Cité
du Vatican, 3 octobre (VIS). A la suite des déclarations et les
interviews de Mgr.Krzystof Olaf Charamsa, le P.Lombradi a déclaré:
"Mis à part le respect du aux personnes, à leur vie privée et
au débat socio-moral, une démarche aussi retentissante à la veille
de l'ouverture du Synode est offensive et irresponsable. De fait,
elle tend à opérer un pression médiatique sur l'assemblée
synodale. Il est clair que Mgr.Charamsa ne peut plus assumer son
service auprès de la Congrégation pour la doctrine de la foi comme
auprès des Universités pontificales. Quant aux mesures
disciplinaires le regardant, elles relèvent de son évêque
diocésain".
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lundi 5 octobre 2015
Le Synode est l'Eglise en marche pour lire la réalité avec les yeux de la foi
Cité
du Vatican, 5 octobre 2015
(VIS). Ce matin à 9 h, s'est ouverte au Vatican la XIV Assemblée
générale ordinaire du Synode des évêques consacrée à La
vocation et la mission de la famille dans l'Eglise et dans le monde
contemporain. En présence du Saint-Père, le Cardinal hondurien
Oscar Andres Rodríguez Maradiaga a pris la parole, invitant les
pères synodaux à une brève méditation résumant les intentions et
l'esprit de l'Assemblée: "Frères, nous venons des quatre
points cardinaux, convoqués par Pierre, mus par l'amour du Seigneur
Jésus et de notre Mère l'Eglise -a-t-il dit-. Saint Paul nous a
précisément invités à la joie. Cette joie de l'Evangile que le
Pape François proclame inlassablement dans le monde entier. Mais
comme lui même nous a dit: Le grand risque du monde actuel, avec
son offre écrasante et multiple de consommation, est de tomber dans
une tristesse individualiste qui jaillit du cœur confortable et
avare, de la recherche maladive de plaisirs superficiels, de la
conscience isolée. Parfois cela nous attriste d'entendre comment le
monde a envisagé ce Synode en pensant que nous venions comme deux
bandes opposées pour défendre des positions irréductibles. C'est
pourquoi avec Jésus-Christ la joie naît et renaît toujours.
Agissez, nous ne sommes pas une Eglise en voie d'extinction ni
diminuée. La famille non plus, bien qu'elle soit menacée et
combattue. Nous ne venons pas non plus pleurer ni nous lamenter sur
nos difficultés. Le psaume 26 nous dit: Sois fort, et prends
courage. Espère le Seigneur. Ayez le même sentiment: nous cherchons
tous l'unanimité qui vient du dialogue, non des idées défendues à
outrance. Saint Paul nous rappelle: Ayez les mêmes sentiments que le
Christ. Vivez en paix, et comme nous dit Evangelii Gaudium: Le
dialogue est la contribution à la paix, parce que l'Eglise proclame
l'évangile de la paix. Après avoir annoncé Jésus-Christ, qui est
la paix en personne, la Mère Eglise nous encourage à être un
instrument de pacification et un témoignage crédible d'une vie
réconciliée. Il est temps de savoir comment dessiner dans une
culture qui privilégie le dialogue comme forme de rencontre, la
recherche de consentements et d'accords. Nous n'avons pas besoin d'un
projet de quelques-uns pour quelques-uns, ou une minorité cultivée
ou testimoniale qui s'approprie un sentiment collectif. C'est
pourquoi, nous souhaitons commencer le Synode dans la paix -a-t-il
conclu-. Ce n'est pas la paix du monde, faite d'accommodements et de
compromis qui trop souvent ne s'accomplissent pas. C'est la paix du
Christ, la paix avec nous mêmes. Et la conclusion est évidente: Le
Dieu de la charité et de la paix sera avec vous. C'est pourquoi nous
pouvons lui dire: Reste avec nous Seigneur. Non précisément parce
que le jour finit, mais parce qu'il commence. Un nouveau jour pour
les familles du monde, croyants ou non croyants, familles fatiguées
des incertitudes et des doutes semés par diverses idéologies, comme
celles de la déconstruction, des contradictions culturelles et
sociales, fragilité et solitude entre autres. Reste avec nous
Seigneur pour que ce Synode produise un chemin de joie et d'espérance
pour toutes les familles".
Le
Saint-Père a ensuite pris la parole pour introduire les travaux de
la première journée, expliquant que "le Synode n'est pas un
congrès ou un parloir, il n'est pas un parlement ou un sénat, où
l'on se met d'accord. Le Synode, au contraire, est une expression
ecclésiale, c'est-à-dire que c'est l'Eglise qui chemine ensemble
pour lire la réalité avec les yeux de la foi et avec le cœur de
Dieu; c'est l'Eglise qui s'interroge sur sa fidélité au dépôt de
la foi, qui pour celle-ci n'est pas un musée à visiter ou même à
sauvegarder, mais une source vive à laquelle l'Eglise se désaltère
pour désaltérer et éclairer le dépôt de la vie. Le Synode, en
outre, est un espace protégé où l'Eglise expérimente l'action de
l'Esprit saint. Dans le Synode, l'Esprit parle à travers la langue
de toutes les personnes qui se laissent guider par Dieu qui surprend
toujours, par Dieu qui révèle aux petits ce qui est caché aux
sages et aux savants, par Dieu qui a créé la loi et le samedi pour
l'homme et non le contraire, par Dieu qui laisse les
quatre-vingt-dix-neuf brebis pour chercher la brebis perdue, par Dieu
qui est toujours plus grand que nos logiques et nos calculs.
Rappelons nous toutefois que le Synode pourra être un espace
d'action de l'Esprit Saint seulement si nous, participants, nous
revêtons de courage apostolique, d'humilité évangélique et de
prière confiante. Le courage apostolique qui ne s'effraie pas face
aux séductions du monde qui tendent à éteindre dans le cœur des
hommes la lumière de la vérité en la remplaçant avec de petites
lumières temporaires, ni face à l'endurcissement de quelques cœurs
qui, malgré e bonnes intentions, éloignent les personnes de Dieu",
a souligné le Pape. "L'humilité évangélique qui sait se
vider de ses propres conventions et préjugés pour écouter nos
frères évêques et se remplir de Dieu. Humilité qui conduit à ne
pas pointer les autres du doigt pour les juger, mais à leur tendre
la main pour les relever sans jamais se sentir supérieur à eux. La
prière confiante est l'action du cœur quand il s'ouvre à Dieu,
quand nous faisons taire nos humeurs pour écouter la douce voix de
Dieu qui parle dans le silence. Si nous n'écoutons pas Dieu, toutes
nos paroles ne seront que des mots qui ne rassasient ni ne servent.
Si nous ne nous laissons pas guider par l'Esprit, toutes nos
décisions seront seulement des décorations qui, au lieu de
glorifier l'Evangile, le recouvrent et le cachent. Chers frères -a
conclu le Pape François-, comme je l'ai dit, le Synode n'est pas un
parlement où pour arriver à un consensus ou à un accord commun on
recourt à la négociation, au pacte ou aux compromis. La seule
méthode du Synode est de s'ouvrir à l'Esprit saint avec un courage
apostolique, une humilité évangélique, avec une prière confiante,
afin que ce soit lui qui nous guide, nous éclaire et nous mette sous
les yeux non nos avis personnels, mais la foi en Dieu, la fidélité
au magistère, le bien de l'Eglise et le salut des âmes".
Le
Président délégué, le Cardinal André Vingt-Trois, Archevêque de
Paris, est ensuite intervenu, rappelant combien la décision du Pape
de convoquer deux sessions du Synode des évêques sur la mission de
la famille dans le monde contemporain a porté ses fruits, et combien
l'épiscopat en a été témoin, les églises particulières s'étant
efforcées d'apporter leur contribution au travail commun en
répondant au questionnaire qui devait alimenter l'Instrumentum
Laboris. "Notre Synode -a-t-il dit- est porté par l'Eglise".
