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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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lundi 23 mars 2015

Les commérages sont le terrorisme de la fraternité


Cité du Vatican, 22 mars 2015 (VIS). Après sa visite à la prison de Poggioreale, le Saint-Père s'est rendu hier après-midi à la cathédrale de Naples pour y vénérer les reliques de saint Janvier, patron de la ville, et rencontrer le clergé, les religieux et les diacres du diocèse. Le Vicaire épiscopal pour le clergé et le Vicaire épiscopal pour la vie consacrée ont posé au Pape deux questions au nom des participants, la première sur la mission du prêtre dans une ville à forts contrastes comme Naples, la seconde sur les difficultés et les joies des consacrés. Le Pape François a préféré répondre directement laissant de côté le discours officiel préparé et, obéissant à la proposition de parler assis plutôt que debout, il a dialogué avec les personnes présentes: "Un des témoignages que tu me demandais est d'être toujours en chemin. Le chemin dans la vie consacrée est d'aller à la suite de Jésus... Si au centre de la vie...il y a le fait que je suis contre l'évêque ou contre le curé ou contre un prêtre, toute ma vie sera occupée par cette lutte. Mais on perd la vie ainsi! Ne pas avoir de famille, ne pas avoir d'enfant, d'amour conjugal qui est si bon et si beau, et pour finir se disputer avec l'évêque, avec ses frères prêtres, avec les fidèles, avec un visage aigri, mais cela n'est pas un témoignage... Quand Jésus est au centre, les difficultés existent aussi, elles sont partout, mais on les affrontent de façon différente. Dans un couvent, par exemple, la supérieure ne me plaît pas, mais si je mets au centre la supérieure qui ne me plaît pas, ce n'est pas un bon témoignage. Si, au contraire, je mets Jésus au centre, je prie pour cette supérieure qui ne me plaît pas, je la supporte et je fais mon possible pour que les autres supérieurs soient informés de la situation. Mais personne ne peut m'ôter ma joie, la joie d'aller à la suite de Jésus". Il s'est ensuite adressé aux séminaristes: "Je vais vous dire une chose. Si vous ne mettez pas Jésus au centre, retardez votre ordination. Si vous n'êtes pas sûrs que Jésus est le centre de votre vie, attendez un peu plus de temps, pour être sûrs, parce que sinon vous commenceriez un chemin sans savoir comment il finira".

Comme autre témoignage, le Pape a évoqué l'esprit de pauvreté qui est nécessaire "aussi pour les prêtres qui ne font pas vœu de pauvreté, mais qui doivent avoir l'esprit de pauvreté. Quand l’affairisme entre dans l'Eglise, chez les prêtres ou les religieux, c'est mauvais... Les consacrés, qu'ils soient prêtres, sœurs ou religieux, ne doivent jamais être des affairistes. L'esprit de pauvreté n'est cependant pas un esprit de misère. Un prêtre qui n'a pas fait le vœu de pauvreté, peut avoir ses économies, mais de manière honnête et raisonnable. Mais quand il a cette avidité et se met à faire des affaires... Combien de scandales dans l'Eglise et combien de privation de liberté pour de l'argent!". Le Pape a ensuite cité l'exemple de bienfaiteurs à qui un prêtre ne peut pas dire ses quatre vérités bien qu'ils le méritent parce qu'il n'a pas la liberté de le faire et qu'il est attaché à l'argent qu'ils lui donnent. Il a ajouté: "Quand il y a de l'argent au milieu, on fait la différence entre les personnes; c'est pourquoi je vous demande à tous d'examiner votre conscience".

Le troisième témoignage du Saint-Père a été la miséricorde: "Nous avons oublié les œuvres de miséricorde et je cite un exemple. Dans les grandes villes chrétiennes... il y a des enfants baptisés qui ne savent pas faire le signe de croix. Où est l'œuvre de miséricorde d'enseigner dans ce cas?... Il faut reprendre les œuvres de miséricorde, corporelles et spirituelles. Si j'ai un voisin malade et que je voudrais aller lui rendre visite mais le temps dont je dispose coïncide avec le moment du journal télévisé, et qu'entre le journal télévisé et faire une œuvre de miséricorde je choisis le journal, cela ne va pas... Voilà les choses qui nous conduisent à l'esprit du monde, et là je voudrais vous signaler autre chose: le danger de la mondanité... Pensez à la prière sacerdotale de Jésus quand il prie le Père: Je ne prie pas pour que tu les ôtes du monde mais pour que tu les gardes du Malin. La mondanité est un contre-témoignage alors que l'esprit de prière est un témoignage qui se voit... Le témoignage est une des choses qui attire les vocations".

L'autre question posée par le Vicaire du clergé concernait la fraternité sacerdotale et le Pape a répondu que ce n'était pas un sujet facile, ni dans un couvent, ni dans un presbytère. "Pour moi, le signal qu'il n'y a pas de fraternité c'est quand il y a des commérages... Le terrorisme des commérages... Un presbytère a des points de vue différents, c'est normal, c'est chrétien, mais ces différences doivent se manifester en ayant le courage de les dire en face... Et quand on ne peut pas, parce que parfois on ne peut pas, on le dit à une autre personne qui peut servir d'intermédiaire. Mais on ne peut pas parler contre l'autre, parce que les médisances sont un terrorisme de la fraternité diocésaine, de la fraternité sacerdotale, des communautés religieuses". La joie est aussi un témoignage. "La joie de la vie pleine, la joie d'avoir bien choisi, la joie de savoir tous les jours que le Seigneur m'est fidèle... Les consacrés ou les prêtres ennuyeux et tristes, qui ont de l'amertume dans leur cœur, ont quelque chose qui ne va pas et devraient aller voir un bon conseiller spirituel".

"J'aimerais conclure avec trois choses. D'abord, l'adoration... Nous avons perdu le sens de l'adoration de Dieu, nous devons reprendre ce culte. Deuxièmement, tu ne peux pas aimer Jésus sans aimer son épouse. L'amour de l'Eglise... Troisièmement, et cela est important, le zèle apostolique, c'est-à-dire la mission. L'amour de l'Eglise te porte à la faire connaître, à sortir de toi-même pour aller dehors prêcher la révélation de Jésus, mais cela te pousse aussi à sortir de toi-même pour aller vers l'autre transcendance, c'est-à-dire l'adoration". Enfin, le Pape a vénéré le reliquaire contenant le sang de saint Janvier dont la liquéfaction miraculeuse est attendue chaque année par les fidèles napolitains, le 19 septembre lors de la cérémonie religieuse dirigée par l'évêque. Cette fois, le sang s'est liquéfié à moitié ce qui a fait dire au Pape: "On voit que ce saint nous aime bien à moitié. Nous devons nous convertir un peu tous pour qu'il nous aime encore plus. Merci beaucoup, et s'il vous plaît, n'oubliez pas de prier pour moi".


Rencontre avec les malades


Cité du Vatican, 23 février 2015 (VIS). Samedi en début d'après-midi, le Pape a poursuivi sa visite pastorale napolitaine en rencontrant des malades en la Basilique du Gesù Nuovo: Il n'est pas facile de s'approcher d'un malade, leur a-t-il dit. "Comme les plus dures, les choses belles de la vie restent pudiques. Nous cherchons à cacher ce qui trahit notre misère humaine. Pour rencontrer un malade, il faut aller le voir... La maladie modifie la vie et on préfère la cacher. Et aller voir un malade signifie aller à la rencontre de la maladie que nous portons en nous. Il faut avoir le courage de reconnaître que nous sommes malades, y compris spirituellement". Pour s'approcher du malade, quel qu'il soit, il faut "s'habituer à regarder le Crucifié, unique explication" du mystère de la maladie, "de cet échec de la vie qu'est la maladie... Vous les malades, si vous ne comprenez pas le Seigneur, puisse-t-il vous faire comprendre que vous êtes sa chair souffrante". Puis il a félicité le corps médical et les volontaires, qui dépensent leur temps libre au service des malades, et à travers eux du Christ: "Merci de ne pas faire de votre métier un commerce... Lorsque la médecine, à l'instar du sacerdoce, se transforme en affaires, elle perd le sens de sa vocation... Toute personne qui souffre est un reflet du Christ souffrant, et il ne doit y avoir aucune peur à s'en approcher".   

