Cité
du Vatican, 16 février 2013 (VIS). Pour un quinquennat, Benoît XVI
a renouvelé ce jour la composition de la Commission cardinalice de
surveillance de l'Institut pour les oeuvres religieuses. La Salle de
Presse du Saint-Siège communique que l'organisme est désormais
composé du Cardinal Tarcisio Bertone (Secrétaire d'Etat) comme
Président, du Cardinal Jean-Louis Tauran (Président du Conseil
pontifical pour le dialogue inter-religieux), du Cardinal Odilo
P.Scherer (Archevêque de Sao Paulo, Brésil), du Cardinal Telesphore
P.Topo (Archevêque de Ranchi, Inde), et du Cardinal Domenico
Calcagno (Président de l'Administration du patrimoine du siège
apostolique), qui succède au Cardinal Attilio Nicora (Président de
l'Autorité d'information financière).
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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... [+]
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lundi 18 février 2013
AUDIENCES
Cité
du Vatican, 16 février 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin
en audience treize prélats de la Conférence épiscopale de
Lombardie (Italie), en visite Ad Limina:
Le
Cardinal Angelo Scola, Archevêque de Milan, accompagné de ses
Auxiliaires, Mgr.Erminio De Scalzi, Mgr.Luigi Stucchi et de
Mgr.Enrico Delpini.
Le
Cardinal Dionigi Tettamanzi, Administrateur du diocèse de Vigevano.
Mgr.Giovanni
Giudici, Evêque de Pavie.
Mgr.Dante
Lafranconi, Evêque de Crémone.
Mgr.Luciano
Monari, Evêque de Brescia.
Mgr.Giuseppe
Merisi, Evêque de Lodi.
Mgr.Diego
Coletti, Evêque de Côme.
Mgr.Franco
Beschi, Evêque de Bergame.
Mgr.Oscar
Cantoni, Evêque de Crema.
Mgr.Roberto
Busti, Evêque de Mantoue.
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
Cité
du Vatican, 16 février 2013 (VIS). Le Saint-Père a nommé:
Le
P.Wieslaw Kròtki, OMI, Evêque de Churchill-Baie d'Hudson
(superficie 2.300.000, population 32.090, catholiques 8.570, prêtres
10, religieuses 2), au Canada. L'Evêque élu, né en 1979 à Istebna
(Pologne), a émis ses voeux religieux en 1988 et a été ordonné
prêtre en 1990. Jusqu'ici missionnaire à Igloolik dans le grand
nord canadien, il succède à Mgr.Reynald Rouleau, OMI, dont la
renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée
pour limite d'âge. Envoyé comme missionnaire en 1990, il a été
assistant du Supérieur de la Congrégation des Oblats de l'Immaculée
pour la Baie d'Hudson, auquel il a succédé en 1999.
L'Abbé
Titus Joseph Mdoe, Auxiliaire de l'Archevêque de Dar-es-Salaam
(Tanzanie). L'Evêque élu, né en 1961 à Lushoto (Tanzanie) et
ordonné prêtre en 1986, était jusqu'ici Recteur de l'université
diocésaine de Mtawara. Diplômé en spiritualité, il a été curé
de paroisse.
Mgr.Aldo
Cavalli, Nonce apostolique à Malte, jusqu'ici Nonce en Colombie.
vendredi 15 février 2013
VISITE DU PRESIDENT ROUMAIN
Cité
du Vatican, 15 février 2013. Le Saint-Père a reçu ce matin le
Président M.Traian Basescu, qui s'est ensuite entretenu avec le
Cardinal Secrétaire d'Etat et le Secrétaire pour les rapports avec
les états. Ces entretiens ont permis de constater la qualité des
relations entre les deux parties, et l'excellence de leur
collaboration au niveau européen en faveur de valeurs partagées.
Ont également été abordées les projets de coopération scolaire
entre l'Etat roumain et l'Eglise catholique. Il a enfin été
question de dossiers relatifs à la vie des communautés catholiques
locales, tout en soulignant la contribution de l'Eglise catholique à
l'intégration des citoyens roumains à l'étranger".
AUDIENCE A "PRO PETRI SEDE"
Cité
du Vatican, 15 février 2013 (VIS). Comme de coutume chaque année,
Benoît XVI a reçu ce midi l'association Pro Petri Sede (Belgique,
Luxembourg, Pays-Bas), qui en signe de communion ecclésiale offre un
appui financier au Saint-Siège. L’Année de la foi, a-t-il dit à
ses hôtes, "nous invite à une conversion authentique au
Seigneur Jésus, l’unique Sauveur du monde. En accueillant par la
foi la révélation de l’amour salvifique de Dieu dans notre vie,
notre existence tout entière est appelée à se modeler sur la
nouveauté radicale introduite dans le monde par la Résurrection du
Christ. La foi est une réalité vivante qu’il faut sans cesse
découvrir et approfondir afin qu’elle puisse grandir. C’est elle
qui doit orienter le regard et l’action du chrétien. Car elle est
un nouveau critère d’intelligence et d’action qui change toute
la vie de l’homme. Comme j’ai eu l’occasion de le dire dans la
lettre apostolique Porta Fidei, l’Année de la foi est une occasion
propice pour intensifier le témoignage de la charité. La foi sans
la charité ne porte pas de fruit et la charité sans la foi serait
un sentiment à la merci constante du doute. Foi et charité se
répondent, si bien que l’une permet à l’autre de réaliser son
chemin. Pour vivre ce témoignage de la charité, la rencontre du
Seigneur qui transforme le cœur et le regard de l’homme est donc
indispensable. En effet, c’est le témoignage de l’amour de Dieu
pour chacun de nos frères en humanité qui donne le vrai sens de la
charité chrétienne. Celle-ci ne peut se réduire à un simple
humanisme ou à une entreprise de promotion humaine. L’aide
matérielle, aussi nécessaire soit-elle, n’est pas le tout de la
charité qui est participation à l’amour du Christ reçu et
partagé. Toute œuvre de charité authentique est donc une
manifestation concrète de l’amour de Dieu pour les hommes et par
là elle devient annonce de l’Evangile. En ce temps du Carême, que
les gestes de charité, généreusement accomplis, permettent à
chacun de progresser vers le Christ, lui qui ne cesse de venir à la
rencontre des hommes! Chers amis, puisse votre pèlerinage fortifier
votre relation au Christ et raviver la grâce reçue au baptême. Que
grandisse en vous le désir de toujours témoigner de votre foi là
où vous êtes ! Je confie chacun de vous et chacune de vos familles,
ainsi que les membres de votre association, à l’intercession
maternelle de la Vierge Marie et à la protection de l’Apôtre
Pierre".
BENOIT XVI PARLE "DE LA JOIE DU CONCILE"
Cité
du Vatican, 15 février 2013 (VIS). Hier, dans le cadre de sa
rencontre avec les curés de Rome et le clergé résidant dans le
diocèse, Benoît XVI a longuement évoqué le Concile Vatican II,
confiant en particulier des souvenirs personnels d'expert. Voici de
larges extraits de son intervention improvisée:
Nous
jeunes experts, "nous nous sommes rendus avec joie au Concile,
et même avec enthousiasme car cela ouvrait une perspective
incroyable. Nous espérions que tout serait rénové, une nouvelle
Pentecôte, une nouvelle ère de l'Eglise". Malgré ses
apparences de santé, "on sentait que l'Eglise n'avançait pas,
qu'elle se repliait, qu'elle semblait plus une chose du passé qu'un
instrument d'avenir. On espérait donc que le rapport au monde se
renouvelle, qu'il change, que l'Eglise soit à nouveau une force pour
le monde contemporain et celui à venir. Depuis le débit de l'époque
moderne le rapport au monde de l'Eglise était ambigu, à commencer
par l'affaire Galilée. On espérait...trouver un nouveau lien entre
l'Eglise et le mieux des forces de la société, en vue d'offrir à
l'humanité un progrès authentique". On commença par faire
connaissance les uns des autres, ce qui n'était pas acquis d'avance.
"Ce fut déjà une expérience de l'universalité de l'Eglise et
de ses réalités, d'une Eglise qui ne reçoit pas seulement des
instructions d'en haut, mais avance de toute manière sous la
conduite du Successeur de Pierre". Les questions avancées par
les pères conciliaires étaient la liturgie, la Parole, la
Révélation et l'oecuménisme. "Rétrospectivement, j'estime
qu'il était très positif de commencer par la liturgie, avec le
primat de Dieu et de l'adoration". Le Concile a parlé de Dieu,
et ce sujet fut son premier soucis: "Ouvrir...le peuple des
fidèles à l'adoration de Dieu dans la célébration communautaire
de l'Eucharistie". S'est alors posé la question de
l'intelligibilité de la liturgie: "Plutôt que de rester close
dans une langue oubliée et non parlée, elle devait activement
vécue. Malheureusement ce point a été victime de malentendus".
Mais il y avait un second point relatif à l’Eglise: "On
voulait dire et comprendre que l'Eglise n'est pas seulement une
organisation, quelque chose de structurel, juridique, institutionnel,
mais d'abord un organisme, une réalité vitale, qui entre dans mon
âme, de sorte que moi-même, justement avec mon âme de croyant je
suis un élément constructif de l'Eglise en tant que telle...
