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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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lundi 10 juin 2013

VISITE DE L'ARCHEVEQUE DE CANTERBURY

Ci du Vatican, 10 juin 2013 (VIS). Le Conseil pontifical pour l'unité des chrétiens informe que, le 14 juin, l'Archevêque de Canterbury, SG Justin Welby, rendra visite au Pape François: "C'est une visite importante car elle sera la première rencontre entre l'Archevêque et le Pape depuis que chacun d'eux assume respectivement son ministère, qui a commencé presque en même temps. La rencontre sera pour eux l'occasion d'examiner l'état des relations entre l'Eglise catholique et la Communion anglicane. En particulier, l'intérêt manifesté par l'Archevêque Welby pour la justice dans le monde et la nécessité d'une organisation éthique des marchés financiers pour en éviter l'oppression exercée sur les individus, trouve un écho dans l'enseignement constant du Saint-Père. Depuis son expérience de dirigeant dans l'industrie pétrolifère, l'Archevêque Welby a insisté sur la réconciliation et poursuivi l'engager en faveur de la résolution des conflits à l'intérieur de l'Eglise et de la société. Ce qui rappelle l'appel lancé par le Pape François pour la construction de ponts entre les peuples, afin qu'ils ne se perçoivent pas comme rivaux ou comme une menace, mais se voient comme frères et sœurs... Anglicans et catholiques doivent travailler ensemble pour donner à la société une orientation morale claire. L'Archevêque de Canterbury a étroitement collaboré avec son homologue catholique de Westminster, Mgr.Vincent Nichols, pour défendre le mariage et d'autres valeurs chrétiennes dans la société britannique. Le fait que Mgr.Nichols accompagne l'Archevêque de Canterbury à Rome est un signe de bonnes relations.

"Après l'audience papale et l'échange des discours, un bref service liturgique aura lieu à midi, présidé par le Pape et l'Archevêque. Avant dans le courant de la matinée, à sa demande, l'Archevêque visitera la nécropole de la basilique vaticane pour prier sur la tombe de Pierre comme l'avait fait son prédécesseur, SG Rowan Williams, au cours de sa première visite romaine. L'Archevêque a aussi exprimé le souhait de se recueillir sur la tombe du bienheureux Jean-Paul II. Il sera ensuite reçu au siège du Conseil pontifical pour l'unité par le Cardinal Kurt Koch qui illustrera le travail du dicastère".

DIEU AIME SES ENFANTS COMME UNE MERE

Ci du Vatican, 9 juin 2013 (VIS). Le Pape François a récité l'angélus avec les fidèles rassemblés Place St.Pierre et rappelé que le mois de juin est traditionnellement dédié au Sacré Cœur de Jésus, "la plus grande expression humaine de l'amour divin". La piété populaire -a-t-il dit- "valorise beaucoup les symboles, et le Cœur de Jésus est le symbole par excellence de la miséricorde de Dieu. Mais ce n'est pas un symbole imaginaire, c'est un symbole réel, qui représente le centre, la source de laquelle a jailli le salut pour toute l'humanité". Parmi les différentes références des textes évangéliques au cœur de Jésus, le Pape a évoqué celle du récit de la mort du Christ selon saint Jean. Alors que Jésus était déjà mort, un soldat lui transperce le côté avec sa lance et en jaillirent ensuite du sang et de l'eau. "Jean reconnut dans ce signe, apparemment casuel, l'accomplissement de la prophétie: du cœur de Jésus, Agneau immolé sur la croix, jaillissent pour tous les hommes le pardon et la vie... Mais la miséricorde de Jésus n'est pas seulement un sentiment; elle est une force qui donne vie, qui ressuscite l'homme!" comme le dit l'Evangile du jour qui évoque la compassion du Christ pour la veuve de Naïn, sur le point d'enterrer son fils unique lorsque Jésus arrive. L'évangéliste Luc dit: Lorsqu'il la vit, le Seigneur fut pris de grande compassion pour elle. "Cette compassion est l'amour de Dieu pour l'homme, sa miséricorde, c'est-à-dire l'attitude de Dieu au contact de la misère humaine, avec notre indigence, notre souffrance, notre angoisse. Le terme biblique compassion rappelle les entrailles maternelles. En effet, la mère éprouve une réaction toute particulière face à la douleur de ses enfants. C'est ainsi que Dieu nous aime, rapporte l'Ecriture. Et quel est le fruit de cet amour, de cette miséricorde? C'est la vie! Jésus dit à la veuve de Nain: Ne pleure pas! Puis il appelle le garçon mort et le réveille comme d'un sommeil. Pensons à cela... La miséricorde de Dieu donne vie à l'homme, le ressuscite de la mort. Le Seigneur nous regarde toujours avec miséricorde... nous attend avec miséricorde. N'ayons pas peur de nous approcher de lui! Il a un cœur miséricordieux! Si nous lui montrons nos blessures intérieures, nos péchés, il nous pardonne toujours. Il est pur miséricorde!

