Cité
du Vatican, 15 mai 2015 (VIS). Le Saint-Père a
reçu ce matin le Président roumain M.Klaus Werner Iohannis,
qui s'est ensuite entretenu avec le Cardinal Pietro Parolin,
Secrétaire d'Etat, assisté de Mgr.Paul Richard Gallagher,
Secrétaire pour les rapports avec les états: En ce jour
anniversaire des vingt-cinq ans du rétablissement de leurs relations
diplomatiques, les parties ont abordé plusieurs points d'une
collaboration fructueuse, les rapports Eglise Etat comme la question
des minorités. Les entretiens ont également permis un échange de
vues sur divers problèmes régionaux de par le monde.
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vendredi 15 mai 2015
Visite Ad Limina des Evêques du Centrafrique
Cité
du Vatican, 15 mai 2015 (VIS). Le Pape a rencontré ce matin les
évêques centrafricains au terme de leur visite Ad Limina. Dans le
discours qu'il leur a remis, il exprime d'abord au peuple du
Centrafrique tout entier l’assurance de sa proximité: "Je
sais les souffrances qu’il a vécues et qu’il vit encore, ainsi
que les innombrables témoignages de foi et de fidélité que les
chrétiens ont rendu au Christ ressuscité en de multiples occasions.
Je suis particulièrement sensible à tout ce que vos communautés
ont fait en faveur des personnes victimes des violences et des
réfugiés". S'adressant ensuite à ses hôtes, il reconnaît la
difficulté d'une tâche qui "touche au mystère même de
Jésus-Christ mort et ressuscité. C’est lorsque le mal et la mort
semblent triompher que l’espérance d’un renouveau fondé sur le
Christ se fait jour. C’est quand la haine et la violence se
déchaînent, que nous sommes appelés...à répondre par le pardon
et l’amour. Si, hélas, il n’en a pas toujours été ainsi dans
les événements récents en Centrafrique, c’est bien le signe que
l’Evangile n’a pas encore partout pénétré profondément le
cœur du peuple de Dieu, au point d’en changer les réflexes et les
comportements. Vos Eglises sont d’évangélisation récente, et
c’est votre principale mission que de poursuivre l’œuvre à
peine commencée. Vous ne devez donc pas vous sentir découragés
dans la tempête que vous traversez, mais au contraire y trouver,
dans la foi et l’espérance, la source d’un enthousiasme et d’un
dynamisme nouveau".
"La
formation chrétienne et l’approfondissement de la foi à tous les
niveaux sont donc pour vous des objectifs prioritaires, afin que
l’Evangile imprègne en vérité la vie des baptisés, pour le
bien, non seulement des communautés chrétiennes, mais de la société
centrafricaine tout entière". Rappelant que les évêques
ont un rôle à jouer "dans le processus de transition
institutionnelle, un rôle prophétique irremplaçable", le Pape
encourage les pasteurs centrafricains à rappeler et témoigner "des
valeurs fondamentales de justice, de vérité, de probité qui sont à
la base de tout renouveau". Vous devez diffuser "le
dialogue et la cohabitation pacifique entre les membres des
différentes religions et ethnies, favorisant ainsi la réconciliation
et la cohésion sociale qui est une clef pour l’avenir... Vous êtes
appelés à former la conscience des fidèles comme celle du peuple
tout entier car votre voix est écoutée et respectée. C’est de
cette manière qu’il convient de tenir la place qui vous revient
dans les évolutions actuelles, évitant d’entrer directement dans
les querelles politiciennes. Mais, en formant et en encourageant des
laïcs, convaincus dans la foi et solidement formés à la doctrine
sociale de l’Eglise, à s’engager dans le débat politique et à
prendre des responsabilités" afin de préparer un avenir
heureux au peuple. Ensuite, le Saint-Père aborde la question du
clergé et des vocations, ainsi que la formation des fidèles, avant
de se pencher sur les familles, "qui sont les premières
victimes des violences et qui sont trop souvent déstabilisées ou
détruites en raison de l’éloignement d’un membre, d’un deuil,
de la pauvreté, de discordes et de séparations. Je leur exprime ma
proximité et mon affection. Non seulement elles sont le lieu
privilégié de l’annonce de la foi et de la pratique des vertus
chrétiennes, le berceau de nombreuses vocations sacerdotales et
religieuses, mais elles sont aussi le lieu propice pour
l’apprentissage et la pratique de la culture du pardon, de la paix
et d'une réconciliation dont le Centrafique a tant besoin. Il est
capital que la famille soit protégée et défendue pour qu’elle
rende à la société le service qu’elle attend d’elle, c'est à
dire lui donner des hommes et des femmes capables d’édifier un
tissu social de paix et d’harmonie. Je ne peux que vous encourager
à prêter à la pastorale du mariage toute l’attention qu’elle
mérite, et à ne pas vous décourager devant les résistances
provoquées par les traditions culturelles, la faiblesse humaine ou
les colonisations idéologiques nouvelles qui se répandent partout".