L'Eglise n'est pas une structure; nous chrétiens, ensemble, sommes
tous le Corps vivant de l'Eglise. Et, naturellement cela signifie que
nous, le vrai nous des croyants, avec le moi du Christ constituons
l'Eglise; chacun de nous, pas un nous, un groupe qui se déclare
Eglise”.
“La
première idée était de compléter l’ecclésiologie de façon
théologique, mais en continuant aussi d'une façon structurelle
c'est-à-dire au côté de la succession de Pierre, de sa fonction
unique, mieux définir aussi la fonction des évêques, du corps
épiscopal. Et pour cela, il s'est trouvé le mot collégialité,
très discuté, avec d’intenses débats, je dirais, un peu exagérés
aussi. Mais c'était le mot...pour exprimer que les évêques
ensemble sont la continuation des Douze, du Corps des Apôtres. Nous
avons dit: un seul évêque, celui de Rome, est le successeur d'un
apôtre déterminé, Pierre.... Ainsi, le corps des évêques, le
Collège, est la continuation du Corps des Douze, et il a ainsi sa
nécessité, sa fonction, ses droits et devoirs”.
“Une
autre question du domaine ecclésiologique a été de définir le
concept de Peuple de Dieu qui implique la continuité des testaments,
la continuité de l'histoire de Dieu avec le monde, avec les hommes,
et qui implique aussi l’élément christologique. C’est seulement
à travers la christologie que nous nous convertissons en Peuple de
Dieu et ainsi les deux concepts se rejoignent. Et le Concile a décidé
de créer une construction trinitaire de l’ecclésiologie: Peuple
de Dieu le Père, Corps du Christ, Temple de l’Esprit Saint... Le
lien entre le Peuple de Dieu et le Corps du Christ est effectivement
la communion avec le Christ dans l'union eucharistique. Ainsi nous
nous convertissons en Corps du Christ; c'est à dire que la relation
entre le Peuple de Dieu et le Corps du Christ crée une nouvelle
réalité: la communion... La question de la Révélation était
encore plus conflictuelle. Il s’agissait de la relation entre
Ecriture et Tradition... L'important consiste certainement en ce que
les Ecritures sont la Parole de Dieu et que l'Eglise est sous
l'Ecriture, elle obéit à la Parole de Dieu, et elle n'est pas
au-dessus de l'Ecriture. Cependant, l'Ecriture n’est Ecriture que
parce qu'il y a une Eglise vivante, son sujet vivant; sans le sujet
vivant de l'Eglise, l'Ecriture est seulement un livre ouvert à
différentes interprétations et ne donne pas de clarté. Dans ce
sens l'intervention du Pape Paul VI a été décisive.. de proposer
la formule ‘nos omnis certitudo de veritatibus fidei potest sumi ex
Sacra Scriptura’, c'est-à-dire la certitude de l'Eglise sur la foi
ne naît pas seulement d'un livre isolé, mais a besoin du sujet
Eglise illuminé, qui apporte le Saint-Esprit. C’est seulement
ainsi que l'Ecriture parle et tient toute son autorité... Et, enfin,
l’œcuménisme. Je ne voudrais pas entrer maintenant dans ces
problèmes, mais il était évident que, surtout après les passions
subies à l'époque du nazisme, les chrétiens pouvaient trouver
l'unité, ou au moins la chercher; mais il était aussi clair que
Dieu seul peut donner l'unité. Et nous poursuivons encore sur ce
chemin”.
“La
deuxième partie du Concile a été beaucoup plus large. Le sujet est
apparu avec une grande urgence: monde d'aujourd'hui, ère moderne, et
Eglise, et avec les sujets de la responsabilité de la construction
de ce monde, de la société, la responsabilité pour l'avenir de la
planète et l'espérance eschatologique; la responsabilité éthique
du chrétien...et aussi la liberté religieuse, le progrès, et la
relation avec les autres religions. A ce moment, toutes les parties
du Concile sont entré réellement en discussion, non seulement les
Etats-Unis pour qui la liberté religieuse comptait beaucoup ... mais
aussi l'Amérique latine est entrée en grande force, connaissant la
misère du peuple sur un continent catholique, et la responsabilité
de la foi pour la situation de ces hommes. Et ainsi, l'Afrique,
l'Asie, ont également perçu la nécessité d'un dialogue
interreligieux... Le grand document Gaudium et Spes a très bien
analysé le problème entre eschatologie chrétienne et progrès
mondain, en incluant la responsabilité de la société de demain et
les responsabilités du chrétien face à l'éternité, et c’est là
aussi qu’a été renouvelé l'éthique chrétienne depuis ses
origines... Le fondement d'un dialogue, dans la différence, dans la
diversité, dans la foi en l'unicité du Christ qui est un, et il
n'est pas possible pour un croyant de penser que les religions sont
des variations d’un même sujet. Non, il y a une réalité du Dieu
vivant qui a parlé et c’est un Dieu, un Dieu incarné, par
conséquent, une Parole de Dieu qui est réellement la Parole de
Dieu. Mais il y a aussi une expérience religieuse, avec une lumière
humaine déterminée sur la création et c'est pourquoi il est
nécessaire et possible d'entrer dans un dialogue, et ainsi de
s’ouvrir aux autres et ouvrir tous à la paix de Dieu, de tous ses
enfants, et de toute sa famille".
"J'aimerais
encore ajouter un troisième point: Le Concile des médias. C'était
presque un Concile par lui-même, et le monde a perçu le Concile à
travers eux. Le Concile des journalistes, ne s’est pas réalisé,
naturellement, à l'intérieur de la foi, mais à l'intérieur des
catégories des médias d’aujourd’hui, c'est-à-dire en dehors de
la foi, avec une herméneutique différente... Une herméneutique
politique. Pour les médias, le Concile était une lutte politique,
une lutte de pouvoir entre les différents courants dans l'Eglise...
Le problème était triple: le pouvoir du Pape, ensuite déplacé au
pouvoir des évêques et au pouvoir de tous, la souveraineté
populaire... Et il en fut de même avec la liturgie: la liturgie
n'intéressait pas comme acte de foi, mais comme quelque chose où
les choses deviennent compréhensibles, un type d'activité de la
communauté.... Ces traductions, banalisations de l'idée du Concile,
ont été virulentes dans la pratique de l'application de la réforme
liturgique; elles étaient nées d'une vision du Concile en dehors de
sa propre clé, celle de la foi... Nous savons combien ce Concile des
médias a été accessible à tous. Par conséquent, il a été
dominant, le plus efficient, et a créé tant de calamités, de
problèmes et de misères... Et le vrai Concile a eu des difficultés
à se concrétiser et se réaliser; le Concile virtuel était plus
fort que le Concile réel. Mais la force du Concile était présente
et, peu à peu, il se réalise de plus en plus et devient la vraie
force, qui est, ensuite, la vraie réforme, le vrai renouvellement de
l'Eglise. Il me semble qu'après cinquante ans, nous voyons comment
ce Concile virtuel casse, perd et comment le vrai Concile apparaît,
avec toute sa force spirituelle”.
NOUVEAU PRESIDENT DU "IOR"
Cité
du Vatican, 15 février 2013 (VIS). La Salle de Presse du Saint-Siège
communique que la Commission cardinalice de contrôle de l'Institut
pour les oeuvres religieuses a nommé M.Ernst von Freyberg, Président
du Conseil d'administration. Les quatre autres Membres sont
reconduits: "Ce choix résulte d'une profonde évaluation de la
situation et des audits effectués par la Commission, assistée par
les Membres du Conseil. Avec l'appui d'une agence internationale
spécialisée, il a été possible d'évaluer durant ces mois
plusieurs profils de haute qualité professionnelle et morale. Ayant
suivi le processus de sélection, le Saint-Père a confirmé la
proposition de la Commission cardinalice".
Allemand,
né en 1958, Ernst von Freyberg a effectué toute sa formation
juridique universitaire à Munich, Bonn, Spire, Ulm et Stuttgart, de
1978 à 1988. Sa carrière professionnelle s'est déroulée près la
TCR Limited (Bemberg Group) et le Three City Research Inc.. Fondateur
et PGG en 1991 de la Daiwa Corporate Advisory, et depuis 2012
Président du Blohm+Voss Group. Avocat, il est actif au sein de
l'Ordre de Malte et co-responsable des pèlerinages à Lourdes du
diocèse de Berlin. Il est membre fondateur depuis 2009 de la
Fondation Freyberg, qui soutient trois institutions catholiques en
France, Allemagne et Autriche par des bourses d'études. Membre du
conseil d'administration de la Flossbach von Storch AG, une société
de gestion de fonds, il est encore membre de la direction de la
Manpower allemande.
AUDIENCES
Cité
du Vatican, 15 février 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin
en audience sept prélats de la Conférence épiscopale de Ligurie
(Italie), en visite Ad Limina:
Le
Cardinal Angelo Bagnasco, Archevêque de Gênes.
Mgr.Martino
Canessa, Evêque de Tortona.
Mgr.Mario
Oliveri, Evêque d'Albenga-Imperia.
Mgr.Alberto
Maria Careggio, Evêque de Ventimiglia-San Remo.
Mgr.Alberto
Tanasini, Evêque de Chiavari.
Mgr.Luigi
Ernesto Palletti, Evêque de La Spezia-Sarzana-Brugnato.
