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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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lundi 28 novembre 2011

AVENIR DE L'HUMANITE ET RESPONSABILITE


CITE DU VATICAN, 28 NOV 2011 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin Salle Paul VI 7.000 étudiants participant à la rencontre organisée par la fondation italienne Sorella Natura. Voici quelques extraits de son intervention:  "Chers jeunes, c'est justement pour vous que j'ai voulu cette rencontre, et je voudrais vous dire que j'apprécie beaucoup votre choix d'être les 'gardiens de la création', ce pour quoi vous m'avez demandé mon soutien. Rappelons avant tout que votre fondation et notre rencontre sont d'inspiration profondément franciscaine. La date d'aujourd'hui a été choisie en mémoire de la proclamation de saint François d'Assise, patron de l'écologie, par mon prédécesseur le bienheureux Jean-Paul II en 1979... François, fidèle à l'Ecriture, nous invite à reconnaître dans la nature un livre étonnant qui nous parle de Dieu, de sa beauté et de sa bonté. Pensez que le Poverello d'Assise demandait toujours au frère du couvent en charge du jardin...de soigner un beau massif de fleurs pour que les personnes en passant élèvent leurs pensées vers Dieu, créateur de tant de beauté... Bien qu'appréciant les recherches et découvertes scientifiques les plus importantes, l'Eglise n'a jamais oublié de rappeler que notre vraie et profonde identité humaine se comprend mieux dans le respect de l'empreinte du créateur dans sa création... En effet, si l'homme oublie d'être un collaborateur de Dieu, il peut faire violence à la création et provoquer des dommages qui ont toujours des conséquences négatives sur l'homme aussi... Aujourd'hui, plus que jamais, il nous apparaît clairement que le respect pour l'environnement ne peut oublier de reconnaître la valeur de la personne humaine et de son inviolabilité dans toutes les phases de la vie et en toutes conditions. Le respect pour l'être humain et le respect pour la nature ne font qu'un, mais tous deux ne peuvent grandir et avoir leur juste mesure que si nous respectons dans la créature humaine et dans la nature, le Créateur et sa création".

  "Je voudrais maintenant m'adresser aux enseignants et aux autorités...pour souligner la grande importance de l'éducation en matière d'écologie... Il est désormais évident qu'il n'existe pas de bel avenir pour l'humanité sur la terre si nous ne nous éduquons pas tous à un style de vie plus responsable face à la création...qui s'apprend avant tout en famille et à l'école. J'encourage donc les parents, les responsables scolaires et les enseignants à s'engager dans cette finalité avec une attention éducative et didactique constante.  En outre, il est indispensable que ce travail des familles et des écoles doit soutenu par les institutions correspondantes... Que saint François nous enseigne à chanter, avec toute la création, un hymne de louange et de remerciement au Père céleste". 
AC/                                                                                                                        VIS 20111128 (450)

AUDIENCES


CITE DU VATICAN, 28 NOV 2011 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audiences séparées:

-M.Najib Mikati, Président du Conseil des ministres libanais.

-Le Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les évêques.

-Le Cardinal Justin Rigali.
AP/                     VIS 20111128 (50)

AUTRES ACTES PONTIFICAUX


CITE DU VATICAN, 28 NOV 2011 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

-L'Abbé Fidelis Lionel Emmanuel Fernando, Auxiliaire de l'Archevêque de Colombo (Srilanka). L'Evêque élu, né en 1948 à Jaffna (Srilanka) et a ordonné prêtre en 1973. Jusqu'ici Vicaire épiscopal pour les fidèles tamouls de ce même diocèse, il est licencié en théologie, a exercé de nombreuses charges pastorales diocésaines et a été de 1991 à 1998 Recteur du séminaire national de Kandy.

-L'Abbé Sampathawaduge Maxwell Grenville Silva, Auxiliaire de l'Archevêque de Colombo (Srilanka). L'Evêque élu, né en 1953 à Willorawatte (Srilanka) et ordonné prêtre en 1981, était jusqu'ici Directeur du collège St.Thomas de Kotte. Diplômé en sciences de l'éducation et sociologie, il a été curé de paroisse entre 1983 et 1993, et professeur de collège entre 1992 et 2001.
NEA/                       VIS 20111128 (140)

vendredi 25 novembre 2011

CONSEIL PONTIFICAL POUR LES LAICS


CITE DU VATICAN, 25 NOV 2011 (VIS). Le Pape a reçu ce matin le Conseil pontifical pour les laïcs à l'issue de son assemblée plénière (consacrée à la question de Dieu aujourd'hui), soulignant d'emblée deux évènements majeurs impliquant le dicastère, le Congrès des fidèles laïques d'Asie et la dernière Journée mondiale de la jeunesse: "L'Asie est riche de peuples, de cultures et de religions variées, souvent très anciennes, et l'annonce chrétienne n'a encore atteint qu'une minorité d'entre elles. Les communautés chrétiennes y vivent souvent difficilement, parfois même persécutées. Votre congrès", a ajouté Benoît XVI a permis aux nouveaux mouvements présents sur ce vaste continent "de renforcer l'élan et le courage de la mission, en témoignant magnifiquement de leur adhésion au Christ. Leur action permet d'entrevoir un large horizon d'évangélisation pour l'Eglise du troisième millénaire... Ces rencontres continentales permettent de renforcer l'élan évangélisateur et l'unité en resserrant les liens entre Eglises particulières et Eglise universelle". Passant à la JMJ de Madrid, il a dit qu'elle a été "comme une cascade de joie et d'espérance pour une vieille Europe et un monde en besoin de Dieu. Personne ne peut plus penser que la question de Dieu soit sans poids de nos jours".

  Puis le Saint-Père a dit qu'il "ne faut pas cesser de poser la question de Dieu, de repartir de Dieu, pour rendre à l'homme toute sa dimension, sa pleine dignité. En renonçant à toute référence à la transcendance, s'est répandue une mentalité qui porte à la crise actuelle, crise des valeurs avant d'être socio-économique... Dans ce contexte, il s'agit de la question des questions car la question de Dieu contient les interrogations fondamentales de l'homme, son aspiration à la vérité, au bonheur et à la liberté ainsi qu'à leur réalisation... S'il est vrai qu'à la base de l'être chrétien il n'y a pas de décision éthique ou idéale, mais la rencontre avec une personne, la question de Dieu" se repropose dans la rencontre avec qui est animé par la foi et alimenté par la parole du Seigneur. Le rôle des fidèles laïques est très important car ils "sont appelés à offrir un témoignage transparent...à l'aide des modalités spécifiques du chrétien face à la pensée et à l'action. En famille, au travail, dans la politique ou l'économie, l'homme contemporain a besoin de voir et de toucher ce qui fait que tout change sans ou avec Dieu. Mais le rejet du transcendant oblige les chrétiens à revenir encore plus fortement sur la centralité de Dieu. On s'est peut-être trop souvent préoccupé de la présence des chrétiens dans le social, le politique et l'économie, alors qu'il aurait avant tout fallu s'assurer de la solidité de leur foi... Les chrétiens n'habitent pas sur une autre planète, protégée des maux de ce monde. Il partagent toutes les difficultés de notre temps, La question de Dieu doit donc être reproposée aussi au sein de la communauté ecclésiale... La première réponse au grand défi réside avant tout dans une conversion profonde des cœurs, puisque le baptême a fait de chacun de nous la lumière du monde et le sel de la terre" pour les transformer.
AC/                                         VIS 20111125 (530) 

FAMILLE CHRETIENNE


CITE DU VATICAN, 25 NOV 2011 (VIS). Une conférence de presse a présenté ce matin l'Assemblée plénière du Conseil pontifical pour la famille, qui se tiendra du 29 novembre au 1 décembre, à l'occasion du trentième anniversaire de l'exhortation apostolique Familiaris Consortio et de ce dicastère. Le Cardinal Ennio Antonelli, Président du Conseil pour la famille, était assisté de Mgr.Jean Laffitte, Secrétaire, de Mgr.Carlos Simón Vásquez, Sous Secrétaire, du P.Gianfranco Grieco, OFM.Conv, Directeur, et de M. et Mme Colzani, Responsables du Service diocésain pour la famille de Milan. Le Cardinal a d'abord souligné combien certains des sujets traités par l'encyclique sont de grande actualité: la centralité de la famille, la nouvelle évangélisation au niveau paroissial et diocésain, la vocation missionnaire de la famille, tout ceci tendant à manifester au monde la présence et l'amour du Seigneur. Cette vocation doit devenir un grand signe de la crédibilité de l'Evangile, comme le service du prochain, la procréation et l'éducation des enfants, l'engagement dans le travail ou dans le social, l'attention aux pauvres, la prière domestique, la participation à la messe et aux activités ecclésiales.

  Ensuite Mgr.Laffitte est revenu sur la Familiaris Consortio, document dans lequel Jean-Paul II soulignait la nécessité d'aider les gens à redécouvrir les valeurs authentiques de la famille face une crise morale de la société, et à considérer la famille comme scellée par l'amour conjugal. "Cela semble une évidence, tandis que les lois légitiment aujourd'hui des modèles familiaux alternatifs, coupés de la racine qu'est l'union indissoluble entre un homme et une femme... Le projet de mariage à l'église est de moins en moins inscrit dans une vraie vie de foi, ce qui éteint toute conscience de la sainteté du mariage chrétien. Aujourd'hui plus que jamais la pastorale conjugale et familiale exige une préparation sérieuse... Il faudrait proposer aux baptisés non pratiquants une formation incluant une initiation à la lecture de la Parole, les fondements élémentaires de la foi chrétienne, une initiation à la vie sacramentelle, en insistant sur l'Eucharistie et les sacrements du mariage et de la réconciliation". 

  Puis Mgr.Vásquez a présenté le programme de l'Assemblée, qui s'ouvrira par une messe célébrée sur la tombe du bienheureux Jean-Paul II, "afin de rendre un hommage appuyé à celui qu'on a souvent appelé le Pape des familles, et pour qu'il intercède en faveur de toutes les familles de ce monde". Quant au P.Grieco, il a indiqué que la revue du Conseil, intitulée Famille et Vie, consacrera un spécial Familiaris Consortio, dont les articles ont été confiés aux meilleurs experts de ce document pontifical, des prélats, des prêtres et des religieux, ainsi que deux laïcs et quatre laïques. En outre, les travaux de l'Assemblée pourront être suivis sur le site du dicastère (www.familia.va). Pour conclure, il a été question de la VII Rencontre mondiale des familles, qui aura lieu à Milan en mai - juin prochain. Alfonso et Francesca Colzani ont annoncé que l'année pastorale du diocèse sera consacrée à une réflexion sur le rapport travail fête. Le service qu'ils dirigent organisera des manifestations où les couples et les familles trouveront des sujets d'approfondissement en vue vivre vraiment chrétiennement le travail comme la fête, en humanisant le monde. Ils ont noté combien les familles répondent déjà à des sollicitations tellement sensibles devant les difficultés du quotidien.
CON-F/                                         VIS 20111125 (550)       

CEREMONIES PRESIDEES PAR LE PAPE (DECEMBRE - JANVIER)


CITE DU VATICAN, 25 NOV 2011 (VIS). Voici la liste des cérémonies que présidera le Pape du 8 décembre au 25 janvier prochain:

DECEMBRE

-Jeudi 8: Solennité de l'Immaculée, à 16 h visite à la colonne mariale de Place d'Espagne.

-Dimanche 11: A 9 h 30', visite de la paroisse Notre Dame des grâces.

-Lundi 12: Solennité de Notre Dame de Guadalupe, à 17 h 30' en la Basilique vaticane, messe pour l'Amérique latine.

