautés, vivante sur un plan local autant qu'universel. La présence du Pape sur Twitter le représentera comme la voix de l'unité et guide pour l'Eglise, mais constituera aussi une invitation pour tous les croyants à exprimer leurs voix, à impliquer leurs propres followers et amis et à partager avec eux l'espérance d'un Evangile qui parle de l'amour inconditionnel de Dieu pour chaque homme et femme".

"En plus de l'engagement direct par les questions, les débats et les discussions entre les personnes qui sont facilités par les nouveaux médias, l'Eglise reconnaît l'importance de cet environnement qui permet d'enseigner la vérité que le Seigneur a transmise à son Eglise et, en même temps, d'écouter les autres, d'apprendre ce qu'ils ont à cœur et leurs préoccupations, de comprendre qui ils sont et ce qu'ils cherchent... C'est pour cette raison qu'il a été décidé de lancer le canal de Twitter du Pape sous forme de questions-réponses. Ce lancement est aussi une indication de l'importance que l'Eglise attribue à l'écoute et se veut une preuve de son attention constante aux conversations, aux commentaires et aux Trend qui expriment de façon quasi spontanée et insistante les préoccupations et les espérances des personnes".

Twitter du Pape: informations

Les premiers tweets sous la direction du Saint-Père commenceront le 12 décembre, en la fête de Notre-Dame de Guadalupe. Au début, les tweets seront publiés à l'occasion de l'audience générale du mercredi, mais par la suite ils pourraient l'être avec une plus grande fréquence. Les premiers tweets répondront aux questions adressées au Pape sur la vie de la foi. Les questions pourront être envoyées jusqu'au 12 décembre à #askpontifex, dans les langues indiquées ci-dessous. L'account officiel du Saint-Père est @pontifex

Les tweets seront publiés en anglais et dans les langues suivantes:
-français @pontifex_fr
-espagnol @pontifex_es
-italien @pontifex_it
-portugais @pontifex_pt
-allemand @pontifex_de
-polonais @pontifex_pl
-arabe @pontifex_ar
D'autres langues pourraient être ajoutées par la suite.
Pour plus d'informations: http://blog.twitter.com/

ANGELUS D'AVENT

Cite du Vatican, 2 décembre 2012 (VIS). A l'angélus, Benoît XVI a rappelé que avent signifie venue, présence. Dans le monde antique, a-t-il expliqué, "il annonçait la visite d'un roi ou de l'empereur dans une province, tandis que pour les chrétiens il a signifié la venue de Dieu, sa présence dans le monde, un mystère qui englobe le cosmos et l'histoire, avec les deux moments culminants que sont la première et l'ultime venue du Christ". Puis il a indiqué que l'Incarnation et le retour glorieux du Seigneur à la fin des temps, même si on en ignore la chronologie, "se recouvrent car par sa mort et sa résurrection Jésus a déjà réalisé la transformation de l'homme et du cosmos qui est la finalité de la création. Mais, avant la fin, il convient que l'Evangile soit apporté à toutes les nations, comme le précise Marc. La venue du Seigneur se poursuit dans le monde afin qu'il soit pénétré de sa présence... Elle réclame notre collaboration continuelle et...l'Eglise, en communion avec son Seigneur, collabore toute entière à cette venue dans laquelle est également en route le retour glorieux".

La parole de Dieu trace notre conduite dans l'attente de la venue du Christ. Dans l'Evangile de Luc, Jésus recommande aux disciples de ne pas se perdre dans les futilités de cette vie et "de veiller sans cesse en priant. Sobriété et prière, auxquelles Paul ajoute l'invitation à grandir dans la surabondance de l'amour partagé, y compris à l'adresse d'autrui. Ainsi nos coeurs seront-ils irrépréhensibles dans la sainteté. "Au milieu des bouleversements du monde, des déserts de l'indifférence et du matérialisme, les chrétiens accueillent le salut venant de Dieu et en témoignent dans leur manière de vivre... La communauté des chrétiens est le signe de l'amour de Dieu et de sa justice, déjà présent et actif dans l'histoire quoique non encore pleinement réalisé. Il faut donc, avec patience et courage, l'attendre et l'espérer".

Après la prière mariale récitée avec les fidèles rassemblés Place St.Pierre, il a rappelé qu'aujourd'hui à Kottar (Inde), a été béatifié un laïc martyrisé au XVIII siècle. S'associant à la joie de l'Eglise en Inde, le Pape a dit espérer que le bienheureux Devasahayam soutienne la foi des chrétiens de ce grand pays. C'est demain, a-t-il ajouté, "la Journée internationale des handicapés. "Y compris avec ses limites, physiques comme psychiques, toute personne a une valeur inestimable qui induit son respect. J'encourage les communautés ecclésiales à l'attention et à l'accueil de ces frères et soeurs. Législateurs et gouvernements doivent protéger les porteurs de handicap et favoriser leur pleine participation à la vie sociale".

PREMIERES VEPRES D'AVENT AVEC LES UNIVERSITAIRES ROMAINS

Cité du Vatican, 1 décembre 2012 (VIS). A 17 h 30' en la Basilique vaticane, Benoît XVI a présidé les premières vêpres de l'Avent avec les étudiants des universités pontificales de Rome, à l'occasion de l'ouverture de l'année académique. Dans son homélie, il a souligné que "tout le chemin de l'année de l'Eglise est orienté en vue de découvrir et de vivre la fidélité du Dieu de Jésus Christ qui, dans la grotte de Bethléem, se présentera à nous, une fois encore, sous le visage d'un enfant. Toute l'histoire du salut est un parcours d'amour, de miséricorde et de bienveillance: de la création à la libération du peuple d'Israel de l'esclavage d'Egypte, du don de la Loi sur le Sinaï au retour dans la patrie de l'esclavage babylonien... Dieu ne s'est pas enfermé dans son Ciel, mais s'est penché sur les évènements de l'homme: un grand mystère qui réussit à dépasser toute attente... Et il fait tout cela pour son amour fidèle envers l'humanité... Dieu est amour. Ce Dieu en Jésus de Nazareth prend sur lui l'humanité toute entière, toute l'histoire de l'humanité, et leur donne un nouveau virage, décisif, vers un nouvel être-humain, caractérisé par le fait d'être engendré par Dieu et de tendre vers lui... L'année liturgique que nous commençons par ces vêpres sera aussi pour vous le chemin sur lequel, une fois encore, vous revivrez le mystère de cette fidélité de Dieu sur laquelle vous êtes appelés à fonder votre vie, comme sur un roc. En célébrant et vivant avec toute l'Eglise cet itinéraire de foi, vous ferez l'expérience de ce que Jésus Christ est l'unique Seigneur du cosmos et de l'histoire, sans lequel toute construction humaine risque de disparaître dans le néant. La liturgie, vécue dans son véritable esprit, est toujours l'école fondamentale pour vivre la foi chrétienne, une foi théologale, qui vous implique par tout votre être, esprit, âme et corps, pour vous faire devenir des pierres vivantes dans la construction de l'Eglise et des collaborateurs de la nouvelle évangélisation".