Après la prière mariale le Saint-Père a rappelé qu'aujourd'hui à Cracovie (Pologne), deux religieuses polonaises sont proclamés bienheureuses: Sofia Czeska Maciejowska qui, dans la première moitié du XVII siècle, fonda la Congrégation des Vierges de la Présentation, et Margarita Lucia Szewczyk qui fonda au XIX siècle la Congrégation des Filles de la Vierge des douleurs. "Avec l'Eglise à Cracovie, rendons grâce au Seigneur!". Enfin, le Pape s'est adressé à un groupe de pèlerins d'Ortona (Italie) où sont vénérées les reliques de l'apôtre Thomas et les a remercié d'avoir réalisé "le chemin de Thomas à Pierre".

CONGRES EUCHARISTIQUE ALLEMAND

Cité du Vatican, 9 juin 2013 (VIS). Avant la grand messe de clôture du Congrès eucharistique national d'Allemagne, dans le stade de Cologne, l'Envoyé spécial du Saint-Père, le Cardinal Paul Josef Cordes a lu le message du Pape François. Reprenant le thème choisi, "Seigneur, vers qui irons nous?", le Pape rappelle que cette question de Pierre à Jésus au sortir de la synagogue de Capharnaüm se pose à tous les membres de l'Eglise. "Comme celle de l'apôtre, notre réponse est le Christ qui, même s'il vécut il y a deux mille ans se retrouve dans l'écoute de sa parole et de manière encore plus forte est présent dans l'Eucharistie... La messe ne doit pas devenir une routine et au contraire il faut de plus en plus en cueillir la profondeur. C'est elle qui nous inscrit dans l'oeuvre immense du salut opérée par le Christ et affine notre adhésion à l'amour de Dieu... C'est au Cénacle que Jésus initia son offrande sur la Croix, sa victoire définitive sur le péché et la mort... Cette même question se la posent aussi, volontairement ou par pressentiments, certains de nos contemporains encore à la recherche de Dieu. C'est à travers nous que le Rédempteur veut les rencontrer... Ainsi devons nous, par nos paroles et dans nos actes, leur dire ce que nous avons compris à la suite de Pierre et des apôtres: Seigneur, tu as les paroles de la vie éternelle... Nous tous, évêques, prêtres, diacres, religieux, laïcs, avons le devoir d'apporter Dieu au monde et de conduire le monde à Dieu".

SOYEZ OUVERTS AUX SURPRISES DE DIEU

Ci du Vatican, 9 juin 2013 (VIS). Hier à 20 h 30', le Saint-Père a téléphoné à Mgr.Giancarlo Vecerrica, Evêque de Fabriano-Matelica, qui se trouvait avec des centaines de jeunes dans le stade de Macerata, avant la messe célébrée par le Cardinal Marc Ouellet pour l'ouverture du XXXV pèlerinage diocésain à Lorette organisé par le mouvement Communion et Libération: Qu'est-ce qui peut vraiment rassasier le désir de de l'homme? Le Pape s'est adressé aux jeunes provenant d'Italie et du monde venus pour marcher cette nuit 28 kilomètres en récitant le chapelet. "Toute la vie est un pèlerinage. L'important est notre rencontre avec Jésus sur cette route de la vie -a dit le Pape-... laissez-vous guider par Jésus... Pour nous aussi souvent la foi est un fondement évident de notre façon de vivre: nous disons moi, je crois en Dieu, et c'est bien, mais comment vis-tu cela, toi, sur la route de la vie? Il faut que la foi devienne une expérience vivante... Lorsque nous rencontrons le Seigneur, il nous surprend. Le Seigneur peut s’appeler le Seigneur des surprises. Soyez ouverts aux surprises de Dieu. Pour vous aussi, le rendez-vous de cette nuit qui grandit chaque année, est une surprise; il est le signe que rien n'est impossible à Dieu. Comment expliquer autrement que de 300 que vous étiez en 1978, vous êtes devenus 90.000 l'an dernier?... Quand vous serez fatigués et que vous serez tentés d'avancer tout seul, pensez à cela: répétez votre oui, priez pour que chacun de vous puisse reconnaître dans sa chair meurtrie dans le corps et dans l'esprit sa propre humanité qui a besoin de l'humanité du Christ, la seule qui puisse rassasier vraiment le désir de l'homme". Le Saint-Père a quitté les jeunes en leur rappelant de continuer à aller de l'avant avec espérance, "s'il vous plaît ne vous laissez pas voler l'espérance que le Seigneur vous donne".