Eglise, sport et éducation
Cité
du Vatican, 15 mai 2015 (VIS). Le Saint-Père a
adressé un message au Cardinal Stanislaw Rylko, Président du
Conseil pontifical pour les laïcs, à l'occasion du séminaire
d'études consacré aux éducateurs du sport. Saluant le travail de
la section Eglise et Sport du dicastère, il rappelle la prise en
considération de la figure professionnelle de l'entraîneur: Comme
en famille les parents, dans le sport un bon entraîneur est un bon
éducateur. Sa présence est capitale pour le bon développement des
adolescents, qui ont besoin de modèles...et sa responsabilité
d'autant plus grande que passant chaque semaine de nombreuses heures
avec ces jeunes, il est en mesure d'influencer leur comportement et
leur personnalité... L'entraîneur sportif doit donc être un
exemple d'intégrité et de cohérence, d'impartialité et de
patience...et d'attention envers les moins avantagés. Il est tout
aussi important qu'ils soit un exemple de foi! C'est effectivement la
foi qui nous aide à nous tourner vers Dieu et à éviter de
diviniser l'une ou l'autre de nos activités, sportive en
l'occurrence... Cela permet d'observer une juste distance" avec
le sport et de "relativiser victoires comme défaites. La foi
permet aussi d'avoir un regard positif sur l'autre, d'éviter la
tentation d'une rivalité agressive, de respecter la dignité de
chacun et notamment du moins doté". C'est pourquoi l'entraîneur
a un rôle aussi important pour créer un climat de solidarité et de
cohésion du groupe y compris vers "les jeunes marginalisés ou
menacés par la dérive sociale. Ainsi faut-il trouver des solutions
pour amener ces adolescents au sport, facteur de socialisation...loin
de sa dénaturalisation par des intérêts extérieurs et avant tout
économiques".
Canonisation de deux religieuses palestiniennes
Cité
du Vatican, 15 mai 2015 (VIS). Ce matin près la Salle de Presse, le
Directeur du Centre catholique d'études des media a tracé le
portrait des deux bienheureuses palestiniennes qui seront canonisées
dimanche avec une religieuse française et une autre italienne. Le
Patriarche latin de Jérusalem sera à la tête d'une délégation de
2.124 personnes provenant des territoires palestiniens, d'Israël, de
Jordanie. A la messe célébrée par le Pape assistera le Président
palestinien Mahmoud Selman Abbas, ainsi que de nombreux évêques du
Liban, d'Egypte, de Chypre, d'Irak, de Libye, de Tunisie et du Maroc.
Le Patriarche Fouad Twal, a rappelé d'emblée le P.Rifat Bader, a
souligné la grande importance spirituelle de cette double
canonisation pour la Terre Sainte toute entière: "Au milieux
des difficultés, cela illumine le chemin" des chrétiens. Du
fait qu'elle est dévastée par la violence et la division, la Terre
Sainte revêt pour beaucoup une image négative. Mais les deux
nouvelles saintes viennent montrer que la sainteté est possible"
dans un semblable contexte. "Par la canonisation de deux
proche-orientales en cette période sombre le Saint-Père nous invite
à la prière, car la prière seule peut sauver la foi dans
l'épreuve. Sainte Marie Alphonsine Danil Ghattas et sainte Mariam
Baouardy sont des modèles de perfection, tant pour les musulmans que
pour les chrétiens. Le fait qu'elles portent toutes les deux le nom
de Marie les rapproche aussi de la tradition juive. Elles montrent
qu'aujourd'hui on peut parler des trois religions sans la moindre
discrimination... Ce grand événement constitue aussi un message de
solidarité qui veut encourager les chrétiens de toute la région,
en premier lieu les déplacés et les réfugiés, les persécutés
dont les persécuteurs pensent que tuer est agréable à Dieu".
Sainte
Mariam Baouardy, qui fut victime de l'extrémisme, subit une
tentative de meurtre car on voulait la forcer à changer de religion.
Désormais elle intercède pour toutes les victimes de ce type
d'assassinat religieux. Sa vie montre la priorité que représente le
respect des différences religieuses et ethniques, la reconnaissance
de ce que toute personne est créature de Dieu. Quant à sainte Marie
Alphonsine Danil Ghattas, elle obtint l'appui des autorités
religieuses pour fonder la première congrégation arabe d'éducation
et d'enseignement religieux. Depuis, les écoles du Rosaire confiées
à ses religieuses sont influentes dans tout le proche et moyen
Orient, et jusque dans la région du golfe persique. A la fin du XIX
et au début du XX siècle, la congrégation favorisa la diffusion de
la conscience sociale dans le monde arabe et représenta un modèle
de formation. Son action contribua à l'élimination de
l'analphabétisme dans de nombreuses régions. "Les deux saintes
proclamées par le Pape François en cette Année de la vie consacrée
et en ce mois marial, doivent nous inciter à prier le Seigneur
d'accorder sa paix à nos coeurs et à nos esprits... La canonisation
de la fondatrice des Soeurs du Rosaire est une invitation à
accroître la pratique quotidienne du chapelet, à l'église, en
famille et dans les paroisses afin que la paix, l'amour et le respect
de chacun touchent l'ensemble des peuples du proche et moyen Orient".
Audiences
Cité
du Vatican, 15 mai 2015 (VIS). Le Saint-Père a
reçu ce matin:
Le
Cardinal Gerhard Ludwig Müller, Préfet de la Congrégation pour la
doctrine de la foi.
M.Daniel
Ramada Piendibene, Ambassadeur d’Uruguay, in visite de congé.
