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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

dernières 5 nouvelles

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lundi 22 octobre 2012

REMISE DU PRIX RATZINGER

Cité du Vatican, 20 octobre 2012 (VIS). Ce matin, le Saint-Père a remis le Prix Ratzinger, institué par la Fondation vaticane Joseph Ratzinger - Benoît XVI, a deux théologiens, le laïc français Rémi Brague, expert en philosophie des religions, et le Jésuite américain Brian E.Daley, professeur de théologie historique. Après une introduction de Mgr.Scotti, Président de la fondation et la présentation des lauréats par le Cardinal Camillo Ruini, Président du comité scientifique, Benoît XVI s'est brièvement adressé à l'assistance:

Les deux lauréats de cette année, a-t-il dit, "sont des experts engagés dans deux domaines décisifs pour l'Eglise, l’œcuménisme et le dialogue avec les autres religions. Le P.Daley, dans une étude approfondie des pères de l'Eglise, s'est mis à la meilleure école pour connaître et aimer l'Eglise une et indivisible, dans la richesse de ses différentes traditions". Le Professeur Brague est quant à lui "un grand expert de la philosophie des religions en particulier hébraïque et islamique du Moyen-Age. Ainsi, cinquante ans après le début du concile Vatican II, il me plairait de relire avec eux deux documents conciliaires, la déclaration Nostra Aetate sur les religions non-chrétiennes et le décret Unitatis Redintegratio sur l’œcuménisme, auxquels j'ajouterais toutefois un autre document qui s'est révélé d'une importance capitale, la déclaration Dignitatis Humanae sur la liberté religieuse". Benoît XVI a ensuite rappelé que les deux lauréats sont des "universitaires très engagés dans l'enseignement", soulignant l'importance de cette facette qui démontre "un aspect de la cohérence de l'activité de la fondation" qui, en plus du prix, octroie des bourses d'études pour les doctorants en théologie et organise des congrès d'étude universitaire. "Des personnalités comme le P.Daley et le Professeur Brague sont exemplaires pour la transmission d'un savoir qui unit science et sagesse, rigueur scientifique et passion pour l'homme, en vue de découvrir l'art de vivre. Nous avons aujourd'hui grand besoin de telles personnes qui, par leur foi éclairée et vécue, rendent Dieu proche et visible à l'homme". Il nous faut de ces "hommes dont l'intelligence est éclairée par la lumière de Dieu, pour qu'ils puissent parler aussi à l'intelligence et au cœur des autres. Travailler dans la vigne où le Seigneur nous appelle, afin que les hommes et les femmes d'aujourd'hui puissent découvrir ou redécouvrir le véritable art de vivre, fut un grand élan du Concile, plus que jamais actuel en vue de la nouvelle évangélisation".

BENOIT XVI SOLIDAIRE DES LIBANAIS

Cité du Vatican, 20 octobre 2012 (VIS). A la suite de l’attentat qui s’est produit hier à Beyrouth (Liban), qui a causé la mort de huit personnes et fait de plusieurs dizaines de blessés, le Saint-Père a fait parvenir un télégramme de condoléances à SB le Patriarche maronite Béchara Boutros Raï. S’associant dans la prière au deuil des familles et à la tristesse de tous les Libanais, il confie les victimes au Dieu de toute miséricorde et exprime sa profonde sympathie aux blessées et à leurs familles. Comme il l’a fait lors de son récent voyage au Liban, Benoît XVI condamne une nouvelle fois la violence qui cause tant de souffrances et demande à Dieu de faire au Liban et à toute la région le don de la paix et de la réconciliation.

AUDIENCES

Cité du Vatican, 22 octobre 2012 (VIS). Ce matin, le Saint-Père a reçu en audiences séparées:

Le Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples.

Le Cardinal Giuseppe Bertello, Président de la Commission pontificale et du Governorat de l'Etat de la Cité du Vatican.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 22 octobre 2012 (VIS). Le Saint-Père a accepté la renonciation de Mgr.Luis Antonio Sánchez Armijos, SDB, à la charge pastorale du diocèse de Machala (Equateur), présentée en conformité au canon 401,2 du CIC.

Samedi dernier, 20 octobre, il avait nommé:

Mgr.Domenico Caliandro, Archevêque de Brindisi - Ostuni (superficie 1.253, population 283.496, catholiques 282.396, prêtres 165, diacres 12, religieux 233), en Italie. Il était jusqu'ici Evêque de Nardò - Gallipoli (Italie).

Mgr.Guido Evêque d'Alessandria (superficie 740, population 163.100, catholiques 151.200, prêtres 96, diacres 2, religieux 207), en Italie. L'Evêque élu, né en 1962 à Gênes (Italie) et ordonné prêtre en 1990, était jusqu'ici Directeur du service pour le monde universitaire et responsable de la pastorale de la jeunesse du diocèse de Gênes (Italie). Il a été successivement Vice Recteur du grand séminaire de Gênes, curé de plusieurs paroisses entre 1998 et 2007, puis professeur près la Faculté de théologie d'Italie septentrionale, responsable diocésain de la pastorale des jeunes, membre du presbyterium et responsable de la pastorale universitaire.