Le Cardinal a aussi évoqué le Motu Proprio Mitis Ludex Dominus
Iesus, par lequel le Saint-Père réforme les procédures canoniques
sur la validité sacramentelle des mariages qui représente une
précieuse indication sur l'esprit dans lequel sera abordée cette
phase du travail synodal. "Sans mettre en doute la tradition
sacramentelle de notre Eglise ni sa doctrine sur l’indissolubilité
du mariage -a-t-il ajouté- vous nous invitez à partager nos
expériences pastorales et à mieux mettre en œuvre les chemins de
la miséricorde par lesquels le Seigneur invite tous ceux qui le
souhaitent et qui le peuvent à entrer dans une démarche de
conversion en vue du pardon".
Ensuite,
le Cardinal Lorenzo Baldisseri, Secrétaire général du Synode, a
expliqué quelles étaient les modalités de cette Assemblée
extraordinaire, du temps mis à disposition pour l'intervention des
Pères dans la salle, au large espace consacré aux cercles mineurs
où le débat sera plus intense, de même que l'importance accordée
aux interventions des conjoints et les rapports des participants au
Synode avec les médias.
Enfin,
le Rapporteur général, le Cardinal Peter Erdö, Archevêque
d'Ezstergom-Budapest, a illustré la première partie de
l'Instrumentum Laboris qui englobe l'écoute des défis sur la
famille, en les situant dans le contexte socio-culturel contemporain
et leurs changements anthropologiques, caractérisés, entre autre,
par une fuite des institutions qui conduit à une instabilité
institutionnelle et une prédominance de l'individualisme et du
subjectivisme. Il a ensuite évoqué le discernement de la vocation
familiale, de la pédagogie divine de la famille et de
l'indissolubilité comme don et devoir, évoquant la famille dans le
magistère de l'Eglise et sa dimension missionnaire, ainsi que les
familles blessées, en les plaçant dans le contexte de la
miséricorde et de la vérité révélée. Le Cardinal a évoqué la
dimension évangélisatrice de la famille et de l'accompagnement
ecclésial des foyers, sans oublier le sujet de la responsabilité
générative ni les défis de l'éducation. "A l'écoute de la
Parole de Dieu -a-t-il conclu-, notre réponse doit manifester une
attention sincère et fraternelle aux besoins de nos contemporains,
pour leur transmettre la vérité libératrice et être témoins de
la plus grande miséricorde. Pour affronter le défi de la famille
aujourd'hui, l'Eglise doit donc se convertir et devenir plus vivante,
plus personnelle, plus communautaire même au niveau paroissial et
des petites communautés. Ce réveil communautaire semble être déjà
en cours dans de nombreux endroits. Pour qu'il soit plus général et
toujours plus profond, demandons la lumière de l'Esprit Saint qui
nous indique concrètement ce que nous devons faire. Ainsi, la
vocation et la mission de la famille dans l'Eglise et dans le monde
contemporain, thème du présent Synode, apparaîtra dans une lumière
sereine et concrète qui nous fait grandir dans l'espérance et dans
la confiance en la miséricorde de Dieu. C'est à cette miséricorde
que le Pape François a voulu consacrer un Jubilé extraordinaire.
Remercions le Saint-Père de ce choix d'espérance et confions nos
travaux à la sainte Famille de Nazareth".
Messe solennelle d'ouverture du Synode
Cité
du Vatican, 4 octobre 2015 (VIS). Ce matin, le Pape François a
présidé la messe d'ouverture de la XIV assemblée générale
ordinaire du Synode des évêques, reprenant à l'homélie les
lectures du jour qui parlent du drame de la solitude, de l’amour
entre l’homme et la femme, et de la famille. En voici le texte
complet:
Au
Paradis, Adam "donnait leur nom aux autres créatures, exerçant
une maîtrise qui montrait son indiscutable supériorité. Malgré
cela, il se sentait seul...et faisait l’expérience de la solitude.
La solitude, le drame qui, encore aujourd’hui, afflige tant
d’hommes et de femmes. Je pense aux personnes âgées, abandonnées
même de leurs êtres chers et de leurs propres enfants aux veufs et
aux veuves, à tant d’hommes et de femmes laissés par leur épouse
ou par leur mari, à tant de personnes qui, de fait, se sentent
seules, incomprises, pas écoutées, aux migrants et aux réfugiés
qui fuient les guerres et les persécutions, et à tant de jeunes
victimes de la culture de la consommation, de l’utilise et jette,
et de la culture du déchet. On vit le paradoxe d’un monde
globalisé, où nous voyons beaucoup d’habitations luxueuses et de
gratte ciels, mais de moins en moins de chaleur de la maison et de la
famille, beaucoup de projets ambitieux, mais peu de temps pour vivre
ce qui a été réalisé, beaucoup de moyens sophistiqués de
divertissement, mais de plus en plus un vide profond dans le cœur,
beaucoup de plaisirs, mais peu d’amour, beaucoup de liberté mais
peu d’autonomie. Les personnes qui se sentent seules sont de plus
en plus nombreuses, mais aussi celles qui se renferment dans
l’égoïsme, dans la mélancolie, dans la violence destructrice et
dans l’esclavage du plaisir et du dieu argent. Nous revivons
aujourd’hui d'une certaine manière l'expérience d’Adam:
Beaucoup de puissance, accompagnée de beaucoup de solitude et de
vulnérabilité, dont la famille est l’icône. De moins en moins de
sérieux pour faire progresser un rapport d’amour solide et fécond,
dans la santé comme dans la maladie, dans la richesse comme dans la
pauvreté, dans la bonne comme dans la mauvaise fortune. L’amour
durable, fidèle, consciencieux, stable, fécond est de plus en plus
moqué et regardé comme s’il était une affaire de l’antiquité.
Il semblerait que les sociétés les plus avancées soient justement
celles qui ont le taux le plus bas de natalité et le taux le plus
élevé d’avortements, de divorces, de suicides et de pollution
environnementale et sociale".
Voyant
la solitude d’Adam, Dieu a dit: "Il n’est pas bon que
l’homme soit seul. Je vais lui faire une aide qui lui correspondra.
Ces paroles montrent que rien ne rend heureux le cœur de l’homme
qu’un cœur qui lui ressemble, qui lui corresponde, qui l’aime et
qui le tire de la solitude et du sentiment d’être seul. Elles
montrent aussi que Dieu n’a pas créé l’être humain pour vivre
dans la tristesse ni pour rester seul, mais pour le bonheur, pour
partager son chemin avec une autre personne qui lui soit
complémentaire, pour vivre l’étonnante expérience de l’amour,
c'est-à-dire aimer et être aimé, et pour voir la fécondité de
son amour dans les enfants, comme le dit le Psaume qui a été
proclamé aujourd’hui. Voilà le rêve de Dieu
pour sa créature bien-aimée: La voir se réaliser dans l’union
d’amour entre l’homme et la femme ; heureuse sur le chemin
commun, féconde dans le don réciproque. C’est le même dessein
que Jésus...résume par Au commencement de la création, Dieu les
fit homme et femme. A cause de cela, l’homme quittera son père et
sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux deviendront une
seule chair. Ainsi, ils ne sont plus deux mais une seule chair".
Face au piège rhétorique qu'on lui tend, Jésus répond "de
manière franche et inattendue. Il fait tout remonter à l’origine,
à l’origine de la création, pour nous apprendre que Dieu bénit
l’amour humain, que c’est lui qui unit les cœurs d’un homme et
d’une femme qui s’aiment et qui les unit dans l’unité et
l’indissolubilité. Cela signifie que le but de la vie conjugale
n’est pas seulement de vivre ensemble pour toujours, mais de
s’aimer pour toujours! Jésus rétablit ainsi l’ordre qui était
à l’origine et qui est origine. Donc, ce que Dieu a uni, que
l’homme ne le peut le séparer. C’est une exhortation aux
croyants à dépasser toute forme d’individualisme et de légalisme,
qui cache un égoïsme mesquin et une peur de rallier la
signification authentique du couple et de la sexualité humaine selon
le projet de Dieu. En effet, c’est seulement à la lumière de la
folie de la gratuité de l’amour pascal de Jésus que la folie de
la gratuité d’un amour conjugal unique et jusqu’à la mort
apparaîtra compréhensible. Pour Dieu, le mariage n’est pas une
utopie propre à l’adolescence, mais un rêve sans lequel sa
créature sera destinée à la solitude. En effet, la peur d’adhérer
ce projet paralyse le cœur humain. Paradoxalement, l’homme
d’aujourd’hui qui ridiculise souvent ce dessein, reste attiré et
fasciné par tout amour authentique, par tout amour solide, par tout
amour fécond, par tout amour fidèle et perpétuel. Nous le voyons
suivre les amours temporaires, mais il rêve de l’amour
authentique, il court derrière les plaisirs de la chair, mais il
désire la donation totale".