-Jeudi 15: A 17 h 30' en la Basilique vaticane, vêpres avec les étudiants romains.

-Samedi 24: A 22 h en la Basilique vaticane, messe de minuit.

-Dimanche 25: Noël, à 12 h message et bénédiction Urbi et Orbi.

-Samedi 31: A 17 h en la Basilique vaticane, premières vêpres et Te Deum d'action de grâce pour l'année écoulée.

JANVIER

-Dimanche 1: A 10 h en la Basilique vaticane, messe de la solennité de la Mère de Dieu, XLV Journée mondiale de la paix.

-Vendredi 6: A 9 h 30' en la Basilique vaticane, messe de l'Epiphanie.

-Dimanche 8: A 9 h 45' en la Chapelle sixtine, messe et baptêmes.

-Mercredi 25: A 17 h 30' en la Basilique St.Paul hors les murs, vêpres de la conversion de Paul.
OCL/                                            VIS 11111125 (220)

AUDIENCES


CITE DU VATICAN, 25 NOV 2011 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audiences séparées:

-Le Cardinal Péter Erdö, Archevêque d'Esztergom-Budapest (Hongrie) et Président du Conseil des Conférences épiscopales d'Europe, accompagné du Cardinal Angelo Bagnasco, Archevêque de Gênes (Italie), Vice Président, de Mgr.Józef Michalik, Archevêque de Przemysl (Pologne) et Vice Président, de Mgr.Duarte da Cunha, Secrétaire Général, et de l'Abbé Ferenc Janka, Vice Secrétaire Général.

 -Cinq prélats de la Conférence épiscopale des Etats Unis d'Amérique en visite Ad Limina: Mgr.Timothy Michael Dolan, Archevêque de New York, accompagné de ses Auxiliaires, Mgr.Dennis J.Sullivan, Mgr.Josu Iriondo, Mgr.Dominik John Lagonegro et Mgr.Gerald T.Walsh.

  En fin d'après-midi, il devrait recevoir Mgr.Luis Francisco Ladaria Ferrer, SJ, Secrétaire de la Congrégation pour la doctrine de la foi.
AP:AL/         VIS 20111125 (130)

AUTRES ACTES PONTIFICAUX


CITE DU VATICAN, 25 NOV 2011 (VIS). Le Saint-Père a:

-Nommé Mgr.Juan Vicente Córdoba Villota, SJ, Evêque de Fontibón (superficie: 80, population: 1.536.000, catholiques: 1.228.000, prêtres: 84, diacres: 20, religieux: 188), en Colombie. Jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de Bucaramanga (Colombie), il succède à Mgr.Enrique Sarmiento Angulo, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.

-Accepté pour limite d'âge la renonciation de Mgr.Kenneth Donald Steiner à l'office d'Auxiliaire de l'Archevêque de Portland in Oregon (USA).
NER:RE/                         VIS 20111125 (90)

jeudi 24 novembre 2011

CARITAS ITALIENNE


CITE DU VATICAN, 24 NOV 2011 (VIS). Ce midi, le Pape a reçu le rassemblement national de la Caritas italienne, à l'occasion de son quarantième anniversaire, rappelant d'emblée l'importance qu'elle revêt dans la formation des personnes, familles et communautés. L'Eglise a pour mission d'éclairer la société en diffusant un mode de vie conforme à l'Evangile, qui "n'est tel que s'il applique concrètement le témoignage de la charité... Ne cessez pas -a dit Benoît XVI à ses hôtes- de tendre à cette mission, y compris lorsque c'est difficile ou que cela semble sans effets. Vivez la dans la fidélité à l'Eglise et dans le respect de l'identité de vos statuts, au moyen des instruments que l'histoire vous a laissé et de ceux que la fantaisie de la charité vous inspire, ainsi que le disait Jean-Paul II... Toute œuvre de charité parle de Dieu, annonce une espérance, porte à s'interroger... Ces œuvres, qui naissent de la foi, sont expression de l'attention que l'Eglise porte aux besogneux. Il s'agit aussi d'actions pédagogiques car elles aident les pauvres à grandir en dignité, aux communautés chrétiennes à suivre le Christ, la société à exercer ses responsabilités. Le Concile a rappelé que nous devons satisfaire à toutes les exigences de la justice en aidant qui a besoin de justice. Le service humble qu'offre l'Eglise ne prétend pas se substituer ou assoupir la conscience collective. Il vient en apport sincère, en autonomie et en esprit de subsidiarité".

  "La charité requiert une ouverture d'esprit", a poursuivi le Saint-Père. "Répondre aux besoins ne se limite pas à donner du pain à l'affamé, mais de penser aux causes de son état avec le regard de Jésus qui savait voir la réalité profonde de qui il rencontrait. L'actualité vous pousse à vous interroger sur votre manière d'être des agents de la charité, y compris dans le vaste monde de la migration... La crise économique constitue un signe supplémentaire des temps, qui demande du courage et de la fraternité. Le fossé nord sud et les offenses à la dignité de tant d'êtres humains appellent à une charité qui s'élargit concentriquement, des plus petits aux plus grands systèmes économiques. Le malaise social croissant, l'affaiblissement de la famille, l'incertitude du sort de la jeunesse mettent à risque l'espérance. L'humanité n'a pas seulement besoin de bienfaiteurs, mais de personnes simples qui, comme Jésus, aillent au secours des frères. En un mot, l'humanité cherche des raisons d'espérer alors que le Seigneur est notre source d'espérance. D'où la nécessité de la Caritas, non pas comme simple déléguée à la charité mais comme signe de la charité du Christ, porteuse d'espérance".
AC/          VIS20111124 (440)  

GAUDI AU VATICAN


CITE DU VATICAN, 24 NOV 2011 (VIS). L'exposition "Gaudí et la Sagrada Familia. Art, science et spiritualité" ouvre ses portes au Vatican cet après-midi (jusqu'au 15 janvier dans le Braccio di Carlomagno). La présentation à la presse en a été faite ce matin par le Cardinal Lluis Martínez Sistach, Archevêque de Barcelone, le Cardinal Gianfranco Ravasi, Président du Conseil pontifical pour la culture, M.Joan Rigol, Membre de la fondation Sagrada Familia, l'Abbé Antoni Matabosch, Président honoraire de la Fondation Joan Maragall, Mme Cecilia Pereira, Représentante de l'agence Acción Cultural Española et M.Daniel Giralt-Miracle, Commissaire de l'exposition.

  "La consécration de cette basilique par Benoît XVI, le 7 novembre 2010, a constitué pour Barcelone une évènement historique", a d'abord indiqué le Cardinal Martínez Sistach. Elle a coïncidé avec l'achèvement de l'intérieur d'un édifice extrêmement original entrepris en 1883 par l'architecte novateur Antonio Gaudí. Cette "exposition est d'abord un geste de reconnaissance au Pape, au Conseil pour la culture et au Conseil pour la nouvelle évangélisation, qui ont manifesté leur grand intérêt pour la Sagrada Familia et l'Architecte de Dieu Antonio Gaudí". Elle présente une des contributions de la foi chrétienne au monde de la culture, des arts et de la beauté, offerte par l'Eglise au long des siècles, en mettant en exergue toute la richesse et la symbolique d'une église au cœur d'une métropole. "Comme l'a dit Benoît XVI à Barcelone, la basilique de la Sagrada Familia est un signe visible de Dieu invisible, absolument nécessaire dans une société occidentale largement laïcisée et religieusement indifférente". Gaudí, a ensuite souligné l'Archevêque de Barcelone, était un chrétien déclaré et cohérent, que la construction de cette église aida à peaufiner son parcours spirituel. "Au-delà de l'architecte génial, il faut voir un chrétien exemplaire, et il faut prier pour qu'intervienne le miracle qui permettra de le déclarer bienheureux".

  Puis M.Giralt-Miracle a expliqué que l'exposition s'articule en trois sections, l'art, la science et la spiritualité. La première retrace son esthétique, son recours à la couleur, aux formes et aux espaces, aux matériaux employés dans son œuvre. La seconde, les techniques employées à la Sagrada Familia. La troisième le répertoire de ses références au christianisme dans la construction du monument, grâce notamment à des dessins préparatoires de la façade ou des verrières. Après quoi, M.Rigol a rappelé que Antonio Gaudí avait conçu son art dans le cadre de la résurrection de la culture catalane" qui a agrégé les valeurs et les aspirations d'un peuple au XIX et XX siècle. "L'Eglise a largement contribué à cette renaissance conjointe de la culture et des arts en tant qu'expression des valeurs spirituelles de la communauté, notamment en Catalogne". Enfin, l'Abbé Matabosch a rappelé que l'évènement relevait de la proposition du Cardinal Ravasi faite à sa fondation d'organiser à Rome une présentation de la dimension culturelle de l'Eglise catalane. Il a aussi signalé les diverses manifestations organisées en parallèle à l'exposition, un débat sur le sacré dans l'architecture un siècle après Gaudí (au MAXXI le 12 décembre), et un concert de la chorale de Montserrat (à Ste Marie du Transtevere le 13).
OP/         VIS 20111124 (510)     

AUDIENCES


CITE DU VATICAN, 24 NOV 2011 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin quatorze prélats de la Conférence épiscopale des Etats Unis d'Amérique en visite Ad Limina:

-Mgr.Howard James Hubbard, Evêque d'Albany.

-Mgr.Edward Urban Kmiec, Evêque de Buffalo, accompagné de son Auxiliaire, Mgr.Edward M.Grosz.

-Mgr.Terry R.LaValley, Evêque d'Ogdensburg.

-Mgr.Matthew Harvey Clark, Evêque de Rochester.

-Mgr.Robert Joseph Cunningham, Evêque de Syracuse.

-Mgr.Nicholas A.DiMarzio, Evêque de Brooklyn, accompagné de ses Auxiliaires, Mgr.Frank Joseph Caggiano et Mgr.Octavio Cisneros, et des Auxiliaires émérites, Mgr.Guy Sansaricq et Mgr.Joseph Michael Sullivan.

-Mgr.William Francis Murphy, Evêque de Rockville Centre, accompagné de ses Auxiliaires, Mgr.John Charles Dunne et Mgr.Paul Henry Walsh.
AL/                     VIS 20111124 (110)

AUTRES ACTES PONTIFICAUX


CITE DU VATICAN, 24 NOV 2011 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Franco Giulio Brambilla, Evêque de Novarre (superficie: 4.283, population: 562.000, catholiques: 527.900, prêtres: 465, diacres: 19, religieux: 1.108), en Italie. Jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de Milan (Italie), il succède à Mgr.Renato Corti, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.
NER:RE/                         VIS 20111124 (70)

mercredi 23 novembre 2011

RECIT DU VOYAGE AFRICAIN


CITE DU VATICAN, 23 NOV 2011 (VIS). L'audience générale Salle Paul VI, en présence de 7.000 personnes, a été consacrée au récit du voyage apostolique à peine effectué au Bénin, dont le motif était triple: le 150 anniversaire de l'évangélisation du pays, publier l'exhortation apostolique post-synodale Africae Munus, et rendre hommage au défunt Cardinal Bernardin Gantin, considéré au Bénin comme un père de la patrie. Benoît XVI a d'abord raconté avoir déposé aux pieds de la Vierge Immaculée en la cathédrale de Ouidah  les fruits de la seconde Assemblée spéciale pour l'Afrique du Synode des évêques. Les Eglises particulières du continent africain, a-t-il dit, "sont appelées à se rénover dans la foi pour être toujours plus au service de la réconciliation, de la justice et de la paix. Réconciliées aussi en leur sein, les communautés catholiques africaines pourront devenir des instruments de la miséricorde divine, chacune apportant ses richesses particulières pour le bien de tous. Cet esprit de réconciliation, qui est également nécessaire dans la société civile, doit déboucher sur une espérance dans la vie socio-politique et économique de l'Afrique". Evoquant ses rencontres avec les diverses autorités béninoises, le Pape a dit avoir rappelé que "l'espérance doit être le vecteur de ce continent qui a un ardent désir de la liberté et de la justice exprimé par nombre de ses peuples".