"Nous vivons dans un contexte où nous faisons souvent face à de l'indifférence envers Dieu. Mais je pense qu'au plus profond de tous ceux...qui vivent éloignés de Dieu, il existe une nostalgie intérieure d'infini, de transcendance. Vous avez le devoir de témoigner dans les salles universitaires d'un Dieu proche qui se manifeste aussi dans la recherche de la vérité, âme de tout engagement intellectuel... La foi est la porte que Dieu ouvre dans nos vies pour nous conduire à la rencontre avec le Christ, dans lequel l'homme d'aujourd'hui rencontre le Dieu d'aujourd'hui. La foi chrétienne n'est pas une adhésion à un dieu générique ou indéfini, mais au Dieu vivant qui en Jésus Christ, Verbe fait chair, est entré dans notre histoire et s'est révélé comme le Rédempteur de l'homme. Croire signifie confier sa propre vie à Celui qui, seul, peut lui donner sa plénitude dans le temps et l'ouvrir à une espérance au-delà du temps... En cette année de la foi, j'invite toute la communauté académique de Rome à réfléchir sur la foi. Le dialogue permanent entre les universités d'état ou privées et les universités pontificales laisse espérer en une présence toujours plus significative de l'Eglise dans le domaine de la culture non seulement romaine, mais italienne et internationale". Le Pape a conclu en rappelant aux universitaires que la prochaine Journée mondiale de la jeunesse à Rio de Janeiro sera pour eux "une grande occasion pour manifester la fécondité historique de la fidélité à Dieu, en offrant votre témoignage et votre engagement pour le renouveau moral et social du monde". Après la cérémonie, la délégation de l'Université Rome 3 a remis une icône de Marie Sedes Sapientiæ à la délégation universitaire du Brésil, pays qui accueillera les prochaines Journées mondiales de la jeunesse.

LE MONDE DU SPECTACLE ITINERANT RECU AU VATICAN

Cité du Vatican, 1 décembre 2012 (VIS). Benoît XVI a reçu ce midi Salle Paul VI, les participants au pèlerinage du monde du spectacle itinérant, organisé dans le cadre de l'Année de la foi, par le Conseil pontifical pour la pastorale des migrants et des personnes en déplacement, en collaboration avec le diocèse de Rome et avec la Fondation des migrants de la Conférence épiscopale italienne. Des milliers de gens du cirque, des forains, des marionnettistes, des artistes de rue, des membres de fanfares musicales et de musique mécanique, des groupes folkloriques étaient présents. "Ce qui distingue avant tout votre grande famille -leur a dit le Pape-, c'est votre capacité d'utiliser le langage particulier et spécifique de votre art...un chemin immédiat de communication pour entamer le dialogue avec les petits et les grands, suscitant des sentiments de sérénité, de joie et de concorde... A partir de ces caractéristiques et avec votre style, vous êtes appelés à témoigner de ces valeurs qui font partie de votre tradition: l'amour pour la famille, l'égard envers les petits, l'attention pour les handicapés, le soin pour les malades, la valorisation des personnes âgées et de leur expérience. Dans votre environnement, le dialogue entre les générations est toujours intact, le sens de l'amitié, et le goût du travail en équipe. L'accueil et l'hospitalité vous caractérisent, ainsi que cette attention à donner une réponse aux souhaits les plus authentiques, surtout chez les jeunes générations. Vos métiers exigent renoncement et sacrifice, responsabilité et persévérance, courage et générosité, des vertus que la société d'aujourd'hui n'apprécie pas toujours, mais qui ont contribué à former, dans votre grande famille, des générations entières".

"Je suis bien conscient aussi des nombreux problèmes liés à votre condition itinérante, tels que l'instruction de vos enfants, la recherche de lieux adaptés pour les spectacles, les autorisations pour les représentations et les permis de séjour pour les étrangers. Tout en souhaitant que les autorités publiques, reconnaissant la fonction sociale et culturelle du spectacle itinérant, s'engage à protéger votre activité, je vous encourage ainsi que la société civile à dépasser tout préjudice et à rechercher toujours à bien vous insérer dans les réalités locales... L'Eglise se réjouit de votre engagement et apprécie votre fidélité aux traditions dont vous avez raison d'être fiers. Pèlerine comme vous dans ce monde, elle vous invite à participer à sa mission divine à travers votre travail quotidien... Bien que la vie itinérante empêche de faire partie d'une communauté paroissiale stable et ne facilite pas une participation régulière aux catéchèses et au culte divin, une nouvelle évangélisation est aussi nécessaire dans votre monde. Je souhaite que vous puissiez trouver auprès des communautés dans lesquelles vous vous arrêtez, des personnes accueillantes et disponibles, capables de venir à la rencontre de vos besoins spirituels. N'oubliez pas, toutefois, que la famille est, la première, la voie de la transmission de la foi, cette petite église domestique appelée à faire connaître Jésus et son Evangile et à éduquer selon la loi de Dieu, afin que chacun puisse atteindre sa pleine maturité humaine et chrétienne... Vous assurant de la proximité de l'Eglise qui partage votre chemin, je vous confie tous à la Vierge Marie, l'Etoile du chemin qui par sa présence maternelle nous accompagne à tous les moments de la vie", a conclu Benoît XVI.

LE SERVICE DE LA CHARITE

Cité du Vatican, 1 décembre 2012 (VIS). Voici le Motu Proprio signé le 11 novembre, par lequel Benoît XVI fournit des indication sur le service de la charité:

"La nature profonde de l’Eglise s’exprime dans une triple tâche: l’annonce de la Parole de Dieu (Kerygma-Martyria), les sacrements (Leitourgia), le service de la charité (Diakonia). Ce sont trois tâches qui s’appellent l’une l’autre et qui ne peuvent être séparées l’une de l’autre. Le service de la charité est donc une dimension constitutive de la mission de l’Eglise et il constitue une expression de son essence-même, à laquelle elle ne peut renoncer. Tous les fidèles ont le droit et le devoir de s’engager personnellement pour vivre du commandement nouveau que le Christ nous a laissé, en n’offrant pas à l’homme d’aujourd’hui uniquement une aide matérielle, mais également réconfort et soin de l’âme. L’Eglise est appelée, également dans sa dimension communautaire, à l’exercice de la Diakonia de la charité, depuis les communautés locales jusqu’aux Eglises particulières et à l’Église universelle. Pour cela il faut également avoir une organisation comme présupposé pour un service communautaire ordonné, une organisation qui soit articulée aussi par des expressions institutionnelles.

Concernant cette Diakonia de la charité, je faisais remarquer, dans l'encyclique Deus Caritas Est, qu’il découle de la structure épiscopale de l’Eglise que, dans les Eglises particulières, les évêques, en qualité de successeurs des apôtres, portent la responsabilité première de la mise en œuvre. Et j’observais que le code de droit canonique, dans les canons concernant le ministère épiscopal, ne traite pas expressément de la charité comme d’un domaine spécifique de l’activité épiscopale. Même si le Directoire pour le ministère pastoral des évêques a approfondi de manière plus concrète le devoir de la charité comme tâche intrinsèque de l’Eglise entière et de l’évêque dans son diocèse, il restait toutefois la nécessité de combler cette lacune juridique de façon à pouvoir exprimer de manière adéquate, dans l’ordonnancement canonique, ce qui appartient à l’essence du service de la charité dans l’Eglise et de son rapport constitutif avec le ministère épiscopal, en mettant en évidence les profils juridiques, qu’un tel service requiert dans l’Eglise, surtout s’il est exercé de manière organisée et avec le soutien explicite des pasteurs. Dans cette optique, je désire donner un cadre juridique organique...plus apte à ordonner, dans leurs lignes générales, les différentes formes ecclésiales organisées du service de la charité, qui sont étroitement liées à la nature diaconale de l’Eglise et du ministère épiscopal.