LES COMMANDEMENTS POUR LA LIBERTE

Cité du Vatican, 9 juin 2013 (VIS). Les "Dix places pour dix commandements", est une initiative qui ne limite pas la liberté mais l'élargit. Tel est le sens du vidéo message du Pape diffusé à 21 h 40' à l'attention des participants rassemblés cette fois sur la place de la cathédrale de Milan (Italie) à l'appel du mouvement Renouveau dans l'Esprit et du Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation. Après Rome, Naples et Vérone, Milan est la quatrième ville italienne où se tient la manifestation lancée sous Benoît XVI en septembre dernier. Le message de son successeur sera également diffusé au cours des mois prochains sur des places de Bari, Gênes, Cagliari, Florence, Palerme, Bologne et Turin: Le Décalogue est un don de Dieu, a déclaré le Saint-Père, même si le mot commandement n'est pas à la mode car il revêt un sens négatif pour l'homme contemporain, comme "une volonté d'imposer des limites. "Malheureusement l'histoire récente a elle aussi été marquée par des dictatures et des idéologies qui ont opprimé la personne, n'ont pas cherché le bien public mais le pouvoir, le succès et le profit. Le Décalogue vient d'un Dieu qui nous a créés par amour, qui a passé alliance avec l'humanité... Ayons confiance en Dieu... Ses dix commandements, qui nous montrent la voie à suivre, constituent un code éthique pour une société plus juste et à mesure d'homme. Combien d'injustice de par le monde, de faim de nourriture et de vérité! Combien de pauvreté morale et matérielle qui découlent du refus de Dieu au profit d'idoles. Laissons nous donc guider par ces dix conseils qui éclairent et orientent les chercheurs de paix, de justice et de dignité". Comme au Sinaï, ils nous indiquent que "le parcours pour rester libres est gravé dans le coeur humain comme loi morale universelle... Nous ne devons pas les envisager comme limitation de notre liberté mais comme une clef pour la liberté. Ainsi pourrons nous éviter l'esclavage auquel nous réduisent les idoles que nous nous façonnons". Les dix commandements enseignent "à nous ouvrir à une dimension qui dépasse la matérialité, à vivre dans le respect d'autrui...à être sincères et honnêtes dans notre rapport aux autres, à protéger l'environnement en développant des idéaux spirituels. En somme suivre le Décalogue veut dire être fidèles à nous mêmes, à notre authentique nature, et avancer vers la liberté dont le Christ parle dans les Béatitudes".

VISITE DU PRESIDENT ITALIEN


Cité du Vatican, 8 juin 2013 (VIS). La visite du Président de la République italienne M.Giorgio Napolitano au Pape François "confirme une fois encore...la normalité et l'excellence des relations entre l'Italie et le Saint-Siège", dans un dialogue qui "a comme fin principale le bien du peuple italien et comme toile de fond son rôle historiquement unique en Europe et dans le monde". Voici ce qu'a dit le Saint-Père en recevant ce matin pour la première fois le chef de l'État italien qu'il a remercié ainsi que tout le peuple italien pour le chaleureux accueil reçu, qui l'a fait se sentir comme chez lui. Le Pape a alors manifesté le souhait de voir l'Italie être "une maison d'accueil pour tous". Le Président Napolitano, premier chef d'Etat a rendre officiellement visite au Pape François, est arrivé au Vatican un peu avant 11 h accompagné de la Ministre des Affaires étrangères, Mme.Emma Bonino, et de l'Ambassadeur près le Saint-Siège, M.Francesco Maria Greco. Il a été reçu à son arrivée par le Préfet de la maison pontificale, Mgr.Georg Gänswein et un piquet d'honneur de la Garde Suisse, qui lui a rendu les honneurs dans la Cour St.Damase. Après un entretien privé, le Pape et son hôte se sont rendus à la bibliothèque pour prononcer leurs discours.

Le Pape a rappelé qu'après une série d'événements parfois problématiques et douloureux, les relations entre le Saint-Siège et l'Italie se sont particulièrement développées après la Conciliation et l'insertion des Accords du Latran dans la Constitution italienne et ont pris une optique nouvelle après le Concile œcuménique Vatican II et l'Accord de révision du Concordat. "En Italie -a-t-il ajouté- la coopération entre l'Etat et l'Eglise, toujours tournée vers l'intérêt du peuple et de la société, se réalise dans le rapport quotidien entre les instances civiles et celles de la communauté catholique représentée par les évêques et leurs organismes et, en particulier, par l'Evêque de Rome. Ainsi, cette première visite du Président au Pape peut s'exprimer efficacement par l'image des deux collines, le Quirinal et le Vatican, qui se regardent avec sympathie". Pui le Saint-Père a souligné qu'en 2013, on célèbre le XVII centenaire de l'Edit de Milan (313), "symbole pour beaucoup de la première affirmation du principe de la liberté religieuse", et a observé qu'il y a un siècle cet édit a représenté une "étape dans le processus historique qui favorisa la prise de conscience et la contribution des catholiques dans la construction de la société italienne".Dans le monde actuel, "la liberté religieuse est plus souvent affirmée que réalisée...et les graves outrages infligés à ce droit primaire sont source de sérieuse préoccupation".