  Lors de la grand messe dominicale à Cotonou, a-t-il ajouté, on a pu constater par le grand nombre de jeunes et de personnes âgées "combien la foi unit les générations et répond aux questions propres à chaque âge". C'est au cours de cette liturgie qu'il a remis l'exhortation Afriace Munus aux présidents des diverses conférences épiscopales africaines, dans "laquelle les fidèles trouveront les lignes directrices du développement de l'Eglise en Afrique, appelée à être toujours plus sel de la terre et lumière du monde". Racontant ensuite sa rencontre avec l'enfance abandonnée de Ste Rita et les malades du foyer des Missionnaires de Mère Teresa, il a pu "partager la joie de vivre des jeunes générations, avenir de l'Afrique, et constater de près combien l'amour et la solidarité font apparaître la force et l'affection du Christ ressuscité au milieu de tant de faiblesse. L'engagement du clergé, des religieuses et des laïcs constitue une force et un signe d'espérance pour l'Eglise béninoise, et Benoît XVI a dit avoir profité de son voyage pour recommander tout particulièrement aux prêtres la voie de la sainteté. Ils doivent "être conscients que leur ministère n'a pas qu'une fonction sociale, mais de mettre en relation Dieu et les hommes". Consacrée à "une réflexion sur les origines de l'annonce évangélique, grâce à l'oeuvre missionnaire", la réunion avec l'épiscopat a permis au Saint-Père de recommander aux pasteurs "de revenir sans cesse sur l'Ecriture, source de renouveau spirituel et d'approfondissement de la foi... En Afrique -a-t-il résumé- on constate le oui franc à la vie, le sens du sacré et de l'espoir. C'est une perception de la réalité en totale cohérence avec Dieu, non réduite au positivisme qui finit par éteindre toute espérance. Tout ce ci nous dit que l'Afrique est un réservoir de vie et de vitalité pour l'avenir, sur lequel le monde comme l'Eglise peut compter". Ce voyage, a conclu Benoît XVI, "a aussi été l'occasion de lancer un appel solennel à l'Afrique, afin qu'elle concentre ses efforts sur l'évangélisation de qui ignore encore l'Evangile. C'est une relance qui implique tout baptisé, appelé à favoriser la réconciliation, la justice et la paix".
AG/         VIS 20111123 (590)  

SALUTS PARTICULIERS


CITE DU VATICAN, 23 NOV 2011 (VIS). Après la catéchèse, Benoît XVI a salué les prélats composant une délégation du Forum catholico-orthodoxe et rappelé le 40 anniversaire de la création du Conseil des conférences épiscopales d'Europe. Puis il a salué le pèlerinage du diocèse gréco-catholique croate de Križevci, qui célèbre les 400 ans de leur union à l'Eglise de Rome et de l'institution de l'éparchie de Marca par une visite aux tombes des apôtres Pierre et Paul. "Puisse votre union avec l'Evêque de Rome vous aider à être des bâtisseurs de communion entre l'orient et l'occident chrétiens". Enfin, il s'est adressé aux pèlerins hongrois et en particulier à des Rom de la province de Tolna, à qui il a souhaité que la foi les guide sur les routes de la vie.
AG/                           VIS 20111123 (140)

VISITE A UNE PRISON ROMAINE


CITE DU VATICAN, 23 NOV 2011 (VIS). La Préfecture de la Maison pontificale annonce que, le dimanche 18 décembre, le Saint-Père effectuera une visite pastorale en la prison romaine de Rebibbia. A 10 h dans la chapelle dédiée au Pater Noster, il rencontrera la communauté carcérale et répondra aux questions de prisonniers. Avant de quitter la prison, il bénira l'arbre qui sera planté en souvenir de cette visite.
PD/           VIS 20111123 (80)

AUTRES ACTES PONTIFICAUX


CITE DU VATICAN, 23 NOV 2011 (VIS). Le Saint-Père a:

-Nommé l'Abbé Pio Hipunyati, Evêque d'Ondjiva (superficie: 83.900, population: 1.003.280, catholiques: 573.459, prêtres: 34, religieuses: 64), en Angola. L'Evêque élu, né en 1964 à Ounonge (Angola) et ordonné prêtre en 1998, était jusqu'ici Supérieur de la Mission d'Omupanda et Professeur au petit séminaire de cette ville. Il succède à Mgr.Fernando Guimarães Kevanu, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge. Licencié en droit canonique et diplômé en jurisprudence, le nouvel évêque a été économe de ce même diocèse et soutien aux séminaristes de son diocèse à Tolentino (Italie).

-Nommé Mgr.Joaquín Justino Carreira, Evêque de Guarulhos (superficie: 341, population: 1.315.000, catholiques: 851.000, prêtres: 49, diacres: 1, religieusx: 83), au Brésil. Jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de São Paulo (Brésil), il succède à Mgr.Luiz Gonzaga Bergonzini, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.

-Accepté la renonciation de Mgr.Séamus Hegarty à la charge pastorale du diocèse de Derry (Irlande), présentée en conformité au canon 401,2 du CIC.
NER:RE/                       VIS 20111123 (190)

mardi 22 novembre 2011

PASTORALE DE LA SANTE


CITE DU VATICAN, 22 NOV 2011 (VIS). Ce matin près la Salle-de-Presse du Saint-Siège, Mgr.Zygmunt Zimowski, President du Conseil pontifical pour la pastorale de la santé, a présenté la XXVI Conférence internationale de son dicastère, consacrée à cette pastorale au service de la vie selon le magistère de Jean-Paul II (24 - 26 novembre). Il a indique que ces assises aideraient à mettre en application pastorale l’enseignement de ce Pape sur l’Evangile de la vie, qui constitue un appel à aimer et servir la vie surtout chez qui souffre. Elles s’adresseront aux agent pastoraux mais aussi à toutes les personnes de bonne volonté. Mgr.Zimowski a également signalé qu’il s’agissait de mettre en exergue la sacralité de la vie et la dignité de la personne, qui doivent être défendues partout et en toute circonstance.

  Le titre de cette conférence s’inspire de la profonde vénération des agents de la santé envers Jean-Paul II, qui durant tout son pontificat a été attentif  aux malades, en parole et en actes, d’autant qu’il fut le créateur de ce dicastère comme de la journée mondiale du malade et de la fondation du Bon Samaritain. La conférence comprendra des rapports, des témoignages théologico-pastoraux inspirés par l’enseignement du bienheureux Jean-Paul II sur la valeur chrétienne de la souffrance et l’Evangile de la vie, envisagés de façon interdisciplinaire. L’ouverture de la conférence sera un hommage à Jean-Paul II, avec pour rapporteurs le Cardinal Fiorenzo Angelini et le Cardinal Stanislaw Dziwisz. Seront présentes nombre d’institutions spécialisées catholiques ainsi que des représentants d’autres confessions, tels le P.Stavros Kofinas pour le Patriarcat oecuménique ou le Pasteur Alfred Krauth pour l’Eglise luthérienne allemande, mais aussi six ambassadeurs près le Saint-Siège, 42 prélats et 685 congressistes venu de 70 pays. Ces trois journées seront précédées le 23 par la première rencontre des évêques en charge de la pastorale de la santé, tandis que le 25 un concert sera donné en l’honneur du Saint-Père, centré sur une évocation de Jean-Paul II.  

  Ont pris part à la conférence de presse, Mgr.Valentin Pozai, SJ, Auxiliaire de Zagreb (Croatie), Mgr.Jean-Marie Mate Musivi Mupendawatu, Secrétaire du Conseil pontifical pout la pastorale de la santé, le P.Auhusto Chendi, MI, Sous Secrétaire, Mgr.Jacques Suaudeau, Consulteur, et Soeur Myriam Castelli, FSP, journaliste de Rai International. Le P Chendi a exposé le travail du Conseil auprès des agents pastoraux de la santé à la lumière de leur Charte particulière, qui contient une synthèse de la doctrine de l'Eglise en matière de respect et protection de la vie de sa conception à sa fin naturelle. A ce document, rédigé en 1994, qui fixe le magistère de Jean-Paul II, a été ajouté celui successif de Benoît XVI sur tout ce qui touche aux avancées de la médecine et de la biologie. La nouvelle version sera bientôt disponible.
CON-AVA/                     VIS 20111122 (650)

SESSION PUBLIQUE DES ACADEMIES PONTIFICALES


CITE DU VATICAN, 22 NOV 2011 (VIS). Mercredi 30 novembre, se tiendra à 16 h 30' dans l'Aula Magna du 5 Via della Conciliazione la session publique des Académies pontificales, organisée par le Conseil pontifical pour la culture et sa coordination des diverses académies. Au cours de l'évènement, seront remis au nom du Pape le prix des Académies pontificales à de jeunes chercheurs, artistes ou institutions agissant pour la promotion de l'humanisme chrétien. La session publique 2011 regarde l'Académie d'archéologie et l'Académie Cultorum Martyrum (Témoignages et témoins, les Martyria et les champions de la foi). La session sera présidée par le Cardinal Gianfranco Ravasi, Président du Conseil pontifical pour la culture, coordinateurs des académies. Le Cardinal Secrétaire d'Etat lira un message du Pape et remettra en son nom les prix. Suivra une intervention de M.Fabrizio Visconti, Intendant des catacombes de Rome.
OP/                               VIS  20111122 (190) 

AUTRES ACTES PONTIFICAUX


CITE DU VATICAN, 22 NOV 2011 (VIS). Le Saint-Père a nommé le P.Donald Lippert, OFM.Cap, Evêque de Mendi (superficie: 23.800, population: 600.000, catholiques: 114.000, prêtres: 36, religieuses: 70), en Papouasie-Nouvelle Guinée. L'Evêque élu, né en 1957 à Pittsburgh (USA), a émis ses voeux religieux en 1983 et a été ordonné prêtre en 1985. Il était depuis 2010 Premier Conseiller de la sous province locale de son ordre. Recteur de Collège pontifical roumain de Rome. Outre un riche cursus à l'intérieur de l'ordre des Capucins, il a obtenu une licence en philosophie en 1979 et un diplôme en philosophie (Université catholique de Louvain 1995).
NER/                               VIS 20111122 (110)

dimanche 20 novembre 2011

REMISE DE L'EXHORTATION APOSTOLIQUE


CITE DU VATICAN, 20 NOV 2011 (VIS). A la conclusion de cette messe solennelle, Benoît XVI a procédé à la consigne de l’exhortation apostolique post-synodale Africae Munus aux Présidents des Conférences épiscopales nationales et régionales d’Afrique, ainsi qu'aux Présidents des Synodes des Eglises orientales catholiques présentes sur le continent: "Avec la réception de ce document, débutent au niveau local les phases d’assimilation et d’application des données théologiques, ecclésiologiques, spirituelles et pastorales qu'il renferme. Il entend promouvoir, encourager et consolider les différentes initiatives locales existantes, et en inspirer d’autres pour l’Eglise catholique en Afrique. Une des premières missions de l’Eglise demeure l’annonce Ad Gentes de Jésus-Christ et de son Evangile, c’est-à-dire l’évangélisation des personnes qui sont éloignées de l’Eglise d’une manière ou d’une autre. Je souhaite que cette exhortation vous guide dans l’annonce de la Bonne Nouvelle en Afrique. Celle-ci n’est pas uniquement un message ou une parole. Elle est surtout l’ouverture et l’adhésion à une personne, Jésus le Christ, Verbe incarné. Lui seul possède les paroles de la vie éternelle. A l’exemple du Seigneur, tous les chrétiens sont appelés à refléter la miséricorde du Père et la lumière de l’Esprit. L’évangélisation présuppose et entraîne aussi la réconciliation, et elle promeut la paix et la justice". Le Pape a conclu son appel en encourageant l'Eglise de l'Afrique à être "toujours plus le sel de la terre, de cette terre que Jésus a bénie de sa présence quand il y trouva refuge". Afrique, tu es "bénie par le sang de tant de martyrs, hommes, femmes et enfants, témoins de la foi chrétienne. Deviens lumière du monde, lumière d'un continent qui souvent, à travers des épreuves, cherche la voie de la paix et de la justice pour tous ses habitants. Ta lumière est Jésus le Christ, la Lumière du monde. Que Dieu te bénisse, chère Afrique!".