Il est important toutefois de se rappeler que l’action concrète demeure insuffisante si, en elle, l’amour pour l’homme n’est pas perceptible, un amour qui se nourrit de la rencontre avec le Christ. Par conséquent, dans l’exercice de l’activité caritative, les nombreuses organisations catholiques, ne doivent pas se limiter uniquement à récolter ou à distribuer des fonds, mais doivent toujours témoigner d’une attention spéciale envers la personne qui est dans le besoin, et exercer également une fonction pédagogique précieuse au sein de la communauté chrétienne qui favorise l’éducation au partage, au respect et à l’amour selon la logique de l’évangile du Christ. L’activité caritative de l’Église, en effet, à tous les niveaux, doit éviter le risque de se dissoudre dans une organisation commune d’assistance, en en devenant une simple variante. Les initiatives des fidèles dans le domaine de la charité, qui sont très variées, requièrent une gestion appropriée. Plus précisément, l’activité de la Caritas, institution promue par la hiérarchie ecclésiastique, s’est développé à un niveau paroissial, diocésain, national et international et a mérité très justement l’appréciation et la confiance des fidèles et de tant d’autres personnes à travers le monde entier, tant pour son témoignage de foi généreux et cohérent que pour la réponse concrète apportées aux demandes de ceux qui sont dans le besoin. A côté de cette vaste initiative, soutenue officiellement par l’autorité de l’Église, de multiples autres initiatives ont vu le jour, dans des lieux variés, initiatives provenant de la liberté d’engagement des fidèles qui, sous des formes différentes, veulent contribuer, par leur propre effort, au témoignage concret de la charité envers ceux qui sont dans le besoin. Les unes et les autres sont des initiatives différentes par origine et par régime juridique, même si elles expriment toutes les deux une sensibilité et une volonté de répondre au même appel.

L’Eglise, en tant qu’institution ne peut se considérer comme étrangère aux initiatives promues de façon organisée et relevant de la libre expression de la sollicitude des baptisés envers les personnes et les populations dans le besoin. C’est pourquoi les pasteurs doivent toujours les accueillir comme la manifestation de la participation de tous à la mission de l’Église, en respectant les caractéristiques et l’autonomie de gouvernement qui reviennent à chacune d’elles selon leur propre nature comme la manifestation de la liberté des baptisés. A côté de celles-ci, l’autorité ecclésiastique a promu, par sa propre initiative, des oeuvres spécifiques, grâces auxquelles elle pourvoit de façon institutionnelle à canaliser les dons des fidèles, selon des formes juridiques et opérationnelles adéquates permettant de solutionner plus efficacement les besoins concrets. Toutefois dans la mesure où ces activités sont promues par la hiérarchie elle-même, ou sont explicitement soutenues par l’autorité des pasteurs, il faut s’assurer que leur gestion soit effectuée conformément aux exigences de l’enseignement de l’Eglise et à l’intention des fidèles, et qu’elles respectent également les normes légitimes promulguées par l’autorité civile. Face à ces exigences il devenait nécessaire de fixer dans le droit de l’Eglise quelques normes essentielles, inspirées des critères généraux de la discipline canonique, qui pouvaient expliciter dans ce secteur d’activités, les responsabilités juridiques, assumées en la matière, par les divers sujets impliqués, soulignant de façon particulière, la fonction d’autorité et de coordination qui revient à l’évêque diocésain. Ces-dites normes devaient toutefois être assez générales pour inclure la diversité appréciable des institutions d’inspiration catholique, qui comme telles oeuvrent dans ce secteur; celles créées sous l’impulsion de la hiérarchie elle-même, et celles qui sont nées grâce à une initiative directe des fidèles et qui sont accueillies et encouragées par les Pasteurs du lieu. Bien qu’il fallût établir des normes à cet égard, il fallait toutefois tenir compte de ce qui était requis par la justice et par la responsabilité que les pasteurs doivent exercer à l’égard de leurs fidèles, dans le respect de l’autonomie légitime de chaque entité.

Par conséquent, sur proposition du Cardinal Président du Conseil pontifical Cor Unum, et ayant entendu le Conseil pontifical pour les textes législatifs, j’établis et décrète ce qui suit:

Art. 1. - § 1. Les fidèles ont le droit de s’associer et de fonder des organismes qui réalisent des services de charité spécifiques, surtout en faveur des pauvres et de ceux qui souffrent. Dans la mesure où ils révèlent liés au service de la charité des pasteurs de l’Église et ou, en tant que tels, veulent employer la contribution des fidèles, ils doivent soumettre leur statuts à l’approbation de l’autorité ecclésiastique compétente et observer les normes suivantes.
§ 2. En ces mêmes termes, les fidèles ont le droit de constituer des fondations pour financer des initiatives caritatives concrètes, selon les canons 1303 CIC et 1047 CCEO. Si ce type de fondations répond aux caractéristiques mentionnées au §1, les présentes dispositions devront également être observées congrua congruis referendo (moyennant les adaptations nécessaires).
§ 3. Outre l’observation de l’ensemble de la législation canonique, les initiatives collectives de charité auxquelles se réfère ce Motu Proprio, sont également tenues d’observer, dans le cadre de leurs activités, les principes de la doctrine catholique et ne peuvent accepter des engagements qui d’une façon ou d’une autre puissent conditionner l’observance de ces-dits principes.
§ 4. Les organismes et les fondations promues à des fins caritatives par des Instituts de vie consacrée et des Sociétés de vie apostolique, sont tenus d’observer ces normes ainsi que ce qui est prévu par les canons 312 §2 CIC et 575 §2 CCEO.

Art. 2. - § 1. Dans les statuts de chaque organisme caritatif auquel se réfère l’article précédent, outre les charges institutionnelles, et les structures de gouvernement selon le canon 95 §1 CIC, devront aussi être exprimés les principes inspirateurs et les finalités de l’initiative, les modes de gestion des fonds, le profil de ses propres collaborateurs, ainsi que les rapports et les informations devant être présentés à l’autorité ecclésiastique compétente.
§ 2. Un organisme caritatif ne peut utiliser la dénomination "catholique "qu’avec le consentement écrit de l’autorité compétente, comme indiqué par le canon 300 CIC.
§ 3. Les organismes érigés par des fidèles ayant une fin caritative peuvent avoir un conseiller spirituel nommé selon les propres statuts, selon les canons 324 §2 et 317 CIC.
§ 4. En même temps, l’autorité ecclésiastique est tenue de réglementer l’exercice des droits des fidèles selon les canons 223 §2 CIC et 26 §3 CCEO afin d’éviter la multiplication des initiatives de charité au détriment de la mise en œuvre et de l’efficacité des fins poursuivies.

Art. 3. - § 1. Aux effets des articles précédents, la notion d’autorité compétente selon les niveaux respectifs, est telle qu’énoncée par les canons 312 CIC et 575 CCEO.
§ 2. En cas d’organismes qui n’ont pas été approuvés au niveau national, même s’ils opèrent dans divers diocèses, l’autorité compétente est l’évêque diocésain du lieu du siège principal de l’entité. En tous cas, l’organisation a le devoir d’informer les évêques des autres diocèses où elle œuvre, et de respecter leurs indications concernant les activités des différentes entités caritatives présentes dans les diocèses.