Rencontre avec la population: Notre Dieu est aussi un Dieu de silence


Cité du Vatican, 22 mars 2015 (VIS). La dernière étape de la visite du Pape s'est déroulée hier sur le bord de mer de Caracciolo où il a rencontré la population. Le Saint-Père a de nouveau répondu à trois questions. La première a été posée par une jeune fille qui voulait savoir comment interpréter le silence de Dieu face aux difficultés et à la corruption, et comment répondre à cela en donnant des signes d'espérance: "Dieu, notre Dieu, est un Dieu de paroles, un Dieu de gestes, un Dieu de silences. Le Dieu des paroles, nous le connaissons parce que dans la Bible se trouvent les paroles de Dieu. Dieu nous parle, nous cherche... Le Dieu des gestes est le Dieu qui va... Ensuite le Dieu du silence. Pensez aux grands silences dans la Bible. Par exemple, le silence dans le cœur d'Abraham quand il va offrir son fils en sacrifice... Mais le plus grand silence de Dieu a été la Croix. Jésus a entendu le silence du Père jusqu'à le définir comme un abandon... Puis, a eu lieu le miracle de Dieu, cette parole, ce geste grandiose qu'a été la Résurrection. Notre Dieu est aussi le Dieu des silences et certains silences de Dieu ne peuvent s'expliquer si tu ne regardes pas le crucifix. Par exemple, pourquoi les enfants souffrent-ils? Où trouve-t-on une parole de Dieu qui explique pourquoi les enfants souffrent? C'est un des grands silences de Dieu. Je ne dis pas que ces silences de Dieu peuvent se comprendre, mais nous pouvons nous approcher des silences de Dieu en regardant le Christ crucifié, le Christ abandonné, du Jardin des oliviers jusqu'à la Croix... Mais Dieu nous a créés pour être heureux. Oui, c'est vrai. Mais il se tait tant de fois. C'est vrai. Moi, je ne peux pas te tromper en disant: Non, tu as la foi et tout ira bien, tu seras heureux, tu auras de la chance, tu auras de l'argent... Non, notre Dieu est aussi dans le silence. Souviens-toi, Il est le Dieu des paroles, le Dieu des gestes et le Dieu des silences, tu dois unir ces trois choses dans ta vie. Voilà ce que j'ai envie de te répondre. Je n'ai pas d'autre recette".

La deuxième question a été posée par une dame de 95 ans qui a remercié le Pape pour sa défense de la longévité de la vie, un don que la société actuelle n'apprécie pas ou rejette, et qui a raconté qu'elle avait rencontré une communauté chrétienne qui lui donnait de l'affection et de la force et qu'avec eux elle se sentait en famille. "Vous avez prononcé un mot-clef de notre culture: jeter. Les personnes âgées sont rejetées, parce que cette société jette ce qui ne lui est pas utile: elle prend et jette. Les enfants ne sont pas utiles, pourquoi avoir des enfants?...On jette les enfants, on jette les personnes âgées parce qu'on les laisse seuls. Nous les vieux, nous avons des ennuis de santé, des problèmes et nous portons les problèmes des autres, et les gens nous rejettent peut-être à cause de nos problèmes de santé, parce que nous ne servons plus à rien. Il y a aussi cette habitude, pardonnez-moi du terme, de les laisser mourir et comme nous aimons beaucoup utiliser des euphémismes, nous utilisons un mot technique: l'euthanasie. Pas seulement l'euthanasie faite avec une piqûre, mais l'euthanasie cachée, celle de ne pas donner de médicaments, de soins, de rendre la vie triste et ainsi on meurt, on finit notre vie... Cette route que vous avez trouvée, est la meilleure médecine pour vivre longtemps: la proximité, l'amitié, la tendresse... La solitude est un poison plus fort pour les personnes âgées... Je vous rappelle, les enfants, le quatrième commandement. Donnes-tu de l'affection à tes parents, les embrasses-tu, leur dis-tu que tu les aimes? Faites un bon examen de conscience. L'affection est le médicament le plus grand pour nous les vieux".

Enfin, un couple a demandé au Pape comment communiquer la beauté de la famille, en utilisant une pastorale en sortie et non défensive. "La famille est en crise, c'est vrai, ce n'est pas une nouveauté. Les jeunes ne veulent pas se marier, ils préfèrent cohabiter, tranquilles et sans engagements. Ensuite, si un enfant arrive, ils se marient à cause de cela... la crise de la famille est une réalité sociale. Il y a ensuite les colonisations idéologiques sur la famille, des modalités et propositions qui sont en Europe et qui viennent aussi d'autres continents. Et cette erreur de l'esprit humain qu'est la théorie du gender qui crée tant de confusion... Que peut-on faire avec une sécularisation si active? Comment peut-on faire face à cette colonisation idéologique? Comment faire avec une culture qui n'a pas de considération pour la famille, où l'on préfère ne pas se marier? Je n'ai pas de recette. L'Eglise est consciente de cela et le Seigneur a inspiré la convocation du Synode sur la famille, sur tant de problèmes. Par exemple, le problème de la préparation au mariage à l'église... La préparation n'est pas un cours...devenir des époux en huit leçons... C'est autre chose. Elle doit commencer par la maison, les amis, la jeunesse, les fiançailles. Les fiançailles ont aujourd'hui perdu le sens sacré du respect. Aujourd'hui, fiançailles et cohabitation vont de pair. Mais pas toujours... Comment préparer des fiançailles qui murissent? Pourquoi quand les fiançailles sont bonnes, on arrive à un moment où l'on doit se marier, parce qu'on est à maturité. C'est comme le fruit; si tu ne le cueilles pas quand il est mûr, cela ne va pas. Mais tout est en crise et je vous demande de prier beaucoup. Je n'ai pas de recette pour cela. Le témoignage de l'amour est important, le témoignage sur la façon de résoudre les problèmes".


Au terme de la rencontre, le Pape s'est rendu au port de Naples d'où il est parti en hélicoptère pour rejoindre Rome où il a atterri à 19 h.

Autres actes pontificaux


Cité du Vatican, 21 mars 2015 (VIS). Le Saint-Père a:

Nommé Mgr.Stanislav Stolárik, Evêque de Roznava (superficie 7.000, population 389.400, catholiques 223.100, prêtres 120, religieux 95), en Slovaquie. Jusqu'ici Auxiliaire de l'Evêque de Kosice (Slovaquie), il succède à Mgr.Vladimír Filo, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.

Nommé Mgr.Charles Phillip Richard Moth, Evêque d'Arundel and Bringhton (superficie 4.998, population 3.225.000, catholiques 198.200, prêtres 192, diacres 36, religieux 499), en Angleterre (GB). Il était jusqu'ici Ordinaire militaire pour la Grande-Bretagne.

Nommé l'Abbé Javier Gerardo Román Arias, Evêque de Limón (superficie 9.188, population 323.000, catholiques 249.000, prêtres 23, religieux 36), au Costa Rica. L'Evêque élu, né en 1962 à Alajuela (Costa Rica) et ordonné prêtre en 1987, était jusqu'ici Secrétaire adjoint de la Conférence épiscopale costaricienne. Il a été économe diocésain et curé de paroisse.

Accepté pour limite d'âge la renonciation de Mgr.Hovhannes Tcholakian à la charge pastorale de l'archiéparchie arménienne d'Istanbul (Turquie).

Confirmé la nomination de Mgr.Lévon Boghos Zékiyan comme Archevêque arménien d'Istanbul (Turquie), dont il était jusqu'ici l'Administrateur apostolique.

Accepté la renonciation de Mgr.Nechan Karakéhéyan à l'office d'Ordinaire arménien de Grèce, présentée pour limite d'âge.
Nommé l'Abbé Hovsep, Administrateur apostolique de l'Ordinariat arménien de Grèce.

Nommé Mgr.Aldo Cavalli, Nonce apostolique aux Pays-Bas, jusqu'ici Nonce à Malte et en Lybie.



samedi 21 mars 2015

Le Pape fait halte à Pompéi.


Cité du Vatican, 21 mars 2015 (VIS). A 7 h le Saint-Père a quitté le Vatican pour gagner Naples par hélicoptère. Après une heure de vol, il a d'abord atterri au sanctuaire marial de Pompei. Après l'accueil de l'Evêque local et du Maire, il a gagné la basilique où, devant l'image de Marie, il a récité la "petite supplique (Nous te confions toutes nos misères...tant d'anciennes et de nouvelles pauvretés, et surtout tous nos péchés. Mère de miséricorde, intercède afin que Dieu nous accorde son pardon et nous aide à bâtir un monde selon son coeur). Il s'est ensuite adressé aux fidèles venus le saluer, rappelant que nous avons besoin de la protection de Marie: "Noubliez pas non plus de prier pour moi", a-t-il dit, avant le réciter un Ave Maria et de bénir l'assitance.


Après quoi, le Pape François a repris l'hélicoptère à destination de la banlieue populaire de Scampia, où l'attendait l'Archevêque de Naples le Cardinal Crescenzio Sepe.   