Mgr.Luigi Ernesto Palletti, Evêque de La Spezia - Sarzana - Brugnato (superficie 881, population 223.535, catholiques 220.921, prêtres 141, diacres 22, religieux 152), en Italie. Il était jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de Gênes (Italie).


vendredi 19 octobre 2012

RELIQUE DE JEAN-PAUL II A LOURDES

Cité du Vatican, 19 octobre 2012 (VIS). Le pèlerinage de l'UNITALSI, l'organisme italien convoyant les malades vers les sanctuaires, sera accompagné à Lourdes du 21 au 27 octobre par une relique de Jean-Paul II. L'autorisation de transporter une ampoule de sang du bienheureux a été donnée par Mgr.Zygmunt Zimowski, Président du Conseil pontifical pour la pastorale de santé. Sur les ondes de Radio Vatican, le président de l'UNITALSI a rappelé que la nouvelle évangélisation était chère au défunt Pape, dont l'influence au sein de l'Eglise et à travers le monde est notable. Transporter cette relique symbolisera l'actualité de ses préoccupations mais aussi tout l'amour que ce pasteur a donné à l'humanité, aux fidèles et tout particulièrement aux malades.

ART, MUSIQUE ET ANNEE DE LA FOI

Cité du Vatican, 19 octobre 2012 (VIS). La XI édition du Festival international de musique et d'arte religieux, qui se déroulera dans les basiliques papales de Rome et au Vatican, sera consacrée à l'Année de la foi. Cette manifestation promeut les activités de la Fondation Pro Musica et Arte Sacra, présidée par Hans Albert Courtial, en particulier la restauration des trésors artistiques des basiliques romaines et l'organisation de concerts du répertoire musical d'église. Le programme 2012 compte sept concerts, du 2 au 13 novembre: Le 2 le Requiem de Giovanni Sgambati, par le Roma Sinfonietta en la basilique St.Ignace, puis le 7 en la même église l'orchestre de l'Opéra de Rome exécutera la VII Synphonie de Bruckner. Le 11 novembre, le choeur de la Sixtine exécutera en privé au Vatican la Missa Anno Santo, composée par le frère du Saint-Père Mgr.Georg Ratzinger. Le même jour en la basilique Ste.Marie in Aracoeli, le Johann-Rosenmüller Ensemble (instruments anciens) et le Bach-Cor Siegen interpréteront les vêpres de la Vierge de Monteverdi. Le 12 à Ste.Marie Majeure, la Chapelle musicale pontificale proposera des oeuvres de l'école romaine, tandis que le Westminster Cathedral Choir évoquera six siècles de musique chorale catholique dans les îles britanniques. Le lendemain, le même choeur, placé sous la direction de Martin Baker, assurera en la Basilique vaticane le service de la messe que célébrera son Archiprête le Cardinal Angelo Comastri. Ce festival s'achèvera le même jour à St.Paul Hors les Murs avec l'exécution par le Wiener Philarmoniker d'un programme mozartien. Le Cardinal Comastri, Président d'honneur de la Fondation Pro Arte et Musica Sacra, a parlé d'une "musique qui naît de la foi et qui y porte. La création artistique dans l'Eglise n'est effectivement que la manifestation extérieure de la beauté intérieur".

AUDIENCES

Cité du Vatican, 19 octobre 2012 (VIS). En fin d'après-midi, le Saint-Père devrait recevoir le Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les évêques.

jeudi 18 octobre 2012

ENVOYE SPECIAL AU PEROU

Cité du Vatican, 18 octobre 2012 (VIS). Aujourd'hui a été rendue publique la lettre latine du 3 octobre dernier, par laquelle le Saint-Père a nommé le Cardinal Raúl Eduardo Vela Chiriboga, Archevêque émérite de Quito, son Envoyé spécial au 475 anniversaire du diocèse de Cuzco, le premier d'Amérique du sud (Pérou, 24 - 28 octobre). Ces festivités coïncident avec le Congrès international eucharistique et marial, inspiré par l'encyclique Ecclesia de Eucharistia de Jean-Paul II (2003).

ACCREDITATION DE L'AMBASSADEUR D'HAITI

Cité du Vatican, 18 octobre 2012 (VIS). Ce matin, M.Carl-Henri Guiteau, a remis ses lettres d'accréditation comme Ambassadeur d'Haïti à Mgr.Dominique Mamberti, Secrétaire pour les relations avec les états. Le 6 juillet 2009, le Saint-Père avait reçu les lettres de créance de M.Guiteau au titre d'Envoyé extraordinaire et plénipotentiaire.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 18 octobre 2012 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

Mgr.Joseph W.Tobin, CSSR, Archevêque d'Indianapolis (superficie 35.768, population 2.595.000, catholiques 246.000, prêtres 236, religieux 715), aux Etats-Unis. Il était jusqu'ici Secrétaire de la Congrégation pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique.

