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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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vendredi 17 septembre 2010

DIALOGUE ET COLLABORATION ENTRE RELIGIONS

CITE DU VATICAN, 17 SEP 2010 (VIS). A 11 h 30', toujours au Collège universitaire St. Mary de Twickenham, le Pape a rencontré les représentants des différentes confessions chrétiennes et religions majoritairement représentées au Royaume-Uni: juifs, musulmans, hindous et sikhs. "La présence de croyants engagés dans différents domaines de la vie sociale et économique est éloquente sur le fait que la dimension spirituelle de notre vie est fondamentale pour notre identité d'êtres humains", leur a dit le Pape. Benoît XVI a alors souligné que "la recherche du sacré est la recherche de la seule chose nécessaire, la seule en mesure de satisfaire les attentes du cœur de l'homme" avant d'ajouter que les sciences humaines et naturelles "ne peuvent satisfaire les aspirations les plus profondes du cœur humain, ni nous expliquer complètement notre origine et notre destin, pourquoi et ce pour quoi nous existons, ni nous donner une réponse exhaustive à la question: Pour quelle raison existe-t-il quelque chose plutôt que rien? La recherche du sacré ne déprécie pas les autres domaines de la recherche de l'homme. Au contraire, elle amplifie leur importance comme voies par lesquelles nous devons agir envers la création de façon responsable". Dieu "nous a confié le devoir d'explorer et d'utiliser les mystères de la nature en vue de servir un bien supérieur... La foi chrétienne l'exprime comme l'amour pour Dieu et l'amour pour le prochain. C'est pourquoi, nous nous engageons de tout cœur et avec enthousiasme dans le monde, mais toujours en vue de servir ce bien supérieur, pour ne pas défigurer la beauté de la création par des fins égoïstes".

  Le Pape a ajouté que "l'authentique croyance religieuse nous indique la transcendance, au-delà de son utilité même. Elle nous rappelle la possibilité et la nécessité de la conversion morale, du devoir de vivre de façon pacifique avec notre prochain, de l'importance de vivre une vie d'intégrité... Elle nous encourage à pratiquer la vertu et à nous rapprocher les uns des autres avec amour, dans le plus grand respect des traditions religieuses différentes des nôtres". Evoquant ensuite l'importance du dialogue et de la collaboration avec les autres religions, le Saint-Père a rappelé, en particulier, les situations dans certaines parties du monde, "où la coopération et le dialogue entre les religions exige le respect réciproque, la liberté de pratiquer sa religion et de célébrer des actes de culte public, tout comme la liberté de suivre sa conscience sans souffrir d'ostracisme ou de persécution, même après une conversion d'une religion à une autre. Une fois le respect et l'ouverture établis, les personnes de toutes religions travailleront ensemble, de manière efficace, pour la paix et la compréhension mutuelle, offrant ainsi au monde un témoignage convaincant. Ce type de dialogue -a-t-il expliqué- doit s'établir à différents niveaux et ne doit pas se limiter à des discussions formelles. Le dialogue de la vie implique simplement de vivre les uns à côté des autres et à apprendre les uns des autres pour grandir dans la compréhension et le respect réciproques. Le dialogue de l'action nous rapproche par des formes concrètes de collaboration, alors que nous appliquons nos intuitions religieuses au devoir de promouvoir le développement humain intégral, en œuvrant pour la paix, la justice et la sauvegarde de la création. Ce type de dialogue peut nous permettre de chercher ensemble le moyen de défendre la vie humaine à tous les stades et d'empêcher l'exclusion de la dimension religieuse des individus et des communautés de la vie de la société".

  "Il existe, au niveau des conversations formelles, un besoin d'échanger non seulement sur le plan théologique, mais aussi de partager nos richesses spirituelles, en parlant de notre expérience de prière et de contemplation, et en nous exprimant les uns aux autres la joie de notre rencontre avec l'amour divin. C'est pourquoi, je me réjouis des nombreuses initiatives positives entreprises dans ce pays pour promouvoir le dialogue à différents niveaux". Benoît XVI a conclu en assurant que l'Eglise catholique "poursuit sa route d'engagement et de dialogue dans un authentique respect pour vous et pour vos croyances. Les catholiques de Grande-Bretagne comme du monde entier, continueront de travailler à la construction de ponts d'amitié avec les autres religions, pour échapper aux erreurs du passé et promouvoir la confiance entre les individus et les communautés". Après la rencontre, le Pape a regagné la nonciature apostolique pour y déjeuner.
PV-ROYAUME UNI/                                             VIS 20100917 (740)

DANS L'AVION PAPAL

CITE DU VATICAN, 16 SEP 2010 (VIS). Comme de coutume et alors que son avion faisait route vers le Royaume-Uni,  Benoît XVI a répondu aux questions de journalistes l'accompagnant.

  Un journaliste lui rappelant que la préparation de ce voyage avait donné lieu à de fortes réactions hostiles et discussions, puisque ce pays est connu pour ses positions anticatholiques, lui a d'abord demandé s'il était préoccupé par la façon dont il allait être accueilli. Benoît XVI a répondu: "Je dois dire que je ne suis pas préoccupé car lorsque je suis allé en France, on disait que c'était le pays le plus anticlérical avec de forts courants anticléricaux et très peu de fidèles. Lorsque je suis allé en République tchèque, on disait que c'était le pays le plus areligieux d'Europe et aussi le plus anticlérical... Naturellement la Grande Bretagne a sa propre histoire d'anticatholicisme, c'est évident, mais c'est aussi un pays qui a une grande histoire de tolérance. Et je suis sûr que j'aurai un bon accueil des catholiques et des croyants en général, l'attention de ceux qui cherchent à aller de l'avant aujourd'hui, et le respect et la tolérance réciproque là où se trouve l'anticatholicisme. Je vais de l'avant avec grand courage et avec joie".