Neuf
membres de la Conférence épiscopale du Centrafrique, in visite Ad
Limina:
Mgr.Dieudonné
Nzapalainga, CSSP, Archevêque de Bangui.
Mgr.Peter
Marzinkowski, CSSP, Evêque d'Alindao, accompagné de son Coadjuteur,
Mgr.Cyr-Nestor Yapaupa.
Mgr.Edouard
Mathos, Evêque de Bambari.
Mgr.Dennis
Kofi Agbenyadzi, SMA, Evêque de Berbérati.
Mgr.Nestor-Désiré
Nongo-aziagbia, SMA, Evêque de Bossangoa.
Mgr.Armando
Umberto Gianni, OFM.Cap, Evêque de Bouar.
Mgr.Albert
Vanbuel, SDB, Evêque de Kaga-Bandoro.
Mgr.Guerrino
Perin, MCCI, Evêque de Mbaïki.
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican, 15 mai 2015 (VIS). Le Saint-Père a nommé:
Mgr.Francescantonio
Nolè, OFM.Conv, Archevêque métropolitain de Cosenza - Bisignano
(superficie 2.537, population 384.000, catholiques 382.000, prêtres
230, diacres 40, religieux 377), en Italie. Jusqu'ici Evêque de
Tursi - Lagonegro (Italie), il succède à Mgr.Salvatore Nunnari,
dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge.
Mgr.Domenico
Pompili, Evêque de Rieti (superficie 1.818, population 99.046,
catholiques 93.008, prêtres 93, diacres 15, religieux 227), en
Italie. L'Evêque élu, né en 1963 à Rome (Italie) et ordonné
prêtre en 1988, était jusqu'ici Sous Secrétaire de la Conférence
épiscopale italienne et Directeur de son service de presse. Docteur
en théologie, il a été curé de paroisse, professeur de théologie,
Assistant de l'Action catholique diocésaine, Secrétaire de la
fondation Communication et Culture. Il succède à Mgr.Delio
Lucarelli, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge.
Hier,
14 mai, il avait nommé Mgr.Patrick McKinney, Evêque de Nottingham
(superficie 13.000, population 4.535.000, catholiques 155.000,
prêtres 163, diacres 39, religieux 92), en Grande-Bretagne
(Angleterre). L'Evêque élu, né en 1954 à Birmingham (GB) et
ordonné prêtre en 1978, était jusqu'ici Curé de la paroisse de
Stourbridge et Doyen de Dudley. Licencié en théologie, il a été
professeur de théologie, curé de paroisse et vicaire épiscopal.
mercredi 13 mai 2015
S'il te plaît, merci, pardon
Cité
du Vatican, 13 mai 2015 (VIS). Ce matin, au cours de l'audience
générale tenue Place St.Pierre, le Saint-Père a poursuivi le cycle
de catéchèses consacré à la vie de la famille, revenant sur le
triple principe du S'il te plaît, merci, pardon: Simples, a-t-il
dit, "ces paroles ne sont pas faciles à mettre en pratique. Or
elles contiennent une force qui permet de maintenir la solidité de
la famille malgré mille difficultés et épreuves. Sans cela, la
famille risque de se détériorer et même de s'effondrer".
Citant saint François de Sales pour qui la bonne éducation était
la moitié de la sainteté, le Pape a dénoncé "le formalisme
des bonnes manières, qui peut aller jusqu'à cacher l'aridité de la
personne et son dédain de l'autre... La religion n'est pas à l'abri
de ce danger de glisser du respect formel à la mondanité
spirituelle. Lorsqu'il tenta Jésus, le Diable n'avait-il pas fait
usage de bonnes manières et cité l'Ecriture? Malgré le caractère
correct de ses propos, son but était de détourner le Christ de la
vérité de l'amour de Dieu". S'il te plaît se rapporte à la
vie de l'autre dans laquelle nous demandons à entrer: La confidence
n'autorise pas à tout. Même l'amour partagé, qui exige respect et
liberté, "nécessite d'être capable d'attendre que l'autre
ouvre sa porte... On en vient parfois à penser que nous tombés dans
une civilisation des mauvaises manières et des gros mots...où la
gentillesse et le remerciement seraient signes de faiblesse... En
famille il faut combattre cette tendance à la défiance. Il faut
être intransigeant sur l'éducation à la gratitude car il en va de
la dignité de la personne et de la justice sociale. Si la vie
familiale n'y fait gare, elle perdra" sa dignité. Quant au
défaut de pardon, "même sans s'en rendre compte, il finit par
transformer de petites lézardes en fossés profonds. Le Pater, la
prière que Jésus nous a enseignée, résume des besoins essentiels
de la vie et, notamment, la capacité de pardonner à qui nous a
offensé. Reconnaître avoir fauté et désirer rendre ce qui a été
soustrait rend digne du pardon... Etre incapable de s'excuser
signifie être aussi incapable de pardonner... Combien de blessures
affectives familiales commencent par la perte des excuses... Ne
finissez jamais la journée sans faire la paix, un geste simple!
Simples, ces trois formules sont fondamentales pour la famille, même
si de prime abord elles font sourire". Pourtant, sans elles, on
finit par ne plus avoir le sourire... Puisse le Seigneur nous aider à
les remettre à l'honneur, en nous, à la maison, dans nos rapports
sociaux".