L'Abbé Paul Terrio, Evêque de Saint Paul in Alberta (superficie 155.916, population 131.500, catholiques 57.635, prêtres 30, diacres 10, religieux 29), au Canada. L'Evêque élu, né en 1943 à Montréal (Canada) et ordonné prêtre en 1970, était jusqu'ici curé de paroisse et directeur du service vocations du diocèse d'Edmonton (Canada). Licencié en théologie et en philosophie, il a été curé de paroisse et professeur de collège dans ce même diocèse, après avoir enseigné au grand séminaire de Brasilia (Brésil) de 1983 à 1994.

mercredi 17 octobre 2012

UN CYCLE DE CATECHESE SUR LA FOI

Cité du Vatican, 17 octobre 2012 (VIS). Au cours de l'audience générale tenue Place St.Pierre, Benoît XVI a inauguré un cycle de catéchèse consacré à la foi, qui se développera durant toute l'Année de la foi, une année à dit Benoît XVI, "destinée à relancer dans l'Eglise l'enthousiasme de croire en Jésus-Christ...à raviver la joie de reprendre le chemin qu'il nous a indiqué, de témoigner concrètement de la force de la foi". La foi "n'est pas quelque chose d'étranger, distinct de la vie quotidienne, car elle est l'âme. C'est une foi dans un Dieu d'amour qui, en s'incarnant s'est rapproché de l'homme, s'est offert sur la croix pour le racheter et lui ouvrir les portes du ciel. Dans l'amour seul, nous a-t-il enseigné, réside la plénitude de l'homme... Là où règne la domination, la possession, l'exploitation d'autrui...l'homme est appauvri, dégradé, défiguré. Forte dans l'espérance et active dans la charité, la foi chrétienne humanise la vie... Dieu s'est révélé en parole et en acte au long d'une histoire d'amitié avec l'humanité, qui culmina" dans l'Incarnation et la Résurrection. Avec le Christ, Dieu "est entré en homme sur la terre des hommes, afin de les rencontrer et de leur parler. Et cette annonce du salut s'est répandue jusqu'aux confins de ce monde. Née du Christ, l'Eglise est le porteur d'une nouvelle espérance...Mais dès l'origine s'est posé le problème des règles de foi, de la fidélité à l'Evangile..., à la vérité salvifique de Dieu". Dans la profession de foi, "nous nous rattachons à la personne de Jésus et à son historicité".

"Dans le credo réside la vie morale du chrétien, qui y trouve fondement et justification... Il est du devoir de l'Eglise de transmettre la foi, d'enseigner l'Evangile, afin que les vérités chrétiennes éclairent et transforment la culture, que les chrétiens soient capables de témoigner de l'espérance qu'ils portent. Nous vivons dans un monde en mutation profonde où la sécularisation et le relativisme marque fortement la mentalité générale... si l'individualisme et le relativisme semblent dominer chez nos contemporains, les croyants ne sont pas totalement immunes de ces dangers... L'enquête menée en vue du synode sur la nouvelle évangélisation a montré certains de ces dangers, tels une foi vécue passivement et de manière trop personnelle, le refus de l'éducation à la foi ou la fracture entre foi et vie. Souvent le chrétien ne connaît même pas le coeur de la foi catholique contenu dans le credo, mais se laisse gagner par un certain syncrétisme ou relativisme religieux, dénué de clarté quant à la vérité de croire et au caractère salvifique du christianisme... Il nous faut revenir à Dieu, au Dieu de Jésus-Christ, redécouvrir le message évangélique et le faire plus profondément entrer dans notre conscience et dans notre mode de vie. Par mes catéchèses de l'Année de la foi", a conclu le Saint-Père, j'entends "aider qui entreprend cette démarche d'approfondissement des vérités de la foi, relatives à Dieu, à l'homme, à l'Eglise...et de réflexion sur les affirmations du credo. Je voudrais qu'on voie clairement que les vérités de foi intéressent directement notre vécu, qu'elles réclament une conversion de vie, qu'elles engendrent un mode nouveau d'envisager et de croire en Dieu".

Après la catéchèse, il a notamment salué des pèlerins polonais, rappelant que c'était hier l'anniversaire de l'élection de Jean-Paul II: "Nous nous souvenons tous de lui comme d'un grand guide de la foi, qui a introduit l'Eglise dans son troisième millénaire". Le Pape a aussi salué le mouvement Quart Monde, venu pour la Journée mondiale du refus de la misère (ONU), encourageant ses membres à persévérer dans la défense de la dignité et des droits des personnes contraintes à la misère. Lutter contre ce fléau, a-t-il dit, est du devoir permanent de l'humanité.