Mgr.Vittorio
Lupi, Evêque de Savona-Noli.
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
Cité
du Vatican, 15 février 2013 (VIS). Le Saint-Père a nommé le
P.Friedrich Bechina, FSO, Sous Secrétaire de la Congrégation pour
l'éducation catholique.
jeudi 14 février 2013
LE PAPE RENCONTRE LE CLERGE DE ROME
Cité
du Vatican, 14 février 2013 (VIS). Ce matin Salle Paul VI, le Pape a
rencontré les curés de Rome et le clergé résidant dans le
diocèse, avec le Cardinal Vicaire et les Evêques auxiliaires.
Précédemment, ils s'étaient rendus en procession en la Basilique
vaticane pour renouveler leur profession de foi à l'autel de la
Cathedra. Accueilli par le Tu Es Petrus, Benoît XVI a remercié
l'assemblée de ses manifestations d'affection, a félicité le
clergé pour son amour de l'Eglise et du Pape, et salué le Cardinal
Agostino Vallini qui s'était adressé à lui au nom de tous. "La
providence m'a accordé de rencontrer une dernière fois mon clergé
avant de quitter le ministère pétrinien. Ce rendez-vous est
toujours l'occasion de constater combien l'Eglise est vivante à
Rome, avec des pasteurs qui guident la communauté dans l'esprit du
Pasteur Suprême. Il s'agit d'un clergé vraiment catholique,
universel, qui correspond à l'essence même de l'Eglise de Rome, à
son rôle d'universalité et de catholicité auprès des peuples et
des cultures... Aujourd'hui vous avec récité le Credo devant la
tombe de saint Pierre. En cette année de la foi, c'est une démarche
opportune et même nécessaire pour les prêtres de se réunir devant
la tombe de celui auquel le Seigneur a dit: A toi je confie mon
Eglise, sur toi je bâtirai mon Eglise. Pierre avait confessé devant
lui: Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. C'est ainsi que
l'Eglise a grandi, avec Pierre, en confessant le Christ et en le
suivant. C'est ce que nous continuons de faire, et je vous suis
reconnaissant de vos prières. Je reste proche de chacun de vous et
vous assure de ma proximité continuelle, même lorsque je serai
coupé du monde". Après quoi, comme l'avaient demandé les
curés de Rome, le Saint-Père a fait un exposé de son expérience
personnelle du Concile Vatican II.
DEPASSER INDIVIDUALITES ET RIVALITES
Cité
du Vatican, 14 février 2013
(VIS). Hier après-midi en la Basilique vaticane, Benoît XVI a
présidé la procession pénitentielle d'entrée en Carême, célébré
la messe et imposé les cendres. Cette cérémonie, qui se déroule
traditionnellement sur l'Aventin a été déplacée en raison du
nombre des fidèles désireux de prendre part aux derniers
rendez-vous du pontificat. Voici les passages saillants de l'homélie
du Saint-Père:
"La
tradition romaine...prévoit que la première des stations
quarésimales se déroule en la Basilique de Ste.Sabine. Mais les
circonstances" ont suggéré de nous retrouver ici, "nombreux
autour de la tombe de l'Apôtre Pierre, pour solliciter son
intercession en faveur de l'Eglise, qui vit un un passage délicat"
de son histoire. "C'est pour moi l'occasion de vous remercier
tous, et en particulier les fidèles du diocèse de Rome, alors que
je m'apprête à conclure mon ministère pétrinien en vous demandant
de prier pour moi. Les lectures que nous venons d'entendre montrent
que nous sommes appelés à manifester concrètement la grâce de
Dieu durant le Carême. L'Eglise repropose tout particulièrement
l'appel que le Prophète Joël lançait à Israël: Ainsi dit le
Seigneur. Revenez à moi, de tout coeur, dans le jeûne, les pleurs
et les lamentations. Ce de tout coeur doit être souligné car il
signifie le fond de nos pensées et de nos sentiments, de nos
décisions, de nos choix et actions... Mais ce retour à Dieu est-il
possible? Certes car la force nécessaire ne dépend pas de nous.
Elle vient du coeur de Dieu et de la force de sa miséricorde... Mais
ce retour à Dieu n'est réalisé dans nos vies que lorsque la grâce
du Seigneur la pénètre en nous donnant la force de lacérer nos
coeurs", selon la formule de Joël: "Lacérez vos coeurs et
non vos vêtements! Aujourd'hui aussi, nombreux sont ceux tout prêts
à se lacérer les vêtements face aux scandales et aux injustices,
ceux commis par autrui. Mais peu sont ceux à sembler disponibles à
peser sur leur conscience et leurs intentions, en laissant le
Seigneur transformer, raviver et convertir leur coeur. Revenir à
Dieu de tout coeur est également un appel à la communauté...
Sonnez du cor sur Sion, proclamez un jeûne solennel, convoquez un
rassemblement sacré... La dimension communautaire est en effet une
dimension essentielle pour la foi et la vie chrétienne... C'est
pourquoi il est important de s'en souvenir et de le vivre durant le
Carême. Chacun doit être certain qu'on ne s'engage pas seuls sur la
voie de la pénitence, mais avec nos frères et soeurs en Eglise".
Le
Prophète Joël s'arrête ensuite sur la prière des prêtres, qui
les larmes aux yeux priaient Dieu en le suppliant de ne pas exposer
Israël à la dérision du monde, des peuples qui auraient dit: Où
est leur Dieu? "Cette prière permet de méditer l'importance du
témoignage de la foi et de la vie chrétienne pour chacun de nous et
nos communautés, l'importance de la manière dont nous présentons
le visage de l'Eglise, parfois défiguré. Je pense aux blessures
infligées à l'unité de l'Eglise, aux divisions du corps ecclésial.
Vivre le Carême accroît l'intensité et la visibilité de la
communion ecclésiale, permet de dépasser individualités et
rivalités, de lancer un signe humble et précieux en direction des
personnes éloignées de la foi ou indifférentes. Voici un moment
favorable, voici le jour du salut? Ces paroles de Paul aux chrétiens
de Corinthe constituent pour nous un rappel fort à une priorité qui
n'admet ni absence ni inertie. Le terme d'heure, plusieurs fois
répété, signifie que l'occasion ne saurait être manquée, car
elle nous est offerte d'une manière unique et non reproposée. Le
regard de l'Apôtre se concentre sur la condivision, dont le Christ a
voulu caractériser son existence, qui embrasse l'humanité toute
entière afin de prendre en charge le péché des hommes... La
réconciliation nous a été offerte à prix fort, celui de la Croix
sur laquelle fut cloué le Fils incarné de Dieu. Nos racines de
notre justification sont dans cette immersion de Dieu dans la
souffrance humaine et dans l'abysse du mal. Retourner de tout coeur à
Dieu dans le Carême signifie passer par la Croix, suivre le Christ
sur le chemin du Calvaire, jusqu'au don total de soi... Dans le
passage de l'Evangile de Mathieu baptisé discours de la montagne
Jésus cite les trois pratiques fixées par la loi mosaïque: la
charité, la prière et le jeûne. Ce sont des indications
traditionnelles du temps quarésimal qui permettent de répondre à
l'invitation du retour cordial à Dieu. Mais Jésus a souligné la
qualité et la vérité du rapport avec Dieu, ce qui qualifie
l'authenticité du geste religieux. C'est pourquoi il a dénoncé
l'hypocrisie religieuse, le goût de l'apparence, la recherche des
applaudissements et de l'approbation. Le serviteur véritable ne se
sert pas lui même ni ce qui est public, mais son Seigneur, en
simplicité et générosité... Moins nous rechercherons notre gloire
au profit de la recherche de ce qui est juste aux yeux de Dieu, plus
notre témoignage sera plus incisif. La récompense du juste est Dieu
lui même, de lui être unis ici bas, sur le chemin de la foi, à la
conclusion de la vie, dans la paix et dans la lumière de sa
rencontre à jamais".
MGR.GÄNSWEIN RESTE SECRETAIRE DU PAPE
Cite
du Vatican, 14 février 2013 (VIS). Le Préfet de la Maison
pontificale, Mgr.Georg Gänswein, qui est resté depuis son accession
à l'épiscopat le secrétaire privé de Benoît XVI, continuera
d'assumer ces deux fonctions. Il accompagnera le Saint-Père à
Castelgandolfo comme dans sa retraite vaticane successive. Au cours
du point de presse de ce matin, le P.Lombardi a également précisé
que les Cardinaux arrivant à Rome avant le début de la vacance du
siège apostolique ne logeront pas immédiatement à la Résidence
Ste.Marthe. Le Directeur de la Salle de Presse a également déclaré
que la chute subie par le Pape au Mexique n'avait eu aucune incidence
sur sa décision de renoncer au pontificat suprême, pas plus que le
rapport remis par les Cardinaux Herranz, Tomko et De Giorgi chargés
en avril dernier d'enquêter sur la fuite de documents réservés.