"Tous les pays doivent être d'accord -a dit le Pape au Président- pour réaffirmer contre toute attente, l'intangible dignité de la personne humaine. Il relève du devoir de tous de défendre la liberté religieuse et de l'encourager pour tous. Dans la protection partagée d'un tel bien moral se trouve aussi, d'ailleurs, une garantie de croissance et de développement de la communauté toute entière". Il a ensuite évoqué la crise mondiale "profonde et persistante" qui touche aussi l'Italie et qui "accentue les problèmes économiques et sociaux, en pesant surtout sur la partie la plus faible de la société" et a cité quelques phénomènes particulièrement préoccupants comme "l'affaiblissement des liens familiaux et sociaux, la diminution de la population, la prévalence de logiques qui favorisent le bénéfice au détriment du travail et le port d'attention insuffisant aux générations les plus jeunes et à leur formation... Dans ce contexte difficile, il est fondamental de garantir et de développer le système général des institutions démocratiques auquel, au cours des décennies passées, les catholiques italiens ont contribué de façon déterminante, loyale et créative. Dans un moment de crise comme aujourd'hui, il est donc urgent qu'augmente, surtout chez les jeunes, un nouvel engagement politique, et que croyants et non-croyants collaborent ensemble en vue d'une société où les injustices puissent être dépassées et où chaque personne soit accueillie et puisse contribuer au bien commun... La distance entre la lettre et l'esprit des lois et des institutions démocratiques doit toujours être reconnue et l'engagement de tous est nécessaire pour la combler. Nous aussi, les catholiques, nous avons le devoir de nous engager davantage dans un chemin de conversion spirituel pour nous rapprocher de l'Evangile qui nous pousse à un service concret et efficace aux personnes et à la société". Il a conclu son discours en rappelant que "dans la société civile également, il est vrai que la foi nous assure que nous ne devons jamais perdre l'espérance. Combien d'exemples en ce sens nous ont été donnés par nos parents et grands-parents qui ont affronté à leur époque de dures épreuves avec un grand courage et un esprit de sacrifice! Benoît XVI a répété que la crise actuelle doit être l'occasion d'un renouveau fraternel des rapports humains. Le peuple italien également puisant avec confiance et créativité dans sa riche tradition chrétienne et dans les exemples de ses saints patrons François et Catherine de Sienne...peut et doit dépasser toute division et croître dans la justice et dans la paix, continuant ainsi à accomplir son rôle unique dans le contexte européen et dans la famille des nations et travailler pour créer une culture de la rencontre. Après le discours du Saint-Père, le Président italien s'est entretenu avec le Cardinal Secrétaire d'Etat Tarcision Bertone et avec le Corps diplomatique accrédité près le Saint-Siège, avant de se rendre dans la Basilique vaticane où il a visité la chapelle de la Pietà.

POSSESSION CARDINALICE

Cité du Vatican, 10 juin 2013 (VIS). L'Office des Cérémonies pontificales communique que, samedi 15 juin à 18 h 30', le Cardinal Luis Antonio G.Tagle, Archevêque de Manille (Philippines), prendra possession du titre de St.Félix de Cantalice à Centocelle.

AUDIENCES


Cité du Vatican,10 juin 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

M.Mariano Palacios Alcocer, Ambassadeur du Mexique, venu présenter ses lettres de créances.

Le Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples.

Mgr.Javier Echevarría Rodríguez, Prélat de l'Opus Dei.

Mme.Anna Suchocka, Ambassadeur de Pologne, en visite de congé.

M.Almir Franco de Sa' Barbuda, Ambassadeur du Brésil, en visite de congé.

M.Alejandro Emilio Valladares Lanza, Ambassadeur du Honduras, en visite de congé.

Samedi dernier, 8 juin, il avait reçu le Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les évêques.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 10 juin 2013 (VIS). Le Saint-Père a nommé l'Abbé Jeremiah Maddimettja Masela, Evêque de Polokwane (superficie 69.533, population 2.658.000, catholiques 94.700, prêtres 27, diacres 8, religieux 50), en Afrique du Sud. L'Evêque élu, né en 1958 à Bergzich (AduS) et ordonné prêtre en 1984, était jusqu'ici Administrateur de ce même diocèse. Il a été curé de paroisse, directeur spirituel du grand séminaire national et vicaire général du diocèse.

Samedi dernier, 8 juin, il avait nommé:

Mgr.Giuseppe Petrocchi, Archevêque métropolitain de L'Aquila (superficie 1.516, population 112.500, catholiques 111.100, prêtres 118, diacres 8, religieux 167), en Italie. Jusqu'ici Evêque de Latina - Terracina - Sezze - Priverno (Italie), il succède à Mgr.Giuseppe Molinari, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge.

Mgr.Miroslaw Adamczyk, Nonce apostolique en Gambie, déjà Nonce au Liberia.

Visiteur apostolique pour les arméniens d'Europe occidentale, Mgr.Jean Teyrouz, Evêque de l'éparchie arménienne Ste.Croix de Paris. Il succède à Mgr.Grégoire Ghabroyan, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge.

vendredi 7 juin 2013

SAVOIR LIRE LES SIGNES DE DIEU DANS SA VIE

Cité du Vatican, 7 juin 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin plusieurs milliers d'écoliers italiens et albanais des instituts jésuites, accompagnés des familles et enseignants, auxquels il a d'emblée déclaré: "J'ai préparé un texte de cinq pages. C'est trop, alors je le confie au Père Provincial et au Père Lombardi, qui vous le remettrons. Je préfère répondre directement à vos questions".