  "Au terme de cette solennelle célébration...nous nous tournons avec confiance vers la Mère du Sauveur, pour réciter l’angélus... Chers frères et sœurs d’Afrique, terre hospitalière pour la Sainte Famille, continuez à cultiver les valeurs familiales chrétiennes. Alors que tant de familles sont séparées, exilées, endeuillées par des conflits sans fin, soyez les artisans de la réconciliation et de l’espérance. Avec Marie, la Vierge du Magnificat, puissiez-vous toujours demeurer dans la joie. Que cette joie soit au cœur de vos familles et de vos pays".
PV-BENIN/                                     VIS 20111120 (400)

ALLER VERS LES PETITS ET LES FAIBLES

CITE DU VATICAN, 20 NOV 2011 (VIS). Ce matin au Stade de l'Amitié de Cotonou, en la solennité du Christ Roi, le Pape a concélébré une grand messe avec plus de 200 évêques et un millier de prêtres africains, devant 30.000 fidèles, du Bénin et des pays voisins. Voici les principaux passages de l'homélie prononcée par Benoît XVI: "C’est pour moi une grande joie de visiter pour la deuxième fois le cher continent africain", et de venir au Bénin "vous adresser un message d’espérance et de paix". Cette célébration eucharistique, a-t-il poursuivi, est l’occasion de rendre grâce à Dieu pour l’évangélisation du Bénin, du Nigeria, du Ghana, du Togo et du Burkina Faso, mais aussi pour la deuxième Assemblée spéciale pour l’Afrique du Synode des évêques.

  "Le passage évangélique que nous venons d’entendre dit que Jésus, le Fils de l’homme, le juge final de nos vies, a voulu prendre la forme de ceux qui ont faim et soif, des étrangers, de ceux qui sont nus, malades ou prisonniers, finalement de toutes les personnes qui souffrent ou sont mises de côté. Notre comportement à leur égard sera donc considéré comme le comportement que nous avons à l’égard de Jésus lui-même. Ne voyons pas là une simple formule littéraire, une simple image! Toute l’existence de Jésus en est une illustration... Lui qui n’avait pas où reposer sa tête, sera condamné à mourir sur une croix. Tel est le Roi que nous célébrons. Cela peut nous paraître déconcertant aujourd’hui comme il y a 2000 ans, habitués que nous sommes à voir les signes de la royauté dans la réussite, la puissance, l’argent ou le pouvoir. Nous avons du mal à accepter un tel roi, un roi qui se fait le serviteur des plus petits, des plus humbles, un roi dont le trône est une croix. Et pourtant, nous dit l'Ecriture, c’est ainsi que se manifeste la gloire du Christ qui, dans l’humilité de son existence terrestre, prouve son pouvoir de juger le monde. Pour lui, régner c’est servir! Et ce qu’il nous demande, c’est de le suivre sur ce chemin, de servir, d’être attentifs au cri du pauvre, du faible, du marginalisé. Le baptisé sait que sa décision de suivre le Christ peut l’amener à de grands sacrifices, parfois même à celui de sa vie. Mais, comme nous l’a rappelé Paul, le Christ a vaincu la mort et il nous entraîne à sa suite dans sa résurrection. Il nous introduit dans un monde nouveau, un monde de liberté et de bonheur. Aujourd’hui encore, tant de liens avec le monde ancien, tant de peurs nous tiennent prisonniers et nous empêchent de vivre libres et heureux. Laissons le Christ nous libérer de ce monde ancien".

  "Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la création du monde". Ce passage de l’Evangile, a dit le Pape, "est vraiment une parole d’espérance, parce que le Roi de l’univers s’est fait tout proche de nous, serviteur des plus petits et des plus humbles. Et je voudrais m’adresser avec affection à toutes les personnes qui souffrent, aux malades, à celles qui sont touchées par le Sida ou d’autres maladies, à tous les oubliés de la société. Gardez courage, le Pape vous est proche par la prière et en pensée. Gardez courage, Jésus a voulu s’identifier au petit, au malade. Il a voulu partager votre souffrance et reconnaître en vous des frères et des sœurs, pour les libérer de tout mal, de toute souffrance. Chaque malade, chaque pauvre, mérite notre respect et notre amour car à travers lui Dieu nous indique le chemin de vie qui conduit au le ciel".

  "Ce matin, je vous invite également à vous réjouir avec moi. En effet, voici 150 ans que la croix du Christ a été implantée sur la terre béninoise... Tous ceux qui ont reçu ce don merveilleux de la foi, ce don de la rencontre avec le Seigneur ressuscité, ressentent aussi le besoin de l’annoncer aux autres... Et ce devoir est toujours prioritaire car, après 150 ans, nombreux sont ceux qui n’ont pas encore entendu le message de salut du Christ. Et nombreux sont aussi ceux qui sont réticents à ouvrir leurs cœurs à la Parole de Dieu. Nombreux ceux dont la foi est faible!... Au Bénin, l'Eglise a beaucoup reçu des missionnaires. Elle doit à son tour porter ce message d’espérance aux peuples qui ne connaissent pas ou qui ne connaissent plus le Seigneur... Or le chrétien doit être un bâtisseur inlassable de communion, de paix et de solidarité, ces dons que Jésus lui-même nous a faits. En y étant fidèles, nous collaborons tous à la réalisation du plan de salut de Dieu pour l’humanité. Je vous engage donc à affermir votre foi en Jésus-Christ, en opérant une authentique conversion à sa personne. Lui seul nous donne la vie véritable et peut nous libérer de toutes nos peurs et lenteurs, de toutes nos angoisses... Que le Christ vous donne à tous la force de vivre en chrétiens et de transmettre pleinement aux générations nouvelles ce que vous avez reçu de vos Pères dans la foi!".

  Puis le Saint-Père a salué les fidèles anglophones venus des pays alentours: "Le Christ règne par la Croix et, avec ses bras ouverts, il embrasse tous les peuples de la terre et les attire à l’unité. Par la Croix, il abat les murs de la division, il nous réconcilie les uns avec les autres et avec le Père. Nous prions aujourd’hui pour les peuples d’Afrique, afin que tous puissent vivre dans la justice, la paix et la joie du Royaume". Enfin, il a encouragé les fidèles de l’Afrique lusophone à renouveler leur adhésion au Christ et leur engagement à servir son règne de réconciliation, de justice et de paix.
PV-BENIN/                                                 VIS 20111120 (970)

REUNION AVEC L'EPISCOPAT

CITE DU VATICAN, 19 NOV 2011 (VIS). C'est dans la chapelle de la nonciature que le Saint-Père a rencontré en début de soirée les évêques du Bénin, devant lesquels il a notamment évoqué le 150 anniversaire des débuts de l’évangélisation de leur pays: L’Eglise, a-t-il dit, "est particulièrement reconnaissante aux générations de missionnaires, évêques, prêtres, religieux et religieuses, laïcs, venant d’autres terres ou originaires de ce pays, qui ont généreusement offert de leur vie, parfois de façon héroïque, pour que l’amour de Dieu soit ici annoncé à tous. Ce jubilé doit être pour vos communautés et pour chacun de leurs membres, l’occasion d’un profond renouveau spirituel. Il revient aux pasteurs du peuple de Dieu que vous êtes d’en discerner les contours à la lumière de la Parole de Dieu. L’Année de la foi, que j’ai promulguée pour le 50 anniversaire de l’ouverture du Concile Vatican II, sera certainement une occasion propice à sa redécouverte par les fidèles, qui leur permettra d’approfondir leur foi dans le Sauveur. En effet, c’est parce qu’ils ont accepté de mettre le Christ au centre de leur vie que, depuis 150 ans, des hommes et des femmes ont eu le courage de tout donner pour le service de l’Evangile. Aujourd’hui, cette même démarche doit être au cœur de la vie de l’Église tout entière".

  Mais "cette attitude demande une conversion constante pour donner une force nouvelle à la dimension prophétique de notre annonce.... Cette rencontre avec le Christ doit être solidement enracinée dans l’accueil et la méditation de la Parole. En effet, l’Ecriture doit occuper une place centrale dans la vie de l’Eglise comme dans celle de chaque chrétien. Je vous encourage donc à faire de sa redécouverte une source de renouvellement constant, afin qu’elle unifie la vie quotidienne des fidèles et qu’elle soit toujours plus au cœur de toute activité ecclésiale... Cette Parole de Dieu, l’Eglise ne saurait la garder pour elle-même, car sa pour vocation est de l’annoncer au monde. Cette année jubilaire doit être pour l’Eglise au Bénin l'occasion de redonner vigueur à sa conscience missionnaire. Le zèle apostolique qui doit animer tous les fidèles découle directement de leur baptême, et ils ne peuvent donc pas se soustraire à la responsabilité de confesser leur foi dans le Christ et son Evangile partout où ils se trouvent, et dans leur vie quotidienne... Comme je l’ai souligné dans l’exhortation apostolique post-synodale Verbum Domini: En aucune façon l’Eglise ne peut se limiter à une pastorale de l’entretien en faveur de ceux qui connaissent déjà l’Evangile du Christ. L’élan missionnaire est un signe clair de la maturité d’une communauté ecclésiale. L’Eglise doit donc aller vers tous... Pour que le monde croie en cette Parole, que l’Eglise annonce, il est indispensable que les disciples du Christ soient unis entre eux. Guides et pasteurs de votre peuple, vous êtes appelés à avoir une vive conscience de la fraternité sacramentelle qui vous unit et de l’unique mission qui vous est confiée, afin d’être effectivement des signes et des promoteurs d’unité, dans vos diocèses... Les difficultés rencontrées, qui parfois peuvent être sérieuses, ne doivent jamais être des raisons de désespérer, mais au contraire devenir des incitations à susciter chez les prêtres et les évêques une profonde vie spirituelle".