  La deuxième question était: Le Royaume-Uni, comme de nombreux autres pays occidentaux, est considéré comme un pays sécularisé, avec un fort mouvement d'athéisme et des positions culturelles critiques envers l'Eglise. Cependant, il y a aussi des signes que la foi religieuse, en particulier en Jésus-Christ, est aujourd'hui vivante au niveau personnel. Que cela signifie-t-il pour les catholiques et les anglicans? Que peut-on faire pour rendre l'Eglise en tant qu'institution plus crédible et attractive pour tous? "Je dirais -a répondu le Pape- qu'une Eglise qui cherche surtout à être attractive ferait déjà fausse route car l'Eglise ne travaille pas pour elle-même, pour augmenter en nombre et pour son pouvoir. L'Eglise est au service d'un Autre; elle sert non pour elle-même, pour être un corps fort, mais elle sert pour rendre accessible l'annonce de Jésus-Christ, les grandes vérités, les grandes forces d'amour, de réconciliation qui sont apparues dans ce visage et qui viennent toujours de la présence de Jésus-Christ... C'est pourquoi je pense que les anglicans et les catholiques ont le même devoir, la même direction à donner. Si les anglicans et les catholiques voient tous deux qu'ils ne sont pas au service d'eux-mêmes, mais qu'ils sont des instruments pour le Christ, des 'amis de l'Epoux' comme dit saint Jean, si ensemble ils suivent la priorité du Christ et non la leur, alors ils marcheront aussi ensemble parce que la priorité donnée au Christ les unit et ils ne sont plus concurrents dans la recherche du plus grand nombre. Ils se retrouvent alors dans leur engagement pour la vérité du Christ qui entre dans ce monde, et ainsi se rencontrent réciproquement aussi dans un œcuménisme vrai et fécond".

  La demande suivante concerna le moyen de rétablir la confiance des fidèles après le scandale des abus sexuels: "En premier lieu, je dois dire que ces révélations ont été pour moi un choc. Elles sont une grande tristesse. Il est difficile de comprendre comment une telle perversion du ministère sacerdotal a été possible. Le prêtre, au moment de son ordination, préparé pendant des années à ce moment, dit oui au Christ pour se faire sa voix, sa main, et le servir toute son existence pour que le Bon Pasteur qui aime, aide et guide dans la vérité, soit présent dans le monde. Il est difficile de comprendre comment un homme qui a fait et dit cela puisse tomber dans cette perversion. C'est une grande tristesse, la tristesse aussi que l'autorité de l'Eglise n'ait pas été suffisamment vigilante, pas assez rapide et ferme pour prendre les mesures nécessaires. C'est pourquoi nous sommes dans un moment de pénitence, d'humilité et de sincérité renouvelée... Quant aux victimes, trois choses sont importantes... Comment nous pouvons réparer, que pouvons-nous faire pour aider ces personnes à dépasser ce traumatisme, à renouer avec la vie, à retrouver aussi confiance dans le message du Christ? Le soin et l'engagement pour les victimes est la première priorité avec des aides matérielles, psychologiques et spirituelles. La deuxième concerne le problème des personnes coupables: la juste peine, leur exclusion de toute possibilité d'accéder aux jeunes, car nous savons que c'est une maladie, que la libre volonté ne fonctionne pas où se trouve la maladie et, donc, nous devons protéger ces personnes d'elles-mêmes, trouver la manière de les aider, de les protéger et de les exclure de tout accès aux jeunes. Le troisième point est la prévention dans l'éducation et dans l'élection des candidats au sacerdoce de façon à être attentifs afin que, dans la mesure des possibilités humaines, de nouveaux cas soient exclus. Je voudrais aussi maintenant remercier l'épiscopat britannique de son attention et de sa collaboration tant avec le siège de Pierre qu'avec les autorités publiques, et de leur attention aux victimes. Je crois que l'épiscopat britannique a fait et fait un grand travail. De cela, je l'en remercie".

  La figure du Cardinal Newman, a demandé un autre journaliste, a beaucoup de sens pour vous. Vous faites l'exception, pour lui, de présider à sa béatification. Pensez-vous que son souvenir puisse aider à dépasser les divisions entre anglicans et catholiques? Et quels sont les aspects de sa personnalité sur lesquels vous souhaitez mettre le plus l'accent?: "Le cardinal Newman est surtout, d'abord, un homme moderne qui a vécu tout le problème de la modernité, qui a aussi vécu le problème de l'agnosticisme, de l'impossibilité de connaître Dieu, de croire... J'en retiendrais trois éléments: la modernité de son existence avec tous les doutes et les problèmes que nous connaissons aujourd'hui; une grande culture et connaissance des grands trésors de la culture et de l'humanité, une disponibilité à la recherche permanente, de renouvellement permanent; et sa spiritualité, sa vie spirituelle, sa vie avec Dieu qui donnent à cet homme une grandeur exceptionnelle pour notre époque, et c'est pourquoi il est une figure de docteur de l'Eglise pour nous et pour tous, mais aussi un pont entre anglicans et catholiques".

  La dernière question a évoqué le caractère de visite d'Etat. Y a-t-il des points importants de syntonie avec les autorités britanniques, en particulier par rapport aux grands défis du monde actuel?: "Je remercie sa Majesté la Reine Elisabeth, qui a voulu donner à cette visite le rang de visite d'Etat, qui a su exprimer le caractère public de cette visite et aussi la responsabilité commune de la politique et de la religion pour l'avenir du continent et celui de l'humanité, responsabilité commune pour que les valeurs qui créent la justice et la politique et qui viennent de la religion restent unies pour cheminer à notre époque. Naturellement, cet événement, qui juridiquement est une visite d'Etat, ne fait pas de ma visite un acte politique car si le Pape est chef d'Etat, c'est seulement un moyen de garantir l'indépendance de son annonce et le caractère public de son travail de pasteur. C'est pourquoi, même une visite d'Etat reste substantiellement et essentiellement une visite pastorale".
PV-ROYAUME-UNI/                                                   VIS 20100917 (1190)