Art. 4. - § 1. L’évêque diocésain (cf can. 134 §3 CIC et can. 987 CCEO) exerce sa sollicitude pastorale à l’égard du service de la charité dans l’Eglise particulière qui lui a été confiée, en tant que pasteur, guide et premier responsable de ce service.
§ 2. L’évêque diocésain encourage et soutient les initiatives et les oeuvres au service du prochain dans sa propre Eglise particulière, et suscite chez les fidèles la ferveur d’une charité active en tant qu’expression de la vie chrétienne et de la participation à la mission de l’Église, comme il est indiqué aux canons 215 et 222 CIC et 25 et 18 CCEO.
§ 3. Il revient à l’évêque diocésain de veiller à ce que l’activité et la gestion de ces organismes, respectent toujours les normes de droit universel et particulier de l’Eglise, aussi bien que l’intention des fidèles qui auraient fait des dons ou des legs pour ces finalités spécifiques (cf can. 1300 CIC et 1044 CCEO).

Art. 5. L’évêque diocésain doit garantir à l’Eglise le droit d’exercer le service de la charité et il doit veiller à ce que les fidèles et les institutions soumises à sa vigilance, observent les législations civiles légitimes en la matière.

Art. 6. - L’évêque diocésain, a pour tâche, comme il est indiqué aux canons 394 §1 CIC et 203 §1 CCEO, de coordonner, dans sa propre circonscription, les diverses œuvres de service de la charité, autant celles promues par la hiérarchie elle-même que celles nées de l’initiative de fidèles, restant sauve l’autonomie qui leur reviendrait selon leurs propres statuts. En particulier il doit veiller à ce que leurs activités gardent vivant l’esprit évangélique.

Art. 7. § 1. Les entités mentionnées à l’art.1 §1, sont tenues à choisir leurs propres collaborateurs parmi des personnes qui partagent, ou au moins, respectent l’identité catholique de ces oeuvres.
§ 2. Pour garantir le témoignage évangélique dans le service de la charité, l’Evêque diocésain doit veiller à ce que tous ceux qui oeuvrent dans la pastorale caritative de l’Eglise, outre la compétence professionnelle nécessaire, témoignent d’une vie chrétienne et d’une formation du cœur qui manifeste une foi opérante dans la charité. A tel effet il devra pourvoir à leur formation y compris dans le domaine théologique et pastoral par des parcours spécifiques concertés avec les dirigeants des différents organismes et avec des propositions adéquates de vie spirituelle.

Art. 8. - Là où il s’avèrerait nécessaire, à cause du nombre ou de la diversité des initiatives, l’évêque diocésain, devra établir, dans l’Eglise qui lui a été confiée, un bureau qui a pour but d’orienter et coordonner le service de la charité en son nom.

Art. 9. - § 1. L’évêque doit encourager la création dans chaque paroisse de sa circonscription, d’un service de la Caritas paroissiale ou analogue, qui promeuve également une activité pédagogique dans la communauté toute entière, pour éduquer à l’esprit de partage et de charité authentique. S’il s’avérait opportun, un tel service sera commun pour les différentes paroisses sur le même territoire.
§ 2. Il revient à l’évêque et au curé de veiller qu’au sein de la paroisse, avec la Caritas, d’autres initiatives concernant la charité puissent également coexister et se développer, sous la coordination générale du curé, en tenant compte toutefois de ce qui est indiqué à l’art. 2 §4.
§ 3. L’évêque diocésain et les curés respectifs ont le devoir d’éviter, qu’en cette matière, les fidèles soient induits en erreur ou qu’il y ait des malentendus, aussi devront-ils empêcher que, par le biais de structures paroissiales ou diocésaines, soient promues des initiatives qui, bien que se présentant avec des fins caritatives, proposent des choix ou des méthodes contraires à l’enseignement de l’Eglise .

Art. 10. - § 1. Il revient à l’Évêque d’avoir la vigilance sur les biens ecclésiastiques des organismes de charité soumis à son autorité.
§ 2. L’évêque diocésain est tenu de s’assurer que le fruit des collectes effectuées selon les can. 1265 et 1266 CIC ainsi que les can. 1014 et 1015 CCEO, soient affectés aux buts déterminés pour lesquels elles ont été effectuées (can. 1262 CIC, 1016 CCEO) .
§ 3. En particulier, l’évêque diocésain doit éviter que des organismes de charité qui sont sous son autorité, soient financés par des entités ou des institutions qui poursuivent des buts contraires à la doctrine de l’Eglise. De même, afin d’éviter de scandaliser les fidèles, l’évêque diocésain doit éviter que ces-dits organismes caritatifs acceptent des contributions en faveur d’initiatives qui, dans la finalité ou les moyens pour l’atteindre, ne sont pas en accord avec la doctrine de l’Eglise.
§ 4. Particulièrement, l’évêque doit veiller à ce que la gestion des initiatives qui lui sont soumises donnent un témoignage de sobriété chrétienne. Pour cela, il veillera à ce que les salaires et les frais de gestion, bien que correspondant aux exigences de la justice et aux profils professionnels nécessaires, soient dûment en rapport avec des frais analogues de sa propre curie diocésaine.
§ 5. Pour permettre que l’autorité ecclésiastique mentionnée à l’art. 3§1 puisse exercer son devoir de vigilance, les entités dont il est question à l’art. 1§1 sont tenues de présenter à l’ordinaire compétent un compte-rendu annuel dans les formes requises par l’ordinaire lui même.

Art. 11. - L’évêque diocésain est tenu, si nécessaire, de porter à la connaissance de ses propres fidèles que l’activité d’un organisme de charité déterminé ne répond plus aux exigences du magistère de l’Eglise, en interdisant en conséquence l’usage du mot catholique et en adoptant les mesures nécessaires dans les cas de responsabilités personnelles

Art. 12. - § 1. L’Évêque diocésain doit favoriser l’activité, au niveau national et international, des organismes de charité qui sont soumis à sa sollicitude, en particulier il doit favoriser la coopération avec les circonscriptions ecclésiastiques les plus pauvres, par analogie avec ce qui est prévu aux canons 1274 §3 CIC et 1021 §3 CCEO.
§ 2. La sollicitude pastorale à l’égard des oeuvres de charité, peut être exercée conjointement, selon les circonstances de temps et de lieux, par plusieurs Évêques voisins, à l’égard de plusieurs Eglises, selon le droit. S’il s’agit de domaine international, le dicastère du Saint-Siège compétent doit être consulté au préalable. Il est également opportun, en ce qui concerne des initiatives de charité au niveau national, que l’évêque consulte l’organisme compétent de la Conférence épiscopale.

Art. 13. - Reste toujours sauf le droit de l’autorité ecclésiastique du lieu, de donner son consentement aux initiatives des organismes catholiques qui se déploient dans le domaine de sa compétence, dans le respect des normes canoniques et de l’identité propre de chaque organisme et c’est sa tâche de Pasteur de veiller à ce que les activités réalisées dans son propre diocèse se déploient conformément à la discipline ecclésiastique, en les interdisant ou en adoptant éventuellement des mesures nécessaires, si cette discipline n’était pas respectée.

Art. 14. - Là où il le jugera opportun, l’évêque devra promouvoir des initiatives de service de charité en collaboration avec d’autres Eglises ou communautés ecclésiales, restant sauves les particularités de chacun.