Lutter pour la dignité


Cité du Vatican, 21 février 2015 (VIS). A 9 h le Pape est arrivé à Scampia, une périphérie défavorisée de Naples qui a le plus fort taux de chômage d'Italie. Sur la place centrale, il a rencontré la population et des représentants des diverses réalités sociales, y compris les émigrés et les sans abri. Après le bref salut du Cardinal Sepe, il s'est adressé à l'assistance sous forme de dialogue, en s'écartant largement du texte préparé. Evoquant une longue histoire parsemées d'événements complexes et dramatiques, le Pape a dit que si la vie n'a jamais été facile à Naples elle n'a jamais été triste. La joie est, a-t-il souligné, la ressource principale des napolitains: "Avec ses difficultés et son mal être, parfois mêmes de dures épreuves, Naples produit une culture de la vie qui lui permet de relever la tête, de faire en sorte qu'à la fin le mal ne prévale pas. Comme vous le savez, l'espérance est une grande chance, qui renforce l'âme et permet de faire obstacle" au mal. "Qui s'engage volontairement dans la voie du mal, vole une partie de cette espérance et la perd. Il se vole lui même et vole les personnes honnêtes et travailleuses, offense la réputation comme l'économie de la ville... Naples est toujours prête à se relever en s'appuyant sur l'espérance qu'elle a forgé d'épreuve en épreuve... Elle plonge ses racines dans l'âme napolitaine même et s'exprime dans sa religiosité... Un théorie de saints de tout temps en fait foi, jusqu'à nos jours, qui parcoure une région splendide mais martyrisée. Cette religiosité doit être reprise, purifiée et rallumée comme un feu, le feu de l'Evangile, l'unique force capable de changer vraiment la société, de rendre aux gens la force d'espérer et d'aller de l'avant. Ne vous laissez donc pas voler votre plus précieux trésor, votre foi et votre bonté!". Puis il a désigné du doigt la plaie de la corruption, en affirmant qu'une société qui ferme sa porte aux émigrés et ne donne pas d'emplois aux siens est définie corrompue, décomposée et malfamée. Ceci dit, personne n'est à l'abri de ce mal car il est très facile d'être victime de la corruption.. La délinquance, le crime, l'exploitation de l'autre" est un glissement. "Combien de corruption dans le monde, combien de saleté! Et tout cela sent mauvais comme une charogne. La corruption pue et le chrétien qui lui cède n'est pas chrétien. Il pue". Une société ne peut vivre sans institutions. La bonne politique consiste à servir les personnes, localement, surtout là où il y a des besoins et des carences. "La bonne politique est une des majeures expressions de la charité, du service et de l'amour. Faîtes donc tous une bonne politique, ici, tous ensemble... Ayez le courage d'aller de l'avant avec joie...le courage de mettre en oeuvre l'espérance et de ne la voler à personne... Faîtes tout pour créer des emplois afin que chacun ait un revenu en mesure de nourrir sa famille. Pour ce il faut d'abord être propre au dedans, avoir l'âme propre mais aussi la ville et le tissu social propre. Seulement ainsi finira l'odeur de la corruption" et Naples pourra se relever.    

Rendre l'espérance à Naples


Cité du Vatican, 21 février 2015 (VIS). Place du Plébiscite, le Pape François a présidé une grand messe à 11 h, reprenant à l'homélie de fil de l'Evangile du jour, dans lequel Jésus se présente dans le Temple comme une source d'eau vive et provoque un vif débat. Alors que les prêtres les avaient envoyés pour l'arrêter, les gardent déclarèrent que jamais personne n'avait parlé ainsi. Voici la voix de la vérité, avaient reconnu ces hommes simples: "Aujourd'hui encore, la parole du Seigneur provoque division entre qui l'accueille et qui la rejette. Ceci peut nous arriver également lorsque tout en reconnaissant la beauté et la vérité de sa parole nous mettons en question le fait que cela nous coûte trop de les mettre en application. Je suis venu ici pour réaffirmer avec vous que Jésus est le Seigneur, que personne ne parle comme lui, que lui seul a parole de miséricorde qui guérit, la parole de la vie éternelle. Sa parole est puissante...d'une puissance qui est l'amour, l'amour sans fin qui nous fait aimer l'autre avant soi même. L'Evangile nous dit que les bienheureux véritables sont les pauvres en esprit, les justes, les pacifiques et les non violents, forts de la force qui change le monde. Cette parole s'adresse à tous, et en particulier à qui vit aux périphéries de l'existence, et attendent de trouver en lui l'axe de leur vie et la source de leur espérance. Nous qui avons eu la chance de recevoir cette parole de vie nous sommes appelés à sortir de nos frontières pour porter à tous avec enthousiasme la miséricorde, la tendresse et l'amitié de Dieu... Aller et accueillir, tel est le coeur de notre mère l'Eglise et de tous ses enfants... Ce Carême nous rappelle ce message. En route vers Pâques, le peuple de Dieu ravive son espérance dans le Ressuscité, son espérance de ressusciter avec notre Sauveur... Ne vous laissez pas voler l'espérance! Ne cédez pas aux pièges du mal, mais réagissez fermement aux organisations criminelles qui corrompent les jeunes, les pauvres, les faibles, notamment à travers la drogue et son commerce. La corruption et le crime ne doivent plus défigurer cette ville magnifique. Aux criminels et à tous leurs complices je dis: Convertissez vous à l'amour et à la justice, laissez vous conquérir par la miséricorde de Dieu qui pardonne tout et permet de retrouver le cours d'une vie honnête. Je vous le demande avec les larmes des mères de Naples, mêlées à celles de la Vierge... Puissent ces larmes attendrir les coeurs et ramener sur le droit chemin" qui s'est égaré. Le moment est venu pour Naples de se relever. Cette ville "possède tant de potentiel spirituel et culturel, tant de capacité d'aimer. Citoyens et institutions doivent s'unir pour bâtir un avenir meilleur. L'avenir pour Naples n'est pas dans le repli sur soi et la résignation mais dans l'ouverture au monde. Naples peut trouver dans la miséricorde de Dieu qui rénove tout... Espérer, c'est déjà résister au mal, voir le monde avec les yeux de Dieu. Il convient d'espérer et investir sur la divine Miséricorde car le Père pardonne tout toujours".


Après la messe, le Saint-Père s'est rendu à la prison de Poggioreale, où il a déjeuné avec des détenus.         

vendredi 20 mars 2015

Visite Ad Limina des Evêques japonais


Cité du Vatican, 20 mars 2015 (VIS). Le Pape François a reçu les Evêques du Japon en conclusion de leur visite Ad Limina. Dans le discours qu'il leur a remis, il a d'abord rappelé que si elle est modeste, leur Eglise est très appréciée de la société pour son action envers les personnes, au-delà de la religion. Ainsi a-t-il félicité ses hôtes pour l'attention portée à la santé et à l'éducation, au service des malades et des personnes âgées, mais aussi des ouvres de l'Eglise envers les victimes du séisme et du tsunami d'il y a quatre ans. Le Saint-Père y salue également les initiatives en faveur de la paix qui ont pour rappel les tragédies de la seconde guerre mondiale, d'Iroshima et Nagasaki. Puis il évoque le cinquième centenaire de la découverte des chrétiens inconnus, la communauté primitive qui dut survivre par elle même après l'expulsion des missionnaires et l'élimination des prêtres: "L'Eglise du Japon a reçu de grands bienfaits mais subi aussi bien des souffrances. L'exemple du passé aide l'Eglise d'aujourd'hui à aller de l'avant". Parlant de la première évangélisation du pays et des missionnaires, et notamment de saint François-Xavier, il a salué la mémoire des premiers chrétiens locaux, qui ont souvent payé de leur vie leur adhésion au Christ, comme saint Paul Miki et ses compagnons. Leur sacrifice a stimulé la petite communauté chrétienne à persévérer dans l'épreuve et à conserver la foi comme la braise sous la cendre, sans prêtres mais grâce à la prière et à l'enseignement des laïcs. "L'action missionnaire et le travail des chrétiens cachés constituent les deux piliers de l'Eglise catholique du Japon", ce qui montre que l'évangélisation n'est pas de la seule responsabilité de qui vient de loin pour prêcher. "Par le baptême, nous sommes tous appelés à être des témoins de la Bonne Nouvelle partout et quelles que soient les circonstances. Pour devenir une communauté évangélisatrice il nous faut sortir, ouvrir nos portes, rencontrer les gens, nos voisins... Si nous voulons que nos efforts portent des fruits suivons l'exemple des chrétiens cachés. Peu nombreux et persécutés, ils surent conserver la foi et une relation avec le Seigneur fondée sur une intense vie de prière et l'investissement dans le bien de la communauté. Ils nous rappellent qu'animer la vie de l'Eglise et l'évangélisation requiert une participation pleine des laïcs. Leur mission est double, participer à la vie paroissiale et proposer un exemple au corps social". Grâce au témoignage des chrétiens japonais, "l'Eglise montre son caractère catholique et la beauté d'une réalité pluriforme", comme l'a indiqué l'encyclique Evangelii Gaudium. Si ce caractère de témoignage fait défaut, c'est que les fidèles ne sont pas des missionnaires, ne veulent pas l'être ou ont peur de l'être. Le Pape conclue en encourageant les évêques japonais à rappeler aux fidèles leur vocation profonde et à les encourager concrètement à exprimer leur mission évangélisatrice.   