RELIGION, LIBERTE ET RESPECT

CITE DU VATICAN, 16 SEP 2010 (VIS). A 15 h 45' locales, le Pape a quitté en voiture Edimbourg pour Glasgow où, une heure plus tard, il a célébré la messe au Bellahouston Park, en l'honneur de saint Ninian de Galloway, apôtre de l'Ecosse au V siècle dont c'est aujourd'hui la fête. A l'homélie, en présence de 70.000 fidèles, Benoît XVI a d'abord évoqué la visite historique effectuée en 1982 par Jean-Paul II. Puis il a encouragé les fidèles à aller de l'avant ensemble avec nos frères chrétiens. Son appel à marcher main dans la main "a contribué à faire grandir la confiance et l'amitié avec les membres de l'Eglise d'Ecosse, ceux de l'Eglise épiscopalienne écossaise et d'autres communautés encore". Puis il a salué les représentants œcuméniques en rendant "grâce à Dieu pour l'espoir que représentent les efforts de compréhension et de coopération œcuméniques, en vue d'un unique témoignage à la vérité du salut qu'est la Parole de Dieu, dans une société soumise aujourd'hui à de rapides changements". Evoquant ensuite la question de l'enseignement, il a déclaré que, "ces trente dernières années, avec le concours des autorités civiles, les écoles catholiques écossaises ont relevé le défi de procurer une éducation intégrale à un plus grand nombre d'étudiants, et cela a aidé des jeunes non seulement dans leur croissance spirituelle et humaine, mais aussi pour leur insertion dans la vie professionnelle et publique. C'est un signe de grande espérance pour l'Eglise, et j'encourage les professionnels catholiques, hommes politiques et professeurs d'Ecosse, à ne jamais perdre de vue leur vocation qui est de mettre leurs talents et leur expérience au service de la foi, en s'engageant à tous les niveaux de la culture contemporaine écossaise. L'évangélisation de la culture est d'autant plus importante de nos jours, alors qu'une "dictature du relativisme" menace d'obscurcir l'immuable vérité sur la nature humaine, sa destinée et son bien suprême. Certains cherchent aujourd'hui à exclure la croyance religieuse du discours public, à la limiter à la sphère privée ou même à la dépeindre comme une menace pour l'égalité et pour la liberté. Pourtant, la religion est en fait une garantie de liberté et de respect authentiques, car elle nous conduit à considérer chaque personne comme un frère ou une sœur. Pour cette raison, je lance un appel particulier à vous les fidèles laïcs". Soyez "non seulement des exemples de foi dans la vie publique, mais aussi à introduire et à promouvoir dans le débat public l'argument d'une sagesse et d'une vision de foi... N'ayez pas peur de prendre en main ce service de vos frères et sœurs pour l'avenir de votre nation bien-aimée".

  S'adressant alors aux évêques d'Ecosse, le Pape les a tout particulièrement encouragés dans leur charge pastorale à prier avec les fidèles pour les vocations. Les prêtres sont appelés à la sainteté et au service du peuple de Dieu, a-t-il rappelé, "en modelant leur vie sur le mystère de la croix du Seigneur". Ils doivent "prêcher l'Evangile avec un cœur pur et une conscience transparente: Consacrez-vous à Dieu seul et vous deviendrez pour les jeunes des exemples lumineux d'une vie sainte, simple et joyeuse. Ainsi, à leur tour, désireront-ils vous rejoindre dans votre service exclusif de servir le peuple de Dieu". Et pour conclure, le Pape a invité les jeunes catholiques d'Ecosse "à mener une vie digne... Chaque jour, vous êtres soumis à de nombreuses tentations, telles la drogue, l'argent, le sexe, la pornographie ou l'alcool, dont le monde prétend qu'elles donnent le bonheur, alors qu'elles détruisent et divisent. Il n'y a qu'une seule chose qui soit durable, l'amour de Jésus-Christ pour chacun de vous personnellement. Cherchez-le, connaissez-le et aimez-le, et il vous rendra libres de l'esclavage d'une existence attrayante mais superficielle, souvent proposée par la société d'aujourd'hui. Laissez de côté ce qui ne vaut rien et apprenez votre propre dignité de fils de Dieu... Je prie pour que beaucoup d'entre vous connaissent et aiment le Christ et, qu'à travers cette rencontre, ils se consacrent complètement à Dieu, particulièrement ceux d'entre vous qui sont appelés au sacerdoce et à la vie religieuse".
PV-ROYAUME-UNI/                                                    VIS 20100916 (680)

DIMENSION SPIRITUELLE DE L'ENSEIGNEMENT

CITE DU VATICAN, 17 SEP 2010 (VIS). Ce matin, Benoît XVI a quitté la nonciature pour le Collège universitaire St. Mary de Twickenham, situé à une dizaine de km du centre de la capitale britannique. Fondé en 1850 pour les enfants catholiques de familles modestes, passé en 1899 des Frères des Ecoles chrétiennes aux Vincentins, il compte 4.000 étudiants et dispense ses propres diplômes depuis 1989. Accompagné du Recteur, du Ministre britannique de l'éducation et l'Evêque auxiliaire de Londres, le Pape s'est adressé dans la chapelle aux 300 professeurs et religieux assurant l'enseignement.

  Vous formez, a dit Benoît XVI, "les générations nouvelles non seulement à la connaissance de la foi, mais aussi dans tous les aspects d'une vie citoyenne mûre et responsable dans le monde d'aujourd'hui... L'éducation n'est pas et ne doit jamais être considérée selon une optique purement utilitaire. Il s'agit de former la personne humaine, en lui donnant le bagage nécessaire pour vivre pleinement sa vie. En bref, il s'agit de transmettre la sagesse. Et la vraie sagesse est inséparable de la connaissance du Créateur... Cette dimension transcendante des études et de l'enseignement a été clairement saisie par les moines qui contribuèrent beaucoup à l'évangélisation de ces îles... Puisque la recherche de Dieu, qui est au cœur de la vocation monastique, requiert un engagement actif selon les moyens par lesquels il se fait connaître lui-même : sa création et sa parole révélée, il était tout naturel que le monastère ait une bibliothèque et une école. En se consacrant à l'étude comme chemin pour rencontrer le Verbe incarné de Dieu, les moines ont contribué à poser les fondements de notre culture et de notre civilisation occidentale".

