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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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lundi 15 septembre 2014

En Albanie, le Pape rendra hommage aux martyrs de la foi


Cité du Vatican, 15 septembre 2014 (VIS). Ce matin, le Directeur de la Salle de Presse a donné quelques indications cadre sur le voyage apostolique que le Pape François effectuera dimanche prochain en Albanie (le quatrième hors d'Italie). Ce sera d'abord un hommage aux martyrs de la foi, victimes de l'ancien régime. Il insistera aussi sur le dialogue avec l'islam dans une société à majorité musulmane, dans laquelle orthodoxes et catholiques constituent une importante minorité. Enfin, le Saint-Père évoquera la plus célèbre des albanaises, Mère Teresa de Calcutta. Le P.Lombardi a rappelé que ce pays européen, devenu une démocratie, avait été pendant des décennies une féroce dictature et le premier état ayant inscrit l'athéisme dans sa constitution.


Nouvelle réunion du Conseil des Cardinaux


Cité du Vatican, 15 septembre 2014 (VIS). Aujourd'hui, sous la présidence du Saint-Père, s'est ouverte la sixième réunion du Conseil des Cardinaux. Les travaux, destinés à étudier la réforme de la Curie Romaine, se poursuivront demain et mercredi 17.

Le Pape marie vingt couples du diocèse de Rome


Cité du Vatican, 14 septembre 2014 (VIS). Ce matin, en la Basilique vaticane, le Pape François a célébré le mariage de vingt couples de son diocèse de Rome. Le Cardinal Vicaire Agostino Vallini et Mgr.Filippo Iannone, Vice Régent du diocèse et Directeur du centre pour la pastorale familiale du diocèse ont concélébré. Les couples que le Saint-Père a mariés ont eu des parcours plus ou moins longs: Certains ont déjà vécu ensemble, d'autres ont des enfants, d'autres se sont connus en paroisse. Le couple le plus jeune était constitué de personnes nées en 1986 et 1989 et le plus âgé de personnes nées en 1958 et 1965. Dans son homélie, le Pape, s'appuyant sur le récit biblique racontant la marche du peuple d'Israël dans le désert, sa longue traversée, a parlé du mariage comme d'un chemin de vie avec ses lumières et ses ombres au cours duquel la miséricorde et la grâce du Christ peuvent régénérer et réorienter la vie conjugale et familiale: "La première lecture nous parle du cheminement du peuple dans le désert. Pensons à ces gens en marche, guidés par Moïse, qui étaient surtout des familles, des pères, des mères, des enfants, des grands-parents, des hommes et des femmes de tout âge, beaucoup d’enfants, avec les vieux qui éprouvaient la fatigue… Ce peuple fait penser à l’Eglise en marche dans le désert du monde d’aujourd’hui, il fait penser au Peuple de Dieu, qui est composé en majorité de familles. Cela fait penser aux familles, à nos familles, en chemin sur les routes de la vie, dans l’histoire de chaque jour… Elle est incalculable la force, la charge d’humanité contenue dans une famille. Elle est constituée d’aide réciproque, d’accompagnement éducatif, des relations qui grandissent avec les personnes, du partage des joies et des difficultés… Mais, les familles sont le premier lieu où nous nous formons comme personnes et en même temps elles sont les briques pour la construction de la société".