ACCORD CULTUREL ITALIE SAINT-SIEGE
Cité
du Vatican, 14 février 2013 (VIS). Le Ministère italien de la
culture et le Governat de l'Etat du Vatican se sont accordés sur
l'utilisation touristique du Passetto di Borgo, le mur médiéval
reliant le Château St.Ange au Palais du Vatican. Le protocole (1
préambule et 8 articles) a été signé par M.Lorenzo Ornaghi,
Ministre de la culture, et par le Cardinal Giuseppe Bertello,
Président du Governorat. Dans le sillage d'un échange de notes
datant de 1991 sur la propriété du monument et son utilisation, il
a été envisagé une collaboration pour son entretien et sa mise en
valeur. Le document précise l'utilisation du bastion de manière à
favoriser la circulation interne et extérieure des visiteurs, ainsi
que l'accès aux handicapés. Cet accord prend place dans un vaste
projet de restauration de ce mur en liaison avec le musée national
du Château St.Ange.
NOMBRE DES CARDINAUX ELECTEURS
Cité
du Vatican, 14 février 2013 (VIS). Il avait été indiqué de
manière erronée que le nombre des Cardinaux devant élire le
successeur de Benoît XVI pourrait varier selon la date d'entrée en
conclave. Or la Constitution Universi Dominici Gregis indique
(article 33) que ne peuvent être électeurs les Cardinaux ayant
atteint 80 ans avant le jour d'entrée dans la période de vacance du
siège apostolique. Par conséquent, le Cardinal Walter Kasper, dont
l'anniversaire tombe le 5 mars, et le Cardinal Severino Poletto, le
18, seront du nombre des électeurs.
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
Cité
du Vatican, 14 février 2013 (VIS). Le Saint-Père a nommé
Mgr.Laurent Percerou, Evêque de Moulins (superficie 7.381,
population 347.900, catholiques 346.000, prêtres 102, diacres 17,
religieux 273), en France. L'Evêque élu, né en 1961 à Dreux
(France) et ordonné prêtre en 1992, était jusqu'ici Vicaire
général du diocèse de Chartres (France). Licencié en théologie,
il a été curé de paroisse, responsable diocésain des vocations,
aumônier de scouts et administrateur diocésain en 2005.
mercredi 13 février 2013
SECOND POINT DE PRESSE
Cité
du Vatican, 13 février 2013 (VIS). Devant la presse, le P.Lombardi a
confirmé et précisé le calendrier des activités de Benoît XVI
jusqu'au 28 février. Comme annoncé hier, il rencontrera demain le
clergé de Rome Salle Paul VI. Les 15 et 16, il recevra les chefs
d'état roumain et guatémaltèque, ainsi que les groupes d'évêques
ligures et lombards en visite Ad Limina. Le 15, il recevra également
en audience la fondation Pro Petri Sedem. Par contre la rencontre
avec le Président du Cameroun, prévue le 28, est annulée, ainsi
que l'audience aux évêques des Marches (Italie) programmées les 25
et 28. Le 16 février, le Pape recevra le Président du Conseil
italien, et le 23 le Président de la République italienne, qui
"tous deux ont exprimé le voeu de saluer le Saint-Père".
De dimanche 17 après-midi au samedi 23 au matin, il suivra les
traditionnels exercices spirituels de la Curie, prêchés par le
Cardinal Ravasi. Durant cette retraite, et comme à l'accoutumé,
toutes les audiences sont supprimées. Dimanche 24 février, il
récitera l'angélus et recevra le lendemain les Cardinaux en
audience privée La dernière audience générale devrait se tenir
Place St.Pierre mercredi 27. Le 28 février, dernier jour du
pontificat, il rencontrera le Sacré Collège puis gagnera à 17 h
Castelgandolfo en hélicoptère. La vacance du siège apostolique
débutera le 1 mars et par conséquent toutes les activités
ultérieurement programmées du Saint-Père sont annulées. Les
congrégations générales, qui impliquent des démarches juridiques,
débutent dès la vacance apostolique. Ces réunions servent aux
Cardinaux à échanger leurs opinions sur l'état de l'Eglise et la
perspective de l'élection pontificale. Le conclave devant être
convoqué entre le quinzième et le vingtième jour de Sede Vacante,
"si tout se passe normalement" a précisé le Directeur de
la Salle de Presse du Saint-Siège, "le conclave pourrait
s'ouvrir entre le 15 et le 19 mars. Ce sont les Cardinaux qui
fixeront ce calendrier".
BENOIT XVI RAPPELLE SA RENONCIATION
Cite
du Vatican, 13 février 2013 (VIS). Avant la catéchèse, Benoît XVI
est revenu sur sa décision de renoncer au pontificat suprême.
Interrompu par les applaudissements, il a d'abord remercié
l'assistance pour ses manifestations de sympathie: "C'est en
toute liberté et pour le bien de l'Eglise, après avoir longuement
prié et fait un examen de conscience devant Dieu, que j'ai décidé
de renoncer au ministère que le Seigneur m'a confié le 19 avril
2005. Tout à fait conscient de la gravité de ma décision, j'ai
constaté ne plus être en mesure d'assumer le ministère pétrinien
avec les forces nécessaires. Je suis soutenu par la certitude de ce
que l'Eglise appartient au Christ, qui ne cessera de me guider et de
m'assister. Je vous remercie tous pour l'amour que vous me manifestez
et pour les prières qui m'accompagnent. En ces jours difficiles,
j'ai ressenti presque physiquement la force de la prière que
l'Eglise et chacun de vous m'assure. Continuez à prier pour moi,
pour l'Eglise et pour le futur Pape. Le Seigneur nous guidera".
NE PAS MANIPULER DIEU
Cité
du Vatican, 13 février 2013 (VIS). Le Saint-Père a consacré la
catéchèse de la l'audience générale tenue Salle Paul VI au
Carême, qui s'ouvre aujourd'hui. Ce sont, a-t-il dit, "quarante
jours de préparation à Pâques, un temps d'engagement particulier
dans notre parcours spirituel". Ce chiffe rappelle le voyage
d'Elie vers l'Horeb et "le séjour de Jésus au désert avant
d'entamer sa vie publique, durant lequel il fut tenté par le
Diable... Réfléchir sur cette tentation nous pousse à répondre à
une question fondamentale: Qu'est ce qui compte vraiment dans nos
vies... Le noeud des trois tentations subies par Jésus est la
proposition de manipuler Dieu, de l'utiliser à son propre intérêt,
pour obtenir gloire et succès, ni plus ni moins de prendre sa place,
de l'écarter de son existence en en faisant quelque chose de
superflu. Chacun de nous devrait donc se demander quelle place a Dieu
dans sa vie. Est-il le Seigneur ou bien est-ce moi?... Donner à Dieu
la première place est le devoir de tout chrétien. Se
convertir...signifie suivre Jésus en appliquant l'Evangile comme
guide de vie". Cela signifie aussi "se reconnaître
créature, reconnaître dépendre de Dieu et de son amour... Cela
exige de faire nos choix à la lumière de la Parole. On ne peut plus
être chrétien du simple fait de vivre dans une société aux
racines chrétiennes. Qui naît dans une famille chrétienne...doit
renouveler chaque jour son choix d'être chrétien, mettre Dieu au
premier rang face aux tentations continuelles d'une société
sécularisée et au sens critique de nombre de nos contemporains. Les
multiples épreuves auxquelles la société soumet le chrétien
touchent sa vie sociale comme personnelle. Il n'est pas facile d'être
fidèles au mariage chrétien, de pratiquer la miséricorde au
quotidien, de conserver du temps pour la prière et la méditation.
Il n'est pas facile de résister à des choix que d'autres
considèrent comme évidents tel l'avortement volontaire,
l'euthanasie en cas de grave maladie, de sélection d'embryons en
raison de maladies héréditaires. La tentation de mettre de côté
la foi est constante, tandis que la conversion devient une option
soumise aux circonstances de l'existence".
Puis
le Pape a ensuite évoqué certaines "grandes conversions comme
celle de Paul ou Augustin, mais aussi celles qui se manifestent dans
une époque d'éclipse du sacré. La grâce de Dieu est à l'oeuvre
de façon merveilleuse chez nombre de personnes". Par exemple,
pour "l'orthodoxe russe Pavel Florenskij qui, après une
éducation agnostique...s'exclama: On ne peut vivre sans Dieu. Il
changea radicalement de vie et se fit moine". Quant à "Etty
Hillesum, un jeune juif néerlandais, mort à Auschwitz, éloigné de
Dieu, qui finit par découvrir écrivant: "Il y a en moi un
puits profond, avec Dieu dedans". Il découvrit Dieu durant la
Shoah... De nos jours également, les conversions de ce genre sont
nombreuses, de personnes qui après une éducation chrétienne
superficielle et un éloignement redécouvrent le Christ et
l'Evangile... En ce Carême de l'Année de la foi, renouvelons tous
notre engagement à la conversion, afin de surmonter notre tendance
au repli plutôt que de s'ouvrir à Dieu en regardant la réalité
quotidienne... Se convertir signifie ne pas s'enfermer dans le succès
personnel et le prestige, mais faire en sorte de manifester chaque
jour dans les gestes les plus humbles la vérité, la foi et l'amour
de Dieu".
CAMPAGNE DE FRATERNITE AU BRESIL
Cite
du Vatican, 13 février 2013 (VIS). Benoît XVI a fait parvenir un
message à l'Eglise du Brésil à l'occasion de la campagne
quarésimale de fraternité, qui insiste cette année sur la place de
la jeunesse: "Voici que s'ouvre ce temps de prière, de
pénitence et de charité, en préparation à Pâques...qui, en cette
cinquantième édition, s'inscrit dans le climat spirituel de la
XXVII Journée mondiale de la jeunesse prévue à Rio de Janeiro...