  Le Saint-Père a alors rendu grâce à Dieu pour "les ordres éducatifs qui ont porté, en des terres lointaines, la lumière de l'Evangile, participant à la grande œuvre missionnaire de l'Eglise... Souvent ils ont posé les bases d'un système éducatif avant même que l'Etat n'assume sa responsabilité dans ce service vital des individus et de la société. Comme les rôles respectifs de l'Eglise et de l'Etat dans le domaine de l'éducation continuent d'évoluer, n'oubliez jamais que les religieux ont une contribution unique à donner à cet apostolat, par-dessus tout à cause de leurs vies consacrées à Dieu et du témoignage de fidélité et d'amour qu'ils rendent au Christ, le Maître suprême. La présence de religieux dans les écoles catholiques est vraiment un puissant rappel de l'esprit catholique, souvent remis en cause, qui doit imprégner tous les aspects de la vie scolaire. Cela s'étend bien au-delà d'un enseignement dont le contenu devrait toujours être conforme à la doctrine de l'Eglise, exigence qui va de soi". Benoît XVI a conclu son intervention en manifestant sa gratitude "à tous ceux dont la tâche consiste à assurer dans nos écoles un environnement sécurisant aux enfants et aux jeunes. Notre responsabilité envers ceux qui nous sont confiés pour leur formation chrétienne n'exige rien de moins. En effet, la vie de foi ne peut être éduquée avec efficacité que dans un climat de confiance respectueuse et affectueuse. Je prie pour que cela reste la marque des écoles catholiques dans ce pays".
PV-ROYAUME-UNI                                                     VIS 20100917 (540)

APPEL A LA SAINTETE

CITE DU VATICAN, 17 SEP 2010 (VIS). Après la rencontre de la chapelle, Benoît XVI a traversé en papamobile le campus de St. Mary pour gagner le centre sportif du collège, où l'attendaient 4.000 étudiants qui venaient de suivre son discours sur écrans géants. Cette rencontre avec le monde enseignant avait été diffusé en direct sur Internet dans toutes les écoles catholiques du Royaume-Uni. Après le salut de Mgr.Malcolm P.McMahon, Evêque de Notthingham et Président de la commission épiscopale pour l'éducation, le Pape a inauguré le Centre sportif Jean-Paul II, qui rappelle aussi que son prédécesseur a consacré 120 discours à la thématique sportive. Il s'est alors adressé à l'assistance:

  "Ce n'est pas souvent qu'un Pape...ait la possibilité de parler à des étudiants de toutes les écoles catholiques d'Angleterre, du Pays de Galles et d'Ecosse à la fois. Et puisque j'ai cette chance en ce moment, j'aimerais beaucoup vous dire une chose. J'espère que parmi ceux d'entre vous qui m'écoutent aujourd'hui, se trouvent des futurs saints du XXI siècle... Il se peut que certains d'entre vous n'aient jamais pensé à cela auparavant. Il se peut que certains d'entre vous pensent qu'être un saint ce n'est pas pour eux. Permettez-moi vous expliquer ce que je veux dire". Lorsque j'invite les jeunes "à devenir des saints, je leur demande de ne pas se contenter de la seconde place. Je vous demande de ne pas poursuivre un but limité en ignorant tous les autres... Le bonheur est quelque chose que nous voulons tous, mais un des grands drames de ce monde est que tant de personnes ne le trouvent jamais, parce qu'elles le cherchent là où il n'est pas. La clef du bonheur est très simple - le vrai bonheur se trouve en Dieu. Nous devons avoir le courage de mettre nos espérances les plus profondes en Dieu seul, non pas dans l'argent, dans la carrière, dans les succès de ce monde, ou dans nos relations avec d'autres personnes, mais en Dieu. Lui seul peut satisfaire les exigences profondes de nos cœurs".
   
  "Non seulement Dieu nous aime avec une profondeur et une intensité que nous pouvons à peine essayer de commencer à comprendre, mais il nous invite à répondre à cet amour... Et dès que vous devenez l'ami de Dieu, tout commence à changer dans votre vie... Vous êtes attirés par la pratique des vertus. Vous commencez à considérer l'avidité et l'égoïsme et tous les autres péchés tels qu'ils sont réellement, des tendances destructrices et dangereuses qui provoquent de profondes souffrances et causent un grand préjudice... Vous commencez à éprouver de la compassion pour les personnes en difficultés et vous désirez vivement faire quelque chose pour elles... Et si tout cela est important pour vous, alors vous êtes bien sur le chemin qui mène à la sainteté... Il y a toujours un cadre plus grand qui dépasse les matières que vous étudiez, les différentes compétences que vous apprenez. Tout le travail que vous faites se situe dans le contexte de la croissance de cette amitié avec Dieu et de tout ce qui découle de cette amitié... Ne vous enfermez jamais dans des limites étroites. Le monde a besoin de bons chercheurs, mais une perspective scientifique devient dangereusement étroite si elle ignore la dimension religieuse et éthique de la vie, tout comme la religion devient étriquée si elle rejette la légitime contribution de la science pour notre compréhension du monde. Nous avons besoin de bons historiens, philosophes, économistes, mais si la compréhension de la vie humaine à travers leur domaine particulier est trop étroitement polarisé, ils peuvent nous amener à nous égarer gravement".

  Puis le Saint-Père s'est adressé au "nombreux étudiants non catholiques des écoles catholiques de Grande-Bretagne... Je prie pour que vous aussi vous vous sentiez encouragés à pratiquer les vertus et à grandir dans la connaissance et l'amitié avec Dieu aux côtés de vos camarades de classe catholiques. Vous leur rappelez par votre présence le plus grand dessein qui existe au-delà de l'école, et, de fait, il est absolument juste que le respect et l'amitié à l'égard des membres d'autres traditions religieuses doivent être parmi les vertus apprises à l'école catholique. J'espère également que vous voudrez partager avec tous ceux que vous rencontrez les valeurs et les intuitions que vous avez accueillies à travers l'éducation chrétienne que vous avez reçue". Après qui, Benoît XVI s'est rendu dans la Waldegrave Drawing Room de l'institut universitaire pour une rencontre avec les représentants religieux.
PV-ROYAUME-UNI                                           VIS 20100917 (750)

AVIS

CITE DU VATICAN, 17 SEP 2010 (VIS). En raison du voyage apostolique, le bulletin VIS sera diffusé samedi et dimanche prochains.
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jeudi 16 septembre 2010