Peine de mort et état de droit


Cité du Vatican, 20 mars 2015 (VIS). Ce matin, le Saint-Père a reçu une délégation de la Commission internationale contre la peine de mort, à laquelle il a remis un document dans lequel il propose quelques réflexions sur la contribution de l'Eglise: "Su la base de l'Ecriture et de l'expérience millénaire du peuple de Dieu, le magistère défend la vie de sa conception à la mort naturelle, soutenant ainsi la dignité de la personne comme image de Dieu. La vie humaine est sacrée dès son premier instant car fruit de l'action créatrice de Dieu". Les états peuvent tuer légalement lorsqu'ils appliquent la peine capitale, portent les peuples à la guerre ou procèdent à des exécutions sommaires. Ils peuvent aussi tuer par omission lorsque les gens sont privés des moyens essentiels à l'existence... Il est parfois nécessaire de réagir pour faire cesser une agression, mais il faut être modérés dans l'usage de la légitime défense. Les conditions de la légitime défense personnelle ne sont pas applicable au niveau général sans courir le risque de débats. En appliquant la peine de mort on tue des personnes pour des crimes passés, alors qu'elles ont été neutralisées par la privation de leur liberté. La peine capitale est aujourd'hui inacceptable, quelque soit la gravité du crime, car elle constitue une violation de la vie et de la dignité de la personne, et contredit le dessein de Dieu envers l'humanité, entrave sa justice et sa miséricorde... Elle ne rend pas justice aux victimes mais appelle la vengeance. Pour un état de droit, elle représente un échec dans la mesure où elle l'oblige à tuer au nom de la justice... La justice ne se rend pas en tuant un être humain... La peine capitale enlève au condamné toute possibilité de repentir ou de réparation, y compris celle de la confession et de la conversion intérieure, de la contrition qui porte à l'expiation en vue d'obtenir la miséricorde de Dieu... Outil fréquent des régimes totalitaires ou des groupes fanatiques, la peine de mort sert à éliminer les dissidents comme tout individu jugé dangereux ou considéré comme pouvant être une menace... La peine capitale est donc contraire à l'humanité et à la miséricorde divine, qui doit servir de modèle à la justice des hommes... On entend même discuter des moyens d'appliquer au mieux cette peine, et les diverses méthodes élaborées au cours de l'histoire ont voulu défendre l'idée d'alléger les souffrances du condamné et en réduire l'agonie. Non, il n'existe aucune forme humaine de tuer quelqu'un... Par ailleurs la perpétuité, qui empêche le condamné d'envisager un avenir de vie, constitue une peine de mort...car il est privé de l'espérance. Or si la justice peut décider de la durée d'une peine, elle ne peut éteindre l'espérance". Au final, le Pape a encouragé ses hôtes à poursuivre leur action car le monde a besoin de témoins de la miséricorde et de la tendresse de Dieu.  

Communiqué du Sacré Collège


Cité du Vatican, 20 mars 2015 (VIS). Le Doyen du Collège des Cardinaux communique ce qui suit: Au terme d'un long parcours de prière, le Saint-Père a accepté la renonciation du Cardinal Keith Michael Patrick O'Brien, Archevêque émérite d'Edinburgh (GB) à ses droits et prérogatives cardinalices (canons 349, 353 et 356 du CIC). Entendant par là exprimer à tous les fidèles d'Ecosse sa sollicitude pastorale, le Pape les encourage à poursuivre avec décision leur cheminement de renouveau et de réconciliation.   

Condoléances à la suite de l'attentat de Tunis


Cité du Vatican, 20 mars 2015 (VIS). Hier, le Pape a fait parvenir à l'Archevêque de Tunis un télégrammes de condoléances à la suite de l'attentat qui a ensanglanté la veille la capitale tunisienne. Réitérant sa ferme condamnation du terrorisme et des actes commis contre la paix et la sacralité de la vie humaine, il s'associe à la peine des familles endeuillées, prie pour les victimes, les blessés et le peuple tunisien tout entier.   

Audiences


Cité du Vatican, 20 mars 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

Mgr.Rino Fisichella, Président du Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation.

Quatorze prélats de la Conférence épiscopale japonaise en visite Ad Limina:

Mgr.Joseph Mitsuaki Takami, Archevêque de Nagasaki.

Mgr.Dominic Ryoji Miyahara, Evêque de Fukuoka.

Mgr.Paul Kenjiro Koriyama, Evêque de Kagoshima.

Mgr.Berard Toshio Oshikawa, Evêque de Naha.

Mgr.Paul Sueo Hamaguchi, Evêque d'Oita.

Mgr.Thomas Aquino Manyo Maeda, Archevêque d'Osaka, accompagné de son Auxiliaire Mgr.Michael Goro Matsuura.

Mgr.Paul Yoshinao Otsuka, Evêque de Kyoto.

Mgr.Augustinus Jun-ichi Nomura, Evêque de Nagoya.

Mgr.John Eijiro Suwa, Evêque de Takamatsu.

Mgr.Peter Takeo Okada, Archevêque de Tokyo et Administrateur apostolique de Saitama, accompagné de son Auxiliaire Mgr.James Kazuo Koda.

Mgr.Tarcisius Isao Kikuchi, Evêque de Niigata.

Mgr.Bernard Taiji Katsuya, Evêque de Sapporo.

Mgr.Martin Tetsuo Hiraga, Evêque de Sendai.

Mgr.Rafael Masahiro Umemura, Evêque de Yokohama.


Le Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les évêques.

Autres actes pontificaux


Cité du Vatican, 20 mars 2015 (VIS). Le Saint-Père a:

Nommé l'Abbé Mario Eduardo Dorsonville-Rodríguez, Auxiliaire de l'Archevêque de Washington (USA). L'Evêque élu, né en 1960 a Bogotá (Colombie) et ordonné prêtre en 1985, était jusqu'ici Directeur du Spanish Catholic Center de ce même diocèse. Licencié en théologie, il a été professeur, curé de paroisse et membre du Presbyterium diocésain.

Elevé l'Eglise gréco-catholique de Hongrie au rang d'Eglise métropolitaine sui iuris.

Erigé en métropole l'éparchie gréco-catholique de Hajdúdorog (catholiques 270.000, prêtres 190, diacres 4, religieux 13).

Nommé Mgr.Fülöp Kocsis, premier Métropolitain de Hajdúdorog, jusqu'ici Evêque de l'éparchie.

Erigé en éparchie l'exarchat apostolique gréco-catholique de Miskolc (catholiques 56.200, prêtres 70), la rendant suffragante de l'Eglise métropolitaine de Hajdúdorog.

Nommé Mgr.Atanáz Orosz, premier Evêque de l'éparchie de Miskolc, jusqu'ici Evêque de l'exarchat apostolique.

Erigé l'éparchie gréco-catholique de Nyíregyháza, avec territoire démembré de l'éparchie de Hajdúdorog, la rendant suffragante de l'Eglise métropolitaine de Hajdúdorog.

Nommé Mgr. Atanáz Orosz, Administrateur apostolique sede vacante de l'éparchie gréco-catholique de Nyíregyháza.

Hier, jeudi 19 mars, il avait:

Nommé l'Abbé Vlastimil Krocil, Evêque de Ceske Budejovice (superficie 12.500, population 760.600, catholiques 291.700, prêtres 136, religieux 650), en République tchèque. L'Evêque élu, né en 1961 à Brno (Rép.tchèque) et ordonné prêtre en 1994, était jusqu'ici responsable diocésain de la pastorale. Licencié en théologie et philosophie, il a été aumônier, professeur, administrateu de paroisse et membre du Presbyterium.

Erigé le diocèse de Nogales (Mexique), avec territoire démembré de celui d'Hermosillo, le rendant suffragant de cette même Eglise.


Nommé Mgr.José Leopoldo González, premier Evêque de Nogales (superficie 44.243, population 483.180, catholiques 381.398, prêtres 44, religieux 62), au Mexique. Il était jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque Guadalajara (Mexique).

mercredi 18 mars 2015

Autres actes pontificaux


Cité du Vatican, 18 mars 2015 (VIS). Le Saint-Père a:

Accepté pour limite d'âge la renonciation de Mgr.Joseph Roduit, CR, à la charge d'Abbé et ordinaire de l'abbaye territoriale de Saint-Maurice (Suisse).

Nommé Mgr.Esmeraldo Barreto de Farias, Auxilaire de l'Archevêque de Sao Luís do Maranhao (Brésil), jusqu'ici Archevêque de Porto Velho (Brésil).


L'attention due aux enfants


Cité du Vatican, 18 mars 2015 (VIS). Au cours de l’audience générale tenue Place St.Pierre, le Pape a conclu son cycle de catéchèse consacrée à la famille, en évoquant l'enfance et l'attention due aux enfants qui "sont un grand don pour l'humanité mais en sont aussi les grands exclus, dans la mesure où on ne leur laisse même pas la possibilité de naître... Moralement comme sociologiquement, la société est libre ou esclave d'intérêts internationaux selon comme elle traite les enfants... Durant nos premières années nous sont tous dépendants des autres, ce qui n'a pas été épargné au fils de Dieu. C'est le mystère de la Nativité... N'est-il pas curieux que Dieu n'ait aucune difficulté à se faire comprendre des enfants, et que les enfants n'en n'ont pas à la comprendre? L'Evangile contient des passages forts sur les enfants, les petits, un terme qui au-delà des enfant englobe tous ceux qui ont besoin de l'aide d'autrui".