Je m'unis bien volontiers à l'initiative de l'Eglise brésilienne et
salue cordialement chacun de vous dans le Seigneur, et je soutiens
les efforts de tous ceux qui sont engagés dans l'assistance aux
jeunes. Soyez les agents d'une société plus juste et plus
fraternelle inspirée par l'Evangile". Les signes des temps
"dans la société et dans l'Eglise se manifestent en
particulier dans la jeunesse. Leur discernement signifie prendre en
compte toutes les occasions de renouveau. Les jeunes, qui sont le
présent et l'avenir, doivent être intégrés dans leurs communautés
et recevoir la confiance que l'Eglise leur réserve. Pour cela il
faut des prêtres, des religieux et des consacrés capables de les
assister et de leur offrir leur empathie à témoigner du salut et de
la foi".
SOUTENIR LE MONDE AGRICOLE
Cite
du Vatican, 13 février 2013 (VIS). Le Saint-Père a fait parvenir un
message au Conseil des gouverneurs du Fonds international pour le
Développement agricole, réunis pour leur 36 session. Il y fait
l'éloge de "la méthodologie suivie par l’IFAD, qui fait
passer le développement durable avant la seule assistance. Elle
joint la dimension du groupe à la dimension exclusivement
individuelle, jusqu’à prévoir des formes de dons et de prêts
sans intérêts, choisissant souvent, comme premiers bénéficiaires,
les plus pauvres parmi les pauvres. Cette action montre qu’une
logique inspirée par le principe de gratuité et de la culture du
don peut trouver place à l’intérieur de l’activité économique
normale. En effet, l’approche suivie par le Fonds unit
l’élimination de la pauvreté non seulement à la lutte contre la
faim et à la garantie de la sécurité alimentaire, mais aussi à la
création d’opportunités de travail et de structures
institutionnelles et décisionnelles. Tout le monde sait que, quand
ces facteurs manquent, la participation des travailleurs ruraux aux
choix qui les concernent se réduit et, en conséquence, la
conviction d’être limités dans leurs propres capacités et dans
leur propre dignité s’accentue en eux. Dans ce domaine on peut
apprécier deux orientations spécifiques mises en œuvre par
l’organisation. La première est la constante attention portée à
l’Afrique, où, en soutenant des projets de crédit rural, l’IFAD
vise à doter de moyens financiers, modiques mais essentiels, les
petits agriculteurs, et à les rendre aussi protagonistes dans la
phase de décision et de gestion. La seconde orientation est le
soutien aux communautés indigènes, qui ont un soin particulier pour
la conservation les biodiversités, reconnues comme des biens
précieux mis par Dieu Créateur à la disposition de la famille
humaine tout entière. La sauvegarde de l’identité de ces peuples
est à poursuivre, en reconnaissant leur rôle irremplaçable dans la
connaissance du savoir traditionnel".
"L’Eglise
catholique, dans son enseignement et dans ses œuvres a toujours
soutenu la centralité du travailleur de la terre, souhaitant un
caractère concret dans l’action politique et économique qui le
concerne. C’est une position dont il me plaît de signaler qu’elle
est en harmonie avec ce qui est mis en œuvre par le Fonds pour la
promotion des agriculteurs, comme individus ou petits groupes, les
rendant ainsi protagonistes du développement de leurs communautés
et de leurs pays. L’attention à la personne, dans sa dimension
individuelle et sociale, sera la plus efficace si elle est réalisée
à travers des formes d’associations, de coopératives et de
petites entreprises familiales qui soient mises en mesure de produire
un revenu suffisant pour un niveau de vie décent. Dans cet ordre
d’idées ma pensée va à la prochaine année internationale que
les Nations-Unies ont décidé de consacrer à la famille rurale, en
faveur d’une conception enracinée et saine du développement
agricole et de la lutte contre la pauvreté, centrées sur cette
cellule fondamentale de la société. L’IFAD sait bien, par
expérience, que le cœur de l’ordre social est la famille, dont la
vie est réglée, avant qu’elle ne le soit par les lois d’un Etat
ou par des normes internationales, par des principes moraux intégrés
dans le patrimoine naturel de valeurs qui sont immédiatement
reconnaissables aussi dans le monde rural. Ces principes inspirent la
conduite de chacun, la relation entre les conjoints et entre les
générations, le sens du partage. Méconnaître ou négliger cette
réalité équivaut à saper les fondements, non seulement de la
famille, mais de la communauté rurale tout entière, avec des
conséquences dont il n’est pas difficile de prévoir la gravité".
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
Cité
du Vatican, 13 février 2013 (VIS). Le Saint-Père a nommé Auditeur
Général de la Chambre Apostolique, Mgr.Giuseppe Sciacca, Secrétaire
Général du Governorat de l'Etat de la Cité du Vatican.
mardi 12 février 2013
IMPOSITION DES CENDRES
Cite
du Vatican, 12 février 2013 (VIS). Demain à 17 h, Benoît XVI
célébrera le rite des cendres et célébrera la messe en la
Basilique vaticane, et non comme à l'habitude en la Basilique
Ste.Sabine. Le Directeur de la Salle de Presse a précisé que cette
disposition tend à accueillir une assistance nombreuse, étant donné
qu'il s'agira de la dernière cérémonie liturgique du Saint-Père.
Pour la même raison, la rencontre annuelle avec le clergé de Rome
se déroulera Salle Paul VI le 14. Le thème retenu cette année à
la demande des prêtres sera le Concile Vatican II. Il a enfin
confirmé que le 27 Benoît XVI tiendra sa dernière audience
générale, probablement sur la Place St.Pierre. Le P.Lombardi a par
ailleurs déclaré devant la presse que le Saint-Père se porte bien
et qu'il est serein. "Il n'a pas renoncé au pontificat à cause
de la maladie mais à cause des faiblesses qu'entraîne l'âge".
Il a par ailleurs confirmé que Benoît XVI a récemment été soumis
à une intervention de routine ayant consisté dans la substitution
de la pile de son pacemaker, "ce qui n'a eu aucun effet sur la
décision prise. Pas plus que la fatigue du voyage à Cuba et au
Mexique en aurait été la motivation. Même si cela peut avoir
favorisé sa prise de décision". Le Directeur de la Salle de
Presse a également confirmé que le programme du Pape reste inchangé
jusqu'au 28 février: audiences à des groupes d'évêques italiens,
visites des présidents roumain et guatémaltèque. N'étant pas
prête, l'encyclique sur la foi ne sera pas publiée.
DECLARATION DU CARDINAL DZIWISZ
Cite
du Vatican, 12 février 2013 (VIS). Après l'annonce de Benoît XVI,
le Cardinal Stanislaw Dziwisz, Archevêque de Cracovie (Pologne) a
déclaré "accueillir avec grande émotion et respect sa
renonciation au gouvernement de l'Eglise et d'en remettre le sort au
Sacré Collège. J'en comprends les motifs. Après la disparition de
Jean-Paul II, Benoît XVI a guidé l'Eglise du Christ avec soin et
sagesse, grâce à sa grande compétence intellectuelle et à sa foi
profonde. Je lui rend grâce de ses efforts pour conduire la
rénovation de l'Eglise dans la fidélité au Seigneur. Avec les
évêques de Pologne, je l'assure de notre gratitude pour son
exceptionnelle amitié envers le peuple polonais, pour son amitié
avec Jean-Paul II et pour avoir béatifié son prédécesseur. Je lui
serait personnellement toujours reconnaissant de tout ce que j'ai
reçu de lui, et l'Eglise de Cracovie restera à jamais fidèle à
Benoît XVI. Dans la gratitude et la fidélité, nous prierons pour
lui, en confiant le Pierre d'aujourd'hui à l'Esprit saint et à
Notre Dame de Lourdes que nous fêtons en ce jour".
PROCHAINES CANONISATIONS
Cite
du Vatican, 11 février 2013 (VIS). A 11 heures s'est tenu sous la
présidence du Saint-Père le consistoire ordinaire public pour
approuver les causes de canonisation de:
Antonio
Primaldo et de ses compagnons martyrs, de Laura de Santa Catalina de
Siena Montoya y Upegui, religieuse fondatrice des Missionnaires de
Marie immaculée et de Ste.Catherine de Sienne, et de María
Guadalupe García Zavala, religieuse cofondatrice des Servantes de
Ste.Marguerite-Marie et des pauvres. La messe de canonisation est
fixée au dimanche 12 mai prochain.
DIEU APPRECIE LA FOI DES ELUS
Cité
du Vatican, 19 février 2013 (VIS). La méditation dominicale du
Saint-Père, avant l'angélus, a été consacrée à l'appel des
premiers disciples selon le récit de Luc. Cet appel, a souligné
Benoît XVI, "a été précédée par l'enseignement de Jésus à
la foule et la pêche miraculeuse". Alors que celle-ci couvrait
les berges du lac pour l'écouter, Jésus vit la déception de Pierre
qui n'avait rien pris de toute la nuit et lui demande de monter à
bord de sa barque. Il lui ordonna de partir au large avec ses amis et
de jeter les filets. Ainsi pêchèrent-ils une incroyable quantité
de poissons. "Ainsi l'Evangéliste fait voir comment les
disciples suivirent Jésus à qui ils avaient fait confiance".