Revenant au récit biblique, le Saint-Père a remarqué qu'à "un certain moment le peuple n’a plus supporté le voyage: Ils sont fatigués, l’eau manque et ils mangent seulement la manne, une nourriture prodigieuse, donnée par Dieu, mais qui en ce moment de crise semble insuffisante. Alors ils se lamentent et protestent contre Dieu et contre Moïse: Pourquoi nous avez-vous fait partir?... Il y a la tentation de revenir en arrière, d’abandonner le chemin. Cela fait penser aux couples d’époux qui ne supportent pas le voyage, le voyage de la vie conjugale et familiale. La fatigue du chemin devient une lassitude intérieure; ils perdent le goût du mariage, ils ne puisent plus l’eau de la source du sacrement. La vie quotidienne devient pesante, et bien des fois, écœurante. En ce moment de désarroi, dit la Bible, arrivent les serpents venimeux qui mordent les gens, et beaucoup meurent. Ce fait provoque le repentir du peuple, qui demande pardon à Moïse et lui demande de prier le Seigneur pour qu’il éloigne les serpents. Moïse supplie le Seigneur et celui-ci donne le remède: un serpent de bronze, suspendu à une hampe; quiconque le regarde sera guéri du venin mortel des serpents. Que signifie ce symbole? Dieu n’élimine pas les serpents, mais il offre un antidote: A travers ce serpent de bronze, fait par Moïse, Dieu transmet sa force de guérison, force de guérison qui est sa miséricorde, plus forte que le venin du tentateur. Jésus, comme nous l’avons entendu dans l’Evangile, s’est identifié à ce symbole: en effet, le Père, par amour, l’a donné aux hommes, lui, le Fils unique, pour qu’ils aient la vie. Et cet amour immense du Père pousse le Fils, Jésus, à se faire homme, à se faire serviteur, à mourir pour nous et à mourir sur une croix. A cause de cela, le Père l’a ressuscité et lui a donné la domination sur tout l’univers. Ainsi s’exprime l’hymne de l'épître de Paul aux Philippiens. Celui qui se confie à Jésus crucifié reçoit la miséricorde de Dieu qui guérit du venin mortel du péché".


"Le remède que Dieu offre au peuple vaut aussi, en particulier, pour les époux qui ne supportent pas le chemin et sont mordus par les tentations du découragement, de l’infidélité, de la régression, de l’abandon… A eux aussi, Dieu le Père donne son Fils Jésus, non pour les condamner, mais pour les sauver. S’ils se confient à lui, il les guérit par l’amour miséricordieux qui surgit de sa croix, par la force d’une grâce qui régénère et remet en chemin, sur la route de la vie conjugale et familiale. L’amour de Jésus, qui a béni et consacré l’union des époux, est en mesure de maintenir leur amour et de le renouveler quand humainement il se perd, se déchire, s’épuise. L’amour du Christ peut rendre aux époux la joie de cheminer ensemble, parce que le mariage, c’est cela, le cheminement ensemble d’un homme et d’une femme, dans lequel l’homme a la tâche d’aider son épouse à être davantage femme, et la femme a la tâche d’aider son mari à être davantage homme. C’est la tâche que vous avez entre vous. Je t’aime, et par cela je te fais plus femme. Je t’aime, et par cela je te fais plus homme. C’est la réciprocité des différences. Ce n’est pas un chemin simple, sans conflits, non, il ne serait pas humain. C’est un voyage exigeant, parfois difficile, parfois aussi conflictuel, mais c’est la vie! Et parmi cette théologie que nous donne la Parole sur le peuple en marche, aussi sur les familles en marche, sur les époux en marche, un petit conseil. Il est normal que les époux se disputent, c’est normal. Cela arrive toujours. Mais je vous conseille: ne jamais finir la journée sans faire la paix. Jamais. Un petit geste est suffisant. Et ainsi on continue à marcher. Le mariage est symbole de la vie, de la vie réelle, ce n’est pas une fiction! C’est le sacrement de l’amour du Christ et de l’Eglise, un amour qui trouve dans la Croix sa vérification et sa garantie. Je vous souhaite, à vous tous, un beau chemin, un chemin fécond. Et que l’amour grandisse. Je vous souhaite du bonheur. Il y aura les croix! Mais le Seigneur est toujours là pour nous aider à avancer".