Art. 15. - § 1. Le Conseil pontifical Cor Unum, a pour tâche de promouvoir l’application de ces règles et de veiller à leur application à tous les niveaux, restant sauve la compétence du Conseil pontifical pour les laïcs, en ce qui concerne les associations de fidèles, selon l’art. 133 de la Constitution apostolique Pastor Bonus, ainsi que la compétence propre de la Section de la Secrétairerie d’Etat pour les relations avec les Etats, restant sauves les compétences générales des autres dicastères et organismes de la Curie romaine. En particulier, le Conseil pontifical Cor Unum devra veiller que le service de la charité des institutions catholiques au niveau international, se déploie toujours en communion avec les Eglises particulières respectives.
§ 2. Il est également de la compétence du Conseil pontifical Cor Unum d’ériger canoniquement des organismes de service de charité à un niveau international, et d’exercer en conséquence les taches disciplinaires et de promotion qui correspondent en droit.
J’ordonne que, tout ce que j’ai décidé en cette Lettre apostolique en forme de Motu Proprio, soit observé en toutes ses parties, nonobstant toute chose contraire, même si elle est digne de mention spéciale... Elle entrera en vigueur le 10 décembre 2012".

TEXTE DE LA SENTENCE SCIARPELLETTI

Cité du Vatican, 1 décembre 2012 (VIS). Le tribunal de l'Etat de la Cité du Vatican a publié ce matin le texte de sa sentence du 10 novembre dernier contre M.Claudio Sciarpelletti, le déclarant coupable d'avoir tenté d'entraver l'enquête et le condamnant à quatre mois de réclusion. Toutefois, vu l'art. 26 de la loi du 21 juin 1969, considérant l'état de service et l'absence d'antécédent pénal, réduit la peine à deux mois de prison avec sursis, et vu l'art. 9 de la loi du 21 juin 1969, le tribunal ordonne que l'exécution de la peine reste suspendue pour une durée de cinq ans aux conditions de la loi. Vu l'art. 427 du code de procédure pénale, ordonne que soit suspendue la mention de la condamnation dans le casier judiciaire, tant que le condamné ne commet pas d'autre délit; vu les art. 39 et 429 du code de procédure pénale, condamne M.Claudio Sciarpelletti au remboursement des frais de procédure. Le tribunal ordonne la restitution de la somme de 1000 € versée à titre de caution". Signataires de la sentence publiée ce jour: M.Giuseppe Dalla Torre, président; M.Paolo Papanti-Pelletier, juge; M.Venerando Marano, juge.


DEUX ENVOYES SPECIAUX


Cité du Vatican, 3 décembre 2012 (VIS). Aujourd'hui a été rendue publique la lettre latine par laquelle le Saint-Père a nommé le Cardinal Franc Rodé, CM, son Envoyé spécial à la clôture du 550 anniversaire du diocèse de Ljubljana (Slovénie, 9 décembre). Il sera accompagné de Mgr.Anton Slabe, Chanoine de la cathérdale, et de Mgr.Stanislav Zidar, Directeur de la pastorale paroissiale du diocèse.

De même a été rendue publique la lettre latine par laquelle le Saint-Père a nommé le Cardinal Gaudencio B.Rosales (Philippines), son Envoyé spécial aux travaux et à la clôture de la X Assemblée plénière de la Fédération des Conférences épiscopales d'Asie (Hóchiminhville, Vietnam, 11 - 16 décembre). Il sera accompagné de Mgr.Peter Nguyen Van Tai, Responsable de Radio Veritas pour l'Asie, et par l'Abbé Antonio Maralit, curé de paroisse aux Philippines.

AUDIENCES

Cité du Vatican, 3 décembre 2012 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audience huit prélats de la Conférence épiscopale française en visite Ad Limina:

Mgr.Robert Le Gall, OSB, Archevêque de Toulouse.

Mgr.Jean Legrez, OP, Archevêque d'Albi.

Mgr.Maurice Gardès, Archevêque d'Auch.

Mgr.Norber José Henri Turini, Evêque de Cahors.

Mgr.Bernard Ginoux, Evêque de Montauban.
Mgr.Philippe Mousset, Evêque de Pamiers.

Mgr.François Fonlupt, Evêque de Rodez.

Mgr.Nicolas Brouwet, Evêque de Tarbes et Lourdes.

Samedi dernier, 1 décembre, il avait reçu en audience huit prélats de la Conférence épiscopale française en visite Ad Limina:

Mgr.Georges Pontier, Archevêque de Marseille.

Mgr.Christophe Dufour, Archevêque d'Aix.

Mgr.Olivier de Germany, Evêque d'Ajaccio.

Mgr.Jean-Pierre Cattenoz, Archevêque d'Avignon.

Mgr.François-Xavier Loizeau, Evêque de Digne.

Mgr.Dominique Rey, Evêque de Fréjus-Toulon.

Mgr.Jean-Michel di Falco Leandri, Evêque de Gap.

Mgr.Louis Sankalé, Evêque de Nice.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 1 décembre 2012 (VIS). Le Saint-Père a:

Nommé Mgr.Luigi Negri, Archevêque de Ferrara-Comacchio (superficie 3.138, population 276.000, catholiques 272.000, prêtres 173, diacres 12, religieux 202), en Italie. Jusqu'ici Evêque de San Marino-Montefeltro (Italie), il succède à Mgr.Paolo Rabitti, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.

A accepté pour limite d'âge la renonciation de Mgr.John Lee Hiong Fun-Yit Yaw à la charge pastorale du diocèse de Kota Kinabalu (Malaisie). Le nouvel Archevêque est son Coadjuteur, Mgr.John Wong Soo Kau.

Nommé le P.Jean-Paul Vesco, OP, Evêque d'Oran (superficie 77.353, population 8.304.000, catholiques 800, prêtres 10, diacres 1, religieux 47), en Algérie. L'Evêque élu, né en 1962 à Lyon (France), a émis ses voeux religieux en 1995 et a été ordonné prêtre en 2001. Il succède à Mgr.Alphonse Georger, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge. Avocat avant de devenir religieux et de gagner le couvent de Tlemcen en 2002, il était jusqu'ici Supérieur provincial de son ordre pour la France. Il a été Délégué du diocèse d'Oran pour l'assemblée inter-diocésaine d'Algérie, puis Vicaire Genéral et Econome diocésain.
Nommé Mgr.Charles J.Scicluna, Auxiliaire de Malte, Membre de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

Nommé Mgr.Antoni Stankiewicz, Membre du Tribunal Suprême de la Signature apostolique.

vendredi 30 novembre 2012

TROISIEME GROUPE D'EVEQUES FRANÇAIS

Cite du Vatican, 30 novembre 2012 (VIS). "L’Eglise en France s’inscrit dans une longue lignée de saints, de docteurs, de martyrs et de confesseurs de la foi. Vous êtes les héritiers d’une grande expérience humaine et d’une immense richesse spirituelle", a dit Benoît XVI au troisième groupe d'évêques français reçus en conclusion de leur visite Ad Limina. Ces origines et ce passé glorieux, a-t-il poursuivi, "toujours présents dans notre pensée et si chers à notre esprit, nous permettent de nourrir une grande espérance, à la fois solide et hardie, à l’heure de relever les défis du troisième millénaire et d’écouter les attentes des hommes de notre époque, auxquelles Dieu seul peut apporter une réponse satisfaisante... La Bonne Nouvelle que nous sommes chargés d’annoncer aux hommes de tous les temps, de toutes langues et de toutes cultures, peut se résumer en quelques mots : Dieu, créateur de l’homme, en son fils Jésus nous fait connaître son amour pour l’humanité. Dieu, qui est amour, veut le bonheur de ses créatures, de tous ses enfants".