MISSION PAPALE A DAMAS

Cité du Vatican, 17 octobre 2012 (VIS). Hier après-midi, le Cardinal Secrétaire d'Etat a pris la parole devant l'assemblée synodale: "Nous ne pouvons demeurer de simples spectateurs face au drame syrien. Certaines interventions faites ici témoignent de notre préoccupation. Pensant aux terribles souffrances de la population, au sort des personnes déplacées et à l'avenir du pays, certains que la solution de cette crise ne peut qu'être politique, certains pères ont suggéré que notre assemblée exprime sa solidarité au peuple syrien. C'est pourquoi le Saint-Père a décidé d'envoyer prochainement à Damas une délégation chargée d'exprimer en son nom et en notre nom la solidarité de l'Eglise envers le peuple syrien et envers nos frères et soeurs chrétiens. Porteuse d'une aide collectée parmi les pères synodaux et d'un complément de la part du Saint-Siège, elle entend encourager tous ceux qui oeuvrent à une solution respectueuse des droits et devoirs de chacun dans le respect des règles humanitaires". La délégation, qui devrait se rendre en Syrie la semaine prochaine, après que le nonce ait réglé les formalités avec le gouvernement, sera composée des Cardinaux Mosengwo Pasinya (RD Congo), Tauran (France Saint-Siège), Dolan (USA), Mgr.Suescun Mutis (Colombie) et Mgr.Nguyen Nang (Vietnam). Ces pères synodaux seront accompagnés par le Secrétaire pour les relations avec les états, Mgr.Mamberti, et un official de la Secrétairerie d'Etat. En conclusion de l'annonce, le Cardinal Bertone à appelé l'assemblée à prier afin que la raison prévale en Syrie.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 17 octobre 2012 (VIS). Le Saint-Père a nommé le P.Elio Rama, IMC, Evêque de Pinhero (superficie 21.360, population 467.000, catholiques 269.000, prêtres 54, religieux 38), au Brésil. L'Evêque élu, né en 1953 à Tucunduva (Brésil), a émis ses voeux religieux en 1982 et a été ordonné prêtre en 1984. Jusqu'ici Supérieur régional de son ordre pour le Brésil, il succède à Mgr.Ricardo Pedro Paglia, MSC, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge. Licencié en missionologie, le nouvel évêque a été successivement vicaire paroissial au Mozambique, curé de paroisse, Recteur du séminaire de son ordre à Nampula, Supérieur régional pour ce pays. Rentré au Brésil, il a été Recteur du séminaire de Sao Paulo, conseiller régional de son ordre puis curé d'une paroisse de ce diocèse.

mardi 16 octobre 2012

CHRISTIANISME ET EUROPE

Cité du Vatican, 16 octobre 2012 (VIS). Hier, après la session de l'après-midi, a été projeté devant les pères synodaux le film intitulé Bells of Europe (les cloches de l'Europe), traitant du lien entre l'Europe et le christianisme, la culture européenne et l'avenir du continent. Il propose des extraits d'interview des leaders chrétiens que sont notamment Benoît XVI, la Patriarche oecuménique de Constantinople, le Patriarche orthodoxe russe, l'Archevêque anglican de Canterbury, l'ancien Président de la Fédération évangélique d'Allemagne. Le fil conducteur du film est donné par le son des cloches de différentes régions et la fusion d'une cloche dans la fonderie historique d'Agnone (Italie). La bande-son reprend des oeuvres du célèbre compositeur estonien Arvo Pärt. Arvo Pärt, inspirées par le tintement des cloches. Le film a été réalisé par le Centre de Télévision du Vatican sur une idée du P.Germano Marani, avec le soutien de plusieurs autres institutions dont la Fondation Grégorienne. Rai Cinema détient les droits d'émission télévisuels et vidéos. Voici le passage proposant l'interview du Saint-Père:

Sainteté, vous proposez dans vos encycliques une anthropologie forte, celle d'un homme habité par l'amour de Dieu, d'un homme dont l'expérience est élargie par la foi, d'un homme socialement engagé grâce à la charité reçue et donnée. Dans une dimension humaine où le message de l'Evangile offre tous les éléments de la dignité de la personne humaine...,vous avez dit à plusieurs reprises que la redécouverte des valeurs évangéliques, des racines profondes de l'Europe est une source de grande espérance pour le continent, et pas seulement. Pouvez-vous expliquer les raisons de votre espoir?

"La première raison de mon espoir est que le désir de Dieu, la recherche de Dieu, est profondément inscrite dans toute âme humaine et ne saurait disparaître. Bien sûr, pendant un certain temps, vous pouvez oublier Dieu, le mettre de côté, faire autre chose, mais Dieu ne disparaît jamais. Il est tout aussi vrai, comme l'a dit saint Augustin, que les hommes sont inquiets tant qu'ils ne trouvent pas Dieu. Cette préoccupation existe encore aujourd'hui. C'est l'espoir de voir l'homme se mettre en chemin vers Dieu. Ma deuxième raison d'espérer est que l'Evangile de Jésus-Christ, la foi dans le Christ, est tout simplement vrai. La vérité ne vieillit pas. Si vous pouvez oublier pendant un certain temps, si vous pouvez vous intéresser à d'autres choses, mais la vérité ne disparaît pas. Les idéologies ont compté un temps. Elles semblaient fortes, irrésistibles. Or, elles se sont épuisées à bout de consommation parce qu'elles n'étaient pas une vérité profonde. Elles ne contenaient que des parcelles de vérité, qui se sont épuisées. A l'inverse, l'Evangile est vrai, et par conséquent il ne s'use jamais. A chaque période de l'histoire il apparaît avec de nouvelles dimensions, dans toute sa nouveauté, répondant aux attentes du cœur et de la raison humaine, qui peut marcher vers cette vérité et s'y reconnaître. C'est pourquoi je suis convaincu qu'il y a un nouveau printemps du christianisme. Une troisième raison, empirique, est que nous voyons cette préoccupation oeuvrer dans la jeunesse. Les jeunes, qui ont vu tant de choses, de propositions idéologiques et matérialistes, sont saisis par le vide de tout cela, leur échec. L'homme est créé pour l'infini. Le fini est trop petit. On voit parmi les jeunes cette anxiété qui les interpelle et les pousse à entreprendre un parcours à la redécouverte de la beauté du christianisme, d'un christianisme exigeant, radical et profond. Il me semble donc que l'anthropologie en tant que telle démontre qu'il y aura toujours de nouveaux éveils au christianisme. Les faits le confirment, le fondement solide est le christianisme. Il est vrai, et la vérité a toujours un avenir".