Dans le document écrit le Pape développe la nature et la mission de l'école, qui "est un foyer de croissance et d'entraînement à la vie... A l'image de ce que pensait saint Ignace, l'école sert avant tout pour apprendre à être magnanimes...à avoir de la grandeur d'âme, c'est à dire des idéaux, la volonté de faire de grandes choses en répondant à la volonté divine et en accomplissant correctement jour après jour ce qu'il nous demande". Parmi ces attentes de Dieu il y a la rencontre de l'autre et les gestes quotidiens accomplis de grand coeur. "Mais l'école ne se limite pas à sa dimension intellectuelle. L'école des jésuites est particulièrement attentive au développement des vertus que sont la loyauté, le respect, la fidélité et l'engagement, ainsi qu'aux valeurs fondamentales de la liberté et du service. Soyez avant tout des personnes libres...c'est à dire capables de refléter et évaluer leurs actions...car ce sont des comportements qui font grandir et choisir le bien... Il faut être libres afin de toujours choisir le bien. Soyez libres pour faire le bien et n'ayez pas peur pour cela d'aller à contre courant. Même si c'est difficile... La liberté donne une épine dorsale pour aborder la vie avec courage et patiente... Dans vos écoles vous prenez part de de multiples activités qui vous forment à ne pas vous renfermer sur vous mêmes mais à vous ouvrir aux autres, aux plus besogneux prioritairement, à oeuvrer pour un monde meilleur... Mais pour cela il faut aussi une formation spirituelle... Il faut aimer Jésus d'autant que notre existence est une réponse à son appel. En lui répondant vous serez heureux et construirez correctement votre vie. Vous devez ressentir la présence du Seigneur dans votre vie...dans la prière et le dialogue avec lui, dans la lecture de la Bible où vous verrez combien il nous est proche. Apprenez aussi à lire les signes de Dieu qui nous parle jusque dans les événements de l'existence. C'est à nous de l'entendre".

"Et ne vous découragez jamais face aux enjeux de l'école", a lancé le Pape François à l'adresse des enseignants. "Eduquer n'est pas un métier mais une attitude et un mode d'être. Pour enseigner il faut sortir de soi et être au milieu des jeunes qu'on accompagne au long de leur croissance... Enseignez donc et voyez en cela la beauté et la bonté de la création et de l'homme qui sont marqués du sceau du Créateur. Mais soyez surtout des témoins de ce que vous transmettez..., des connaissances et des valeurs...accompagnées d'une cohérence de vie personnelle. Sans celle ci il est impossible d'éduquer... L'école doit être un catalyseur et un lieu de convergence...pour former et aider les jeunes à devenir adultes, des adultes simples, compétents et honnêtes qui sachent aimer et répondre aux attentes de Dieu dans la société comme dans le travail... Trouvez aussi de nouvelles formes d'éducation en fonction des lieux, des temps et des personnes... Le Seigneur sera toujours à vos côtés, vous relèvera des échecs et vous poussera à grandir et à agir avec magnanimité".

A un élève qui lui a demandé des conseils pratiques pour grandir malgré les doutes, le Pape François a répondu: "Aller de l'avant est un art, même si nous allons toujours trop vite. On se fatigue et on n'arrive pas correctement au bout du chemin. Il faut donc faire des pauses, avancer en regardant l'horizon et en réfléchissant à notre but, en tenant compte de notre fatigue. Souvent le chemin est difficile mais il faut rester fidèle à l'objectif, malgré les mauvais jours et les échecs. L'important n'est pas de ne pas chuter, mais de ne pas craindre les chutes, de se relever rapidement et de repartir. C'est un effort de chaque jour, une façon humaine d'avancer. Mais il est moche d'avancer seul. Il faut marcher en compagnie d'amis" pour parvenir au but fixé. Après quoi une élève lui a demandé s'il voyait encore ses amis: "Je suis Pape depuis deux mois et demi et mes mais sont à quatorze heures de vol d'ici. Trois d'entre eux sont venus me voir. Avec les autres nous nous écrivons. Non, on ne peut vivre sans amis". A un autre qui lui a demandé s'il avait désiré être Pape, il a répondu: "Quelqu'un qui désire devenir Pape ne se veut pas du bien. Moi, je ne l'ai pas désiré!". Enfin il lui a été demandé pourquoi il avait renoncé à vivre au palais et à utiliser une belle voiture. Est-ce pour renoncer à la richesse?: "Ce n'est pas seulement une question de richesse, mais un problème personnel. J'ai besoin de vivre au milieu des gens car vivre seul et isolé me ferait mal. Quelqu'un m'a demandé pourquoi je n'allais pas loger" au palais. Je lui ai répondu que c'était par précaution psychiatrique, en raison de ma personnalité. Même si l'appartement papal n'est pas particulièrement luxueux, je ne saurais y vivre seul. Et puis, aujourd'hui, on voit tant de pauvreté. C'est scandaleux dans un monde si riche et pleins de ressources mais où tant d'enfants n'ont rien à manger, sont dans la misère et sans éducation. N'est-ce pas un cri? Pensons tous à être un peu plus pauvres pour ressembler mieux à Jésus, le Maître pauvre. En résumé, il ne s'agit pas d'un problème de vertu personnelle. Je ne peux vivre seul". Un dernier écolier a demandé au Saint-Père comment il est possible de vivre à côté de la pauvreté: "Vous les jeunes, ne vous faites pas voler l'espérance. Qui peut vous la voler? L'esprit du monde, la richesse, la vanité, la superbe et l'orgueil. Où trouver l'espérance? En Jésus pauvre, qui s'est fait pauvre pour nous. La pauvreté nous oblige à semer l'espérance. C'est difficile à comprendre. Dans une lettre, le Père Arrupe", qui fut le Général de la Compagnie de Jésus, "abordait la question de comment étudier la question sociale. Et à la fin il écrivait qu'on ne peut disserter d'une pauvreté abstraite, c'est à dire inexistante. La pauvreté est la chair de Jésus pauvre qu'on trouve dans dans l'enfant affamé ou malade... Allez à la rencontre de cette réalité injuste et ne vous laissez pas voler l'espérance par le confort qui conduit au néant existentiel. Alors investissez sur les idéaux. Voila mon conseil".