Nous
commençons à comprendre ce que signifie la tristesse de ce monde.
"Les plaisirs interdits ont perdu leur attrait dès qu’ils ont
cessé d’être interdits. Même s’ils sont poussés à l’extrême
et s’ils sont renouvelés indéfiniment, ils restent insipides
parce qu’ils sont des choses finies, et nous, au contraire, nous
avons soif d’infini. Dans ce contexte social et
matrimonial très difficile, l’Eglise est appelée à vivre sa
mission dans la fidélité, dans la vérité et dans la charité.
Vivre sa mission dans la fidélité à son Maître comme une voix qui
crie dans le désert, pour défendre l’amour fidèle, et encourager
les très nombreuses familles qui vivent leur mariage comme un espace
où se manifeste l’amour divin, pour défendre la sacralité de la
vie, de toute vie, pour défendre l’unité et l’indissolubilité
du lien conjugal comme signe de la grâce de Dieu et de la capacité
de l’homme d’aimer sérieusement. L’Eglise est appelée
à vivre sa mission dans la vérité qui ne change pas selon les
modes passagères et les opinions dominantes. La vérité qui protège
l’homme et l’humanité des tentations de l’autoréférentialité
et de la transformation de l’amour fécond en égoïsme stérile,
l’union fidèle en liens passagers. Dépourvu de vérité, l’amour
bascule dans le sentimentalisme. L’amour devient une coque vide
susceptible d’être arbitrairement rempli. C’est le risque
mortifère qu’affronte l’amour dans une culture sans vérité. Et
l’Eglise est appelée à vivre sa mission dans la charité qui ne
pointe pas du doigt pour juger les autres, mais, fidèle à sa nature
de mère, se sent le devoir de chercher et de soigner les couples
blessés avec l’huile de l’écoute et de la miséricorde, d’être
hôpital de campagne aux portes ouvertes pour accueillir quiconque
frappe pour demander aide et soutien, de sortir de son propre enclos
vers les autres avec un amour vrai, pour marcher avec l’humanité
blessée, pour l’inclure et la conduire à la source de salut. Une
Eglise qui enseigne et défend les valeurs fondamentales, sans
oublier que le sabbat a été fait pour l’homme, et non pas l’homme
pour le sabbat, et que Jésus a dit aussi" ne pas être venu
appeler les justes mais les pécheurs. Une Eglise qui éduque à
l’amour authentique, capable de tirer de la solitude, sans oublier
sa mission de bon samaritain de l’humanité blessée.... Jean-Paul
disait que si l’erreur et le mal doivent toujours être condamnés
et combattus, l’homme qui tombe ou se trompe doit être compris et
aimé. Nous devons aimer notre temps et aider l’homme de notre
temps. l’Eglise doit le chercher, l’accueillir et l’accompagner,
parce qu’une Eglise aux portes closes se trahirait elle-même et
trahirait sa mission. Au lieu d’être un pont elle deviendrait une
barrière... Dans cet esprit demandons au Seigneur de nous
accompagner dans le Synode et de guider son Eglise, par
l’intercession de la Vierge Marie et de Joseph, son très chaste
époux".
Faiblesse de la société sans familles
Cité
du Vatican, 4 octobre 2015
(VIS). A l'angélus dominical, le Pape a demandé aux fidèles réunis
Place St.Pierre des prières pour le Synode sur la famille, ouvert
par une messe solennelle en la Basilique vaticane: "Les pères
synodaux, provenant de toutes les parties du monde et réunis autour
du Successeur de Pierre vont réfléchir pendant trois semaines sur
la vocation et la mission de la famille dans l'Eglise et dans la
société, en vue d'un discernement spirituel et pastoral attentif.
Nous garderons le regard fixé sur Jésus pour identifier, sur la
base de son enseignement de vérité et de miséricorde, les voies
les plus opportunes pour un engagement adéquat de l'Eglise avec les
familles et pour les familles, afin que le dessein originel du
Créateur sur l'homme et la femme s'accomplisse et agisse dans toute
sa beauté et sa force dans le monde d'aujourd'hui". Citant la
Genèse à propos de la complémentarité et de la réciprocité de
l'homme et de la femme qui, il a rappelé que leur union en fait une
seule chair, "c'est-à-dire une seule vie, une seule existence.
Par cette union, les conjoints transmettent la vie à de nouveaux
êtres humains, ils deviennent parents. Ils participent à la
puissance créatrice de Dieu lui-même. Mais attention! Dieu est
amour, et on participe à son œuvre quand on aime avec lui et comme
lui... C'est aussi l'amour qui est donné aux époux dans le
sacrement du mariage. C'est l'amour qui nourrit leur rapport, à
travers les joies et les douleurs, les moments sereins et difficiles.
C'est l'amour qui suscite le désir d'engendrer des enfants, de les
attendre, les accueillir, les élever et les éduquer... Aujourd'hui,
nous demandons au Seigneur que tous les parents et les éducateurs du
monde, ainsi que toute la société, se fassent instruments de cet
accueil et de cet amour avec lequel Jésus embrasse les plus petits.
Il regarde dans leur cœur avec la tendresse et la sollicitude d'un
père et en même temps d'une mère. Je pense à tous ces enfants
affamés, abandonnés, exploités, contraints à la guerre, refusés.
Il est douloureux de voir les images d'enfants malheureux, au regard
perdu, qui fuient la pauvreté et les conflits, frappent à nos
portes et à nos cœurs en implorant de l'aide. Que le Seigneur nous
aide à ne pas être une société-forteresse, mais une
société-famille, capables d'accueillir, avec des règles adéquates,
mais d'accueillir, d'accueillir toujours, avec amour!". Le Pape
a conclu en demandant au Saint Esprit d'inspirer les pères synodaux
et l'intercession de Marie, s'unissant à ceux qui, aujourd'hui, au
sanctuaire italien de Pompéi, récitent la traditionnelle supplique
à la Vierge du Rosaire.
Au
terme de l'angélus, le Pape François a rappelé qu'hier à
Santander (Espagne), ont été proclamés bienheureux Pio Heredia et
dix-sept compagnons cisterciens, tués en haine de la foi pendant la
guerre civile espagnole et la persécution religieuse des années
trente du siècle dernier: "Louons le Seigneur pour ses
courageux témoins et, par leur intercession, supplions-le de libérer
le monde du fléau de la guerre". Il a également prié pour les
victimes d'un éboulement au Guatemala ainsi que pour celles causées
par des intempéries sur la Côte d'Azur en France, et a appelé à
une solidarité concrète envers tous. Pour conclure, il a
particulièrement salué les pèlerins italiens en la fête de leur
saint patron, François d'Assise.
Veillée de prière pour le Synode
Cité
du Vatican, 5 octobre 2015 (VIS). Samedi soir Place St.Pierre, le
Pape a présidé la veillée avec les familles, organisée par la
Conférence épiscopale italienne en prélude au Synode des évêques.
Voici l'intervention du Saint-Père: "Pourquoi
allumer une petite bougie dans l’obscurité qui nous entoure?
N’aurait-on pas besoin de tout autre chose pour dissiper
l’obscurité? Mais peut-on vaincre les ténèbres? A certains
moments de la vie...de semblables interrogations s’imposent. Face
aux exigences de l’existence, la tentation amène à se retirer, à
déserter et à se fermer, peut-être au nom de la prudence et du
réalisme, en fuyant ainsi la responsabilité de faire sa part
jusqu’au bout. Rappelez-vous l’expérience d’Elie? Le calcul
humain suscite chez le prophète la peur qui le pousse à chercher un
refuge" dans une caverne de l’Horeb, la montagne de Dieu.