Croire en la Parole, "telle est la pédagogie de l'appel divin,
qui ne tend pas tant à la qualité qu'à la foi des élus, comme
dans le cas de Pierre... L'image de la pêche nous ramène à la
mission de l'Eglise... Quoique exceptionnelle, l'expérience de
Pierre est typique de l'appel évangélique de chaque apôtre, qui ne
doit jamais se décourager dans l'annonce du Christ à l'humanité et
jusqu'aux extrémités de la terre. Mais le texte d'aujourd'hui nous
pousse à réfléchir sur la vocation au sacerdoce et à la vie
consacrée. Elle est oeuvre de Dieu car l'homme n'est pas l'auteur
d'un appel divin auquel il répond. Les faiblesses humaines ne
doivent pas faire peur si Dieu appelle. Il faut avoir confiance dans
une force qui agit dans notre pauvreté. Il faut donc avoir une
confiance renforcée dans une miséricorde qui transforme et rénove.
Cette parole de Dieu ravive en nous et dans nos communautés le
courage, la confiance et l'élan d'annoncer et de témoigner de
l'Evangile. Les insuccès et les difficultés ne doivent pas conduire
au découragement. C'est à nous qu'il revient aujourd'hui de lancer
les filets de la foi. Le Seigneur fera le reste".
Après
la prière mariale, le Pape a évoqué le nouvel an lunaire et
souhaité aux peuples d'Extrême Orient "paix, harmonie et grâce
céleste, des valeurs universelles. Elles sont désirées par chacun
pour bâtir sa famille et la société. J'espère que ces biens se
réalisent pour tous ces peuples qui aspirent à une vie heureuse et
prospère. J'adresse un salut particulier aux catholiques afin que
l'Année de la foi les conduisent vers la sagesse du Christ. Demain,
fête de Notre Dame de Lourdes, la célébration solennelle de la
Journée mondiale du malade se déroulera au sanctuaire mariale
d'Altötting en Bavière. Je suis proche par la prière et la pensée
à tous les malades, auquel je m'unis spirituellement dans un
sanctuaire cher à mon coeur".
VISITE AU GRAND SEMINAIRE DE ROME
Cite
du Vatican, 9 février 2013 (VIS). Hier en fin d'après-midi, le Pape
s'est rendu au grand séminaire de Rome pour les premières vêpres
de la fête patronale de la Vierge de la confiance. Il a ensuite fait
une Lectio Magistralis aux séminaristes de cet institut, auxquels
s'étaient joints leurs confrères du Collège Capranica, du collège
diocésain Redemptoris Mater et du du séminaire du Divin Amour. En
voici les passages principaux: Commentant la première épître de
Pierre, Benoît XVI y voit pratiquement une première encyclique,
"dans laquelle le vicaire du Christ parle à l'Eglise de
toujours... Il n'écrit pas de manière isolée mais est assisté par
l'Eglise, par les personnes qui l'aident à approfondir sa foi et sa
pensée... Ceci est très important car Pierre n'écrit pas comme
sujet privé mais Ex Persona Ecclesiae, comme un homme d'Eglise
investi d'une responsabilité et qui parle au nom de l'Eglise"
et en communion avec elle. "Il est tout aussi important que
soient cités en fin de cette lettre Sylvain et Marc, du groupe des
amis de Paul. Les approches de Pierre et de Paul se rencontrent en
eux. Il ne s'agit pas d'une théologie strictement pétrinienne
s'opposant à une paulinienne, mais de la théologie de l'Eglise, de
la foi de l'Eglise dans sa diversité de tempérament, de pensée et
de style... Ces différences sont positives, comme il est bon
aujourd'hui qu'il y ait une variété de charismes et d'approches,
non en conflit mais unis dans la même foi".
"Pierre
écrit de Rome. C'est important car cela montre que Rome a un évêque,
d'où découle le primat attaché à ce siège, choisi par le
Seigneur car la ville était la capitale du monde... Après avoir
échappé à la prison d'Hérode...Pierre confia l'Eglise
judéo-chrétienne de Jérusalem à Jacques pour prendre en charge
l'Eglise des gentils, l'Eglise universelle... Il savait qu'il
finirait martyr... Et pourtant il n'hésita pas à aller à Rome",
porteuse d'universalité et d'une charge martyrologique... Si la
croix peut prendre différentes formes, le chrétien ne peut que
suivre le Crucifié en acceptant la perspective du martyre. Pierre
définit ses lecteurs des étrangers dispersés... Ici encore
apparaît le paradoxe de la gloire et de la croix. Ces élus sont
étrangers et dispersés. Nous sommes tous élus car Dieu nous
connaît de tout temps, dès avant que nous venions au monde. Il nous
choisit comme chrétiens, catholiques, prêtres...et nous lui
répondons. Reconnaître que Dieu nous a choisis n'est pas
triomphalisme mais gratitude... De même être élus va de pair avec
le statut d'étrangers et de dispersés. Les chrétiens sont l'un et
l'autre, et nous voyons chaque jour qu'ils appartiennent à la
catégorie sociale la plus persécutée...à cause de leur non
conformisme, de leur rejet de l'égoïsme et du matérialisme. Mais
les chrétiens ne sont pas simplement des étrangers. Nous
appartenons à des peuples chrétiens et sommes fiers d'avoir
contribué à la création d'une grande culture... Mais les chrétiens
sont de plus en plus des étrangers dans la société", une
minorité parfois. "Il fait partie de notre être chrétien de
se sentir étrangers... Nous tentons de vivre selon la Parole, tout
en respectant ce que les autres pensent. Ce respect nous
caractérise".
Puis
il a évoqué trois termes: régénérés, héritage et protégés
par la fois. Régénéré, qui s'étend à l'être tout entier, ne
dépend pas de ma seule volonté. C'est une action de Dieu, qui
m'aide à me transformer, à renaître, à entrer aussi dans une
famille nouvelle, Dieu comme Père, l'Eglise comme Mère, les
baptisés comme frères et soeurs. Ensuite, "nous sommes des
héritiers, non d'un pays déterminé mais de la terre de Dieu, de
l'avenir de Dieu...ce qui veut dire que, comme chrétiens, nous avons
un avenir... Comme chrétiens nous savons que cet avenir est l'arbre
de l'Eglise. Il n'est pas moribond mais croît en permanence, et nous
n'avons aucun motif pour être inquiets", d'écouter les
prophètes de malheur dont parlait Jean XXIII, pour qui l'Eglise née
d'un grain de moutarde devait maintenant mourir après deux mille ans
de croissance. Comme il existe un faux optimisme, il existe un faux
pessimisme, celui qui voudrait que le christianisme soit terminé.
Non, c'est un nouveau départ qui se présente. Il y eut un faux
optimisme après le Concile, celui de croire bon que couvents et
séminaires se vident. Non, ce n'était pas bon, c'était un
phénomène grave et dangereux...et il faut en être conscients, sans
équivoque. Soyons en conscients, si l'Eglise meurt des péchés des
hommes, à cause de leur incrédulité, elle renaît aussi. Enfin,
être protégés par la foi. Oui, la foi est comme une sentinelle qui
préserve notre intégrité...et nous devons lui en être
reconnaissants. La foi nous protège et nous aide, nous guide et nous
offre sécurité. Dieu ne nous abandonne jamais".
AUDIENCE A L'ORDRE DE MALTE
Cite
du Vatican, 9 février 2013 (VIS). Ce matin en la Basilique vaticane,
Benoît XVI a accueilli l'Ordre souverain et militaire de Malte, qui
fête ses neuf siècles d'existence. C'est par un privilège du 15
février 1113 que Pascal II reconnut la fraternité hospitalière de
Jérusalem, intitulée à St.Jean-Baptiste et placée sous la
protection de l'Eglise. Il s'agit d'un ordre de droit ecclésiastique
jouissant du privilège d'élire librement ses supérieurs. Après
avoir salué par le Grand Maître Fra Matthew Festing et le Cardinal
Patron Paolo Sardi, qu'il a remercié d'un don pour ses oeuvres
caritatives, le Saint-Père a prononcé le discours dont voici la
partie centrale:
"Cet
important anniversaire revêt une signification spéciale dans le
contexte de l’Année de la foi durant laquelle l’Eglise est
appelée à renouveler la joie et l’engagement à croire en
Jésus-Christ, unique Sauveur du monde. A cet égard, vous êtes
appelés, vous-aussi, à accueillir ce temps de grâce pour mieux
connaître le Seigneur et pour faire resplendir la vérité et la
beauté de la foi par le témoignage de votre vie et de votre service
dans l’aujourd’hui de notre temps. Votre
Ordre, depuis sa fondation, s’est distingué par sa fidélité à
l’Eglise et au Successeur de Pierre tout comme par sa physionomie
spirituelle constitutive, caractérisée par un idéal religieux
élevé. Continuez à cheminer sur cette voie en témoignant de façon
concrète de la force transformante de la foi. En raison de la foi,
les Apôtres abandonnèrent tout pour suivre Jésus et allèrent
ensuite par le monde entier, obéissant ainsi au commandement qu’ils
avaient reçu d’annoncer l’Evangile à toute créature, sans
aucune crainte ils annoncèrent à tous la force de la croix et la
joie de la résurrection du Christ dont ils furent les témoins
directs. En raison de la foi les martyrs donnèrent leur vie,
montrant la vérité de l’Evangile qui les avait transformés et
rendus capables d’aller jusqu’au don suprême, fruit de l’amour,
en pardonnant à leurs persécuteurs. En raison de la foi aussi, au
cours des siècles, les membres de votre Ordre se sont consacrés
d’abord à l’assistance des malades à Jérusalem puis à
secourir les pèlerins de Terre Sainte exposés à de graves dangers,
en écrivant des pages lumineuses de charité chrétienne et de
défense de la chrétienté. Au XIX siècle, l’Ordre s’ouvrit à
des champs d’activités plus vastes dans le domaine de l’assistance
et dans celui du service des malades et des pauvres mais sans jamais
renoncer à ses idéaux originels, en particulier à celui d’une
vie spirituelle intense de chacun de ses membres. C’est dans cette
direction que doit se poursuivre votre engagement avec une attention
particulière à la consécration religieuse des Profès qui
constitue le cœur de l’Ordre".