  "La formation des futurs prêtres de vos diocèses est une réalité qui vous préoccupe particulièrement. Je vous encourage vivement à en faire une de vos priorités pastorales. Il est indispensable qu’une solide formation humaine, intellectuelle et spirituelle permette aux jeunes d’atteindre un équilibre personnel, psychologique et affectif, qui les prépare à assumer les réalités de la vie sacerdotale, notamment dans le domaine relationnel... Le ministère épiscopal auquel le Seigneur vous a appelés connaît ses joies et ses peines. En vous rencontrant ce soir, je voudrais laisser à chacun de vous un message d’espérance. Au cours de ces 150 dernières années, le Seigneur a fait de grandes choses parmi le peuple béninois. Soyez sûr qu’il continue de vous accompagner au jour le jour dans votre engagement au service de l’évangélisation. Soyez toujours des pasteurs selon le cœur de Dieu, d’authentiques serviteurs de l’Evangile. C’est cela que les hommes et les femmes de notre temps attendent de vous". Après cette réunion, Benoît XVI a déjeuné avec ses frères évêques du Bénin.
PV-BENIN/                             VIS 20111120 (720)

RENCONTRE AVEC L'ENFANCE OUBLIEE

CITE DU VATICAN, 19 NOV 2011 (VIS). Vers 17 h, Benoît XVI s'est rendu au foyer Paix et Joie des Missionnaires de la charité, où vivent des dizaines d'enfants abandonnés ou malades, et où les soeurs fournissent aussi des repas. Accueilli par des chants et des danses, il a visité la structure avant de gagner l'église paroissiale Ste.Rita voisine pour s'adresser à 800 enfants. Un choeur de l'Enfance missionnaire a accompagné l'entrée du Pape, qui s'est recueilli devant le Saint Sacrement avant de remercier de ses paroles l'Evêque de Porto Novo, Mgr.René-Marie Ehuzu, Evêque de Porto Novo et responsable de la pastorale sociale de la Conférence épiscopale du Bénin, ainsi que les deux enfants chargés de le saluer: C’est avec grande joie, a-t-il dit à l'assemblée, que je me trouve parmi vous, venus si nombreux. "Dieu notre Père nous a réunis autour de son Fils et notre frère, Jésus-Christ...qui nous aime tant, et qui est vraiment présent dans les tabernacles de toutes les églises du monde, dans les tabernacles des églises de vos quartiers et de vos paroisses. Je vous invite à le visiter souvent pour lui dire votre amour".
   
  "Certains de vous ont déjà fait leur première communion, d’autres s’y préparent. Le jour de ma première communion a été l’un des plus beaux jours de ma vie. Pour vous aussi, n’est-ce pas ? ... Quand je communie, Jésus vient habiter en moi. Je dois l’accueillir avec amour et l’écouter attentivement. Au fond de mon cœur, je peux lui dire par exemple: Jésus, je sais que tu m’aimes. Donne-moi ton amour pour que je t’aime et que j’aime les autres avec ton amour. Je te confie mes joies, mes peines et mon avenir. N’hésitez donc pas, chers enfants, à parler de Jésus aux autres. Il est un trésor qu’il faut savoir partager". La prière, a poursuivi le Saint-Père, "c’est un cri d’amour lancé vers Dieu notre père avec la volonté d’imiter Jésus notre frère. Jésus partait à l’écart pour prier. Comme Jésus, je peux moi aussi trouver chaque jour un endroit calme où je me recueille devant une croix ou une image sacrée pour parler à Jésus et l’écouter. Je peux aussi utiliser l’Evangile. Je garde ensuite dans mon cœur un passage qui me touche et va me guider durant la journée. Rester ainsi un peu de temps avec Jésus, lui permet de me remplir de son amour, de sa lumière et de sa vie. Cet amour que je reçois dans la prière, je suis appelé à le donner à mon tour à mes parents, à mes amis, à tous ceux avec qui je vis, même à ceux qui ne m’aiment pas, et aussi à ceux que je n’apprécie pas beaucoup... Demandez aussi à vos parents de prier avec vous... Regardez, je sors un chapelet de ma poche. Le chapelet est un instrument qu’on peut utiliser pour prier... Peut-être le savez-vous déjà, sinon demandez à vos parents de vous apprendre. D’ailleurs, chacun de vous recevra un chapelet à la fin de notre rencontre. Lorsque vous l’aurez en main, vous pourrez prier pour le Pape, pour l’Eglise et pour toutes les intentions importantes. Et maintenant, avant que je vous bénisse tous avec grande affection, prions ensemble un Je vous salue Marie pour les enfants du monde entier, spécialement pour ceux qui souffrent de la maladie, de la faim et de la guerre".
PV-BENIN/                                                 VIS 20111120 (570)

samedi 19 novembre 2011

DANS L'AVION


CITE DU VATICAN, 18 NOV 2011 (VIS). Vendredi, au cours du vol vers le Bénin, le Saint-Père a répondu aux questions posées par le P.Federico Lombardi, SJ, Directeur de la Salle-de-Presse du Saint-Siège, au nom de la cinquantaine de journalistes présents à bord.

  A la question lui demandant la raison pour laquelle il avait choisi le Bénin pour lancer le message post-synodal Africae Munus, adressé à toute l'Afrique, Benoît XVI a répondu: “Il y a différentes raisons. La première, le Bénin est un pays en paix, en paix extérieure et intérieure. Il y a des institutions démocratiques qui fonctionnent, qui sont réalisées dans l’esprit de liberté et responsabilité, et donc la justice et le travail pour le bien commun sont possibles et garantis... La deuxième raison, est qu’il y a, comme dans la majeure partie des pays africains, une présence des différentes religions et une coexistence pacifique des religions. Il y a les chrétiens dans leur diversité - pas facile toujours, il y a les musulmans, il y a finalement les religions traditionnelles, trois religions, différentes, qui vivent ensemble dans le respect réciproque et dans une commune responsabilité pour la paix, pour la réconciliation intérieure et extérieure. Il me semble que cette coexistence des religions, le dialogue interreligieux comme facteur de paix et de liberté est très important et est aussi une partie importante de l’exhortation apostolique post-synodale. Enfin, c’est le pays de mon cher ami, le Cardinal Gantin. J’avais toujours le désir de prier, un jour, sur sa tombe. Il fut réellement un grand ami, et visiter le pays de Bernardin Gantin, une haute figure de l’Afrique catholique, de l’Afrique humaine et civilisée, est pour moi une autre raison d’aller dans ce pays”.

  Dans sa deuxième question, le P.Lombardi a fait référence au succès croissant en Afrique des églises évangéliques ou pentecôtistes, “proposant une foi attirante, une grande simplification du message chrétien; elles insistent sur les guérisons et mélangent leurs cultes avec ceux de la religion traditionnelle”; et a demandé quelle réponse pouvait donner l'Eglise face à ce défi. Le Pape a expliqué qu'il s'agit d'un phénomène mondial, présent sur tous les continents, surtout en Amérique latine et en Afrique. Ces communautés se caractérisent par le peu d'institution, un message facile, simple et compréhensible, et “une liturgie participative, exprimant ses propres sentiments, sa culture et des combinaisons syncrétistes entre les religions. Tout cela garantit un certain succès mais peu de stabilité. Beaucoup reviennent à l'Eglise catholique ou passent d'une communauté à l'autre. Nous ne devons pas imiter ces communautés, mais nous demander ce que nous pouvons faire pour donner une nouvelle vitalité à la foi catholique. La première chose est sans doute un message simple, profond et compréhensible ; il est important que le christianisme n'apparaisse pas comme un système compliqué, européen...mais comme le message universel que Dieu existe, nous connaît et nous aime, et que la religion entraîne la collaboration et la fraternité. Et puis il est très important que l'institution ne soit pas trop lourde, que l'initiative de la communauté et de la personne prévale, de même qu'une liturgie participative mais non sentimentale: elle en doit pas se fonder sur l'expression des sentiments mais doit être caractérisée par la présence du mystère dans lequel nous entrons, dans lequel nous nous laissons façonner. Enfin, je dirai qu'il est très important que l'universalité ne se perde pas dans l'inculturation. Je préfèrerai parler d'inter-culturalité plus que d'inculturation, c'est-à-dire d'une rencontre des cultures dans la vérité commune de notre être humain aujourd'hui et grandir ainsi dans la fraternité universelle. Il ne faut pas perdre notre catholicité c'est-à-dire que nous sommes frères partout dans le monde, une famille qui se connaît et qui collabore dans un esprit de fraternité”.

  La troisième question évoqua l'objet du message et la contribution spécifique de l'Eglise à la construction d'une paix durable sur le continent africain, à la lumière des diverses initiatives de Peacekeeping et de reconstruction nationale dans les différents pays africains.

   “Il est vrai qu'il y a eu de nombreuses conférences internationales pour l'Afrique, pour la fraternité universelle", a dit le Pape. "Nous devons reconnaître qu'il s'y dit de bonnes choses, et parfois aussi, il se fait de choses bonnes. Mais les paroles et les intentions et la volonté sont souvent plus grandes que la réalisation et nous devons nous demander pourquoi. Je crois qu'un facteur fondamental est que ce renouvellement, cette fraternité universelle, exige de dépasser notre égoïsme; facile à dire mais difficile à réaliser... C'est seulement par l'amour et la connaissance d'un Dieu qui nous aime et qui nous donne que nous pouvons y arriver: osons perdre la vie, osons nous donner parce que nous savons que c'est ainsi que nous gagnerons”. Le Saint-Père a expliqué ensuite pourquoi il pensait que l'Afrique pouvait apporter la foi et l'espérance au reste du monde. “L'humanité est en cours de transformation toujours plus rapide, et en Afrique également. Au cours de ces dernières 50-60 années, ce processus a été difficile pour l'Afrique, depuis l'indépendance et après le colonialisme jusqu'à aujourd'hui. Des difficultés persistent encore... Cependant, cette fraîcheur du oui à la vie qu'à l'Afrique..., son enthousiasme et son espérance, montrent sa réserve d'humanité, sa fraîcheur du sens religieux et de l'espérance. Je dirais qu'il existe un humanisme frais dans l'âme jeune de l'Afrique. Malgré tous les problèmes qui existent et qui existeront, ce continent est encore une réserve de vitalité pour l'avenir sur laquelle nous pouvons compter”.
PV-BENIN/                             VIS 20111119 (910)

VISITE A LA CATHEDRALE DE COTONOU



CITE DU VATICAN,18 NOV 2011 (VIS). Hier après-midi, le Saint-Père s'est rendu en papamobile de l'aéroport à la cathédrale Notre Dame de la miséricorde de Cotonou, où il a été accueilli par de nombreux fidèles. Après s'être recueilli devant le Saint Sacrement, il s'est incliné sur les tombes des archevêques Isidore de Sousa et Christophr Adimou. Après le Te Deum et le salut de l'actuel Archevêque, Mgr.Antoine Ganyé, Benoît XVI s'est adressé à l'assemblée, rendant tout d'abord hommage aux archevêques défunts de Cotonou, de "valeureux ouvriers dans la Vigne du Seigneur, dont la mémoire demeure vivante dans le cœur des catholiques et de nombreux béninois. Ces deux prélats furent, chacun à sa manière, des pasteurs pleins de zèle et de charité. Ils se sont dépensés sans compter au service de l’Evangile et du peuple de Dieu, surtout des personnes les plus vulnérables. Vous savez tous que Mgr.de Sousa a été un ami de la vérité et qu’il a joué un rôle déterminant dans la transition démocratique de votre pays".