Là...il trouva la réponse non dans le vent impétueux qui brise les
rochers, non dans le tremblement de terre et pas même dans le feu.
La grâce de Dieu n’élève pas la voix. C’est un murmure, qui
rejoint tous ceux qui sont disposés à en écouter...ce silence
sonore qui nous exhorte à sortir, à retourner dans le monde,
témoins de l’amour de Dieu pour l’homme, pour que le monde
croie". L'année dernière, sur cette même Place, nous avons
invoqué l’Esprit Saint pour les pères synodaux. "Ce
soir, notre prière ne peut être autre. Parce que...sans l’Esprit
Saint, Dieu est loin, le Christ reste dans le passé, l’Eglise
devient une simple organisation, l’autorité se transforme en
domination, la mission en propagande, le culte en évocation, l’agir
des chrétiens en une morale d’esclaves".
"Prions
donc, pour que le Synode qui s’ouvre demain sache ramener
l’expérience conjugale et familiale à une image accomplie de
l’homme, pour qu’il reconnaisse, valorise et propose tout ce
qu’il y a en elle de beau, de bon et de saint, pour qu’il
embrasse les situations de vulnérabilité qui la mettent à
l’épreuve, comme la pauvreté, la guerre, la maladie, le deuil,
les relations blessées et défaites d’où surgissent malaises,
ressentiments et ruptures, pour qu’il rappelle à ces familles,
comme à toutes les familles, que l’Évangile demeure une “Bonne
Nouvelle” d’où toujours repartir. Que du trésor de la tradition
vivante, les Pères sachent tirer des paroles de consolation et des
orientations d’espérance pour des familles appelées à construire
en ce temps l’avenir de la communauté ecclésiale et de la cité
de l’homme. Chaque famille, en effet, est toujours une lumière,
bien que faible, dans l’obscurité du monde. L’histoire même de
Jésus parmi les hommes prend forme au sein d’une famille, à
l’intérieur de laquelle il restera pendant 30 ans...
Mieux
que d'autres, Charles de Foucauld avait deviné la portée de la
spiritualité qui émane de Nazareth. Ce grand explorateur abandonna
en hâte la carrière militaire, fasciné par le mystère de la
Sainte Famille, de la relation quotidienne de Jésus avec ses parents
et ses proches, du travail silencieux, de la prière humble.
Regardant la Famille de Nazareth, frère Charles discerna la
stérilité du désir de richesse et de pouvoir, il se fit tout à
tous par l’apostolat de la bonté. Attiré par la vie érémitique,
il comprit qu’on ne grandit pas dans l’amour de Dieu en évitant
la servitude des relations humaines. Parce que c’est en aimant les
autres qu’on apprend à aimer Dieu. C’est en se penchant vers son
prochain qu’on s’élève jusqu’à Dieu. A travers la proximité
fraternelle et solidaire avec les plus pauvres et les plus
abandonnés, il comprit que, finalement, ce sont eux qui nous
évangélisent, en nous aidant à grandir en humanité. Pour
comprendre aujourd’hui la famille, entrons nous aussi dans le
mystère de la famille de Nazareth, dans sa vie cachée, ordinaire et
commune, comme celle du plus grand nombre de nos familles, avec leurs
peines et leurs joies simples, vie tissée de patience sereine dans
les contrariétés, de respect pour la condition de chacun, de cette
humilité qui libère et fleurit dans le service, vie de fraternité
qui surgit du fait de se sentir partie d’un unique corps. La
famille est le lieu d’une sainteté évangélique, réalisée dans
les conditions les plus ordinaires. Il s’y respire la mémoire des
générations et s’y enfoncent des racines qui permettent d’aller
loin. C’est le lieu du discernement, où on s’éduque à
reconnaître le dessein de Dieu sur sa propre vie et à l’embrasser
avec confiance. C’est un lieu de gratuité, de présence discrète,
fraternelle et solidaire, qui apprend à sortir de soi-même pour
accueillir l’autre, pour pardonner et se sentir pardonnés.
Repartons de Nazareth pour un Synode qui, plus que parler de la
famille, sache se mettre à son école, dans la disponibilité à en
reconnaître toujours la dignité, la consistance et la valeur,
malgré les nombreuses peines et contradictions qui peuvent la
marquer. Dans la Galilée des nations de notre temps, nous
retrouverons l’épaisseur d’une Eglise qui est mère, capable
d’engendrer à la vie et attentive à donner continuellement la
vie, à accompagner avec dévouement, tendresse et force morale.
Parce que si nous ne savons pas unir la compassion à la justice,
nous finissons par être inutilement sévères et profondément
injustes. Une Eglise qui est famille sait se situer avec la proximité
et l’amour d’un père qui vit la responsabilité du gardien, qui
protège sans se substituer, qui corrige sans humilier, qui éduque
par l’exemple et la patience. Parfois simplement, par le silence
d’une attente priante et ouverte. Et surtout, une Eglise d’enfants
qui se reconnaissent frères, qui n’arrive jamais à considérer
quelqu’un uniquement comme un poids, un problème, un coût, une
préoccupation ou un risque, qui reconnaît dans l’autre
essentiellement un don, qui reste tel même quand il parcourt des
chemins différents. C’est une maison ouverte, loin des grandeurs
extérieures, accueillante dans le style sobre de ses membres et, à
cause de cela, accessible à l’espérance de paix qui est présente
en chaque homme, y compris en tous ceux qui éprouvés par la vie ont
le cœur blessé et souffrant. Cette Eglise peut
vraiment éclairer la nuit de l’homme, lui montrer avec crédibilité
le but et en partager les pas, justement parce que, la première,
elle vit constamment rénovée par la miséricorde de Dieu".
Audience aux volontaires du Banco Alimentare
Cité
du Vatican, 3 octobre (VIS). Ce matin Salle Paul VI, le Saint-Père a
reçu 7.000 volontaires de la fondation italienne Banco Alimentare,
née il y a 25 ans sur l'inspiration de Mgr.Luigi Giussani, le
fondateur de Comunione e Liberazione. Ils combattent le gaspillage
des produits alimentaires qui, récupérés, sont distribués au
personnes et familles en difficulté. Rappelant que ce scandale est
aussi une injustice faite aux pauvres, il a dénoncé "un monde
riche de ressources alimentaires...dans lequel trop de personnes
n'ont pas le nécessaire pour survivre, que ce soit dans les pays
pauvres ou dans les pays développés. Cette situation est aggravée
par le flux migratoire qui conduit désormais en Europe de très
nombreux réfugiés totalement démunis. Devant ce problème démesuré
on repense aux paroles de Jésus, J'avais faim et vous n'avez
nourri... Devant les foules, il n'a pas fait de beaux discours sur la
lutte contre la pauvreté mais accompli des gestes stupéfiants"
comme la multiplication des pains et des poissons. "Si nous ne
pouvons faire des miracles, faisons quelque chose face à l'urgence.
Eduquons à l'humanité, aidons à reconnaître l'humanité qu'il y a
dans chaque personne démunie", luttons contre la destruction
des aliments jetés. Vos fondateurs "avaient compris "que
la mentalité des gens devait évoluer, que les murs de
l'individualisme et de l'égoïsme devaient tomber". Je vous
invite donc, a conclu le Pape, à poursuivre dans cette voie où
"Jésus nous invite à rassasier les affamés. L'Eglise a fait
de cette démarche une oeuvre de miséricorde matérielle. Il s'agit
en outre "de personnes et non de chiffres, chacune portant une
croix qu'elle n'arrive parfois plus à porter seule. Allons au
secours de ces Christ, aidons les aussi à reconquérir leur dignité
et à se redresser. Soyez des frères et des amis pour les pauvres,
qui doivent comprendre qu'ils comptent aux yeux de Dieu".