"N’oubliez
jamais vos racines...ni votre engagement à la perfection chrétienne
via la profession des trois vœux... La vocation du profès, encore
aujourd’hui, doit être l'objet d’un grand soin avec la
préoccupation pour la vie spirituelle de tous. En cela, votre Ordre,
en regard d’autres réalités engagées dans le domaine
international en faveur de l’assistance aux malades, de la
solidarité et de la promotion humaine, se distingue par son
inspiration chrétienne qui doit toujours orienter l’engagement
social de ses membres. Sachez conserver et cultiver ce caractère qui
vous est propre et travailler avec une ardeur apostolique renouvelée,
dans une attitude toujours en syntonie avec le magistère de
l’Eglise. Votre œuvre précieuse et bénéfique, déployée en
différents secteurs et réalisée en différentes parties du monde,
centrée en particulier sur le service du malade au travers de
structures hospitalières et sanitaires, n'est pas une simple
philanthropie mais l'expression efficace et le témoignage vivant de
l'amour évangélique... L'amour du prochain correspond au
commandement du Christ et à son exemple, s'il se fonde sur un amour
véritable envers Dieu. Il est ainsi possible pour le chrétien, par
son engagement, de faire expérimenter aux autres la tendresse
bienveillante du Père céleste grâce à une conformation toujours
plus profonde au Christ. Pour donner l'amour a ses frères, il est
nécessaire de le recueillir au feu de la charité divine, par la
prière, l'écoute constante de la Parole de Dieu et une existence
centrée sur l'Eucharistie. Votre vie quotidienne doit être pénétrée
de la présence de Jésus, sous le regard de qui vous êtes appelés
à mettre aussi les souffrances des malades, la solitude des anciens,
les difficultés des infirmes. Allant à la rencontre de ces
personnes, vous servez le Christ... Continuez à
opérer dans la société et dans le monde au long des grandes voies
balisées par l'Evangile: la foi, c'est-à-dire le témoignage
d'adhésion au Christ et d'engagement pour la mission évangélique,
qui vous stimule pour acquérir une présence toujours plus vivante
dans la communauté ecclésiale et vous conduise à une conscience
toujours plus forte de votre appartenance au peuple de Dieu. Faîtes
la charité, expression de fraternité dans le Christ au travers des
œuvres de miséricorde pour les malades, les pauvres, ceux qui ont
besoin d'amour, de compassion et d'assistance, les affligés par la
solitude, par le désarroi et les nouvelles pauvretés matérielles
et spirituelles. Ces idéaux sont bien exprimés par votre devise
Tuitio Fidei et Obsequium Pauperum. Ces mots synthétisent bien le
charisme de votre Ordre qui, en tant que sujet international, ne vise
pas à exercer quelque pouvoir ou influence de nature mondaine, mais
désire exercer en pleine liberté sa mission propre pour le bien
intégral de l'homme, qui est esprit et corps, attentif à chacun
comme à la communauté, surtout à ceux qui ont le plus besoin
d'espérance et d'amour".
AUDIENCES
Cité
du Vatican, 9 février 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en
audiences séparées:
Dix
prélats de la Conférence épiscopale du Latium (Italie), en visite
Ad Limina:
Mgr.Fabio
Bernardo D'Onorio, Archevêque de Gaeta.
Mgr.Delio
Lucarelli, Evêque de Rieti.
Mgr.Giuseppe
Petrocchi, Evêque de Latina-Terracina-Sezze-Priverno.
Mgr.Lino
Fumagalli, Evêque de Viterbo.
Mgr.Lorenzo
Loppa, Evêque d'Anagni-Alatri.
Mgr.Romano
Rossi, Evêque de Civita Castellana.
Mgr.Ambrogio
Spreafico, Evêque de Frosinone-Veroli-Ferentino.
Mgr.Luigi
Marrucci, Evêque de Civitavecchia.
Mgr.Gerardo
Antonazzi, Evêque élu de Sora-Aquino-Pontecorvo.
Dom
Pietro Vitorelli, OSB, Abbé de l'abbaye territoriale de
Montecassino.
Le
Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les
évêques.
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
Cité
du Vatican, 12 février 2013 (VIS). Hier, le Saint-Père a nommé
Mgr.Robert J.Coyle, Auxiliaire de l'Ordinaire militaire pour les
Etats-Unis d'Amérique. L'Evêque élu, né en 1964 à New York (USA)
et ordonné prêtre en 1991, était jusqu'ici Curé de la paroisse du
Corpus Domini de Mineola (USA). Officier de marine, il a été durant
dix ans aumônier militaire.
Samedi
dernier, 9 février, il avait:
Nommé
l'Abbé Domingo Buezo Leiva, Vicaire apostolique d'Izabal (superficie
9.038, population 413.339, catholiques 175.000, prêtres 30,
religieux 45), au Guatemala. L'Evêque élu, né en 1962 à Zulia
(Guatemala) et ordonné prêtre en 1988, était jusqu'ici Vicaire
épiscopal de ce même diocèse. Licencié en théologie, il est
depuis 1998 curé de paroisse et chargé de la pastorale diocésaine.
Elévé
Mgr.Leonardo Sapienza (Italie), Régent de la Préfecture de la
Maison pontificale, au rang de protonotaire apostolique participant.
AVIS
Cité
du Vatican, 12 février 2013 (VIS). Les erreurs graphiques relevées
dans le bulletin VIS d'hier ont été causées par une surcharge du
réseau numérique vatican.
lundi 11 février 2013
BENOIT XVI RENONCE AU PONTIFICAT SUPREME
Cite
du Vatican, 11 février 2013 (VIS). Peu après 11 h 30' heure de
Rome, à la conclusion du consistoire pour les nouvelles causes de
canonisation, Benoît XVI a repris la parole. S'adressant aux
Cardinaux présents, il a annoncer sa décision de renoncer au
pontificat suprême. Voici la traduction officielle du texte, daté
d'hier dimanche, lu en latin par le Saint-Père: "Frères très
chers, je vous ai également convoqués à ce consistoire...pour vous
communiquer une décision de grande importance pour la vie de
l’Eglise".
"Après
avoir examiné ma conscience devant Dieu, à diverses reprises, je
suis parvenu à la certitude que mes forces, en raison de
l’avancement de mon âge, ne sont plus aptes à exercer
adéquatement le ministère pétrinien. Je suis bien conscient que ce
ministère, de par son essence spirituelle, doit être accompli non
seulement par les œuvres et par la parole, mais aussi, et pas moins,
dans la souffrance et la prière. Cependant, dans le monde
d’aujourd’hui, sujet à de rapides changements et agité par des
questions de grande importance pour la vie de la foi, pour gouverner
la barque de Pierre et annoncer l’Evangile, la vigueur du corps et
de l’esprit est aussi nécessaire, vigueur qui, ces derniers mois,
s’est amoindrie en moi au point que je dois reconnaître mon
incapacité à bien administrer le ministère qui m’a été
confié".
"C’est
pourquoi, parfaitement conscient de la gravité de lacte, en pleine
liberté, je déclare renoncer au ministère d’Evêque de Rome,
Successeur de l'apôtre Pierre, qui m’a été confié par le biais
des Cardinaux le 19 avril 2005, de telle sorte que, à partir du 28
février 2013 à vingt heures, le Siège de Rome, le Siège de Saint
Pierre, sera vacant et le conclave pour l’élection du nouveau
Souverain Pontife devra être convoqué par ceux à qui il appartient
de le faire".
"Du
fond du cœur je vous remercie pour tout l’amour et le travail avec
lequel vous avez porté avec moi le poids de mon ministère et je
demande pardon pour tous mes défauts. Maintenant, confions la Sainte
Eglise de Dieu au soin de son Souverain Pasteur, Notre Seigneur
Jésus-Christ, et implorons sa sainte Mère, Marie, afin qu’elle
assiste de sa bonté maternelle les Cardinaux dans l’élection du
Souverain Pontife. Quant à moi, puissé-je servir de tout cœur,
aussi dans l’avenir, la Sainte Eglise de Dieu par une vie consacrée
à la prière".