RACINES CHRETIENNES DE LA GRANDE-BRETAGNE

CITE DU VATICAN, 15 SEP 2010 (VIS). Benoît XVI a entrepris ce matin son dix-septième voyage apostolique en gagnant la Grande-Bretagne où, dimanche, il béatifiera le Cardinal Newman. Parti de Rome à 8 h 10', l'avion papal a atterri à 11 h 30' à Edimbourg, capitale de l'Ecosse. Le Pape a été accueilli le Prince consort, Duc d'Edimbourg, qui l'a accompagné par la route au Palais de Holyroodhouse, résidence officielle de la Reine en Ecosse. Cette résidence royale a été bâtie au XVI siècle à l'emplacement d'un monastère construit au XII siècle par le Roi d'Ecosse David I et dédié à la Ste.Croix. Après les honneurs d'Etat, il s'est entretenu en privé avec la Reine Elisabeth II, après quoi il a gagné le parc où l'attendaient 400 personnalités, parmi lesquelles les représentants du parlement écossais et de l'Eglise anglicane. Après le discours de bienvenue de la souveraine britannique, le Pape a prononcé un premier discours.

  Le nom de Holyroodhouse, a dit Benoît XVI en s'adressant à la Reine Elisabeth, évoque la Ste.Croix, mais aussi "les profondes racines chrétiennes qui restent présentes dans toutes les strates de la vie britannique. Les monarques d’Angleterre et d’Ecosse ont été chrétiens très tôt, et on compte parmi eux des saints exceptionnels comme Edouard le Confesseur et Marguerite d’Ecosse. Beaucoup parmi eux ont exercé consciencieusement leur souverain devoir à la lumière de l’Evangile, et, ils ont ainsi façonné très profondément la nation vers le bien. Le message chrétien est ainsi devenu partie intégrante de la langue, de la pensée et de la culture des populations de ces îles depuis plus de mille ans. Le respect de vos ancêtres pour la vérité et la justice, pour la miséricorde et la charité qui vous a été transmis vient d’une foi qui reste une force puissante pour le bien dans votre royaume, au grand bénéfice des chrétiens comme des non-chrétiens... Grâce à des personnalités comme William Wilberforce et David Livingstone, la Grande-Bretagne est intervenue directement dans l’abolition du commerce international des esclaves. Inspirées par leur foi, des femmes comme Florence Nightingale, ont servi les pauvres et les malades et ont créé de nouveaux modèles de soins médicaux, qui, par la suite, ont été imités partout. John Henry Newman, dont je procéderai bientôt à la béatification, fut un des nombreux chrétiens britanniques...dont la bonté, l’éloquence et l’action ont fait honneur aux hommes et aux femmes de leur pays. Avec tant d’autres encore, ces personnalités étaient inspirées par une foi profonde qu’ils avaient reçue et nourrie dans ces îles".

  Puis le Saint-Père a rappelé que, plus récemment, "la Grande-Bretagne et ses dirigeants ont combattu la tyrannie nazie qui cherchait à éliminer Dieu de la société, et qui niait notre commune humanité avec beaucoup jugés indignes de vivre, en particulier les juifs. J’évoque aussi l’attitude du régime envers des pasteurs et des religieux chrétiens qui ont défendu la vérité dans l’amour...et qui l’ont payé de leurs vies. En réfléchissant sur les leçons dramatiques de l’extrémisme athée du XX siècle, n’oublions jamais combien exclure Dieu, la religion et la vertu de la vie publique, conduit en fin de compte à une vision tronquée de l’homme et de la société". Benoît XVI a alors dit qu'il y a 65 ans, la Grande-Bretagne "a joué un rôle essentiel en suscitant le consensus international de l’après-guerre qui favorisa la création des Nations-Unies et inaugura une période de paix et de prospérité jusqu’alors inconnue en Europe". Plus récemment, l’Accord dit du Vendredi Saint a délégué des pouvoirs à l’Assemblée de l’Irlande du Nord. Le Gouvernement de Votre Majesté et le Gouvernement de l’Irlande, en collaboration avec les dirigeants politiques, religieux et civils de l’Irlande du Nord, ont aidé à donner naissance à une résolution pacifique du conflit irlandais. J’encourage tous ceux qui y sont impliqués à continuer de marcher ensemble courageusement sur le chemin déjà tracé vers une paix juste et durable...Votre Gouvernement et votre peuple ont forgé des idées qui ont encore un impact bien au-delà des Îles britanniques. Cela leur confère le devoir particulier d’agir avec sagesse en vue du bien commun. De même, parce que leurs opinions atteignent une audience aussi large, les médias britanniques ont une responsabilité plus lourde que la plupart des autres médias, et une plus grande opportunité pour promouvoir la paix entre les nations, le développement intégral des pays et la propagation d’authentiques droits de l’homme. Puissent tous les britanniques continuer d’être animés par ces valeurs d’honnêteté, de respect et d’impartialité qui leur ont mérité l’estime et l’admiration de beaucoup!". Le Saint-Père a conclu en affirmant que le Royaume-Uni s’efforce d’être aujourd'hui "une société moderne et multiculturelle. Dans ce noble défi puisse-t-il garder toujours son respect pour les valeurs traditionnelles et les expressions de la culture que des formes plus agressives de sécularisme n’estiment ni ne tolèrent même plus. Qu’il n’enfouisse pas les fondements chrétiens qui sous-tendent ses libertés ; puisse aussi ce patrimoine qui a toujours servi le bien de la nation, inspirer constamment l’exemple que Votre Gouvernement et Votre peuple donne aux deux milliards de membres du Commonwealth et à la grande famille des nations de langue anglaise à travers le monde". Après cette intervention, Benoît XVI a pris congé de la Reine et du Duc d'Edimbourg pour gagner la résidence du Cardinal Archevêque de Saint Andrews and Edinburgh, où il a déjeuné.
 PV-ROYAUME-UNI/                                                     VIS 20100916 (900)