La Croix, amour de Dieu pour l'humanité


Ci du Vatican, 14 septembre 2014 (VIS). A midi, après avoir célébré le mariage de vingt couples du diocèse de Rome, le Pape a récité l'angélus avec les fidèles présents Place St.Pierre. Il a rappelé qu'en ce jour, l'Eglise célèbre la fête de la Croix Glorieuse, l'exaltation de la sainte Croix. "Quelque personne non chrétienne pourrait nous demander: Pourquoi exalter la croix? Nous pourrions répondre que nous n'exaltons pas n'importe quelle croix ou toutes les croix. Nous exaltons la Croix de Jésus, parce qu'en elle s'est révélé au maximum l'amour de Dieu pour l'humanité. Le Père a donné son Fils pour nous sauver, ce qui a comporté la mort de Jésus et la mort en croix. Pourquoi? Pourquoi la croix a-t-elle été nécessaire? A cause de la gravité du mal qui nous maintenait esclaves. La Croix de Jésus exprime ces deux choses: toute la force négative du mal et toute la douceur omnipotente de la miséricorde de Dieu. La croix semble décréter la faillite de Jésus, mais en réalité elle marque sa victoire... C'est justement pour cela que Dieu a exalté Jésus en lui conférant une royauté universelle. Quand nous tournons notre regard vers la croix où Jésus a été cloué nous contemplons le signe de l'amour infini de Dieu pour chacun de nous et la racine de notre salut. C'est de cette croix que jaillit la miséricorde du Père qui embrasse le monde entier. Par la croix du Christ, le malin est vaincu, la mort est défaite, la vie nous est donnée, l'espérance nous est rendue... La Croix de Jésus est notre unique et véritable espérance! Voilà pourquoi, l'Eglise exalte...la Croix glorieuse de Jésus, signe de l'amour immense de Dieu, signe de notre salut et chemin vers la Résurrection. C'est notre espérance. Alors que nous contemplons et célébrons la sainte Croix, pensons avec émotion à tous nos frères et sœurs persécutés et tués à cause de leur fidélité au Christ, en particulier là où la liberté religieuse n'est pas encore garantie ou pleinement réalisée, mais aussi dans des pays ou lieux qui, en principe, protègent la liberté et les droits de l'homme, mais où concrètement les croyants et notamment les chrétiens, font l'objet de limitations et discriminations. C'est pourquoi aujourd'hui nous pensons à eux et prions tout particulièrement pour eux".

Quand apprendrons-nous la leçon que la guerre est une folie?


Ci du Vatican, 14 septembre 2014 (VIS). Après la récitation de l'angélus, le Saint-Père a rappelé que demain en Centrafrique commençait la mission du Conseil de sécurité des Nations-Unies en vue de la pacification du pays et de la protection de la population civile qui souffre des conséquences d'un long conflit: "Je vous assure de l'engagement et de la prière de l'Eglise catholique, j'encourage l'effort de la communauté internationale qui vient en aide aux Centrafricains de bonne volonté. Que la violence cède au plus vite le pas au dialogue. Que les parties en conflit laissent de côté leurs intérêts et œuvrent pour que chaque citoyen à quelque ethnie ou religion qu'il appartienne, puisse collaborer pour l'édification du bien commun. Que le Seigneur accompagne ce travail pour la paix!", s'est exclamé le Pape François.


Le Pape a également évoqué sa visite de samedi aux cimetières militaires de Redipuglia (Italie) où il a prié pour les morts de la première guerre mondiale: "Les chiffres sont effrayants: On parle de près de 8 millions de jeunes soldats tombés et d'environ 7 millions de civils. Cela nous fait comprendre combien la guerre est une folie! Une folie de laquelle l'humanité n'a pas encore tiré de leçon, parce qu'après celle-ci il y en a eu une seconde et tant d'autres encore aujourd'hui sont en cours. Mais quand apprendrons-nous cette leçon? Je vous invite tous à regarder Jésus crucifié pour comprendre que la haine et le mal peuvent toujours être vaincus par le pardon et le bien, pour comprendre que répondre par la guerre ne fait qu'augmenter le mal et la mort!".

Possession cardinalice


Cité du Vatican, 15 septembre 2014 (VIS). Dimanche 21 septembre à 11 h, le Cardinal Fernando Sebastián Aguilar, Archevêque émérite de Pamplona - Tudela (Espagne), prendra possession du titre de Ste.Angela Merici.


Audiences


Cité du Vatican, 15 septembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin M.Daniel Rubén Piedrabuena, Juge fédéral de La Rioja (Argentine).

Autres actes pontificaux


Cité du Vatican 15 septembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Marcus Stock, Evêque de Leeds (superficie 5.033, population 2.068.000, catholiques 157.766, prêtres 182, diacres 24, religieux 149), en Angleterre (GB). L'Evêque élu, né en 1961 à Londres (GB) et ordonné prêtre en 1988, était jusqu'ici Secrétaire général de la Conférence épiscopale d'Angleterre et du Pays de Galles. Docteur en théologie, il a été curé de paroisse, Directeur des Ecoles diocésaines de Birmingham (GB) et Directeur du Bureau pour l'enseignement catholique.