Sainteté, vous avez déclaré à plusieurs reprises que l'Europe, qui a eu et continue d'avoir une influence culturelle sur toute l'humanité, ne peut renoncer à sa responsabilité devant le monde. Est-il possible d'esquisser les contours du témoignage visible que les catholiques et les chrétiens orthodoxes et protestants de l'Atlantique à l'Oural, vivant les valeurs de l'Evangile, sont appelé à fournir pour contribuer à la construction d'un monde plus fidèle au Christ, plus accueillant et solidaire, non seulement de préserver le patrimoine culturel et spirituel qui les distingue, mais aussi pour trouver des réponses aux grands défis qui marquent la société post-moderne et multiculturelle?

"C'est la grande question. Il est clair que l'Europe a un poids important dans le monde d'aujourd'hui, économique, culturel et intellectuel. C'est une grande responsabilité pour cela. Mais l'Europe doit encore trouver sa pleine identité pour être en mesure de parler et d'agir en conformité à cette responsabilité. A mon avis les différences nationales ne sont plus un problème. Grâce à Dieu, il s'agit maintenant de diversité et non plus de divisions. Les nations demeurent, avec leur diversité culturelle et ce trésor mis en commun donne naissance à une grande symphonie de cultures. Il s'agit fondamentalement d'une culture commune. Le problème de l'Europe contemporaine est de trouver son identité car elle présente deux âmes, dont la raison abstraite, anti-historique, qui pense tout dominer parce qu'il se sent au-dessus de toutes les cultures. Elle pense être fine à elle-même qu'elle a l'intention et pouvoir s'émanciper de toutes les traditions et valeurs culturelles en faveur du rationalisme. La première sentence de Strasbourg sur le crucifix était un exemple de la volonté de la raison abstraite de se libérer de toutes les traditions, de l'histoire. Mais ainsi l'Europe ne peut survivre. En puis, même la raison pure est conditionnée par une situation historique spécifique, et seulement dans ce sens elle peut exister. L'autre âme est le christianisme, qui est ouvert à tout ce qui est raisonnable. N'a-t-il pas créé l'audace de la raison et la liberté de la raison critique? L'âme chrétienne de l'Europe demeure ancrée à ses racines. Ll'Europe s'est construite sur les grandes valeurs et les grandes intuitions de la foi chrétienne. C'est effectivement en particulier dans le dialogue œcuménique entre les protestants, catholiques et orthodoxes que cette âme doit trouver une expression commune, relever le défi de la raison abstraite, conserver la liberté critique de la raison pure...de la pratiquer en cohérence avec les grandes valeurs qui nous ont été données par le christianisme. Ce n'est que dans cette synthèse que l'Europe peut avoir un poids dans le dialogue interculturel de l'humanité d'aujourd'hui et de demain. Une raison qui se serait émancipée de toutes les cultures ne saurait prendre part au dialogue interculturel. Seule une raison qui a une identité historique et morale peut parler aux autres, et trouver une interculturalité dans laquelle chacun peut venir et trouver l'unité fondamentale des valeurs ouvrant la voie de l'avenir, du nouvel humanisme qui doit être notre but. Pour nous, cet humanisme pousse juste à côté de la grande idée de l'homme créé à l'image et ressemblance de Dieu".

APPUI AUX COOPERATIVES AGRICOLES

Cité du Vatican, 16 octobre 2012 (VIS). A l'occasion de la Journée mondiale de l’alimentation, le Saint-Père a adressé un message à M.José Graziano da Silva, Directeur Général de la FAO. Cette année, le 16 octobre, jour anniversaire de la fondation de la FAO, écrit-il, connaît toujours "les effets de la crise économique touchent toujours plus les besoins primaires, y compris le droit fondamental de chaque personne à une nourriture suffisante et saine, aggravant spécialement la situation de ceux qui vivent dans des conditions de pauvreté et de sous-développement. Il s’agit d’un contexte analogue à celui qui inspira l’institution de la FAO et qui requiert l’engagement des institutions nationales et internationales pour libérer l’humanité de la faim, à travers le développement agricole et la croissance des communautés rurales. Le graduel désengagement et l’excessive compétitivité qui pèsent en effet sur la malnutrition risquent de faire oublier combien seules des solutions communes et partagées sont en mesure de donner des réponses adéquates aux attentes des personnes et des peuples... Il ne s’agit pas seulement de donner un soutien aux coopératives comme expression d’une forme différente d’organisation économique et sociale, mais de les considérer comme un véritable instrument de l’action internationale. L’expérience réalisée dans de nombreux pays montre en effet que les coopératives, outre l’impulsion qu’elles donnent au travail agricole, sont un moyen pour permettre aux agriculteurs et aux populations rurales d’intervenir aux moments décisifs et en même temps un instrument efficace pour réaliser ce développement intégral dont la personne est le fondement et le but".