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 16 SEP 2010 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.James Peter Sartain, Archevêque métropolitain de Seattle (superficie: 64.269, population: 3.141.900, catholiques: 964.000, prêtres: 313, diacres: 104, religieux: 551), aux Etats-Unis d'Amérique. Jusqu'ici Evêque de Joliet in Illinois (USA), il succède à Mgr.Alexander J.Brunett, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.
NER:RE/                                                               VIS 20100916 (70)

mercredi 15 septembre 2010

SAINTE CLAIRE

CITE DU VATICAN, 15 SEP 2010 (VIS). Benoît XVI a consacré sa catéchèse de l'audience générale tenue Salle Paul VI à Claire d'Assise (1193-1253), une des saintes les plus aimées dans l'Eglise. Son témoignage "montre ce que l'Eglise doit aux femmes courageuses et remplies de foi, capables de donner une forte impulsion à sa rénovation". Puis il a rappelé qu'elle naquit dans une famille aristocratique, qui décida de la marier à un bon parti. Mais à dix huit ans, Claire et son amie Bonne quittèrent leurs foyers et décidèrent de suivre le Christ en entrant dans la communauté de la Portioncule. C'est François qui l'y accueillit, lui tailla les cheveux et la revêtit d'un grossier vêtement de pénitence. Dès lors fut elle une vierge, épouse du Christ, humble et pauvre, totalement consacrée au Seigneur".

  Dès le début de sa vie religieuse, a ensuite rappelé le Pape, "Claire trouva en François un maître avec ses enseignements, et plus encore un ami fraternel. Cette amitié fut considérable car, lorsque deux âmes pures brûlent ensemble du même amour de Dieu, elles trouvent dans l'amitié un encouragement à la perfection. L'amitié est l'un des sentiments les plus nobles et élevés que la grâce divine purifie et transfigure". L'évêque Jacques de Vitry, qui connût les débuts du mouvement franciscain, a rapporté que la pauvreté radicale, liée à la confiance absolue en la Providence, était caractéristique de sa spiritualité, et que Claire y était très sensible. C'est pourquoi elle obtint du Pape "le Privilegium Paupertatis, confirmant que Claire et ses compagnes du couvent de San Damiano ne pourraient jamais posséder de biens fonciers. "Ce fut une exception totale au droit canonique de l'époque, accordée par les autorités ecclésiastiques devant les fruits de sainteté évangélique produits par le mode de vie de la sainte et de ses soeurs".

   Ce point, a-t-il ajouté, "montre combien au Moyen Age le rôle de la femme était important. D'ailleurs, Claire fut la première femme de l'histoire de l'Eglise à rédiger une règle qui fut soumise à l'approbation papale, par laquelle elle voulut que le charisme de saint François fut conservé dans toutes les communautés féminines s'inspirant de leur exemple". A San Damiano, elle "pratiqua les vertus héroïques qui devraient distinguer tous les chrétiens, l'humilité, la piété, la pénitence et la charité. Sa réputation de sainteté et les prodiges opérés grâce à elle conduisirent Alexandre IV à canoniser Claire en 1255, à peine deux ans après sa mort". Ses filles spirituelles, les clarisses, poursuivent dans la prière une oeuvre inappréciable au sein de l'Eglise.
AG/                                                     VIS 20100915 (430)

APPELS A LA PAIX

CITE DU VATICAN, 15 SEP 2010 (VIS). Après la catéchèse, Benoît XVI a déclaré "suivre avec grande préoccupation les développements de la situation en Asie méridionale, en particulier en Inde, au Pakistan et en Afghanistan. Je prie -a-t-il assuré- pour les victimes en espérant que le respect de la liberté religieuse et la logique de la réconciliation et de la paix prévalent sur la haine et la violence".
AG/                                                       VIS 20100915 (80)

ACCORD AVEC LA BOSNIE-HERZEGOVINE

CITE DU VATICAN, 15 SEP 2010 (VIS). Ce matin au Vatican, a été ratifié l'Accord du 8 avril entre la Bosnie-Herzégovine et le Saint-Siège sur l'assistance aux catholiques dans les forces armées, qui entre en vigueur ce jour. Ont notamment pris part à la cérémonie, M.Sven Alkalaj, Ministre des affaires étrangères de la Bosnie-Herzégovine, le Cardinal Secrétaire d'Etat et le Secrétaire pour les relations avec les états.
OP/                                                       VIS 20100915 (80) 

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 15 SEP 2010 (VIS). Le Saint-Père a:

-Accepté la renonciation à la charge pastorale du diocèse de Kalernie-Kirungu (RDC), présentée pour limite d'âge par Mgr.Dominique Kimplinde.

-Accepté la renonciation à l'office d'Auxiliaire de  Sao Luís do Maranhao (Brésil), présentée pour limite d'âge par Mgr.Geraldo Dantas de Andrade, SCJ.

-Elevé à la dignité épiscopale Mgr.Ignacio Carrasco de Paula, Président de l'Académie pontificale pou la vie.

-Elevé à la dignité épiscopale le P.Enrico dal Covolo, SDB, Recteur de l'Université pontificale du Latran.
RE:NA/                                                               VIS 20100915 (90)

mardi 14 septembre 2010

VOYAGE EN GRANDE-BRETAGNE

CITE DU VATICAN, 14 SEP 2010 (VIS). A l'occasion du voyage apostolique que Benoît XVI s'apprête à effectuer au Royaume-Uni (16 - 19 septembre), les Postes vaticanes mettent en service deux marques postales spéciales. La première, présentant les portraits du Pape et du vénérable John Henry Newman, commémore la visite proprement dite. La seconde, qui reproduit deux autres portraits de Benoît XVI et du nouveau bienheureux, commémore la béatification qui sera célébrée à Birmingham le 19.
.../                               VIS 20100914 (90)

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 14 SEP 2010 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Gerard Paul Bergie, Evêque de Saint Catharines (superficie: 3.158, population: 456.000, catholiques: 157.900, prêtres: 93, diacres: 10, religieux: 75), au Canada. Il était jusqu'ici Auxiliaire de Hamilton (Canada).
NER/                               VIS 20100914 (50)

lundi 13 septembre 2010

EVANGELISATION, FOI ET PRIERE

CITE DU VATICAN, 11 SEP 2010 (VIS). Benoît XVI a reçu aujourd’hui les évêques récemment nommés, qui participent à un cours d’actualisation promu par la Congrégation pour l’évangélisation des peuples. Il a d’abord évoqué les défis auxquels ils sont confrontés, "spécialement dans les communautés chrétienne qui vivent leur foi dans des contextes difficiles où, en plus des diverses formes de pauvreté, existent parfois des formes de persécution liée à leur foi chrétienne. Vous avez le devoir de nourrir leur espérance, de partager leurs difficultés, en vous inspirant de la charité du Christ qui s’exprime par l’attention, la tendresse, la compassion, l’accueil, la disponibilité et l’intérêt aux problèmes des gens pour qui vous devez vous dépenser".