AUDIENCES


Cité du Vatican, 7 juin 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

M.Mikayel Minasyan, Ambassadeur d'Arménie, venu présenter ses lettres de créance.

Le Cardinal Francisco Javier Erràzuriz Ossa.

En fin d'après-midi, il devrait recevoir Mgr.Gerhard Ludwig Müller, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

jeudi 6 juin 2013

AUDIENCE ANNUELLE A L'ACADEMIE ECCLESIASTIQUE

Cité du Vatican, 6 juin 2013 (VIS). Le Saint-Père s'est adressé ce matin aux membres de l'Académie pontificale ecclésiastique, dont 45 élèves diplomates se préparent, a-t-il dit, "à un ministère très particulier au service du Successeur de Pierre...qui requiert une grande liberté intérieure. Vivez donc ces années d'étude et de formation avec générosité et grandeur d'âme afin que cette liberté puisse prendre corps... La liberté intérieure signifie se libérer de tout projet personnel, y compris de ce que comment vous auriez envisagé vivre votre sacerdoce, de toute programmation de votre avenir... Rendez vous libres y compris de vos culture et mentalité d'origine, sans les renier mais en les ouvrant à la charité, à la compréhension des autres et à la connaissance de personnes parfois très éloignées de votre monde. Ceci signifie être vigilant afin d'éviter les ambitions personnelles qui causent tant de mal à l'Eglise. Mettez toujours au premier plan non pas votre réalisation personnelle ou la reconnaissance que vous pourriez acquérir hors comme dans l'Eglise mais la cause de l'Evangile et l'accomplissement de votre mission... Le ministère auquel vous vous préparez implique un détachement de soi qui peut être atteint par un intense cheminement spirituel" dans lequel vous pourrez vivre libres de toute tentation privée et "ouverts au don surabondant de Dieu qui rend notre sacerdoce fécond... Ayez donc grand soin de votre vie spirituelle, qui est la source de la liberté intérieure...en cultivant la prière et en faisant du travail quotidien le terrain de votre sanctification". Le Pape François a alors rappelé les paroles de Jean XXIII: "Plus je suis mûr en âge et en expérience, plus je comprends que la voie la plus sûre de ma sanctification et de la réussite de ma mission pour le Saint-Siège réside dans un effort attentif à tout réduire au maximum...pour aller droit à la vérité, à la justice et surtout à la charité. Toute autre méthode ne serait que recherche d'une affirmation personnelle, bien vite tournant à l'embarrassant et au ridicule". Puis il a évoqué les franciscaines qui assistent ses hôtes au quotidien: "Ce sont de bonnes mères qui vous accompagnent dans la prière et vous offrent un exemple de simplicité, de consécration et d'amour". Et le personnel laïque ensuite, dont la présence discrète et efficace leur permet de vivre sereinement leur période d'études. Le Saint-Père a encouragé les futurs diplomates à suivre l'exemple de Jean XXIII et de prier pour lui, avant de les confier à la protection de Marie et de leur patron saint Antoine Abbé.

L'ETE DU PAPE FRANÇOIS

Cité du Vatican, 6 juin 2013 (VIS). La Préfecture de la Maison pontificale communique qu'au cours de la période estivale, les divers types d'audiences du Saint-Père seront interrompues. Il n'y aura pas d'audiences générales hebdomadaires en juillet et la série reprendra mercredi 7 août au Vatican. Du 22 au 29 juillet le Pape François se rendra au Brésil, et dimanche 14 il récitera l'angélus à Castelgandolfo. Parallèlement, le P.Federico Lombardi a précisé que le Pape entend passer l'été à Ste.Marthe, où les messes du matin ne recevront plus de fidèles à compter du 7 juillet. Il n'est pas exclu qu'il se déplace de temps en temps à Castelgandolfo.

APPLIQUER LE DROIT DES REFUGIES

Cité du Vatican, 6 juin 2013 (VIS). "Accueillir Jésus-Christ dans les réfugiés et les personnes déracinées de force. Orientations pastorales", est le titre du document du Conseil pontifical pour la Pastorale de la migration et du Conseil pontifical Cor Unum, présenté ce matin près la Salle de Presse du Saint-Siège par leurs Présidents les Cardinaux Antonio Maria Vegliò et Robert Sarah (assistés de M.Johan Ketelers, Secrétaire général de la Commission internationale catholique pour la migration, et de Mme.Katrine Camilleri, Vice Directeur du Jesuit Refugee Service de Malte. Il s'agit d'un guide pastoral, a précisé d'emblée le Cardinal Vegliò, qui se fonde sur un principe fondamental: "Toute politique, initiative ou intervention en matière humanitaire doit partir de la dignité de la personne...qui est l'axe de la doctrine sociale de l'Eglise. Chaque être humain est unique, cause et finalité de toute institution sociale". D'autant plus, doit on accorder une priorité absolue aux réfugiés, déplacés et demandeurs d'asile. "C'est pourquoi le document souligne les droits reconnus à ces personnes...par la convention de 1951. Non seulement les gouvernements doivent les respecter, mais il faut élargir la portée de ces droits à tous ceux qui sont contraints à migrer, aux personnes déplacées (déracinées de force), et leur garantir une protection spécifique allant du permis de séjour pour les victimes de la traite à l'accession à la nationalité pour les apolides". Rappelant les divers problèmes qui se posent à cette population, le document dénonce la négation des droits que sont la détention préventive de l'émigré, le stationnement dans des camps, l'interdiction de circuler ou la négation du droit au travail. "Tout serait différent si ces droits acquis étaient respectés, vu que les états ont élaboré et ratifié les conventions fixant les droits des réfugiés. Celles-ci ne peuvent donc pas rester de simples idéaux".