  Je veux maintenant, a-t-il poursuivi, "vous inviter à méditer un instant sur la miséricorde infinie de Dieu... L’histoire du salut, qui culmine dans l’Incarnation et trouve son accomplissement plénier dans le mystère pascal, est une révélation éclatante de la miséricorde de Dieu...qui ne consiste pas seulement en la rémission de nos péchés. Elle consiste aussi dans le fait que Dieu, notre Père, nous ramène, parfois non sans douleur ni affliction ni crainte de notre part, sur le chemin de la vérité et de la lumière, car il ne veut pas que nous nous perdions... En relisant l’histoire personnelle de chacun de nous et celle de l’évangélisation de nos pays, nous pouvons dire à la suite du psalmiste: Je chanterai sans fin les miséricordes du Seigneur. La Vierge Marie a expérimenté au plus haut point le mystère de l’amour divin... Par son oui à l’appel de Dieu, elle a contribué à la manifestation de l’amour divin parmi les hommes. En ce sens, mère de miséricorde par participation à la mission de son Fils, elle a reçu le privilège de pouvoir nous secourir toujours et partout... En Marie, nous avons non seulement un modèle de perfection, mais aussi une aide pour réaliser la communion avec Dieu et avec nos frères et sœurs. Mère de miséricorde, elle est un guide sûr des disciples de son Fils qui veulent être au service de la justice, de la réconciliation et de la paix... N’ayons donc pas peur d’invoquer avec confiance celle qui ne cesse de dispenser à ses enfants les grâces divines". La cérémonie s'est conclue par le Pater, après quoi le Saint-Père s'est rendu à la nonciature apostolique.
PV-BENIN/                 VIS 20111119 (450)

GARANTIR LES ATTENTES DU PEUPLE


CITE DU VATICAN, 19 NOV 2011 (VIS). Peu avant 9 h, Benoît XVI a gagné le palais présidentiel où le chef de l'Etat, M.Thomas Yayi Boni l'a accueilli. Devant le gouvernement, les corps constitué, le corps diplomatique et les représentants religieux du pays, il a prononcé le discours dont voici les passages saillants:

  "Souvent, dans mes interventions antérieures, j’ai uni au mot Afrique celui d’espérance. Je l’ai fait à Luanda voici deux ans et déjà dans un contexte synodal. Le mot espérance figure d’ailleurs plusieurs fois dans l’Exhortation apostolique post-synodale Africae munus que je vais signer tout à l’heure. Lorsque je dis que l’Afrique est le continent de l’espérance, je ne fais pas de la rhétorique facile, mais j’exprime tout simplement une conviction personnelle, qui est également celle de l’Église. Trop souvent, notre esprit s’arrête à des préjugés ou à des images qui donnent de la réalité africaine une vision négative, issue d’une analyse chagrine. Il est toujours tentant de ne souligner que ce qui ne va pas ; mieux encore, il est facile de prendre le ton sentencieux du moralisateur ou de l’expert, qui impose ses conclusions et propose, en fin de compte, peu de solutions adaptées. Il est tout aussi tentant d’analyser les réalités africaines à la manière d’un ethnologue curieux ou comme celui qui ne voit en elles qu’un énorme réservoir énergétique, minéral, agricole et humain facilement exploitable pour des intérêts souvent peu nobles. Ce sont là des visions réductrices et irrespectueuses, qui aboutissent à une chosification peu convenable de l’Afrique et de ses habitants.

  Parler de l’espérance, c’est parler de l’avenir, et donc de Dieu! L’avenir s’enracine dans le passé et le présent... C’est sur le terreau du passé, composé de multiples éléments contradictoires et complémentaires qu’il s’agit de construire l'avenir avec l’aide de Dieu... A la lumière de l'espérance qui doit nous animer, je voudrais évoquer deux réalités africaines d’actualité. La première se réfère plutôt de manière générale à la vie socio-politique et économique du continent, la seconde au dialogue inter-religieux... Ces derniers mois, de nombreux peuples ont manifesté leur désir de liberté, leur besoin de sécurité matérielle, et leur volonté de vivre harmonieusement dans la différence des ethnies et des religions. Un nouvel état est même né sur votre continent. Nombreux ont été également les conflits engendrés par l’aveuglement de l’homme, par sa volonté de puissance et par des intérêts politico-économiques qui font fi de la dignité des personnes ou de celle de la nature... Il y a trop de scandales et d’injustices, trop de corruption et d’avidité, trop de mépris et de mensonges, trop de violences qui conduisent à la misère et à la mort. Ce sont des maux qui affligent votre continent, mais aussi le reste du monde. Chaque peuple veut comprendre les choix politiques et économiques qui sont faits en son nom. Il saisit la manipulation, et sa revanche est parfois violente. Il veut participer à la bonne gouvernance. Nous savons qu’aucun régime politique humain n’est idéal, qu’aucun choix économique n’est neutre. Mais ils doivent toujours servir le bien commun. Nous nous trouvons donc en face d’une revendication légitime qui touche tous les pays, pour plus de dignité, et surtout pour plus d’humanité. L’homme veut que son humanité soit respectée et promue. Les responsables politiques et économiques des pays se trouvent placés devant des décisions déterminantes et des choix qu’ils ne peuvent plus éviter.

  De cette tribune, je lance un appel à tous les responsables politiques et économiques des pays africains et du reste du monde. Ne privez pas vos peuples de l’espérance. Ne les amputez pas de leur avenir en mutilant leur présent ! Ayez une approche éthique courageuse de vos responsabilités et, si vous êtes croyants, priez Dieu de vous accorder la sagesse... Quel qu’il soit, le pouvoir aveugle avec facilité, surtout lorsque sont en jeu des intérêts privés, familiaux, ethniques ou religieux. Dieu seul purifie les cœurs et les intentions. L’Eglise n’apporte aucune solution technique et n’impose aucune solution politique. Elle répète: N’ayez pas peur! L’humanité n’est pas seule face aux défis du monde. Dieu est présent. C’est là un message d’espérance, une espérance génératrice d’énergie, qui stimule l’intelligence et donne à la volonté tout son dynamisme... L’espérance est communion. N’est-ce pas là une voie splendide qui nous est proposée ? J’y invite tous les responsables politiques, économiques, ainsi que le monde universitaire et celui de la culture. Soyez, vous aussi, des semeurs d’espérance!

  "Il n'est pas nécessaire de rappeler les récents conflits nés au nom de Dieu, et les morts données au nom de celui qui est la Vie. Toute personne de bon sens comprend qu’il faut toujours promouvoir la coopération sereine et respectueuse des diversités culturelles et religieuses. Le vrai dialogue interreligieux rejette la vérité humainement égocentrique, car la seule et unique vérité est en Dieu... De ce fait, aucune religion, aucune culture ne peut justifier l’appel ou le recours à l’intolérance et à la violence. L’agressivité est une forme relationnelle assez archaïque qui fait appel à des instincts faciles et peu nobles. Utiliser les paroles révélées, l'Ecritures ou le nom de Dieu, pour justifier nos intérêts, nos politiques si facilement accommodantes, ou nos violences, est une faute très grave. Je ne peux connaître l’autre que si je me connais moi-même. Je ne peux l’aimer, que si je m’aime moi-même. La connaissance, l’approfondissement et la pratique de sa propre religion sont donc essentielles au vrai dialogue inter-religieux... Il convient donc que chacun se situe en vérité devant Dieu et devant l’autre. Cette vérité n’exclut pas, et elle n’est pas une confusion. Le dialogue inter-religieux mal compris conduit à la confusion ou au syncrétisme. Ce n’est pas ce dialogue qui est recherché... Nous savons aussi que ce dialogue n’est pas toujours facile, ou même qu’il est empêché pour diverses raisons. Cela ne signifie en rien un échec. Les formes du dialogue interreligieux sont multiples. La coopération dans le domaine social ou culturel peut aider les personnes à mieux se comprendre et à vivre ensemble sereinement. Il est aussi bon de savoir qu’on ne dialogue pas par faiblesse, mais qu’on dialogue parce que l’on croit en Dieu. Dialoguer est une manière supplémentaire d’aimer Dieu et son prochain sans abdiquer ce que l’on est.

  Avoir de l’espérance, ce n’est pas être ingénu, mais c’est poser un acte de foi en un avenir meilleur. L’Eglise catholique met ainsi en œuvre l’une des intuitions du concile Vatican II, celle de favoriser les relations amicales entre elle et les membres de religions non-chrétiennes... Je salue tous les responsables religieux qui ont eu l’amabilité de venir ici me rencontrer. Je veux les assurer, ainsi que ceux des autres pays africains, que le dialogue offert par l’Église catholique vient du cœur. Je les encourage à promouvoir, surtout parmi les jeunes, une pédagogie du dialogue, afin qu’ils découvrent que la conscience de chacun est un sanctuaire à respecter, et que la dimension spirituelle construit la fraternité... Pour finir, je voudrais utiliser l’image de la main. Cinq doigts la composent, et ils sont bien différents. Chacun d’eux pourtant est essentiel, et leur unité forme la main. La bonne entente entre les cultures, la considération non condescendante des unes pour les autres, et le respect des droits de chacune sont un devoir vital. Il faut l’enseigner à tous les fidèles des diverses religions. La haine est un échec, l’indifférence une impasse, et le dialogue une ouverture! N’est-ce pas là un beau terrain où seront semées des graines d’espérance? Tendre la main signifie espérer pour arriver, dans un second temps, à aimer... A côté du cœur et de l’intelligence, la main peut devenir, elle aussi, un instrument du dialogue. Elle peut faire fleurir l’espérance, surtout lorsque l’intelligence balbutie et que le cœur trébuche... Avoir peur, douter et craindre, s’installer dans le présent sans Dieu, ou encore n’avoir rien à attendre, sont autant d’attitudes étrangères à la foi chrétienne et, je crois, à toute autre croyance en Dieu... A la suite de Pierre, dont je suis le successeur, je souhaite que votre foi et votre espérance soient en Dieu. C’est le vœu que je formule pour l’Afrique tout entière qui m’est si chère. Aie confiance, Afrique, et lève toi, le Seigneur t’appelle!". Ensuite, le Saint-Père a eu un entretien privé avec le Président béninois, puis a signé le livre d'or de la présidence.
PV-BENIN/               VIS 20111119 (1400)

SACERDOCE ET SAINTETE


CITE DU VATICAN, 19 NOV 2011 (VIS). En fin de matinée, Benoît XVI est arrivé au séminaire d'Ouidah, où il est allé en la chapelle se recueillir sur la tombe de son ami le Cardinal Gantin, premier africain chef de dicastère romain, et sur celle de son maître Mgr.Louis Parisot, SMA, qui fut Vicaire apostolique pour le Dahomey et Ouidah, puis le premier Archevêque de Cotonou. Le Pape a ensuite gagné la cour, où l'attendaient plusieurs centaines de prêtres et religieux, de religieuses, de séminaristes et de laïcs engagés. Dans son discours, il a tenu à évoquer l’exhortation apostolique post-synodale Africae Munus qu'il s'apprête à signer: "Il y sera question de paix, de justice et de réconciliation. Ces trois valeurs s’imposent comme un idéal évangélique fondamental à la vie baptismale et elles requièrent une saine acceptation de votre identité de prêtre, de personne consacrée et de fidèle laïc".