Concert pour les Pauvres
Cité
du Vatican, 13 mai 2015 (VIS). Le Saint-Père a
reçu ce matin les organisateurs et le sponsor du Concert pour les
Pauvres, qui aura lieu demain à 18 h Salle Paul VI. Organisée par
l'Aumônerie apostolique, le Conseil pour la culture, le Conseil pour
la nouvelle évangélisation et la Fondation San Matteo, la
manifestation est destinée à soutenir les oeuvres caritatives du
Pape: "Merci pour tout ce que vous faîtes, avez fait et ferez.
La musique unit les gens et nous unit à Dieu...nous libère de nos
angoisses...peut nous aider dans les moments difficiles...Les
croyants possèdent la joie d'un père aimant et celle de partager
l'amitié. C'est cette joie que vous offrirez avec ce concert, que
vous sèmerez et qui restera positivement dans le coeur de tous".
Messe pour la Caritas Internationalis
Cité
du Vatican, 13 mai 2015 (VIS). Le Saint-Père a
présidé hier après-midi en la Basilique vaticane la messe
d'ouverture de la XX assemblée générale de la Caritas
Internationalis: Qui vit la mission de la Caritas, a-t-il dit à
l'homélie, "n'est pas un simple exécutant mais un témoin du
Christ, une personne qui cherche le Christ et se laisse trouver, qui
aime avec l'esprit du Christ en esprit d'offrande et de gratuité.
Tous nos projets restent vides sans cet amour, qui n'est pas notre
mais sien". Avec cet amour il est possible de préparer la table
pour tous, "la table eucharistique que Dieu ne cesse de préparer
pour nous. La Caritas dresse tant de table pour qui a faim. C'est
dans cet esprit qu'elle a lancé la grande campagne pour l'accès de
l'humanité toute entière à l'alimentation... Si la terre en
produit en abondance, c'est la volonté de ne pas la partager qui
prévaut. Tant de gens attendent encore aujourd'hui de manger à leur
faim...et nous devons tout faire pour les satisfaire, tout en
rappelant aux puissants de ce monde que Dieu les jugera selon ce
qu'ils auront tenté de l'alimenter lui à travers tous ceux qui ont
faim, et de protéger l'environnement afin qu'il produise des
aliments. En pensant à la table eucharistique, souvenons nous de nos
frères privés avec violence de l'aliment du corps comme de celui de
l'esprit, chassés de leurs maisons et de leurs églises. Nous ne
devons pas oublier ces victimes d'injustices intollérables".
"Si
la Caritas représente l'Eglise dans de nombreuses régions, elle
doit encore être mieux diffusée dans les paroisses et les
communautés pour rétablir ce qui se produisait dans les premiers
temps du christianisme. L'origine du service rendu par les membres de
la Caritas réside dans l'accueil simple et obéissant de Dieu dans
la personne du prochain. Sans cette racine la Caritas meurt". En
allant au devant de nos frères et soeurs dans le besoin, la charité
ne se limite plus aux actions d'une simple organisation humanitaire.
Importante ou modeste, chaque Caritas locale fait grande la Caritas
internationale. Demandons au Seigneur la grâce de ne pas tomber dans
l'erreur de croire que le centralisme bien organisé soit la
solution. Comprenons que la Caritas est toujours en périphérie,
dans chaque Eglise particulière. La Caritas centrale n'est qu'un
appui et un service, une expérience de communion mais non de
commandement".
Prochain Accord global entre Palestine et Saint-Siège
Cité
du Vatican, 13 mai 2015 (VIS). La Commission
bilatérale Saint-Siège Palestine mise sur pied en 2000 après que
les rapports entre le Vatican et l'OPL aient été établis en 1994
s'est réunie aujourd'hui au Vatican. Les
discussions ont été conduites dans un climat constructif par
Mgr.Antoine Camilleri, Sous Secrétaire pour les relations avec les
états, et Mr.Rawan Sulaiman, Vice Ministre des affaires étrangères
de Palestine. Les deux délégations se félicitent des progrès
acquis depuis la réunion de Ramallah du 6 février 2014 dans la
rédaction de l'accord global qui réglera le statut et l'activité
de l'Eglise catholique dans les territoires palestiniens. Elles
estiment que les travaux préparatoires sont près d'être conclus.
Le projet de texte sera soumis aux autorités respectives pour
approbation, et la date de la signature de l'Accord devrait être
prochainement annoncée.
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican, 13 mai 2015 (VIS). Le Saint-Père a nommé l'Abbé Amrose
Rebello, Evêque d'Aurangabad (superficie 64.525, population
10.119.485, catholiques 15.750, prêtres 45, religieux 218), en Inde.
L'Evêque élu, né en 1949 à Nirmal (Inde) et ordonné prêtre en
1979, était jusqu'ici Chancelier et Vicaire Général de ce même
diocèse. Curé de paroisses, il succède à Mgr.Edwin Colaço, dont
la renonciation a été acceptée pour limite d'âge.