samedi 13 septembre 2014

Les guerres sont l'ombre de Caïn


Cité du Vatican,13 septembre 2014 (VIS). A l'occasion du premier centenaire de la grande guerre, le Pape a célébré une messe au mémorial militaire italien de Redipuglia (au Frioul). Arrivé du Vatican en hélicoptère vers 9 h, il s'est aussitôt rendu par le route au cimetière militaire de Fogliano di Redipuglia où reposent 14.550 soldats austro-hongrois "unis dans la mort comme dans la vie". Il a déposé une couronne sur le monument central abritant les restes de 7.000 soldats anonymes. Puis il a gagné le pied du Sei Busi, montagne disputée au début du conflit, pour visiter le cimetière monumental italien de Redipuglia où reposent plus de 100.000 soldats tombés au front. Au centre se trouve le tombeau du prince Emanuele de Savoie-Aoste, commandant de la III Armée, inauguré en 1938 en présence de 50.000 vétérans de la première guerre mondiale.

A l'homélie de la messe, reprenant la première lecture du jour qui rapporte le meurtre d'Abel, le Saint-Père a condamné l'indifférence face à la guerre: Admirant la beauté de ce paysage, a-t-il dit, en ces lieux où des hommes et des femmes travaillent, où les enfants jouent et où les personnes âgées rêvent, je ne peux que dire: La guerre est une folie. Alors que Dieu dirige sa création, et que nous les hommes, nous sommes appelés à collaborer à son œuvre, la guerre détruit. Elle détruit aussi ce que Dieu a créé de plus beau, l’être humain. La guerre défigure tout, même le lien entre frères. La guerre est folle, son plan est la destruction, se développer en détruisant. La cupidité, l’intolérance, l’ambition du pouvoir sont certains des motifs qui poussent à décider la guerre, et ces motifs sont souvent justifiés par une idéologie. Mais d’abord il y a la passion, il y a une impulsion déformée. L’idéologie est également une justification. Et lorsqu'il n’y a pas d’idéologie, il y a la réponse de Caïn: Que m’importe? Suis-je le gardien de mon frère? La guerre n'épargne personne, personnes âgées, enfants, mamans, papas… Que m’importe? Au dessus de ce cimetière, flotte la devise narquoise de la guerre: Que m’importe? Tous les êtres humains qui reposent ici avaient des projets et des rêves, mais leurs vies ont été brisées. L’humanité a dit: Que m’importe? Pourquoi, pourquoi? Aujourd’hui encore, après l'échec renouvelé d’une seconde guerre mondiale, on peut, peut-être, parler d’une troisième guerre par morceaux, avec des crimes, des massacres, des destructions. La première page des journaux ne devrait-elle pas avoir pour titre: Que m’importe? Aujourd'hui comme hier, l'attitude de Caïn est exactement à l’opposé de ce que demande Jésus dans l’Evangile. Lui qui est présent dans le plus petit de ses frères, le Roi, le Juge du monde, il est l’affamé, l’assoiffé, l’étranger, le malade, le prisonnier. Celui qui prend soin de son frère entre dans la joie du Seigneur. Celui qui, en revanche, ne le fait pas, qui par ses omissions dit Que m’importe?, reste dehors.


Ici comme dans le cimetière voisin, sont enterrées beaucoup de victimes. Nous les évoquons aujourd’hui. Il y a les pleurs, il y a la douleur. Et d’ici nous rappelons toutes les victimes de toutes les guerres. Aujourd’hui encore les victimes sont nombreuses. Comment cela est-il possible? C’est possible parce que, aujourd’hui encore, dans les coulisses, il y a des intérêts, des plans géopolitiques, l’avidité de l’argent et du pouvoir, et il y a l’industrie des armes, qui semble être tellement importante. Et ces planificateurs de la terreur, ces organisateurs de l’affrontement, comme également les marchands d’armes, ont écrit dans leurs cœurs Que m’importe? C’est le propre des sages, que de reconnaître leurs erreurs, d’en éprouver de la douleur, de les regretter, de demander pardon et de pleurer. Avec ce Que m’importe? qu’ont dans le cœur les affairistes de la guerre, peut être gagnent-ils beaucoup, mais leur cœur corrompu a perdu la capacité de pleurer. Caïn n’a pas pleuré, il n'a pu le faire. Et son ombre de Caïn plane aujourd’hui sur ces cimetières. On le voit ici. On le voit dans l’histoire qui va de 1914 jusqu’à nos jours. Et on le voit aussi de nos jours. Avec un cœur de fils, de frère, de père, je vous demande à tous, et pour nous tous, la conversion du cœur: Passons de ce Que m’importe? aux larmes. Pour tous ceux qui sont tombés dans une hécatombe inutile, pour toutes les victimes de la folie de la guerre, en tout temps. Pleurer, l’humanité a besoin de pleurer, et c’est maintenant l’heure des larmes".  