Messe pour la Gendarmerie vaticane
Cité
du Vatican, 3 octobre 2015
(VIS). A l'occasion de la fête de saint Michel archange, patron de
la Gendarmerie de l'Etat de la Cité du Vatican, le Pape François a
célébré, ce matin, la messe à la chapelle du Gouvernorat, à
laquelle ont assisté les membres de ce Corps. Dans son homélie, le
Saint-Père a évoqué la lutte de saint Michel contre Satan,
affirmant qu'il "y a une guerre entre le bien et le mal où nous
devons choisir ce que nous voulons, le bien ou le mal. Mais...les
méthodes de guerre de ces deux ennemis sont totalement contraires.
Dans la prière initiale..., nous demandons la grâce d'être
défendus par l’archange Michel contre les pièges du démon...
C'est une des méthodes du diable, poser des pièges". Il a
ensuite expliqué "les trois degrés de la méthode du vieux
serpent, le démon. D'abord, avoir des choses, il s'agit du pain, des
richesses qui te conduisent lentement à la corruption, et ce ne sont
pas des histoires; elle est partout!...Tant de personnes vendent leur
âme pour trois sous, leur bonheur, leur vie, tout. C'est le premier
degré: L'argent, les richesses. Ensuite, quand tu en as, tu te sens
important, deuxième degré: La vanité. Ce que le Diable disait à
Jésus sur le pinacle du Temple: Jette-toi d'ici en bas, fais un
grand spectacle! Vivre pour la vanité. Troisième degré: Le
pouvoir, l'orgueil, la superbe. Je te donne tout le pouvoir du monde,
tu seras celui qui commande. Cela nous arrive à tous, toujours, dans
les petites choses: Trop attachés à nos richesses, on aime quand on
nous loue, comme le paon. Tant de gens en deviennent ridicules. La
vanité te rend ridicule. Ou enfin quand tu as du pouvoir, tu te
prends pour Dieu, et cela est un grand péché. Vous avez un travail
un peu difficile, où il y a toujours des oppositions et vous devez
mettre les choses à leur place et éviter tant de fois des
infractions ou des délits. Priez beaucoup pour que le Seigneur par
l'intercession de saint Michel vous défende de toute tentation, de
toute tentation de corruption par l'argent, par les richesses, de
vanité ou d'orgueil. Et plus votre service sera humble, comme
Jésus,...plus il sera fécond et utile pour nous tous... Que le
Seigneur nous aide dans cette lutte de tous les jours, mais non pour
nous, c'est une lutte pour le service, parce que vous êtes des
hommes et des femmes de service, de service à la société, de
service aux autres, de service pour faire grandir la bonté dans le
monde".
Audiences
Cité
du Vatican, 3 octobre 2015 (VIS). Le Saint-Père a
reçu ce matin:
Le
Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les
évêques.
Mgr.Claudio
Gugerotti, Nonce apostolique en Biélorussie.
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican, 5 octobre (VIS). Le Saint-Père a nommé:
Mgr.Salvatore
Ligorio, Archevêque métropolitain de Potenza - Muro Lucano -
Marsico Nuovo (superficie 1.634, population 154.600, catholiques
152.600, prêtres 113, diacres 23, religieux 124), en Italie.
Jusqu'ici Archevêque de Matera - Irsina (Italie), il succède à
Mgr.Agostino Superbo, dont la renonciation a été acceptée pour
limite d'âge.
Mgr.Andrea
Migliavacca, Evêque de San Miniato (superficie 691, population
176.794, catholiques 161.000, prêtres 79, diacres 10, religieux
122), en Italie. L'Evêque élu, né en 1967 à Pavie (Italie) et
ordonné prêtre en 1992, était jusqu'ici Recteur du séminaire
diocésain. Docteur en droit canonique, il a été notaire,
chancelier puis juge de tribunal ecclésiastique, aumônier de
l'Action catholique et des scouts, chargé de la pastorale des
jeunes, chanoine de la cathédrale.
vendredi 2 octobre 2015
Présentation de la XIV Assemblée générale ordinaire du Synode
Cité
du Vatican 2 octobre 2015 (VIS). En Salle de Presse ce matin, le
Cardinal Lorenzo Baldisseri a présenté la XIV Assemblée générale
ordinaire du Synode des évêques, qui s'ouvre demain soir, Place
St.Pierre. La veillée de prière en présence des pères synodaux
sera présidée par le Pape qui, dimanche matin, célébrera la messe
d'ouverture de l'Assemblée générale. A près avoir souligné que
ces assises constituent le point culminant du parcours synodal
commencé il y a deux ans, le Cardinal a confirmé que son
Instrumentum Laboris contient toutes les questions découlant des
questionnaires adressés aux Eglises particulières et les
propositions contenues dans la Relatio Synodi d'octobre 2014. Puis il
a détaillé la composition de l'assemblée synodale. Les pères
synodaux sont 270: 42 ex officio, 183 élus et 45 de nomination
papale (54 d'Afrique, 64 d'Amérique, 36 d'Asie, 107 d'Europe et 9
d'Océanie. Parmi eux 74 Cardinaux (y compris 2 Archevêques
majeurs), 6 Patriarches, 1 Archevêque majeur, 72 archevêques (dont
3 titulaires), 102 Evêques (y compris 6 Auxiliaires, 3 Vicaires
apostoliques et 1 Evêque émérite), 2 curés et 13 religieux.
Prennent part également à cette assemblée synodale 24 experts et
collaborateurs du Secrétariat spécial, 51 auditeurs et auditrices,
14 délégués fraternels. En raison du thème, on a donné une
certaine importance aux conjoints, parents et chefs de famille (18).
Tenant compte de diverses suggestions, le Secrétariat général du
Synode a développé une nouvelle méthodologie pour ces assises,
approuvée par le Pape en mai dernier. La majorité des pères ayant
pris part à l'assemblée 2014 avait suggéré de rendre les travaux
plus dynamiques et participatifs en alternant interventions en séance
et travail poursuivi dans le cadre des Circuli Minores. Il y aura
également des témoignages, qui aideront à mieux percevoir les
problèmes de la famille. A la fin des réunions des groupes de
travail linguistiques, dans lequel les pères réfléchiront sur le
texte de base enrichi par les contributions faites en séance, les
modérateurs rédigeront un bref rapport sur le travail effectué,
qui sera inséré dans le texte de base. Ces rapports des Circuli
Minores seront rendus publics. La commission pour l'élaboration de
la Relatio finale suivra chaque étape des assises synodales et se
réunira à la fin des travaux pour procéder au montage final du
texte qui sera présenté samedi 24 octobre en séance plénière
pour être soumis au vote de l'Assemblée. Compte tenu du grand
nombre de ceux qui ont droit d'intervenir (au total 318 personnes),
chacun aura droit à trois minutes en séance, étant possible de
s'exprimer largement dans les Circuli. Il sera toujours possible de
soumettre au Secrétariat général, en plus de la version papier et
numérique des interventions, d'autres textes écrits. Etant donné
le bon fonctionnement de la communication et de l'information des
médias au cours de la dernière assemblée générale
extraordinaire, on suivra la même méthode. Comme le Pape l'a
plusieurs fois dit, le Synode doit être un espace sûr dans lequel
les pères peuvent s'exprimer librement. Ceci dit, pour plus
d'informations, le briefing quotidien sera élargi grâce à une plus
grande présence de pères synodaux. Les pères sont libres de
communiquer avec les médias, sous leur responsabilité propre. Ceci
étant, les différentes étapes de l'élaboration du document
restent confidentielles.
Samedi
17 à 9 h aura lieu Salle Paul VI une commémoration du 50
anniversaire du Synode des évêques, à la Salle Paul VI.
L'événement est ouvert à tous ceux qui le souhaitent. La
commémoration principale sera proposée par le Cardinal Christoph
Schönborn. Elle sera complétée par les communications de cinq
prélats représentant les divers continents (Le Cardinal Nichols
pour l'Europe, Mgr.Francisco Chimoio pour l'Afrique, le Cardinal
Ricardo Ezzati Andrello pour les Amériques, SB Raphaël I Louis Sako
pour l'Asie, le Cardinal Soane Patita Paini Mafi pour le Pacifique et
l'Océanie). Enfin, le Saint-Père a prononcé le discours de
clôture. Dimanche, 18 à 10 h 30' la Basilique vaticane, le Synode
se conclura par une messe de canonisation (entre autres, des parents
de sainte Thérèse de l'Enfant Jésus). A Ste.Marie Majeure, les
fidèles sont invités à accompagner par la prière le travail du
Synode, en invoquant la protection de la Salus Populi Romani et des
saints époux Martin. Chaque jour, chapelet à 17 h et messe à 18 h
(première semaine, prière pour les enfants, deuxième pour les
parents, troisième pour les grands-parents. Près de la dalle du
Synode une chapelle est à disposition des participants, où sont
exposées des reliques de Ste.Thérèse de l'Enfant-Jésus, de ses
parents et des époux Beltrame Quattrocchi.