Avis
Cité du Vatican, 13 mai 2015 (VIS). Demain, solennité de l'Ascension,
étant férié au Vatican, le prochain bulletin du V.I.S. Sera
diffusé vendredi 15 mai.
mardi 12 mai 2015
Sans justice pas de paix
Cité
du Vatican, 12 mai 2015 (VIS). Lors de l'audience qu'il a accordé
hier à la Fabrique de la Paix (bulletin V.I.S. Précédent) le Pape
a répondu spontanément à des questions. De leur transcription sont
tirées les passages proposés ci-dessous:
A
savoir si, enfant, il était souvent en conflit avec sa famille, le
Pape a dit que cela fait partie de la vie: "L'important est de
faire la paix au bout du compte... Il faut tenter de faire la paix à
la fin de la journée. Moi aussi, tant de fois, j'ai été en
bagarre. Ça m'arrive encore aujourd'hui!... C'est humain.
L'important est de ne pas tenir rancoeur". Sur le fait que la
paix se construise, il a apporté sa confirmation: "La paix
n'est pas un produit industriel mais quelque chose d'artisanal, qui
est façonné jour après jour par notre action, notre vite, notre
amour et notre attention " aux autres. Ensuite, à la question
de savoir s'il ne se fatigue pas d'être sans cesse au milieu de tant
de gens, le Pape a confessé qu'il aimerait parfois jouir "d'un
peu de tranquillité. Ceci dit, être entouré ne signifie pas perdre
la paix... Ce qui fait perdre la paix...c'est la jalousie, l'envie et
l'avarice les uns envers les autres... Etre au milieu de tant de
personnes est une belle expérience... Cela fatigue un peu, mais il
est vrai que je ne suis plus un jeune homme. A un adolescent venu
d'Egypte qui lui demandait pourquoi les gens importants souvent
n'aident pas l'école, le Pape a répondu qu'on peut se le demander
aussi pourquoi d'autres puissants ne veulent pas la paix? Pourquoi?
Parce que ils vivent de la guerre, de l'industrie des armes. Ceci est
grave car certains de ces puissants du monde gagnent de l'argent de
la fabrication et du commerce de l'armement, de cette industrie de
mort. La cupidité est chose terrible, avec la volonté d'avoir
toujours plus d'argent. On constate que l'économie tourne autour de
l'argent et non autour des personnes. Pour faire la guerre et
défendre la richesse, on sacrifie tant de choses et de gens!
Certains ne veulent pas de la paix car on gagne énormément avec la
guerre. On amasse l'argent pendant qu'on sacrifie des vies, la
culture, l'éducation et l'avenir même des gens... Le Diable
s'introduit chez les gens par le portefeuille!". Sur la question
de la souffrance chez les enfants, il a cité Dostoïevski pour dire
combien il est difficile de trouver une réponse. "On ne peut
que se tourner vers le Ciel et attendre que vienne une réponse".
Et puis, à savoir s'il est possible d'expliquer ce qu'est la paix,
le Saint-Père a affirmé que c'est avant tout l'absence de la
guerre: Mais "il faut aussi qu'il y ait de la joie et de
l'amitié partagée, et que chaque jour on améliore la justice,
qu'on fasse en sorte qu'il n'y ait plus d'enfants affamés, malades,
assistés dans leur croissance... Construire la paix est un travail,
non une sinécure. La paix véritable induit de travailler aux
solutions des problèmes, de répondre aux besoins des personnes,
dans leur pays et sur leurs terres, dans leur famille et au sein de
leur société. Bâtir la paix est un travail d'artisans!... Nous
avons tous les mêmes droits, sans qui la société est injuste. Là
où il n'y a pas de justice, la paix ne peut exister. Ceci nous
devons le répéter, nous le mettre en tête!".
Autres actes pontificaux
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican, 12 mai 2015 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Ariel
Edgardo Mosconi, Coadjuteur de l'Evêque de Nueve de Julio
(Argentine). Il était jusqu'ici Auxiliaire de l'Evêque de Santiago
del Estero (Argentine).
lundi 11 mai 2015
Visite Ad Limina des Evêques du Togo
Cité
du Vatican, 11 mai 2015
(VIS). La défense de la particularité de la famille chrétienne,
l'attention à la formation des prêtres et consacrés dans un pays
où les communautés religieuses et la coexistence avec les autres
religions ne présente pas de problème, ont été au cœur du
discours du Pape François remis aux évêques du Togo reçus ce
matin au terme de leur visite Ad Limina. Dans le texte et dans la
perspective du prochain Synode des évêques, le Pape a souligné la
nécessité de faire connaître et comprendre les aspects positifs de
la famille vécus en Afrique. "En particulier -relève le Pape-
la famille africaine est accueillante à la vie, elle respecte et
prend en compte les personnes âgées. Cet héritage doit donc être
conservé et servir d’exemple et d’encouragement pour les autres.
Le sacrement de mariage est une réalité pastorale qui est bien
accueillie chez vous, bien que des obstacles d’ordre culturel et
légal subsistent encore, empêchant certains époux d’aller au
terme de leur désir de fonder leur vie de couple sur la foi au
Christ. Je vous encourage à persévérer dans vos efforts pour
soutenir les familles dans leurs difficultés...et préparer les
couples aux engagements, exigeants mais magnifiques, du mariage
chrétien. Le Togo n’est pas épargné des attaques idéologiques
et médiatiques, aujourd’hui partout répandues, qui proposent des
modèles d’union et de familles incompatibles avec la foi
chrétienne. Je sais la vigilance dont vous faites preuve en la
matière, ainsi que les efforts que vous déployez, notamment au
niveau des moyens de communication".