L’Eglise catholique, poursuit Benoît XVI, "considère aussi le travail et l’entreprise coopérative comme moyens pour vivre une expérience d’unité et de solidarité capable de dépasser les différences et jusqu’aux conflits sociaux entre les personnes et entre les divers groupes. C’est pourquoi avec son enseignement et son action elle a toujours soutenu le modèle des coopératives parce qu’elle est convaincue que leur activité ne se limite pas à la seule dimension économique, mais concourt à la croissance humaine, sociale, culturelle et morale de ceux qui en font partie et de la communauté dans laquelle elles sont insérées. Les coopératives en effet sont une expression concrète non d’une stérile complémentarité, mais d’une vraie subsidiarité, un principe que la doctrine sociale de l’Eglise pose comme fondement d’un rapport correct entre les personnes, la société et les institutions... En considérant les situations où conflits ou désastres naturels limitent le travail agricole, une pensée spéciale est adressée au rôle irremplaçable de la femme souvent appelée à diriger l’activité des coopératives, à maintenir les liens familiaux et à garder ces précieux éléments de connaissance et technique propres au monde rural... Il est donc indispensable que les pouvoirs publics opérant au niveau national et international préparent les instruments législatifs et les instruments de financement afin que dans les zones rurales les coopératives puissent être des instruments efficaces pour la production agricole, la sécurité alimentaire, la mutation sociale et pour une plus grande amélioration des conditions de vie. Dans ce nouveau contexte il est souhaitable que les jeunes générations puissent regarder leur avenir avec une confiance renouvelée en maintenant les liens avec le travail des champs, le monde rural et ses valeurs traditionnelles".

COMMISSION THEOLOGIQUE INTERNATIONALE

Cité du Vatican, 16 octobre 2012 (VIS). Pour l'Année de la foi, la Commission théologique internationale publie un message dont voici de larges extraits:

"En tant que communauté de foi, la Commission...est attentive au message de conversion due constitue cette année de la foi et entend renouveler en profondeur son engagement au service de l’Eglise. Pour ce faire, le 6 décembre 2012, à l’occasion de sa session plénière annuelle et sous la conduite de son Président, Mgr Gerhard Ludwig Müller...elle accomplira un pèlerinage à Ste.Marie Majeure afin de confier ses activités et celles des théologiens catholiques à la Vierge fidèle, modèle des croyants, rempart de la vraie foi, proclamée bienheureuse parce qu’elle a cru".

"A l’occasion de cette année de la foi, la Commission théologique internationale s’engage...à apporter sa contribution spécifique à la nouvelle évangélisation promue par le Saint-Siège, c’est-à-dire à scruter au bénéfice de tous les croyants le mystère révélé en mettant en œuvre toutes les ressources d’une raison éclairée par la foi et à favoriser ainsi sa réception dans les diverses cultures... Comme l’a récemment développé le document...intitulé La théologie aujourd’hui, perspective, principes et critères, la théologie dérive entièrement de la foi. Et elle s’exerce sous la constante dépendance de la foi, vécue au sein du peuple de Dieu sous la conduite de ses pasteurs. Seule la foi permet au théologien d’accéder réellement à son objet, la vérité de Dieu qui éclaire l’ensemble du réel d’un jour nouveau... Le théologien travaille donc à inculturer dans l’intelligence humaine sous la forme d’une authentique science le contenu intelligible de la foi transmise une fois pour toutes. Mais il porte aussi une attention toute particulière à l’acte même de croire. Il s’agit de comprendre de façon plus profonde non seulement les contenus de la foi, mais avec ceux-ci aussi l’acte par lequel nous décidons de nous en remettre totalement à Dieu, en pleine liberté. En effet, il existe une unité profonde entre l’acte par lequel on croit et les contenus auxquels nous donnons notre assentiment. De cet acte de foi, le théologien dégage la haute consonance anthropologique. Il s’interroge sur la manière dont la grâce de Dieu suscite au cœur même de la liberté de l’homme le oui de la foi. Il montre comment la foi constitue le fondement de tout l’édifice spirituel...en ce sens qu’elle informe toutes les dimensions de la vie chrétienne, personnelle, familiale et communautaire".

"Le travail du théologien est non seulement enraciné dans la foi vivante du peuple chrétien, attentif à ce que l’Esprit dit aux Eglises, mais il est tout entier tendu vers l'accroissement de la foi du peuple de Dieu, vers la mission évangélisatrice de l’Eglise... Ne vise-t-il pas à engendrer, nourrir, défendre et fortifier la foi dans le salut? Le théologien, en collaboration responsable avec le magistère, se veut donc par vocation au service de la foi du peuple de Dieu... Ainsi le théologien est-il le serviteur de la joie chrétienne qui est joie de la vérité... En ce sens la foi, et la théologie comme science de la foi, procure à tous ceux qui aiment la beauté spirituelle un savoureux avant-goût de la joie éternelle".