  Le Saint-Père a également évoqué le ministère épiscopal qui "se comprend seulement à partir du Christ, source unique et suprême sacerdoce auquel l’évêque est rendu participant... Il faut, pour imiter le Christ, consacrer suffisamment de temps pour être avec lui et le contempler dans l’intimité de la prière. Le pasteur est surtout appelé à être fréquemment en présence de Dieu, à être un homme de prière et d’adoration".Après avoir souligné que "la vie de l’évêque doit être une offrande continue à Dieu pour le salut de son Eglise, et spécialement pour le salut des âmes qui lui sont confiées", le Pape a ajouté que "l’épiscopat, comme le presbytérat, ne doit jamais être compris comme relevant d’une catégorie mondaine. Il est un service d’amour".

  "L’accueil et le fruit de la proclamation de la Bonne Nouvelle sont étroitement liés à la qualité de la foi et de la prière. Ceux qui sont appelés au ministère de la prédication doivent croire en la force de Dieu qui émane des sacrements et qui les accompagne dans leur devoir de sanctifier, gouverner et annoncer. Ils doivent croire et vivre ce qu’ils annoncent et célèbrent". Benoît XVI a ainsi ajouté que les communautés confiées aux évêques "sont souvent une minorité. C’est pourquoi la mission d’un évêque est particulièrement prenante. Mais c’est dans ces circonstances qu’à travers votre ministère, l’évangile montre toute sa puissance salvifique. Vous ne devez pas céder au pessimisme et au découragement car c’est l’Esprit Saint qui guide l’Eglise et qui, par son souffle puissant, lui donne le courage de persévérer mais aussi de chercher de nouvelles méthodes d’évangélisation pour atteindre des endroits restés inexplorés".

  "La vérité chrétienne est attirante et persuasive justement parce qu’elle répond au besoin profond de l’existence humaine, en annonçant de manière convaincante que le Christ est l’unique Sauveur de tout l’homme et de tous les hommes. Cette annonce est tout aussi valable aujourd’hui qu’au début du christianisme lorsqu’eut lieu la première grande expansion missionnaire de l’Evangile".
AC/                                                 VIS 20100913 (450)

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 11 SEP 2010 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Fausto Gabriel Trávez Trávez, OFM, Archevêque métropolitain de Quito (superficie: 11.167, population: 2.317.000, catholiques: 2.085.000, prêtres: 475, diacres: 9, religieux: 2.181), en Equateur. Jusqu'ici Evêque de Babanhoyo (Equateur), il succède à Mgr.Raúl Eduardo Vela Chiriboga, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.
NER:RE/                                                               VIS 20100913 (70)

DIEU VIENT A NOTRE RENCONTRE

CITE DU VATICAN, 12 SEP 2010 (VIS). Ce midi, avant de réciter l'angélus avec les fidèles rassemblés dans la cour intérieure du palais de Castelgandolfo, Benoît XVI a commenté les lectures du jour dans lesquelles Jésus raconte les paraboles miséricordieuses: "Le berger partant à la recherche de la brebis égarée, la femme qui cherche une drachme, le père allant à la rencontre du fils prodigue pour l'embrasser. Il ne s'agit pas de simples récits mais une explication de ce qu'il est et fait. Le berger est le Seigneur en croix qui prend sur ses épaules l'humanité pécheresse afin de la sauver".

  "Comment ne pas ouvrir nos coeurs et comprendre que, même pécheurs, nous sommes aimés de Dieu? Il ne cesse de venir à notre rencontre, de faire les premiers pas en notre direction. Le livre de l'Exode montre comment Moïse. Avec confiance et audace, il parvint pour ainsi dire à déplacer Dieu de son trône de justice à un trône de miséricorde. La repentance est la mesure de la foi par laquelle on revient à la vérité". Revenant à la parabole du fils prodigue, le Pape a rappelé que si l'aîné fut scandalisé par l'accueil réservé à son frère, ce fut à nouveau le père qui fit les premiers pas... La foi seule peut transformer l'égoïsme en joie en rétablissant de justes rapports avec Dieu comme avec le prochain". En conclusion, le Saint-Père s demandé de prier pour la visite apostolique qu'il s'apprête à réaliser en Grande-Bretagne, et au cours de laquelle il béatifiera le Cardinal Newman, confiant à la protection de la Vierge, dont l'Eglise fête aujourd'hui le Saint Nom, notre cheminement vers Dieu.
ANG/                                                     VIS 20100913 (290)

NOUVEAU BIENHEUREUX ESPAGNOL

CITE DU VATICAN, 12 SEP 2010 (VIS). Après l'angélus, le Pape a rappelé qu'a été béatifié ce matin à Grenade (Espagne), frère Leopoldo de Alpandeire (Francisco Sánchez Márquez): "La vie de ce modeste et austère capucin fut un chant à l'humilité et à la confiance en Dieu, un modèle de dévotion à la Vierge Marie. A l'exemple de ce nouveau bienheureux, j'invite à servir le Seigneur de tout coeur afin de connaître l'immense amour qu'il nous porte et qui permet d'aimer tous nos frères, sans exception".
ANG/                                                       VIS 20100913 (90)

NOUVEL AMBASSADEUR D’ALLEMAGNE

CITE DU VATICAN, 13 SEP 2010 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin les lettres de créances du nouvel Ambassadeur d’Allemagne, M.Walter Jürgen Schmid. Il a évoqué la béatification prochaine, le 19 septembre à Münster, du prêtre martyr du régime nazi Gerhard Hirschfelder, et celle, en 2011, de quatre autres prêtres, ainsi que la commémoration d’un pasteur évangélique. "De la contemplation de ces figures de martyrs, nous apparaît toujours plus clairement et de façon exemplaire, comment certains hommes, à partir de leurs convictions chrétiennes, sont disposés à donner leur vie pour la foi, pour le droit d’exercer librement leur croyance, pour la liberté de parole, pour la paix et pour la dignité humaine". Cependant, a-t-il poursuivi, "nombreux sont les hommes qui montrent une inclination vers des concepts religieux plus permissifs pour eux-mêmes. Ils substituent au Dieu du christianisme qui se révèle dans la bible, un être suprême, mystérieux et indéterminé, qui n’a qu’une vague relation avec la vie personnelle de l’être humain".