"Mais
l’une des clés qui doit permettre de faire face aux défis qui se
présentent à vos communautés et à vos sociétés est certainement
la formation de la jeunesse. L’Eglise-Famille de Dieu au Togo a
choisi de se faire proche des enfants et des jeunes, qui bénéficient
d’une bonne formation, humaine et religieuse, à travers de
nombreux projets et initiatives... Il est capital que les jeunes
apprennent à vivre leur foi de manière cohérente, afin de pouvoir
en témoigner avec authenticité, et en vue de contribuer à une
société plus juste et plus solidaire. Les religieux et les
religieuses ont un rôle irremplaçable dans l’annonce et la
transmission de la foi au Togo... Je vous invite à toujours
manifester votre paternelle sollicitude envers les divers Instituts.
Leurs effectifs croissent rapidement, et il convient que leur
développement soit bien accompagné et qu’il soit pris soin de la
formation des plus jeunes, notamment pour éviter des amalgames au
niveau de la foi et de l’inculturation... Les vocations sont
nombreuses au Togo et les séminaristes reçoivent une bonne
formation dans vos séminaires...qui devrait les aider, par la suite,
à lutter contre l’ambition, le carriérisme, la jalousie, la
mondanité, la séduction de l’argent et des biens de ce monde,
dans un célibat sincère et joyeusement vécu. Je vous recommande
d’être particulièrement attentifs à l’accompagnement spirituel
et pastoral des jeunes prêtres, et de bien rester à l’écoute de
ce qu’ils vivent". Le Pape rappelle ensuite que la société
togolaise a accompli ces dernières années de notables progrès dans
le champ politique et social et que "l'Eglise catholique y a
largement contribué, non seulement par ses œuvres d’évangélisation
et de promotion humaine, mais aussi par son engagement pour la
justice et la réconciliation. Je vous remercie très chaleureusement
pour les efforts que vous avez déployés dans ce domaine, en
particulier pour les travaux de la Commission nationale Vérité,
Justice et Réconciliation. Je vous encourage à continuer à faire
en sorte que l’Eglise prenne la place qui lui revient dans le
processus de réformes institutionnelles en cours... Cependant, il
demeure nécessaire de veiller à ne pas entrer directement dans le
débat ni les querelles politiciennes, tout en ayant à cœur de
former, d’encourager et d’accompagner des laïcs, dont c’est le
rôle, capables de s’investir au plus haut niveau dans le service
de la nation et de prendre des responsabilités".
"Je
me félicite que ce service rendu à la société togolaise soit
aussi l’occasion d’actions communes avec les autres communautés
chrétiennes, comme en témoignent certains appels que vous avez
conjointement lancé à la nation. De même, en matière de dialogue
inter-religieux, il convient toujours de favoriser, et peut-être
développer davantage, la culture du dialogue et de la rencontre,
alors que vous vivez dans une cohabitation pacifique, notamment avec
l’islam, cohabitation qu’il convient de préserver compte tenu du
contexte actuel en Afrique occidentale. Le dialogue inter-religieux
est une condition nécessaire pour la paix dans le monde, et par
conséquent, un devoir pour les chrétiens, comme pour les autres
communautés religieuses. Il est particulièrement nécessaire que
les jeunes prêtres reçoivent une solide formation en ce sens",
conclut le Saint-Père.
Le Pape reçoit les enfants de la Fabrique de la Paix
Cité
du Vatican, 11 mai 2015
(VIS). "Je vous remercie de votre invitation pour travailler
avec vous à la Fabrique de la Paix! C'est un bel espace de travail
parce qu'il s'agit de construire une société sans injustice ni
violence, dans laquelle chaque enfant ou jeune puisse être accueilli
et grandir dans l'amour. Il y a tellement besoin de fabriques de
paix, parce que malheureusement les fabriques de guerre ne manquent
pas!". C'est avec ces mots que le Saint-Père a salué, Salle
Paul VI, plus de sept mille enfants qui font partie de la Fabrique de
la Paix, une initiative organisée par différentes institutions,
parmi lesquelles le Ministère de l'éducation et la Conférence
épiscopale italienne, pour favoriser l'intégration multi-ethnique
et sensibiliser les responsables spirituels, politiques et de
l'éducation à utiliser un langage de paix. Cette organisation, qui
vient d'être présentée à la FAO, constitue un vaste réseau de
formation scolaire via le sport ou les nouvelles technologies. Le
Pape, qui a développé le lien entre paix et justice, a répondu à
une série de questions posées par ses jeunes hôtes, plutôt que de
lire le discours préparé. En voici cependant les passages
principaux:
"La
guerre est le résultat de la haine, de l'égoïsme, du désir de
posséder toujours plus et de dominer les autres. Pour la combattre,
vous vous engagez à diffuser la culture de l'inclusion, de la
réconciliation et de la rencontre... C'est un beau chemin qui
demande du courage et de l'énergie pour que tous comprennent la
nécessité d'un changement de mentalité, pour garantir la sécurité
aux enfants de la planète, en particulier à ceux qui habitent dans
des zones de guerre et de persécution... Le terme fabrique nous dit
que la paix est quelque chose qu'il...faut construire avec sagesse et
ténacité. Mais pour construire un monde de paix, il faut commencer
par notre monde, c'est-à-dire par les milieux dans lesquels nous
vivons chaque jour: la famille, l'école, la cour, la salle de sport,
l'oratoire... Il est important de travailler avec les personnes qui
vivent à côté de nous, les amis, les compagnons d'école, les
parents et les éducateurs. Il y a besoin de l'aide de tous pour
construire un avenir meilleur... Le vrai bâtisseur de paix est celui
qui fait le premier pas vers l'autre. Cela n'est pas de la faiblesse,
mais de la force, la force de la paix. Comment peuvent se terminer
les guerres dans le monde si nous ne sommes pas capables de dépasser
nos petites incompréhensions et nos litiges? Nos actes de dialogue,
de pardon, de réconciliation sont les briques qui servent à
construire l'édifice de la paix".