"Si les enfants constituent en soi la richesse de l'humanité, ils sont aussi une richesse pour l'Eglise car ils nous rappelle sans cesse la condition nécessaire pour gagner le Royaume. Pour y entrer, on ne doit pas se considérer auto-suffisant mais besogneux d'assistance, d'amour et de pardon...toutes choses que nous ne nous sommes pas accordées mais avons reçues avec le grand don de la vie. Ne prenons pas le risque de vivre comme si nous étions les patrons de notre existence, alors qu'elle ne dépend pas de nous. C'est une grande joie de constater qu'à chaque âge de la vie...nous sommes et demeurons des petits. Ce message, ce sont les enfants qui nous le rappellent... L'enfant voit avec confiance, et regarde en confiance ses parents, mais aussi Dieu, Jésus ou la Vierge. Son regard intérieur est lui aussi pur, non encore pollué par la malice et les autres nécroses du coeur. S'ils portent en eux le péché originel et manifestent l'égoïsme, ils conservent une pureté et une simplicité de fond. Ils ne sont pas calculateurs et expriment ce qu'ils ressentent et voient... Il n'ont pas encore appris l'hypocrisie des adultes... Leur simplicité intérieure les rend capables de tendresse...qui est signifie aussi poésie, la poésie de percevoir les choses et les événements sans une arrière-pensée utilitariste". Puis le Pape a parlé de la capacité des enfants à rire et pleurer spontanément, deux attitudes que les adultes savent occulter: "Trop souvent notre sourire semble forcé ou de convenance". Puissent les enfants "nous enseigner à sourire et pleurer spontanément!". Certes, les enfants sont également sources de nombreux problèmes. "Mais il vaut mieux pour la société d'avoir ces soucis et ces problèmes que d'être une humanité triste et grise car privée d'enfants. On peut dire qu'une société est triste et grise lorsque son taux de fécondité est au plus bas". 

Promulgation de décrets


Cité du Vatican, 18 février 2015 (VIS). A la suite de l'audience accordée ce matin au Cardinal Angelo Amato, SDB, Préfet de la Congrégation pour les causes des saints, le Pape a ordonné la promulgation des décrets relatifs:

au MIRACLE attribué

aux bienheureux Louis Martin (1823 - 1894) et Zélie Guérin son épouse (1831 - 1877), laïcs français.

aux VERTUS HEROIQUES attribuées

au serviteur de Dieu Francesco Gattola (1822 - 1899), prêtre italien fondateur des Filles de l'Immaculée de Lourdes.

au serviteur de Dieu Piotr Barbarić (1874 -1897), novice jésuite de Bosnie - Herzégovine).

à la servante de Dieu Mary Aikenhead (1787 - 1858), religieuse irlandaise fondatrice des Soeurs de la Charité en Irlande.

à la servante de Dieu Elisabetta Baldo (1862 - 1926), laïque italienne fondatrice de la Pia Casa di San Giuseppe de Gavardo et cofondatrice des Humbles Servantes du Seigneur.

à la servante de Dieu Vincentine de la Passion (Edvige Jaroszewska) (1900 -1937), religieuse polonaise fondatrice des Bénédictines samaritaines de la Croix.

à la servante de Dieu Juana de la Cruz (Juana Vázquez Gutiérrez) (1481 - 1534), religieuse espagnole Abbesse du couvent franciscain Ste.Marie de la Croix à Cubas.


à la servante de Dieu Maria Orsola Bussone (1954 - 1970), laïque italienne.

Avis


Cité du Vatican, 18 mars 2015 (VIS). En raison de la solennité de saint Joseph (19 mars), jour férié au Vatican, le prochain bulletin du VIS sera diffusé vendredi 20. Le bulletin suivant sera diffusé samedi 21, le Saint-Père effectuant une visite pastorale à Naples et Pompei (Italie). 

mardi 17 mars 2015

Solidaire des évêques nigérians


Cité du Vatican, 17 mars 2015 (VIS). Le 2 mars, le Pape a signé une lettre adressée aux Evêques du Nigeria pour les assurer de sa solidarité envers tous ceux qui dans leur pays subissent les violences du fondamentalisme religieux. En voici le texte:

"Je tiens à vous adresser mon salut fraternel, que j'étends aux bien-aimées communautés chrétiennes confiées à votre sollicitude pastorale. Je tiens également à partager avec vous quelques réflexions sur la situation du pays. Connu comme le Géant de l'Afrique, avec plus de 160 millions d'habitants, le Nigeria est appelée à jouer un rôle majeur non seulement sur le continent africain mais dans le monde. Ces dernières années, votre pays a connu une forte croissance économique et s'est proposé sur la scène internationale comme un marché d'un grand intérêt pour ses ressources naturelles et son potentiel commercial. Il est désormais officiellement considéré comme la plus grande économie africaine et comme un partenaire politique dans les efforts de résolution des crises continentales. Mais dans le même temps, le Nigeria a été confronté à de sérieuses difficultés, y compris de nouvelles violences extrémistes et fondamentalistes, sur base ethnique, sociale et religieuse. Beaucoup de nigérians ont été tués ou blessés, enlevés ou privés de tout, de leurs proches, de leurs terres et moyens de subsistance, de leur dignité et droits. Beaucoup n'ont pu regagner leurs foyers. Des chrétiens et des musulmans ont été unis dans une mort tragique, assassinés par des gens qui se prétendent religieux mais abusent de la religion au nom d'une idéologie d'oppression et de mort. Dans l'épreuve je tiens à assurer ma solidarité envers tous ceux qui souffrent. Chaque jour, je les porte dans la prière ainsi que vous, en répétant les paroles réconfortantes du Seigneur: Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix.

Comme vous le savez, la paix ne est pas la seule absence de conflit ou le résultat de compromis politiques, d'une résignation au fatalisme. Pour nous la paix est un don qui vient de Jésus-Christ, le Prince de la paix, celui qui a fait des juifs et des gentils un seul peuple unité. Seul qui accepte la paix du Christ comme horizon et mode de vie, peut devenir un artisan de la paix. Par ailleurs la paix est un engagement quotidien à favoriser la réconciliation, à promouvoir le partage d'expériences et la construction de ponts de dialogue, à servir les plus vulnérables et les exclus. En un mot, la paix signifie construire une culture de la réunion. Je tiens à vous remercier car, au milieu des épreuves et tribulations, l'Eglise du Nigeria continue d'administrer l'accueil, la miséricorde et le pardon. Comment pouvons-nous oublier les prêtres, les religieux et les religieuses, les missionnaires et les catéchistes qui, malgré les sacrifices indicibles, n'ont pas abandonné leur troupeau et sont restés de bons et fidèles prédicateurs de l'Evangile? Je leur suis particulièrement proche. Qu'ils ne se lassent pas de faire le bien. Je rends grâce au Seigneur pour eux, comme pour tous ceux qui, quelques soient leurs couches sociales, culturelles ou religieuses qui, agissent concrètement contre toute forme de violence et en faveur d'un avenir plus sûr et plus juste. Ils nous offrent un témoignage émouvant, comme l'a rappelé Benoît XVI à la fin du Synode pour l'Afrique, de la puissance de l'Esprit qui transforme les cœurs des victimes et leurs bourreaux pour rétablir la fraternité.


Chers frères évêques, avec persévérance et sans découragement marchez en direction de la paix. Accompagnez les victimes, portez secours aux pauvres, éduquez les jeunes, faîtes vous les promoteurs d'une société plus juste et solidaire! En vous bénissant, ainsi que les prêtres, religieux, missionnaires, catéchistes, laïcs et malades, j'espère que la Résurrection du Seigneur puisse apporter conversion, réconciliation et paix à toutes les populations du Nigeria. Je vous confie à Marie, Reine de l'Afrique. Priez aussi pour moi".

Autres actes pontificaux


Cité du Vatican, 17 mars 2015 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Giorgio Lingua, Nonce apostolique à Cuba, jusqu'ici Nonce en Irak et Jordanie.

lundi 16 mars 2015

Visite des Capitaines Régents de Saint-Marin


Cité du Vatican, 16 mars 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin M.Gian Franco Terenzi et M.Guerrino Zanotti, Capitaines Régents de la République de Saint-Marin, qui se sont ensuite entretenus avec le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d'Etat, et Mgr.Paul Richard Gallagher, Secrétaire pour les rapports avec les états: S'étant félicitées de la qualité de leurs relations et, en particulier, de la collaboration efficace au plan social entre Eglise et Etat, les parties ont réaffirmé leur accord en matière de coopération, bilatérale comme internationale.


Dieu nous aime est un résumé de tout l'Evangile


Cité du Vatican, 15 mars 2015 (VIS). Ce midi, le Saint-Père a récité l'angélus avec les fidèles réunis Place St.Pierre et a consacré une brève réflexion sur l'Evangile du jour qui rapporte les paroles de Jésus à Nicodème: Dieu a tant aimé le monde qu'il lui a remis son Fils unique. Dieu nous aime, s'est exclamé le Pape, "il nous aime vraiment, et il nous aime tant! Voilà l'expression la plus simple qui résume tout l'Evangile, toute la foi, toute la théologie: Dieu nous aime d'un amour gratuit et illimité... A l'origine du monde, il y a seulement l'amour libre et gratuit du Père", a ajouté le Pape citant saint Irénée qui écrit dans Adversus Haereses: Dieu n'a pas créé Adam parce qu'il avait besoin de l'homme, mais pour avoir quelqu'un à qui donner ses bénéfices. Après sa désobéissance, il n'abandonne pas l'être humain au pouvoir de la mort mais le rachète avec sa miséricorde. "Comme dans la création, dans les étapes suivantes aussi de l'histoire du salut, surgit la gratuité de l'amour de Dieu. Le Seigneur choisit son peuple, non parce qu'il le mérite, mais parce qu'il est le plus petit entre tous les peuples, comme il le dit. Et quand arrive la plénitude du temps, bien que les hommes aient plusieurs fois rompu l'alliance, Dieu, au lieu de les abandonner, a créé avec eux un lien nouveau, dans le sang de Jésus, le lien de l'alliance nouvelle et éternelle, un lien que personne ne pourra briser. La croix du Christ est la preuve suprême de la miséricorde et de l'amour de Dieu pour nous. Jésus nous a aimé jusqu'à la fin, c'est à dire non seulement jusqu'au dernier instant de sa vie terrestre, mais jusqu'à l'extrême limite de son amour. Si dans la création, le Père nous a donné la preuve de son immense amour en nous donnant la vie, dans la passion et dans la mort de son Fils, il nous a donné la preuve des preuves: il est venu souffrir et mourir pour nous. La miséricorde de Dieu est donc si grande: il nous aime, nous pardonne. Dieu pardonne tout et Dieu pardonne toujours. Que Marie qui est Mère de Miséricorde mette dans nos cœurs la certitude que nous sommes aimés de Dieu. Qu'elle nous soit proche dans les moments de difficulté et qu'elle nous donne les sentiments de son fils, pour que notre itinéraire de Carême soit une expérience de pardon, d'accueil et de charité".  