"Pour sa part, l'Eglise est convaincue de ce qu'il s'agit d'une responsabilité collective comme de tout croyant qui engage la sollicitude pastorale due à chaque personne touchée par la migration forcée... En accord avec la morale générale et la vision chrétienne de l'homme, il convient donc de rendre à chacun espérance, de lui fournir de justes réponses sociales. On doit être interpellé par le sort des réfugiés, des demandeurs d'asile et toute personne déplacée par la force, en s'ouvrant au monde et à l'inconnu pour témoigner avec courage de l'Evangile". Le Cardinal a évoqué alors les quatre millions de personnes déplacées en Syrie, les 80.000 morts du conflit et ses effets collatéraux, soulignant que pour la première fois depuis un demi siècle la proportion des victimes entre civils et militaires de 1 à 9 s'est inversée. Citant ensuite le cas du Sahel condamné à la soif ou celui des victimes de tornado aux Etats-Unis, le Cardinal a dit que partout sur la terre des êtres humains sont victimes également de phénomènes climatiques. Ces personnes ont elles aussi besoin d'aide. En Europe même des gens sont condamnés à la pauvreté, payant plus que les autres la crise économique ou des décisions publiques. Beaucoup d'entre eux sont poussés à une émigration qui comprend jusqu'à la fuite des cerveaux, laquelle appauvrit leur société même. Face à cela, à ce qu'on appelle la pauvreté structurelle, "l'Eglise agit selon ses possibilités par le biais de ses organismes caritatifs et du volontariat... Or la charité se manifeste avant tout par des actes personnels... Il ne peut s'agit d'une question de guichet ou de registre. La personne en difficulté doit rencontrer un Bon Samaritain dont le coeur batte à l'unisson du sien, comme celui du Christ qu'il sert".

AGGRAVATION DE LA SITUATION HUMANITAIRE EN SYRIE

Cité du Vatican, 6 juin 2013 (VIS). A la conclusion de sa réunion de coordination consacrée à la situation humanitaire en Syrie, à laquelle ont également pris part des donateurs, le Conseil pontifical Cor Unum réaffirme son engagement de terrain et soutient l'appel du Saint-Père à la fin des violences et à la fin négociée du conflit. Depuis le début, les Eglises locales apportent une réponse concrète aux populations touchées, en Syrie comme dans les pays voisins, ravitaillant 400.000 personnes à hauteur de 25 millions d'Euro. Tout confirme que 7 millions de personnes ont besoin de secours, dont 4,5 millions de déplacés intérieurs d'aide humanitaire. Les demandes de protection sont en augmentation, alors que l'arrivée de l'été va accroître les risques d'épidémie. Le manque de médicaments et d'assistance médicale est accrue, notamment pour les femmes enceintes et les enfants, les personnes âgées ou handicapées. Face à cette situation, Cor Unum lance un appel au soutien financier des programmes d'aide humanitaire. La paix est nécessaire si on veut rebâtir un pays en ruines. Cette réunion a rappelé que la communauté internationale doit mieux soutenir les pays d'accueil des réfugiés et les programmes d'assistance destinés à couvrir des besoins croissants. Il faut agir avec décision pour éviter que la Syrie ne s'enfonce dans une nouvelle guerre sans fin.

PROGRES DE LA NEGOCIATION AVEC ISRAËL

Cité du Vatican, 6 juin 2013 (VIS). Hier s'est tenue au Vatican une réunion plénière de la Commission de travail Israël Saint-Siège, pour poursuivre la négociation de l'article 10,2 de l'Accord fondamental. Pour la première fois sous la présidence de M.Zeev Elkin, Vice Ministre israélien des affaires étrangères, et Mgr.Antonio Camilleri, Sous Secrétaire aux relations avec les états, la réunion a été constructive. Après avoir remercié de son travail l'Ambassadeur Bahij Mansour, appelé à de nouvelles fonctions, la Commission s'est engagée à accélérer le traitement des points encore irrésolus. Le prochain rendez-vous est fixé à Jérusalem le 13 décembre prochain.

AUDIENCES


Cité du Vatican, 6 juin 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

M.Mohamed Taher Rabbani, Ambassadeur d'Iran, venu présenter ses lettres de créance.

La Présidence de la Confédération latino-américaine des religieux.