Une
autre caractéristique de cette fabrique est qu'elle n'a pas de
frontières. "On respire un climat d'accueil et de rencontre
sans barrière ou exclusion. Face à des personnes qui proviennent de
pays et ethnies différents, qui ont d'autres traditions et
religions, votre attitude est celle de la connaissance et du
dialogue, pour l'inclusion de tous, dans le respect des lois de
l'Etat. Et puis, vous avez compris que pour construire un monde de
paix, il est indispensable de s'intéresser aux besoins des plus
pauvres, des personnes souffrantes et abandonnées même éloignées.
Je pense à tous vos compagnons qui pour le seul fait d'être
chrétien sont chassés de leur maison, de leur pays, et certains ont
été tués parce qu'ils tenaient une Bible en main! C'est ainsi que
le travail de votre fabrique devient vraiment une œuvre d'amour.
Aimer les autres, spécialement les plus désavantagés, signifie
témoigner que toute personne est un don de Dieu. Toute personne!".
"Mais
la paix est un don de Dieu, un don à demander avec confiance dans la
prière, C'est pourquoi, il est important d'être non seulement des
témoins de paix et d'amour, mais aussi des témoins de prière. La
prière c'est parler avec Dieu, notre Père qui est aux Cieux, et lui
confier nos désirs, nos joies, nos peines. La prière c'est lui
demander pardon chaque fois que l'on se trompe et que l'on commet
quelque péché, dans la certitude qu'il nous pardonne toujours. Sa
bonté envers nous, nous pousse à être nous aussi miséricordieux
envers nos frères, leur pardonnant de tout cœur quand ils nous
offensent ou nous font du mal. Enfin, la paix a un visage et un cœur,
le visage et le cœur de Jésus, le Fils de Dieu, qui est mort sur la
croix et qui est ressuscité pour donner la paix à tout homme et à
toute l'humanité. Jésus est notre paix parce qu'il a abattu le mur
de la haine qui sépare les hommes entre eux".
Le Pape a reçu le Président cubain
Cité
du Vatican, 10 mai 2015 (VIS). Comme annoncé, ce matin pendant près
d'une heure le Président cubain M.Raúl Castro Ruz s'est entretenu
avec le Saint-Père, accompagné du Substitut de la Secrétairerie
d'Etat et du Secrétaire pour les rapports avec les états. Le
Président était accompagné notamment du Vice Président du
Conseil, du Ministre des affaires étrangères et de l'Ambassadeur
près le Saint-Siège. Il a de nouveau remercié le Pape pour le rôle
qu'il a joué dans le rapprochement Cuba Etats-Unis, puis l'a assuré
de l'enthousiasme des cubains qui l'accueilleront en septembre. Après
l'entretien en tête à tête et la présentation de la suite au
Saint-Père a eu lieu un échange de cadeaux: Le Président Castro a
offert un tableau évoquant le drame des migrants en Méditerranée,
l'auteur cubain ayant voulu saluer la tentative faite par le Pape de
sensibiliser l'opinion mondiale en se rendant à Lampedusa. Le
Saint-Père a offert à son hôte un exemplaire de l'encyclique
Evangelii Gaudium et un médaillon représentant saint Martin de
Tours, symbole de l'attention et de la protection due aux pauvres.