Déclaration du P.Lombardi
Cité
du Vatican, 2 octobre 2015 (VIS). En réaction à une polémique qui
se poursuit dans la presse, il convient de préciser que "le
Saint-Père, comme s'est de coutume, a salué à la nonciature de
Washington des dizaines d'invités lorsqu'il a pris congé pour se
rendre à New York. Il s'agit d'entretiens brefs et formels, auxquels
le Pape se prête volontiers. La seule véritable audience accordée
durant ce séjour a regardé un de ses anciens élèves, reçu avec
sa famille. Il n'est donc pas entré dans les détails du sujet avec
Mme.Kim Davis", une fonctionnaire de l'état civil ayant été
sanctionnée pour avoir refusé de délivrer une certificat de
mariage homosexuel au nom de l'objection de conscience. Le P.Lombardi
a conclu en disant qu'on "ne saurait considérer le salut du
Pape comme un appui à quelque aspect que ce soit de la position"
de cette personne.
Possessions cardinalices
Cité
du Vatican, 2 octobre 2015 (VIS). Dimanche 11 octobre à 11 h, le
Cardinal Francis Xaviwe Kriengsak Kovithavanij, Achevêque de
Bangkok, prendra possession du titre de Ste.Maria Addolorata .
Dimanche
11 octobre à 11 h, 15', le Cardinal Alberto Suárez Inda, Achevêque
de Morelia, prendra possession du titre de St.Polycarpe.
Dimanche
11 octobre à 11 h 30', le Cardinal Charles Maung Bo, SDB, Achevêque
de Yangon, prendra possession du titre de St.Irénée à Centocelle.
Dimanche
11 octobre à 12 h, le Cardinal Ricardo Blázquez Pérez, Achevêque
de Valladolid, prendra possession du titre de Ste.Marie in
Vallicella.
Audiences
Cité
du Vatican, 2 octobre 2015 (VIS). Le Saint-Père a
reçu ce matin:
M.Alexandros
Couyou, Ambassadeur de Grèce, venu présenter ses lettres de
créance.
Le
Cardinal Gerhard Ludwig Müller, Préfet de la Congrégation pour la
doctrine de la foi.
Le
Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour
l'évangélisation des peuples.
Mgr.Thomas
E.Gullickson, Nonce apostolique en Suisse et au Liechtenstein.
Les
200 participants à la Rencontre organisée à l'occasion du 150
anniversaire de la naissance du serviteur de Dieu Rafael Merry del
Val.
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican, 2 octobre (VIS). Le Saint-Père a nommé l'Abbé Ján
Dubina (Slovaquie), Cérémoniaire pontifical.
jeudi 1 octobre 2015
Eloge des Comboniens
Cité
du Vatican 1 octobre (VIS). Les missionnaires Comboniens du Cœur de
Jésus, participants à leur chapitre général, ont été reçus ce
matin par le Saint-Père, qui leur a parlé de leur identité.
Missionnaires, ils sont des "serviteurs et messagers de
l'Evangile, en particulier pour ceux qui ne connaissent pas ou l'ont
perdu de vue...A la base, il faut avoir une relation personnelle avec
le Christ, car...cela détermine notre être et notre mode d'agir. Et
surtout il convient de vivre dans la prière, en restant proche du
Seigneur ... C'est dans cet espace de prière que se trouve le
véritable trésor qui consiste à se donner à nos frères par
l'annonce. Le missionnaire doit se faire serviteur pour parler aux
hommes et aux femmes d'aujourd'hui, comme Jésus a parlé à son
temps... La Parole est la sagesse qui vient d'en haut et permet de
trouver les langages et les gestes capables de répondre aux défis".
Les Comboniens contribuent à la mission de l'Eglise par "le
témoignage et le charisme de saint Daniele Comboni, caractérisé
par l'amour miséricordieux du Cœur du Christ pour les personnes
sans défense... Par conséquent, comme consacrés pour la mission,
vous êtes appelés à imiter Jésus humble et miséricordieux...en
allant au devant des plus pauvres...y compris dans des environnements
difficiles voire hostiles". Enfin le Pape a souhaité que ce
chapitre général éclaire le chemin à venir des religieux, et
qu'ils aient une perception de plus en plus complète de la
spiritualité et de l'activité missionnaire. "Ainsi,
pourrez-vous avancer en toute confiance et apporter votre précieuse
collaboration à la mission de l'Eglise... l'exemple de tant de vos
frères ayant donné leur vie pour la cause de l'Evangile sera pour
vous tous un encouragement et un stimulant... Tout le monde sait que
l'histoire de l'Institut Comboni est marquée par une chaîne
ininterrompue de martyrs. Ils sont la semence fertile dans la
diffusion du Royaume et de protection de votre engagement
apostolique".
Journée mondiale des migrants et réfugiés
Cité
du Vatican, 1 octobre 2015 (VIS). "Les migrants et les réfugiés
nous interpellent. La réponse de l’Evangile de la miséricorde",
tel est le titre du message papal (signé le 12 septembre) pour la
prochaine Journée mondiale des migrants et réfugiés (17 janvier
2016), publié ce jour:
"Dans
la bulle d’indiction du Jubilé extraordinaire de la miséricorde,
j’ai rappelé qu’il y a des moments où nous sommes appelés de
façon plus pressante à envisager la miséricorde, afin de devenir
des signe efficace de l’action du Père. L’amour de Dieu, en
effet, entend atteindre tous et chacun, en transformant ceux qui
accueillent l’étreinte du Père en autant de bras qui s’ouvrent
et qui étreignent afin que chacun sache qu’il est aimé comme fils
et que tous se sentent chez eux au sein de la famille humaine. De la
sorte, l’attention paternelle de Dieu est bienveillante envers
tous, comme celle du pasteur avec ses brebis, mais elle est
particulièrement sensible aux besoins de la brebis blessée,
fatiguée ou malade. Jésus-Christ nous a parlé ainsi du Père, pour
nous dire qu’il se penche sur l’homme blessé par la misère
physique ou morale et, plus ses conditions s’aggravent, plus se
révèle l’efficacité de la miséricorde divine. Alors que les
flux migratoires sont en constante augmentation de par la planète,
les personnes qui fuient leur patrie interpellent individus et
collectivités. Leur mode de vie peut parfois bouleverser l’horizon
culturel et social auquel ils sont confrontés. De plus en plus les
victimes de la violence et de la pauvreté, abandonnent leurs pays,
subissent la violence des trafiquants au cours du voyage vers leur
rêve d’un avenir meilleur. Si elles survivent aux abus et aux
adversités, elles doivent ensuite se heurter à des réalités où
se nichent suspicions et peurs. Très souvent, enfin, elles doivent
faire face à l’absence de normes claires et pratiques pour
réglementer leur accueil et pour prévoir des itinéraires
d’intégration à court et à long terme, dans le respect des
droits et devoirs de chacun".
"Plus
que jamais l’Evangile de la miséricorde secoue les consciences,
empêche que l’on s’habitue à la souffrance de l’autre et
indique des chemins de réponse qui s’enracinent dans les vertus
théologales de la foi, de l’espérance et de la charité, en se
déclinant en œuvres de miséricorde spirituelle et corporelle. A
partir de ces constats, j’ai voulu que la Journée mondiale 2016"
se penche sur "la réponse de l’Evangile de la miséricorde.