Visite du Pape en Turquie fin novembre


Ci du Vatican, 13 septembre 2014 (VIS). Hier après-midi, le Directeur de la Salle de Presse a confirmé les indications de certains media: Ce matin, a déclaré le P.Lombardi, "est parvenue au Saint-Père l'invitation du Président turc M.Recep Tayyip Erdogan à se rendre dans son pays. Le programme et la durée de ce voyage en Turquie, qui aura lieu fin novembre, sont à définir". 

Consécration du nouveau sanctuaire St.Gabriele dell'Addolorata


Cité du Vatican, 13 septembre 2014 (VIS). Aujourd'hui a été publiée la lettre latine du 29 juillet par laquelle le Saint-Père a nommé le Cardinal Ennio Antonelli, son Envoyé spécial à la consécration du nouveau sanctuaire de St.Gabriele dell'Addolorata (Teramo, Italie, 21 septembre). 

Autres actes pontificaux


Cité du Vatican 13 septembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

Membres de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples, le Cardinal George Pell, Préfet du Secrétariat pour l'économie; le Cardinal Timothy Michael Dolan, Archevêque de New York (USA); le Cardinal Luis Antonio G. Tagle, Archevêque de Manille (Philippines); le Cardinal Jean-Pierre Kutwa, Archevêque d'Abidjan (Côte d'Ivoire); le Cardinal Orani João Tempesta, Archevêque de São Sebastião do Rio de Janeiro (Brésil); le Cardinal Lorenzo Baldisseri, Secrétaire général du Synode des évêques; Mgr.Agostino Marchetto, Secrétaire émérite du Conseil pontifical pour les migrations; Mgr.Luigi Travaglino, Nonce apostolique à Monaco et Observateur permanent près la FAO; Mgr.Claudio Maria Celli, Président du Conseil pontifical pour les communications sociales; Mgr.Ignatius Suharyo Hardjoatmodjo, Archevêque de Jakarta (Indonésie); Mgr.Patrick Christopher Pinder, Archevêque de Nassau (Bahamas); Mgr.Dieudonné Nzapalainga, Archevêque de Bangui (Centrafrique); Mgr.Giampiero Gloder, Président de l'Académie pontificale ecclésiastique; Mgr.Paul Bùi Văn Doc, Archevêque di Thành-Phô Hô Chí Minh (Vietnam); Mgr.Tarcisius Isao Kikuchi, Evêque de Niigata (Japon); Mgr.Celmo Lazzari, Vicaire apostolique de San Miguel de Sucumbíos (Equateur); le P.Michael Anthony Perry, OFM, Ministre général des frères mineurs; le P.Louis Lougen, OMI, Supérieur général des Oblats de l'Immaculée; M.Socrates Mesiona, Directeur des Oeuvres pontificales missionnaires aux Philippines; Soeur Luzia Premoli, SMC, Supérieure générale des Combonianes.


Consulteurs de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples, Mgr.Jorge Carlos Patrón Wong (Mexique), Secrétaire pour les séminaires de la Congrégation pour le clergé; et Mgr.Juan Ignacio Arrieta Ochoa de Chinchetru, Secrétaire du Conseil pontifical pour les textes législatifs.