  "Chers prêtres, la responsabilité de la promotion de la paix, de la justice et de la réconciliation, vous incombe d’une manière toute particulière. À cause de l’Ordre sacré reçu et des Sacrements célébrés, vous êtes appelés en effet à être des hommes de communion... Je vous encourage donc à laisser transparaître le Christ dans votre vie par une vraie communion avec l’évêque, par une réelle bonté pour vos confrères, par une profonde sollicitude pour chaque baptisé et par une grande attention pour toute personne. En vous laissant modeler par le Christ, vous ne substituerez jamais à la beauté de votre être sacerdotal des réalités éphémères parfois malsaines que la mentalité contemporaine tente d’imposer à toutes les cultures... Chers religieux et religieuses, la vie consacrée est une suite radicale de Jésus. Que votre choix inconditionnel du Christ vous conduise à un amour sans frontière pour le prochain!... Pauvreté, obéissance et chasteté creusent en vous la soif de Dieu et la faim de sa Parole, qui, en grandissant, se muent en faim et soif pour servir le prochain en mal de justice, de paix et de réconciliation". Puis le Pape s'est adressé aux séminaristes, qu'il a encouragé à se "mettre à l’école du Christ pour acquérir les vertus qui vous aideront à vivre le sacerdoce ministériel comme le lieu de votre sanctification. Sans la logique de la sainteté, le ministère n’est plus qu’une simple fonction sociale... Face aux défis de l’existence humaine, aujourd’hui comme demain, s’il veut être un témoin crédible au service de la paix, de la justice et de la réconciliation, le prêtre doit être un homme humble et équilibré, sage et magnanime... Quant à vous, chers fidèles laïcs qui, au cœur des réalités quotidiennes, êtes appelés à être le sel de la terre et la lumière du monde", vous avez une mission qui "requiert d’abord une foi en la famille bâtie selon le dessein de Dieu et une fidélité à l’essence même du mariage chrétien... Grâce à la force de la prière, la vie personnelle et familiale se transforme et s’améliore, le dialogue s’enrichit, la foi se transmet aux enfants, la joie d’être ensemble s’amplifie, le foyer se rassemble et se consolide sans cesse. En faisant régner dans vos familles l’amour et le pardon, vous contribuerez à l’édification d’une Eglise belle et forte, et à l’avènement de plus de justice et de paix dans la société entière". Enfin, il a tout spécialement exhorté les catéchistes, "ces vaillants missionnaires au cœur des réalités les plus humbles, à offrir toujours, avec une espérance et une détermination indéfectibles, leur aide singulière et absolument nécessaire à l’expansion de la foi dans la fidélité à l’enseignement de l’Eglise".

  Pour conclure, Benoît XVI a dit à ses hôtes que l'amour "du Dieu révélé et de sa Parole, des sacrements et de l’Eglise, sont un antidote efficace contre des syncrétismes qui égarent. Cet amour favorise une juste intégration des valeurs authentiques des cultures dans la foi chrétienne. Il libère de l’occultisme et vainc les esprits maléfiques, car il est mû par la puissance même de la Trinité. Vécu profondément, cet amour est aussi un ferment de communion qui brise toute barrière, favorisant ainsi l’édification d’une Eglise dans laquelle il n’y a pas de ségrégation entre les baptisés, car tous ne font qu’un dans le Christ".
PV-BENIN/                                        VIS 20111119 (710)

SIGNATURE DE L'EXHORTATION APOSTOLIQUE


CITE DU VATICAN, 19 NOV 2011 (VIS). Ce midi, le Pape a gagné la basilique de l’Immaculée Conception de Ouidah, première cathédrale d'Afrique occidentale (1909), point de départ de l'évangélisation régionale. Après l'adoration du Saint Sacrement, il s'est adressé en les remerciant de leur travail les membres du Conseil spécial pour l’Afrique du Synode des évêques, ainsi que son Secrétaire général, Mgr.Nikola Eterovic: Aujourd’hui, a dit Benoît XVI, "avec la signature de l’exhortation apostolique post-synodale Africae Munus, se conclut la célébration de l’événement synodal. Celui-ci a mis en mouvement l’Eglise catholique en Afrique qui a prié, réfléchi et débattu sur le thème de la réconciliation, de la justice et de la paix. Dans ce processus, il y a eu une singulière proximité entre le Successeur de Pierre et les Eglises particulières en Afrique... Cette deuxième Assemblée spéciale pour l’Afrique a bénéficié de l’Exhortation apostolique post-synodale Ecclesia in Africa du Bienheureux Jean-Paul II, qui a fortement souligné l’urgence d’une évangélisation du continent, qui ne peut être dissociée de la promotion humaine. Par ailleurs, le concept d’Eglise famille de Dieu y a été développé. Ce dernier a produit beaucoup de fruits spirituels pour l’Eglise et pour  l’action d’évangélisation et de promotion humaine qu’elle a mise en œuvre, pour la société africaine dans son ensemble". 
  "Prenant en compte cet horizon ecclésial, la deuxième Assemblée spéciale pour l’Afrique s’est concentrée sur le thème de la réconciliation, de la justice et de la paix. Il s’agit de points importants pour le monde en général, mais ils acquièrent une actualité toute particulière en Afrique. Il suffit de rappeler les tensions, les violences, les guerres, les injustices, les abus de toutes sortes, nouveaux et anciens, qui ont marqué cette année. Le thème principal concernait la réconciliation avec Dieu et avec le prochain. Une Eglise réconciliée en son sein et entre tous ses membres pourra devenir signe prophétique de réconciliation au niveau de la société, de chaque pays et du continent tout entier... Il ne faut jamais se lasser de chercher les voies de la paix, qui est un bien des plus précieux. Pour l’atteindre, il faut avoir le courage de la réconciliation qui vient du pardon, de la volonté de recommencer la vie commune, de la vision solidaire de l’avenir, de la persévérance pour dépasser les difficultés. Réconciliés et en paix avec Dieu et le prochain, les hommes peuvent œuvrer pour une plus grande justice au sein de la société". Afrique, s'est exclamé le Pape, "terre d’une nouvelle Pentecôte, aie confiance en Dieu! Animée par l’Esprit du Christ ressuscité, deviens la grande famille de Dieu, généreuse avec tous tes fils et filles, acteurs de réconciliation, de paix et de justice! Afrique, Bonne Nouvelle pour l’Eglise, deviens-le pour le monde entier!". Après sa brève allocution, il a signé le document et bénit l'assemblée, avant de regagner Cotonou, distante de 45 km.
PV-BENIN/                 VIS 20111119 (480)

LES CLEFS DE "AFRICAE MUNUS"


CITE DU VATICAN, 19 NOV 2011 (VIS). Voici les passages de la présentation par Mgr.Nikola Eterovic, Secrétaire général du Synode des évêques, fournissant les clefs de lecture de l'exhortation apostolique post-synodale Africae Munus:

  L’exhortation Africae Munus se compose de deux parties. "Dans la première partie, on distingue les structures portantes de la mission ecclésiale du continent qui aspire à la réconciliation, la justice et la paix et qui a, comme source, la personne de Jésus-Christ. En l’écoutant, les chrétiens sont invités à se laisser réconcilier avec Dieu, à devenir justes pour construire un ordre social juste, dans la logique des Béatitudes, en s’engageant dans le service fraternel pour l’amour de la vérité, source de paix. C’est pourquoi, les chantiers pour la réconciliation, la justice et la paix, sont aussi indiqués, dans une authentique conversion, la célébration du sacrement de réconciliation, une spiritualité de communion, l’inculturation de l’Evangile, la protection de la vie, les migrants, les réfugiés, la bonne gouvernance des états, le dialogue œcuménique et interreligieux, surtout avec les religions traditionnelles et l’Islam. Dans la seconde partie, tous les membres de l’Eglise sont invités à contribuer à la communion et à al paix dans l’Eglise et dans la société. Sont aussi indiqués les champs de l’apostolat: L’Eglise comme présence active et efficace de Jésus-Christ, le monde de l’éducation, de la santé et des moyens de communication sociale. L’exhortation ouvre un horizon d’espérance à l’Afrique qui, en accueillant Jésus-Christ, doit s’émanciper des forces qui la paralysent. 

  Africae Munus est bien dans la continuité d’Ecclesia in Africa, fruit de la première assemblée spéciale pour l’Afrique qui a donné une grande impulsion au développement de l’Eglise en Afrique, en développant, entre autre, l’idée d’Eglise famille de Dieu, au bénéfice de l’Eglise universelle. Africae Munus entend renforcer ce dynamisme ecclésial, indiquer le programme de l’activité pastorale, dans les prochaines décennies, de l’évangélisation du grand continent africain, soulignant le besoin urgent de réconciliation, de justice et de paix.
  
  L’Eglise, sacrement d’union avec Dieu et avec les hommes, doit être un lieu de réconciliation, don de Dieu, pour être un instrument efficace de la justice et de la paix dans la société tout entière. La réconciliation vient du mystère de Jésus-Christ ressuscité, présent dans son Eglise à travers la Parole de Dieu et les sacrements, surtout ceux de la réconciliation et de l’Eucharistie. Dans la grâce de l’Esprit, l’Eucharistie institue une nouvelle fraternité qui dépasse les langues, les cultures, les ethnies, les divisions, le tribalisme, le racisme et l’ethnocentrisme. Dans son œuvre d’évangélisation et d’éducation à la foi chrétienne, l’Eglise doit mettre l’accent sur une catéchèse vécue qui conduise à une conversion profonde et à un engagement effectif à vivre l’Evangile au niveau personnel, familial et social. La doctrine sociale de l’Eglise vient en soutien à la promotion humaine. 

  Africae Munus offre à l’Eglise en Afrique un guide pratique pour l’activité pastorale des prochaines décennies. L’évangélisation ad gentes en Afrique reste une priorité avec l’annonce de l’Evangile à ceux qui ne connaissent pas Jésus-Christ. Cette priorité pastorale doit engager tous les chrétiens d’Afrique. Il faut, en outre, mieux animer l’évangélisation ordinaire dans les diverses Eglises locales, en s’engageant à promouvoir la réconciliation, la justice et la paix. Il est urgent, ensuite, de s’engager dans la nouvelle évangélisation en Afrique, en particulier, en faveur de ceux qui se sont éloignés de l’Eglise ou qui n’ont pas de pratique chrétienne. Les chrétiens d’Afrique, en particulier le clergé et les membres de vie consacrée, sont appelés à soutenir la nouvelle évangélisation même dans les pays sécularisés. Il s’agit d’un échange de dons, vu que des missionnaires africains œuvrent déjà dans les pays d’où, autrefois, provenaient les missionnaires venant annoncer la Bonne Nouvelle en Afrique. 

  Parmi les différentes mises en œuvre proposées par l’exhortation apostolique, signalons:
-Les saints, personnes réconciliées avec Dieu et avec le prochain, sont des partisans exemplaires de la justice et des apôtres de la paix. L’Eglise, dont tous les membres sont appelés à la sainteté, doit retrouver un nouvel élan, venant des nombreux saints et martyrs, confesseurs et vierges du continent africain, dont le culte doit être ravivé et encouragé.
-Afin d’obtenir d’autres exemples actuels et de nouveaux intercesseurs au ciel, les pasteurs des Eglises locales sont encouragés à reconnaître parmi les serviteurs africains de l’Evangile, ceux qui pourraient être canonisés, selon les normes de l’Eglise.
-Il faut aussi renforcer les liens de communion entre le Saint-Père et les évêques d’Afrique, ainsi qu’entre les évêques du continent au niveau national, régional et continental.
-On souhaite que les évêques s’engagent davantage à promouvoir à soutenir effectivement et affectivement, le Symposium des Conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar comme structure continentale de solidarité et de communion ecclésiale.
-Pour approfondir le mystère de l’Eucharistie et pour accroître la dévotion eucharistique, la proposition des Pères synodaux de célébrer un congrès eucharistique continental est retenue.
-Est également soutenue, la célébration annuelle dans les divers pays d’Afrique, d’un jour ou d’une semaine de réconciliation, particulièrement pendant l’avent ou le carême.
-En accord avec le Saint-Siège, le SCEAM pourra contribuer à la réalisation d’une année de réconciliation au niveau continental pour demander à Dieu un pardon spécial pour tous les maux et blessures que les êtres humains se sont infligés les uns aux autres en Afrique, et pour que se réconcilient les personnes et les groupes qui ont été blessés dans l’Eglise et dans l’ensemble de la société.
  Remerciant pour le don de la foi en Dieu Un et Trine, Père, Fils et Esprit, l’Eglise en Afrique s’engage, avec un élan renouvelé, dans l’évangélisation et dans la promotion humaine, afin que tout le continent devienne un vaste champ de réconciliation, de justice et de paix. De cette façon, l’Eglise contribue à forger la nouvelle Afrique appelée à devenir toujours plus le poumon spirituel de l’humanité".
PV-BENIN/                                        VIS 20111119 (980)

AUTRES ACTES PONTIFICAUX


CITE DU VATICAN, 19 NOV 2011 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

-Mgr.Kenneth David Oswin Richards, Evêque de Saint John's-Basseterre (superficie: 1.058, population: 169.787, catholiques: 14.878, prêtres: 9, religieuses: 7), à Antigua and Barbuda. L'Evêque élu, né en 1958 à St.Catherine (Jamaïque) et ordonné prêtre en 1985, était depuis 2008 Vicaire Général du diocèse de Kingston in Jamaica (Jamaïque). Docteur en théologie, il été curé de paroisse, directeur diocésain des vocations et président du Presbyterium archiépiscopal.