Les flux migratoires sont désormais une réalité structurelle et la
première question qui s’impose concerne la façon de dépasser la
phase d’urgence pour faire place à des programmes qui tiennent
compte des causes des migrations, des changements qui se produisent
et des conséquences qu’impriment de nouveaux visages aux sociétés
et aux peuples. Chaque jour, cependant, les histoires dramatiques de
millions d’hommes et de femmes interpellent la Communauté
internationale face à l’apparition d’inacceptables crises
humanitaires dans de nombreuses régions du monde. L’indifférence
et le silence ouvrent la voie à la complicité quand nous assistons
en spectateurs aux morts par étouffement, par privations, par
violences et par naufrages. De grandes ou de petites dimensions, il
s’agit toujours de tragédies quand bien même une seule vie
humaine est perdue. Les migrants sont nos frères et sœurs qui
cherchent une vie meilleure loin de la pauvreté, de la faim, de
l’exploitation et de la répartition injuste des ressources de la
planète qui devraient être divisées équitablement entre tous.
N’est-ce pas le désir de chacun d’améliorer ses conditions de
vie et d’obtenir un bien-être honnête et légitime, à partager
avec les êtres qui lui sont chers?".
"Dans
une humanité fortement caractérisée par la migration, la question
de l’identité n’est pas secondaire. Celui qui migre, en effet,
est contraint de modifier certains aspects qui définissent sa
personne et, même s’il ne le veut pas, force celui qui l’accueille
à changer. Comment vivre ces mutations, afin qu’elles ne
deviennent pas un obstacle au développement authentique, mais soient
une opportunité pour une authentique croissance humaine, sociale et
spirituelle, en respectant et en favorisant les valeurs qui rendent
l’homme toujours plus homme, dans un juste rapport avec Dieu, avec
les autres et avec la création? De fait, la présence des migrants
et des réfugiés interpelle sérieusement les diverses sociétés
qui les accueillent. Elles doivent faire face à des faits nouveaux
qui peuvent se révéler délétères s’ils ne sont pas
correctement motivés, gérés et régulés. Comment faire pour que
l’intégration se transforme en un enrichissement réciproque,
ouvre des parcours positifs aux communautés et prévienne le risque
de la discrimination, du racisme, du nationalisme extrême ou de la
xénophobie? La révélation biblique encourage l’accueil de
l’étranger, en le motivant par la certitude qu’en agissant ainsi
on ouvre les portes à Dieu lui-même et que sur le visage de l’autre
se manifestent les traits de Jésus-Christ. De nombreuses
institutions, associations, mouvements, groupes engagés, organismes
diocésains, nationaux et internationaux font l’expérience de
l’émerveillement et de la joie de la fête de la rencontre, de
l’échange et de la solidarité. Ils ont reconnu la voix de
Jésus-Christ qui se tient à la porte et frappe. Pourtant, les
débats sur les conditions et sur les limites à poser à l’accueil
ne cessent de se multiplier, non seulement au niveau des politiques
des Etats, mais aussi au sein de certaines communautés paroissiales
qui voient leur tranquillité traditionnelle menacée".
"Face
à ces questions, comment l’Eglise peut-elle agir, sinon en
s’inspirant de l’exemple et des paroles du Christ? La réponse de
l’Evangile est la miséricorde... don du Père révélé dans le
Fils. La miséricorde reçue de Dieu suscite, en effet, des
sentiments de gratitude pour l’espérance que nous a offerte le
mystère de la rédemption dans le sang du Christ. Par ailleurs, elle
alimente et renforce la solidarité envers le prochain, comme
exigence pour répondre à l’amour gratuit de Dieu, qui a été
répandu dans nos cœurs par l’Esprit. Du reste, chacun de nous est
responsable de son voisin : nous somme les gardiens de nos
frères et sœurs, où qu’ils vivent. Entretenir de bons contacts
personnels et savoir surmonter les préjugés et les peurs sont des
ingrédients essentiels pour faire fructifier la culture de la
rencontre, où l’on est disposé non seulement à donner, mais
aussi à recevoir des autres. En effet, l’hospitalité vit à la
fois de ce qui est donné et reçu. Dans cette perspective, il est
important de considérer les migrants non seulement en fonction de la
régularité ou de l’irrégularité de leur condition, mais surtout
comme des personnes qui, une fois leur dignité assurée, peuvent
contribuer au bien-être et au progrès de tous, en particulier
lorsqu’ils assument la responsabilité de leurs devoirs envers ceux
qui les accueillent, en respectant de façon reconnaissante le
patrimoine matériel et spirituel du pays hôte, en obéissant à ses
lois et en contribuant à ses charges. En tout cas, on ne peut pas
réduire les migrations à une dimension politique et normative, à
des effets économiques, ni à une simple coexistence de cultures
différentes sur un même territoire. Ces aspects viennent compléter
la défense et la promotion de la personne humaine, la culture de la
rencontre des peuples et de l’unité, là où l’Evangile de la
miséricorde inspire et encourage des itinéraires qui renouvellent
et transforment l’humanité tout entière. L’Eglise est aux côtés
de tous ceux qui s’emploient à défendre le droit de chacun à
vivre avec dignité, avant tout en exerçant leur droit à ne pas
émigrer pour contribuer au développement du pays d’origine. Ce
processus devrait inclure, à un premier niveau, la nécessité
d’aider les pays d’où partent migrants et réfugiés. Cela
confirme que la solidarité, la coopération, l’interdépendance
internationale et la répartition équitable des biens de la terre
sont des éléments fondamentaux pour œuvrer en profondeur et de
manière incisive dans les zones de départ des flux migratoires,
afin que cessent ces déséquilibres qui poussent des personnes,
individuellement ou collectivement, à quitter leur milieu naturel et
culturel. En tout cas, il est nécessaire de conjurer, si possible
dès le début, les fuites de réfugiés et les exodes dictés par la
pauvreté, par la violence et par les persécutions".
"Il
est indispensable que l’opinion publique soit informée de tout
cela et correctement, notamment pour prévenir des peurs injustifiées
et des spéculations sur la peau des migrants. Personne ne peut faire
semblant de ne pas se sentir interpellé par les nouvelles formes
d’esclavage gérées par des organisations criminelles, qui vendent
et achètent des hommes, des femmes et des enfants, comme
travailleurs forcés à travailler dans différents secteurs du
marché, comme le bâtiment, l’agriculture, la pêche ou d’autres.
Combien de mineurs sont contraints, aujourd’hui encore, de
s’enrôler dans les milices qui les transforment en enfants soldats
! Combien de personnes sont victimes du trafic d’organes, de la
mendicité forcée et de l’exploitation sexuelle! Les réfugiés de
notre époque fuient ces crimes aberrants. Ils interpellent l’Eglise
et la communauté humaine afin qu’eux aussi, dans la main tendue
qui les accueille, puissent apercevoir le visage du Seigneur, du Père
miséricordieux, du Dieu de qui vient tout réconfort. Chers frères
et sœurs migrants et réfugiés. A la racine de l’Evangile de la
miséricorde, la rencontre et l’accueil de l’autre se relient à
la rencontre et à l’accueil de Dieu. Accueillir l’autre, c’est
accueillir Dieu. Ne vous laissez pas voler l’espérance et la joie
de vivre qui jaillissent de l’expérience de la miséricorde de
Dieu, qui se manifeste dans les personnes que vous rencontrez au long
de vos chemins. Je vous confie à la Vierge Marie, Mère des migrants
et des réfugiés, et à saint Joseph, qui ont vécu l’amertume de
l’émigration en Egypte. Je confie aussi à leur intercession ceux
qui consacrent leurs énergies, leur temps et leurs ressources à la
pastorale et à l’aide sociale des migrations. A tous et de tout
cœur, j’accorde la Bénédiction apostolique".