"La constitution pastorale Gaudium et Spes a posé les questions clés de l’existence humaine, sur le sens de la vie et de la mort, du mal, de la maladie et de la souffrance, si présents dans notre monde. Elle a rappelé que, dans sa bonté paternelle, Dieu a voulu apporter des réponses à toutes ces questions et que le Christ a fondé son Eglise pour que tous les hommes puissent les connaître. C’est pourquoi, l’un des plus graves problèmes de notre époque est celui de l’ignorance pratique religieuse dans laquelle vivent beaucoup d’hommes et de femmes, y compris des fidèles catholiques. C’est pour cette raison que la nouvelle évangélisation, dans laquelle l’Eglise s’est résolument engagée" constitue une priorité, "comme l’ont souligné les pères du Synode qui vient de s’achever. Elle demande à tous les chrétiens de rendre compte de l’espérance qui les habite, consciente que l’un des obstacles les plus redoutables de notre mission pastorale est l’ignorance du contenu de la foi. Il s’agit en réalité d’une double ignorance, d'une méconnaissance de la personne de Jésus-Christ et d'une ignorance de la sublimité de ses enseignements, de leur valeur universelle et permanente dans la quête du sens de la vie et du bonheur. Cette ignorance produit en outre dans les nouvelles générations l’incapacité de comprendre l’histoire et de se sentir héritier de cette tradition qui a façonné la vie, la société, l’art et la culture européenne... La nouvelle évangélisation sera efficace si elle engage en profondeur les communautés et les paroisses. Les signes de vitalité et l’engagement des fidèles laïcs dans la société française sont déjà une réalité encourageante... Les laïcs sont le visage du monde dans l’Eglise et en même temps le visage de l’Eglise dans le monde. Je connais la valeur et la qualité de l’apostolat multiforme des laïcs, hommes et femmes. J’associe ma voix à la vôtre pour leur exprimer mes sentiments d’appréciation. L’Eglise en Europe et en France ne peut rester indifférente face à la diminution des vocations et des ordinations sacerdotales, non plus que des autres genres d’appel que Dieu suscite dans l’Eglise. Il est urgent de mobiliser toutes les énergies disponibles, pour que les jeunes puissent écouter la voix du Seigneur. Dieu appelle qui il veut et quand il veut. Cependant, les familles chrétiennes et les communautés ferventes demeurent des terrains particulièrement favorables".

"La jeunesse étant l’espoir et l’avenir de l’Eglise et du monde", a souligné le Saint-Père, il convient d'insister sur l’importance de l’éducation catholique. Les Institutions catholiques "sont évidemment au premier poste du grand dialogue entre la foi et la culture. L’amour de la vérité qui y rayonne est en lui-même évangélisateur. Ce sont des lieux d’enseignement et de dialogue, et aussi des centres de recherche, qui doivent toujours être plus développés, plus ambitieux". Quant à la théologie, elle "est une source de sagesse, de joie, d’émerveillement qui ne peut être réservée aux seuls séminaristes, prêtres et personnes consacrées". Il a conclu en évoquant" les écoles catholiques, qui ont façonné la vie chrétienne et culturelle de votre pays, elles ont aujourd’hui une responsabilité historique. Lieux de transmission du savoir et de formation de la personne, d’accueil inconditionnel et d’apprentissage de la vie en commun, elles bénéficient souvent d’un prestige mérité. Trouver les chemins pour que la transmission de la foi demeure au centre de leur projet éducatif, est nécessaire. La nouvelle évangélisation passe par ces écoles et par l’œuvre multiforme de l’éducation catholique qui sous-tend de nombreuses initiatives et mouvements dont l’Eglise est reconnaissante. L’éducation aux valeurs chrétiennes donne les clés de la culture de votre pays. En ouvrant à l’espérance et à la liberté authentique, elle continuera de lui apporter dynamisme et créativité. L’ardeur apportée à la nouvelle évangélisation sera notre meilleure contribution à l’épanouissement de la société humaine et la meilleure réponse aux défis de toute sorte qui se posent à tous en ce début du troisième millénaire".

DELEGATION PAPALE AU PHANAR

Cite du Vatican, 30 novembre 2012 (VIS). Comme de coutume, le Pape a envoyé à Istanbul (Turquie) une délégation pour prendre part à la célébration de la fête de saint André, le patron du Patriarcat oecuménique de Constantinople. Conduite par le Cardinal Kurt Koch, Président du Conseil pontifical pour l'unité des chrétiens, elle a assisté à la divine liturgie célébrée en l'église St.Georges du Phanar par SS Barthélémy I. Le Cardinal est accompagné de Mgr.Brian Farrell, Secrétaire du dicastère, et de l'Abbé Andrea Palmieri, Sous Secrétaire, ainsi que de Mgr.Antonio Lucibello, Nonce apostolique en Turquie. Après la cérémonie s'est déroulée une rencontre présidée par le Patriarche, entre la délégation romaine et la commission synodale pour les relations avec l'Eglise catholique. Le Cardinal Koch a remis à SS Barthélémy le message de Benoît XVI lu à la fin de la liturgie, puis s'est entretenu avec les représentants de la communauté catholique de Turquie et le comité oecuménique du Vicariat apostolique de l'Eglise catholique d'Istanbul. Voici les passages majeurs du message du Saint-Père:

L’échange de Délégations entre l’Eglise de Rome et l’Eglise de Constantinople témoigne du "lien de proximité fraternelle qui nous unit. C’est une communion profonde et réelle, bien qu’encore imparfaite, qui se fonde non sur des raisons humaines de courtoisie ou de convenance, mais sur la foi commune au Seigneur Jésus Christ... Comptant sur ce solide fondement, nous pouvons ensemble avancer avec confiance sur le chemin qui conduit vers le rétablissement de la pleine communion". Mais aujourd'hui, "le défi le plus urgent, sur lequel nous nous sommes toujours trouvés en plein accord, est celui de comment faire parvenir l’annonce de l’amour miséricordieux de Dieu à une humanité si souvent distraite, plus ou moins incapable d’une réflexion profonde sur le sens-même de son existence, pris comme tel à partir de projets et d’utopies qui ne peuvent que laisser l'homme déçu. L’Eglise n’a d’autre message que l’Evangile de Dieu, et n’a d’autre méthode que l’annonce apostolique, soutenue et garantie par le témoignage de sainteté de la vie des pasteurs et du peuple de Dieu. Le Seigneur Jésus nous a dit que la moisson est abondante, et nous ne pouvons accepter qu’elle soit perdue à cause de nos faiblesses et de nos divisions".

SAINT-SIEGE ET VOTE SUR LA PALESTINE

Cite du Vatican, 30 novembre 2012 (VIS). Voici la Déclaration en sept points du Saint-Siège relative au vote par lequel hier à New York l’Assemblée Générale des Nations-Unies a approuvé à la majorité la Résolution faisant de la Palestine un Etat Observateur non membre:

"1. Le Saint-Siège a suivi de près et avec attention les étapes qui ont mené à cette décision importante, en s’efforçant de rester au-dessus des parties et d’agir conformément à sa nature religieuse et à la mission universelle qui le caractérise, et en tenant compte de l’attention spécifique qu’il accorde à la dimension éthique des problématiques internationales.

2. Il estime en outre que ce vote doit se situer dans le cadre des efforts visant à trouver une solution définitive, avec le soutien de la communauté internationale, à la question déjà abordée par la Résolution 181 du 29 novembre 1947 par l’Assemblée Générale. Ce texte a posé les bases juridiques de l’existence de deux états. Si un des deux a déjà vu le jour, l’autre n’a pas été créé au cours les soixante-cinq années qui ont suivi.