vendredi 12 septembre 2014

Visite des évêques de la Répubique Démocratique du Congo


Cité du Vatican, 12 septembre 2014 (VIS). Le Pape a reçu ce matin les membres de la Conférence épiscopale de la République Démocratique du Congo, à la conclusion de leur visite Ad Limina, auxquels il a remis un discours, centré sur le respect de la personne: L’Eglise de votre pays, écrit-il, "dont certains diocèses ont récemment célébré le premier centenaire de leur évangélisation, est une jeune Eglise. Mais elle est aussi une Eglise de jeunes. Les enfants et les adolescents, en particulier, ont besoin de la force de Dieu pour résister aux multiples tentations issues de la précarité de leur vie, de l’impossibilité de poursuivre des études ou de trouver du travail. Je suis sensible à leur situation difficile, et je sais que vous partagez leurs peines, leurs joies et leurs espoirs. Je pense particulièrement avec effroi à ces enfants et à ces jeunes, enrôlés de force dans des milices et contraints de tuer leurs propres compatriotes! Je vous encourage donc à approfondir la pastorale des jeunes. En leur offrant toute l’aide possible, surtout à travers la création d’espaces de formation humaine, spirituelle et professionnelle, vous pouvez leur révéler leur vocation profonde qui les prédispose à rencontrer le Seigneur. Le moyen le plus efficace pour vaincre la violence, l’inégalité ainsi que les divisions ethniques, consiste à doter les jeunes d’un esprit critique et à leur proposer un parcours de maturation dans les valeurs évangéliques. Il faudrait aussi renforcer la pastorale dans les Universités ainsi que dans les écoles catholiques et publiques, en conjuguant la tâche éducative avec l’annonce explicite de l’Evangile". Soyez "dans vos diocèses des apôtres de la jeunesse".

Dans le même esprit, lit-on ensuite, "face à la désagrégation familiale, provoquée, en particulier, par la guerre et la pauvreté, il est indispensable de valoriser et d’encourager toutes les initiatives destinées à consolider la famille, source de toute fraternité, fondement et première route de la paix. La fidélité à l’Evangile implique aussi que l’Eglise participe à la construction de la cité. L’une des contributions les plus précieuses que l’Église locale peut apporter à votre pays, consiste à aider les personnes à redécouvrir la pertinence de la foi dans la vie quotidienne et la nécessité de promouvoir le bien commun. De même, les responsables de la nation, en étant éclairés par les pasteurs, et dans le respect des compétences, peuvent aussi être soutenus pour intégrer l’enseignement chrétien dans leur vie personnelle et dans l’exercice de leur fonction au service de l’état et de la société. En ce sens, le magistère de l’Eglise, en particulier l’encyclique Caritas in Veritate, l’exhortation apostolique post-synodale Africae Munus ainsi que la récente exhortation Evangelii Gaudium, constituent une aide précieuse". Je vous invite donc, conclue le Saint-Père à l'attention de ses hôtes, "à œuvrer sans relâche à l’instauration d’une paix durable et juste, par une pastorale du dialogue et de la réconciliation entre les divers secteurs de la société, en soutenant le processus de désarmement, et en promouvant une efficace collaboration avec les autres confessions religieuses. Alors que votre pays va connaître des rendez-vous politiques importants pour son avenir, il est nécessaire que l’Eglise apporte sa contribution, tout en évitant de se substituer aux institutions politiques et aux réalités temporelles qui conservent leur autonomie. En particulier, les pasteurs doivent se garder de prendre la place qui revient de plein droit aux fidèles laïcs, qui ont justement pour mission de témoigner du Christ et de l’Évangile en politique et dans tous les autres domaines de leurs activités... Beaucoup attendent de vous vigilance et sollicitude dans la défense des valeurs spirituelles et sociales". C'est pourquoi "vous êtes appelés à proposer des orientations et des solutions pour la promotion d’une société fondée sur le respect de la dignité de la personne humaine. A ce sujet, l’attention aux pauvres et aux nécessiteux tels que les personnes âgées, les malades ou les personnes souffrant de handicap, devrait constituer l’objet d’une pastorale adéquate, sans cesse réexaminée. En effet, l’Eglise est appelée à se préoccuper du bien de ces personnes et à attirer l’attention de la société et des autorités publiques sur leur situation. Je salue et j’encourage l’œuvre de tous les missionnaires, des prêtres, des religieux et religieuses, et des autres agents pastoraux qui se dévouent au service des blessés de la vie, des victimes de la violence, surtout dans les régions les plus isolées et reculées du pays. En évoquant ce thème, j’ai une pensée spéciale pour les réfugiés internes et ceux, nombreux, qui proviennent des pays voisins... Soyez des hommes d’espérance pour votre peuple!".