Des petits et grands gestes d'amour
Cité
du Vatican, 10 mai 2015
(VIS). Avant de réciter le Regina Cœli dominical, le Pape a rappelé
aux milliers de fidèles réunis Place St.Pierre que l'Evangile du
jour nous emmène de nouveau au cénacle où Jésus donne à ses
disciples un nouveau commandement: Aimez-vous les uns les autres
comme je vous ai aimés. Ces paroles prononcées lors de la dernière
Cène, a-t-il dit, "résument tout le message de Jésus, même
plus, elles résument tout ce qu'il a fait. Jésus a donné sa vie
pour ses amis, des amis qui ne l'ont pas compris, qui au moment
crucial l'ont abandonné, l'ont trahi et renié. Cela nous dit bien
que lui nous aime même si nous ne méritons pas son amour. C'est
ainsi que nous aime Jésus! Il nous montre ainsi la route pour le
suivre, la route de l'amour. Son commandement n'est pas un simple
précepte qui reste quelque chose d'abstrait ou d'extérieur à la
vie. Le commandement du Christ est nouveau parce qu'il l'a réalisé
le premier, il lui a donné chair, et ainsi la loi de l'amour est
écrite une fois pour toutes dans le cœur de l'homme... C'est une
route concrète, une route qui nous conduit à sortir de nous-mêmes
pour aller vers les autres. Jésus nous a montré que l'amour de Dieu
se réalise dans l'amour du prochain. Cela va ensemble. Les pages de
l'Evangile sont pleines de cet amour. Adultes et enfants, savants et
ignorants, riches et pauvres, justes et pécheurs ont trouvé accueil
dans le cœur du Christ. Cette Parole du Seigneur nous appelle donc à
nous aimer les uns les autres, même si nous ne nous comprenons pas
toujours, si nous ne sommes pas toujours d'accord... mais c'est
justement là que l'amour chrétien se voit, un amour qui se
manifeste même là où sont les différences d'opinions ou de
caractère. Mais l'amour est plus grand que ces différences! C'est
cet amour que nous a enseigné Jésus... C'est justement l'amour du
Christ que l'Esprit Saint reverse dans nos cœurs, qui accomplit
chaque jour des prodiges dans l'Eglise et dans le monde. Il y a
tellement de petits et de grands gestes qui obéissent au
commandement du Seigneur... Des petits gestes de tous les jours, des
gestes de proximité à une personne âgée, un enfant, un malade,
une personne seule et en difficulté, sans toit, sans travail,
immigrée, réfugiée... Grâce à la force de cette Parole du
Christ, chacun de nous peut se faire proche du frère ou de la sœur
qu'il rencontre. Des gestes de proximité, dans ces gestes se
manifeste l'amour que le Christ nous a enseigné".
Après
la prière mariale, le Pape a salué entre autres le Corps forestier
de l'Etat italien qui organise la fête des réserves naturelles pour
faire de découvrir et respecter les beautés de la création, les
participants au congrès organisé par la Conférence épiscopale
italienne pour encourager une école de qualité et ouverte aux
familles, une délégation de femmes de l'association Komen Italia
qui lutte contre le cancer du sein, et ceux qui ont pris part à la
marche pour la vie qui a eu lieu le matin à Rome. En parlant de la
vie, aujourd'hui dans de nombreux pays, on célèbre la fête des
mères. Souvenons-nous avec gratitude et affection de toutes les
mamans... Un applaudissement pour elles, pour les mamans qui sont sur
la place!... Et que cet applaudissement embrasse toutes les mamans,
toutes nos chères mamans, celles qui vivent avec nous physiquement,
mais aussi celles qui vivent avec nous spirituellement. Que le
Seigneur les bénissent toutes et que la Vierge Marie à qui ce mois
est consacré les protège".
Message au Patriarche copte orthodoxe
Cité
du Vatican, 10 mai 2015 (VIS). Le Saint-Père a écrit à SS Tawadros
II, le Patriarche des coptes orthodoxes, à l'occasion du second
anniversaire de leur rencontre: Plus que jamais, souligne-t-il, "nous
sommes unis par l'oecuménisme du sang qui nous fait avancer dans la
voix de la paix et de la réconciliation. Pensant aux coptes
récemment martyrisés en haine de leur foi, je veux assurer de ma
constante prière les chrétiens d'Egype et de tout l'orient de ma
prière constante... Il est encourageant que notre commission
théologique mixte ait élaboré un document relatif à l'exercice de
la communion dans l'Eglise primitive, et à ses implications dans
l'actuelle recherche de l'unité... Je suis certain que vous partagez
mon espoir de poursuite d'un dialogue clef qui portera finalement des
fruits abondants. Et je remercie le Patriarcat copte d'Alexandrie de
bien vouloir accueillir la prochaine réunion en Egypte. De par le
monde, les chrétiens font face à des problèmes similaires, qui
nécessitent d'oeuvrer ensemble. C'est pourquoi j'ai apprécié que
vous ayez envoyé un délégué au Synode extraordinaire de l'an
dernier sur la famille. Notre travail commun doit se poursuivre,
notamment à propos des mariages mixtes", pour renforcer
concrètement l'amitié entre l'Eglise copte et l'Eglise catholique.
Bicentenaire du couronnement de Notre Dame de la Miséricorde
Cité
du Vatican, 10 mai 2015 (VIS). On fête
aujourd'hui à Savone (Italie) le bicentenaire du couronnement de la
statue de la Vierge par Pie VII et, pour l'occasion le Saint-Père a
envoyé un message à l'Evêque de Savona - Noli. Il y rappelle
d'abord que Benoît XVI s'était rendu à ce sanctuaire, où la
Vierge apparut il y a cinq siècles à un paysan conseillant plus la
miséricorde que la justice. Soulignant l'actualité de ce message,
le Saint-Père rappelle aussi les circonstances dramatiques ayant
conduit à la cérémonie du 10 mai 1815. Retenu prisonnier à Savone
par Napoléon, Pie VII avait fait le voeu de revenir couronner la
statue de la Vierge après sa libération. C'est en cette occasion
qu'il institua la fête de Marie Secours des chrétiens: "La
mère de la Miséricorde vient toujours au secours de ses fils en
danger...tant d'entre eux sont aujourd'hui victimes de
discriminations et de persécutions. A l'approche de l'Année sainte
extraordinaire, alors que l'Eglise tout entière s'apprête à
renforcer sa confiance en la divine miséricorde, n'oublions pas que
Savone en a reçu une marque pérenne. Ici Marie a manifesté sa
tendresse et sa proximité au peuple de Dieu.
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