3. Le 15 mai 2009, à l’aéroport international de Tel Aviv, à la fin de son pèlerinage en Terre Sainte, Benoît XVI s’était exprimé en ces termes: Plus de sang versé! Plus de combats! Plus de terrorisme! Plus de guerre! Au contraire, engageons-nous à briser le cercle vicieux de la violence. Que règne une paix durable basée sur la justice, et que viennent une réconciliation authentique et une pacification ! Puisse être reconnu universellement que l’Etat d’Israël a le droit d’exister, de jouir de la paix et de la sécurité à l’intérieur de frontières reconnues internationalement! De même puisse être reconnu le droit du peuple palestinien à une patrie souveraine et indépendante pour y vivre dans la dignité et se déplacer librement. Puisse la solution des deux états devenir une réalité, et ne pas demeurer seulement un rêve.

4. Dans le sillage de cet appel, le Secrétaire pour les rapports avec les états, Mgr.Dominique Mamberti, dans une intervention devant l’Assemblée Générale en 2011, a souhaité que les organes compétents des Nations-Unies prennent une décision qui permette la réalisation concrète d’un tel objectif.

5. Le vote du 29 novembre 2012 exprime les sentiments de la majorité des membres de la communauté internationale et accorde aux palestiniens une présence plus significative au sein des Nations-Unies. Dans le même temps, le Saint-Siège est convaincu que ce résultat ne représente pas, à lui seul, une solution suffisante aux problèmes de la région. Pour y répondre de manière adéquate il faudra, en effet, s’engager résolument en faveur de la construction de la paix et de la stabilité dans la justice et dans le respect des aspirations légitimes, aussi bien des israéliens que des palestiniens.

6. C’est pour cette raison que le Saint-Siège a invité, à plusieurs reprises, les responsables des deux peuples à reprendre les négociations en toute bonne foi et à éviter d’accomplir des actions ou de poser des conditions en contradiction avec les déclarations de bonne volonté et la recherche sincère de solutions offrant les fondements solides d’une paix durable. En outre, le Saint-Siège a adressé un appel pressant à la communauté internationale pour qu’elle renforce son engagement et stimule sa créativité, afin de prendre les initiatives permettant d’instaurer une paix durable dans le respect des droits des israéliens et des palestiniens. La paix a besoin de décisions courageuses.

7. A la lumière du résultat du vote de l’Assemblée générale de ce 29 novembre, et pour encourager la communauté internationale et en particulier les parties directement concernées, à une action incisive en vue des objectifs exposés ci-dessus – le Saint-Siège salue la décision de l’Assemblée générale faisant de la Palestine un Etat Observateur non membre des Nations Unies. L’occasion est propice pour rappeler également la position commune exprimée par le Saint-Siège et l’OLP dans leur accord fondamental du 15 février 2000, en faveur de la reconnaissance d’un statut spécial internationalement garanti pour la ville de Jérusalem, dans le but, en particulier, de préserver la liberté de religion et de conscience, l’identité et le caractère de Jérusalem en tant que Ville Sainte, ainsi que le respect des Lieux Saints qui s’y trouvent et l’accès à ces mêmes Lieux Saints".

SYNODE DES EVEQUES

Cite du Vatican, 30 novembre 2012 (VIS). La XIII Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques ("La nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne") s'est déroulée du 7 au 28 octobre. La seconde réunion du XIII Conseil ordinaire du Secrétariat général a permis le 26 novembre un prolongement des réflexions synodales. En ouverture, rappelant le commandement de Jésus à aller de par le monde annoncer l'Evangile, le Secrétaire Général a affirmé qu'il était toujours aussi actuel et enthousiasmant pour l'Eglise entière. Puis Mgr.Nikola Eterovic a offert une analyse détaillée des sujets contenus dans les propositions de l'assemblée, suivie d'un débat sur les suggestions à présenter au Pape dans la perspective de son exhortation post-synodale. "Le mandat missionnaire que le Seigneur a adressé aux apôtres est aujourd'hui reproposé dans la nouvelle évangélisation, par laquelle il s'adresse à une humanité en mutation globale, "immergée dans un climat culturel et moral fait de sécularisation et d'agnosticisme. Cette situation constitue un défi mais aussi une chance pour l'annonce évangélique... L'Eglise doit conduire à tous niveaux, des pasteurs aux simples fidèles, une nouvelle annonce, qui s'adresse à tout homme, baptisé, croyant détaché de la pratique ecclésiale, non croyants, indifférents, croyants d'autres confessions et religions". La prochaine réunion est fixée aux 23 et 24 janvier prochains.

INTENTIONS DE PRIERE POUR DECEMBRE

Cité du Vatican, 30 octobre 2012 (VIS). L'intention de prière générale de Benoît XVI pour décembre est: "Pour que les migrants soient accueillis dans le monde entier, spécialement par les communautés chrétiennes, avec générosité et dans la charité".
Son intention missionnaire est: "Pour que le Christ se révèle à toute l’humanité avec la lumière qui émane de Bethléem et qui se reflète sur le visage de son Eglise".

AUDIENCES

Cité du Vatican, 30 novembre 2012 (VIS). En fin d'après-midi, le Saint-Père devrait recevoir en audience Mgr.Gerhard Ludwig Müller, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 30 novembre 2012 (VIS). Le Saint-Père a nommé:


Mgr.Anil Joseph Thomas Couto, Archevêque de Delhi (superficie 15.420, population 19.633.000, catholiques 110.300, prêtres 362, religieux 332), en Inde. Jusqu'ici Evêque de Jullundur (Inde), il succède à Mgr.Vincent Michael Concessao, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.

Mgr.Binay Kandulna, Evêque de Khunti (superficie 3.765, population 911.000, catholiques 90.672, prêtres 75, religieux 196), en Inde. Il était jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de Ranchi et Administrateur apostolique de ce même diocèse.

L'Abbé Angel Francisco Caraballo Fermín, Auxiliaire de l'Archevêque de Maracaibo (Venezuela). L'Evêque élu, né en 1965 à Puerto Ordaz (Venezuela) et ordonné prêtre en 1991, était jusqu'ici Curé de la paroisse St.Pierre et St.Paul de Puerto Ordaz. Licencié en droit canonique, il a été en charge de paroisses, professeur au grand séminaire de Ciudad Bolivar et vicaire général de ce même diocèse.

jeudi 29 novembre 2012

LE PAPE SUR TWITTER

Cite du Vatican, 29 novembre 2012 (VIS). Benoît XVI sera prochainement présent sur Twitter, et lundi 3 décembre Mgr Claudio Maria Celli, Président du Conseil pontifical pour les communications sociales, informera la presse de cette nouveauté. Il sera entouré de Mgr Paul Tighe, Secétaire du dicastère, du P.Federico Lombardi, SJ, Directeur de la Salle de Presse du Saint-Siège, de M.Gian Maria Vian, Directeur de L'Osservatore Romano, et de M.Greg Burke, Conseiller en communication de la Secrétairerie d'Etat. Le Saint-Père a déjà utilisé les 140 caractères de Twitter en juin 2011 pour l'inauguration du portail vatican www.news.va en écrivant: "Chers amis, je déclare ouvert le www.nes.va . Jésus-Christ soit loué. Avec ma prière et ma bénédiction. Benoît XVI".