Audience à la Société Biblique italienne


Cité du Vatican,12 septembre 2014 (VIS). Le Pape a reçu ce matin les participants à la XLIII Semaine biblique de la Société Biblique italienne, qui inaugure la célébration du cinquantenaire de la Constitution conciliaire Dei Verbum. Après avoir remercié ses hôtes pour leurs travaux, il a rappelé que la foi doit sans cesse se nourrir de la Parole... Sans cela, elle risque de disparaître. "Pour parler aux hommes...Dieu a utilisé de multiples langages, soumettant sa parole à des conditionnements humains. Le respect de l'Ecriture implique qu'on déploie tous les efforts nécessaires à sa lecture correcte... Un chrétien ne saurait conduire seul quelque rechercher que ce soit pour améliorer la compréhension de la Bible... Ce travail est tout particulièrement confié aux exégètes". Reprenant Jean-Paul II, il a ensuite affirmé que, "pour respecter la cohérence de la foi de l'Eglise et celle de l'inspiration divine, l'exégèse catholique doit être attentive à ne pas s'arrêter à l'aspect humain des textes bibliques. L'exégèse doit avant tout aider les fidèles à mieux percevoir la Parole que ces textes contiennent. Ainsi peuvent-ils...vivre pleinement en communion avec Dieu. Mais pour cela il faut naturellement que le chercheur perçoive la Parole dans les textes, ce qui n'est possible que s'il a une vie spirituelle fervente et riche de dialogue avec le Seigneur. Sinon, ayant perdu son but principal, sa recherche restera incomplète... A côté de ses compétences scientifiques, l'exégète catholique doit avoir la foi, la foi reçue et partagée avec l'ensemble du peuple croyant qui, globalement ne peut se tromper". Comme le disait Jean-Paul II, a conclu le Pape François, "pour parvenir à une interprétation sûre des paroles inspirées par l'Esprit, nous devons tous être guidés par lui. C'est pourquoi il faut prier beaucoup et demander la lumière de l'Esprit, l'accueillir docilement et demander l'amour qui seul permet de comprendre le langage de Dieu... Puisse Marie nous enseigner à recevoir pleinement la Parole, dans la recherche scientifique comme dans notre vie toute entière".   

Synodalité et primat


Cité du Vatican, 12 septembre 2014 (VIS). La XIII session plénière de la Commission internationale pour le dialogue entre les Eglises orthodoxe catholique se déroulera à Amman (Jordanie) du 15 au 23 septembre, à l'invitation du Patriarche orthodoxe de Jérusalem SB Théophile III. Les travaux, auxquels prendront part des délégués des quatorze Eglises autocéphales orthodoxe, seront présidés par le Cardinal Kurt Koch, Président du Conseil pour l'unité, et par le Métropolite Jean de Pergame. Leur but est d'examiner le projet de document sur synodalité et primat préparé par le comité de coordination de la Commission à la suite des sessions de Rome (2011) et de Paris (2012). L'étude touche au rapport théologique et ecclésiologique entre la synodalité et le primat au sein de l'Eglise, tant au niveau universel que local. Elle servira de base à l'examen de la question cruciale qu'est la mission de l'Evêque de Rome dans l'Eglise universelle. Les participants, qui devront évaluer si le projet reflète d'actuel consensus sur ce sujet délicat, pourront partager des moments de prières avec leurs communautés présentes à Amman, mais aussi témoigner de leur attention aux personnes souffrant des conflits régionaux.  

Contre la traite des êtres humains


Cité du Vatican, 12 septembre 2014 (VIS). A Genève le 9 septembre, l'Observateur permanent près les organismes des Nations-Unies est intervenu lors de la XXVII session ordinaire du Conseil des droits de l'homme. Citant certaines formes de l'esclavage contemporain ayant récemment fait la une la presse, comme les enlèvements massifs en Irak ou la vente de jeunes nigérianes sous de faux prétextes d'enseignement religieux, de Mgr.Silvano Tomasi a évoqué les 250.000 enfants enrôlés de force et notamment utilisés ici et là comme boucliers humains. Puis il a stigmatisé des formes plus subtiles d'esclavage qui impliquent 5, 7 millions d'enfants victimes du travail forcé, de mariages précoces forcés, de la ségrégation sociale par castes, etc, et pas uniquement dans les pays pauvres ou sous-développés. Ces situations sont favorisées par la pauvreté de familles frappées par la crise économique, l'ignorance, l'analphabétisme, le chômage, des phénomènes apparemment irréversibles obligeant nombre de personnes à travailler précairement, sans juste rétribution ni protection sociale, ou bien à l'émigration voire à la traite des êtres humains. Si la communauté internationale s'est dotée de règles et de conventions contre l'esclavage contemporain, il est besoin d'une plus grande volonté politique, d'une plus grande efficacité d'intervention et d'une meilleur sensibilisation de l'opinion publique. Il convient, a conclu Mgr.Tomasi, de rompre le silence entourant une plaie qui infecte l'humanité en motivant les bonnes volontés. Et de souligner comment le Pape, d'accord avec les représentants des autres traditions religieuses, ne cesse de dénoncer les visages hideux du nouvel esclavage, en développant les idéaux et valeurs qu'elles partagent, afin d'éradiquer à jamais le fléau de la traite.