La migration n'est pas juxtaposition de cultures mais rencontre de peuples
Cité
du Vatican, 1 octobre 2015 (VIS). Près la Salle de Presse ce matin,
le Cardinal Antonio Maria Veglió, Président du Conseil pontifical
pour la pastorale des migrations, accompagné de Mgr.Joseph
Kalathiparambil, Secrétaire de ce dicastère, a présenté le
Message pour la Journée mondiale du migrant et du réfugié. Le
Cardinal a d'abord expliqué que la Journée 2016 s'inscrit dans le
cadre de l'Année de la miséricorde, point de repère pour toute
l'Eglise dans les prochains mois. Mais aussi que la dimension et les
drames causés par l'accroissement du phénomène migratoire exige
une réponse... Par conséquent la prochaine Journée devra partout
être...le Jubilé de migrants et des réfugiés, une réelle
opportunité pour toute la communauté chrétienne de réfléchir,
prier et agir. La migration affecte particulièrement les Eglises
locales, car elles sont les points de référence pour les migrants
et les réfugiés. Nous avons rencontré face à face et de nous
rencontrer peuvent prendre une dimension particulière... Nous ne
pouvons pas rester indifférents ou silencieux face à une telle
tragédie...devant les souffrances de tant de personnes, souvent
pauvres, affamées, persécutées, blessés physiquement comme
spirituellement, exploitées ou victimes de la guerre et à la
recherche d'une vie meilleure." Dans le document choisi par le
Saint-Père, il est tout d'abord question d'une crise humanitaire
qui, dans le contexte des migrations, affecte non seulement
l'Europe... Ceci, comme l'écrit le Saint-Père, nécessite une
profondeur afin de mieux comprendre les causes qui déclenchent la
migration ainsi que les conséquences qui en découlent, non
seulement dans les lieux d'arrivée, mais aussi un aperçu complet
pour répondre le phénomène sauvegarder la justice et la dignité
humaine."
Deuxièmement,
le message met en évidence la question de l'identité. ''L'arrivée
d'immigrants dans un nouveau contexte social exige un processus
d'adaptation mutuelle... Leur inclusion dans la nouvelle société
requiert aussi...un certain nombre de modifications de leur identité
afin de s'adapter à leur nouveau contexte socio-culturel. L'arrivée
de migrants remet sérieusement en cause les sociétés d'accueil.
C'est pourquoi le processus d'insertion et l'intégration doit
respecter les valeurs qui rendent l'homme plus homme en relation avec
Dieu, avec les autres et avec la création. Parallèlement les
migrants peuvent contribuer à la croissance de la société
d'accueil. Le Saint-Père nous invite à trouver un équilibre entre
les deux extrêmes, en évitant la création d'un ghetto culturel
comme les dérives nationalistes extrême et la xénophobie...
L'Eglise a une parole prophétique à exprimer pour sensibiliser la
société d'accueil... Face à ces problèmes et à ces questions, le
Pape affirme que la réponse est la miséricorde qui conduit à la
solidarité avec autrui.... Il faut être prêt non seulement à
donner, mais aussi à recevoir des autres, à construire la communion
et l'unité... La complexité de la migration rend difficile de
séparer les aspects, politiques, législatifs, humanitaires ou
sécuritaires... Mais la culture de la rencontre envisage la personne
du migrant dans son ensemble... Donc, sa présence ne peut devenir
une simple juxtaposition de cultures différentes dans le même
territoire, mais dans une réunion de villages où l'Evangile inspire
et encourage les itinéraires de renouvellement et de transformation
de toute l'humanité."
"Le
troisième élément du message est la défense du droit de chacun à
vivre dans la dignité, en restant dans le pays d'origine... Si tout
le monde a le droit d'émigrer..., il est nécessaire de réaffirmer
le droit à ne pas émigrer, le droit à rester dans son pays... Cela
implique la nécessité d'aider les pays de départ... Les réponses
à la guerre non seulement contre la limite de trafiquants ou de
restriction des règles d'immigration, mais de mettre à la
disposition des pauvres, personnes comme pays, les moyens de
satisfaire leurs besoins et de se développer grâce à une
répartition équitable des ressources la planète... Enfin, le
Saint-Père rappelle la responsabilité des médias et l'importance
de démasquer les idées préconçues sur la migration".
Promulgation de décrets
Cité
du Vatican, 1 octobre 2015 (VIS). A la suite de l'audience accordée
hier après-midi au Cardinal Angelo Amato, SDB, Préfet de la
Congrégation pour les causes des saints, le Pape a ordonné la
promulgation des décrets relatifs:
Au
martyre:
des
serviteurs de Dieu Valentín Palencia Marquina, prêtre diocésain
espagnol, et ses 4 compagnons, tués en haine de la foi en 1937.
Aux
vertus héroïques:
du
serviteur de Dieu Giovanni Folci (1890 - 1963), prêtre diocésain
italien fondateur de l’Opera del Divin Prigioniero.
du
serviteur de Dieu Franciszek Blachnicki (1921 - 1987), prêtre
diocésain polonais.
du
serviteur de Dieu José Rivera Ramírez (1925 - 1991), prêtre
diocésain espagnol.
du
serviteur de Dieu Juan Manuel Martín del Campo (1917 - 1996), prêtre
diocésain mexicain.
du
serviteur de Dieu Antonio Filomeno Maria Losito (1838 - 1917), prêtre
et religieux italien.
de
la servante de Dieu Maria Benedetta Giuseppa Frey (Ersilia Penelope,
1836 - 1913), moniale cistercienne italienne.
de
la servante de Dieu Anna Chrzanowska (1902 - 1973), oblate ursuline
polonaise.
Audiences
Cité
du Vatican, 1 octobre 2015 (VIS). Le Saint-Père a
reçu ce matin:
M.Francisco
José Ottonelli, Ambassadeur d'Uruguay, venu présenter ses lettres
de créance.
Mgr.Diego
Rafael Padrón Sánchez, Archevêque de Cumaná et Président de la
Conférence épiscopale vénézuélienne, accompagné de son
prédécesseur, le Cardinal Jorge Liberato Urosa Savino, Archevêque
de Caracas, de Mgr.José Luis Azuaje Ayala, Evêque de Barinas et
premier Vice Président, de Mgr.Mario del Valle Moronta Rodríguez,
Evêque de San Cristóbal de Venezuela, second Vice Président, et de
l'Abbé Victor Hugo Basabe, Secrétaire général.
M.Filip
Vučak, Ambassadeur de Croatie, en visite de congés.
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican, 1 octobre (VIS). Le Saint-Père a:
Nommé
Mgr.Luigi Renna, Evêque de Cerignola - Ascoli Satrtiano (superficie
1.327, population 110.889, catholiques 101.672, prêtres 58, diacres
14, religieux 87), en Italie. L'Evêque élu, né en 1966 à Corato
(Italie) et ordonné prêtre en 1991, était jusqu'ici Recteur du
séminaire pontifical régional des Pouilles, succède à Mgr.Felice
di Molfetta, dont la renonciation a été acceptée pour limite
d'âge. Docteur en théologie, il a été enseignant et coordinateur
de recherches, directeur d'éditions, directeur du centre des
vocations, délégué épiscopal pour le diaconat, directeur de la
bibliothèque diocésaine et des archives, directeur de l'école de
formation des agents pastoraux, chanoine de la cathédrale.
Nommé
le P.Giovanni Roncari, OFM.Cap, Evêque de Pitigliano - Sovana
-Orbetello (superficie 2.177, population 72.100, catholiques 70.000,
prêtres 65, diacres 9, religieux 68), en Italie. L'Evêque élu, né
en 1949 à Vérone (Italie), a prononcé ses voeux religieux en 1972
et a été ordonné prêtre en 1975. Il était jusqu'ici Vicaire
épiscopal dans le diocèse de Florence (Italie) et professeur à la
Faculté de théologie de l'Italie centrale. Licencié en histoire de
l'Eglise, il a occupé diverses fonctions au sein de son ordre, a été
curé de paroisse, délégué diocésain à l'apostolat des laïc.
Confirmé
l'élection de l'Abbé Sarkis Davidian comme Evêque arménien
d'Ispahan (catholiques 2.000, prêtres 1, religieux 12), en Iran.
L'Evêque élu, né en 1943 à Alepp (Syrie) et ordonné prêtre en
1970, était jusqu'ici curé de paroisse en Arménie. Il a exercé
son ministère en France et au Liban, où il a été curé de
paroisse.
Accepté
pour limite d'âge la renonciation de Mgr.Emilio L.Bataclan à
l'office d'Auxiliaire de l'Archevêque de Cebu (Philippines).
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