A PROPOS DES ORDRES CHEVALERESQUES

Cité du Vatican, 16 octobre 2012 (VIS). Suite à de fréquentes sollicitations, la Secrétairerie d'Etat précise la position du Saint-Siège à l'égard d'ordres de chevalerie intitulés à des saints ou portant des noms religieux. Outre ses propres ordres (Ordre suprême du Christ, Ordre de l'éperon d'or, Ordre de Pie IX, Ordre de St.Grégoire Le Grand, Ordre de St.Silvestre), il ne reconnaît que l'Ordre souverain et militaire de Malte et l'Ordre équestre du St.Sépulcre de Jérusalem. Le Saint-Siège confirme qu'il n'a pas l'intention de modifier sa position en la matière. Ainsi aucun autre ordre, nouveaux comme reprenant des modèles médiévaux, ne jouit de la reconnaissance du Siège Apostolique, qui ne saurait garantir leur légitimité historique et juridique, leur structure et leur finalité. En vue d'éviter toute équivoque, notamment en matière de délivrance de diplômes chevaleresques et d'usage de lieux saints, abus dommageables à nombre de personnes de bonne foi, le Saint-Siège réaffirme n'attribuer aucune valeurs aux diplômes et insignes délivrés par des associations qu'il ne reconnaît pas. Il considère en outre inapproprié l'usage d'églises ou de chapelles pour leurs prétendues cérémonies d'investiture".

lundi 15 octobre 2012

LES RICHES DOIVENT ETRE SOLIDAIRES

Cité du Vatican, 14 octobre 2012 (VIS). "Dieu peut conquérir le cœur d'une personne qui possède beaucoup de biens et la pousser à la solidarité et au partage avec qui est dans le besoin, avec les pauvres, à entrer ainsi dans la logique du don". C'est ce qu'a dit Benoît XVI à l'angélus en commentant à l'Evangile dominical qui raconte la rencontre de Jésus avec un jeune homme riche. "Jésus enseigne qu'il est plus difficile pour un riche d'entrer dans le Royaume de Dieu, mais que ce n'est pas impossible... Effectivement, à travers la logique du don, la personne se met en chemin avec Jésus Christ, lequel, comme l'écrit saint Paul, de riche qu'il était s'est fait pauvre pour vous, pour que vous deveniez riche par sa pauvreté". Benoît XVI a ensuite rappelé aux fidèles réunis Place St.Pierre que le jeune homme rencontrant Jésus observait scrupuleusement tous les commandements de la loi de Dieu mais qu'il "il n'avait pas trouvé le vrai bonheur. C'est pour cela qu'il demande à Jésus comment faire pour avoir la vie éternelle. D'un côté, il est attiré comme tous par la plénitude de la vie, d'un autre, étant habitué à compter sur ses richesses, il pense que la vie éternelle peut aussi être acquise en quelque sorte, en observant peut être un commandement spécial". Le Christ perçoit ce désir de plénitude mais aussi son point faible, l'attachement aux biens. C'est pourquoi il lui propose de tout donner aux pauvres, de façon à ce que "son trésor, et donc son cœur, ne soit plus sur la terre mais au ciel. Et d'ajouter: Viens! Suis-moi! Cependant, le jeune homme, au lieu d'accueillir avec joie l'invitation de Jésus, s'en va attristé, car il ne réussit pas à se détacher de ses richesses qui ne pourront jamais lui donner le bonheur et la vie éternelle". C'est alors que Jésus prononce la célèbre phrase: "Il est plus facile pour un chameau de passer par le chas d'une aiguille que pour un riche d'entrer dans le Royaume de Dieu. Mais devant la perplexité de ses disciples, il ajoute: Ce qui est impossible aux hommes n'est pas impossible à Dieu, car tout est possible à Dieu. Dans son commentaire du récit, Clément d'Alexandrie écrit que cette parabole enseigne aux riches qu'ils ne doivent pas laisser de côté leur salut comme s'ils étaient déjà condamnés, ni jeter leurs richesses à la mer ou les condamner comme étant insidieuses et hostiles à la vie. Ils doivent apprendre de quelle façon les utiliser. L'histoire de l'Eglise, a conclu le Saint-Père, "est remplie d'exemples de personnes riches qui ont employé leurs biens de façon évangélique, atteignant ainsi la sainteté. Pensons seulement à saint François, sainte Elisabeth de Hongrie ou saint Charles Borromée".

Après la prière mariale, le Pape a rappelé que hier à Prague (République tchèque) ont été béatifiés Friedrich Bacstein et ses treize compagnons franciscains, "assassinés en 1611 à cause de leur foi. Ils sont les premiers bienheureux de l'Année de la foi, et sont des martyrs: rappelons-nous que croire dans le Christ signifie être disposés aussi à souffrir avec lui et pour lui... Aujourd'hui, en Pologne et dans les paroisses polonaises du monde on célèbre la Journée du Pape, dont le thème est cette année Jean-Paul II, Pape de la famille...Que dans toutes les familles polonaises resplendisse le feu vivant de la foi, du bien et de l'amour évangélique".