PATORALE DES MIGRANTS EN EUROPE

Cite du Vatican, 29 novembre 2012 (VIS). La section pour la pastorale des migrants de la Commission Caritas in Veritate du Conseil des Conférences épiscopales d'Europe, réunie à Rome du 27 au 29 novembre, a élaboré un programme d'action pour le continent européen: "Une pastorale de communion pour une évangélisation rénovée. Une quarantaine d'évêques et de directeurs nationaux de cette pastorale ont débattu de l'engagement de l'Eglise en la matière. La crise économique, a expliqué le Secrétaire Général du CCEE, "frappe surtout les plus faibles et les migrants, ceux en particulier qui ont du émigrer pour cause de pauvreté. La crise les fragilise ultérieurement". Pour le P.Duarte da Cunha, "la pastorale des Eglises tend à évangéliser mais aussi à créer des communautés...destinées à soutenir l'intégration, à renforcer les liens sociaux, à accompagner les personnes, comme les enfants abandonnés par des parents partis à la recherche d'un travail".

Les travaux de la commission ont été animés par le Cardinal Antonio Maria Vegliò, Président du Conseil pontifical pour la pastorale des migrants, par le Cardinal Josip Bozanic, Archevêque de Zagreb (Croatie) et Coordinateur de la section migrations de la Commission Caritas in Veritate, par Mgr.Giampaolo Crepaldi, Evêque de Trieste (Italie) et Président de la Commission affaires sociale du CCEE. Et par Mgr.Paolo Schiavon, Président de la Fondation Migrantes. Thème abordé par Mgr.Salvatore Fisichella, Président du Conseil pontifical: "Témoigner de la communion ecclésiale pour une nouvelle évangélisation"; par Mgr.Cyril Vasil, SJ, Secrétaire de la Congrégation pour les Eglises orientales: "Communion et pastorale, la perspective des Eglises catholiques orientales"; du P.Fabio Baggio, Directeur de recherches près l'Université pontificale grégorienne: "Lignes directrices pour une pastorale de communication concernant les migrations"; et de Mgr.Giancarlo Perego, Directeur de la Fondation Migrantes: "Nouvelle évangélisation et mobilité humaine". "En ce temps de crise économique", a précisé le P.da Cunha, "on ne saurait dissocier assistance sociale, pastorale et évangélisation. La charité, la défense des droits, l'annonce et la célébration de la foi constituent un ensemble, une voie d'action unique, surtout pour qui aide à accueillir et à intégrer des migrants en Europe".

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 29 novembre 2012 (VIS). Le Saint-Père a nommé le P.Radoslaw Zmitrowicz, OMI, Auxiliaire de l'Evêque de Kamyanets-Podilskyi (Ukraine). L'Evêque élu, né en 1962 à Gdansk (Pologne), a prononcé ses voeux religieux en 1987 et a été ordonné prêtre en 1989. Jusqu'ici Supérieur de sa congrégation pour l'Ukraine, il a exercé son ministère dans des paroisses de Gdansk puis au Turkménistan et en Ukraine.


mercredi 28 novembre 2012

PARLER DE DIEU AUJOURD'HUI

Cité du Vatican, 28 novembre 2012 (VIS). Le Saint-Père a consacré sa catéchèse de l'audience générale à la question de savoir "comment parler de Dieu aujourd'hui, comment diffuser l'Evangile pour ouvrir le monde à la vérité qui sauve... En Jésus, nous voyons le visage de Dieu, venu s'immerger dans l'humanité pour enseigner aux hommes l'art de vivre et la voie du bonheur, la libération du péché et la façon de devenir pleinement fils de Dieu... Parler de Dieu signifie avant tout être convaincus de porter à nos contemporains un Dieu qui nous a parlé: Non pas un Dieu abstrait, une hypothèse de Dieu, mais un Dieu concret, un Dieu existant, entré dans l'histoire et présent dans l'histoire". Nous devons donc proposer "le Dieu de Jésus-Christ comme réponse à la question fondamentale de la vie: pourquoi vivre, comment vivre. Ceci réclame donc de grandir constamment dans la foi, dans la familiarité de Jésus et de l'Evangile, dans une connaissance approfondie de Dieu et un total engagement dans son projet salvifique... Sans craindre l'humilité des petits pas, nous devons avoir confiance dans le levain qui pénètre lentement la pâte pour la faire lever. Evangéliser sous la guide de l'Esprit nécessite de la simplicité, un retour à l'essentiel dans l'annonce de la Bonne Nouvelle...du Dieu d'amour qui s'approche de l'homme en Jésus-Christ jusqu'à la croix et à la résurrection pour nous ouvrir la voie de la vie éternelle". Puis Benoît XVI a rappelé que pour saint Paul, "communiquer la foi ne signifiait pas se proposer soi même, mais déclarer publiquement ce qu'il avait vu et entendu dans sa rencontre du Christ, expliquer comment elle avait bouleversé sa vie... Il ne se contenta pas de prêcher, mais engagea tout son être et toute son existence dans le grand oeuvre de la foi. De fait, pour parler de Dieu, il faut lui laisser la place car c'est lui qui agit à travers nos faiblesses, il faut s'écarter simplement, assurés de ce que plus nous le plaçons au coeur de nos actes plus notre communication sera fructueuse... Ceci vaut aussi pour les communautés chrétiennes, qui sont appelées à manifester l'action de la grâce divine qui permet de dépasser nos individualismes et notre étroitesse d'esprit, nos égoïsmes et notre indifférence".

"Et puis nous devons nous demander comment Jésus communiquait, parlant du Père...et du Royaume, plein de compassion pour la dureté de la vie des hommes... On voit dans les Evangiles combien il était attentif à chacun des cas qu'il rencontrait, comment il s'immergeait dans la réalité des gens de son époque, totalement confiant dans l'assistance du Père... En lui l'annonce et la vie se mêlent. Jésus enseignait toujours sur la base d'un rapport direct avec le Père, d'une manière qui est devenue essentielle pour les chrétiens. Notre mode de vie dans la foi et dans la charité est un moyen de parler de Dieu au quotidien, car nous vivons dans le Christ la crédibilité de ce que nous disons avec ses mots. C'est pourquoi il nous faut être attentifs aux signes des temps, à leur potentiel, aux obstacles et aux attentes qui parcourent la culture comme le besoin d'authenticité et de transcendance, l'attention envers la sauvegarde de la nature. Il nous faut communiquer sans crainte la réponse que la foi offre... Parler de Dieu signifie donc faire comprendre en paroles et en actions qu'il n'est pas le concurrent de notre vie mais son garant, le garant de la grandeur de la personne. Cela signifie communiquer l'essentiel avec force et simplicité, c'est à dire le Dieu de Jésus-Christ, le Dieu qui a montré la grandeur de son amour en s'incarnant, en mourant et en ressuscitant pour nous, le Dieu qui nous demande de le suivre et de nous laisser transformer par son amour immense..., le Dieu qui a donné l'Eglise, afin de cheminer ensemble, dans la Parole et dans les sacrements, pour rénover l'humanité et qu'elle devienne la Cité de Dieu".

JOURNEE MONDIALE CONTRE LE SIDA

Cite du Vatican, 28 novembre 2012 (VIS). A la fin de l'audience générale le Pape a rappelé que samedi prochain sera célébrée la Journée mondiale des Nations-Unies contre le SIDA: "C'est une occasion de rappeler que cette maladie cause la mort de millions de personnes et entraîne de grandes souffrances, aggravées dans les régions du monde les plus pauvres où l'accès aux médicaments efficaces est très difficile. Mes pensées vont en particulier au grand nombre d'enfants contaminés par leurs mères alors qu'il existe des thérapies pour bloquer cette contagion. Je désire encourager toutes les initiatives qui, dans le cadre de la mission de l'Eglise, tendent à combattre ce fléau".
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