Que cessent les persécutions contre les chrétiens


Cité du Vatican, 15 mars 2015 (VIS). Après l'angélus dominical le Saint-Père a exprimé sa grande peine face aux attentats suicides qui ont ensanglanté ce matin deux églises de Lahore (Pakistan). Priant pour les victimes, les blessés et leurs familles, il a dénoncé une nouvelle fois les actes de persécution "de nos frères qui versent leur sang pour la seule raison d'être chrétiens... J'implore le Seigneur, source de tout bien, d'accorder la paix et la concorde à ce pays. Puisse cesser cette persécution des chrétiens que le monde cherche à occulter. Que vienne la paix". Le Pape a également apporté sa solidarité au Vanuatu, dévasté par un cyclone. Assurant ses prières pour les morts, les blessés et les sans abri, il en a appelé à des secours rapides.

Enseigner est une belle mission


Cité du Vatican, 14 mars 2015 (VIS). Le Pape a reçu les adhérents à l'Union italienne des enseignants catholiques, fondée en 1944, devant lesquels il a d'emblée déclaré qu'enseigner était une belle mission: Enseigner, a-t-il dit, c'est voir grandir ceux qui nous sont confiés. "C'est un peu comme être des parents spirituels, et implique une grande responsabilité. Il s'agit d'une affaire sérieuse qui nécessite expérience et équilibre. Cela ne doit pas faire peur car loin d'être seul, l'enseignant appartient à une communauté éducatrice". Evoquant les changements du monde de l'enseignement depuis la dernière guerre, le Saint-Père a dit que les enseignants doivent se rappeler que Jésus a encouragé à aimer Dieu et le prochain: "Mais qui est donc son prochain pour un enseignant? Ses élèves, ceux...qui attendent de lui conseils, indications et bonnes réponses. Une de vos responsabilité est d'avoir et de promouvoir une idée juste d'une école trop souvent négligée à la faveur de débats ou d'idées réductives. Outre la qualité de l'enseignement, elle est faite d'accueil et de relations humaines, d'une bienveillance appliquée à tous indistinctement. Le devoir d'un bon enseignant, qui plus est s'il est chrétien, et d'être encore plus attentif aux élèves difficiles, plus défavorisés... Aujourd'hui, pour mieux témoigner de leur inspiration spirituelle, les enseignants chrétiens sont appelés à agir dans les périphéries de l'école. Celles ci ne peuvent être abandonnées à la marginalité, à l'ignorance et à la criminalité... Pour animer l'école, publique comme privée, il faut des enseignants crédibles et forts d'une humanité absolue... Enseigner n'est pas un travail banal, c'est un rapport dans lequel l'enseignant est pleinement investi de manière à donner consistance à sa mission... Renforcez donc votre passion pour la formation de la personne, soyez des témoins de vie et d'espérance".     

Engagée dans le monde pour servir le bien de l'homme


Cité du Vatican, 14 mars 2015 (VIS). Ce matin, le Pape a reçu les membres de la communauté Seguimi (Suis-moi), à l'occasion du 50 anniversaire de la fondation de cette association. Votre choix, a-t-il dit, "symbolique spirituel...de partir des Catacombes de St.Calixte témoigne de la volonté que vous avez exprimée dans votre programme de vie: Jésus Christ vivant est au centre de la communauté. Cela est très beau". Après quoi le Pape a encouragé ses hôtes à vraiment vivre chaque jour un tel programme pour "être des personnes décentrées de vous-mêmes et pour mettre au centre de votre vie la personne vivante de Jésus... Votre vie est une forme de vie évangélique qui se pratique dans un contexte de laïcité et de liberté. Un programme de vie chrétienne pour laïcs, avec des objectifs clairs et décidés, une façon originale d'incarner l'Evangile, un moyen efficace pour avancer dans le monde". Il les a aussi encouragé à "conserver et développer cette communion fraternelle et l'échange des dons, en vue de la croissance humaine et chrétienne de tous, en même temps que la créativité, l'optimisme, la joie et le courage d'aller, quand cela s'impose, à contre-courant. Soyez vigilants sur votre chemin spirituel et aidez-vous à toujours pratiquer la charité réciproque, qui signifie se défendre de l'égoïsme pour être de vrais témoins de l'Evangile. Comme laïcs, soyez des personnes immergées dans le monde et engagez vous dans les réalités terrestres pour servir le bien de l'homme. Vous êtes appelés à imprégner de valeurs chrétiennes les milieux dans lesquels vous œuvrez par le témoignage et la parole, dans vos rencontres avec les personnes dans leurs situations de vie, afin qu'elles aient une pleine dignité et qu'elles soient touchées par le salut du Christ". Avant de conclure, le Pape les a encouragés à "être des laïcs de premier rang, à être actifs dans la mission de l'Eglise, à vivre votre sécularité en vous consacrant aux réalités de la société: la famille, les professions, la vie sociale dans ses différentes expressions. Vous pourrez ainsi contribuer, tels des ferments, à insérer l'esprit de l'Evangile dans les plaies de l'histoire par le témoignage de la foi, de l'espérance et de la charité".

Pouvoir se confesser est une grâce de Dieu


Cité du Vatican, 14 mars 2015 (VIS). "Le sacrement de la réconciliation nous permet, en fait, de nous approcher avec confiance du Père pour avoir la certitude de son pardon. Il est vraiment riche de miséricorde et l'étend avec abondance sur ceux qui recourent à lui avec un cœur sincère". Voici ce qu'a dit le Saint-Père dans son homélie au cours de la célébration pénitentielle en la basilique St.Pierre, vendredi après-midi. "La transformation du cœur qui nous amène à confesser nos péchés est un don de Dieu, c'est un cadeau, c'est son œuvre... En sortant du confessionnal, nous sentons sa force qui restaure la vie et restitue l'enthousiasme de la foi. Nous renaissons après la confession".

"Le rappel de Jésus pousse chacun de nous à ne jamais s'arrêter à la superficie des choses, surtout quand nous sommes face à une personne. Nous sommes appelés à regarder au-delà, à viser le cœur pour voir de quelle générosité chacun est capable. Personne ne peut être exclu de la miséricorde de Dieu. Tous connaissent la route pour y accéder et l'Eglise est la maison qui accueille tout le monde et ne refuse personne. Ses portes restent toujours grandes ouvertes, pour que ceux qui sont touchés par la grâce puissent trouver la certitude du pardon. Plus le péché est grand, et plus grand doit être l'amour que l'Eglise exprime envers ceux qui se convertissent".


"Chers frères et sœurs, j'ai beaucoup réfléchi à la façon dont l'Eglise pouvait rendre plus évidente sa mission d'être témoin de la miséricorde. C'est un chemin qui commence par une conversion spirituelle et nous devons faire ce chemin. C'est pourquoi j'ai décidé d'un Jubilé extraordinaire qui ait à son centre la miséricorde de Dieu. Ce sera une Année sainte de la Miséricorde. Nous voulons la vivre à la lumière de la parole du Seigneur: Soyez miséricordieux comme le Père. Cela vaut en particulier pour les confesseurs! Beaucoup de miséricorde!... Je suis convaincu que toute l'Eglise, qui a tant besoin de recevoir la miséricorde parce que nous sommes pécheurs, pourra trouver en ce jubilé la joie de redécouvrir et rendre féconde la miséricorde de Dieu, par laquelle nous sommes tous appelés à apporter consolation à tout homme et à toute femme de notre temps. N'oublions pas que Dieu pardonne tout, et Dieu pardonne toujours. Ne nous lassons pas de lui demander pardon. Confions dès maintenant cette Année à la Mère de la Miséricorde, pour qu'elle pose sur nous son regard et veille sur notre chemin, notre chemin pénitentiel, notre chemin avec le cœur ouvert, pendant une année, pour recevoir l'indulgence de Dieu, pour recevoir la miséricorde de Dieu".