-Mgr.António José da Rocha Couto, SMP, Evêque de Lamego (superficie: 2.848, population: 160.200, catholiques: 157.200, prêtres: 44, diacres: 2, religieux: 64), au Portugal. Jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de Braga (Portugal), il succède à Mgr.Jacinto Tomás de Carvalho Bothelo, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.
NER:RE/                                           VIS 20111119 (150)

vendredi 18 novembre 2011

ARRIVEE DE BENOIT XVI AU BENIN



CITE DU VATICAN, 16 NOV 2011 (VIS). Benoît XVI a quitté Rome à 9 h pour arriver à 15 heures au Bénin, et entamer sa 22 visite apostolique, au cours de laquelle il signera l'exhortation apostolique post-synodale consacrée à l'Afrique. A l'aéroport de Cotonou, intitulé au défunt Cardinal Bernardin Gantin, le Pape a été accueilli par le Président Thomas Yayi Boni, l'Archevêque Antoine Ganyé et les diverses autorités du pays. Remerciant ses hôtes pour leurs chaleureuses paroles d’accueil, il a aussitôt souligné que sa visite coïncidait avec le 40 anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre le Bénin et le Saint-Siège, ainsi qu'avec le 150 anniversaire de l'évangélisation du pays. En outre, elle réalise son désir de publier sur le sol africain l’exhortation apostolique post-synodale Africae Munus, mais aussi de se rendre sur la tombe de son ami, le Cardinal Bernardin Gantin. Le défunt Cardinal, a-t-il dit, "s’était gagné le respect et l’affection de beaucoup. Il m’a donc semblé juste de venir dans son pays natal pour prier sur sa tombe et pour remercier le Bénin d’avoir donné à l’Eglise ce fils éminent".

  Le Bénin, a poursuivi le Saint-Père, "est une terre d’anciennes et nobles traditions. Son histoire est prestigieuse et je profite de cette occasion pour saluer ses chefs traditionnels. Leur contribution est importante dans la construction de l'avenir du pays. Je désire les encourager à contribuer par leur sagesse et leur intelligence des coutumes, au délicat passage qui s’opère actuellement entre la tradition et la modernité. La modernité ne doit pas faire peur, mais elle ne peut se construire sur l’oubli du passé. Elle doit être accompagnée avec prudence pour le bien de tous en évitant les écueils qui existent sur le continent africain et ailleurs, par exemple la soumission inconditionnelle aux lois du marché ou de la finance, le nationalisme ou le tribalisme exacerbé et stérile qui peuvent devenir meurtriers, la politisation extrême des tensions inter-religieuses au détriment du bien commun, ou enfin l’effritement des valeurs humaines, culturelles, éthiques et religieuses. Le passage à la modernité doit être guidé par des critères sûrs qui se basent sur des vertus reconnues...qui s’ancrent dans la dignité de la personne, la grandeur de la famille et le respect de la vie. Toutes ces valeurs sont en vue du bien commun qui seul doit primer, et qui seul doit constituer la préoccupation majeure de tout responsable... Pour sa part, l'Eglise apporte sa contribution spécifique. Par sa présence, sa prière et ses différentes œuvres de miséricorde, spécialement dans le domaine éducatif et sanitaire, elle souhaite donner ce qu’elle a de meilleur. Elle veut se montrer proche de celui qui est dans le besoin, de celui qui cherche Dieu. Elle désire faire comprendre que Dieu n’est pas inexistant ou inutile comme on cherche à le faire croire, mais qu’il est l’ami de l’homme. C’est dans cet esprit d’amitié et de fraternité que je viens" au Bénin.
PV-BENIN/                 VIS 20111118 (500)

AVIS


CITE DU VATICAN, 18 NOV 2011 (VIS). En raison du voyage apostolique, le bulletin VIS sera diffusé demain samedi et dimanche 20 novembre.
.../                VIS 20111118 (20)

jeudi 17 novembre 2011

MANIPULATION DE L'IMAGE DU PAPE


CITE DU VATICAN, 17 NOV 2011 (VIS). Hier après-midi, le P.Federico Lombardi, SJ, Directeur de la Salle-de-Presse du Saint-Siège, a vigoureusement "protesté contre une campagne publicitaire commerciale (Italie), manipulant l'image du Pape de manière inacceptable. Il s'agit d'un grave manque de respect envers le Saint-Père et d'une offense à la sensibilité des fidèles, prouvant combien la publicité peut violer les règles élémentaires de la décence due à chacun aux fins d'attirer l'attention par le biais de la provocation. La Secrétairerie d'Etat étudie les démarches appropriées pour que soit garanti le respect du Pape et de son image".

  Aujourd'hui, en début d'après-midi, la Secrétairerie d'Etat a diffusé le communiqué suivant: "La Secrétairerie d'Etat a chargé ses avocats d'entreprendre en Italie et hors d'Italie les démarches nécessaires pour bloquer la circulation, y compris médiatique, du photomontage utilisant l'image du Saint-Père. Cette publicité commerciale Benetton constitue une atteinte à la dignité du Pape et de l'Eglise catholique, ainsi qu'une offense à la sensibilité des fidèles". 
OP/                             VIS 20111117 (170)

DIALOGUE EN BIELORUSSIE



CITE DU VATICAN, 17 NOV 2011 (VIS). Le Cardinal Kurt Koch, Président du Conseil pontifical pour l'unité des chrétiens, s'est rendu en Biélorussie à l'invitation du Métropolite de Minsk et Slusk Philarète, chef de l'Eglise orthodoxe biélorusse. Il a participé à Minsk à une conférence internationale sur le dialogue orthodoxes catholiques (Apport des valeurs éthiques chrétiennes à la vie sociale de l'Europe), organisée par l'Institut de dialogue inter-religieux et de relations inter-confessionnelles de l'Eglise de Biélorussie, par le Centre de formation chrétienne Saints Cyrille et Méthode, et le Conseil pontifical pour l'unité. La conférence a enregistré la volonté de poursuivre et approfondir ce dialogue sur des sujets particuliers et de développer en Europe la collaboration en défense et promotion des valeurs chrétiennes.

  Lundi 14 novembre, le Cardinal et le Métropolite ont été reçus par le Président Lukashenko, qui s'est félicité des bonnes relations entre orthodoxie et catholicisme en Biélorussie. La visite du Président du Conseil pontifical, précise une note publiée ce jour, a permis de constater que l'Eglise catholique s'est bien reconstituée et réorganisée après la fin de l'Union Soviétique, et que cela s'est fait sans heurt avec l'Eglise orthodoxe, souvent même avec son aide et celle des pouvoirs publics. Comme en Lituanie ex soviétique,  pays comparable en proportion de catholiques, cette fraternité oecuménique est progressivement devenue un modèle.
OP/                             VIS 20111117 (230)    

mercredi 16 novembre 2011

MEDITER LES PSAUMES


CITE DU VATICAN, 16 NOV 2011 (VIS). Au cours de l'audience générale tenue Place St.Pierre, Benoît XVI a conclu son cycle catéchistique consacré aux psaumes, en proposant des réflexions sur le psaume 110, "que Jésus a cité et que les évangélistes ont amplement repris car il traite du Messie... Ce psaume est particulièrement aimé, depuis les origines de l'Eglise" car il "célèbre le Messie victorieux, glorifié à la gloire de Dieu". Il s'ouvre, a précisé le Pape, par une déclaration solennelle: "Oracle du Seigneur à mon seigneur, assieds toi à ma droite afin que je fasse de tes ennemis l'escabeau de tes pieds". Le Christ est en fait "le Seigneur intronisé, le Fils de l'homme assis à la droite de Dieu... Il est le vrai roi qui, par la résurrection est entré dans la gloire... Il siège au dessus des anges et de toute autre puissance céleste, tous ses ennemis soumis jusqu'à la mort, définitivement vaincue".

  "Il existe un lien étroit entre le roi du psaume et Dieu, car ils gouvernent de concert au point que le psalmiste affirme que c'est Dieu qui tend au roi le sceptre pour qu'il soumette ses ennemis... L'exercice du pouvoir, qui vient directement du Seigneur, est un devoir devant être exercé dans la soumission et l'obéissance, comme signe au sein du peuple de la puissante présence de Dieu. La domination des ennemis, la gloire et la victoire sont des dons qui font du roi le médiateur du triomphe divin sur le mal". Au verset 4 se révèle la dimension sacerdotale, liée à la royauté: "Le Seigneur a juré et ne s'en repens pas, Tu est prêtre à jamais selon Melchisédech, le prêtre roi de Salem...médiateur de la présence divine parmi le peuple, par la bénédiction qui vient de Dieu". Jésus, a alors souligné Benoît XVI, "est le prêtre véritable et définitif qui porte à la perfection la qualité sacerdotale de Melchisédech". Par l'offrande du pain et du vin, il s'offre, vainc la mort et apporte la vie à tous les croyants. Dans les versets suivants, on a la vision d'un "souverain triomphant, aimé du Seigneur et ayant reçu de lui pouvoir et gloire, qui met en fuite ses adversaires et juge les nations... Le roi chanté par le psalmiste est bien le Christ, le Messie qui instaure le royaume de Dieu et réduit toute la puissance du monde. Il est le Verbe généré par le Père avant toute créature, le Fils incarné, mort, ressuscité et monté au ciel, le roi soulevant le tête en triomphant sur la mort par la résurrection". Le psaume 110, a conclu le Saint-Père, "nous invite à contempler le Christ afin de comprendre ce qu'est la véritable royauté, ce que signifie le don de soi et vivre au service d'autrui, dans l'obéissance et l'amour portés à leur extrême. Avec ce texte, prions en demandant au Seigneur de marcher dans ses pas de roi et de Messie, prêts à monter avec lui au Golgotha pour participer à sa gloire, le saluer à la droite du Père tel un roi prêtre victorieux qui, miséricordieux, pardonne et sauve tous les hommes". 

  Après la catéchèse, Benoît XVI a salué notamment le collège des recteurs des facultés de Wroclaw, Opole, Czestochowa et Zielona Góra pour la distinction académique qu'ils lui ont conféré: "dans ce titre, je reconnais et apprécie l'engagement de l'Eglise dans le domaine de l'éducation et de la culture".
AG/                                                    VIS 20111116 (580)

AUDIENCES

CITE DU VATICAN, 16 NOV 2011 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audience Mgr.Gerhard Ludwig Müller, Evêque de Ratisbonne (Allemagne).
AP/                                                       VIS 20111116 (20)
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