Audiences


Cité du Vatican, 12 septembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin vingt-un prélats de la Conférence épiscopale de la République Démocratique du Congo en visite Ad Limina:

Mgr.Marcel Utembi Tapa, Archevêque de Kisangani.

Mgr.Etienne Ung’eyowun, Evêque de Bondo.

Mgr.Dieudonné Uringi Uuci, Evêque de Bunia.

Mgr.Joseph Banga Bane, Evêque de Buta.

Mgr.Julien Andavo Mbia, Evêque d'Isiro - Niangara.

Mgr.Sosthène Ayikuli Adjuwa, Evêque de Mahagi - Nioka.

Mgr.Janvier Kataka Luvete, Evêque de Wamba.

Mgr.Jean-Pierre Tafunga Mbayo, SDB, Archevêque de Lubumbashi.

Mgr.Jean-Anatole Kalala Kaseba, Evêque de Kamina.

Mgr.Fulgence Muteba Mugalu, Evêque de Kilwa - Kasenga.

Mgr.Nestor Ngoy Katahwa, di Kolwezi.

Mgr.Oscar Ngoy wa Mpanga, CS.Sp, Evêque de Kongolo.

Mgr.Vincent de Paul Kwanga Ndjibu, Evêque de Manono.

Mgr.Gaston Ruvezi Kashala, SDB, de Sakania - Kipushi.

Mgr.Joseph Kumuondala Mbimba, Archevêque de Mbandaka - Bikoro.

Mgr.Joseph Mokobe Ndjoku, Evêque de Basankusu.

Mgr.Fridolin Ambongo Besungu, OFM.Cap, de Bokungu - Ikela.

Mgr.Philibert Tembo Nlandu, CICM, Evêque de Budjala.

Mgr.Louis Nkinga Bondala, CICM, Evêque de Lisala.

Mgr.Ferdinand Maemba Liwoke, Evêque de Lolo.

Mgr.Dominique Bulamatari, Evêque de Molegbe.


Dans l'après-midi, il devrait recevoir Mgr.Nikola Eterovic, Nonce apostolique en Allemagne.

Autres actes pontificaux


Cité du Vatican 12 septembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

Le Cardinal Robert Sarah, Président du Conseil pontifical Cor Unum, Membre de la Congrégation pour les causes des saints.

Le Cardinal Mauro Piacenza, Grand Pénitencier, Membre de la Congrégation pour les causes des saints.


Avis


Ci du Vatican, 12 septembre 2014 (VIS). En raison de la visite du Saint-Père au sanctuaire militaire de Redipuglia (Italie), le bulletin VIS sera diffusé demain samedi 13 septembre.

jeudi 11 septembre 2014

Visite du Président tunisien


Cité du Vatican, 11 septembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin le Président tunisien M.Mohamed Moncef Marzouki, qui s'est ensuite entretenu avec le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d’Etat, accompagné de Mgr.Dominique Mamberti, Secrétaire pour les relations avec les états: Ces entretiens ont permis de faire le point sur des sujets d'intérêt commun comme la promotion de la paix et le rejet de tout extrémisme et toute violence, le dialogue inter-religieux ou les droits de l'homme, et en particulier la défense de la liberté de de conscience et de religion. Les parties ont souligné le rôle que joue l'Eglise catholique dans le domaine social, sanitaire et éducatif, au service de tous les tunisiens, des plus pauvres et des plus besogneux tout particulièrement. Elles ont également examiné plusieurs dossiers internationaux et régionaux, plus spécifiquement liés au bassin méditerranéen.


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