Messe pour la communauté coréenne de Rome


Cité du Vatican, 14 mars 2015 (VIS). Jeudi dernier 12 mars, entouré des Evêques de Corée venus pour leur visite Ad Limina, le Pape a célébré la messe en la Basilique vaticane pour la communauté coréenne de Rome. A l'homélie il a d'abord rappelé que pendant les deux premiers siècles de son existence, leur Eglise avait été portée par les seuls laïcs et baignée du sang des martyrs. Ainsi a-t-il recommandé aux pasteurs d'aider les fidèles à ne pas céder au confort religieux: "Si vous n'avancez pas avec la force de la foi, avec zèle et avec l'amour du Christ, si vous devenez tièdes, fidèles à un christianisme à l'eau de rose, c'est le contenu de la foi que perdrez... Descendants de martyrs, vous ne pouvez négocier le zèle apostolique... Restez une Eglise de martyrs, une promesse pour l'Asie toute entière. Ne cédez pas et gardez vous de la mondanité spirituelle. Aimez Jésus-Christ, sa Croix et votre histoire.

Visite Ad Limina des Evêques coréens


Cité du Vatican, 12 mars 2015 (VIS). Le Pape François a reçu le second groupe des Evêques de Corée en conclusion de leur visite Ad Limina. Dans le discours qu'il leur a remis, il a d'abord évoqué sa visite pastorale en Corée, qui continue d'être en stimulus à son ministère. Saluant aussi les catholiques de Mongolie, il a dit: "Bien qu’ils soient une petite communauté sur un vaste territoire, ils sont comme le grain de moutarde qui est la promesse de la plénitude du Royaume. Que ces réflexions nourrissent la croissance de cette semence et le sol riche de la foi du peuple de Mongolie". Au cours de ma visite en Corée, écrit-il, "nous avons pu réfléchir sur la vie de l’Eglise et, en particulier, sur notre ministère épiscopal au service du peuple de Dieu et de la société. Je désire prolonger cette réflexion en soulignant trois aspects de ma visite: La mémoire, la jeunesse et la mission de confirmer nos frères dans la foi. ''L’un des plus beaux moments de ma visite a été la béatification des martyrs Paul Yun Ji-chung et ses compagnons. Avant même que leur foi se manifeste pleinement dans la vie sacramentelle de l’Eglise, ces premiers chrétiens coréens ont non seulement encouragé leur relation personnelle avec Jésus, mais ils l’ont aussi porté aux autres, indépendamment de leur classe ou position sociale, et ont vécu dans une communauté de foi et de charité comme les premiers disciples du Seigneur... Leur amour pour Dieu et le prochain a culminé dans le dernier acte d’offrir librement leurs vies, arrosant de leur sang la semence de l’Eglise... C’est une leçon pour nous en particulier aujourd’hui, lorsque, malgré les nombreux progrès technologiques et de communication les personnes se retrouvent encore plus isolées et les communautés diminuent. Combien est donc important votre rôle auprès des prêtres, des religieux et religieuses, et des laïcs engagés de vos diocèses, pour assurer aux paroisses, écoles et centres d’apostolat d’être d’authentiques lieux de rencontre: la rencontre avec le Seigneur qui nous enseigne comment aimer et qui nous ouvre les yeux sur la dignité de toute personne, et la rencontre avec les autres, en particulier les pauvres, les personnes âgées, les oubliés parmi nous”.

Ma pensée se tourne maintenant vers vos jeunes qui souhaitent vivement poursuivre l’héritage reçu de leurs ancêtres... Comme le témoignage des premiers chrétiens nous appelle à prendre soin les uns des autres, de même notre nouvelle jeunesse nous met au défi de nous écouter les uns les autres... Parler avec les jeunes nous oblige à partager la vérité de Jésus Christ avec clarté et d’une manière qu’ils doivent pouvoir comprendre. Cela met aussi à l’épreuve l’athenticité et la fidélité de notre foi. Puisque c’est le Christ que nous prêchons et non nous-mêmes, nous sommes appelés à être un exemple pour le peuple de Dieu afin d’attirer les gens vers lui... Alors que vous réfléchissez sur la vie de vos diocèses et que vous formulez et révisez vos plans pastoraux, je vous exhorte à regarder les jeunes que vous servez. Voyez en eux des alliés dans la construction d’une Eglise plus sainte, plus missionnaire et plus humble, une Eglise qui aime et adore Dieu, tachant de servir les pauvres, les personnes seules, les malades et les laissés-pour-compte. Soyez proches d’eux... cette proximité fortifiera non seulement les institutions et communautés de l’Eglise, mais vous aidera aussi à comprendre les difficultés qu’eux et leurs familles affrontent dans leur vie quotidienne. De cette façon, l’Evangile pénétrera plus profondément dans la vie de la communauté catholique et dans celle de la société dans son ensemble... Alors que vous vous apprêtez à rentrer dans vos Eglises, alors que je vous encourage dans votre ministère et vous confirme dans votre mission, je vous demande surtout d’être des serviteurs, comme le Christ est venu servir et non pour être servi. Notre vie est une vie de service, rendu librement, pour chaque âme confiée à notre soin, sans exception... Dans cet esprit de service, soyez plein de sollicitude les uns pour les autres. Grâce à votre collaboration et votre soutien fraternel, l’Eglise en Corée et en Mongolie se fortifiera et sera plus efficace pour proclamer le Christ".


Audiences


Cité du Vatican, 16 mars 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

Le Cardinal Robert Sarah, Préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements.

Frère Alois, Prieur de Taizé.

Une délégation du Réseau latino-américain pour la doctrine sociale de l'Eglise.

Les prélats de la Conférence épiscopale de Bosnie - Herzégovine en visite Ad Limina:

Le Cardinal Vinko Puljic, Archevêque de Vrhbosna - Sarajevo, accompagné de son Auxiliaire Mgr.Pero Sudar.

Mgr.Franjo Komarica, Evêque de Banja Luka, accompagné de son Auxiliaire Mgr.Marko Senren.

Mgr.Ratko Peric, Evêque de Mostar - Duvno et Administrateur apostolique du diocèse de Trebinje - Mrkan.

Mgr.Tomo Vuksic, Ordinaire militaire.

Samedi dernier, 14 mars, il avait reçu:

Le Cardinal Marc Ouellet, Pss, Préfet de la Congrégation pour les évêques.

Mgr.Orlando Antonini, Nonce apostolique en Serbie.


Autres actes pontificaux


Cité du Vatican, 14 mars 2015 (VIS). Le Saint-Père a:

Nommé le P.Alojzij Cvikl, SJ, Archevêque métropolitain de Maribor (superficie 42.520, population 1.601.000, catholiques 47.900, prêtres 46, diacres 71, religieux 89), en Slovénie. L'Evêque élu, né en 1955 à Celje (Slovénie), a prononcé ses voeux religieux en 1974 et a été ordonné prêtre en 1983. Licencié en pédagogie et sciences sociales, il a été curé de paroisse, professeur de lycée, provincial de son ordre en Slovénie, Président de la conférence des supérieurs majeurs de Slovénie, Recteur du Russicum.

Nommé Consulteurs du Secrétariat général du Synode des évêques, Mgr.Lluís Clavell (Espagne), l'Abbé Giuseppe Bonfrate (Italie), l'Abbé Maurizio Gronchi (Italie), l'Abbé Michele Giulio Masciarelli (Italie), l'Abbé Peter Paul Saldanha (Inde), M.Dario Vitali (Italie), le P.Aimable Musoni, SDB (Rwanda), le P.François-Xavier Dumortier, SJ (France), le P.Georges-Henri Ruyssen, SJ (Belgique), le P.Sabatino Majorano, CSSR (Italie), le P.Manuel Jesús Arroba Conde, CMF (Espagne) et le P.José Granados, DCJM (Espagne).

Confirmé l'élection du Chorévêque Antoine Chbeir comme Evêque de l'éparchie maronite de Lattaquié (Syrie). L'Evêque élu, né en 1961 à Ghosta (Liban) et ordonné prêtre en 1988, est docteur en théologie. Il a été curé de paroisse et chancelier diocésain. Jusqu'ici Chancelier près le vicariat patriarcal de Jounieh (Liban), il succède à Mgr.Elias Sleiman, dont la renonciation à la charge pastorale a été acceptée pour limite d'âge, qui est nommé Président du Tribunal patriarcal d'appel.

Confirmé l'élection de Mgr.Joseph Mouawad comme Evêque de Zahlé (Liban). Il était jusqu'ici Vicaire patriarcal à Ehden - Zgharta (Liban).


samedi 14 mars 2015

Jubilé extraordinaire de la Miséricorde


Cité du Vatican, 14 mars 2015 (VIS). Hier, second anniversaire de son élection, le Pape François a présidé en la Basilique vaticane une liturgie pénitentielle, organisée par le Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation (24 heures pour le Seigneur). A l'homélie il a annoncé une Année Sainte extraordinaire destinée à renforcer la pratique de la confession (la bulle d'indiction sera publiée le 12 avril, fête de la divine Miséricorde). Ce Jubilé de la Miséricorde débutera le 8 décembre prochain, solennité de l'Immaculée, par l'ouverture de la Porte Sainte et se conclura le 20 novembre 2016, solennité du Christ-Roi. 

jeudi 12 mars 2015

Avis


Cité du Vatican, 12 mars 2015 (VIS). Le prochain bulletin VIS sera diffusé lundi 16 mars, demain 13 étant férié au Vatican (second anniversaire de l'élection du Pape François).