LA SOLIDARITE DU SACRE COLLEGE
Cite
du Vatican, 11 février 2013 (VIS). Au nom des Cardinaux présents,
le Cardinal Doyen a tenu à réagir à l'annonce du Pape: "c'est
avec stupeur et incrédulité que nous venons de l'écouter. Vos
paroles étaient remplies de tout l'attachement que vous avez
toujours porté à l'Eglise, à la sainte Eglise de Dieu que vous
aimez tant. Permettez moi de dire pour ce cénacle apostolique comme
au nom de tous vos collaborateurs que nous vous sommes plus que
jamais proches, comme nous l'avons été au long de ces huit années
d'un pontificat lumineux".
"Je
me souviens du 19 avril 2005, lorsque je vous ai demandé à l'issue
du conclave su vous acceptiez votre élection canonique au pontificat
suprême, et de acceptation à la grâce du Seigneur et sous les
auspices de Marie, la mère de l'Eglise. Ce jour ci, comme elle, vous
avez dit oui et ouvert ce beau pontificat dans la continuité de
l'histoire de l'Eglise dont vous avez tant parlé, et dans le sillage
de vos 265 prédécesseurs...de l'apôtre Pierre, le simple pêcheur
de Galilée, jusqu'aux grands Papes du siècle passé, de saint Pie X
au bienheureux Jean-Paul II".
"Très
Saint-Père, avant le 28 février, jour que vous avez fixé pour
terme d'un ministère pétrinien fait de tant d'amour et accompli
avec tant d'humilité, nous aurons l'occasion de mieux vous exprimer
notre attachement, à l'instar de tant de pasteurs et de fidèles,
de tant de personnes de bonne volonté et de responsables de par le
monde. Et puis nous aurons encore la joie d'entendre votre voix de
père et de pasteur ce mercredi des Cendres, le lendemain lors de la
rencontre avec le clergé romain, aux prochains angélus dominicaux".
"Ceci
dit, votre mission se poursuivra puisque vous nous avez assurés de
votre proximité et de votre témoignage dans la prière. Comme les
étoiles du ciel, celle de votre pontificat continuera donc à
briller parmi nous. Nous restons près de vous et attendons votre
bénédiction".
PRESENTATION A LA PRESSE DE LA RENONCIATION PAPALE
Cite
du Vatican, 11 février 2013 (VIS). En débit d'après-midi près la
Salle de Presse du Saint Siège, le P.Federico Lombardi, SJ, a fait
un exposé de la situation avant de répondre aux journalistes. Voici
les moments principaux de l'intervention du Directeur: "Dans sa
déclaration, le Pape précise avoir pris en compte un contexte
particulièrement frénétique et rapide, où la quantité des
événements et des problèmes nécessitent une plus grande vigueur
que par le passé, une vigueur qu'il a vu diminuer ces derniers mois.
La phrase où il se dit parfaitement conscient de sa décision est
importante. Il déclare formellement renoncer au ministère d'Evêque
de Rome et de Successeur de Pierre, dans le respect du droit. Le
canon 332,2 du CIC dit qu'en cas de renonciation, l'acte est valide
si elle est consentie librement et manifestée selon les formes. Il
n'est pas besoin que qui que ce soit l'accepte. Les deux conditions
sont donc la liberté et la manifestation publique, en l'occurrence
un consistoire public. Benoît XVI conserve la plénitude de ses
fonctions jusqu'au 28 février à 20 h, heure à laquelle s'ouvre la
vacance du siège apostolique, selon les normes de la constitution
apostolique Universi Domini Gregis de Jean-Paul II".
"La
déclaration du Saint-Père est cohérente avec ce qu'il avait dit
dans le livre interview intitulé La lumière du monde. Le
journaliste Peter Seewald lui avait posé deux questions sur une
perspective de renonciation à la papauté à cause d'une situation
délicate du pontificat. Benoît XVI avait répondu ne pas
l'envisager parce que, avait-il dit, on ne peut fuir devant le
danger. Ce n'était pas selon lui le moment de s'en aller devant la
crise des abus sexuels du clergé. Dans une telle situation il
convenait de résister pour surmonter la difficulté. Telle était sa
pensée. Un Pape ne pourrait se retirer que dans un climat serein, ou
s'il ne réussit plus à accomplir ses fonctions correctement, non
face au danger dans l'espoir que d'autres s'en chargent... La seconde
question était: Peut on imaginer un cas dans lequel vous pourriez
estimer opportun de que le Pape se retire. Benoît XVI avait répondu:
Oui, s'il parvient à la claire conclusion de ne plus être en mesure
d'accomplir le devoir qui lui a été confié, physiquement,
intellectuellement et spirituellement. Il aurait alors le droit et
probablement aussi le devoir de renoncer à ses fonctions".
"Avec
le début de la Sede Vacante, le Pape gagnera d'abord Castelgandolfo.
Puis, lorsque seront achevés les travaux d'aménagement en cours, il
s'installera dans l'ancien couvent des soeurs de clôture des jardins
vaticans. Tout le monde a accueilli l'annonce papale avec admiration.
C'est la preuve d'un grand courage, de sa liberté d'esprit, d'une
grande conscience de ses responsabilités. Par son pontificat, Benoît
XVI a montré sa sollicitude pour les problèmes qui se posent à
l'Eglise et au monde".
En
principe, le 1 mars débutera l'iter portant à l'élection du
nouveau Pape. La date de convocation du conclave n'est pas encore
connue, mais comme il n'y aura pas les Novendiales (offices pour le
Pontife défunt et ses funérailles), ce qui permet de penser que le
successeur de Benoît XVI sera élu pour Pâques. Benoît XVI n'aura
aucun rôle dans le conclave de mars 2013, ni dans la gestion de
l'Eglise durant la vacance du siège apostolique. La Constitution
apostolique ne prévoit d'ailleurs aucune rôle pour le Pape qui
s'est retiré.
RETOUR AU 19 AVRIL 2005
Cite
du Vatican, 11 février 2013 (VIS). Il y aura bientôt huit ans, le
19 avril 2005, Cardinal Joseph Ratzinger, Doyen du Sacré Collège,
fut élu Souverain Pontifie. Le 264 Successeur de l'Apôtre Pierre
prit le nom de Benoît XVI.
A
18 h 43', après l'apparition de la fumée blanche, le Cardinal
Protodiacre Jorge Arturo Medina Estévez annonça depuis la loggia
centrale de la Basilique vaticane:
Annuntio
vobis gaudium magnum;
habemus
Papam:
Eminentissimum
ac Reverendissimum Dominum,
Dominum
Josephum
Sancatae
Romanae Ecclesiae Cardinalem Ratzinger
qui
sibi nomen imposuit Benedictum XVI
C'est
avec une grande joie que je vous annonce que
nous
avons un Pape,
Le
très éminent et très révérend Seigneur Joseph,
Cardinal,
de la Sainte Eglise de Rome, Ratzinger
Qui
s'est imposé le nom de Benoît XVI.
Le
Conclave ayant conduit à l'élection de Benoît XVI s'était ouvert
la veille, lundi, en la Chapelle Sixtine après l'Extra Omnes intimé
à 17 h 25' par le Maître des Cérémonies et le serment des 115
Cardinaux électeurs. Une première fumée noire était apparue dès
20 h 04'.
Le
matin du mardi 19, la seconde fumée noire est sortie à 11 h 52'.
Puis la fumée blanche est apparue sur le toit de la Sixtine à 17 h
50'. A 18 h 48', précédé de la croix processionnelle, le Pape
Benoît XVI est apparu à la loggia centrale. Avant de prononcer la
bénédiction Urbi et Orbi, il a salué la foule rassemblée
Place-St.Pierre et dans la Via della Conciliazione: "Chers
frères et soeurs, après le grand Pape Jean-Paul II, les Cardinaux
m'ont élu moi, un humble et simple ouvrier de la Vigne du Seigneur.
Je suis consolé de savoir que le Seigneur sait oeuvrer et agit aussi
avec des instruments insuffisants. Et avant tout, je m'en remets à
vos prières. Dans la joie du Seigneur ressuscité, confiants dans
son aide permanente, nous devons aller de l'avant. Le Seigneur nous
aidera et Marie sa Mère sera avec nous. Merci".
COMPOSITION DU CONCLAVE
Cite
du Vatican, 11 février 2013 (VIS). Le conclave qui élira le
successeur de Benoît XVI sera régi par l'Ordo Rituum Conclavis de
la Constitution apostolique Universi Dominici Gregis, en son
paragraphe 27. Le Cardinal Camerlingue, qui préside aux sorts de
l'Eglise durant la vacance du siège apostolique est le Cardinal
Tarcisio Bertone, nommé par Benoît XVI le 4 avril 2007. Les
Cardinaux électeurs européens sont 61, latino-américains 19,
nord-américains 14, africains 11, asiatiques 11, pour 1 seul
provenant de l'Océanie. Ces chiffres peuvent
encore varier en fonction de la date d'entrée en conclave, car le
Cardinal Walter Kasper atteindra ses 80 ans le 5 mars. Le plus grand
groupe est celui des Cardinaux italiens (21). Benoît XVI a créé 67
Cardinaux, les 50 restants étant de son prédécesseur. Le 28
février prochain, les 117 Cardinaux votants logeront reclus dans la
Domus S.Marthae du Vatican, par décision de Jean-Paul II, d'où ils
gagneront la Chapelle Sixtine pour les votes. Durant tout le
conclave ils sont absolument coupés du monde extérieur. Quant au
poêle de la chapelle, il fonctionnera selon le système ancestral
pour annoncer l'issue des votes.
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