Mgr.Beniamino Stella, Président de l'Académie pontificale ecclésiastique.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 6 juin 2013 (VIS). Le Saint-Père a nommé le P.Lionginas Virbalas, SJ, Evêque de Panevezys (superficie 13.000, population 390.200, catholiques 321.000, prêtres 98, religieux 76), en Lituanie. L'Evêque élu, né en 1961 à Birzai (Lituanie), a prononcé ses voeux religieux en 1989 et a été ordonné prêtre en 1991. Jusqu'ici Recteur du Collège pontifical russe de Rome, il succède à Mgr.Jonas Kauneckas, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge. Licencié en théologie, il a été recteur de l'église des jésuites et professeur près la Faculté de théologie de Kaunas. Ensuite il a été curé de l'église St.Casimir et professeur du grand séminaire de Vilnius, membre d'une commission de la Conférence épiscopale lituanienne, consulteur de la province jésuite de Lituanie, et directeur d'un centre d'exercices spirituels.

mercredi 5 juin 2013

DEFENDRE LA PERSONNE COMME L'ENVIRONNEMENT

Cité du Vatican, 5 juin 2013 (VIS). Ce matin Place St.Pierre, le Pape François a consacré la catéchèse de l’audience générale à la défense de l'environnement, à laquelle l'ONU dédiée une journée mondiale: Lorsqu'on parle d'environnement, a-t-il dit, "on pense au livre de la Genèse qui rapporte que Dieu confia la terre à l'homme et à la femme pour qu'ils la cultivent et la protègent. Qu'est ce que cela signifie? Cultivons nous et protégeons nous vraiment la nature, ou bien exploitons nous et négligeons nous la création?... Cultiver et protéger est un ordre de Dieu valable dans le temps et applicable à chacun de nous. Cela fait partie de son projet qui est de faire grandir le monde dans la responsabilité, afin d'en faire un jardin, un espace vivable pour tous. Benoît XVI a plusieurs fois rappelé que la mission attribuée à l'humanité par le Créateur implique le respect des rythmes et de la logique de la création. Mais l'homme est souvent dominé par la tendance à dominer, posséder, manipuler et exploiter, et non par le respect de la nature considérée comme un don gratuit. Ainsi perd-on le sens de la contemplation et de l'écoute de la création, ainsi oublie-t-on de cueillir ce que Benoît XVI appelle le rythme de l'histoire d'amour entre Dieu et l'homme. Ce défaut vient de ce qu'on pense et vit de façon horizontale, loin de Dieu et loin de ses signes".

"Mais ce cultiver et protéger comprend aussi les rapports humains... Si la crise actuelle est largement liée à l'environnement, elle touche également l'homme. La personne est en danger et ceci justifie la priorité d'une écologie humaine. Ce danger est d'autant plus grave que sa cause est profonde. Il ne s'agit pas d'économie mais d'éthique et d'anthropologie...même si tout est dominé par une économie et une finance démunies d'éthique qui sacrifient les personnes au profit et à la consommation. Il s'agit d'une culture du gaspillage et du rejet...qui tend à devenir commune... La mode aujourd'hui c'est l'argent et la richesse, pas l'homme. C'est la dictature de l'argent. Dieu a chargé l'homme de gérer la terre, non l'argent. Là est le devoir de chacun de nous. A l'inverse, la vie et la personne n'y sont plus considérées comme des valeurs primaires... Cette culture rend insensible jusqu'au gâchis alimentaire... La société de consommation nous a habitués à l'excès et au gaspillage des aliments, auxquels on finit par ne plus accorder de valeur. Et ceci va bien au-delà des simples paramètres économiques car ces denrées sont en fait comme volées aux pauvres et aux affamés. Je vous invite donc à réfléchir sur cette problématique... Si une nuit d'hiver, tout près de cette place, quelqu'un meurt dans la rue, ce n'est pas une information" alors que si un réseau électronique saute c'est un drame! "Si la bourse fléchit de quelques points, c'est une tragédie, mais pas que des êtres humains soient rejetés comme on jette des ordures... Partout de par le monde il y a des enfants qui n'ont rien à manger et on fait comme si c'était normal. Il ne peut pas en être ainsi!... Prenons tous l'engagement à respecter et protéger l'environnement et la création. Soyons attentifs à toute personne et luttons contre la culture du gaspillage et du rejet au profit d'une culture de la solidarité et du dialogue".

SALUTS PARTICULIERS

Cité du Vatican, 5 juin 2013 (VIS). Après sa catéchèse de l’audience générale, le Saint-Père a salué divers groupes, et notamment des pèlerins venus des Antilles, de Maurice et de Côte d'Ivoire, ainsi qu'un groupes d'imams venus de France et engagés dans le dialogue inter-religieux. A tous il a recommandé d'avoir soin de l'environnement et surtout des personnes. Puis le Pape François a salué des séminaristes et de jeunes prêtres polonais auxquels il a recommandé de remercier le Christ pour leur vocation. "Cultivez la dans la lumière et puissance de l'Esprit, de manière à toujours être des ministres zélés de la Grâce et de vrais guides de sainteté", a-t-il dit en invitant les fidèles à soutenir leurs prêtres de leurs prières, de leur disponibilité et de leurs conseils.

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