Visite Ad Limina des Evêques coréens


Cité du Vatican, 12 mars 2015 (VIS). Le Pape François a reçu le second groupe des Evêques de Corée en conclusion de leur visite Ad Limina. Dans le discours qu'il leur a remis, il a d'abord évoqué sa visite pastorale en Corée, qui continue d'être en stimulus à son ministère. Saluant aussi les catholiques de Mongolie, il a dit: "Bien qu’ils soient une petite communauté sur un vaste territoire, ils sont comme le grain de moutarde qui est la promesse de la plénitude du Royaume. Que ces réflexions nourrissent la croissance de cette semence et le sol riche de la foi du peuple de Mongolie". Au cours de ma visite en Corée, écrit-il, "nous avons pu réfléchir sur la vie de l’Eglise et, en particulier, sur notre ministère épiscopal au service du peuple de Dieu et de la société. Je désire prolonger cette réflexion en soulignant trois aspects de ma visite: La mémoire, la jeunesse et la mission de confirmer nos frères dans la foi. ''L’un des plus beaux moments de ma visite a été la béatification des martyrs Paul Yun Ji-chung et ses compagnons. Avant même que leur foi se manifeste pleinement dans la vie sacramentelle de l’Eglise, ces premiers chrétiens coréens ont non seulement encouragé leur relation personnelle avec Jésus, mais ils l’ont aussi porté aux autres, indépendamment de leur classe ou position sociale, et ont vécu dans une communauté de foi et de charité comme les premiers disciples du Seigneur... Leur amour pour Dieu et le prochain a culminé dans le dernier acte d’offrir librement leurs vies, arrosant de leur sang la semence de l’Eglise... C’est une leçon pour nous en particulier aujourd’hui, lorsque, malgré les nombreux progrès technologiques et de communication les personnes se retrouvent encore plus isolées et les communautés diminuent. Combien est donc important votre rôle auprès des prêtres, des religieux et religieuses, et des laïcs engagés de vos diocèses, pour assurer aux paroisses, écoles et centres d’apostolat d’être d’authentiques lieux de rencontre: la rencontre avec le Seigneur qui nous enseigne comment aimer et qui nous ouvre les yeux sur la dignité de toute personne, et la rencontre avec les autres, en particulier les pauvres, les personnes âgées, les oubliés parmi nous”.


Ma pensée se tourne maintenant vers vos jeunes qui souhaitent vivement poursuivre l’héritage reçu de leurs ancêtres... Comme le témoignage des premiers chrétiens nous appelle à prendre soin les uns des autres, de même notre nouvelle jeunesse nous met au défi de nous écouter les uns les autres... Parler avec les jeunes nous oblige à partager la vérité de Jésus Christ avec clarté et d’une manière qu’ils doivent pouvoir comprendre. Cela met aussi à l’épreuve l’athenticité et la fidélité de notre foi. Puisque c’est le Christ que nous prêchons et non nous-mêmes, nous sommes appelés à être un exemple pour le peuple de Dieu afin d’attirer les gens vers lui... Alors que vous réfléchissez sur la vie de vos diocèses et que vous formulez et révisez vos plans pastoraux, je vous exhorte à regarder les jeunes que vous servez. Voyez en eux des alliés dans la construction d’une Eglise plus sainte, plus missionnaire et plus humble, une Eglise qui aime et adore Dieu, tachant de servir les pauvres, les personnes seules, les malades et les laissés-pour-compte. Soyez proches d’eux... cette proximité fortifiera non seulement les institutions et communautés de l’Eglise, mais vous aidera aussi à comprendre les difficultés qu’eux et leurs familles affrontent dans leur vie quotidienne. De cette façon, l’Evangile pénétrera plus profondément dans la vie de la communauté catholique et dans celle de la société dans son ensemble... Alors que vous vous apprêtez à rentrer dans vos Eglises, alors que je vous encourage dans votre ministère et vous confirme dans votre mission, je vous demande surtout d’être des serviteurs, comme le Christ est venu servir et non pour être servi. Notre vie est une vie de service, rendu librement, pour chaque âme confiée à notre soin, sans exception... Dans cet esprit de service, soyez plein de sollicitude les uns pour les autres. Grâce à votre collaboration et votre soutien fraternel, l’Eglise en Corée et en Mongolie se fortifiera et sera plus efficace pour proclamer le Christ".

Tout pénitent doit être accueilli avec attention pastorale


Cité du Vatican, 12 mars 2015 (VIS). Le Pape s'est adressé ce matin Salle Paul VI aux 400 participants du cours annuel sur le for interne organisé par le Pénitencerie apostolique: Les sacrements, a-t-il rappelé aux pénitenciers, sont la marque de l'attention de Dieu envers les hommes, "un moyen concret par lequel il vient vers nous sans avoir honte de nos limites". La réconciliation est particulièrement efficace pour manifester la miséricorde divine. "Confesseurs et pénitents ne doivent pas oublier qu'il n'existe pas de péché que Dieu ne puisse pardonner... A la lumière de ce don merveilleux, il convient de souligner trois exigences: Vivre le sacrement comme moyen d'éduquer à la miséricorde, se laisser éduquer en confessant, ne jamais perdre de vue sa dimension surnaturelle... Nous devons aider nos frères à trouver la paix et la compréhension" dans une "rencontre libératoire et amicale. Elle doit les ouvrir à une miséricorde qui n'exclut pas mais implique l'engagement à réparer au mieux le mal commis... Nous apprenons beaucoup de la conversion et du repentir de nos frères, ce qui nous pousse à l'examen de conscience... Etant ministres de la réconciliation par la seule grâce de Dieu, nous devons agir gratuitement et par amour, c'est à dire avec miséricorde. Grâce à la miséricorde de Dieu nous sommes ministres de la miséricorde, sans jamais oublier ce caractère surnaturel qui doit nous rendre humbles et accueillants envers qui sollicite" notre service sacramental... Tout pénitent doit être accueilli avec attention pastorale...afin que le peuple de Dieu puisse arriver purifier à Pâques, jour de la victoire définitive de la divine Miséricorde sur le mal de ce monde". 

Le Cardinal Tauran en Côte d'Ivoire


Cité du Vatican, 12 mars 2015 (VIS). Demain et jusqu'au 17 mars, le Président du Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux sera en Côte d'Ivoire. Le but de cette visite du Cardinal Jean-Louis Tauran, accompagné du P.Miguel Angel Ayuso Guixot, Secrétaire, et de Mgr.Lucio Sembrano, official du dicastère, est de prendre part au 110 anniversaire de l'évangélisation du Grand Nord (à Korhogo). A Abidjan ensuite, il visitera l'Université catholique de l'Afrique occidentale, avant de rencontrer l'épiscopat ivoirien à Yamoussoukro, où il présidera une messe concélébrée. Ce séjour permettra aussi de renforcer le dialogue inter-religieux en Côte d'Ivoire, sous le signe du respect et de l'amitié. Lors des trois étapes, le Cardinal Tauran rencontrera les représentants de l'Islam et des religions traditionnelles. Le 17 mars, il sera reçu par le Président Alessane Ouattara. 

L'Eglise réaffirme son hostilité à la peine capitale


Cité du Vatican, 12 mars 2015 (VIS). Le 4 mars à Genève, l'Observateur permanent près les institutions des Nations-Unies a pris la parole dans le cadre de la XXVIII session du Conseil des droits de l'homme consacrée à la peine de mort. Le Saint-Siège, a dit Mgr.Silvano Tomasi, "se range aux côtés du nombre croissant des états qui soutiennent la V résolution de l'Assemblée Générale réclamant un moratoire global des exécutions capitales. Le soutien de l'opinion publique s'accroît, ainsi les mesures tendant à la suspension des exécutions. Ceci devrait encourager les états n'ayant pas encore adhéré à aller vers l'abolition... Vue la situation de la plupart des pays, où le système pénal est en voie d'amélioration, les peines alternatives apparaissent comme suffisantes pour défendre les personnes et garantir l'ordre public. Elles répondent au mieux aux conditions du bien commun et sont conformes à la dignité de la personne. Les initiatives législatives que prennent de plus en plus de pays en vue d'abolir la peine capitale en conformant le droit pénal à la dignité des coupables tout en garantissant la sécurité de la société vont dans le bon sens. Le Pape a récemment dit que la pratique législative et judiciaire des états doit être inspirée par le primat de la vie et la dignité de la personne, rappelant que l'erreur judiciaire est toujours possible et que les régimes dictatoriaux ont recours à la peine capitale pour éliminer l'opposition ou persécuter les minorités ethniques ou religieuses. Le respect de la dignité de toute personne et le bien commun sont les deux principes que défend le Saint-Siège. Ils convergent dans la jurisprudence internationale relative aux droits de l'homme. Qui plus est, l'application de la peine capitale n'a aucun résultat positif évident pour enrayer la criminalité. Au contraire, la peine de mort pèche par son caractère irréversible en cas l'erreur du jugement". La délégation du Saint-Siège, a affirmé Mgr.Tomasi, "soutient fermement tout ce qui va en défense du bien commun et promeut la justice, invitant les états à adapter leurs systèmes pénaux en fonction de peines plus humaines. Pour ceux qui déclarent ne pouvoir encore abolir la peine de mort, le Saint-Siège les encourage à faire les efforts nécessaire... Il appuie totalement les efforts accomplis en vue de l'abolition, en soutenant les réformes permettant à la société de rejeter la peine capitale, en soutenant l'amélioration des conditions de détention, dans le respect du droit des personnes privées de leur liberté".  
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