RAPPELER A LA SOCIETE LES NORMES MORALES OBJECTIVES

Cité du Vatican, 15 octobre 2012 (VIS). Le Secrétaire du Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux est intervenu le 14 octobre dernier au Forum mondial d'Istanbul (Turquie 13 - 14 octobre) consacré à la justice dans la construction d'un nouvel ordre mondial. Le P.Miguel Angel Ayuso Guixot a analysé la contribution essentielle de la justice sociale et de la liberté religieuse pour la paix, et l'apport indispensable de la religion dans la promotion de la paix et la justice dans le tissu de la société mondiale: La religion, a-t-il dit, "apporte sa contribution au débat national de toute société. Ce débat doit s'engager avec tous les réseaux complexes des sociétés du monde moderne. Des concepts comme justice et justice sociale font partie intégrante de la discussion. C'est pourquoi nous nous demandons quelle est la contribution de la religion au débat national sur la justice et la justice sociale. La justice est un attribut divin et l'enseignement religieux contribue sans doute à la réflexion sur le juste ordonnancement des relations, dit en d'autres termes, à la justice sociale. La tradition catholique, cependant, soutient que la justice est accessible, par la raison humaine, à tous les hommes et femmes de bonne volonté, religieux ou non".

"Les croyants comme les non-croyants peuvent défendre la dignité innée de la personne humaine et voir en elle la raison des droits inaliénables de chaque individu, dont la protection est l'objectif de la justice... Ces droits sont antérieurs et indépendants de l'Etat et la mesure de la justice de l'Etat est celle dans laquelle il respecte et revendique ces droits qui le précèdent puisque la justice exige que toutes les personnes puissent jouir du libre exercice de leurs droits... Lorsque l'Etat cesse d'administrer la justice ou, même, agit injustement, il n'a aucune autorité morale ni légitime. Cela implique que l'Etat soit soumis au jugement, qu'il n'ait pas de pouvoir absolu, qu'il puisse et, même, doive rendre des comptes. Notre question est donc: qui ou qu'est-ce qui peut demander des comptes à l'Etat pour s'assurer qu'il agit avec justice? La question n'est pas politique mais morale bien que la réponse exige des décisions politiques".

"Vu que la question fondamentale est de nature morale, on en déduit que la caractéristique d'une société juste et civile est l'espace adéquat et dû qui est octroyé à la religion, qui apporte une contribution unique en étant la voix de ceux qui en ont besoin: les nécessiteux, les opprimés et persécutés; une voix prophétique qui appelle tout le monde à agir pour la paix et la justice. La religion en appelle à la conscience de la société pour qu'elle agisse vraiment en faveur du bien commun. Cependant, la religion a un rôle dans le débat politique, non pour proposer des solutions politiques concrètes,ce qui est hors de sa compétence, mais pour rappeler à la société les normes morales objectives comme fondement de la justice et d'une société juste".

LE SYNODE, UNE MARCHE ENSEMBLE VERS L'UNITE

Cité du Vatican, 13 octobre 2012 (VIS). Avant de déjeuner avec les pères synodaux, des évêques ayant participé au concile Vatican II et les présidents des conférences épiscopales, Benoît XVI a prononcé un bref discours. "Quelle belle tradition, initiée par Jean-Paul II -a-t-il dit- que de couronner le synode par un déjeuner commun. Et c'est une grande joie pour moi d'avoir à mes côtés SS le Patriarche Barthélemy, Patriarche œcuménique de Constantinople, et SG Rowan Williams, Archevêque Primat de la Communion anglicane. Cette communion est le signe que nous marchons ensemble vers l'unité et que nous avançons cordialement. Le Seigneur nous aidera à aller de l'avant aussi extérieurement. Il me semble que cette joie nous donne de la force aussi dans notre mandat d'évangélisation. Synodos signifie chemin commun, faire route ensemble, et ainsi ce mot fait-il penser au célèbre cheminement du Seigneur avec les deux disciples d'Emmaüs, qui sont un peu à l'image du monde agnostique d'aujourd'hui. Jésus, leur espérance, était mort, le monde était vide. Il leur semblait que Dieu n'était plus avec eux ou qu'il ne s'intéressait plus à eux. Avec le désespoir au cœur, et cependant avec une petite flamme de foi, ils avançaient. Mais le Seigneur marchait mystérieusement à leur côté, les aidant à mieux comprendre le mystère de Dieu, sa présence dans l'histoire, sa marche silencieuse avec nous. A la fin du repas, alors que déjà les paroles du Seigneur avaient allumé leur cœur et éclairé leur esprit, ils le reconnurent au cours et leur cœur commença de comprendre. Ainsi, au synode, sommes nous ensemble et marchons avec nos contemporains. Prions le Seigneur afin qu'il nous éclaire, qu'il embrase notre cœur afin que nous voyions, qu'il éclaire nos esprits. Prions afin qu'au cours de ce repas, dans la communion eucharistique, nous puissions réellement être ouverts, le voir et ainsi éclairer aussi le monde en lui donnant sa lumière".

Le Pape a par ailleurs souligné que la session vespérale du synode de la veille, vendredi, avait commencé plus tard que d'habitude à cause du déjeuner. "Il serait inhumain -a-t-il dit- de reprendre à quatre heures et demi. Donc nous reprendrons le travail ce soir à six heures moins le quart".
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