  Le Pape a ensuite souligné que "de tels concepts animent de plus en plus la discussion au sein de la société, surtout dans le domaine de la justice et de la loi. Si toutefois, on abandonne la foi envers un Dieu personnel, surgit alors un dieu qui ne connaît pas, n’entend pas et ne parle pas... Si Dieu n’a pas de volonté propre, on ne distingue plus finalement le bien du mal... L’homme perd alors sa force morale et spirituelle nécessaire au développement complet de sa personne. L’action sociale est alors davantage dominée par l’intérêt privé ou par un calcul de pouvoir, au détriment de la société... L’Eglise se préoccupe de voir la tentative croissante d’éliminer le concept chrétien du mariage et de la famille de la conscience de la société. Le mariage se manifeste comme une union durable d’amour entre un homme et une femme qui tend toujours à la transmission de la vie humaine". Ainsi, a-t-il souligné le besoin d’"une culture de la personne" reprenant une expression de Jean-Paul II. D’un autre côté, "l’issue du mariage dépend de nous tous et de la culture personnelle de chaque citoyen. C’est pourquoi, l’Eglise ne peut approuver des initiatives législatives qui entrainent une réévaluation des modèles alternatifs de la vie de couple et de la famille. Ils contribuent à l’affaiblissement des principes de droit naturel et ainsi à la relativisation de toute la législation et même à une confusion quant aux valeurs de la société".

  Evoquant les nouvelles possibilités de la biotechnologie et de la médecine, le Pape a souligné le "devoir d’étudier avec diligence jusqu’où ces méthodes peuvent être une aide pour l’homme et où, en revanche, il s’agit de manipulation de l’homme, de violation de son intégrité et de sa dignité. Nous ne pouvons pas refuser ces progrès mais nous devons rester très vigilants. Lorsqu’on commence à distinguer –et c’est déjà souvent le cas dès le sein maternel- entre vie digne et vie indigne de vivre, aucune autre phase de la vie ne sera épargnée, moins encore la vieillesse et la maladie".Il a conclu en ajoutant que "la construction d’une société humaine exige d’être fidèle à la vérité". Puis a mentionné quelques phénomènes dans le domaine des media: "Subissant une concurrence toujours plus forte, ils se sentent obligés de susciter la plus grande attention possible. En outre, c’est le contraste qui fait la nouvelle en général même au détriment de la vérité des faits. Cela devient particulièrement problématique lorsque les autorités prennent publiquement position, sans être capables de vérifier tous les aspects de façon adéquate. Je me réjouis de la décision du gouvernement fédéral de s’engager sur cette voie".
CD/                                                 VIS 20100913 (610)

GARDIENS DU DYNAMISME DE L’EGLISE

CITE DU VATICAN, 13 SEP 2010 (VIS). Le Saint-Père a reçu cent-vingt évêques récemment nommés, participant au congrès annuel promu par la Congrégation pour les évêques, et salué le nouveau préfet de ce dicastère, le Cardinal Marc Ouellet, ainsi que le Cardinal Leonardo Sandri, préfet de la congrégation pour les Eglises orientales. Evoquant la coutume selon laquelle les nouveaux évêques effectuent un pèlerinage sur la tombe de saint Pierre, "qui s’est conformé au Christ maître et pasteur jusqu’à la mort et à la mort sur la croix", il a rappelé à ses hôtes  les paroles de Jésus rapportées par saint Jean: "Le Bon Pasteur donne sa vie pour ses brebis".

  "La mission de l’évêque –a dit le Saint-Père- ne peut être comprise avec une mentalité d’efficience et d’efficacité pour laquelle on porte d’abord son attention sur ce qu’il y a à faire, mais il faut toujours tenir compte de la dimension ontologique à la base de la dimension fonctionnelle. En fait, l’évêque, par l’autorité du Christ dont il est revêtu, lorsqu’il siège en chaire, se trouve au-dessus et en face de la communauté, en ce qu’il est "pour" la communauté vers laquelle il dirige sa sollicitude pastorale". Evoquant ensuite les paroles rituelles de remise de l’anneau dans la consécration épiscopale: "Reçois cet anneau, signe de fidélité, et garde l’Eglise, épouse du Christ, dans l’intégrité de la foi et dans la pureté de la vie", Benoît XVI a expliqué que "le concept de garder ne signifie pas seulement conserver ce qui a été établi –bien que cet élément ne doive jamais faire défaut- mais inclut, dans son essence aussi, un aspect dynamique c’est-à-dire une tendance concrète et perpétuelle au perfectionnement, en pleine harmonie et adéquation avec les nouvelles exigences issues du développement et du progrès de cet organisme vivant qu’est la communauté".

  "L'évêque a de grandes responsabilités pour le bien du diocèse mais aussi de la société – a poursuivi le Pape-. Il est appelé à être fort et décidé, juste et serein, pour un sage discernement des personnes, de la réalité et des évènements requis par son devoir d’être père, frère et ami, dans son cheminement chrétien et humain... Le ministère de l’évêque –a conclu le Pape- se place dans une profonde perspective de foi, qui n’est pas purement humaine, administrative ou de type sociologique, car il n’est pas un simple gouvernant, un bureaucrate ou un simple modérateur et organisateur de la vie diocésaine. Ce sont la paternité et la fraternité dans le Christ qui donnent au supérieur la capacité de créer un climat de confiance, d’accueil, d’affection, mais aussi de franchise et de justice".
AC/                                                 VIS 20100913 (440)
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